• Enfants dans l’espace public : enquête sur une disparition - URBIS le mag
    https://www.urbislemag.fr/enfants-dans-l-espace-public-enquete-sur-une-disparition-billet-642-urbis

    Où sont passés les enfants ? Dans les rues de nos villes, combien en croise-t-on, cartables sur le dos, et rentrant de l’école ? Combien sont-ils à avoir l’autorisation parentale de jouer dans la rue ? De faire quelques courses dans un magasin proche de leur domicile ? Bien peu. Et même, de moins en moins. Clément Rivière, maître de conférences en sociologie à l’université de Lille, s’est penché sur la façon dont les parents du début du 21ème siècle encadrent les pratiques de leurs enfants dans l’espace public. Récemment publié aux Presses universitaires de Lyon, son travail met en lumière les mécanismes à l’œuvre dans la fabrication des « enfants d’intérieur ». De quoi donner à réfléchir aux urbanistes et plus largement, à tous ceux qui travaillent à la conception et à l’aménagement d’espaces publics pour tous.

    #transport #territoire #ville #enfants

  • Shireen Abu Akleh : la police israélienne avait fait irruption dans l’hôpital avant les funérailles
    Par MEE | Mardi 17 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/palestine-shireen-abu-akleh-police-israelienne-hopital-funerailles-en

    De nouvelles images des funérailles la semaine dernière de la journaliste d’Al Jazeera assassinée Shireen Abu Akleh semblent montrer des dizaines de policiers israéliens faire irruption dans l’hôpital avant la procession, frappant et bousculant les gens à l’intérieur, y compris des patients, et tirant dans l’enceinte du centre médical.

    Ces vidéos, images de sécurité de l’intérieur de l’hôpital Saint-Joseph, à Jérusalem-Est, ont été présentées lors d’une conférence de presse des responsables chrétiens locaux affiliés au Vatican, au cours de laquelle ils ont condamné la conduite des forces israéliennes, ont rapporté les médias israéliens.

    Une séquence montre des policiers pousser au sol un homme en béquilles tandis qu’ils font irruption dans l’hôpital, victime qui se fait piétiner dans ce chaos. (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

  • Pour Bella Hadid, les funérailles de la journaliste Shireen Abu Akleh montrent ce qu’« est l’occupation »
    Lundi 16 mai 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/occupation-palestine-bella-hadid-shireen-abu-akleh-funerailles-instag

    Aussi – sinon plus – efficaces qu’un média : les sœurs Hadid, Gigi et Bella, top models stars des podiums, se sont aussi imposées, grâce à leurs (respectivement) 74 millions et 52 millions d’abonnés sur Instagram, comme de très influentes défenseuses de la cause palestinienne.

    Samedi, Bella Hadid a posté sur son fil une vidéo où l’on voit les forces de sécurité israéliennes attaquer le cortège funéraire de Shireen Abu Akleh, la célèbre journaliste d’Al Jazeera assassinée par un sniper israélien mercredi 11 mai dans un camp de Jénine, dans les territoires palestiniens occupés.
    (...)
    La mannequin américaine d’origine néerlando-palestinienne, qui avait publié plusieurs photos de Shireen Abu Akleh après sa mort, a commenté son post : « C’est l’occupation ».

    « C’est le genre de torture et d’abus auxquels les Palestiniens sont confrontés sous occupation militaire israélienne », a-t-elle écrit dans un long texte. « Peu importe qui vous êtes, comment pouvez-vous regarder cela sans crier de rage et sans pleurer de douleur ? », a-t-elle demandé à ses abonnés.

    « On ne cesse de nous rappeler que notre existence en tant que Palestiniens est une menace, que l’on soit journaliste ou non. Elle [Shireen] n’avait pas d’armes, ne montrait aucune violence, juste un appareil photo. En retour ? Une balle de sniper dans la tête et des tirs répétés sur tous ceux qui ont essayé de la réanimer. Qu’avez-vous à cacher pour continuer à tuer nos journalistes ? Cela en dit assez sur ce système militaire, son gouvernement et le jeu géopolitique auquel ils livrent leur peuple. » (...)

    #Shireen_Abu_Akleh

  • Au commencement était
    Une nouvelle histoire de l’humanité
    David Graeber
    David Wengrow


    http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Au_commencement_%C3%A9tait-672-1-1-0-1.html
    J’ai commencé la lecture de ce pavé, c’est très chouette, une déconstruction totale de l’histoire telle qu’on nous l’enseigne ou raconte, c’est drôle, ça se très lit bien (pas de gros mots savants).
    Hier j’ai photographié un passage pour le partager avec vous, ça vous donnera une idée de la teneur du #livre.

  • Do Chua de carottes et daïkon
    https://www.cuisine-libre.org/do-chua-de-carottes-et-daikon

    Pickles vietnamiens de délicieux petits légumes croquants aigres-doux : du bonheur en bocal ! Laver et peler la même quantité de carottes et de radis blanc. Les tailler selon la forme souhaitée : en julienne, en rondelles, en forme de fleurs… Saler et laisser dégorger pendant 10 minutes. Presser pour égoutter et enlever l’excédent d’eau. Faire bouillir l’eau avec le sucre et le vinaigre pendant environ 5 minutes. Ajouter le sel. Laisser tiédir. Disposer les légumes dans des bocaux en laissant 1,5 cm d’espace… #Carotte, #Daïkon, #Pickles, #Vietnam, #Vinaigre_de riz / #Végétarien, #Sans œuf, #Sans gluten, Végétalien (vegan), #Sans lactose, #Sans viande, (...)

    #Végétalien_vegan_ #Bouilli

  • Algospeak : les influenceurs, bilingues en censure automatisée - Par Thibault Prévost | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/clic-gauche/algospeak-les-influenceurs-bilingues-en-censure-automatisee
    https://api.arretsurimages.net/api/public/media/screenshot-2022-05-07-at-04-38-40-creez-des-collages-de-photos-en-ligne/action/show?format=thumbnail&t=2022-05-07T04:39:41+02:00

    Pour échapper aux robots-censeurs, les utilisateurs de TikTok et d’Instagram ont développé leur propre dialecte : l’algospeak. Une nouvelle preuve que, sur internet, même le langage a été privatisé.

