• Invasion par la Turquie

    Carte de l’offensive mise à jour régulièrement
    https://syria.liveuamap.com

    The Annihilation of Rojava
    https://www.jacobinmag.com/2019/10/rojava-syria-erdogan-turkey-united-states-military

    A US withdrawal from Syria that cleared the way for the destruction of the Kurds’ radical democratic experiment would not serve the cause of peace — and it would not be a blow to US imperialism.

    New education system was central to the Kurds’ Rojava Revolution in northern Syria – now it’s under attack
    http://theconversation.com/new-education-system-was-central-to-the-kurds-rojava-revolution-in-

    #Kurdes #Rojava #revolution_Rojava

  • Le témoignage glaçant d’un ex-salarié de Lubrizol : « Il aurait fallu évacuer la ville » | Flora Carpentier
    https://www.revolutionpermanente.fr/Le-temoignage-glacant-d-un-ex-salarie-de-Lubrizol-Il-aurait-fal

    Cet ancien employé de Lubrizol, chimiste, a accepté de témoigner auprès de notre rédaction sous couvert d’anonymat. Connaissant la toxicité des produits partis en fumée, il est implacable : « La gestion de crise a été catastrophique, on n’a eu aucune consigne. Ils n’étaient pas prêts à évacuer une ville de 100.000 personnes, alors que pour moi, connaissant la nature des produits, ça aurait du être fait, ne serait-ce que par principe de précaution ». Source : Révolution permanente

    • « Quand les gens parlent de mini Tchernobyl, c’est pas si déconnant que ça parce que c’est une contamination par l’air et au sol, avec un nuage de 22 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large, avec des particules lourdes et des particules fines, les particules lourdes étant les premières à retomber, notamment avec la pluie. C’est l’équivalent d’une marée noire, mais sur terre. Le toit en amiante a été pulvérisé, les gens ont respiré les particules… C’est une vraie catastrophe écologique et sanitaire, mais pour les gens on ne le verra que dans quelques années, c’est ça qui est très vicieux. C’est dans 10-20 ans qu’on verra des gens tomber malades… mais à ce moment-là on ne parlera plus de Lubrizol. Ca peut être aussi des femmes qui auront du mal à avoir des enfants, ou qui auront des bébés avec des malformations…

      Ça me choque ce silence des autorités, je suis abasourdi, je vais me rapprocher de gens ou d’un avocat pour pouvoir porter plainte, me porter partie civile là-dessus. Mais ils chercheront toujours à se défausser… Quand je vois dans certains médias des représentants de l’Etat qui disent que de toute façon Rouen est une ville de Gilets Jaunes qui nous cassent les pieds juste pour une odeur, ça résume bien la situation. Pour eux c’est juste une odeur qui incommode… c’est scandaleux de dire ça ! Alors ces personnes-là je les invite à venir au niveau de la Seine boire un verre d’eau et on verra s’ils ont le même discours… »

  • Mise en examen de Richard Ferrand : une simple diversion ? - Vu du Droit
    https://www.vududroit.com/2019/09/mise-en-examen-de-richard-ferrand-une-simple-diversion

    À l’occasion de ces perquisitions, l’administration a pu ainsi disposer de toutes les informations relatives à un parti politique, fichiers d’adhérents, comptes-rendus divers, éléments de stratégie, comptabilité etc. etc. Qui peut considérer ceci comme normal et acceptable dans une république démocratique, où la liberté politique des partis est un principe posé par l’article 4 de la Constitution. Depuis les perquisitions une information judiciaire a été ouverte qui suit un cours désormais paisible, puisqu’aucune mise en examen ni convocation de témoin assisté n’a eu lieu, ce qui fait qu’en dehors du parquet et du juge d’instruction personne ne sait ce qu’il y a dans le dossier. Il est vrai que si l’on s’encombre avec les droits de la défense on ne va pas s’en sortir.

    Jean-Luc Mélenchon douloureusement surpris qu’on lui applique un traitement normalement réservé à Sarkozy, Fillon et autres Marine Le Pen, a fort vivement réagi. On peut le comprendre, mais des vidéos habilement montées, ont tenu à le faire passer pour un excité violent, alors que parlementaire de la république, il manifestait sa colère face à des mesures attentatoires aux libertés publiques.

    Il est aujourd’hui poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour les incidents du 16 octobre et il mesure à nouveau à ses dépens l’absence de retenue du pouvoir dans l’instrumentalisation politique de la justice. Il a fait publier dans le journal du dimanche une pétition internationale dénonçant ces méthodes que l’on rencontre désormais un peu partout, et a également obtenu que la vidéo intégrale réalisée le 16 octobre soit diffusée. Elle démontre la réalité des faits tels qu’ils se sont déroulés et à quel point la défense des principes et des libertés publiques étaient de son côté. Il est sûr que Jean-Luc Mélenchon ne va pas attendre sans se battre qu’on lui passe la corde au cou.

    Par conséquent, la mise en examen du président de l’Assemblée nationale à ce moment est bien évidemment une aubaine, les médias mainstream ont parfaitement compris ce que l’on attendait d’eux : « la décision concernant Richard Ferrand est la preuve de l’indépendance et surtout de l’impartialité de la justice. L’accusation d’instrumentalisation politique ne tient pas debout ».

  • Notre-Dame’s Toxic Fallout - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/09/14/world/europe/notre-dame-fire-lead.html

    Comparaison entre l’article du NY Times et l’article du Monde, parus hier et avant-hier sur le même sujet (la pollution au plomb due à l’incendie de Notre-dame).

    Extraits sélectionnés :

    The Culture Ministry, which is responsible for cleaning the site and rebuilding Notre-Dame, also failed or refused to enforce safety procedures for workers, leaving them exposed to lead levels more than a thousand times the accepted standard.

    “These are astronomical levels, and the attitude of health authorities is inexplicable,” said Annie Thébaud-Mony, a prominent public health expert in France

    (Note traduction : « Lead » = plomb)

    Le Monde, quant à lui explique :

    Pollution au plomb : pas « d’alerte rouge » liée à l’incendie de Notre-Dame, selon l’Agence de santé [...] L’ARS reconnaît un « risque » à Paris, mais pas forcément lié à la cathédrale.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/12/pollution-au-plomb-pas-d-alerte-rouge-liee-a-l-incendie-de-notre-dame-selon-

  • Dans le genre Film-qui-fait-froid-aux-fesses, j’ai beaucoup aimé Midsommar , le second film de Ari Aster, qui avait déjà réalisé un autre film avec de bonnes choses dedans (la présence de Toni Colette, les maquettes et les trompe l’œil et Gabriel Byrne tout paumé) malgré quelque bouts de boudin pas bien cuits : Hereditary

    Midsommar

    Hereditary

    Quelques thématiques récurrentes rappelleront aux amateurs le classique The Wicker Man (Robin Hardy, 1973, pas le remake avec Cage) ou plus récemment le Kill List de Ben Wheatley, ou encore The Witch (2015, Robert Eggers) pour la plongée dans la communauté puritaine isolée. Midsommar, l’autre cauchemard made in Ikea.
    #cinema

  • Lazy Developers Are the Best Developers
    https://cacm.acm.org/blogs/blog-cacm/238155-lazy-developers-are-the-best-developers/fulltext

    Apologie de l’Eichmannisme... Scary.

    When you deal with legacy code, you often find yourself having to engage in so-called “deep thinking.” You’re expected to understand large problem scopes before you even begin trying to fix the small bugs. For a long time, this stressed me out. Then I got an idea: be lazy.

    At my company, Zerocracy, we practice a #NoAltruism policy. We, quite literally, think only about ourselves and our personal profit. This might sound a bit harsh. Isn’t it better to play nice and try to appease your clients? In an ideal world, maybe. But here’s what we’ve learned about clients: they also practice #NoAltruism.

    Un commentaire et la réponse de l’auteur :

    Mehmet Suzen
    July 21, 2019 04:04

    This is unacceptable practice from ACM’s professional ethics guidelines. Zerocracy promotes
    no-alturism and n- help. This practice violates the core mission of ACM as an organisation which is “Contribute to society and to human well-being, acknowledging that all people are stakeholders in computing.” I request ACM to retract this article. Computing professionals have obligation to behave in alturistic manner and help each other for both advancement of business productivity, human-well being and advancement of computing systems . Zerocracy is a disgraceful movement for computing profession.

