• Sofia - le genre et l’écran

    Un film marocain pour faire plaisir au public européen

    http://www.genre-ecran.net/?Sofia

    Wadjda, Noura, Rachida, Samia, Aïcha, Fatima... et maintenant Sofia...

    Sofia ... C’est joli ça « Sofia ». Ça sent bon la Méditerranée. Comme un envoutant et sensuel parfum. Un doux parfum aux effluves coloniales. Ainsi, le film de Meryem Benm’Barek s’inscrit dans la longue tradition des films français et francophones dont le titre se réduit, parce que le personnage principal est une femme arabe, à un prénom féminin arabo-musulman.

    Car pourquoi faire compliqué lorsque l’on parle de ces femmes-là ?

    Tout est dit quasiment dans le prénom-sans-le-nom-de-famille, qui qualifie en France aussi bien la femme de ménage que la ministre de la justice, et les regroupe dans une même catégorie : la jeune femme arabe à sauver.


  • Yuval Noah Harari : « On pourra bientôt pirater les êtres humains »

    https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/09/19/yuval-noah-harari-on-dispose-des-technologies-pour-pirater-les-etres-humains

    Il existe un paradoxe israélien. Le pays est au sommet de l’innovation mais, en même temps, il semble s’avancer vers un tribalisme sans précédent. Pourquoi ?

    Ce n’est pas un paradoxe. On sait, grâce à l’histoire, que le fanatisme religieux, le nationalisme et le tribalisme peuvent coexister avec les innovations technologiques. Il est courant de mettre les technologies les plus avancées au service d’idées mythologiques et de passions tribales. Ce qui rend en partie Israël si innovant est son sentiment de crise existentielle permanente – cette idée que, si on n’innove plus, on sera détruit. Ce processus renforce aussi les sentiments tribaux.

    Prenons l’intelligence artificielle. L’un des laboratoires les plus importants, dans le domaine de la formation d’une dictature numérique, se trouve en Cisjordanie occupée. Là, se rencontrent les pires aspects du tribalisme israélien et juif – le fanatisme religieux – et les technologies les plus avancées. Comment contrôler de façon efficace, une population de 2,5 millions de personnes en utilisant l’intelligence artificielle, le big data, les drones et les caméras ? Israël est leader en matière de surveillance : le pays fait des expériences puis les exporte dans le monde entier.

    Ce que vivent les Palestiniens en Cisjordanie est peut-être le préambule de ce que vivront des milliards de personnes dans le monde : on sera constamment sous l’œil d’un régime de surveillance extrême. En Cisjordanie, on peut déjà difficilement passer un coup de fil, se retrouver entre amis, aller d’Hébron à Ramallah, sans être filmé et repéré. Toutes ces données sont intégrées dans des flux, des algorithmes, des ordinateurs dits intelligents qui possèdent d’innombrables informations sur vous et déterminent des modèles. On apprend à reconnaître des schémas types de comportement humain. Pas besoin d’attendre que quelqu’un écrive sur Facebook : « Je veux tuer un Israélien. »

    C’est l’une des raisons pour lesquelles l’occupation israélienne est si sophistiquée et efficace. On a besoin de beaucoup moins de soldats sur le terrain. Il y a un aspect positif : on peut lutter plus facilement contre le terrorisme et éviter la brutalité extrême que représente un flot de soldats déployés sur le territoire. Mais il y a aussi un aspect négatif : les Israéliens développent des méthodes de plus en plus complexes pour contrôler des millions de personnes, puis les exportent dans le monde entier. Toutes sortes de régimes savent qu’Israël est en pointe dans ce domaine.



  • #Yémen : l’#ONU déclare « perdre le combat contre la #famine »
    https://www.senegaldirect.net/yemen-lonu-declare-perdre-le-combat-contre-la-famine

    L’effondrement du Yémen n’est plus qu’une question de temps. C’est le constat dressé par Mark Lowcock, le directeur des Affaires humanitaires de l’ONU : « Nous perdons notre combat contre la famine. Nous pourrions approcher un point de non-retour au-delà duquel il sera impossible d’éviter de nombreuses pertes de vies humaines dues à une famine généralisée dans le pays. »

    #civils #victimes_civiles


  • Israel orders Khan al-Ahmar residents to evacuate before October
    Sept. 23, 2018 11:28 A.M. (Updated: Sept. 23, 2018 11:30 A.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781175

    JERUSALEM (Ma’an) — The Israeli Civil Administration ordered on Sunday the Bedouin residents of Khan al-Ahmar village, east of Jerusalem, to demolish their homes and to evacuate the area before the start of October.

    According to local sources, staff members of the Israeli Civil Administration under the protection of Israeli forces stormed Khan al-Ahmar and handed evacuation notices to the residents, ordering them to demolish their homes and evacuate the village within the given timeframe.

    Sources said that Israeli forces threatened the residents in case of non-implementation of the notices, the Israeli army would demolish the village.

    Sources added that large numbers of heavily armed Israeli forces stormed the village and surrounded the open sit-in tent, as well as took photos of the participants.

    Earlier this month, the Israeli High Court rejected an appeal against the demolition of Khan al-Ahmar and ruled for its evacuation and demolition to take place, under the pretext of building without a difficult-to-obtain Israeli permit.

    However, critics say that the displacement of the residents and the demolition of the village is as part of an Israeli plan to expand the nearby illegal Israeli settlement of Kfar Adummim.

    The village is inhabited by about 200 Palestinians, 53% of whom are children and 95% of whom are refugees registered with the United Nations Relief and Works Agency (UNRWA).

    #Khan_al-Ahmar

    • Israël exige que les Bédouins de Khan Al-Ahmar détruisent leurs maisons d’ici à octobre
      LE MONDE | 23.09.2018 à 13h10 • Mis à jour le 23.09.2018 à 13h49
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/23/israel-demande-aux-habitants-d-un-village-bedouin-de-detruire-leurs-maisons-

      Israël a demandé dimanche 23 septembre aux habitants d’un village bédouin de Cisjordanie, érigé par ses défenseurs en symbole de la lutte contre la colonisation israélienne, de démolir eux-mêmes « toutes les structures du site » d’ici au 1er octobre.

      Après des années de bataille judiciaire, la Cour suprême israélienne a donné au début de septembre son accord à la démolition de Khan Al-Ahmar, village de tôle et de toile où vivent environ 200 Bédouins à l’est de Jérusalem, coincé entre deux colonies israéliennes.
      Décision de la Cour suprême

      Ce village bédouin palestinien est devenu emblématique du sort de ces communautés confrontées à l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie.

      « En application de la décision de la Cour suprême, les habitants de Khan Al-Ahmar ont reçu dimanche l’ordre de détruire toutes les structures du site avant le 1er octobre », a précisé un communiqué du Cogat, l’organisme israélien chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens occupés.

      L’Etat israélien s’est engagé à laisser les habitants du village démolir eux-mêmes leur hameau, mais le communiqué ne précise pas quelles mesures seront prises si les habitants refusent.

      « Personne ne partira, il faudra nous expulser par la force ! », a affirmé à l’Agence France-Presse Eid Abou Khamis, un porte-parole du village contacté par téléphone. Si Khan Al-Ahmar est démoli, « ce sera uniquement par la force », a-t-il ajouté.

