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  • Des demandeurs d’asile russes expulsés par les Etats-Unis se retrouvent sur le front ukrainien
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/12/10/des-demandeurs-d-asile-russes-expulses-par-les-etats-unis-se-retrouvent-sur-

    Des demandeurs d’asile russes expulsés par les Etats-Unis se retrouvent sur le front ukrainien
    Par Benjamin Quénelle
    A peine expulsés des Etats-Unis, aussitôt envoyés sur le front par la Russie. Tel est le destin de plusieurs ressortissants russes qui, arrêtés et mis dans un avion dans l’Arizona, ont fini par atterrir à Moscou, dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 décembre, après un transit au Caire.
    Selon le média russe indépendant Mediazona, 64 passagers russes étaient à bord. Les autorités n’ont donné aucune information sur leur sort. Mais, parmi eux, plusieurs ont immédiatement reçu des convocations pour le service militaire, première étape vers un probable envoi sur le front en Ukraine. C’est ce qu’assure l’association Russian America for Democracy in Russia (RADR), fondée aux Etats-Unis par des opposants au Kremlin.
    Seule information officielle à Moscou : après l’arrivée du vol, le bureau du procureur général russe a annoncé l’arrestation de Zair Saimoulline, 69 ans, accusé d’escroquerie, et dont la Russie demandait qu’il soit extradé par les Etats-Unis. Il est probable qu’il se trouvait à bord de ce vol en provenance du Caire, selon la RADR.
    Cette expulsion expéditive depuis les Etats-Unis concerne aussi des ressortissants d’autres nationalités, parmi lesquels des Iraniens, qui auraient voyagé avec les Russes jusqu’au Caire. Elle intervient alors que les raids antimigrants s’intensifient aux Etats-Unis, conformément aux directives du président américain, Donald Trump.
    Le vol de cette semaine est déjà le troisième, depuis le début de l’année, pour les Russes, certains sont sans papiers, d’autres demandeurs d’asile déboutés. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, de nombreux opposants au Kremlin et à sa guerre avaient cherché refuge dans les pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis. Mais, en pleine vague antimigrants et dans le contexte du rapprochement entre le Kremlin de Vladimir Poutine et la Maison Blanche de Donald Trump, les agents de la police de l’immigration américaine sont moins sensibles au sort des réfugiés russes anti-Kremlin et aux risques qu’ils encourent en cas de retour en Russie.
    « Cela menace de détruire la vie de nombreuses personnes honnêtes et innocentes », avaient protesté trois figures de l’opposition en exil, Ioulia Navalnaïa, la veuve de l’opposant russe mort en détention, Alexeï Navalny, et les deux anciens prisonniers Ilia Iachine et Vladimir Kara-Mourza, dès le 3 septembre, dans une lettre commune. Ils s’adressaient alors au premier ministre canadien, Mark Carney, lui demandant d’accueillir des militants pacifistes menacés d’expulsion des Etats-Unis où, selon leur décompte, quelque 1 000 Russes étaient dans l’attente d’obtenir l’asile politique.
    Les Russes expulsés par les Etats-Unis cette semaine pourraient subir le même sort que Leonid Melekhine. Agé de 34 ans, cet ancien activiste de l’équipe d’Alexeï Navalny à Perm, grande ville au centre de la Russie, avait fui, en 2023, son pays où, après une première arrestation pour avoir brandi une pancarte « Liberté pour Navalny », il redoutait de nouvelles poursuites. A l’été 2024, au terme de sa fuite, il avait franchi la frontière américano-mexicaine.
    Détenu dans un centre pour immigrants à San Diego, il avait déposé une demande d’asile politique. Mais, après une longue attente, il avait essuyé un refus : malgré les poursuites engagées en son absence contre lui en Russie, la juge américaine a estimé qu’il pouvait en toute sécurité rentrer chez lui. Sans recours, il avait été expulsé. A peine de retour en Russie, le 25 juillet, il a été fait prisonnier. Désormais poursuivi pour « apologie du terrorisme », M. Melekhine encourt une lourde peine de prison. Cela pourrait aussi être le cas des Russes expulsés cette semaine par les Etats-Unis. Mais, pratique désormais courante en Russie pour renforcer le front ukrainien, ils pourraient se voir contraints, avant tout procès, de signer un contrat avec l’armée en échange d’un abandon des poursuites pénales à leur encontre.

    #Covid-19#migrant#migration#etatsunis#russie#expulsion#guerre#sante#droit#politiquemigratoire

  • Procédure bâillon : Thales attaque Disclose en diffamation
    https://disclose.ngo/fr/article/procedure-baillon-thales-attaque-disclose-en-diffamation

    La multinationale française de l’armement poursuit Disclose devant la justice à cause de nos révélations sur ses exportations de matériel de guerre en Israël. Le but de l’offensive judiciaire est clair : nous faire taire. Lire l’article

  • L’administration Trump ordonne au FBI de dresser une liste des « extrémistes » américains – Libération
    https://www.liberation.fr/international/amerique/ladministration-trump-ordonne-au-fbi-de-dresser-une-liste-des-extremistes
    https://www.liberation.fr/resizer/v2/MUPW3B7OLBAWZDMBKSK7C75JZA.jpg?auth=668ad303ba5252e3f047a0651498f67ecbb2b

    Le texte ordonne au FBI de « compiler une liste de groupes ou entités engagés dans des actes pouvant constituer du terrorisme intérieur ». La définition retenue est d’une ampleur vertigineuse. Elle vise des positions relevant habituellement du débat démocratique : « opposition à l’application des lois sur l’immigration », « vues extrêmes en faveur de l’ouverture des frontières », « adhésion à une idéologie de genre radicale », mais aussi « antiaméricanisme, anticapitalisme ou anti-christiannisme », sans oublier « l’hostilité envers les vues traditionnelles sur la famille, la religion et la moralité ».

  • Camille Chamois, philosophe : « Les écrits de Deleuze sont d’une actualité criante »

    Trente ans après la mort du philosophe, l’œuvre de l’auteur de « Mille plateaux » inspire les penseurs contemporains sur l’écologie ou le fascisme. Mais connaît aussi des réappropriations contre-intuitives par des mouvements réactionnaires, observe le chercheur, dans un entretien au « Monde ».

    « Un jour, peut-être, le siècle sera deleuzien », écrivait Michel Foucault en 1970. Cent ans après la naissance de Gilles Deleuze (1925-1995), cette citation s’avère-t-elle juste ? Grand penseur de #gauche après 1968, il incarne la pensée la plus novatrice de son époque : une #philosophie toujours en mouvement. A l’université expérimentale de Vincennes (aujourd’hui université Paris-VIII-Vincennes-Saint-Denis) où il enseignait entre 1979 et 1987, ses cours étaient bondés d’un public très large, et son bureau couvert de magnétophones − près de quatre cents heures de ses cours ont été enregistrés. L’Abécédaire, entretien filmé dans les années 1980, l’a définitivement rendu célèbre. De la société de contrôle au devenir du capitalisme, les concepts de son invention (« rhizome », « pli », « ritournelle », « nomadisme » ou encore « déterritorialisation ») constituent une boîte à outils pour comprendre les enjeux du monde actuel.
    En 2025, quels usages pouvons-nous faire de la pensée de Deleuze ? C’est la question que pose le philosophe Camille Chamois dans un ouvrage collectif intitulé Deleuze aujourd’hui (PUF, 156 pages, 12 euros) qu’il coordonne avec Thomas Detcheverry. Rattaché à l’Université libre de Bruxelles et au laboratoire Sophiapol de l’université de Nanterre, Camille Chamois est spécialiste de l’histoire de la philosophie contemporaine française. En 2022, il a publié Un autre monde possible. Gilles Deleuze face aux perspectivismes contemporains aux Presses universitaires de Rennes.