    Sur TikTok, personne ne vous entendra parler de sexe, de santé mentale, d’automutilation, de suicide, d’addictions, de viol, d’avortement, de guerre, de violence et, globalement, de tout ce qui est considéré par vos invisibles maîtres algorithmiques comme des sujets « sensibles ». Sur Instagram, même combat. Sur YouTube, pareil. Si vous essayez, ne serait-ce qu’un peu, de mettre ces sujets en avant, dans le titre, le résumé ou le référencement – via les hashtags – de votre vidéo, la sanction tombe : suppression sans préavis, avec le risque que votre chaîne toute entière subisse le même sort pour outrage aux toutes-puissantes Conditions générales d’utilisation (CGU) de la plateforme en question. Ici-bas, code is law, le code fait loi, c’est comme ça et pis c’est tout – et d’ailleurs, de plus en plus souvent, sur les questions de modération, law is code. On ne négocie pas avec un logiciel de modération automatique. Mais de l’autre côté, au bout du clavier, des êtres humains ont des choses à dire sur ces sujets interdits. Alors, comment on fait ? On camoufle la langue, se marrent les créateurs et créatrices de contenu, qui ont apparemment tous pris la LV2 option algorithmes.

    #TikTok #RéseauxSociaux #Langage #Algorithme #Modération #Instagram

  • Le tableau périodique des chimistes se confronte aux limites du système terre
    https://theconversation.com/le-tableau-periodique-des-chimistes-se-confronte-aux-limites-du-sys

    En ajoutant la durabilité à la disponibilité, l’EuChemS manifeste une meilleure attention (ou moindre myopie…) à l’approvisionnement responsable dans la chimie, une science qui est aussi un maillon important de plusieurs chaînes de transformation et d’approvisionnement qui caractérisent notre monde.

    Première cible de cette évolution 2021 du tableau périodique : le carbone. Jusqu’en 2019, son cas semblait réglé : le carbone est vert (offre abondante).

    Évidemment, le carbone, c’est la vie ! Les plantes, les animaux, tous les êtres vivants sont basés sur leur ADN, qui est une molécule carbonée. Il n’est donc pas possible d’envisager la vie sans carbone.

    Le tableau version 2019 tranche surtout la couleur du carbone sur son bilan comptable. Le carbone est quarante mille fois plus abondant dans la croûte terrestre (sous forme de composés inorganiques comme le calcaire) et deux fois plus abondant sous forme de composés précurseurs de carburants fossiles (tels le charbon, le gaz et le pétrole) que dans le vivant.

    Et notre utilisation est (encore) bien en deçà des limites de disponibilités. Vert. Réglé.

    Or, la combustion de ces ressources fossiles à base de carbone et le relargage subséquent de dioxyde de carbone (CO2) se produisent à une vitesse telle que les cycles naturels de fixation de CO2 par les plantes (photosynthèse) et par dissolution aquatique (dans les océans) ne peuvent la soutenir. Ceci conduit à une accumulation dangereuse de CO2 dans l’atmosphère, un fait majoritairement responsable du changement climatique anthropique que l’on vit aujourd’hui.

    La verdure du carbone en prend alors un sérieux coup selon l’analyse 2021 de l’EuChemS : il y en a beaucoup (certes), mais son utilisation est-elle durable ?

    À la suite d’une rencontre publique organisée par l’EuChemS en 2021 intitulée « L’élément Carbone : la clef d’une société durable », le carbone a été reclassifié par l’EuChemS de vert à tricolore. Il a ainsi été ajouté au vert de la disponibilité :

    Le rouge pour la menace substantielle que la forte utilisation de combustibles fossiles à base de carbone fait peser sur le climat. Malgré des efforts, la part de ces combustibles fossiles représente encore près de 80 % de la consommation énergétique mondiale.

    Le gris, parce les combustibles fossiles sont à l’origine de nombreux conflits armés ou que les revenus du pétrole et autres ressources fossiles servent à financer des conflits armés. Le conflit en Ukraine et les atermoiements de l’Union européenne pour arrêter les importations de gaz russe en sont l’exemple actuel le plus frappant.

    Ce nouveau code couleur triple (vert, rouge et gris) pour le carbone reflète maintenant plus correctement la position particulière de cet élément : sa place majeure comme source d’activités humaines à l’échelle planétaire, mais aussi les problématiques posées par son utilisation anthropique trop importante, qui conduit à des enjeux géostratégiques et à des conséquences environnementales inquiétantes.

  • Ceci est une plante
    https://metropolitiques.eu/Ceci-est-une-plante.html

    Proposant une « histoire environnementale de l’art », Estelle Zhong Mengual tente de modifier notre culture visuelle des paysages ; elle scrute la présence d’êtres et de milieux vivants sur certains tableaux emblématiques de ce genre pictural. Selon les époques et donc les regards, une œuvre d’art n’est pas vue et interprétée de la même façon. Une #peinture de #paysage pourra être appréciée pour son esthétisme, commentée pour sa composition, analysée selon les motifs et les symboles, voire les messages #Commentaires

    / #arts, paysage, peinture, #écologie, #vivant

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_metzger.pdf

    • Une forêt ? Un paysage charmant. Un corbeau ? Un sinistre présage. Une rose ? L’être aimé. Le #monde_vivant est à la fois omniprésent dans notre culture et décidément absent. Car percevoir le vivant comme un décor, un symbole ou un support de nos émotions sont autant de manières de ne pas le voir. Et si nous apprenions à voir le vivant autrement ? Si nous entrions dans un monde réanimé, repeuplé par les points de vue d’autres êtres que nous ? Ce livre se propose d’équiper notre oeil pour saisir le vivant autour de nous comme foisonnant d’histoires immémoriales, de relations invisibles et de significations insoupçonnées. Sur le chemin de cette métamorphose, nous avons pour guides celles et ceux qui ont passé leur vie à apprendre à voir le vivant dans son abondance de signes et de sens : des artistes peintres et des femmes naturalistes du XIXe siècle anglais et américain. Le livre enquête sur leurs arts de l’attention, différents mais complémentaires, qui ont su tisser ensemble savoirs et sensibilité. À travers cette exploration, c’est une autre disponibilité au monde qui fait surface.
      Chaque jour est une occasion inouïe et renouvelée d’apprendre à voir.


      https://www.actes-sud.fr/catalogue/nature-et-environnement/apprendre-voir
      #livre #absence #nature #présence #regarde #peintres #art

    • En effet, c’est de la propagande russe.

