• Notes de lecture : « Capitalisme : Le temps des ruptures » sous la direction de Michel Aglietta* - Variances
    http://variances.eu/?p=4525

    Ce livre, ouvrage collectif sous la direction de Michel Aglietta, fait suite à un rapport commandé par l’institut pour la recherche de la Caisse des Dépôts et Consignations sur le thème du risque de stagnation séculaire et de la transformation du régime de croissance.

    Il s’inscrit dans une perspective historique selon le principe d’étude de la théorie de la régulation et cherche à penser autrement et à long terme les rapports entre finance, croissance et climat. Il mélange à la fois une approche macro-économique avec une estimation de la croissance potentielle, un retour sur les déterminants de l’inflation, l’importance de la prise en compte du cycle financier mais également des études micro-économiques sur le comportement d’épargne des ménages et d’investissement des entreprises. L’étude du comportement d’investissement met l’accent sur le caractère stratégique du choix auquel les directions d’entreprises sont confrontées en arbitrant entre croissance interne et externe et, parallèlement, entre versement des dividendes et préservation de la capacité d’autofinancement. Sont mises en avant la dépendance de l’investissement au cours des actions et la domination du cycle financier sur le cycle conjoncturel. Du côté des ménages, la forte hausse des inégalités patrimoniales a pour conséquence une inadéquation entre les comportements d’épargne des ménages et les besoins des entreprises. En conclusion, le livre revient sur la nécessaire prise en compte du risque climatique. Il est refusé de réduire la complexité du climat à une fonction de dommage monétaire propice à un arbitrage entre coût et avantage de l’action climatique. Il est considéré comme fondamental de lier les facteurs de transition et de transformation du capitalisme en liant la temporalité écologique avec les temporalités sociales, économiques et financières.

    • Depuis les années 80, la théorie néolibérale dominante a créé un capitalisme de rente du fait de la concentration du capital : une rente financière favorisée par l’endettement à bas coût, une rente digitale par l’appropriation gratuite des données individuelles, une rente d’agglomération spatiale avec la création des mégalopoles mais également une rente d’influence sur la puissance publique qui se nourrit de l’évasion fiscale.

      Aujourd’hui, il importe de prendre en compte ce large problème de l’économie de rente et de la concentration des entreprises avec des situations de monopole et monopsone qui vont de pair avec une forte concentration des patrimoines, la très forte hausse des inégalités, la fragmentation sociale, la montée de la pauvreté, le fractionnement des chaînes de valeur comme conséquence de la guerre commerciale, mais également la détérioration des ressources naturelles et l’aggravation de la dérive climatique.

    • Dans cet environnement, le rôle de l’Etat n’a cessé de se réduire. En effet, dans la logique néo-libérale actuelle, l’Etat doit reconnaître les droits de propriété et les sauvegarder mais ne pas avoir un rôle plus ample dans nos économies. Conséquence, une nette baisse de la part des dépenses publiques dans le Pib et une faible part de l’investissement public.

      La financiarisation et la mondialisation ont également conduit à une forte hausse des inégalités et une destruction du contrat social existant avec l’explosion du contrat de travail, des inégalités de genre marquées, une fragmentation du marché du travail avec la hausse des contrats non standards et la hausse de la part des bas salaires. Parallèlement, au-delà des discours, les engagements pour le climat sont largement insuffisants.

    • Un nouveau contrat social doit être défini. Il est proposé que celui-ci inclue quatre propositions formant un cercle vertueux :
      1. Il ne peut y avoir transition écologique sans justice sociale perçue et réelle
      2. Il ne peut y avoir de justice sociale sans salaires décents et une protection sociale préservée
      3. Il ne peut y avoir plein emploi sans transformation de l’appareil productif vers une économie circulaire rétablissant la complémentarité urbain/rural
      4. Il ne peut y avoir transformation de l’appareil productif sans transition écologique

  • Des hommes violents

    Condamnés par le tribunal pour #violences_conjugales, ces douze hommes sont contraints par la justice de participer à un groupe de parole pendant six mois. Tous viennent d’univers différents : l’un est un homme d’affaires à succès, un autre à la recherche d’emploi, un autre tient un garage... Ils commencent par clamer unanimement leur innocence ou par refuser de reconnaître leurs torts. Puis évoluent, ou pas.

    Ce #podcast s’attache séance après séance à suivre leur avancée, à partir à leur rencontre, à les écouter. Il est nourri des propres interrogations du narrateur, Mathieu Palain, sur le mouvement #metoo et la question des #masculinités aujourd’hui. Et mis en perspective par trois récits de victimes.

    Un podcast de #Mathieu_Palain et #Cécile_Laffon

    https://www.franceculture.fr/emissions/des-hommes-violents-le-podcast-original

    Et la chronique du réalisateur : https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/qui-sont-les-hommes-violents

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2019/11/193f1e63-f9da-473c-b017-a9464b047737/2000x500_hommes_violents_clean_1.webp

    #violence_faite_aux_femmes #violences_faites_aux_femmes #féminicide

  • « Les colleuses », reportage sonore avec celles qui recouvrent les murs contre les féminicides - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Les-colleuses-reportage-sonore-avec-21277

    Elles sont féministes et elles luttent. Alors que le gouvernement organise un « Grenelle contre les violences conjugales », elles s’approprient les rues pour alerter sur les féminicides. Depuis début septembre 2019, des groupes de femmes recouvrent les murs de plusieurs villes de messages qui rendent hommage aux femmes assassinées et dénoncent le patriarcat et ses complices. De la peinture des messages dans un appartement à leur collage sur les murs de Lyon, plongée sonore avec les colleuses.

    #audio #violences_conjugales #violences_masculines #Lyon #féminisme #féminicide

  • Les espaces « non-mixtes », un choix plus que légitime dans les stratégies de luttes collectives
    https://www.bastamag.net/Les-espaces-non-mixtes-un-choix-plus-que-legitime-dans-les-strategies-de-l

    « Il semble que chaque génération politique doive la redécouvrir » : instrument de lutte pour le mouvement des droits civiques aux États-Unis, puis pour le mouvement féministe des années 70, la non-mixité fait pourtant encore débat quand elle ressurgit, comme au cours du mouvement Nuit debout lorsque des femmes ont choisi de se réunir sans hommes. Lieux d’expression et de prise de conscience libérés de la présence des groupes dominants, les espaces non-mixtes permettent de redécouvrir ses forces et (...)

    #Inventer

    / #Luttes_sociales, #Féminisme, A la une, #Discriminations, #Inégalités, #Innovation_politique

    • « Les opprimés ne peuvent pas mettre de mots sur les choses si les oppresseurs sont présents, explique Françoise Vergès, politologue et féministe, qui a participé à cette expérience de non-mixité dans les années 1970. Il est plus facile de parler de ses peurs, de ses blessures, de ses déceptions et de ses espoirs quand on est entre soi. En s’organisant en groupe et en partageant nos propres expériences, nous comprenons que nos problèmes ne sont pas personnels, mais que nous nous inscrivons dans une structure d’oppression. » La non-mixité a été particulièrement importante pour que les femmes puissent prendre conscience du caractère systémique des violences masculines [2].