    Pourquoi la pensée de Deleuze est-elle actuelle ?

    Le pari de notre livre est de présenter la pensée de Deleuze telle qu’elle peut être utile et pertinente aujourd’hui. Beaucoup de ces propos sont absolument contemporains. Si, par le passé, le philosophe vedette était un totem intouchable, aujourd’hui la fascination autour de sa pensée – entendue comme une métaphysique aux concepts complexes tels que le « rhizome », le « corps sans organes » – est révolue. On peut appliquer la pensée deleuzienne à des enjeux propres au XXIe siècle, tels que la gouvernance algorithmique, la crise écologique, le conflit israélo-palestinien ou le fascisme.

    Quelle est la définition de Deleuze du fascisme ?

    Pour Gilles Deleuze et le psychanalyste #Félix_Guattari, le #fascisme correspond au désir d’avoir un chef et d’être opprimé : c’est le paradoxe de la « servitude volontaire » déjà identifié par la philosophie classique. Par exemple, on peut accepter d’être asservi par un chef à condition de s’assurer que d’autres sont plus asservis que nous – toute l’idéologie raciste et suprémaciste semble passer par là. Cette logique est importante pour comprendre la montée des fascismes contemporains. Félix Guattari décrit cette fascination morbide à propos de Jean-Marie Le Pen, dans les années 1980 : selon lui, l’individu accepte d’être opprimé par le Front national [actuel Rassemblement national] à condition de s’assurer que les populations immigrées soient plus opprimées que nous. Les ressorts affectifs sont le lit du fascisme.

    Trente ans après la mort de Deleuze, y a-t-il eu des usages surprenants de sa pensée ?

    Sa pensée a fait l’objet de nombreuses réappropriations contre-intuitives, notamment par les néoréactionnaires américains. Cette récupération tient à la définition du capitalisme que donnent Deleuze et Guattari. Dans leur ouvrage L’Anti-Œdipe [1972], ils affirment qu’il faut « accélérer le processus » du capitalisme. Mais rappelons-le : cette thèse trouve son origine dans un débat interne à la gauche radicale de l’époque. Elle consiste à précipiter le développement du capitalisme afin que les pays du tiers-monde puissent le dépasser, plutôt que de se replier sur des économies nationalistes réactionnaires et, de ce fait, favoriser son anéantissement.

    Bien plus tard, cette théorie connaîtra une trajectoire assez surprenante : sous la plume de l’écrivain britannique Nick Land, elle est devenue un argument pour développer une politique libertarienne, explicitement réactionnaire et racialiste – plus connue sous le nom d’#accélérationnisme de droite, incarné par un mouvement cyberpunk de la Silicon Valley via [le blogueur américain] Curtis Yarvin, le fondateur de Paypal Peter Thiel, jusqu’au vice-président américain, J. D. Vance, ou encore le personnage influent dans le monde de la technologie Marc Andreessen. Tous ont une philosophie très éclectique : ils aiment plutôt citer [l’anthropologue] _René Girard ou [le juriste allemand] Carl Schmitt, mais ils ont détourné cette formule de Deleuze et Guattari pour affirmer qu’il faut accélérer, à savoir, pour eux, en finir avec les droits sociaux et la perspective démocratique. Voilà comment un texte d’abord gauchiste des années 1970 peut avoir une destinée fasciste…

    Dans votre livre, vous rappelez que la philosophie de Deleuze est justement « inséparable d’un engagement à gauche ». Quel engagement du penseur entre en résonance avec les enjeux du monde contemporain ?

    Gilles Deleuze s’est, par exemple, intéressé à la Palestine dès le début des années 1970 car il a côtoyé des mouvements militants, comme les comités Palestine qui deviendront plus tard le Mouvement des travailleurs arabes. Et sa vision du conflit israélo-palestinien s’est profondément transformée. Il a notamment fréquenté Ilan Halevi, ex-membre juif du Fatah, et l’historien palestinien Elias Sanbar, deux auteurs qui ont nourri d’un point de vue théorique sa pensée sur la question des « peuples sans terre », par comparaison avec les populations sédentaires, les « nomades », que l’on retrouve essentiellement dans son ouvrage Mille plateaux (1980). Dans les colonnes du Monde, de Libération et de la Revue d’études palestiniennes, Deleuze a appelé au cessez-le-feu et a dénoncé le « génocide » − c’est son terme de l’époque − en Palestine. Ses prises de position sont d’une actualité criante.

    La notion de « société de contrôle » est également abordée dans votre ouvrage collectif. Pourquoi reste-t-elle pertinente à notre époque ?

    Dès lors que des caméras surveillent en permanence les rues, que des métadonnées enregistrent l’ensemble de votre historique de navigation sur Internet, il en résulte un phénomène d’autocensure. Vous serez tenté de vous dire : je vais faire ceci, mais pas cela. Dans son Post-scriptum sur les sociétés de contrôle [1990], Deleuze analysait la société depuis l’arrivée des technologies numériques et distinguait la « société de contrôle » de la « société de discipline ». Il se demandait : comment un gouvernement procède-t-il pour tenir sa population ?
    Si les individus ont tendance à se révolter, la « société de discipline » déploie en retour toute son agressivité. C’est ce qu’empruntait Deleuze à Michel Foucault dans Surveiller et punir [1975] : par exemple, le supplice de Robert-François Damiens écartelé sur la place publique en 1757 pour avoir tenté d’assassiner Louis XV. Sur le plan politique, l’efficacité de cette méthode n’est pas parfaite : elle laisse une grande marge de résistance à la population. Alors que la « société de contrôle » n’effraie pas les individus : elle oriente leur comportement en se basant sur des techniques psychologiques – c’est une douce manière de contenir un peuple. On peut aisément appliquer ce concept à notre époque.

    L’écologie est absente des écrits de Deleuze : en quoi sa philosophie peut-elle éclairer les problématiques environnementales actuelles ?

    De grands penseurs de l’écologie ont réactualisé sa pensée. En étudiant l’histoire des représentations du paysage, Deleuze a raconté l’évolution de l’attention que l’on prête à l’environnement : la forme d’un chêne, la densité de la terre. Dans son cours sur la peinture donné en mars 1981, il a déployé toute une histoire du regard sur la nature assez proche de ce que développent aujourd’hui les penseurs du vivant comme le philosophe Bruno Latour, l’anthropologue Philippe Descola, ou encore l’historienne Estelle Zhong Mengual. Tous mobilisent l’histoire de l’art comme une porte d’entrée dans la question écologique.
    Mais, à la différence de ce premier courant, Deleuze et Guattari n’ont pas seulement abordé la question écologique à partir de considérations sensibles ou cosmologiques. Ils en ont étudié les dimensions techniques et matérielles : les manières d’approvisionner l’eau dans les rizicultures, les manières de couper le bois, de domestiquer le bétail. Ce second aspect se rapproche davantage de l’écomarxisme contemporain que des penseurs du vivant.

    Et force est de constater que la prise de conscience de l’actuel désordre environnemental conduit à penser la terre comme un véritable « événement » au sens que Deleuze donne à ce terme. L’événement chez Deleuze ne désigne pas seulement un fait particulièrement important, il correspond à une transformation des manières de penser et de sentir. La question écologique a percuté les sociétés contemporaines.

