• Benoît Delépine, Corinne Masiero et Blanche Gardin font souffler l’esprit des gilets jaunes sur la Berlinale [photos] - Charente Libre.fr
    https://www.charentelibre.fr/2020/02/24/benoit-delepine-corinne-masiero-et-blanche-gardin-font-souffler-l-espr

    Pour leur 10e long-métrage, Benoît Delépine et Gustave Kerven (« Mammuth ») se sont appuyés sur notre rapport au monde numérique pour brosser un tableau actuel, entre ubérisation du travail, exploitation des données personnelles, développement de l’intelligence artificielle… Le film suit une mère de famille victime d’un chantage à la sextape, un père surendetté dont la fille est victime de harcèlement et une chauffeur de VTC dépitée par sa faible note professionnelle. Tous trois se sont connus sur un rond-point, un des lieux de contestation des gilets jaunes, deux ans plus tôt. Ecrasés par leurs problèmes d’argent, ils passent leur temps sur leurs portables à tenter de revendre des objets, à répondre aux sollicitations de démarcheurs appelant du bout du monde, à comparer les tarifs des mutuelles ou à appeler des numéros verts surtaxés.

    #cinéma #film #gilets_jaunes #contestation

  • La nouvelle phase « verte » du capitalisme et son avant-garde
    "écologique et citoyenne"...

    Miquel Amorós est un intellectuel écolibertaire espagnol connu entre
    autres pour ses analyses mettant en lumière les contradictions et la
    fausse radicalité parmi les militants écologistes et d’extrème gauche
    (y compris anarchistes).

    Un très grand nombre de listes candidates aux élections municipales se
    disent "écologistes et citoyennes".

    Leurs candidat(e)s ainsi que leurs supporters (et trices) devraient lire ce texte ;-)

    https://lepasdecote.video.blog/2020/01/31/les-nouveaux-habits-du-developpementalisme-capitaliste

    • Le texte est bien écrit mais c’est une opposition somme toute classique entre réforme et révolution avec un côté assez (de façon caricaturale) marxiste : la révolution viendra toute seule suite aux contradictions du capitalisme qui le feront s’écrouler.

    • Encore une lecture de travers, que ce soit du courant anti-industriel ou de la critique de la valeur etc : à aucun moment ni les uns ni les autres ne disent que la révolution viendra toute seule, mais que les insurrections, le bordel, etc, va arriver tellement ce sera dur de continuer à vivre sous ce mode de vie (et c’est déjà largement le cas, un peu partout dans le monde, ce n’est pas du tout « dans le futur »).

      Mais cela n’implique en rien du tout que ça va être mieux ensuite, puisque ça peut parfaitement aboutir à un monde plus barbare, ou à mettre au pouvoir une autre caste de sauveurs à la place de l’ancienne, plutôt que de chercher à vivre plus libres, plus autonomes, aussi bien matériellement que politiquement.

      Et pour ce texte précisément, la conclusion est très claire : « Si la société civile parvient à s’organiser en dehors des institutions et des bureaucraties ». Sinon non. Donc aucune super révolution obligatoire mécaniquement.

    • #Green_New_Deal
      Voir peut-être aussi : https://seenthis.net/messages/814673

      [edit]
      A propos de « XR », un collectif appelé « the Wretched of the Earth » (les Damné·es de la Terre) avait publié une lettre ouverte adressée à la soit disant « rebellion » :

      https://www.redpepper.org.uk/an-open-letter-to-extinction-rebellion

      @val_k en avait fait une traduction écrite et audio en français et l’avait publiée sur archive.org. Mais comme je suis infoutu d’en retrouver le lien, je pose son texte ici :

      Lettre ouverte à Extinction Rebellion
      "La lutte pour la justice climatique est le combat de nos vies, et nous devons le faire correctement."

      Lettre des collectifs formant Les Damnés de la Terre (Wretched of The Earth) publié sur le site du magazine Red Pepper le 3 mai 2019.
      Wretched of The Earth est un collectif communautaire anglais pour les groupes et les peuples indigènes, noirs, métisses et de la diaspora qui réclament la justice climatique et qui agissent en solidarité, tant au Royaume-Uni que dans le Sud.
      Cette lettre a été écrite en collaboration avec des dizaines de groupes alliés. Alors que s’achevaient les semaines d’action appelées par Extinction Rebellion, nos groupes se sont réunis pour réfléchir sur le récit, les stratégies, les tactiques et les revendications d’un mouvement climatique revigoré au Royaume-Uni. Dans cette lettre, nous formulons un ensemble de principes et de demandes fondamentaux enracinés dans la justice et nous considérons comme crucial que le mouvement tout entier en tienne compte alors que nous continuons à élaborer une réponse à "l’urgence climatique".

      Cher Extinction Rebellion,

      L’émergence d’un mouvement de masse comme Extinction Rebellion (XR) est le signe encourageant que nous avons atteint un moment propice dans lequel il existe à la fois une conscience collective de l’immense danger qui nous attend et une volonté collective de le combattre. Une masse critique est d’accord avec la lettre ouverte qui lance XR quand elle déclare : « Si nous continuons sur notre voie, l’avenir de notre espèce est sombre. »

      Dans le même temps, pour construire un avenir différent, voire même pour l’imaginer, nous devons comprendre ce qu’est cette « voie » et comment nous en sommes arrivés a un monde tel que nous le connaissons maintenant. « La Vérité » de la crise écologique est que nous ne sommes pas arrivés ici par une série de petites erreurs, mais que nous avons été poussés par des forces puissantes qui ont conduit la répartition des ressources de la planète entière et la structuration de nos sociétés. Les structures économiques qui nous dominent ont été créées par des projets coloniaux dont le seul but est la poursuite de la domination et du profit. Pendant des siècles, le racisme, le sexisme et le classisme ont été nécessaires pour que ce système soit maintenu et ont façonné les conditions dans lesquelles nous nous trouvons.

      Une autre vérité est que pour beaucoup, l’austérité n’appartient pas à « l’avenir ». Pour ceux d’entre nous qui sont indigènes, de la classe ouvrière, noirs, métisses, queer, trans ou handicapés, l’expérience de la violence structurelle est une partie intégrante de notre droit de naissance. Greta Thunberg appelle les dirigeants mondiaux à agir en leur rappelant que « notre maison est en feu ». Pour beaucoup d’entre nous, la maison est en feu depuis longtemps : chaque fois que la vague de violence écologique monte, nos communautés, en particulier dans les pays du Sud, sont toujours les premières touchées. Nous sommes les premiers à faire face à une mauvaise qualité de l’air, à la faim, aux crises de santé publique, à la sécheresse, aux inondations et aux déplacements.

      XR déclare que « la science est claire : il est entendu que nous sommes confrontés à une urgence mondiale sans précédent. Nous nous trouvons dans une situation de vie ou de mort. Nous devons agir maintenant. » Vous ne réaliserez peut-être pas que lorsque vous vous concentrez sur la science, vous passez souvent à côté du feu et de nous - vous passez à côté de nos histoires de lutte, de dignité, de victoire et de résilience. Et vous passez à côté de la vaste connaissance intergénérationnelle de l’unité avec la nature qu’ont nos peuples. Les communautés indigènes nous rappellent que nous ne sommes pas séparés de la nature et que protéger l’environnement, c’est aussi nous protéger. Pour survivre, les communautés des pays du Sud continuent à projeter la vision et la construction de nouveaux mondes libres de la violence du capitalisme. Nous devons à la fois nous concentrer sur ces expériences et reconnaître ces savoirs là.

      Nos communautés sont en feu depuis longtemps et ces flammes sont attisées par notre exclusion et notre silenciation. Sans intégration de nos expériences, toute réponse à cette catastrophe ne changera pas la manière complexe dont les systèmes sociaux, économiques et politiques façonnent nos vies - offrant à certains un passage facile dans la vie en en faisant supporter le coût à d’autres. Pour envisager un avenir dans lequel nous serons tous libérés des causes profondes de la crise climatique - capitalisme, extractivisme, racisme, sexisme, classisme, capacitisme et autres systèmes d’oppression - le mouvement pour le climat doit refléter les réalités complexes de la vie de chacun dans leur narration.

      Et cette complexité doit également être répercutée dans les stratégies. Beaucoup d’entre nous sont exposés au risque d’arrestation et de criminalisation. Nous devons peser avec soin les coûts qui peuvent être infligés à nous et à nos communautés par un État qui est déterminé à cibler ceux qui sont racialisés avant ceux qui sont blancs. La stratégie de XR, avec comme tactique première d’être arrêté, est valable - mais elle doit être soutendue par une analyse continue de son privilège ainsi que de la réalité de la violence de la police et de l’État. Les participants XR devraient utiliser leur privilège de pouvoir risquer une arrestation tout en soulignant la nature racialisée du maintien de l’ordre. Bien qu’une partie de cette analyse ait commencé à être réalisée, tant qu’elle n’est pas au cœur de l’organisation de XR, ce n’est pas suffisant. Pour faire face au changement climatique et à ses racines dans les inégalités et la domination, il faudra une diversité et une pluralité de tactiques et de communautés afin de co-créer le changement transformateur nécessaire.

      Nous saluons l’énergie et l’enthousiasme que XR a apporté au mouvement écologiste, et cela nous donne l’espoir de voir autant de personnes prêtes à agir. Mais comme nous l’avons souligné ici, nous estimons que certains aspects essentiels de leur approche doivent évoluer. Cette lettre appelle XR à faire davantage dans l’esprit de ses principes, qui disent qu’ils « travaillent à la construction d’un mouvement participatif, décentralisé et inclusif ». Nous savons que XR a déjà organisé divers exercices d’écoute et a reconnu certaines des lacunes de son approche. Nous espérons donc que XR et ses membres apprécieront notre contribution.

      Alors que XR achève cette période d’actions, nous espérons que notre lettre propose quelques réflexions utiles pour la suite des choses. La liste des demandes que nous présentons ci-dessous ne prétend pas être exhaustive, mais offrir un point de départ qui souligne les conversations dont nous avons un besoin urgent.

      Les Damnés de la Terre (Wretched of the Earth) ainsi que de nombreux autres groupes, considèrent les revendications suivantes comme cruciales pour la rébellion de justice climatique :

       Mettre en œuvre une transition axée sur la justice afin de réduire à zéro les émissions de carbone du Royaume-Uni d’ici 2030, dans le cadre de sa juste part pour maintenir le réchauffement en dessous de 1,5 ° C ; cela comprend l’arrêt de tous les projets de fracturation, la gratuité des solutions de transport et du logement décent, la réglementation et la démocratisation des entreprises et la restauration des écosystèmes.

       Passer un Nouveau Pacte Vert Mondial pour assurer le financement et la technologie des pays du Sud grâce à la coopération internationale. La justice climatique doit inclure les réparations et la redistribution ; une économie plus verte en Grande-Bretagne obtiendra très peu de résultats si le gouvernement continue d’empêcher les pays vulnérables de faire de même avec une dette écrasante, des accords commerciaux inéquitables et l’exportation de ses propres industries extractivistes mortelles. Ce "Green New Deal" inclurait également la fin du commerce des armes. Les guerres ont été créées pour servir les intérêts des entreprises - les plus grandes transactions d’armes ont livré du pétrole ; tandis que les plus grandes armées du monde sont les plus grandes consommatrices d’essence.

       Tenir les sociétés transnationales pour responsables de leurs actes en créant un système qui les réglemente et les empêche de pratiquer la destruction mondiale. Cela impliquerait de se débarrasser de nombreux accords de commerce et d’investissement existants qui consacrent la volonté de ces sociétés transnationales.

       Retirer la planète des marchés boursiers en restructurant le secteur financier pour le rendre transparent, démocratisé et durable, tout en décourageant les investissements dans les industries extractives et en subventionnant les programmes relatifs aux énergies renouvelables, la justice écologique et les programmes de régénération.

