alimielle

Les filles sages finissent au paradis, les autres vont où elles veulent.

  • Libres ! - Culture et pop | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-020447/libres
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/RC-020447/1920x1080

    La fellation est le ciment du couple, la bisexualité féminine est devenue swag, le sperme améliore l’éclat du teint... : nous sommes submergés d’injonctions, d’idées reçues et de représentations ultra-normées. Stop aux diktats sexuels ! Avec Libres !, Ovidie et Sophie-Marie Larrouy proposent de faire ce qu’on veut, comme on veut et surtout uniquement si on veut. D’après la bande-dessinée « Libres ! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels » de Ovidie et Diglee

    https://www.youtube.com/playlist?list=PL8Ax_z5vzflwj0j5lRtdrptYTxiciDrOg

    #libres #sexualité #femmes

    Petite série d’animation (dessinée à Angoulême) https://www.magelis.org/la-web-serie-libres-a-decouvrir-sur-arte

    Dans Libres ! — Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels, paru en 2017 aux éditions Delcourt, Ovidie et Diglee rappelait un point fondamental : en matière de sexe, les femmes doivent pouvoir décider ce qu’elles font de leurs corps, un point c’est tout. Cette websérie, réalisée par Ovidie et Josselin Ronse d’après le livre, vient porter ce message sur arte.tv, YouTube, Facebook et Instagram.

    Réalisée par Ovidie et Josselin Ronse d’après des illustrations de Diglee, Libres ! traite avec humour et tendresse de sexualité, sans fausse pudeur ni censure. Pour cette adaptation, Ovidie a fait appel à la comédienne et journaliste Sophie-Marie Larrouy.

    10 épisodes de 3 minutes 30 sont à découvrir sur le site d’Arte depuis le 27 janvier 2021

  • Pratiques - Vieillir vivant
    http://www.vivelasociale.org/les-emissions-recentes/163-pratiques-vieillir-vivant

    « Vieillir vivant » est le thème du dernier numéro de la revue Pratiques, dont certains des sujets abordés sont repris ici dans une discussion libre entre certains des contributeurs : comment vieillit-on dans notre société, comment les vieux sont-ils traités, et notamment comment l’ont-ils été cette dernière année sous la menace du Covid ; mais aussi comment l’ont été les soignants et les personnels des Ehpad.

    S’y mêlent aussi des considérations sur l’âge et sur la mort, sur le langage utilisé pour parler de la vieillesse, sur les inégalités sociales qui sont en toile de fond, sur les discriminations liées à l’âge...

    http://www.vivelasociale.org/images/emission-radio-vive-la-sociale/2021/21-02-18-vls-pratiques-vieillier-2.mp3

    #audio #radio #vieillir #vieillesse #âgisme

  • FAG. Les mains dans l’asso - RADIORAGEUSES
    http://www.radiorageuses.net/spip.php?article1237

    Cette émission est née d’un atelier autour du travail associatif qui a eu lieu aux Rencontres des Radios Libres de l’été 2020. [...]

    On a participé à un atelier proposé par Flo. Le thème, on vous le donne en mille c’était… le travail associatif !

    Tou.tes les trois, on a en commun d’avoir travaillé ou d’avoir envie de travailler dans le milieu associatif, et surtout de faire de la radio dans des radios associatives.

    On avait envie de faire un compte-rendu de cet atelier qui a de la gueule.
    Parce qu’on évolue dans des milieux anarchistes ou d’extrême gauche où une des bases est l’abolition du salariat, ce qui laisse peu de place pour penser le travail quand on y est confronté ;
    parce qu’on est tou.tes les trois précaires, et que parfois on a besoin de thunes ;
    parce qu’on est tou.tes les trois en lutte contre ce monde de merde, et que travailler dans des assos, ça nous parait souvent moins pire que travailler ailleurs, parce que parfois on en doute ;
    parce que certaines d’entre nous ont eu de sales expériences de salariées associatives ; parce que tou.tes on a des gens autour de nous pour qui le travail associatif c’est la cata ;
    parce qu’on a tou.tes les trois envie de questionner les contextes dans lesquels on vit ; parce que touts les trois on est impliqué.es dans des radios associatives avec des salarié.es et qu’on peut pas vraiment ignorer ce qui s’y passe.

    https://rdzh.poivron.org/210208_FAG_travail-associatif_radio.mp3

    #audio #radio #association #associatif #travail #salariat #capital

  • #15 - Consommer autrement ? Les marchés alternatifs chinois - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=w_gw6hn_FWc

    10-15 minutes où je rends compte d’un article scientifique récemment paru dans une revue en sciences humaines et sociales.

    L’article original :

    I-Liang Wahn, « The Organization of Practices for Instituting Economic Processes : Alternative Food Networks in Beijing », Cultural Sociology, 2020, p. 1749975520935756.

    #consommation #chine

  • Dessins, histoires, chansons…Les actes de soin des enfants – Mondes Sociaux
    https://sms.hypotheses.org/27119

    Que font les enfants avec leurs dessins, leurs jeux, leurs chansons ? Quelle place donner à leurs créations ? Comment réparent-ils le monde en imaginant des scénarios alternatifs, en pratiquant le « soin imaginal » ?

    Le monde de l’enfance fait l’objet de travaux importants dans tous les domaines du savoir, sans être cantonné au développement cognitif. Anthropologue de la santé à l’Université Washington à Saint-Louis, Jean Hunleth se penche notamment sur les dessins d’enfants zambiens, dont les parents sont malades, atteints par le VIH ou la tuberculose. Elle montre que les enfants font un usage inédit de leurs dessins pour échapper aux situations présentées comme inéluctables.

