• Au #Maroc, un #boycott surprise contre la #vie_chère - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/06/05/au-maroc-un-boycott-surprise-contre-la-vie-chere_1656798
    #pouvoir_d_achat

    suivi par 42% de la population !

    D’abord, Aziz Akhannouch, propriétaire de la société de distribution de carburant Afriquia, est aussi ministre de l’Agriculture, milliardaire et proche du roi. Ensuite, Miriem Bensalah-Chaqroun, à la tête des Eaux minérales d’Oulmès, distributeur de Sidi Ali, est l’ancienne présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc, l’équivalent du Medef en France. « La campagne de boycott est l’expression d’un ras-le-bol généralisé qui s’inscrit dans la suite des protestations du Rif, de Zagora et de Jerada [trois régions qui ont connu des mouvements sociaux ces dernières années, ndlr] », estime Omar Balafrej, député de la Fédération de la gauche démocratique, qui soutient le boycott.

    • https://orientxxi.info/magazine/maroc-les-patrons-de-sa-majeste-boycottes-par-le-peuple,2487

      Un récent communiqué de Transparency Maroc (19 mai) résume bien la situation : « L’analyse d’un tel mouvement à travers le seul facteur des prix est forcément réductrice. C’est toute la gouvernance d’une économie minée par la rente, la corruption et l’interférence du pouvoir politique avec celui de l’argent, qui est visée. Ce mouvement prolonge les contestations du #Rif, de #Zagora et de #Jerada, qui ont porté des revendications sociales et économiques basiques et se sont retrouvées en butte à une forte répression. Le succès évident de l’appel au boycott exprime un malaise profond en même temps qu’une prise de conscience citoyenne et interpellent, en premier lieu, les pouvoirs publics. »

      Dans son épicerie du quartier Mabella, Lahcen attend toujours que les camions de Sidi Ali, d’Oulmès et ceux de la Centrale laitière le débarrassent de la marchandise. En vain. « Hier mon cousin, qui a une épicerie pas loin d’ici, m’a informé qu’ils ne récupèrent plus les invendus. Il m’a conseillé de ne plus en prendre et c’est ce que je vais faire, en attendant la fin de cette mouqataa … »




  • http://www.acrimed.org/Sciences-peut-on-publier-n-importe-quoi-dans-L
    #express #beurk #bourdieu #sciences_sociales #socio

    Dans son article du 26 avril, l’urologue-businessman écrit : « Les travaux récents de Robert Plomin et de Suzanne Swagerman montrent que la causalité est l’inverse de ce que Bourdieu imaginait. Ce n’est pas parce qu’il y a des livres dans les bibliothèques des bourgeois que leurs enfants sont de bons lecteurs, c’est parce qu’ils ont reçu un bon patrimoine génétique ».


    • Des détails intéressants sur le lancement du candidat macron.

      Ceci dit, Christian Eckert passe son temps à évacuer la responsabilité du PS et les ignominies du quinquennat précédent.
      Quand à sa cravate rouge, elle est du plus mauvais gout, et ne trompe personne, sauf lui même.



  • BALLAST | Saïd Bouamama : « Des Noirs, des Arabes et des musulmans sont partie prenante de la classe ouvrière »
    https://www.revue-ballast.fr/said-bouamama
    #fuiqp

    dans mon livre La France : autopsie d’un #mythe_national, j’ai analysé la séquence 1789-1799. Il n’y a pas seulement la prise de la #Bastille mais les serfs qui s’emparent des terres et se les partagent : c’est une #réforme_agraire imposée par la base et personne n’en parle. Il y a, de #1789 à 1793, le droit de #vote accordé aux #résidents_étrangers — et on se bat encore pour ça aujourd’hui !

    • Dans une période où grandissent les mouvements antiautoritaires, Bouamama prône un retour à un marxisme plus classique :

      Il ne suffit pas de résister : on sait le faire. La ZAD résiste, oui, de même que les autonomes ou les quartiers populaires. Mais la question que l’on doit résoudre, c’est celle du pouvoir. Si on ne touche pas au pouvoir, on ne change pas la société. La transformation des rapports sociaux suppose une victoire sur le pouvoir — ce qui n’empêche pas de travailler avec toutes les formes de résistance. Il n’y a pas un modèle : historiquement, les partisans de la prise du pouvoir s’opposent à ceux du contre-pouvoir ; des troisièmes ou des quatrièmes voies peuvent émerger. Laissons ouverts les champs de l’Histoire. Les peuples inventent. Le passé nous apprend que nous n’avons pas la solution en la matière : la dynamique de refus du pouvoir n’a jamais abouti à des transformations sociales globales ; la dynamique partidaire, malgré des succès indéniables, a également conduit à de nombreux échecs… Soyons humbles. On sait qu’il faut détruire le pouvoir de domination ; par quoi le remplacer ? C’est aux mouvements de masse de l’inventer demain, non aux petits groupes militants. Ce qui reste certain, c’est qu’on n’abat pas durablement un système sans organisation.

