• Udi Evental sur X :
    https://x.com/UEvental/status/2085732821524451646

    Mohammad Ali Shabani sur X :
    https://x.com/mashabani/status/2085795421167718838

    Bonne perspective israélienne sur le pacte saoudo-pakistanais-turc :

    « La Turquie a déjoué nos plans

    Il semble que l’accord entre Riyad et Ankara éloigne un peu plus la normalisation avec l’Arabie saouditele développement stratégique le plus vital pour renforcer la position d’Israël et son intégration dans la région – qui a été rangé dans le placard pour le moment...

    Dans la géopolitique du Moyen-Orient, “il n’y a pas de vide”. La politique du gouvernement israélien de “taureau dans un magasin de porcelaine” dans la région a conduit au gel des initiatives de normalisation [arabes] et à l’organisation d’un camp modéré. Cela a ouvert la voie à des [nouvelles] configurations et à l’entrée de nouveaux acteurs, pas toujours positifs. »

    • Danny (Dennis) Citrinowicz ,داني سيترينوفيتش sur X :
      https://x.com/citrinowicz/status/2085782981788962933

      Ça ne concerne pas qu’Israël : la signification de l’accord signé en Arabie Saoudite - et le message à l’Iran

      L’inquiétude d’Israël face à l’accord de défense entre l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan, et face à la formation d’un bloc sunnite hostile, est justifiée, mais croire que ce serait la seule motivation passe à coté de la principale motivation saoudienne : une profondeur stratégique face aux menaces régionales • pour Téhéran aussi, c’est une bonne raison de s’inquiéter

    • Israël s’inquiète après l’appel à un « front militaire uni » entre la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite - RFI
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260809-isra%C3%ABl-s-inqui%C3%A8te-apr%C3%A8s-l-appel-%C3%A0-un-front-militair

      En Israël, on peut dire que la signature de cet accord tripartite par la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite prend les contours d’un cauchemar stratégique. Qualifiée par Ankara d’équivalent des principes de défense collective de l’Otan, cette alliance militaire engage la Turquie, l’Arabie saoudite et surtout le Pakistan — la seule puissance nucléaire du monde musulman — à une assistance mutuelle automatique.

      Dans la foulée, le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Asif a enfoncé le clou en qualifiant Israël d’État « illégitime » et en appelant le monde musulman à former un « front militaire uni » contre lui [voir https://seenthis.net/messages/1185642]

      Tel-Aviv redoute un isolement régional

      La menace est considérée comme d’autant plus grande par Israël que ce bloc ambitionne désormais de coopter l’Égypte et d’ouvrir des passerelles avec l’Iran.

      En voyant se structurer à ses portes une coalition armée d’une telle ampleur, Israël redoute de voir s’effondrer des acquis diplomatiques tels que les accords d’Abraham, signés à partir de 2020 par Israël avec plusieurs États musulmans (Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc, Soudan et Kazakhstan, entre autres) et de se retrouver piégé dans un isolement régional sans précédent.

  • Sa7ten (parfois Sa7tein), c’est la translittération extrêmement courante de صحتين (littéralement « deux santé », pour « bon appétit ») en « arabizi » : la translittération devenue extrêmement populaire pour écrire de l’arabe en alphabet latin sur téléphones portables, certains caractères adoptant un chiffre ressemblant à un caractère arabe n’ayant pas d’équivalent dans l’alphabet latin : ح (ḥāʾ) devient « 7 », ع (ʿayn) devient « 3 », et ء (hamza) devient « 2 ».

    https://albilanguage.com/about-sa7tein

    Sa7tein literally means “two healths” and you will hear this said whenever and wherever food is being enjoyed. Your hosts may say it to you before beginning the meal and you can also say it to someone in the middle of eating when you approach them. The response is 3a 2albak! (when said to a man) 3a 2albik! (to a woman) 3a 2albkon! (to more than 1 person).

    La translittération standard (antérieure) serait quelque chose comme ṣaḥtayn ou ṣaḥtēn, mais essaie un peu de saisir « ḥ » avec le clavier de ton vieux Nokia.

    • Pour mémoire : parce que selon le Crif :
      https://www.leparisien.fr/societe/le-crif-demande-linterdiction-dune-marque-de-vetements-en-laccusant-de-fa

      L’organisation affirme que l’écriture « Sa7ten » devrait se lire « Sa 7 ten », soit « samedi 7 » et « ten » pour « October », y voyant un lien direct avec le 7 octobre.

      (Et apparemment, en France, on n’a pas assez de locuteurs arabophones dans la presse pour vérifier d’où vient « Sa7ten »).

    • Le Crif recycle plusieurs mois après la campagne lancée par Sword of Salomon et Bob Hasbara contre Gallagher Fenwick.

      [CheckNews] Pourquoi le journaliste Gallagher Fenwick est-il la cible d’un raid numérique déclenché par deux militants pro-israéliens ? [article du 14 avril 2026]
      https://www.liberation.fr/checknews/pourquoi-le-journaliste-gallagher-fenwick-est-il-la-cible-dun-raid-numeri

      L’autre partie des attaques contre Gallagher Fenwick vise directement la fille du journaliste, accusée d’être liée à une marque de vêtements supposément pro-Hamas. Auprès de CheckNews, Me Morel dénonce une stratégie de doxxing. « Ces accusations n’ont aucun lien avec le travail de Gallagher Fenwick », fustige-t-il, ajoutant qu’« aucun tribunal n’a statué » sur les allégations visant l’association Sa7ten, dont il dénonce « les interprétations malveillantes » visant à présenter ce nom comme une référence au samedi 7 octobre 2023. Il ajoute que le journaliste « ne commentera pas les rumeurs visant sa famille » et « reste concentré sur son travail », tout en faisant confiance à la justice.

      […]

      A ses débuts, l’association Sa7ten, lancée en janvier 2024 à Paris par le cuisinier palestino-ukrainien Omar Radejko, organisait des dîners faisant la promotion de la culture palestinienne, ce qui explique le recours à cette expression courante pour souhaiter un bon appétit. Il existe d’ailleurs, à travers le monde, de nombreux restaurants empruntant ce nom. L’association a depuis organisé des expositions à Paris, Londres et Berlin mais aussi des soirées festives pour récolter des dons pour aider la population de Gaza.

      […]

      Interrogé sur le recours à ce symbole, Hussein Amri assure qu’il ne s’agit pas d’une référence à des groupes armés, mais que « pour Sa7ten, le triangle est une référence pacifique au drapeau palestinien, dont il est un symbole national de longue date. Son utilisation symbolise l’identité culturelle et la solidarité, et non un soutien à la violence ou à un quelconque groupe armé. Des affirmations similaires ont été formulées concernant d’autres symboles palestiniens, tels que la pastèque, ce qui témoigne d’une tendance plus large à présenter les expressions culturelles comme de l’extrémisme. »

  • ShieldFont : la police d’écriture pour bloquer le scraping IA - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/2305671-des-designers-creent-une-police-decriture-gratuite-pour-lutter-con

    Avec ShieldFon, lancé fin juillet 2026, un texte reste lisible à l’écran, mais devient trompeur pour les robots qui l’aspirent. Une nouvelle arme typographique contre l’entraînement des IA sur le web.

    • De ce que je comprends, ça utilise une fonctionnalité standard des polices de caractères qui permet de remplacer une suite de lettres par une ligature. Le texte de base est modifié avec de faux mots, mais ces faux mots font partie de la table des ligatures de la police, et lors de son affichage elle fait apparaître les vrais mots en croyant simplement appliquer les ligatures.

    • Voilà une police qui veut compliquer la vie des IA. ShieldFont est un projet gratuit et open source conçu pour protéger les contenus publiés en ligne contre la collecte massive de données par les entreprises d’intelligence artificielle.

      Présenté fin juillet 2026, son principe est simple : le texte reste parfaitement lisible pour un humain, mais sa version récupérée par un robot peut être différente — et suffisamment crédible pour ne pas être écartée immédiatement.

      Le projet s’inscrit dans une réaction plus large contre le scraping du web. Ses créateurs, le studio brésilien Seneda & Abrucio et la fonderie danoise Playtype, partent d’une idée : publier un texte en ligne ne devrait pas automatiquement valoir autorisation de l’utiliser pour entraîner une IA.

      Comment fonctionne ShieldFont ?

      ShieldFont ne repose pas sur une illusion visuelle. À l’inverse de #Ghost_Font, une autre police anti-IA qui dissimule son message dans une animation, celle-ci s’appuie sur les fonctions de substitution des polices #OpenType.

      En pratique, le texte publié dans le code HTML n’est pas le texte que l’auteur souhaite montrer. Il est d’abord encodé : certains mots sont remplacés par d’autres, de même nature grammaticale et de fréquence comparable. La phrase reste donc suffisamment cohérente pour ne pas ressembler à du charabia.

      La police intervient ensuite au moment de l’affichage dans le navigateur. Elle donne aux mots leurres la forme visuelle des mots d’origine. L’internaute lit donc la phrase prévue par son auteur, tandis qu’un scraper qui se contente de récupérer le HTML obtient une autre version du texte.

      Les remplacements ne sont pas choisis au hasard. ShieldFont échange un nom contre un autre nom, un verbe contre un autre verbe, ou encore un adjectif contre un adjectif proche. Le résultat peut rester grammaticalement correct tout en modifiant le sens d’une affirmation.

      Selon la page GitHub du projet, le remplacement d’environ 25 % des mots suffit à altérer sensiblement le texte récupéré par les robots. Dans leurs tests, le texte encodé n’impliquait plus la même chose que l’original pour 55,8 % des articles de presse, 51,9 % des contenus du web général, 34,5 % des œuvres de fiction et 31,1 % des œuvres de fiction anciennes.

      Une limite importante : ShieldFont ne prend actuellement en charge que l’anglais. Le projet prévoit d’étendre ses substitutions à d’autres langues, dont le français.

      Une protection qui a ses limites

      Pour autant, ShieldFont ne bloque pas magiquement tous les robots. Un #scraper qui analyse le rendu visuel d’une page, par capture d’écran et OCR par exemple, peut retrouver le texte réellement affiché. De même, un acteur qui cible spécifiquement un site peut télécharger la police et en reconstituer les correspondances.

      La méthode peut aussi avoir des effets secondaires importants : les moteurs de recherche, les outils de traduction, le copier-coller et les lecteurs d’écran s’appuient eux aussi souvent sur le contenu brut de la page. ShieldFont déconseille ainsi de l’utiliser sur les pages que l’on souhaite faire remonter dans Google.

      Pour eux, finalement, ShieldFont répond surtout à une limite des outils existants : les consignes de « robots.txt » qui demandent aux robots de ne pas explorer un site, restent faciles à ignorer. Plutôt que de compter sur leur bonne volonté, la police cherche ainsi à rendre les contenus aspirés moins exploitables.

      #ShieldFont #typographie #IA #anti-IA #intelligence_artificielle #police #technologie #résistance

    • Effectivement, j’ai un peu creusé et on trouve facilement la liste des ligatures trafiquées  :
      – récupérer la fonte (identifiée avec dev tools/inspect)  : https://shieldfont.org/fonts/shieldfont-alpha-500.woff2
      – la charger dans un analyseur en ligne  : https://fontdrop.info
      – dans le tab ligatures, la liste des mots échangés va apparaître... bien que je soupçonne le site de n’en afficher qu’une partie.

    • Autrement dit : pour masquer un texte pour l’IA, on rend alors le texte entièrement anti-accessible, pour tous les humains qui ont un handicap visuel, et accessible uniquement à celleux qui sont capables de le lire sur écran.

      Dérisoire et inutile, dans 3 mois (ou 6 mois peu importe) des robots sauront le lire aussi.

      Où comment utiliser du temps et de l’énergie pour empirer les problèmes, ou au moins pour rien, alors que le temps et l’énergie ne sont pas infinis et qu’on en a peut-être besoin ailleurs.

    • Pour avoir accompagné les étudiants en création typographique pendant quelques années à l’école Estienne, j’ai pris l’habitude de voir ressurgir des « sujets à la mode » chaque année. Reposant généralement sur l’idée très crédule qu’Opentype allait résoudre les problèmes sociaux de l’humanité et promouvoir les idées progressistes. Pour les soutenances, l’équipe d’enseignants aidait les étudiants à éviter de tomber dans ces sujets bateaux déjà traités les années précédentes. Mais sur internet, évidemment, chacun fait ce qu’il veut, et ça buzze assez facilement parce que les sujets à la mode, hé ben c’est à la mode.