      Colonisation de la Cisjordanie

      Huit pays européens, dont la France, ont réclamé jeudi à Israël de ne pas démolir ce hameau, estimant que sa destruction permettrait d’étendre les colonies israéliennes et de couper en deux la Cisjordanie, rendant encore plus compliquée l’éventuelle création d’un Etat palestinien sur le territoire. Les pays arabes à l’Organisation des Nations unies ont souligné par la suite qu’ils approuvaient et soutenaient la prise de position des huit pays européens.

      Israël occupe depuis près de cinquante ans la Cisjordanie où plusieurs communautés de Bédouins se sont installées à l’est de Jérusalem.

      Entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est, plus de 600 000 colons israéliens coexistent, de manière souvent conflictuelle, avec près de trois millions de Palestiniens. Les colonies rognent peu à peu les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur Etat.


  • L’Espagne veut pousser l’Europe à reconnaître la Palestine : Nous pouvons y aller seuls si cela échoue
    23 septembre | Noa Landau pour Haaretz |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/l-espagne-veut-pousser-l-europe-a.html

    Le ministre espagnol des Affaires étrangères a dit qu’il allait lancer un processus ‘intensif’ de consultation avec ses homologues de l’UE afin d’établir un calendrier pour arriver à une position commune sur la reconnaissance de la Palestine.

    Le gouvernement espagnol va promouvoir une démarche européenne pour reconnaître la Palestine en tant qu’Etat indépendant, a dit jeudi le ministre espagnol des Affaires étrangères, ajoutant que, si la démarche échouait, le gouvernement envisagerait une reconnaissance strictement espagnole.

    Si « l’UE n’est pas capable de parvenir à une décision unanime – alors chacun pour soi », a dit le ministre espagnol des Affaires Etrangères Josep Borrell à une conférence des dirigeants de l’Union Européenne mardi en Autriche. Il a ajouté que la dernière option de reconnaissance de la Palestine était « sur la table »

    Borrell a dit également qu’il lancerait un processus « intensif » de consultation avec ses homologues afin d’établir un calendrier pour parvenir à une position commune à ce sujet.

    D’après l’Autorité Palestinienne, il y a maintenant 139 pays qui reconnaissent la Palestine. L’Union Européenne a des désaccords à propos d’une démarche unilatérale de ce genre. La position officielle de l’UE défend une solution à deux Etats, dont les détails seront décidés par des négociations entre les deux parties.

    https://seenthis.net/messages/723698


  • Gaza protesters may have found the Israeli army’s weak spot
    Israel is operating on borrowed time in Gaza

    Amos Harel SendSend me email alerts
    Sep 23, 2018

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-gaza-protesters-may-have-found-israeli-army-s-weak-spot-1.6493641

    Demonstrations and clashes with Israeli troops along the Gaza border, which used to happen every Friday, now happen roughly every two days. The number of incendiary kites and balloons launched from Gaza at Israel is rising, and Hamas has organized new units to harass soldiers at night through infiltrations and vandalism along the border.
    The Gazans seem to have found the IDF’s weak spot: It’s hard to deal with mass demonstrations at night. Crowd-control measures are less effective, visibility is worse and snipers are more likely to hit the wrong person.

    If incendiary kites and balloons cause more fires, that could increase political pressure on Prime Minister Benjamin Netanyahu for harsher measures against Hamas, leading to a new round of fighting. The last round, involving Israeli airstrikes and dozens of rockets from Gaza, was on August 8. Another scenario worrying the army is a large-scale nighttime infiltration under cover of a demonstration that results in Hamas operatives penetrating an Israeli community.
    Israel is operating on borrowed time in Gaza. Absent a breakthrough in the international negotiations, another escalation probably isn’t far off.


  • Spain ready to recognize Palestinian state
    Sept. 21, 2018 1:44 P.M. (Updated: Sept. 21, 2018 5:27 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=781156

    BETHLEHEM (Ma’an) — Spain has become the latest country to voice its readiness to recognize the State of Palestine and that it will promote a European Union (EU) move to recognize Palestine as an independent state.

    Spain’s Minister of Foreign Affairs, Josep Borrell, spoke at a conference of EU leaders in Austria, saying that the Spanish government will promote an EU move to recognize Palestine.

    Borrell said that “if the EU is not able to reach a unanimous decision, then each to their own.”

    He added that if the move fails, the Spanish government will consider a Spain-only recognition, noting that “the last option of individual recognition of Palestine is on the table.”

    Borrell confirmed that he will initiate an “intensive” consultation process to set a timetable for achieving a common position on the given subject, as EU policy is unclear concerning unilateral recognition.

    The Palestinian Authority (PA) said that there are 139 countries that have recognized Palestine.



  • A l’instar de Gideon Levy, Emmanuel Riondé revient sur les succès récents de BDS qui, au delà des quelques victoires spectaculaires, rendent compte d’une lame de fond dont israel ne se débarrassera pas facilement :

    Le boycott d’Israël prend de l’ampleur
    Emmanuel Riondé, Regards, le 19 septembre 2018
    http://www.regards.fr/monde/article/quand-bds-prends-du-poids-strategique

    Lancée il y a treize ans, la campagne prônant des mesures de boycott désinvestissement et sanction (BDS) contre Israël n’a guère affaibli l’économie du pays. Mais elle joue aujourd’hui un rôle majeur dans la déconstruction de son image... donnant du fil à retordre à Tel-Aviv.

    Il y cite, entre autres :

    Eyal Sivan : « Israël ne veut plus convaincre, mais devenir attractif »
    Emmanuel Riondé, Regards, le 1er février 2017
    https://seenthis.net/messages/569632

    Lobby israélien, le documentaire interdit
    Alain Gresh, Le Monde Diplomatique, septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/718011

    Boycotter Israël est-il de la « haine » ?
    Joseph Levine, The New-York Times, le 4 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/720220

    Itay Tiran, le comédien et metteur en scène de théâtre n°1 d’Israël : BDS est une forme légitime de résistance
    Ravit Hecht, Haaretz, le 5 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/720187

    Les réussites de BDS
    Gideon Levy, Haaretz, le 5 septembre
    https://seenthis.net/messages/720326

    Eurovision, ne blanchissez pas l’occupation militaire et les violations des droits humains par Israël
    The Guardian, le 7 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/720386

    #Palestine #BDS


  • Why did Israel handcuff and deport a French-American law professor? -

    The military arrest of Frank Romano, a French-American citizen who was protesting Israeli policy, raises many disturbing questions

    Mordechai Kremnitzer SendSend me email alerts
    Sep 18, 2018 1:51 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-why-did-israel-handcuff-and-deport-a-french-american-professor-1.6

    The case of Prof. Frank Romano, a dual French-American citizen who was arrested on Friday at the Bedouin village of Khan al-Ahmar, raises a number of questions.
    Why was it documented and reported that the professor attacked a police officer, and based on this report a military arrest warrant for 96 hours was issued, when no such attack had occurred? The attorney representing the state admitted to the Jerusalem Magistrate’s Court that there had been no attack. Rather a soldier had been hindered in carrying out his duties, when apparently the movement of a tractor was blocked as part of a protest against the intention to evacuate the village and destroy its homes.
    What steps will be taken against those who gave false testimony?
    How long will the practice continue in Israel of law enforcement officers providing false reports against citizens or tourists to lead to their false arrest?
    Was the use of a military arrest order intended to enable a longer detention without judicial oversight? Was it intended to allow for a hasty deportation from Israel? Is this the way Israel treats the right to liberty?
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    Why wasn’t Romano afforded a proper hearing on his deportation, including representation by his attorney? Was the deportation process intended to prevent a hearing in the court in Jerusalem over the legality of his detention, by making such a hearing unnecessary?

