• Boycotter Israël est-il de la « haine » ?
    6 septembre | Joseph Levine pour New York Times |Traduction CG pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/boycotter-israel-est-il-de-la.html

    Le débat sur le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (B.D.S.) contre Israël a été l’un des plus conflictuel de la culture politique américaine depuis plus d’une décennie. Et maintenant, étant donné les événements tumultueux et mortels des derniers mois, il va probablement s’enflammer encore davantage.

    Les victimes des manifestations en cours à Gaza, qui ont commencé en mars, continuent à s’accumuler ; près de 180 manifestants palestiniens, pour la plupart non armés, ont été tués par les forces israéliennes, et plus de 18000 blessés, selon les Nations Unies. Des dizaines de morts ont eu lieu à la mi-mai, lorsque les Etats-Unis ont pris la mesure provocatrice de déplacer leur ambassade à Jérusalem. Les tensions vont surement monter encore après la décision prise la semaine dernière par les Etats-Unis de mettre un terme aux subventions de plusieurs millions versées à l’agence des Nations Unies qui fournit de l’aide aux réfugiés palestiniens.

    B.D.S. a commencé en 2005 en réponse à un appel de plus de 100 organisations de la société civile palestinienne, avec à l’esprit le mouvement fructueux contre l’apartheid d’Afrique du Sud. Le raisonnement était qu’Israël, par son occupation d’un demi-siècle des territoires palestiniens, méritait autant la condamnation internationale, jusqu’à ce que change sa politique vis-à-vis des droits politiques et civils palestiniens. B.D.S. appelle à ce que sa position de protestation non violente reste en vigueur jusqu’à ce que trois conditions soient remplies : qu’Israël mette fin à son occupation et à sa colonisation dans tous les pays arabes et démantèle le mur ; qu’Israël reconnaisse les droits fondamentaux de tous les citoyens arabo-palestiniens d’Israël en pleine égalité ; et qu’Israël respecte, protège et promeuve les droits des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers et dans leurs propriétés ainsi qu’il est stipulé dans la Résolution 194 des Nations Unies.

    traduction de cet article : https://seenthis.net/messages/719821



  • Le « Coachella israélien » miné par les appels au boycott pro-palestinien - Culture / Next
    http://next.liberation.fr/musique/2018/09/06/le-coachella-israelien-mine-par-les-appels-au-boycott-pro-palestinie

    Tout était réuni pour en faire le Coachella israélien : de grandes scènes perchées sur les hauteurs de Galilée au sein d’un kibboutz hérissé de cactus, de grands noms de l’indé et du rap américain, à commencer par la vaporeuse Lana Del Rey, et la crème des groupes locaux. Trois jours de musique et une grande ambition : créer, dixit les organisateurs, « une réalité alternative dans laquelle plonger ». Sauf que la réalité du conflit israélo-palestinien est tenace, comme ont tenu à le rappeler les activistes du mouvement pro-palestinien #BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) au cours d’une intense campagne virale visant à dissuader les têtes d’affiche de se rendre en Israël.

    Ainsi, le festival Meteor débute jeudi soir amputé de presque un tiers des groupes internationaux initialement programmés.

    Les organisateurs du festival ont dénoncé une « embuscade » visant les artistes. Ils soulignent ne recevoir aucun financement du gouvernement israélien ou d’un quelconque parti, et rappellent que la localisation du festival, en bordure du Golan occupé mais bien à l’intérieur des frontières de 1967 n’est pas « controversée ». « Nous affilier à [la politique israélienne] n’est rien d’autre qu’absurde – en réalité, nous sommes quasiment le seul festival au monde 100 % apolitique », affirment-ils dans un communiqué.

    De nombreux artistes se plaignent ainsi des méthodes du BDS, régulièrement qualifiées de harcèlement. « Le sentiment de contrainte est sans doute très déplaisant pour les artistes, poursuit Thrall. Mais les militants pro-Palestiniens n’utilisent ici que la pression morale, de façon très appuyée certes, mais c’est ce qu’il leur reste. Ils n’ont pas la puissance économique et refusent les armes. » Pour ce dernier, « ce qui rend fou de rage les Israéliens, c’est que le BDS casse l’illusion de normalité telle qu’elle est perçue dans le pays. La plupart des citoyens ne ressentent plus l’impact de cinquante ans d’occupation, ils s’en sont cloisonné mentalement et physiquement. Le BDS déchire cette perception et est vécu comme une injustice : les Israéliens ne comprennent pas pourquoi on les boycotte et non pas la Russie ou la Chine, par exemple ».

    Thrall note néanmoins un changement au sein de la gauche israélienne, où une minorité dit aujourd’hui comprendre voire soutenir ce mouvement, chose « absolument taboue et impensable il y a dix ans ». Dernier signe en date : mercredi, la star du théâtre israélien Itay Tiran a annoncé dans Haaretz qu’il s’installait à Berlin et considérait le BDS comme « une forme de résistance parfaitement légitime ».

    #Israël #Palestine


  • Israël poursuit son rôle de grand démolisseur le maisons, de vie et d’espoir.

    https://www.facebook.com/JewishVoiceforPeace/videos/295944677856347/UzpfSTY3NjIwNjE4MToxMDE1NjY4Mjc0NDk0NjE4Mg

    La saleté de boulot du gouvernement israélien destructeur se poursuit à Al-Walaja, village traversé par la ligne verte au sud de Jérusalem.

    Ça fait au moins dix ans que les Israéliens martyrisent ce village, en le transformant en ghetto, en transformant la vie de ses habitants en véritable cauchemar. L’objectif, c’est l’éviction de la population et l’accaparement complet du territoire de la commune.

    En d’autres termes les israéliens veulent simplement voler le village pour y construire les extensions ds grandes colonies (illégales aux termes du droit international) voisines.

    J’y ai passé rien qu’une journée en décembre 2006 lors d’un reportage et la situation était déjà effrayante.

    J’éprouve toujours la même honte, et pour avoir assisté plusieurs fois à ces démolitions de foyers, de maisons dans lesquelles vivent des enfants, notre impuissance me donne toujours envie de pleurer. Il faudra bien qu’un jour les responsables de ces crimes en payent le prix devant la justice des hommes.

    A SIlwan, même punition
    https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10212622910156877&set=a.1015858565914&type=3&theater

    Israeli forces begin demolition campaign in al-Walaja
    http://www.maannews.com/Content.aspx?id=780916

    Al Walaja : The story of a shrinking village
    https://www.youtube.com/watch?v=zpb9xFjUNlM

    Démolitions de maisons à Al-Walaja
    http://www.ism-france.org/temoignages/Demolitions-de-maisons-a-Al-Walaja-article-20690

    #israel #palestine #démolition #colonisation #destructions #al-walaja


  • Congress corners Pompeo on Saudi military actions - POLITICO

    The secretary of state faces a Sept. 12 deadline to certify whether Saudi Arabia and the United Arab Emirates are doing enough to limit civilian misery stemming from a U.S.-backed military campaign in Yemen, or face a cutback in Washington’s support.
    By NAHAL TOOSI 09/04/2018 04:

    https://www.politico.com/story/2018/09/04/congress-pompeo-military-saudi-yemen-806418

    Secretary of State Mike Pompeo must soon make a key decision that could sharply limit U.S. backing for Saudi Arabia’s controversial war in Yemen, where more than three years of fighting have triggered a humanitarian crisis, claims of war crimes and bipartisan anger in Congress.

    A bipartisan group of lawmakers inserted a provision in this year’s congressional defense spending bill requiring Pompeo to certify by Sept. 12 whether Saudi Arabia and its military ally, the United Arab Emirates, are taking meaningful steps to reduce civilian casualties, increase humanitarian aid and find a political solution to the Yemen conflict. If Pompeo doesn’t offer the certification, the law prohibits the U.S. from refueling Saudi aircraft.

    The pressure on Pompeo reflects growing anger among American lawmakers over the U.S. military role in Yemen, where thousands of civilians have died and millions more face starvation as a coalition led by Saudi Arabia and the UAE battles Iran-backed Houthi rebels. In addition to the refueling, the U.S. has assisted the Arab-led coalition with targeting and supplied it with munitions.

    The choice for Pompeo also comes as United Nations officials warn that the Saudis may be committing war crimes. Last month, a coalition airstrike hit a school bus, reportedly with a U.S.-made missile, killing 40 Yemeni children.

    The Trump administration has closely aligned itself with the Saudi and UAE governments, and has made combating Iran’s regional influence a top priority. But with international outrage growing — and Democrats widely expected to make gains in the November midterm elections that could lead to new legislative efforts to reduce the U.S. role in the Yemen fight as well as possibly embarrassing hearings, Pompeo faces mounting pressure to act.

    #yemen


  • Opinion | Is Boycotting Israel ‘Hate’? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/09/04/opinion/is-boycotting-israel-hate.html

    Opponents of the nonviolent Boycott, Divestment and Sanctions movement are involved in a dishonest branding campaign.

    By Joseph Levine
    Mr. Levine is a philosophy professor and a member of the Jewish Voice for Peace Academic Advisory Council.

    The debate over the Boycott, Divestment and Sanctions (B.D.S.) movement against Israel has been one of the most contentious in American political culture for more than a decade. Now, given the tumultuous and deadly events of the past several months, it is likely to heat up further.