      Bref jusqu’à récemment, on avait droit avec une régularité d’horloge aux polices « inclusives », gros succès d’estime, mais à l’intérêt à mon avis négatif (pour moi : moins lisibles que de simplement mettre un « petit point » dans les mots). Avant, on avait les polices pour économiser l’encre des imprimantes quand tout le monde a commencé à gueuler contre l’arnaque des cartouches d’encre. Et maintenant ce sont les polices prétendument anti-IA.

      Perso, dans les idées à la mode, je préférais quand la mode concernait les polices visant à faciliter la vie des personnes souffrant de divers handicaps visuels/cognitifs, ou pour les enfants en phase d’apprentissage de la lecture, parce que la question de la lisibilité, c’est effectivement une question centrale de la création typographique. Mais quand on prétend résoudre des problèmes de société, justement dans l’air du temps, avec Opentype, je suspecte assez rapidement qu’on va faire dans le bullshit.

    • @rastapopoulos, je ne sais pas ce que ça vaut mais dans leur FAQ il y a ça:
      What about screen readers and accessibility?
      Screen readers read the source code rather than the words displayed by the font, so the current <Shield> component uses aria-hidden to stop the substituted text from being read aloud. We have a built-in alternative, in beta and on by default, which allows users to spawn the real words on the page through an aria button only screen readers reach. The reader’s browser solves a compute-costly puzzle for the key, taking a few seconds. It works in our Dynamic Websites tier and requires JavaScript, which is part of the point: most scrapers never run any. Tested with VoiceOver and an automated screen reader.

    • Accessibilité problématique (on se passe la main droite par dessus la tête pour se toucher l’oreille gauche pour réussir à rendre le texte d’origine visible, mais en bloquant les robots, ce qu’on aurait pu faire dès le départ, c’est un peu le principe d’Anubis), mais aussi tout usage classique d’un texte rendu très casse-gueule. Basiquement : copier-coller.

    • Le projet tel qu’il fonctionne aujourd’hui est effectivement une machine à gaz et alourdi considérablement le poids d’une page, en plus des problèmes d’accessibilité que vous avez pointé, donc ça n’en fait pas une solution à utiliser massivement, mais je trouve l’idée intéressante et qui peut avoir des applications spécifiques.

      Le fait de pouvoir empoisonner subtilement une IA et sans qu’un humain qui l’utiliserait ne puisse facilement s’en rendre compte est assez bien trouvé et je ne connais pas d’autres méthodes pour arriver au même résultat aussi efficacement.

      Pour comparaison, Anubis aussi est une incongruité informatique à se tapper la tête contre les murs de désespoir, mais son utilité n’est pourtant pas à démontrer en 2026.

  • Concert interrompu de Barbara Butch : la parole aux personnes présentes (3/3) | Élodie Safaris
    https://www.arretsurimages.net/articles/concert-interrompu-de-barbara-butch-la-parole-aux-personnes-presente

    C’est un emballement médiatique qui cristallise quelques-uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l’antisémitisme et la liberté d’expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s’est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique Source : Arrêt sur images

  • Virginie Despentes, Cher Connard, Grasset
    page 72

    On supporte très bien l’idée que les femmes soient tuées par les hommes, au seul motif qu’elles sont des femmes. Sauf si elles sont de petites filles ou de vieilles dames. Ce qui veut dire qu’on supporte très bien l’idée qu’une femme soit victime d’un homme tant qu’elle est en âge d’avoir une sexualité active. Même si elle est mariée, même si elle est maman, même si elle est bonne sœur - à partir du moment où elle est pubère et jusqu’à ses soixante quinze ans - elle est une victime acceptable.
    Et je crois que c’est parce qu’elle est éventuellement sexuelle. La société comprend l’assassin. Elle le condamne, évidemment. Mais avant tout elle le comprend. C’est plus fort que lui. Que ce soit sa femme ou une inconnue.
    Imagine qu’à la place des femmes qui sont tuées par les hommes, il s’agisse d’employés tués par leurs patrons. L’opinion public se raidirait davantage. Tous les deux jours, la nouvelle d’un patron qui aurait tué son employé. On se dirait, ça va trop loin. On doit pouvoir aller pointer sans risquer d’être étranglé ou criblé de coups ou abattu par balles. Si tous les deux jours un employé tuait un patron ce serait un scandale national. Pense à la gueule des gros titres : le patron avait déposé trois plaintes et obtenu un ordre d’éloignement mais l’employé l’a attendu devant chez lui et l’a abattu à bout portant. C’est quand tu le transposes que tu te rends compte que le féminicide est bien toléré. Les hommes peuvent te tuer. Ça flotte au-dessus de nos têtes. On le sait. C’est comme si on te recommandait de jouer à la roulette russe. Je n’ai jamais eu envie de mourir mais j’ai aimé les drogues dures, les hommes violents et la vitesse. On m’aura beaucoup plus sermonnée sur les drogues dures que sur les hommes.

    #transposition #féminicide #violences

    • faites donc cher sombre, trollez, il en restera toujours quelque chose

      Mais ce n’est pas que grasset et grobollet qui chie sur les auteurices. Ce sont les intellectuelles et les artistes que cette société maltraite en leur expliquant concrètement qu’ils ne servent à rien.

      Il faudrait que je liste ici tous les modes d’abandon mis en place pour que les auteurices ne puissent plus survivre financièrement. Alors que ces métiers étaient considérés comme à protéger et bénéficiaient de quelques protections exceptionnelles. Les auteurices sont devenues des entreprises indépendantes reliées à l’urssaf qui n’ont ni chomage, ni congés et bossent quand on daigne leur acheter leur production ou leur faire une commande. Quant aux factures electroniques avec recapitulatif trimestriel cela ne va pas aider.

    • Le terrain était bien préparé, socialement et philosophiquement par les libéraux. On est bien domestiqué avec des œillères Travail, l’obligation tacite de ce commerce de la sueur à la monnaie passe par le salariat employé/patron. Et surtout ne pas avoir le temps de penser. Continuité de l’esclavage dans le sens ou même ton avenir rendu plus glorieux et même joyeux dans l’acceptation de ce deal se concrétise dans une vie de non homme libre . Puis on ratisse tout autour et on fait tomber les têtes des « libres » : chomeurs, précaires, artistes, auteurices ...
      Je fréquente pas mal de gens qui ont vécu ou vivent dans la rue, oui c’est dur et violent mais ce sont de vraies personnes pas du chiqué baratineur cochon d’inde dans sa roue que beaucoup devienne une fois intégré au monde du travail où il n’y a pas plus le temps de revenir à Ah mais keskejefaila ?
      Le process des politiques des hypermarchés. On accepte le contrat car on le croit pratique et plus économique jusqu’à ce que l’idée même du paysan disparaisse de nos mœurs, remplacé par nos chaines en bétons.
      Je perds mon sang froid, tatatata.
      Ma vue me joue des tours, j’ai lu le macronisme est un traumatisme , c’est bien la réalité.

  • La crise climatique est une question de nourriture plus que de température
    https://contre-attaque.net/2026/08/05/la-crise-climatique-est-une-question-de-nourriture-plus-que-de-tempe

    Prenons un produit de consommation courante, utilisé au quotidien par la plupart des gens : l’huile d’olive. Cet été des oliveraies ont brûlé en Grèce, en Italie et au Portugal. D’autres sont indirectement affectées par les émanations de fumée et par la sécheresse, provoquant une baisse de la production. Le bouleversement climatique favorise également la prolifération de parasites et de maladies. Résultat : le prix de l’huile d’olive, qui a déjà explosé ces dernières années, risque de monter massivement dans les mois à venir. Sarah Vachon, fondatrice du Citizens of Soil olive oil group, explique : « À moins que les conditions climatiques ne reviennent bientôt à la normale, il faut s’attendre à une augmentation du prix de l’huile d’olive dès cet automne ». Et le « retour à la normale » n’est pas prévu.

    L’huile d’olive n’est qu’un exemple. Les élevages ont été durement touchés par la chaleur, et le secteur de la volaille a perdu entre 2,5 et 3 millions de têtes rien que lors de la première vague de chaleur dans l’ouest. Une hécatombe qui se répercutera sur les prix. Un produit aussi banal que la salade aussi devient une denrée rare. Le Parisien explique que les producteurs ont subi des pertes massives, un maraîcher du Finistère dit n’avoir pu récolter une seule salade depuis plusieurs semaines, faute d’irrigation. Un autre cultivateur explique sur TF1 avoir perdu la moitié de sa production. Chez Carrefour, le prix d’une salade fraîche a augmenté de 50%.

    Dans un bulletin du 10 juillet, le syndicat de producteurs Légumes de France, lié à la FNSEA, estimait qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Cette chute de la production atteint 30% des récoltes de fraises, 20 à 30% des carottes, y compris pour les productions d’automne car les semis ont brûlé, 50% des poireaux de printemps, 20 à 30% en navets, 30 à 40% des pois et haricots. Et ce n’est qu’un bilan provisoire, ce bulletin date d’il y a un mois, et il n’a toujours quasiment pas plu une goutte sur la majorité des terres cultivables françaises. D’autres légumes de base, comme les oignons, sont aussi concernés. Les vignes sont aussi touchées, ce qui se répercutera sur le prix du vin dès cet automne.

  • More women die in heatwaves, but biology ’isn’t main cause’
    https://www.dw.com/en/more-women-die-in-heatwaves-but-biology-isnt-main-cause/a-78187451

    Across the board, he says, women spend 30% to 50% more of their working time above heat-stress thresholds than men. In construction, when comparing men and women doing the same job, the figure rises to around 50%.

    The reasons, he says, are structural. Women often wear more clothing for the same job. Men are more confident asking for breaks. And where men’s work is visibly strenuous, it’s recognized as a heat risk and rewarded with rest. But women’s work is steadier, less obviously punishing, and gets no such relief.

    Parsons compares it to the difference between a plane crash and asbestos exposure: One is a sudden, visible catastrophe, the other a slow, constant harm that’s easy to miss. “Male heat stress tends to be this taller risk, where you get relatively visible moments of physical distress that can be managed,” he says. “Female heat stress is constantly there, but much less visible, because it doesn’t have those same obvious peaks in the working day.”

  • Incendies, canicules, inondations : “Le plus terrifiant, c’est l’absence de colère”
    https://www.courrierinternational.com/article/opinion-incendies-canicules-inondations-le-plus-terrifiant-c-

    “Imaginez que les services de renseignement découvrent que des terroristes préparent un attentat contre votre ville, et qu’ils expliquent, en temps et en heure, aux autorités ce qu’il faut faire pour éviter qu’il y ait des morts et des blessés, mais que les autorités ne fassent rien.”

    “C’est à peu près ce qui est en train de se produire à l’échelle mondiale”, écrit le quotidien belge De Morgen dans un éditorial particulièrement incisif.
    “Il y a trente-six ans, les scientifiques alertaient déjà quant aux destructions mortelles qui nous parviennent désormais en rafales sous la forme de flashs infos : ‘des dizaines de milliers de personnes évacuées’, ‘des milliers de morts en raison de la canicule’, ‘fumée dangereuse à cause des feux de forêt’, ‘champs asséchés et récoltes détruites’.” Leurs avertissements n’auront servi à rien.

    https://justpaste.it/ajh6q

    #réchauffement_climatique #crimes_contre_l'humanité (mais pas que) #écocide #effondrement l’authentique #écoterrorisme

  • Un commentaire fâché d’un camarade sur la séquence brûlante de cette fin juillet.

    Cher(s) amis (ou pas d’ailleurs), ceux qui ne sont pas de Bordeaux, j’aurais tellement de choses à vous dire sur ce qu’il se passe ici, sur ce qu’on vit, mais je n’ai pas la force de vous écrire tout ce que j’aurais à dire. Je vais quand même essayer de vous traduire ici ce que, moi, je vois et lit, pris dans la bulle informationnelle des algorithmes qui fout le vertige tellement on voit passer de choses sur cet incendie monstrueux. Noté que tout ce que je dit est peu etre parfois exagérer, que ça n’est que mon point de vue a l’instant T, que je ne sait pas tout, ni n’est tout les éléments en ma conaissance, et que j’ai observé tout ceci a travers la lorgnette des réseaux sociaux pour l’essentiel. Je laisse volontier ceux qui vivent comme moi, plus ou moins de pres de cet incendie, apporté de la contradiction/rectification. Enfin le texte est long, pessimiste en grande partie et a charge, et chargé emotionellement, j’en est conscience. J’avais besoin d’exprimé tout cela, meme si personne ou presque ne lira, car ça me trottine dans la tete nuit et jour.