    Israeli border police arrest American university professor Frank Romano in the West Bank Bedouin community of Khan al-Ahmar, September 14, 2018. Nasser Nasser/AP Photo
    Why and on what basis was Romano deported?
    How did it happen that for hours, no official body was found to take responsibility for Romano’s custody after a deportation order was issued against him, and as a result, the short trip from Ramla,where he was being held, turned into four hours.

    What justified keeping Romano handcuffed during the hearing? What were those who cuffed him afraid of? And in how many other cases are detainees cuffed unnecessarily, except for the illegal purpose of causing them to suffer?
    How long will the stupidity persist that is behind the government’s persecution of people in Israel and abroad who oppose the occupation, the expulsion of Palestinians and the Israeli government’s contempt for international law? When will it become clear what huge damage this causes to Israel’s image as a free country and its international standing? When will the impact of these steps — which change the attitude of those who are its victims from a critical stance to a completely negative view of Israel — be understood?
    How good it is that there are judges in Jerusalem, including the Magistrate’s Court, whose insight has not deserted them, despite the demands on them by the government to function as automatons in the service of brutality.

    Mordechai Kremnitzer
    Haaretz Contributor


  • Pour le cinquième anniversaire d’OrientXXI, la radio télévision suisse consacre cinq émissions à @OrientXXI

    Un certain Orient (1/5)
    Entretien avec Alain Gresh (première partie)

    https://www.rts.ch/play/radio/emission/histoire-vivante?id=1950967&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

    Cette semaine, Histoire Vivante s’intéresse au Moyen-Orient au travers de la revue ORIENT XXI, (https://orientxxi.info) dirigée par Alain Gresh, journaliste et ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, auteur de plusieurs ouvrages sur le Proche-Orient et fondateur du journal en ligne Orient XXI. Au cours de la semaine, nous serons en compagnie de différents journalistes et contributeurs de cette revue.

    Dimanche 23 septembre à 21h25 sur RTS Deux, vous pourrez voir « Al-Sissi, notre homme du Caire » un documentaire de Bence Maté (Italie/Allemagne, 2018) :
    depuis le coup dʹÉtat du maréchal Al-Sissi en 2013, les arrestations arbitraires, la torture et les disparitions forcées ont atteint un niveau sans précédent en Égypte. Ce film explore les intérêts stratégiques et économiques qui poussent l’UE et les États-Unis à fermer les yeux sur les violations des droits de l’homme et à considérer Al-Sissi comme un partenaire incontournable.❞


  • The strong earn respect - Haaretz Editorial

    Palestinian diplomacy is perceived as weakness whereas violent struggle is treated with reverence

    Haaretz Editorial

    https://www.haaretz.com/opinion/editorial/the-strong-earn-respect-1.6466404

    The demonstrations along the Gaza border have resumed amid a lack of progress in negotiations on easing the Gaza blockade and achieving calm on the border for the long term. Along with the protests has come a resumption of the violence and killing that are only expected to intensify now that the United States is ceasing funding for the UN agency that aids Palestinian refugees, UNRWA.
    To really understand Israel and the Palestinians - subscribe to Haaretz
    The latest reports have all the ingredients of a recipe for escalation: the navy fired at a protest flotilla, thousands of Palestinians demonstrated along the coast with the army shooting at them, Palestinians tried to breach the border fence and were arrested by the military, an Israeli plane fired at a squad launching incendiary balloons and fires broke out on the Israeli side of the border, dozens have been wounded and three young people have been killed, including one shown on video waving his arms before being shot dead.


  • Qui a peur de la langue arabe ?

    https://orientxxi.info/magazine/qui-a-peur-de-la-langue-arabe,1620

    Les polémiques autour de la langue sont souvent idéologiques et servent des intérêts politiques. Qu’il s’agisse, pour une puissance coloniale, de contrôler sévèrement l’usage d’une langue maternelle pour mieux asseoir sa domination économique et politique, sous prétexte de « mission civilisatrice » ou, inversement, pour un régime du Sud en quête de légitimité, d’une politique d’arabisation à outrance, éradicatrice de la diversité, contre-productive pour les classes populaires au profit de l’élite sous prétexte d’émancipation, c’est d’une certaine manière le même bégaiement de l’histoire.

    La querelle récente autour du danger d’enseigner à nos chères têtes blondes et brunes cette « langue communautaire » que serait l’arabe est bien du même ordre : celui d’une instrumentalisation de la question à des fins électorales sous prétexte de « sécurité », et « d’identité culturelle ». La polémique lancée en ce sens par la députée Annie Genevard1, et reprise avec ardeur par Bruno Lemaire, candidat malheureux à l’élection primaire « de la droite et du centre »2 a cependant suscité dans la presse suffisamment de tribunes pertinentes sous la plume d’intellectuels, d’enseignants et... d’humoristes, tels que le malicieux Gorafi sur les chiffres arabes.


  • Islam : « Le rapport El Karoui relève d’une gestion indigéniste » - Le Point
    Fateh Kimouche, fondateur du site Al Kanz, réagit vivement au rapport présenté par Hakim El Karoui, qui propose une réforme radicale de l’islam de France. Propos recueillis par Clément Pétreault

    http://www.lepoint.fr/societe/islam-le-rapport-el-karoui-releve-d-une-gestion-indigeniste-10-09-2018-22500

    Le rapport présenté ce matin propose de structurer l’islam pour éviter les dérives, c’est pour vous un problème ?

    Hakim El Karoui dit « islamiste » pour ne pas dire « musulman », comme Alain Soral dit « sioniste » pour ne pas dire « juif ». Regardez de près le discours de ces gens qui prétendent, comme Laurent Bouvet, être des républicains. Pour eux, le spectre de l’islamisme va de Mennel à Daech, en gros, du musulman pratiquant au terroriste. Pour eux, il n’existe pas de différence de nature, mais une simple différence de degré, c’est très problématique. Alors que jamais on ne dit que les salafistes ont été en première ligne dans la lutte contre les terroristes... Le problème de ce rapport qui parle d’islam et d’islamisme, c’est que le curseur de l’islamisme commence au simple pratiquant. Dans son livre, L’Islam, une religion française, Hakim El Karoui écrit, page 51, que « manger halal est un marqueur islamiste », c’est totalement idiot. Ça fait 1 400 ans que le prophète lui-même – paix et bénédiction sur lui – a dit qu’il faut manger halal. Pire encore, il cite le verset et avance que ce verset dit « explicitement le contraire »... C’est la marque d’une vraie ignorance.

    On peut aussi parler de cet éternel débat sur le hijab qui ne serait pas obligatoire... Le hijab est obligatoire ; après chacun voit midi à sa porte, si une jeune femme musulmane ne veut pas le porter, c’est entre elle et Dieu. Troisième ineptie : Hakim El Karoui écrit que la prière du vendredi « n’a pas un sens religieux comme la messe ». C’est extraordinaire ! C’est comme dire que le pape serait marié ou qu’il est bouddhiste. Au fond, quelle est la légitimité intellectuelle, religieuse ou scientifique de cet homme ? Aucune.


