• La France s’oppose à une quasi-fermeture des frontières par l’Allemagne avec la Moselle
    https://www.bfmtv.com/international/la-france-s-oppose-a-une-quasi-fermeture-des-frontieres-par-l-allemagne-avec-

    L’Allemagne a classé la Moselle comme « zone de circulation de variants » ce dimanche à la mi-journée et souhaite imposer un test PCR quotidien aux 16.000 travailleurs frontaliers. Une situation que refuse le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune.

    « Nous sommes en ce moment-même en discussions avec les autorités allemandes qui viennent de classer la Moselle comme zone de circulation du variant. (...) Ça implique des mesures extrêmement strictes de quasi-fermeture des frontières. C’est ce que nous souhaitons éviter pour les 16.000 travailleurs mosellans qui ne se déplacent pas pour des raisons touristiques ou secondaires mais pour travailler quotidiennement », a déclaré le secrétaire d’État sur France Inter ce dimanche.

    Surtout ne pas laisser penser que le courageux « pari » de notre Prépotent de ne rien faire serait considéré comme totalement inefficace tandis que les Allemands se basent sur des critères scientifiques pour protéger leur propre population.

    J’imagine le petit Clément en train d’essayer de convaincre les Allemands que ces histoires de virus à Metz, c’est très exagéré, que notre Prépotent est un génie scientifique qui va sauver le monde grâce à sa seule intuition, et que d’après notre directeur de la bonne santé que toute l’Europe nous envie, tout va bien, nos demi-meurettes inefficaces, en fait, elles fonctionnent très très bien.

    • – Les Allemands au téléphone : d’accord on veut bien étudier le truc avec vous, mais vous avez vu vos chiffres, c’est super-mauvais…
      – Clément : ah oui mais c’est bon, « nous n’hésitons pas à prendre des mesures rapides et fortes » !
      – Les Allemands : ah ben très bien, et quoi par exemple ? Vous fermez les écoles, vous fermez les cantines, vous confinez la ville, vous embauchez les milliers des gens pour tracer les cas contact… ?
      – Clément : euh, non, on a mieux : on va obliger les gens à faire tous leurs courses en même temps entre 17h30 et 17h45, ils pourront continuer à aller travailler, on garde les écoles ouvertes, on re-assouplit le protocole pour éviter que les gens sachent qu’il y a des cas positifs dans les écoles… et on va confiner pendant quatre jours séparés de cinq jours ouvrés, en commençant dans une dizaine de jours…
      – Les Allemands : Klonk ! Beeep… Beeep…
      – Clément : allô ? allô ? Ah zut, ça a coupé. Ils ont vraiment pas un aussi bon système de téléphone que nous, les Allemands…

    • « Il y a trois pays où l’épidémie actuellement pose problème, les USA, le Brésil et la France. » a dit hier soir #William_Dab. Tiens, ce sont Trump et ses émules trumpistes, Macron ou Bolsonaro, qui sont en cause. Le trumpisme ou son variant français, le macronisme, ne soigne pas.

       :))

  • « Comme vous avez pu le voir sur Twitter, j’ai récemment mis en place une infrastructure complète en Data Center. De l’installation des serveurs à la configuration du réseau, venez découvrir comment j’ai mis en place ma nouvelle infra ! »

    Un très détaillé compte-rendu de l’installation de serveurs et de leur connexion réseau. Pour se rappeler que l’Internet (SeenThis, par exemple), ne fonctionne pas dans un nuage !

    https://blog.ataxya.net/une-infra-en-datacenter

    #centre_de_données #Internet

  • artf/grapesjs : Free and Open source Web Builder Framework. Next generation tool for building templates without coding
    https://github.com/artf/grapesjs

    Un framework de templating par interface, mais autonome, pas propre à un CMS (comme Gutemberg ou autre). Ça peut servir à faire un CMS complet. Mais ça pourrait servir à faire aussi juste un logiciel de maquettage rapide aussi, mais… qui produit du HTML/CSS responsive du coup. Comme Bootstrap Studio, sauf que c’est en web et libre là… (vraiment ça fait tout pareil que bootstrap studio quasiment).

    Peu aussi être inspirant pour les systèmes de blocs configurables, d’interface pour construire une page par blocs.

    GrapesJS is a free and open source Web Builder Framework which helps building HTML templates, faster and easily, to be delivered in sites, newsletters or mobile apps. Mainly, GrapesJS was designed to be used inside a CMS to speed up the creation of dynamic templates.

    #template #maquette #interface #blocs #HTML #CSS #responsive
    ping @drbouvierleduc @smellup

    • Super outil, complètement personnalisable et qu’on peut utiliser pour plein de situations. On est en train de le mettre en place dans une appli web pour la partie éditoriale/marketing, comme ça on va contenter nos collègues qui sont habitués au confort de Wordpress (Gutemberg donc), qui est super bien foutu à ce niveau.

    • merci pour le retour :)

      bon ça reste que pour enregistrer du HTML directement… il me semble que dans son genre Gutemberg fait mieux (même si très lié à WP donc difficile d’utiliser ailleurs) : ça sérialise des paramètres, qu’eux mettent à plat avec leur format (des commentaires HTML avec du JSON) mais qu’on pourrait parfaitement décider d’enregistrer comme on veut + des styles CSS générés (avec un id unique pour chaque bloc). Et du coup ça peut possiblement générer autre chose que du HTML ou ça peut être personnaliser (si jamais pour un bloc ayant tel sens, on voudrait que ce soit pas « div » mais « section » ou « blockquote » un autre jour ou dans tel autre contexte qu’une page web).

      Enfin bon c’est très intéressant à creuser quand même. Ne serait-ce que pour faire du maquettage rapide (mais est-ce qu’il existe un vrai logiciel qui utilise déjà cette lib pour faire ça ? ou même pour éditer des pages en général tout court, que ce soit maquette ou vraie page… un frontpage moderne en webapp quoi)

    • Oui le souci de Gutemberg c’est qu’il faut sortir de wordpress. On a cherché plusieurs outils pour faire le même taf (sans tout redévelopper) et GrapesJS est ce qu’on a trouvé de mieux, même si c’est pas tout à fait ce pour quoi il est prévu à la base. On a adapté ça avec notre CSS custom et donc en quelques instants on peut construire une page assez librement tout en étant contraint par notre design system.

      Pour le maquettage pur sinon, il y a Penpot qui vient de sortir : https://penpot.app

  • Maltraitances : les sœurs du Bon Pasteur retiennent leurs archives pour éviter un scandale
    20 février 2021 Par Sarah Boucault
    https://www.mediapart.fr/journal/france/200221/maltraitances-les-soeurs-du-bon-pasteur-retiennent-leurs-archives-pour-evi


    D’ex-jeunes filles placées dénoncent les violences subies, il y a plusieurs décennies, dans les foyers de la congrégation. Réunies dans une association, elles réclament réparation. L’institution, elle, s’organise pour préserver son image et limite l’accès aux dossiers.

    Reno* a toujours un trou dans le genou gauche. Une marque indélébile de son passage au foyer du Bon Pasteur à Loos, dans le Nord, de 1960 à 1964. Un jour, alors qu’elle refusait de laver à nouveau le sol qu’elle venait d’astiquer, une sœur l’a poussée violemment, pour la punir, dans des escaliers en brique. « J’ai atterri les mains et les genoux en sang et n’ai reçu aucun soin. Je me suis soignée avec un chiffon, se souvient-elle. Le lendemain, j’avais des cloques pleines de pus. » La septuagénaire, dépressive chronique, est encore marquée au fer rouge par ce placement traumatisant, à l’âge de 13 ans.
    Marie-Christine Vennat, Sylvie et Éveline Le Bris, le 15 janvier 2021. © SB Marie-Christine Vennat, Sylvie et Éveline Le Bris, le 15 janvier 2021. © SB
    Comme quinze autres femmes, elle est membre de l’association « Les Filles du Bon Pasteur », créée en décembre dernier. Ces anciennes pensionnaires, placées par des juges des enfants, ont décidé de s’unir pour dénoncer les maltraitances qu’elles ont subies, il y a des décennies, dans les maisons censées les protéger, gérées par la congrégation catholique du Bon Pasteur.

    Elles demandent des excuses publiques à la congrégation et au gouvernement, un dédommagement, la gratuité des soins physiques et psychologiques, et la récupération des points retraite pour le travail effectué gratuitement.

    Plus largement, elles sont plus de 800 « anciennes » sur un forum et 177 sur une page Facebook à échanger et à se soutenir. Beaucoup racontent maltraitances et violences – même si une partie affirme que les sœurs les ont aussi sauvées de familles néfastes et que leur placement a été une opportunité pour recevoir une éducation.

    Dans ce long cheminement de réparation, il est une étape essentielle : la restitution de leur dossier. Elles y découvrent la manière dont on parlait d’elles, les raisons de leur placement, des secrets de famille. Autant d’éléments éclairants et douloureux, qu’elles mettent des années à digérer. Au Bon Pasteur, l’épreuve s’avère plus brutale qu’ailleurs, car la congrégation exerce un contrôle strict sur les informations qui pourraient nuire à son image.

    Fondé en 1835 à Angers, le Bon Pasteur a pour vocation alors de « sauver » les jeunes filles de la débauche. Au pic de son activité, en 1940, la congrégation catholique compte 350 institutions dans quarante pays, 10 000 religieuses et 50 000 jeunes filles. Dans les années 1950 et 1960, des milliers d’adolescentes y sont placées, partout en France, par des juges pour enfants, dont le statut est créé par l’ordonnance de 1945 pour protéger les mineurs de familles considérées comme défaillantes.

    « Contrairement aux garçons, la délinquance des filles n’inquiète pas la société, explique Véronique Blanchard, historienne. On les protège alors du vagabondage, qui pourrait se transformer en prostitution. » À l’époque, si 95 % des garçons qui sont enfermés le sont pour des faits pénaux, ce n’est le cas que pour seulement 36 % des filles.

    Les trois quarts des jeunes filles qui entrent au Bon Pasteur ont entre 12 et 16 ans. « Beaucoup sont victimes d’agressions sexuelles, et considérées comme fautives et responsables », indique David Niget, historien. Le placement de Reno, par exemple, est la conséquence des abus sexuels de son père sur sa sœur. Même configuration pour Éveline Le Bris, la présidente de l’association : les viols d’un voisin la conduisent loin de sa famille, jusqu’à son enfermement.

    Aujourd’hui, la honte de l’étiquette « mauvaise fille » est toujours vive, et la colère, intense. « Ces femmes ont intégré le mal que la société pensait d’elles, souligne Véronique Blanchard. La culpabilité colle à la peau. »

    Marie-Christine Vennat devant le centre d’observation des Tilleuls, au Bon Pasteur d’Angers, en 1964. © DR Marie-Christine Vennat devant le centre d’observation des Tilleuls, au Bon Pasteur d’Angers, en 1964. © DR

    Dans la plupart des institutions, l’humiliation et la culpabilisation sont la règle. À l’arrivée, chaque fille subit un test de virginité. Marie-Christine Vennat, pensionnaire à Angers et Orléans entre 1964 et 1967, raconte que le médecin du Bon Pasteur lui a introduit un doigt dans le vagin. « Sans gant, ni spéculum, précise-t-elle. J’ai hurlé comme un cochon. Il m’a dit : “C’est bien.” Il y a deux ans, ma gynéco m’a appris que c’était un viol. » Dans le cadre de la Commission indépendante des abus sexuels dans l’Église (Ciase), qui rendra ses conclusions à la fin 2021, 6 500 victimes ont été entendues, dont des femmes passées au Bon Pasteur.