      Avec les fameux « dégâts collatéraux » de la propagande symétrique :

      la doctrine russe a dû s’adapter à une nouvelle réalité : limiter les pertes au sein de la population ukrainienne

      l’armée ukrainienne n’applique quant à elle aucune limite de ce type à l’égard de sa propre population

      Et donc la victoire vertueuse et implacable des gentils plus forts malgré le soutien futile et déjà neutralisé aux méchants chétifs :

      sanctions diplomatiques et économiques […] déjà été prises […] La majorité des armes livrées par l’OTAN n’arrivent pas […] en raison des destructions directes opérées par les missiles russes ou par la neutralisation du réseau ferré

      l’armée russe peut donc déployer son impressionnante puissance de feu

      la rupture du front est probablement proche. C’est seulement à ce moment-là que les forces russes commenceront l’exploitation, spectaculaire, dans la profondeur

      Il en sait peut-être infiniment plus que vous et moi, mais probablement pas plus que ceux qui tiennent leurs infos de l’autre bord, brodent sur le « narratif » inverse et envisagent plutôt la neutralisation de l’armée russe.

      Et viva la muerte. Cet épandage de consultants kaki fout la gerbe.

      Au passage, pour qui ne connaîtrait pas les personnages :

      https://frontpopulaire.fr/o/Content/co9306773/moi-communiste-patriote-je-voterai-marine-le-pen

      https://www.causeur.fr/charlottesville-sudistes-raisons-memoire-amerique-146137

    • Tout ce texte est une vaste blague.

      Quand au proprio du blog :

      WP - Régis de Castelnau

      En 2019, il se rapproche de Djordje Kuzmanović, un souverainiste qui a quitté La France insoumise et créé le parti République souveraine. Djordje Kuzmanović s’est entouré de divers experts dont Régis de Castelnau pour le sujet de la justice28.

      Le 15 avril 2022, dans l’optique du second tour de l’élection présidentielle française, il signe un billet d’opinion intitulé « Moi, communiste patriote, je voterai Marine Le Pen »29.

  • Quand le Sud refuse de s’aligner sur l’Occident en Ukraine,
    par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, mai 2022)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2022/05/GRESH/64659

    (...) Si, au Nord, les voix discordantes sur la guerre en Ukraine restent rares et peu audibles tant une pensée unique en temps de guerre s’est à nouveau imposée (2), elles dominent au Sud, dans ce « reste du monde » qui compose la majorité de l’humanité et qui observe ce conflit avec d’autres lunettes. Sa vision a été synthétisée par le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), M. Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui regrette que le monde n’accorde pas une importance égale aux vies des Noirs et des Blancs, à celles des Ukrainiens, des Yéménites ou des Tigréens, qu’il « ne traite pas la race humaine de la même manière, certains étant plus égaux que d’autres (3) ». Il en avait déjà fait le triste constat au cœur de la crise du Covid-19.

    C’est une des raisons pour lesquelles un nombre significatif de pays, notamment africains, se sont abstenus sur les résolutions de l’Organisation des Nations unies (ONU) concernant l’Ukraine — des dictatures bien sûr, mais aussi l’Afrique du Sud et l’Inde, l’Arménie et le Mexique, le Sénégal et le Brésil (4). Et, fin avril, aucun pays non occidental ne semblait prêt à imposer des sanctions majeures contre la Russie.

    Comme le fait remarquer Trita Parsi, vice-président du think tank Quincy Institute for Responsible Statecraft (Washington, DC), de retour du Forum de Doha (26-27 mars 2022), où se sont côtoyés plus de deux mille responsables politiques, journalistes et intellectuels venus des quatre coins de la planète, les pays du Sud « compatissent à la détresse du peuple ukrainien et considèrent la Russie comme l’agresseur. Mais les exigences de l’Occident, qui leur demande de faire des sacrifices coûteux en coupant leurs liens économiques avec la Russie sous prétexte de maintenir un “ordre fondé sur le droit”, ont suscité une réaction allergique, car l’ordre invoqué a permis jusque-là aux États-Unis de violer le droit international en toute impunité » (5). (...)

