• #Bernie_Sanders #USA #élections

      Source : https://www.truthdig.com/articles/et-tu-bernie-3
      17-06-2018

      . . . .
      La métamorphose de Sanders a commencé en décembre 2015 lorsqu’il a vu le raz-de-marée des soutiens à sa candidature et a pensé pouvoir remporter la nomination. Il a alors laissé tomber la rhétorique socialiste enflammée qui avait auparavant caractérisé sa campagne – il avait prononcé des discours entiers sur le socialisme démocratique juste après l’annonce de sa candidature en mai 2015. Il a engagé des consultants du Parti démocratique comme Tad Devine, qui, ironiquement, a joué un rôle dans la création des super-délégués qui ont aidé à truquer les primaires en faveur d’Hillary Clinton. Il dépensait des dizaines de millions – des quelque 230 millions de dollars qu’il a levés pendant la campagne – pour s’offrir les services de consultants professionnels. Lorsqu’il est devenu clair qu’il allait perdre, Sanders et son influent directeur de campagne, Jeff Weaver, ont commencé à coordonner étroitement la campagne Clinton. En mai 2016, Sanders avait diminué ses critiques à l’égard de Clinton et s’était rendu à la machine du Parti démocrate. Depuis, il n’a pas cessé d’être un serviteur obéissant de l’establishment du parti.

      Sanders a toujours été problématique. Son refus de condamner l’impérialisme et l’industrie de guerre – une condamnation au cœur du message du leader socialiste Eugène V. Debs – signifiait que son socialisme était mort-né. Il est impossible d’être socialiste sans être anti-impérialiste. Toutefois Sanders a-il au moins abordé la réalité de l’inégalité sociale, que l’establishment, tant républicain que démocrate, feignait de ne pas voir. Il a ramené le discours politique à la réalité. Et il a redonné son lustre au socialisme.

      M. Weaver et le directeur de campagne de Mme Clinton, M. Robby Mook, ont formé une alliance de facto dans les semaines qui ont précédé la Convention. Alors qu’elle était sur le point de commencer, WikiLeaks a dévoilé le pacte de non-agression entre les campagnes de Clinton et de Sanders. De nombreux délégués de Sanders, lorsqu’ils sont arrivés à Philadelphie en juillet 2016 pour la Convention, étaient furieux contre le vol et la fraude orchestrée par le DNC. Debbie Wasserman Schultz, la présidente du DNC et l’architecte du vol, a démissionné. Certains membres du personnel du DNC ont été licenciés.
      . . . .

      Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.




  • Le système du risque à #Saint-Martin (Petites #Antilles françaises)

    L’île de Saint-Martin constitue un terrain particulièrement intéressant pour étudier le système du #risque_naturel et les conditions de la co-évolution territoire/#catastrophes. Les mécanismes qui s’y observent renforcent sa #vulnérabilité et l’efficacité du retour d’expérience est affaiblie par des blocages d’ordre politique et juridique.


    http://developpementdurable.revues.org/7303
    –-> Article de 2008... trouvé sur twitter aujourd’hui, je mets ici pour archivage
    #risques #visualisation #cartographie


  • Visite exceptionnelle dans le data center de Facebook, en Suède
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/06/03/les-datas-du-grand-froid_4932566_4408996.html

    La base militaire désaffectée accueille un autre nouveau venu, plus mystérieux : KnCMiner, une entreprise anglo-suédoise de « minage » (production) de bitcoins, la cryptomonnaie la plus répandue dans le monde.

    Chez KnC, on est loin toutefois de l’ambiance aseptisée et futuriste de Facebook. L’entreprise est installée dans trois anciens ateliers de réparation pour hélicoptères. Les vieilles machines-outils et les équipements militaires rouillés sont toujours sur place, à l’abandon.

    Pour gagner des bitcoins, le « mineur » doit participer à la gestion de la « blockchain », le livre de comptes centralisé qui enregistre toutes les transactions, et résoudre des équations mathématiques qui deviennent de plus en plus complexes avec le temps.

    #gafa


  • #Propriétarien

    1.6 L’idéologie de Facebook – ce n’est pas fait par un étudiant cool.
    https://sortirdefacebook.wordpress.com/#sec-1-6

    En ces temps où on veut toujours nous faire croire que les débuts de l’internet étaient seulement portés par une idéologie californienne libératrice, il est salutaire de lire ou relire l’article de Tom Hodgkinson sur Facebook paru dans le Guardian en janvier 2008. Prémonitoire et on ne peut plus d’actualité près de [trois] ans plus tard, soit une éternité à l’échelle temporelle du web.

    Quelques extraits :

    « #Facebook est un projet bien établi, et les personnes derrière le financement sont un groupe de spécialistes du capital-risque de la #Silicon_Valley, qui ont clairement pensé l’idéologie qu’elles souhaitent diffuser dans le monde entier. (..)

    Bien que le projet ait été au départ conçu par le très médiatisé #Mark_Zuckerberg, le vrai dirigeant derrière Facebook est le philosophe #Peter_Thiel, spécialiste du capital-risque et futurologue de la Silicon Valley, âgé de 40 ans. Il y a seulement trois membres du conseil de direction sur Facebook : Peter Thiel, Mark Zuckerberg et #Jim_Breyer, appartenant au groupe de capital risque #Accel_Partners. (..)

    Mais Thiel est plus qu’un capitaliste intelligent et avare. C’est un philosophe du futur et un activiste des néoconservateurs. Il est diplômé de philosophie à Stanford, en 1998 il coécrit un livre appelé « Le mythe de la diversité », qui est une attaque détaillée sur l’idéologie multiculturelle qui domine Stanford. Il estime que le multiculturalisme a conduit à une diminution des libertés individuelles. Alors qu’il était étudiant à Stanford, Thiel fondait un journal de droite, encore en service actuellement, appelé « Que la lumière soit ». Thiel est un membre de #TheVanguard.Org, un groupe de pression néoconservateur sur Internet, qui a été créé pour attaquer MoveOn.org, un groupe de pression de gauche qui travaille sur le Web. (..)

    L’Internet [personnification étrange…]fait immensément appel aux néoconservateurs tels que Thiel, parce qu’il promet une certaine forme de liberté dans des relations humaines et dans les affaires : absence de droits nationaux embêtants, suppression des frontières, etc. L’ #Internet est le cheval de Troyes du libre-échange et de l’expansion du laissez faire. Peter Thiel semble également soutenir les paradis fiscaux en mer, et réclame que 40 % de la richesse du monde réside dans les endroits tels que Vanuatu, les Îles Cayman, Monaco et les Barbade. Je pense qu’il est réaliste d’indiquer que Thiel, comme Rupert Murdoch, est contre l’impôt et les taxes. Il aime également la mondialisation de la culture numérique parce qu’elle rend les banquiers mondiaux difficiles à attaquer. « Vous ne pouvez pas avoir une révolution des ouvriers contre une banque, si la banque est domiciliée au Vanuatu, » estime t-il… (..)

    Ainsi, Peter Thiel essaye de détruire le monde réel, qu’il appelle aussi « nature », pour le remplacer par un monde virtuel, et c’est dans ce contexte que nous devons regarder le succès de Facebook. Facebook est une expérience délibérée dans la manipulation globale, et Peter Thiel est une lumière pleine de promesse pour les néoconservateurs, avec un penchant pour les folies utopiques de la technologie. Pas vraiment quelqu’un que je souhaite aider à devenir riche pour ses projets…(..)"