      Caroline de Haas, co-fondatrice de l’association Osez le féminisme, raconte comment, aux débuts de l’association, les hommes présents monopolisaient la parole. Un jour, dans une réunion où les interventions étaient limitées à trois minutes par personne, elle se cale dans un coin, note. « Dans la salle, une centaine de personnes, 85% de femmes. À la fin de la rencontre, un tiers des femmes et près de la moitié des hommes avaient pris la parole. Les femmes avaient parlé en moyenne deux minutes, les hommes quatre minutes. Dans une réunion censée être féministe, avec 85% de femmes, on reproduit quand même les inégalités de sexe dans la prise de parole ! »

      Évoquant les débats qui ont agité Nuit debout à propos de la légitimité d’espaces non mixtes, la militante féministe qui tient le blog Crêpe Georgette signale que la non-mixité est en fait « vitale » pour les féministes. Selon elle, beaucoup de femmes ayant vécu des réunions mixtes traitant du sexisme témoignent qu’une immense partie des réunions se passe à ré-expliquer le fait que le sexisme est une réalité. « Très peu de temps est consacré à la lutte contre le sexisme ; on passe plus de temps à en expliquer l’existence et à rassurer les hommes présents. »

      « En tant que féministe, je sais que la révolte des dominées prend rarement la forme qui plairait aux dominants. Je peux même dire : elle ne prend jamais une forme qui leur convient », analyse Christine Delphy [4]. Au printemps 2017, une vague de protestation a surgi suite à l’annonce d’ateliers non-mixtes, réservés aux femmes noires et métisses, lors d’un festival organisé à Paris par le collectif afro-féministe Mwasi. La mairie de Paris a même annoncé qu’elle allait demander l’interdiction du festival et qu’elle se réservait la possibilité de poursuivre les initiatrices de cet événement pour discrimination. Le tout à la grande satisfaction de l’extrême droite, qui avait dénoncé un racisme « anti-blancs ».

      « Il existe une différence entre la ségrégation subie et nourrie par le pouvoir, et la non-mixité temporaire choisie par des personnes vulnérables », rappelle la journaliste et militante Rokhaya Diallo. « Les réunions afro-féministes non mixtes n’ont en aucun cas vocation à proposer un projet de société ségrégationniste définitif, puisqu’elles s’inscrivent dans la temporalité d’un événement ponctuel. Elles offrent à leurs participantes une échappatoire, une zone de respiration dans une société oppressive. »

      « Il est important de se construire à côté, pour pouvoir mieux revenir après », insiste Ornella.

      #non-mixité

  • Le gouvernement mise sur une appli pour faire décoller la formation professionnelle
    https://www.latribune.fr/economie/france/le-gouvernement-mise-sur-une-appli-pour-faire-decoller-la-formation-profes

    le gouvernement parie sur une « appli » mobile, lancée jeudi, pour faire décoller la formation professionnelle, un an après l’adoption d’une réforme du secteur.
    […]
    Cet outil, une application téléchargeable sur smartphone et tablette (mon compte formation) mais aussi un site internet, a pour objectif de simplifier le recours à une formation alors qu’il est souvent difficile de s’y retrouver, de savoir ce à quoi on a droit, et comment procéder. Elle permettra à chaque salarié de trouver, de réserver et de payer la formation de son choix. Développée par la Caisse des dépôts, qui gèrera le paiement aux organismes de formation, elle sera comme « le livret A de la formation », explique la ministre.
    […]
    Chez les DRH, tout en sachant que la réforme n’a pas enlevé aux entreprises son obligation de formation, la « désintermédiation » passe moins bien. « Nous, pilotes des services de formation, ne demanderions pas mieux que de participer, mais la ministre a dit ’c’est fait pour les salariés’ », avait réagi en septembre Jean-Paul Charlez, président de l’Association nationale des DRH. Ce CPF est « entièrement à la main des salariés », a aussi déploré le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, en s’interrogeant : « Comment faire en sorte que les formations soient en lien avec les besoins présents et à venir de l’entreprise ? »

  • Le scandale génère de l’audience et l’audience génère des recettes publicitaires | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/11/14/le-scandale-genere-de-laudience-et-laudience-genere-des

    « L’un des buts de la présente étude est d’essayer de comprendre pourquoi les polémistes comme Zemmour ont, au final, toujours raison, alors qu’ils bafouent la raison », les professionnels de la parole publique, le vocabulaire injurieux, les atteintes à la dignité, les calomnies répercutées par des médias, les types de pouvoir et de privilèges (je soutiens l’idée de l’auteur de dévoiler publiquement sa feuille d’impôts, son patrimoine, de dire dans quel quartier il vit. L’exigence de connaître les éléments d’où les un·es et les autres parlent devrait relever de la bonne déontologie). « Le « populisme » au sens vrai du terme, c’est l’usage que les dominants font du « peuple » pour régler leurs querelles internes ».

  • Un an de violences policières - romy.tetue.net

    Cela fait un an que les gilets jaunes manifestent. Chaque samedi. Plus de 52 jours de confrontation avec un maintien de l’ordre qui a marqué les esprits, et les corps, avec 4 000 blessés de part et d’autre […] « La police a blessé en quelques mois autant de manifestants qu’en vingt ans ».

    http://romy.tetue.net/un-an-de-violences-policieres

    #AlloPlaceBeauvau (merci @davduf) #ViolencesPolicieres #SpiraleDeLaViolence #Répression #GiletsJaunes #1anDeColere

  • Suivi de l’affaire Élisa Pilarski, jeune femme enceinte tuée par des chiens dans une forêt de l’Aisne
    https://www.cnews.fr/france/2019-11-18/aisne-une-femme-enceinte-meurt-dans-une-foret-apres-avoir-ete-mordue-par-des

    Avant de mourir, la femme enceinte, qui promenait son chien lorsque le drame est survenu, avait eu le temps de joindre par téléphone son conjoint du danger qu’elle encourait.

    Alors que de nouvelles analyses doivent être pratiquées ce lundi sur le corps de la trentenaire à la demande du procureur, l’hypothèse retenue relie sa mort à la présence de chiens de chasse à courre au même moment dans la forêt.

    #chasse #mort

  • Nobel d’économie 2019 : une approche très gestionnaire de la lutte contre la pauvreté | AOC media - Analyse Opinion Critique
    https://aoc.media/analyse/2019/11/17/nobel-deconomie-2019-une-approche-tres-gestionnaire-de-la-lutte-contre-la-pau

    En octobre fut décerné le Prix #Nobel d’#économie à #Esther_Duflo, #Abhijit_Banerjee et leur collègue #Michael_Kremer, afin de récompenser l’approche expérimentale de la lutte contre la pauvreté qu’ils ont élaborée depuis la fin des années 90 – une distinction qualifiée de radicale, voire révolutionnaire, par la presse française. Cette caractérisation ne peut manquer d’interroger : en quelle mesure les évaluations des randomistas, destinées à orienter les financements des bailleurs de fonds, sont-elles véritablement subversives ?

  • Ecoféminisme, 1er volet : Défendre nos territoires (21)

    « Respecter la vie dans toute sa diversité, c’est ça pour moi l’écoféminisme »

    Comment articuler féminisme et #écologie ? Quel rapport entre la destruction de la planète et les violences faites aux #femmes ? Entre l’énergie nucléaire et le féminisme ? Entre les grands chantiers extractivistes en Amérique latine et les corps des femmes ? Entre les semences et le genre ? Entre le retour à la terre et le patriarcat ? Entre le véganisme et les droits des femmes ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de maternité, de spiritualité, de rapport au travail, de sorcières, de décolonisation et d’anticapitalisme...
    Ce premier épisode d’une série d’Un podcast à soi consacrée aux écoféminismes tente de répondre à ces questions. Avec les paroles de #Vandana_Shiva, militante écologiste et féministe indienne, d’#Emilie_Hache, autrice de Reclaim, d’#Isabelle_Cambourakis, directrice de la collection Sorcières. Ainsi que les voix du collectif « Les bombes atomiques » réuni, fin septembre, pour une #marche en non mixité choisie contre l’enfouissement de déchets radioactifs à #Bure, dans l’est de la France.


    https://www.arteradio.com/son/61662635/ecofeminisme_1er_volet_defendre_nos_territoires_21
    #écoféminisme #audio #éco-féminisme #féminisme #non-mixité #nucléaire
    signalé par @isskein

  • Benjamin Stora - A propos d’un article paru dans le hors-série de « Valeurs actuelles », octobre 2019.
    https://benjaminstora.univ-paris13.fr/index.php/actualit%C3%83%C2%A9s/627-a-propos-d-un-article-dans-le-hors-serie-de-valeurs-a
    https://benjaminstora.univ-paris13.fr/images%2Ffb%2Flogo.jpg

    C’est une attaque fondée sur une description de mon physique. Ma prise de poids, notion qui revient à trois reprises dans l’article, s’explique non par les épreuves traversées dans ma vie (la perte de mon fille victime d’un cancer, mes crises cardiaques, ou les violentes agressions venant du monde intégriste dans les années 1990), mais par ma progression dans les couloirs du pouvoir. Cette obsession sur mon poids suggère l’expression d’un enrichissement, qui peut également se lire dans la presse antisémite, appliquée par exemple à Adolphe Crémieux ou Léon Blum.

    https://www.politis.fr/articles/2019/11/benjamin-stora-cible-dattaques-antisemites-de-valeurs-actuelles-41059

  • « Les noms “autrice”, “officière”, “professeuse”… existent depuis des siècles. Ils avaient juste été condamnés par des idéologues masculinistes »

    Dans une tribune au « Monde », la linguiste Eliane Viennot et le juriste Benjamin Moron-Puech pensent que l’#écriture_égalitaire permet de renouer avec des #usages éliminés pour des raisons discutables.