    Pour ces adolescentes éprises de liberté, les journées sont rythmées par le silence, les prières et le travail. Parmi les humiliations : la confiscation des biens personnels et des lettres des proches, les corvées de ménage à genoux, le drap sur la tête quand on a uriné au lit, le cachot, les cheveux rasés après les fugues, le parloir pour les visites, les rares soins et le manque de serviettes hygiéniques, qu’il faut récupérer usagées dans la poubelle. Certes, dans les années 1960, ces traitements ne sont pas inhabituels dans les institutions religieuses comme laïques.

    Mais Marie-Christine Vennat se souvient d’une scène effroyable : « Cette sœur nous hurlait dessus, nous battait. Un jour, elle a explosé la tête d’une fille sur le lavabo, elle était en sang. J’étais pétrifiée, je n’avais jamais vu une telle violence de ma vie. »

    Et les jeunes filles cousent ou blanchissent jusqu’à 8 heures par jour, pour des entreprises ou des particuliers, en échange d’une rémunération insignifiante. « Au bout de trois et demi, on m’a donné l’équivalent de 4 euros, témoigne Éveline Le Bris. J’ai pu aller deux fois chez le coiffeur et m’acheter un pull. » Selon leurs aptitudes, déterminées par un test, certaines étudient. D’autres sont considérées comme inaptes. « À 21 ans, elles sortent démunies et sous-qualifiées par rapport à ce qu’elles auraient pu faire à l’extérieur, précise David Niget. Dans un contexte où le CAP est créé, peu le passent car les sœurs prétextent souvent qu’elles sont trop bêtes. »

    Éveline Le Bris au Bon Pasteur d’Angers, le 21 juillet 1963. © DR Éveline Le Bris au Bon Pasteur d’Angers, le 21 juillet 1963. © DR

    Aujourd’hui, pour se réapproprier leur histoire et être reconnues comme victimes, les anciennes pensionnaires doivent avant tout récupérer leur dossier. Depuis 2002, la loi autorise les personnes qui ont été placées à le faire. Ces documents sont des archives publiques mais peuvent être conservées dans les institutions privées, du moment qu’elles respectent la loi en vigueur et qu’elles proposent un accueil similaire à celui préconisé dans le public.

    Quand Éveline Le Bris se rend au Bon Pasteur d’Angers, le 4 septembre 2020, pour consulter son dossier, le choc est rude. Placée en 1963, elle découvre qu’elle est décrite ainsi : « Tête baissée, mine renfrognée, cheveux roux mal coiffés tombant sur les yeux, Éveline a une présentation très défectueuse. C’est une fille genre vulgaire et fruste. » Pendant deux heures, une sœur du Bon Pasteur lui lit l’intégralité de son dossier. Mais « une fois encore, c’était elle qui me disait ce que j’avais fait, s’indigne la septuagénaire. On aurait dit Germinal. Elle m’a même dit : “Si c’est écrit, c’est que ça doit être vrai.” Je me suis pris une nouvelle avoinée morale. »

    Plus tard, elle récupère le dossier d’un autre placement, à l’Aide sociale à l’enfance du Mans (ASE), dans la Sarthe, cette fois. La violence des informations est similaire mais, au service des archives départementales, elle est reçue par deux assistantes sociales laïques : « Elles étaient émues et outrées. Sans me plaindre, elles étaient de mon côté. À Angers, au Bon Pasteur, ce n’était pas le cas. J’étais chez elles. »

    « Chez elles. » Avec son service d’archives « maison », le Bon Pasteur oblige les anciennes pensionnaires à revenir dans l’enceinte du traumatisme. Le service, structuré, a des normes de sécurité et de conservation exigeantes, et même, une archiviste à plein temps. Peu d’institutions offrent un tel trésor, ce qui permet à la congrégation de pratiquer une politique de contrôle. À huis clos, elles reconnaissent les sévices. « On m’a expliqué que me forcer à manger le vomi que je venais de dégurgiter dans mon assiette était de la maltraitance », rapporte Marie-Christine Vennat.

    Mais « lors d’une consultation, c’est intrusif de discuter de son intimité avec un travailleur social ou une sœur, remarque Adélaïde Laloux, doctorante en archivistique, qui travaille sur les dossiers d’enfants placés. Ces pratiques, répandues et légales, sont à l’origine de nouvelles formes de maltraitance ».
    Chercheurs non grata

    Autre différence avec les structures publiques : une attestation de communication des dossiers interdisant aux intéressées d’en divulguer le contenu – un document que les sœurs ont fait signer jusqu’à la fin 2018 au moins. Parfois, elles ne remettent même pas de double.

    Centre d’observation des Tilleuls au Bon Pasteur d’Angers, siège de la congrégation. © SB Centre d’observation des Tilleuls au Bon Pasteur d’Angers, siège de la congrégation. © SB
    Diffuser son propre dossier est pourtant autorisé, dans les limites fixées par la loi (respect de la vie privée d’autrui, anonymat des professionnels, respect de l’ordre public). « Encore un exemple de violence qui se perpétue », juge David Niget.

    Des descendants se voient aussi refuser l’accès au dossier de leur mère, alors que la loi prévoit que si la personne placée est décédée, ses enfants et petits-enfants peuvent le consulter. Si la personne est en vie, la loi indique également que la personne « peut mandater un tiers de son choix pour procéder à la consultation en son nom ».

    Pourtant, depuis plusieurs mois, Daniel R. se retrouve face à un mur. « Ma mère est d’accord mais elle ne veut pas le faire elle-même, raconte l’homme de 62 ans. J’ai demandé son dossier au Bon Pasteur, cinq ou six fois, par mail ou par téléphone. » Plusieurs fois, Daniel R. a reçu la même réponse : « Conformément à la loi, seule votre maman peut consulter son dossier. »

    Avec les chercheurs, surtout, le Bon Pasteur pratique une véritable rétention d’informations. Dès les années 1980, de nombreux historiens qui brûlent d’accéder à cette pépite archivistique aux rails et rayonnages impeccables se heurtent à un mur. Tous s’accordent à dire qu’obtenir une autorisation du Bon Pasteur est plus difficile qu’ailleurs.

    Pourtant, les dossiers personnels des jeunes filles sont des archives publiques auxquelles les chercheurs ont généralement accès, sur dérogation. « Il semblerait que la congrégation considère que mes travaux sont ‘‘à charge’’ », constate Véronique Blanchard, autrice de plusieurs livres sur le sujet, qui n’a jamais vu l’ombre d’une archive.

    En 2014, au terme de décennies de lutte, cinq historiens voient tout de même les portes s’ouvrir. Dirigée par Magdalena Franciscus, sœur progressiste, la congrégation met 15 000 euros sur la table (la moitié d’un poste, complété par Angers Loire Métropole) et « commande » une enquête. Mais les sœurs ne cessent de répéter depuis qu’elles attendent le livre (sortie prévue fin 2021) avant de recevoir d’autres chercheurs…

    Le Bon Pasteur est en droit de conserver ses archives en son sein. Ce qui pose problème, ce sont les refus d’accès successifs, sans raison valable. Si ces archives dormaient dans un bâtiment public, la congrégation serait dans l’obligation de justifier son opposition. « D’emblée, le Bon Pasteur n’instruit pas la demande, c’est un refus immédiat, sans trace », pointe David Niget.

    Quand on lui demande pourquoi les archives ne sont pas transférées, la directrice des archives départementales de Maine-et-Loire, Élisabeth Verry, répond : « Deux kilomètres de papier, c’est énorme. » Avec des archives colossales, classées au millimètre et un service d’accueil dédié, on comprend entre les lignes que le Bon Pasteur est en position de force.

    Une fois sur place, d’anciennes pensionnaires constatent par ailleurs que leur dossier a été dépouillé. « Je me souviens de tests d’évaluation, où j’avais écrit, à chaque ligne : “Je veux ma liberté”, s’étonne Sylvie*, passée par le Bon Pasteur d’Angers, en 1967. Ils ont disparu. »

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    David Niget, membre de l’équipe de recherche de 2014, confirme : « Les dossiers ont été triés et nettoyés. Si on compare à d’autres institutions, ceux du Bon Pasteur sont deux fois moins épais. Des éléments personnels des filles ont été détruits. Le manque de place et la méconnaissance sont l’explication naïve ; cela arrive aussi dans le public. Mais il y a aussi une probable décision politique pour supprimer tout ce qui peut faire désordre. » Impossible de déterminer la date ni le volume des archives détruites. Sans l’accord des archives départementales, la destruction d’archives publiques est interdite depuis 2008.

    Une réalisatrice, qui tourne un film sur le Bon Pasteur, a aussi essuyé plusieurs refus. Alors qu’elle suit Éveline Le Bris, volontaire pour le tournage, elle demande à filmer sa consultation de dossier. « Notre protocole de consultation ne prévoit pas que les entretiens soient filmés et enregistrés », répond le Bon Pasteur. À l’ASE du Mans, à l’inverse, les caméras étaient bienvenues.

    La seule réaction publique de la congrégation date de novembre 2019, dans Le Courrier de l’Ouest. Patricia Diet, sœur provinciale (France, Pays-Bas, Belgique et Hongrie) et psychologue convertie sur le tard, formule des excuses : « Là où l’objectif était de retrouver la joie de vivre et la dignité personnelle, nous reconnaissons que des comportements inadaptés sont parfois venus ternir des intentions louables. Je le regrette profondément et demande pardon pour ces attitudes qui ont provoqué incompréhension et souffrance. » Mais elle ne s’adresse pas directement aux femmes concernées.

    En décembre dernier, sollicitée par Mediapart, sœur Marie-Luc Bailly, la remplaçante de Patricia Diet, en arrêt, admettait « des méthodes éducatives qui aujourd’hui nous feraient frémir », mais pondérait, en insistant sur le nombre de jeunes filles sauvées et en réduisant les victimes à deux femmes isolées : « Ces deux femmes sont très meurtries, elles ont le sentiment que l’on n’a pas pris leur demande au sérieux. Tous les trois, quatre ans, leur demande revient à la charge. Elles ont pourtant été rencontrées bien des fois. »

    La congrégation internationale du Bon Pasteur, basée à Rome et contactée à de nombreuses reprises par Mediapart, renvoie vers la congrégation française. Même refus du côté du Vatican, où le cardinal João Braz de Aviz, en charge des instituts de la vie consacrée et des sociétés de vie apostolique, et dernier responsable avant le pape, a décliné nos demandes d’interview.