    #Ukraine

    • MEGHAN MURPHY, éditrice du site “Feminist Current”:
      Hey everyone. A few weeks ago, I received the following email from the company that facilitates the ads featured on Feminist Current, SheKnowsMedia:
      “Dear Ms. Murphy:
      After careful review, pursuant to the SheKnows Publishing Network Agreement, attached for your reference, we are terminating your account effective immediately due to Feminist Current’s failure to comply with the Agreement’s quality guidelines regarding content that attacks a group on the basis of their sexual orientation and/or gender identity. Specifically, this articles https://www.feministcurrent.com/.../must-trans-activists... and https://www.feministcurrent.com/.../trans-activism... as well as others of similar tone are in violation.
      Please remove all ad code from your site as soon as possible...
      CHRISTY ROSENSTEEL
      GENERAL COUNSEL
      SheKnows Media”
      We chose to have ads hosted by SheKnowsMedia (previously BlogHer) because these companies claim to aim to support and empower women AND because I was able to limit ad categories that showed up on Feminist Current, meaning that I was able to exclude ads for things like dieting, makeup, the oil industry, the meat industry, religious ads, “dating” ads, and a myriad of other categories of ads I didn’t want showing up on a feminist site. This, of course, limited the income we were able to access via ad revenue, but still allowed us a base revenue that could ensure we were guaranteed a certain level of sustainability, from month to month. We have had ads hosted on the site via BlogHer/SheKnows since 2012.
      Recently, I have had several issues with the ads popping up on Feminist Current, some of which were unsuitable (anti-ageing ads and makeup ads, for example), others which were outright racist and sexist. When I contacted SheKnows about this, which I did numerous times, the problem was not addressed and the company claimed not to be able to do anything about these ads, despite the fact they were showing up via their ad network. As a result, I had been planning to get rid of ads on the site entirely, but needed to make sure we were able to sustain ourselves after that loss, so had tried to do some fundraising over the past month, in order to make up for the loss. (Thank you to everyone who donated!)
      Before I was able to do this, I received the above email, which referenced two posts, one of which challenges violent, misogynist threats against women and lesbians, the other that challenges the unethical and dishonest tactics trans activists use to shut down critical questions about the transitioning of children and around transgender ideology that reinforces sexist ideas about males and females more broadly.
      Neither post “attacks a group on the basis of their sexual orientation and/or gender identity.” Rather, one post directly opposes attacks and violent threats against a group of people based on sex and sexual orientation (women and lesbians), and the other defends journalism/journalistic ethics and good faith debate, and opposes censorship and attacks against journalism that challenges popular discourse and the status quo. Both posts, of course, support a feminist analysis that says gender is not innate, neither men nor women are stereotypes, and that women are oppressed under patriarchy on account of being born female, not on account of their feelings, clothing, or behaviour.
      It is incredibly important, particularly now, that journalists are able to report on issues and trends independently and with integrity, no matter how it may upset certain groups. It is also incredibly important that women be allowed to defend their sex-based rights without being beat up, smeared, and threatened. These are fundamental ideas that should be supported by those who support democracy and human rights, as well as by those who oppose hate speech and fascism.
      I responded to Christy Rosensteel at SheKnows Media, saying I was confused by her email, as the two posts in reference did not attack any group of people, and asked if she could please specify which aspects of the posts constituted an attack on “a group on the basis of their sexual orientation and/or gender identity.” I told her that our mandate at Feminist Current is to advocate the liberation of women from patriarchy and male violence, and that I felt both posts fit this aim. I added:
      “I find your claim to be quite a serious accusation, especially considering Feminist Current’s longstanding and dedicated work to opposing male violence against women and supporting the global feminist movement. If SheKnows is opposed to feminist analysis, that would be good to know, as I’d assumed your organization did not support male violence against women or sexism, in general.”
      I received no response.
      The good news is, we will no longer have to deal with a company that allows sexist, racist ads to pop up on the site, which I have no control over, and who refuses to be accountable for said ads, and will no longer be beholden to anti-feminist companies who revoke revenue because we publish articles opposing misogyny, male violence against women, and the shutting down of feminist debate/discourse. The bad news is that, more and more frequently, women who speak out against gender identity ideology, ask questions about the short and long term effects of transitioning children, and try to host discussions and debates about the impacts of gender identity legislation on women and girls are being systemically persecuted, slandered, silenced, threatened, fired, and rendered unemployable.
      It is unacceptable to try to shut down feminist media, simply because feminist ideas offend the sensibilities of some. And this is exactly what has happened. It is clear that someone who opposes the work we do at Feminist Current, who has connections or power at SheKnows, complained, and demanded they cut ties with the site. Our content has not changed substantially in the past few weeks. We have been opposing violence against women and asking critical questions about transgender ideology for years now. We are under constant attack, as a result. This was a direct attack against us by one individual who wished to attempt to shut down the site, by rendering us unable to pay our bills and support ourselves.
      Luckily, we have an enormously supportive readership around the world, are independent, and are part of a powerful, global women’s liberation movement that has more integrity and courage in its pinky finger than these self-interested, cowardly, dishonest, greedy, misogynist neoliberals.
      Fuck SheKnowsMedia. Fuck these capitalist pigs, who care more about their income than their integrity. Fuck this disgusting cooptation of feminism that bends over for men while throwing women under the bus. If they think this bullying will shut down Feminist Current and the hundreds of thousands of people who support our work and contribute to the site, they underestimate the power, courage, and steadfastness of women.
      In the past year we have seen attacks on our sisters amped up, as warrior women like Max Dashu, Nina Paley, Thistle Pettersen, Kajsa Ekis Ekman, Yuly Chan, and countless more are being smeared and no-platformed because they dare stand in solidarity with women. Women are being beaten up in the streets because they wish to speak about gender identity legislation and an ideology that says there is no such thing as a woman or a female body. Women are being threatened at the Dyke March and at Pride because they stand up for lesbians. Women are receiving death threats for supporting women-only spaces.
      These women are not wealthy, they are not powerful, they are not “privileged.” They are regular women and lesbians fighting to survive and to have a voice and to protect our and YOUR hard-fought-for rights.
      We stand in solidarity with women and in defense of free speech and democracy. We oppose the misogynist, capitalist bullying that dictates the editorial content of the vast majority of publications in North America, including those publications that claim to be “feminist.” At Feminist Current, we have always been accountable only to the feminist movement, and that will never change, no matter how many try to shut us down. Solidarity with our sisters in the struggle. Until we win ❤️✊

  • ’Al Qaeda is on our side’ : How Obama-Biden team empowered terrorists in Syria
    https://mate.substack.com/p/al-qaeda-is-on-our-side-how-obama

    C’est long et implacablement détaillé (à lire si on s’intéresse vraiment à la question) : comment l’administration Obama (avec un certain nombre de responsables toujours au pouvoir avec Biden) a sciemment et consciemment armé Al-Qaïda en Syrie.

    Plus de 10 ans plus tard, l’histoire continue à s’écrire... Ici, par un journaliste canadien.

    #syrie #cia #daesh

  • « Considérations philosophiques sur le rituel électoral frauduleusement nommé démocratie » par Alain Badiou
    https://qg.media/2022/04/23/considerations-philosophiques-sur-le-rituel-electoral-frauduleusement-nomme-de

    Sur ce point, j’aime citer un ancien ministre gaulliste de la justice, Alain Peyrefitte. Le résultat des élections de 1981, qui avait porté au pouvoir une coalition socialo-communisme dirigée par Mitterrand, avait effrayé le loyal réactionnaire gaulliste Peyrefitte. Il sut alors trouver, et c’était, je crois bien, la première fois qu’il trouvait quelque chose, une formule admirable. Il dit : « Les élections sont faites pour changer de gouvernement, et nullement pour changer de société ». Guidé par son angoisse, il retrouvait, très paradoxalement, une considération de Marx lui-même : à savoir que les élections ne sont qu’une mécanique servant à désigner, selon l’expression de Marx, « les fondés de pouvoir du Capital ». L’un et l’autre, au fond, quoiqu’à des fins opposées, disaient que les élections concernent la gestion – le gouvernement – de l’ordre capitaliste bourgeois, mais n’envisagent aucunement la remise en cause de cet ordre lui-même.

  • « Whiteness studies » : il était une fois les Blancs…

    L’historienne américaine Nell Irvin Painter publie une ambitieuse « Histoire des Blancs », qui montre que l’humanité s’est bien longtemps passée du concept de « races ». Née en Europe au XVIIIe siècle, l’idée de la supériorité des « Caucasiens » jouera un rôle central dans la construction de l’identité américaine.