    Casualties in the ongoing protests in Gaza, which began in March, continue to mount; nearly 180 mostly unarmed Palestinian protesters have been killed by Israeli forces, with more than 18,000 injured, according to the United Nations. Dozens of those deaths came in mid-May, as the United States took the provocative step of moving its embassy to Jerusalem. Tensions will surely spike again following last week’s decision by the United States to stop billions in funding to the United Nations agency that delivers aid to Palestinian refugees.

    B.D.S. began in 2005 in response to a call by more than 100 Palestinian civil society organizations, with the successful movement against apartheid South Africa in mind. The reasoning was that Israel, with its half-century occupation of Palestinian territories, would be equally deserving of the world’s condemnation until its policies changed to respect Palestinian political and civil rights. B.D.S. calls for its stance of nonviolent protest to remain in effect until three conditions are met: that Israel ends its occupation and colonization of all Arab lands and dismantles the wall; that Israel recognizes the fundamental rights of the Arab-Palestinian citizens of Israel to full equality; and that Israel respects, protects and promotes the rights of Palestinian refugees to return to their homes and properties as stipulated in United Nations Resolution 194.

    • The debate over the Boycott, Divestment and Sanctions (B.D.S.) movement against Israel has been one of the most contentious in American political culture for more than a decade. Now, given the tumultuous and deadly events of the past several months, it is likely to heat up further.

      Casualties in the ongoing protests in Gaza, which began in March, continue to mount; nearly 180 mostly unarmed Palestinian protesters have been killed by Israeli forces, with more than 18,000 injured, according to the United Nations. Dozens of those deaths came in mid-May, as the United States took the provocative step of moving its embassy to Jerusalem. Tensions will surely spike again following last week’s decision by the United States to stop billions in funding to the United Nations agency that delivers aid to Palestinian refugees.

      B.D.S. began in 2005 in response to a call by more than 100 Palestinian civil society organizations, with the successful movement against apartheid South Africa in mind. The reasoning was that Israel, with its half-century occupation of Palestinian territories, would be equally deserving of the world’s condemnation until its policies changed to respect Palestinian political and civil rights. B.D.S. calls for its stance of nonviolent protest to remain in effect until three conditions are met: that Israel ends its occupation and colonization of all Arab lands and dismantles the wall; that Israel recognizes the fundamental rights of the Arab-Palestinian citizens of Israel to full equality; and that Israel respects, protects and promotes the rights of Palestinian refugees to return to their homes and properties as stipulated in United Nations Resolution 194.

      Opposition to B.D.S. is widespread and strong. Alarmingly, in the United States, support for the movement is in the process of being outlawed. As of now, 24 states have enacted legislation that in some way allows the state to punish those who openly engage in or advocate B.D.S., and similar legislation is pending in 12 more states. At the federal level, a bill called the Israel Anti-Boycott Act would criminalize adherence to any boycott of Israel called for by an international agency (like the United Nations). The bill has garnered 57 Senate co-sponsors and 290 House co-sponsors, and may very well come up for a vote soon.

      While these bills certainly constitute threats to free speech — (a view shared by the ACLU) — I am interested in a more subtle effect of a fairly widespread anti-B.D.S. strategy: co-opting rhetoric of the anti-Trump resistance, which opposes the growing influence of racist hate groups, in order to brand B.D.S. as a hate group itself.

      In my home state of Massachusetts, for example, where a hearing for one of the many state bills aimed at punishing B.D.S. activity took place in July 2017, those who testified in favor of the bill, along with their supporters in the gallery, wore signs saying “No Hate in the Bay State.” They took every opportunity to compare B.D.S. supporters to the alt-right activists recently empowered by the election of Donald Trump. (Full disclosure: I am a strong supporter of B.D.S. and was among those testifying against the bill.)

      The aim of this activity is to relegate the B.D.S. movement, and the Palestine solidarity movement more generally, to the nether region of public discourse occupied by all the intolerant worldviews associated with the alt-right. This is an area the philosopher John Rawls would call “unreasonable.” But to my mind, it is the anti-B.D.S. movement itself that belongs there.

      There are two dimensions of reasonableness that are relevant to this particular issue: the one that allegedly applies to the B.D.S. campaign and the one I claim actually applies to the anti-B.D.S. campaign. Rawls starts his account of the reasonable from the premise of what he calls “reasonable pluralism,” an inevitable concomitant of modern-day democratic government. Large democratic societies contain a multitude of groups that differ in what Rawls calls their “comprehensive doctrines” — moral, religious or philosophical outlooks in accord with which people structure their lives. What makes a comprehensive doctrine “reasonable” is the willingness of those living in accord with it to recognize the legitimate claims of differing, often conflicting doctrines, to accord to the people that hold them full participation as citizens and to regard them as deserving of respect and equal treatment. We can label this dimension of reasonableness a matter of tolerance.

      The second dimension of reasonableness is associated with the notion of “public reason.” When arguing for one’s position as part of the process of democratic deliberation in a society characterized by reasonable pluralism, what kinds of considerations are legitimate to present? The constraint of public reason demands that the considerations in question should look reasonable to all holders of reasonable comprehensive doctrines, not merely one’s own.

      For example, when arguing over possible legal restrictions on abortion, it isn’t legitimate within a democracy to appeal to religious principles that are not shared by all legitimate parties to the dispute. So, while the personhood of the fetus is in dispute among reasonable doctrines, the status of African-Americans, women, gays and Jews is not. To reject their status as fully equal members of the society would be “unreasonable.”

      One of the essential principles of democratic government is freedom of thought and expression, and this extends to the unreasonable/intolerant as well as to the reasonable, so long as certain strict limits on incitement to violence, libel and the like are observed. Still, doctrines within the “tent of the reasonable” are accorded a different status within public institutions and civil society from those deemed outside the tent. This is reflected in the kinds of public support or reprobation representatives of the state and other civil society institutions (e.g., universities) display toward the doctrines or values in question.

      To put it simply, we expect what’s reasonable to get a fair hearing within the public sphere, even if many don’t agree with it.

      On the other hand, though we do not suppress the unreasonable, we don’t believe, in general, that it has the right to a genuinely fair hearing in that same sphere. For instance, after the white supremacist rallies in Charlottesville, Va., in August last year, students at my campus, the University of Massachusetts, Amherst, were greeted in the fall with signs plastered everywhere that said “Hate Has No Home at UMass.” This was intended to let the Richard Spencers of this world know that even if it may not be right or legal to bar them from speaking on campus, their message was not going to be given the respectful hearing that those within the tent of the reasonable receive.

      The alleged basis for claiming that B.D.S. advocates are anti-Semitic, and thus worthy only of denunciation or punishment, not argument, is that through their three goals listed in their manifesto they express their rejection of Jews’ right to self-determination in their homeland. This idea was put succinctly by Senator Chuck Schumer at the policy conference of the American Israel Public Affairs Committee (Aipac) in March, where he said, “Let us call out the B.D.S. movement for what it is. Let us delegitimize the delegitimizers by letting the world know when there is a double standard, whether they know it or not, they are actively participating in an anti-Semitic movement.”

      B.D.S. supporters are “delegitimizers,” according to Schumer, because they do not grant legitimacy to the Zionist project. Some might quibble with this claim about the B.D.S. goals, but I think it’s fair to say that rejection of the legitimacy of the Zionist project is fairly widespread within the movement. But does this constitute anti-Semitism? Does this put them outside the tent of the reasonable?

      To justify this condemnation of the B.D.S. movement requires accepting two extremely controversial claims: first, that the right to self-determination for any ethnic, religious or racial group entails the right to live in a state that confers special status on members of that group — that it is “their state” in the requisite sense; and second, that Palestine counts for these purposes as the rightful homeland of modern-day Jews, as opposed to the ancient Judeans. (I have argued explicitly against the first claim, here.)

      With regard to the second claim, it seems obvious to me, and I bet many others when they bother to think about it, that claims to land stemming from a connection to people who lived there 2,000 years ago is extremely weak when opposed by the claims of those who currently live there and whose people have been living there for perhaps a millennium or more.

      Remember, one needn’t agree with me in my rejection of these two principal claims for my point to stand. All one must acknowledge is that the right at issue isn’t obvious and is at least open to question. If a reasonable person can see that this right of the Jews to establish a state in Palestine is at least open to question, then it can’t be a sign of anti-Semitism to question it! But once you admit the B.D.S. position within the tent of the reasonable, the proper response is not, as Senator Schumer claims, “delegitimizing,” but rather disputing — engaging in argument, carried out in the public sphere according to the rules of public reason.

      But now we get to my second main point — that it’s the anti-B.D.S. camp that violates reasonableness; not because it is an expression of intolerance (though often it flirts with Islamophobia), but because it violates the constraints on public reason. Just how far the positive argument for the legitimacy of the Zionist project often veers from the rules of public reason is perfectly captured by another quote from Mr. Schumer’s speech to Aipac.