    Pour nous, contemporains qui vivons depuis une vingtaine d’années sous la pression de catastrophes, l’impact écosystémique de l’ensemble de nos actions quotidiennes – comme prendre un bain, manger de la viande ou faire un voyage en avion – devient une préoccupation majeure. Les sociétés occidentales doivent composer avec cet événement, alors même qu’elles avaient tenté de le négliger. En présentant les choses ainsi, le réchauffement climatique et la crise de la biodiversité ne sont pas des phénomènes strictement scientifiques, ils sont appréhendés à travers la diversité des relations sociopolitiques à l’environnement.

    Selon vous, quelle branche de la philosophie deleuzienne résiste particulièrement au temps ?

    Deleuze reste le philosophe de la révolution. Contrairement à ce qu’affirment l’historien François Furet et le philosophe André Glucksmann, ce n’est pas parce que les révolutions tournent mal qu’il faut condamner celles et ceux qui se sont révoltés. Certes, les révolutions sont réprimées ou récupérées – des « gilets jaunes » à Sainte-Soline –, les exemples actuels ne manquent pas – sans parler de la situation internationale. Mais face à un ordre médiatique et politique oppressif, selon Deleuze, la révolution est le seul horizon possible. Il me semble que c’est là l’une de ses grandes thèses – et que, contrairement à ce qu’on dit parfois, elle n’a pas du tout vieilli.

    A la BNF, « L’Abécédaire » de Deleuze se réinvente
    A l’occasion du centenaire de la naissance du philosophe Gilles Deleuze, a eu lieu du 7 au 9 novembre « L’inventaire Deleuze », un événement organisé par le Centre Pompidou. Pour ce moment particulier, la Bibliothèque nationale de France a fusionné avec le cinéma MK2 Bibliothèque. Les deux bâtiments adjacents, dans le 13e arrondissement parisien, ont ouvert une porte commune permettant au public de circuler de l’un à l’autre, formant une même zone libre et lisse si chère au philosophe de la pensée spatiale.
    Des intellectuels, des écrivains et des artistes étaient réunis pour une programmation foisonnante. Sur le modèle de L’Abécédaire, un entretien filmé dans les années 1980, se sont tenues simultanément des conférences, des rencontres, des projections de films, des performances – le public devait faire des choix. Dès le hall d’entrée du cinéma, on entendait la voix rauque du dandy philosophe, diffusée par de multiples canaux.

    Comme pour en proposer une relecture subversive, L’Abécédaire a délibérément été inversé : c’est donc avec la lettre Z comme Zone qu’a été inaugurée la première soirée. L’écrivain Alain Damasio a ouvert le bal [en vedant des bières artisanales et de formations, ndc] sur fond de guitare électrique saturée, qui distille les vibrations d’un rock psychédélique des années 1970, à la croisée des explorations conceptuelles deleuziennes. L’écrivain a livré son admiration pour le philosophe dans une hypnotique confession musicale.

    La lettre V nous a transportés devant Vincennes, l’université perdue, un film documentaire de Virginie Linhart, sorti en 2016. D’une zone à l’autre, on naviguait dans la pensée deleuzienne, et on découvrait parfois des endroits méconnus, tel que P comme Palestine. Enfin, sur la scène du petit auditorium de la Bibliothèque nationale de France, l’idiot, l’Indien, le fabulateur, et d’autres personnages conceptuels deleuziens ont été conviés : le philosophe Matthieu Potte-Bonneville a incarné à la perfection la figure du « coureur », Pierre Zaoui, lui, a théâtralisé son intervention sur le « sujet larvaire » [était-ce un autoportrait en philosophe ? ndc].

    Deleuze se méfiait de la célébrité. Le philosophe rejetait toute mise en avant. Car si on se rappelle de lui comme d’un penseur vedette, celui qui remplissait abondamment ses salles de classe plaidait toujours pour une certaine humilité.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/12/08/camille-chamois-philosophe-les-ecrits-de-deleuze-sont-d-une-actualite-criant

    hum hum

    #Gilles_Deleuze

  • À l’hôpital, la chasse aux couvre-chefs des femmes perçues comme musulmanes s’intensifie
    https://www.mediapart.fr/journal/france/081225/l-hopital-la-chasse-aux-couvre-chefs-des-femmes-percues-comme-musulmanes-s

    Majdouline va déposer dans les prochains jours un recours devant le tribunal administratif. Et c’est sur cette jurisprudence du Conseil d’État que son avocat, Lionel Crusoé, va s’appuyer.

    Quelle perte de temps et d’énergie ! Perdre du personnel là-dessus, c’est complètement délirant.

    Georges, médecin à la Pitié-Salpêtrière

    « Cette chasse aux couvre-chefs des femmes ressemble à une chasse aux sorcières : parce qu’elles ont tel trait physique, on veut donner un sens à cet accessoire, dénonce-t-il. La logique de neutralité du service public interdit à l’agent de faire du prosélytisme ou d’accorder un traitement différent en se fondant sur ses convictions religieuses. Le fait qu’un soignant porte un couvre-chef discret ne renvoie pas forcément, aux yeux des patients, à des convictions religieuses. »

    #racisme #hopital_public #discrimination #fachos_partout

  • C’était Paris en 1970
    https://paris1970.jeantho.eu

    La Ville de Paris et la FNAC ont organisé au printemps 1970 un concours de photographie amateur visant à produire une couverture photographique exhaustive du territoire parisien, découpé en un quadrillage de 1755 carrés de 250 mètres de côté. 15 000 candidats se sont inscrits et 2 800 d’entre eux ont remis un dossier complet.
    Ces photographies ont ensuite été données à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, qui les a numérisées et organisées en un fonds, disponible sur leur site web.
    Le site sur lequel vous vous trouvez permet de voir d’un coup d’oeil toutes les photos d’un carré, avant de consulter les versions haute définition sur le site de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Vous y trouverez 30 225 photographies numérisées de 6918 candidats.

  • Avant Trump : quand Obama banalisait les #Exécutions_extrajudiciaires
    https://lvsl.fr/avant-trump-quand-obama-banalisait-les-executions-extrajudiciaires

    Les frappes de #Drones menées par les États-Unis dans les Caraïbes - officiellement pour neutraliser des trafiquants vénézuéliens - ravivent le spectre d’une escalade régionale et d’une nouvelle guerre de changement de régime. Mais au-delà de la conjoncture, ces opérations s’inscrivent dans une trajectoire plus profonde : celle d’un pouvoir présidentiel américain qui, depuis vingt ans, s’est arrogé le droit de mener des exécutions extrajudiciaires. Les démocrates, qui s’émeuvent de ces pratiques, ont pourtant contribué à leur banalisation sous l’ère Obama.

    #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #International #L'Amérique_latine_en_question #Barack_Obama #Donald_Trump #Venezuela

  • L’ascenseur social par les revenus du travail n’existe plus en France. C’est la richesse des parents qui détermine celle des enfants. D’où l’idée de taxer davantage les héritages des riches qui échappent largement à l’impôt, pour remettre une dose de justice dans le système.

    Si, chez nos voisins suisses, l’idée de durcir l’imposition des #héritages des très fortunés pour réduire les inégalités de patrimoine fait son chemin, en France en revanche, elle patine. Du centre à l’extrême droite, beaucoup se sont rangé·es derrière l’idée, répétée à longueur de sondage, que les Français·es rejetteraient du plus profond de leur être toute hausse de l’impôt sur les successions et les donations, quand bien même celles-ci ne concerneraient que les plus aisé·es.

    Certes, à gauche, on ne désarme pas. Par exemple au Sénat où, vendredi 28 novembre, plusieurs amendements du sénateur socialiste Alexandre Ouizille au projet de budget 2026 ont été mis au débat. Ils proposaient de réduire les #niches_fiscales sur les gros héritages, et de relever le taux d’#impôt des #successions supérieures à 3 millions d’euros.