    • With friends like these ...
      https://www.theguardian.com/technology/2008/jan/14/facebook

      Although the project was initially conceived by media cover star Mark Zuckerberg, the real face behind Facebook is the 40-year-old Silicon Valley venture capitalist and futurist philosopher Peter Thiel. There are only three board members on Facebook, and they are Thiel, Zuckerberg and a third investor called Jim Breyer from a venture capital firm called Accel Partners (more on him later). Thiel invested $500,000 in Facebook when Harvard students Zuckerberg, Chris Hughes and Dustin Moskowitz went to meet him in San Francisco in June 2004, soon after they had launched the site. Thiel now reportedly owns 7% of Facebook, which, at Facebook’s current valuation of $15bn , would be worth more than $1bn. There is much debate on who exactly were the original co-founders of Facebook, but whoever they were, Zuckerberg is the only one left on the board, although Hughes and Moskowitz still work for the company.

      Thiel is widely regarded in Silicon Valley and in the US venture capital scene as a libertarian genius. He is the co-founder and CEO of the virtual banking system PayPal, which he sold to Ebay for $1.5bn, taking $55m for himself. He also runs a £3bn hedge fund called Clarium Capital Management and a venture capital fund called Founders Fund. Bloomberg Markets magazine recently called him “one of the most successful hedge fund managers in the country”. He has made money by betting on rising oil prices and by correctly predicting that the dollar would weaken. He and his absurdly wealthy Silicon Valley mates have recently been labelled “The PayPal Mafia” by Fortune magazine, whose reporter also observed that Thiel has a uniformed butler and a $500,000 McLaren supercar. Thiel is also a chess master and intensely competitive. He has been known to sweep the chessmen off the table in a fury when losing. And he does not apologise for this hyper-competitveness, saying: “Show me a good loser and I’ll show you a loser.”

      But Thiel is more than just a clever and avaricious capitalist. He is a futurist philosopher and neocon activist. A philosophy graduate from Stanford, in 1998 he co-wrote a book called The Diversity Myth, which is a detailed attack on liberalism and the multiculturalist ideology that dominated Stanford. He claimed that the “multiculture” led to a lessening of individual freedoms. While a student at Stanford, Thiel founded a rightwing journal, still up and running, called The Stanford Review - motto: Fiat Lux (“Let there be light”). Thiel is a member of TheVanguard.Org, an internet-based neoconservative pressure group that was set up to attack MoveOn.org, a liberal pressure group that works on the web. Thiel calls himself “way libertarian”.

      TheVanguard is run by one Rod D Martin, a philosopher-capitalist whom Thiel greatly admires. On the site, Thiel says: “Rod is one of our nation’s leading minds in the creation of new and needed ideas for public policy. He possesses a more complete understanding of America than most executives have of their own businesses.”


  • Nuit Debout n’existe pas. C’est un média, idiot ! - Musée de l’Europe et de l’Afrique
    http://blog.europa-museum.org/post/2016/04/14/La-nuit-debout-n-existe-pas

    Par Le concierge du Musée le jeudi 14 avril 2016, 19:21 - Grandes Conférences du Musée de l’Europe - Lien permanent

    Tous les observateurs disposant de quelques réflexes sociologiques auront remarqué qu’il existe au moins deux « Nuit Debout ».

    La première a une existence concrète sur la Place de la République où l’on peut espérer qu’il se passe quand même quelque chose. Oh, certainement pas une ZAD comme l’a déclaré pompeusement l’un des initiateurs, François Ruffin ! Enfin est-ce un lieu de rassemblement en attendant éventuellement d’être un lieu de convergence pour « ne pas rentrer chez soi » si le mouvement contre la loi Khomri débordait les syndicats. Ce qui est d’une importance vitale pour la sécurité (sociale, la seule, l’unique) de tous les habitants de ce pays, « présents et à venir » comme dit joliment le Roi des Belges lorsqu’il promulgue les lois au Journal Officiel. Et lorsque des gens se rassemblent, même dans un endroit où il n’y a plus que des bars branchés et où - à part effectivement les chauffeurs de taxi uberisés ou non (Lordon a de l’espoir !) - on ne risque pas de voir un travailleur après le boulot (à l’exclusion des graphistes et des publicitaires), des liens peuvent se lier qui faciliteraient grandement le sacerdoce du DAL pour obtenir le logement intra-muros de familles populaires (en réquisitionnant les surfaces vides du privé comme du public.) et empêcher les autres d’être virées par le Grand Paris jusqu’à Calais ! Et porter assistance et protection aux camps de réfugiés itinérants de Stalingrad et d’ailleurs traqués par le gouvernement le plus d’extrême-droite depuis 1944.

    Mais bon pour le moment, force est de constater que ce n’est pas grand monde, et comparer ce feu de paille aux places de Madrid et de Barcelone, c’est se payer de mots et d’images (il y a encore du peuple et des classes moyennes paupérisées dans ces deux villes, malgré tout, tandis qu’à Paris intra-muros, c’est mort.) Ça tombe bien, c’est de mots et d’images qu’il est question. Car la Nuit Debout n’existe pas. Ou plutôt seul son double, la Nuit Debout médiatique, a une quelconque ampleur. Et pour aller encore plus loin, la Nuit Debout EST un média. Et les seules questions politiques qui valent sont donc : à qui appartient ce média ? Quelles catégories de représentation du monde social véhicule-t-il ? Et que va-t-il réussir à nous vendre ?

    À qui appartient ce média ?

    Intéressons-nous à TV-Debout qui enregistre des records d’audience tous les soirs (« dignes des chaînes de télévisions » selon un Figaro tout autant en extase que l’ensemble de la presse mainstream totalement discréditée). De son animateur, Rémy Buisine, nous apprenons qu’il est « Community Manager » pour trois radios du groupe « 1981 » (Ado, Voltage et Latina). Le groupe fut le propriétaire de Sud-Radio (...)

    • Intéressant (et très ouvriériste => Agone, etc).

      Fait suite à :
      http://blog.europa-museum.org/post/2016/04/10/Thermidor-place-de-la-republique

      Qui se terminait par cette citation de Jean Giono :

      L’ouvrier des Trois Glorieuses chaloupait derrière les barricades et se foutait des professeurs ; il les acceptait dans ses rangs avec gentillesse, mais comme simples soldats. Maintenant, dès qu’il en apparaît un, on lui a appris à en baver et à se mettre au garde-à-vous. Il a confié les destinées de sa classe à quelqu’un qui n’en est pas et qui lui apprend tout de suite à douter. On le fait aller à l’école quand il est bien plus savant avec son instinct. Avant-même de s’être affranchi des maîtres dont il veut se débarrasser, il s’en est donné de nouveaux qui ne valent pas plus que les premiers. Il ne ne peut plus se libérer que par personnes interposées, c’est à dire qu’il ne peut plus se libérer du tout. De là toutes les interprétations du mot liberté, à quoi on lui dit de réfléchir et où il est comme une poule qui a trouvé un couteau. Comme il n’y comprend rien, il ne peut plus être généreux. C’est tout un profit pour ses chefs dont il fait l’établissement au lieu de s’établir lui-même.

      #nuit_debout #représentation #mouvement_social #luttes #local #global #médias

    • Quelles catégories de représentations du monde social véhicule-t-il ?

      Sur le plan public, on peut dire que cette médiatisation semble véhiculer un vide encore plus intersidérant que les medias mainstream. Car il n’y a à peu près aucun contenu ce qui n’empêche pas de mobiliser énormément de temps de cerveau disponible. Beaucoup moins cher que les médias classiques qui doivent quand même diffuser un contenu entre deux spots publicitaires qui peut s’avérer coûteux ! Ou plutôt, c’est un gigantesque spot publicitaire interactif pour le capitalisme ! Mais l’important « c’est le média », comme dirait l’autre. Croire à ce qui n’existe pas, se détourner de sources d’information et de réflexions fiables, croire que « la révolution, c’est ça », que « la politique c’est ça », que l’ « heure est venue », qu’on « en est », que ça se consomme encore plus facilement pour être « in » qu’une paire de Nike « Révolution ». Et qu’on est tous pareils, les mêmes produits marketing. Qu’il n’y a ni classes, ni rapports de production. Seulement les 1% qui sont un peu trop gourmands... Et qu’on est tous d’accord, qu’on a tous les mêmes intérêts. Et qu’on communie avec l’autre de toute la planète en une grande messe virtuelle qui se célèbre au détriment des relations et des solidarités réelles. La grande messe des avatars en l’Église du Capital où l’on se refile l’hostie twitter en se télétransportant par Periscope (qui porte bien son nom vu ce qu’on voit dans un périscope !).