      “Now, let me tell you why — my view, why we don’t have peace. Because the fact of the matter is that too many Palestinians and too many Arabs do not want any Jewish state in the Middle East,” he said. “The view of Palestinians is simple: The Europeans treated the Jews badly, culminating in the Holocaust, and they gave them our land as compensation. Of course, we say it’s our land, the Torah says it, but they don’t believe in the Torah. So that’s the reason there is not peace. They invent other reasons, but they do not believe in a Jewish state, and that is why we, in America, must stand strong with Israel through thick and thin …”

      This quote is really quite remarkable, coming from one of the most powerful legislators in our democracy. After fairly well characterizing a perfectly reasonable attitude Palestinians have about who is responsible for the Holocaust and who should pay any reparations for it, Mr. Schumer then appeals to the Torah to justify the Jewish claim against them. But this is a totally illegitimate appeal as a form of public reason, no different from appealing to religious doctrine when opposing abortion. In fact, I claim you can’t find any genuine argument that isn’t guilty of breaching the limits of the reasonable in this way for the alleged right to establish the Jewish state in Palestine.

      This almost certainly explains why opponents of B.D.S. are now turning to the heavy hand of the state to criminalize support for it. In a “fair fight” within the domain of public reason, they would indeed find themselves “delegitimized.”

      Joseph Levine is a professor of philosophy at the University of Massachusetts, Amherst, and the author of “Quality and Content: Essays on Consciousness, Representation and Modality.” He is a member of the Jewish Voice for Peace Academic Advisory Council.

      #Palestine #USA #BDS #criminalisation_des_militants #liberté_d'expression #censure

      Et aussi à ajouter à la longue liste d’articles sur la confusion entretenue entre #Antisionisme et #Antisémitisme :

      https://seenthis.net/messages/337856
      https://seenthis.net/messages/580647
      https://seenthis.net/messages/603396
      https://seenthis.net/messages/604402
      https://seenthis.net/messages/606801
      https://seenthis.net/messages/690067
      https://seenthis.net/messages/700966
      https://seenthis.net/messages/716567
      https://seenthis.net/messages/718335
      https://seenthis.net/messages/719714


  • Eurovision’s demands should serve as wake-up call for Israel - Haaretz Editorial - Israel News | Haaretz.com

    https://www.haaretz.com/opinion/editorial/eurovision-s-demands-should-serve-as-wake-up-call-for-israel-1.6450815

    In a different time, the demands of the European Broadcasting Union, the organizer of the Eurovision Song Contest, would have been received in Israel with a shrug, as self-evident.
    To really understand Israel and the Palestinians - subscribe to Haaretz
    According to a report by the Israel Television News Corporation, the broadcasting union is asking for an Israeli authority, preferably the prime minister, to promise that Israel will grant entry visas for the event regardless of applicants’ political opinions; that visitors be able to tour the country regardless of their political opinions, religion or sexual orientation; that there be freedom of the press and complete freedom of expression for all participants; that there be no religious restrictions on rehearsals on Saturday; and that Israel’s public broadcasting company, Kan, be given complete independence in editing the broadcasts.

    • D’après cet article de Haaretz :
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-eurovision-organizers-set-conditions-for-contest-to-be-held-in-isr

      1) l’Eurovision demande qu’israel s’engage par écrit à laisser entrer tous les spectateurs, quelque soient leurs opinions (y compris s’ils soutiennent BDS), donc critique les nouvelles pratiques de sélection à l’entrée du pays sur des bases politiques

      2) l’Eurovision demande une complète liberté d’expression et de circulation pour les participants, les délégations et la presse

      3) l’Eurovision demande que les répétitions aient lieu le samedi (shabbat)

      4) plusieurs membres du gouvernement appellent Netanyahu à refuser ces conditions

      5) la télé israélienne demande une rallonge financière du ministère des finances qui pour l’instant refuse

      #Palestine #Eurovision #BDS #Boycott_culturel

    • BDS success stories
      More than the achievements of the economic, academic and cultural boycott, BDS has succeeded in undermining the greatest asset of Israeli public diplomacy: Israel’s liberal and democratic image in the world.
      Gideon Levy | Sep. 5, 2018 | 11:16 PM
      https://www.haaretz.com/opinion/.premium-bds-success-stories-1.6455621

      Gilad Erdan is a great success story of the boycott, divestment and sanctions movement, as is the Strategic Affairs Ministry that he heads. So is the anti-boycott law. Every human rights activist who is expelled from Israel or questioned at Ben-Gurion International Airport is a BDS success story. The European Broadcasting Union’s letter is another success of the global movement to boycott Israel.

      More than Lana Del Rey canceling her visit, more than SodaStream moving its factory from the West Bank to the Negev and more than the achievements of the economic, academic and cultural boycott, BDS has succeeded in a different area, effortlessly and perhaps unintentionally. It has undermined the greatest asset of Israeli public diplomacy: Israel’s liberal and democratic image in the world. It was the European Broadcasting Union, of all things, a nonpolitical organization, very far from BDS, that best described the extent of the damage to Israel: The organization compared Israel to Ukraine and Azerbaijan in the conditions it set for these countries to host the Eurovision Song Contest.

      Ukraine and Azerbaijan, which no one seriously considers to be democracies, in the same breath as Israel. This is how the Eurovision organizers see Israel.

      The song contest was held in Jerusalem twice before, and no one thought to set conditions to guarantee the civil liberties of participants. Now it is necessary to guarantee, in advance and in writing, what is self-evident in a democracy: freedom of entry and freedom of movement to everyone who comes for the competition.

      In Israel, as in Ukraine and Azerbaijan, this is no longer self-evident. In the 13 years since it was founded, the BDS movement couldn’t have dreamed of a greater triumph.

      The main credit, of course, goes to the Israeli government, which in declaring war on BDS and made a great contributions to the movement. With a commander like Erdan, who is outraged over the interference with the “laws of a democratic state” and doesn’t understand how grotesque his words are, and with a ministry that is nothing but an international thought police, the government is telling the world: Israel isn’t what you thought. Did you think for years that Israel was a liberal democracy? Did you close your eyes to the goings-on in its backyard? Did you think the occupation was separate from the state, that it could be maintained in a democracy, that it was surely temporary and would be over momentarily? That at least sovereign Israel is part of the West? Well, you were wrong.

      The government has torn off the mask. Not only BDS, but all supporters of human rights, should be grateful to it. The war on BDS, a legitimate, nonviolent protest movement, has dragged Israel into new territory. Omar Barghouti and his colleagues can rub their hands together in satisfaction and pride. They have begun to dismantle the regime inside Israel as well. No democracy has a strategic affairs ministry that spies on critics of the state and its government worldwide and draws up blacklists of people who are banned from entry on account of their worldview or political activities. No democracy asks its guests for their opinions at its borders, as a condition for entry. No democracy searches its visitors’ computers and their lifestyles when they enter and leave. Perhaps Ukraine and Azerbaijan do, Turkey and Russia too.

      It could have, and should have, been argued previously as well that Israel did not deserve to be seen as democracy, on account of the occupation. But now Israel has crossed the line. It hasn’t erased only the Green Line, it has begun to the task of annexation, including a gradual westward movement of the regime in the West Bank. The gap between the two regimes, in the occupied territories and in Israel, is still huge, but laws passed in recent years have narrowed it.

      The state’s fancy display window, with all the bright neon and rustling cellophane of freedom and equality; of Arab MKs and pharmacists; gay-friendly, with a vibrant night life and all the other shiny objects, is beginning to crack. The Eurovision organizers recognize this.


  • Réfugiés palestiniens – Soutien à l’action de l’UNRWA (03.09.18) - France-Diplomatie - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/la-france-a-l-onu/evenements-et-actualites-lies-aux-nations-unies/actualites/article/refugies-palestiniens-soutien-a-l-action-de-l-unrwa-03-09-18

    La France regrette vivement la décision des États-Unis d’arrêter de contribuer au financement de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

    La France rappelle son attachement à l’UNRWA, dont les services aux plus de 5 millions de réfugiés palestiniens sont indispensables à la stabilité locale et régionale.

    La France rappelle que la question des réfugiés palestiniens et de leur droit au retour relève du statut final et ne pourra être déterminée que dans le cadre de négociations entre les parties.

    Il est essentiel que la communauté internationale reste mobilisée afin de permettre à l’UNRWA de mener à bien ses missions de façon pérenne et de poursuivre ses réformes. La France a accru cette année sa contribution et étudie de nouvelles possibilités de soutiens financiers, en particulier pour des actions en faveur de l’éducation.

    #Franceregrette


  • Kerry reveals details of Assad’s secret letter to Netanyahu in 2010 - Israel News - Haaretz.com

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-kerry-reveals-details-of-secret-2010-assad-netanyahu-letter-1.6448

    WASHINGTON – Syrian President Bashar Assad sent U.S. President Barack Obama a secret proposal for peace with Israel in 2010, which was also shared with Prime Minister Benjamin Netanyahu, former Secretary of State John Kerry writes in his new memoir published Tuesday.
    According to Kerry, Netanyahu found the proposal “surprising” because it showed that Assad was willing to make more concessions than in previous negotiations.
    The letter was drafted by Assad a year before the start of Syria’s civil war; Syria and Israel did engage in American-mediated negotiations up until early 2011, but eventually did not reach any agreements or understandings.