       Mettre fin à l’environnement hostile des murs et des clôtures, des centres de détention et des prisons utilisés contre les communautés racialisées, migrantes et réfugiées. Au lieu de cela, le Royaume-Uni devrait reconnaître ses responsabilités historiques et actuelles dans la conduite du déplacement des peuples et des communautés et honorer ses obligations à leur égard.

       Garantir des communautés florissantes dans les pays du Nord et du Sud dans lesquelles tout le monde a droit à une éducation gratuite, à un revenu suffisant, qu’il soit au travail ou non, à des soins de santé universels, y compris un soutien au bien-être mental, des transports abordables, une alimentation saine à prix abordable, un emploi et logement digne, une participation politique significative, un système de justice transformatrice, les libertés liées au genre et à la sexualité et, pour les personnes handicapées et les personnes âgées, de vivre de manière autonome dans la communauté.

      La lutte pour la justice climatique est la lutte de nos vies et nous devons la mener correctement. Nous partageons cette réflexion d’un lieu d’amour et de solidarité, de groupes et de réseaux travaillant avec des communautés en première ligne, unis dans l’esprit de construire un mouvement pour la justice climatique qui ne fasse pas payer les plus pauvres des pays riches pour faire face à la crise climatique, et refuse de sacrifier les peuples du Sud pour protéger les citoyens du Nord. Il est essentiel que nous restions responsables devant nos communautés et envers tous ceux qui n’ont pas accès aux centres de pouvoir.
      Sans cette responsabilité, l’appel à la justice climatique est vide.

      Les Damnés de la Terre (Wretched of the Earth).

    • @rastapopoulos
      Tu cites la dernière phrase qui effectivement commence par un conditionnel précautionneux mais juste avant voilà ce qui est écrit :

      Le jour où le système techno-industriel — géré par les marchés ou par l’État —, cessera de répondre aux besoins d’une partie importante de la population ou, en d’autres termes, lorsque les conditions météorologiques ou quelque autre facteur enrayera l’approvisionnement, viendra le temps des insurrections. Un système défaillant, qui entrave la mobilité de ses sujets et les menace de mort par inanition n’a pas d’avenir. Il est probable que, dans le feu de l’action, des structures communautaires — fondamentales pour assurer l’autonomie des révoltes — seront reconstruites.

      Si c’est pas du messianisme révolutionnaire ça, alors c’est que je ne sais vraiment pas lire. Ce qui me frappe vraiment dans ce genre de littérature, c’est qu’à part conchier les trucs réformistes (certes souvent avec des raisons valables) rien n’est vraiment construit ce qui fait qu’au final on a juste l’impression que l’unique but est donc vraiment de conchier les trucs réformistes (et pour se justifier on dit qu’un jour y aura l’insurrection... et voilà). La présentation de l’auteur et du texte fait par @marclaime ne dit pas autre chose. On a déjà vu ça dans le militantisme trotskiste (et sûrement d’autres courants) qui passait son temps à décrier les autres sectes du même acabit qu’eux même, ce serait bien de ne pas recommencer (ou continuer)...

    • J’insiste : si tu confonds « insurrection » et « révolution », ya clairement un problème de lecture important… :)

      Il n’y a aucun messianisme dans ta citation, c’est un fait établi qu’il y a déjà des insurrections un peu partout, dès que les gens ont faim, n’arrivent plus à joindre les deux bouts, n’arrivent plus à vivre la vie que nous fait mener le capitalisme. La question c’est une fois qu’on s’est insurgé, qu’est-ce qui advient ? Et là il n’y a aucune assurance que ça aboutisse à quelque chose de positif, d’émancipateur, et cela dépend de la condition que j’ai cité plus haut.

      1) Vie tellement pourrie qu’on n’arrive même plus à subvenir aux besoins de base (manger, habiter, etc) => insurrection.
      2) Si on parvient à s’organiser de manière autonome (aussi bien politiquement : anarchisme, que matériellement : sans être dépendants d’industries énormes) => révolution.

      L’un est totalement sûr et déjà le cas un peu partout dans le monde, l’autre est totalement incertain et ça peut parfaitement aboutir à plus de barbarie (daesh, régimes autoritaires, etc).

    • C’est sûrement une question de vocabulaire mais cela dit je ne déclarerais pas que c’est « totalement sûr » que les insurrections adviendront de façon systématique. Pour parler de ce qui se passe chez nous, cela dépend par exemple si on considère que le mouvement des gilets jaunes est une insurrection ou une simple révolte d’une petite fraction de la population. Je dis ça car je travaille dans une petite entreprise et c’est tout simplement incroyable de constater la veulerie dont peuvent faire preuve la plupart de mes collègues (tous méprisants envers les gilets jaunes, ricanant quand les manifestations contre la réforme des retraites passent devant l’entreprise... Et j’ai vu ça dans d’autres emplois, généralement au mieux on a le droit à de l’indifférence). Bref, on peut très bien passer directement à la case dictature sans passer par la case insurrection/révolution, c’était le sens de mon commentaire précédent.

  • La France au bord de l’implosion sociale ? Emmanuel Todd est l’invité des Matins
    22/01/2020
    https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/la-france-au-bord-de-limplosion-sociale-emmanuel-todd-est-linvite-des-

    Sommes-nous entrés dans un nouveau chapitre conflictuel de notre histoire sociale ? C’est la théorie qu’avance l’historien et démographe Emmanuel Todd dans son nouvel ouvrage « Les luttes de classes en France au XXIe siècle ».

    https://rf.proxycast.org/3f30e2cf-84be-46a3-9711-73fced98f41a/13983-22.01.2020-ITEMA_22261697-3.mp3

  • Sortir des clous et des nasses...

    POURQUOI MACRON NE CÉDERA PAS
    Par Ian Manook, écrivain

    Macron ne cédera rien parce qu’il n’est pas là pour gouverner. Il n’est même pas là pour être réélu et encore moins pour faire une carrière politique. Il se fout de tout ça, et donc il se fout de ce qu’on pense ou dit de lui, de sa cote de popularité, de son avenir politique, il se fout de tout ça. Macron est un condottiere mandaté par des commanditaires pour détricoter et privatiser tout ce qui est collectif et solidaire en France. Et sa récompense ne sera pas d’être réélu ou de prendre place dans le paysage politique français, sa récompense sera d’aller siéger dans tous les conseils d’administration des sociétés qu’il aura privatisées pour ses commanditaires. Ce n’est rien d’autre qu’un homme de main qui obéit à des ordres et qui a agi en deux temps : en pourrissant l’État français de l’intérieur sous un Hollande complètement manipulé, et en prenant ensuite prétexte de ce pourrissement pour mener à bien son pillage en règle de l’état. Voilà pourquoi il se moque de tous ces scandales à répétition le concernant et concernant son gouvernement. Voilà pourquoi nous avons un gouvernement « de crise » composé sans vergogne à moitié de millionnaires, voilà pourquoi il garde un Président de l’Assemblée mis en examen, pourquoi sa ministre de la justice peut dire en rigolant qu’elle a juste oublié de déclarer trois appartements au fisc. Voilà pourquoi il met sans honte un voyou à la tête de la police et autorise à cette police des comportements de voyous. Voilà surtout pourquoi il ne cède et ne cédera devant aucune grève. Parce qu’il s’en fout. Il se fout de vous, il se fout du pays, il se fout de la misère et de la pauvreté, il se fout des éborgnés et des amputés par sa police. Il s’en fout. Il détricotera tout jusqu’au bout sans écouter personne, sans état d’âme, et ne pense qu’à la fortune personnelle que chaque action contre le bien public lui garantit. Et il partira en laissant un pays épuisé et exsangue, trop sonné pour se défendre contre le plus violent des systèmes de finance ultralibérale qu’on puisse imaginer. Il laissera tomber tout le monde. Le pays comme ceux qu’il aura manipulés pour en faire ses pires factotums et qui, seuls, devront affronter la vengeance populaire. Voilà pourquoi il ne cède et ne cédera pas, et voilà pourquoi la seule façon de le faire céder est de nous montrer plus obstinés, plus jusqu’au-boutistes, plus tenaces et plus violents que lui. Nous ne pouvons plus rester sur le terrain politique. Le seul mouvement qui l’ait ébranlé, c’est celui des Gilets Jaunes, parce qu’il l’a désarçonné là , politiquement et sur le terrain, où il ne s’y attendait pas. En un an, il a neutralisé ce danger en le ramenant dans les mains de ceux qui défilent dans les clous, dans des couloirs et dans des nasses où ils acceptent pratiquement de se faire tabasser. Il faut sortir des clous. Disperser le mouvement, redéfinir les manifestations. Sortir des clous et des nasses. Il faut qu’enfin se bougent ceux pour qui nous nous battons vraiment, étudiants et lycéens. Il faut reprendre les ronds-points, les ponts, les périphériques, éclater les défilés dans les villes et dans le pays. Le forcer à disperser et affaiblir ses milices. C’est une question de survie du pays. Il a déjà entrepris la privatisation des hôpitaux, de la SNCF, des gares, des aéroports, des barrages, de la Sécu. Il s’attaque à celle des routes, de la police, des universités, de la culture, de la justice. Cet homme ne veut plus d’état, sinon pour l’armée et la police, et nous savons tous qu’un tel état s’appelle une dictature.

    source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1038898769802056&set=a.188909871467621&type=3&theater
    archive : https://web.archive.org/web/20200114062710/https://m.facebook.com/photo.php?fbid=1038898769802056&set=a.188909871467621&type=3&theater

    #envolée_littéraire #lucidité_éphémère

  • Trump explique, particulièrement clairement, qu’il n’a pas laissé des troupes en Syrie pour combattre, mais pour « prendre le pétrole » :
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1215834063841435648/pu/vid/1280x720/ywDF5CSGxthQavGf.mp4

    - You know what I did? I left troops to take the oil. I took the oil. The only troops I have are taking the oil, they’re protecting the oil. I took over the oil.

    La journaliste de Fox News, outragée que le Président des États-Unis divulgue aussi explicitement ses raisons :

    - They’re not “taking” the oil. They’re protecting the facilities.

    Et Trump de continuer :

    - Oh, maybe we will, maybe we won’t. I don’t know, maybe we should take it. But we have the oil, right now, the United States has the oil.

  • État d’alerte pour l’eau en Israël et chez ses voisins

    « Le lac de Tibériade, au nord-est d’Israël, est la seule étendue
    d’eau douce dans ce pays situé en plein désert. Ce lac d’une
    importance capitale, cité abondamment dans la Bible, approvisionnait
    jusqu’à récemment en eau potable tout l’État hébreu et certains de ses voisins. Cette époque est révolue : le niveau du lac a tellement
    baissé — parfois sous la « ligne rouge » indiquant un seuil critique —
    que le gouvernement a dû fermer les valves.

    Presque du jour au lendemain, Israël et ses voisins se sont trouvés à
    risque de manquer d’eau potable à cause de changements climatiques fulgurants. Les réserves souterraines se sont taries sous l’effet d’intenses périodes de sécheresse et d’une croissance démographique soutenue.

    La crise a été si brutale que le gouvernement israélien a dû mettre en
    place un plan d’urgence, au tournant des années 2000, pour puiser et dessaler l’eau de la mer Méditerranée. Sans cet apport massif venu de la mer, l’État hébreu et ses voisins palestiniens et jordaniens —
    branchés sur le réseau d’aqueduc israélien — n’auraient tout
    simplement plus d’eau potable, confirment des experts.