    Yegor Bugayenko
    July 22, 2019 10:46

    Mehmet, can you please elaborate on how exactly “contribute to society” lead to the conclusion that we are obliged to behave in an altruistic manner?

    • Assez d’accord : je viens de remporter un contrat pour ajouter une boutique à un site et avant même de commencer, les infos transmises sont fausses, le client m’avait caché que le site est en panne à cause des mauvais choix du prestataire précédent, les maj de sécurité n’ont jamais été faites.
      Je suis assez furieuse de cette manière de vouloir me contraindre à faire un boulot de débogage massif, long et gratuit.

    • Dommage de commenter ça par un point Godwin.
      Je suis plutôt d’accord. La plupart des « décideurs » méprisent ce qu’on appelle l’opérationnel et comptent sur le fait que les développeurs (ou n’importe quelle autre autre « petite main ») en fassent un peu plus que ce qui est prévu, comme ça, pour leurs beaux yeux, parce qu’ils sont habitués à être bien servis. Il est donc important d’avoir une attitude telle que l’article le décrit. Chez moi on appelle ça le « t’as qu’à t’en foutre », ça fait vraiment du bien de le dire à voix haute quand on se prend la tête sur un problème qui n’est juste pas du tout de notre ressort. Sinon on finira comme les graphistes à courir après des concours de logos.

    • C’est quoi, un troll ?

      @najort tapes troll dans la fenêtre recherche
      de seenthis et tu verras ce qu’est un troll ou le trolling (trop-linge in french), la troll-attitude, le troll au mètre (ne pas confondre avec le trouillomètre) etc...
      Seenthis n’est pas épargné par ces malfaisants, en ce moment ça a l’air plutôt calme ou alors ailleurs que mon champ de vision de seenthis.
      Dans le passé, il y en avait un particulièrement pugnace. Carmignola 1er qui s’appelait il pratiquait le troll au mètre presque partout, tout le temps, sur n’importe quel sujet. Un vicieux, une engeance trollesque à lui tout seul. Il a fini par déclaré forfait ou plutôt seenthis a décidé de l’éjecter. https://seenthis.net/messages/666918

    • Dans le monde professionnel, on contractualise, ou on crève. Et quand on contractualise, on le fait au bon moment, ou on crève. C’est à dire qu’on se met d’accord sur le contenu de la mission, on lui donne un prix, et on valide l’ensemble par un contrat, écrit ou oral, peu importe. Si on loupe une de ces 3 étapes, on augmente les chances de créer des conflits et des frustrations.

      Alors quand je lis : « de toute façon les donneurs d’ordre croient toujours qu’on va faire ce qui n’a pas été prévu, alors maintenant, je ne fais que ce que je veux, et si je trouve que c’est pas ce qui a été prévu, je rejette la responsabilité sur les autres, les demandeurs, les prédécesseurs, la météo », ça me fout en rogne parce que ça mélange pleins de choses, et que ça ne fait finalement pas très professionnel.

      Ceci dit, contractualiser, c’est peu reposant, et ça demande en effet... de ne pas être flemmard. Ça demande d’analyser, d’argumenter, de contre-argumenter, et ce temps là, parfois, on n’a pas envie de le passer, parce qu’il n’est pas payé. Alors il faut s’arrêter, et dire que cette analyse ne peut pas être gratuite. Etc. Bref, ça demande une certaine forme de professionnalisation, ça ne s’improvise pas.

      J’ai eu à gérer des gens qui :
      – Acceptaient la mission (les tickets) en donnant un délai au pif ou en tout cas en ne remettant pas en cause les délais envisagés ;
      – Puis te disaient au bout d’un délai indéterminé que bon, c’est pas possible de le faire dans le délai parce que ceci ou cela (lire les arguments moisis qu’on voit dans le billet et ne jamais oublier que sa propre production pourra un jour être jugée par des « paresseux géniaux ») ;
      – Et te jouaient le même tour régulièrement, au point qu’aucun de leurs projets ne se terminaient dans des temps raisonnables, et que même quand ils avaient la possibilité de tout maîtriser du début, te sortaient l’argument « oué mais c’est le cahier des charges fonctionnel qui est passé à côté des vrais enjeux ».

      Exténuant.

      Et donc, #troll.

    • @biggrizzly le scénario idyllique que tu décris avec le cahier des charges bien rédigé et où le client le respecte comme il faut tout au long du projet, c’est de la perle rare ça, en tout cas pour le développement logiciel (surtout si on bosse sur le principe des méthodes agiles où intrinsèquement on prévoit des modifs en cours de projet). En vrai, tu crois avoir tout décidé en accord avec le client et dès que tu commences à bosser tu as déjà des tas de demandes/besoins qui n’ont jamais été évoqués auparavant parce que le client a « oublié » ou tout simplement pas compris qu’il pouvait y avoir un impact quelconque d’un truc pourtant évident. Et donc là tu as 2 solutions : tu fais et tu empoches la thune en y passant deux fois plus de temps que prévu ou bien tu demandes une rallonge et ça passe ou ça casse, et dans ce dernier cas à toi de voir si tu peux te payer un avocat pour récupérer la thune (qui potentiellement couvrira à peine tes frais d’avocat).
      Je suis d’accord que contractualiser et bien faire le contrat est hyper important mais ça ne fait pas tout, encore faut-il que les parties soient de bonne foi et sur un pied d’égalité.
      Et quand le client c’est la boîte dans laquelle t’es salarié je n’en parle même pas (c’est ma situation) mais disons que la phrase que j’entends le plus c’est « on voit mieux une fois que c’est fait » (avant de te demander de tout modifier).

    • Je ne décris pas un scénario idyllique. Je décris la seule solution pour survivre dans ce métier autrement qu’en se plaignant tout le temps.
      Quand le cahier des charges n’est pas assez précis, tu le fais préciser. Avant si possible. Ou en tout cas, tu te permets d’inscrire noir sur blanc les limites d’interprétation à tel ou tel point du CDC que tu souhaites fixer, afin de sécuriser ta mission et tes éventuels dépassements, et d’avoir un moyen de dire stop. C’est exténuant. Mais c’est la seule solution. Un cahier des charges n’est jamais assez précis ni convenablement rédigé. Tout comme la documentation post-développement. C’est un travail permanent. Et trop souvent, les développeurs sont laissés à la merci de chefs de projet qui s’en foutent et ne veulent pas faire ce travail de maîtrise du client.

    • C’est beau cette rhétorique capitaliste de savoir si le client est roi ou non. Cependant, l’article ne pointe pas nécessairement uniquement ce rapport là du doigt. C’est, je le répète, de l’Eichmannisme pur et dur : « fais ce qu’on te demande et ne réfléchis pas ». Le cas n’a rien de nazi cela dit, c’est la médiocrité latente qui ressort, avec ses figures et ses « point » nommés qui ont ensemble mené le monde où il est.

      Aussi, si on parle développeur.e.s, excusez du peu, mais il serait temps de se sortir les doigts du nez et de commencer à ouvrir les yeux sur la réalité du logiciel et ses implications sur la vie quotidienne. Les abus que les dynamiques de pouvoirs taylorisés entrainent sur l’humanité viennent s’insérer jusqu’au plus intime de nos habitudes et il faudrait peut être se poser des questions sur les conséquences de nos décisions et de nos actes. Sur les conséquences de vendre nos actes justement médiocre. Je t’en vendrai du Godwin, haha, ou du Troll, même combat - seul le style change.

      Finalement, dans ce lynchage ridicule, la question ne concerne plus que le potentiel à faire de l’argent, ou de ne pas en faire assez. Je ne vois pas pourquoi on se fatigue à développer.
      C’est navrant - mais crucialement intéressant de voir de nouveaux avatars pointer leur nez.

      C’est donc ça un troll. Merci Bigg et vander, haha, la journée commence pleine d’entrain !

    • Il ne s’agit pas de faire ce qu’on nous demande sans réfléchir, c’est tout le contraire même : naturellement nous sommes portés à plutôt bien faire les choses et les donneurs d’ordre en profitent trop souvent pour en tirer une plus-value plus que conséquente. J’ai donné l’exemple des graphistes qui est maintenant une profession gangrenée par le travail gratuit.
      Par ailleurs cela me désole de voir qu’Eichmann est encore considéré comme un simple exécutant.