  • Turkey must release prisoners to mend ties with EU, German FM says - Turkey - Haaretz.com

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/turkey/turkey-must-release-prisoners-to-mend-ties-with-eu-german-fm-says-1.6434480

    Turkey cannot revive its strained relationship with the European Union until it frees German citizens it has detained, Germany’s foreign minister said on Friday as his Turkish counterpart called for a fresh start with the bloc.
    Turkey, which has had awkward relations with Europe for several years, is seeking to mend them at a time when its currency has been falling and its ties with the United States have sharply deteriorated.
    Germany says 50 of its citizens are being held in Turkish prisons following a crackdown after a failed coup in July 2016. Only seven have been charged. Another 35 are blocked from leaving the country.


  • BDS: how a controversial non-violent movement has transformed the Israeli-Palestinian debate | News | The Guardian

    Israel involvment in anti-BDS activities in foreing countries

    https://www.theguardian.com/news/2018/aug/14/bds-boycott-divestment-sanctions-movement-transformed-israeli-palestini

    The Ministry of Strategic Affairs has outsourced much of its anti-BDS activity in foreign countries, helping to establish and finance front groups and partner organisations, in an attempt to minimise the appearance of Israeli interference in the domestic politics of its allies in Europe and the US. Kuper said that anti-BDS groups were now “sprouting like mushrooms after the rain”. He and a number of other former intelligence and security officials are members of one of them, Kella Shlomo, described as a “PR commando unit” that will work with and receive tens of millions of dollars from the Ministry of Strategic Affairs. In 2016, Israel’s embassy in London sent a cable to Jerusalem complaining that the strategic affairs ministry was endangering British Jewish organisations, most of which are registered as charities and forbidden from political activity: “‘operating’ Jewish organisations directly from Jerusalem … is liable to be dangerous” and “could encounter opposition from the organisations themselves, given their legal status; Britain isn’t the US!” Last year, al-Jazeera aired undercover recordings of an Israeli official working out of the London embassy, who described being asked by the Ministry of Strategic Affairs to help establish a “private company” in the UK that would work for the Israeli government and in liaison with pro-Israel groups like Aipac.

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  • Le documentaire Ghost Hunting représentera la Palestine aux Oscars
    Le courrier de l\’Atlas / Par Nadir Dendoune / le jeudi 30 août 2018
    https://www.lecourrierdelatlas.com/cinema-le-documentaire-ghost-hunting-representera-la-palestine-a

    La nouvelle est tombée ce jeudi 30 août au matin. « Ghost Hunting » du réalisateur Raed Andoni représentera la Palestine aux oscars 2019 dans la catégorie du meilleur film étranger. L’an passé, c’était « Wajib » d’Annemarie Jacir qui avait été choisi.

    Huit ans après l’excellent « Fix Me », le cinéaste palestinien Raed Andoni revient avec « Ghost Hunting », Prix du meilleur documentaire à Berlin en 2017.

    Dans « Ghost Hunting », le réalisateur reconstitue dans un hangar de Ramallah un centre d’interrogatoire israélien. A travers des jeux de rôle, d’anciens détenus vont revivre leur détention y compris les mauvais traitements.(...)


  • La chanteuse américaine Lana Del Rey annule un concert en Israël - Le Point - Publié le 31/08/2018 à 21:52 | AFP
    http://www.lepoint.fr/culture/la-chanteuse-americaine-lana-del-rey-annule-un-concert-en-israel-31-08-2018-

    © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Theo Wargo

    La chanteuse américaine Lana Del Rey a annoncé vendredi l’annulation d’un concert prévu en Israël, la justifiant par le fait qu’elle n’avait pas eu le temps d’organiser, dans le même temps, un concert en « Palestine ».

    La venue prochaine en Israël de la jeune femme avait donné lieu à une campagne pro-palestinienne pour l’annulation de sa performance.

    « C’est important pour moi de chanter à la fois en Palestine et en Israël et traiter tous mes fans de la même façon », a déclaré sur son compte Twitter l’artiste de 33 ans, connue pour sa pop baroque mélancolique.

    « Malheureusement, il n’a pas été possible d’aligner les deux visites par manque de temps, et donc je reporte ma performance au Meteor Festival à un moment où je pourrais planifier des visites à la fois pour mes fans israéliens et palestiniens », a-t-elle ajouté.

    La chanteuse avait initialement indiqué qu’elle participerait au festival, qui doit se tenir en septembre dans le nord d’Israël.

    « La musique est universelle et devrait être utilisée pour unir les gens », avait dit la chanteuse le 19 août sur Twitter.

    Réagissant à l’annulation du concert, Meteor Festival a indiqué, da façon ironique : « nous apprécions vraiment la façon dont elle a utilisé Meteor pour s’attirer l’attention de la presse ».

    Une pétition du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui lutte contre l’occupation des territoires palestiniens, avait appelé la chanteuse à annuler son concert en Israël, en affirmant que sa musique allait servir à occulter « les flagrantes violations des droits de l’Homme » israéliennes.

    La pétition a recueilli plus de 14.500 signatures.

    #BDS


  • Turkey connecting Syria’s al-Bab to its power supply
    http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2018/08/syria-al-bab-turkey-electricity-support.html

    Delegates from the Turkey’s State Electricity Generating Company, on Aug. 19 visited the local council for the city of al-Bab, in the opposition-held northeastern Aleppo countryside. The delegates then toured the city to conduct a study to develop a plan to supply it with electricity in agreement with the local council.

    The inspection tour was scheduled to continue throughout August, with the aim of assessing the status of the city’s existing electricity network infrastructure and determining the requirements for its restoration.

    Suite d’une longue série de mesures visant à l’annexion de ce gros bourg entre Alep et la frontière turque.

    #syrie


  • Islamic Jihad’s challenge to Hamas in Gaza

    https://www.alaraby.co.uk/english/indepth/2018/8/31/islamic-jihad-vs-hamas-in-gaza

    While Hamas has become synonymous with the Gaza Strip in the years since its 2006 election victory and subsequent routing of rival Fatah from the coastal enclave in internecine fighting a year later, one of Hamas’ lesser-known peers has largely escaped notice amid clashes between Hamas and Israel.

    Palestinian Islamic Jihad, or PIJ, shares with Hamas the fundamental objective of fighting Israel. PIJ, however, has felt freer to launch attacks responding to Israel’s ongoing blockade because, unlike Hamas, PIJ has no role in governing Gaza or rebuilding it in the event of the all-but-guaranteed Israeli counterattacks.

    As tensions between Hamas and Israel increase, PIJ may prove the wildcard that triggers yet another war in Gaza.

    At first glance, PIJ would appear a sideshow to Hamas. PIJ has only a few thousand fighters, compared with the tens of thousands in the Hamas ranks, and much of PIJ’s arsenal comprises cheap, simple rockets. Even so, these limitations have rarely prevented PIJ from striking Israel over the past two decades. In 2002, a PIJ car bomb in the Israeli city of Afula killed seventeen and injured thirty-eight. In 2012, PIJ rockets reached as far as Tel Aviv, Israel’s second-largest city and the heart of its economy.

    In fact, PIJ’s smaller size may allow it to act without attracting the public scrutiny that greets Hamas attacks on Israel.

    “Since Hamas is the primary ’culprit’ - in the eyes of Israel - there is less attention, media and otherwise, on PIJ and PIJ might feel more free to initiate a conflict,” Mia Swart, a nonresident fellow at the Brookings Doha Center, told The New Arab.


  • Hacking a Prince, an Emir and a Journalist to Impress a Client - The New York Times

    With Israel help

    https://www.nytimes.com/2018/08/31/world/middleeast/hacking-united-arab-emirates-nso-group.html?imp_id=299442091&action=click&m

    The lawsuits also shed new light on the political intrigues involving Israel and the Persian Gulf monarchies, which have increasingly turned to hacking as a favorite weapon against one another.
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    The NSO Group’s actions are now at the heart of the twin lawsuits accusing the company of actively participating in illegal spying.CreditDaniella Cheslow/Associated Press
    The U.A.E. does not recognize Israel, but the two appear to have a growing behind-the-scenes alliance. Because Israel deems the spyware a weapon, the lawsuits note, the NSO Group and its affiliates could have sold it to the Emirates only with approval by the Israeli Defense Ministry.

    Leaked emails submitted in the lawsuits show that the U.A.E. signed a contract to license the company’s surveillance software as early as August 2013.
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    A year and a half later, a British affiliate of the NSO Group asked its Emirati client to provide a sixth payment of $3 million under the original contract, suggesting a total licensing fee of at least $18 million over that period.

    An update the next year was sold through a different affiliate, based in Cyprus, at a cost of $11 million in four installments, according to leaked invoices.

    Tensions between the U.A.E. and its neighbor Qatar reached a boil in 2013 over a struggle for power in Egypt. Qatar had allied itself with the Egyptian Islamist movement that won the elections after the Arab Spring. Then the U.A.E. backed a military takeover that cast the Islamists into prison instead.

    In the escalating feud, each side accused the other of cyberespionage. Hackers broke into the email accounts of two outspoken opponents of Qatar — the Emirati ambassador to Washington, Yousef al-Otaiba, and an American Republican fund-raiser who does business with the U.A.E., Elliott Broidy. Mr. Broidy has filed a separate lawsuit accusing Qatar and its Washington lobbyists of conspiring to steal and leak his emails.

    Other hackers briefly took over the website of the Qatari news service to post a false report of an embarrassing speech by the emir to damage him, and later leaked Qatari emails exposing awkward details of Qatari negotiations over the release of a royal hunting party kidnapped in Iraq. Allies of Qatar blamed the Emiratis.

