alimielle

Les filles sages finissent au paradis, les autres vont où elles veulent.

  • Être fan : une forme d’engagement politique ? – Mondes Sociaux
    https://sms.hypotheses.org/62101

    par Mélanie Bourdaa · Publié 06/07/2026 · Mis à jour 23/06/2026

    En août dernier, des manifestants indonésiens ont envahi les rues de leur pays pour défier leur gouvernement. Relayées par les médias dans le monde entier, un détail a retenu l’attention : sous l’initiative de fans du manga One piece, de nombreux manifestants ont brandi le drapeau du célèbre équipage au chapeau de paille, créé par Eiichiro Oda. Qu’ont-ils voulu exprimer ? Comment interpréter la portée de leur geste ?

    Loin d’être anecdotiques, les activités menées par les fans en disent long sur nos sociétés actuelles. C’est en tout cas ce que montrent les chercheurs en « fan studies » depuis une trentaine d’années. Mais qui sont les fans et que nous révèlent les communautés de fan ? Quels sont les liens entre leurs pratiques médiatiques et les positionnements éthiques, identitaires, et politiques des sociétés ? Pour mener ces enquêtes, les chercheurs adoptent une posture d’ethno-fan auprès des communautés de fans LBGTQIA+, c’est-à-dire qu’ils connaissent leurs fonctionnements, langages et rites sans pour autant avoir les mêmes pratiques, notamment créatives. Cette posture permet de collecter des données afin de mieux comprendre les engagements des fans grâce à l’analyse de leurs discours et activités.

    #Mélanie_Bourdaa #Fans #Engagement_civique

  • Que ferait la police si l’extrême droite accédait au pouvoir en 2027 ? - Basta !
    https://basta.media/que-ferait-la-police-si-l-extreme-droite-accedait-au-pouvoir-en-2027-Emmanu

    Si la question posée aujourd’hui est « Que va-t-il se passer en cas d’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen, de Jordan Bardella, ou d’Éric Ciotti ? », la réponse serait qu’on ne peut pas attendre un choc moral au sein de la police : d’une certaine façon, le terrain a été largement préparé par des ministres de l’Intérieur tels Gérald Darmanin ou Bruno Retailleau, au travers, notamment, des critiques de l’institution judiciaire ou de l’État de droit, ainsi que par l’hégémonie de perspectives exclusivement sécuritaires. La nomination potentielle de ministres, ou l’élection d’un ou d’un président de la République d’extrême droite risque d’être pensée, du point de vue policier, comme une continuité davantage que comme une rupture.

    « En cas d’arrivée au pouvoir de l’extrême droite, on ne peut pas attendre un choc moral au sein de la police »

    Comme cette arrivée au pouvoir de l’extrême droite adviendrait, vraisemblablement, dans un cadre électoral, il apparaîtrait d’autant plus logique aux cadres policiers de reconnaître la légitimité du pouvoir et des institutions. De plus, selon toutes probabilités, les politiques d’extrême droite iront dans le sens des revendications policières et remettront en cause ce qu’une partie des policiers considère comme des contraintes illégitimes et « droits-de-l’hommistes » [terme péjoratif visant à disqualifier le respect des droits fondamentaux, ndlr], comme les jurisprudences de la Cour européenne des droits de l’homme, de plus en plus décriées par les plus hautes autorités étatiques, et ce, dans de nombreux pays européens.

    #police #pouvoir #élections #extrême-droite

    • Il est mal écrit cet article (et puis c’est de la politique fiction).
      L’intro annonce des questions, mais ne les pose pas à son expert.
      L’expert dément des propositions, mais le journaliste reprend de plus belle.
      Et parfois l’expert ne répond pas à la questions (ou la question a été remplacée ensuite dans la transcription.

      C’est juste un article à se faire peur. Allez à la salle. Allez aux AG de lutte ouvrière. Arretez de regarder la télé. Commencez la résistance dès aujourd’hui. Pas besoin d’attendre des élections. Et travaillez sur votre peur, c’est tout.

  • Penser avec et contre l’Occident
    https://laviedesidees.fr/Thomas-Brisson-La-desoccidentalisation-des-savoirs

    Comment le savoir occidental a-t-il été absorbé et réinterprété par les sociétés extra-occidentales ? L’ouvrage érudit de T. Brisson remet en cause l’image d’un hégémonisme sans nuance.

    #Histoire #occident

  • On ne vous félicite pas !!!!!

    Canicule : 33 000 climatiseurs mobiles ont été livrés dans les hôpitaux et les Ehpad, se félicite le gouvernement

    https://www.lavoixdunord.fr/1725744/article/2026-07-31/canicule-33-000-climatiseurs-mobiles-ont-ete-livres-dans-les-hopitaux-e

    C’est pas ce qu’on demandait quand on voulait la clim dans les Ehpad.
    On veut la VRAIE clim, pas des saloperies de clim mobiles.

    La vraie clim, c’est une pompe à chaleur, un dissipateur externe au batiment, des souffleries internes (faute de mieux).
    Le tout couplé à une refection de l’isolation et des fenetres (source inadmissible de chaleur).

    Donc vous vous cassez, et vous revenez demain.

    –—

    On voit bien que vous réagissez après la bataille en regardant le calendrier. L’été dure 3 mois. Déjà 3 canicules en 1 mois. Or comme à chaque canicule, on vous dit que vous êtes des merdes... Alors pour éviter d’être critiqués, car vous êtes des champions dans votre estime de vous, et que vous estimez devoir être aimés. Donc vous cherchez à limiter la casse sur les 2 derniers mois.