    • Déclaration intéressante aussi (même s’il n’est pas le seul à le dire) sur le sens du mot #Islamophobie :

      Un mot devient légitime dès lors que les victimes d’une domination le reprennent à leur compte. Prenons « islamophobie ». Si je le travaille en tant qu’universitaire, je ne le choisirais pas : il renvoie à une « phobie », donc une « peur », or il s’agit d’un racisme — il n’est donc pas correct et j’aime mieux « racisme anti-musulman ». Mais les musulmans, de par le monde et en France, se sont reconnus dans ce terme pour exprimer leur expérience de la domination. Il a donc gagné sa légitimité. Quelle arrogance de venir, de l’extérieur, dire à une population dominée que l’on sait mieux qu’elle comment s’exprimer !


  • L’une des prédictions les plus inquiétantes concernant le #changement_climatique pourrait bien être une réalité
    https://trustmyscience.com/predictions-inquietantes-rechauffement-climatique

    Il y a deux ans, l’ex-climatologue de la NASA, James #Hansen ainsi que plusieurs collègues, ont établi un scénario dramatique où de gigantesques vagues d’eau froide provenant de la fonte des glaciers pourraient augmenter la circulation des océans, menant à une augmentation plus rapide du niveau des océans à travers le monde, ainsi qu’à la formation de très grandes tempêtes.

    Il faut savoir que le scénario de Hansen se basait sur une simulation informatique et non sur des données concrètes du monde réel. De ce fait, sa suggestion a rencontré le scepticisme d’un certain nombre d’autres scientifiques à travers le monde. Cependant, maintenant, une nouvelle étude océanographique semble confirmer un aspect de cette image, à ses débuts du moins.

    quand on sait que la température de la surface de la mer ds le pacifique détermine les climat (#enso) et que les courants marins tempèrent nombreux climats regionaux...


  • Stefan #Zweig : « Avant 1914, la terre appartenait à tous ses habitants » | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/olivier-beuvelet/blog/181216/stefan-zweig-avant-1914-la-terre-appartenait-tous-ses-habitants

    Et de fait, rien ne rend peut-être plus palpable l’énorme régression dans laquelle est entrée l’humanité depuis la première guerre mondiale que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et à leurs libertés. Avant 1914, la #terre appartenait à tous ses habitants. Chacun allait où il voulait et y restait aussi longtemps qu’il voulait. Il n’y avait pas de permissions, pas d’autorisations, et cela m’amuse toujours de voir l’étonnement des jeunes lorsque je leur raconte qu’avant #1914, je voyageais en Inde et en Amérique sans avoir de passeport et même n’en avais jamais vu aucun. On montait dans le train et on en descendait sans rien demander, sans qu’on vous demandât rien, on n’avait pas à remplir un seul de ces centaines de papiers qu’on réclame aujourd’hui. Il n’y avait ni permis, ni #visas, ni tracasseries ; ces mêmes #frontières qui, avec leurs douaniers, leur #police, leurs postes de #gendarmerie, sont aujourd’hui transformées en réseau de barbelés en raison de la #méfiance_pathologique de tous envers tous, n’étaient rien d’autre que des lignes symboliques qu’on traversait avec autant d’insouciance que le méridien de Greenwich. C’est seulement après la guerre que le monde se vit bouleversé par le national-socialisme, et le premier phénomène qu’engendra cette épidémie spirituelle de notre siècle fut la #xénophobie : la haine ou du moins la peur de l’autre. On se défendait partout contre l’étranger, partout on l’excluait. Toutes les humiliations qu’autrefois on avait inventées exclusivement contre les criminels, on les infligeait maintenant à tous les voyageurs avant et pendant le voyage. Il fallait se faire photographier de droite et de gauche, de profil et de face, les cheveux coupés assez court pour que l’oreille fût visible, il fallait donner ses empreintes digitales, d’abord le pouce seul, puis les dix doigts, il fallait en plus présenter des certificats : de santé, de vaccination, de police, de bonne vie et mœurs, des recommandations, il fallait pouvoir présenter des invitations et des adresses de parents, il fallait fournir des garanties morales et financières, remplir des formulaires et les signer en trois, quatre exemplaires, et s’il manquait ne fût-ce qu’une feuille de ce tas de paperasses, on était perdu. »

    Stefan Zweig, Le monde d’hier, souvenir d’un européen, Folio-Essais n° 616, p. 530-532.