    The leaked emails disclosed in the new lawsuits may also have been stolen through hacking. Lawyers involved said the documents were provided by a Qatari journalist who did not disclose how he had obtained them.

    The messages show that the Emiratis were seeking to intercept the phone calls of the emir of Qatar as early as 2014.
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    But the Emirati target list also included Saudi Arabia. In the email discussions about updating the NSO Group’s technology, the Emiratis asked to intercept the phone calls of a Saudi prince, Mutaib bin Abdullah, who was considered at the time to be a possible contender for the throne.

    The Emiratis have been active promoters of Prince Mutaib’s younger rival, Crown Prince Mohammed bin Salman. Last year, the crown prince removed Prince Mutaib from his role as minister of the national guard and ordered his temporary detention in connection with corruption allegations.

    In a telephone interview, Prince Mutaib expressed surprise that the Emiratis had attempted to record his calls.

    “They don’t need to hack my phone,” he said. “I will tell them what I am doing.”

    According to the emails, the Emiratis also asked to intercept the phone calls of Saad Hariri, who is now prime minister of Lebanon.

    Mr. Hariri has sometimes been accused of failing to push back hard enough against Hezbollah, the powerful Lebanese movement backed by Iran. Last year, the U.A.E.’s Saudi ally, Crown Prince Mohammed, temporarily detained Mr. Harari in Riyadh, the Saudi capital, and forced him to announce his resignation as prime minister. (He later rescinded the announcement, and he remains prime minister.)

    Mr. Alkhamis, who resigned in 2014 as the editor of the London-based newspaper Al Arab, called the surveillance of his phone calls “very strange” but not unexpected, since he had published “sensitive” articles about Persian Gulf politics.

    The U.A.E.’s use of the NSO Group’s spyware was first reported in 2016. Ahmed Mansoor, an Emirati human rights advocate, noticed suspicious text messages and exposed an attempt to hack his Apple iPhone. The U.A.E. arrested him on apparently unrelated charges the next year and he remains in jail.


  • « SAMOUNI ROAD de Stefano SAVONA » Sortie nationale au cinéma le 7 novembre - AURDIP - 28 août 2018
    http://www.aurdip.fr/samouni-road-de-stefano-savona.html

    Documentaire, Animation de Stefano SAVONA
    2018 - 116mn - VO / Tous publics

    Sortie nationale le 7 novembre prochain.

    L’Oeil d’Or - Prix du Meilleur documentaire - Cannes 2018 / Quinzaine des Réalisateurs 2018

    SYNOPSIS

    Dans la périphérie rurale de la ville de Gaza, la famille Samouni s’apprête à célébrer un mariage. C’est la première fête depuis la dernière guerre. Amal, Fouad, leurs frères et leurs cousins ont perdu leurs parents, leurs maisons et leurs oliviers. LE quartier où ils habitent est en reconstruction. Ils replantent des arbres et labourent les champs, mais une tâche plus difficile encore incombe à ces jeunes survivants : reconstruire leur propre mémoire. Au fil de leurs souvenirs, Samouni Road dresse un portrait de cette famille avant, pendant et après l’événement qui a changé leur vie à jamais.


  • Egypt Political figures arrested over Eid holiday interrogated about political views, affiliations | MadaMasr

    Escalade de la répression en Egypte où Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendrait bientôt

    https://www.madamasr.com/en/2018/08/29/feature/politics/political-figures-arrested-over-eid-holiday-interrogated-about-political-v

    In interrogations held on Monday and Tuesday, five of the seven political figures arrested over the Eid holiday were questioned about their views on and relationship to prominent political groups and events in Egypt’s post-2011 political landscape.

    On Monday, Supreme State Security Prosecution conducted preliminary interrogations with former ambassador Masoum Marzouk, university professor Yehia al-Qazzaz, economist Raed Salama and activist Nermeen Hussein, all of which will continue next Monday, according to lawyer Khaled Ali.

    Activist Sameh Seoudi’s questioning took place on Tuesday, Arabic Network for Human Rights Information (ANHRI) lawyer Ahmed Abdel Latif told Mada Masr on Wednesday. The sessions will be resumed next Saturday.

    The two remaining defendants in the case, university professor Abdel Fattah Saeed al-Banna and activist Amr Mohamed, are being interrogated today.


  • The U.S. is wrong about the Muslim Brotherhood — and the Arab world is suffering for it - The Washington Post

    By Jamal Khashoggi
    August 28 at 3:26 PM

    https://www.washingtonpost.com/news/global-opinions/wp/2018/08/28/the-u-s-is-wrong-about-the-muslim-brotherhood-and-the-arab-world-is-

    During the Obama presidency, the U.S. administration was wary of the Muslim Brotherhood, which had come to power in Egypt after the country’s first-ever free elections. Despite his declared support for democracy and change in the Arab world in the wake of the Arab Spring, then-President Barack Obama did not take a strong position and reject the coup against President-elect Mohamed Morsi. The coup, as we know, led to the military’s return to power in the largest Arab country — along with tyranny, repression, corruption and mismanagement.

    That is the conclusion that David D. Kirkpatrick arrives at in his excellent book “Into the Hands of the Soldiers,” which was released this month. A former Cairo bureau chief for the New York Times, Kirkpatrick gives a sad account of Egypt’s 2013 coup that led to the loss of a great opportunity to reform the entire Arab world and allow a historic change that might have freed the region from a thousand years of tyranny.

    • During the Obama presidency, the U.S. administration was wary of the Muslim Brotherhood, which had come to power in Egypt after the country’s first-ever free elections. Despite his declared support for democracy and change in the Arab world in the wake of the Arab Spring, then-President Barack Obama did not take a strong position and reject the coup against President-elect Mohamed Morsi. The coup, as we know, led to the military’s return to power in the largest Arab country — along with tyranny, repression, corruption and mismanagement.

      That is the conclusion that David D. Kirkpatrick arrives at in his excellent book “Into the Hands of the Soldiers,” which was released this month. A former Cairo bureau chief for the New York Times, Kirkpatrick gives a sad account of Egypt’s 2013 coup that led to the loss of a great opportunity to reform the entire Arab world and allow a historic change that might have freed the region from a thousand years of tyranny.

      The United States’s aversion to the Muslim Brotherhood, which is more apparent in the current Trump administration, is the root of a predicament across the entire Arab world. The eradication of the Muslim Brotherhood is nothing less than an abolition of democracy and a guarantee that Arabs will continue living under authoritarian and corrupt regimes. In turn, this will mean the continuation of the causes behind revolution, extremism and refugees — all of which have affected the security of Europe and the rest of the world. Terrorism and the refugee crisis have changed the political mood in the West and brought the extreme right to prominence there.

      There can be no political reform and democracy in any Arab country without accepting that political Islam is a part of it. A significant number of citizens in any given Arab country will give their vote to Islamic political parties if some form of democracy is allowed. It seems clear then that the only way to prevent political Islam from playing a role in Arab politics is to abolish democracy, which essentially deprives citizens of their basic right to choose their political representatives.

      Shafeeq Ghabra, a professor of political science at Kuwait University, explains the problem in this way: “The Arab regimes’ war on the Brotherhood does not target the movement alone, but rather targets those who practice politics, who demand freedom and accountability, and all who have a popular base in society.” A quick look at the political degradation that has taken place in Egypt since the military’s return to power confirms what Ghabra says. President Abdel Fatah al-Sissi’s regime has cracked down on the Islamists and arrested some 60,000 of them. Now it has extended its heavy hand against both secular and military figures, even those who supported him in the coup. In today’s Egypt, political life is totally dead.

      It is wrong to dwell on political Islam, conservatism and identity issues when the choice is between having a free society tolerant of all viewpoints and having an oppressive regime. Five years of Sissi’s rule in Egypt makes this point clear.

      There are efforts here in Washington, encouraged by some Arab states that do not support freedom and democracy, to persuade Congress to designate the Muslim Brotherhood as a terrorist organization. If they succeed, the designation will weaken the fragile steps toward democracy and political reform that have already been curbed in the Arab world. It will also push backward the Arab countries that have made progress in creating a tolerant environment and allowing political participation by various components of society, including the Islamists.

      Islamists today participate in the parliaments of various Arab countries such as Kuwait, Jordan, Bahrain, Tunisia and Morocco. This has led to the emergence of Islamic democracy, such as the Ennahda movement in Tunisia, and the maturing of democratic transformation in the other countries.

      The coup in Egypt led to the loss of a precious opportunity for Egypt and the entire Arab world. If the democratic process had continued there, the Muslim Brotherhood’s political practices could have matured and become more inclusive, and the unimaginable peaceful rotation of power could have become a reality and a precedent to be followed.

      The Trump administration always says it wants to correct Obama’s mistakes. It should add his mishandling of Arab democracy to its list. Obama erred when he wasted the precious opportunity that could have changed the history of the Arab world, and when he caved to pressure from Saudi Arabia and the United Arab Emirates, as well as from members of his own administration. They all missed the big picture and were governed by their intolerant hatred for any form of political Islam, a hatred that has destroyed Arabs’ choice for democracy and good governance.