  • De ma détestation de l’indignation
    https://tagrawlaineqqiqi.wordpress.com/2026/07/21/de-ma-detestation-de-lindignation

    Il y a une quinzaine d’années était publié un fascicule aussi économiquement rentable que concrètement vain nommé « Indignez-vous ! ». Toute la petite bourgeoisie médiatique et au-delà, censément de gauche, s’en pâmait : les quelques pages étaient absolument dépourvues de toute radicalité et justifiait que l’indignation suffisait bien. Quinze ans plus tard, le fascisme s’installe un peu partout au … … Lire la suite →

    #Uncategorized
    https://0.gravatar.com/avatar/cd5bf583a4f6b14e8793f123f6473b33bb560651f18847079e51b3bcad719755?s=96&d=

  • Mettre fin à la plateforme de pétition citoyenne de l’assemblée nationale. - Mettre fin à la plateforme de pétition citoyenne de l’assemblée nationale. - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/6119

    Sur 4089 pétitions proposées à ce jour, seules 6 ont dépassé les 100 000 signatures depuis novembre 2022, seules ces 2 pétitions ont dépassé les 500 000 signatures, leur permettant un débat potentielle. L’une a été débattu avec l’annonce avant même le débat que cela n’aurait pas d’impact, et des propos diminuant la portée de la pétition de la part des membres du gouvernement. La deuxième, plus récente, n’a même pas eu le droit à un débat et a été directement classée.

    Au vu du traitement subis par les deux seules pétitions arrivant à de tels résultats, il y a un risque pour que cette plateforme participe à un découragement général de la population vis à vis de l’esprit démocratique. Si les pétitions futures ne mènent pas non-plus à des débats de qualité, on peut penser que cela pourrait également faire baisser le taux de participation des citoyens à des rendez-vous démocratiques plus importants, comme les municipales, dont le taux de participation a baissé cette année par rapport à 2014, ou encore les présidentielles. Si les citoyens ont la sensation de ne pas être entendus, ils finiront par arrêter de s’exprimer : A quoi bon partager et signer une pétition, si elle n’est ensuite pas débattu malgré des règles claires et une plateforme développée spécifiquement dans le but de créer des débats à l’assemblée nationale ?

    C’est également un gâchis d’argent publique que de maintenir une telle plateforme, si les propositions largement soutenu, jusqu’à 2 000 000 de signatures (plus d’un tiers des citoyens en âge de voter), n’amènent pas à un débat sincère, avec l’idée que quelque soit l’issu de ce débat, la loi ne le reflètera pas, voire même des sous-entendus de la part des membres du gouvernement sur la crédibilité des signatures, en reprochant aux pétitions d’être trop largement partagées.
    Pourquoi nous, citoyens, devrions nous payer pour cette hypocrisie très coûteuse, qui ne permet que de faire semblant que les citoyens et leur avis sont considérés, en espérant que le nombre de signature n’atteigne que rarement 500 000 ?

    • ... mais n’ont pas encore vraiment compris que décourager est toujours précisément le but, déployé de façon omnicanale : pétitions, conventions, et commissions bidons, élections pièges à cons, ou répressions policières et judiciaires pures et dures. Sans oublier le matraquage médiatique de la peur. Décourager, décourager, décourager encore.

    • A Berlin la majorité des citoyens vote pour la socialisation des immeubles en possession de grandes sociétés privées, les social-démocrates berlinois font durer le traitement parlementaire et les chrétien-démocrates du parlement national préparent une lois interdisant la socialisation pourtant prévue dans la constitution allemande.

      Démocratie ? Mon c... !

      Ah, les pétitions ... j’en ai déposé comme cahier de doléances au parlement de la ville. On y est toujours gentiment accueilli. Les conséquences ? Que dalle.
      On continuera.. A la longue tout aura ses conséquences.

      C’est comme le décrit un membre chrétien du Bundestag : Toutes les quelques années on se fait confirmer par les élections qu’on peut continuer à faite ce qu’on veut.

      Il faudra rendre impossible ce comportement.

      #démocratie_représentative

  • Morbihan : des policiers tirent à balle réelle pour réprimer une free party
    https://www.revolutionpermanente.fr/Morbihan-des-policiers-tirent-a-balle-reelle-lors-pour-reprimer

    Une free party a été violemment évacuée par la police dans le Morbihan, avec des tirs à balles réelles qui ont semé la panique et blessé un chien. Dans un contexte de criminalisation croissante des free parties et alors que la loi « permis de tuer » a été adoptée à l’Assemblée nationale, il faut faire front contre la répression.

    https://www.revolutionpermanente.fr/IMG/logo/signal-2026-07-21-120009.jpg

    #free-party #violences_policières

  • Le planisphère carré – le monde comme vous ne l’avez jamais vu.
    https://planispherecarre.org

    La #projection #quinconce de #Peirce déplie la #sphère terrestre en révélant l’unité des #continents dans l’océan mondial. Plus besoin de privilégier un continent plutôt qu’un autre : pas d’Afrique comprimée, et aucun pays au centre — dans l’esprit de la carte de l’ONU.

    Les déformations se concentrent ici dans les océans — là où elles défigurent le moins les pays, leurs tailles et leurs interactions.

    Notre #planisphère n’a pas de face cachée : il vous montre d’un côté le monde centré sur le #pôle Nord, et de l’autre côté le #monde centré sur le pôle Sud. Tournez-le, pliez-le, découpez-le et composez jusqu’à 8 points de vue uniques sur la Terre.