    Dans le paysage catholique français, toutefois, d’autres voix s’élèvent. « Pour les sœurs du Bon Pasteur, il y a une sorte de choc frontal et une part de déni, observe Véronique Margron, la présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France (Corref). Pourtant, pour faire la distinction entre ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné, il faut aller au bout de la vérité, là où des personnes ont subi des violences qu’elles n’auraient jamais dû subir. Il faut pouvoir exprimer sa honte, et plus que des excuses, il faut des actes. »

    Avis similaire chez Vincent Neymon, secrétaire général adjoint et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) : « Aucune institution ne doit échapper aux révélations de faits coupables qui ont pu avoir lieu en son sein. Ces institutions doivent non seulement chercher la vérité sur ces faits, mais aussi sur les silences ou les mensonges qui ont cherché à couvrir les personnes coupables. »

    Du côté de l’État français, la porte n’est pas fermée. « Cela mériterait un travail de recherche à part entière, note Emmanuelle Masson, porte-parole du ministère de la justice, qui ajoute que rien d’officiel n’a pour l’instant été lancé. Le transfert des archives vers le public est aussi une piste de réflexion. »

    D’autres pays ont, eux, entamé le travail de reconnaissance. En Australie, une grande enquête parlementaire a été menée, et des excuses sans équivoque figurent sur le site de la congrégation. Aux Pays-Bas, un rapport universitaire, commandé par le gouvernement, conclut au travail forcé.

    Fin 2020, 140 Néerlandaises ont ainsi reçu les excuses du ministère de la justice et un dédommagement de 5 000 euros chacune. Dans un courrier adressé aux victimes, en néerlandais, Patricia Diet convient que « les pratiques n’ont pas été correctes ». En Irlande, les enquêtes et les excuses se succèdent pour reconnaître la maltraitance dans les couvents des Magdalene Sisters, cousines du Bon Pasteur.

    « Dans la congrégation, la peur de la contagion du système irlandais prédomine, affirme David Niget. On pense encore pouvoir mettre le couvercle sur la marmite. Mais j’ai bon espoir pour qu’il y ait une reconnaissance un jour. Grâce à #MeToo, le statut de victime est aujourd’hui possible. Même si le moment de reconnaissance va être douloureux et conflictuel. »

  • Royaume-Uni : une pianiste rencontre le succès en se faisant passer pour un homme
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/royaume-uni-une-pianiste-rencontre-le-succes-en-se-faisant-passer-pour-un

    Pour faire décoller sa carrière, la pianiste britannique Annabel Bennett a décidé il y a deux ans de prendre le nom d’Arthur Parker. Un changement d’identité qui lui a permis de rencontrer enfin son public.

    https://www.youtube.com/watch?v=WAwa2-PHlzk&feature=emb_title


    via @mona

    • Culture en pleine air VS Numérisation
      Minéralisation du monde & grande dépression

      Ca fait plusieurs semaines que je me demande pourquoi les expos ne se passent pas en pleine air et que je réfléchis à en faire une... Je réfléchis encore car c’est tout de même une dépense et dans mon quartier les collages sont rapidement arrachés ou taggés par des messages « gentrification » du coup je reste chez moi dessiner.

    • Mais oui, à minima pour le pestacle vivant (musique, danse, théâtre, cirque), ça fait des mois qu’on devrait pouvoir voir et écouter des choses dehors dès qu’il ne pleut pas, et tant qu’on est pas collé les un⋅es aux autres… (cf la rave party qui n’a rien occasionné du tout, dans un grand hangar ouvert, alors encore plus si c’est vraiment totalement dehors)

    • Nous sommes bien d’accord, mais ce que rapporte Ruffin est éclairant. Vachelot pense qu’un programme pour la prochaine présidentielle sur la numérisation serait une bonne chose. Ce qui veut dire qu’elle ne fera rien, que son interet ira aux GAFAM et à Netflix et seulement pour des promesses electorales qui n’engagent que celleux qui y croient... Bref on est pas sorti des ronces et si on en réchappe illes nous jetterons dans les barbelés.

    • Oui c’est ce que j’ai compris aussi, et j’en suis fort dépité et énervé, car je disais depuis un mois que là ça y est, je commence à péter un plomb pour de vrai. J’ai tenu longtemps en pouvant rester bloqué, et encore ya eu des ouvertures en été, mais là j’en peux plus.

      Car moi qui passe ma journée devant l’ordi sans voir personne même sans covid, je sors normalement très très souvent en concert, que ce soit vraies salles ou juste trucs locaux dans des bars, pour voir des musicien⋅nes en vivant, qui donnent de la joie à d’autres gens, et aussi voir des expos, de la danse, du cirque, etc.

      Donc là ça fait un an (moins l’été) que je suis tout seul chaque journée et qu’ensuite je vois que 3 personnes, les proches, fils, copine, coloc… Pas comme les gens qui voient quand même du monde au travail, qui sociabilisent. Donc ça y est, c’est vraiment dur là… fuck le numérique et les lives youtube, j’en n’ai rien à foutre. L’autre jour je disais à quelqu’un que la prochaine fois où je pourrais voir des gens chanter et jouer des instruments en live devant moi, avec d’autres gens heureux autour que je ne connais pas du tout, je vais pleurer je pense, et c’est pas une image.

    • Arf @arno ca a l’air tellement insoluble tout ca avec la bande de cannibals qui nous gouvernent en plus c’est l’insolubilité au cube.
      @rastapopoulos je connais ca, je travaille seul aussi et au premier déconfinement, une pote et venu me voire et me parlait en face et j’arrivais pas à entendre ce qu’elle disait tellement j’étais en joie de voire une amie, j’en ai pleuré aussi ^^ je compatie c’est dur et meme pour les asociaux ou/et habitué·es de la solitude.

    • Je crois que le point intéressant dans ce qu’il dit au début, c’est l’absence de visibilité. Mais il développe ça trop peu, ou surtout mal (il parle de fin de l’été, ou alors une fois qu’on a vacciné les vieux, dans les deux cas c’est pas une solution).

      Parce que quand on parle d’alternatives ou de nouvelles façons de faire vivre la culture, un aspect qui bloque le champ des possibles, c’est justement le fait qu’on n’a même pas la visibilité à court terme.

      Meg quand tu parles d’exposition à l’extérieur, une raison pour laquelle l’investissement en temps est problématique, c’est notamment parce que tu ne sais pas si dans deux semaines on ne sera pas totalement reconfinés, ou si au contraire ils décideront de rouvrir les lieux de culture, rendant inutile cette « complication ». Quant aux institutions qui pourraient financer ces nouvelles formes d’événements, elles ne peuvent pas mettre des sous là-dedans, exactement pour les mêmes raisons.

      De mon côté je le vois avec la médiation culturelle : beaucoup de clients potentiels se demandent quoi faire. On commande des petites bidouilles pour faire du numérique pas cher en attendant, mais c’est beaucoup plus compliqué d’imaginer quelque chose d’un peu plus ambitieux et sérieux, parce qu’ils n’ont rigoureusement aucune idée de ce qu’on leur réserve dans un mois. Et derrière eux, on a aussi des collectivités locales qui prennent leur temps pour voter les budgets, parce qu’elles ne savent pas quelles seront leurs priorités cet été (elles pourront relancer le spectacle vivant, organiser des festivals, financer les expositions… ou plutôt être contraintes d’engager tous leurs budgets dans des mesures sociales d’urgence face à une explosion de la misère ?).

      Pour moi, c’est ça le blocage du moment : il n’y a aucune perspective à deux-trois semaines, et du coup tout le monde est coincé dans l’attentisme, parce que le moindre investissement (en temps et/ou en pognon) pourrait être totalement invalidé par la moindre décision gouvernementale, dont la caractéristique est d’être totalement imprévisible.

      On dirait « on confine strictement pendant quatre à six semaines, et ensuite on pourra rouvrir les lieux de culture », ben on pourrait faire quelque chose. Là, c’est merdique, ça montouille, ça baissouille, p’têt que ça va déraper grave, p’têt qu’ils vont reconfiner tout le pays dans le désordre le plus complet, ou alors il vont rouvrir les musées mais pas les bistrots, ou tout aussi bien l’inverse, ou plutôt les concerts en extérieur mais à condition de ne pas fumer d’herbe… M’enfin merde, qu’est-ce qu’on peut imaginer d’alternatif ou d’intelligent ou de solidaire ou d’auto-organisé, si on ne sait même pas si au mois de mars on sera en prison ou à la plage, ou encore bloqués dans cet entre-deux merdique métro-boulot-couvre-feu…

    • Merci d’avoir pointé tout ca @arno c’est tout à fait judicieux. J’ai lancé l’idée hier d’une expo en pleine air au musée de Nancy ou mon expo est incarcérée depuis novembre et il y a toutes les chances que ca ne soit pas possible pour les raisons que tu indique. ahhhh quelle frustration...

    • « exposition de rue » mobilisation artistique à Nantes
      https://www.nantes-revoltee.com/exposition-de-rue-mobilisation-artistique-a-nantes
      https://www.nantes-revoltee.com/wp-content/uploads/2021/02/FB_IMG_1613589026455.jpg

      Dimanche des collages et couleurs sont apparues dans les rues de la ville de Nantes.
      Il s’agit de l’événement baptisé « Pour l’amour de l’art », une initiative d’artistes qui se mobilisent pour rappeler leur existence et souhaitent alerter sur la précarité de leurs professions. Voici leur appel :

      « Depuis le 17 mars dernier, les artistes nantais.e.s sont passé.e.s de « moteurs culturels » et fierté de la ville de Nantes à « population non essentielle ». Nous voici mis au placard, cristallisés dans notre création. On nous fera signe au retour des beaux jours pour animer la ville. Depuis le 17 mars nous peinons à présenter notre travail. Nous voyons les événements qui nous font vivre être annulés, les lieux qui nous exposent fermés, nos collaborations reportées et le fruit d’années de travail se dégrader. Certain.e.s d’entre nous se trouvent en détresse professionnelle et sociale.Cette ville qui veut briller en France par son investissement culturel et social ne propose aucune solution à ces artistes qui font sa vitrine. Il est vrai que notre statut d’artiste-auteur a toujours été un peu bâtard et mal compris, mais il ne justifie en rien notre mise à l’écart, notre isolement et notre oubli. Aujourd’hui, nous devons rappeler à Nantes et aux nantais.e.s que nous sommes toujours là en le criant sur les murs de notre belle cité. C’est pourquoi nous vous invitons, street artistes, graphistes, plasticiens, illustrateurs, photographes… à faire descendre l’art dans la rue. Investissons tous ensemble les murs, affichages libres et palissades nantais lors d’une grande exposition de collage à ciel ouvert. Il est temps que l’on nous voit ! »

      La date d’ouverture de l’exposition à ciel ouvert fut celle du jour de la Saint Valentin, « une fête commerciale essentielle », et explique le nom de l’évènement « Pour l’amour de l’art ».

    • samedi dernier en milieu d’aprème, y avait une fanfare qui jouait en plein air devant chez Monop caserne de Bonne à Grenoble, avec du public.

      Y a deux-trois semaines, y avait prévu des spectacles de rue sporadiques - je crois plus ou moins avec l’aval de la ville - mais j’ai rien vu - et il faisait pas super beau.

  • Je me demandais : y’aurait une estimation du budget pour que le CNRS enquête sur tous les travaux de recherche menés dans les universités ?

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1361770765021032449/pu/vid/1280x720/UFGzkMnxHCKYg8RT.mp4

    Sinon, j’ai l’impression qu’absolument tout le monde se demande quel est le rapport entre le drapeau confédéré au Capitole et la choucroute. Et toujours cette sidération, encore plus prégnante avec les ministre de Macron, de constater qu’on est gouvernés par des abrutis même pas foutus de rester sur une même idée jusqu’à la fin de la phrase. Ça reste tout de même le grand mystère de la Macronie : comment c’est possible que ces gens soient aussi visiblement une bande de benêts finis à la pisse ?