  • Al-Jazira, les groupes pro-israéliens et le documentaire secret

    Sous la pression du pouvoir, qui ne veut pas fâcher les Américains, la chaîne qatarie a renoncé à diffuser « The Lobby – USA », un documentaire sur les groupes de pression qui défendent outre-Atlantique les intérêts du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.
    https://abonnes.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/09/11/al-jazira-les-groupes-pro-israeliens-et-le-documentaire-secret_53532 ?

    C’est l’histoire d’un documentaire interdit, qui déchaîne les passions, sur fond d’imbroglio géopolitique moyen-oriental. Quatre épisodes de cinquante minutes, frappés de censure par la chaîne qui les a pourtant produits : Al-Jazira, le bras médiatique du Qatar.

    Durant la fin de l’année 2017 et le début de l’année 2018, le sort de ce film, nimbé de secret, a obsédé les cercles militants pro-palestiniens et pro-israéliens aux Etats-Unis. Les premiers se méfiaient de sa diffusion comme de la peste et les seconds l’attendaient comme le messie.

    Et pour cause : The Lobby – USA, comme il est intitulé, s’intéresse à la myriade de groupes de pression qui défendent outre-Atlantique les intérêts du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, à la tête d’une coalition de droite dure, hostile à la création d’un Etat palestinien.

    Lire aussi : Hanan Ashrawi : « Les Américains sont devenus complices de l’occupation israélienne »

    Grâce à un reporter infiltré dans leurs rangs et filmant en caméra cachée, le documentaire promettait de révéler les méthodes clandestines employées par ces organisations, très richement dotées, pour s’attacher le soutien quasi unanime du Congrès et contrer leurs adversaires dans la bataille pour l’opinion publique.

    Des révélations juteuses étaient attendues. Un premier documentaire du même genre, consacré aux lobbys pro-israéliens au Royaume-Uni et diffusé début 2017, avait montré un diplomate israélien conspirant avec un haut fonctionnaire pour faire « chuter » un ministre aux positions jugées trop pro-palestiniennes. Pris en flagrant délit d’ingérence dans la vie politique britannique, l’ambassade israélienne avait dû publier des excuses officielles et renvoyer au pays son très zélé employé. Le procès en « antisémitisme » dressé en réaction contre la chaîne avait été balayé par Ofcom, le gendarme du paysage audiovisuel britannique.

    Des extraits du film commencent à fuiter

    Mais début mars, après un long suspense et plusieurs déprogrammations, le journaliste américain Clayton Swisher, chef de la cellule investigation d’Al-Jazira, à l’origine de ce travail, s’est résolu à confirmer ce que la presse israélienne avait révélé quelque temps plus tôt : The Lobby – USA était sacrifié sur l’autel de la raison d’Etat. Pour s’attirer les faveurs des grandes organisations juives américaines, et par ricochet celle de l’administration Trump, dont elles ont l’oreille, les autorités de Doha gelaient la diffusion du deuxième volet.

    CYBER-HARCÈLEMENT SYSTÉMATISÉ DES PARTISANS DU BDS (BOYCOTT-DÉSINVESTISSEMENT-SANCTION)
    Une décision prise dans le contexte de la guerre froide sévissant dans le Golfe entre le camp pro-saoudien et le Qatar, que ses voisins boycottent au motif qu’il ferait le jeu de l’Iran et des islamistes au Proche-Orient. Conscient qu’il ne pèserait pas lourd face à Riyad si la Maison Blanche venait à le lâcher, le petit émirat gazier a jugé préférable, sur ce sujet ultrasensible, de mettre en sourdine sa caisse de résonance médiatique. Et tant pis si ce diktat sapait les prétentions d’« indépendance » de la chaîne, financée à 100 % par le pouvoir qatari.

    Mais en interne, la décision n’est visiblement pas passée. Dans un geste de défiance à l’égard de ses employeurs, Clayton Swisher a pris un congé sabbatique. Et depuis quelques semaines, comme on pouvait s’y attendre, des extraits du mystérieux film commencent à fuiter sur Internet et dans la presse. Deux sites pro-palestiniens américains, The Electronic Intifada et Gray Zone, ont diffusé des extraits.

    Puis Le Monde diplomatique, qui a eu accès à un montage quasi définitif des quatre épisodes, a publié un long exposé de leur contenu, que The Nation, un magasine progressiste américain, a repris à son tour.


  • Israel is too strong
    If Israel were weaker, it would work harder to be accepted in the region. If it were less strong, Israel would have had to put an end to the curse of the occupation
    Gideon Levy | Sep 08, 2018 11:36 PM
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-israel-is-too-strong-1.6464641

    In the end, after deducting all the other ills, we find that the worst of them all, the mother of all disasters, is that Israel is too strong. If it weren’t so strong – too strong – it would be more just. If it couldn’t do whatever it felt like doing, its conduct would be more moral and more considerate. A good part of its crimes and whims comes from its power drunkenness. A good part of what it does stems from the fact that it simply can. It can thumb its nose at the whole world; ignore international law; control another people by force for generations; infringe on the sovereignty of its neighbors; act like it’s the be-all and the end-all, only because it has the power to do so.

    Like any other country, Israel needs to be strong. Weakness might indeed lead to its destruction, as Israelis are told constantly from the day they are born. But too much power has ruined it and caused it damage of a different kind. It’s not its weakness, as it describes itself – surrounded by enemies that seek only to destroy it, little David facing Goliath – that molded its character. It’s the overabundance of power that it has accumulated that has molded it more than anything else. If Israel were weaker, it would work harder to be accepted in the region. If it were less strong, Israel would have had to put an end to the curse of the occupation.

    Even if it was born in sin, Israel is not a country of particularly bad people. Even the arrogance Israelis show the whole world is not an inborn trait. Israel probably did not intend to become what it is: a regional power, which largely dictates to the most powerful country, the United States, how it should conduct itself; a country that many others court and even fear and at the same time is considered an outcast by anyone with a conscience. Israel has become this way because it is brimming with power. It accumulated it gradually, and today it has reached its zenith.

    Israel has never been stronger. It is not by chance that now its image is at the lowest point in its history. That’s the price of too much power.

    Israel is walloping the whole world. Not only with the occupation, which it continues undisturbed despite the opposition of most of the world; not only in the horrific siege on Gaza and its cruel attacks on it, which include war crimes that Israel is never punished for; not only with the settlements, whose legitimacy most of the world also doesn’t recognize – the entirety of its foreign policy says hubris.

    The daily bombings in Syria and other countries and regular flyovers of Lebanon as if there were no border and no tomorrow; arrogant, criminal, unrestrained international assassinations; leading the world to fight the Iranian nuclear program; the shocking international criminalization campaign against the BDS movement; the fact that it refrains from signing international treaties to which all democratic countries are signatories; that it endlessly disregards resolutions by international bodies; attempts to interfere in the domestic matters of its neighbors, becomes involved in wars that have nothing to do with it and even attempts to stir things up in the European Union and lead to disunity there; takes subversive action against the (former) president of the United States and closes its embassy in Paraguay only because the latter took a step that Israel didn’t like – doing all of these things like it’s a superpower.