    Voici :

    Je pourrais parler des pompiers qui, pour certaines sections, sont composées d’une écrasante majorité de pompiers volontaires non professionnels, car, comprenez-vous, les pompiers professionnels bénéficient d’un code du travail, avec une rémunération horaire qui coûte plus cher que la masse des volontaires... (Ouais ouais, en pleine crise on fait des économies ! À tel point qu’un syndicat de pompiers s’en est plaint, ne comprenant pas pourquoi, pour de bêtes questions de planning, les pompiers pros ne sont pas ou peu envoyés sur les incendies... Voilà qui laisse songeur.) Ces pauvres types, volontaires donc, ne sont même pas équipés de masques, simplement de cagoules en Nomex qui ne filtrent rien du tout. Peut-être en disposent-ils mais ne les mettent pas ? Dans l’urgence, lorsqu’on bouge beaucoup, il est difficile de respirer avec un masque, même un simple FFP2 sous une cagoule, je le sais en toute connaissance de cause. On envoie donc des gens sacrifier leur santé parce qu’ils sont, euh bah... gentils, pendant qu’on fait des économies de l’autre ! Trop bon, trop con, comme on dit.

    Au fil des premiers jours, voyant que le gouvernement était complètement nul dans sa planification, on a vu sur les réseaux une quantité de bonne volonté et d’initiatives, de leur propre chef, sans demander la permission à personne, d’agriculteurs, de citoyens travaillant dans le BTP et disposant de matériel utile, venir prêter main-forte aux pompiers qui sont complètement dépassés par l’ampleur de la catastrophe. Et ça marche ! Ceux-là ne comptent pas leurs heures, ils sont venus dans un sentiment de solidarité qui fait un bien fou au moral, soudain c’est toute la société civile qui fait front, sans attendre rien d’un gouvernement dont personne, eh bien, n’attend plus rien justement !

    Et qu’apprend-on de notre préfète elle-même ? Que les agriculteurs, le BTP, les associations et les refuges d’animaux ne sont pas les bienvenus ! Oui oui... ce gouvernement, aigri de se voir dépassé par toute cette solidarité dont il est lui-même atrophié jusqu’à la moelle, se trouve très gêné par ce « débordement » de générosité humaine... Comprenez-vous, il ne voit pas d’un très bon œil de perdre le contrôle. Perdre le contrôle d’un incendie ne semble pas l’inquiéter autant que perdre le contrôle sur les masses... masses pourtant bien inoffensives, ça en dit long sur leur « projet ». L’argument de notre préfète, en chefaillon tout chafouin, est que ça poserait des problèmes d’organisation ! PARDON !!! (Oui, là on s’étouffe devant un culot pareil.) Ceux qui aident sont donc sommés de s’inscrire sur des listes, de demander des autorisations d’accès... Certes, un incendie c’est dangereux pour qui n’est pas formé, certes, un Canadair qui largue des tonnes d’eau sur ceux qui seraient en bas, par manque de coordination, eh bien ça tue. Seulement voilà, le pékin moyen et le gueux de base n’étant pas complètement cons, ils dialoguent avec les pompiers, tout aussi issus du même milieu, et tout ceci fonctionne à peu près, fort d’une bien plus grande flexibilité, d’une adaptation en temps réel, deux choses dont le grand État planificateur et mégalo semble complètement dépourvu. Pensez-y, zéro mort chez les bénévoles... comme quoi.

    Il faut donc bien comprendre que le pouvoir a peur d’une chose : perdre le contrôle, que les masses se parlent sans sa médiation, car les gens pourraient se rendre compte que, tout compte fait, ils s’en sortent sans gouvernement, ils s’en sortent même mieux ! Vous imaginez ? Tout ce pognon de dingue a payé des ministres grands ordonnateurs de la connerie et du tout pour le fric (mais le leur !) Pour rien ! On voit donc un gouvernement aigri, qui ne supporte aucune critique (à les écouter, ils ont tout bien fait, et ne se trompent jamais... C’est bien là la marque, le signe de l’incompétent démasqué qui pousse des cris outrés pour cacher son inutilité et son parasitisme).

    Bref, fort de ces beaux élans de solidarité citoyenne, et cela fait très longtemps que l’on n’en a pas vu de tels ! Je voulais participer à tout cela. Je me dis que, avec mes compétences propres, je pourrais venir prêter la main en me rendant au parc des expositions de Bordeaux où sont pris en charge les milliers de réfugiés des incendies, ceux qui ont dû quitter leurs logements car en zone évacuée (on parle de 220 000 personnes sur le département !). Je me dis que des tas de gens sont capables de faire à manger, collecter les dons, stocker, héberger, faire le taxi, etc., mais que moi, je sais faire des choses moins vitales pour les gens, mais aussi, peut-être, plus rares, à savoir les divertir, amuser les enfants, leur apprendre des trucs avec trois fois rien. Juste un petit moment à offrir pour les sortir de leurs préoccupations. Je voulais venir proposer des petits ateliers de jonglerie pour les enfants, pourquoi pas une petite démo, un petit spectacle à la fin. Histoire de faire ma part.

    Je veux donc m’y rendre, à l’improviste, car en un sens c’est le plus beau témoignage de l’attention portée aux autres : venir en aide sans prévenir, sans rien attendre en retour d’autre qu’un moment de partage dans cette période où nos corps sont en alerte non-stop, épuisés et angoissés par un avenir... eh bien sans avenir justement ! Seulement, les autorités nous enjoignent à ne pas nous rendre sur place, mais à remplir un formulaire en ligne pour le bénévolat. Soit, je ne suis pas là pour faire chier le monde, je me plie à l’exercice et me dis que c’est légitime, après tout il faut organiser un minimum ce bordel. Sauf que voilà, et là déjà ça me fait drôlement tiquer. On nous propose des plages horaires de disponibilité façon 3/8, déjà la spontanéité en prend un coup dans la gueule, voilà qu’il faut pointer comme à l’usine même si t’es bénévole ! Drôle de conception... mais je passe outre de cette sensation désagréable, qu’il y a déjà comme une couille dans le potage.

    Je remplis donc ce formulaire et l’envoie, puis, plus rien, pas de réponse, nada, peau de zob. Je me dis que c’est OK, ils sont débordés, il n’y a pas de souci, puis bon, ce n’est pas mon petit ego, syndrome du sauveur, qui doit primer sur l’intérêt général. (Déjà, quand tu dois t’excuser de vouloir aider autrui, en ton fort intérieur, pendant que les enc* d’en face ont littéralement arnaqué l’UNEDIC, vont se porter garants du financement de la campagne de Fafland, c’est qu’il y a un truc qui déconne et ce n’est pas toi le problème).
    Et puis le temps passe, on voit notre bien-aimé maire macroniste de la 1ère heure parader dans les allées du parc des expos, il joue tellement bien son rôle qu’il y paraît affairé parmi les bénévoles, sur le front, solidaire avec tous et toutes, il se veut rassurant, aimable et de bon cœur, on y voit un homme qui se bouge, nom de Dieu ! Bon, c’est aussi celui-là même qui a cosigné avec Attal, par décret, la suppression d’environ 50 à 53 millions d’euros de crédits dans le budget de la sécurité civile.

    OK, OK, on sait que le fabricant (Canadien) des avions Canadair a stoppé sa ligne de production et qu’il faudra du temps à redémarrer le schmilblick, et qu’il y a d’autres options sur la table... Bon, mais dites, hein, entre nous, même s’ils trouvent toujours les bonnes excuses qui vont bien, est-ce qu’ils ne seraient pas en train de nous prendre grave pour des c... les types ?

    Parce que c’est fou ça, les gars, si on les écoute, ils sont irréprochables, tout empire dans ce pays, ça fait des lustres qu’ils sont au pouvoir, mais ce n’est pas de leur faute, les pauvres bougres, pardi, qu’on leur baise les pieds à ces saints hommes ! (Et femmes, parce qu’il y a des c*nasses aussi, pas de sexisme ici.)

    Bref bref, je reçois finalement un mail qui me dit patati patata « merci pour votre engagement » patati patata « trop de bénévoles, merci bien mais non merci, on vous appellera si on a besoin de vous »... Et vous serez mobilisé pour la sainte nation de la mère patrie de sa mère, spiritum sancti, amène le pèze et nique ta mère (bon ça va, je rigole). Donc donc donc, OK OK, on n’a pas besoin de moi, je ne vais pas en chier un pendule.

    Et puis voila que nous parviennent d’étranges temoignages. Des refugiés se plaignent que la solidarité chaleureuse des début fait place petit a petit a une sinistre petite musique militaire, celle de l’organisation stricte, ont commence a mal leurs parlé, on refuse des bénevoles frais a l’entrée par ce que "le putain de formulaire" alors que d’autres sont en full time job a l’interieur, épuisé. Qu’il manquerait de benevoles (alors qu’on nous dit officiellement que non), que commence a se mettre en place un QR code aux entrées, que ça soule les benevoles et qu’ils se barrent en masse (qui auait pu predire !).

    Tout ces temoignages sur les reseaux, c’est surement un coup des russes ! C’est pratique les russes, ça fait toujours le mechant ideal ! Et notre bienveillent gouvernement grand planificateur stratège nous a prouvé sa valeurs dans le passé, ça ne se peut ! Foutaise, calomnie ! Il est au dessus de tout soupsons. Bon, pas que j’ai la moindre sympathie pour Poutine, mais c’est a dire qu’on a de plus en plus de mal a faire la difference entre lui, dicateur de son etat, et notre suzerain a nous apprenti dicateur qui prend du galon. C’est a dire que si un jour on nous envoyait se foutre sur la geuleu avec les russes, a force de se torcher avec la democratie, on aurait quand meme vachement de mal a voir ou c’est qu’il est le camp du bien.

    Revenons a nos moutons, tu la voit la douille ? C’est le gouvernement qui suinte a travers les portes et qui viens chié sur le paillasson, il a pas digéré que les gens s’auto organise sans lui, il etait pas invité a la fete alors qu’il a mis les lieux a dispositions et gratuitement en plus ! Bon la bouffe, les vetements et les croquettes pour chats (enfin tout le reste quoi) c’est pas l’etat qui fourni, ce sont les gens, a qui il reste de l’empathie (et un peu de reste a vivre en fin de mois) pour leurs prochain malchanceux. Bon sauf pour les pauvres qui vivent dans le bidon ville de bordeaux lac a meme pas 300m de l’autre coté de la rive... eux c’est differents, ils sont basané, drogué et ils puent, et de toute façon personne ne les vois, cacher par les arbres, le long de la rocade. Ouais hein... ça serait dommage de leurs fournir a eux aussi toute cette bouffe et un toit, faut pas tout melanger, l’ultra pauvre doit garder sa place, loin des regards. A chacun son camp de refugié.

    On pourrait aussi parler des risques de catastrophe industrielle si l’incendie parvenait à atteindre les sites de l’industrie militaire et spatiale (tu as aimé les vents de fumée option odeur de bois cendré ? T’es pas prêt pour la version upgradée : vents radiotoxiques et chimiques). Visiblement, personne n’a semblé bon de prévenir un minimum la population, hormis quelques Cassandre anonymes comme moi. C’est seulement plus tard que ça a fait tilt dans quelques articles à la marge. Et nous pouvons faire confiance à la grande muette pour balayer sous le tapis et fermer sa gueule si elle a fait une connerie. Pas pour rien qu’on l’appelle la grande muette. On en est rendu à prier pour que le génie militaire ait bien fait son job, et c’est pas gagné. Qu’on se rassure, la super star médiatique, l’A400M, est sur le coup. Bon, il s’agit d’un unique prototype et il lui faut 3-4 h pour faire un aller-retour depuis Istres et balancer son retardant, mais ça va, nous sommes rassurés !

    Il y a aussi les gogos, tout contents, qui réclamaient les Centaures à grands cris (pas les hommes-poneys, les hommes-cognes turbo-gendarmes dans leurs fabuleux destriers blindés que même les ruskofs du FSB vont nous envier). Macron a exaucé leurs vœux le plus cher, les 10 Centaures sont arrivés.

