alimielle

Les filles sages finissent au paradis, les autres vont où elles veulent.

  • Octobre 2021 : organisation syndicale et sous-traitance, « les coulisses de la lutte » - RADIORAGEUSES
    https://radiorageuses.net/spip.php?article1321

    Pour cette émission d’octobre, Langues de Fronde aborde le thème de l’organisation syndicale contre le monde de la sous-traitance. A travers le documentaire « Les coulisses de la lutte », réalisé par Narimane, nous revenons sur la grève des femmes de chambre de l’hôtel Hyatt, qui a eu lieu en 2018 contre le système de sous-traitance et pour la dignité au travail des salarié.e.s de l’hôtel place Vendôme. On y entend le témoignage de Nora, déléguée syndicale du personnel, qui nous témoigne de son vécu et nous livre dans les détails les étapes de cette lutte et ses méthodes d’organisation. Enfin nous accueillons la parole de Marielle Benchehboune, organisatrice syndicale et autrice de « Balayons les abus : histoire d’organisation syndicale dans le nettoyage », livre paru en 2020 qui revient sur son expérience en tant qu’organisatrice auprès de 3 luttes, menées par 3 collectifs, contre la sous-traitance et son monde dans l’agglomération lyonnaise.

    https://we.riseup.net/assets/778867/LDFoctobre2021.mp3

    #luttes #travail #syndicat #sous-traitance #nettoyage #hyatt #radio #podcast

  • « Dimanche 9 janvier 2022, à 10h30, je me suis fait vacciner et je pleure »
    https://lundi.am/Dimanche-9-janvier-2022-a-10h30-je-me-suis-fait-vacciner-et-je-pleure

    Reçu en pleine nuit alors que nous bouclions l’édition de la semaine, ce témoignage anonyme nous a interpelé. Lorsque l’on débat du vaccin, que l’on soit pour ou contre également, toute la discussion repose sur un plan argumentatif. A-t-on raison ou tort de se faire vacciner ? Le vaccin est-il vraiment efficace ? Est-ce par égoïsme que certains le refusent ? Le rapport bénéfice-risque est-il bien positif et pour qui ? Etc. On raisonne, on calcule, on mesure, à tort ou à raison.
    Mais n’y aurait-il pas des refus qui soient leur propre principe et échappent justement à toute rationalisation, qu’elle soit scientifique ou ésotérique ? Et s’il y avait des résistances purement sensibles et intimes qui n’appelaient aucun commentaire, seulement qu’on les entende ?

    Après m’avoir infantilisée, accusée, stigmatisée, humiliée, insultée, vous m’avez cassée.

    Je n’ai rien contre ce vaccin. C’est sans doute un des outils contre le virus, mais pas la clef de voute d’une non-stratégie sanitaire libérale. Vous en avez fait l’étendard dévoyé de votre politique autoritaire.
    A 40 ans et en bonne santé, pour pouvoir travailler, m’occuper de mes enfants et mener un ersatz de vie sociale, vous me confisquez ma liberté. Vous m’imposez la vaccination tout en cassant l’hôpital public méthodiquement, en refusant l’ouverture des brevets, en acceptant l’augmentation du prix du vaccin en pleine campagne vaccinale, et en méprisant systématiquement les voies discordantes comme la parole du peuple.

  • Le passe vaccinal détruit l’avenir des adolescents

    « Tu veux retourner au ciné ? Aller en soirée ? Pense à te faire vacciner. » Le bout de papier date de cet été, mais il est déjà un peu jauni. Je l’ai accroché sur le mur de la cuisine, pour mémoire. C’est un flyer pour les adolescents qui fait la promotion d’un vaccinodrome ouvert dans la salle polyvalente du coin, avec les logos de la préfecture, de l’Agence régionale de santé et de l’hôpital. Dans une petite bulle, au-dessus d’un dessin représentant une infirmière et un enfant avec une seringue sur le bras, il est même écrit : « 1 entrée offerte à la base de loisirs pour toute personne vaccinée lors de cette opération. »

    Au moment où ce flyer a atterri dans ma cuisine, on savait depuis longtemps que les adolescents en bonne santé ne couraient qu’un très faible risque d’être atteints d’une forme grave de Sars-Cov-2, comme l’a constaté la Haute autorité de santé. En juin 2021, le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) rendait son avis au ministère de la Santé sur l’extension de la vaccination aux 12-18 ans. Il rappelait que « les formes graves de l’infection par la Covid-19 sont très rares chez les moins de 18 ans » et que « le recul existant ne permet pas d’assurer la pleine sécurité de ces nouveaux vaccins chez l’adolescent ». Selon le CCNE, les adolescents n’auraient donc aucun bénéfice médical à être vaccinés et ne le feraient que pour contribuer à un bénéfice collectif, celui de renforcer l’immunité au sein de la population. Aussi, « il semble souhaitable […] d’accepter de vacciner contre la Covid-19 les adolescents qui le demandent, mais après avoir reçu une information claire et adaptée à cette tranche d’âge sur les incertitudes liées à la maladie, au vaccin lui-même et à son efficacité à moyen et long terme. Avec cette mise en garde : « Si la vaccination leur était présentée comme leur seule chance de retour à une vie normale, cette pression effective poserait la question de la validité de leur #consentement. »

    Consentement extorqué

    Un mois après l’avis du CCNE, le gouvernement a annoncé l’entrée en vigueur du passe sanitaire : les #adolescents #non_vacciné s sont interdits de sport, de bibliothèque, de piscine, de cinéma, de musée, de train, de concerts, de café et de restaurant. Sur la base des informations fournies par les entreprises pharmaceutiques, on a martelé que les vaccins sont sans risques. Le gouvernement a méprisé les recommandations éthiques les plus élémentaires et bafoué le consentement des adolescents.

    Six mois plus tard, en pleine vague Omicron, on constate que les vaccins disponibles n’offrent pas une immunité durable et n’ont qu’une efficacité modérée sur la contagion. Pour les jeunes sans comorbidité, la balance #bénéfice-risque est devenue très discutable. Il n’y a pas de retour à la vie normale. Et il semblerait qu’en plus d’avoir extorqué leur consentement par la culpabilisation et le chantage au passe sanitaire, on ait exposé la santé de près de 3,8 millions d’adolescents (76,6 % des 12-17 ans sont vaccinés [1]). Impossible de savoir quelles répercussions ces deux doses pourraient avoir sur leur santé. Peut-être aucune, espérons-le. Sinon, il y a de fortes chances pour que personne n’en endosse jamais la responsabilité.