    Mais ces amendements ont été balayés d’un revers de main par la droite, largement majoritaire au Sénat, et farouchement opposée à toute hausse de la #fiscalité des héritages.

    La France, un pays de #rentiers qui devrait taxer plus les gros héritages

    https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/291125/la-france-un-pays-de-rentiers-qui-devrait-taxer-plus-les-gros-heritages ?

  • Les forces israéliennes exécutent deux Palestiniens à Jénine
    28 novembre 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-forces-execute-two-palestinians-in-jenin

    Les forces israéliennes ont exécuté deux jeunes Palestiniens non armés jeudi après-midi dans la ville de Jénine, au nord de la Cisjordanie.
    Le ministère palestinien de la Santé a annoncé la mort de deux jeunes hommes, Muntaser Billah Mahmoud Qassem Abdullah (26 ans) et Youssef Ali Youssef Asasa (37 ans), après qu’ils aient été abattus par les forces israéliennes dans le quartier de Jabal Abu Dhahir à Jénine.
    Le ministère a ajouté que les forces israéliennes avaient profané les corps des jeunes hommes à l’aide d’un bulldozer, avant de les confisquer, selon l’Autorité générale palestinienne pour les affaires civiles.

    Les médias ont rapporté que les forces d’occupation avaient exécuté deux jeunes hommes après leur avoir tiré dessus à bout portant, dans le quartier de Jabal Abu Thaher de la ville de Jénine.
    Les sources ont ajouté que les forces d’occupation avaient déployé des tireurs d’élite sur les toits, tandis que des drones de reconnaissance survolaient la zone.
    Le correspondant de WAFA a rapporté que des agents israéliens en civil ont infiltré le quartier de Jabal Abu Thaher et ont encerclé une maison, suivis par des renforts militaires, dont un bulldozer militaire.

    Il a ajouté que les soldats ont ouvert le feu sur les jeunes hommes qui s’étaient rendus les mains en l’air après être sortis de la salle de stockage assiégée.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/11/FIELD-EXECUTION.mp4?_=1

    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/11/QUDS-PRESS-JENIN.mp4?_=3

    Le site web ARAB 48 News a cité Kamal Abu al-Rub, le gouverneur de Jénine, qui a déclaré que « l’armée israélienne n’a permis à personne de s’approcher des deux jeunes Palestiniens qu’elle a exécutés de sang-froid, et a empêché les ambulances de les transporter ».

    Dans un communiqué, l’armée israélienne a annoncé que « plus tôt dans la soirée de jeudi, lors d’une opération menée par la police des frontières et l’armée israélienne dans la ville de Jénine... les forces ont procédé à l’arrestation d’individus recherchés pour avoir commis des actes terroristes, notamment en lançant des engins explosifs et en tirant sur les forces de sécurité ».

    Pour sa part, le chef de la Société des prisonniers palestiniens (PPS), Abdullah Al-Zaghari, a déclaré que « l’exécution des deux jeunes hommes, Al-Muntasir Billah Abdullah et Youssef Ali Asasa à Jénine, constitue un crime de guerre et un crime contre l’humanité, et s’inscrit dans le cadre de la guerre d’extermination menée contre notre peuple, qui résume l’approche historique de l’occupation dans sa pratique des exécutions extrajudiciaires ».
    Al-Zaghari a ajouté que « les deux jeunes hommes qui ont été exécutés étaient d’anciens prisonniers qui avaient été arrêtés par les forces d’occupation, et que l’un d’eux était le frère du martyr du mouvement des prisonniers, Khaled Abdullah, décédé dans les prisons de l’occupation en mars dernier ».

    Le Mouvement de résistance islamique – Hamas, dans un communiqué, a déclaré que « l’exécution de sang-froid par l’occupation de deux jeunes hommes non armés à Jénine, alors qu’ils quittaient leur maison sans représenter aucune menace, révèle une fois de plus la mentalité criminelle qui régit le comportement de l’occupation et son mépris total pour le sang palestinien, en dehors de toutes les lois et normes humaines ».

    #Palestine_assassinée

    • B’Tselem documente l’exécution extrajudiciaire de deux Palestiniens à Jénine
      28 novembre 2025 | - IMEMC News
      https://imemc.org/article/btselem-documents-extrajudicial-execution-of-two-palestinians-in-jenin

      L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem a publié jeudi une vidéo montrant des soldats israéliens exécutant deux Palestiniens lors d’une invasion militaire à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée.
      La vidéo, publiée par le groupe, montre Yousef Asa’sa (39 ans) et al-Muntasir-Billah Abdullah (26 ans) sortant d’un bâtiment les mains en l’air, se conformant pleinement aux ordres des soldats, avant d’être abattus à bout portant.
      https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/11/HDNRxJegh548VVYP.mp4?_=1

      B’Tselem a déclaré que les hommes ne représentaient aucune menace et n’étaient pas armés, et a qualifié l’incident d’exécution sur le terrain, emblématique de la politique d’ouverture du feu d’Israël en Cisjordanie occupée.

      La directrice exécutive de B’Tselem, Yuli Novak, a condamné ces meurtres, déclarant : « Cela représente le résultat direct d’une réalité dans laquelle les Palestiniens sont privés de leur humanité et leurs vies sont sacrifiées sans retenue. »

      Elle a souligné qu’Israël ne disposait pas de véritables mécanismes de responsabilité et a appelé la communauté internationale à mettre fin à l’impunité accordée aux soldats et aux colons.

      Depuis octobre 2023, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par les forces israéliennes et les colons.

      Les groupes de défense des droits humains notent que les auteurs de ces crimes sont protégés de toute poursuite judiciaire par le système juridique israélien, qui protège systématiquement les soldats et les colons de toute responsabilité.

      Les exécutions de Jénine ont eu lieu dans le contexte d’une intensification des attaques militaires dans la ville, notamment la fusillade de deux enfants, la démolition de maisons et la surveillance par des drones. Les habitants décrivent un climat de peur, où les raids font régulièrement des victimes et causent des destructions.

      Les responsables palestiniens ont condamné ces meurtres comme des crimes de guerre et ont exhorté les organismes internationaux à intervenir.

      Les défenseurs des droits humains soulignent que sans responsabilité externe, ces exécutions extrajudiciaires se poursuivront sans contrôle, aggravant le cycle de violence et l’effacement de la vie palestinienne en Cisjordanie occupée.

  • Principaux événements du jeudi 27 novembre 2025, 23 h 46 GMT | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/evening-recap-576

    - Les forces israéliennes ont maintenu Tubas sous siège pour la deuxième journée consécutive, alors que des opérations militaires à grande échelle se poursuivent dans le nord de la Cisjordanie occupée. Jeudi, elles ont arrêté un journaliste et un photographe dans la ville.

    – Les forces de sécurité israéliennes ont abattu jeudi deux Palestiniens qui semblaient se rendre et n’étaient pas armés lors d’un raid à Jénine, comme le montrent les images diffusées par la télévision palestinienne.

    – Mohammed Ibrahim, 16 ans, citoyen américain vivant en Cisjordanie occupée, a été libéré jeudi par les autorités israéliennes, dans le cadre d’une initiative coïncidant avec la fête américaine de Thanksgiving. L’enfant était détenu depuis plus de neuf mois sans avoir été inculpé.

    – Un groupe de colons israéliens a incendié une mosquée à Biddya, un village du nord de la Cisjordanie occupée.

    – L’Allemagne, l’Italie, la France et la Grande-Bretagne ont appelé Israël à respecter le droit international et à protéger les Palestiniens en Cisjordanie occupée dans une déclaration commune publiée jeudi.

    – Israël continue de mener un génocide contre les Palestiniens à Gaza, alors que le cessez-le-feu dans l’enclave entre dans son deuxième mois et que tous les prisonniers israéliens ont été libérés, a déclaré Amnesty International.