  • Covid-19 : sommes-nous en train de nous précipiter vers une 3ème résurgence massive sans nous en rendre compte ? | Atlantico.fr
    https://atlantico.fr/article/decryptage/covid-19---sommes-nous-en-train-de-nous-precipiter-vers-une-3eme-resurgenc

    La conclusion est simple : les mesures actuellement appliquées en France n’auront aucune efficacité pour stopper ou même freiner « l’invasion » par les nouveaux variants. Bien que les outils soient plus accessibles qu’en février/mars 2020, la stratégie reste globalement la même que lors de la 1ère vague, avec un remake de février 2020 = course vaine après les clusters, réponse graduée en fonction de la dégradation des indicateurs (et donc systématiquement tardive et sous-dimensionnée). Il ne manque plus que le discours « stade 1, stade 2, stade 3, stade 3,5… » ! On sait donc comment cela finit : le virus envahit le territoire. Les nouveaux variants vont donc envahir le territoire. La bataille est d’ailleurs déjà largement perdue contre le variant britannique B.1.1.7 qui est d’ailleurs relégué au même niveau de priorité que les « anciens » variants dans les nouveaux protocoles sanitaires (protocoles scolaires, niveau de contact tracing…).

    • Ca me rappelle avoir lu en mars que les « vagues » les plus meurtrières de la grippe espagnole étaient la 5eme et 6eme. (je vais recherché le papier ca doit etre sur seenthis - pas retrouvé ) Est-ce que ce qu’on appelait vague étaient en fait de variants ?
      Wikipédia parle de 3 vagues-variants donc les 5-6eme vagues j’ai du les réver

      –---

      Face à ce virus qui nous frappe, les propos de Churchill résonnent tragiquement : « Le gouvernement avait le choix entre la guerre et le déshonneur ; il a choisi le déshonneur et il aura la guerre. »

    • Au Mexique, dans l’État de Morelos, dénonciation de l’État par les collègues d’un médecin et d’une infirmière décédés dans l’attente d’une dose de rappel du vaccin Pfizer qui n’a jamais été livrée.
      ________________________________
      COVID-19 - Un médecin et une infirmière de l’État de Morelos au Mexique vaccinés avec Pfizer en janvier dernier meurent après avoir reçu la première dose du vaccin Pfizer... mais pas la dose de rappel.
      EL UNIVERSAL 16/02/2021 14:28 Justino Miranda / Correspondant à Morelos
      Le double décès a été rapporté par leurs collègues de l’hôpital et révélé dans les réseaux sociaux par le médecin Francisco Javier Bermudez Alarcón.
      « Deux collègues meurent, un médecin et une infirmière, par #COVID19 dans le @MorelosISSSTE qui ont été vaccinés en janvier avec le vaccin @PfizerMx. Triste et injuste, c’est déjà le 14e jour sans dose de rappel », a-t-il publié sur son compte Twitter en guise de protestation.
      Des complications géographiques retardent la livraison des vaccins.
      Morelos - Un médecin et une infirmière, vaccinés avec les premières doses de Pfizer arrivées à Morelos en janvier dernier, sont morts du Covid-19 ; le médecin travaillait aux urgences tandis que l’infirmière travaillait aux soins intensifs de l’Hospital de Alta Especialidad Centenario de la Revolución Mexicana de l’ISSSTE.
      À 14 heures, la délégation de l’ISSSTE à Morelos n’avait pas encore fait de commentaires sur le sujet, bien qu’elle ait demandé sa version en début de matinée. Le ministère de la santé de Morelos n’a pas non plus répondu à une demande d’information du spécialiste des vaccins.
      Pendant ce temps, à l’hôpital Centenario, une protestation a commencé parmi le personnel qui est en première ligne de la lutte contre le Covid-19, car ils estiment qu’ils auraient dû recevoir la dose de rappel le 3 février, selon l’avis du scientifique Alejandro Cravioto, membre du comité d’experts en vaccination.
      Le médecin décédé, identifié comme Angel Leyva Espinosa, 59 ans, a reçu le premier vaccin le 13 janvier et est décédé hier après plusieurs jours aux soins intensifs. Il a été mis à la retraite par l’IMSS, mais était toujours actif à l’hôpital de l’ISSSTE, situé dans la municipalité d’Emiliano Zapata. L’infirmière Catalina Romero avait 52 ans, travaillait aux soins intensifs et est décédée dimanche.
      « Il n’est pas possible que cela se produise. Ceux d’entre nous qui ont reçu le premier vaccin devaient recevoir la deuxième dose le 3 février, mais nous sommes déjà le 14 et rien. Selon la société Pfizer, nous devrions recevoir la deuxième dose au plus tard le 11, car cela signifie que nous n’avons que 50 % de protection », ont déclaré les médecins mécontents.
      Le dernier rapport du ministère de la santé sur le Covid-19 à Morelos a montré l’étude de 74 449 personnes, dont 24 587 ont été confirmées avec un coronavirus et 2 179 décès.
      Sur le nombre total de patients confirmés, 2 079 sont du personnel de santé : des médecins, 640, dont 586 ont guéri et 35 ont perdu la vie ; des infirmières, 955, dont 919 ont surmonté la maladie et neuf sont décédées ; d’autres agents de santé, 484, dont 454 ont guéri, mais 14 sont décédés.
      ________________________________________
      https://www.eluniversal.com.mx/estados/mueren-medico-y-enfermera-de-morelos-vacunados-con-pfizer-en-enero-p

    • L’incompétence et le cynisme de ce gouvernement (le notre) m’épatent toujours un peu plus chaque jour. C’est par pure idéologie qu’il laisse le virus (variant ou non) circuler. D’un autre côté on pourrait aussi s’attendre à avoir des mesures plus relâchées à certains endroits (par ex. le Finistère). Donc, couvre feu stupide à 18h pour tout le monde et on laisse les écoles ouvertes même là où ça circule beaucoup trop (et d’où fatalement ça finira par diffuser). Et toujours aucune règle contraignante digne de ce nom sur le télétravail. Et tout le monde fatigue de ce bordel.

    • Dans le cas des décès dans l’état de Morelos au Mexique, deux démentis, pas complètement compatibles entre eux :

      El Universal cite le directeur de l’Épidémiologie à l’équivalent du ministère de la Santé indique que la contamination a eu lieu avant le vaccin : le médecin aurait présenté les premiers signes de la covid le lendemain de la vaccination

      Médico que falleció en Morelos tuvo Covid-19 antes de ser vacunado, explica SSa
      https://www.eluniversal.com.mx/nacion/medico-que-fallecio-en-morelos-tuvo-covid-19-antes-de-ser-vacunado-e

      Autoridades del sector salud aseguraron que el fallecimiento de un médico en Morelos a causa de Covid-19 no puede ser atribuible a la vacuna de Pfizer-BioNTech que se le colocó el pasado 13 de enero, pues el doctor ya se había contagiado del virus previo a su inmunización y posteriormente desarrolló los síntomas hasta su muerte.

      En conferencia de prensa en Palacio Nacional, José Luis Alomía, director general de Epidemiología, explicó que si una persona se vacuna, pero previamente se contagió de Covid-19, desarrollará los síntomas sin importar la inmunización, como fue el caso del médico morelense identificado como Ángel Leyva Espinosa.

      En el caso de Leyva Espinosa, quien trabajaba en el área de urgencias del Hospital de Alta Especialidad Centenario de la Revolución Mexicana del ISSSTE, las autoridades explicaron que él se colocó su vacuna el 13 de enero y comenzó a desarrollar los síntomas un día después, es decir, ya había adquirido la enfermedad con anterioridad.

      «Recibió la vacuna el día 13 de enero y él inició con síntomas el 14 de enero, síntomas de Covid-19, el cual fue posteriormente confirmado con una prueba de laboratorio. Obviamente sabemos que, lamentablemente como muchas otras personas, los síntomas pueden producir la muerte, pero para nada esto es atribuible a la vacuana», detalló.

      D’autre part l’ISSSTE (organisme de sécurité sociale pour les travailleurs de l’état fédéral et des états du Mexique qui ont des conventions avec lui, en principe l’employeur des deux défunts, indique qu’aucun membre du personnel ayant reçu le vaccin de Pfizer n’est décédé. Et traite carrément l’information de fake news.

      ISSSTE desmiente supuesta muerte de médico y enfermera vacunados con dosis de Pfizer | Reporte Indigo
      https://www.reporteindigo.com

      El Instituto de Seguridad y Servicios Sociales de los Trabajadores del Estado (ISSSTE) desmintió este martes que personal médico de Morelos que recibió la vacuna de Pfizer en enero pasado murió tras enfermar de COVID-19.

      De acuerdo con una denuncia publicada en redes sociales por el médico Francisco Javier Bermudez Alarcón, un doctor y una enfermera que trabajaban en el Hospital de Alta Especialidad Centenario de la Revolución Mexicana del ISSSTE de Morelos fallecieron tras contraer el virus SARS-CoV-2.

      Fallecen dos colegas un médico y una enfermera por #COVID19 en el @MorelosISSSTE que fueron vacunados en enero con la vacuna @PfizerMx. Triste e injusto ya es el día 14 sin dosis de refuerzo”, publicó el médico en su cuenta de Twitter.
      […]
      Al respecto, el Instituto de Seguridad y Servicios Sociales de los Trabajadores del Estado (ISSSTE) indicó que no se ha registrado ninguna muerte del personal de salud que recibió la vacunación COVID-19 por parte de la farmacéutica Pfizer, en el Hospital Regional “Centenario de la Revolución”, ni en ninguna de las unidades médicas de Morelos.

      A través de un comunicado, el Instituto calicó la información que circula en redes sociales como ‘falsa’ y detalló que hasta el momento mil 532 trabajadores de la salud han recibido la primera dosis de la vacuna Pfizer contra el COVID-19 y están en espera de la segunda aplicación.

      El Hospital cuenta con un Comité de Farmacovigilancia que se ha encargado de monitorear al personal vacunado para detectar y controlar reacciones adversas durante la inoculación, 30 minutos posteriores a la aplicación de la dosis y en semanas posteriores, dijo director del hospital, Francisco Durán Pérez.

  • Aujourd’hui on livre une visite virtuelle pour l’exposition Les derniers impressionnistes du Musée de Lodève :
    https://23forward.com/derniersimpressionnistes

    Lodève c’est une petite ville à 35 minutes au nord-ouest de #Montpellier, à l’entrée du Larzac, avec un très beau musée, où se tiennent des expositions temporaires épatantes. Malheureusement l’exposition de cet hiver est restée quasiment tout le temps fermée au public, et donc le musée nous a demandé de réaliser une visite virtuelle avec des photos panoramiques à 360°.

    C’est donc réalisé avec ma plateforme sous #SPIP, telle qu’utilisée par ailleurs pour Fabre dans mon canapé, le mini-site concerné étant « aspiré » et transformé en site statique.

    #shameless_autopromo

  • Gaël Giraud meilleur antidote à la connerie ambiante et à la propagande macronienne...
    https://www.youtube.com/watch?v=L_vqi3nYWAs&feature=youtu.be

    Pour ce premier grand entretien d’économie, Salomé Saqué reçoit, pour Blast, l’économiste Gaël Giraud. Adulé par une partie de la gauche, exécré par les néolibéraux, qualifié d’“inclassable” par plusieurs médias, l’économiste Gaël Giraud dresse un bilan sans concession de la réponse gouvernementale à une crise économique qu’il qualifie d’inédite.

