• J’ai découvert mon blocage par le compte @rezo la semaine dernière et aujourd’hui seulement la raison :
    https://seenthis.net/messages/868485

    Voici donc ma réponse.

    Pardon pour la partie « je commente le titre de l’émission », je n’avais pas vu que c’était une série. Vu le contexte hyper conflictuel, je trouvais que ça en rajoutait mais j’étais à côté de la plaque.

    Sur le fait que je ne vais pas écouter l’émission, j’ai assez traîné dans ce milieu, je connais le discours par cœur (pas besoin d’une énième répétition, d’autant qu’il y a peu de prime à la pensée indépendante sur ces questions, plutôt le contraire) et je trouve désolant qu’on en soit là. Contrairement à @ martin4, je fais mon boulot pour chercher des terrains d’entente sur ces questions sans poser pour objectif ni l’exclusion des femmes trans ni celle des féministes trans-exclusives (comme le font plein d’hommes cis het aussi). J’espère que ça me vaut l’estime des personnes concernées et je découvre le départ d’@ intempestive dont le compte était resté actif malgré son sommeil. Si jamais j’ai contribué à sa fatigue, je vais demander pardon en privé.

    • « Contrairement à @ martin4, je fais mon boulot pour chercher des terrains d’entente sur ces questions sans poser pour objectif ni l’exclusion des femmes trans ni celle des féministes trans-exclusives (comme le font plein d’hommes cis het aussi). »
      Je ne me reconnais pas dans cette vanne. Mon seul objectf est de faire circuler des faits et des propos de féministes. J’aime bien la majorité des propos d’Antonin 1, et je trouve dommage qu’ils soient écartés.
      Je trouve les dénominations de « femmes trans » et
      « féministes trans-exclusives » trompeuses et j’amène des éléments qui contestent ces simplifications idéologiques.

    • @antonin1 Je continue depuis près de 20 ans à conseiller la procrastination absolue comme moyen de gérer les relations en ligne  : parce que nous n’y avons pas accès à tout le langage corporel qui tempère le discours, les émotions sont particulièrement exacerbées en ligne et provoque des réactions physiologiques réelles et démesurées avec la réalité probable des intentions et des offenses.

      Pour le dire plus simplement, tout y est sans filtre et sans recul, d’où la tentative de tempérer tout cela avec les émoticons censées donner des informations sur notre état émotionnel. 🤨

      En gros, quand on est viscéralement touché·e par des mots ou des propos en ligne, il est fondamental de lâcher immédiatement le clavier et de s’adonner à une saine activité, loin des écrans.

      Ensuite, bien à froid (des jours après, si besoin), revenir sur le problème et très généralement se rendre compte qu’on a probablement surréagi et que soit il vaut mieux lâcher l’affaire (non, ce n’est pas grave de n’avoir pas le dernier mot  !) soit il vaut mieux éclairer la situation en posant le problème, en exprimant son ressenti, mais en évitant d’être en mode conflictuel.

      La plupart du temps, tout se résout plutôt bien par la discussion et la modération (de soi, de ses propos). Parfois, il est nécessaire de creuser, parfois de laisser couler.

      Dans tous les cas, ne jamais prendre de décision sous le coup de l’émotion .

      En fait, après 20 ans de modération, je me suis rendue compte que ça marchait aussi très bien IRL et c’est c’était plutôt bon pour ma vie, mon entourage et ma santé mentale. 😀

      (J’allais dire pour mon teint , mais tous ceux qui me connaissent IRL savent que sur ce chapitre, j’ai perdu la bataille 😏)

    • @monolecte, le blocage direct sur la foi de deux seens, c’est une porte fermée : même pas possible de se défendre. Et visiblement en une semaine elle ne s’est pas entrouverte. Quand je repense que Seenthis m’a déjà été rendu désagréable par des personnes qui avaient un comportement machiste agressif répété proche du harcèlement... que j’y ai été victime de stalking, sans compter la diffamation dans la presse pour mes propos ici-même... Être le gros étron de service en comparaison avec ça, ça fait mal.

      Maintenant je vais aller lire mon bouquin de l’été sur le nazisme.