    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/11/les-noms-autrice-officiere-professeuse-existent-depuis-des-siecles_5487951_3

    #féminisation #métiers #français #écriture_inclusive #égalité #femmes #égalité

  • A priori, la plupart des gens seront d’accord pour dire que la pédocriminalité est une horreur, qu’ils sont résolument choqués par le viol et qu’ils condamnent avec la plus grande fermeté les violences sexuelles.

    En même temps, le film de Roman Polanski, J’accuse, fait le troisième meilleur démarrage de l’année pour un film français.


    On va arrêter de tourner autour du pot, de couper les cheveux en quatre, de se triturer les neurones. Ce succès signifie une chose toute simple : la plupart des gens s’en contrefoutent des violences sexuelles. Pour beaucoup de gens, la pédocriminalité, ou l’hébécriminalité, ce n’est pas grave. On peut violer une fille de 13 ans. Elle l’aura bien cherché d’une manière ou d’une autre.

    Bien sûr, ils ne le formulent pas comme ça. Ils sont sans doute nombreux à affirmer qu’on ne sait pas ce qu’il s’est vraiment passé. Qu’ils ne sont pas juges. Ils laissent la place au doute, et le doute bénéficie à l’accusé. Sauf que Polanski n’a jamais nié les rapports sexuels avec Samantha Geimer. Rappelons que, en l’occurrence, on parle non seulement d’un rapport vaginal mais également anal. On parle de sodomiser une fille de 13 ans. Je vois mal comment on peut soutenir qu’elle en avait vraiment envie. Quand les faits avérés sont : une pénétration anale sur une fille de 13 ans à qui l’on a filé des barbituriques et de l’alcool, j’ai un peu de mal à situer le doute.

    Ah oui, mais les gens, ils ne savent pas ça, ils ne sont pas au courant de ces détails.
    Bah non. Pour une raison toute simple : ça ne les intéresse pas. Ils ne veulent pas les connaître, ces détails. La vérité, c’est qu’ils veulent pouvoir aller voir un bon film tranquillou. Alors franchement, les violences sexuelles versus un bon film… Bah, c’est le bon film qui l’emporte. Et ça, ça veut dire qu’ils s’en foutent des viols perpétrés à l’encontre des jeunes filles. On peut leur expliquer que Polanski n’a pas nié les faits, on peut leur sortir une vieille interview vidéo dans laquelle il évoque son attirance pour les jeunes filles de 14 ans de manière totalement décomplexée. On peut leur donner la liste de celles qui se disent victimes, douze au total quand même.

    Ils s’en foutent.

    Dans le fond, je suis convaincue qu’ils s’en foutent même de la présomption d’innocence. Elle ne leur sert que de parapluie. Ils ont envie de voir ce très bon film qui a des très bonnes critiques. Pourquoi donc ils se priveraient de deux heures et douze minutes de plaisir cinématographique ? Tout le reste, ça ne les concerne pas.

    Il faut se regarder en face deux secondes et admettre la vérité : on s’en fout des viols. Enfin… ça devient très grave –à condition qu’il s’agisse d’un réalisateur moyen. En matière de pédocriminalité, on n’a pas le droit à la médiocrité. Faut pas déconner, ça se mérite le droit de violer. Mais un grand réalisateur, bah il a le droit. C’est tout. Le plaisir qu’on va tirer à regarder un film se situe bien au-dessus de nos soi-disant valeurs absolues selon lesquelles le viol, notamment sur mineure, c’est très mal.

    Ces gens me rappellent la réaction de certains catholiques face aux viols dans l’Église. Pour eux, la religion et l’Église sont des valeurs absolues, et ça leur est extrêmement difficile d’affronter les révélations des victimes. Le prêtre accusé est toujours décrit comme tellement gentil, serviable etc. Qu’est-ce qu’on peut se moquer de ces gens, les tourner en ridicule parce qu’ils sont obtus, aveugles, de mauvaise foi, qu’ils refusent de voir l’évidence, leur prêtre est pourri, leur Église est pourrie, c’est tout. Mais quand votre religion, c’est l’art, quand vos prêtres sont les artistes (et je n’écris rien de très neuf, le critique Paul Bénichou l’a analysé dans Le sacre de l’écrivain, et cela s’applique parfaitement aux cinéastes), eh bien là, brusquement, on a droit à des discussions quasi théologiques sur la suprématie de l’art, sur l’homme et l’artiste qu’il faudrait distinguer –soit, grosso modo, l’ancienne dichotomie entre l’âme et la chair. La chair est faible, mais l’âme est belle.

    Ce que dit de nous l’affaire Polanski, c’est qu’on s’en branle des violences sexuelles. Malgré tous nos beaux discours, la main sur le cœur, l’air dégoûté par ces monstres, en réalité, ça ne nous dérange pas tant que ça. Ça ne nous empêche ni de dormir, ni d’aller au cinoche. Tant qu’il ne s’agit pas de nos propres filles, évidemment.

    Les violences sexuelles sont partout dans notre société, à un degré sans doute largement sous-estimé, et quand on voit l’état actuel de l’affaire Polanski, on ne peut plus s’en étonner. Les violences sexuelles sont partout, parce qu’on les tolère, parce qu’on est complètement prêts à négocier avec elles, à négocier même une place de cinéma. Comme le faisait remarquer je ne sais plus qui sur Twitter, il faut peut-être différencier l’homme de l’artiste, mais ils ont tous les deux le même compte en banque. Eh bah, c’est pas grave.

    Dans notre société, on peut gagner le droit de violer. Il y aura toujours une pléthore de personnes pour vous trouver des excuses, pour minimiser, pour chipoter. On n’a qu’à dire qu’elles mentent toutes, qu’à 13 ans on peut parfaitement avoir très envie de se faire sodomiser par un homme de 43 ans, que de toute façon il a lui-même tellement souffert que ça lui donne bien le droit de s’autoriser quelques plaisirs, que c’était une autre époque (une époque où, malgré tout, le soir même, Samantha Geimer écrit dans son journal « il m’a violée, merde ! »), que ce qui compte vraiment, c’est l’art, ce sont les films, que tout ça, c’était il y a tellement longtemps, que ce sont de vieilles histoires.

    Ce qui n’est pas une vieille histoire, ce qui est extraordinairement d’actualité, c’est la culture du viol dans laquelle baigne notre société, cette culture que Valérie Rey-Robert a décryptée. Le présent, c’est notre infinie indulgence envers ces violences.

    Pourquoi pas ? Mais arrêtons d’être hypocrites. Assumons. Disons clairement les choses : dans notre culture, le viol est excusable. On ne demande pas aux hommes de ne pas violer. On leur demande de faire de belles œuvres. Pleines de sensibilité et d’intelligence. C’est notre valeur absolue à nous. On placera toujours la parole de l’accusé au-dessus de celle de la victime, tant pis pour elle, tant pis pour nous toutes et tous qui vivons dans cette société destructrice.

    Chez nous, mesdames et messieurs, l’art autorise tout. Amen.