    Le directeur de recherche au CNRS et président de l’#Institut_Rousseau est catégorique : le gouvernement ne prend absolument pas les mesures nécessaires pour remédier à cette situation.
    Trappe déflationniste qui nous pend au nez, krach boursier à venir, gestion calamiteuse du Covid, Agenda néolibéral du gouvernement ou encore les solutions pour reconstruire écologiquement la planète : un premier grand entretien passionnant que Blast est fier de vous présenter !

    • Un peu fatiguante son obsession pour les bons pères de famille, ca fait vraiment réac et phallocentré. Il ressort cette expression au moins 4-5 fois comme si la population n’était constituée que de bons pères de famille.

    • C’est une formule de droit fort ancienne, et dépréciée depuis peu de temps, ce qui peut expliquer qu’il ait du mal à s’en départir (et comme on le sait tous, comme le disaient Sarko puis Valls en leurs temps, quand on explique... on excuse..., mais non, non, non, tel n’est pas mon ambition ;-) )

      La notion de « bon père de famille » est supprimée
      http://leparticulier.lefigaro.fr/jcms/p1_1566165/la-notion-de-bon-pere-de-famille-est-supprimee

      C’est la fin de la notion de bonus pater familias ! La loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes a ainsi supprimée l’expression juridique « en bon père de famille », utilisée pour désigner le comportement d’une personne prudente, diligente et soucieuse des biens qui lui sont confiés.

    • oui, c’est brillant, convaincant et tout et tout,…

      juste : comment fait-on pratiquement ?
      comment convaincre la BCE d’annuler les dettes ?
      Euh, on n’a qu’à faire comme Tsipras et Varoufakis, c’est ça ?

      Il reconnait que si Mme Merkel a lâché sur les Eurobonds c’est sous la pression de la crise montante. Qui met la pression politiquement sur ces questions ? Qui râle devant la montée du chômage, les privatisations (apocalyptiques qu’il annonce) ? À l’entendre, Macron va repasser et poursuivra son programme.

      Il annonce, sortis du chapeau, des Gilets Jaunes en version +++, mais le lien pour faire avancer cette réflexion, il est où ? le porteur politique du projet ?

      De toutes façons, il se barre à Washington réfléchir à des trucs encore plus planétaires…

      Brillant, désespérant, sans perspectives, …

    • Je sais d’ou viens l’expression et ce qu’elle signifie, c’est juste qu’elle sent la naphtaline phallosophique et son emploi répété allume mes détecteurs à machos qui sont je recconnais facils à enclenchés. Ils se sont allumés aussi avec sa manie de nommer la journaliste par son prénom, son emploi du masculin stricte, son idée de prendre I.Bettencourt comme seule exemple de milliardaire, mais bon c’est la routine du monde d’avant, de maintenant et d’après. J’ai tiqué aussi sur son utilisation des violences policières focalisées uniquement sur les GJ qui efface le coté imbriqué sociale et racial du problème. De toute façon comme souligne @simplicissimus il se barre à Washington réfléchir avec des physiciens quantiques...
      Il a surement des perspectives non euclidiennes qui m’échappent totalement. Mais au regard de ceci https://seenthis.net/messages/901932 whashington c’est probablement le bon endroit pour avoir de l’influence sur les masses mondialisées.

    • Meg : oui, mais en même temps, vues les orientations politiques générales en cours sur Seenthis, je ne crois pas qu’on référence Giraud pour ses propositions et « solutions », toutes à base de grandes interventions étatiques et des banques centrales, de hauts fonctionnaires honnêtes et compétents, d’administrations au service du service public…, mais plutôt pour ses analyses du fonctionnement du système. Il dit d’ailleurs qu’il va à Washington parce que l’administration Biden aurait l’intention de réellement faire sa fameuse reconstruction écologique. Je doute que quiconque ici croit à la possibilité d’une telle chose.

    • Je n’ai pas regardé, mais l’ensemble de tes alertes par l’accumulation méritent d’être entendues assurément. Surtout quand à la fin, on découvre que le bonhomme va à Washington. Il n’aurait pas aussi un chalet à Davos par hasard, histoire de boucler la boucle ? :-))

      Ceci dit, si je me suis benoitement permis d’intervenir, c’est que récemment je me suis trouvé bête à utiliser l’expression, dans un contexte où je n’ai pas su immédiatement exprimer mon idée autrement.

    • Pas de souci @biggrizzly c’est toujours interessant de donner des infos sur le vocabulaire. J’ai mes réflexes anti-mecsplications qui partent aussi au quart de tour et j’aurais pas du prendre tes explication pour moi.

      @arno je connaissait pas ce monsieur et l’économie est un domaine qui me dépasse. Les explications qu’il donne sur la banque qui fabriquent de l’argent en tapant des lignes de code me semblent tellement incroyable. Je suis un peu perplexe sur son histoire de physique quantique (que je comprend pas mieux que l’économie) mais j’étais pas ironique quand je disait que Washington était probablement le bon endroit pour avoir de l’influence sur le cours du monde.

    • Le champ sémantique est la colonne vertébrale de la pensée, donc oui, ces alertes sont très pertinentes.
      D’autant qu’à gauche, le fait de structurellement remettre à plus tard la question de l’exploitation des femmes comme sous-partie de l’exploitation générale est un très vieux réflexe.

      Le sexism blind est un peu comme le color blind  : il révèle l’absence d’une capacité d’intégration des différentes composantes de la domination capitaliste et signe donc en filigrane le futur échec d’une politique d’émancipation partielle.

    • La solution : on passe à la 6ème république et on se bat contre l’abstention...
      Il faut rendre la #dette_publique_perpétuelle pour éviter le saccage des services publics et les #plans_d'austérité drastiques à venir au nom du sacro-saint #ordolibéralisme allemand !

      Le #plan_de_relance_européen ?

      Attendez-vous surtout à travailler plus et à oublier la retraite pour rembourser le « cadeau empoisonné ».

      Bruno Lemaire ne négociera rien des réformes structurelles demandées par Bruxelles et s’appliquera à les appliquer.

      https://twitter.com/Poulin2012/status/1361387455413370881

      Nicolas Dufrêne : « l’idéologie aveugle les économistes de la #BCE »
      https://www.youtube.com/watch?v=ezW8Tij8YSQ&feature=youtu.be

      Avec 100 économistes, il demande à la BCE l’annulation des dettes publiques.

    • « Rembourser la dette est un acte de foi. »

      La dette est le talon d’Achille du capitalisme globalisé. Depuis des années je dis qu’elle ne sera pas remboursée et que les sacrifices faits par les peuples en son nom sont vains. En mai dernier, j’ai déposé à l’Assemblée nationale une proposition de résolution pour annuler la dette à la banque centrale européenne. C’est possible et cela ne spoliera aucun investisseur privé. Car la banque centrale possède dans ses coffres entre 20% et 25% de la dette française. Elle peut l’effacer ou la geler grâce au pouvoir qu’elle a sur la monnaie. Elle crée elle-même les euros en circulation. On voit à la réaction des libéraux combien ils craignent de perdre leur fétiche. La Commission européenne, le FMI, Macron se préparent déjà à un nouveau tour de vis sur les services publics et les systèmes de sécurité sociale. Plutôt Je dis : au lieu de consacrer notre énergie à cette activité absurde qu’est rembourser la dette nous pouvons l’investir dans la reconstruction écologique et le progrès humain.

      Jlm

      https://www.latribune.fr/opinions/melenchon-mes-solutions-pour-nous-liberer-d-un-futur-enchaine-au-rembourse

      https://melenchon.fr/2020/05/06/en-europe-le-mur-de-la-dette-doit-tomber

  • Ne pas voir la race par André Gunthert
    http://imagesociale.fr/9471

    La discussion est vive sur le dernier ouvrage du sociologue Stéphane Beaud et de l’historien Gérard Noiriel, Race et sciences sociales, paru aux éditions Agone. Je ne suis pas spécialiste du sujet, et je n’ai pas encore lu le livre – on peut donc considérer comme tout à fait superflu l’expression d’un avis si peu autorisé. Oui mais voilà, en relisant par hasard ma propre réaction à la sortie du film Avatar et ses commentaires, en décembre 2009, quelle n’est pas ma surprise de me voir défendre une position à la Beaud et Noiriel, autrement dit « aveugle à la race » (colorblind).

    C’est donc d’abord à une autocritique que je me livrerai ici. Cette introspection n’est pas désintéressée : la conversation qui a accueilli un billet que j’ai consacré à la réception d’un dessin de Xavier Gorce a illustré une nouvelle fois un problème rencontré dès l’ouverture de ce blog (« Ne pas voir le sexisme », 21/11/2014), soit les limites de l’argumentation rationnelle dans le cas où deux visions s’opposent.

    A plus de dix ans d’écart, ma vision d’Avatar me paraît aujourd’hui caractéristique de la colorblindness – qui est aussi un trait essentiel d’un film qui repeint en bleu des Aliens manifestement inspirés de la légende amérindienne. Comme l’explique alors la journaliste Annalee Newitz : « C’est un fantasme sur les races raconté du point de vue de personnes de race blanche »...

    • Race et sciences sociales. Essai sur les usages publics d’une #catégorie
      https://api.agone.org/img/470/470/resize/media/original_images/Agone_Epreuves_Race_Com.jpg

      Pour les marxistes, les ouvriers qui manquaient de « conscience de classe » étaient aliénés, victimes de l’idéologie dominante. Grâce aux intellectuels qui disposaient de la bonne théorie révolutionnaire, ils retrouveraient leur véritable identité. À l’opposé, Bourdieu défend l’idée que c’est en respectant l’autonomie de la science que le sociologue peut échapper aux travers de l’intellectuel engagé et la sociologie jouer un rôle utile dans la cité. Car produire des connaissances sur les acteurs du monde social, ce n’est pas parler à leur place, ni leur dire comment se comporter. Là où règnent les injustices, les inégalités et les discriminations, c’est avant tout à mettre en lumière ces vérités que la science sociale doit s’attacher.