    [...]

    Peut-être avons-nous tellement refoulé notre impuissance et notre culpabilité face à ce futur impensable que nous n’arrivons plus à défendre quoi que ce soit au présent. Mais nous ne pouvons assumer la responsabilité du présent que si nous réussissons à nous ressaisir de notre responsabilité vis-à-vis de l’avenir. Si nous voulons trouver la force de lutter contre ce que le quotidien offre de décisions ineptes et injustes, nous sommes obligés d’affronter les perspectives les plus sombres et de construire, face à elles, de vraies alternatives politiques, sensées et concrètes.

    https://reporterre.net/Le-passe-vaccinal-detruit-l-avenir-des-adolescents

    #Celia_Izoard #Reporterre

    • #Belgique : Rentrée particulière pour des centaines d’élèves : « On n’a plus eu cours depuis un mois et demi »
      https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_rentree-particuliere-pour-des-centaines-d-eleves-on-n-a-plus-eu-cours-de

      C’est la conséquence d’un concours de circonstances fâcheux : plusieurs centaines d’élèves en Fédération Wallonie-Bruxelles n’ont plus eu cours depuis six semaines.

      A l’école communale Pascal Hoyaux, à Manage, dès le début du mois de décembre, des classes ont dû être fermées pour cause de cas positifs. Malgré ces fermetures, la flambée des contaminations s’est poursuivie, contraignant l’établissement à fermer entièrement ses portes durant dix jours, à partir du 7 décembre. A ce moment-là, une cinquantaine d’enfants étaient positifs au coronavirus, sur 438 élèves.

      Fermetures et congés en cascade
      L’école devait donc rouvrir le 17 décembre. Mais c’était sans compter sur la semaine de congés anticipés dans tout le pays, décidée par le Codeco en raison de la situation sanitaire. Les cours ont donc été suspendus une semaine de plus, avant le début des vacances de Noël.

      Ce lundi 10 janvier signe donc enfin la reprise pour ces élèves, après un mois et demi de congés forcés. . . . . . . .

  • À propos | #Editions LIBRE
    https://www.editionslibre.org/a-propos

    Depuis des années, nous constatons un profond décalage entre la réalité des problèmes sociaux et #écologiques actuels et les différents diagnostics proposés à nos contemporains.

    Pour pallier cette lacune, nous avons décidé de créer notre maison d’édition, dans l’optique de promouvoir des perspectives socio-écologiques quasi-inexistantes dans le paysage culturel francophone, afin de participer à la création et à l’organisation d’une culture de résistance et de défense du monde naturel.

    Les injustices qui sévissent actuellement sont liées à différents systèmes d’oppressions — le #patriarcat, la #suprématie_blanche, le #capitalisme, la #civilisation industrielle — eux-mêmes liés entre eux, c’est pourquoi la culture de résistance que nous soutenons se situe au carrefour des luttes sociales et écologistes, réunissant plusieurs courants de pensée, de l’#anti-impérialisme à l’écologie radicale, en passant par la #permaculture, l’#anticolonialisme et le #féminisme. Nous espérons que nos publications vous inciteront à agir.

    Avec plein de bouquins de Daniel Quinn et Derrick Jensen (entre autres)

    #livres #littérature

    • Collection complète :
      https://www.editionslibre.org/nos-livres-publies-et-a-venir

      Billion Dollar Baby (Audrey Vernon) – Lettre ouverte à mon enfant à naître, texte et compléments
      Révolution anti-tech : Pourquoi et comment ? (Theodore John Kaczynski)
      Histoire noire – 54 cartes éclair (vol. 1)
      Le Mythe de la suprématie humaine (Derrick Jensen)
      La Baleine et le Réacteur : À la recherche de limites au temps de la haute technologie (Langdon Winner) – Nouvelle édition
      Femmes de France – 54 cartes éclairs
      Zoos : Le cauchemar de la vie en captivité (Derrick Jensen)
      Histoire noire : 54 Cartes éclair (Vol. 2)
      L’Enfer des passes (Rachel Moran) – Mon expérience de la prostitution
      Aucune femme ne naît pour être pute (María Galindo & Sonia Sánchez)
      Femmes révolutionnaires – 54 cartes éclair
      Femmes de France – 54 cartes éclairs
      Ishmael (Daniel Quinn)
      L’Hydre et le Dragon (Russell “Maroon” Shoatz)
      Mon Ishmael (Daniel Quinn)
      De sève et de sang (Julia Butterfly Hill) – Traduction de The Legacy of Luna
      L’Invention de la civilisation occidentale (Thomas C. Patterson)
      Deep Green Resistance Tome 1 & 2
      Marrons : Origines et destinées
      Pornland (Gail Dines)
      De sève et de sang (Julia Butterfly Hill) – Traduction de The Legacy of Luna
      Pornographie : les hommes s’approprient les femmes (Andrea Dworkin)
      Le zizi sous clôture inaugure la culture (Robert Dehoux)
      Comment la non-violence protège l’État : Essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux (Peter Gelderloos)
      L’Hydre et le Dragon (Russell “Maroon” Shoatz)
      Femmes révolutionnaires – 54 cartes éclair
      Portrait du colonialiste (Jérémie Piolat) L’effet boomerang de sa violence et de ses destructions
      Déni de réalité : Steven Pinker et l’apologie de la violence impérialiste occidentale (David Peterson, Edward S. Herman)
      Écologie en résistance : Stratégies pour une Terre en péril (vol. 2)
      Manuel d’action directe (Earth First !)
      Civilisés à en mourir (Christopher Ryan) – Le prix du progrès
      Billion Dollar Baby (Audrey Vernon) – Lettre ouverte à mon enfant à naître, texte et compléments
      Écologie en résistance : Stratégies pour une Terre en péril (vol. 1)
      Full Spectrum Resistance Tome 2 (Aric McBay) – livre français
      Histoire noire : 54 Cartes éclair (Vol. 2)
      Full Spectrum Resistance Tome 1 (Aric McBay) – livre français
      La Peau de l’olivier (Jean-Michel Néri)
      Histoire noire – 54 cartes éclair (vol. 1)
      La Guerre des mondes (Mark Slouka) – Le cyberespace et l’assaut technologique contre la réalité
      Deep Green Resistance : Un mouvement pour sauver la planète (Derrick Jensen, Lierre Keith et Aric McBay) – Tome 1
      Mort au capitalisme ! Livre de coloriage !
      L’Échec de la non-violence (Peter Gelderloos)
      Full Spectrum Resistance Tome 1 & 2 (Aric McBay) – livre français
      Histoire du sabotage Tome 1 & 2 (Victor Cachard)
      Deep Green Resistance : Un mouvement pour sauver la planète (Derrick Jensen, Lierre Keith et Aric McBay) – Tome 2

    • Des preuves concrètes de ça ou de la médisance gratuite ?