  • relai appel solidarité avec la grèce

    #GRECE : APPEL #URGENT À #SOLIDARITE : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1931174663859818&set=a.1386628864981070.1073741828.10000901
    L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes souriantes, plein air
    Yannis Youlountas
    12 mai, 09:21
    A quelques jours du départ, le taux de remplissage des 17 fourgons atteint péniblement 60% et, pire encore, les dons ne sont qu’à 30% de l’objectif nécessaire. Alerte rouge.

    GRÈCE : APPEL URGENT À SOLIDARITÉ

    Le tri et chargement de la collecte dans le sud-est de la France a été effectué ce mercredi près de Marseille (photo). Celui du sud-ouest vient de commencer ce week-end près d’Albi.

    Le bilan est le même : alors que les billets de ferry ne sont plus échangeables, les 17 fourgons peinent à se remplir ! Le taux de remplissage vient seulement de dépasser la moitié de la capacité totale et approche lentement des deux tiers. Nous attendons les toutes dernières collectes pour en savoir plus.

    Côté dons, c’est l’alerte rouge : ils sont beaucoup plus bas que précédemment (30% de l’objectif) alors que les besoins sont encore plus importants, tant la situation est difficile : cuisines sociales gratuites, dispensaires médicaux autogérés, squat de réfugiés, collectifs solidaires et de luttes, etc.

    La raison est simple. Elle est logique et légitime. Cette année, en France, vous avez été très sollicités par d’autres actions de solidarité, nombreuses et importantes, telles que :
    – caisses de grève (cheminots, postiers, etc.) ;
    – soutien aux victimes des violences policières ;
    – collectes pour la ZAD ;
    – collectes pour les migrants (à la frontière italienne et ailleurs).

    On comprend très bien et on vous en félicite. Mais la Grèce reste la ligne de front principale contre le durcissement du capitalisme en Europe, ainsi que le grand piège à ciel ouvert des migrants. Beaucoup de nos lieux autogérés sont exsangues. Les collectifs de luttes sont écrasés de procès (parfois des dizaines, comme pour Rouvikonas). Les stocks de vivres sont au plus bas, six mois après le convoi de novembre 2017.

    Les 45 camarades prêts à partir (de France et de Belgique) partent bénévolement et se déplacent à leurs frais. Ils prennent également le risque d’être harcelés par les autorités policières et inquiétés par les groupes fascistes (qui la dernière fois n’avaient pas manqué de nous menacer et de titrer à notre sujet dans leurs journaux en Grèce).

    Nous comptons donc sur vous pour un petit coup de pouce, aussi modeste soit-il. La somme des petits (ou grands) gestes nous permettra peut-être d’atteindre l’aide nécessaire ou, au moins, de s’en rapprocher.

    SI VOUS NE DEVEZ DONNER QU’UNE SEULE FOIS EN 2018 POUR NOS LIEUX ET ACTIONS EN GRÈCE, C’EST MAINTENANT QU’IL EST ESSENTIEL DE LE FAIRE.

    Vu l’urgence et la proximité du départ, choisissez le soutien par virement ou par Paypal plutôt que par chèque (temps d’envoi postal + temps de traitement + temps d’encaissement).

    Iban pour virement et bouton Paypal sur cette page :
    http://lamouretlarevolution.net/spip.php?rubrique15

    Merci de ne pas oublier la Grèce, première ligne de front contre le durcissement du capitalisme en Europe et grand piège à ciel ouvert des migrants.

    Yannis Youlountas et les 44 autres camarades prêts à partir
    Collectif artistique et solidaire ANEPOS

    PS : principaux destinataires déjà aidés :
    http://lamouretlarevolution.net/spip.php?rubrique14

    [Mise à jour à 13h00] Si vous choisissez Paypal, sachez que ce site demande désormais d’ajouter aussi les chiffres après la virgule : ne vous trompez pas (une camarade qui voulait donner 200 euros tout à l’heure a donné 2,00 euros avant de s’en rendre compte par hasard).