  • Canicule : au mois 6.000 morts en France et 12.500 en Europe
    https://contre-attaque.net/2026/07/23/canicule-au-mois-6-000-morts-en-france-et-12-500-en-europe

    Basile Chaix, scientifique à l’Inserm, estime « que trois quarts des décès ont un lien avec l’exposition à la chaleur dans le lieu d’habitation ». Le mal logement, les chambres sous les combles, les petits appartements mal isolés, les tours en béton ont tué des milliers de personnes.

    Le scientifique Charles Darwin expliquait l’évolution des espèces par la sélection naturelle. Le capitalisme applique une forme de darwinisme social, c’est-à-dire que seuls les plus « aptes », les plus riches, ceux qui « entreprennent » et « s’adaptent », peuvent survivre dans une société régie par l’économie de marché. Cette doctrine sert à justifier les inégalités, le libéralisme et l’eugénisme.

  • L’IA : LE POINT DE NON-RETOUR EST ATTEINT - Maxime Fournes - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=79FpTKN4wpw

    Dans cet épisode, un ancien ingénieur en intelligence artificielle tire la sonnette d’alarme : selon une partie des experts du secteur, il existerait jusqu’à 10 à 30 % de risque d’extinction humaine si le développement de l’IA continue sans contrôle .

    Entre course mondiale incontrôlable, systèmes déjà jugés “trop dangereux pour être publiés” et incapacité actuelle à garantir leur sécurité, l’humanité pourrait être beaucoup plus proche qu’on ne le pense d’un basculement majeur.

    Peut-on encore reprendre le contrôle ? Ou sommes-nous déjà allés trop loin ?

    #ia

  • Les soignants à l’épreuve de la canicule : entre système D et scènes d’horreurs
    https://www.revolutionpermanente.fr/Entre-systeme-D-et-scenes-d-horreurs-temoignages-de-soignants-a

    Un quotidien entre « Système D » et scènes d’horreur : le récit des soignants

    Les témoignages du terrain décrivent une réalité insoutenable où la chaleur transforme nos lieux de soin en de véritables fournaises.
    Il y a quelques jours, un étudiant infirmier rapportait dans nos colonnes que la température dans les chambres atteignait régulièrement 35 °C.
    Dans de telles conditions, les soignants sont contraints de pratiquer une forme de « tri » par manque de moyens : faute de brumisateurs en nombre suffisant, ils doivent choisir quels patients, parmi les plus fragiles, en bénéficieront : « Presque tous les patients présentent une élévation de leur température. Mais nous sommes souvent incapables de déterminer si elle est due à la chaleur insupportable dans les chambres, au début d’une infection ou à une mauvaise réaction à un traitement ».

    Une autre soignante du Havre dénonce : « Le problème aussi c’est la difficulté d’avoir des lits d’hospitalisation, cela augmente le temps passé aux urgences. On se sentait désarmé. Malgré la présence de spray, de bouteilles ou d’une organisation de renforts de soignants, du personnel ayant des contrats à temps partiel […] C’était dur. On n’était pas préparé à cette canicule ».

    https://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L880xH495/33152a0fa6596ff3e89d25fda41374-5bbc4.jpg

    #hôpital #santé #infirmières #canicule

  • Je t’emmène dans la plus grande free-party de France - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=tiMrTDdCOEw

    Les free-parties sont de plus en plus réprimées en France. Alors j’ai voulu rencontrer des organisateurs et des teufeurs pour mieux comprendre leur mouvement.

    Je suis allé filmer le Teknival 2026, la plus grande free-party de France. Près de 30 000 personnes étaient présentes.

    L’événement a fait l’actualité tout le week-end du 1er mai après l’installation de la fête sur un terrain militaire jugé « très dangereux » par le ministère de l’Intérieur.

    Pendant deux jours, j’ai partagé le quotidien de teufeurs et d’organisateurs pour tenter de comprendre ce qui les pousse à revenir, année après année, malgré les risques et la répression.

    J’y ai découvert un univers unique et des personnes en quête de liberté.
    Une liberté à laquelle ils s’accrochent, quel qu’en soit le prix à payer.

    #free-party

  • USA : Un militant condamné à 30 ans de prison dénonce une « criminalisation des livres et de l’art » – Secours Rouge
    https://secoursrouge.org/usa-un-militant-condamne-a-30-ans-de-prison-denonce-une-criminalisatio

    Des, détenu dans une prison fédérale au Texas, a été condamné à 30 ans de prison après son arrestation liée à une manifestation de soutien aux personnes migrantes devant un centre de rétention de l’ICE dans le cadre de l’affaire dite de Prairieland. Il conteste toute implication dans les faits reprochés et affirme avoir été condamné notamment sur la base de ses livres, zines, écrits et œuvres artistiques.

    Dans une déclaration publiée après sa condamnation, il dénonce une atteinte à la liberté d’expression et alerte sur la tendance à criminaliser les idées, l’art et les mouvements sociaux. Il remercie ses soutiens et appelle à poursuivre les actions de solidarité envers les personnes détenues et les communautés marginalisées.