      Ces réflexions sont en grande partie issues des échanges qui ont eu lieu au lancement de la foncière Antidote aux Laboratoires d’Aubervilliers, le 12 novembre, en présence de nombreux collectifs et invité·es, animés par Jade Lindgaard avec les interventions de Sarah Vanuxem et Isabelle Stengers.

      Habiter sans posséder est le titre de l’ouvrage édité par la maison d’édition Les Presses du Faubourg, qui fait partie du collectif Ancrage à Nancy. Il réunit les actes de rencontres tenues en 2018 à Dijon avec des contributions de Florence Gauthier, Jérôme Baschet, Longo Maï, le Mietshäuser Syndikat allemand, Aurélien Berlan ou encore la revue Panthère Première.

      Est-ce qu’il y a ne serait-ce qu’un élément quelconque permettant d’affirmer que tous ces collectifs et personnes clairement impliquées depuis longtemps dans l’autogestion et l’autonomie aient quoi que ce soit à voir avec « le capital déguisé en vert » ?

      Bon courage. :D

    • Il ne suffit pas d’aligner des patronymes plus ou moins célèbres et d’exalter des micro-intiatives isolées pour mettre à bas le capitalisme et le sacro-saint « droit de propriété », toujours les mêmes maladies infantiles, se faire plaisir dans l’entre-soi et soigner sa visibilité à l’heure où nous sommes tous condamnés à devenir les « entrepreneurs de nous mêmes »...

    • Inversement, il ne suffit pas de râler acerbement sans argument pour mettre à bas les initiatives d’autonomie et d’utilisation du droit tel-qu’il-est-sur-le-moment pour se réapproprier des biens en collectif.

      En gros tu rages parce que là c’est des collectifs autonomes et pas des collectivités étatiques/régions/services publics ?

      Tu ne dis toujours pas pourquoi (et/ou ce que tu préférerais en comparaison).

      (Personne ne voit le rapport entre tenter de recréer des biens communs à la fois non marchands et non étatiques en utilisant telle ou telle possibilité juridique du moment et « être entrepreneurs de nous-mêmes »…)

    • Imaginer de mini-enclaves libérées de toute contrainte qui « changeraient la vie » est au mieux, se baigner d’illusion, et toujours jouer les idiots utiles, avec des initiatives immédiatement récupérées par le Moloch. Voir la bande à Hidalgo, le Grand Paris et leurs parrains promoteurs... Tout cela sonne comme un renoncement à affronter l’infrastructure économico-juridique qui perpétue la dévastation de tout ce qui bouge encore.

    • Je n’ai toujours absolument pas compris le rapport entre cet article qui parle uniquement d’un point précis (supprimer justement la propriété privé qui est une des bases, loin d’être la seule, du capitalisme, sur des biens et des terrains) et le capitalisme vert, Hidalgo et le Grand Paris, etc.

      Comme d’hab à parler de grands soirs où on mettrait à bas « tout le capitalisme » (d’un coup d’un seul ?), on ne fait strictement rien de concret… On en est encore là en 2022 à opposer grands mouvements nationaux/internationaux (qui de fait n’existent à peu près pas et n’ont à peu près pas de poids) et actions locales ? Lol. Surtout que toutes les personnes et actions citées ici sont clairement des actions collectives, et qui s’entraident et se coordonnent ensemble et non pas des robinsonades chacunes dans leur coin (genre « avec ma ptite famille on cultive des potirons dans le Larzac et si chacun faisait pareil le monde changerait »).

      Comme l’explique brillamment Aurélien Berlan dans son dernier livre Terre et Liberté, pour « mettre à bas le capitalisme », une des bases obligatoire c’est la reprise en main collective (toujours collective) de la subsistance. Donc arracher des lieux et des terres à la propriété privé en fait partie, et ça ne peut se faire pareil dans tous les pays, comme disent les zapatistes, chacun doit lutter à sa manière en son lieu et en son temps. Eux l’ont fait par les armes dans les années 90 après plus de 20 ans de préparation : en France cette méthode ne peut clairement fonctionner, donc ici on doit remettre des bâtiments et des terres en propriété collective d’autres manières, en utilisant forcément d’autres mécanismes. Et de nombreuses personnes pensent que propriété collective et gestion des biens communs = à faire au maximum en dehors des instances de l’État (donc pas appartenant à l’État, ni la Région, ni le Département, etc).

      Bref, je ne vois toujours pas le rapport avec la choucroute d’Hidalgo (mettre sur le même plan Hidalgo et Longo Mai, Baschet, Berlan, c’est très audacieux).

    • « Arracher des lieux et des terres à la propriété privée », même pas en rêve ! Admettons qu’un collectif quelconque fasse une acquisition foncière, construise qq chose, etc. , qu’est-ce qui garantit que quelques générations plus tard, les descendants du collectif initial, ou quelques uns bazardent tout, ça se voit tout le temps, et je sais de quoi je parle :-)

      Ce qui me chagrine c’est que la promotion de ce genre de trucs fait hélas l’économie de tout ce qui se passe, et de pire en pire, dans le monde réel.

      On bricole une petite survie dans son petit coin en fermant les yeux sur les mécanismes en oeuvre partout ailleurs.

      Aucun rêve d’un grand soir là dedans. Juste rappeler qu’il est aussi important d’ouvrir la boite noire des grands méchants loups, ce qui est valable dans tous les domaines de la vie.

    • Aucun rapport effectivement. Pour moi, l’intervention de Marc Laimé est dans le même registre que le « Delenda Carthago » que Caton assénait dans tous ces discours. Dans l’absolu, il montre la permanence d’une certaine vigilance dont on peut se désoler qu’elle s’émousse, par ailleurs, de plus en plus. Mais en l’espèce, il montre que celle-ci se manifeste sans égard pour les contenus qui lui sont soumis. Et si ce n’est peut-être pas sans rapport avec le fait d’être éloigné de ces contenus particuliers, le manque de retenu est tout aussi fautif que le manque d’opiniâtreté.

    • je sais de quoi je parle

      Et donc ces expériences passées (qui ne sont pas ignorées par les propositions d’Antidote, bien au contraire) invalident en soi, toutes les réflexions et les tentatives nouvelles qui sont faites pour, justement, ne pas les reproduire ?