    – Environ la moitié des services d’urgence de Gaza ont cessé de fonctionner, car la grave pénurie de carburant paralyse les opérations de sauvetage, de lutte contre les incendies et d’évacuation, a rapporté Al Jazeera.

    #Bilan

    • Résumé au matin du vendredi 28 novembre 2025, 06h18 GMT| Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/morning-recap-122

      Voici les dernières informations concernant la guerre menée par Israël contre Gaza :
      Les médias palestiniens affirment que les forces d’occupation israéliennes ont pris d’assaut des maisons dans le camp d’Al-Far’a, au sud de Tubas, forçant les familles à sortir dans la rue pendant que les troupes parcouraient la zone.

      L’armée israélienne a confirmé avoir mené plus de 200 raids, arrestations et perquisitions dans le nord de la Cisjordanie occupée au cours de son opération de trois jours, tandis que les communautés locales accusaient les soldats d’avoir tué des jeunes Palestiniens sur place.

      Les habitants de Silwad, au nord-est de Ramallah, ont fait état d’affrontements entre des jeunes Palestiniens et des colons armés, qui se sont déroulés au moment où les troupes israéliennes pénétraient dans plusieurs villes et villages du territoire.

      Au large de la côte sud de Gaza, des navires de la marine israélienne ont tiré en direction des côtes de Khan Younis, poursuivant ainsi leur politique d’intimidation et de blocus.

      Amnesty International a déclaré jeudi qu’Israël « continuait de commettre un génocide » contre les Palestiniens dans la bande de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu conclu le mois dernier.

  • Le #milliardaire anti-écolo #Bernard_Arnault achète « Challenges » et deux #journaux_scientifiques
    https://reporterre.net/Le-milliardaire-anti-ecolo-Bernard-Arnault-rachete-Challenges-et-deux-jo

    Le groupe LVMH de Bernard Arnault va devenir entièrement propriétaire du magazine économique « Challenges » et des revues « Sciences et Avenir » et « La Recherche ». Les salariés craignent de voir leur indépendance s’envoler.

    Bernard Arnault, le nouveau milliardaire croquemitaine des #médias, s’apprête à #engloutir le #magazine économique #Challenges ainsi que les revues #Sciences_et_Avenir et #La Recherche. En 2020, il était déjà entré au capital de ces médias à hauteur de 40 %. D’ici la fin de l’année, il deviendra l’actionnaire majoritaire de ces trois titres car Claude Perdriel, le patron actuel, souhaite passer la main.

    « #Claude_Perdriel a 99 ans et commence à sentir les effets de l’âge. Il a décidé de vendre l’ensemble des titres à Bernard Arnault, qui n’attendait que cela. C’est surtout “Challenges” qui l’intéressait, car cela fait quelques années qu’il était chatouillé par le numéro du classement des personnalités les plus riches. Il n’aime pas voir sa #tête_en_couverture », rapporte Florence Leroy, journaliste chez Sciences et Avenir et membre du comité social et économique des éditions Croque Futur, qui chapeautent les trois médias.

  • Elle serait une « menace grave pour l’ordre public français »... La dessinatrice italienne Elena Mistrello arrêtée à Toulouse et expulsée de France - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/bande-dessinee/elena-mistrello-dessinatrice-italienne-expulsee-de-france-pour-menace-grave

    Elle est remontée à bord de l’avion avec un procès-verbal de rapatriement. Elle y a découvert qu’elle était l’objet d’une « mesure d’interdiction d’entrée ». Elle s’est alors souvenue d’avoir participé, en juin 2023, aux journées d’assemblées, de concerts et de manifestations publiques organisées à Paris pour les dix ans du meurtre de Clément Méric, ce jeune antifasciste de 18 ans, tué en 2013 par trois extrémistes de droite.

    Consciente que ce qu’elle écrit ne peut plaire à tout le monde, Elena Mistrello souligne « la gravité de ce qu’il s’est passé : si d’une part, je pense que la dérive autoritaire et répressive des États européens à l’encontre des militants et des activistes politiques est désormais évidente pour tous, d’autre part, je constate une dérive arbitraire croissante de la part des forces de police, qui peuvent décider sans explication de vous renvoyer chez vous simplement parce que vous êtes “indésirable”, créant ainsi un système de contrôle et de surveillance fondé non sur des faits, mais sur des opinions et des fréquentations ».

  • Dans un collège de Montpellier, un exercice de sécurité vire à l’intimidation policière | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/241125/dans-un-college-de-montpellier-un-exercice-de-securite-vire-l-intimidation

    Début novembre, lors d’un exercice « alerte intrusion », des agents de police ont procédé à une intervention dans une salle de permanence. Palpations, contrôles d’identité, coup de pression… Sud Éducation dénonce une mesure disproportionnée et non réglementaire. La préfecture de l’Hérault assure avoir sollicité « un rapport administratif » sur les évènements.

  • « Mettez un million d’euros sur la table et on commencera à discuter » : la tentation de l’argent pour ces pêcheurs pris dans les filets du narcotrafic

    https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/enquete-si-je-n-ai-plus-rien-a-perdre-j-y-vais-tete-baissee-les-pecheurs-

    Le 4 avril dernier, une opération d’interpellations inédite a permis aux policiers spécialisés de prendre en flagrant délit un groupe hétéroclite, composé de pêcheurs normands, de narcotrafiquants du Havre et de région parisienne et d’un Albanais âgé de 27 ans, considéré par les enquêteurs comme un membre important d’un groupe criminel albanais.

    Tous sont partis en mer à bord du Lucky, de l’Iz-My et d’une vedette rapide pour récupérer des ballots de cocaïne au large des côtes normandes. Les paquets munis de balises ont été largués un peu plus tôt non loin des îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey par un cargo, l’Omicron-Eagle, parti du Brésil à destination d’Amsterdam. Dans le jargon policier, c’est ce qu’on appelle un « drop-off ».

    Une fois la cargaison récupérée et les 26 ballots de cocaïne cachés à bord de la vedette rapide, le groupe est rentré sur les côtes normandes. La vedette conduite par son propriétaire, Eric B., est alors arrivée au niveau du pont de Tancarville avant d’être interceptée par la police. Des marins philippins du cargo ont aussi été arrêtés un peu plus tard. En tout, onze personnes sont mises en examen, huit sont incarcérées. « L’Albanais », Orlando G., d’abord incarcéré comme les autres, a été libéré de prison cet été par un arrêt de la cour de cassation pour vice de procédure et placé sous contrôle judiciaire.

  • #NSPM-7 [ créé par Trump en 2022] - Wikipedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/NSPM-7

    The memorandum targets “Countering Domestic Terrorism and Organized Political Violence”, including “Anti-Capitalist”, “Anti-Christianity”, and “Anti-American” views.[1][6]
    The order directs investigation into “networks, entities, and organizations that foment political violence” by the FBI’s Joint Terrorism Task Force (JTTF).[6]

    Are You on Trump’s List of Domestic Terrorists? There’s No Way to Know.
    https://theintercept.com/2025/11/04/trump-terrorist-list-nspm7-enemies

  • La vie de Nicolas Guillou, #juge français de la #CPI sous sanctions des Etats-Unis : « Vous êtes interdit bancaire sur une bonne partie de la planète »
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/19/nicolas-guillou-juge-francais-de-la-cpi-sanctionne-par-les-etats-unis-face-a

    La vie de Nicolas Guillou, juge français de la CPI sous sanctions des Etats-Unis : « Vous êtes interdit bancaire sur une bonne partie de la planète »
    Six juges et trois procureurs de la Cour pénale internationale ont été placés sous sanctions par l’administration Trump. Dans un entretien au « Monde », le magistrat raconte le poids de ces mesures sur son travail et son quotidien.
    Propos recueillis par Stéphanie Maupas (#La_Haye, correspondance)

    Le juge français à la Cour pénale internationale (CPI), Nicolas Guillou, a été placé sous sanctions américaines par une décision de Donald Trump prise le 20 août. Le #Trésor américain justifie cette décision par le fait que M. Guillou a « autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin #Nétanyahou, et le ministre de la défense, Yoav Gallant ». Les deux hommes ont été inculpés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour leur rôle dans la destruction de la bande de Gaza.