    La quête de l’or blanc ne fait que commencer dans cette région parmi
    les plus arides du monde : la population augmente à un rythme effréné, tandis que les sources d’eau se tarissent. »

    (…)

    Lire la suite :

    https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/570256/etat-d-alerte-pour-l-eau

    • Un complément, pour signaler la source libanaise, que le Liban ne peut exploiter pleinement, à cause de, je cite le doux #euphémisme de l’IFPO, la « puissance de dissuasion israélienne« (au lieu de « les agissements criminels impunis de l’état sioniste »)

      Atlas du Liban - Les eaux de la discorde - Presses de l’Ifpo
      https://books.openedition.org/ifpo/10917

      Malgré sa situation en amont du bassin versant, le Liban n’utilise qu’une très faible quantité de ses eaux. En effet, jusqu’en 2000, les sources du Hasbani et du Wazzani étaient situées dans la zone occupée par Israël au sud du pays.

      Depuis le retrait israélien, quelques projets ont certes été engagés côté libanais (une station de pompage sur le Wazzani notamment), mais ils ont fait l’objet de menaces de bombardement de la part du gouvernement israélien. Seule l’adduction d’eau potable vers quelques municipalités a été tacitement autorisée par Israël, et le développement de l’irrigation dans la zone reste pour l’instant peu probable. La puissance de dissuasion israélienne sur cet espace, associée à l’occupation continue des fermes de Chebaa et du Golan syrien, assure donc à l’État hébreu le contrôle des principales sources du Haut‑Jourdain.

      #vitrine_de_la_jungle

    • #Palestine #Eau

      Les 3 articles, pour vous éviter de cliquer (semi #paywall) :

      État d’alerte pour l’eau en Israël et chez ses voisins
      Marco Fortier, Le Devoir, le 6 janvier 2020
      https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/570256/etat-d-alerte-pour-l-eau

      Le lac de Tibériade, au nord-est d’Israël, est la seule étendue d’eau douce dans ce pays situé en plein désert. Ce lac d’une importance capitale, cité abondamment dans la Bible, approvisionnait jusqu’à récemment en eau potable tout l’État hébreu et certains de ses voisins. Cette époque est révolue : le niveau du lac a tellement baissé — parfois sous la « ligne rouge » indiquant un seuil critique — que le gouvernement a dû fermer les valves.

      Presque du jour au lendemain, Israël et ses voisins se sont trouvés à risque de manquer d’eau potable à cause de changements climatiques fulgurants. Les réserves souterraines se sont taries sous l’effet d’intenses périodes de sécheresse et d’une croissance démographique soutenue.

      La crise a été si brutale que le gouvernement israélien a dû mettre en place un plan d’urgence, au tournant des années 2000, pour puiser et dessaler l’eau de la mer Méditerranée. Sans cet apport massif venu de la mer, l’État hébreu et ses voisins palestiniens et jordaniens — branchés sur le réseau d’aqueduc israélien — n’auraient tout simplement plus d’eau potable, confirment des experts.

      La quête de l’or blanc ne fait que commencer dans cette région parmi les plus arides du monde : la population augmente à un rythme effréné, tandis que les sources d’eau se tarissent.

      « La météo est devenue folle. Vous avez vu ce qui s’est passé en Europe [l’été dernier], il a fait 43 degrés à Paris, à Londres et à Berlin. Nos experts nous disent que les changements climatiques sont déjà là et que notre région souffrira davantage dans un avenir prévisible. On ne peut plus se fier à la pluie [pour renouveler les sources d’eau] depuis les graves sécheresses du début des années 2000 », dit Yechezkel Lifshitz, directeur général adjoint des infrastructures et de l’eau au ministère de l’Énergie.

      Les périodes de sécheresse risquent de se multiplier et de durer plus longtemps dans la prochaine décennie, prévoit le ministère israélien de l’Environnement. L’évaporation de l’eau de surface s’accélère sous l’effet de la hausse des températures. L’eau salée contamine aussi les réserves souterraines près de la Méditerranée en raison de l’érosion des côtes, qui prend de l’ampleur à cause de la montée du niveau de la mer.

      Prières pour la pluie

      Devant ce tarissement soudain de l’apport naturel en eau douce, le ministère a construit à gros prix, entre les années 2005 et 2016, cinq usines de dessalement le long de la Méditerranée. Pas moins de 80 % de l’eau potable en Israël provient désormais de la mer — une proportion inégalée dans le monde.

      « La crise climatique a frappé fort et vite. Sans les usines de désalinisation, on aurait vécu une catastrophe : on manquerait d’eau courante », dit David Katz, professeur au Département de géographie de l’Université d’Haïfa, au nord de Tel-Aviv, et spécialiste de la gestion de l’eau au Moyen-Orient.

      La pénurie se fait néanmoins sentir du côté palestinien, dans les territoires occupés militairement par Israël. L’approvisionnement en eau potable est aléatoire. Et les agriculteurs palestiniens prient pour un hiver pluvieux qui viendrait remplir les réservoirs de fortune aménagés un peu partout dans la vallée du Jourdain. En attendant, l’inquiétude et la colère grondent en Cisjordanie (voir texte à paraître demain à ce sujet).

      L’hiver dernier a vu naître l’espoir, avec les précipitations les plus abondantes en cinq ans. Le lac de Tibériade (aussi appelé mer de Galilée en anglais et lac Kinneret en hébreu) est revenu à un niveau acceptable. Les pluies sont toutefois devenues l’exception plutôt que la règle dans la région : les deux tiers d’Israël reçoivent moins de 200 millimètres de précipitations par année, et la moitié du pays en reçoit moins de 100 millimètres (Montréal a reçu précisément cette quantité en deux heures lors du déluge du 14 juillet 1987 !).

      Prévoyant le pire, le ministère de l’Énergie a entrepris de presque doubler la capacité de dessaler l’eau de mer d’ici 2030. Deux nouvelles usines sont déjà prévues, à Sorek, près de Tel-Aviv (ce sera la plus grande du monde, à côté d’une usine existante), et dans le nord-ouest du pays, en Galilée.

      Devant l’ampleur de la crise, l’État hébreu a même annoncé un projet d’ingénierie unique au monde : une partie de l’eau de mer désalinisée servira à remplir le lac de Tibériade. Un pipeline de 90 kilomètres est en construction vers le lac mythique où Jésus est réputé avoir marché sur l’eau. L’État hébreu ne croit toutefois pas aux miracles pour sauver le seul lac du pays, considéré comme un véritable trésor national.

      « Le niveau du lac diminue même si on n’y puise presque plus d’eau ! Ça démontre clairement l’ampleur des changements climatiques », dit Yechezkel Lifshitz, du ministère de l’Énergie.

      Sécurité nationale

      Le gouvernement a entrepris de sauver le lac de Tibériade pour des raisons stratégiques, explique M. Lifshitz. L’État a besoin de cet immense réservoir naturel pour pallier des défaillances des usines de dessalement ou des attaques contre le système d’approvisionnement en eau — sabotage, attaques informatiques, au missile ou à l’explosif, tremblement de terre ou tsunami.

      Au-delà des considérations géostratégiques, l’État hébreu a le devoir moral de protéger le seul lac du pays, fait valoir Yechezkel Lifshitz. C’est un lieu historique, culturel, naturel et touristique crucial.

      Pour les mêmes raisons, Israël et la Jordanie élaborent des plans communs pour sauver la mer Morte, qui porte bien son nom : le niveau de ce vaste plan d’eau salée baisse d’un mètre par année depuis 30 ans. Quand on arrive par la route 90 qui longe la frontière avec la Jordanie, le spectacle est saisissant. On dirait une cuvette géante qui se vide. Des touristes japonais se prennent en photo devant un panneau indiquant : « Le point le plus bas sur Terre, -430 mètres. »

      Il fait 41 degrés Celsius sous un soleil de plomb en cet après-midi du mois d’août. On aperçoit au loin le « fleuve » Jourdain, qui alimentait jadis la mer Morte. Le mot « fleuve » n’a pas le même sens que chez nous. Oubliez le majestueux Saint-Laurent, le Jourdain n’est plus qu’un semblant de ruisseau à moitié vide. Un barrage a été construit à la sortie du lac de Tibériade, ce qui a asséché le pauvre Jourdain. Près de là, le lieu où Jésus a été baptisé par Jean le Baptiste est fermé aux visiteurs. On raconte qu’il serait ardu de faire un baptême aujourd’hui dans ce lieu saint transformé par la sécheresse.

      Pipelines en vue

      Pour sauver la mer Morte, qui se trouve à cheval sur la frontière entre Israël et la Jordanie, les deux pays travaillent sur deux possibles projets de pipeline, explique le géographe David Katz, de l’Université d’Haïfa.

      Le premier, surnommé « Red-Dead », remplirait la mer Morte à partir de la mer Rouge, au sud. La Jordanie construirait une usine de désalinisation pour produire de l’eau potable à Aqaba, sur la rive de la mer Rouge. L’eau salée rejetée par le processus de désalinisation serait acheminée par pipeline vers la mer Morte, au nord.

      Une solution moins coûteuse consisterait à aménager un pipeline « Med-Dead » qui alimenterait la mer Morte à partir d’une usine de désalinisation située près de la Méditerranée, en Israël.

      Israël fournit de l’eau potable à la Jordanie en vertu de l’accord de paix de 1994 entre les deux pays. L’État hébreu vend de plus grandes quantités d’eau que ce qui est prévu dans l’accord, mais cela reste nettement insuffisant, notamment à cause de la croissance démographique dans la région. Israël prévoit d’alimenter en eau 16 millions de ses citoyens en 2050, comparativement à 9 millions à l’heure actuelle. L’arrivée de centaines de milliers de réfugiés syriens en Jordanie — et d’environ un million de juifs d’origine russe en Israël une décennie plus tôt — a fait augmenter la demande en eau potable.

      Tout un défi, au moment où les sources se tarissent. Le pays a ainsi cessé au cours des derniers mois de puiser de l’eau dans sept sources importantes, explique Yechezkel Lifshitz, du ministère de l’Énergie. Il est même question de remplir ces sources avec de l’eau de mer désalinisée en cas de besoin.

      Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat–Le Devoir.

      Israël en bref :
      Capitale : Tel-Aviv
      Population : 8,7 millions
      Enjeu : L’État d’Israël, les territoires qu’il occupe et ses voisins sont dépendants de l’eau de mer dessalée afin d’alimenter villes et agriculteurs. Les changements climatiques amplifient cette dépendance, et il y a un risque de manquer d’eau potable.
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      En Palestine, l’eau sous occupation militaire
      Marco Fortier, Le Devoir, le 7 janvier 2020
      https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/570289/l-eau-sous-occupation-militaire

      Le village d’Al-Auja était autrefois le grenier de la Palestine. Oranges, citrons, tomates et concombres abondaient dans cette région jadis irriguée par une source abondante. Les changements climatiques ont toutefois bouleversé la Palestine depuis deux décennies. Les champs d’Al-Auja ont été désertés. Il n’y a plus grand-chose qui pousse dans ces terres pierreuses.

      À la limite du village, une plantation de bananes détonne au milieu d’une terre aride. Un couple et son fils s’activent parmi les bananiers, sous un soleil de plomb. Il fait 41 degrés Celsius. « C’est la première fois depuis des années qu’on réussit à faire pousser des bananes. C’est une culture qui nécessite beaucoup d’eau, mais de l’eau, on en manque terriblement », dit Taghrid Naji, 49 ans, mère de sept enfants et agricultrice.

      Elle, son mari, Abdullah, et leur fils de 10 ans, Mosa, nous reçoivent dans leur champ. L’hiver dernier a été pluvieux — une exception, après cinq années de sécheresse record —, ce qui a permis aux agriculteurs du village de remplir les étangs qu’ils ont aménagés un peu partout dans la région.

      Abdullah a bricolé un système de pompes et de tuyaux rouillés qui crache un filet d’eau sablonneuse. « C’est de l’eau dégueulasse, qu’il faut filtrer, mais c’est de l’eau », explique l’agriculteur.