      Bon... c’est un peu la mécanique du #mansplaining, ça !

    • Admettons qu’un collectif quelconque fasse une acquisition foncière, construise qq chose, etc. , qu’est-ce qui garantit que quelques générations plus tard, les descendants du collectif initial, ou quelques uns bazardent tout.

      Rien ne garantit que « tout soit bazarder », mais en tout cas, la proposition d’Antidote c’est que les conséquences du « grand bazar » se limitent à la dispersion du collectif, pas à la possibilité d’un usage collectif pérenne (et non marchand) du foncier. Évidemment, pour saisir cela (et éventuellement critiquer la solution proposée pour l’accomplir) il faut aller au delà du « delenda carthago ».

      Je précise que j’ai moi-même des objections sur la solution proposée

    • Ce qui me chagrine c’est que la promotion de ce genre de trucs fait hélas l’économie de tout ce qui se passe, et de pire en pire, dans le monde réel.
      On bricole une petite survie dans son petit coin en fermant les yeux sur les mécanismes en oeuvre partout ailleurs.

      C’est un peu « à la serpe » ce genre de prise de position. Qu’est-ce qui empêchera les parties prenantes du projet de se pencher (et de lutter) contre ces mécanismes de domination que tu dénonces ?

      Ce que je retiens aussi, c’est que le fonds de dotation s’accompagne d’un bail « emphytéotique » de 99 ans. On va dire trois générations grosso-modo.
      Maintenant, le fait que ces fonds fonctionnent sur le don (d’argent, de foncier ou autre) est aussi un avantage car le don n’est pas un investissement. Par contre, si des tractations occultes interviennent entre les donateurs et les fonds, alors on est dans la corruption. Évidemment, la vigilance et la transparence restent indispensables.

    • Surtout que « les mécanismes en oeuvre partout ailleurs » est une formule posée comme si ceux-ci avaient une évidence incontestable. Si ça se trouve, on n’est pas du tout d’accord sur les ressorts des mécanismes en question.

    • qu’est-ce qui garantit que quelques générations plus tard, les descendants du collectif initial, ou quelques uns bazardent tout,..

      Rien n’est jamais garantie pour les générations plus tard et heureusement que les générations plus tard aurons le choix de changé ce qui aura été fait dans une autre époque avec un autre contexte et d’autres besoins. Imaginons que le grand soir arrive et que des changements profonds soient faits, ca serait horrible de figé les générations suivantes pour leur imposé cet instant du grand soir éternellement. Alors ne rien faire au prétexte que peut être dans le future les génération prochaines pourraient défaire ce qu’on a fait me semble absurde. Ca serait une sorte de dictature étérnelle.

      Aussi je pense pas que ce collectif ne luttte pas aussi contre le grand paris et tout et le fait de chercher et d’expérimenté des choses à l’échelle locale n’empêche pas d’agir aussi au niveau globale simultanément. Perso j’ai du mal à imaginé qu’un mouvement mondial d’abolition de la propriété surgisse tout à coup partout de la meme facon au meme instant. Forcement il y aura des initiatives locales, même au niveau d’un pays ou d’un continant qui abolirait la propriété ca resterait une initiative locale.

    • Je crois que Marc souhaite nous dire que les réformateurs sont au mieux inutiles, et que si solution il doit y avoir, c’est par la mise à bas du capitalisme.

      Les anticapitalistes, «combien de divisions ?» :-))

  • Pour construire un Internet juste, il faut penser aux personnes qui n’y sont pas - Numerama
    https://www.numerama.com/pop-culture/788047-pour-construire-un-internet-juste-il-faut-penser-aux-personnes-qui-

    Règle 30 est dédiée aux questions d’inclusivité dans le numérique. Je crois que le web et les nouvelles technologies appartiennent à tout le monde. Mais force est de constater qu’il n’y a pas tout le monde sur internet. C’est vrai dans les pays moins riches, mais ça l’est aussi en France, d’une autre manière. Début octobre, le Secours populaire a appelé le gouvernement à freiner la numérisation effrénée des services publics, qui exclut de nombreuses personnes. Il y a en fait un double problème : celui de l’équipement (absence d’ordinateur chez soi, smartphone trop ancien pour faire fonctionner certaines applications, connexion très lente, etc.) et de l’illectronisme, les gens peu à l’aise avec le numérique. Là aussi, les clichés sont tenaces. On a tendance à croire que les personnes en incapacité à utiliser les nouvelles technologies sont âgées (comme mon grand-père). La réalité est plus complexe, comme le rappelle cet article du Monde paru en septembre. « Il n’y a pas une, mais des fractures numériques, à géométrie variable selon l’âge, la région, la classe sociale », y explique le sociologue Jean-François Lucas. On peut utiliser un smartphone tous les jours, mais être incapable de naviguer sur un ordinateur. Ou être un·e pro d’un logiciel professionnel, sans pour autant profiter de l’informatique dans sa vie en dehors du travail. L’éloignement du numérique concerne finalement tout le monde. Aujourd’hui, je suis à l’aise avec un ordinateur, un smartphone, le web tel qu’il existe en 2021, et j’ai les moyens d’y accéder à ma guise. Mais que se passera-t-il quand d’autres objets connectés seront la norme ? Quand mes doigts ne parviendront plus à retenir les nouveaux gestes (swipe/double tap/pincer/etc.) nécessaires à la navigation en ligne ? Et si je perdais ma stabilité financière ?

  • Que faire des 100€ d’indemnité du gouvernement ? – Graphisme et interactivité
    https://graphism.fr/que-faire-des-100e-dindemnite-du-gouvernement

    Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement d’Emmanuel Macron va donner 100€ au peuple français. Appelé « chèque énergie », « prime inflation », ou « Les 100€ à Manu » cet argent est destiné aux personnes dont le revenu net mensuel est inférieur à 2000€ par mois. Évidemment, cet argent ne tient pas compte du patrimoine, du foyer, de la situation d’endettement, de la précarité, du handicap, etc.

    En réfléchissant un peu pour poursuivre ma quête de décroissance, je me suis dit que ces 100€ seraient plus utiles si je les donnaient à une association, une ONG mais je ne savais encore pas laquelle (je soutien déjà quelques associations). En en parlant autour de moi, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul… Alors comme je fais parfois, je crée une petite bidouille numérique pour proposer à chacun de se poser des questions et peut-être d’avoir envie de donner ces 100€ à une association à vocation sociale dont le travail se dirige vers les personnes les plus précaires en France..