    • Au passage, on accrédite à tout instant l’idée que la « démocratie » c’est ça, quelques centaines de personnes sur une place, échantillon absolument non-représentatif de la population, qui jouent à « l’Assemblée générale » comme on joue à la dînette... Et puisque le pouvoir fait semblant de l’empêcher en ne l’empêchant pas, c’est bien que nous sommes « very dangerous ».

      Et que la démocratie, c’est un salarié du groupe 1981 qui accapare les médias à lui tout seul en phase absolue avec le travail de la presse mainstream, Ce que tout le monde a l’air de trouver « génial » ! Se "réapproprier" la Place, génial ! Le Média de la Place, j’y avais pas pensé !

    • Pour le côté ouvriériste, vient de sortir chez Agone : les prolos
      http://agone.org/memoiressociales/lesprolos

      Les prolos est un témoignage d’apprentissage comme il en existe des romans. On y suit un très jeune apprenti, issu du monde agricole des régions rurales de la Loire, pour qui le passage par la condition ouvrière est une étape dans un parcours de promotion sociale. C’est à Saint-Nazaire, dans les chantiers navals, que le chaudronnier se rapproche d’une classe ouvrière nullement enchantée, dans une progression dramatique qui culmine avec la grande grève de 1955. Le monde des Prolos, immédiatement postérieur à la reconstruction, est celui de la guerre froide, d’écarts et d’affrontements sociaux qu’on peine aujourd’hui à se représenter. C’est un monde presque entièrement disparu, qui a inspiré à Louis Oury un des classiques majeurs du témoignage ouvrier.

      Né en 1933, Louis Oury est un des écrivains prolétariens de langue française majeurs de ces quarante dernières années. Après avoir été ouvrier puis ingénieur, il est devenu historien et romancier. “Les prolos” (1973, réédité aujourd’hui pour la cinquième fois) est son premier ouvrage publié.
      ça c’était avant l’offensive #néolibérale et l’exclusion politique des #classes_populaires.

      Pour ceux.celles qui sont en Bretagne la semaine prochaine,
      Auteur (et acteur) de "Précaire !", Mustapha Belhocine sera
      — mercredi 20 avril, la librairie Vent d’Ouest (Nantes)
      — jeudi 21 avril au bar-librairie La Cour des Miracles (Rennes)
      — vendredi 22 avril à la librairie L’embarcadère (Saint-Nazaire)
      Mustapha Belhocine est ce qu’on appelle aujourd’hui un « précaire » : condamné aux contrats courts, il enchaîne des missions d’homme de ménage au pays de Mickey, de manutentionnaire dans un célèbre magasin de meubles ou de « gestionnaire de flux » chez Pôle Emploi - ce dernier poste consistant à renvoyer chez eux les impudents chômeurs venus faire leurs réclamations en direct plutôt que sur Internet.
      Armé des mots de Bourdieu, d’un bagout sans faille et de réflexes réfractaires aux ordres illégitimes, il opère de lucides coups de sonde dans les bas-fonds de l’exploitation moderne. Contrairement à Florence Aubenas ou à Günter Wallraff, journalistes s’étant glissés dans la peau de précaires, Belhocine est un précaire par nécessité économique, qui écrit ce qu’il vit pour consigner les cadences, les vexations et la pénibilité, mais aussi faire éclater le ridicule, jusque dans sa langue, d’une organisation sociale exigeant de ses « castmembers opérationnels et motivés » d’avoir le « sens du jeu ».
      À l’issue d’une dizaine d’années d’inscriptions chaotiques à l’université, Mustapha Belhocine est titulaire depuis 2012 d’un master de sociologie à l’EHESS. Il livre ici, à 42 ans, la synthèse de la succession picaresque des emplois à plein temps qui ont accompagné sa formation d’apprenti sociologue.
      Aujourd’hui les #prolos sont #précaires en bonne partie et même #prolos2.0 http://agone.org/centmillesignes/precaire
      Le mercredi 20 avril à 19h30 à la librairie Vent d’Ouest
      5, Place du Bon Pasteur (Nantes)
      Le jeudi 21 avril à 18h30 au bar-librairie La Cour des Miracles
      18, rue de Penhoët (Rennes)
      Le vendredi 22 avril à 19h à la librairie L’embarcadère
      41, avenue de la République (Saint-Nazaire)
      Je précise @rastapopoulos que je ne suis pas actionnaire des éditions agone.
      #littérature_prolétarienne

    • Effectivement il y a bien des choses à critiquer, et d’abord le fait que les rapports de domination perdurent dans ce mouvement : c’est essentiellement Blanc, masculin, de classe moyenne. Oui, le slogan des 99% est trompeur et facile. C’est le même faux « universalisme » que celui qui nous est proposé à longueur de temps. Voir par exemple, parmi d’autres textes, ce témoignage
      http://seenthis.net/messages/478516
      Ca n’encourage pas un certain nombre de personnes racisées, de femmes et de pauvres à se sentir invité·e·s à participer. Quelques un·e·s tentent le coup néanmoins.

      Pour l’aspect viralité et spectacle, la critique doit aller bien au-delà il me semble : dans l’utilisation massive des GAFA pour informer au quotidien sur les luttes. On a massivement troqué l’autonomie de nos propres médias pour gagner en visibilité. On relaye ses critiques radicales sur Twitter, on se contente de Facebook comme site d’un collectif.

      Mais gaffe, dans l’opération, à ne pas oublier les personnes de cette « première » Nuit Debout qui tentent de vraiment faire quelque chose avec ce frémissement, ce petit pas de côté, cette micro-rupture, cette possibilité, ce qui n’est pas méprisable ni balayable d’un revers de main. Elles et eux n’appartiennent pas au groupe 1981, qui ne les représente en rien. Et elles et ils n’en sont certainement pas les jouets.

      Je suis tout cela essentiellement à travers Radio Debout, qui elle n’a pas été montée par des community managers et qui réussit à fédérer des productrices/teurs de radios publiques ou privées et de radios libres de diverses villes autour d’un même outil, pour donner à entendre un contenu qui n’a rien de "vide".

    • Je trouve décidément ce passage très méprisant :

      Au passage, on accrédite à tout instant l’idée que la « démocratie » c’est ça, quelques centaines de personnes sur une place, échantillon absolument non-représentatif de la population, qui jouent à « l’Assemblée générale » comme on joue à la dînette... Et puisque le pouvoir fait semblant de l’empêcher en ne l’empêchant pas, c’est bien que nous sommes « very dangerous ».