      La récolte de bananes s’annonce bonne, mais le couple ne se fait pas d’illusions. Il semble loin, le temps où le village exportait ses agrumes, ses melons d’eau et ses légumes jusque dans les pays du golfe Persique. Les agriculteurs palestiniens se sont tournés vers la culture de dattiers et de palmiers, qui nécessitent très peu d’eau. De nos jours, seul un hiver pluvieux peut mener à la culture de bananes ou d’agrumes dans la vallée du Jourdain. Et les hivers pluvieux se font rares.

      La faute des militaires

      La sécheresse est bien réelle, mais elle n’explique pas à elle seule la pénurie d’eau. Quand on leur demande la raison du manque d’eau, les Palestiniens parlent tous de l’occupation militaire de leur territoire par Israël. « Notre problème, c’est Israël, pas les changements climatiques », affirme sans détour Deeb Abdelghafour, directeur général à l’Autorité palestinienne de l’eau. On le rencontre à son bureau de Ramallah, capitale de la Cisjordanie.

      Comme à peu près tous les enjeux dans cette région trouble du monde, le partage des ressources en eau est d’une complexité extrême. Les réserves d’eau de la région prennent leur source au Liban et en Syrie, passent sous la Cisjordanie et débouchent en Israël. La gestion de ces aquifères a fait l’objet d’une entente en vertu des accords d’Oslo, au début des années 1990. Cette entente devait encadrer la gestion commune de l’eau par Israël et la Palestine pour une durée de cinq ans, mais n’a jamais été renégociée. La population a augmenté. Le climat s’est déréglé. L’eau devient plus rare. Et la colère monte en Palestine.

      « On est pris depuis plus de 20 ans avec un accord qui nous empêche d’exploiter nos ressources. Il est temps de dire assez ! », lance Deeb Abdelghafour.
      Photo : Jacques Nadeau Le Devoir Une Palestinienne évoque avec découragement les difficultés de cultiver des fines herbes dans les collines au nord-est de Ramallah.

      Les deux parties ont un droit de regard sur les projets de l’autre. Avant de creuser une station de pompage, tant Israël que la Palestine doivent obtenir la permission de l’autre. Le problème, c’est que ça ne se passe pas tout à fait ainsi, affirme le gestionnaire palestinien.

      « En réalité, Israël fait à peu près tout ce qu’il veut et bloque la plupart de nos requêtes », affirme Deeb Abdelghafour. Il rappelle que 61 % du territoire de la Cisjordanie se trouve en zone C — sous contrôle israélien — en vertu des accords d’Oslo.

      Le gestionnaire palestinien montre une carte de la Cisjordanie accrochée au mur de son bureau : « On sait exactement où pomper pour trouver de l’eau, dit-il. C’est là, là et là. Mais quand on demande un permis à Israël pour pomper notre eau, on se fait répondre que c’est impossible, que c’est une zone militaire interdite ou que c’est une zone protégée contre l’exploitation des ressources. »

      Résultat : les Palestiniens ont creusé des dizaines et des dizaines de puits illégaux, dénonce l’État israélien. Deeb Abdelghafour admet que c’est « vrai à 100 % ». « Il y a des puits illégaux, mais c’est à cause d’Israël : ils nous empêchent de creuser ! »

      Deux poids, deux mesures

      Les stations de pompage palestiniennes, légales ou illégales, sont généralement en mauvais état, paralysées par des bris mécaniques (à cause du manque de pièces de rechange), situées dans une zone où l’on trouve peu d’eau, ou simplement trop peu profondes pour atteindre la nappe phréatique, explique-t-il. C’est la triste réalité en Palestine : faute d’argent, les infrastructures tombent en décrépitude.

      Dans le village d’Al-Auja, une station de pompage financée par l’aide internationale a été construite il y a cinq ans, mais elle ne fonctionne pas. Les résidents du village sont frustrés. Ils ne se gênent pas pour critiquer l’Autorité palestinienne. « Il y a de la turbidité dans l’eau. On a besoin d’un filtre qu’on doit importer de l’étranger. On prévoit de lancer l’appel d’offres prochainement. On a un autre problème majeur : on n’a pas le personnel qualifié pour faire fonctionner la station de pompage », explique Deeb Abdelghafour, de l’Autorité palestinienne.

      Tout un contraste avec les puits creusés par Israël un peu partout en Cisjordanie pour approvisionner les colonies juives. À Al-Auja, les résidents notent que la demi-douzaine de colonies israéliennes du voisinage ont assez d’eau pour cultiver leurs champs. La multiplication des puits israéliens a contribué à tarir les sources de la Palestine, dont celle qui a fait la renommée d’Al-Auja, remarque Jihad Shabanat, ingénieur hydraulique pour la municipalité.

      Il vient d’une famille d’agriculteurs qui a cessé de cultiver ses terres, faute d’irrigation. Deux de ses frères ont fait comme des dizaines de Palestiniens : ils sont allés travailler dans les champs des colonies israéliennes. « C’est frustrant, dit-il. On n’a pas assez d’eau pour cultiver nos terres, alors on doit travailler pour les Israéliens qui occupent notre territoire et qui, eux, ne manquent pas d’eau. Tu peux imaginer comment on se sent. »

      La souveraineté d’abord

      Autre source de frustration, les Palestiniens dépendent presque entièrement de Mekorot, le distributeur national israélien, pour leur approvisionnement en eau potable. L’État juif a beau fournir plus d’eau que ce qui est prévu par les accords d’Oslo, tout le monde convient, des deux côtés du « mur de séparation », que c’est insuffisant pour répondre à la demande. Les municipalités palestiniennes — et les Palestiniens eux-mêmes — ont appris à stocker l’eau potable pour pallier l’approvisionnement sporadique du réseau israélien.

      « L’entente est jugée insuffisante pour les besoins des Palestiniens, entre autres à cause de la croissance de la population. Par habitant, les Palestiniens obtiennent environ le quart de ce qui est alloué aux Israéliens », explique David Katz, professeur de géographie à l’Université d’Haïfa.

      L’occupation militaire de la Palestine par Israël vient brouiller les efforts de coopération entre les deux nations, souligne le professeur. L’État juif est prêt à vendre davantage d’eau potable aux Palestiniens, mais ceux-ci refusent : ils réclament d’abord la souveraineté sur l’eau qui se trouve dans leur sol, pour répondre eux-mêmes à leurs besoins.

      Les Palestiniens rechignent à participer à des projets communs de dessalement de l’eau de mer avec Israël pour les mêmes raisons. Cette coopération avec les responsables de l’occupation illégale serait considérée comme une forme de renoncement à la souveraineté palestinienne.

      Les eaux usées restent non traitées en territoire palestinien pour des raisons similaires. « Israël a proposé l’aménagement d’usines régionales de traitement des eaux usées. Les Palestiniens disent qu’ils ne veulent pas d’usines qui serviraient les colonies, parce qu’ils font valoir que les colonies sont illégales. Il n’y a rien qui se construit, et les égouts polluent les aquifères », résume David Katz.

      Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat–Le Devoir.
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      Là où « chaque goutte compte »
      Marco Fortier, Le Devoir, le 8 janvier 2020
      https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/570340/au-pays-ou-chaque-goutte-compte

      Soucieux de limiter l’immigration juive en Palestine, les Britanniques préviennent en 1939 que les maigres réserves d’eau de la région peuvent suffire à deux millions de personnes tout au plus. La population de la Palestine sous mandat britannique (l’équivalent d’Israël, la Cisjordanie et Gaza) était alors estimée à 834 000 personnes.

      On connaît la suite : 80 ans plus tard, l’État hébreu alimente en eau potable près de 13 millions de personnes (8,7 millions en Israël, plus de 4 millions en Palestine), en plus de distribuer de grandes quantités d’eau en Jordanie en vertu de l’accord de paix de 1994. Mais Israël a dû prendre les grands moyens pour faire mentir les Britanniques. La quête de l’eau et la préservation de cette ressource plus précieuse que le pétrole sont depuis toujours une priorité nationale.

      « L’histoire d’Israël est une histoire de gestion de l’eau. Ce pays souffre depuis ses débuts de manque d’eau et de périodes de sécheresse », dit Yossi Yacooby, chef de cabinet du président-directeur général de Mekorot, la société nationale de l’eau en Israël. Il nous accueille à son bureau, au centre de Tel-Aviv, en nous offrant un pichet d’eau fraîche : « C’est de l’eau du robinet », précise-t-il en souriant.

      Le défi du climat

      Comme l’a rapporté Le Devoir, la croissance démographique et les changements climatiques compliquent l’approvisionnement en eau en Israël et ailleurs au Moyen-Orient. L’État hébreu a dû construire en toute hâte cinq usines de dessalement de l’eau de mer, entre les années 2005 et 2016. Sans cet apport d’immenses quantités d’eau potable, il n’y aurait plus d’eau courante dans cette région parmi les plus arides de la planète. Les deux tiers du pays sont en plein désert.

      Ironiquement, la ville côtière de Tel-Aviv a été le théâtre d’un véritable déluge au cours des dernières heures. Les experts ont attribué ces pluies d’une rare intensité aux changements climatiques. Pourtant, le bouleversement du climat mène habituellement à la sécheresse dans cette partie du monde.

      « Avec les changements climatiques, on se prépare au pire, mais c’est ce qu’on a toujours fait. C’est pour ça qu’on est un peu en avance sur les pays qui commencent à considérer ça comme un problème », dit Shmuel Assouline, directeur des relations internationales au Centre Volcani, le laboratoire de recherche du ministère israélien de l’Agriculture.

      L’eau a rapidement été nationalisée après l’indépendance du pays en 1948. Toutes les formes d’eau sont tarifées — pour l’agriculture, l’industrie et la consommation des ménages. L’eau n’est jamais gratuite en Israël. Et un des premiers grands projets d’infrastructures de l’État naissant a été l’Aqueduc national, qui relie depuis 1964 le nord du pays, traditionnellement plus riche en eau, au sud désertique.

      Plus important encore, devant la rareté des réserves d’eau, le gouvernement israélien a pris une décision radicale : investir massivement dans le recyclage de ses eaux usées pour les réutiliser en agriculture. Selon le ministère de l’Énergie, le pays réutilise pas moins de 86 % de ses eaux usées (de pluie et d’égouts) — le taux le plus élevé du monde, loin devant l’Espagne, qui réutilise 17 % de ses eaux usées.

      Plus de 60 % de l’agriculture est issue de l’eau recyclée, selon Shmuel Assouline. Deux réseaux d’aqueduc distincts traversent le pays pour éviter que l’eau potable entre en contact avec l’eau vouée à l’agriculture, qui est de moindre qualité.

      Goutte à goutte

      En plein désert du Néguev, près de la frontière avec l’Égypte, un aqueduc de couleur rose longe la route 2357. « Danger, eau d’égout recyclée. Interdit d’en boire !!! » indique un autocollant apposé sur le tuyau.

      Une oasis apparaît tout à coup dans l’immensité aride. Un village verdoyant bordé d’arbres et de fleurs. Une fontaine trône en face des bureaux de la municipalité. Et tout autour du village, des champs cultivés s’étirent au loin dans la plaine.

      Cette éclosion de verdure au milieu du désert n’est pas le fruit du hasard. Tout ce qui pousse ici a été irrigué. Et nous sommes un peu dans la Mecque de l’irrigation : c’est ici, au kibboutz Hatzerim, qu’a été inventée en 1965 l’irrigation au goutte à goutte — une technique qui a révolutionné l’agriculture en milieu aride.

      Avec les changements climatiques, on se prépare au pire, mais c’est ce qu’on a toujours fait
      — Shmuel Assouline

      Netafim, l’entreprise qui a fait breveter le « goutteur », est aujourd’hui milliardaire, avec 4300 employés dans 110 pays. La Mexicaine Mexichem a acquis en 2017 80 % des parts de l’entreprise au coût de 1,5 milliard $ US. Le siège social de Netafim est ici, au kibboutz Hatzerim. La multinationale est le principal employeur du village de 1000 âmes.