    #solidarité #prime

    C’est comme ça que j’ai créé « Les 100€ à Manu » (je sais, on dit « de manu »)

  • Peut-il y avoir de la joie dans nos luttes ? Militantisme et liens inter-personnels – CONTRETEMPS
    https://www.contretemps.eu/joie-militante-bergman-montgomery-luttes

    Il aura fallu dépasser un a priori de départ pour entrer dans la lecture du livre de carla bergman et Nick Montgomery. La formule-titre « Joie militante » apparaissait comme une association d’idées bien audacieuse. Des manifestations aux grèves, en passant par les réunions de collectifs, il nous a toujours semblé que le militantisme s’entretenait avec des affects aussi particuliers que divers qu’il était difficile d’associer à la « joie ».

    Le militantisme ne va pas nécessairement avec la joie. Il y a une part d’obligation quasi-scolaire dans le travail militant, qu’il s’agisse d’une association, d’un syndicat, d’un parti, d’un « mouvement », d’une ZAD. C’est aussi, souvent, la prise d’une énergie considérable. On puise dans une source qui s’assèche (bien vite) à la mesure du temps investi face à des situations toujours plus insoutenables. Faire du lien semble être une des perspectives permettant de contrebalancer l’épuisement général : se retrouver, s’entendre, s’enlacer (entre autres) pour retrouver un peu de force.

    Les personnes à qui s’adressent ce livre ont dû, à un moment donné, ressentir cette puissante présence : celle d’être uni·es à quelque chose de plus grand et de plus intense – qui nous a donné, un certain temps, une force unique en son genre. Joie militante parle pourtant peu de ces instants et de ce qu’ils produisent (état difficile à décrire brièvement avec des mots justes), ou encore de l’ingratitude ponctuelle du travail militant. Il s’agit davantage d’une réflexion (d’une recherche, en fait), parfois hésitante, sur la manière dont les désirs émancipateurs les plus subversifs peuvent produire des formes de rigidité mortifères, et les façons de s’en sortir (ou pas ?).

    Le point de départ est un constat simple et non moins déprimant, que nous avons tou·tes vécu d’une manière ou d’une autre dans nos expériences de lutte, à ce moment où, au lieu de nous libérer, elle nous enferme. Elle nous rend triste, elle nous stresse, et pire que tout, nous avons le sentiment de ne pas être à la hauteur. Ce ne sont pas des belles paroles qui peuvent nous rassurer (« tu es merveilleux·se, tu es indispensable ») : il ne s’agit pas là d’un problème personnel de confiance en soi, mais bien de la réalité d’affects négatifs qui circulent dans nos milieux militants.

    En dehors des mots, c’est bien parfois les gestes qui manquent, et la réelle prise en charge du collectif et de ses membres dans toutes leurs dimensions qui peinent à se mettre à l’œuvre. Souvent, c’est le sentiment d’urgence qui vient alors dicter les comportements : pour faire vite, pour faire au mieux, on omet parfois de prendre la mesure du désarroi de chacun·e autant que du possible épuisement, voire du burn-out qui s’invite également.

  • Des coiffeurs•ses en autogestion
    https://utoplib.blogspot.com/2021/11/coiffeur-autogestion-paris.html

    « Frange Radicale (Paris 19e), c’est l’histoire de trois coiffeur·ses qui décident de repenser leur travail en créant un salon de coiffure sans patron·nes, ni prix genrés. La coopérative de coiffure n’en est qu’à ses débuts. Mais elle a le vent en poupe et incarne un exemple d’organisation différente du travail et de l’accueil des client·es. Un modèle pour le monde de la coiffure, mais pas seulement… »

    #radio #podcast #autogestion #coiffure #cheveux

  • À Lyon, une politique pénale du « deux poids, deux mesures » | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/301021/lyon-une-politique-penale-du-deux-poids-deux-mesures

    Depuis le 23 septembre 2021, sept militants antifascistes lyonnais sont poursuivis par le parquet de Lyon pour une altercation avec des membres du groupe Civitas. Cette organisation catholique intégriste combat notamment le droit à l’avortement et s’inscrit dans la galaxie de l’extrême-droite française qui prend part aux marches contre le pass sanitaire pour y diffuser des discours antisémites et de haine. C’est lors d’une de ces manifestations, le 28 août dernier, que l’altercation a eu lieu.

    Le parquet, requérant le placement en détention provisoire de l’ensemble des sept militants antifascistes, a obtenu du juge des libertés et de la détention l’incarcération de quatre d’entre eux immédiatement après leur garde-à-vue, les trois autres étant soumis à un strict contrôle judiciaire.

    Dans le cadre de cette affaire, il nous paraît important de souligner plusieurs points :

    – Le parquet s’est auto-saisi de ces faits et a mené une procédure entièrement à charge contre les militants antifascistes, alors même qu’aucune plainte des supposées « victimes » (pour lesquelles aucune ITT n’aura été constatée) n’a été enregistrée. Les militants de CIVITAS n’ont quant à eux été ni convoqués, ni auditionnés pour s’expliquer sur les faits de violence. Par contre, la police les a bien contactés, sans que l’on puisse comprendre les liens entre les enquêteurs et Civitas, ni même qui a été contacté. Le parquet de Lyon, pourtant soumis au principe d’impartialité et devant veiller à ce que les investigations soient menées à charge et à décharge, apparaît n’orienter les services d’enquête que dans un sens.

    #justice #antifascisme #civitas #prison

  • Enquête sur l’#accessibilité des #écritures_inclusives

    Les résultats de l’enquête que j’ai mené sur l’accessibilité des écritures inclusives pour les personnes dyslexiques sont désormais disponibles. Ils sont présentés, ainsi que l’état de l’art et la méthodologie utilisée, dans un mémoire accessible sur cette page web. Ce mémoire marque l’aboutissement de mon stage et initie une suite de travaux qu’il semble nécessaire.