    Bon, ils ne serviront presque à rien contre l’incendie, par contre ils sont encore bien frais, tout beaux, tout neufs pour casser la gueule des pompiers et agriculteurs déjà bien épuisés par la lutte contre le feu, si jamais ces derniers mouftaient un peu trop fort sur le manque de moyens. C’est tout de même beau, les super Robocop arrivent toujours en retard quand ça chie dans la colle, mais ils sont toujours à l’heure pour distribuer les baffes ! Une vocation !
    Je pourrais dire aussi que, désormais, en plus de se taper des canicules de l’enfer dans nos passoires thermiques, annihilant toute volonté des jours durant, nous ne pouvons même plus sortir de chez nous. Les fumées envahissent les rues, nous obligent à fermer nos fenêtres la nuit, en pleine canicule, on a réussi ce miracle de pourrir jusqu’à l’air qu’on respire.
    Aussi, si vous voulez savoir si la macronie va mettre des choses en place pour qu’un tel incendie n’arrive plus, il vous suffira d’écouter attentivement la réunion en salle de crise du CODIS lors de la visite de Macron premier (et dernier, c’est le fameux « en même temps »). Vous en aurez pour votre argent !

    Les gogos applaudissent le maire de Biganos pour avoir fait fermer sa gueule au père Macron ; il l’a insulté, en sous-texte, de « Parisien » ! Vous vous rendez compte ? Mais quel incroyable acte subversif !

    Bon, les gogos n’ont pas compris que rien ne va changer, c’est entendu : la sylviculture du pin maritime, bien en rang, n’est pas remise en cause. On va simplement sacrifier 2 000 hectares de plantations pour faire des routes pare-feu plus larges le long des parcelles, finalement comme en 2022 ! Eeet c’est la chenille qui redémareuuu lalalala.. C’est à se tordre de rire.

    Les sylviculteurs, les communes concernées et l’État sont tous d’accord ! On fait tout comme avant, mais en y mettant du sparadrap ! On parie sur la redite : "c’est pas un échec [...] c’est que ça n’a pas marché" ?

    Et tout ça devant les yeux de tous : les gogos applaudissent le caractère hautement subversif d’un maire bien de chez nous, alors que lui-même ne remet rien en cause. Ils n’ont rien capté, les cons ! Alors que tout a été dit, là, devant leurs yeux.

    Je finirai par ceci, conscient que ma petite diatribe est bien inoffensive et que c’est du pain béni pour les sinistres des renseignements généraux (plus besoin de chercher dans le maquis les opposants politiques, ils se sabordent eux-mêmes en pleine place publique !)

    Je leur dis, à eux, la flicaille zélée et carriériste dans l’âme, et surtout à leurs imbéciles de maîtres, je dis avec joie et rire, même s’ils ne me liront pas : vous avez peut-être gagné, oui. Les productivistes, capitalistes, et ceux qui les protègent, êtes en train de gagner, vous allez saloper, détruire toute la planète et tout ce qu’elle avait de plus beau. Vous avez déjà exterminé la plupart des oiseaux et insectes que l’on n’entend plus ni ne voit plus, le climat est hors de contrôle pour des siècles, le rapport Meadows prédit 100 millions de morts par an en moyenne, en 2100 (certains tablent dès 2050), c’est-à-dire plus que le bilan de la Deuxième Guerre mondiale en 6 ans de conflit, et cela tous les ans. De quoi faire passer Mao, Staline et Hitler pour des petits joueurs.

    On sait qu’à un certain seuil de réchauffement climatique, l’agriculture ne produira plus rien et même émettra elle-même son propre CO₂, mécanisation agricole ou pas. Transformant nos beaux paysages (qui ont déjà pris un sacré coup dans la tronche) en déserts arides, juste pour du fric, du pouvoir et des gadgets technologiques plus débiles les uns que les autres !

    Preuve de votre culpabilité et de votre panique face à vos créations mortifères que vous seuls avez activement voulues, il vous faut moult drogues dures pour tenir le coup dans les ministères et dans les casernes (oui, on sait, faut arrêter de nous prendre pour des cons), tel un alcoolique qui boit pour ne plus voir son propre naufrage.

    Bravo, vous avez un don inégalé à détruire absolument tout ce que vous touchez et c’est une sacrée performance en soi : gagner pour tout perdre, voilà un concept qui a de l’avenir, vers l’infini et l’au-delà, surtout l’au-delà.
    Mais nous aurons, nous les pauvres crétins pas assez bons à vous servir sans broncher un peu, tout de même notre petit plaisir, de savoir que nous mourrons avant vous, vous laissant le plaisir de voir le pire arriver pour votre fin à vous.

    Soit, enfermés entre quatre murs dans vos bunkers de luxe ou pas luxe, ça reste une prison, prison qui, si vous aviez un peu de culture scientifique, vous sauriez vouée à l’échec, car le système isolé du monde et fonctionnant en circuit fermé ad vitam æternam ne fonctionne pas, ce sont les lois de la thermodynamique qui nous le disent. Cela revient a vouloir crée un genre de mouvement perpetuel. Mais comme vous êtes d’énormes brêles, vous ne pigez rien à ce que c’est, mais savez très bien faire semblant d’avoir tout compris avec force de vocabulaire technique, que l’homme de science peut démystifier en quelques minutes, et que vous aurez mis au placard depuis un bail pour avoir osé vous faire passer pour les cons que vous êtes.

    Remplacé par un autre homme de science plus consensuel et servile, mais aussi souvent plus incompétent que le précédent, vous voilà pris à votre propre piège de votre si brillant management.

    D’autant plus qu’il faudra aussi cohabiter avec vos brutes qui aiment tâter de la matraque ; de là à imaginer qu’elles ne se retourneront pas contre vous et deviendront vos tortionnaires, ça serait bien optimiste. Vous aurez donc la joie de vous entretuer entre congénères, puisque, en définitive, c’est bien la seule chose que vous ayez jamais su faire avec talent.

    Ce monde-là, plus dystopique que jamais, on vous le laisse, à votre bon plaisir !

    Car nous ne serons plus de ce monde pour sauver votre cul de vos propres contradictions, cette fois-ci. Car oui, c’est de la conscience professionnelle, de la gentillesse et du sacrifice désintéressé de vos semblables, bien plus vertueux que vous, et pourtant que vous méprisez, que vous devez votre survie à chaque crise.

    Il est à espérer que nous ayons tous la flemme cette fois-ci. Plutôt crever que de vous servir, ça aurait de la gueule comme fin. Santé ! Et crevez bien dans le futur les champions de la terre.

    En attendant, moi, je vais aller applaudir à 20 h à mon balcon, cette immense bouffonnerie.

    https://www.facebook.com/bruno.dujura/posts/pfbid02ikn8W6Xqk83NdMtMenb5HucMs2T2eZVji4vGz6sgiKrCdHA55k1TNATgh3sfHyzsl

    #feux_de_forêt #France #Gironde #incendie #écologie #démocratie #solidarité

  • Idées | Ce que les manifestations des « cafards » en Inde révèlent sur l’autoritarisme numérique | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/997991/ce-manifestations-cafards-inde-revelent-autoritarisme-numerique

    Les événements de ces dernières semaines révèlent une évolution qui dépasse les revendications étudiantes : l’émergence d’un mode de gestion de la contestation où la violence policière, la surveillance assistée par l’intelligence artificielle (IA) et les instruments numériques de contrôle se renforcent mutuellement.

    (…)

    Dans les jours qui ont suivi, la police de Delhi a déployé autour du site de protestation une infrastructure de surveillance dont la sophistication aurait semblé exceptionnelle il y a encore une décennie. Tours de surveillance, reconnaissance faciale assistée par l’IA, caméras à 360 degrés, caméras-piétons, unités mobiles et même lunettes intelligentes Meta ont créé un environnement dans lequel presque chaque déplacement des manifestants pouvait être enregistré, analysé et archivé. Après les affrontements, la police a indiqué que ces images seraient recoupées avec des bases de données criminelles afin d’identifier les personnes soupçonnées d’y avoir participé.

    #IA #totalitarisme

  • En sortant du film « The Odyssey » de Christopher Nolan, j’ai mentionné Emily Wilson, la première femme à traduire l’Odyssée d’Homer en anglais en 2017. Ma source venant de Tiktok et ce commentaire prenant place après une (très) longue tirade sur pourquoi j’ai absolument détesté ce film, il a été jugé pas pertinent.

    Ça c’était il y a plus d’une semaine. Aujourd’hui, je viens d’apprendre que Christopher Nolan se serait carrément inspiré de la version de Emily Wilson, et que celle-ci a visionné le film et a publié un review (en anglais) :
    https://www.lrb.co.uk/the-paper/v48/n14/emily-wilson/an-uncomplicated-man

    L’article entier est génial mais je tiens à noter mes passages préférés :
    – “At the end of the film, a character sets out to ‘sail beyond the sunset’ and I almost expected everyone to break into Elvish."
    – “There are more female characters than in most Nolan movies, thanks to the source material."
    – “(…) this Hollywood version of Mycenaean Greece is the only ‘civilisation’ in the world – the only place that still just about remembers that strangers and beggars must be welcomed, according to Zeus’ law."
    – “We don’t see the design or construction of the Trojan Horse; instead, a kitsch, poorly designed horse (with no wheels) appears on the windswept beach as if dumped there by drone. The difficulties of transporting large, unwieldy objects over difficult terrain must have been on the director’s mind as he lugged his IMAX cameras through the film’s many challenging locations."
    – “Mentor (Ryan Hurst), who helps Telemachus (Tom Holland), is not a disguised goddess but a helpful guy with a beard; Eurylochus is not an embittered rival to Odysseus but another helpful guy with a beard.”
    – “The Trojan War is an aberration, the fault of faceless, monstrous Agamemnon (the one in the weird Darth Vader outfit), who has failed as an American family man by killing his daughter.”
    – “We are not shown that war or killing are bad, only that good men sometimes feel bad about it”
    – “Pattinson is the only person on set who seems to be having any fun (…) he also deserves one of the Oscars that will shower down on this movie like the golden rain of Zeus.”
    – “There are no sex scenes, and all the food looks horrible.”

    • C’est mieux de mettre les citations… en citation :

      – “At the end of the film, a character sets out to ‘sail beyond the sunset’ and I almost expected everyone to break into Elvish."

      – “There are more female characters than in most Nolan movies, thanks to the source material."

      – “(…) this Hollywood version of Mycenaean Greece is the only ‘civilisation’ in the world – the only place that still just about remembers that strangers and beggars must be welcomed, according to Zeus’ law."

      – “We don’t see the design or construction of the Trojan Horse; instead, a kitsch, poorly designed horse (with no wheels) appears on the windswept beach as if dumped there by drone. The difficulties of transporting large, unwieldy objects over difficult terrain must have been on the director’s mind as he lugged his IMAX cameras through the film’s many challenging locations."

      – “Mentor (Ryan Hurst), who helps Telemachus (Tom Holland), is not a disguised goddess but a helpful guy with a beard; Eurylochus is not an embittered rival to Odysseus but another helpful guy with a beard.”

      – “The Trojan War is an aberration, the fault of faceless, monstrous Agamemnon (the one in the weird Darth Vader outfit), who has failed as an American family man by killing his daughter.”

      – “We are not shown that war or killing are bad, only that good men sometimes feel bad about it”

      – “Pattinson is the only person on set who seems to be having any fun (…) he also deserves one of the Oscars that will shower down on this movie like the golden rain of Zeus.”

      – “There are no sex scenes, and all the food looks horrible.”

    • The race-neutral casting of Nolan’s Odyssey was inevitably deplored in some quarters. But there is nothing progressive about it. Most of the non-white actors – Zendaya, Lupita Nyong’o, Himesh Patel, Corey Antonio Hawkins, Travis Scott – play versions of the Black best friend, whose only role in the drama is to provide aid to the white protagonist. Scott, as the Ithacan bard, Phemius, yells a few words and pounds a stick, but does not get to sing, tell a story or play the lyre: the most melodic note in the percussive soundtrack comes from the plucking of Odysseus’ bow (a beautiful sonic image of the archer as musician, borrowed from the poem). Nyong’o’s double part as Helen and Clytemnestra is hugely underwritten; she is given only a few minutes of screen time to perform a set of brief tableaux of female victims (the outraged bereaved mother, the abused wife, the repentant adulteress).

    • https://justpaste.it/di29f

      Le problème éthique le plus préoccupant soulevé par L’Odyssée de Nolan concerne la décision de tourner une partie du film dans le territoire occupé du Sahara occidental, normalisant ainsi les violences persistantes à l’encontre du peuple autochtone sahraoui. Il est particulièrement révoltant que Nolan ait utilisé cette terre comme simple toile de fond visuellement saisissante pour un film qui met en avant, glorifie et réhabilite le héros d’une guerre territoriale au motif de sa reconnaissance tardive et partielle de sa propre culpabilité.