  • Le 11 septembre prochain je serai en procès, par Marion Esnault
    https://yetiblog.org/archives/18773

    Le 11 septembre prochain, je serai en procès.

    Je m’appelle Marion. J’ai 30 ans. Et le 11 septembre prochain, je serai jugée au Tribunal de Grande Instance de Paris pour vol en réunion, devant la 16ème Chambre qui traite des affaires terroristes. Le 11 septembre, tout un symbole.

    Mon délit ? Avoir participé à la réquisition de deux portraits d’Emmanuel Macron dans les mairies des 3 et 4ème arrondissements de Paris, le 28 février dernier.

    La peine encourue ? 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. Pour avoir réquisitionné un portrait qui vaut… 8,70€ !

    A côté de ça, une gamine de 15 ans obtient la possibilité, on ne sait pas comment, de venir s’exprimer devant l’Assemblée Nationale française.

    Lors de la COP21 à Paris, sous un gouvernement « socialiste », des militants écologistes se sont retrouvés assignés à domicile, comme dans la première dictature venue, et sur la base de textes de loi votés à la suite d’évènements « terroristes ».

    Mais une gamine de 15 ans est invitée, on ne sait pas comment, à parler devant l’Assemblée Nationale de ce genre de sujets polémiques que sont les troubles au climat impactant la planète entière.

    Je ne comprends toujours pas d’où cette enfant tire sa légitimité pour venir s’exprimer sur ce sujet, alors même que des militants écologistes sont poursuivis et réprimés sur la base de textes anti-terroristes. D’ailleurs, cette enfant ne devrait-elle pas donner quelques signes de soutien contre ces poursuites et profiter de cette tribune pour dénoncer l’iniquité de ces poursuites ?

    • C’est précisément parce que c’est une « gamine » qu’elle a ses privilèges. Elle est écoutée comme un tonton un peu beauf écoute une nièce un peu douée à un repas de famille (le tonton facho, lui, sort fumer dehors pendant ce temps là), avec un peu d’émerveillement et de condescendance mélangés sans se tenir aucunement obligé d’en tirer une quelconque conclusion parce que bon, ce n’est qu’une enfant (et puis, ça lui passera tout ça). Elle aurait bien pu dire qu’elle soutenait les militants écologistes réprimés qu’elle se serait fait applaudir à tout rompre. Bref, il ne faut pas croire qu’elle est prise au sérieux.

    • Greta Thunberg est une icône extrêmement « bankable » pour tous ceux qui l’instrumentalisent. Voici revenu le temps du #commerce_des_indulgences.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Greta_Thunberg#Militantisme

      Prix et récompenses

      Greta Thunberg est l’une des trois nommés pour le prix Héros de l’environnement du WWF Suède.

      Greta Thunberg a été nommée par la compagnie d’électricité Telge Energi pour le prix Enfants pour le Climat, mais a décliné cette nomination en apprenant que les autres finalistes devaient être envoyés du monde entier à Stockholm, et a déclaré : « Ils n’ont aucun contact avec la réalité. ».

      En novembre 2018, elle a reçu la bourse d’études Fryshuset du jeune modèle de l’année. En décembre, Time Magazine l’a citée comme l’une des vingt-cinq adolescents les plus influents du monde.

      Au mois de mars 2019, elle est proposée pour le prix Nobel de la Paix par deux députés d’opposition Parti de gauche du parlement suédois (Jens Holm (sv) et Håkan Svenneling (sv)) et trois députés d’opposition Parti socialiste de gauche du parlement norvégien - Freddy André Øvstegård (no), Mona Fagerås (no) et Lars Haltbrekken (no).

      En avril 2019, elle reçoit le prix Liberté, prix de la région Normandie ouvert aux jeunes de quinze à vingt-cinq ans qui sont invités à voter en ligne. Elle déclare qu’elle donne les vingt-cinq mille euros du prix à quatre organisations engagées pour la justice climatique, Care, le Fonds d’adaptation au changement climatique, 350.org et Greenpeace International.

      L’université de Mons annonce en mai que Greta Thunberg recevra l’insigne et le diplôme de docteur honoris causa lors de la séance solennelle de la rentrée 2019.

      Le 7 juin 2019, Amnesty International lui décerne son prix le plus prestigieux Ambassadeur de la conscience ainsi qu’aux grèves étudiantes pour le climat. Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty, déclare :

      « La détermination des jeunes militants du monde entier face aux réalités de la crise climatique nous rend humbles et nous inspire. Chaque jeune participant incarne ce que signifie agir d’après sa conscience. Ils nous rappellent que nous avons plus de pouvoir que nous ne le croyons et que nous avons tous un rôle à jouer dans la protection des droits de l’homme contre les catastrophes climatiques. »

  • Eh bien, recyclez maintenant ! | Grégoire Chamayou
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/02/CHAMAYOU/59563

    Poubelle jaune, poubelle verte, poubelle bleue… À grand renfort de sermons, on nous chante les louanges d’une « citoyenneté moderne » associée à un geste : le tri des déchets, considéré comme la garantie de sauver une planète dégradée de toutes parts. C’est peut-être se méprendre sur la logique qui sous-tend cette injonction à l’« écoresponsabilité » des consommateurs. Source : Le Monde diplomatique

  • Classe, quoique complexe.
    Le pitch est dans le sous-titre.
    J’ai pas encore atteint le boss de fin de niveau, mais je pressent que ça va mal finir.
    Le gusse a aussi publié un autre livre sur « formation et ruine de l’économie nazie », ce qui ne peut que réjouir l’érudit qui sommeille au fond de moi (et pour un titre aussi claquant, je lui vote des félicitations).

  • Maintien de l’ordre : « Il y a eu des blessures graves. C’est toujours malheureux. L’échec, il est collectif » selon le syndicat Unité SGP Police-FO
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/policiers-renvoyes-en-correctionnelle-la-justice-prend-une-tournure-pol

    Grégory Joron, le secrétaire national CRS pour le syndicat, estime que « les policiers de terrain vont servir de bouc-émissaire et vont être donnés en pâture à la vindicte populaire ».

    Un policier ne serait pas un justiciable comme un autre ?

    Aujourd’hui ce n’est plus un justiciable comme un autre. C’est bien cela le problème. J’ai envie de poser une question. Quand on se trompe de dispositif, quand le dispositif n’est pas à la hauteur de l’enjeu, quand mes collègues sont envoyés sans être formés, ni équipés du bon matériel et que, de fait, ils font avec ce qu’ils peuvent et comme ils peuvent, personne ne se pose la question de savoir qui va être le lampiste de l’affaire et se retrouver devant le tribunal. La réponse on l’a aujourd’hui. Ce sont les policiers de terrain qui, sur certaines journées, ont assuré et ont tenu la République à bout de bras. Ces collègues-là, qui ont risqué leur vie, vont se retrouver devant le tribunal correctionnel entre un délinquant de la route et un agresseur sexuel.

    Vous mettez en cause la hiérarchie ?

    Bien évidemment. Nous on l’a mise en cause dès le premier jour. On a été reçus deux fois chez le ministre au sujet de la stratégie du maintien de l’ordre sur Paris. Le préfet de police n’a pas été entendu. On lui a donné un poste de conseiller d’Etat, alors que mes collègues se retrouvent devant le tribunal. Encore une fois ce sont les policiers de terrain qui vont servir de bouc-émissaire et donnés en pâture à la vindicte populaire.

    En quoi y a-t-il une dimension politique dans les propos du procureur de Paris ?

    On a l’impression que c’est une réponse à la pression médiatique. Il va falloir chercher des responsabilités. Et les responsabilités on va aller au plus simple. C’est le collègue de terrain, qui a fait comme il a pu et avec ce qu’il avait, que l’on va incriminer sur une crise qui était hautement politique. Il y a eu des blessures graves. C’est toujours malheureux. L’échec, il est collectif. Ce n’est pas l’échec d’un seul individu tout seul derrière son LBD. C’est l’échec d’un ministère, d’un dispositif et c’est un échec absolu à chaque fois qu’il y a un blessé de cet ordre-là. Je m’interroge très clairement, pas sur l’indépendance de la justice, mais sur son impartialité.