  • Noisy-Le-Grand. Des jeunes témoignent de violences sexuelles répétées par la BAC
    https://www.revolutionpermanente.fr/Noisy-Le-Grand-Des-jeunes-temoignent-de-violences-sexuelles-rep

    Dans une vidéo publiée le 8 Juillet sur tiktok, Sayf raconte et dénonce des faits de violences sexuelles et d’intimidations policières lors de contrôles par la Brigade anti-criminalité (BAC) de Noisy-Le-Grand (93). La vidéo dénonce le dernier contrôle qu’il a subi, lors duquel un de ces agents va retirer sans consentement le short de Sayf puis lui toucher les parties génitales. Commise rue Charles Panard, près du groupe scolaire Jules Ferry, cette violence n’est pas la première que Sayf a subi de la part de la BAC, et démontre la volonté d’humiliation et de domination de la part de l’institution policière sur les jeunes racisés dans les quartiers populaires. Le jeune explique que, malgré la présence de personnes aux alentours et ses demandes répétées de stopper ces gestes, les agents ont continué : « T’as pas intérêt à bouger parce que si tu bouges encore une fois tu vas bouffer le sol ».

    https://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L880xH495/9ff378e9b1b647fbde43831ad3e47e-1dc46.jpg

    #violences_policières #bac

  • Les réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans dès septembre en France, après le vote définitif du Parlement
    https://www.leparisien.fr/politique/linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-moins-de-15-ans-definitivement-adop

    Le Parlement, après un vote au Sénat et à l’Assemblée nationale, a approuvé définitivement ce mardi 21 juillet la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

    Entre deux lois scélérates, l’une pour te faire bouffer des produits phytosanitaires, et l’autre pour autoriser les flics à se faire justice, tu en as évidemment une troisième, celle pour imposer le contrôle d’identité de tous les utilisateurs de réseaux sociaux afin d’interdire aux enfants d’y participer.

    https://seenthis.net/messages/1182997

    • Oui, l’aide à mourir, ce n’est pas que je l’avais oublié, mais c’est que la liste n’en finit pas... Ce mois de juillet est tout de même particulièrement dégueulasse. Et on te dit qu’avec le RN ça sera encore pire ? Même pas certain. Car avec le RN au pouvoir les forces dites centristes se sentiront parfois obligées de faire de la résistance, contrairement à ce moment particulier que nous vivons, où elles sont aux commandes, et profitent des voix du RN pour pousser leur agenda moisi.

    • France becomes first EU country to ban social media access for under-15s
      https://www.theguardian.com/world/2026/jul/21/france-ban-social-media-access-under-15s

      France’s parliament has approved a bill banning social media access for children under 15, making it the first EU country to bar children from apps such as TikTok.

      The president, Emmanuel Macron, has championed the ban as a key reform of his final term in office and pledged to enforce it by September.

      “France is leading the way in Europe when it comes to protecting our children and teenagers,” Macron said in a video posted on social media, hailing “a major step forward”.

      On est les premiers en Europe, tu vois, derrière la Chine, la Turquie et quelques autres états progressistes.

      #age_verification #age_checking

    • D’après l’article du Guardian

      Exceptions to the ban are provided for sites such as online encyclopedias and educational platforms, and the text does not provide for any penalties for children or parents.

      Donc ici pas de problème. On est bien une « encyclopédie en ligne », hein ...

    • Bon, je crains que SeenThis ne soit lui aussi, en tant que réseau social, concerné par les opérations de vérification de l’âge.

      Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux - Dossiers législatifs - 17e législature - Assemblée nationale
      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/dossiers/proteger_mineurs_reseaux_sociaux_17e

      Texte adopté ✅
      Mardi 21 juillet 2026
      Proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, dans les conditions prévues à l’article 45, alinéa 3, de la Constitution, visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux le 21 juillet 2026, T.A. n° 339

      Texte adopté provisoire
      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17t0339_texte-adopte-provisoire.pdf

      « Section 3 bis
      « Protection des mineurs en ligne
      « Art. 6-9. – I. – L’accès à un service de réseaux sociaux en ligne fourni
      par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans.
      « Pour l’application du présent article, une plateforme en ligne et un
      service de réseaux sociaux en ligne s’entendent au sens de l’article 6.

      Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (1). - Légifrance
      https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000801164

      Article 6

      Version en vigueur depuis le 17 février 2024

      Modifié par LOI n°2024-449 du 21 mai 2024 - art. 48

      (...)

      5. On entend par “ service de réseaux sociaux en ligne ” un service défini au paragraphe 7 de l’article 2 du règlement (UE) 2022/1925 du Parlement européen et du Conseil du 14 septembre 2022 relatif aux marchés contestables et équitables dans le secteur numérique et modifiant les directives (UE) 2019/1937 et (UE) 2020/1828 (règlement sur les marchés numériques).

      Règlement - 2022/1925 - EN - EUR-Lex
      https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2022/1925/oj/eng

      Article 2

      Définitions

      Aux fins du présent règlement, on entend par :

      (...)

      7) « service de réseaux sociaux en ligne » : une plateforme permettant aux utilisateurs finaux de se connecter ainsi que de communiquer entre eux, de partager des contenus et de découvrir d’autres utilisateurs et d’autres contenus, sur plusieurs appareils et, en particulier, au moyen de conversations en ligne (chats), de publications (posts), de vidéos et de recommandations ;

    • Je n’oublie pas que rapidement après le 7 Octobre, toute une frange de la propagande négationniste pro-israélienne s’est focalisée sur l’influence néfaste que Tiktok avait sur la jeunesse occidentale. Voir Greenblatt et Hillary, qui en ont fait une priorité.