      « L’irrigation au goutte à goutte a été inventée par accident », raconte Natan Barak, cadre de haut rang chez Netafim, en nous faisant visiter les champs de jojoba qui entourent le kibboutz. Un chapeau de paille le protège du soleil qui frappe fort, en cette fin d’avant-midi.

      Au milieu des années 1960, les résidants du kibboutz ont vu grandir avec stupéfaction un « arbre miraculeux » dans cette terre désertique. Ils se sont rendu compte qu’un vieux tuyau laissait fuir des gouttes d’eau près des racines de l’arbre.. Le « goutteur » était né. Aujourd’hui, en Israël, en Palestine et dans pratiquement tous les pays où l’eau devient rare, l’agriculture se fait au goutte à goutte.Cette technique requiert une fraction de l’eau consommée par l’irrigation traditionnelle, explique Shmuel Assouline, du ministère de l’Agriculture.

      Industrie de l’avenir

      Les chercheurs du Centre Volcani, dans une vaste plaine en banlieue de Tel-Aviv, développent désormais ce qu’ils appellent « l’agriculture de précision » : ils recourent à des données obtenues par satellite ou par drone pour connaître la couverture végétale, le type de sol, la quantité d’eau souterraine…

      Des capteurs à distance permettent de détecter les fuites d’eau, les tuyaux bouchés et même les mauvaises herbes. Le système émet des herbicides uniquement là où il le faut, et ferme automatiquement le tuyau en cas de fuite d’eau, explique Shmuel Assouline.

      Les chercheurs israéliens ont aussi développé des plantes tolérantes à la sécheresse, à la salinité et à la chaleur. La simple installation de filets au-dessus des cultures réduit l’effet du vent ainsi que l’évaporation, ce qui permet d’économiser de grandes quantités d’eau.

      L’eau a donné naissance à une véritable industrie qui regroupe 300 entreprises dans l’État hébreu, souligne Aviv Berkovich, gestionnaire à l’Institut d’exportation d’Israël. Le traitement des eaux usées et la détection des fuites, par exemple, représentent un marché d’avenir à cause des changements climatiques et de la croissance démographique. « À peu près 30 % de l’eau potable produite dans le monde est perdue à cause des fuites dans les aqueducs. Ça n’a aucun sens. Même les pays riches vont réaliser que l’eau est une ressource précieuse dont il faut prendre soin », dit-il.

      Contrer le gaspillage

      Malgré les prouesses techniques, l’approvisionnement en eau reste plus fragile que jamais en Israël et dans tout le Proche et le Moyen-Orient, prévient David Katz, professeur au Département de géographie de l’Université de Haïfa. Après une enquête nationale sur la gestion de l’eau potable et la construction en toute hâte de cinq usines de dessalement de l’eau de mer, le gouvernement israélien a clamé il y a cinq ans que « la crise de l’eau est réglée ». Ce fut une erreur magistrale, estime le professeur Katz.

      « Quand les gestionnaires de l’eau disent qu’il n’y a plus de pénurie, c’est de la foutaise ! », lance cet économiste spécialisé en gestion de l’eau.

      « Nous sommes des meneurs en dessalinisation, en traitement des eaux d’égout, en détection des fuites. Tout cela est vrai. Mais nos aquifères sont épuisés, nos rivières sont asséchées, nos milieux humides ont été détruits et le niveau de notre unique lac est constamment sous la ligne rouge qu’il est censé ne jamais atteindre », ajoute David Katz.

      Durant la première décennie du millénaire, le gouvernement a mis en place des campagnes très efficaces pour économiser l’eau. Les tarifs ont doublé entre les années 2000 et 2010. La consommation des aqueducs municipaux a diminué de 20 % entre 2007 et 2009, souligne David Katz.

      Des campagnes publicitaires de choc ont rappelé aux citoyens que « chaque goutte compte ». Après cinq années de sécheresse record, les ménages ont reçu en mai 2018 une alerte du ministère de l’Énergie : « Économisez l’eau, réduisez votre temps de douche de deux minutes ! » Les enfants apprennent dès la maternelle à fermer le robinet pendant qu’ils se lavent les mains. En arrivant en Israël, les visiteurs étrangers sont frappés par l’accumulation de poussière sur les voitures. Ici, on ne gaspille pas l’eau pour nettoyer un tas de tôle.

      Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat-Le Devoir

  • #ViolencesPolicieres :
    🔴Cedric Chouviat est arrêté pour téléphone visible, hors il est livreur
    🔴Il exerce son #DroitdInformer : la police le prend comme une agression
    🔴clé d’étranglement + placage ventral à 3 sur lui AVEC son casque : COMMENT PEUT-IL RESPIRER ?
    ... il en est mort.
    https://twitter.com/ValKphotos/status/1214514108713906178
    Plusieurs passages sont extrêmement émouvants dans les témoignages recueillis par @p_pascariello pour @Mediapart, hélas réservés aux abonnés.
    Il faut vraiment trouver une solution pour que tout le monde ait accès aux enquêtes...
    https://www.mediapart.fr/journal/france/070120/deces-de-cedric-chouviat-des-videos-temoignent-de-la-violence-de-l-interpe
    Les automobilistes, le camionneur, ont été impressionnés par le courage de #Cedric et ont dépassé leurs habitudes d’indifférence pour filmer et temoigner.
    Ça donne envie de pleurer de rage quand on lit le même processus de mise à mort et de MENSONGES que pour Adama Traoré...
    On peut retrouver tous les éléments principaux dans la conférence de presse de @AA_Avocats & la @LDH_Fr filmée par @davduf
    https://twitter.com/davduf/status/1214480694937817089
    Je ne peux m’empêcher de me demander où on en serait si de tel LEGITIMES moyens etaient utilisés à chaque mort par la police ?
    Dans 2 jours on aura le rendu du dernier appel des parents de #RemiFraisse. Ils pensaient pouvoir faire confiance à la Justice, mais non. Et ce malgré les enquêtes très fouillées de @Reporterre
    https://reporterre.net/Sivens
    Lire aussi le CR du compte-rendu de non-lieu de @ianb_desarmons
    https://desarmons.net/index.php/2019/10/12/appel-du-non-lieu-dans-la-mort-de-remi-fraisse-compte-rendu
    La liste des morts est beaucoup trop longue, les circonstances beaucoup trop systémiques pour vouloir encore faire croire à une absence de responsabilité de @Place_Beauvau
    La base de données de @Bastamag donne la nausée de toutes les condamnations à mort :
    https://bastamag.net/webdocs/police
    Ni la police ni la justice ne nous défendent. La seule réponse à la hauteur dont nous disposons est l’Arme de Connaissance Massive.
    Merci à toutes les Familles qui l’ont compris et ne se resignent pas. Soutien à celles qui l’apprennent à leurs dépend.
    Justice et Vérité !

    • Attention images très dures !

      Une synthèse de l’article de Mediapart pour les non-abonnés :
      https://www.revolutionpermanente.fr/Mort-de-Cedric-Chouviat-Mediapart-revele-des-videos-qui-temoign

      Voici les 4 courtes vidéos #CédricChouviat qui ont été diffusées ce matin. On voit le coursier téléphone à la main, puis au sol, sur le ventre, montrant des signes d’épuisement.

      https://twitter.com/davduf/status/1214515420062990341

      Il s’est débattu en vain.
      Victime de l’acharnement de 3 #barbares à le plaquer au sol, #CédricChouviat, 42 ans, laisse une veuve et 5 orphelins.
      #Macron et son « État de droit » aux « réponses toujours proportionnées »
      #ViolencesPolicières#JusticePourCédric

    • Synergie-Officiers :
      Cet homme n’est pas mort d’un contrôle d’identité. Votre accusation est abjecte à l’image de votre idéologie criminogène @Poulin2012 . Sinon pas un mot sur l attentat terroriste de Villejuif ? Peur de froisser les islamistes ? Révulsé à l’idée de féliciter les policiers ?

      « Un mot suite aux vidéos montrant l’acharnement sur Cédric ?

      C’est mon idéologie qui est “criminogène” ? »

      Alexis Poulin

      « La milice royale se matraquait elle-même en laissant en son sein des portes parole au cynisme sans âme, vulgaires et pour tout dire étrangers à la notion même de République. »

    • Au contraire, même si je peux comprendre qu’on ait pas envie de lire leur prose, je trouve intéressant de voir que la caste des policiers est relativement unanime pour défendre cet assassinat (à vrai dire je ne comprends pas la notion de boycott en l’occurrence, a priori tu ne leur achètes rien et tu ne leur dois rien).

    • Hummmmm... @alexcorp, as-tu entendu parler du principe de #propagande ? Ce qui est propagé existe. Ce qui ne l’est pas.... Et ces syndicats-policiers d’extreme droite n’existent que par ça. Le compte de @PoliceSynergie a moins d’abonné-e-s que moi sur twitter, c’est dire ! Une autre comme ça a réussi a percer par ses outrances et ses mensonges, la déléguée nationale de Unité SGP Police. Au fur et à mesure on peut les voir provoquer nominativement des « influenceurs » pour qu’on parle d’eux, pour qu’on réagisse, et je crois que ça mérite réflexion, et pour ma part, la conclusion à laquelle j’arrive c’est de les faire exister le moins possible.
      C’est une chose d’analyser, comparer, mettre en porte-à-faux, etc... Mais en l’occurrence, là, les copiés-collés de réactions-tweets-surenchères ne sont pas très compréhensibles en l’état.

    • Information supplémentaire, @marielle (vraiment ne le prends pas comme des attaques, hein, c’est bien plus de l’ordre de l’analyse [nos modes] d’information !) : la UNE claquante de @mediapart a fort heureusement disparu. Dire « Le troisième mort de Castaner » était au mieux une maladresse, au pire, quand c’est sur un tel #media, une énorme bourde qui a fait violence à nombre d’entre nous...

      Oui, terrible l’oubli de @PourIbrahimabah
      Et d’autres : « En 2019, selon notre recensement, 26 personnes ont été tuées lors d’une intervention des forces de l’ordre, dont deux du fait d’agents en dehors de leur service.
      https://www.bastamag.net/intervention-policiere-letale-morts-police-recensement-legitime-defense-ho »

      https://twitter.com/ValKphotos/status/1214681036161978368

      Lien direct vers la triste comptabilité des mort-e-s de la police par @bastamag : https://bastamag.net/webdocs/police

      Ce décompte est le seul, à ce jour, réalisé en France de manière indépendante et se voulant le plus exhaustif possible. Il a été réalisé à partir d’’archives de presse, de recoupement auprès de certaines familles de victimes, de leur comité de soutien, comme les collectif Vies volées et Désarmons-les, d’avocats, de plusieurs lecteurs, de chercheurs [1], ainsi que du travail précurseur de l’historien Maurice Rajfus et de son bulletin Que fait la police ?.

    • La question du nombre d’abonnés Twitter m’importe peu (et au doigt mouillé, j’aurais tendance à dire que les flics ne sont pas des aficionados de Twitter). Ce serait un machin qui représente 10 personnes, j’entendrais qu’on n’ait pas à prendre la peine de lire leur caca mais ce que je vois c’est que presque la moitié des officiers de police votent pour ce syndicat. Cela me semble intéressant de savoir ça, notamment pour appuyer le fait qu’il ne s’agit pas d’un problème de « bavures » isolées mais d’un état d’esprit général de la police française.

  • La dernière saloperie du gouvernement Macron, sous la forme d’une proposition de loi de Jean-Luc Lagleize (député Modem) vise à saccager le droit de l’immobilier. Elle a été adoptée par l’Assemblée nationale le 28/11/19 et devrait passer au Sénat dans le premier trimestre 2020.