    Titiou Lecoq pour Slate.fr
    #violophilie #culture_du_viol #déni

  • #Polanski : l’homme, l’artiste et la critique

    Vendredi dernier, une nouvelle accusation de #viol contre Roman Polanski a mis un terme prématuré à la promotion de son nouveau long métrage, exercice délicat en pareilles circonstances. Jean Dujardin et Emmanuelle Seigner ont notamment annulé leur venue au JT de TF1 et à l’émission Boomerang sur France Inter. Les révélations de Valentine Monnier ne sont pas seulement embarrassantes pour le cinéaste et les comédiens de J’accuse. Deux semaines après le témoignage d’Adèle Haenel, elles acculent aussi la presse culturelle à une nécessaire remise question.

    Dans la tourmente, la critique s’accroche encore à son mantra : il faut distinguer l’homme et l’artiste. Dans les médias, la séparation s’opère par rubriques – les affaires à l’info, le cinéma à la culturelle. « Il y a l’homme et il y a le film, et la rédaction de France Inter fait son boulot par rapport aux accusations portées contre l’homme », tranchait sa directrice Laurence Bloch. Parti pris pour le moins surprenant, quand la politique des auteurs chère à la critique promeut les analyses biographiques. Chaque article souligne ainsi que ce film sur l’affaire Dreyfus est l’œuvre d’un cinéaste juif dénonçant l’antisémitisme, mais la plupart ignorent ou réfutent le parallèle évident avec la situation judiciaire et médiatique de Polanski – alors que lui-même encourage à mots couverts une telle lecture (lire notre exergue).

    Une critique schizophrène continue ainsi à célébrer aveuglément le cinéaste, toujours poursuivi par la justice étasunienne pour le viol de Samantha Geimer en 1977 et accusé de faits similaires par une dizaine de femmes depuis 2010. Une position devenue indéfendable après les enseignements de MeToo et l’électrochoc Haenel. Taire la « part d’ombre » de Polanski, ou refuser de la voir dans ses films, participe à la culture du viol, qui nie la parole des victimes et accorde l’« immunité artistique » aux créateurs de génie. Il faut en prendre conscience – ou l’assumer.

    Auteure d’un article dithyrambique sur Jean-Claude Brisseau1 en mai dernier, Camille Nevers semble l’avoir compris aujourd’hui : « Les planètes se sont alignées on ne sait par quelle belle aberration, des forces et des coïncidences se sont liguées pour nous empêcher, nous critiques aux mains blanches, de traiter sereinement la sortie de J’accuse en salles – son évaluation en tant que plus ou moins bon film dont le commentaire devrait se contenter. On peut toujours faire comme si, mais il faut beaucoup se contorsionner maintenant, ou y mettre beaucoup de dédain obstiné, pour feindre qu’il ne se passe rien à côté – et dedans. »

    https://lecourrier.ch/2019/11/14/polanski-lhomme-lartiste-et-la-critique

  • #Huile_de_palme et biocarburant : #Total gagne une bataille à l’#Assemblée
    https://www.lefigaro.fr/societes/huile-de-palme-et-biocarburant-total-gagne-une-bataille-a-l-assemblee-20191

    https://www.liberation.fr/direct/element/lassemblee-maintient-lhuile-de-palme-parmi-les-biocarburants-les-ecologis

    #mede

    la fin de la #niche_fiscale, prévue pour début 2020, grèverait de 70 à 80 millions d’euros par an les comptes de cette usine, qui emploie directement 250 personnes.

    Le Sénat peut aussi revenir sur ce vote. L’amendement n’a en effet bénéficié d’aucun débat et n’a même pas été défendu au micro en séance.

  • Au fil des ans, cinq adolescentes ont accusé Roman Polanski de violences sexuelles - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/091119/au-fil-des-ans-cinq-adolescentes-ont-accuse-roman-polanski-de-violences-se

    L’affaire Roman Polanski rebondit à nouveau. Le Parisien a révélé, vendredi 8 novembre, un nouveau témoignage d’une femme accusant le réalisateur de viol : il s’agit de la photographe française Valentine Monnier, qui était âgée de 18 ans au moment des faits qu’elle dénonce, en 1975. Le cinéaste « conteste fermement toute accusation de viol ».

    Valentine Monnier explique que c’est en découvrant, en juillet, que le réalisateur préparait un film sur l’affaire Dreyfus, qu’elle a décidé de rompre le silence, qu’elle avait maintenu pendant 44 ans. Et c’est le témoignage de l’actrice Adèle Haenel, le 3 novembre, qui lui a donné « les dernières forces nécessaires », dit-elle, pour parler à visage découvert – sous son vrai nom et avec sa photo.

    Roman Polanski, le 2 octobre 2017, au festival du film de Zurich. © Reuters Roman Polanski, le 2 octobre 2017, au festival du film de Zurich. © Reuters

    Vendredi soir, Adèle Haenel – qui avait demandé, le 17 octobre, d’encadrer la projection du film de Polanski d’un débat au festival de la Roche-sur-Yon – a apporté publiquement, dans Le Monde, son soutien à la photographe. « Je soutiens entièrement la démarche de Valentine Monnier et je sors bouleversée de la lecture de son témoignage, explique la comédienne samedi matin, dans une déclaration écrite à Mediapart et au Parisien. Je la crois. Sa démarche suscite d’autant plus d’admiration que son agresseur est puissant. Depuis lundi soir, j’entends parler avec émotion d’une nouvelle prise de conscience. Cette prise conscience nous engage aujourd’hui à accueillir la parole de Valentine Monnier, à la soutenir, à prendre soin de son histoire. »

    #polanski #viol #impunité

  • (3) Violences policières : le gouvernement maintient la ligne dure - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2019/11/14/violences-policieres-le-gouvernement-maintient-la-ligne-dure_1763471

    Selon le document interne que « Libé » a consulté, le ministère s’apprête à entériner ses méthodes de maintien de l’ordre, malgré les drames observés depuis un an de manifestations de gilets jaunes.

    A rebours de la tradition française de maintien de l’ordre, la nouvelle doctrine rédigée par le ministère insiste sur la nécessité d’aller au contact des manifestants pour disperser et interpeller. Depuis plusieurs décennies, la tenue à distance de la foule était pourtant vantée comme un principe fondamental pour éviter un drame. Notamment depuis 1986 et le décès de Malik Oussekine, frappé à mort par des « voltigeurs », ces policiers circulant à moto au milieu de la foule, armés d’une matraque. La question de l’usage des armes et celle des nombreux blessés n’est par ailleurs pas abordée. Enfin, rien n’est prévu pour durcir le contrôle et la traçabilité de l’emploi de la force, alors que de nombreuses enquêtes ont été classées sans suite, faute d’avoir pu identifier les auteurs des violences alléguées.

    Depuis plusieurs mois, seules trois journées de travail ont formellement été organisées. Lors de la dernière, le 7 novembre, Reporters sans frontières, Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme (LDH) et des médecins ophtalmologistes ont finalement été reçus. « Il aurait été souhaitable que l’on soit de l’autre côté de la table, associés à l’élaboration et à la discussion : les concertations ne nous paraissaient pas à la hauteur des enjeux », estime Michel Tubiana, ex-président de la LDH, contacté par Libération.

    Pour le commandant d’une compagnie républicaine de sécurité (CRS) interrogé par Libération, cette volonté d’aller le plus vite possible au contact des manifestants est « un changement de pied historique » : « J’ai peur qu’il y ait des gens tués dans les prochaines opérations de maintien de l’ordre, d’un côté ou de l’autre. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort jusque-là, car plus on va au contact, plus le risque d’accident grave est élevé. Tôt ou tard, on va être confronté soit à des policiers à moto coincés dans une rue et lynchés au milieu de la foule, soit à un nouveau Malik Oussekine. »

    La Place Beauvau ne prévoit même pas, pour l’heure, d’encadrer plus strictement les tirs.
    Un contenu « pas arrêté »

    L’Intérieur ne semble pas non plus très préoccupé par l’accumulation d’enquêtes judiciaires classée sans suite, faute d’identification des policiers ou gendarmes responsables des tirs ou des coups. « Quand vous faites face à une horde de barbares, entre guillemets, et que des policiers sont tous habillés de noir ou de bleu avec des cagoules ignifugées en dessous pour parer les brûlures, l’identification n’est pas évidente. Surtout quand il y a des tirs simultanés de LBD », constatait la patronne de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), Brigitte Jullien, dans une interview publiée en août par Libération.