    #maintien_de_l'ordre #giletsjaunes #police #justice

  • Non, Tchernobyl n’est pas devenu une réserve naturelle
    http://theconversation.com/non-tchernobyl-nest-pas-devenu-une-reserve-naturelle-58335

    Tout comme les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, les oiseaux et les mammifères de la région souffrent de cataracte et présentent des cerveaux plus petits. Ce sont les conséquences directes de l’exposition aux substances radioactives présentes dans l’air, l’eau et la nourriture. Comme les personnes dont on traite un cancer par radiothérapie, la plupart des oiseaux ont des spermatozoïdes déformés. Dans les zones les plus touchées, près de 40 % des oiseaux mâles sont totalement stériles, ne possédant aucun sperme ou seulement des spermatozoïdes morts en période de reproduction. Des tumeurs, vraisemblablement cancéreuses, s’observent sur les oiseaux présents dans les zones les plus irradiées. On constate de même des anomalies dans le développement de certaines plantes et insectes. (...)

    #biodiversité #environnement #nucléaire #santé

  • Un débat entre Étienne Chouard et moi pour « Le Média » ? – Blog YY
    http://blogyy.net/2019/05/23/un-debat-entre-etienne-chouard-et-moi-pour-le-media

    Incroyable :
    – alors que mon seul tort est de ne pas encore avoir répondu à son texto reçu hier après-midi ;
    – alors que j’ai pris soin de lui adresser en privé ma critique de son choix d’inviter Chouard 48 heures plus tôt (personne d’autre que lui ne l’a lue) ;
    – alors que je fus l’un de ses soutiens à l’époque de l’affaire Clearstream il y a quelques années ;
    – alors que je ne me suis jamais permis de l’insulter,
    je découvre ce matin un torrent d’insultes de Denis Robert à mon encontre et à l’encontre de Jean-Jacques Rue sur le profil Facebook de ce dernier.

    Denis Robert prend le soin de me taguer pour attirer mon attention et écrit :
    « J’ai fait ce que toi et tes copains confortablement installés dans leur posture d’antifas besogneux n’ont jamais fait et devraient faire s’ils avaient des neurones et des couilles (je pense là à ton pote Yannis Youlountas) : allez voir la bête immonde, parlez-lui, vérifiez avant d’hurler. J’ai proposé à Yannis de se confronter à Chouard publiquement et n’ai eu aucune réponse. Vous pouvez avoir des qualités d’un côté (gros travail de Yannis sur la Grèce, de toi à St-Ouen). Pour le reste vous êtes des parleurs, des blablateurs de réseaux In fine, des sans coquilles. »

    De nouvelles insultes virilistes et anti-antifa provenant du fondateur d’Égalité & Réconciliation ? Non, elles proviennent du nouveau directeur du Média.

    Je préfère ne pas épiloguer ni répondre à ces insultes. Je me doute que Jean-Jacques a sans doute été rude dans sa déception, lui qui avait beaucoup soutenu Denis Robert il y a quelques années, mais pourquoi ce dernier m’a t-il insulté, moi aussi, ainsi que les antifas en général ?

    • Je confirme, Denis est surprenant (par la déception qu’il inspire), dans sa façon de gérer le Média.
      J’étais surpris récemment comme d’un coup, il s’investissait (enfin) dans un média plein d’espoir.
      Mais j’étais aussi déçu de voir Aude Lancelin partir.
      Et là, on découvre que Denis est comme tous les autres parigots du monde des médias, plein de certitudes stratosphériques.

    • Quand j’ai lu sa justification pour la préface de #Crépuscule de #Juan_Branco, ça m’a énormément déçue (et passé dans le même temps l’envie d’aller lire le bouquin) : j’ai l’impression devoir une bande de mâles s’adouber avec des prétextes complètement fallacieux, c’est hyper gênant.

      Pourtant je l’ai vraiment aimé, ce Denis Robert, et soutenu, très fort, dans ses combats précédents... Ce n’est pas le seul que je vois basculer comme ça et faire FI de certaines bases. Pour autant, j’en ai vu un revenir lentement à la « raison » récemment (dans le sens indépendance d’esprit, retrait d’une visée de parti, et lucidité sur l’absurdité d’aménager encore et toujours le système actuel), alors je me dis que c’est peut-être juste une phase transitoire.

    • Je ne veux pas jeter le bébé avec l’eau du bain car je pense qu’il peut faire un truc vraiment pas mal au Média (journalistiquement parlant) par contre ça se sent vraiment qu’il a un égo complètement surdimensionné (ce qui peut tout de même être utile quand on sort des trucs comme Clearstream soit dit en passant), suffit de voir sa première émission avec pourtant une dizaine d’intervenants sur le plateau : la vignette sur youtube c’est sa tronche en gros plan. Il a beau jeu de dire qu’Aude Lancelin voulait tout régenter mais j’ai bien l’impression qu’il va vers le même fonctionnement...

    • https://seenthis.net/messages/783205

      Actuellement placée en arrêt maladie, Aude Lancelin attendait une rupture conventionnelle pour son contrat de directrice de la rédaction, ce qui lui avait été proposé. Mais, selon nos informations, son avocat Jérémie Assous a finalement été informé, vendredi 24 mai, que la nouvelle direction préférait un licenciement à toute solution amiable. En clair, c’est un licenciement pour faute lourde qui serait envisagé à l’encontre d’Aude Lancelin, c’est-à-dire sans préavis ni indemnité. D’autres licenciements imminents ont également été annoncés à une équipe déjà traumatisée.

      L’ancienne directrice adjointe de L’Obs, précédemment licenciée du magazine pour des raisons politiques.

      J’apprends qu’Aude Lancelin était directrice adjointe de L’Obs. Soit, ces médias ne sortiraient pas du périphérique parisien ne me chagrinerais pas plus que ça. Il y a tellement mieux à lire ailleurs.

    • Ce qu’on a tous défendu chez Denis Robert, c’est son enquête. Le gars, on a tous été en empathie avec lui, parce qu’objectivement, ce qu’il a du endurer était inadmissible. Après, on ne peut pas dire qu’on le connait. Enfin moi, je ne le connais pas plus que ce que je lis de lui. Et là, je lis du caca.

    • On avait discuté du Média la semaine de son lancement. Je vois que j’écrivais ceci :
      Dites les copains, quelqu’un regarde le 20h de Le Média ? Perso, non, j’ai essayé, je les trouve…
      https://seenthis.net/messages/663751

      – Problématique un peu tout de même la place des « vedettes » de la gauche. Sans doutes sympathiques, mais pfff. J’ai déjà dit que quand j’étais gamin, les « références intellectuelles » de la gauche populaire, c’étaient des chanteurs de variété… ça ne nous a pas aidés tout de même. Du coup, le risque du recyclage de vieilles vedettes « de gauche », il me semble réel.

  • « Des marches pour le climat organisées sur Facebook aux hackathons de logiciels libres qui se font grâce à Meetup : pour changer le monde, les utopistes (comme nous !) s’organisent bien trop souvent sur les plateformes centralisées des géants du web. »

    #Framasoft lance une campagne de financement pour développer #Mobilizon, un logiciel libre qui servira à organiser manifestations, réunions, pique-niques, anniversaires et écoles d’été sans passer par les GAFA.

    https://framablog.org/2019/05/14/mobilizon-financons-un-outil-pour-sortir-nos-evenements-de-facebook

    Envoyez les sous ici :

    https://joinmobilizon.org

  • Nantes. Stéphane Perrier : « Là, je m’interroge vraiment sur ce tir de LBD »
    13.05.2019 - Presse Océan
    https://www.presseocean.fr/actualite/nantes-stephane-perrier-la-je-m-interroge-vraiment-sur-ce-tir-de-lbd-13-

    Samedi, lors de la manifestation des Gilets Jaunes à Nantes, un journaliste de CNews a reçu une balle de défense (LBD) dans le bas-ventre. Le petit groupe dont il faisait partie était pourtant isolé du reste du cortège.