      Malgré tout cela, la sortie de L’Odyssée reste un événement à célébrer. À l’ère du streaming, comme on nous le répète sans cesse, cette épopée ramène le public dans les salles de cinéma. À une époque où l’on nous parle de déclin de l’alphabétisation et de « mort des sciences humaines », les traductions de L’Odyssée, y compris la mienne, s’arrachent en librairie. Certains de ceux qui achètent le livre ou se rendent au cinéma pour voir Tom Holland se mettront peut-être à étudier le grec ancien. Peut-être que le film convaincra quelques responsables d’établissements d’enseignement supérieur de ne pas supprimer leurs départements de littérature, de langues et d’histoire. Nolan, qui a étudié l’anglais à l’University College London – où les étudiants étudient toujours L’Odyssée comme « texte fondamental » en première année –, fait de son mieux pour inciter le grand public à se remettre à la lecture, et je lui en suis reconnaissant.

      Oups ! cette conclusion me laisse songeur ...

  • Un copain pompier-volontaire m’écrit :, par Joséphine Ka
    https://www.facebook.com/josephine.kalache/posts/pfbid0389PHxhHrbHsthKU7jM6Vc9FaV2Jm1sGHpiBhPkBV7p3B1QUKh3kuhcYCCKvvscuxl

    *******************************************************************

    « Toi qui t’intéresse à la situation du service public de la sécurité civile, une info qui démontre l’inadéquation entre les moyens disponibles et l’amplitude de la crise en cours. Ci dessous un mail de notre Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) :

    /// A la demande du Centre Opérationnel de Zone,
    Nous recherchons des personnels non formés feu de foret afin d’armer un engin-pompe [un fourgon d’incendie] et de renforcer le département de la Gironde pour une durée indéterminée. Les candidatures doivent être transmises par l’intermédiaire de vos chefs de centre respectifs au service opération, avant ce jour à 11 h, dernier délai.
    Le CTA/CODIS [Centre de Traitement de l’Alerte/Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours]. ///

    C’est extrêmement choquant de mobiliser des non-spécialistes sur une mission feu de foret, c’est pas du tout la culture pompier, la sécurité civile est complètement à l’os. Les feux de foret, c’est pas une spécialisation pour rien, il y a toute une science des établissements, des protections, des mesures d’urgence, les engins sont spécifiques etc... le cursus de spécialisation va d’ailleurs du niveau FDF1 (équipier) au FDF4 (anticipation tactique et stratégique) et juste le FDF1 nécessite une petite semaine de formation. C’est vraiment envoyer des pioupiou au casse pipe, alors que Nunez affirmait encore hier, à l’occasion d’un hommage aux deux pompiers morts cette semaine, qu’il n’y a pas de problème de moyens.
    Pour les collègues partis en Gironde, il seront nourris-logés, le déplacement se fait habituellement en colonne de camions-citerne pas du tout adaptés, 90 max sur l’autoroute avec un bruit étourdissant, parce que les SDIS n’ont pas les moyens de mettre les fourgons sur des poids lourds et de faire descendre les agents en van. La rémunération est conforme au barème des SDIS, pas grand chose, 8,71 euros de l’heure pour les sapeurs, c’est du black légal, pas de cotisations, ça n’ouvre aucun droit à la protection sociale hors un tout petit avantage sur la retraite ».
    ******************************************************

    Un autre pompier, pro cette fois, dans un autre département complète le propos : "les pros sont contraints de poser des vacances ou des repos pour partir dans le sud ! Et pendant que certains partent dans le sud il faut continuer à assurer les missions ici ! Entre les forêts à surveiller et les secteurs des copains partis à couvrir. On est à bout. Sous payés à risquer notre peau et notre santé. J’en peux plus. J’essaye de trouver un autre emploi après 22 ans de service !"
    De son côté, un syndicat de pompiers dans le 63 (voir tract en commentaire) est scandalisé par les pressions que son SDIS fait peser sur les employeurs privés afin que les patrons accordent des congés à des pompiers volontaires, "libérant" ainsi ces derniers pour qu’ils puissent rejoindre les incendies dans le sud.
    *******************************************************************

    Pour mettre en perspective ces messages et la colère des pompiers, souvenez-vous que Garbiel Attal, l’enfant-chéri du macronisme et candidat à la prochaine présidentielle, a nié cette semaine via un chargé de comm’ avoir annulé en 2024 des achats de canadairs lors qu’il était Premier ministre, mentant sans vergogne comme la presse l’a établi (https://www.franceinfo.fr/.../vrai-ou-faux-le...). Détail tragi-cocasse, le ministre du budget qui a enregistré et signé ce choix à l’époque est Thomas Cazenave, devenu il y a quelques mois... maire de Bordeaux.

    Souvenez-vous également des manifestations de pompiers qui protestaient contre le manque de moyens et les sous-effectifs (2019, 2020, 2023, 2024, 2026), parfois durement réprimés comme le hollando-macronisme sait si bien faire (https://www.lemonde.fr/.../la-strategie-de-maintien-de-l...).
    Tout ceci sans même parler des dommages majeurs des incendies de cette saison sur la végétation, la faune, les habitations et les 200 000 personnes évacuées de chez elles ces dernières semaines. Et quid du fait, comme me le signale un autre pompier, que tous ces volontaires partis en Gironde vont accentuer encore les effets des sous-effectifs pour les feux urbains et le secours partout ailleurs en France ?
    Et la seule réponse des irresponsables qui, par dogmatisme budgétaire libéral, continuent depuis 25 ans de ne rien faire pour notre environnement et nos services publics de secours et d’incendie, ce sont des hommages, une émotion feinte sur le registre de la solidarité nationale et une héroïsation des « soldats du feu », repris en boucle par les médias des milliardaires, les mêmes qui militent pour conserver les privilèges fiscaux de quelques uns au prix d’un assèchement de nos biens communs. Du reste, le RN et l’UDR se sont systématiquement opposé aux dispositions qui auraient permis d’augmenter les moyens des SDIS, les lepénistes s’alignant sur les intérêts des assureurs privés. Cela ne les empêché pas de se poser en représentants des pompiers.

    Plus cynique encore, parmi ces irresponsables, il y en a qui nous infligent leur candidature à la prochaine élection présidentielle : Hollande, Cazeneuve, Philippe, Attal et Retailleau. Lunaire.

    Et l’Etat, pendant ce temps-là, publie juste un mini guide pour gérer son éco-anxiété (https://www.facebook.com/photo?fbid=1520245870135945&set=pcb.1520249770135555)

    • Une autre lettre ouverte aux administrateurs de la catastrophe en cours :

      Qui aurait pu prédire ? Nous tous, Monsieur le Président.
      Lettre ouverte depuis une petite commune d’une France qui brûle, s’assèche et suffoque
      Monsieur le Président de la République,
      La France brûle.
      À l’heure où j’écris ces lignes, le ciel de Gironde n’est plus vraiment un ciel, mais une voûte de fumée dont l’odeur âcre est parvenue jusqu’ici, à Sancoins. Des femmes et des hommes quittent leur maison avec quelques vêtements, leurs papiers, un animal serré contre eux et cette question terrible : que restera-t-il lorsque nous reviendrons ? Derrière eux, il y a les jardins où grandissaient les enfants, les tables autour desquelles les familles se retrouvaient, les arbres plantés par ceux qui ne sont plus là, les photographies enfermées dans les meubles, tous ces souvenirs que l’on croyait à l’abri parce qu’on les avait confiés à des murs.
      Il y a aussi cette vie minuscule et innombrable qui ne sera jamais évacuée : les chevreuils pris au piège, les oiseaux asphyxiés dans leur nid, les insectes consumés par milliards, les arbres centenaires transformés en torches. Tout un peuple sans voix meurt dans le vacarme des flammes, sans sirène, sans plan d’évacuation, sans communiqué officiel.
      Pendant ce temps, les pompiers avancent dans ce que les autres fuient. Ils entrent là où la chaleur repousse les corps, là où l’air devient irrespirable, là où la forêt elle-même semble vouloir dévorer ceux qui tentent de la sauver. Ils portent sur leurs épaules une République qui les acclame dans l’urgence, mais laisse leurs effectifs et leurs moyens sous une tension permanente lorsque les caméras sont reparties et que la fumée a quitté les écrans.
      Au 26 juillet, près de 98 000 hectares avaient déjà brûlé en France depuis le début de l’année. Notre pays vient de traverser une vague de chaleur de seize jours, après un mois de juin déjà historique, tandis qu’une quatrième vague de chaleur menace. Un quart de nos petits cours d’eau sont à sec et la Loire atteint des niveaux exceptionnellement bas pour un mois de juillet.
      Ce sont les premières pages du monde dans lequel nous sommes entrés.
      Et pourtant, Monsieur le Président, vous aviez demandé : « Qui aurait pu prédire ? »
      Nous tous.
      Les scientifiques, le GIEC et les associations l’avaient prédit. Les agriculteurs qui regardent leurs terres se fissurer l’avaient prédit. Les pompiers qui voyaient la saison des feux s’allonger l’avaient prédit. Les élus locaux qui comptaient les restrictions d’eau, les maisons fissurées et les arbres mourant sur pied l’avaient prédit. Les enfants eux-mêmes l’avaient compris. Tout le monde savait, Monsieur le Président. Tout le monde, sauf peut-être ceux dont la fonction était précisément de savoir, de prévoir et d’agir. Cette phrase, prononcée le 31 décembre 2022 après les incendies qui avaient déjà ravagé la Gironde, restera comme l’une de celles qui condensent une époque : celle d’un pouvoir qui transforme les conséquences annoncées en surprises, les renoncements en exercices de communication.
      Depuis, le feu a poursuivi son œuvre et l’État, lui, délivre des conseils.
      Il nous explique désormais comment « gérer l’éco-anxiété ». Il nous invite à mettre des mots sur nos émotions, à prendre du recul, à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous. Ces recommandations peuvent être utiles lorsqu’elles viennent d’un médecin ou d’un psychologue. Elles deviennent indécentes lorsqu’elles tiennent lieu de réponse politique à un désastre que le pouvoir refuse d’affronter à sa mesure. Faudrait-il respirer profondément pendant que le pays suffoque, méditer pendant que la forêt brûle, apprendre à mieux supporter la catastrophe plutôt qu’exiger de ceux qui gouvernent qu’ils empêchent qu’elle devienne notre ordinaire ?
      Vous nous demandez de distinguer ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous. Très bien.
      Il dépend de nous de nous entraider, de veiller sur nos voisins et de transformer nos habitudes lorsque nous en avons les moyens. Mais il dépend de vous de donner aux communes les moyens d’agir, de protéger les travailleurs, de financer des refuges climatiques, de soutenir le monde agricole et de préparer les services publics.
      Il dépend surtout de vous de cesser de financer le monde qui nous détruit.
      Voilà ce qui dépend de vous.
      Je vous écris depuis Sancoins, une petite commune rurale du Cher, au cœur de cette France que l’on célèbre dans les discours avant de l’abandonner dans les budgets. Ici, comme dans des milliers de communes, nos écoles ont été construites pour le climat d’hier. Leurs murs retiennent la chaleur, leurs cours minérales deviennent des plaques brûlantes et leurs salles de classe se transforment en étuves. On demande pourtant à des enfants d’écouter, d’apprendre et de se concentrer tandis que leur organisme lutte simplement pour maintenir sa température. Alors on ferme les volets, on déplace les tables, on cherche un ventilateur et l’on demande aux familles de fournir une gourde.
      On appelle cela un protocole. J’appelle cela l’organisation méthodique de notre impuissance.
      Dans nos petites communes, il n’existe souvent aucun refuge climatique. Nous n’avons pas toujours de salle convenablement isolée et rafraîchie où accueillir les personnes fragiles, ni de transport pour aller les chercher. Nous manquons d’agents pour appeler chaque habitant isolé, de médecins disponibles pour répondre aux inquiétudes et parfois même de cafés, de commerces ou de lieux publics où rompre la solitude. Alors les anciens restent chez eux. Ils ferment les fenêtres, tirent les rideaux et attendent que la nuit apporte un peu d’air, que leur corps tienne, que l’épisode passe. Ils attendent parfois seuls parce que leurs enfants vivent loin, parce que les voisins travaillent, parce que le service public s’est retiré kilomètre après kilomètre.
      Nous devons créer des refuges climatiques accessibles dans chaque bassin de vie : des lieux publics isolés, végétalisés, rafraîchis et ouverts lors des épisodes extrêmes. Après l’école, la mairie et l’hôpital, le refuge climatique doit devenir l’une des maisons de la République.
      Après avoir menacé les corps, la chaleur frappe celles et ceux dont le travail dépend directement de la terre, de l’eau et des saisons. Dans nos territoires, le changement climatique n’est pas une abstraction. Le maraîcher voit ses légumes brûler avant la récolte, l’horticulteur regarde mourir dans des serres devenues invivables des mois de travail, tandis que l’éleveur cherche de l’eau pour ses bêtes et du fourrage pour l’hiver. Le paysan voit le sol se durcir, les rendements tomber et les charges augmenter, mais les banques continuent de réclamer leur dû comme si le ciel n’avait pas changé. Le petit commerçant subit les rues désertées par la chaleur, les factures d’électricité et les chaînes du froid poussées à leur limite. Pour eux, le dérèglement climatique n’est pas une inquiétude théorique mais une récolte perdue aujourd’hui, une facture à payer lundi, une entreprise qui peut fermer demain.
      Je vous demande donc que les communes répondant aux critères obtiennent sans délai la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les dommages qui en relèvent, notamment les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols. Pour toutes les pertes que ce régime laisse sans réponse, un mécanisme exceptionnel de solidarité nationale doit être créé. Les dispositifs agricoles doivent être déclenchés avant l’effondrement définitif des exploitations et un fonds spécifique doit soutenir les maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes, éleveurs, artisans et petits commerçants abandonnés dans les angles morts des assurances. Les compagnies d’assurances, qui connaissent parfaitement l’aggravation des risques climatiques et augmentent déjà leurs tarifs en conséquence, doivent elles aussi contribuer davantage à la solidarité nationale.
      Les profits peuvent être privés. La catastrophe, elle, ne saurait être éternellement publique.
      Cette catastrophe est également devenue une crise financière pour les collectivités. Le Fonds vert, doté de 2,5 milliards d’euros d’autorisations d’engagement en 2024, a vu son enveloppe initiale ramenée à 837 millions d’euros en 2026, avant même le surgel de crédits supplémentaires. Vous avez amputé l’un des principaux outils d’adaptation des collectivités au moment même où les incendies, la chaleur et la sécheresse démontrent son caractère vital.
      C’est une dette envoyée aux générations suivantes.
      Je vous demande donc un grand plan national d’adaptation des communes rurales, inscrit dans la loi et assorti d’engagements budgétaires pluriannuels. Il devra financer la rénovation thermique des écoles, des crèches, des établissements de santé et des bâtiments publics, la création de refuges climatiques, la végétalisation des centres-bourgs, la protection des captages et des réseaux d’eau, le soutien aux exploitations agricoles ainsi que le renforcement de la Sécurité civile et des services départementaux d’incendie et de secours. Ce plan devra être accessible aux petites communes sans qu’elles aient à employer un cabinet privé pour comprendre comment obtenir l’aide de l’État. Il devra enfin être financé par celles et ceux qui ont le plus contribué à la catastrophe et qui disposent des moyens d’y répondre : les grandes fortunes, les multinationales fossiles, les secteurs les plus polluants et les acteurs financiers qui ont prospéré en finançant l’ancien monde.
      La crise climatique n’est pas seulement écologique : elle est sociale.
      Les plus riches isolent leur maison, installent une climatisation, remplissent une piscine ou rejoignent une résidence secondaire. Les plus pauvres habitent sous les toits, vivent dans des logements mal isolés, travaillent dehors, prennent des transports surchauffés et comptent chaque litre d’eau comme chaque kilowattheure.
      Les uns achètent de la fraîcheur. Les autres subissent la chaleur.
      Nous ne sommes pas égaux devant la catastrophe et nous ne portons pas la même responsabilité dans ce qui nous arrive. L’ouvrier qui parcourt vingt kilomètres pour rejoindre son usine parce que la gare a fermé ne porte pas la même responsabilité que le milliardaire qui traverse le ciel en jet privé. La retraitée qui peine à chauffer sa maison ne porte pas la même responsabilité que l’entreprise fossile qui a organisé le doute climatique pendant des décennies.
      Demander à tous les mêmes sacrifices dans une société aussi inégale est une nouvelle injustice.
      Monsieur le Président, je ne vous écris pas pour ajouter une indignation à la longue liste des indignations françaises. Je vous écris parce qu’un élu local a le devoir de dire ce qu’il voit. Je vois des communes auxquelles on demande chaque jour de tenir avec moins. Je vois des habitants qui comprennent parfaitement que quelque chose s’effondre et auxquels votre gouvernement répond qu’ils doivent apprendre à gérer leur anxiété. Le peuple français n’est pas malade d’avoir peur. Il a peur parce que le danger est réel. Son inquiétude n’est pas une pathologie à traiter, mais une lucidité à entendre.
      La véritable maladie est politique : elle consiste à continuer de gouverner comme si la catastrophe pouvait attendre le prochain quinquennat ou la prochaine conférence internationale.
      Nous ne vous demandons plus de nous rassurer. Nous vous demandons d’agir. Nous ne vous demandons plus de promettre que l’écologie sera la priorité de demain. Nous vous demandons de financer aujourd’hui les services publics qui nous permettront de traverser ce qui vient. Nous ne vous demandons pas de nous apprendre à vivre avec la peur. Nous vous demandons de combattre ce qui la provoque.
      Qui aurait pu prédire ?
      Ne répondez plus que personne ne savait. Nous savions. Vous saviez.
      Désormais, l’Histoire jugera ce que vous aurez fait.
      Mansour Thiam
      Conseiller municipal de Sancoins (département du Cher)