    Le tout, comme il se doit avec Macron, emballé dans de nobles motifs…

    PROPOSITION DE LOI n°2326 visant à réduire le coût du foncier et à augmenter l’offre de logements accessibles aux Français
    http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion2336.asp

    – l’article 1 supprime l’obligation de passer par une vente aux enchères pour la vente de biens fonciers publics afin d’enrayer la spirale continue d’augmentation des prix et donc de privilégier le gré à gré (no comment …)

    – les articles 2 et 3 dissocient la propriété du sol (le foncier) de celle des immeubles (le bâti) pour faire baisser le coût d’accession à la propriété et, accessoirement (?) d’ouvrir aux financiers un gigantesque accès à une rente foncière aux rendements certainement supérieurs aux rendements des placements financiers actuels. Création donc d’une nouvelle rente foncière. Il est parfaitement évident que la restriction de cette forme de propriété aux collectivités territoriales n’est qu’un moyen temporaire de créer la brèche dans le droit traditionnel de propriété.

    – l’article 4 permet de transférer l’obligation de dépolluer incombant normalement au vendeur à un machin plus ou moins public.

    – l’article 5 permet de contourner l’avis obligatoire des domaines en recourant à un nouvel ordre d’experts agréés.

    – l’article 6 explose toutes les règles d’urbanisme en rendant automatique le non respect des contraintes des PLU : densité, hauteur maximale, création de stationnement, marge de recul par rapport aux limites de propriété… et interdit de plus aux maires d’imposer d’autres contraintes spécifiques (en résumé, dans les zones en tension, le promoteur a le droit de faire n’importe quoi)

    – l’article 7 encadre (?) tout ça par des Observatoires fonciers locaux qui devront obligatoirement présenter un compte-rendu annuel aux conseils municipaux (on ne sait d’où sortiraient ces OFL ni d’ailleurs avec quels moyens ils pourraient fonctionner). Sachant que l’exposé des motifs constate benoîtement que là où une obligation similaire existe, elle n’est malheureusement pas souvent appliqué[e] en pratique, les bilans étant rarement effectués, ni transmis au représentant de l’État.

    – le tout financé pour l’État par une nouvelle taxe sur le tabac et cigarettes, à charge pour lui de répercuter aux collectivités locales (art. 8)

    • Capital a consacré deux articles au sujet, l’un avant le vote (le 6/11/19), limite critique (dès le titre, interrogatif)

      Immobilier : le droit de propriété bientôt remis en cause ? - Capital.fr
      https://www.capital.fr/economie-politique/immobilier-le-droit-de-propriete-bientot-remis-en-cause-1354656

      Une proposition de loi qui devrait être avancée par un député de la majorité pourrait modifier profondément la notion de propriété.

      C’est un énorme changement que propose Jean-Luc Lagleize, député du Modem. Renforcer le pouvoir des élus locaux pour limiter les prix du logement, moyennant certains affaiblissements du droit de propriété : c’est la philosophie d’ensemble de son rapport, dont plusieurs mesures ont des chances d’être traduites dans la loi. En son cœur, figure une proposition qui modifierait profondément la notion de propriété : elle permettrait, dans certaines zones, de distinguer la possession d’un terrain, qui serait publique, et celle du logement bâti dessus, laissée au propriétaire. (on appréciera tout particulièrement la justification « morale » de limiter la cupidité humaine par l’auteur de la proposition…-

      « Nous ne devons plus laisser la seule loi de l’offre et de la demande, conjuguée à la cupidité humaine traditionnelle, créer une bulle d’enrichissement de quelques-uns », a affirmé Jean-Luc Lagleize (Modem), dans ce rapport qu’il a remis mercredi au gouvernement. Il défend un « changement fondamental de paradigme sur le droit de propriété », pilier des droits de l’Homme de 1789 et sujet par essence sensible dans un pays dont plus de la moitié des ménages sont propriétaires.

      le deuxième, juste après le vote, le 28/11/19, limite dithyrambique (proposition de loi innovante)

      Immobilier : la loi Lagleize qui réinvente le « droit de propriété » passe le cap de l’Assemblée - Capital.fr
      https://www.capital.fr/immobilier/immobilier-la-loi-lagleize-qui-reinvente-le-droit-de-propriete-passe-le-cap-

      Les députés ont adopté ce jeudi une proposition de loi innovante dont certaines dispositions pourraient bien permettre de faire baisser les prix de l’immobilier.

      Ce mardi Capital présentait dans le détail une proposition de loi innovante à l’ambition claire : faire baisser les prix du logement en France. Deux jours plus tard, c’est fait : l’Assemblée nationale a adopté le texte du député MoDem Jean-Luc Lagleize... tout en renvoyant à des ordonnances une des principales dispositions qui vise à généraliser un « nouveau droit de propriété », en permettant de posséder les murs mais pas le terrain. Le texte, qui entend « redonner du souffle au budget des Français » sur le logement, selon son rapporteur, a été adopté en première lecture par 80 voix et 10 abstentions, dans le cadre d’une journée consacrée aux propositions MoDem. De son côté, le ministre du Logement Julien Denormandie a salué un texte « extrêmement important ».

      Dans le détail, l’une des dispositions les plus innovantes du texte consiste donc à généraliser à l’ensemble des logements un « troisième droit de propriété », en plus de la propriété classique foncière et celle par démembrement (nue-propriété et usufruit), en dissociant le bâti du foncier. Un particulier pourrait ainsi être propriétaire des murs de son logement mais pas du terrain sur lequel il est bâti. La mesure, qui permettrait d’acquérir des logements neufs entre 20 et 40% moins cher, a été renvoyée à des ordonnances à l’initiative du gouvernement et avec l’aval du rapporteur, ce qu’ont déploré plusieurs élus d’opposition.
      […]
      Parmi les autre mesures de la proposition MoDem, figure la suppression à compter de 2021 des ventes aux enchères lors des cessions de foncier par l’État ou les collectivités, au motif qu’elles ont un impact « délétère » sur les prix. A l’initiative de LREM, elle a été limitée aux zones tendues, Julien Denormandie vantant déjà un changement majeur avec « l’arrêt du tout-adjudication ».

    • Autant je suis d’accord avec ton analyse de l’article 1 (mais ça va plus loin, en supprimant la commission qui doit autoriser la vente des fonds des institutions publiques, on ouvre la porte au bradage des biens publics). Autant je suis plus réservé sur ton analyse du 2.
      Séparer le foncier du bâti est la base des « community land trust » avec effectivement cet objectif d’empêcher la spéculation.
      Le « droit de propriété » actuel est basé sur une approche binaire (j’ai le droit de revendre, donc je suis propriétaire de tous les autres droits, ou je ne suis pas propriétaire). Or les gens qui travaillent sur les communs préfèrent parler d’un « faisceau de droits » pour définir des usages plus que des propriété.
      Bien évidemment, la question n’est jamais celle des projets abstraits, mais de la confiance que l’on peut porter à leur mise en œuvre... et celle-ci est aujourd’hui complètement absente. Mais cela ne doit pas nous conduire à ne pas penser indépendamment les prémisse et la loi elle-même.

    • Le texte adopté par l’Assemblée est fortement modifié, surtout dans la forme de sa rédaction, détaillant par exemple la mise en place des OFL.

      Mais aussi sur le fond : disparaissent l’article 6 qui ratatinait le droit de l’urbanisme, remplacé par une phrase complétant un article existant dont j’ai du mal à voir l’intérêt et l’article 8 qui instaurait une nouvelle contribution par une augmentation de la taxe sur la consommation de tabac.

      http://www.senat.fr/leg/ppl19-163.html

  • L’affaire Jamendo et les Creative Commons : où est (exactement) le problème ? | Calimaq
    https://scinfolex.com/2020/01/01/laffaire-jamendo-et-les-creative-commons-ou-est-exactement-le-probleme

    En début de semaine, une décision de justice rendue par la Cour de Cassation le 11 décembre dernier a suscité un certain émoi en ligne, après que des sites d’information comme Next INpact ou ZDNet s’en soient faits l’écho. Ce jugement était d’importance, car il portait sur les licences Creative Commons et, plus précisément, sur leur articulation avec les mécanismes de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins. Depuis leur création en 2001, les licences Creative Commons n’avaient jamais fait encore l’objet d’une décision de justice en France et on comprend donc que cet arrêt de la Cour de Cassation était très attendu. Source : : : S.I.Lex : (...)

    • Mais le plus aberrant va être les conséquences pour les artistes et les producteurs qui étaient en affaire jusqu’à présent avec Jamendo Licensing et qui touchaient 65% des recettes générées. A présent, ils vont devoir se tourner vers la SPRE pour toucher la part de la rémunération équitable versée par les magasins en affaire avec Jamendo et qui devrait logiquement leur revenir. Or ces artistes ne sont pas membres des sociétés de gestion collective classiques et on en est certain, car Jamendo exige que les artistes lui certifie ne pas appartenir à de telles sociétés pour pouvoir entrer dans son programme Jamendo Licensing. La Cour de Cassation estime que ces artistes peuvent néanmoins se tourner à présent vers ces sociétés de gestion collective pour réclamer leur part de rémunération équitable, mais il est hautement improbable que tous le fassent et pas certain non plus que ces sociétés ne leur imposent pas de devenir membres pour pouvoir prétendre toucher leur rémunérations…

      Au final, l’effet le plus probable de l’arrêt de la Cour est que les artistes qui passaient par Jamendo ne verront jamais la couleur de cet argent qui leur est pourtant légitimement dû et ces sommes finiront dans ce que les sociétés de gestion collective appellent leurs « irrépartissables » pour aller gonfler les budgets qu’elles consacrent à leurs actions propres (y compris d’ailleurs le lobbying assidu qu’elles exercent pour inciter constamment le législateur à renforcer le droit d’auteur…).

      Donc oui, sur ce point, la décision de la Cour de Cassation est proprement scandaleuse et c’est un épisode de plus dans la dégénérescence des droits de propriété intellectuelle qui devraient toujours rester des droits ouverts aux artistes pour assurer leur subsistance et non venir engraisser des intermédiaires.

  • En Italie, le cannabis light provoque la chute des ventes de médicaments et des revenus de la mafia
    https://www.lamota.org/fr/blog/italie-cannabis-light-ventes-medicaments-revenus-mafia

    En Italie, la vente de cannabis légal a non seulement fait exploser les estimations les plus optimistes, mais a aussi entraîné une baisse significative du nombre d’anxiolytiques, de sédatifs et d’antipsychotiques prescrits par le Service national de santé. De plus, la « fièvre de l’or vert » a également provoqué une chute des profits du crime organisé, puisque les consommateurs préfèrent désormais se tourner vers un produit plus sûr, mieux contrôlé et disponible en magasin plutôt que d’avoir recours au marché noir pour s’en procurer.

  • Qui soutient la réforme des retraites ? Ceux qui ne la subiront pas (Geoffroy Clavel, Le Huffington Post, 12.12.19)
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/qui-est-pour-la-reforme-des-retraites-ceux-qui-ne-la-subiront-pas_fr_

    L’opinion publique est partagée sur la #réforme du gouvernement. Mais dans le détail, seules les personnes âgées de plus de 65 ans la soutiennent majoritairement.

    #MouvementSocial #RéformeRetraites #Sondage

  • Les commençant se trompent de combat lorsqu’ils s’opposent aux zones piétonnes.
    Commerces de proximité : en finir avec le dogme du « no parking, no business »
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/chassignet/2019/12/12/commerces-de-proximite-en-finir-avec-le-dogme-du-no-p


    J’aime bien le paradoxe :
    – trop de bruit, de circulation
    – pas assez de stationnement

    #vélo #voiture #urbanisme #commerce

  • Les « interpellations déguisées » de la Préfecture de police | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/david-dufresne/blog/211219/les-interpellations-deguisees-de-la-prefecture-de-police

    Dans ses conclusions (saluées comme « totalement inouïes » par Vincent Brengarth, un des avocats des manifestants), Jacques Toubon considère que « le commissaire divisionnaire A et sa hiérarchie ont commis un manquement au code de la Sécurité intérieure » et recommande des « poursuites disciplinaires » à leur encontre.