      On peut faire de la critique de la critique sans jouer à celui ou celle qui n’est pas dupe, pointer de vrais problèmes dans une lutte sans ricaner de la faiblesse des mouvements sociaux et sans oublier quelques solidarités de base. Ce n’est pas parce qu’il y a des amateurs/trices de riot porn sur Periscope que les #violences_policières et les nombreuses gardes à vue sont moins réelles
      http://seenthis.net/messages/479956
      http://seenthis.net/messages/478614
      http://seenthis.net/messages/477400
      http://seenthis.net/messages/477051
      http://seenthis.net/messages/476051
      http://seenthis.net/messages/475621
      http://seenthis.net/messages/475120

    • J’hésitais et puis j’ai transféré à une amie qui va régulièrement à République à Paris. Et quand elle me téléphone c’est pour m’engueuler, et elle a raison à vrai dire.
      Et je me dis qu’à force de ne pas soutenir ceux qui se bougent le cul, on joue ici et là les fines bouches, les vieux blasés qui regardent le spectacle dans les MuppetsShows à geindre que y’a pas grand chose qui se passe.
      Alors, oui, me dit-elle, il y aura toujours des crapules prêts à s’en mettre plein les poches, c’est bien le temps du capitalisme, à nous de les dénoncer et les mettre dehors.
      En attendant elle va porter ses légumes et ce qu’elle peut à la cantine qui prépare la bouffe commune servie pour tous. En attendant, elle, les autres, tentent de voir comment élargir le cercle aux ouvriers, à la banlieue et aux migrants et autres luttes.
      Alors oui, on n’y chantera pas les mêmes chansons aujourd’hui qu’hier et on a (peut-être) l’âge d’être fatigué des manifs qui ne mènent jamais où on voudrait. Mais bon, cracher sa morgue, ou mépriser des gamins qui fument du shit sous une yourte au capitole ou ailleurs parce que ce n’est pas politique, ou parce que la révolte serait web2 … 68 aurait été mieux qu’un lieu de rencontre pour libérer sa sexualité, c’est toujours ça à prendre, nous ne serons jamais demain, laissons les inventer, faire leurs tentatives politiques de reprendre le pouvoir et soutenons les. Bref, oui, je regrette de colporter ce post, qu’on essaie de se réjouir quand même, un petit peu, comme on peut.
      #non_non_non_au_dénigrement

    • Et je me dis qu’à force de ne pas soutenir ceux qui se bougent le cul, on joue ici et là les fines bouches, les vieux blasés qui regardent le spectacle dans les MuppetsShows à geindre que y’a pas grand chose qui se passe.

      Oui, je crois que parmi les personnes qui se bougent, beaucoup prennent ce moment non comme une révolution, mais comme une petite fenêtre entrouverte dans le réel, qui permet de tenter quelque chose. Là-dedans aussi il faut batailler contre les formes de domination habituelles, là-dedans aussi il y a des salop·e·s qui viennent faire leur petit business, là-dedans aussi il y a des fachos qui arrivent la bouche en coeur, là-dedans aussi il y a des bien-pensant·e·s qui s’offrent leur petit frisson, là-dedans aussi il y a des rêves qu’on ne partagera jamais, là-dedans aussi il faut tout recommencer à zéro. Et pourtant c’est un espace inattendu qui s’est ouvert, où se forme une nouvelle génération, où se rencontrent des collectifs et des pratiques, où le discours de la peur est refusé, où l’on remet le terrorisme à sa place, c’est-à-dire pas en avant de toute l’action politique et sociale, où l’espace public est réutilisé, où il y a cet immense espoir de penser qu’on peut changer les choses.

      Alors merde aux clins d’yeux entre nous, aux petites blagues à référence anglosaxonne (innit, stupid ?) et à la morgue des vieux singes à qui on ne la fait pas. Celles et ceux qui veulent y croire, qui tentent de faire en sorte que quelque chose se passe réellement, ne sont certainement pas des "idiots". Elles et ils portent le combat y compris dans cette brêche-là. Il y a des nanas qui vont se coltiner une islamophobe pour dire que non, elle ne peut pas s’exprimer au nom de la commission féministe de Nuit Debout. Il y a des personnes qui tentent de faire en sorte que les banlieues soient pleinement partie prenante. Il y en d’autres qui font le lien avec les grévistes. Il y a des clodos qui causent au micro et qui disent des choses splendides. Il y a des réfugié·e·s qui espèrent que cela peut leur apporter un soutien. Il y a des Espagnol·e·s, des Etats-Unien·ne·s, des Tunisien·ne·s et des Français·e·s qui échangent. Il y a du monde, à Paris mais aussi dans d’autres villes, qui prend plaisir à se retrouver et à discuter.

      Ce que ça va donner ? Pas l’abolition du sexisme, du racisme et du capitalisme. Aucun renversement des rapports de production dès demain. Mais peut-être de nouvelles solidarités, de nouveaux liens, et l’assurance nouvelle qu’on peut avoir prise sur quelque chose. On peut trouver ça ridicule. Je trouve que c’est un bon début.

      Mais bon, les smart people peuvent en effet attendre qu’un mouvement spontanément féministe, non raciste, intersectionnel, anticapitaliste et non spectaculaire prenne forme pour s’autoriser à le rejoindre. En somme, que la révolution ait déjà eu lieu.

      Par ailleurs, on a très rapidement vu passer, sur seenthis et ailleurs, le papier du @mdiplo sur #Occupy, « amoureux de lui-même ». Une critique tout à fait entendable, qu’on retrouve d’ailleurs aujourd’hui quand Nuit Debout est taxée de romantisme
      http://seenthis.net/messages/106031

      mais je crois qu’on n’a pas beaucoup vu circuler une réponse de l’époque, que Mouvements a republié récemment
      http://mouvements.info/ows-reponsefrank

    • Au passage, on accrédite à tout instant l’idée que la « démocratie » c’est ça, quelques centaines de personnes sur une place, échantillon absolument non-représentatif de la population, qui jouent à « l’Assemblée générale » comme on joue à la dînette...

      Ce passage aussi, comme @intempestive m’a marqué… dans le sens où ces 100 personnes sont probablement déjà plus représentatives que l’élite gouvernante, bien moins diversifiée.

    • @intempestive c’est assez frappant la différence entre ce témoignage recueilli par Cyran et le résumé partagé par Brygo quasi en même temps de celleux qui tiennent le compte twitter nuitdebout, à propos de l’émission sur France2 :

      Et Brygo de commenter :

      De la volonté revendiquée de n’être « rien d’autre que du spectacle dans le spectacle »

      Il y a bien évidemment de multiples tendances, et là avec ces deux facettes on a un sacré écart. Différence entre actions sur le terrain en ville, et celleux qui cherchent à parler dans « les médias » (2.0 twitter, etc, ou France 2, peu importe) ? Oui ok j’extrapole à mort là :D

    • Ah oui, "n’être rien d’autre que du spectacle dans le spectacle", elles et ils sont très forts... Sur le rapport à France 2, l’action dont j’ai mis le lien juste au-dessus montre un niveau de critique des médias et de conflictualité un peu plus évolué
      http://seenthis.net/messages/480256#message480621

      Donc, face à une même cible, Nuit Debout ne réagit pas pareil. Précisément parce que Nuit Debout n’appartient à personne (et certainement pas aux premier·e·s qui déposent des noms de domaine) et se fabrique avec des tendances parfaitement contradictoires. Simplement, ça ouvre une fenêtre d’action et de rencontres comme il n’y en a pas eu depuis des années. Il y a des rigolos, des conspis, des trolls, et il y a des personnes (militantes ou non) qui y voient l’occasion de développer des luttes et qui montrent la sortie de Répu à Finkielkraut
      https://lignesdeforce.wordpress.com/2016/04/17/sa-suffisance-finkielkraut-et-les-fascistes

      Ce n’est pas un collectif de personnes, c’est un espace où agir. C’est la société en somme, mais avec un pas de côté qui permet à certain·e·s d’inventer quelque chose de nouveau.

    • « Marx avait dit que les révolutions sont la locomotive de l’histoire mondiale. Mais peut-être les choses se présentent- elles autrement. Il se peut que les révolutions soient l’acte par lequel l’humanité qui voyage dans ce train tire le frein d’urgence. »

      Walter Benjamin
      Si #nuit_debout, OWS, la contestation en Grèce, en Espagne... n’est pas le grand soir ou la révolution avec un grand R. Les occupants.es de la place de la république, à Paris et ailleurs nous invitent à tirer le frein d’urgence avec eux. L’emballement de la machine est tellement violent que point trop nombreux nous seront à tirer sur ce frein.
      Reste la question de savoir, c’est comment qu’on freine !