    It’s hard to think of another country that is not the United States, Russia or China that would dare to act like this. Israel can.

    Ostensibly, this is a dizzying success of the Zionist enterprise. Who would have dreamed that we’d become like this? In fact, this is the greatest threat to its justness. Except for a few mishaps, like in 1973, this power drunkenness has so far continued without Israel having to pay any significant price, except in terms of its image, which it has also learned to disregard.

    On the eve of the new year, Israel is not facing challenges that endanger its belligerent super-powerful status. It seems that it can probably go on doing what it is doing – in the occupied territories, the Middle East and the whole world.

    Only history itself insists on reminding us from time to time that such shows of unbridled power drunkenness usually end badly. Very badly.


  • UNRWA’s teaspoon of fish oil and glass of milk: The protective framework that millions of Palestinians remember
    Even if the United States and Israel manage to scuttle the refugee agency’s efforts, this assault strengthens the ties that bind Palestinians – despite their weakening political leadership
    Amira Hass Sep 08, 2018 12:40 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-unrwa-the-protective-framework-that-millions-of-palestinians-remem

    Gazans in their 50s still remember, with a smile and a bit of disgust, the glass of milk and the spoonful of fish oil they had to drink at UNRWA schools every morning. As adults, they’re able to appreciate the supportive framework the UN Works and Relief Agency for Palestinian refugees gave them, and which that daily dose reflected.

    A resident of the Gaza Strip’s Al-Shati refugee camp, who studied math at Birzeit University in the West Bank in the 1980s, said half the students in his class were from Gaza, and most were refugees. “It’s thanks to the omega-3 in the oil they got from UNRWA,” he joked.

    The children of Gaza’s old-time residents, who aren’t refugees, envied the refugee children because UNRWA schools were considered better than government ones and even provided free notebooks and writing implements including crayons. But the difference also apparently stems from the refugees’ aspirational mantra. After the immediate trauma of losing their land and property, they educated their children in that mantra’s spirit: Study, because now education is your land.

    Good early education (compared to their surroundings, as one graduate of the UNRWA system stressed) was the basic service UNRWA gave and still gives Palestinian refugees, alongside health care. Most UNRWA employees, some 30,000 people in several different countries, work in these two departments. When residents of refugee camps have more employment opportunities, they have less need of services like food packages. And when UNRWA has to invest in emergency services, this weakens its essential education and health services.

    Even though the United States stopped its financial support for UNRWA, the new school year opened on schedule last week in the agency’s 711 elementary schools located in Lebanon, Syria, Jordan, the West Bank and Gaza. Every day, 526,000 Palestinian students leave there homes in these diverse lands’ almost 60 refugee camps and attend schools with uniform characteristics – doors and windowsills painted turquoise, the UN flag, a few trees in the schoolyard with whitewashed trunks, photographs of the tent camps of 1949 on the walls.

    These uniform characteristics have been maintained for almost seven decades. Millions of Palestinian children became acquainted with the UN flag before that of their host country, or even that of Palestine, and before they encountered the Star of David that they learned to hate so deeply as a symbol of daily military violence. They saw the characteristic turquoise whenever they went to the refugee camp’s clinic or ate lunch in the dining hall reserved for children of unemployed parents.

    The spontaneous architectural process that these camps underwent is also similar – from rows of tents with taps and toilets at the outskirts; less organized rows of a few rooms around an interior courtyard, which stole a few centimeters from the alleys and made them even narrower; the multistory buildings that arose in the 1990s to house grown-up children. The savings of family members who found jobs made this possible (in Gaza, the West Bank and pre-civil war Syria much more than in Lebanon).

    Beyond the clan

    The refugee camps initially maintained geographic divisions among the original villages from which residents were expelled, and even subdivisions among extended families. But with time, and marriages between people from different villages, these divisions blurred.

    In a society that to this day retains both ties of loyalty and material ties to the extended family, the refugee camps created more modern communities because they expanded the bounds of foundational social loyalties beyond the ties of blood – that is, the family and the clan – to a large group of people who were living through the same difficult experience and had to make do with living spaces several times smaller than what they or their parents had before. The social and national consciousness of a shared fate that goes beyond the shared fate of family members and village members was bolstered there, beyond any doubt.

    This happened even before the Palestinian political organizations became established. Until the Palestinian Authority was created, these organizations weren’t just a vehicle for resistance to Israel and the occupation, but also a kind of super-clans that created their own internal loyalties and developed networks of mutual aid and protection.

    The Palestinian dialect was also preserved in the camps, and people from different villages or regions even preserved their own unique accents. Over time, the Palestinian accent in every host country has absorbed some of the country’s unique variety of Arabic, but it’s still easy to tell a Palestinian in these countries by his accent.

    Some refugee camps underwent a similar sociological process of absorbing poor people who weren’t refugees. That happened in the Yarmouk camp in Damascus, before the civil war destroyed it, in several camps in Lebanon and in the Shoafat camp in Jerusalem. But at the same time, anyone who could left the camps.

    Residents of the West Bank’s Deheisheh camp built an offshoot of their camp on the other side of the road, and today it’s a large, separate community called Doha (named for the capital of Qatar, which helped finance the purchase of the land from Beit Jala residents). The Shabura and Jabalya camps in Gaza also have offshoots that are slightly more spacious. But the ties to and affection for the camp – no less than for the village of origin – remain.

    The uniform framework UNRWA has provided for millions of Palestinian in the camps over the last 70 years has undoubtedly helped them retain these affinities. But had it not been for UNRWA, would they have assimilated completely into their different environments (especially outside Palestine) and forgotten that they are Palestinians, as anti-UNRWA propagandists hope or claim?

    There are hundreds of thousands of Palestinians in South America who aren’t refugees (they mostly emigrated voluntarily) and never lived in refugee camps. But they haven’t abandoned their Palestinian identity. It has even strengthened among the second and third generations, along with their political consciousness. And if they don’t speak Arabic, they’re trying to learn it now.

    Collapse of traditional political system

    Without UNRWA, would the Palestinian refugees not have maintained their emotional ties to their towns and villages of origin? Would they not have made this the basis of their political demand for a right of return?

    Anyone who thinks so is confusing the framework with the content. Even if the United States and Israel manage to destroy the framework, UNRWA, this political and material assault is merely strengthening the ties that bind Palestinians to one another. This is happening despite, and in parallel with, the collapse of the traditional political system of the past 60 years that united Palestinians wherever they lived, inside and outside the refugee camps.

    The parties that comprised the PLO are either nonexistent or weak, divided and strife-ridden. The PLO itself has lost its virtue of being an organization that nurtured Palestinian identity and culture and tried to create a system of social and economic solidarity. It has become a thin shell of gray, anonymous bureaucrats and is completely dependent on the Palestinian Authority.

    The PA, as Palestinian President Mahmoud Abbas admitted, fulfills its purpose of coordinating with Israel on security issues. It’s a provider of jobs pretending to be a political leadership. It’s also feuding with its rival, Hamas, and that group’s government in Gaza.

    Hamas is even weaker financially. And it maintains its image as a resistance movement mainly in the eyes of those who haven’t experienced the results of its military adventures and delusions on their own skin – that is, people who don’t live in Gaza but in the West Bank or the diaspora.

    In this situation, the framework that U.S. President Donald Trump and former Labor MK Einat Wilf want to destroy remains what it has been for 70 years – an economic and, to some extent, social stabilizer.