  • Saint-Denis VIII Révolutionnaire - Accueil
    https://www.facebook.com/notes/saint-denis-viii-r%C3%A9volutionnaire/paris-8-occup%C3%A9e-les-%C3%A9tudiant-e-s-d%C3%A9gagent-un-flic-de-leur-fac-/274538396420301

    PARIS 8 OCCUPÉE : LES ÉTUDIANT-E-S DÉGAGENT UN FLIC DE LEUR FAC !
    SAINT-DENIS VIII RÉVOLUTIONNAIRE·JEUDI 10 MAI 2018
    Ce jeudi 10 mai 2018 se tenait l’AG de l’occupation du mouvement étudiant de la fac Paris 8 Vincennes Saint-Denis. Au cours de l’AG, certainEs d’entre nous ont repéré un individu au comportement étrange : un homme seul que personne ne connaissait et avec un look de RG. Après avoir observé un long moment son comportement suspect (il s’est déplacé plusieurs fois dans l’amphi), deux camarades ont demandé à lui parler à l’extérieur.
    Il s’est tout de suite présenté comme étant Damien Rigaud, viticulteur dans le Sud de la France, actuellement étudiant en œnologie à Bercy et habitant à Aulnay-sous-Bois. S’en est suivie une conversation absurde de plusieurs minutes où il disait être déjà venu à l’occupation des exiléEs pour apporter de la nourriture (allant même jusqu’à décrire précisément une camarade), et qu’il voulait donner un coup de main. Il s’est présenté comme un grand défenseur des réfugiéEs, ce qui lui aurait valu des problèmes avec la gendarmerie locale. Il a été jusqu’à nous dire qu’il avait l’impression d’avoir des flics en face de lui quand nous lui avons demandé s’il pouvait prouver son identité. Comme il n’avait aucun papier sur lui, nous lui avons explicitement demandé s’il était flic. Il nous affirme que non, mais une camarade insiste en lui demandant s’il est RG : il répond qu’il ne sait pas ce que c’est, et alors que la camarade réitère plusieurs fois sa question il ne répondra jamais que ce n’est pas le cas.
    La situation se renverse ensuite très vite : nous remarquons un fil dépassant de sa sacoche, relié à un bouton sur la sangle et qui s’avèrera être une caméra. Nous alertons donc nos camarades qu’un flic est bien présent et qu’il enregistre ce qui se passe et se dit à l’AG. Alors que le RG démasqué cherchait à fuir la fac, nous avons réagi massivement afin de l’en empêcher. Nous avons bloqué les issues et insisté collectivement pour qu’il nous remette ses enregistrements. Il a essayé de les sauver jusqu’au bout avec un entêtement inconsidéré au vu du rapport de force totalement en sa défaveur, mais nous avons réussi à récupérer tout le matériel : boitier d’enregistrement avec carte SD, caméra, micro, sacoche et prise de notes [voir photos].
    Nous avons enfin inspecté les photos sur son téléphone malgré ses oppositions, pour être sûrEs qu’il n’emportait aucune preuve avec lui. Suite à cela, nous l’avons laissé partir accompagné par quelques slogans.
    Après son départ, l’inspection du matos récupéré nous a conduitEs à remarquer la minuscule caméra intégrée au bouton. Nous avons visionné les enregistrements vidéos de l’AG : malgré sa taille la caméra donne une image grand angle avec une très bonne qualité sonore. Nous faisons peur à l’Etat pour que de tels moyens soient déployés contre nous pour nous observer.
    Votre tentative de casser notre lutte en nous infiltrant a échoué, et nous résisterons coûte que coûte !
    Nous appelons toutEs les étudiantEs à poursuivre la mobilisation et à réinvestir les universités : le mouvement étudiant fait peur à l’Etat, continuons-le !
    Flics, fachos, hors de nos facs !
    Paris 8 en lutte

    et article de Street Politics

    https://www.facebook.com/streetpoliticsfrance/photos/pcb.624066111269262/624065637935976/?type=3

    il faut voir les images !

    #Surveillance #Paris8 #InspecteurGadget

    Un policier en civil infiltré démasqué lors d’une AG à l’université Paris 8 : voici le communiqué des étudiants de P8 et des photos du matos du flic qui portait une caméra cachée en forme de bouton.

    Notons que la présence du policier va à l’encontre des promesses de la présidence de l’université qui affirmait qu’il n’y aurait plus de flics à la fac.

    « Ce jeudi 10 mai 2018 se tenait l’AG de l’occupation du mouvement étudiant de la fac Paris 8 Vincennes Saint-Denis. Au cours de l’AG, certainEs d’entre nous ont repéré un individu au comportement étrange : un homme seul que personne ne connaissait et avec un look de RG. Après avoir observé un long moment son comportement suspect (il s’est déplacé plusieurs fois dans l’amphi), deux camarades ont demandé à lui parler à l’extérieur.