      À quoi ça sert d’avoir le réseau ultra-réactionnaire de Musk si de l’autre côté on a des réseaux où les jeunes (y compris les jeunes juifs américains) se font influencer, au point de croire qu’il y a un génocide à Gaza…

      Ce qui va dans ce sens, c’est qu’à chaque fois que Laure Miller a défendu sa loi dans les médias, elle n’a parlé que de Tiktok. Y compris pour reprocher au festival de Cannes sont partenariat avec TikTok (« une plateforme de toute évidence problématique »). Alors que le jour même de l’adoption de la loi, Macron s’empresse de l’annoncer sur un seul réseau social, le très nazi-compatible réseau X, qui ne semble donc, lui, pas assez évidemment problématique.

      –---

      [edit] La Quadrature rappelle d’autres postures rappelant que l’obsession du pouvoir réactionnaire est de contrôler l’expression politique qui rend la jeunesse indocile :
      https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

      En privilégiant une interdiction autoritaire au détriment d’une remise profonde du modèle économique basé sur la publicité, cette loi démontre qu’elle n’est qu’une énième mesure de défiance envers les jeunes. Et ce n’est pas la première fois. En 2023 déjà, lors des révoltes suite au meurtre de Nahel Merzouk, les réseaux sociaux avaient été désignés comme les responsables, permettant aux pouvoirs publics d’ignorer les causes réelles du malaise de la jeunesse. Emmanuel Macron pointait du doigt les réseaux sociaux utilisés par la jeunesse et appelait déjà à leur censure. Son gouvernement n’a pas hésité à mettre la pression sur certaines plateformes en les « convoquant » pour qu’elles retirent des contenus parfaitement légaux, en dehors de toute procédure encadrée par la loi. Puis, en 2024, lors des révoltes en Nouvelle-Calédonie-Kanaky, le gouvernement de Gabriel Attal a fait censurer Tiktok en prétextant que se trouvaient sur cette plateforme des contenus illicites. Ceux-ci sont pourtant toujours restés introuvables, et la véritable raison était que la jeunesse s’informait et s’organisait (légalement) dessus.

    • Sinon, en janvier on lisait ceci dans Médiapart :
      https://www.mediapart.fr/journal/france/250126/le-parcours-deja-mouvemente-de-la-loi-pour-interdire-les-reseaux-sociaux-a

      Une refonte substantielle de l’article principal a aussi été actée par Laure Miller. Là où le texte initial indiquait que les plateformes devaient refuser « l’inscription à leurs services des mineurs de 15 ans », la logique a été inversée : la version modifiée vise directement les particuliers et particulières et interdit aux moins de 15 ans de s’inscrire, sans rien imposer explicitement aux plateformes.

      Le Conseil d’État estime en effet que la première formulation pourrait soulever « des difficultés au regard du règlement sur les services numériques » adopté par la Commission européenne (le Digital Services Act, DSA), qui ne permet pas aux États membres d’imposer seuls de nouvelles obligations aux plateformes.

      Auquel cas pour l’instant on serait certes concernés par l’interdiction (au sens où un moins de 15 ans n’aurait pas le droit de s’inscrire), mais sans nous imposer aucune obligation, même pas de moyen, de notre côté.

    • Qu’est-ce qu’il se dit, d’ailleurs, dans les instances Mastodon (qui ont en gros le même type de souci que nous : être concerné par un loi qu’on n’aurait aucun moyen d’appliquer si on exigeait des réseaux sociaux de mettre en place elles-mêmes la vérification d’âge.) ?

    • On a quand même un gros conflit avec la Convention internationale des Droits de l’Enfant :

      Article 12
      1 l Les États parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité.
      2| A cette fin, on donnera notamment à l’enfant la possibilité d’être entendu dans toute procédure judiciaire ou administrative l’intéressant, soit directement, soit par l’intermédiaire d’un représentant ou d’un organisme approprié, de façon compatible avec les règles de procédure de la législation nationale.

      Article 13
      1l L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant.
      2l L’exercice de ce droit ne peut faire l’objet que des seules restrictions qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires :
      a - au respect des droits ou de la réputation d’autrui ; ou
      b - à la sauvegarde de la sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.

      Et surtout l’article 11 de notre Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

      Ce qui explique, à mon avis, l’insistance des macronistes à agiter l’argument de la santé mentale des enfants. Mais la démesure de la loi (interdiction pure et simple) me semble difficile à défendre si ça monte de plusieurs crans dans les tribunaux.

      Par exemple : la loi interdit explicitement à un mineur de moins de 15 ans de s’inscrire au réseau Seenthis, même avec une autorisation parentale. Au motif de la protection de la santé mentale de l’enfant. Mais à quel moment un réseau comme Seenthis aurait des mécanismes provoquant l’addiction (il n’y a pas d’algorithmes de suggestion de contenus) et mettrait en danger la santé de l’enfant.