      #Frères_musulmans #USA #Egypte


  • Lobby israélien aux Etats-Unis, le documentaire interdit,

    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, septembre 2018)

    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/09/GRESH/59047

    À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

    Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

    Créé en (...)

    • Lobby israélien, le #documentaire interdit

      Une enquête menée par la chaîne qatarie #Al-Jazira dévoile les méthodes des groupes de pression américains favorables à Israël. Mais, soucieux de ne pas s’aliéner ces organisations dans son contentieux avec l’Arabie saoudite, le Qatar a gelé la diffusion du reportage.

      À l’écran, il a tout du parfait gentleman. Malgré sa dégaine d’étudiant, James Anthony Kleinfeld, jeune Britannique juif bien sous tous rapports, diplômé de la prestigieuse université d’Oxford, parlant six langues, dont le néerlandais et le yiddish, s’orientant sans difficulté dans les arcanes des conflits au Proche-Orient, trouverait facilement sa place dans les bureaux d’un ministère des affaires étrangères occidental ou d’un think tank renommé. Pour l’heure, il a d’autres desseins : s’investir dans les organisations américaines favorables à Israël. Il est recruté par The Israel Project (TIP), qui s’occupe de soigner l’image d’Israël dans les médias. Accueilli à bras ouverts du fait de ses compétences, il côtoie durant cinq mois le gratin des responsables d’associations engagées dans la défense inconditionnelle d’Israël, notamment du puissant lobby pro-israélien aux États-Unis, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) (1). Il fraie avec eux dans les cocktails, congrès, conventions, stages de formation pour militants, se liant avec les uns et les autres. Avenant, chaleureux, efficace, il gagne la confiance de ses interlocuteurs, qui lui parlent à cœur ouvert, laissant au vestiaire la langue de bois et les « éléments de langage » convenus. Et leurs confidences sont explosives.

      Comment influence-t-on le Congrès ? « Les membres du Congrès ne font rien si on ne fait pas pression sur eux, et la seule manière, c’est l’argent. » Comment combat-on les militants favorables aux droits des Palestiniens sur les campus universitaires ? « Avec les anti-Israéliens, le plus efficace est de faire des recherches sur eux, que vous mettez en ligne sur un site Web anonyme et que vous diffusez par des annonces ciblées sur Facebook. » Avec une candeur d’autant plus grande qu’ils croient s’épancher auprès d’un ami, les interlocuteurs de Kleinfeld admettent qu’ils se livrent à des opérations d’espionnage de citoyens américains, avec l’aide du ministère des affaires stratégiques israélien.

      Créé en 2006, ce dernier dépend directement du premier ministre Benyamin Netanyahou. L’une de ses responsables confie : « Nous sommes un gouvernement qui travaille sur un territoire étranger et nous devons être très, très prudents. » En effet, car certaines de ces actions pourraient se révéler passibles des tribunaux américains.

      À la fin du stage de « Tony », M. Eric Gallagher, son chef à TIP, se montre si satisfait de ses services qu’il lui propose de l’embaucher. « J’adorerais que tu viennes travailler pour moi. J’ai besoin de quelqu’un qui a l’esprit d’équipe, qui travaille dur, qui est passionné, curieux, bien formé, qui parle bien, qui a beaucoup lu. Tu es tout cela. »Mais son poulain refuse. Car, on l’aura deviné, il n’est pas tout à fait celui qu’il prétend être, même si ses diplômes et ses compétences ne sont pas contestables : il est un infiltré, missionné par la chaîne Al-Jazira, propriété de l’émirat du Qatar, pour réaliser un documentaire sur le lobby pro-israélien. Il a filmé en caméra cachée une partie des confidences qu’il a recueillies et il a réuni, avec d’autres membres d’une équipe dirigée par Phil Rees, de la cellule d’investigation de la chaîne, tous les ingrédients d’une enquête spectaculaire. La diffusion de celle-ci était d’autant plus attendue que, en 2017 déjà, un reportage d’Al-Jazira sur le lobby pro-israélien au Royaume-Uni (2) avait montré les ingérences d’Israël dans les affaires internes d’un pays étranger, et ses tentatives pour faire chuter un ministre considéré comme propalestinien — ce qui avait abouti à des excuses publiques de l’ambassadeur d’Israël à Londres et au retour précipité à Tel-Aviv d’un diplomate de haut rang.

      On pouvait donc s’attendre à un événement médiatique, avec ses démentis outragés et ses violentes polémiques. Mais non : la diffusion, programmée pour début 2018, a été reportée sine die, sans explications officielles. On a fini par apprendre, grâce à des articles dans la presse juive américaine (3), que le documentaire ne passerait pas, ce qu’a confirmé Clayton Swisher, directeur de la cellule d’investigation de la chaîne, dans un article où il regrettait ce choix ; quelques jours plus tard, la chaîne annonçait qu’il prenait un congé sabbatique (4). L’enquête a été sacrifiée dans la bataille sans merci que se livrent le Qatar d’un côté et l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis de l’autre pour gagner les faveurs de Washington dans le conflit qui les oppose depuis juin 2017 (5). Et quelle meilleure manière de l’emporter que de s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, dont on connaît l’influence sur la politique américaine au Proche-Orient ?

      Pour faire pencher la balance, le Qatar a donc fait « reporter » la diffusion, obtenant en échange le secours inespéré d’une partie de l’aile droite d’un lobby déjà très à droite dans son ensemble. M. Morton Klein, le président de l’Organisation sioniste américaine (ZOA), un proche de M. Stephen Bannon, ancien conseiller du président Donald Trump, s’est même rendu à Doha et s’est réjoui d’avoir enterré le documentaire (lire « Le Qatar en quête d’amis »). Que de tels groupes, qui accusaient il y a peu le Qatar de financer le Hamas et le terrorisme, aient accepté de virer de bord en échange de la rétention de l’enquête en dit long sur le caractère embarrassant des révélations qu’elle contient.

      Cet enfouissement d’un travail qui a duré plus d’une année a suscité des remous au sein de la chaîne. Certains ont souhaité que ces révélations ne sombrent pas dans les sables mouvants des compromis géopolitiques. C’est la raison pour laquelle nous avons pu voir, grâce à un ami résidant dans le Golfe, les quatre épisodes du documentaire, de cinquante minutes chacun, dans leur version presque définitive.

      Ce qui frappe au visionnage, c’est la fébrilité qui a saisi le lobby depuis quelques années, due à une peur sourde de perdre son influence. Comment l’expliquer, alors que le soutien à Israël est massif aux États-Unis et que les élus des deux partis, républicain et démocrate, apportent un appui sans faille à n’importe quelle aventure d’Israël ? L’élection de M. Trump n’a-t-elle pas amené Washington à abandonner toute volonté de jouer les intermédiaires dans le conflit israélo-arabe et à se ranger sans aucun faux-semblant aux côtés du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël ? Sans doute ; mais, dans ce paysage en apparence favorable, un spectre hante le lobby : celui de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

      Ce mouvement lancé en 2005 se propose d’appliquer à Israël les méthodes non violentes qui ont fait leurs preuves contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Il a connu un essor sur les campus américains. Mais faut-il vraiment s’en alarmer, s’interroge M. David Brog, directeur des affaires stratégiques de Chrétiens unis pour Israël (CUFI) et directeur exécutif de la Maccabee Task Force, l’un des groupes qui combattent BDS ? « Israël est la “start-up nation”. Il reçoit plus d’investissements étrangers qu’à n’importe quel autre moment de son histoire. Alors pourquoi ne pas se calmer, comprendre que BDS ne vaut rien et l’ignorer ? » Il insiste : « Je ne pense pas que BDS ait jamais eu pour objectif que les universités retirent leurs investissements en Israël. En ce qui concerne l’argent, nous n’avons pas d’inquiétude à avoir ; mais les efforts déployés pour creuser un fossé entre nous, qui aimons Israël, et la génération montante, sont préoccupants. Parmi les jeunes nés après l’an 2000 et les étudiants, on en arrive au point où la majorité est plus favorable aux Palestiniens qu’aux Israéliens. » M. Jacob Baime, directeur exécutif de l’Israel on Campus Coalition, un groupe d’organisations qui emploie plus d’une centaine de personnes pour lutter contre BDS dans les universités, s’inquiète : « La seule chose que tous les membres du Congrès, tous les présidents, tous les ambassadeurs ont en commun est le fait d’avoir passé du temps sur les campus, et c’est durant cette période qu’ils ont été formés. » Seront-ils encore demain des « amis d’Israël » ?