      https://www.facebook.com/mansourlthiam/posts/pfbid0yhaYzBqv8EB7qDfU1pS2F2Qpw7Wrq35bgwzMxPqXx5Wt9xpLFVMdPZXFkyGpd1n6l

  • Dans les algorithmes | L’IA, un nouvel internet... sans condition
    https://danslesalgorithmes.net/2025/07/10/lia-un-nouvel-internet-sans-condition


    Quel cynisme : ils vont plagier nos contenus pour garder la rente publicitaire pour eux seuls. Ce qui signifie qu’on va devoir développer nos propres outils pour continuer à communiquer entre humains sans se faire piller.

    Jusqu’à présent, le web reposait sur un marché simple, rappelle Germain. Les sites laissaient les moteurs de recherche indexer leurs contenus et les moteurs de recherche redirigeaient les internautes vers les sites web référencés. « On estime que 68 % de l’activité Internet commence sur les moteurs de recherche et qu’environ 90 % des recherches se font sur Google. Si Internet est un jardin, Google est le soleil qui fait pousser les fleurs ».

    Ce système a été celui que nous avons connu depuis les origines du web. L’intégration de l’IA, pour le meilleur ou pour le pire, promet néanmoins de transformer radicalement cette expérience. Confronté à une nette dégradation des résultats de la recherche, notamment due à l’affiliation publicitaire et au spam, le PDG de Google, Sundar Pichai, a promis une « réinvention totale de la recherche » en lançant son nouveau « mode IA ». Contrairement aux aperçus IA disponibles jusqu’à présent, le mode IA va remplacer complètement les résultats de recherche traditionnels. Désormais, un chatbot va créer un article pour répondre aux questions. En cours de déploiement et facultatif pour l’instant, à terme, il sera « l’avenir de la recherche Google ».

    Le deuxième effet kiss kool, c’est qu’en ne montrant plus les sources aux requérants, les IA auront tout loisir de refaçonner le réel selon le bon vouloir de leurs concepteurs dont on ne connait déjà que trop bien le grand humanisme et le sens des responsabilités.

    Et il s’agit là d’un problème existentiel pur :

    "Les temps de marche, les altitudes, les localisations, tout était lunaire !" Deux randonneuses complètement désorientées après avoir suivi une carte générée par l’IA
    https://www.ladepeche.fr/2026/07/25/les-temps-de-marche-les-altitudes-les-localisations-tout-etait-lunaire-deu

    Accompagnateur en montagne, Julien va leur proposer un itinéraire bis, elles qui partaient pour trois jours et deux nuits en bivouacs. « Le problème c’est que sur leur carte, rien n’allait. Les temps de marche n’étaient pas adaptés, les localisations étaient fausses avec le lac de Gaube à côté du refuge de Wallon et celui d’Estom juste derrière, alors qu’il est trois vallées plus loin, même les altitudes n’avaient rien à voir. Cette carte était complètement lunaire. Pour une fois qu’on avait un tel support délirant, c’est pour ça que j’ai proposé de la relayer. Pour montrer les dérives et les limites de l’intelligence artificielle en milieu montagnard. J’avais déjà croisé des jeunes que Chat GPT avait conduits hors sentier. L’intelligence artificielle se heurte vraiment à la réalité du terrain. Avec derrière de vraies prises de risque pour les randonneurs et pour les secours, s’ils avaient dû chercher ces deux jeunes femmes sur Estom alors qu’elles étaient loin de là... »

    • Je dirais plutôt qu’elle est son instrument. Les techbros se sont ralliés au fascisme de Trump qui leur promettait plus de pouvoir ET ensuite, ils se sont mis debout sur l’accélérateur, même si leur machin n’était pas fini.

      Le pari est sûrement triple :
      – Avec assez de pognon, il est possible qu’ils arrivent à la masse critique de puissance de calcul qui leur permet de finalement façonner le réel de milliards de gens à leur guise et pour leur plus grand profit.
      – Si ça ne marche pas, l’éclatement de la bulle qu’ils ont rendue à dessein systémique devrait suffisamment déstabiliser les États-nations pour qu’il puissent prendre la main et imposer leur corpocratie.
      – Si ça ne marche pas non plus, ils auront pompé assez de ressources au système pour s’assurer leur propre survie à l’effondrement dans leurs bunker en attendant qu’on crève tous et qu’ils puissent ressortir auréolé de leur gloire des 144 000 élus (de mon cul sur la commode) sur une planète débarrassée de ses #surnuméraires et donc écologiquement compatible avec leurs délires des grandeurs.

      Y a aucun scénario où ces gens ne veulent pas, d’une manière ou d’une autre, la destruction de l’écrasante majorité d’entre nous. C’est ça le #techosolutionnisme, mais bien sûr, tu ne le fous pas en tête de gondole.

      Surtout que tu as besoin de la collaboration active d’une partie de la population… avant de balancer tout le monde avec l’eau du bain.
      Ils pensent que c’est faisable parce qu’ils ne nous perçoivent plus comme leurs égaux depuis longtemps, même plus comme leur congénères. Ils nous ont intellectuellement dématérialisés.

    • Mais par contre, nous sommes beaucoup plus nombreux qu’eux. Malgré leurs « nécro-technologies », le rapport de force nous est favorable mais las ! La majorité de nos congénères se nourrissent des hallucinations de la « mégamachine » et préfère capturer des images de la catastrophe pour se « brander la nouille » sur Insta ou sur Snapchat.

  • La théorie de l’évolution est mal comprise : est-ce un problème de langue, de vocabulaire ou de psychologie ?
    https://theconversation.com/la-theorie-de-levolution-est-mal-comprise-est-ce-un-probleme-de-lan

    Je me suis rendue compte qu’effectivement, les processus adaptatif sont mal compris : un organisme individuel ne va pas s’adapter à un changement de son milieu et transmettre son « adaptation à sa descendance.
    C’est carrément l’inverse : quand un changement du milieu intervient, il y a des individus qui sont porteurs d’anomalies génétiques qui s’expriment dans leur phénotype et vont leur permettre de continuer vaguement à vivre et surtout à se reproduire (et donc à transmettre l’anomalie qui permet de survivre) et d’autres qui ne sont pas équipés d’origine pour cette nouvelle donne et vont claquer sans se reproduire.

    C’est ça, la sélection naturelle et le processus adaptatif : ça se fait à travers des moissons générationnelles et ça accompagne un changement qui s’étale bien au-delà des durées de vie individuelles. Pour les individus, c’est pile ou face, ça passe ou ça casse.

    Ce processus est inopérant sur des changements brutaux et courts : si on atteint les limites de l’espèce dans une génération, l’espèce disparait.

    C’est pour ça qu’ils me fatiguent les chantres de l’adaptation au changement climatique : on est très loin d’un changement plurigénérationnel, ça se fait en très peu d’années.