      Tandis que les circuits financiers implosent, gestionnaires et gouvernants comptent bien faire payer l’addition aux pauvres. À contre-courant du discours économique ambiant, Paul Mattick souligne, dans ce bref rappel aux réalités, qu’une politique interventionniste ne suffira pas à résoudre les épineuses contradictions que la panique financière a révélées à tous. Car c’est la logique même de la quête du profit qui, de fuite en avant en fuite en avant, est arrivée à son point d’explosion. Tant que les êtres humains ne sauront pas la dépasser en actes, les aberrations du système s’aggraveront, ainsi que les calamités sociales, culturelles et environnementales. http://www.insomniaqueediteur.org/publications/le-jour-de-laddition

      Cette révolte ne s’arrêtera jamais. dans L’échaudée N°1
      Au début, les seigneurs de la finance dans les gratte-ciel autour de Zuccotti Park, qui jouent avec l’argent et les vies, qui font marcher à la baguette la classe politique, la presse et le système judiciaire, qui font des bénéfices en détruisant l’écosystème et puisent dans les caisses de l’Etat pour leur paris et leur spéculation, n’ont guère prêté attention aux activistes qui occupaient la place à leur pieds depuis près de trois semaines.
      Les élites regardent quiconque dépassant leur sphère immédiate comme marginal et invisible. Quelle importance peut avoir pour les puissants une jeune femme au nom de Ketchup, qui travaille dans un théâtre coopératif à Chicago et paie ses factures comme serveuse ? Pourquoi elle et ceux de Zuccotti Park compteraient-ils ? Quelle menace les faibles peuvent-ils représenter pour les forts ? Vouant un culte à l’argent, leur seaux débordant de sous, les puissants pensent qu’ils peuvent acheter puissance et sécurité à tout jamais. C’est ainsi que la banque Morgan Chase a octroyé 4,6 millions de dollars à la fondation de la police de la ville de New-York la semaine dernière. Agenouillés devant les idoles du marché, aveuglés par leur suffisance, insensibles à la souffrance humaine, bouffis d’avidité et de privilèges illimités, tous ces seigneurs allaient bientôt comprendre ce que signifie la folie d’un orgueil démesuré.
      [...] Voilà pourquoi les élites, et le système de pouvoir capitaliste pourri et dégénéré qu’elles soutiennent, ont de sérieux ennuis. Voilà pourquoi elles demandent sans cesse quelles sont les revendications. Elles ne savent pas ce qui se passe. Elles sont sourdes, muettes et aveugles.
      Chris Hedges. (The Occupied Wall Street Journal, 8/10/2011)
      http://occupywallst.org
      http://www.autrefutur.net/Retour-sur-Occupy-Wall-Street-quelles-lecons-en-tirer


      Ils ne font plus beaucoup parler d’eux, trêve hivernale oblige. Mais ils sont encore là - à preuve, les 68 arrestations réalisées par la police le soir du jour de l’an, quand des participants d’Occupy New York ont tenté de réoccuper Zuccotti Park. L’hibernation n’est pas totale, donc. Le bon moment pour revenir sur les racines, réussites et échec du mouvement Occupy aux États-Unis.
      http://www.article11.info/?Occupy-cette-agacante-interruption#a_titre

    • Nuit Debout : faire briller les pierres précieuses...

      http://www.contretemps.eu/interventions/nuit-debout-faire-briller-pierres-pr%C3%A9cieuses

      La question de l’extension

      Extension sociale par le développement de Nuit Debout parmi les couches populaires et les quartiers, ce qui passe autant par les thèmes et revendications abordés que par les lieux de développement. La préoccupation est présente place de la République à Paris, notamment, et c’est très positif. Mais cela ne pourra se faire qu’en rompant avec toute forme de paternalisme. Les quartiers populaires ne sont pas des « terres de mission » pour militant•e•s, des lieux sans politique. La connexion avec Nuit Debout ne pourra se faire qu’au travers le rôle moteur qu’auront les habitant•e•s de ces quartiers eux et elles-mêmes, et les réseaux existants dans ces quartiers. La question se pose dans des termes similaires en ce qui concerne la solidarité avec les sans-papiers et réfugié•e•s.

      Extension politique enfin par le refus de toute "institutionnalisation" de Nuit Debout et de ses objectifs. L’idée d’une nouvelle « Constitution » à rédiger, lancée au départ par Frédéric Lordon, a été rapidement reprise dans les assemblées. L’aspect séduisant de la démarche est le radicalisme qui la sous-tend. Il n’y aurait plus rien à tirer des cadres institutionnels existants, il s’agit de refonder une réelle légitimité démocratique « par en bas ». Mais les risques sont aussi grands d’un nouveau formalisme oubliant que les règles d’un nouveau monde ne peuvent être écrits par une minorité mais supposent l’insurrection de la majorité. D’où la nécessité de l’extension politique aux questions soulevées dans les quartiers, de l’antiracisme, l’internationalisme, les luttes contre le sexisme et la LGBTphobie, etc. D’où la nécessité des questions posées autour du rôle du travail, vecteur d’aliénation mais aussi potentiellement lieu collectif de lutte et de pouvoir social.

    • et aussi ce passage :

      Il ne faut pas oublier qu’aux dernières élections (régionales) le Front National a obtenu plus de 50% des voix au sein de la police et de l’armée, score qui atteint 70% chez les flics en activité. La police et l’armée sont au coeur du pouvoir et leur violence directe est l’expression pratique de la violence de la domination de la classe dirigeante. Sans stratégie de confrontation avec la police, le mouvement devra renoncer à ses acquis et, en premier lieu, aux places qu’il occupe. Par ailleurs, propager l’idée qu’il pourrait y avoir une alliance possible avec la police deviendrait un obstacle à l’extension nécessaire du mouvement aux quartiers populaires, aux migrant•e•s, réfugié•e•s et sans-papiers, aux syndicalistes radicaux, tou•te•s touché•e•s directement et très concrètement par la violence policière.

      #violence #violences_policières

    • Oui, ce sont des observations intéressantes de la part de Contretemps. Et ça me fait réaliser autre chose, sur cette histoire de Constitution : à mes yeux Nuit Debout est un espace et non un collectif, et c’est aussi un processus - de réappropriation, de discussion, de reconstruction d’un espace commun. On pourra éternellement s’émouvoir que telle ou telle personne dans l’AG est homophobe, islamophobe, nationaliste ou capitaliste. Mais c’est partir du principe que Nuit Debout se devrait d’être une micro-société idéale en germe, et donc que ces personnes la discréditent. Je crois que ce mouvement n’est rien de tout cela, qu’il ne nous représente pas, et néanmoins, pour cette même raison, qu’il est important. C’est un moment collectif où l’on s’autorise à repenser l’organisation sociale et à discuter de la chose politique avec de parfait·e·s inconnu·e·s - en somme à considérer que c’est notre affaire et non celle de « représentant·e·s ».

      [Edit : j’ai enlevé ici ma référence à la commission - ou je devrais écrire aux diverses commissions - Constitution, parce qu’après plus ample renseignement, leur démarche semble beaucoup moins utopiste que ce que j’imaginais.] Je suis peut-être trop pessimiste, mais je ne craindrais aucunement le formalisme de la minorité évoqué par Contretemps étant donné que je ne crois pas que le mouvement actuel soit assez puissant pour écrire "les règles d’un nouveau monde". Le mouvement actuel est un exercice et un rapport de force. Il signifie qu’il y a une volonté et un effort de réappropriation commune d’un savoir dont on a été dépossédé·e·s. Et ce processus-là me semble valoir bien plus que tout le reste.

      J’ajoute, pour préciser, que dans le cas où ce processus aboutirait à valider collectivement les propos individuels homophobes, nationalistes, capitalistes, sexistes, racistes et autres, Nuit Debout serait effectivement un échec. Pour l’instant, j’ai plutôt observé que ces propos restaient isolés et que certaines des commissions prenaient formellement partie contre.