    Jean Hunleth cite, entre autres, l’exemple de la petite Abby, une enfant de 10 ans dont la mère vient d’apprendre qu’elle est atteinte de tuberculose. Réunie autour d’elle, la famille élabore une stratégie pour faire face à cette annonce, sans les enfants. L’anthropologue trouve la petite Abby dans sa chambre, dessinant une marmite, un livre d’école, une bouteille de bière et une orange. Ces objets renvoient respectivement à sa volonté de faire à manger à sa mère, de continuer à aller à l’école, aux problèmes d’alcoolisme de son père et à un cadeau onéreux qu’elle adresse à sa mère.

    Si l’enfant est consciente des limites de son contrôle sur la situation, elle cherche néanmoins à participer au soin de son parent, même exclue des décisions. L’anthropologue mentionne également un atelier théâtral qu’elle avait organisé, où des enfants d’une zone pauvre (Lusaka) devaient s’imaginer soigner une personne malade. Leurs saynètes révèlent la parfaite conscience des enfants de la situation sanitaire en Zambie, où le personnel soignant manque et où les patients sont renvoyés chez eux avec de simples médicaments.

    Comment qualifier ces actes ? Jean Hunleth forge le concept de « soin imaginal » pour en rendre compte. Elle désigne ainsi la capacité des enfants à mobiliser des ressources (dessins, comptines, jeux, etc.) pour agir sur le monde, le pointer du doigt, faire bouger les lignes grâce à des êtres situés entre le réel et l’imaginaire, qui permettent de communiquer avec les adultes.

    https://www.youtube.com/watch?v=v5TRqHKVnQ8

    #soin #enfants #imaginaire #thérapie #art #dessin

  • #Meghan_Murphy : « L’identité de genre invisibilise le patriarcat » suivi d’une : Tribune collective sur les agressions contre des lesbiennes
    https://tradfem.wordpress.com/2021/04/18/meghan-murphy-lidentite-de-genre-invisibilise-le-patriarcat-aussi

    Un problème majeur avec ce projet de loi est qu’il propose de modifier quelque chose d’aussi important que la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel pour inclure quelque chose qui n’est même pas définissable.

    Selon le ministère de la justice canadien et le Code des droits de la personne de l’Ontario, « l’identité de genre » est définie comme « l’expérience intérieure et personnelle que chaque personne a de son genre ».

    Mais cette définition n’appréhende pas correctement ce qu’est le genre. Le genre ne se réfère pas à une expérience intérieure ou personnelle – c’est une construction sociale. Il est le moyen de renforcer les stéréotypes et l’oppression des hommes sur les femmes. Les stéréotypes de genre n’ont rien à voir avec le sexe biologique mais plutôt avec la définition de la masculinité et de la féminité.

    Il y a un siècle, le système de genre dictait que les femmes ne devaient pas voter ou être considérées comme des personnes à part entière selon la loi canadienne. Il stipule que les hommes seraient intrinsèquement violents, agressifs, indépendants, affirmés et rationnels alors que les femmes seraient intrinsèquement passives, délicates, maternelles, irrationnelles et émotives. Ces idées ont été réfutées, grâce en grande partie au mouvement féministe. Cependant, aujourd’hui, en créant et défendant l’idée que l’on peut avoir une « identité de genre » personnelle, nous régressons. Personne ne nait avec un « genre ». Nous naissons avec un sexe biologique masculin ou féminin et le genre nous est imposé par la socialisation. Les femmes ne se reconnaissent pas en tant que telles parce qu’elles portent des hauts-talons ou qu’elles aiment le rose, elles se reconnaissent en tant que femmes parce qu’elles sont de sexe biologique féminin.

    Traiter le genre comme s’il s’agissait d’un choix intérieur ou individuel est dangereux car cela occulte complètement comment et pourquoi les femmes sont opprimées, en tant que classe, sous le patriarcat.

    Traduction française par Céline Piques, relecture par Claire Bouet.
    [1Centre de soutien et d’hébergement pour les victimes de viols.
    http://feministoclic.olf.site/lidentite-de-genre-invisibilise-patriarcat-meghan-murphy

  • Salaire unique ou « salaire au besoin » : une coopérative boulangère repense la notion de rémunération - Basta !
    https://www.bastamag.net/salaire-au-besoin-egalite-salariale-alternative-cooperative-Scop-boulanger

    Une boulangerie en coopérative a imaginé une façon inédite de concevoir sa grille salariale, en expérimentant le « salaire au besoin » Après six mois de fonctionnement, les salariés livrent un premier bilan contrasté, étonnant et riche d’enseignements.

    Que doit rémunérer le salaire ? La stricte part de l’effort productif ? Ou bien doit-il intégrer les conditions sociales d’existence du travailleur ? C’est à ces questions, pour le moins fondamentales, auxquelles des boulangers grenoblois se sont frottés. Ils ont eux-mêmes tenté une expérimentation inédite : le « salaire au besoin ».

    Jusqu’alors, la boulangerie Le Pain des Cairns – une coopérative ouvrière – fonctionnait sur un principe simple : le salaire unique. Tous les salariés y travaillent à la fois comme boulanger et comme vendeur, chacun étant appelé à effectuer les mêmes tâches – en proportions égales, autant que possible – assurant ici le service au comptoir, là différentes missions administratives, quand les mains ne sont évidemment pas occupées à préparer le levain ou à surveiller la cuisson. Chacun des boulangers coopérateurs touchait donc le même salaire, 1600 euros net, auquel s’ajoutent diverses primes au cours de l’année.

    #boulangerie #coopérative #SCOP #autogestion #revenu #salaire

    • À sa façon, la coopérative boulangère rejoue les grands débats sur la valeur du travail, mais se refuse à les trancher. « Dès lors qu’on essayait de « factualiser » tout ça dans une grille, ça bloquait. C’était trop contradictoire avec notre approche des choses » abonde Myriam, 32 ans. C’est ainsi que surgit l’idée de renverser la perspective, en dissociant les tâches accomplies de la rémunération obtenue. Autrement dit, décorréler le salaire du travail, en ne se focalisant plus sur la production et l’activité exercée, mais plutôt sur les besoins revendiqués du salarié. Le nom en découle naturellement – le « salaire au besoin » – sans qu’il ne soit inspiré d’aucune théorie ou expérience particulière. Le collectif établit pour cela son propre mode d’emploi et ses propres règles, le temps d’une expérimentation fixée à six mois à partir d’octobre 2020.