    « Whiteness studies » : il était une fois les Blancs raconte que l’idée d’écrire une Histoire des Blancs lui est venue en lisant le New York Times, chez elle, à Princeton. Une photo montrait Grozny, la capitale tchétchène, rasée par les Russes. « Une question m’est alors venue : pourquoi appelle-t-on les Blancs américains les "Caucasiens" ? Ça n’a aucun sens. Autour de moi personne n’avait de réponse. Tous me disaient s’être déjà posé la question sans jamais oser demander… Un non-dit. » On est en 2000 et Nell Irvin Painter, historienne afroaméricaine jusqu’alors spécialisée dans l’histoire des Etats-Unis, se lance dans une longue recherche qui s’achèvera dix ans plus tard avec la parution, outre-Atlantique, de son livre The History of White People . Il vient d’être traduit et paraît ces jours-ci en France, aux éditions Max Milo.

    « La plus belle race d’hommes, la géorgienne »

    Sa quête la mène d’abord à Göttingen, en Allemagne, sur les traces du médecin Johann Friedrich Blumenbach (1752-1840), l’inventeur de la notion de « race caucasienne ». Ses caractéristiques : « La couleur blanche, les joues rosées, les cheveux bruns ou blonds, la tête presque sphérique », écrit le savant dans De l’unité du genre humain et de ses variétés . L’homme classe dans cette catégorie « tous les Européens, à l’exception des Lapons et des Finnois », et l’étend aux habitants du Gange et de l’Afrique du Nord. « J’ai donné à cette variété le nom du mont Caucase, parce que c’est dans son voisinage que se trouve la plus belle race d’hommes, la géorgienne », conclut Blumenbach.

    Nell Irvin Painter poursuit ensuite le fil de ses recherches en France, dans les salons de Mme de Stael qui publie en 1810 un livre à succès, De l’Allemagne . L’ouvrage popularise en France la manie qu’ont les savants allemands (ils ne seront bientôt plus les seuls) à classer les Européens entre différentes « races ». Mme de Stael en voit trois : la latine, la germanique et la slave. L’enquête de Painter la porte encore vers l’Angleterre de l’écrivain Thomas Carlyle, dont la théorie de la « race saxonne » traversera l’Atlantique et exerça une grande influence sur le poète et philosophe américain Emerson (1803-1882). Celui-ci, père de la philosophie américaine, abolitionniste convaincu, est aussi l’un de ceux qui a lié pour longtemps la figure de « l’Américain idéal » à celui de l’Anglais, parangon de beauté et de virilité. Son idéologie « anglo-saxoniste » marquera, selon Nell Irvin Painter, la conception de la « blanchité » américaine jusqu’au XXe siècle.

    Car pour le reste, l’histoire que retrace Nell Irvin Painter dans son livre est bien celle des Blancs d’Amérique. « Painter montre la construction endémique, aux Etats-Unis, de la question raciale, analyse l’historienne Sylvie Laurent, qui a coordonné le livre De quelle couleur sont les Blancs ? (La Découverte, 2013). Dès la fondation des Etats-Unis, les Américains se sont construits comme une nation blanche. Sa généalogie de la "race blanche" est un travail passionnant, même s’il n’est pas transposable à la situation française. »

    En France, parler de « Blancs » (plus encore qu’évoquer les « Noirs ») reste très polémique. Notamment parce que parler de « race » (une notion construite de toutes pièces et qui n’a rien de biologique), comme de couleur de peau, pourrait finir par leur donner une réalité qu’elles n’ont pas. Sans doute aussi parce qu’il est difficile pour un groupe majoritaire, les personnes perçues comme blanches, d’accepter qu’elles bénéficient de privilèges sans même s’en rendre compte… Les récents passages de Nell Irvin Painter à la radio ou à la télévision ont suscité des mails outrés d’auditeurs. « C’est touchant, ironise l’historienne américaine, lors d’un passage à Paris. Mais cette crispation face à ces questions passera. » Déjà, des chercheurs, comme Maxime Cervulle à l’université Paris-VIII, revendique la notion émergente de « blanchité » : « Alors que le terme "blancheur" renvoie à une simple propriété chromatique, parler de blanchité, c’est parler de la façon dont le fait de se dire ou d’être perçu comme blanc a été investi d’un rapport de pouvoir : l’idéologie raciste qui continue d’associer la blancheur de la peau à la pureté, la neutralité ou l’universalité. »

    « La question raciale, indissociable de la question sociale »

    Aux Etats-Unis, les whiteness studies se sont développées dès les années 80 et 90. Des départements d’université ou des maisons d’édition y sont consacrés. « Les années Reagan ont accouché de ce nouveau champ d’études, explique l’historien Pap Ndiaye, spécialiste des Etats-Unis et auteur de la Condition noire (Calmann-Lévy, 2008). Reagan s’est fait le porte-parole des Blancs "abandonnés" par le Parti démocrate… Un discours qu’on retrouve aujourd’hui avec Trump. Des historiens ont voulu étudier ce backlash conservateur. » L’historien David Roediger est l’un des premiers à travailler sur l’invention de la « race » blanche. En 1991, il publie The Wages of Whiteness . « Il a montré que la blanchité n’était pas un universel fixe et sans histoire. Et qu’on pouvait donc faire l’histoire des Blancs », note Pap Ndiaye. Roediger, marqué par le marxisme, relit la culture ouvrière au prisme de la « race ». « La question raciale est indissociable de la question sociale, confirme Pap Ndiaye. Les immigrés italiens aux Etats-unis ont été animalisés et victimes d’un racisme incroyable. Ils ne se sont "blanchis" qu’au fil de leur ascension sociale. Quand on est tout en bas de l’échelle, on n’est jamais totalement blanc. Les hiérarchies de races sont aussi des hiérarchies de classes. » Au fil des années, les whiteness studies ont diversifié leur approche s’ouvrant largement à la dimension du genre, et dépassant les frontières américaines pour tenter d’écrire une histoire transnationale des « races ».