      Par contre, arguer que Seenthis ressort de la liberté d’expression et d’accès à l’information des mineurs, ça se défend tout de même assez facilement. En 2009, le Conseil constitutionnel censurait une partie de la loi HAPODI, reconnaissant que l’accès aux services en ligne relevaient bien de l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme, et qu’il fallait donc l’intervention d’un juge pour évaluer la proportionnalité d’une décision de coupure d’accès :
      https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2009/2009580DC.htm

    • Réseaux sociaux : pourquoi l’interdiction aux moins de 15 ans ne pourra pas s’appliquer à la rentrée
      https://www.leclubdesjuristes.com/opinion/reseaux-sociaux-pourquoi-linterdiction-aux-moins-de-15-ans-ne-pou

      L’enjeu pour le texte français était en réalité de parvenir à trouver une réponse à une question par essence insoluble : comment organiser l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs si les modalités de mise en œuvre de cette interdiction ne peuvent relever du droit national ? Le législateur, mué en Don Quichotte, se battait contre des moulins à vent : le droit national peut formuler l’interdiction, mais toute obligation créée à la charge d’une plateforme empièterait de facto sur la compétence européenne. En d’autres termes, le législateur peut affirmer la fin, mais ne peut proposer aucun moyen pour atteindre celle-ci. Le texte du 21 juillet, qui se borne à affirmer que « L’accès à un service de réseaux sociaux en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans », traduit malheureusement cette situation inextricable. Dépouillé de tout ce qui faisait son essence, il est réduit à une affirmation de principe qui demeure sans portée pratique, faute de mécanisme adossé. L’écho de la loi Marcangeli, qui posait la majorité numérique et qui est restée lettre morte pour les mêmes raisons, résonne incontestablement ici. Même la saisine du Conseil constitutionnel, annoncée par des parlementaires, ne présente plus les enjeux qu’elle présentait hier : si une telle saisine aura certes pour effet de retarder l’entrée en vigueur du texte, la réponse apportée par le Conseil sera de toute façon dépourvue de véritable effet à court terme, puisque celle-ci est dépourvue de tout élément permettant sa mise en œuvre effective. En d’autres termes, soit le Conseil conclut à l’inconstitutionnalité et la disposition ne pourra pas entrer en vigueur, soit il conclut à sa constitutionnalité, et c’est en tout état de cause une disposition sans effet sur le plan du droit qui sera consacrée. Pour le comprendre, il suffit de se poser une question simple : que faire, à compter du 1er septembre, si un mineur de quinze ans accède à un réseau social ? La loi telle qu’adoptée, est désormais muette sur ce point crucial. À cet égard, le communiqué de presse du Sénat, dont il faut saluer l’honnêteté et la clarté, vient conforter l’analyse que nous avions proposée, en énonçant que « l’interdiction concerne les mineurs eux-mêmes, sans sanction à leur encontre ». On ne saurait être plus clair.

    • En l’état des réflexions, il sera intéressant de voir la réaction des plateformes internationales. Si elles font du zèle, en imposant la vérification d’identité, elles alimenteront le narratif selon quoi ce mouvement international pour la vérification de l’âge n’est qu’un prétexte pour imposer aux utilisateurs de donner leurs données personnelles et favoriser le profilage et la surveillance.

      À suivre...

    • Qui dit vérification de l’âge dit vérification de l’identité. Quel genre de documents faudra-t-il fournir comme preuve de l’âge ? Cela aura-t-il un effet rétro-actif, c’est à dire que les déjà inscrit·es devront elleux aussi fournir une preuve ? Ce qui entraînerait de fait la fin de l’anonymat en ligne. Ceci dit, avec l’adresse IP du terminal qu’on utilise, l’anonymat n’existe pas.

    • Éléments de réponse :

      Un danger illégal pour l’internet décentralisé

      Parce que c’est sur les réseaux sociaux que reposera la charge d’empêcher les jeunes d’accéder à leurs services, cette loi va transformer encore plus les plateformes en auxiliaires de police. Elle met en cela en danger l’internet décentralisé, auto-hébergé, géré par des petits collectifs avec peu de moyens. Puisque les réseaux sociaux alternatifs et non-commerciaux comme les instances Mastodon ou Peertube sont concernés par cette obligation d’empêcher les jeunes de moins de 15 ans d’accéder à leurs services, ils devront eux aussi s’équiper de ces lourdes infrastructures de surveillance (se connecter aux services de l’État pour permettre une authentification par identité numérique, ou payer un prestataire de vérification des papiers ou d’estimation d’âge). Au risque de disparaître tant cela est incompatible avec le modèle économique, souvent basé sur le don, de ces réseaux alternatifs.

      https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

  • Le Parlement vote l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans
    https://www.laquadrature.net/2026/07/22/le-parlement-vote-linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux-jeunes-de-moin

    L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté ce 21 juillet la proposition de loi de la députée Laure Miller interdisant aux mineur·es de moins de 15 ans d’accéder aux réseaux sociaux. Ce texte, qui veut…

    #Données_personnelles #Surveillance

  • Des VPN et autres solutions pour contourner la #censure :

    Contourner la censure internet : le guide complet
    https://webologie.me/contourner-la-censure-internet

    Dans notre article précédent — VPN : l’Europe veut savoir qui vous êtes — nous avions analysé ce qui se joue vraiment derrière ProtectEU, les ambitions de la ministre Le Hénanff et la loi danoise qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026. Nous avions conclu ainsi :

    « Il existe des alternatives qui résistent structurellement au contrôle. Webologie y reviendra très prochainement. »

    C’est cet article.

    Il ne s’agit pas d’un guide pour contourner les lois françaises — qui, rappelons-le, n’interdisent aujourd’hui ni les VPN ni aucun des outils présentés ici.Il s’agit d’un inventaire complet, factuel et sourcé, de tout ce qui existe pour contourner la censure internet et maintenir un accès libre et privé— aujourd’hui, et si les textes réglementaires en préparation venaient à s’appliquer demain.