    • Si le principe du salaire unique apparaît bel et bien séduisant pour ce qu’il incarne comme valeur d’égalité, le vécu commun de cette boulangerie raconte aussi qu’il ne permet pas certaines solidarités – en l’occurrence, à l’égard de l’âge et d’une situation familiale, mais il pourrait en être de même vis-à-vis de problématiques de santé ou de handicap. Alors, salaire unique versus salaire au besoin, et si la « vérité » était entre les deux ?

      Il y a une autre question qui n’est pas abordée : et si ce n’était PAS à l’activité précise de la personne qui a ces besoins de le prendre en charge ?

      En effet, là illes font des expérimentations légitimes, car la société générale dans laquelle illes vivent ne prend pas en charge, ou mal, ces besoins. Du coup illes se rabattent sur l’entreprise où illes travaillent pour cela. C’est légitime sur le cours terme, car c’est uniquement sur ça qu’illes ont la main !

      Mais… c’est le principe de la sécu à la base : ça ne devrait surtout pas être propre à telle entreprise, mais mutualisé (et donc lissé) sur beaucoup plus de monde. Pas forcément un pays entier d’ailleurs, on peut très bien imaginer des expériences de sécu à échelle communale, régionale…

      À partir du moment où ces besoins courants et qui peuvent toucher tout le monde (enfants, maladie, chômage, etc), sont pris en charge « par la communauté » plus généralement (pays ou région ou commune, ce sont des choix très différents mais en tout cas : pas dans chaque entreprise !), et bien à l’intérieur même de telle entreprise (ou service public), le salaire peut bien rester au salaire égal.

  • Existe-t-il un rire à la française ? - Ép. 1/4 - Histoire du rire
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/histoire-du-rire-14-existe-t-il-un-rire-a-la-francaise

    Existe-t-il un rire à la française ? Le 10 novembre 1894 paraît le premier numéro de l’hebdomadaire « Le Rire » : quel titre ! Le journal justifie son choix : "Le Rire a pensé que son titre était le meilleur des programmes et il remplacera les promesses habituelles – qu’il tiendra sans avoir besoin de les faire – par une proposition de nature à plaire à ses lecteurs". Le journal lance un appel à contributions avec les deux thèmes favoris des humoristes : « L’AD-MI-NI-TRA-TION : cette inépuisable source de gaîté et notre belle-mère à tous ». Administration et belle-mère seraient-elles les deux mamelles d’un rire à la française ? (Xavier Mauduit)

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2021/03/df80e040-ca4f-4ee6-b988-8412b4b62449/838_cdh_2903.webp

    #radio #audio #podcast #rire #humour

  • Droit à l’image !!!! | Paris (2015-2020) photographié par Gilles D’Elia
    https://www.droitalimage.org

    En 2015, l’Observatoire de l’image constatait combien l’exposition Paris Magnum révélait l’ampleur des ravages du droit à l’image : « les parisiens ont disparu des photographies de rue pour laisser place à des ombres, des dos ou des flous artistiques savamment travaillés pour éviter tout procès lié au droit à l’image ».

    Depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, je me suis consacré à photographier précisément ces ravages. Comme ce portfolio était une réponse à ce constat, je l’ai entièrement réalisé à Paris – sans doute la ville la plus photographiée au monde, et peut-être celle qui a fait le plus mentir la photographie.

    Je n’ai pas voulu tricher, je n’ai pas voulu laisser place à des ombres, des dos ou des flous artistiques ou bien photographier les sujets dans une posture qui cacherait accidentellement leur visage... au contraire, j’ai photographié la racine du mal : documenter le droit à l’image, c’est documenter la vie contemporaine.
    Je voulais d’abord prouver que, sans montrer les personnes, on peut encore photographier leur activité sociale avec autant d’acuité que jadis. Cela aurait pu être une consolation, ce fut tout le contraire : en photographiant non plus les gens mais les signes de leur activité et de leur vie, j’ai compris que les ravages du droit à l’image dépassent la photographie et sont inhérents aux ravages provoqués par l’avènement d’un nouveau monde, dans lequel le terrien laisse la place au smartien – qui se déplace dans les artères d’une smart-city bondée d’espaces de coworking où il pourra télétravailler, smartphone à la main. Il faut donc lui réaménager la ville, et l’on verra comment Paris est devenu un gigantesque chantier qui prépare un espace fait sur-mesure pour des humains de moins en moins photographiables car de moins en moins humains.

    Et paradoxalement, plus le smartien fait valoir jalousement son droit à l’image, plus il s’expose en selfie sur les réseaux sociaux. Mais ce n’est pas illogique : sa propre image devient peu à peu sa plus précieuse propriété, puisque c’est à travers la diffusion de celle-ci qu’il se valorise sur le marché. On peut donc comprendre pourquoi il revendique désormais fébrilement l’exclusivité de distribuer son image.
    Ce travail voudrait enfin montrer, jusqu’à l’absurde, l’ultime paradoxe du droit à l’image : même en me refusant à publier le moindre visage, le moindre être humain, je n’avais peut-être pas le droit de photographier, sur un abribus, le plan RATP de Paris brûlé lors d’une manifestation des Gilets jaunes, ni l’affiche d’une exposition présentée par la municipalité, ni ce numéro de téléphone sur la devanture d’un salon de massage, ni telle ou telle affiche publicitaire, encore moins cette œuvre de Jeff Koons, ce portrait de Marilyn Monroe, ou cette célèbre image de Garry Winogrand. En fait, l’observateur attentif remarquera que de nombreuses images de ce portfolio sont potentiellement illégales.