    « Entre guillemets » on peut dire des salauderies. Rappelons qu’a été tuée une dame à sa fenêtre et blessé·es grièvement des passant·es et des mineur·es. « Barbares », oui...

    La principale évolution dans la gestion des manifestations est une éventuelle refonte des sommations des forces de l’ordre en indiquant plus clairement que des armes vont être utilisées.

    Après consultation, remise en cause et recherche des solutions les plus acceptables par toutes les parties, on décide de ne rien changer ou presque aux #violences_policières et à ce maintien de l’ordre que plus personne ne nous envie.

  • Eliane Viennot : « La langue d’autrefois est bien moins sexiste qu’aujourd’hui » 1/2 | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/11/14/eliane-viennot-la-langue-dautrefois-est-bien-moins-sexi
    https://secure.gravatar.com/blavatar/a3b1cc5dc5733d7f4309d47eda4caf8d?s=200&ts=1573753012

    Récemment, j’ai vu que Montesquieu avait écrit dans les Lettres Persanes : « les femmes ont été motrices de cette lutte ». Alors, pourquoi dit-on que « la France est moteur de ceci ou cela » ? Non, « la France est motrice ». Si Montesquieu utilise ce mot, pourquoi ne l’utiliserions-nous pas ?

    Par ailleurs, je travaille depuis 20 ans sur l’Histoire des relations de pouvoir entre les sexes, et je me suis rendue compte que l’Europe a connu une véritable guerre intellectuelle sur la place des femmes dans notre société… guerre dont la France a été l’initiatrice. Cette « querelle des femmes » a commencé à monter vers les XIII-XIVème siècles, après la création des universités (strictement masculines). Cela a engendré des débats sur la place des femmes dans l’éducation, la famille, la politique etc. Mais on ne se dispute pas sur la langue avant le début du XVIIème siècle. Et ensuite cette querelle s’envenime, parce que la masculinisation de la langue s’accentue. Je traite de cette question dans mes livres d’histoire, mais je n’avais pas du tout prévu d’écrire un ouvrage sur ce sujet, c’est une éditrice me l’a proposé. Comme le sujet a rencontré un fort écho parmi les féministes, j’ai approfondi le sujet et deux autres livres ont vu le jour. C’est un domaine sur lequel je travaille énormément aujourd’hui.

    • ordinatrice \ɔʁ.di.na.tʁis\ féminin

      (Vieilli) Appareil électronique destiné à effectuer des calculs complexes. (La définition est à préciser ou à vérifier)
      Une ordinatrice IBM 650 a été mise en service à l’Observatoire de Meudon dont l’usage est partagé entre les Observatoires de Paris et de Meudon ainsi que l’Institut d’Astrophysique. — (International Astronomical Union. Commission des étoiles doubles, Circulaire d’information, 1954)

      https://fr.wiktionary.org/wiki/ordinatrice

      (Vieilli)

    • Je ne savais pas pour ordinatrice, merci pour l’info. Je vais essayé de m’en servir désormais. Dans la même veine, j’ai appris à dire « Aigle » au féminin depuis que j’ai appris par Elianne Viennot que c’etait au féminin avant que N.Bonapart veuille la prendre comme emblème de son impérialité. Il a fait la demande à l’académie française, l’académie s’est empressé de se soumettre à cette volonté autoritaire en tant qu’exciseurs officiel de la langue. Trop contents de joindre leur sexisme à leur cabotinage. Dire une aigle et une ordinatrice ca serai un peu comme de la chirurgie réparatrice du sexe féminin de la langue.
      http://www.audreyalwett.com/auteur-auteure-ou-autrice

      Ici il y a une autre explication du passage au masculin de l’Aigle mais pas de mention de Bonaparte.

      L’histoire de la langue fournit ainsi quelques exemples intéressants de basculement d’un genre lexical à un autre. L’usage a longtemps hésité entre le féminin et le masculin pour le mot aigle, masculin en français moderne. Ce mot proviendrait soit du latin aquila, qui est féminin, soit de l’ancien provençal aigla, féminin lui aussi. Il est employé au masculin et au féminin en ancien français, très souvent au féminin au XVIème siècle ; au XVIIème, il est déclaré de genre masculin quand il signifie « grand oiseau de proie diurne », et n’est alors plus employé au féminin que pour désigner l’aigle femelle. Ce qui n’empêche pas La Fontaine d’écrire :

      L’aigle, reine des airs, avec Margot la Pie / Différentes d’humeur, de langage et d’esprit (Fables, « L’aigle et la pie).

      Le Trésor de la Lange Française informatisé suggère que cette fixation, contraire à l’usage majoritaire du siècle précédent, serait liée au fait que les noms d’autres oiseaux de proie sont masculins : faucon, épervier. Cependant ce n’est pas le cas de tous les oiseaux de proie, comme le prouvent la buse ou les divers types de chouettes… D’ailleurs, la terminaison par un -e muet commande souvent l’utilisation du genre féminin. M. Yaguello propose une explication plus satisfaisante :

      il est probable que cet oiseau a été perçu comme symbolisant des vertus mâles plutôt que féminines ; cela a suffi à inverser son genre malgré la présence de -e muet. L’aigle, « roi des oiseaux », est ainsi devenu symbole impérial.

      Pourtant il semble que le genre féminin n’empêcha pas les Romains d’utiliser l’aigle comme symbole pour leurs armées. Napoléon reprit ce symbole, qui forme un couple intéressant avec celui des abeilles*, symboles d’immortalité et de résurrection. L’aigle est de nos jours l’emblème de nombreux pays, notamment l’Allemagne et les Etats-Unis, et il ne fait nul doute qu’il représente un symbole de virilité.

      https://cafaitgenre.org/2011/12/23/masculinfeminin-2
      Pour les rapaces au féminin n’oublions pas la #harpie

      #aigle #abeilles #genre

      Pour l’abeille, elle a été longtemps symbole aussi du pouvoir virile car on pensait qu’il y avait un « roi des abeilles » et non une reine.
      cf https://seenthis.net/messages/651167#message651864

  • Cela va sûrement (beaucoup) t’intéresser.
    https://koudavbine.blogspot.com/2019/11/cela-va-surement-beaucoup-tinteresser.html

    Je t’avais averti que cela allait sûrement (beaucoup) t’intéresser. Oldie (&repost) but goldie:Et le premier commentaire de la vidéo, "This is why girls go to the toilet in groups. It’s where we have rap battles."Voilà salut bisous, period rage sur vous, bois mes règles.

  • La manière de posé une question selon que vous serez faible ou puissant.


    Chez liberation on se demande ;

    Alain Finkielkraut a-t-il appelé à « violer les femmes » lors d’un débat sur LCI ?

    et

    Pourquoi le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Alors que libé aurais tout aussi bien pu se demander :

    Pourquoi Alain Finkielkraut a-t-il appelé à violer les femmes lors d’un débat sur LCI ?

    ni

    Est-ce que le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ?

    Pourtant Finkielkraut a bien fait appel au viol et apologie du viol avec circonstances aggravante de viol par conjoint. Il est donc passible de poursuite pour appel au crime contre un groupe discriminé.
    Mais Libé prend la défense de Finkielkraut qui est plus puissant que les femmes et Mme De Haas réunis.

    Dans la vidéo de 16 secondes intégrée à ce tweet, on entend juste Alain Finkielkraut, phallosophe, dire à Caroline De Haas, militante féministe : « Je dis aux hommes : "Violez les femmes !" D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs. » Le montage de cette vidéo ne permet pas de saisir la dimension « ironique » des propos du philosophe, qu’on comprend en écoutant l’intégralité de la séquence.