    Il prie aussi le ministre de l’Intérieur « de mettre fin à la pratique des contrôles d’identité délocalisés », qualifiée dans le rapport de « récurrente » et dont on sent, au fil des paragraphes, que leur dimension discrétionnaire a le don d’agacer l’ancien ministre de la Justice.

    Place Beauvau a deux mois pour lui répondre. Et le parquet la liberté d’ouvrir ou non une enquête judiciaire pour « atteintes à la liberté par personne dépositaire de l’autorité publique ».

    Joyeux Noël tout le monde.

    #police #libertéspubliques

  • Violence de la répression contre le mouvement social : la Justice première responsable. - Vu du Droit
    https://www.vududroit.com/2019/12/violence-de-la-repression-contre-le-mouvement-social-la-justice-premiere-

    Policiers républicains ou dévoyés ?

    La grande journée du 5 décembre dont personne à part quelques militants déguisés en journalistes, n’a pu nier qu’elle était un grand succès a pourtant encore été marquée par d’intolérables violences policières. Aux quatre coins de la France, des caméras nous ont montré des forces de l’ordre utiliser sans aucun complexe une violence parfois sans frein faisant rejaillir sur l’ensemble du corps de la police un déshonneur qui mettra très longtemps à se dissiper.

    Depuis un an, des policiers dévoyés, s’en donnent à cœur joie et utilisent tranquillement des méthodes dignes de milices de nervis, contre des manifestants voulant user de leurs libertés constitutionnelles. Le tout sous le regard des caméras, des témoins, et de la presse étrangère effarée, sans que cela émeuve beaucoup la presse mainstream. À longueur de plateaux et de colonnes, les éditocrates se relaient pour stigmatiser les violences des manifestants et rester muets sur l’effarant bilan d’un an de violences policières. Et Emmanuel Macron aura beau dire « ne parlez pas de ‘répression’ ou de ‘violences policières’, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit. », le catastrophique Castaner « qu’il faut arrêter de parler de violences policières » et Laetitia Avia proférer sur Mediapart devant un Plenel complaisant cette vilenie : « apportez-moi une violence constatée et je serais la première à la condamner », il n’est personne pour douter de l’existence de ces violences. Et pas grand monde ne peut se faire d’illusions sur leur caractère politiquement délibéré et organisé, probablement sur ordre comme l’a démontré l’opération de la place d’Italie le 16 novembre dernier avec le comportement du préfet de police de Paris dont Jean-Luc Mélenchon dit à juste titre « qu’il a des méthodes de psychopathe ».

    #violence_policière

  • Michel, un Belge arrêté samedi à Paris pendant la manif des Gilets jaunes : « C’est une situation ahurissante »
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_michel-un-belge-arrete-samedi-a-paris-c-est-une-situation-ahurissante?id

    En un instant, tout bascule. Il est arrêté puis placé en détention pendant 4 jours. On lui reproche d’avoir voulu monter une barricade contre les CRS. Ce n’est que ce mercredi soir que Michel a retrouvé la liberté. Aujourd’hui, il nous donne sa version des faits depuis Paris, où nous l’avons rencontré.

    « On n’allait pas là pour manifester », se justifie-t-il. « On a pris une sortie de métro et tout à coup on a vu de la fumée, un feu de poubelles puis des gaz lacrymogènes. Et il y a eu un mouvement de foule. On n’y voyait plus rien. Finalement on s’est retrouvés devant des barrières de chantier. On a juste touché une barrière pour essayer de la faire pivoter et s’en aller. Et c’est là qu’un policier m’a donné un gros coup au visage. J’étais par terre. Ils m’ont mis des colsons et m’ont emmené vers leur camionnette où j’ai été tabassé. J’ai des coups dans le dos, à la hanche, au biceps, sur la tête, sur le genou. J’ai vraiment été maltraité. »

    Jessica*, une autre Belge que Michel présente comme une collègue, connaît une mésaventure similaire. Elle est ce soir toujours en détention.
    Relâchés… puis arrêtés à nouveau

    Pourtant, dimanche, Michel et Jessica sont passés en comparution immédiate devant un juge qui les a relaxés. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

    Mais à la sortie du tribunal, Michel et Jessica ont à nouveau été arrêtés. Ils font l’objet d’un ordre de quitter le territoire. En principe, pour les ressortissants européens, cette mesure doit être appliquée dans les trente jours et sans privation de liberté. Sauf si la personne concernée représente une menace grave pour la sécurité des citoyens.

    Mais Michel et Jessica ont été envoyés dans un centre de rétention. Ils ont été présentés ce mercredi soir, chacun de leur côté cette fois, à un juge administratif. Le premier a libéré Michel. Mais le second a maintenu Jessica en centre de rétention où elle se trouve donc toujours.

    Et on apprend ce soir que le préfet de police de Paris a fait appel de la remise en liberté de Michel. Le préfet veut donc qu’il retourne au centre de rétention.

    L’avocat des deux Belges dénonce un abus de pouvoir de la préfecture de police et une situation totalement ubuesque. Quant à Michel, il se dit « très stressé et très choqué », car dit-il, il n’a pas encore récupéré sa carte d’identité. « C’est ahurissant de se retrouver dans une situation pareille. »

  • « De plus en plus, #Internet et le secteur du digital sont pointés du doigt [ah, ah] pour leur impact environnemental. Au point que certains affirment aujourd’hui qu’un individu "connecté" serait le pire des pollueurs. Voici pourquoi cette idée est fausse. »

    Bonne analyse de l’impact du numérique sur l’#environnement (et sur la façon dont les médias déforment les informations).

    https://e-rse.net/pollution-numerique-internet-ecologie-idees-recues-273638

    #GreenIT #pollution #écologie

    • Quelqu’un·e pourrait m’expliquer au passage la remarque 2) ?

      Pour réduire la pollution du numérique, il s’agirait de :

      2. Réduire le nombre d’écrans plats en les remplaçant par d’autres dispositifs d’affichage : lunettes de réalité augmentée / virtuelle, vidéo projecteurs LED, etc.

    • Ok. C’est page 31 du rapport GreenIT : https://www.greenit.fr/wp-content/uploads/2019/10/2019-10-GREENIT-etude_EENM-rapport-accessible.VF_.pdf

      Bien que des progrès aient été réalisés de la part des fabricants d’écran plat, l’impact de cet équipement reste prépondérant. Le doublement de la diagonale moyenne de 31 pouces à 65 pouces sur la période 2010-2025 contribue très significativement à l’augmentation des impacts de l’univers numérique. Il faut donc trouver des solutions alternatives d’affichage qui répondent à la fois aux envies des utilisateurs et aux enjeux du développement durable

    • Autant le vidéoprojecteur m’apparaît comme assez low-tech, autant je suis circonspect par rapport aux lunettes de réalité virtuelle/augmentée qui à mon avis utilisent le même genre de composants que les smartphones (en plus d’être réservées à un usage individuel).

  • Invasion par la Turquie

    Carte de l’offensive mise à jour régulièrement
    https://syria.liveuamap.com

    The Annihilation of Rojava
    https://www.jacobinmag.com/2019/10/rojava-syria-erdogan-turkey-united-states-military

    A US withdrawal from Syria that cleared the way for the destruction of the Kurds’ radical democratic experiment would not serve the cause of peace — and it would not be a blow to US imperialism.

    New education system was central to the Kurds’ Rojava Revolution in northern Syria – now it’s under attack
    http://theconversation.com/new-education-system-was-central-to-the-kurds-rojava-revolution-in-

    #Kurdes #Rojava #revolution_Rojava

  • Le témoignage glaçant d’un ex-salarié de Lubrizol : « Il aurait fallu évacuer la ville » | Flora Carpentier
    https://www.revolutionpermanente.fr/Le-temoignage-glacant-d-un-ex-salarie-de-Lubrizol-Il-aurait-fal

    Cet ancien employé de Lubrizol, chimiste, a accepté de témoigner auprès de notre rédaction sous couvert d’anonymat. Connaissant la toxicité des produits partis en fumée, il est implacable : « La gestion de crise a été catastrophique, on n’a eu aucune consigne. Ils n’étaient pas prêts à évacuer une ville de 100.000 personnes, alors que pour moi, connaissant la nature des produits, ça aurait du être fait, ne serait-ce que par principe de précaution ». Source : Révolution permanente

    • « Quand les gens parlent de mini Tchernobyl, c’est pas si déconnant que ça parce que c’est une contamination par l’air et au sol, avec un nuage de 22 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large, avec des particules lourdes et des particules fines, les particules lourdes étant les premières à retomber, notamment avec la pluie. C’est l’équivalent d’une marée noire, mais sur terre. Le toit en amiante a été pulvérisé, les gens ont respiré les particules… C’est une vraie catastrophe écologique et sanitaire, mais pour les gens on ne le verra que dans quelques années, c’est ça qui est très vicieux. C’est dans 10-20 ans qu’on verra des gens tomber malades… mais à ce moment-là on ne parlera plus de Lubrizol. Ca peut être aussi des femmes qui auront du mal à avoir des enfants, ou qui auront des bébés avec des malformations…

      Ça me choque ce silence des autorités, je suis abasourdi, je vais me rapprocher de gens ou d’un avocat pour pouvoir porter plainte, me porter partie civile là-dessus. Mais ils chercheront toujours à se défausser… Quand je vois dans certains médias des représentants de l’Etat qui disent que de toute façon Rouen est une ville de Gilets Jaunes qui nous cassent les pieds juste pour une odeur, ça résume bien la situation. Pour eux c’est juste une odeur qui incommode… c’est scandaleux de dire ça ! Alors ces personnes-là je les invite à venir au niveau de la Seine boire un verre d’eau et on verra s’ils ont le même discours… »

  • Mise en examen de Richard Ferrand : une simple diversion ? - Vu du Droit
    https://www.vududroit.com/2019/09/mise-en-examen-de-richard-ferrand-une-simple-diversion

    À l’occasion de ces perquisitions, l’administration a pu ainsi disposer de toutes les informations relatives à un parti politique, fichiers d’adhérents, comptes-rendus divers, éléments de stratégie, comptabilité etc. etc. Qui peut considérer ceci comme normal et acceptable dans une république démocratique, où la liberté politique des partis est un principe posé par l’article 4 de la Constitution. Depuis les perquisitions une information judiciaire a été ouverte qui suit un cours désormais paisible, puisqu’aucune mise en examen ni convocation de témoin assisté n’a eu lieu, ce qui fait qu’en dehors du parquet et du juge d’instruction personne ne sait ce qu’il y a dans le dossier. Il est vrai que si l’on s’encombre avec les droits de la défense on ne va pas s’en sortir.

    Jean-Luc Mélenchon douloureusement surpris qu’on lui applique un traitement normalement réservé à Sarkozy, Fillon et autres Marine Le Pen, a fort vivement réagi. On peut le comprendre, mais des vidéos habilement montées, ont tenu à le faire passer pour un excité violent, alors que parlementaire de la république, il manifestait sa colère face à des mesures attentatoires aux libertés publiques.

    Il est aujourd’hui poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour les incidents du 16 octobre et il mesure à nouveau à ses dépens l’absence de retenue du pouvoir dans l’instrumentalisation politique de la justice. Il a fait publier dans le journal du dimanche une pétition internationale dénonçant ces méthodes que l’on rencontre désormais un peu partout, et a également obtenu que la vidéo intégrale réalisée le 16 octobre soit diffusée. Elle démontre la réalité des faits tels qu’ils se sont déroulés et à quel point la défense des principes et des libertés publiques étaient de son côté. Il est sûr que Jean-Luc Mélenchon ne va pas attendre sans se battre qu’on lui passe la corde au cou.