    Autrement dit : en photographiant les signes de l’activité humaine, sans même photographier les humains, je photographie forcément des choses que je n’ai pas le droit de reproduire. Et nous touchons ici au cœur du problème : leur droit à l’image ne connaîtra aucune limite, revendiquant au final une pratique photographique qui ne racontera plus rien, une image privée du sens.

    Droit à l’image !!!! – quatre points d’exclamation : pour opposer notre droit à l’image au leur. Pour clamer que nous avons le droit de capturer des images, avec ou sans visage, de raconter des histoires en montrant nos images, et d’être les témoins, à travers la photographie, de l’Histoire.

  • Le train gratuit pour les 18-26 ans en Occitanie, ça commence ce samedi ! - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2021/04/02/le-train-gratuit-pour-les-18-26-ans-en-occitanie-ca-commence-ce-samedi-946

    Cette gratuité sera progressive. Les cinq premiers allers-retours sont proposés à moitié prix. Les cinq billets suivants seront entièrement gratuits. « Le principe est simple, plus je voyage, plus je crédite mon compte mobilité, moins je paie jusqu’à la gratuité totale de mois en mois », avait expliqué la présidente de région Carole Delga, en annonçant la gratuité, lors de la visite de la Safra à Albi en février dernier.

  • Pour une éducation populaire féministe - Les mots sont importants (lmsi.net)
    https://lmsi.net/Pour-une-education-populaire-feministe

    - Suite au groupe non-mixte qui avait eu lieu sur le muret, il y a eu une grosse réponse de condamnation et d’agressivité des collègues masculins. J’ai dû passé 12 heures de train à justifier ce choix-là. Il a fallu répondre à tous les collègues du Pavé un à un. Il y a eu une réponse très agressive dans certaines équipes : 10 femmes assises pendant une demi-heure pour parler de leur condition, ça crée un vent de protestation, et y compris de la part d’autres femmes
    Quelles ont été les étapes pour en arriver à « travailler » cette agression sexuelle ? Vous parliez de tentatives d’étouffement.

    – Oui. Pour la majorité de nos ex-collègues, l’agression sexuelle qui a eu lieu pendant la fête à conflit n’a jamais été un analyseur pour aller vers de la transformation de pratique, avec du droit, comme nous on a pu l’imposer après dans le travail, notamment du bouquin. Les démarches ont été : d’isoler et d’individualiser, voire d’incriminer l’agressée. Et il ne fallait surtout pas relier ce qui s’était passé à tous les rapports de genre.

  • « Avoir un comportement à changer, c’est un luxe de la classe moyenne blanche ». https://www.liberation.fr/idees-et-debats/opinions/dans-nos-comportements-bah-ouais-20210331_7SMCRSHWYVGPLKU7HFEZ5PDJAY

    « L’épidémie dépendra de nos comportements » : voilà un constat raisonnable et banal. On le retrouve en version autoritaire ou bienveillante chez Boris Johnson, le préfet Lallement et mille autres experts et commentateurs. Il y a pourtant quelque chose qui cloche dans ce cliché, quelque chose de bête et de tragique, auquel il faudrait pouvoir répondre sans passer par un autre poncif, celui des fins limiers de la critique du néolibéralisme : « Vous, les politiciens, individualisez les responsabilités pour échapper aux vôtres. » Alors que nous avons enfin en France un message de santé publique potable (« dehors en citoyen, chez moi avec les miens »), la question mérite mieux : d’où vient cette évidence, selon laquelle la lutte contre une épidémie passe par les « comportements individuels » ? Et qu’est-ce que cette « brique » de bon sens, comme aurait dit Roland Barthes, nous empêche de comprendre ?

    La vision comportementale de la santé publique naît au début du XXe siècle, quand la Fondation Rockfeller invente aux Etats-Unis une forme d’évangélisme sanitaire, avec conférences itinérantes et visites à domicile, pour éduquer les pauvres, changer leurs comportements et vaincre les épidémies. Le modèle est exporté dans le monde entier. En France (pays arriéré en santé publique comme chacun sait), c’est la Rockfeller qui orchestre les débuts de la lutte contre la tuberculose en 1918, faisant de « l’éducation sanitaire » une affaire de slogans moralisateurs (« C’est un malin… il dort la fenêtre ouverte ») conçus par des professeurs de médecine bedonnants et paternalistes – Simone Veil modernisera tout cela dans les années 70 en important au ministère de la Santé les méthodes du marketing pour professionnaliser la conception et l’évaluation des campagnes.

    Le choc du sida, à partir des années 80, marque à la fois l’apogée et l’échec de ce modèle. L’idée que les comportements sexuels sont l’explication de l’épidémie et une cible prioritaire pour la contrôler semblent aller de soi. Une fois les attitudes des populations bien décrites, des campagnes d’éducation permettront d’informer les individus et de les débarrasser de leurs croyances erronées ; ils adopteront alors les bons comportements et adieu le virus. La baisse relative de la prévalence chez les gays dans les années 90 et l’adoption massive du préservatif confirment les attendus du modèle, tout comme, en négatif, l’explosion de l’épidémie en Afrique, que les experts perçoivent comme une terre de superstitions à éduquer de toute urgence (je vous épargne le florilège du racisme savant de l’époque).