    Il s’est tout de suite présenté comme étant Damien Rigaud, viticulteur dans le Sud de la France, actuellement étudiant en œnologie à Bercy et habitant à Aulnay-sous-Bois. S’en est suivie une conversation absurde de plusieurs minutes où il disait être déjà venu à l’occupation des exiléEs pour apporter de la nourriture (allant même jusqu’à décrire précisément une camarade), et qu’il voulait donner un coup de main. Il s’est présenté comme un grand défenseur des réfugiéEs, ce qui lui aurait valu des problèmes avec la gendarmerie locale. Il a été jusqu’à nous dire qu’il avait l’impression d’avoir des flics en face de lui quand nous lui avons demandé s’il pouvait prouver son identité. Comme il n’avait aucun papier sur lui, nous lui avons explicitement demandé s’il était flic. Il nous affirme que non, mais une camarade insiste en lui demandant s’il est RG : il répond qu’il ne sait pas ce que c’est, et alors que la camarade réitère plusieurs fois sa question il ne répondra jamais que ce n’est pas le cas.

    La situation se renverse ensuite très vite : nous remarquons un fil dépassant de sa sacoche, relié à un bouton sur la sangle et qui s’avèrera être une caméra. Nous alertons donc nos camarades qu’un flic est bien présent et qu’il enregistre ce qui se passe et se dit à l’AG. Alors que le RG démasqué cherchait à fuir la fac, nous avons réagi massivement afin de l’en empêcher. Nous avons bloqué les issues et insisté collectivement pour qu’il nous remette ses enregistrements. Il a essayé de les sauver jusqu’au bout avec un entêtement inconsidéré au vu du rapport de force totalement en sa défaveur, mais nous avons réussi à récupérer tout le matériel : boitier d’enregistrement avec carte SD, caméra, micro, sacoche et prise de notes [voir photos en commentaires].

    Nous avons enfin inspecté les photos sur son téléphone malgré ses oppositions, pour être sûrEs qu’il n’emportait aucune preuve avec lui. Suite à cela, nous l’avons laissé partir accompagné par quelques slogans.

    Après son départ, l’inspection du matos récupéré nous a conduitEs à remarquer la minuscule caméra intégrée au bouton. Nous avons visionné les enregistrements vidéos de l’AG : malgré sa taille la caméra donne une image grand angle avec une très bonne qualité sonore. Nous faisons peur à l’Etat pour que de tels moyens soient déployés contre nous pour nous observer.

    Votre tentative de casser notre lutte en nous infiltrant a échoué, et nous résisterons coûte que coûte !

    Nous appelons toutEs les étudiantEs à poursuivre la mobilisation et à réinvestir les universités : le mouvement étudiant fait peur à l’Etat, continuons-le !

    Flics, fachos, hors de nos facs !

    Paris 8 en lutte »

    Source : Saint-Denis VIII Révolutionnaire


  • Ce que les #abeilles murmurent à l’oreille des humains, par Raúl Guillén (Le Monde diplomatique, décembre 2017)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2017/12/GUILLEN/58169
    #apiculture

    La plupart des apiculteurs des zones tempérées rencontrent de manière plus ou moins prononcée les mêmes difficultés. Mais ce n’est pour l’instant pas le cas partout, notamment en Australie, où la variété d’#abeilles_mellifères européenne a été introduite. Grâce à une stricte politique de contrôle douanier des espèces animales et végétales, le varroa n’a pas infesté les ruches du pays. En outre, les abeilles y conservent de grands espaces naturels. Résultat, les #apiculteurs n’enregistrent pas de pertes exceptionnelles, tandis que des essaims reviennent à l’état sauvage et colonisent certaines zones, au point que les abeilles sont même considérées maintenant comme une espèce invasive. Dans certains parcs protégés, des programmes d’éradication visent à lutter contre la concurrence qu’elles font, de par leurs choix de nidification, à des animaux autochtones.