    En tout, six juges et trois procureurs de la CPI, dont le procureur général, Karim Khan, sont sous #sanctions des #Etats-Unis. Dans un entretien au Monde, le magistrat évoque le poids de ces mesures sur son travail et sa vie quotidienne. Sans se prononcer sur les affaires en cours, il exhorte les autorités européennes à activer un mécanisme qui permettrait de limiter l’impact des restrictions américaines.

    Quel est l’objet du mécanisme américain de sanctions ?
    Au départ, cela a été créé pour répondre aux violations des droits humains, pour la lutte contre le terrorisme et le trafic de stupéfiants. Aujourd’hui, près de 15 000 personnes sont sur la liste américaine des personnes sanctionnées, essentiellement des membres d’Al-Qaida, de l’organisation Etat islamique, de groupes mafieux et des dirigeants de régimes dictatoriaux. Et dans cette longue liste se trouvent neuf magistrats de la CPI.

    Que signifient ces sanctions, concrètement, dans votre vie quotidienne ?
    Cela va bien plus loin qu’une simple interdiction du territoire américain. Ces sanctions touchent l’ensemble des actes de ma vie quotidienne. Elles interdisent à toute personne physique ou morale américaine, tout individu ou toute entreprise, ainsi que leurs filiales à l’étranger, de me fournir des services.

    Tous mes comptes auprès d’entreprises américaines, comme Amazon, Airbnb, PayPal, etc., sont fermés. J’ai par exemple fait une réservation sur le site Expedia pour un hôtel en France et, quelques heures plus tard, j’ai reçu un e-mail de l’entreprise annulant ma réservation, au motif de ces sanctions. En pratique, vous ne pouvez plus faire de commerce en ligne, car vous ne savez pas si le colis qui emballe votre produit est américain. Etre sous sanctions, c’est être renvoyé dans les années 1990.

    L’accès au système bancaire est-il encore possible ?
    Dans ce domaine, les sanctions ont un aspect encore plus intrusif. Il y a des banques qui, même si elles ne sont pas américaines, ferment les comptes des personnes sanctionnées. Toute transaction bancaire effectuée avec une personne physique ou morale américaine, ou qui se fait en dollars, ou par une monnaie qui utilise le dollar pour la conversion, est interdite. En pratique, vous êtes interdit bancaire sur une bonne partie de la planète. A cela s’ajoute que tous les systèmes de paiement sont américains, American Express, Visa, Mastercard. Du jour au lendemain, on se retrouve sans carte bancaire, et ces entreprises ont un quasi-monopole, en tout cas en Europe. Toutes les entreprises américaines sont mobilisées pour intimider les personnes sanctionnées, donc, en l’espèce, les juges et les procureurs qui travaillent au service de la justice dans les conflits armés contemporains. Et il faut savoir que ces mesures peuvent être maintenues pendant plus d’une décennie, voire plus. Placer des personnes sous sanctions, c’est les plonger dans une forme d’inquiétude et d’impuissance permanente, dans le but de les décourager.

    Est-ce que cela fonctionne ?
    J’ai prêté serment en tant que magistrat lorsque j’ai commencé ma vie professionnelle, il y a plus de vingt ans. J’ai prêté serment en rejoignant la Cour [en mars 2024]. J’y applique le droit qui a été adopté par 125 Etats [ceux qui sont parties au traité établissant la CPI]. C’est cela ma boussole. Lorsqu’on est magistrat, on sait que rendre la justice n’est pas forcément facile tous les jours. Mais face à ces attaques, les juges et les procureurs de la CPI tiennent, et ils tiendront.

    Que pouvez-vous faire ?
    Continuer à rendre la justice, en toute indépendance, même dans des situations difficiles. Aujourd’hui, la CPI enquête partout dans le monde, malgré les défis logistiques et sécuritaires. Ces dernières années, des mandats d’arrêt ont été délivrés dans le cadre des conflits en Ukraine, en Palestine, en Afghanistan. Des arrestations ont été menées aux Philippines et en Libye. Des programmes de réparations sont en place pour les victimes au Mali, en République centrafricaine et en République démocratique du Congo.

    Les 125 Etats membres de la Cour tiendront leur Assemblée annuelle à La Haye, aux Pays-Bas, début décembre. Quel soutien attendez-vous, alors que l’administration Trump menace de prendre de nouvelles sanctions contre l’institution dans son ensemble ?
    L’impact des sanctions va beaucoup dépendre de la mobilisation des Etats. Vont-ils nous soutenir ? Vont-ils faire en sorte que les fournisseurs de la Cour continuent à travailler avec elle ? Pour la CPI, c’est une épreuve de vérité : qui sont ses vrais défenseurs ? Qui a le courage de défendre les valeurs humaines face à la barbarie ? C’est bien de cela que l’on parle. La justice pénale internationale n’est pas abstraite. Nos dossiers concernent des centaines, voire des milliers de victimes de meurtre, de viol, de torture. Ils parlent de leurs souffrances, de milliers de cadavres, d’infirmes et d’orphelins. Lorsque la Cour est attaquée, ce sont les victimes qui sont réduites au silence.

    Que peuvent faire les Etats concrètement ?
    Face aux sanctions américaines, les autorités européennes peuvent mettre en œuvre le « règlement de blocage » [un dispositif, déjà actionné par le passé, qui protège les citoyens et les entreprises de l’Union européenne de l’effet des sanctions imposées par des pays tiers]. L’Europe a besoin d’une plus grande souveraineté, notamment en matière numérique et en matière bancaire. C’est la seule façon de réduire l’impact des sanctions et donc, indirectement, de protéger les victimes de crimes internationaux. Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour la naïveté. Sans souveraineté – militaire, sanitaire, bancaire et numérique –, on ne peut plus garantir l’Etat de droit. Des parlementaires européens ont pris conscience de ces enjeux, mais il faut que cette prise de conscience se renforce au niveau des Etats et de la Commission européenne, car derrière les sanctions contre la Cour pénale internationale, c’est toute la question de l’Etat de droit qui est en jeu.

    Existe-t-il un Etat de #droit_international ?
    L’Etat de droit international est un projet qui s’étend sur plusieurs générations et qui a débuté après la seconde guerre mondiale. Concrètement, l’Etat de droit, c’est l’égalité de tous les individus, à l’échelle mondiale, devant la justice. La Cour a été construite pour être le dernier étage d’un système de protection des victimes des guerres ou des crimes les plus graves. C’est le socle de valeurs communes de l’humanité qui est en jeu.

    Comment expliquez-vous l’importance qu’a prise la CPI ?
    La CPI est perçue comme importante aujourd’hui parce qu’elle est un révélateur des fractures du monde contemporain. Si vous prenez la carte du monde et que vous regardez les Etats qui ne sont pas membres de la CPI, vous découvrez que beaucoup ont des velléités impériales ; ce sont souvent, d’ailleurs, d’anciens #empires. Et après trois décennies de progrès du multilatéralisme, les empires contre-attaquent. Certains pensent que la force doit être au service du droit, c’est le principe même du droit international ; et d’autres, au contraire, que c’est le droit qui doit être au service de la force. Pour ces derniers, la #justice_pénale internationale est un obstacle. Elle est un obstacle pour les empires. C’est pour cela que nous sommes attaqués. Mais malgré ces défis, je reste profondément optimiste, parce qu’il y a une formidable demande de #justice tout autour de la planète.