      Discréditer le messager

      Un élément supplémentaire alarme le lobby. Le soutien à Israël a toujours transcendé les clivages entre démocrates et républicains. N’est-ce pas M. Barack Obama qui, quelques mois avant la fin de son mandat, a fait voter une aide inconditionnelle de 38 milliards de dollars (33 milliards d’euros) à Israël sur dix ans, en dépit de ses relations détestables avec M. Netanyahou ? Mais le paysage politique se transforme, et le ralliement inconditionnel du lobby à M. Trump réduit sa base, qui se résume de plus en plus au Parti républicain et à la droite évangélique. M. David Hazony, ancien directeur de The Tower Magazine et membre influent de TIP, le reconnaît dans le documentaire : « Le boycott immédiat d’Israël, ce n’est pas un problème. Le plus gros problème, c’est le Parti démocrate, les partisans de Bernie Sanders, tous ces anti-Israéliens qu’ils amènent dans le Parti démocrate. Être pro-israélien ne relèvera bientôt plus d’un consensus bipartisan, et chaque fois que la présidence changera, la politique à l’égard d’Israël risquera de changer. C’est une chose dangereuse pour Israël. C’est cela qui est en jeu dans la bataille sur les campus. » Ce que confirme John Mearsheimer, coauteur d’un célèbre livre (6) sur le lobby, dont les commentaires ponctuent le documentaire. Il constate que, désormais, le soutien à Israël croît au Parti républicain alors qu’il diminue au Parti démocrate : « Il y a une différence substantielle entre les deux partis. »

      Comment contrer cette évolution ? En engageant un débat politique ? Difficile, alors que, depuis l’échec des accords d’Oslo, signés en 1993, Israël est dirigé par des partis d’extrême droite qui refusent toute solution diplomatique. Il ne peut être question de discuter du sort des Palestiniens, de l’avenir des colonies ou du drame de Gaza. Et le ralliement du lobby à M. Netanyahou et à M. Trump est peu propice à susciter l’enthousiasme des étudiants américains. Le journaliste Max Blumenthal fait remarquer (Twitter, 15 février 2018) que c’est cette tactique du refus de la discussion que le lobby déploie au sujet du documentaire d’Al-Jazira : assimiler le journalisme d’investigation à de l’espionnage ; discréditer la chaîne en la réduisant à son propriétaire, le Qatar ; affirmer que le sujet est le « lobby juif », et non le soutien à Israël. Et ainsi éviter toute discussion sur le fond des révélations et sur la politique israélienne.

      Directeur exécutif du Comité d’urgence pour Israël (ECI), M. Noah Pollak synthétise la ligne adoptée face aux critiques : « Pour discréditer le message, il faut discréditer le messager. Quand vous évoquez BDS, vous devez dire que c’est un groupe qui prône la haine, la violence contre les civils. C’est-à-dire qu’il soutient le terrorisme. » Et, bien sûr, qu’il est antisémite. L’organisation Voix juives pour la paix (JVP) ? Il préfère l’appeler « Voix juives pour le Hamas »… Mais il reste optimiste, car, comme il l’explique à « Tony », la majorité des Américains reste favorable à Israël, alors qu’au Royaume-Uni « c’est de la haine pure. Vous avez laissé la moitié de ces Pakistanais de m… s’installer chez vous ».

      Pour « discréditer le messager », il faut accumuler des informations variées, qui vont de sa vie privée à ses activités professionnelles, en passant par ses convictions politiques. Le lobby pro-israélien a instauré ces dernières années un réseau d’espionnage. « Nos opérations de recherche,s’enorgueillit M. Baime, disposent d’une technologie de pointe. Quand je suis arrivé, il y a quelques années, notre budget était de quelques milliers de dollars ; il est aujourd’hui de 1,5 million, sans doute 2. Je ne sais même pas ; c’est énorme. » Mais ses amis et lui tiennent à rester « invisibles » : « Nous faisons cela de manière sécurisée et anonyme ; c’est la clé. »

      Parmi les groupes les plus redoutés par les militants favorables aux droits des Palestiniens figure Canary Mission (7), dont le financement, les membres et le fonctionnement restent secrets. Une journaliste proche du lobby explique son rôle : « Ceux qui le haïssent, ceux qui sont visés parlent de “liste noire”. Vous avez des noms, des étudiants et des professeurs d’université, des organisations qui ont des liens avec le terrorisme ou avec des terroristes qui ont appelé à la destruction de l’État juif. » Le site de l’organisation résume ainsi son objectif : « Assurez-vous que les radicaux d’aujourd’hui ne deviendront pas vos employés demain. » Surplombant la biographie de chaque victime clouée au pilori, ce slogan : « Si vous êtes raciste, le monde doit le savoir. »
      Kleinfeld a réussi à remonter à son fondateur et financier, M. Adam Milstein, président du Conseil israélien américain (IAC), condamné à une peine de prison pour fraude fiscale en 2009, ce qui ne l’a pas empêché de poursuivre ses activités du fond de sa cellule. Il expose au jeune homme sa philosophie : « Tout d’abord, mener des enquêtes sur eux [les militants favorables à la Palestine].. Quel est leur projet ? S’attaquer aux Juifs parce que c’est facile, parce que c’est populaire. Nous devons les démasquer pour ce qu’ils sont : des racistes, des gens hostiles à la démocratie. Nous devons les mettre sur la défensive. »

      Plusieurs étudiants témoignent des risques qu’ils encourent. Mme Summer Awad, qui a participé à la campagne pour les droits des Palestiniens à Knoxville (Tennessee), raconte comment elle a été harcelée sur Twitter, comment « ils » ont mis en ligne des informations à son sujet datant de plus de dix ans : « Ils creusent et creusent encore. Quelqu’un a contacté mon employeur et lui a demandé de me licencier, en le menaçant de le dénoncer comme antisémite s’il n’obtempérait pas. » Ces méthodes de délation peuvent signifier une mise à mort professionnelle ou, pour un étudiant, compliquer la recherche d’un emploi à la fin de son cursus. Certains des accusés ont donc envoyé des « messages de repentir » qui sont publiés dans une rubrique spéciale du site de Canary Mission (8) en échange du retrait de leur nom de la liste noire : des « aveux » anonymisés dans lesquels ils expliquent qu’ils ont été « trompés » et qui ressemblent à ceux arrachés aux suspects de sympathies communistes du temps du maccarthysme aux États-Unis dans les années 1950, ou dans les régimes autoritaires aujourd’hui. « C’est la guerre psychologique. Ils sont terrifiés, se réjouit M. Baime. Soit ils la ferment, soit ils passent leur temps à faire des recherches [sur les accusations portées contre eux] au lieu d’attaquer Israël. C’est très efficace. » Un autre interlocuteur de « Tony » regrette cependant que « diffamer quelqu’un en le traitant d’antisémite n’ait plus le même impact ».

      Ces croisades, qui s’appuient sur la récolte de données personnelles de citoyens américains, ne seraient pas possibles sans les moyens accordés par le ministère des affaires stratégiques israélien. Mme Sima Vaknin-Gil, sa directrice générale, le reconnaît lors d’une conférence à l’IAC : « En ce qui concerne la collecte de données, l’analyse de l’information, le travail sur les organisations militantes, la piste de l’argent, c’est quelque chose que seul un pays, avec les ressources dont il dispose, peut faire au mieux. » Elle ajoute : « Le fait que le gouvernement israélien ait décidé d’être un acteur-clé signifie beaucoup, parce que nous pouvons apporter des compétences que ne possèdent pas les organisations non gouvernementales impliquées dans cette affaire. Nous sommes le seul acteur du réseau pro-israélien à pouvoir combler les lacunes. (…) Nous avons le budget, et nous pouvons mettre sur la table des choses bien différentes. » Puis son propos se fait menaçant : « Tous ceux qui ont quelque chose à voir avec BDS doivent s’interroger à deux fois : est-ce que je dois choisir ce camp ou bien l’autre ? »

      Une violation des lois américaines

      Dans ce travail de collecte d’informations, Mme Vaknin-Gil admet : « Nous avons la FDD et d’autres qui travaillent [pour nous]. » La Fondation pour la défense des démocraties (FDD) est un think tank néoconservateur qui a joué ces dernières années un rôle important dans le rapprochement entre les Émirats arabes unis et Israël. Il a participé l’été dernier à la campagne contre le Qatar et contre Al-Jazira, accusée d’être un instrument de déstabilisation régionale. Or, selon la loi américaine, les organisations ou les individus travaillant pour un gouvernement étranger doivent s’enregistrer en tant que tels au ministère de la justice. Ce dernier osera-t-il traîner devant les tribunaux la FDD, qui n’a pas accompli ces démarches ?

      Comme le remarque Ali Abunimah, animateur du site The Electronic Intifada, « si vous aviez un enregistrement d’un haut responsable russe ou iranien, ou même canadien, reconnaissant que son pays mène des opérations clandestines d’espionnage de citoyens américains et utilise pour cela la couverture d’une organisation américaine, ce serait une bombe ! ». Car cette coopération ne se limite pas à la FDD, et nombre des interlocuteurs de Kleinfeld, comme M. Baime, l’admettent sous le sceau de la confidence, même s’ils ajoutent que le sujet est « délicat » et qu’il vaut mieux ne pas s’étendre.