      La « #question_raciale » occupe désormais la place publique. Les auteurs de ce livre ont voulu sortir de l’agenda médiatique et politique et mettre le débat sur le terrain de l’autonomie des sciences sociales. Ils reviennent sur l’histoire des enjeux politiques et savants qui se sont noués au xixe siècle autour de la notion de race, pour éclairer les débats actuels et les inscrire dans la continuité de la science sociale telle que la concevaient Durkheim, Weber et Bourdieu. Pour ne pas s’en tenir à des visions trop générales ou théoriques, ils proposent aussi l’analyse d’un « scandale racial » particulier, celui des « quotas » dans le football.

      https://agone.org/livres/9782748904505/raceetsciencessociales
      #livre #race #races #sciences_sociales #Stéphane_Beaud #Gérard_Noiriel

  • Des biais, de l’idéologie, et des biais idéologiques - Partie 1 : Testez vos biais - Zet Ethique
    https://zet-ethique.fr/2021/02/06/des-biais-de-lideologie-et-des-biais-ideologiques-partie-1-testez-vos-bi

    Il est souvent reproché à notre collectif d’être composé de militants “islamo-gauchistes”, “postmodernes” “relativistes qui veulent défendre le mensonge”, “vrais fascistes” (selon l’adage selon lequel les vrais fascistes seraient les antifascistes), et autres joyeuses étiquettes qui conduisent à discréditer notre travail ou à refuser de chercher à le comprendre. Nous sommes effectivement militants (voir Qui sommes nous). Mais nous ne sommes pas que militants, nous sommes un collectif de personnes dont un grand nombre fréquentent les sphères sceptiques de longue date, et sont particulièrement intéressées par les sciences, leur méthodologie, l’esprit critique, la rigueur intellectuelle, la lutte contre les complotismes et les charlatanismes. Certains d’entre nous ont un rapport à la “recherche de la vérité” qui remonte très loin1, et qui les a conduit à lire de la philosophie des sciences et de l’épistémologie de longue date. Certains d’entre nous ont été scientistes, au sens “idéaliste des sciences” (où idéaliste peut être pris dans pas mal de ses acceptions) et c’est pour cela que “dé-convertis”, ils luttent contre l’obscurantisme dans lequel le scientisme peut conduire au même titre que contre les autres obscurantismes. Il ne s’agit pas de décrédibiliser les sciences, juste de les dés-idéaliser, à la fois pour permettre la nécessaire lutte pour que les conditions matérielles de production et de diffusion des savoirs soient favorables à des sciences de meilleure qualité (les réformes vont actuellement dans le mauvais sens, cf LPPR en France), et pour promouvoir des rapports sciences-société qui nous sembleraient plus sains (lutte contre la technocratie et contre l’instrumentalisation des sciences, notamment).

  • Le gouv se bouge enfin, après 6-8 mois à se faire tirer l’oreille, sur les tests salivaires ; mais pas trop fort quand même hein, PCR (des crachats ou prélèvements salivaires) en labo ; et pas trop vite, à la rentrée ; et pas pour tout le monde, ça vise plutôt les élèves et les étudiants.

    EasyCov est toujours bloqué, en pratique, réservé aux cas particuliers qui ne supportent pas le nazopharingé ; la HAS l’a pourtant validé fin novembre, après avoir tergiversé plus de 4 mois ; c’est un test rapide, simple et fiable, made in France, remboursé par la sécu depuis janvier.

    Un esprit chagrin trouverait incroyable cette politique obscurantiste de bloquage systématique des outils de mesure. En Belgique, à Liège, ils ont déployé des tests salivaires gratos anonymes sur leur campus (30000 personnes) le 28 septembre ; ils reprennent le 8 février.

    https://www.humanite.fr/tests-salivaires-annonces-par-le-gouvernement-quel-impact-sur-le-depistage-

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_30-000-tests-salivaires-a-l-universite-de-liege-la-methode-permettant-de

    https://www.uliege.be/cms/c_13333003/fr/reprise-des-tests-salivaires-a-l-uliege-a-partir-du-8-fevrier

    #tests_salivaires

  • Belle stratégie #vélo en Finlande à Oulu

    des enfants de 7 ans qui vont seuls à l’école en vélo et une piste cyclable sur la mer Baltique gelée ! avec un urbanisme adapté à l’abandon de la voiture.

    https://www.leparisien.fr/video/video-a-velo-dans-la-neige-comment-les-enfants-finlandais-defient-l-hiver

    200.000 habitants avec une part de 22% pour le vélo contre 5% à Paris, avec six mois de froid (jusqu’à -30°) et de longues nuits.

    Petite visite du reportage à Metsokangas où les étudiants ont un seul feu pour aller à l’université en vélo contre 12 pour les voitures.

    Pour comparaison à Toulouse, impossible d’accrocher mon vélo au marché de St Aubin ce matin, il y en avait près de 300 garés là où les bagnoles n’avaient pas pris la place !
    Les voitures sont omniprésentes, se garent sur les trottoirs, alors que les vélos sont relégués avec les piétons sur des espaces surpeuplés et impratiquables comme les digues de la Garonne.

    « Pour mettre les gens au vélo, il faut rendre la pratique rapide, facile et confortable »

  • Things You Can Do With #CSS Today — Smashing Magazine
    https://www.smashingmagazine.com/2021/02/things-you-can-do-with-css-today

    The present and future of CSS are very bright indeed and if you take a pragmatic, progressive approach to your CSS, then things will continue to get better and better on your projects, too. In this article, we’ll look into masonry layout, :is selector, clamp(), ch and ex units, updated text decoration, and a few other useful CSS properties.

    #web_design

    • Il existe également un outil remarquable, le « COVID Performance Index » du think tank australien “Lowy Institute”. Il combine six critères quantitatifs et mesure la performance des pays et des continents dans leur lutte contre la pandémie, après l’apparition du 100e cas sur leurs territoires. Il apparaît clairement sur le graphique que les pays de la région Asie-Pacifique ont réussi à contenir la pandémie tandis que l’Europe, après avoir réussi à maîtriser la première vague, est submergée par la seconde. Elle fait mieux que le continent américain en moyenne, mais pas en tendance. Il faut noter que la France occupe une modeste 73e place dans le classement par pays de cet indicateur qui compare 89 pays .

    • Les gouvernements européens risquent d’être acculés à l’option « suppression » dans les pires circonstances : une crédibilité entamée, une population épuisée et irritée, une économie déjà fortement ébranlée. La vaccination des seules populations « à risque » peut s’avérer insuffisante. Si le virus continue à circuler au sein d’une population « sans risque », la probabilité qu’il mute reste forte. Et l’on constate que les mutations génèrent des lignées plus dangereuses, dont certaines peuvent affaiblir l’efficacité des vaccins. Aujourd’hui, l’indicateur le plus important n’est peut-être plus le nombre de décès, ni le nombre de malades en réanimation, mais la vitesse de mutation du virus. Dans la course de vitesse entre mutation et vaccination, seule une campagne de vaccination qui serait achevée avant la fin de l’été pourrait garantir une sortie de la crise. Le président de la République en a fait la promesse. Espérons qu’elle soit tenue.

    • Le manque d’explication et de transparence est un véritable drame. Les populations en Europe sont épuisées, découragées face à un an d’ouvertures, fermetures, couvre-feux, qui par manque de pédagogie et de cohérence, ont aggravé la méfiance envers le pouvoir.

      et

      une équipe internationale de scientifiques a énoncé quatre facteurs clés pour gérer la crise :
      – un système efficace de test, de traçage, d’isolement et de soutien ;
      – un plan clair avec un processus décisionnel transparent de la part du gouvernement ;
      – des systèmes robustes de collecte de données permettant de suivre de près la situation de l’infection avant d’assouplir les restrictions ;
      – des mesures de contrôle prolongées pour réduire la transmission du coronavirus à commencer par les masques et la distanciation sociale.

      #stop_and_go #transparence

  • Quand l’info en continu touche le fond, ils arrivent encore à creuser !…
    via @Fil

    Sabletorialiste sur Twitter : « Je suis sidéré de la pauvreté intellectuelle des intervenants de ce plateau. Hill leur explique un truc con comme une brique et ils ne comprennent pas la base de la base. À ce degré-là, c’est même plus de l’incompétence, c’est un choix de vie, d’être aussi mauvais et ignare. » / Twitter
    https://twitter.com/Sable_60CH/status/1356992497398996992

    • CDB, outre la comparaison de pics haut et bas, c’est cette incohérence qui m’a épaté, alors qu’on prétend utiliser un graphique chiffré pour dire des choses :
      – on affiche donc ce pic haut à 88 000 et ce pic bas à 24 600 ; ce qui représenterait une chute vertigineuse de 72% ;
      – sous la courbe, il y a un gros « -30% », et je ne comprends pas d’où ça vient ;
      – et malgré ces affichages de -72% et -30% énormes, les deux types pris en défaut commentent « un plateau descendant ».

      Sinon, faire des affichages du nombre de cas dans le pays de Bolsonaro pour montrer quoi que ce soit concernant le Covid, c’est assez osé…

    • Il me vient un doute affreux,…
      Ce -30% qui débarque on ne sait d’où, avec un peu de chance (!) ça correspond à 30% * 87843
      bon, en vrai, ç’est 28%, soit -72% comme le calcule @arno ci-dessus
      mais, au point où on en est, et comme il n’y a que deux nombres sur la diapo, il y a des chances (!!) que ce soit ça

    • J’ai cru comprendre que le type a expliqué sur Touiteur que les -30%, c’est qu’il a pris la valeur d’un jeudi (le fameux 7 janvier, je crois), puis la valeur du jeudi 3 semaines plus tard (et donc tout de même pas le point bas du 1er février), et ça lui a donné 30%. Évidemment, prendre un point totalement exceptionnel pour « calculer » une tendance, ça reste totalement con.

    • Je me suis cogné toute la séquence, (6’33")…

      ainsi présentée (on appréciera…) :

      Les contaminations reculent partout : que disent les indicateurs ? | LCI
      https://www.lci.fr/international/video-les-contaminations-reculent-partout-que-disent-les-indicateurs-2177275.htm

      DÉCRYPTAGE - Dans sa chronique « Les indispensables », Baptiste Morin s’est intéressé ce mardi 2 février 2021 à la situation sanitaire dans le monde.

      02 févr. 2021 18:20

      C’est un phénomène mondial que l’on observe, le virus recule un peu partout. Le pic dans le monde a été atteint le 7 janvier, + 852 604 cas en 24 heures. 447 127 nouvelles contaminations ont été recensées le 1er février, soit une baisse de 30%. Qu’en est-il des chiffres aux États-Unis, au Mexique, au Portugal, en Espagne, en Italie, au Royaume-Uni, au Brésil, en Afrique du Sud et en Inde ?

      TOUTE L’INFO SUR 24H PUJADAS
      Ce vendredi 1er janvier 2021, Baptiste Morin, dans sa chronique « Les indispensables », nous parle des indicateurs épidémiques dans le monde. Cette chronique a été diffusée dans 24h Pujadas du 02/02/2021 présentée par David Pujadas sur LCI. Du lundi au vendredi, à partir de 18h, David Pujadas apporte toute son expertise pour analyser l’actualité du jour avec pédagogie.

    • pour les calculs, effectivement, ils bricolent quelque chose qui n’a pas vraiment de rapport avec les 2 chiffres présentés ; impossible de deviner quoi.

      Das les commentaires, BM dit qu’ils ont fait « comme il faut » en comparant les lundis avec les lundis, etc.

      voici tous les pays présentés avec les chiffres portés sur les diapos :

      |                 |  07/01  |  01/02  | affiché | | calculé |
      |-----------------|:-------:|:-------:|---------|-|---------|
      | Monde           | 852 604 | 447 127 |    -30% | |  -47,6% |
      | États-Unis      | 300 282 | 134 339 |    -50% | |  -55,3% |
      | Mexique         |  22 339 |   5 448 |    -36% | |  -75,6% |
      | Japon           |         | images  |         | |         |
      | Portugal        |  16 432 |   5 805 |         | |  -64,7% |
      | Espagne         |  93 822 |  79 686 |    -15% | |  -15,1% |
      | Italie          |         | images  |         | |         |
      | Allemagne       |         | images  |         | |         |
      | Grande-Bretagne |  68 692 |  18 668 |    -60% | |  -72,8% |
      | Brésil          |  87 843 |  24 591 |    -30% | |  -72,0% |
      | Afrique du Sud  |  21 980 |   2 548 |    -80% | |  -88,4% |
    • comme indiqué dans le titre, le message de la séquence est : contaminations, ça baisse partout et, comme répété à plusieurs occasions, qu’on pratique les gestes barrière ou pas, le port du masque ou pas, etc.
      (une des occasions dans l’extrait initial : le Brésil est sur un plateau descendant
      le Brésil ne confine pas, le Brésil respecte très peu le port du masque

      Et là, où, effectivement il y a une franche baisse, en Afrique du Sud, c’est mentionné en passant dans la présentation par BM, puis souligné par CH

      BM : et le pays est confiné, il faut quand même le dire, le confinement a l’air de fonctionner
      CH : depuis quand ils sont confinées ?
      BM : ils sont confinés depuis un mois, depuis la fin du mois de décembre
      CH : ben oui, ça c’est l’effet du confinement, c’est pas très étonnant

  • Penpot - Design Freedom for Teams
    https://penpot.app

    Penpot is the first Open Source design and prototyping platform meant for cross-domain teams. Non dependent on operating systems, Penpot is web based and works with open web standards (SVG).