    • En cherchant « Nicolas Guillou » dans le moteur de recherche du Monde, on trouve donc cet article d’aujourd’hui, et auparavant, uniquement l’annonce des sanctions américaines le 21 août dernier.

      Alors qu’il y a eu des articles (France 24, TF1, Sud Ouest) le 10 octobre par exemple.
      https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251010-vis%C3%A9-par-des-sanctions-am%C3%A9ricaines-le-juge-fran%C3%A7ai

      Et alors que le ministre des Affaires étrangères a rencontré le juge et la Présidente de la CPI le 10 septembre pour évoquer ces sanctions :
      https://www.icc-cpi.int/fr/news/des-responsables-de-la-cpi-rencontrent-le-ministre-de-leurope-et-des-affair

      La Présidente Akane a exprimé la gratitude de la CPI pour le soutien continu et indéfectible de la France à la Cour et à son personnel. Lors de cette visite, la Présidente Akane et le juge Guillou ont souligné que les sanctions américaines constituent une atteinte flagrante à l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale qui opère sous le mandat de 125 États parties de toutes les régions et qu’il incombe aux États parties de respecter leurs engagements et de protéger la Cour. Ils ont également discuté de la manière de répondre aux implications pratiques posées par les sanctions américaines.

      Mais il aura donc fallu 3 mois pour que le Monde pense que c’est un sujet.

    • Tous mes comptes auprès d’entreprises américaines, comme Amazon, Airbnb, PayPal, etc., sont fermés. J’ai par exemple fait une réservation sur le site Expedia pour un hôtel en France et, quelques heures plus tard, j’ai reçu un e-mail de l’entreprise annulant ma réservation, au motif de ces sanctions. En pratique, vous ne pouvez plus faire de commerce en ligne, car vous ne savez pas si le colis qui emballe votre produit est américain.

      Cette affaire montre bien que nous sommes toustes dépendant·es des entreprises américaines et du bon vouloir des états-unis.
      Toute signature d’un contrat comme paypal ou google te met sous le coup de la législation américaine.
      Et c’est seulement le jour où ils bouchent le tuyau d’un important juge, malgré toutes celles et ceux qui prévenaient de cette hégémonie dangereuse à venir, qu’on se rend compte combien ceux qui se sont appropriés la gouvernance de la france ont fait le jeu du capitalisme ravageur des usa.
      #asservissement

  • « Nous ne sommes pas le problème de la #France : nous sommes la #solution » | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/281025/nous-ne-sommes-pas-le-probleme-de-la-france-nous-sommes-la-solution

    Les #discriminations et les #violences_policières s’accroissent, le racisme culmine. Mais hors des radars médiatiques, des millions d’habitants des quartiers populaires vivent et s’organisent. À #Bobigny (Seine-Saint-Denis), une #émission spéciale d’« À l’air libre », pour la première fois en public.

    Seydi Ba, avocat ;

    Youssef Badr, magistrat, auteur de Pour une justice aux mille visages (éd. de l’Aube, 2025) ;

    Féris Barkat, cofondateur de Banlieues climat, professeur à la Sorbonne ;
    Héléna Berkaoui, rédactrice en chef du Bondy Blog ;

    Mehdi Bigaderne, cofondateur d’Aclefeu (Association collectif liberté, égalité, fraternité, ensemble, unis), maire adjoint de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ;

    Khir-Drin Grid, producteur, fondateur de La Nouvelle Toile ;

    Haya Diakité, présidente de l’association Rêv’elle toi à Grigny (Essonne) ;

    Samia El Khalfaoui, tante de Souheil El Khalfaoui, tué par la police à Marseille (Bouches-du-Rhône) en 2021 ;

    Sarah Ichou, directrice du Bondy Blog ;

    Éléonore Luhaka, sœur de Théo Luhaka, victime de violences policières en 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis ).

  • Canal Seine-Nord Europe : « C’est notre tombe qu’on est en train de creuser »
    https://www.terrestres.org/2025/10/28/canal-seine-nord-europe

    #Canal Seine-Nord Europe : « C’est notre tombe qu’on est en train de creuser »

    Prévu pour des #péniches #XXL, le #canal_Seine-Nord Europe doit connecter Paris aux Pays-Bas via la Belgique. Une bonne idée de transport décarboné ? Pas du tout : ce #mégaprojet menace de détruire de vastes lieux de vie et de porter un coup fatal à la batellerie, profession déjà en tension. Mais l’opposition se fédère et les #Soulèvements s’en emparent. #Enquête.

    Elliot Deforge Mathis Leroy
    28 octobre 2025

  • Une envie pressante ? L’appli ICI Toilettes vous dit où faire pipi gratuitement en ville

    Une envie pressante et pas de toilettes en vue ? L’application ICI Toilettes, déjà disponible dans une dizaine de villes, arrive à #Strasbourg. En quelques clics, elle permet de repérer les #toilettes_publiques les plus proches, mais aussi les #bars et #restaurants partenaires qui mettent à disposition leurs #WC gratuitement.

    Que l’on soit Strasbourgeois, touriste ou sans-abri, le manque de toilettes gratuites dans la ville a souvent été pointé du doigt. En s’implantant à Strasbourg, le dispositif ICI Toilettes veut renforcer l’#accessibilité à des sanitaires propres, gratuits et ouverts au plus grand nombre.

    Installée en un clic, l’application repère les toilettes proches de l’utilisateur, qu’elles soient publiques… ou mises à disposition par des bars et restaurants partenaires. Des filtres peuvent être appliqués afin de cibler celles accessibles aux #PMR ou proposant un lange bébé. Il suffit ensuite de se rendre sur place et de demander poliment à utiliser les sanitaires gratuitement.

    De 12 à 51 sanitaires accessibles

    Pour son lancement, la version strasbourgeoise d’ICI Toilette recense 51 sanitaires accessibles au grand public contre douze en 2020, classant Strasbourg dans la moyenne nationale d’une toilette pour 5 500 habitants et dans le top 6 des villes de plus de 100 000 habitants les mieux équipées.

    Parmi la quinzaine de commerçants ayant décidé de participer au dispositif, on peut citer Baraka Jeu, l’hôtel Graffalgar , le Chariot, Bravo, le Troquet des Kneckes ou encore le Météor. Identifiables grâce à un sticker apposé en vitrine, ils seront tous équipés de kits d’hygiène féminine.

    Pour ce service, les commerçants toucheront une indemnité de 100 € par mois. Au total, ce dispositif coûtera 39 000 € par an à la Ville. Une solution bien moins onéreuse que l’installation de nouvelles toilettes publiques. L’offre sera renforcée à l’occasion du marché de Noël avec des équipements d’appoint place Broglie, quai au Sable ou encore au square Louise-Weiss.

    https://www.dna.fr/economie/2025/10/15/envie-pressante-l-appli-ici-toilettes-vous-dit-ou-faire-pipi-gratuitement-a-stra
    #appli #ici_toilettes #toilettes #espace_public #gratuité

    • Rappel : les bars et restaurants et autres commerces, lieux ouverts au public ne peuvent légalement pas limiter l’usage de leurs toilettes aux seul·es consommateur·ices.