    L’édifice théorico-politique se fissure pourtant dans les années 2000 : comment expliquer, non seulement que l’Afrique soit si touchée par l’épidémie (ce que le cliché sur l’insouciance sexuelle des Africains explique sans peine), mais surtout qu’elle le soit de manière si hétérogène ? En 2004, la première enquête épidémiologique à essayer d’y répondre sérieusement compare, à partir d’un échantillon aléatoire de 8 000 personnes, quatre villes du continent touchées très différemment par le VIH. Les conclusions font tomber tous les comportementalistes de leur chaise : la différence entre les villes très touchées (plus de 20 % de prévalence) et les autres ne s’expliquent ni par un moindre port du préservatif, ni par un plus grand nombre de partenaires sexuels, ni par aucun autre indicateur lié au « comportement sexuel », mais par des facteurs biologiques (co-infection avec l’herpès et circoncision masculine) et sociaux (liés notamment aux inégalités de genre). Ce qui ne veut pas dire que le préservatif ne sert à rien, mais plutôt que les comportements individuels n’ont qu’un effet marginal sur l’épidémie, et que cet effet est écrasé par des variables liées à l’environnement social et politique. L’étude marque ainsi un tournant vers une compréhension « écologique » de l’épidémie et de la prévention.

    Il a été démontré depuis que l’épidémie de VIH chez les Africains-Américains aux Etats-Unis ou les migrants en France n’est pas liée à un déficit d’éducation ou à une indéracinable indiscipline, mais à la structure même des réseaux socio-sexuels, façonnés par la précarité, la ségrégation raciale et la criminalisation des populations. Avoir un comportement à changer, c’est un luxe de la classe moyenne blanche. La leçon est en fait très banale : depuis le XIXe siècle, la santé publique doit sa réussite aux égouts, aux normes d’aération, à la médecine de travail, aux congés maladie, à l’échange de seringues, au Subutex, aux antirétroviraux, beaucoup plus qu’au catéchisme comportementaliste. Il serait bon de s’en souvenir en temps de Covid-19 : les contraintes structurelles (travail, logement), les cofacteurs biologiques et les mutations du virus écrasent, dans toutes les études, l’effet du respect des gestes barrières. C’est là le tragique : l’épidémie ne dépend pas de nos comportements, ou si peu.

    #comportement #nudge

    • Discuté/critiqué par Pr. Logos
      https://twitter.com/Pr_Logos/status/1378258027409768451

      Un article à lire, fort intéressant, qui serait convaincant s’il n’avait cette brillance et cette manière d’affirmer qui suscitent la méfiance, surtout quand la conclusion est fausse : « l’épidémie ne dépend pas de nos comportements ou si peu ».

      C’est l’archétype de l’article malin par un auteur malin, qui met en valeur des choses finalement simples et bien connues, mais peu vulgarisées, mais finit par dire des sottises aussi énormes que ce qu’il prétend corriger.

      L’article a ceci d’irritant qu’il ne se fonde sur aucun travail de terrain : le type ne se confronte manifestement pas à la question concrète, technicisée, de la sécurisation sanitaire et de l’endiguement épidémique.
      Il lui manque ceci : la responsabilité que confère le faire.

      L’article construit un épouvantail initial : le comportementalisme ne serait que le visage de l’individualisme moralisateur… Puis, dans une dialectique de copie khâgno-BCPST, on dévoile ce secret de polichinelle : il existe des facteurs environnementaux.

      Synthèse : et si le comportement était un fait social et environnemental ?

      Il en va du lecteur des Inrocks comme de celui de Libé : quinqua, il ou elle aime se sentir jeune et connaître Aya Nakamura, plutôt que de voir citer Hegel ou les tenants de l’#interactionnisme_social .

      On serait quelque part entre les deux ?

  • Marseille : polémique autour d’un « bus secret »
    https://actu.orange.fr/france/marseille-polemique-autour-d-un-bus-secret-magic-CNT000001icbbt.html

    En effet, chaque été depuis une dizaine d’années, la ligne « 19A », ou « spécial MDM » (pour Madrague de Mentron), double la ligne 19 qui relie les quartiers de la Madrague et de la Castellane, qui dessert notamment les plages bondées du Prado. Cette liaison estivale effectue le même trajet, mais sans s’arrêter aux arrêts touristiques, offrant ainsi un trajet bien plus confortable aux usagers.

    Une ligne de bus bien connue des habitants du quartier huppé du 8e arrondissement, mais pas de beaucoup d’autres Marseillais. Et pour cause : elle n’apparaît pas sur le site de la Régie des transports de la ville (RTM) et elle n’est pas non plus mentionnée aux stations concernées. Selon La Provence, les horaires seraient en revanche bien indiqués sur le site du CIQ (comité de quartier) du 8e arrondissement.

  • Site : Chants de lutte et révolution - Rennes info
    http://rennes-info.org/Site-Chants-de-lutte-et-revolution
    https://www.chants-de-lutte.com

    Les chansons présentées sur ce site sont replacées dans leur contexte historique et social. La plupart ont, à des degrés divers, participé ou accompagné les luttes historiques d’une classe sociale qui souffre, qui lutte… et qui le chante. D’autres apportent un éclairage contre le système inhumain que supporte l’humanité depuis trop longtemps.

    #chansons

  • Pour l’anarchiste Jean Grave, « La Commune légiférait, mais agissait peu »
    https://www.unioncommunistelibertaire.org/?Pour-l-anarchiste-Jean-Grave-La-Commune-legiferait-mais-

    Ce que je pense de l’organisation parlementaire, financière, militaire et administrative de la Commune se résume en très peu de mots. Elle a été trop parlementaire, financière, militaire, administrative et pas assez révolutionnaire. Pour débuter, alors que, tous les jours, les bataillons de fédérés se réunissaient à leurs lieux de rendez-vous, attendant les ordres pour marcher sur Versailles, [...] le comité central […] ne pensa qu’à organiser les élections [...]. La Commune, élue, s’occupa de faire des lois, des décrets, qui, pour la plupart, restèrent inexécutés, parce que ceux qu’ils visaient s’aperçurent que la Commune légiférait beaucoup, mais agissait peu.