    Figure du journalisme nantais, Stéphane Perrier couvre les conflits sociaux depuis une vingtaine d’années pour TF1, CNews ou Télénantes. Pour la deuxième fois, il a été victime d’un tir de LBD (NDLR : lanceur de balle de défense). « Nous étions près d’une aubette de bus sur le Cours des 50-Otages que je connais par cœur, pas loin de la rue d’Orléans. Nous devions être cinq, dont deux agents de surveillance qui assurent notre protection depuis quelques mois, un collègue et deux « street medics » », raconte le cameraman pigiste.

    "Nous étions isolés"

    « Un peu plus loin, il y avait la manif des Gilets Jaunes et la Bac que l’on apercevait de l’autre côté. On entamait notre deuxième tour sur le cours. Nous étions isolés et vraiment en sécurité totale, au point d’avoir enlevé nos lunettes et le casque. Nous marchions tranquillement quand j’ai reçu le tir dans le bas-ventre ». Intense douleur. Stéphane s’écroule. « J’ai bien vu la Bac traverser le cours et aller vers le Bouffay », témoigne Mickael Chaillou, son collègue journaliste de CNews. « Ensuite, c’est parti en live, ça hurlait et je vois Stéphane au sol. Il est resté à terre de longues minutes avec les street medics ».

    "Ma ceinture a amorti le choc"

    Les gardes du corps des deux journalistes de CNews font alors « la tortue pour nous protéger. Un cordon de CRS est venu voir ce qui se passait, ce qui a entraîné des jets de bouteilles vers eux et donc vers nous qui étions derrière. On se retrouve dans le brouillard ». Les deux agents de sécurité éloignent alors le blessé de la cohue et des gaz piquants et se réfugient chez un vendeur de kebab. Une vingtaine de minutes plus tard, Stéphane Perrier sera sur pied. « J’ai voulu reprendre le boulot dans la foulée ». Mais la caméra, tombée à terre, ne répond plus. « La chance était quand même là car j’avais mis une ceinture de contention pour un mal de dos. Elle a amorti le choc."

    #violences_policières

  • Un petit mot de ma chevrière.

    Bonjour

    Tout d’abord je tiens à dire que je suis très fière de nos consommateurs archi fidèles.
    Peut-être sont ils moins nombreux car l’offre bio se diversifie en centre ville mais ceux qui restent sont les meilleurs ! Ils doublent, voire triplent leur commandes. Ils savent vous retourner de beaux compliments sur nos petits fromages de chèvres qui font chaud au cœur ! Merci !

    Hier soir sur la 5, une émission sur le fromage que je façonne depuis 42 ans maintenant et que je connais comme si j’étais un petit ferment lactique vivant au sein du lait : « Le fromage qui nous rend chèvre ». Très bien,on y voit les magnifiques chèvres du Rovres, des jeunes chevriers dans les Landes pleins de promesses. On y raconte ce que je me tue à dire depuis 40 ans que je fais les marchés : « Non, il n’y a pas de vrais fromages fermiers sous nos latitudes l’hiver, non les chèvres de France ne broutent pas toutes l’herbe et les ronces. Elles sont même 90 pour cent du cheptel français qui restent leur vie entière fermées dans de grands hangars, merci au Brésil pour son soja transgénique merci au grands semenciers pour l’ensilage de maïs ! »

    Enfin tout ça vous pouvez le voir en replay mais... Rien n’est jamais complet. Il faut aller faire un tour chez nos voisins hollandais. Pays que nous connaissons bien car Theo est hollandais, même précisément du Brabant le nouvel Eldorado des chèvres. Là-bas face à nos 40 chèvres et à leur 2 litres par jour vous avez des élevages à 11 000 chèvres à 6 litres par jour avec une espérance de vie réduite à peau de chagrin comme les vies des gens qui consomment cette agriculture plus qu’intensive : industrielle ! Les agriculteurs hollandais, il y a 20 ans, ont découvert la CHÈVRE ! Pas de quota laitier ! Vous leur brûlez leurs belles cornes à la naissance et vous les entassez dans des hangars par centaines. Il y avait une si forte demande en lait de chèvre !

    A Amsterdam, les vacanciers qui rentraient de Grèce voulaient de la fêta pour se souvenir des vacances. Parfait voilà la fêta : hollandaise, française, danoise.Puis, voici le gouda au lait de chèvre. Maintenant, qu’il il y a surproduction de fromages de chèvre hollandais, pas de problème les camions de lait apportent par millions d’hectolitre le lait hollandais dans les usines françaises ou du sud de l’Europe.

    Les hollandais ne mangent pas de chevreaux, qu’importe : à 7 jours les chevreaux entassés dans des semi remorques quittent le nord pour le sud de l’Europe pour boire un faux lait fabriqué avec tous les résidus possibles de l’industrie alimentaire.

    Vous connaissez la fièvre Q ? non ? Les hollandais oui !
    C’est transmissible de la chèvre à l’homme et les élevages hollandais la subissent depuis quelques années avec surmortalité animale et mortalité humaine. Merci aux industriels agricoles, aux banques agricoles et à leurs mirages économiques ! Faite le calcul combien de paysans pourraient vivre comme nous si vous divisez (11 000 multiplié par 6) par (40 multiplié par 2) à la place d’un industriel employant 3 ouvriers ?

    Nous vivons très bien nous deux, les 40 chèvres, les poules, les abeilles sur notre petite ferme et le printemps revient chaque année en majesté devant notre porte. Les hirondelles sont là et le fromage de chèvre est comme elles, il vient et repart. Les biquettes pâturent un nombre incroyable de plantes différentes. J’ai appris tant de choses de vous, mes belles biquettes, de vous et de l’éternel recommencement de la vie ! Vous méritez comme tous les êtres vivants mieux qu’une cage !

    Bonne journée à tous !

    https://www.france.tv/france-5/le-doc-du-dimanche/961083-le-fromage-qui-nous-rend-chevre.html

    #fromage #chèvre #élevage #Hollande #lait

    • @aude_v même avis, et de l’autre côté me hérissent tout autant les Paul Ariès et compagnie tout pleins d’arrogance et de mauvaise foi, qui refusent de faire la différence parmi les pratiques sans animaux et assimilent véganisme et agrobusiness de façon acharnée, alors qu’ils sont capables de différencier zootechnie et élevage paysan, sans dénigrer ce dernier sous prétexte de son infériorité quantitative.
      On aurait pu imaginer une remise en cause intéressante des pratiques de l’agrobusiness, qui tape sur l’approche mécaniste uniformisante en y opposant diversité et compréhension écosystémique, et visant à ramener le cheptel mondial à un niveau soutenable tout en redonnant à l’élevage paysan une place centrale dans les zones de marge. Mais dans le panorama actuel on a désormais une critique mal posée qui tape sur la mauvaise cible, et alimente crispations et dialogue de sourds.
      Bilan des courses : des défenseurs de l’élevage paysan et des végans qui s’accusent mutuellement du pillage des ressources opéré par l’industrie, qui de son côté continue de faire avancer son bulldozer.

  • les fractures ouvertes de la gauche : ça se soigne ou pas ? - Vacarme
    https://vacarme.org/article3211.html

    Non seulement les gauches multiples ne partagent presque plus jamais les mêmes combats, n’occupent plus les mêmes territoires, ne s’émeuvent plus des mêmes enjeux — ce qui en soi ne serait pas nécessairement un drame : peut-être un juste partage des tâches ? —, mais surtout, quand elles occupent les mêmes lieux et les mêmes luttes, elles s’y déchirent comme jamais. Sur l’islam, pas sur les religions en général (ça c’est vieux). Sur l’immigration. Sur la politique internationale (Syrie, Russie, Venezuela, Tibet, Palestine, Mali). Sur l’écologie (réchauffement climatique, nucléaire, végétarianisme…). Sur l’éducation. Sur le travail et le rapport au travail (revenu minimum ou travail pour tous ; plaie du chômage ou des working poors ?). Sur l’État. Sur l’Europe. Sur les minorités. Sur le féminisme. Sur la libération sexuelle. Même sur les néo-fascismes qui viennent, qui sont déjà là. Pas un seul enjeu contemporain où la gauche ne prenne les armes contre elle-même. Pire encore, pas un seul enjeu contemporain où la gauche, non seulement se déchire, mais se renverse, balbutie, se contorsionne, se contredit, devienne illisible, se dissolve.