    • Il y a clairement une tentative d’entrisme de la part d’une partie de la droite-ps-cfdt et de l’extrême droite d’étienne chouard. Baki Youssoufou a fait un vrai raid avec Raiz sur toute la com’ de la nuit debout et ce depuit le 1 avril (arf). Aujourd’hui (au moins) il y avait un stand des Citoyens Constituants, association qui multiplie les liens avec les fachos. En plus, sur son blog Étienne Chouard se réjouit que « Frédéric » (Lordon) rejoigne l’idée de constituante. Bref le confusionnisme à tous les étages.

    • Concernant #Baki_Youssoufou il semble être une figure de « pointe » des actions citoyennes en ligne : il est le co-fondateur de We Sign It : http://fr.gravatar.com/bakiyoussoufou
      http://www.franceinfo.fr/emission/itineraires/2013-2014/baki-youssoufou-we-sign-it-est-une-plateforme-de-petition-de-mobilisation
      Il a un CV plutôt rempli, il a été porte parole du mouvement « qui va payer » : http://www.franceinter.fr/personne-baki-youssoufou
      Il a été aussi porte parole de feu la confédération étudiante : https://www.linkedin.com/in/baki-youssoufou-81a85930
      Il a même été présenté comme anarcho-syndicaliste par Jeune Afrique : http://www.jeuneafrique.com/142725/politique/baki-youssoufou-anarcho-syndicaliste
      Ce n’est pas quelqu’un qui se cache, il a fait de nombreuses interview et se présente souvent comme activiste pour la révolution citoyenne en ligne : https://www.youtube.com/results?search_query=Baki+YOUSSOUFOU+
      Vu les bases qui ont fondé Nuit Debout, je ne suis donc pas étonnée de voir une personne comme lui déposer le nom, peut-être même sincèrement pour le protéger de toute récupération commerciale.
      Reste cependant ce goût amer d’un manque de transparence dans un tel mouvement. Et je comprends vraiment, je trouve même important, de se questionner sur l’horizontalité de #NuitDebout !

    • @gastlag : j’avais lu que Chouard appelait à se méfier de Nuit Debout ? enfin ceci dit, ce n’est pas incompatible avec une stratégie d’entrisme

      @val_k : je vois ce manque de transparence comme le résultat du caractère composite du mouvement, de son éparpillement - mais du coup, le fait de décider de fusionner la com’ avec des personnes dont on peut deviner qu’elles ont des arrières pensées est quelque peu déroutant...

    • Question com et site internet, la quadrature et d’autres gens biens appellent à rejoindre le groupe numérique des nuits debouts, ça manque de techos web, notamment adminsys … et de formation au libre.

    • @val_k

      Vu les bases qui ont fondé Nuit Debout, je ne suis donc pas étonnée de voir une personne comme lui déposer le nom, peut-être même sincèrement pour le protéger de toute récupération commerciale.

      C’est tout l’inverse.

      D’une part la Confédération Étudiante, la CÉ, est la branche étudiante de la CFDT dont les pratiques et l’idéologie couchées devant le capitaliste sont justement combattus par Nuit Debout Convergence des Luttes.

      Ensuite Baki Youssoufou est lui-même patron-entrepreneur de WeSignIt et de Raiz. Il est toujours en lien avec la CFDT, une partie du patronat entrepreneurial comme Benoît Thieulin - proche du parti socialiste. Ou encore Bleu Blanc Zèbre d’Alexandre Jardin et Jean Paul Delevoye qui a notamment cassé les retraites des fonctionnaires en 2003 avec, oh hasard, le soutien de la CFDT http://www.monde-libertaire.fr/?page=archives&numarchive=11057

      Un de ses fidèle collègue est Benjamin Ball qui semble très conciliant envers la présence de l’extrême droite http://www.streetpress.com/sujet/1448648139-benjamin-ball-militant-jedi-indignes et qui travail pour Nouvel Donne (Tiens un autre parti proche du patronat) :

      http://lahorde.samizdat.net/2015/02/17/isere-nouvelle-donne-le-confusionnisme-participe-aux-listes-citoye
      On retrouve aussi comme salarié du parti, Benjamin Ball, en tant que coordinateur des actions de communication web de Nouvelle Donne, qui est un ancien des Indignés parisien, ce mouvement qui réunit des personnages comme Grégory Pasqueille (poursuivi par la justice pour antisémitisme, et grand défenseur de la Manif pour Tous), Raphaël Berland (animateur du site du Cercle des Volontaires), ou encore Jonathan Moadab (animateur du site confusionniste Agence Info Libre).

      Donc Baki Youssoufou est à l’opposé du ras-le-bol des politicards professionnels de la politique, proches du patronat, rois de l’entourloupe et à la politique fadasse.

      D’autre part la stratégie vise justement à étouffer le mouvement puisque pendant 2 semaines (il semble que cela ai changer hier) l’ensemble de la communication a étouffer les expressions et revendications politisées, très majoritairement de gauche rouge, présentes sur la place de la République.

      Un des rares messages politisés a été une photo où on voit un homme, que je ne connais pas, revendiquer une constituante - justement la thématique des chouaristes présents sur place : les Citoyens Constituants, le nom de domaine permet de voir que derrière il y a #Lionel_Kahan qui flirte avec l’extrême droite (dont le Cercle des Volontaires qui réalise des films sur place comme l’interview de Finkielkraut). http://confusionnisme.info/2015/04/11/des-membres-du-m6r-invites-du-cercle-des-volontaires

      Un autre message a justement été de lancer une pétition (par l’entreprise marchande de pétition dont Baki Youssoufou est propriétaire : WeSignIt) en soutien à la Nuit Debout - action ridicule au regard de ce qui est dit en AG et qui fait par ailleurs et même de l’objectif de Nuit Debout Convergence des Luttes : occuper l’espace, descendre dans la rue, ne pas rester chez soi, regrouper tout le monde dans les rues. Et donc ne surtout pas signer des pétitions inutiles.

      Donc oui c’est une récupération commerciale et politique.

    • Si je comprends bien, il y a plusieurs appels à faire une nouvelle Constitution, qui émanent d’horizons plutôt antinomiques : Lordon, Mélenchon, Chouard. Et plusieurs Nuit Debout dans différentes villes (Paris, Lyon, Limoges, de ce que j’ai repéré pour l’instant) sont en train de travailler à leur propre mouture. Eh bin on va se retrouver avec un paquet de Constitutions on dirait - et ça ne semble pas trop être l’idée un peu folle que je m’en faisais. Je crois que je vais être d’accord avec Quadruppani finalement
      http://quadruppani.blogspot.fr/2016/04/alerte-les-ainsifonfon-attaquent.html

      Chers amis, puis-je vous dire doucement, avec le sourire, qu’écrire une constitution, ça me semble une idée totalement déconnectée de ce qui se passe réellement dans la société ? Car ce qui se passe réellement est à la fois beaucoup plus modeste mais potentiellement porteur de transformations bien plus profondes que cette énième resucée de la vieille politique ? Puis-je vous dire doucement, avec le sourire, que votre constitution, nous sommes des milliers à avoir parcouru les rues en criant notre colère et à n’en avoir définitivement rien à cirer ?