    #la_commune #anarchisme

  • Les numéros verts : psychologues ubérisés pour salariés exploités
    https://www.frustrationmagazine.fr/les-numeros-verts-2

    “Une centaine de psychologues” se connectent ainsi sur la plateforme, “en complément de leur activité régulière”, explique la chargée de communication de Pros-Consulte, qui indique également qu’il y a “toujours quelqu’un de disponible 24h sur 24”. Catherine Cornibert, chargée de la communication de SPS, assume tout à fait ce côté “Uber” : “Les psychologues qui sont sur la plateforme sont tous des psychologues cliniciens libéraux. Ils ne sont pas salariés et ont souvent leur cabinet, c’est leur force, ils font ça en parallèle. Ils sont comme Uber et prennent les appels en fonction de leur emploi du temps et donc il y a une permanence H24”.

  • La ville inoccupée - Enjeux et défis des espaces urbains vacants

    Alors même que le contexte de transition écologique impose de plus en plus fortement une limitation de la consommation de ressource foncière, comme en témoigne le projet de loi récent portant l’ambition de « zéro #artificialisation nette » du sol national, les espaces urbains vacants apparaissent comme un problème croissant et à l’actualité renouvelée aussi bien dans le contexte français qu’international. Par ailleurs poser la question des espaces vacants et de leur réactivation dépasse largement le seul cas de l’#urbanisme_transitoire qui a, lui, déjà été largement traité. En effet, contrairement à la problématique de l’urbanisme transitoire, le traitement des espaces vacants ne se pose pas seulement en termes d’occupation temporaire ni à l’aune d’une démarche de préfiguration d’un projet d’urbanisme ou d’expérimentation d’usages. Cet ouvrage comble ainsi un vide tant par son approche que par les résultats qu’il produit pour la recherche comme pour la pratique.

    Les espaces vacants désignent des #espaces_bâtis ou non bâtis qui ont été construits et ont fait l’objet d’une activité avant d’être non utilisés ou sous-utilisés, détruits, voire n’ayant jamais été occupés. Ce phénomène concerne les métropoles comme les villes moyennes et petites, les territoires dynamiques aux marchés immobiliers tendus comme les villes en décroissance où la situation est cependant plus alarmante. Phénomène protéiforme, elle se manifeste diversement, par la présence d’immeubles partiellement ou entièrement vacants et/ou de linéaires commerciaux mités, selon des formes concentrées et massives ou de façon plus diffuse. Ces espaces sans usages peuvent être petits ou grands, il n’y a aucune norme. Il en va de même de leur état de conservation ou de dégradation, ainsi que de leur durée d’inoccupation. Enfin cette diversité concerne tout autant leurs propriétaires. Si des travaux croissants s’intéressent à cette question, rares sont ceux prenant le parti de les étudier de manière transversale et de chercher à en tirer des enseignements tant du point de vue de l’explication du phénomène que des questions de méthodes posées par la production de connaissances sur le phénomène ou encore des modalités de réactivation et de revalorisation de ces espaces sans usages.

    A partir de ce constat et de ce choix éditorial, l’ouvrage se structure en trois parties distinctes. La première vise à rendre compte des approches et des mesures du phénomène des espaces vacants par une entrée par différents types d’espaces vacants (bureaux, commerces, locaux de services). Appuyée sur des travaux de professionnels et de chercheurs, elle met en perspective les définitions, les méthodes d’approches des espaces vacants et rappelle à quel point l’activité de mesure d’un phénomène témoigne des représentations du problème et cadre les possibilités d’action. La seconde s’intéresse aux acteurs de la revalorisation des espaces vacants. Là encore, une diversité de situations et de types d’espaces vacants sont proposés à l’analyse : logements, rez-de-chaussée, friches, bureaux aussi bien dans des métropoles que dans des villes décroissantes. Les chapitres de cette partie se structurent autour d’une grande attention à l’activité des acteurs en situation de revalorisation permettant de rendre compte autant de la diversité des modes d’intervention en cours d’invention que de certaines régularités (agir sur l’offre, agir sur la demande, mettre en relation offre et demande). Enfin, la troisième partie propose un éclairage international autour de trois pays confrontés de longue date aux problèmes des espaces vacants. Cet éclairage rappelle les rôles du contexte légal national concernant la propriété foncière dans la manière d’aborder et d’agir sur les espaces vacants.

    https://www.presses-des-ponts.fr/notre-librairie/378-la-ville-inoccupee---enjeux-et-defis-des-espaces-urbains-vacan

    #ville #urban_matter #livre #géographie_urbaine #urbanisme #vide #aménagement #espaces_vacants #espace_vacant #vacance


  • Une gravure représentant l’écrasement du fort d’Issy, tirée du film d’animation de Raphaël Meyssan, Les Damnés de la Commune.
    Cineteve

    La Commune, grande oubliée du cinéma

    Il existe plein de films sur Jeanne d’Arc ou la Révolution. Mais sur les mois de mars à mai 1871, étonnamment, presque rien, hormis quelques films et documentaires singuliers. Un vide que vient en partie combler “Les Damnés de la Commune”, superbe film d’animation de Raphaël Meyssan à voir sur arte.tv.

    « J’entreprends de conter l’année épouvantable/ Et voilà que j’hésite, accoudé sur ma table/ Faut-il aller plus loin ? dois-je continuer ? »… Ainsi Victor Hugo introduit-il L’Année terrible, son recueil de poèmes consacré aux événements de 1871. Terrible, la déroute du second Empire devant l’armée prussienne, qui aboutit à une capitulation totale et à la chute du régime. Terrible, surtout, le massacre de ceux qui entendaient résister, dans tous les domaines et par tous les moyens, au nouvel ordre conservateur qui surgissait de cette guerre. En deux mois d’existence, de mars à mai 1871, la Commune de Paris (mais aussi de plusieurs villes de province) a rêvé de démocratie, d’égalité sociale et de partage, avant d’être anéantie dans le sang par les « versaillais », ceux qui allaient fonder la IIIe République, d’Adolphe Thiers à Jules Ferry. Aux vainqueurs, le droit d’écrire l’Histoire, d’étouffer la légende, d’en atténuer les enseignements et la complexité.