    Par conséquent, la mise en examen du président de l’Assemblée nationale à ce moment est bien évidemment une aubaine, les médias mainstream ont parfaitement compris ce que l’on attendait d’eux : « la décision concernant Richard Ferrand est la preuve de l’indépendance et surtout de l’impartialité de la justice. L’accusation d’instrumentalisation politique ne tient pas debout ».

  • Notre-Dame’s Toxic Fallout - The New York Times
    https://www.nytimes.com/interactive/2019/09/14/world/europe/notre-dame-fire-lead.html

    Comparaison entre l’article du NY Times et l’article du Monde, parus hier et avant-hier sur le même sujet (la pollution au plomb due à l’incendie de Notre-dame).

    Extraits sélectionnés :

    The Culture Ministry, which is responsible for cleaning the site and rebuilding Notre-Dame, also failed or refused to enforce safety procedures for workers, leaving them exposed to lead levels more than a thousand times the accepted standard.

    “These are astronomical levels, and the attitude of health authorities is inexplicable,” said Annie Thébaud-Mony, a prominent public health expert in France

    (Note traduction : « Lead » = plomb)

    Le Monde, quant à lui explique :

    Pollution au plomb : pas « d’alerte rouge » liée à l’incendie de Notre-Dame, selon l’Agence de santé [...] L’ARS reconnaît un « risque » à Paris, mais pas forcément lié à la cathédrale.

    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/09/12/pollution-au-plomb-pas-d-alerte-rouge-liee-a-l-incendie-de-notre-dame-selon-

  • Dans le genre Film-qui-fait-froid-aux-fesses, j’ai beaucoup aimé Midsommar , le second film de Ari Aster, qui avait déjà réalisé un autre film avec de bonnes choses dedans (la présence de Toni Colette, les maquettes et les trompe l’œil et Gabriel Byrne tout paumé) malgré quelque bouts de boudin pas bien cuits : Hereditary

    Midsommar

    Hereditary

    Quelques thématiques récurrentes rappelleront aux amateurs le classique The Wicker Man (Robin Hardy, 1973, pas le remake avec Cage) ou plus récemment le Kill List de Ben Wheatley, ou encore The Witch (2015, Robert Eggers) pour la plongée dans la communauté puritaine isolée. Midsommar, l’autre cauchemard made in Ikea.
    #cinema

  • Lazy Developers Are the Best Developers
    https://cacm.acm.org/blogs/blog-cacm/238155-lazy-developers-are-the-best-developers/fulltext

    Apologie de l’Eichmannisme... Scary.

    When you deal with legacy code, you often find yourself having to engage in so-called “deep thinking.” You’re expected to understand large problem scopes before you even begin trying to fix the small bugs. For a long time, this stressed me out. Then I got an idea: be lazy.

    At my company, Zerocracy, we practice a #NoAltruism policy. We, quite literally, think only about ourselves and our personal profit. This might sound a bit harsh. Isn’t it better to play nice and try to appease your clients? In an ideal world, maybe. But here’s what we’ve learned about clients: they also practice #NoAltruism.

    Un commentaire et la réponse de l’auteur :

    Mehmet Suzen
    July 21, 2019 04:04

    This is unacceptable practice from ACM’s professional ethics guidelines. Zerocracy promotes
    no-alturism and n- help. This practice violates the core mission of ACM as an organisation which is “Contribute to society and to human well-being, acknowledging that all people are stakeholders in computing.” I request ACM to retract this article. Computing professionals have obligation to behave in alturistic manner and help each other for both advancement of business productivity, human-well being and advancement of computing systems . Zerocracy is a disgraceful movement for computing profession.

    Yegor Bugayenko
    July 22, 2019 10:46

    Mehmet, can you please elaborate on how exactly “contribute to society” lead to the conclusion that we are obliged to behave in an altruistic manner?

    • Assez d’accord : je viens de remporter un contrat pour ajouter une boutique à un site et avant même de commencer, les infos transmises sont fausses, le client m’avait caché que le site est en panne à cause des mauvais choix du prestataire précédent, les maj de sécurité n’ont jamais été faites.
      Je suis assez furieuse de cette manière de vouloir me contraindre à faire un boulot de débogage massif, long et gratuit.

    • Dommage de commenter ça par un point Godwin.
      Je suis plutôt d’accord. La plupart des « décideurs » méprisent ce qu’on appelle l’opérationnel et comptent sur le fait que les développeurs (ou n’importe quelle autre autre « petite main ») en fassent un peu plus que ce qui est prévu, comme ça, pour leurs beaux yeux, parce qu’ils sont habitués à être bien servis. Il est donc important d’avoir une attitude telle que l’article le décrit. Chez moi on appelle ça le « t’as qu’à t’en foutre », ça fait vraiment du bien de le dire à voix haute quand on se prend la tête sur un problème qui n’est juste pas du tout de notre ressort. Sinon on finira comme les graphistes à courir après des concours de logos.

    • C’est quoi, un troll ?

      @najort tapes troll dans la fenêtre recherche
      de seenthis et tu verras ce qu’est un troll ou le trolling (trop-linge in french), la troll-attitude, le troll au mètre (ne pas confondre avec le trouillomètre) etc...
      Seenthis n’est pas épargné par ces malfaisants, en ce moment ça a l’air plutôt calme ou alors ailleurs que mon champ de vision de seenthis.
      Dans le passé, il y en avait un particulièrement pugnace. Carmignola 1er qui s’appelait il pratiquait le troll au mètre presque partout, tout le temps, sur n’importe quel sujet. Un vicieux, une engeance trollesque à lui tout seul. Il a fini par déclaré forfait ou plutôt seenthis a décidé de l’éjecter. https://seenthis.net/messages/666918

    • Dans le monde professionnel, on contractualise, ou on crève. Et quand on contractualise, on le fait au bon moment, ou on crève. C’est à dire qu’on se met d’accord sur le contenu de la mission, on lui donne un prix, et on valide l’ensemble par un contrat, écrit ou oral, peu importe. Si on loupe une de ces 3 étapes, on augmente les chances de créer des conflits et des frustrations.

      Alors quand je lis : « de toute façon les donneurs d’ordre croient toujours qu’on va faire ce qui n’a pas été prévu, alors maintenant, je ne fais que ce que je veux, et si je trouve que c’est pas ce qui a été prévu, je rejette la responsabilité sur les autres, les demandeurs, les prédécesseurs, la météo », ça me fout en rogne parce que ça mélange pleins de choses, et que ça ne fait finalement pas très professionnel.

      Ceci dit, contractualiser, c’est peu reposant, et ça demande en effet... de ne pas être flemmard. Ça demande d’analyser, d’argumenter, de contre-argumenter, et ce temps là, parfois, on n’a pas envie de le passer, parce qu’il n’est pas payé. Alors il faut s’arrêter, et dire que cette analyse ne peut pas être gratuite. Etc. Bref, ça demande une certaine forme de professionnalisation, ça ne s’improvise pas.

      J’ai eu à gérer des gens qui :
      – Acceptaient la mission (les tickets) en donnant un délai au pif ou en tout cas en ne remettant pas en cause les délais envisagés ;
      – Puis te disaient au bout d’un délai indéterminé que bon, c’est pas possible de le faire dans le délai parce que ceci ou cela (lire les arguments moisis qu’on voit dans le billet et ne jamais oublier que sa propre production pourra un jour être jugée par des « paresseux géniaux ») ;
      – Et te jouaient le même tour régulièrement, au point qu’aucun de leurs projets ne se terminaient dans des temps raisonnables, et que même quand ils avaient la possibilité de tout maîtriser du début, te sortaient l’argument « oué mais c’est le cahier des charges fonctionnel qui est passé à côté des vrais enjeux ».

      Exténuant.

      Et donc, #troll.

    • @biggrizzly le scénario idyllique que tu décris avec le cahier des charges bien rédigé et où le client le respecte comme il faut tout au long du projet, c’est de la perle rare ça, en tout cas pour le développement logiciel (surtout si on bosse sur le principe des méthodes agiles où intrinsèquement on prévoit des modifs en cours de projet). En vrai, tu crois avoir tout décidé en accord avec le client et dès que tu commences à bosser tu as déjà des tas de demandes/besoins qui n’ont jamais été évoqués auparavant parce que le client a « oublié » ou tout simplement pas compris qu’il pouvait y avoir un impact quelconque d’un truc pourtant évident. Et donc là tu as 2 solutions : tu fais et tu empoches la thune en y passant deux fois plus de temps que prévu ou bien tu demandes une rallonge et ça passe ou ça casse, et dans ce dernier cas à toi de voir si tu peux te payer un avocat pour récupérer la thune (qui potentiellement couvrira à peine tes frais d’avocat).
      Je suis d’accord que contractualiser et bien faire le contrat est hyper important mais ça ne fait pas tout, encore faut-il que les parties soient de bonne foi et sur un pied d’égalité.
      Et quand le client c’est la boîte dans laquelle t’es salarié je n’en parle même pas (c’est ma situation) mais disons que la phrase que j’entends le plus c’est « on voit mieux une fois que c’est fait » (avant de te demander de tout modifier).

    • Je ne décris pas un scénario idyllique. Je décris la seule solution pour survivre dans ce métier autrement qu’en se plaignant tout le temps.
      Quand le cahier des charges n’est pas assez précis, tu le fais préciser. Avant si possible. Ou en tout cas, tu te permets d’inscrire noir sur blanc les limites d’interprétation à tel ou tel point du CDC que tu souhaites fixer, afin de sécuriser ta mission et tes éventuels dépassements, et d’avoir un moyen de dire stop. C’est exténuant. Mais c’est la seule solution. Un cahier des charges n’est jamais assez précis ni convenablement rédigé. Tout comme la documentation post-développement. C’est un travail permanent. Et trop souvent, les développeurs sont laissés à la merci de chefs de projet qui s’en foutent et ne veulent pas faire ce travail de maîtrise du client.

    • C’est beau cette rhétorique capitaliste de savoir si le client est roi ou non. Cependant, l’article ne pointe pas nécessairement uniquement ce rapport là du doigt. C’est, je le répète, de l’Eichmannisme pur et dur : « fais ce qu’on te demande et ne réfléchis pas ». Le cas n’a rien de nazi cela dit, c’est la médiocrité latente qui ressort, avec ses figures et ses « point » nommés qui ont ensemble mené le monde où il est.

      Aussi, si on parle développeur.e.s, excusez du peu, mais il serait temps de se sortir les doigts du nez et de commencer à ouvrir les yeux sur la réalité du logiciel et ses implications sur la vie quotidienne. Les abus que les dynamiques de pouvoirs taylorisés entrainent sur l’humanité viennent s’insérer jusqu’au plus intime de nos habitudes et il faudrait peut être se poser des questions sur les conséquences de nos décisions et de nos actes. Sur les conséquences de vendre nos actes justement médiocre. Je t’en vendrai du Godwin, haha, ou du Troll, même combat - seul le style change.

      Finalement, dans ce lynchage ridicule, la question ne concerne plus que le potentiel à faire de l’argent, ou de ne pas en faire assez. Je ne vois pas pourquoi on se fatigue à développer.
      C’est navrant - mais crucialement intéressant de voir de nouveaux avatars pointer leur nez.

      C’est donc ça un troll. Merci Bigg et vander, haha, la journée commence pleine d’entrain !

    • Il ne s’agit pas de faire ce qu’on nous demande sans réfléchir, c’est tout le contraire même : naturellement nous sommes portés à plutôt bien faire les choses et les donneurs d’ordre en profitent trop souvent pour en tirer une plus-value plus que conséquente. J’ai donné l’exemple des graphistes qui est maintenant une profession gangrenée par le travail gratuit.
      Par ailleurs cela me désole de voir qu’Eichmann est encore considéré comme un simple exécutant.