    […]

    Car, en faisant passer la contradiction à l’intérieur d’elle-même, la belle âme la psychologise, la ressent, au lieu de l’objectiver, de la penser et de la politiser et, ce faisant, elle rompt le juste processus dialectique, confond l’intériorité de l’Esprit du temps où les contradictions et les luttes se renversent et progressent et l’intériorité individuelle où les contradictions se figent. Et c’est ainsi que la belle âme, l’âme nulle, tombe hors de l’histoire, et meurt.

    #politique #gauche #libéralisme #individualisme @vacarme

    • Amusant. J’allais écrire un truc sur l’autre fil du jour, où on cause Crépuscule et où des lumières de gauche lui collent l’étiquette « confusionnisme ». J’allais écrire un truc comme « de toute façon, les progressistes sont incapables de se rassembler ». Et je me suis abstenu, j’avais déjà assez signifié ma mauvaise humeur face à ces pulsions nihilistes.

    • Ce passage dans l’intime des contradictions du politique est le signe le plus funeste de la misère de la gauche. Hegel sur ce point est presque irréfutable : celui qui vit les divisions en lui-même au lieu de s’y engager au-dehors, qui absorbe le monde au lieu de le transformer, c’est la belle âme — déchirée, complaisante, ironique en images, âme nulle en vérité. Car, en faisant passer la contradiction à l’intérieur d’elle-même, la belle âme la psychologise, la ressent, au lieu de l’objectiver, de la penser et de la politiser et, ce faisant, elle rompt le juste processus dialectique, confond l’intériorité de l’Esprit du temps où les contradictions et les luttes se renversent et progressent et l’intériorité individuelle où les contradictions se figent. Et c’est ainsi que la belle âme, l’âme nulle, tombe hors de l’histoire, et meurt.

    • « Je pense qu’il faut qu’on commence à faire des listes. De la même façon que je commence à faire des listes des personnes qu’il faudrait accuser. De la même façon que je fais des listes de mesures pour s’assurer que l’oligarchie perde le pouvoir très rapidement. »

      (pas vu la vidéo d’où est tiré cet extrait cité par rebellyon, 1h40 de monologue en gros plan fixe...)

    • Il y a quelques mots qui sont de vrais repoussoirs à mon goût au moment de lire un texte, et quand on souhaite penser clairement :
      pseudo-truc
      bobo
      confusion-niste/nisme
      – ...

      Le mot « confusionnisme » utilisé pour ostraciser, c’est lourdingue et ça n’apporte rien à la réflexion, surtout quand l’éventuelle confusion n’est trop souvent pas explicitée.

      Donc, voilà, j’ai pas lu le texte au-delà du mot « confusionnisme ». Tant pis pour moi. Et pourtant, j’ai pas grand chose à foutre de Juan Branco. Et pourtant, je pense qu’on gagnerait à réfléchir et échanger avec plus jeune que soit. Et pourtant, je n’ai pas la sensation qu’on demande à ce livre et à son auteur, autre chose que de nous édifier sur les mœurs délétères de nos « premiers de cordées ».

      Je causais de ce qui faisait que les gens professionnellement bossent avec telle ou telle société, plutôt qu’avec telle ou telle autre. Une conclusion était : les gens bossent avec d’autres gens plutôt qu’avec une société en particulier. Parfois, la société joue... mais souvent, c’est bien l’individu qui compte, même s’il se révèle in-fine moins compétent que d’autres sociétés. C’est pénible, mais la rationalité a parfois bien du mal à se frayer un chemin dans nos choix de délégation, ... et notre nature première d’être humain.

    • J’ai lu le paragraphe suivant, là où on trouve des « parce que ».

      Maxime Nicole, combien de divisions ?
      Etienne Chouard, combien de divisions ?

      Encore une réflexion centrée sur les individus. Encore une réflexion supposément stratégique, où l’enjeu serait « l’alliance » blablabla, avec celui-ci ou celui-là.

      Ce qui les emmerde, les anti-confusionnistes-prout, c’est qu’on ne les lit pas assez... Ils produisent de la super-réflexion-stratégique-anti-capitaliste-vraiment-utile, mais personne ne les lit. Pas comme Maxime Nicole ou Etienne Chouard, qui sont invités et lus, dont on se fout de ce qu’ils produisent, à partir du moment où... merde, ils vont là où on souhaite débattre avec eux. Et qu’ils ne sont pas au courant qu’il y a des endroits cacas. Parce que le monde il est fait d’endroits cacas-confusionnistes et d’endroits bien sous tous rapports conformes à la lutte des classes Label Rouge.

      J’avoue avoir toujours autant de mal avec l’ostracisme de certains milieux militants. Je me sais terriblement pragmatique, et soucieux d’opérationnalité, et j’entends les critiques faites à chacun de ces individus. Mais... un peu de sérieux dans la façon de critiquer bon sang. Qu’on sorte de l’ostracisme « prout ».

    • @biggrizzly je suis assez d’accord, c’est problématique ce genre d’attitudes pour rester « pur » (et puis mettre Lancelin, Chouard et Michéa dans le même sac c’est assez risible). Pourquoi ne pas inviter Branco et lui dire tout ça en face ? Je pense que ça dégonflerait la baudruche en plus de pouvoir préciser notre propre pensée politique (peut-être que ça aiderait Juan Branco à clarifier la sienne, qui sait ?). Parce que bon c’est facile de dire « c’est confus » mais je ne suis pas certain que beaucoup de militants sont capables d’expliquer très clairement leur pensée politique et leurs objectifs à court et moyen terme.
      En plus il y a des choses intéressantes à retenir dans son bouquin et toutes les personnes qui nous disent « on savait déjà » sont un peu présomptueuses, tout le monde n’est pas aussi bien informé que le militant d’extrême gauche lambda (ou toute autre personne « conscientisée »). Branco décrit bien la logique de classe à l’œuvre dans la bourgeoisie française, un sociologue écrirait tout ça en langage universitaire qu’on n’y trouverait rien à redire mais c’est juste que personne ne le lirait à part un petit milieu bien éclairé.
      Sur l’outing de Gabriel Attal je suis partagé, évidemment qu’outer quelqu’un est problématique mais à partir du moment où il y a un intérêt public à savoir, parce que cela touche à l’attribution de postes de pouvoir (et qu’a priori tout un milieu est au courant sauf le bas peuple), je serais moins catégorique sur le fait de ne pas outer, l’outing devenant en quelque sorte une question secondaire. Cela ne choque personne quand c’est fait pour des hétéros dans ce même cadre. On parle d’un homme qui a des responsabilités, qui a du pouvoir, qui fraye dans la bourgeoisie parisienne où l’homophobie est globalement plutôt mal vue désormais (enfin je crois), pas d’un mec au fond de son village pour qui un outing serait potentiellement catastrophique dans sa vie personnelle. Je n’ai pas d’avis définitif sur la question mais disons que je ne suis pas scandalisé outre mesure.
      Au final, on retient donc juste les choses qui déplaisent et on excommunie, on finit un jour par traiter de facho tous les sympathisants plus vite que son ombre, belle stratégie pour envoyer tout droit un tas de gens (ceux qui auront lu et apprécié le bouquin sans avoir tout l’appareil critique pour soulever tous les points problématiques) vers l’extrême droite, qui elle accueille à bras ouverts sans sourciller.