    Pourtant, selon l’américaniste Sylvie Laurent, « les recherches sont sans doute aujourd’hui plus stimulantes parmi les working class studies ou les gender studies, que dans les départements de whiteness studies des universités ». « Au fond, dit-elle aussi, les chercheurs des whiteness studies se sont toujours appuyés sur les grands penseurs noirs, ceux qui ont été exclus du groupe des Blancs : le sociologue et militant pour les droits civiques W.E.B. DuBois (1868-1963) ou James Baldwin, qui a été un grand théoricien du "pourquoi les Blancs se pensent blancs". Aujourd’hui encore, ce n’est pas un hasard si cette vaste Histoire des Blancs est écrite par une femme noire, Nell Irvin Painter. »

    « Embrasser une histoire beaucoup plus large »

    Née en 1942, celle-ci a été parmi les premières femmes noires a devenir professeure d’histoire dans les facs américaines - elle a enseigné à Princeton. Elle a consacré un livre à la migration de Noirs vers le Kansas après la guerre de Sécession et a écrit une biographie reconnue de la féministe et abolitionniste Sojourner Truth. « Cette Histoire des Blancs je l’ai écrite en tant qu’historienne, pas en tant qu’afroaméricaine. Je suis noire, c’est un fait, mais "it’s not my job" », prévient-elle. Painter n’est pas issue des départements de whiteness studies et revendique un regard différent de celui de la plupart de ses collègues. « A travers leurs recherches, ils ont retracé leur généalogie : leurs grands-pères étaient juifs d’Europe de l’Est ou italiens… Ils commencent donc leur histoire des Blancs à la fin du XIXe siècle, le moment où leurs aïeux ont débarqué du bateau. Je voulais au contraire embrasser une histoire beaucoup plus large. »

    A tel point que Nell Irvin Painter fait démarrer son livre… dans l’Antiquité. Manière de démontrer à quel point le concept de « race » est récent. « Contrairement à ce que croient des gens très éduqués encore aujourd’hui, les Anciens ne pensaient pas en terme de race », insiste Nell Irvin Painter. Les Grecs distinguaient les hommes en fonction de leur lieu d’origine ou du climat de leur région. Les Romains pensaient en terme de degrés de civilisation. Les Blancs ne sont donc pas les illustres et exclusifs descendants des démocrates grecs. « C’est le XIXe siècle qui a "racialisé" l’Antiquité, précise l’historienne. Des historiens de l’art, comme Johann Joachim Winckelmann notamment, s’en sont servis pour glorifier les Européens blancs, cette fois dans une perspective esthétique : "Nous n’avons pas seulement le génie de gouverner les autres, nous avons également toujours été les plus beaux." Un tableau exposé au Boston Museum représente ainsi des Grecs beaux et blonds, dont même les montures sont blondes ! »

    L’humanité a donc passé le plus clair de son temps à se passer des « races ». « Celles-ci sont nées au XVIIIe siècle dans les travaux de savants qui cataloguaient le monde entier : les plantes, les oiseaux, les rochers, les abeilles… et bientôt les êtres humains, dit encore l’historienne Nell Irvin Painter. Leur visée n’était pas raciste, mais chauviniste plutôt. Ethnocentriste. »

    Il est une autre idée - fausse - qui a pour longtemps suggéré une différence d’essence entre les Blancs et les Noirs, « creusant définitivement un abîme entre eux », écrit Painter. Etre noir, ce serait avoir été esclave ; être blanc, serait donc ne jamais l’avoir été. Or des Blancs, rappelle-t-elle, furent longtemps esclaves ou serfs : les Vikings ont massivement déplacé les peuples européens, et au XIe siècle, au moins un dixième de la population britannique a été réduit en esclavage. « P artout où il y a des gens pauvres, il y a de l’esclavage. Si nous le relions aujourd’hui aux Noirs, c’est parce que la traite africaine a coïncidé avec le moment où ont émergé les théories racialistes. Avant, il n’y avait pas le "langage racial" pour "légitimer" ce phénomène. C’est important de le dire : cela montre que l’esclavage n’est pas un problème racial, c’est un problème de droits humains. »

    « Discours embrouillés et changeants »

    Dernière idée que cette Histoire des Blancs met en charpie : il n’y a jamais eu une « race » blanche bien définie. Construction sociale et imaginaire comme toutes les races, la « blanchité » n’a jamais été stable, mais au contraire le fruit de « discours embrouillés et changeants », explique Nell Irvin Painter. Au XIXe siècle, les Saxons étaient censés être des Blancs supérieurs aux Celtes (ce qui expliquera en partie le racisme des Américains descendants des Anglais envers les Irlandais). « L’histoire des Blancs américains n’a pas de sens si on ne parle pas des vagues successives d’immigration aux Etats-Unis. » Progressivement, les Irlandais, les Italiens, les Juifs d’Europe de l’Est, les Grecs… intégreront et construiront l’identité américaine. C’est ce que Painter appelle les « élargissements » successifs de la figure de « l’Américain ». L’ère Obama, en est la dernière étape. « Qu’on ait la peau noire ou brune, pourvu qu’on soit riche, puissant ou beau, on a désormais accès aux atouts et privilèges de la blanchité », conclut Nell Irvin Painter.

    L’élection de Trump a représenté un point de bascule pour l’identité blanche, estime encore l’historienne : « Avant Trump, les Blancs se considéraient comme des individus. Les "races", les "communautés", c’était les autres : les Noirs, les Mexicains… Mais pendant sa campagne, le slogan "Make America great again" a été clairement entendu comme "Make America white again". Et les Blancs, même ceux qui n’étaient pas des suprémacistes, se sont découverts blancs. »

    Au fil de ses recherches, Painter a trouvé, bien sûr, l’origine du mot « caucasien ». Dans son cabinet d’anthropologue, Johann Friedrich Blumenbach, le savant de Göttingen, conservait des crânes. Il estimait que le plus « parfait » d’entre eux était celui d’une jeune fille géorgienne, une « caucasienne », qui fut violée et mourut d’une maladie vénérienne. Le terme « caucasien », qui devait devenir au fil des siècles le mot de ralliement de « Blancs » qui, dans le monde entier, se sentiront supérieurs, venait en fait d’une petite esclave sexuelle.