    UNRWA’s budget totals $1.2 billion. Its regular budget is $567 million, of which $450 million goes for education, and another $400 million is an emergency budget, of which 90 percent goes to Gaza. That enormous sum reflects the state of this tiny coastal enclave and the ruinous impact of Israel’s assaults and, even more, its restrictions on movement and trade that have left half the workforce unemployed. The rest of UNRWA’s budget is earmarked for various projects (for instance, in Lebanon’s Nahr al-Bared camp, or what remains of Gaza’s reconstruction).

    Eight months ago, when the United States first slashed its contribution by $300 million, UNRWA’s budget deficit was almost $500 million. With great effort, and with countries like Saudi Arabia, Qatar and the United Arab Emirates contributing $50 million each for the first time, the deficit has shrunk to $270 million.

    UNRWA had to immediately cut its emergency services, of which one of the most important is the Cash for Work program that provides temporary jobs for unemployed Gazans. Other emergency projects were also suspended: psychological treatment for people traumatized by Israeli attacks; help for the Bedouin in Area C, the part of the West Bank under full Israeli control; help for farmers whose lands and income are imprisoned on the other side of the separation barrier; mobile clinics. What is still being funded is the distribution of food and sanitary products such as diapers to 1 million Gazans once every three months.

    Because of the cuts, UNRWA couldn’t renew the contracts of 160 temporary workers in Gaza. It also reduced the salaries of several hundred people employed on its emergency projects.

    The big question is what will happen to its 2019 budget, and whether UNRWA will have to cut or even close its education and health services.


  • Beyrouth 1978, la révolution au bout du pinceau

    En mars 1978, Israël lance une vaste offensive au Liban sud. Au même moment, l’Organisation de libération de la Palestine organise, à Beyrouth, une exposition d’artistes contemporains qui soutiennent la cause… Le Musée Sursock redonne vie à ce moment historique.

    LE MONDE | 07.09.2018 à 14h14 |
    Par Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

    https://abonnes.lemonde.fr/m-actu/article/2018/09/07/beyrouth-1978-la-revolution-au-bout-du-pinceau_5351742_4497186.html

    Il faut imaginer Yasser Arafat déambuler entre une toile de l’ex-maoïste parisien Gérard Fromanger, un triptyque du surréaliste chilien Roberto Matta et deux lithographies du maître catalan Joan Miro. Dans le public qui entoure le raïs palestinien, on croise des fedayins (combattants) en treillis, des étudiantes en jupe, des intellectuels tiers-mondistes et des bureaucrates en veste bon marché. Derrière le brouhaha du vernissage, on devine des coups de klaxon et des rafales d’arme automatique, la rumeur ordinaire d’une ville en guerre.

    183 œuvres, issues de 30 pays

    C’était le 21 mars 1978, à Beyrouth, capitale du Liban, de l’OLP et des passions révolutionnaires arabes. Une exposition d’art internationale en solidarité avec la Palestine était inaugurée dans le hall d’une université : 183 œuvres, issues de 30 pays différents, mêlant les genres – peintures, sculptures, gravures, dessins – et les styles – de l’expressionnisme arabe au modernisme japonais, en passant par le social-réalisme soviétique et l’art figuratif militant d’Europe de l’Ouest –, étaient présentées… Jamais un éventail de créations aussi large et diversifié n’avait été présenté jusque-là au Proche-Orient. C’est le croisement improbable du pinceau et de la kalachnikov, le mariage d’une internationale d’artistes et d’une organisation de réfugiés, l’alliance des sans-frontières et des sans-terre. Les deux semaines d’exposition forment une parenthèse enchantée dans le chaos des combats qui dévastent le Liban depuis trois ans. Avec ce coup de génie, la direction palestinienne s’invente une diplomatie culturelle et offre à son peuple, privé d’horizon, un imaginaire visuel haut en couleur.

    Et puis, comme un mirage, tout s’évanouit. La collection de Beyrouth endure le lot commun des musées hors sol. Des œuvres se perdent, d’autres sont détruites, notamment dans des bombardements israéliens, et d’autres encore sont détournées. Trop engagée, trop datée, snobée par l’histoire de l’art officielle, l’exposition de 1978 sombre dans l’oubli. Son souvenir s’étiole à mesure que ses participants s’éteignent.

    Et pourtant, quarante ans plus tard, ce moment unique dans les annales de l’OLP recommence à frémir. Deux curatrices passionnées d’art et de mémoire, la Libano-Palestinienne Rasha Salti et la Libano-Américaine Kristine Khouri, ont entrepris de reconstituer le puzzle. A la manière de détectives, elles ont interrogé tous les témoins encore en vie, fouillé la presse de l’époque, exhumé les archives, couru entre Tokyo, Paris, Le Cap, Casablanca, Potsdam et Los Angeles, en quête d’une bande-vidéo ou d’une coupure de presse.

    « ARAFAT AVAIT COMPRIS QUE LA REPRÉSENTATION N’EST PAS QU’UNE AFFAIRE DE POLITIQUE, QUE C’EST AUSSI UNE AFFAIRE ESTHÉTIQUE. » RASHA SALTI, CURATRICE
    Le résultat de leur enquête est présenté depuis fin juillet au Musée Sursock de Beyrouth, un hôtel particulier à la façade blanc satiné reconverti en musée d’art contemporain. Intitulée « Past Disquiet » (« inquiétude passée »), cette exposition sur l’exposition redonne vie aux fantômes de 1978, ressuscite cette aventure politico-artistique inscrite dans le bouillonnement d’une époque où le combat pour la Palestine, la lutte contre l’apartheid et la dénonciation du régime Pinochet formaient une seule et même cause.

    « L’OLP avait l’obsession de prouver que la Palestine existe, contre la vulgate sioniste qui parlait d’une terre sans peuple destinée à un peuple sans terre, explique Rasha Salti, 49 ans, une touche-à-tout, figure de la scène muséale arabo-occidentale, qui officie aussi comme programmatrice pour Arte. Arafat avait compris que la représentation n’est pas qu’une affaire de politique, que c’est aussi une affaire esthétique. Dans son entourage, il y avait plein de fils de réfugiés qui avaient vécu l’humiliation de la Nakba – l’exode forcé de 700 000 Palestiniens lors de la création d’Israël, en 1948 – et qui voulaient sincèrement refaire le monde pour changer leur destin. Pour eux, il était évident que les artistes devaient être embarqués dans cette entreprise et Arafat leur a donné son feu vert. »

    « EZZEDINE, C’ÉTAIT LA NOBLESSE DE L’OLP, UN VRAI PUR-SANG ARABE. IL VOULAIT FAIRE CONNAÎTRE LA CAUSE PALESTINIENNE PAR LA CULTURE, IL ÉTAIT TRÈS AVANT-GARDISTE. » LEÏLA SHAHID, EX-DÉLÉGUÉE GÉNÉRALE DE L’AUTORITÉ PALESTINIENNE EN FRANCE
    Le plus inspiré de ces rêveurs, qui sera l’âme de l’exposition, s’appelle Ezzedine Kalak. Agé de 42 ans en 1978, il dirige la représentation palestinienne à Paris, ce que l’on appelle à l’époque le bureau d’information et de liaison de l’OLP, installé 138, boulevard Haussmann. Ce natif de Haïfa, au physique d’acteur de cinéma, parle un français châtié, appris à l’université de Poitiers, où il a soutenu une thèse en physique-chimie. C’est un diplomate à part, avec une inclination affichée pour les milieux de gauche, proche des étudiants et des travailleurs arabes dans l’Hexagone. Aux réunions du Quai d’Orsay, il préfère les débats avec les jeunes cinéastes de la fac de Vincennes, le temple de l’expérimentation soixante-huitarde, et les rencontres avec ses amis de Politique Hebdo, la revue de la gauche non communiste. « Ezzedine, c’était la noblesse de l’OLP, un vrai pur-sang arabe, se souvient Leïla Shahid, qui travaillait à l’époque avec lui et qui ne se doutait pas que, vingt ans plus tard, elle occuperait le même poste. Il voulait faire connaître la cause palestinienne par la culture, il était très avant-gardiste. »


  • La jurisprudence sur le port du voile en France pourrait évoluer
    https://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2018/09/08/la-jurisprudence-sur-le-port-du-voile-en-france-pourrait-evoluer_535 ?