    • Non merci. L’outing est une méthode dégueulasse, pas seulement « problématique » !
      Cette interview de Philippe Mangeot à l’époque de la « menace » d’outing faite par Act Up (et d’ailleurs, sauf erreur de ma part, jamais mise en œuvre) délimite assez bien les contours du truc et les dangers qu’il y a à le manipuler :
      https://www.liberation.fr/france/1999/03/16/le-president-d-act-up-justifie-la-menace-d-outing-contre-un-depute-ceux-q

      Tu sembles vouloir retourner la culpabilité en disant qu’on enverrait les gens vers l’extrême-droite lorsqu’on critique ce genre de méthodes — mais ho ! S’ils en sont là c’est qu’ils y vont déjà de leur propre chef. Il faudrait accepter racisme, antisémitisme, homophobie etc pour « garder les gens à gauche » ? Ça n’a aucun sens…

      On pourrait se demander s’il n’y a pas aussi un léger soupçon de racisme social dans ton message, comme quoi l’homophobie serait plus grave au fond du village que chez les bourgeois parisiens. Merci de préciser d’où sort cette fulgurance, alors que ce qui est critiqué ici c’est justement cet acte homophobe avéré de la part d’un bourgeois parisien…

    • @fil je trouve juste que c’est aller vite en besogne que de qualifier d’extrême droite ou même d’homophobe Juan Branco. Encore une fois, l’outing en question est circonstancié, on en parle comme si c’était quelque chose d’abstrait mais Branco a juste dénoncé le fait qu’Attal a eu son poste en partie grâce à son compagnon, dévoilant au passage son homosexualité (c’est pour ça que je dis qu’il s’agit d’un point secondaire dans cette histoire). Et oui je pense et je maintiens que c’est plus simple et moins dangereux d’être homosexuel quand on est un bourgeois parisien que quand on est un prolo qui vit à la campagne (c’est bien pour ça que la plupart vont se réfugier dans les grandes villes) ce qui ne veut pas dire que ça ne pose aucun problème et que les bourgeois ne seraient aucunement homophobes. Mon opinion est peut-être faussée par le fait que je viens de la campagne et que je suis un prolo hein, je ne suis pas homosexuel mais j’ai bien vu la différence de traitements entre les deux environnements cités et le fait que le virilisme soit une valeur largement plus sollicitée à la campagne qu’en ville (et moi aussi c’est pour ça que je me réfugie en ville).

    • Rhétorique complotiste et sémantique extrême-droitiste : Rebellyon remet le couvert :

      https://rebellyon.info/Le-best-seller-de-Juan-Branco-un-opuscule-20685

      On a lu le bouquin de Juan Branco qui fait tant parler. C’est avec un vocabulaire d’extrême droite, une rhétorique du sous-entendu et des concepts bien foireux (l’oligarchie et ses « êtres ») que Crépuscule prétend nous dévoiler la marche du monde. Sauf qu’on y découvre pas grand-chose à part les obsessions de son auteur .../...

      Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bourdieu ?

      Certain·es lecteur·ices ont sans doute découvert, grâce au livre de Branco, qu’il existe une classe dominante et qu’elle travaille à maintenir sa position par un système d’entre-soi bien rodé. Cela dit, il est très présomptueux de la part de l’auteur de prétendre en faire la révélation. Sans tous les citer, on peut penser aux travaux de Bourdieu et Passeron qui font aujourd’hui autorité, et que beaucoup connaissent sans les avoir lus, ou aux ouvrages des Pinçons-Charlot (qu’on aurait du mal à qualifier de « confidentiels »).

      Mais peut-être que ce qui séduit, c’est d’avoir cette fois le point de vue d’un insider un vrai, qui aime à se dépeindre en « traître à sa classe ». Pourtant, Branco ne semble guère doué pour la traitrise, puisque ce fils de la haute bourgeoisie est à présent un avocat de personnalités (ex-avocat de Mélenchon, défenseur d’Assange et Nicolle) et un polémiste médiatique... S’il veut réussir dans cette entreprise, on lui conseille de changer de méthode et de s’intéresser aux inspirantes réflexion développées sur le refus de parvenir.

      Cela dit, si l’on aime voir un milieu dépeint par ceux qui en proviennent, on regardera avec plus d’intérêt Les bonnes conditions de Julie Gavras, documentaire qui suit sur une période de treize ans huit jeunes du 7e arrondissement de Paris, du lycée à la trentaine. Documentaire lui-même réalisé par une « fille de » qui met son milieu d’origine à nu. Les mécanismes de reproduction sociale y sont très bien expliqués et on notera que le documentaire a été diffusé sur Arte, et qu’il est toujours disponible en ligne. On peut difficilement parler de censure.

    • Et on peut faire le lien avec Denis Robert, l’auteur de sa préface, qui n’hésite pas, d’après ce que j’en lis, à œuvrer par licenciement pour faute lourde, vis à vis de ses prédecesseurs·ses. Entre gens du même monde politique, ça a quelque chose de choquant (moi en tout cas, ça me choque, peu importe ce que ses prédécesseurs·ses ont fait). Mais quand on agit avec ses « couilles », comme il aime à parler, ça a du sens. Les couillus ont décidé de prendre les affaires politiques en main, et ça va déménager ! Z’allez voir...

      En fait, nous là, les gauchistes douillets, on les emmerde les gauchistes couillus, ils se sentent bridés.

  • Comme certaines et certains boycottent FB ici, je me permets parfois de retranscrire ds contributions quand je les trouve utiles :

    Un témoignage d’Eric Lenoir signalé par notre copine Emma Walter

    On me demande de trier ce que l’on me force à acheter emballé.

    On me demande d’acheter des ampoules basse consommation et d’éteindre ces ampoules qui ne consomment rien alors que je vois fleurir partout des écrans publicitaires lumineux, qui fonctionnent 24h/24 et consomment autant qu’une famille.

    On m’interdit le glyphosate pour ma cour alors que des millions d’hectares en sont aspergés sur ma nourriture.

    On met ma voiture fonctionnelle pour bosser au rencard parce qu’elle pollue un peu trop mais on agrandit les aéroports.

    On me demande de consommer local et sain tout en signant des traités qui permettent l’importation massive de denrées de mauvaise qualité à bas coût qui envahiront les étals et les plats des cantines de mes enfants.

    On me demande d’arrêter de boire de l’eau en bouteille mais l’eau à mon robinet est polluée, et Nestlé peut légalement assoiffer Vittel.

    On me demande de limiter mes déplacements quand l’air est irrespirable, mais on autorise encore ce qui le sature de poisons.

    On me demande d’arrêter le feu de bois pour ne plus émettre de particules fines, mais je vois passer des avions pleins de touristes survoler des champs recevant des engrais volatils.

    On augmente le prix de mon carburant qui me sert à travailler ou déplacer mes enfants dont l’école est lointaine, mais les bateaux qui amènent les biens inutiles depuis la Chine le font avec un carburant détaxé en polluant à chaque voyage autant que le parc automobile mondial.

    On me demande de comprendre qu’il est normal d’attendre aux urgences des infirmiers et médecins épuisés et rares car on n’a plus d’argent, et l’on déploie des forces de polices inouïes qui coûtent des millions pour juguler toute contestation sociale.

    On me dit de ne pas boire trop d’alcool et de ne pas fumer parce que c’est cancérigène, mais on me vend encore alcool et cigarettes en prélevant des taxes dessus.

    On me dit que je coûte trop cher à l’État quand je suis malade d’un cancer, mais on installe la 5 G, on n’a pas encore fait la liste des produits émis par l’industrie, on n’a pas encore testé la nocivité de 90% des ingrédients des produits ménagers et cosmétiques du quotidien.

    On m’interdit de manger le poisson de la Seine parce qu’il est dangereusement pollué aux PCB, mais on vend partout celui pêché à son estuaire, où les mêmes polluants sont bien plus concentrés.

    On me dit que mon élevage est non conforme aux normes de bien-être animal , alors qu’on m’a subventionné pour le construire ainsi et que je suis endetté pour une vie de l’avoir ainsi réalisé, conformément aux souhaits du législateur et de la chambre d’agriculture.

    On m’accuse d’être un monstre parce que j’élève du bétail, mais on hurle dès qu’on coupe une haie ou que disparaît le bocage.

    On me demande d’être à jour de mes cotisations sans retard, mais on en invente toujours plus, tout en rendant les aides auxquelles j’ai droit toujours plus difficiles à obtenir, en ne les distribuant qu’avec un retard parfois effarant.

    On me demande de faire barrage à l’extrême-droite et de soutenir la démocratie, quand celle-ci tabasse ses manifestants et noie les migrants à ses frontières pour ne pas les voir arriver sur son sol.
    On me demande d’obéir, alors que chaque jour je vois que les puissants ne le font pas.

    On me demande de payer des impôts dont les plus grandes entreprises parviennent à s’affranchir.

    On demande à ma famille d’être un ensemble de consommateurs responsables, mais on l’assomme de messages publicitaires incessants pour l’inciter à acheter de la merde, des aliments mauvais, des marchandises inutiles ou destructrices.