    Dans le reste du monde, le nombre de #ruches a plus que doublé durant les cinquante dernières années, si bien que l’on compte aujourd’hui 83 millions de ruches sur l’ensemble du globe, contre 49 millions en 1961 (7). Même si le rythme de destruction des espaces sauvages ne faiblit pas, l’agriculture industrielle intensive ne s’est pas encore répandue aussi massivement, au détriment des habitats naturels, en Afrique subsaharienne et en Amérique tropicale que dans les zones tempérées. En outre, les variétés d’abeilles mellifères d’Afrique tropicale résistent mieux au varroa et sont capables de migrer quand le milieu devient défavorable. L’une de ces variétés (Apis mellifera scutelatta) fut ainsi introduite accidentellement en Amérique tropicale, où elle s’est aussi bien développée que dans sa région d’origine, remplaçant les variétés européennes introduites pendant la période coloniale.

    Dans ces régions foisonnent également les colonies sauvages. En Afrique du Sud par exemple, dans une zone moins propice que les forêts européennes pour les abeilles mellifères et dépourvue d’activité apicole, on a retrouvé des densités de 12,4 à 17,6 colonies par kilomètre carré. La même étude donnait pour l’Allemagne, où l’apiculture est bien répandue, des densités de 2,4 à 3,2 colonies par kilomètre carré, ce qui correspond à la densité de ruches tenues par des apiculteurs (8) et à la densité moyenne en Europe (9). À l’inverse, dans certaines régions des États-Unis, et notamment la Californie, on observe la quasi-disparition des colonies sauvages (10). Il apparaît presque certain que les seules abeilles mellifères qui y subsistent ont accompli un processus de domestication et dépendent entièrement des soins des êtres humains. Leur disparition comme espèce sauvage au moins dans une grande partie des régions tempérées et leur transformation en animaux d’élevage, incapables de survivre sans les humains, en dit long sur la perte de biodiversité provoquée par le développement et l’industrialisation de l’agriculture intensive. Tout autant que sur ce qui pourrait advenir dans les régions tropicales, où la destruction des espaces naturels continue à un rythme sans précédent.

    Raúl Guillén

    Journaliste et ouvrier apicole





  • #violence Pau : l’étudiant marocain a été renvoyé au Maroc à deux semaines des partiels - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/04/30/pau-un-etudiant-marocain-transfere-en-centre-de-retention-5019782-4344.php

    Ce lundi matin, un étudiant marocain de 24 ans a été interpellé chez lui puis transféré dans un centre de rétention, à Hendaye, dans le Pays basque. Il a ensuite été conduit à l’aéroport de Bordeaux pour partir vers Casablanca.
    Son passage au centre de rétention d’Hendaye a été si rapide que les soutiens du jeune Marocain de 24 ans n’ont pas pu organiser une manifestation ce mardi 1er mai. Lundi soir, Mouad Aktaou, étudiant en troisième année d’AES à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, a été renvoyé au #Maroc.

    « Cinq ans de sa vie foutus en l’air »
    Les professeurs et étudiants de l’UPPA protestent contre cette #expulsion et surtout « la manière dont cela s’est déroulé », s’exprime Cyrille Marconi, enseignant-chercheur palois. « Ils sont venus le chercher et l’ont interpellé sans qu’il puisse prendre des affaires ou de l’argent, poursuit-il. A Casablanca, il ne connait personne. »

    Un événement d’autant plus difficile à accepter pour le corps enseignant que Mouad devait passer ses examens dans deux semaines. « C’est cinq ans de sa vie foutus en l’air. Nous allons quand même essayer de le faire revenir pour ses partiels », espèrent ses soutiens.


  • La Horde – Col de l’Échelle : Le #porte-parole des #Identitaires est le fils d’un ami de Gérard #Collomb
    http://lahorde.samizdat.net/2018/05/03/col-de-lechelle-le-porte-parole-des-identitaires-est-le-fils-dun-a

    Né en octobre 1994 à #Lyon, de son vrai nom Clément Gandelin, il est le fils de Philippe Gandelin, ancien garde du corps de l’ancien maire de Lyon Michel Noir, mais aussi, si l’on en croit le site Lyon People, le photographe officieux de Gérard Collomb, qui était aussi son ami. À l’occasion de son décès en 2010, Lyon People nous précise également que Philippe Gandelin « connaissait quelques arcanes de l’hôtel de ville qu’il gardait fidèlement pour lui. C’est aussi toute une délégation de la Ville qui assistait à son dernier voyage. » Bref, un familier de l’hôtel de ville où Collomb siégeait déjà depuis près de dix ans.