    Sonya Faure

    https://www.liberation.fr/debats/2019/02/24/whiteness-studies-il-etait-une-fois-les-blancs_1711379

  • « Dans les pays sous-développés, nous avons vu qu’il n’existait pas de véritable bourgeoisie mais une sorte de petite caste aux dents longues, avide et vorace, dominée par l’esprit gagne-petit et qui s’accommode des dividendes que lui assure l’ancienne puissance coloniale. Cette bourgeoisie à la petite semaine se révèle incapable de grandes idées, d’inventivité. Elle se souvient de ce qu’elle a lu dans les manuels occidentaux et imperceptiblement elle se transforme non plus en réplique de l’Europe mais en sa caricature.

    La lutte contre la bourgeoisie des pays sous-développés est loin d’être une position théorique. Il ne s’agit pas de déchiffrer la condamnation portée contre elle par le jugement de l’histoire. Il ne faut pas combattre la bourgeoisie nationale dans les pays sous-développés parce qu’elle risque de freiner le développement global et harmonieux de la nation. Il faut s’opposer résolument à elle parce qu’à la lettre elle ne sert à rien. Cette bourgeoisie, médiocre dans ses gains, dans ses réalisations, dans sa pensée, tente de masquer cette médiocrité par des constructions de prestige à l’échelon individuel, par les chromes des voitures américaines, les vacances sur la Riviera, les week-ends dans les boîtes de nuit néonisées.

    Cette bourgeoisie qui se détourne de plus en plus du peuple global n’arrive même pas à arracher à l’Occident des concessions spectaculaires : investissements intéressants pour l’économie du pays, mise en place de certaines industries. Par contre les usines de montage se multiplient, consacrant ainsi le type néocolonialiste dans lequel se débat l’économie nationale. Il ne faut donc pas dire que la bourgeoisie nationale retarde l’évolution du pays, qu’elle lui fait perdre du temps ou qu’elle risque de conduire la nation dans des chemins sans issue. En fait la phase bourgeoise dans l’histoire des pays sous-développés est une phase inutile. Quand cette caste se sera anéantie, dévorée par ses propres contradictions, on s’apercevra qu’il ne s’est rien passé depuis l’indépendance, qu’il faut tout reprendre, qu’il faut repartir de zéro. »

    [Frantz #Fanon, "Les Damnés de la Terre"]

  • UK announces deal to send illegal migrants to Rwanda, says it is made possible by Brexit | Fox News
    https://www.foxnews.com/world/uk-illegal-migrants-rwanda-possible-by-brexit

    Avec les meilleures raisons du monde, la Grande-Bretagne — parce qu’elle ne fait plus partie de l’Union européenne comme le soulignent les « responsables » — va pouvoir renvoyer vers le Rwanda des migrants entrés « illégalement » sur son sol. Les détails de ce jolie troc négrier, appelé en novlangue « une approche innovante », ne sont pas encore connus.

    Prime Minister Boris Johnson announced the deal with the East African country, saying that it would allow anyone entering illegally, as well as any illegal immigrant who arrived since Jan 1., to be transported to Rwanda.

    Johnson said in a speech that the move was made possible by Britain’s departure from the European Union, which gave Britain greater control over its immigration policies.

    “This innovative approach driven by our shared humanitarian impulse and made possible by Brexit freedoms, will provide safe and legal routes for asylum while disrupting the business model of the gangs, because it means that economic migrants taking advantage of the asylum system will not get to stay in the U.K.,” Johnson said. “While those in genuine need will be properly protected, including with access to legal services, on arrival in Rwanda and given the opportunity to build a new life in that dynamic country supported by the funding we are providing.”

    #migrations #traite

  • Il faudrait un million d’années aux #lichens pour s’adapter à 1 °C de plus
    https://www.courrierinternational.com/article/rechauffement-il-faudrait-un-million-dannees-aux-lichens-pour

    (Février 2022)

    L’augmentation d’un seul degré de la température de l’atmosphère menacerait le plus important partenariat symbiotique du monde vivant.

    “Les lichens, organismes composites faits de cyanobactéries ou d’algues associées à un champignon, pourraient disparaître à cause du changement climatique du fait de la lenteur à laquelle évolue leur composant algal”, annonce le New Scientist.

    L’hebdomadaire se fait l’écho d’une étude parue ce 15 février dans Frontiers in Microbiology, pour laquelle des chercheurs se sont focalisés sur Trebouxia, un genre d’algue verte unicellulaire associé à un champignon dans plus de 7 000 espèces de lichens. En collectant des données sur de nombreux spécimens à travers le monde, puis en utilisant des informations génétiques lui permettant de constituer un “arbre généalogique” de cette algue, l’équipe a estimé le temps qu’il a fallu à Trebouxia et donc aux lichens pour s’adapter aux changements climatiques qui se sont produits par le passé.

    Les chercheurs ont ainsi découvert que cette algue était particulièrement lente à s’adapter, modifiant ses préférences de température de moins de 1 °C tous les millions d’années. “Ce rythme est nettement plus faible que les 1 à 4 °C de hausse des températures mondiales prévue pour les quatre-vingts prochaines années”, fait remarquer Matthew Nelsen, du Field Museum de Chicago, premier auteur de l’étude.

    Selon lui, des lichens dépendant de Trebouxia pourraient migrer vers des lieux où la température et l’humidité seraient plus acceptables pour eux, mais la plupart disparaîtront des endroits où on les trouve actuellement. “Tout cela pourrait avoir des conséquences écologiques d’une grande ampleur”, déplore le New Scientist.

    55-year study reveals an overlooked but critical desert symbiote is disappearing
    https://www.inverse.com/science/climate-change-and-lichen

    Avril 2022

    #climat

  • Les Ukrainiens et les autres : le double langage de la politique migratoire grecque - Monde - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/monde/les-ukrainiens-et-les-autres-le-double-langage-de-la-politique-migratoi


    AFP

    Plusieurs ONG dénoncent la différence de traitement opérée par la Grèce entre les réfugiés ukrainiens et les autres demandeurs d’asile fuyant la guerre. Un contraste saisissant avec la politique migratoire dissuasive du gouvernement grec conservateur.

    L’arrivée de milliers de réfugiés ukrainiens accueillis « à bras ouverts » en Grèce, montre une « claire séparation » avec les autres demandeurs d’asile fuyant guerres et misère, et dévoile le double langage de la politique migratoire grecque, dénoncent des ONG.