    On me demande d’être en règle sur tout, mais on m’a privé d’interlocuteurs en chair et en os pour y parvenir, en les remplaçant par des robots ou des algorithmes auxquels je ne comprends rien.

    On me demande de vieillir sans emmerder personne et en continuant de consommer aussi tard que possible, mais on rend ma vieillesse terrible à force de dénuement, de peur d’un monde qui court et d’isolement.

    On me demande d’être compétitif, mais on ne me dit pas en quoi j’en vivrai mieux, et je n’en profite pas.

    On me demande de travailler à n’importe quel poste, pourvu que je puisse consommer, mais on ne punit pas les entreprises géantes qui détruisent les emplois tout en ayant touché aides et subventions, tout en ayant été affranchies des taxes locales que payent les petits entrepreneurs locaux qui, eux, créent plus d’emplois proportionnellement à leur chiffre d’affaires.

    Dès lors, pourquoi ferais-je un quelconque effort ? Pourquoi changerais-je ma façon de faire tandis qu’on me méprise, qu’on ne m’écoute ni me comprend, tandis qu’on laisse faire à d’autres des choses dix fois pires que les pires que je pourrais commettre, et qu’on me rend la vie bien plus compliquée qu’à eux tout en continuant de les enrichir ?

    Peut-être par civisme, par conviction, par citoyenneté consciente.
    Parce que je ne veux pas laisser le déchet d’une vie dégueulasse pour avenir à ceux qui me suivent.

    Mais, nom de dieu, qu’il m’est insupportable de devoir tolérer que la rigueur et le civisme doivent être majoritairement supportés par le petit peuple, les classes moyennes et supérieures basses tandis que les tenants du reste de la puissance économique peuvent à ce point s’en affranchir.

    Qu’on se nappe de jaune fluo, de vert ou de rien du tout, l’enjeu social actuel pour lequel nous nous battons est celui-ci : établir ou rétablir l’équité. Et notre société n’est actuellement équitable ni face aux services publics, ni face aux enjeux environnementaux.

  • « C’est gentil les excuses mais c’est pas professionnels, c’est comme la soit disant erreur de Castaner » , « le problème c’est la machine »
    C’est une des punchlines de la soirée, offerte par @davduf qui revient sur ses 777 (!) signalements de violences et abus policiers mais aussi sur l’énorme intox gouvernementale autour de l’Hôpital Pitié-Salpétrière.
    https://www.france.tv/france-5/c-politique-la-suite/c-politique-la-suite-saison-2/973619-c-politique-la-suite.html

    Autres punchlines :
    "La déclaration de Castaner : « C’est une attaque et non une intrusion ! » Ce n’est pas une connerie ! C’est une déclaration dégueulasse !"
    "Les médias sont extrêmement coupables."

    Comme il le dit, le soir même, nous étions bien peu, face au rouleau compresseur du 20H à avoir pris le temps d’aller vérifier l’info avant de tweeter et à tenter de contrer la version officielle reprise partout, j’avais alerté sur l’intox par ici : https://seenthis.net/messages/778352

    • Han j’avais pas vu ! Honte sur moi je fais tellement confiance à #Acrimed que je n’avais pas lu au delà de l’intro. Il s’avère au final que c’est sans doute l’article le plus complet sur l’énorme série de fake en cascade après l’intox initiale. Voilà qui prouve que moi aussi je ne suis pas immunisée contre les biais de confirmation !
      En tout cas merci pour ce que tu dénonces inlassablement, mais merci aussi d’être si vigilent à ne pas perdre de l’énergie dans les pièges de certaines questions !

  • 7 nouvelles webapps sur mon site grâce @fil Merci @fil pour cette magnifique façon de faire voire mes dessins.

    http://www.madmeg.org/mb7


    Rabenmutterfestzauberlied (Chant magique de fête des mères corbeaux)

    Sort de magie mégère pour donner de la puissance aux mères qui ont un emploi. Mère corbeau (Rabenmütter) est une insulte sexiste allemande qui vise les mères qui ont un emploi alors qu’elles ont des enfants. Ce sort vise à retourner l’insulte en compliment. Le sort prend la forme d’une coiffe egypthienne.

    Sujet de sort qui m’avait été inspiré par @touti merci à toi :)

    –-----

    http://www.madmeg.org/mb8


    Ut se cogite qui in villam (Apprend comment ca se passe à la ferme)

    Sort de magie mégère pour retourner les injures sexistes qui animalisent les femmes. Chattes, grues, morues, thons, juments, poulettes, guenons… sortent les crocs et rendent les coups. Le sort prend la forme d’un bonnet d’âne.

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    http://www.madmeg.org/mb9


    Lumina Elementa Exordii Mulieribus (lanterne élémentaire des illustres femmes)
    Sort de magie mégère pour une lanterne propice à attirer l’inspiration de Marguerite Porete, Christine de Pisan, Aliénor D’Aquitaine et Hildegard Von Bingen.

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    http://www.madmeg.org/mb10


    Vade Retro Defecatores – (Arrière aux défécateurs)

    Sort de magie mégère de protection pour réduire l’impacte des injures sexistes faites aux femmes. Le sort prend la forme d’un disque hatorique portant le motif des 3 âges de la femme.
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    http://www.madmeg.org/ma4


    Tatot et complimentarum (tarot de la complémentarité)
    Sort de magie mégère sur un tarot jouant de l’idée de complémentarité à l’avantage des femmes.

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    http://www.madmeg.org/ma5


    Codex Gonadus – (le codex des gonades)

    Sort de magie mégère pour qu’on arrête d’associé le courage et les couilles et que mes copines ne me disent plus qu’elles ont des couilles alors qu’elles veulent simplement dire qu’elles sont courageuses. Le sort prend la forme d’une page du codex de Léonard de Vinci.

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    http://www.madmeg.org/ma6


    Rabenvatersschandzauberkapuze – (Coroza des pères corbeaux)

    Sort de magie mégère pour fabriquer une injure sexiste contre les pères qui ne s’occupent pas de leurs enfants. En allemand il y a une insulte contre les mères qui ont un emploi (Rabenmütter), mais rien pour désigner les pères qui se comportent de cette façon (alors que Rabenväter n’est pas plus difficile à prononcer). Le sort prend la forme d’une coroza, chapeau pointu que portaient les hérétiques espagnol·es avant de passer au bûcher.

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    #shamless_autopromo #mad_meg #mégèrisme #féminisme

  • La Présidence et le Gouvernement utilisent-ils des #armes chimiques contre le peuple et les policiers ? - News/Actualités-Vigi Ministère de l’Intérieur
    https://vigimi.fr/f/actualites-fr/entry/la-presidence-et-le-gouvernement-des-armes-chimiques-contre-ses-citoyens-et-s

    Les multiples informations scientifiques collectées relatives à la #dangerosité certaine et prouvée de l’agent CS sous toutes ses formes (aérosol de cristaux de CS dilués dans un solvant lui aussi identifié comme dangereux, grenade à poudre de cristaux secs de CS, munition combinée explosif et poudre de CS, etc.) doivent être communiquées à nos collègues et aux citoyens afin que chacun prenne ses responsabilités et puisse aussi vite que possible procéder aux examens qui s’imposent.

    Si l’on ajoute le nombre de nos collègues à celui des citoyens qui ont été exposés à ces gaz dans toute la France depuis novembre 2018, cela représente plus de 200,000 citoyens ce qui peut représenter une véritable catastrophe sanitaire.

    Nous demandons que soient clarifiées nos devoirs et nos responsabilités concernant l’usage de ces munitions et nos droits en matière de santé, de soin, de suivi médical régulier, de reconnaissance d’invalidité éventuelle et d’indemnisation.

  • Trump, Macron et l’arrogance française
    https://tagrawlaineqqiqi.wordpress.com/2019/05/04/trump-macron-et-larrogance-francaise

    Ça n’est ni une nouveauté ni un mystère, nous, Français, sommes un peuple arrogant. Et après tout, personne, même pas un peuple, n’est tenu à être parfait. Nous sommes si arrogants que lorsque Trump a commencé ses trumperies, nous nous sommes gaussés. « Ah ! Ces Américains, tout de même ! Qu’ils sont cons avec leur président qui parle […]

    https://0.gravatar.com/avatar/fae7880a13ff373ef7ab14b76ec88027?s=96&d=identicon&r=G