    (= un remplaçant d’Adobe XD open-source)

    Le repo Github : https://github.com/penpot/penpot (comprend aussi un docker pour installation serveur)

    #penpot #adobe_XD #prototype #maquette #web_dev #outil_web

  • Un article relatant un fait divers sur fond d’espionnage qui pourrait paraître rocambolesque. Sauf que en l’occurrence, nous avons affaire à une nouvelle dérive mafieuse de l’état français sous l’emprise de ses factieux services policiers et paramilitaires. Toute similitude avec un grand pays d’Amérique Centrale serait évidemment fortuite.

    INFO FRANCEINFO. Tentative de meurtre par des militaires de la DGSE : le commanditaire présumé arrêté
    https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/tentative-de-meurtre-par-des-militaires-de-la-dgse-le-commanditaire-pre

    Deux « cambrioleurs » qui appartiennent à la DGSE

    Placés en garde à vue, les deux « cambrioleurs » revendiquent aussitôt leur appartenance à la DGSE. Vérification faite, ils disent vrai : ces caporaux, Pierre B. et Carl E., sont bel et bien affectés à la surveillance de la base de Cercottes, dans le Loiret, le centre parachutiste d’entraînement spécialisé du service Action. Ils répondent aux pseudos d’Adelard et Dagomar. La suite est à peine croyable.

    Si Adelard et Dagomar étaient en planque à Créteil ce matin-là, c’était de leur propre aveu pour… assassiner une femme, coach en entreprise, en raison des liens qu’elle entretient − selon eux − avec le Mossad, les services secrets israéliens. Une mission « homo » dans le jargon de l’espionnage, une opération en théorie prohibée sur le sol français. Ils ont songé à l’empoisonner, à la jeter d’un pont, à poser une bombe sous sa voiture ou encore à simuler un accident de la circulation. Pour organiser le guet-apens du 24 juillet, à proximité de son domicile, ils avaient pris soin de placer une balise sous la voiture de leur cible.

    #DGSE #barbouzeries

    • Tentative de meurtre par des militaires de la DGSE : le commanditaire présumé mis en examen après ses aveux
      https://www.francetvinfo.fr/societe/justice/info-franceinfo-tentative-de-meurtre-par-des-militaires-de-la-dgse-troi

      Pendant six mois d’enquête, le cercle des opérationnels demeure étanche. Jusqu’au témoignage capital de la compagne de l’un des #barbouzes présumés. Le 21 janvier, cette dernière évoque le rôle central d’un homme qui fait le lien entre les tueurs et le commanditaire. A la lumière de ses déclarations, se dessine un deuxième cercle, encore plus confidentiel que le premier : un petit groupe qui fréquente le milieu de la franc-maçonnerie à Puteaux (Hauts-de-Seine). Comme cet ancien policier de la DCRI (l’ancêtre de la DGSI), qui a créé sa société et bourlingue de temps à autre en Afrique. Celui-ci reconnaît avoir mis en œuvre deux contrats pour intimider Marie-Hélène Dini. Le premier consistait en une violente agression, en octobre 2019, déguisée en vol de sac. Et le second visait à la supprimer purement et simplement. En l’empoisonnant, en la pulvérisant dans une attaque à la bombe, en l’écrasant en voiture ou en la jetant d’un pont. C’est finalement la bonne vieille méthode de l’assassinat par balle qui, de sous-traitant en sous-traitant, aurait été retenue par les deux tueurs recrutés pour l’occasion au sein de la DGSE.

      Le commanditaire présumé, personnage très en vue dans le petit milieu des formateurs en entreprise, est arrêté à son tour vendredi 29 janvier. Selon nos informations, il reconnaît dans un premier temps avoir demandé une « simple » mission de surveillance. Le mobile ? En créant, en 2019, un syndicat professionnel dont dépendront les labellisations, cette dernière risquait de le priver de revenus financiers. Mais ce n’est pas tout.

      La piste d’un homicide ?

      L’enquête ouvre bien d’autres perspectives : lors de ses auditions, l’un des protagonistes affirme avoir organisé la #liquidation d’un homme qui tardait à payer ses dettes. Le corps de la victime, abattue dans son garage, serait enterré quelque part dans une forêt francilienne. Une piste prise au sérieux par les enquêteurs, selon nos informations.

  • Assez historique : un hedge fund a subit des pertes de plusieurs milliards de dollars et risque la faillite, suite à l’action des usagers d’un subreddit.

    Affaire Gamestop : les fonds spéculatifs pris à leur propre jeu par les boursicoteurs américains
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/28/affaire-gamestop-les-fonds-speculatifs-pris-a-leur-propre-jeu-par-les-boursi

    Trente ans après, la roue a tourné. Cette semaine, le groupe new-yorkais Melvin Capital a perdu sa chemise sur les marchés – sur l’action de la société Gamestop, pour être précis –, le contraignant à mendier 2,75 milliards de dollars (2,27 milliards d’euros) auprès de ses concurrents pour éviter une faillite.

    Ses vainqueurs : une foule de boursicoteurs, saisis par l’ennui pendant la pandémie et qui se sont mis à jouer à Wall Street depuis qu’a éclaté le Covid-19. Ils se sont passé le mot sur le forum Reddit mais aussi sur Twitter ou Facebook, faisant monter, monter, monter l’action de Gamestop pour mieux ruiner Melvin Capital.

    Explication : Gamestop est une enseigne de jeux vidéos aux Etats-Unis. Elle est en difficulté, les clients préférant les jeux en ligne. Résultat, son action ne valait en mars 2020 que 2,57 dollars. Pariant sur une détérioration de sa santé financière, des hedge funds, dont Melvin Capital, l’ont vendue à découvert, c’est-à-dire sans posséder réellement les actions mais en espérant les acheter plus tard moins cher.

    Sauf que les boursicoteurs ont fait le pari inverse et se sont rués en masse sur l’action. Gamestop a pris près de 20 % lundi 25 janvier, a doublé mardi, et a vu son cours multiplié encore par 2,35 mercredi pour atteindre 347,51 dollars en clôture. L’entreprise valait alors 10,3 milliards de dollars, l’équivalent du français Renault. Une envolée irrésistible, irrationnelle, et alimentée par Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, qui avait tweeté sur l’affaire mardi soir.

    Si les petits porteurs ont acquis une telle puissance de feu, c’est que les règles du jeu ont un peu changé : jouer en Bourse ne coûte plus rien avec la disparition des commissions de transactions. Mieux, les applications comme Robinhood proposent des produits sophistiqués qui permettent aux particuliers de parier à la hausse ou à la baisse sur une action avec une mise de fond minime. Enfin, les petits investisseurs ont fait masse en se passant le mot sur les réseaux sociaux.

    La vente à découvert est très risquée. Lorsque vous achetez une action Gamestop 2,57 dollars et que l’entreprise fait faillite, vous risquez au maximum votre mise, soit 2,57 dollars. Si vous la vendez 2,57 dollars et qu’elle monte à 347,51 dollars, vous devez la racheter à ce prix et perdez 344,94 dollars, soit 134 fois votre mise initiale ! L’affaire est donc devenue ruineuse pour les hedge funds, qui ont choisi de prendre leurs pertes. « Nous avons fermé notre position », a fait savoir Melvin Capital. D’autres se sont prudemment retirés du jeu, dont Citron Research.

    Melvin Capital, première grande victime de la folie « GameStop » en Bourse, Actualité des sociétés - Investir-Les Echos Bourse
    https://investir.lesechos.fr/actions/actualites/melvin-capital-premiere-grande-victime-de-la-folie-gamestop-en-bou

    Pour le fonds d’investissement spécialisé dans les opérations de « short », ou vente à découvert, l’addition semble lourde, très lourde. Son montant n’est pas évoqué, mais les actionnaires Citadel et Point72 ont dû se contraindre à injecter près de 3 milliards de dollars dans Melvin Capital pour consolider les finances du fonds, rapporte le site de le chaîne de télé américaine.

    Dans cette affaire « GameStop », les vendeurs à découvert sont à la lutte avec des acheteurs physiques, ou détenteurs de positions à effet de levier, mais haussières. Et le terrain de jeu se déroule sur les forums de discussion, en particulier celui appelé « Wallstreetbets » de Reddit, un site web communautaire américain fonctionnant via le partage de signets permettant aux utilisateurs de soumettre leurs liens et de voter pour les différents posts. On comprend l’emballement et la frénésie qui peuvent naître de telles discussions, par des investisseurs souvent fraîchement arrivés en Bourse et attirés par des gains faciles, sur des dossiers de type « penny stock » tout particulièrement… Ce forum de Reddit regroupe plus de deux millions de membres.

    Selon les données du cabinet S3 Partners, les vendeurs à découvert avaient, lundi soir et avant la dernière poussée de 92% de l’action, donc, mardi, accumulé une perte à la valeur de marché de plus de 5 milliards de dollars depuis le début de l’année dans l’action GameStop, dont une perte évaluée à 917 millions de dollars lundi et 1,6 milliard de dollars vendredi.

    GameStop Stock Jumps to New Record - WSJ
    https://www.wsj.com/articles/gamestop-shares-surge-toward-fresh-record-ahead-of-opening-bell-11611579224

    On Reddit and chat forums, day traders were shouting it from the rooftops: Buy GameStop!

    Lots of people did, sending the shares of the once-moribund mall retailer to new highs in what has become a gladiator match between so-called redditors and Wall Street shorts. GameStop Corp. surged as much as 145% to $159.18 Monday morning, before sinking below Friday’s close only to bounce back up again to close Monday at $76.79, up 18%.

    The move, which extended GameStop’s gains for the year to more than 300%, is the latest sign that frenetic trading by individual investors is leading to outsize stock-market swings.

    The volatility prompted the New York Stock Exchange to briefly halt trading nine times. About 175.5 million shares changed hands Monday, the second-largest one-day total on record, according to Dow Jones Market Data. That compares with the 30-day average of 29.8 million shares.

  • Legrugru relance le sujet qui fâche :
    https://twitter.com/legrugru/status/1353080750720118786

    J’hésite à en remettre une couche sur l’éducation nationale mais il est tard ce serait une pure mesquinerie de ma part de les faire réagir un samedi soir pendant l’émission de Michel Drucker

    Bon j’assume ma mesquinerie. Un petit thread sur « pourquoi le distanciel de l’éducation nationale ne marche pas et ne marchera probablement jamais »

    Confinement 1 et 2 ont été une catastrophe pour l’enseignement à distance pour plusieurs raisons, dont une est : l’incompétence numérique de beaucoup de profs.