    Deux jours après l’invasion russe en Ukraine, le ton est donné quand le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachi, qualifie les Ukrainiens de « vrais réfugiés », suscitant l’ire des ONG de défense des droits de l’homme.

    Quinze jours plus tard, le même ministre conservateur annonce que « la Grèce a les bras ouverts pour accueillir les Ukrainiens déplacés » et présente une série d’« initiatives » qui leur sont offertes, dont un site internet pour les « aider à trouver du travail ».

    Un langage en contraste saisissant avec la politique migratoire dissuasive que mène le gouvernement conservateur grec, soucieux de « réduire les flux » migratoires, mais aussi avec les conditions d’accueil des 32 600 demandeurs d’asile, en majorité afghans, séjournant dans les camps grecs.

    « Il y a une claire séparation entre les réfugiés ukrainiens et les demandeurs d’asile d’autres pays qui sont là depuis plusieurs années ou ceux qui continuent d’arriver de la Turquie voisine », s’indigne Pépi Papadimitriou, responsable de l’éducation dans le camp de Ritsona près d’Athènes, où vivent surtout des familles afghanes.

    « Des dizaines d’enfants du camp ne sont pas allés à l’école depuis leur arrivée en Grèce il y a trois ans et demi », déplore-t-elle à l’AFP.

    Rencontrée dans un camp de Serres, dans le nord du pays, l’Ukrainienne Irène, 39 ans, se dit au contraire « impressionnée par l’hospitalité des Grecs ». « On recommence à avoir une vie normale. Les enfants vont à l’école et ont déjà des amis- », dit à l’AFP cette exilée originaire de Vinnytsia, qui vit là depuis deux semaines avec ses deux enfants.

    Mais pour la centaine d’Afghans de ce camp, les choses sont bien différentes. « _Quand les Ukrainiens ont commencé à venir, on nous a dit de quitter la maison dans laquelle nous vivions et ils nous ont emmenés dans une autre zone du camp, dans un conteneur très sale. Pourquoi ? », se demande Shahran, 16 ans.

    Ce mineur est arrivé il y a un an à Serres, après deux années dans « la jungle » de Moria, le camp insalubre sur l’île de Lesbos détruit par les flammes en 2020.

    « Deux poids deux mesures »
    Cette politique « -deux poids deux mesures tourne en dérision les prétendues valeurs européennes communes d’égalité, d’État de droit et de dignité humaine- », fustige Bill Frelick, directeur du programme sur le droit des réfugiés de Human Rights Watch (HRW).

    Jusqu’ici plus de 17 000 Ukrainiens sont arrivés en Grèce. Deux camps leur ont été réservés à Serres et un autre à Elefsina, près d’Athènes, est « en cours de rénovation pour répondre à leurs besoins », explique Despina Baha, directrice du camp.

    Les mineurs non accompagnés d’autres origines qui y attendaient leurs papiers depuis des années ont été transférés dans « d’autres structures avant l’arrivée des Ukrainiens », précise-t-elle à l’AFP.

    Arrivée récemment d’Odessa au sud-ouest de l’Ukraine, Veronika Boholiubska s’y est installée avec sa fille et ses petits enfants.

    La quinquagénaire raconte à l’AFP avoir « vu sur Facebook que la Grèce accueillait des réfugiés et que l’accès était libre », avant de décider de prendre la route pour trouver un pays « sûr, comme la Grèce pour préparer l’arrivée prochaine » de sa famille.

    Pour Stella Nanou, porte-parole à Athènes du Haut commissariat des réfugiés (HCR) de l’ONU, « la solidarité manifestée par l’UE pour les réfugiés ukrainiens devrait servir d’exemple pour toutes les crises de réfugiés ». C’est selon elle la preuve que l’UE peut « avoir une approche organisée de l’asile ».

    Principale porte d’entrée des exilés en Europe pendant la crise migratoire de 2015, la Grèce connaît une réduction des arrivées depuis le tour de vis du gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, au pouvoir depuis trois ans.

    En janvier, le nombre de migrants dans les camps a baissé de 49 % sur un an, sous l’effet de cette politique migratoire qui a limité les aides aux réfugiés, transformé les camps en « structures fermées et contrôlées », et réduit le nombre d’ONG leur venant en aide.

    « Alors que la Grèce accueille les Ukrainiens comme de vrais réfugiés, elle mène des refoulements cruels contre les Afghans et d’autres fuyant des guerres et des violences similaires », dénonce aussi Bill Frelick de HRW.

    Athènes, qui a ouvert une enquête à la demande de l’UE et du HCR, dément les allégations de refoulements illégaux de migrants, documentés par plusieurs ONG et médias.

  • #femmes de
    https://laviedesidees.fr/Femmes-de.html

    Si, dans un système républicain, les femmes d’élus n’ont en principe aucun rôle #Politique à jouer, elles tiennent en pratique un rôle décisif dans la carrière politique de leur conjoint. La sociologue Christelle Gris a mené une longue enquête de terrain sur ces femmes.

    #pouvoir #Entretiens_écrits #La_machine_du_pouvoir #Association_Française_de_Science_Politique

  • Outrage as Azov Nazi Addresses Greek Parliament – Consortium News
    https://consortiumnews.com/2022/04/08/outrage-as-azov-nazi-addresses-greek-parliament

    Ukrainian President Volodymyr Zelensky brought along an Azov Nazi of Greek heritage to his speech to the Greek Parliament on Thursday and all hell broke loose, reports Joe Lauria.

    By Joe Lauria - April 8, 2022 - Special to Consortium News (...)

  • L’ « indépendance » énergétique de la France avec l’uranium du Sahara

    Le choix français de l’option nucléaire comme énergie de « transition » à l’horizon 2050 a été fermement annoncé par le président Macron le 10 février 2022 à Belfort et se renforce dans le discours lié à la guerre d’Ukraine du 2 mars dernier. (...) pas un mot sur la pollution extrême de l’environnement provoquée depuis plus de cinquante ans par les mines françaises d’uranium au Sahara. Rien sur la condamnation à mort des populations touareg dont la santé, la terre et les ressources nourricières ont été détruites par ces activités. Absolument rien sur le scénario morbide qui consiste à polluer et détruire l’écologie là-bas en affirmant décarboner ici.

    https://www.terrestres.org/2022/04/08/l-independance-energetique-de-la-france-avec-luranium-du-sahara

    #nucléaire #énergie #uranium