      Le documentaire contient d’autres révélations, comme la manière dont les journalistes américains sont « pris en charge » à Jérusalem par TIP (9), cornaqués, mais aussi alimentés en sujets « clés en main » qu’ils n’ont plus qu’à diffuser aux États-Unis ; ou les pressions exercées sur les médias et les agences de presse pour qu’ils modifient leurs dépêches ou leurs articles…

      Bien que tout semble aujourd’hui sourire à Israël, ses partisans américains, en dépit de tous leurs moyens, sont nerveux. L’avenir leur paraît s’assombrir, y compris dans les milieux les plus susceptibles de les appuyer. Mme Vaknin-Gil l’admet : « Nous avons perdu la génération des Juifs nés après l’an 2000. Leurs parents viennent m’expliquer les difficultés qu’ils rencontrent avec leurs enfants durant des dîners de shabbat. [Les plus jeunes] ne reconnaissent pas l’État d’Israël et ne nous voient pas comme une entité à admirer. »

      #Alain_Gresh
      Directeur du journal en ligne Orient XXI

      #Palestine #BDS


  • Israel Violence from God -

    Amira Hass

    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-violence-from-god-1.6427708

    The IDF spokesman did not miss the target and proved what we have known for a long time. In other words, his employer, the army, is a willing captive of the settlement enterprise and the settlers.
    To really understand Israel and the Middle East - subscribe to Haaretz
    In a response after the attack on six activists from Ta’ayush by about a dozen or more Israelis, (Jews), at the Mitzpeh Yair settlement outpost on the holy Sabbath of the 14th of the Jewish month of Elul, 5778, the IDF spokesman lied twice: “Friction” – that’s what he called the brutal attack, after which four of the victims required treatment in the hospital. He also claimed that the soldiers declared a closed military zone. If they did, the activists didn’t hear it.

    Soldiers evacuating an injured activist after the attack in South Hebron Hills, August 25, 2018.B’Tselem
    There is no group of Israeli Jewish activists that has been and is being exposed to physical attacks by the settlers more than Ta’ayush. For almost 20 years the activists of this left-wing group have been going out to the battlefields: the pastures, fields and orchards that the settlers have their eyes on.


  • Jeremy Corbyn must not back down on Palestine | The Electronic Intifada

    https://electronicintifada.net/content/jeremy-corbyn-must-not-back-down-palestine/25341

    Since his election as Labour leader in 2015, Jeremy Corbyn has faced an unprecedented campaign of vitriol from the combined forces of the Jewish Labour Movement, the Board of Deputies of British Jews, right-wing Labour MPs, and pro-Israel newspapers with mainstream press and broadcast media all too happy to jump on the bandwagon.

    In response there has been an impressive show of solidarity from his supporters. Following days of manufactured outrage over comments made by Peter Willsman – Labour veteran and Corbyn ally – the hashtag #WeAreCorbyn trended at number one in the UK and number three worldwide. (Willsman’s crime: to demand evidence from those denouncing Corbyn for anti-Semitism.)

    This reflexive defense of Corbyn shows the level of respect for his hitherto unwavering commitment to social justice and fighting racism. The invective against him has, however, also prevented any real examination of Corbyn’s positions on Palestine -– positions that are far less radical than often presumed.

    More urgently at the present juncture, save for a few dissenting voices (such as The Electronic Intifada’s Asa Winstanley), he has also escaped opprobrium for manifestly failing to push back against the smear of anti-Semitism and for becoming increasingly apologetic for past solidarity with Palestine.

    This can no longer be allowed to stand. The stakes are much too high.

    Reports suggest Corbyn has capitulated to the demand that Labour incorporate into its Code of Conduct all four of the thus-far resisted “examples” of anti-Semitism devised by the International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA). This is despite Labour’s National Executive Committee (NEC) voting against this in mid-July.

    Ostensibly, a Labour NEC working group is still “consulting” on the issue. However, Corbyn has preempted the final outcome. He has unilaterally announced Labour now has an issue with only “half of one [IHRA] example.” Worryingly, reports suggest Corbyn will seek adoption of the IHRA examples as early as 4 September, conveniently before the Labour Party Conference at the end of the same month.

    These developments reveal the need for an urgent refocusing away from defending Corbyn to the real task at hand: exposing the manufactured anti-Semitism crisis and the IHRA’s assault on the right to criticize Israel.

    Tragically, the fight over the IHRA now looks to have also become a fight against Corbyn.


  • Egypt
    Security forces arrest 4 political activists on 3rd day of Eid holiday | MadaMasr
    https://madamirror.appspot.com/www.madamasr.com/en/2018/08/23/news/politics/security-forces-arrest-4-political-activists-on-3rd-day-of-eid-h

    A source had told Mada Masr that a wide arrest campaign is in the cards ahead of plans to amend the Constitution to allow for an extension to Sisi’s current term, his last according to the Constitution.

    Sources who spoke to Mada Masr last month said that the amendment scenario is being seriously touted within parliamentary circles, where there is an intention to either amend the duration of the four-year term or remove the current constitutional stipulation that imposes a maximum of one re-election for presidents, or both.


  • Benjamin Netanyahu Is Fine With Anti-Semites — as Long as They Support Israel’s Occupation

    https://theintercept.com/2018/08/23/benjamin-netanyahu-anti-semitic

    PRIME MINISTER BENJAMIN Netanyahu likes to accuse critics of Israel of being anti-Semites. But how does he explain his own glaring ties to anti-Semitic world leaders and evangelical preachers, not to mention his defense of Adolf Hitler and his son’s attack on George Soros? Does defending Israel’s occupation of Palestinian lands make you immune from the charge of anti-Jewish hatred?

    In this video, I ask whether the prime minister of Israel is part of the solution to rising anti-Semitism — or part of the problem.


  • Netanyahu expands his struggle against EU during Baltics visit -

    Netanyahu said he intended to counterbalance the EU’s ’unfriendly approach to Israel’ through direct contact with European leaders

    Noa Landau
    Aug 24, 2018 4:18 AM

    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-netanyahu-expands-his-struggle-against-eu-during-baltics-visit-1.6

    In the heart of Vilnius, Lithuania – his ancestors’ homeland, as he often points out – Benjamin Netanyahu formally thanked the country’s prime minister for helping him wage his all-out diplomatic war on the European Union in recent years.
    Netanyahu lauded Saulius Skvernelis on Thursday for his “strong stand” in support of Israel in EU forums. He said it was refreshing to see Skvernelis stand for “clarity, truth and courage.”
    “I want to thank you, Prime Minister and Foreign Minister Linas, for the strong position you have taken in the forums of the EU on behalf of truth, on behalf of Israel, on behalf of decency. Israel is often mistreated by the EU in Brussels. There are many distortions that are leveled at us and it’s refreshing to see that you take a stand of clarity, of truth and of courage. And we discussed how that can be expanded,” he said.

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    Netanyahu said he intended to counterbalance the EU’s “unfriendly approach to Israel” through direct contact with European leaders, as he began a three-day trip to Lithuania, where he is set to meet leaders of the Baltic nations.
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    Lithuania helped Netanyahu visit the EU headquarters in December by getting him a breakfast invitation with European foreign ministers before their monthly session. The move was seen at the time as running contrary to protocol and raised considerable anger in the office of the union’s head of foreign affairs, Federica Mogherini.
    Netanyahu has systematically cozied up to the most nationalistic countries of central and east Europe, with the aim of sabotaging the required consensus among the union’s 28 members to pursue a uniform foreign policy. Now he further revealed his strategy to use sub-regional blocs of states, like the Visegrad Forum and its star from Hungary, Viktor Orban, to sway EU positions on the Palestinians and Iran, or at least prevent a consensus, a tactic that would hinder the possibility of advancing new moves affecting Israel.
    “I am interested in balancing the not always friendly attitude of the European Union towards Israel so that we receive fairer and more straight-forward treatment. I am doing this through contacts with blocs of countries within the European Union, Eastern European countries, [and] now with the Baltic countries, as well, of course, as with other countries,” Netanyahu said before boarding his plane.
    Netanyahu is also due to meet Lituhania’s President Dalia Grybauskaite, Latvian Prime Minister Maris Kucinskis and Estonian Prime Minister Juri Ratas. Also, Netanyahu is scheduled to attend a commemoration ceremony at the memorial site of the Jews’ massacre in Ponar, meet the leaders of the Jewish community in the Vilnius’ Choral Synagogue, the only in the city to survive the Holocaust, and visit the gravesite of the Vilna Gaon, where he will no doubt tell his hosts yet again the history of his family, descendants from the sage of Vilna.
    “You know, my family’s from here,” Netanyahu told his Lithuanian counterpart a moment before their meeting. “I know, I know,” the host said.
    Israel’s relations with Lithuania and Latvia have been growing warmer in the last few years. Estonia is seen as cooler in its position and leaning toward a neutral stand on the Israeli-Palestinian conflict – especially during its term as the EU’s president. Unlike West Europe’s larger states, the Baltic states suffer from negative migration to other EU countries, which leads to a brain drain, and Israel is seeking to strengthen its relations with Estonia on the basis of this issue. Also, the complex history of the Baltic states and Russia has led to the rise of ultra-nationalistic views, and, since the Russian invasion of Crimea, deep concern over defense and military power.
    Netanyahu emphasized that, too, in his meetings, telling Lithuanian leaders that like Israel, Lithuania has great national pride, while stressing that this quality stood “alongside democratic values and individual rights.”
    Observers in the corridors of Brussels told Haaretz that Netanyahu’s acts indeed have a “chilling effect” on the ability to publish joint statements in the name of the 28 member states. These dynamics are not new but became more prevalent and assertive in the past two or three years. “It’s more difficult for the EU to speak with one clear voice on the Israeli-Palestinian conflict,” one observer said.
    Netanyahu’s cultivation of relations with the eastern European and Baltic states at the expense of the large liberal countries, like France and Germany, comes at a price that some would call ideological and others would call strategic. He is doing all he can to undermine Germany and France in a bid to prevent EU support for the two-state solution, which he himself usually supports in statements made to international audiences.