    • Sur agoravox.tv, les fachos s’expriment ouvertement pour pleurer que Fkk et Chd ont été virés des nuits debouts par la gauche rouge qui donc ne serait pas démocratique en prenant pour preuve la vidéo relayée par @intempestive (le gag).
      Je ne sais pas où en est le rapport de force, mais je pense que le besoin de discréditer nuit debout vient aussi de là …

    • Bientôt Floréal et la récolte de la sédition du 31mars en Prairial ou en ce 27 (Ste Hure de Chasteté, pénitente) de Clinamen : http://www.college-de-pataphysique.org/college/accueil_files/calenpat.pdf
      soit 18 jours après la première #nuit_debout à la sainte trique, lunatique de ce même Clinamen.
      Pourquoi ne pas inventer un nouveau calendrier comme cet illustre pataphysicien. Après tout ce n’est pas plus utopiste qu’une nouvelle constitution.
      Suite aux différends billets précédent et les dernières infos de @gastlag, @Valk, @intempestive ; je propose, illégitimement, que les agioteurs.euses de wesignit et autres cousins de la tour pointue et grandes oreilles de la préfectance seront jugé sur la place de grève et condamné à écouter en boucle
      C.Fourest, A. Finkielkraut et P. Rosanvallon jusqu’au bon vouloir de leur juges.
      Que nuit debout tienne le cap jusqu’au 9 Palotin
      ( Sts Boleslas et Ladislas, polonais ) pour repartir
      jusqu’à ce que mort s’en suive de cette #loi_travail.
      Ensuite nous abolirons le travail lui-même et tout ce qui va avec. En définitive : une rupture historique. Ou C.Fourest, A. Finkielkraut et P. Rosanvallon seront privé de parole. Et que au cas ou ils enfreindraient cette décision sous quelques formes que ce soit, même écrite. Le tribunal de la sainte réprobation du travail, après tirage à la courte paille d’un condamné.e, procédera à l’ablation linguale du malchanceux.
      #Alfred_Jarry

    • @intempestive : alors que le 4 Tatane sera la fête de tous les êtres troublés par la réalité-télé, jeunes et vieux, hommes et femmes, couillons et membrus, pichoues et en formes, se rebellent donc contre le dictat de l’insignifiance et participent à l’instauration d’une ‘Pataphysique nouvelle qui refonde l’irrévérence et l’irrespect qui ont donné à l’histoire les Rabelais et autres grands débauchés lucides qui éclairent encore, à des siècles de distance, la voie de la saine folie.
      Qu’en ce jour d’ ascension du mouchard, statisticien, psychiatre et policier seront mis en orbite tous ces ennemis du FL’P http://www.pataphysiquelibre.org/manifeste.html
      qui prouvera une fois pour toute que les cons en orbite n’en finiront pas de tourner.

    • Je l’ai déjà repostée ailleurs, mais cette observation d’Yves Pagès me semble fort bien aller au sein de cette discussion
      http://www.archyves.net/html/Blog/?p=6844

      Et pourtant, entre les jardiniers de l’arbre à palabres – souvent empêtrés dans un formalisme démocratique et une commissionite aiguë à l’image des pires modes de gouvernance actuels – et les insurgés du passage à l’acte – souvent obnubilés par l’éphémère coup d’éclat de la geste émeutière qui n’est pas sans effet de miroir spectaculaire –, s’il y du flottement, des désaccords, et même un grand écart, ça n’empêche, ils apprennent à se connaître. Et tout le danger pour les pouvoirs en place tient à ce décloisonnement-là, entre doux rêveurs et iconoclastes sur les nerfs. Et c’est au cœur de ce dissensus permanent que peut naître l’événement, non pas d’un seul mot d’ordre unifié mais dans le désordre des mots mitoyens.

    • C’est beau comme du ...Yves Pagès en, brièvement,
      1293 caractères bien sentis et des photos de terrains de luttes en cours.

      Sur le rétropédalage de la #CGT et son affiche avec le slogan : « La police doit protéger les citoyens et non les frapper ! »
      http://www.20minutes.fr/insolite/1829767-20160419-affiche-cgt-contre-violence-policieres-dechaine-internaut
      De bien belles histoires en perspective ou les cogne-dur encartés de la maison bourreman et du SCSI-CFDT ne chasseront plus que les individus jeunes chevelus, avec des blousons noirs, des capuches. (dixit Bernard Blier dans Buffet Froid) mais aussi leur collègues de La cgt-police ou autres affidés.
      Une police réformiste dans un syndicat conciliateur :

      L’arrivée du SCSI est hautement symbolique pour la CFDT, qui était jusqu’à présent très peu présente dans la police nationale. L’objectif consiste à s’appuyer sur cette nouvelle force afin de convaincre l’ensemble des policiers de faire confiance à la #CFDT pour les représenter, quels que soient leur grade et fonction.

      http://www.cfdt.fr/portail/un-syndicat-de-policiers-rejoint-la-cfdt-srv1_215651
      SCSI-CFDT Le syndicalisme 360° #syndicat_de_policiers http://docs.google.com/viewerng/viewer?url=http://scsi-pn.fr/wp-content/uploads/2016/04/SYNTHESE_PPCR_PP.pdf&hl=fr
      http://scsi-pn.fr


      http://lignesdeforce.wordpress.com/2016/04/18/feu-a-volonte-et-que-la-guerre-des-polices-nous-debarrasse-

    • Le mieux pour le mouvement #nuit_debout c’est qu’il reste incontrôlable. Pour le site, je comprends l’embarras de Noémie qui a vu son nom cité dans le quotidien vespéral. Mais cela semble relever de l’#entropie. Même si quelques-uns.es ont créé wiki.nuitdebout.fr pour

      « On pense aux gens qui sont à la campagne, là où il ne se passe rien et où il n’y a pas de Nuit Debout. On reçoit aussi des messages sur FB de personnes qui sont handicapées et qui ne peuvent pas sortir de chez elles et qui sont heureuses de suivre le mouvement grâce à internet ».

      Il se passe toujours quelque chose à la cambrousse, ça va être l’ouverture de la pêche et même sans permis ; tu peux poser ou relever des collets pour attraper des lapins. Et voilà ! un bon civet de lièvre avec des pataches.
      De l’entropie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Entropie , on glisse à la #théorie_de_l'information : http://fr.wikipedia.org/wiki/Théorie_de_l%27information
      En théorie, l’information diminue l’incertitude. En théorie de la décision, on considère même qu’il ne faut appeler "information " que ce qui est " susceptible d’avoir un effet
      sur nos décisions." ( peu de choses dans un journal sont à ce compte des informations ...) En pratique l’excès d’information tel qu’il se présente dans les systèmes de #messagerie_électronique, peut aboutir à une #saturation, et empêcher la prise de décision. Canaliser les #mass_média et les laisser clapoter dans leur #soupe.
      En conclusion de Numerama : Ils voient tous à travers l’outil numérique « l’espoir d’une démocratie ouverte ». Pour eux le problème réside dans le fait que la politique et l’économie ont très peu innové en 200 ans. Pour Pierre, « c’est dingue de voir qu’on arrive à créer des #intelligences_artificielles et envoyer des trucs sur des planètes, alors qu’au niveau politico-économique c’est le #moyen-âge ». Pour Nuit Debout, les outils #numérique seraient donc une façon de relancer le #progrès.

      Comme la vie est lente et comme l’espérance est violente

      #Apollinaire

      et

      La vie sérieuse marche à 3 km/h. C’est à dire au pas d’une vache sur la route. Le danger d’une vie comme la nôtre, c’est de croire aux 1200 km/h de l’avion et que ce truc là change quoi que ce soit à la création, soit artistique, soit scientifique. Elle est contrainte par la règle des grandes forces naturelles ; un arbre met 10 ans à devenir un arbre. Et un grand tableau ? Et un beau roman ? Et une belle invention ? Du 3 km/h, Monsieur, et encore !

      #Fernand_Léger.


  • La pensée magique de la mixité sociale
    Olivier Galland / 23 mars 2015
    http://www.telos-eu.com/fr/societe/la-pensee-magique-de-la-mixite-sociale.html

    Diluer la pauvreté dans l’espace a peu de chances de la réduire.

    Cependant il y a une autre face de la question, la face positive de la mixité sociale. Elle repose sans doute sur l’idée intuitive que le mélange de populations d’origines et de niveau socio-culturel différents est positif, notamment par un effet d’attraction « vers le haut » des personnes défavorisées.