    Le mémoire se base sur une enquête en ligne testant la compréhension de plusieurs formes d’écriture genre-inclusives : #double_flexion totale, double flexion partielle (point médian), #néologie, #écriture_épicène et #genre_neutre (par Alpheratz). Le texte testé est une ré-écriture du conte « Les habits de l’Empereur » (celui où « le roi est nu »). Les résultats sont très différenciés - selon l’adhésion des répondant-e-s aux principe de l’écriture inclusive par exemple. Voici un extrait de la conclusion :

    « Il existe des grandes tendances de l’impact du contexte socio-politique sur l’accessibilité des écritures inclusives qui interfère avec la complexité des contextes personnels. Cela remet en question la pertinence de l’établissement d’une classification d’accessibilité entre les différentes formes d’écriture inclusive et montre le caractère contingent de l’accessibilité aux écritures inclusives. De plus, il est important de rappeler que cette étude montre aussi que la langue écrite française reste fondamentalement inaccessible aux personnes dyslexiques. »

    Pour télécharger le mémoire :
    https://inclusiviteetdyslexie.files.wordpress.com/2021/09/memoire-v1-4.pdf

    https://inclusiviteetdyslexie.wordpress.com
    #écriture_inclusive #enquête #dyslexie #langue_française #français

  • Rejoindre l’auto-école autogérée - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Rejoindre-l-auto-ecole-autogeree-23417

    Vous êtes intéressé-es pour apprendre à conduire entre potes et passer le permis librement, en vous passant de l’industrie des auto-écoles ? Cette réunion mensuelle est l’occasion de venir nous rencontrer, qu’on vous explique le fonctionnement du collectif et de faire le point sur votre situation perso.

    Le collectif vient d’investir dans une nouvelle voiture double-commande qui sert à l’apprentissage, on a envie que ce nouvel outil serve. Pour passer son permis en candidat libre, vous aurez besoin d’un-e accompagnant-e qui a plus de 5 ans de permis (sans suspension) et on gère collectivement la voiture, les frais qu’elle engendre etc. On a quelques astuces pour naviguer à travers la numérisation des démarches administratives.

    #voiture #permis #auto-école #autogestion

  • PICASSO = GROSSE MERDE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=gsuLpUTs50c

    Vous n’avez jamais compris ce que représentait Picasso dans ses œuvres ? Voici.

    Le podcast absolument brillant qui m’a servi de source pour cet épisode et à écouter absolument pour comprendre les mécanismes à l’œuvre dans la fabrication des génies et de leur impunité, by Julie Beauzac :
    https://www.venuslepodcast.com/episod...
    et par ici son insta : https://www.instagram.com/venuslepodc...

    Un immense merci à Rono d’avoir accepté de prêter sa voix pour l’incarnation d’un mec aussi pourri :
    https://instagram.com/rono.jpg

    Cet épisode bénéficie du soutien du CNC : ISAN 0000-0005-F301-0004-U-0000-0000-L

    Texte, voix, montage : Manon Bril

    Storyboard et réalisation : Leamlu
    https://www.instagram.com/leamlu

    Animation : Anne Masse
    https://www.instagram.com/flyingsuper...

    Character design : Marie Ecarlat https://www.instagram.com/marieecarlat

    Rig 2D : Béatrice Bonneau

    Mixage et sound Design : Lionel Metge
    https://www.instagram.com/blackmonkmu...

    Musique : OTAAM
    https://www.instagram.com/otaambeatma...

    On se retrouve sur les réseaux :
    instagram : https://www.instagram.com/manonbrilcuah
    tiktok : https://www.tiktok.com/@manonbrilcuah
    twitter : https://twitter.com/BrilManon
    facebook : https://www.facebook.com/cestuneautre...

    Et pour soutenir l’émission :
    utip : https://www.utip.io/cestuneautrehistoire
    Ou cliquez sur le bouton « rejoindre », pour accéder aux badges, emojis, et comme les tipeurs, aux épisodes animés en avant-première !

    Pas vraiment de jeu des commentaires pour cette fois, on va très peu s’amuser avec ce sujet mais n’hésitez pas à me communiquer vos émotions à ce propos, et surtout partagez pour faire savoir qui est vraiment cet artiste (une grosse merde, vous avez remarqué ?)

  • Allemagne : les habitants de Berlin votent pour l’expropriation des grands promoteurs immobiliers !
    https://www.revolutionpermanente.fr/Allemagne-les-habitants-de-Berlin-votent-pour-l-expropriation-d

    Face à ces grands groupes qui possèdent plus de 3000 logements chacun et donc près de 250.000 logements, les résultats du référendum expriment la colère profonde quant à la question du logement dans la ville : 56,4 % des électeurs de Berlin, ce qui représente près de 2,5 millions de berlinois, ont voté pour l’expropriation de ces grands groupes, contre 39,0 % contre. Un résultat majoritaire qui pèse dans la situation politique, la question du logement était au cœur des dernières élections, mais qui n’est pas juridiquement contraignant pour le Sénat de Berlin – l’organe exécutif local.

    #logement #immobilier #spéculation #promoteurs #allemagne #référendum

  • Antifa – le jeu est sorti !
    https://www.questionsdeclasses.org/antifa-le-jeu

    Antifa, le jeu est un jeu de plateau de simulation et de gestion dans lequel vous faites vivre un groupe antifasciste local. Chaque joueur incarne un militant avec des compétences particulières. Chaque mois (qui correspond à une manche), votre groupe va être confronté aux exactions d’extrême droite et, pour chaque événement auquel vous allez faire face, vous décidez quelles actions mettre en place, chacune étant plus ou moins efficace et plus ou moins risquée.

    Au fur et à mesure de son existence, votre groupe va se retrouver dans des situations de plus en plus complexes, présentées dans différents scénarios en utilisant une sélection des cartes du jeu.

    Inventé par des militants antifascistes de longue date et inspiré de faits réels, Antifa, le jeu est aussi un outil de formation.

    #antifa #antifascisme #jeu

    • Il doit s’agir d’un autre jeu, car celui-ci a bien commencé à être développé il y a trois ans, mais en France et par nos soins (lahorde.samizdat.net), et nous n’avons pas eu la possibilité de le présenter en Allemagne. Cela dit, l’idée d’en préparer une version allemande, mais adaptée à la réalité de l’antifascisme outre-Rhin, est dans les tuyaux. Mais si un jeu équivalent existe déjà en Allemagne, on aimerait bien en savoir plus !

  • Rafle contre des antifascistes à Lyon : Face à la répression – Solidarité ! | Groupe Antifasciste Lyon et Environs
    https://groupeantifascistelyonenvirons.wordpress.com/2021/09/27/face-a-la-repression-solidarite

    Le 21 septembre 2021, 7 personnes ont été convoquées, perquisitionnées et/ou arrêtées sur leur lieu de travail afin d’être placées en garde à vue. Les faits qui leur sont reprochés : 

    – violence en réunion n’ayant pas entrainé d’ITT 

    – groupement en vue de commettre des délits durant une manifestation 

    – participation à une manifestation non déclarée 

    – refus de donner leur codes de chiffrement (téléphone portable)

    Parmi les 7 interpelés, 4 sont envoyés en détention et les 3 autres se retrouvent soumis à un contrôle judiciaire. Ces faits se réfèrent aux évènements survenus lors de la manifestation contre le pass sanitaire du 28 août dernier, où l’extrême droite et plus précisément le groupe antisémite et ultra-réactionnaire, CIVITAS, a été confronté à une riposte populaire d’un grand nombre de manifestant.e.s qui n’acceptaient plus leur agressivité fasciste (propos homophobes, agressions, revendications antisémites).