    Mais pourquoi donc ?

    Plein de raisons dont une fondamentale : le mépris de l’éducation nationale pour l’informatique et l’internet depuis des décennies.

    L’éducation nationale a toujours détesté ce qui se passe sur un écran. Déjà à ma lointaine époque scolaire c’était « des conneries ». L’informatique non connectée d’alors était présentée par l’EN comme un gadget. Au mieux on vous disait « va voir la prof de techno »

    Rappelez vous l’époque du MO7 où on te montrait seulement comment faire bouger un sprite pour tracer une ligne. C’était vécu comme un calvaire soyons francs.

    Le jeu vidéo c’était MAL ou au moins considéré comme un truc de débile. Même la calculatrice a mis des années à être présentée comme un outil faut dire.

    C’était vu comme de la tricherie. Pas par tous hein les #NotAllProfs

    Ensuite bon la société s’est équipée et les patrons ont réclamé des informaticiens alors bon l’EN a fait un tout petit effort et on a donc acheté des ordinateurs. Ensuite on les a laissés au fond d’une pièce.

    Moi par exemple j’ai fait la totalité du lycée sans jamais une seule heure sur un ordinateur. Aucune. C’était absolument pas un sujet. En section sciences.

    Cette décennie là, la société a commencé à s’emparer d’internet et là c’est bien simple internet a été présenté comme LE MAL ABSOLU. Ce sont par exemple des gendarmes qui viennent parler d’internet aux enfants.

    Toujours aucun intérêt de l’école pour les notions de réseau, algorithme ou bases de données. Tout ça c’est éventuellement pour les études supérieures.

    Les geeks ont des tas d’anecdotes sur le sujet, je ne m’etalerai pas. Bref. Le personnel éducatif, baigné dans un discours absolument négatif (au pire) ou inexistant (au mieux) sur l’informatique, a toujours négligé le sujet pour la formation des pédagogues.

    Résultat en 2020 les profs sont toujours en grande majorité, mal équipés, mal formés, inexpérimentés. Même pour les tâches les plus basiques comme scanner une feuille ou envoyer un email (je ne parle même pas d’y répondre)

    A la veille du confinement 3, la situation n’a pas énormément évolué. L’illectronisme reste préoccupant. Chez les élèves et les parents également. Sans parler bien sûr de l’administration.

    Le mépris éducatif pour les nouvelles technologies d’il y a maintenant trente ans, reste. Le confinement 3 sera donc une nouvelle catastrophe éducative comme prévu.

    Sur ce constat amer, bonne soirée.

    Et Pierre Beyssac remet une pièce dans la machine :
    https://twitter.com/pbeyssac/status/1354008087414374400

    L’informatique à l’édc nat. est un sujet plus sensible que la religion pour éviter les shitstorms, mais ceci est à lire, même impression générale. Et tout délire sur « lédangédézécrans » trouve a contrario un terreau fertile. (inutile de m’expliquer en réponse que tout va bien)

  • Que votre texte soit « comme une vitre transparente »

    Georges Orwell est bien connu pour avoir écrit le roman "1984", dans lequel il dénonce comment la novlang élimine la pensée et canalise les comportements.

    Voici les règles d’écritures qu’il conseillait à tous les journalistes dans son article "La politique et la langue anglaise" :

    – N’utilisez jamais une métaphore, une comparaison, ou toute figure de rhétorique que vous avez déjà lu à maintes reprises.
    – N’utilisez jamais un mot long si un autre plus court peut faire l’affaire.
    – S’il est possible de supprimer un mot n’hésitez jamais à le faire.
    – N’utilisez jamais le mode passif si vous pouvez utiliser le mode actif.
    – N’utilisez jamais une expression étrangère, un terme scientifique ou spécialisé si vous pouvez leur trouver un équivalent dans la langue de tous les jours.
    – Enfreignez les règles ci-dessus plutôt que de commettre d’évidents barbarismes.

    Orwell a visé toujours plus de simplicité : « Je me suis efforcé, dans mon écriture, de bannir le pittoresque au profit de l’exactitude. La bonne prose est comme une vitre transparente ».

    C’est comme un formidable écho, mais venu du passé, au guide du rédacteur Passerelle Eco : http://passerelleco.info/guide

  • Complotisme en général et pandémie en particulier | Théorie communiste
    http://blogtc.communisation.net/?p=268

    Le com­plo­tisme ne serait pas un sys­tème de réponses avec ses déter­mi­na­tions sociales propres mais une simple réac­tion jus­ti­fiée néga­ti­ve­ment. Cela ne peut suf­fire, il faut sai­sir la nature de la « réac­tion » posi­ti­ve­ment comme un sys­tème de réponses adé­quat à ce qui le pro­voque.
    Le com­plo­tisme appa­rait alors comme une contes­ta­tion de l’ordre domi­nant, presque comme une lutte de classe. Mais il n’en est rien. De même que l’antisémitisme était le socia­lisme des imbé­ciles, le com­plo­tisme est la lutte des classes des experts en exper­tises qui ne se situent pas n’importe où, ni dans la société, ni dans l’éventail politico-idéologique.
    La « réponse com­plo­tiste » veut exac­te­ment le même monde, le même Etat, mais débar­ras­sés de la « caste » : il se « figure le monde sans elle ». Il s’agit seule­ment de conser­ver tous les élé­ments de cette société en les sous­trayant aux pra­tiques de ces indi­vi­dus « mal­veillants » et « mani­pu­la­teurs » qui les per­ver­tissent et les cor­rompent. Un vrai sala­riat, une vraie édu­ca­tion, une vraie poli­tique de santé, une vraie démo­cra­tie, une vraie infor­ma­tion, une vraie agri­cul­ture, une vraie consom­ma­tion, une vraie éco­no­mie, un vrai Etat.
    Le com­plo­tisme cri­tique tout, en dési­rant que ce qui existe devienne « vrai ». Mais en conce­vant son objet comme « face obs­cure » et détour­ne­ment démo­niaque, cette cri­tique fait de cet objet un simple acci­dent de ce même monde. Elle affirme par là ne sou­hai­ter que la pour­suite du monde tel qu’il est. Le tout de ce qui existe pour­rait être si beau s’il n’était pas mani­pulé, détourné. La classe domi­nante, sa repro­duc­tion, ses pra­tiques, la pour­suite de ses inté­rêts, la pro­duc­tion idéo­lo­gique ne sont plus le pro­duit natu­rel de tous les rap­ports sociaux que le com­plo­tiste veut conser­ver, mais le fait d’une bande de mal­frats cher­chant à nous prendre pour des imbé­ciles. Le com­plo­tiste est un malin et on ne la lui fait pas, il est expert en tout. Il est remar­quable de consta­ter (il y a eu quelques études là-dessus) que le com­plo­tisme affecte en pre­mier lieu une classe moyenne diplô­mée, celle qui aime son « esprit cri­tique », s’en vante et le porte par­tout en ban­dou­lière. Pour ceux qui vivent quo­ti­dien­ne­ment toutes les humi­lia­tions et la misère des rap­ports sociaux capi­ta­listes, les « com­plots » visant à asser­vir notre liberté à nous contrô­ler n’ont guère de sens. Il faut aimer ce monde pour ne pas vou­loir qu’il nous mente.

    #complotisme

    • Pour le com­plo­tiste, répon­dant par là à la pen­sée spon­ta­née, [les organes de l’appareil d’Etat] sont neutres et non, dans leur exis­tence même et leur forme, ceux d’une dic­ta­ture de classe. En consé­quence, s’ils ne fonc­tionnent pas « comme ils devraient », comme un « ser­vice public », comme un « bien com­mun », c’est qu’ils sont pré­emp­tés, détour­nés et per­ver­tis par une clique, une caste. Le com­plo­tiste est le citoyen idéal.

      Repo­sant sur cette concep­tion « natu­relle » de l’Etat, le com­plo­tisme n’est pas la « psy­cho­pa­tho­lo­gie de quelques éga­rés », il est le « symp­tôme néces­saire de la dépos­ses­sion poli­tique » et de la « confis­ca­tion du débat public ». Il répond à la « mono­po­li­sa­tion de la parole légi­time » par les « repré­sen­tants » assis­tés des « experts », toute cri­tique devient une aber­ra­tion men­tale immé­dia­te­ment dis­qua­li­fiée comme « com­plo­tiste ». Il est vrai que si le com­plo­tisme est devenu le nou­vel indice du cré­tin, c’est qu’il est le nou­veau lieu com­mun de la bêtise jour­na­lis­tique et de nom­breux phi­lo­sophes et socio­logues qui se gardent tout de même d’épingler un pré­sident de la Répu­blique sou­te­nant que les Gilets Jaunes sont le résul­tat d’une manœuvre mos­co­vite (Le Point février 2019).

    • Hebdo #97 : crise sanitaire, démocratie et « complotisme » – il y a déjà bien assez à faire avec le réel

      Les « conspirationnismes » – sans amalgamer doutes légitimes et affabulations organisées – méritent mieux que des disqualifications moralisatrices. Ils doivent être étudiés à la racine des crises sanitaire et politique qu’ils révèlent, et c’est là le regard que posent nos contributeurs sur ces dévoiements dogmatiques de l’esprit critique, mais aussi sur le risque de dépolitisation massive qu’ils représentent. Capitalisme planétaire insatiable, mensonges d’État : nul besoin de grands complots pour avoir du pain sur la planche.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/lhebdo-du-club/article/210121/hebdo-97-crise-sanitaire-democratie-et-complotisme-il-y-deja-bien-as

    • En discutant avec des tennants du complotisme j’ai remarqué qu’ils croient tous en un principe du bien et du mal absolu qui se combattent et sont théistes. Je parle au masculin car j’ai pas rencontré ni discuté avec des femmes complotistes jusqu’ici.

    • Dans ma famille très proche, et depuis quasiment le tout début de la crise, femme comme la plupart des membres de son réseau, du moins ce que j’en perçois. Pas vraiment théiste à ce que je sache. Pas du tout gênées par les personnalités des promoteurs phares du réseau francophone.

      Surtout, ce qui me frappe, c’est le nombre de gens, des deux sexes, qui posent, naïvement ou pseudo-naïvement, les « bonnes questions » dont les « mauvaises réponses » font basculer du côté obscur. Et souvent, lesdites questions s’enchainent autour du schéma obscur.Pour sonder ou, peut-être, ne pas se dévoiler.

  • Le rire du dominant par André Gunthert
    http://imagesociale.fr/9342

    Xavier Gorce a rendu un fier service au Monde en mettant fin de lui-même à la collaboration qui le liait depuis près de vingt ans au journal du soir. Le dessin de trop aura été celui où il se hasardait à se moquer des victimes d’inceste, publié sur la newsletter du quotidien, qui a provoqué la colère de nombreux lecteurs. Mais cela faisait déjà plusieurs années, notamment depuis la crise des Gilets jaunes, que le mépris de Gorce était devenu plus visible que son humour.

    Le rire peut être l’arme de l’imposition de la norme, d’une rare violence sociale. Libérateur lorsqu’il représente la voix des faibles, il devient le plus effrayant instrument d’oppression lorsqu’il leur impose le silence...

    https://blogs.mediapart.fr/andre-gunthert/blog/210121/le-rire-du-dominant
    https://www.acrimed.org/Dessine-moi-un-gilet-jaune-le-mepris-selon-Xavier