    #cyber-surveillance

  • Crise dans l’édition indépendante : menace sur la diffusion de la pensée marxiste
    https://www.revolutionpermanente.fr/Crise-dans-l-edition-independante-menace-sur-la-diffusion-de-la

    « Nous appelons à un soutien massif, sans lequel beaucoup de maisons d’éditions indépendantes risquent de mourir d’ici à la fin de l’été ». Depuis début juillet, les communiqués de maisons d’éditions indépendantes qui alertent sur un risque de faillite se multiplient. En cause, la situation financière du distributeur Makassar. Fondé en 1995, ce distributeur indépendant, d’abord spécialisé dans la bande dessinée, est devenu, grâce à son partenariat de diffusion avec Hobo, un acteur important pour l’édition critique et radicale. Il gérait jusqu’à aujourd’hui près de 400 maisons d’édition, de taille et de poids divers. Dans un communiqué commun, les éditeurs alertent : « à l’heure où nous écrivons ces mots, nous n’avons pas touché les recettes des ventes de nos livres en librairies depuis six mois, voire davantage, à cause des retards de paiement de factures qui risque de n’être jamais honorées. Pour les petites structures indépendantes à la trésorerie fragile que nous sommes, ce serait un coup de grâce. »

    Lectrices et lecteurs l’ignorent souvent, mais, comme le rappelle Frantz Olivié, éditeur d’Anacharsis et auteur d’un récent ouvrage chez Anamosa, Édition, la distribution est « au centre du paysage éditorial ». « Elle est le point de convergence non seulement de la circulation des flux physiques des ouvrages, mais aussi des flux financiers qui accompagnent ces mouvements, poursuit-t-il, autrement dit, elle maîtrise une part massive, décisive, du système de facturation de l’édition ». L’effondrement d’un distributeur est donc une catastrophe pour les petits éditeurs indépendants, dont les modèles sont souvent fragiles face aux grands groupes du secteur.

    https://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L880xH495/a752a0b9b59f0c4c6b2b417dd79e25-6f521.jpg?1783765315

    #livres #édition #librairies

  • Réparer l’invisible
    https://www.visionscarto.net/reparer-invisible

    Cette carte brodée fait partie de la pratique Réparer l’invisible, conçue par Ivana Müller et moi-même à Ljubljana, puis développée à Grenoble en collaboration avec les artistes Gabrielle Boulanger, Jérémy Damian et Ramon Lima. Nous envisageons cette pratique comme un ensemble d’actes collectifs de réparation, par lesquels nous restaurons, renforçons, écoutons, prenons soin et réinventons nos biens communs. Par la broderie et le récit, nous créons des connexions entre des lieux où se sont (…) Billets

    #Billets_

  • Inde : Un youtubeur emprisonné en vertu de la loi antiterroriste, accusé de promouvoir le maoïsme – Secours Rouge
    https://secoursrouge.org/inde-un-youtubeur-emprisonne-en-vertu-de-la-loi-antiterroriste-accuse-

    Bachalakuri Joseph, connu sous le nom de Prasanna Ravan sur YouTube, a été placé en détention provisoire jusqu’au 18 juillet après son arrestation dans l’État de l’Andhra Pradesh en vertu de la loi antiterroriste UAPA. La police l’accuse de promouvoir l’idéologie maoïste et d’inciter les jeunes à rejoindre le Parti communiste d’Inde (maoïste), organisation interdite. Les autorités affirment avoir retrouvé sur son téléphone des contenus liés au mouvement maoïste et reprochent également certaines de ses déclarations lors d’une réunion de chrétiens dalits à Eluru.

  • Enfants réunionnais exilés de force dans la Creuse : la loi de réparation (enfin) adoptée par le Parlement - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/politique/assemblee-nationale/enfants-reunionnais-exiles-de-force-dans-la-creuse-la-loi-de-reparation-enf

    Une profonde injustice enfin reconnue. Le Parlement a définitivement adopté, mardi 16 juin avec un dernier vote de l’Assemblée nationale, la proposition de loi de la députée du groupe GDR (communistes et ultramarins), Karine Lebon, de réparation au bénéfice des plus de 2000 mineurs réunionnais arrachés à leurs terres et déplacés vers l’Hexagone entre 1962 et 1984.

    Plus d’un demi-siècle plus tard, c’est en présence d’une délégation de rescapés et d’associations les défendant que le texte de l’élue réunionnaise a été approuvé. Il prévoit notamment la création d’une commission pour la mémoire, l’institution d’une journée nationale d’hommage le 18 février et l’ouverture d’un droit à réparation sous forme d’allocation forfaitaire versée par un fonds mis en place par l’État.

    « Le choix d’ouvrir un droit à réparation n’est pas une consolation mais une reconnaissance nationale, avait expliqué Karine Lebon, lors d’un premier vote en début d’année. Réparer ne signifie pas tourner la page, mais rendre ce qui peut l’être. »

  • La France a lancé son Google Maps, et il montre des choses que Google ne vous montre pas
    https://www.mac4ever.com/divers/196897-la-france-a-lance-son-google-maps-et-il-montre-des-choses-que-googl

    L’IGN a mis en ligne le 25 juin cartes.gouv.fr, un service public de cartographie appelé à remplacer le bon vieux Géoportail, dont la fermeture est prévue pour septembre. Adresses, photos aériennes, cadastre, vues immersives façon Street View, le tout sans passer par une plateforme étrangère. Voilà qui mérite le coup d’œil.