    La mort de Philippe #Gandelin a laissé Clément orphelin : afin de récolter des fonds pour le fils de leur ami, les notables lyonnais se mobilisent. Jean-Claude Pietrocola, PDG de Media Sport Promotion, crée une association des Amis de Philippe Gandelin et organise un « Trophée de Golf » solidaire pour récolter de l’argent, en présent de Clément alors adolescent, comme on peut le voir sur ces photos. Pietrocola est d’ailleurs un habitué de ce genre d’événements sportifs et solidaires, puisqu’il avait organisé par le passé un autre « Trophée de Golf » en soutien à une association d’aide aux enfants hospitalisés, auquel avait participé… Gérard Collomb, qui partage avec Gandelin et Pietrocola la passion du golf.

    Quoiqu’il en soit, ce qu’on doit principalement retenir de cette affaire, c’est que la meilleure réponse aux « gesticulations » de l’extrême droite, c’est une solidarité concrète et sans faille à tou·te·s les migrant·es qui fuient la misère et la guerre ; c’est aussi que, derrière leur posture « anti-système » en carton, les militants nationalistes seront toujours les supplétifs de la répression d’État, comme on a pu le voir lors des blocages des universités ou dans l’opération médiatique du Col de l’Échelle.




  • Hécatombe « catastrophique » de #coraux dans la #Grand_barrière | Courrier international
    https://www.courrierinternational.com/depeche/hecatombe-catastrophique-de-coraux-dans-la-grande-barriere.af

    « Nous avons eu quatre épisodes de #blanchissement (1998, 2002, 2016 et 2017) sur la Grande barrière avec une hausse globale des températures de 1°C », souligne M. Hugues. « Si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n’était, je ne crois pas que la Barrière y survivra ».

    Les #récifs recouvrent moins de 0,2% de la surface des #océans mais abritent 30% des espèces animales et végétales marines, les protégeant des prédateurs et leur servant de garde-manger. Ils contribuent à la protection des côtes, à l’alimentation des hommes, ainsi qu’au tourisme.


  • Jihad : comment la justice française a converti un prénom tabou en injonction à la guerre sainte – JeuneAfrique.com
    http://www.jeuneafrique.com/552369/societe/jihad-comment-la-justice-francaise-a-converti-un-prenom-tabou-en-injon

    Mais la France de 2018, endeuillée par plusieurs attentats jihadistes ces dernières années, est trop crispée sur la question pour ces considérations linguistiques. Déjà en 2012, la mère d’un petit Jihad avait fait scandale en envoyant son fils à l’école vêtu d’un t-shirt « Jihad, né le 11 septembre – Je suis une bombe ».

    Une décision qui interroge : les mots et les noms doivent-ils être frappés de l’infamie de ceux qui se les approprient ? Faudra-t-il abandonner le mot « jihad » aux jihadistes ? Comment, en outre, déterminer précisément « l’intérêt de l’enfant » ? Les petits « Alkapone », « #Retcharles » (sic), « Bruce-Lee », « Lola-Poupoune », « Euthanasia », « Lagrâce-Divine », « Boghosse » (re-sic), « Sponge Bob » et « Yolo », autant de prénoms acceptés en France entre 2015 et 2017, vivront-ils réellement une vie scolaire et sociale moins compliquée que les Jihad ?

    Quoi qu’il en soit, et c’est là que la question initiale prend tout son sens, le juge aux affaires familiales de Toulouse aurait peut-être gagné à consulter un spécialiste de la langue arabe. Car l’inversion de voyelles à laquelle il a eu recours permet non seulement de conserver la racine arabe JHD, qui implique l’idée d’effort et qui donne « jihâd », mais transforme de plus un substantif en impératif : « jâhid » est ainsi l’impératif de la racine JHD à la troisième forme, laquelle donne notamment le mot « #mujâhid » (pl. : #mujâhidîn).

    Croyant, en inversant les deux voyelles de #Jihad, donner à l’enfant un prénom devenu inoffensif – car dénué de sens –, le juge l’a tout simplement prénommé… « Mène le jihad » !

    • Ça me rappelle Oussama.

      Dans le quartier de petite couronne Parisienne où j’ai vécu une quinzaine d’années, de 2000 à 2015 environ, il y avait un enfant prénommé Oussama. Oussama semblait victime de divers problèmes de santé, problèmes moteurs (locomotion difficile et espèces d’attelles du talon aux genoux en permanence) et comportementaux (échanges verbaux minimaux) associés.

      Il était fréquemment livré à lui même (je n’ai jamais identifié ses parents), paradant fièrement sur son vélo, notamment aux heures de sortie de l’école, et il se mêlait donc à la société qui investissait le square devant l’école à ces heures là (enfants, mamans, quelques papas, baby-sitters, jeunes glandeurs, ...).