    • On m’a raconté une présentation de diplôme à l’école de design saint sabin au début des années 90, un temps avant internet en tout cas. L’équipe d’étudiant·es s’est fait étrillée à juste titre par le jury pour avoir présenté une tablette informatique qui se connectait aux restaurants ou autres services qui étaient dans les environs de son porteur.
      Ce futurisme capitaliste avait horrifié l’assemblée pour laquelle ces jeunes crocodiles sans scrupules n’hésitaient devant rien pour vendre du service et traquer les données de localisation.

  • Redonner sa place aux femmes scientifiques sur la #tour_Eiffel

    Une commission d’experts étudie la possibilité de faire inscrire les noms de #femmes_scientifiques sur la tour Eiffel.

    Depuis 136 ans, 72 noms ornent la frise du premier étage de la tour Eiffel. En lettres dorées, ces inscriptions rendent hommage à de grands scientifiques et ingénieurs français du XIXe siècle, contemporains de Gustave Eiffel. Tous sont des hommes. Aucune femme ne figure sur cette liste prestigieuse, pourtant riche de découvertes majeures et de figures historiques de la #science. Cette absence devrait être prochainement comblée.

    Lancement d’une commission d’experts

    Le 26 mai 2025, une étape décisive a été franchie avec la formation d’une commission d’experts réunie sur le monument, dans la Salle Gustave Eiffel au 1er étage. Tout un symbole ! Composée de 15 membres, la #commission #Femmes_et_Sciences_à_la_tour_Eiffel* a été officiellement lancée par la Ville de Paris, la Société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE) et l’association Femmes & Sciences. Son objectif : étudier les conditions d’#inscription du nom de femmes scientifiques sur la tour Eiffel et proposer des recommandations en ce sens.

    Une réflexion collective et transparente

    La diversité des profils des membres de la commission vise à assurer une approche globale et rigoureuse, prenant en considération à la fois des enjeux historiques, patrimoniaux, juridiques et techniques liés au monument.

    Cette démarche ne consiste pas simplement à ajouter des noms à une liste. La commission est chargée de définir les critères de sélection des femmes scientifiques à honorer, et de proposer une recommandation sur les possibilités techniques d’inscrire les nouveaux noms dans le strict respect du patrimoine et de l’esprit de Gustave Eiffel.

    Au terme de 8 réunions de travail, les résultats de cette réflexion consensuelle et les recommandations de la commission ont été présentés dans un rapport officiel remis à la Maire de Paris le 5 septembre.

    La commission recommande de retenir des choix esthétiques strictement identiques à ceux de la frise des savants existante, et de définir les critères de sélection des femmes scientifiques dans la droite lignée des critères retenus à l’époque par Gustave Eiffel, dans leur acception contemporaine.

    - Concernant l’emplacement de la frise, après étude des différentes options, il est proposé d’apposer la nouvelle frise en surplomb de la frise existante au 1er étage, « permettant aussi bien l’analogie parfaite avec la frise actuelle que la parité recherchée des représentations et des visibilités » : même nombre de noms (72), même nombre de lettres maximum par nom (12) et même principe esthétique (typographie, métal utilisé et couleur) pour la visibilité de l’extérieur.
    – La commission recommande de retenir les critères de sélection identiques à la composition initiale de la liste de 72 savants, « tout en recherchant un caractère contemporain » : des noms de femmes expertes émérites « ayant vécu entre 1789 et nos jours, aujourd’hui décédées », représentant tous les domaines de la science fondamentale, y compris les plus récents, mais aussi dans les sciences appliquées (ingénieures ou professeures de médecine). Des femmes principalement de nationalité française ou ayant un lien avec la France.
    - La collecte de listes de noms répondant aux critères ci-dessus serait organisée par l’Association Femmes & Sciences en coordination avec les principaux organismes scientifiques publics français (CNRS, INSERM, INRIA , etc).
    – La liste de noms serait proposée avant la fin de l’année 2025 à la Maire de Paris après avis final de l’Académie des Sciences, de l’Académie des Technologies et de l’Académie de Médecine. Et pour accompagner la réalisation de la frise, un projet de médiation culturelle, incluant un parcours muséographique à la Tour et un programme d’accompagnement dans les écoles, collèges et lycées, est proposé pour associer le grand public et les jeunes générations à ce projet patrimonial.

    Ainsi la volonté d’élargir le Panthéon scientifique de la tour Eiffel permettra de soutenir de façon très symbolique le combat pour la visibilisation de femmes scientifiques.

    *La commission est co-présidée par Jean-François-Martins, président de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE) et Isabelle Vauglin, astrophysicienne au CNRS et Vice-Présidente de l’association « Femmes & Sciences ». Parmi les 15 membres de la commission, on trouve des experts scientifiques, des spécialistes du patrimoine et des représentants de l’Etat et de la Ville de Paris.

    https://www.toureiffel.paris/fr/actualites/chantiers/redonner-sa-place-aux-femmes-scientifiques-sur-la-tour-eiffel

    #femmes #toponymie #toponymie_féministe #Paris

  • D’un post Facebook de Serge Zaka (agro-climatologue). Sur un commentaire, j’ai déploré le fait qu’il n’avait jamais rien posté sur son compte Masto, préférant les pièges de Meta, mais je n’ai pas obtenu de réponse. Donc voici la teneur du post qui est intéressant en terme d’avenir pour les forêts françaises et pour démystifier les théories des fameux (et fumeux) #puits_de_carbone

    J’attendais le jour où une première grande étude basculerait la ligne rouge : et c’est aujourd’hui. Elle démontre que le changement climatique commence désormais à faire dépérir nos forêts plus vite qu’elles ne se régénèrent. En Australie, leur bilan carbone devient négatif : elles émettent désormais plus de CO₂ (ralentissement de la croissance par chaleur et sécheresse, décomposition accélérée du bois mort par les micro-organismes) qu’elles n’en stockent via la photosynthèse. Le bruit de fond n’est plus : il devient une tendance globale.
    Il faut cesser avec ce discours rassurant et trompeur selon lequel « l’augmentation du CO₂ fertilise les forêts et les fait pousser plus vite ». Ce récit simpliste ignore les limites thermiques (mortalité par chaleur) et les limites hydriques (mortalité par sécheresse). Quand les forêts meurent, elles ne sont plus une solution : elles deviennent un problème.
    Étude Nature : https://www.nature.com/articles/s41586-025-09497-8

    Et ce signal dépasse les forêts. Une autre étude parue dans Nature Climate Change montre que l’océan lui aussi perd de son efficacité à absorber le CO₂. Le réchauffement de l’eau, la stratification accrue et la baisse d’oxygène affaiblissent la pompe biologique et chimique qui piège normalement le carbone dissous. Autrement dit, l’un des deux grands amortisseurs du climat mondial (l’océan) est aussi en train de se gripper.
    Étude Nature Climate Change : https://www.nature.com/articles/s41558-025-02380-4

    Et la France n’est pas épargnée. Comme le rappelle un rapport récent : si les forêts sont des alliées dans la lutte contre l’augmentation du CO₂ atmosphérique, elles en sont aussi les victimes. Les crises climatiques (sécheresses, canicules) et sanitaires font que certaines forêts françaises (notamment dans le Grand Est) émettent aujourd’hui plus de carbone qu’elles n’en captent. Entre 2015 et 2023, les forêts françaises n’ont piégé que 39 MtCO₂/an, soit 38 % de moins qu’entre 2005 et 2013.
    Rapport : https://www.calameo.com/read/0011885827c418636cbd4

    Autrement dit : ce que l’on pensait être un rempart naturel contre nos émissions est en train de se retourner. Le puits s’épuise. Et quand les amortisseurs lâchent, c’est la pente du réchauffement qui s’accélère.

    #forêts #France #réchauffement_climatique #GES #bilan_carbone