    Et surtout, on est presque tout de suite aux portes des limites supérieures de la vie carbonée en générale, des organismes à protéines en particulier.
    Le seuil, c’est 40°C en température interne. Là, t’as en gros 2 heures pour trouver un moyen de baisser ta tempé, après tu es très littéralement cuit.
    Il y a 0 processus adaptatif, 0 négociation ou échappatoire.

    Le degré d’après n’est pas un conquête des meilleurs, des plus forts et des plus compétitifs : c’est Mars.
    Un monde stérile, mise à part quelques bactéries qui aiment le super chaud.

    Quant au verbe « s’adapter », avec son pronom réfléchi, il évoque une action volontaire, une capacité à modifier consciemment son comportement face aux circonstances. Pourtant, le discours de la biologie évolutive exclut toute intentionnalité. En effet, le vivant n’a pas décidé d’être ce qu’il est, et encore moins dans une optique d’adaptation. Dans une même population, les individus montrant certaines caractéristiques avantageuses dans un écosystème donné laisseront davantage de descendants. D’un point de vue évolutif, le vivant ne s’adapte pas : il est adapté.Ces glissements de sens ne relèvent pas d’un simple malentendu lexical. Ils révèlent une manière spontanée de penser le vivant. Comme le montre la psychologie cognitive, nous sommes enclins à attribuer des intentions à des phénomènes naturels qui n’en possèdent aucune. Nous voyons des projets là où n’opèrent que des mécanismes physiques. Nous prêtons des stratégies à ce qui résulte de processus aveugles. Nous avons des intuitions et nous les prêtons aux choses.

  • The US has collected about $13bn of Venezuela’s oil money. Where is it?
    https://archive.md/2026.07.22-041431/https://www.ft.com/content/0e562e03-106e-4729-83d7-675c27eb8c4d?syn-25a6b1a6=1

    Où sont passés les 13 milliards du pétrole vénézuélien ?

    The Trump administration has collected more than $13bn in revenues from Venezuelan oil sales this year, according to FT calculations, but has said almost nothing about what has happened to the money.
    The US took control of Venezuela’s oil exports and suspended some sanctions after capturing President Nicolás Maduro in January and installing vice-president Delcy Rodríguez as leader.
    Oil revenues make up around a quarter of Venezuela’s GDP, and the sanctions relief was expected to provide a major boost to the economy, which was in crisis even before last month’s devastating earthquakes.
    But six months after the US seized control of the funds, economists say the evidence of a recovery in Venezuela is relatively muted — a potential sign that the US has not sent all the revenues back to Caracas.
    Washington has given diverging accounts of what it is doing with the money, ranging from an executive order describing its own role as “custodial” to President Donald Trump saying the US was “making a lot of money” from Venezuelan oil.
    US lawmakers from both parties are starting to pressure the administration to explain where it has gone and what it is doing to prevent corruption around its allocation.

  • The machines are fine. I’m worried about us.
    https://web.archive.org/web/20260331022238/https://ergosphere.blog/posts/the-machines-are-fine

    Schwartz’s experiment is the most revealing, and not for the reason he thinks. What he demonstrated is that Claude can, with detailed supervision, produce a technically rigorous physics paper. What he actually demonstrated, if you read carefully, is that the supervision is the physics. Claude produced a complete first draft in three days. It looked professional. The equations seemed right. The plots matched expectations. Then Schwartz read it, and it was wrong. Claude had been adjusting parameters to make plots match instead of finding actual errors. It faked results. It invented coefficients. It produced verification documents that verified nothing. It asserted results without derivation. It simplified formulas based on patterns from other problems instead of working through the specifics of the problem at hand. Schwartz caught all of this because he’s been doing theoretical physics for decades. He knew what the answer should look like. He knew which cross-checks to demand. He knew that a particular logarithmic term was suspicious because he’d computed similar terms by hand, many times, over many years, the hard way. The experiment succeeded because the human supervisor had done the grunt work, years ago, that the machine is now supposedly liberating us from. If Schwartz had been Bob instead of Schwartz, the paper would have been wrong, and neither of them would have known.

  • L’action contre Barbara Butch était sûrement critiquable (moi même j’ai de gros doutes sur la pertinence du truc), mais je trouve assez cocasse que les personnes qui se disent de gauche (je ne parle pas des droitards qui sont déjà perdus pour l’humanité) et qui n’ont pas de mots assez durs pour qualifier cette action sont aussi les mêmes qui t’expliquent que le boycott ça sert à rien, les manifs non plus et que si tu veux qu’il se passe quelque chose, envoie une lettre à Macron (je n’invente rien, j’ai lu ça sur Mastodon, où ça se tire la bourre pour être le plus anti-LFI de la bande).

    • Tout est dit. Nous avons atteint aujourd’hui le plus bas. Peut-être le moment d’un réveil salutaire ? J’en doute... Quand on accepte de se signer un papier pour s’autoriser à sortir une heure, plus rien ne peut m’étonner.

    • La campagne présidentielle est lancée. Le FN/RN n’est pas antisémite ! La gauche et surtout LFI est antisémite.
      Nous allons atteindre un niveau de SALETE et FOLIE comme JAMAIS.

    • Tu as raison, mais ce n’est pas le fond du problème. Le fond du problème est en partie là :

      L’action contre Barbara Butch était sûrement critiquable (moi même j’ai de gros doutes sur la pertinence du truc)

       : alex est visiblement un gars de gauche et pourtant, image-t-on un mec au moment de l’apartheid, défendre le boycott de ce pays raciste et dénoncer la collaboration, et dire « je suis anti raciste mais les actions fortes de dénonciation, j’ai des doutes dessus... » ?

      Il NE FAUT PAS LES LAISSER nous entrainer dans leurs mensonges : dénoncer l’ignominie ne peut pas être impertinent, même si les formes ne correspondent pas aux canons qu’ils aimeraient qu’on adopte. Quand on va chanter à Sin City on N’EST PAS VICTIME, on encourage l’ignominie, Rod S. le savait et BB le sait, quoi qu’elle dise ou fasse aujourd’hui. On doit rester au dessus du flot de propagande car comme tu dis, ça va durer. Quand en plein génocide tu vas « jouer à l’artiste », tu ne peux pas être victime, même si pourtant toute la presse l’affirme. La vraie gauche doit rester en dehors, laissons les compromissions à toutes les serpillères. Par contre, ceux qui sont censés être des nôtres et qui crient avec la meute ... ne sont en fait pas des nôtres...

    • Je plussoie dix fois @butadai. Je me suis repris 150 fois depuis hier à essayer de répondre à certain·e·s sur mastodon, tout en effaçant mes réponses décidant que ça ne servait à rien de parler à des gens qui n’ont qu’une fenêtre de contexte de seulement 3 minutes dans leurs jugements surplombants.

      Il suffit de constater combien la victime est aujourd’hui reçue partout dans l’officialité, pour signifier combien elle est contre tous les racismes et que bon, dans de telles conditions, qui met en doute ses postures ne peut qu’être raciste... il suffit de constater les tribunes ouvertes et complaisantes pour comprendre de quoi il retourne.

    • Toute action militante est potentiellement critiquable, concernant celle-ci le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle était loin d’être consensuelle (je veux dire parmi les pro-palestinien, s’entend qu’on se fout pas mal de l’avis de celleux dont le sort de Gaza importe peu). Mais peu importe en fait, ce qui m’intéresse ce sont les arguments déployés pour critiquer l’action. J’ai oublié de parler du fait qu’il serait désormais inacceptable d’attenter à la liberté artistique, et là permettez-moi de rire, car commencer à mettre l’ART au dessus de tout, c’est vraiment un truc turbo-bourgeois. Donc s’il vous plaît, n’allez surtout pas perturber les prochains concerts de néo-nazi, et laissez Patrick Bruel tranquille (j’ai aussi vu sur Mastodon des gens disant qu’on n’embêtait jamais Michel Sardou alors pourquoi emmerder Butch... ah ah la bonne blague, quel manque de culture militante quand même, c’est affligeant).

    • « Où étiez-vous ? » : plus d’une centaine de personnalités interpellent les soutiens de Barbara Butch

      https://www.humanite.fr/politique/antisemitisme/ou-etiez-vous-plus-dune-centaine-de-personnalites-interpellent-les-soutiens

      Une tribune d’artistes et de chercheurs dénonce l’essentialisation de Barbara Butch à sa judéité et l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme de la part de ses soutiens. Parmi les signataires, Yoa, Adèle Haenel ou Habibitch.

      L’affaire Barbara Butch ne cesse de diviser les acteurs de la culture. Après la tribune initiée par Jonas Pardo, directeur de l’association Boussole antiraciste, publiée dans Libération et rassemblant près de 300 artistes et universitaires en soutien à la DJ, un autre texte recueillant plus d’une centaine de signatures lui répond.

      Il dénonce une initiative qui « essentialise Barbara Butch à sa judéité et à son lesbianisme » tout en « reprenant l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme, argument phare de la criminalisation du soutien à la Palestine ». Signé par Alain Chabat, Anne Roumanoff ou Romane Bohringer, le texte initial disait voir l’expression des « imaginaires antisémites et LGBTphobes dont l’histoire est ancienne » dans les protestations visant Barbara Butch.

      Des « partis pris conscients et réfléchis »

      Parmi les signataires de cette contre-tribune, figurent la chanteuse Yoa, l’actrice Adèle Haenel, les chorégraphes et danseuses Gisèle Vienne et Habibitch, les drag queens et drag kings Soa de Muse, Emily Tante et Minima Gasté, ainsi que plusieurs chercheurs et réalisateurs palestiniens, dont Rami Al Otaibi ou Nadine Naous.

      Tous défendent le droit de dénoncer les « choix politiques » et les « partis pris idéologiques conscients et réfléchis » de l’artiste, dont le concert a été interrompu à Grenoble le 18 juillet face aux protestations de manifestants lui reprochant la signature d’une tribune en soutien à la loi Yadan, « sans jamais aucun lien avec sa confession religieuse ou son orientation sexuelle », peut-on lire dans cette tribune. « Contrairement à l’extrême droite, en revanche, qui harcèle Barbara Butch depuis sa prestation aux Jeux Olympiques de Paris, que nous avons d’ailleurs soutenue sans relâche face à cette violence - et face à votre silence », poursuivent les signataires.

      Sur le même thème Habibitch, l’artiste queer, racisée... « un peu rien et tout à la fois »

      Ils interpellent d’autre part les signataires de la tribune de Libération concernant leur soutien à la liberté d’expression, un engagement qu’ils jugent à géométrie variable. « C’est bien au nom de cette dernière que la metteuse en scène Tamara Al Saadi, que les musicien.ne.s et artistes Habibitch, Médine, Adam Laloum, Yung Yude, Akim Omiri, les cinéastes dissidents du FID, la comédienne Blanche Gardin, la philosophe Judith Butler et tant d’autres, ont affronté seul.e.s la censure. (...) Où étiez-vous alors ? », s’interrogent-ils. Et de demander : « Auriez-vous signé cette tribune si Barbara Butch (...) défendait à son tour le peuple palestinien ? »

      La tribune  :
      https://framaforms.org/votre-indifference-ne-sauvera-pas-la-palestine-1785246711

  • Hugging Face piraté par une IA autonome et les IA américaines refusent de l’aider
    https://www.it-connect.fr/hugging-face-cyberattaque-ia-autonome-modele-open-weight

    Plus de 17 000 actions malveillantes exécutées en un week-end, non par un pirate humain mais par une IA agissant seule. Le 16 juillet 2026, j’ai l’impression que nous avons franchi un cap. En effet, Hugging Face, la plateforme de référence de l’IA open source, a révélé avoir subi une intrusion pilotée de bout en bout par un système d’IA autonome. Voici ce qu’il faut savoir sur cet incident de sécurité.

    (...)

    On peut tirer une véritable leçon de cet incident de sécurité qui a impacté Hugging Face : disposer d’un modèle IA validé et capable d’analyser des journaux devient essentiel. Si on compte s’appuyer sur l’IA pour ce type d’analyse, il faut s’orienter vers un modèle open-weight auto-hébergé afin d’assurer la protection des données, en plus de bénéficier des capacités d’analyse.

    Le piège se referme. Les attaques vont devenir industrielles, et donc si tu veux survivre, tu vas devoir utiliser les outils de protection industriels que tu ne voulais pas utiliser. Les boites noires qui veulent ton bien vont devenir indispensables, et surtout, tu vas devoir soit apprendre à les utiliser, soit déléguer leur mise en place auprès de boites spécialisées qui vont pouvoir te vendre du flan chinois ou américain au prix de l’or.