    La Cour de cassation va tenir compte de l’analyse du Comité des droits de l’homme de l’ONU sur l’affaire de la crèche Baby-Loup dont une employée voilée avait été licenciée.

    La France n’en a pas fini avec les suites de l’« affaire Baby-Loup ». La révélation fin août de la décision du Comité des droits de l’homme des Nations unies sur cette crèche associative a suscité un débat sur son éventuelle portée. Ce comité d’experts indépendants a livré le 10 août des « constatations » à l’opposé de ce que la justice française a dit sur le licenciement en 2008 pour faute grave de la directrice adjointe de l’établissement qui avait refusé d’enlever le foulard islamique.

    La justice française, par la voie de la Cour de cassation, avait définitivement tranché ce dossier en juin 2014 et validé ce licenciement, estimant qu’il ne résultait d’aucune discrimination religieuse mais de l’application du règlement interne qui imposait la neutralité à ses salariés.

    Le Comité des droits de l’homme n’est pas une instance juridictionnelle et ses décisions ne s’imposent donc pas à la France en droit. Il a été créé pour s’assurer de la mise en œuvre du pacte de l’ONU sur les droits civils, en vigueur depuis 1976, et dont la France est signataire. Les juristes qui le composent ne jugent pas les affaires dont des particuliers peuvent les saisir, mais font des « constatations » après avoir donné la parole aux différentes parties. Politiquement, la France peut néanmoins difficilement ignorer une telle décision qui lui reproche de ne pas respecter un pacte international qui l’engage.

    Surtout, la Cour de cassation va tenir compte de cette interprétation divergente du droit. Le premier président de la plus haute juridiction du pays, Bertrand Louvel, en a officiellement averti les magistrats du siège et du parquet lundi 3 septembre.

    « Pas une mesure proportionnée à l’objectif recherché »

    Lors du discours protocolaire d’installation de nouveaux magistrats à la Cour de cassation, M. Louvel a souligné que le Comité des droits de l’homme des Nations Unies « a constaté que notre assemblée plénière elle-même avait méconnu des droits fondamentaux reconnus par le Pacte international des droits civils et politiques dans l’affaire connue sous le nom de Baby Loup ». Et de poursuivre : « Même si cette constatation n’a pas, en droit, de force contraignante, l’autorité qui s’y attache de fait constitue un facteur nouveau de déstabilisation de la jurisprudence qui vient perturber, aux yeux des juges du fond, le rôle unificateur de notre Cour, qui plus est au niveau le plus élevé de son assemblée plénière. »

    Autrement dit, la justice devra se prononcer sur les situations qui lui sont soumises à la lumière des lois françaises, assez restrictives sur le port de signes religieux, de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour de justice de l’Union européenne, reconnaissant à la France une marge de manœuvre dans la conciliation du principe républicain de laïcité et du principe de liberté religieuse, et donc désormais de l’analyse du Comité de l’ONU.

    Concrètement, le Comité de l’ONU ne remet pas en cause la possibilité pour une entreprise d’imposer une neutralité religieuse à ses salariés, dès lors que l’activité le justifie et que les modalités d’application de cette mesure sont proportionnées. Mais il estime que « le port d’un foulard ne saurait en soi être considéré comme constitutif d’un acte de prosélytisme » et que la restriction imposée par la crèche Baby-Loup « n’est donc pas une mesure proportionnée à l’objectif recherché ». Il souligne en effet que la justice française n’a pas démontré dans cette affaire en quoi « le port d’un foulard par une éducatrice de la crèche porterait une atteinte aux libertés et droits fondamentaux des enfants et des parents la fréquentant ».

    La question est de savoir si les juges chercheront dans leurs motivations à faire cette démonstration qui a fait défaut dans le dossier Baby-Loup, où si l’interprétation des lois sur les signes religieux va connaître un bouleversement.


  • Lebanese military warns #Israel against oil exploration on borders - Xinhua | English.news.cn
    http://www.xinhuanet.com/english/2018-09/07/c_137450302.htm

    The statement was released following a meeting between the United Nations Interim Force in Lebanon (UNIFIL) Head of Mission and Force Commander Stefano Del Col and a senior delegation from the LAF.
    It also came after Lebanese Parliament Speaker Nabih Berri expressed his worry on Wednesday about Israel’s intention to start oil exploration in July 2019 in the Karish field, which is very close to the Lebanese waters.

    Berri also voiced concern over the intention of the French oil and gas giant Total S.A. to postpone its oil exploration in Lebanon’s Block 9, which borders Israel’s maritime zone and contains waters claimed by both sides.
    Total was supposed to start operation in 2019 but has postponed it till the spring of 2020, said Lebanon 24, a local news agency.

    “This is a very dangerous step,” Berri was quoted as saying.

    On December 14, 2017, the Lebanese Council of Ministers approved two exclusive licenses for oil exploration and production in blocks 4 and 9 for a consortium composed of Total S.A, Eni International BV and JSC Novatek.

    #Liban #France #Total #


  • Gulf states’ defence budgets to hit $100bn in 2019: report | News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2018/09/gulf-states-defence-budgets-hit-100bn-2019-report-180906145210937.html

    Jane’s predicted defence spending by GCC countries will continue to increase in the next five years and is likely to reach $117bn by 2023.

    North America and Europe provide about 95 percent of all defence equipment acquired by the Gulf states, with the United States alone accounting for about half of all the exports in the last five years.

    However, GCC countries have also begun to look at other suppliers such as Russia, China, Turkey, and Australia for their defence needs.

    https://news.ihsmarkit.com/press-release/aerospace-defense-security/gulf-states-defence-spending-hit-record-high-amid-ongoing-r

    #kleptocrates #dirigeants_arabes


  • Study questions Iran-al Qaeda ties, despite U.S. allegations | Reuters

    https://www.reuters.com/article/us-usa-iran-alqaeda/study-questions-iran-al-qaeda-ties-despite-u-s-allegations-idUSKCN1LN2LE

    WASHINGTON (Reuters) - There is no evidence that Iran and al Qaeda cooperated in carrying out terrorist attacks, according to a study published on Friday that casts doubt on Trump administration statements about close ties between the two.