    Bien plus qu’un simple fond de carte

    Là où Google Maps vous montre surtout la route et les commerces, cartes.gouv.fr ouvre les coulisses du territoire. Le site rassemble plus de 1 100 couches d’informations, du cadastre aux forêts en passant par les risques naturels, l’urbanisme, les énergies renouvelables, les photos aériennes et même de vieilles cartes historiques. Vous pouvez chercher une adresse, mesurer une distance ou une surface, calculer une altitude, afficher une zone selon le temps de trajet, superposer plusieurs cartes, annoter, partager ou exporter le résultat. Et c’est gratuit. C’est l’outil du curieux qui veut vraiment comprendre ce qu’il y a sous ses pieds, parcelle par parcelle.

    Une alternative française à Street View

    La vraie nouveauté, c’est l’arrivée des vues immersives directement intégrées au site, via le service Panoramax. L’idée, proposer une alternative libre et gratuite aux balades à 360 degrés de Google Street View, sans la collecte de données qui va avec. Au passage, cartes.gouv.fr unifie une galaxie de services jusqu’ici éparpillés, comme geoportail.gouv.fr, geoservices.ign.fr ou l’espace collaboratif de l’IGN, désormais regroupés sous une seule adresse. Plus besoin de jongler entre cinq sites.

    Pourquoi l’État s’y met maintenant

    Derrière ce lancement, il y a une vraie question de souveraineté. Selon un sondage Ipsos BVA réalisé pour l’IGN, 87 % des Français estiment essentiel ou important que l’État développe et gère ses propres outils cartographiques, sans dépendre des géants étrangers. Et ils n’ont pas tort. Quand on sait à quel point les cartes sont devenues stratégiques, de l’aménagement du territoire à la gestion des catastrophes, on comprend que la France préfère garder la main plutôt que de tout confier à une multinationale. Le Géoportail, lui, tirera sa révérence en septembre.

    On en dit quoi ?

    Cartes.gouv.fr ne remplacera pas Google Maps pour aller au restaurant ou suivre un itinéraire en voiture, il n’y a ni guidage vocal ni avis clients, et ce n’est pas son but. Mais pour qui veut fouiller son territoire, comparer des photos aériennes ou vérifier une parcelle, c’est une mine d’or entièrement gratuite. Savoir que ces données restent françaises et publiques, à l’heure où tout se privatise, c’est franchement une bonne nouvelle.

  • Inacceptable, la sanction de l’Université Lyon 2 contre Julien Théry porte un coup majeur à la liberté des universitaires

    Le 24 juin 2026 l’université Lumière Lyon 2 affichait la décision disciplinaire qui frappe un de ses enseignants, Julien Théry : 18 mois de suspension d’exercice sans traitement.
    Julien Théry, professeur d’histoire et chercheur respecté, en France et à l’étranger, pour ses travaux sur le Moyen Âge, était accusé d’antisémitisme ; il est cependant sanctionné non à ce titre, mais pour avoir nui à l’image et au fonctionnement de son université de rattachement. Les faits qui lui sont imputés n’ont pas eu lieu dans ledit établissement, et le contenu des cours de J. Théry n’est nullement en cause : on reproche à l’enseignant ses interventions à titre personnel sur les réseaux sociaux, et comme animateur sur des médias militants classés à gauche. À la suite d’autres intellectuels, Julien Théry s’est ainsi volontairement exposé et rendu vulnérable pour des causes qu’il a estimées juste de défendre, telle que celle des Palestinien·nes.
    https://framaforms.org/inacceptable-la-sanction-de-luniversite-lyon-2-contre-julien-thery-porte

    ***

    Dans une tribune, plus de 200 universitaires apportent leur soutien à l’historien Julien Théry, suspendu 18 mois de ses fonctions. Ils estiment que cette décision crée un précédent inquiétant pour l’ensemble de l’enseignement supérieur.
    https://regards.fr/tribune-inacceptable-la-sanction-de-luniversite-lyon-2-contre-julien-thery-p

  • Le nouveau placard : a-t-on encore la permission d’être gay à l’époque du « queer ? | « TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2026/06/29/le-nouveau-placard-a-t-on-encore-la-permission-detre-gay-a-lepoqu

    Pendant des décennies, les personnes gays et bisexuelles, hommes et femmes confondus, ont défendu une idée simple : l’homosexualité est l’attirance pour les personnes du même sexe, et cette réalité ne devrait être ni punie, ni cachée, ni pathologisée. Le mouvement LGB est né pour protéger cette expérience, affirmer sa légitimité et exiger que personne n’ait à demander la permission ni à s’excuser d’être attiré·e par des personnes du même sexe.
    Cependant, une partie du discours dominant lors de la Marche des Fiertés s’est éloignée de ces fondements. Aujourd’hui, l’accent n’est plus tant mis sur la défense de l’orientation sexuelle que sur un langage d’identités, d’autodéfinitions et de catégories de plus en plus instables.

    #lgbt #queer #féminisme

  • Reportage « Ce n’est pas un crime d’installer une piscine pour les enfants » : à Clermont-Ferrand, indignation après que la police a démonté un bassin en pleine canicule
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/ce-nest-pas-un-crime-dinstaller-une-piscine-pour-les-enfants-a-clermont-f

    Tchiki, 23 ans, bob bleu vissé sur la tête, raconte pour le groupe. « On s’est cotisés, on est une dizaine. On a acheté une piscine chez Action, 140 euros. » A côté de lui, un jeune en débardeur précise : « On a mis 10 ou 15 euros chacun, ce qu’on pouvait, pour les petits. » La veille de l’intervention policière, une première tentative avait déjà tourné court. « La police est passée, ils ont mis un coup de couteau dedans. Elle s’est vidée, on ne pouvait pas la réparer. »