    Des effets de ce type ont été très étudiés en sociologie de l’éducation dans le domaine des effets de pairs sur la réussite scolaire (l’impact des interactions entre élèves à l’école). Le résultat d’ensemble qui se dégage de ces travaux est qu’il existe un effet de pairs sur les comportements, moins sur les aptitudes, que cet effet se détecte surtout dans les classes et qu’il s’exerce à la fois par un effet négatif des moins bons élèves et un effet positif des meilleurs.

    Mais à l’échelle d’un quartier ou d’une ville ces effets restent très incertains, surtout si la « politique de peuplement » consiste dans des transferts relativement massifs de population défavorisée (résultant de l’application de la loi SRU) dans des communes plus favorisées. Il est très peu probable qu’à l’échelle locale une véritable mixité, c’est-à-dire des interactions régulières entre habitants de différentes origines, se mette naturellement en place. Il suffit pour s’en convaincre de faire le constat des stratégies d’évitement scolaire de certains parents qui craignent pour leurs enfants les conséquences néfastes d’un environnement social défavorisé.

    En réalité, la politique d’habitat social sous forme de quotas de logements sociaux, comme l’impose la loi SRU, a toutes les chances de recréer à l’échelle locale de petits ghettos.


  • SeenThis - Anna Chroniques
    http://seenthis.net/http://reflets.info/quand-lafp-fait-du-journalisme-de-donnees-sans-mise-en-contexte
    « tous les députés ne sont pas égaux. Les travaux à l’Assemblée nationale sont systématiquement présidés par un député. Le président ou un des 6 vice-présidents dans l’hémicycle, un des 9 présidents de commission lors… du travail en commission, merci de suivre. Ces 16 députés sont donc ceux qui introduisent, animent et concluent les débats. Devinez qui on retrouve dans le top des députés qui parlent le plus ?

    Les 7 présidents de séance sont ceux qui font le plus d’interventions longues dans l’hémicycle. Ce qui permet de titrer que le recordman est un UMP. Sans expliquer pourquoi…

    Prenons le groupe écologiste, tant vanté comme le plus assidu. Ce groupe est aussi recordman du nombre moyen d’interventions longues dans l’hémicycle : 217 par député, quand le deuxième groupe (GDR) atteint péniblement 163, et le troisième (UDI) 120. Les trois autres groupes ne dépassent pas 92. C’est impressionnant, non ? Ben non. L’Assemblée compte deux grands groupes, UMP (199) et PS (290). Les quatre autres sont 30 (UDI), 18 (Ecolo), 17 (RRDP) et 15 (GDR). Devinez lequel des petits est le seul à compter un vice-président dans ses rangs ? Eh oui, ce score moyen de 217 est tiré vers le haut par les 949 interventions longues de Denis Baupin. Sans lui, la moyenne serait de 174. Nettement plus proche des 163 de GDR, non ? » #faussaires publicité politique #


  • Elections de Grenoble : De quelle victoire Eric Piolle est-il le héros ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=487

    Après 18 ans de municipalité CEA-PS, Grenoble est désormais équipée d’un maire HP-EELV. Eric Piolle est un ancien ingénieur de Hewlett-Packard membre d’Europe-Ecologie-Les Verts. Cette élection ne constitue ni une surprise, ni un « coup de tonnerre » (Le Daubé, 24/03/14), mais la mise à jour du personnel technocratique, dans le droit-fil de l’histoire de la technopole. Les écotechniciens Verts représentent la technocaste au pouvoir ici depuis bientôt 50 ans, et la version 2.0 de son éternel programme : innovation, recherche & développement, gestion du désastre via le « Green New Deal » et la rationalisation éco-responsable de nos vies. (...) Pour lire le texte intégral, ouvrir le document ci-dessous. (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/Victoire_d_Eric_Piolle.pdf


  • Pas de droits, pas de chocolat par Sébastien Navarro
    http://cqfd-journal.org/Pas-de-droits-pas-de-chocolat

    Einstein affirmait qu’il est plus facile de briser un atome qu’un préjugé. Malgré la difficulté, quelques chercheurs se sont attaqués à celui selon lequel, dans ce pays, les « assistés » se gavent d’aides sociales. Résultat : quasiment un pauvre sur deux ne réclame rien à l’État !

    « La politique de lutte contre la fraude [sociale] est portée par un feu roulant de propos stigmatisants. Sans chercher à polémiquer sur leur forme, il faut néanmoins comprendre que ces discours ont pour effet de culpabiliser les ayants droit, entraînant ainsi des non-recours et donc des non-dépenses. » Voilà le constat que l’on trouve dès les premières pages du bouquin L’Envers de la fraude sociale, paru ces jours-ci.

    Aux commandes de l’ouvrage : un certain Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), fondé en 2003 par le politologue Philippe Warin et la sociologue Catherine Chauvaud. Après un quinquennat sarkozyste délirant de surenchère sur ces assistés siphonnant le jus clairet de nos finances publiques, après les « RSA-canapés » du Figaro et le « cancer de la société » de Wauquiez, les analyses de l’Odenore tombent à pic pour dévoiler les dommages collatéraux de cette guerre contre les pauvres. Dans la mire des chercheurs, la notion de « non-recours », définie la situation d’une personne éligible à certains droits sociaux, mais qui, pour certaines raisons, n’en bénéficie pas.

    #cqfd


  • #Mali#printemps arabe# "le printemps arabe » est en train de détacher définitivement l’Afrique du Nord du reste du continent et la « nouvelle frontière » c’est en quelque sorte le Nord-Mali. Cela correspond à un projet stratégique très clair, très cohérent, de l’Occident et il est en train de le mettre en œuvre."
    http://www.lesenegalais.net/index.php/actualites/items/mali-le-regard-de-boubacar-boris-diop.html?fb_action_ids=4540299345598



  • #droit international#ingérence#humanitaire#guerre
    flash back sur la guerre des étoiles ou comprendre le droit international et ses manipulations le site exceptionnel d’olivier Russbach

    "Que dit le président François Mitterrand quand, à la veille de l’opération « Tempête du désert », il évoque le « mandat » qu’aurait reçu « la communauté internationale » de l’« organe suprême de l’ONU », quand, à proprement parler, le Conseil de sécurité n’est pas organe suprême et n’a donné aucun mandat ?

    Que dit Mario Bettati, le père juridique du « droit d’ingérence », lorsqu’il assure que « le mot humanitaire était absent du vocabulaire employé par le Conseil de sécurité de l’ONU avant les années 1990 » (années de l’invention du nouveau droit d’ingérence) quand le Conseil de sécurité a, au contraire, systématiquement utilisé l’expression « violations graves du droit humanitaire » (par l’Iran et l’Irak) dans les années 1980 ?"

    http://www.olivier-russbach.com/site/41_communication_juridique_.html


  • #Mali #Lybie#Touaregs#MNLA

    " « ceux qui ont pris la décision de bombarder Kadhafi n’avaient pas la moindre idée des conséquences que cela pourrait avoir au Sud [6] ».

    Ex-puissance coloniale, la France défend au Mali des intérêts politiques (son influence par le biais d’une politique de coopération mise sur pied dès les années 1960), économiques (accès aux matières premières, débouchés pour son commerce) et sécuritaires (contre-terrorisme face à AQMI, qui lui a publiquement déclaré la guerre). Elle se heurte aux ambitions de l’Algérie, qui voit en elle l’obstacle à l’affirmation de sa prééminence régionale. Cette dernière serait en revanche souhaitée par les États-Unis, ce qui ajouterait un élément supplémentaire au contentieux franco-américain. Mali et Niger se trouvent, au contraire, très favorables à Paris."

    source http://www.diploweb.com/Geopolitique-du-Mali-un-Etat.html