    En l’occurrence, Hugging face, de ce que je comprends, a pu s’en sortir parce que les chinois ont décidé de donner leur modèle, dans le cadre de la concurrence géopolitique en cours.

    Si tu pousses la parano jusqu’au bout, tu te dis que les attaquants vont pouvoir accéder à la puissance de calcul nécessaire gratuitement pour encore un bon moment, histoire que les vendeurs de solutions à cette engeance puissent claironner que « tu vois bien qu’il n’y a pas le choix, c’est l’avenir ».

    Ils te créent le problème, puis ils te disent qu’ils ont une solution, puis tu découvres que ta nappe phréatique est vide et que tes réacteurs nucléaires ne peuvent plus éclairer ta maison.

  • C’est l’hiver en Argentine…
    Nahel Belgherze / X - @WxNB_
    https://x.com/WxNB_/status/2079255486545748448

    I’ve never seen anything like it.

    Salta, Argentina, has just recorded its hottest night on record during the climatologically coldest time of the year. The minimum overnight temperature did not fall below 26°C (78.8°F), pulverizing the previous monthly record by 7°C.

  • Lundimatin ruiné
    https://lundi.am/Lundimatin-ruine

    Makassar, l’entreprise en charge de la distribution des livres que nous publions, est en train de faire faillite [1]

    [1] Dans la « chaîne du livre », le distributeur sert...
    . Ce que cela signifie pratiquement et financièrement pour nous, c’est que la totalité des ventes des livres que nous avons édités, imprimés et publiés ces deux dernières années, ne nous sera jamais restituée. On ne parle pas d’un manque à gagner mais d’une perte sèche et massive que nous ne sommes pas encore en mesure de chiffrer précisément car s’y ajoutent de nombreux frais connexes mais on parle d’au moins 50 000 euros évaporés dans la nature. Donc deux ans et demi de travail, des dizaines de milliers d’euros de frais d’impression, tout cela est parti en fumée, ou plutôt en faillite. Nous sommes des dizaines d’éditeurs indépendants dans cette situation plus que critique, un site récapitule tous les appels à soutien ici : https://www.sauvonslesindes.fr

  • États-Unis : les soldats subiront chaque année un test de leur taux de testostérone | 7sur7.be
    https://www.7sur7.be/monde/etats-unis-les-soldats-subiront-chaque-annee-un-test-de-leur-taux-de-testoster

    #gorafi

    Le ministre de la Défense, Pete Hegseth annonçant l’instauration d’un test de testostérone pour les soldats américains, le 15 juillet 2026. © via REUTERS

    Le ministre de la Défense, Pete Hegseth annonçant l’instauration d’un test de testostérone pour les soldats américains, le 15 juillet 2026.
    États-Unis : les soldats subiront chaque année un test de leur taux de testostérone

    À partir de l’âge de 30 ans, les soldats américains subiront un test annuel pour mesurer leur taux de testostérone dans le sang, a annoncé le ministre de la Défense, Pete Hegseth, dans une vidéo diffusée sur le réseau social X.

    Les soldats américains seront désormais testés pour déterminer leur taux de testostérone afin “d’optimiser (les) capacités naturelles” des militaires en leur proposant un traitement en cas de déficit de cette hormone qui favorise notamment le développement des muscles, fait savoir Pete Hegseth.

    Cet examen fera partie de la visite médicale annuelle. En cas de niveau de testostérone trop bas, un traitement sera recommandé - mais pas obligatoire. Les soldats de moins de 30 ans pourront se soumettre au test de manière volontaire.

    Pete Hegseth, qui défend une vision viriliste de l’armée, lie testostérone et performance.

  • INTERVIEW. « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas » : Marc-André Selosse alerte sur l’impasse agricole
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/interview-on-ne-pourra-pas-dire-qu-on-ne-savait-pas-marc-
    https://france3-regions.franceinfo.fr/image/vbrHxKjfKVAhU4SR8DpFx1qEilo/930x620/regions/2026/07/13/6a54edda3b262009956852.png

    Marc-André Selosse : Oui. Regardez les retenues d’eau. Creuser des trous pour stocker de l’eau, c’est un peu comme les autruches qui mettent la tête dans le sable lorsqu’il y a un problème. Cela peut répondre à une partie de la question, mais quid de la température ? Le vrai sujet est ailleurs. Il faut remettre de la matière organique dans les sols pour qu’ils retiennent davantage d’eau. Il faut restaurer leur vie biologique. Il faut aussi adapter les cultures. Je suis désolé de le dire, mais dans certains territoires le maïs n’a plus sa place. Peut-être faudra-t-il du sorgho, peut-être d’autres cultures. Ce n’est pas de l’idéologie. C’est simplement la réalité climatique. Si nous avions commencé cette transition plus tôt, nous n’en serions probablement pas là.

  • Le Danemark dit « non » à la folie énergétique de l’IA | Chut !
    https://chut.media/environnement/le-danemark-dit-non-a-la-folie-energetique-de-lia

    Face à un réseau électrique saturé, le gouvernement danois vient d’établir une hiérarchie stricte. La ministre du Climat Samira Nawa est claire : les projets « peu flexibles » comme les immenses data centers ne peuvent plus monopoliser une capacité devenue rare. Le luxe de l’IA passe désormais après l’intérêt général des citoyen·nes.

  • États-Unis : Marco Rubio s’attaque à la Cour pénale internationale qu’il accuse de « menacer » les Américains - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260714-%C3%A9tats-unis-marco-rubio-s-attaque-%C3%A0-la-cour-p%C3%A9nale-intern

    « À l’heure où nous parlons, la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays, non pas à coups de balles ou de missiles, mais à coups de statuts, de traités et de la force de ce qu’on appelle le "droit international" », a déclaré le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, à travers un message vidéo sur X, une tribune dans le Wall Street Journal et un communiqué.

    « Le danger que représente cette cour internationale n’a cessé de croître. Aujourd’hui, elle menace tous les aspects de notre système politique et juridique », a-t-il poursuivi. Il a encore affirmé que « si nous restons les bras croisés, nous serons tous à la merci de juges étrangers situés à des milliers de kilomètres de là, exposés au risque constant d’être poursuivis, voire emprisonnés, pour le soi-disant crime d’avoir défendu leur propre pays ».

    Une volonté d’isoler la Cour

    Le département d’État a dit examiner « un large éventail de mesures, notamment des interdictions de voyage, des révocations de visas, un renforcement des sanctions à l’encontre de la CPI et des organisations qui lui sont affiliées, ainsi que des pressions diplomatiques exercées sur d’autres pays pour qu’ils se retirent de la CPI », selon un responsable sous couvert de l’anonymat. « Ces appels visent à persuader les pays qui sont actuellement parties au Statut de Rome de se retirer de la CPI et de cesser tout soutien financier à la Cour », a-t-il dit.

    • State Department Launches Campaign to Dismantle International Criminal Court’s Threat to American Sovereignty - United States Department of State
      https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/07/state-department-launches-campaign-to-dismantle-international-criminal-courts

      Today, Secretary of State Marco Rubio announced a sweeping campaign to dismantle the threat posed by the International Criminal Court to U.S. sovereignty.

      The campaign will feature a whole-of-government response to systematically disable the ICC’s ability to operate, target American servicemen or officials, or otherwise threaten American sovereignty.

    • Marco Rubio: Why We’re Dismantling the International Criminal Court - WSJ
      https://www.wsj.com/opinion/why-were-dismantling-the-icc-0af0a8a6

      Most of us would struggle to imagine a world in which U.S. soldiers, police officers, Border Patrol agents and elected leaders could be dragged before an international court, tried by judges from random countries across the globe, found guilty under international laws we neither consent to nor control, and then imprisoned thousands of miles from America.

      But that is what the International Criminal Court now claims the power to do.

    • Il me semble avoir vu passer récemment un n-ième article dénonçant le campisme des gauchistes naïfs qui ne comprennent rien à la complexité du monde. C’est sans doute parce que ce genre d’articles vieillissent affreusement en quelques jours à peine, grâce à la subtilité des déclarations génocidaires américaines (Trump, Vance, Rubio…), qu’il est nécessaire d’en poster régulièrement un nouveau sur notre réseaux.

    • Extrapoler depuis le cas du rapport USA/CPI, c’est mal tenté.

      S’agit pas pas d’être contre l’impérialisme étasunien ou pas, mais d’être contre l’’impérialisme étasunien sans pour autant faire mine de croire que tous les soit-disant ennemis de celui-ci seraient des amis ("Ahmadinejad, mon héros", ha ha ha). Au moins là-dessus Orwell avait raison.

      #campisme

    • Extrapoler, évidemment. Il faut vraiment refaire l’historique des politiques impériales américaines et de leur allié israélien dans la région à chaque fois ? On remonte au génocide à Gaza (sous Biden), à l’invasion de l’Irak, à la guerre Iran-Irak, au renversement de Mossadegh… ?

      Je ne vais pas une fois de plus réexpliquer ce que je pense de ces dénonciations à épisodes du « campisme des gauches occidentales », ne serait-ce que parce que c’est assez typiquement la technique de l’Homme de paille (incarné, ici, par Vijay Prashad). Alors que si tu suis un tant soit peu les gens référencés sur le sujet en question sur Seenthis, il faudra me dire lesquels considèrent Ahmadinejad comme un héros. Angry Arab (Asad Abukhalil) dénonce Ahmadinejad comme un antisémite répugnant (encore récemment : https://x.com/asadabukhalil/status/2077027330782871601) depuis des années, les frères Makdisi et leurs invités (Trita Parsi récemment) ne sont pas des thuriféraires du régime iranien, etc. Même les rapports au Hezbollah relèvent du soutien critique. Mais aussi Jadaliyya (https://www.jadaliyya.com), Orient XXI (https://orientxxi.info). Sans oublier des Chris Hedge et des Mearsheimer (certes pas des gauchistes à la Prashad) qui sont largement influents dans nos cercles, avec des analyses un peu plus subtiles que « Ahmadinejad ce héros »).
      https://www.youtube.com/watch?v=sl-sSsZnSP8

      Georges Corm rappelait régulièrement le principe des contradictions principale et secondaires (Corm n’était pas marxiste). Mais à sa mort, nos aimables anti-campistes se sont empressés de cracher sur sa tombe, parce qu’avoir des idées simplistes autorise à tout.

      Alors Ahmadinejad comme héros des gauches occidentales, je ne sais pas qui tu fréquentes, mais admettons. Dans ce cas, mentionner que c’est aussi le héros de Trump et Netanyahu, comme tu sais :
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260714-iran-isra%C3%ABl-comment-le-mossad-aurait-tent%C3%A9-de-recruter-mahmou

      –-----

      Mais sinon, oui, je veux bien concéder qu’il y a des choses que je ne partage pas. The Cradle, par exemple, je ne trouve pas ça fiable. Il y a des gens que je suis sur les réseaux, mais dont je prends les propos avec des pincettes. Tout le monde fait ça. Mais que soudain on passe notre temps, à gauche, à dénoncer notre propre « campisme », tant pis. Dans les années 50, des français étaient porteurs de valises pour le FLN, Jane Fonda est allée se faire prendre en photo en soutien au Viet Cong. Et dans toutes les guerres impérialistes occidentales, il y a eu des gens à gauche qui ont eu des positions qu’on se complait à critiquer du haut de notre pureté idéologique.

    • Sinon, le refus des États-Unis de se soumettre à la moindre instance supra-nationale, c’est une constante bi-partisane, ça n’est pas nouveau. Quant à « punir » les instances internationales qui enquêtent sur les crimes israéliens, ça aussi c’est une constante bi-partisane. Mais le régime fasciste de Trump est plus explicitement brutal et explicite.

    • "Ahmadinejad, mon héros", c’est du Bouteldja.

      Donc, oui, et ce n’est pas une concession de le dire, "il y a des choses que je ne partage pas" . La « pureté » n’a rien à y voir (je suis inscrit sur les listes électorales, par exemple). Juste, on me fera pas croire que cirer les pompe de dictateurs équivaut à porter les valises d’une lutte de libération.

      Sinon, je crois que le récent texte critique du campisme évoqué provient de Contretemps. Il promet une perspective internationaliste, sauf qu’il est inintéressant.
      À ces généralités épaisses, j’ai préféré la lecture de La Griffe Du Chien de Don Winslow (gore, documenté, épatant).