    Cent cinquante ans plus tard, cette révolution avortée hante pourtant bien des livres, elle a été chantée, racontée, étudiée. Certains de ses héros, telle Louise Michel, ont accédé à la postérité. Mais le cinéma est resté étrangement timide, lui qui naquit en 1895, seulement vingt-quatre ans plus tard. Alors que d’autres épisodes majeurs de l’Histoire – et de l’imaginaire collectif – ont été largement représentés (du cas Jeanne d’Arc à la Révolution en 1789, entre autres), les événement de 1871 ont eu bien du mal à imprégner la pellicule. Même si, avec sa dimension tragique, ses idéaux, ses convulsions, ses personnages saillants, son unité de temps et de lieu (Paris assiégé, enfermé dans l’étau de ses « fortifs »), la Commune est pourtant terriblement cinégénique.

    Pas d’épopées à gros budget

    Des films existent, bien sûr. Depuis L’Émeute sur la barricade, le tout premier (durée : quatre minutes), réalisé par Alice Guy en 1906, on en a compté (sauf erreur) un peu moins d’une quarantaine, documentaires et fictions, grand et petit écrans, toutes origines confondues. Ils existent, mais il faut les chercher. Très peu d’entre eux ont marqué l’histoire du cinéma. Aucun n’appartient à la catégorie des épopées à gros budget qui auraient pu toucher un large public. En tout cas, pas en France. Comme si plusieurs générations de producteurs influents s’étaient posé la même question que Victor Hugo au début de L’Année terrible. « Faut-il aller plus loin ? dois-je continuer ? » Manifestement, la réponse était non. Et le cinéma populaire est resté… sinon « versaillais », du moins indifférent.

    Dans les premières décennies du XXe siècle, ceux qui se sont emparés du sujet l’ont fait d’abord pour des raisons politiques. À commencer par La Commune, d’Armand Guerra, en 1914, reconstitution produite par la société de production coopérative Le Cinéma du Peuple, qui entendait redonner ses lettres de noblesse et sa légitimité historique à la classe ouvrière. Le film s’achève d’ailleurs, de manière très touchante, par une séquence documentaire montrant face caméra un groupe d’anciens combattants, authentiques survivants de la Commune, tels que Zéphirin Camélinat, Jean Allemane, Nathalie Lemel.

    Dans les années 1920, c’est surtout le cinéma soviétique qui s’intéresse à la période. Cette fois, l’Histoire est « écrite » par des vainqueurs, ceux de 1917, qui voient dans la Commune le laboratoire et la matrice de leur propre révolution, avec par exemple un chef-d’œuvre comme La Nouvelle Babylone, de Grigori Kozintsev, qui retrace les événements à travers le parcours d’une vendeuse de grand magasin, ou encore La Pipe du communard, de Constantin Mardjanov, inspiré du livre de Karl Marx, La Guerre civile en France.

    Chant de bataille pour la mémoire

    Enjeu idéologique pour ceux qui l’utilisent, la Commune le reste aussi pour ceux qu’elle horripile… En 1951, La Commune de Paris, documentaire de Robert Ménégoz qui présente le moment historique comme une « première ébauche de la dictature du prolétariat » fut interdit par la censure jusqu’en 1956 pour cause de... « considérations fallacieuses et insultantes à l’égard de Mr Thiers ». C’est dire si la Commune reste un chant de bataille pour la mémoire, mais aussi le lieu symbolique où s’affrontent les adversaires du moment. Dans les années 1920, il s’agit de justifier la révolution d’Octobre. Dans les années 1950, de s’opposer à la société capitaliste et bourgeoise, avec toute la puissance du Parti communiste de l’époque. Et dans les années 1970, alors que fleurissent à nouveau quelques films (parmi lesquels La Semaine sanglante, de Joël Farges, en 1976, Rossel et la Commune de Paris, de Serge Moati, et La Barricade du point du jour, de René Richon, en 1977…), il est autant question de célébrer le centenaire de l’insurrection que de faire écho aux barricades encore récentes de Mai 68.

    Du téléfilm L’Année terrible , de Claude Santelli, en 1985, au « décor » historique du Festin de Babette (l’héroïne est une communarde exilée au Danemark), de Gabriel Axel, en 1987, ou encore 1871, du Britannique Ken McMullen, en 1990, le sujet réapparaît ensuite ça et là, avant de retrouver une force singulière grâce à un autre Anglais, le cinéaste militant Peter Watkins. La Commune (Paris, 1871) , diffusée en 2000 sur Arte en version longue (cinq heures quarante-cinq), puis en version « courte » (trois heures trente, tout de même), sept ans plus tard, dans les salles de cinéma, est sans doute l’une des expériences les plus importantes et les plus libres jamais inspirées par l’événement. Volontairement anachronique (la « télé » versaillaise, sorte d’ORTF ultraconservatrice, s’y oppose au désordre libertaire de la « chaîne pirate » des communards), ce film fleuve expérimental, réalisé à Montreuil avec deux cents comédiens, interroge frontalement le présent, de l’influence des médias à l’avenir des luttes sociales. Plus que son déroulement exact, c’est l’esprit de la Commune, dans ses élans comme dans ses contradictions, mais aussi dans sa modernité, qui souffle au cinéaste cette brûlante œuvre-pamphlet. « J’espère , confiait-il en 2000 au Monde diplomatique, que La Commune sera un outil d’apprentissage pouvant aider à disséquer et à mettre en cause les conventions du cinéma et de la télévision. »