    Non seulement c’est un délit d’appeler au crime mais Finkielkraut par sa fonction d’académicien à une portée officiel. Ses propos engagent la république puisque ce délinquant misogyne et raciste est subventionné grassement par nos impôts.

    Pour l’ironie ca ne change rien, la loi ne dit pas que l’ironie autorise les appels au crime.

    Rappel de la loi :

    Seront punis des peines prévues à l’alinéa précédent (un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ) ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal.

    #humour #culture_du_viol #violophilie #masculinisme #appel_au_viol #académie_française #sexisme_d'état #phallosophe

    • Oui @martin4 d’où mon tag #sexisme_d'etat
      J’ajoute que le ministère de la culture recrute depuis 10 ans son personnel féminin avec une épreuve scatologique. Or après les signalements ni ce ministère si Sciappa n’ont désapprouvé et même après les révélation de la presse, le ministère ne récuse pas cette politique de recrutement et Sciappa ne répond pas plus. Je sais pas ce qu’en penserait Dreyfus mais je sais que si Libé dénonce d’un coté les féminicides et médiatise la politique de recrutement du ministère de la culture, #en_même_temps Libé trouve super drôle ce que dit Finkielkraut tout en oubliant étrangement de rappeler les limites que la loi pose à la #liberté_d'expression . Pour Finki, le minimum serait qu’après de tels propos, il soit viré de l’académie française.

    • Pour Finkielkraut (et d’autres) je pense qu’il est important de parler de « #Militant_pédophile_d'extrême_droite »

      Sur Finkielkraut et son militantisme pédophile :
      - Sur l’affaire Polanski, il ne cesse de minimiser le caractère enfantin de la victime (il compte les mois « 13 ans et 9 mois », il s’intéresse aux menstruations de la victime, il souligne qu’elle avait un « petit ami » (de son age) avec qui elle avait eu une ou deux relations sexuelles)
      - En 1977 avec Pascal Bruckner, il soutien Tony Duvert qui fait l’apologie de la pédophilie et considère que dès 10 ans un enfant peut avoir des relations sexuelles avec un adulte sans problème.

    • Amusant de constater qu’il y a une page consacrée au « gauchisme » sur Wikipédia.

      Gauchisme — Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme

      Au milieu des années 1970 des provocations sociétales touchant à la pédophilie ont été lancées mais dans les milieux et cénacles littéraires et mondains, par des auteurs distincts du gauchisme, les écrivains Tony Duvert et Gabriel Matzneff, quasiment au même moment. Le seul gauchiste à leur emboiter directement le pas sera Daniel Cohn-Bendit, même si en 1977 Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut, dans Le Nouveau Désordre amoureux62,63, vont aller jusqu’à déplorer en 1977 la réprobation déclenchée par le livre de Tony Duvert, allant jusqu’à inciter à le lire.

    • Le cas est un peu tendancieux puisqu’il se défend justement d’appeler à violer en mettant en scène sa caricature appelant à violer. Une chose est sûre, le récit par Libé, aussi complaisant soit-il, est déjà gerbant : des mecs du côté du manche défendent le droit de marcher sur les personnes de groupes sociaux minoritaires ou minorisés. Et tous les mecs qui défendent sur Twitter avec des super arguments : « Mais c’est de l’humouuureuh ! »

      Ça n’est pas de l’humour, l’humour étant destiné à faire rire alors que cette énonciation un peu tordue avait pour but de choquer Caroline De Haas (je suis trop loin de mes études de linguistique pour dire de quoi il s’agit mais des énonciations ambiguës ne font pas une blague ni réciproquement, c’est autre chose).

      J’ai un peu hésité et puis j’ai fini par rapporter les faits au CSA. Justement, et ça a fini de me convaincre, parce que le CSA ne prend pas les plaintes pour des propos interdits par la loi mais pour tout ce qui passe en-deçà et témoigne d’un manque du respect basique pour les gens et leur intégrité corporelle et mentale dans cette société. Parce que c’est le public qui attribue des fréquences, voire des subventions, donc on peut estimer que le public a droit de regard sur ce genre de salauderie.

      D’autre part j’ai noté ici https://seenthis.net/messages/806932 que Finkielkraut est le premier à se plaindre de gérontophobie quand on s’attaque à sa situation de mâle en fin de carrière et au sommet de son pouvoir (ici de sa capacité de nuisance). Il comprend très bien ce qu’a de toxique la haine pour un groupe... à condition qu’il en fasse partie !

    • Je ne voie pas ce qui pourait faire pensé que Finki ne viol pas sa compagne tous les soirs. C’est plutot inimaginable qu’une femme consente à du sexe avec ce sphincter incontinent. J’en profite pour dire aux femmes de châtrer les hommes et de commencer par Finki, ca le fera surement bien rigoler.

    • Question de budget ? Dans l’émission sur le vieillissement où ils sont entre mâles à se féliciter de leur grande sagesse et que la société (dont la recherche médicale) soit à leur service, ils avouent que leur sexualité est sous perfusion de Viagra.

      Cette sortie ne signifie ni que Finkielkraut viole ni qu’il ne viole pas sa femme, mais bien qu’il s’en fiche et qu’il souhaite garder le privilège de ne pas y réfléchir. Elle m’a fait penser au début de Coïts (Intercourse) d’Andrea Dworkin. Elle raconte que Léon Tolstoï hait le sexe mais que de temps en temps il est submergé par sa libido, qu’il n’imagine pas satisfaire autrement qu’en violant sa femme. Il se vidange dans son corps comme si c’était une chose, sa chose, puis la regarde comme un tas de merde... jusqu’à la prochaine fois. Non, il ne la viole pas tous les soirs mais il la viole et tout le monde s’en fiche à part une poignée de féministes et pro-féministes.

      Tous les mecs de cette émission se sont comportés comme de merdes assises sur leur privilège de blesser les autres. Ce sont des raclures et pas un n’est venu à l’aide de Caroline De Haas qui ne représentait pas que le féminisme mais aussi la simple décence.

    • Lorsqu’il lance à la cantonade "Violez, violez, violez ! Je dis aux hommes : violez. D’ailleurs, je viole ma femme tous les soirs", Alain Finkielkraut sait qu’il s’adresse à une victime de viol. Il sait aussi qu’à l’instant où il prononce - éructe - cette phrase, des dizaines de milliers de victimes de viol le regardent.
      ...
      La parole est « normatrice », elle est un agent actif sur la société. Elle agit sur les mentalités et sur les comportements. Je suis très étonnée depuis mercredi de voir des journalistes m’expliquer que c’était du 2nd degré donc au final, ce n’est pas si grave. Ces personnes travaillent pour des médias. Ils passent leurs journées à écrire et, pour certain.e.s, à parler à la radio ou à la télé.

      Ils n’ont pas conscience de la puissance d’un mot, d’un écrit, d’une parole ?

      Les mots, qu’ils soient prononcés au 1er ou 2ème degré, agissent. Différemment, sans doute. Mais ils agissent quand même. Quand un homme se moque à la télévision d’une militante féministe qui rappelle le nombre de femmes victimes de viol en France, il ne se moque pas seulement d’elle. Il se moque de ses propos. Il se moque du sujet. Il se moque du viol.