    FILE PHOTO: Iran’s national flags are seen on a square in Tehran February 10, 2012. REUTERS/Morteza Nikoubazl
    The conclusions of the study, by the New America think tank, were based on detailed analysis of documents seized in Osama bin Laden’s hideout after U.S. forces killed the al Qaeda leader in 2011.

    The findings clash with recent statements by U.S. President Donald Trump and Secretary of State Mike Pompeo suggesting Iran has collaborated with al Qaeda, which carried out the Sept. 11, 2001 attacks in the United States.

    Debate has swirled over the relationship between Iran, a majority Shi’ite Muslim state, and radical Sunni group al Qaeda since late 2001, when some al Qaeda members fled to Iran after the United States toppled the Taliban government that had sheltered them in Afghanistan.

    The bin Laden files, including a 19-page document not released until last November, show that Iran was uncomfortable with the militants’ presence on its soil, said Nelly Lahoud, the study’s author and an expert on al Qaeda.


  • BDS success stories - Opinion - Israel News | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-bds-success-stories-1.6455621

    More than the achievements of the economic, academic and cultural boycott, BDS has succeeded in undermining the greatest asset of Israeli public diplomacy: Israel’s liberal and democratic image in the world.

    Gideon Levy SendSend me email alerts
    Sep 05, 2018

    Gilad Erdan is a great success story of the boycott, divestment and sanctions movement, as is the Strategic Affairs Ministry that he heads. So is the anti-boycott law. Every human rights activist who is expelled from Israel or questioned at Ben-Gurion International Airport is a BDS success story. The European Broadcasting Union’s letter is another success of the global movement to boycott Israel.
    More than Lana Del Rey canceling her visit, more than SodaStream moving its factory from the West Bank to the Negev and more than the achievements of the economic, academic and cultural boycott, BDS has succeeded in a different area, effortlessly and perhaps unintentionally. It has undermined the greatest asset of Israeli public diplomacy: Israel’s liberal and democratic image in the world. It was the European Broadcasting Union, of all things, a nonpolitical organization, very far from BDS, that best described the extent of the damage to Israel: The organization compared Israel to Ukraine and Azerbaijan in the conditions it set for these countries to host the Eurovision Song Contest.
    To really understand Israel and the Middle East - subscribe to Haaretz
    Ukraine and Azerbaijan, which no one seriously considers to be democracies, in the same breath as Israel. This is how the Eurovision organizers see Israel.
    The song contest was held in Jerusalem twice before, and no one thought to set conditions to guarantee the civil liberties of participants. Now it is necessary to guarantee, in advance and in writing, what is self-evident in a democracy: freedom of entry and freedom of movement to everyone who comes for the competition.
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    In Israel, as in Ukraine and Azerbaijan, this is no longer self-evident. In the 13 years since it was founded, the BDS movement couldn’t have dreamed of a greater triumph.
    The main credit, of course, goes to the Israeli government, which in declaring war on BDS and made a great contributions to the movement. With a commander like Erdan, who is outraged over the interference with the “laws of a democratic state” and doesn’t understand how grotesque his words are, and with a ministry that is nothing but an international thought police, the government is telling the world: Israel isn’t what you thought. Did you think for years that Israel was a liberal democracy? Did you close your eyes to the goings-on in its backyard? Did you think the occupation was separate from the state, that it could be maintained in a democracy, that it was surely temporary and would be over momentarily? That at least sovereign Israel is part of the West? Well, you were wrong.


  • Itay Tiran, le comédien et metteur en scène de théâtre n°1 d’Israël : BDS est une forme légitime de résistance
    Ravit Hecht, Haaretz, le 5 septembre 2018
    https://www.bdsfrance.org/itay-tiran-le-comedien-et-metteur-en-scene-de-theatre-n1-disrael-bds-est-

    « BDS est une forme tout à fait légitime de résistance. Et si nous voulons prôner un certain type de débat politique qui ne soit pas violent, nous devons renforcer ces voix, même si c’est difficile », dit Itay Tiran, largement considéré comme le comédien et metteur en scène de théâtre-phare d’Israël, dans une interview à Haaretz à la veille de son départ pour l’Allemagne.

    (...)

    « La Déclaration d’Indépendance et le discours sur l’égalité et les valeurs, tout ça c’était l’auto-lissage d’une fanfaronnade colonialiste d’un libéralisme éclairé. Il y a des gens qui se caractérisent encore par « centre-gauche » et qui pensent toujours que s’ils mettent le mot égalité dans la loi, tout ira bien. Ce n’est pas mon avis. Et vraiment, le contre-argument justifié par la droite était : Attendez, il y la Loi du Retour. Qu’est ce qui fait que c’est seulement la loi de l’État-nation qui vous rend fous ? » remarque-t-il.

    #Palestine #BDS #Boycott_culturel

    • Pour autant, Tiran a insisté sur le fait que la situation politique n’est pas la raison principale pour laquelle il quitte le pays, et qu’il ne se considère pas comme un « exilé politique ».

      « Si la loi de l’État-Nation est une référence à partir de laquelle vous calculez où en est la société israélienne, alors la loi est clairement raciste, inégalitaire ; c’est une nouvelle étape dans le tournant nationaliste pris ici. D’un autre côté, je dis qu’elle n’est pas seulement mauvaise. Pourquoi ? Parce qu’elle extirpe une sorte d’inconscient collectif qui a toujours existé ici » a-t-il dit.

      « La Déclaration d’Indépendance et le discours sur l’égalité et les valeurs, tout ça c’était l’auto-lissage d’une fanfaronnade colonialiste d’un libéralisme éclairé. Il y a des gens qui se caractérisent encore par « centre-gauche » et qui pensent toujours que s’ils mettent le mot égalité dans la loi, tout ira bien. Ce n’est pas mon avis. Et vraiment, le contre-argument justifié par la droite était : Attendez, il y la Loi du Retour. Qu’est ce qui fait que c’est seulement la loi de l’État-nation qui vous rend fous ? » remarque-t-il.

      Donc vous dites que le sionisme est un racisme, de toute façon ?

      Oui

      Que le sionisme est un racisme ?

      Oui, exactement, le sionisme est un racisme. Donc il nous faut à tous regarder la vérité et choisir son camp.

    • Des arrêts de bus de Londres vandalisés avec des affiches anti-Israël
      Par Times of Israel Staff 6 septembre 2018
      https://fr.timesofisrael.com/des-arrets-de-bus-de-londres-vandalises-avec-des-affiches-anti-isr

      Un groupe pro-palestinien a placardé des affiches où l’on lit qu’Israël est une entreprise raciste, pour protester contre l’adoption, par le Labour, de la définition de l’IIRHA
      Au moins six arrêts de bus londoniens ont été vandalisés avec des affiches sur lesquelles on peut lire “Israel is a racist endeavor” (Israël est une entreprise raciste) jeudi matin. Il s’agit d’une forme de protestation contre l’adoption, par le parti travailliste britannique, de la définition de l’antisémitisme internationale, qui considère cette phrase comme antisémite.
      Les affiches ont été installées par le groupe London Palestine Action, qui a publié des images de ces affiches jeudi sur ses comptes Twitter et Facebook, assorties d’explications sur l’affirmation du groupe, selon lequel Israël est profondément raciste.
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      La phrase choisie pour les posters est une citation de la définition élaborée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, qui spécifie que déclarer qu’Israël est « une entreprise raciste » est antisémite.