    À Lyon, l’extrême droite continue de gangréner la ville. Ces dernières années, et ce malgré des mouvements sociaux de très grande ampleur, nous avons pu constater l’installation d’un climat de plus en plus autoritaire, liberticide, raciste, islamophobe et fascisant. Le gouvernement Macron/Darmanin enchaîne les attaques liberticides et restrictives sous couvert d’Etat d’urgence sanitaire et n’hésite pas non plus à relancer des projets de lois antisociales. Parallèlement à cette levée des forces réactionnaires de nos dirigeants, l’extrême droite tente de reprendre la rue un peu partout en France, en investissant notamment les manifestations contre le pass sanitaire. À Lyon, Génération Identitaire ré-ouvre officiellement son bar dans le 5ème, les patriotes leadés par Philipot appellent à leurs propres rassemblements tous les samedis, surfant sur la colère contre le pass sanitaire pour divulguer leurs thèses conspirationistes et antisémites. Bien sûr, les bandes fascistes (ex-GUD, Bastion Social, Lyon Populaire, Audace, Civitas etc..) profitent aussi de ce terreau pour commettre des agressions sur des jeunes de quartiers populaires et/ou des militant.e.s progressistes. Partout en France, l’extrême droite profane, blesse, tue. Et le climat politique ne fait que la nourrir. 

    En effet, ce dernier coup de filet répressif contre des antifascistes nous le prouve : le pouvoir a choisi son camp. Il déploie ainsi tout un arsenal juridique et donc considéré comme “légitime” contre les personnes qui tentent de résister par tous les moyens à ces tendances fascistes. Le procureur s’est auto-saisi contre ces “violences” sans qu’aucune plainte n’ai été déposée. Il a procédé, grâce aux services de police et aux renseignements généraux à diverses arrestations et perquisitions préparées par un grand investissement de surveillance et de traçage des 7 personnes politiquement ciblées. Lors de leur garde à vue, la raison “politique” de cette opération leur a en effet plusieurs fois été répétée. 

    Après plusieurs jours de garde à vue (de 24 à 48h), nos camarades sont déférés au tribunal de grande instance dans le cadre d’une toute nouvelle procédure : la comparution immédiate différée. Cette procédure expérimentée depuis 2019 permet d’imposer le cadre de la comparution immédiate de manière ultérieure en enlevant la possibilité de refus de cette procédure. Elle réduit le délai pour préparer la défense et permet de ne pas clore l’instruction afin de continuer l’enquête tout en infligeant une peine, avec la possibilité pour le procureur de demander la mise en détention provisoire ou un contrôle judiciaire. Dans le cas présent, la procureur était claire, elle ne souhaitait rien savoir de cette affaire, et demandait d’office la détention jusqu’au procès de nos 7 camarades. Face à une juge des libertés et de la détention impassible, 4 de nos camarades sont incarcérés tandis que les 3 autres sont soumis à un contrôle judiciaire drastique.

    #répression #antifascistes

  • Peut-on être féministe et engager une femme de ménage ?

    Quand on se libère de nos tâches domestiques, à qui incombent-elles ? La question — et, surtout, la réponse – m’a fait faire de l’insomnie.

    C’est la faute de #Caroline_Dawson. Dans son magnifique premier roman, Là où je me terre (Éditions du remue-ménage), la professeure de sociologie raconte l’immigration canadienne d’une famille qui fuit le Chili de Pinochet. Si chacun des chapitres m’a happée, ce sont les passages au sujet de la mère, une femme de ménage, qui m’ont le plus bouleversée.

    https://www.lapresse.ca/maison/chroniques/2021-09-25/peut-on-etre-feministe-et-engager-une-femme-de-menage.php
    #féminisme #femmes_de_ménage #ménage #tâches_domestiques #femmes

    • Là où je me terre

      Valparaíso, décembre 1986, tremblement de terre entre les quatre murs d’une maison. Un homme et une femme annoncent à leurs enfants qu’il faut tout laisser derrière et fuir le Chili de Pinochet. C’est Noël, la petite Caroline a sept ans et elle aura la nausée durant tout le voyage.

      La fillette atterrit à Montréal. En plus de la neige dehors, il y a le tapis rouge vin de l’hôtel Ramada qui accueille les personnes réfugiées en attente de papiers. Il y a aussi Passe-Partout qui semble s’adresser à elle à travers le téléviseur. Après le premier appartement à Montréal-Nord, la classe d’accueil de madame Thérèse qui lui apprend le français, les enfants qui se moquent de ses cheveux et de sa boîte à lunch, la misère des rues d’Hochelaga, il y aura tout ce temps passé dans les banques où ses parents font des ménages. Entre l’exil, les fantômes du passé et le jeu des différences, la petite Caroline camouflera sa furieuse envie de vivre pour ne plus détonner et devenir une immigrante modèle.

      Mais comment apprend-on à ne plus s’effacer ? Peut-on embrasser une nouvelle culture sans renier ses origines ? Lumineux et vivant, Là où je me terre sonde la possibilité d’aimer et de lutter sans ne plus avoir à fuir.

      https://www.editions-rm.ca/livres/la-ou-je-me-terre

      #livre

    • D’ailleurs, pourquoi est-ce aux femmes de réfléchir à ces questions ? Pourquoi mes amies et moi,on se questionne là-dessus, mais aucun des chums du groupe ne le fait ? Comme si c’était aux femmes de nettoyer et que, lorsqu’elles ne pouvaient pas y arriver, c’était à elles de gérer la culpabilité qui vient avec l’embauche de quelqu’un…

      Caroline Dawson, autrice de Là où je me terre

      Ca me rappel un homme qui m’expliquait fièrement que la personne qui fait son ménage etait un homme de ménage. C’est certes l’expression d’une recherche de sortir des stéréotypes sexistes autour du ménage mais en même temps c’est un revenu qu’une femme n’aura pas et qu’un homme aura. Ca fait que ca me chiffonnait quand même. C’était un homme célibataire à l’époque, alors il s’occupait de son personnel de ménage lui même, mais une fois en couple c’est Mme qui a pris ces choses là en charge.