      Il légitime au final l’oncle ou le neveu qui expliquera lors d’un prochain repas de famille que franchement, « on parle trop de cette question », que « ça va deux minutes », que « y a pas tant de viols que ça en France ». Et Alain Finkielkraut, volontairement ou pas, participe de fait à verrouiller un peu plus ce secret qu’on essaye, contre vents et marées, de lever.

      https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/151119/le-viol-alain-finkielkraut-et-le-deni

    • Merci Antonin de citer l’analyse qu’a fait Dworkin de l’hypocrisie sexuelle de Tolstoï (à partir de ses propres écrits et de ceux, plus discrets mais plus émouvants de Sophie Andreievna Tolstoi). COïTS met également en scène d’autres viols iconiques dans les écrits d’écrivains mâles couronnés : Tennessee Williams, Isaac Bashevis Singer, Diego Rivera, James Baldin, Kôbô Abé et beaucoup d’autres. (https://scenesdelavisquotidien.com/2019/03/06/dworkin-aujourdhui-a-propos-de-sa-preface-a-intercourse-coit)

    • « Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne, Danièle Obono, députée de Paris, Uga Bernalicis, députée du Nord et Bénédicte Taurine, députée de l’Ariège du groupe la France insoumise ont saisi aujourd’hui [vendredi] la procureur de la République de Paris sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, pour les propos tenus par l’époux de Sylvie Topaloff le 13 novembre 2019 lors de l’émission La grande confrontation sur LCI », expliquent-ils.

      http://www.leparisien.fr/societe/propos-de-finkielkraut-sur-le-viol-quatre-deputes-lfi-saisissent-le-procu

      Les quatre Insoumises « considèrent que ces propos peuvent constituer un délit aux termes de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 » portant sur la provocation « à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre ».

    • Je trouve significatif que les hommes de droite - ce qu’est clairement Finkielkraut malgré une réputation acquise à gauche - instrumentalisent aussi cavalièrement les femmes, pas seulement la leur, mais celles de tous leurs auditeurs. Relire Dworkin ("Les Femmes de droite") à propos de la fausse sécurité promise aux femmes par les idéologues conservateurs-trices. « Il était une pomme » en a fait une série de vidéoclips : https://www.youtube.com/watch?v=yPkEd7vd0lI

    • Merci pour « il etait une pomme » @martin4

      Ici une déclaration sur les enfants de 16 ans malléables et influencables :

      « Je trouve lamentable que des adultes s’inclinent aujourd’hui devant une enfant. Je crois que l’écologie mérite mieux, et il est clair qu’une enfant de 16 ans, quel que soit le symptôme dont elle souffre, est évidemment malléable et influençable.

      https://www.ladepeche.fr/2019/09/20/alain-finkielkraut-tire-a-boulets-rouges-sur-greta-thunberg,8427127.php

      et ici une déclaration répété chez pujadas par le même sur les adultes de 13 ans et 9mois

      J’ai rappelé les faits, (...) cette jeune fille, qui avait en l’occurence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami (...)

      Ce qui implique que si une fille est pubère il ne peu plus y avoir de viol. Ca implique aussi que si une fille pubère est consentante un jour pour du sexe avec un garçon ou un homme alors elle est consentante pour toute pratique sexuelle avec n’importe quel homme n’importe quand, n’importe ou. C’est encore plus grave que ce que les analyses en disent. Ce que Finki défend comme idée c’est qu’une fille qui a passé la puberté n’est pas violable, une fille qui as un petit ami non plus... Il pense exactement comme les talibans qu’il prétend combattre.

      En 2009 il ajoutai aussi :

      « C’était une adolescente qui posait dénudée pour Vogue homme. Et Vogue homme n’est pas un journal pédophile.
      C’est quand même une chose à prendre en considération. »

      Sinon je me demande si Finki rigolerais dans le cas ou un antisémite noroire s’amusait à dire « Je dit aux goys, gazez, gazez, gazez les juifs. D’ailleurs je gaze un juifs chaque soirs. » pour se dédouaner d’être antisémite. Mais pas de pbl pour dire de la misogynie pour se défendre d’être misogyne. Ca me rappel mon ancien proprio qui me disait « Je suis pas raciste moi, je loge une négresse au 3eme ! »

      Par rapport à l’ironie et au 2nd degrès. Ce mode de communication exige une connivence entre les parties communicantes. Pour que le second degrés sois compris il faut de la connivence avec la ou les personne·s à qui s’adresse ce discours.

      https://www.youtube.com/watch?v=F9IOU0lB8j8

      Or Finki prétend faire de l’ironie sur le viol avec une victime de viol qui est face à lui, et il sais qu’il est regardé par des milliers de victimes de viol il ne peu donc absolument pas se faire valoir d’une connivence avec ses interlocutrices, les seuls avec qui il pourrait avoir de la connivence ce sont les agresseurs sexuels et leurs complices. Pour que Finki ai le droit à l’ironie, il faudrait qu’il n’ai jamais tenu de propos sexistes par le passé, qu’il n’ai jamais défendu de violeurs et qu’il prouve qu’il n’as jamais violé. Or Finki est un habitué du discours misogyne pro viol. Il a défendu le fait que toute fille qui passe la puberté ne peu plus refusé son consentement (ainsi que toute fille pubère qui a un petit ami ou/et qui a posé nu sur une photo un jour) et enfin vu sa conception du viol (une fois pubère les femmes n’ont plus le choix) il est plus que probable que Mme Topaloff en ai déjà subi de nombreux.

    • @tintin les sources sont multiples, mais je n’ai pas pu vérifier dans le livre écrit par Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner (en soit, ces deux noms accolés c’est déjà un film d’horreur) dans « Le Nouveau Désordre amoureux » en 1977 et ré-édité en poche récemment. https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Finkielkraut#La_%C2%AB_pens%C3%A9e_68_%C2%BB,_le_progressisme_et Le lien de Big Grisly https://fr.wikipedia.org/wiki/Gauchisme#Les_provocations_soci%C3%A9tales semble provenir de la même source c’est à dire #Michel_Onfray (personne que je trouve tout autant critiquable que Finkielkraut) dans son livre « L’autre pensée 68 : Contre-histoire de la philosophie ». Onfray écrit :

      https://books.google.fr/books?id=261ODwAAQBAJ&lpg=PT18&dq=Pascal%20Bruckner%2C%20p%C3%A9tition%

      "Loin de l’empire des adultes sur le sexes des enfants, le narrateur tient ce propos dont on peut imaginer qu’il est celui de l’auteur du livre : « Aimer un enfant, c’est lui permettre d’accéder sans heurt, par la voie de l’affection et du savoir, à une émotion, à une sensibilité et à une conscience dont l’amour ne saurait se passer pour rayonner de cette humanité à laquelle nos sociétés lui permettent rarement de parvenir » (75) — nous sommes loin des thèses de #Pascal_Bruckner et #Alain_Finkielkraut qui, dans "Le Nouveau Désordre amoureux" (1977), invitaient à ce que leurs lecteurs s’inspirent des livres du pédophile #Tony_Duvert dont ils déploraient qu’ils « provoquent le scandale : ils devraient susciter des vocations, dessiller les yeux » (au Seuil, page 266). En 1979, dans "Au coin de la rue, l’aventure", les deux compères [Bruckner et Finkielkraut] récidivent en écrivant : « Désirez-vous connître l’intesité des passions impossibles ? Éprenez-vous d’un(e) enfant » (ibid, 91)..."

      Et samedi dernier encore, tranquillement lors de son émission Répliques où il avait invité #Laurent_Dandrieu (de #Valeurs_Actuelles) et #Antoine_Guillot (de #France_Culture) :

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

      Alain Finkielkraut :
      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      Laurent Dandrieu :
      « Je pense qu’en fait le seul cas où on pourrait, éventuellement, repousser et rejeter une oeuvre artistique en raison des comportements scandaleux de son auteur, serait le cas où l’oeuvre sert justement à l’auteur pour justifier son comportement scandaleux. Un pédophile qui fairait une oeuvre qui fasse l’apologie de la pédophilie, là effectivement, il y aurait un problème évident à apprécier cette selon des critères purements artistiques. Il me semble absolument évident que dans le cas de Woody Allen on n’est absolument pas dans ce cas de figure là. »

      Alain Finkielkraut :
      « Alors il est vrai que, quand même, nous avons beaucoup changé de contexte parce qu’il y a un auteur qui a fait ça, très admiré dans les années 1970, et peut-être pas tout à fait pour rien, c’était Tony Duvert. Tony Duvert dans "Quand mourut Jonathan" a fait en effet l’apologie de la pédophilie. Mais bon, voilà, c’était... autres temps autres moeurs. »

      Ou encore dans l’ouvrage de #Malka_Marcovich dans son livre « L’autre héritage de 68. La face cachée de la révolution sexuelle » (Albin Michel)

      https://www.letemps.ch/societe/revolution-sexuelle-mai-68-genere-un-tourbillon-dabus

      "D’ailleurs les « nouveaux philosophes reconnaissaient toute la pertinence des livres de Tony Duvert et de son apologie de la sexualité avec les enfants, qui devait selon eux « stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux » (dixit Pascal Bruckner et Alain Finkielkraut dans Le Nouveau Désordre amoureux)."