    Depuis, si l’on excepte le téléfilm Louise Michel , de Solveig Anspach, en 2008, on n’avait pas vraiment revisité les barricades. Et il aura fallu attendre ce 23 mars, sur Arte, pour découvrir un autre superbe coup d’audace : Les Damnés de la Commune , le film d’animation de Raphaël Meyssan, adapté se son roman graphique du même nom (éd. Delcourt, 2017-2019), entièrement réalisé à partir de gravures d’époque. L’occasion de constater, encore une fois, que les meilleurs films sur la Commune sont ceux qui, comme elle, veulent bousculer l’ordre établi, changer les règles. Et dire, comme Victor Hugo dans L’Année terrible : « N’importe. Poursuivons. L’histoire en a besoin /Ce siècle est à la barre et je suis son témoin. »

    Cécile Mury

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=p2v7U9E3NnU&feature=emb_logo

    https://vimeo.com/26026952

    #Commune_de_Paris

    https://seenthis.net/messages/633169

  • « Mélanger les filles et les garçons a facilité l’accès aux toilettes »
    https://usbeketrica.com/fr/melanger-les-filles-et-les-garcons-a-facilite-l-acces-aux-toilettes

    Angoisses, humiliations, dégradations… La non-mixité ne semble pas être bénéfique, voire aggrave certaines problématiques. Au contraire, le mélange des genres permet « d’être vu et de voir », c’est-à-dire de rendre visible ce qu’il se passe aux toilettes, qui ne sont alors plus des zones de non-droit. « Pourquoi continuer à les séparer si cela ne règle aucun des problèmes évoqués par les enfants  ?, interroge Edith Maruéjouls-Benoit. La mixité permettrait notamment de déconfidentialiser certains sujets féminins qui sont aujourd’hui tabou, par exemple les règles. La mixité est une manière de s’auto-éduquer. On construit son égalité au contact de l’autre. Je pense qu’il faut apprendre aux enfants à vivre ensemble, même aux #toilettes. »

    #WC #chiottes

    • Inversement d’autres femmes indiquent que c’est un des rares lieux où elles peuvent s’asseoir et prendre soin de leur corps sans risque (en tout cas beaucoup moins de risque) d’avoir une personne mâle proche

      Autre problème aussi : l’attention à l’hygiène. Est-ce qu’il y a eu un « audit » de la propreté différenciée (ou pas, c’est un questionnement) entre les toilettes des filles et des garçons ?
      Car si jamais il y a une différence importante : alors ça veut dire que les filles vont pâtir de la dégueulasserie des garçons. Notamment parce qu’ils pissent à 99,9% debout en mettant des gouttes partout, alors qu’elles s’assoient et salissent mécaniquement moins. Donc est-ce que ça ne va pas produire du encore plus sale pour les filles et encore plus galère d’y aller ?

      Tout ça sont des questionnements, c’est bien sûr des tests à faire et il faut y répondre sérieusement, je ne préjuge de rien, et je fais plutôt confiance à Edith Maruéjouls-Benoit qui a produit plusieurs études sur le genre dans la ville et en particulier dans l’école.

      Mais je me pose ces questions quand même. :)

  • Le Mouvement des Castors autoconstructeurs : témoignages des enfants de Pessac
    https://www.18h39.fr/articles/ils-construisaient-leurs-maisons-tous-ensemble-puis-les-tiraient-au-sort-lhist

    Construire soi-même sa maison, quand on n’est pas du métier, cela peut sembler mission impossible. Et pourtant, c’est ce qu’ont fait des milliers de Français dans les années 1950, avec le Mouvement des Castors. Des agriculteurs, des cheminots, des ouvriers… sont devenus des autoconstructeurs.

    Ils sont même allés encore plus loin : plutôt que se concentrer sur leur maison individuelle, ils se sont regroupés pour construire ensemble des quartiers entiers. “Les gens qui travaillaient sur les maisons ne savaient pas si c’était la leur ou celle du voisin, une fois qu’elles étaient terminées, elles étaient tirées au sort”, explique Eric Tortereau, co-président de l’association des autoconstructeurs Castors Rhône-Alpes.

    Cet élan de solidarité est apparu dans un contexte bien particulier. “Quand on en parlait avec nos parents, ils nous disaient que ce n’était pas si extraordinaire que ça, que c’était l’après-guerre et ainsi de suite, raconte Francis Fondeville, 70 ans, lui aussi fils de Castor, aujourd’hui secrétaire d’un fonds d’archives sur le mouvement. C’est surtout notre génération à nous qui met en avant cet héritage.”

  • Une Mine autogérée à Saint-Étienne... en 1891 ! - Le Numéro Zéro
    https://lenumerozero.info/Une-Mine-autogeree-a-Saint-Etienne-en-1891

    Inaugurée en 1891, la Mine aux mineurs de Monthieu dura jusqu’en 1908. Elle ne fut pourtant ni la mine autogérée qui dura le plus longtemps en France, ni même la seule Mine aux mineurs dans le bassin minier de la Loire, qui en compta deux autres à Rive-de-Gier dans les mêmes années.
    Elle eut une vie agitée, secouée par de nombreux procès, et même une grève ! Et pourtant elle réussit à faire vivre, pendant plus de dix ans, entre 70 et 100 mineurs, là où la compagnie précédente avait échoué, et cela alors qu’elle manquait de capitaux. Son histoire mouvementée et contrastée prouve bien que, selon un proverbe célèbre, « l’autogestion, c’est pas de la tarte ! ». Mais, justement, ses difficultés et ses contradictions constituent une expérience précieuse, utile à toutes celles et tous ceux qui veulent construire l’autogestion ou, de manière plus limitée, qui souhaitent plus de démocratie dans les entreprises. Aujourd’hui encore, cette expérience peut être utile, comme elle le fut à la fin du XIXe siècle.

    #autogestion #usine #mine