      A une époque j’ai demandé à mon ex qui employait une femme de ménage, de me payé ce qu’il donnait à sa femme de ménage pour que je fasse le travail, ca m’aurait fait un peu d’argent et je n’aurais pas été dérangé pendant mon travail par la présence d’une inconnue. Il n’a jamais accepté. L’idée lui semblait comique. Pourtant il acceptait de payé une inconnue pour faire ce travail, et donc il reconnaissait que c’etait bien un travail, mais moi je devait le faire gratos sans aucune limite d’horaires, juste par amour.

    • Je dirait que c’est plus que souvent qu’on nous présente cette malédiction pivot de l’oppression, comme un truc souhaitable pour les femmes. J’ai pas lu le livre de Mona, seulement écouté quelques entretiens mais je ne pense pas que je lirait celui là. « Réinventer l’amour » ca me fait un peu comme si je devait « réinventer la servitude ». En tant que mégère je préférè inventer le désamour.

    • @mad_meg Je comprends :)

      Mais j’essaie de voir à quelles conditions on pourrait sortir de la servitude justement. A cette occasion j’ai découvert « Love Actually » que je n’avais jamais vu. L’une des histoires racontées dans le film est celle d’un écrivain anglais qui tombe amoureux de son employée de maison portugaise et qui l’épouse. Ce qui veut dire qu’elle va continuer à faire le même travail, mais sans être payée... So romantic !

      Par ailleurs je n’en peux plus des termes dans lesquels ce problème est posé, en gros : « ces odieuses féministes blanches et riches qui se libèrent en se déchargeant du travail domestique sur des femmes pauvres et racisées ». Alors que souvent ces féministes vivent avec un homme. Mais lui n’est accusé d’exploiter personne, personne n’envisage que le travail ménager puisse être aussi le sien et que lui aussi s’en décharge sur une femme pauvre.

    • à paraître fin octobre aux éditions divergences La volonté de changer - les hommes, la masculinité et l’amour - Bell Hooks
      https://www.editionsdivergences.com/livre/la-volonte-de-changer-les-hommes-la-masculinite-et-lamour

      Si pour beaucoup d’hommes, le féminisme est une affaire de femmes, Bell Hooks s’attelle ici à démontrer le contraire. La culture patriarcale, pour fabriquer de « vrais hommes », exige d’eux un sacrifice. Malgré les avantages et le rôle de premier choix dont ils bénéficient, ces derniers doivent se faire violence et violenter leurs proches pour devenir des dominants, mutilant par là-même leur vie affective. La volonté de changer est un des premiers ouvrages féministes à poser clairement la question de la masculinité. En abordant les préoccupations les plus courantes des hommes, de la peur de l’intimité au malheur amoureux, en passant par l’injonction au travail, à la virilité et à la performance sexuelle, #Bell_Hooks donne un aperçu saisissant de ce que pourrait être une masculinité libérée, donc féministe.

  • Onde de choc en Italie après la condamnation d’un ancien maire à 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/35445/onde-de-choc-en-italie-apres-la-condamnation-dun-ancien-maire-a-13-ans

    La condamnation, jeudi, de l’ancien maire de Riace en Calabre (sud de l’Italie), Domenico Lucano, à plus de 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine a provoqué une onde de choc en Italie. L’ancien édile est une figure emblématique de l’accueil et de l’intégration des migrants en Italie. Une politique qui lui avait valu d’être nommé troisième « meilleur maire au monde » en 2010, et parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde dans le classement du magazine Fortune.

    C’est une sentence lourde, généralement réservée aux membres de la mafia sicilienne ou aux grands criminels. L’ancien maire de Riace en Calabre, région du sud de l’Italie, a été condamné jeudi 30 septembre à plus de 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine et pour des irrégularités dans la gestion des demandeurs d’asile.

  • C’est pour bientôt, et bientôt un peu de matos sur visionscarto

    Ceci est l’annonce de la sortie d’un ouvrage qui parle de cartographie radicale aux éditions La Découverte avec @nepthys et @reka.

    En librairie le 14 octobre.

    https://www.editionsladecouverte.fr/cartographie_radicale-9782373680539

    Ce livre est né de la rencontre entre une historienne et un géographe. La spécialiste du système de représentation statistique Isotype développé par Otto Neurath décortique le fonctionnement de la carte en tant qu’image et discours sur le monde. Le géographe, s’appuyant sur quelques dizaines d’années de recherche et de pratique cartographique (donc sémiologique et géométrique), revient sur le pouvoir de la carte, autant oppressive et aliénante que résistante et combattante, et raconte comment elle révèle l’invisible.

    À la croisée de ces analyses, l’objet carte se fait tour à tour instrument, outil ou arme pour faire naître la possibilité de la carte radicale et critique, mais aussi expérimentale. L’ouvrage cherche à en définir les contours.

    Cette exploration, toute en images, promène lectrices et lecteurs dans le monde multiforme des cartes, à la découverte de cet art de la carte qui met en dialogue science et politique, oscillant sans cesse entre le réel et l’imaginaire.

    

  • Rebecca Weiss designs ultrasound-powered male contraceptive device
    https://www.dezeen.com/2021/09/02/coso-ultrasound-male-contraception-device

    German design graduate Rebecca Weiss has won a James Dyson Award for a male contraceptive device called Coso, which uses ultrasound waves to temporarily halt sperm regeneration.


    #contraception_masculine #ultra_sons #prototype

    • Plein de questions tout de même…

      Ça vous semble confortable, à vous ? Sinon y’a plusieurs tailles ? Ça passe au lave-vaisselle ? Ça fait pas double-emploi avec le vaccin (soit-disant) contre le Covid ? Et est-ce que c’est plus ou moins agréable que l’Andro-Switch référencé ici au début de l’été :
      https://seenthis.net/messages/919057

      Et plus sérieusement : il m’a semblé comprendre qu’il faut faire une séance tous les deux mois, ça ne s’utiliserait pas tous les jours ? Ce n’est pas très clair.

  • Réputé sûr, Protonmail a livré à la police des informations sur des militants climat

    Le fournisseur de courriers électroniques chiffrés suisse Protonmail a fourni sous contrainte légale des informations sur des militants français de Youth for Climate, qui ont par la suite été perquisitionnés. Une procédure qui illustre « l’acharnement » policier sur les activistes climat et les limites de la confidentialité sur internet.

    https://reporterre.net/Repute-sur-Protonmail-a-livre-a-la-police-des-informations-sur-des-milit


    #internet #fliquage