    • Concernant la « définition de la pédophilie selon Alain Finkielkraut » on peut noter sa constance depuis au moins 1977 à défendre ce que nous appelons la pédophilie mais lui appelle des « relations sexuelles avec des jeunes filles pubères ».

      Pour moi Alain Finkielkraut procède à une réification des filles puisqu’il réduit celles-ci à un assemblage mécanique, la puberté , il nie la pertinence de la prise en compte de leur développement moral, psychologie, émotionnel, cognitif, intellectuel et social pour définir leur enfance.

      Alain Finkielkraut va ainsi à l’encontre

      – de la définition de l’ONU formalisée dans l’article 1er de "La Convention relative aux droits de l’enfant" :

      « _Au sens de la présente Convention, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ._ »

      https://www.unicef.fr/sites/default/files/convention-des-droits-de-lenfant.pdf

      – de la définition légale française https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/minorite.php

      "la « minorité ». est le nom donné au statut juridique que la loi attache à la situation juridique de la personne qui, en France, n’a pas atteint l’âge de 18 ans."

      La majorité sexuelle étant acquise à partir de 15 ans : https://www.planning-familial.org/fr/majorite-sexuelle-quelle-majorite-sexuelle-446

      ""Le fait, par un majeur, d’exercer SANS violence, contrainte, menace NI surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de 15 ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende"

      – Je n’ai pas trouvé de définition claire de l’enfance selon l’Organisation Mondiale de la Santé, mais voici comment l’ OMS définie la petite enfance :
      https://www.who.int/social_determinants/themes/earlychilddevelopment/early_child_dev_ecdkn_fr.pdf

      « Le présent document fait la synthèse des connaissances sur les possibilités d’améliorer la situation relative au développement de la petite enfance (DPE) à l’échelle mondiale. Conformément aux normes politiques inter-
      nationales, nous définissons la petite enfance comme la période allant du développement prénatal jusqu’à l’âge de huit ans. Ce que vivent les enfants durant leurs premières
      années sert de pierre angulaire pour le reste de leur vie. Cela s’explique par le fait que le DPE — dont les aspects physiques, sociaux, émotionnels, du langage et cognitifs — exerce une grande influence sur l’apprentissage de base, la réussite scolaire, la participation économique, la citoyenneté sociale et la santé. »

      On peut donc dire qu’en souhaitant restreindre l’enfance à la période avant la puberté (et donc potentiellement avant 13 ans et 9 mois mais aussi avant 11 ans) et donc la pédophilie aux relations sexuelles avec des enfants impubère, dans la situation actuelle, et compte tenu de ses valeurs sur d’autres sujets : Alain Finkielkraut est bien un militant pédophile d’extrême droite.

      Positions qu’il a exprimer à plusieurs reprises :

      9 octobre 2009 8h20

      « Polanski n’est pas pédophile ! Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant au moment des faits ! C’était une adolescente qui posait nue, dénudée pour vogue homme ! Et vogue homme n’est pas un journal pédophile ! »

      https://archive.org/details/finkielkrautpolanskipedophilie2009

      Mercredi 13 novembre 2019

      Cette jeune fille qui avait en l’occurrence 13 ans et 9 mois, elle n’était pas impubère, elle avait un petit ami. Elle a eu cette relation avec Polanski, il a été accusée de viol.

      https://archive.org/details/alainfinkielkraut-lagrandeconfrontation-lci

      Samedi 16 novembre 2019

      « On est pédophile lorsqu’on veut, lorsqu’on désire des jeunes filles impubère. Quand elles sont pubères ce n’est plus de la pédophilie, cela peut être condamnable etc. mais à ce moment-là il faut utiliser le vocabulaire qui convient. »

      https://archive.org/details/finkielkraut16novembre2019franceculture

    • « il faut utiliser le vocabulaire qui convient » nous tance l’Académicien. Si les règles de la bienséance ne bâillonnaient pas celles qui partagent un plateau avec cet homme, il se ferait servir des propos inconvenants mais parfaitement justifiés. Car enfin, n’est-il pas obscène que l’Académie française, les grosses pointures du cinéma français et des émissions de grande écoute soient ainsi mobilisées par la défense d’un pleutre ? Polanski n’a rien d’un héros : il a sodomisé à deux reprises une adolescente de 13 ans après l’avoir subornée et droguée avec des Quaaludes. Il a reconnu ces actes et est, depuis, un fugitif de la justice, profitant des pays qui n’ont pas d’entente d’extradition avec les USA. Je trouve obscène qu’on l’ait laissé s’accaparer l’héroïsme d’Émile Zola pour tenter de se laver les mains.

  • Collages féminicides Lyon – Sur les murs, dire « les meurtres de femmes, parce qu’elles sont des femmes » - Rebellyon.info
    https://rebellyon.info/Collages-feminicides-Lyon-Sur-les-murs-21353

    égeant pas les victimes quand elles le demandent. Au mieux des mesures éviteront une partie de la casse. Depuis des décennies, les associations et les mouvements féministes travaillent à visibiliser le continuum des violences, pointant la façon dont les féminicides sont les manifestations ultimes de processus dans lesquels les femmes sont confrontées à des violences multiples contre lesquelles il est particulièrement difficile de se défendre.
    Coller des slogans sur les murs, entre femmes, participe de cette volonté de dénoncer les conditions de maintien d’un contexte social, économique et politique qui fragilise et expose toutes les femmes aux violences, qu’elles soient conjugales, physiques et psychologiques, sexuelles, économiques, professionnelles, institutionnelles.

    La forme de la répression policière n’est pas anodine. Les agent·es qui interpellent les colleuses peinent à comprendre la solidarité spontanée de femmes qui défendent les femmes, toutes les femmes, sans tracer de frontières sur la base du sexe assigné à la naissance, de la profession, de la religion ou de la classe. Quand ils l’aperçoivent, cette solidarité, ils cherchent à humilier, ridiculiser, diviser les militantes.

    Que les mesures qui relèvent de la criminalisation, de la judiciarisation, de la psychologisation ne sont pas satisfaisantes et pas suffisantes. Les policiers tardent à intervenir, minimisent les violences, laissent leurs auteurs quitter les commissariats. Les juges, au pénal comme aux affaires familiales, fragilisent la parole des femmes et visent à une pacification qui abandonne les victimes à une brutalité sans fin, quand ils ne sont pas simplement les relais d’une implacable justice de classe. Les psys renvoient inlassablement les victimes à des schémas culpabilisants où elles portent la responsabilité de la paix avec leurs bourreaux. Police, Justice et Psy ne protègent pas efficacement les femmes et, même quand elles remplissent leur petit office, elles ne suffisent pas à ouvrir la voie à une émancipation collective dont l’urgence est ressentie par tellement d’entre nous.

    Les colleuses lyonnaises contre les #féminicides élargissent le propos et tiennent à signaler toutes les violences, contre toutes les femmes.

  • Déchets envoyés en Asie : amende française pour une société de courtage, une première - Magazine GoodPlanet Info
    https://www.goodplanet.info/actualite/2019/11/14/dechets-envoyes-en-asie-amende-francaise-pour-une-societe-de-courtage-u

    La France a infligé une amende de 192.000 euros à une société de courtage pour avoir envoyé 20 conteneurs de #déchets_plastiques en Malaisie, qui les avait ensuite renvoyés dans l’Hexagone, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de la Transition écologique qui évoque une première.

    Les conteneurs avaient été convoyés cet été, avant d’être renvoyés dans la foulée par la #Malaisie, qui les a jugés non conformes et en a notifié la France, a précisé le ministère, confirmant une information du Parisien.

    @antonin1