      Tout le monde connaissait Oussama, et il bénéficiait d’un statut à part.

      Il avait le privilège de faire du vélo dans le square, parmi les enfants, activité par ailleurs strictement prohibée, les autres cyclistes devant tourner autour du square.

      Lorsque Oussama tombait de son vélo, il y avait toujours un-e adulte pour s’enquérir de son état, et lui filer un coup de main pour remonter en selle.

      Lorsque les aventures vélocipédiques de Oussama commençaient à mettre en danger les plus petits, il y avait toujours un-e adulte ou un enfant pour lui expliquer tranquillement que là, Oussama, il faut faire gaffe à ne pas faire mal aux autres.

      Lorsque Oussama s’attaquait difficilement au toboggan, les autres enfants attendaient (plus ou moins) patiemment qu’il se lasse.

      Je n’ai jamais entendu quelqu’un, que ce soit au square ou lors d’autres occasions dans le quartier, faire la moindre remarque sur son prénom. On l’appelait simplement Oussama.

    • Je remets le lien (avec une couche de colère anti patriarcal) sur le droit à changer de nom en france

      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1656

      On ne choisit pas sa famille mais on peut choisir ses amis.
      De la même manière, je prends les paris que nous aurons la possibilité de choisir les noms qui nous conviennent. Qui disait que l’évolution de la société passe par les artistes puis par les scientifiques ? Ce qui identifie juridiquement une personne ne sera un jour plus le nom des couilles de son grand-père mais sa propre ADN

      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10528

      Plusieurs possibilités existent pour la francisation du nom :

      Traduire votre nom s’il peut l’être. Par exemple, Dos Santos en Dessaint.
      Transformer votre nom étranger pour lui donner une consonance française (votre nouveau nom ne doit pas être trop éloigné de votre nom de naissance, vous pouvez transformer Fayad en Fayard, par exemple)
      Reprendre le nom français d’un ascendant français
      Reprendre le nom français que vous portiez avant une décision des autorités de votre pays d’origine dans le cas d’une réintégration

      En revanche, vous ne pouvez pas prendre un nouveau nom sans rapport avec votre nom de naissance ou jamais porté dans votre famille.

      #culture_française


  • « Projet #Daphne » : Malte, l’île des #passeports en or
    http://abonnes.lemonde.fr/projet-daphne/article/2018/04/19/projet-daphne-malte-l-ile-des-passeports-en-or_5287406_5286994.html

    #Daphne_Caruana_Galizia, assassinée le 16 octobre 2017, avait dénoncé la mise en place par le gouvernement travailliste maltais, en 2013, d’un programme de vente de passeports calqué sur un modèle en vogue dans les Caraïbes, à Saint-Kitts-et-Nevis ou à Antigua-et-Barbuda. Un programme aussi lucratif que risqué dans cette île rongée par la corruption, dont la journaliste ne cessait de dénoncer les failles. Ce projet, destiné à attirer les capitaux étrangers pour doper l’économie, était conçu sur le papier pour protéger des citoyens de l’instabilité de leur pays d’origine, mais avait été détourné de son objet, écrivait-elle sur son blog.
    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/projet-daphne/article/2018/04/19/projet-daphne-malte-l-ile-des-passeports-en-or_5287406_5286994.html#1Fe5VeA2

    D’autant qu’un parfum de corruption flotte autour du programme « #Argent_contre_passeport ». En mai 2017, un rapport de l’autorité maltaise antiblanchiment, publié par la journaliste Daphne Caruana Galizia, avait révélé que le chef du cabinet du premier ministre, Keith Schembri, avait reçu 100 000 euros du propriétaire d’un gros cabinet de vente de passeports, depuis un compte offshore. De l’argent directement lié à des #commissions versées par trois acheteurs de passeports russes, selon le rapport.

    Les investigations du consortium piloté par #Forbidden_Stories apportent de nouveaux éléments au dossier, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire à Malte. L’un des trois acheteurs de passeports russes cités dans le rapport de l’autorité antiblanchiment, dont nous protégeons l’anonymat, nous a ainsi confirmé avoir effectué deux versements sur le compte offshore à la demande de son agent. « Je n’avais pas de raison de penser que cela était suspect ou inhabituel, j’ai payé de bonne foi », témoigne cet homme, qui précise « n’avoir aucun lien avec le chef de cabinet du premier ministre », qu’il ne connaît pas. « Je peux vous assurer qu’il n’y a rien d’illégal » dans ce transfert, nous a répondu Keith Schembri. Le témoignage est entre les mains de la justice.