    • Le coup de l’émotion, ça marche des deux côtés du manche.

      De mon côté, j’ai été un peu traitée de fachotte ici même pour avoir été pote avec Chouard…

      Mais tout finit par passer.

      (Et à la fin, il y aura un big crunch et toutes nos montagnes russes émotionnelles, nos vies et notre espèce n’auront jamais existé  donc, bon…)

      C’est quoi, ton bouquin  ? Libres d’obéir  ?

    • Punaise mais en fait à chaque fois que je reviens, à chaque fois je tombe sur un nouveau problème lié au même compte qui, petit à petit, à force de nous épuiser (nous = féministes inclusives) avance et creuse des tranchées là où il n’y en avait pas.
      Renseignements pris ailleurs (sphère intime / privée, donc désolée, pas de « preuve ») ces hommes traducteurs ont déjà fait pas mal de dégats au poins que des féministes radicales boycottent désormais tout le site avec regrets de peur de tomber sur une phrase dégueulasse aumilieu d’un texte intéressant.
      Jene suis pas d’accord, Agnès et Vanderling : quand tu vois une pensée progresser, faire comme si elle n’existait pas n’aide personne. Et, Agnès, ce n’est pas ton amitié avec Chouard qui t’a été reprochée mais le fait de minorer ce qui était problématique dans ses « amitiés » à lui. On voit depuis ce que ça a donné quand il s’en est enfin clairement expliqué devant un Denis Robert atterré...
      Bref, je vais refaire une pause, encore, laisser nos graines d’inquiétude pousser, et on verra bien si / quand je reviens.
      Arf :/

    • @martin4, je reconnais que depuis que je critique les féministes trans-exclusives, je ne me suis jamais pris de coups bas, d’insultes, etc. et je ne ressens pas la même intimidation qu’en face. Je ne sais pas si c’est stratégie ou simplement décence mais je le note pour ce que ça vaut : déjà beaucoup. Les rares fois où c’est arrivé, c’est de femmes tellement mal en point que j’ai laissé filer. Quant à toi, tu es assez limite humainement, je n’ai pas plus envie que ça qu’on me colle dans le même sac que toi, je trouve ça très injuste.

      Je dis « trans-exclusive » parce que d’une je reconnais le droit de n’importe quel groupe minorisé à rester en non-mixité, y compris les femmes cissexuelles, et quand bien même je défendrais un choix différent, donc ce n’est pas insultant de ma part. Je ne dis pas « critique du genre » parce que c’est flou (critique de la réalité du genre ou de sa conceptualisation ?), que ça frise souvent la négation du concept même de genre comme rapports sociaux de sexe (j’aime utiliser la formule francophone, qui est meilleure, mais genre s’est imposé et j’en garde l’acception la plus proche) avec une naturalisation de la féminité qui me semble problématique, vu le travail effectué par des féministes pendant des décennies pour ne pas être réduites à des utérus ambulants traversés par les flux de la lune. Et ça, c’est pas flou, c’est nul vu le monde en face qui est vent debout contre la « théorie du gender ».

      Bref, des fois je me dis que vous contribuez à rendre ce débat impossible avec vos insultes et vos propos haineux (genrer les gens au sexe natif, etc.), débat qui a pourtant bien « lieu d’être ». Donc toujours je repars vous défendre et appeler au respect de votre intégrité physique ("and choke on it"), de votre droit d’expression (j’ai bien écrit à la bibli de Seattle en ce sens, entre autres fois), je vous crédite pour des choses intéressantes que vous publiez, etc. Mais vous me fatiguez presque autant qu’en face. En fait non, surtout toi : ta visibilité ici (et ailleurs) est problématique parce qu’être la seule personnalité qui dépasse d’un groupe de féministes, kof kof.

      Mais je ne vais pas te bloquer pour autant. Je l’ai déjà fait jadis pour les gens qui m’énervaient et c’était moche. Pas moyen de taguer, de compléter un seen... sans compter la censure, même réduite comme tu le rappelles, @sombre. J’ai honte d’avoir ainsi failli sous couvert de « modération communautaire » alors qu’il ne s’agissait que de flatter mon ego bousculé par un militant pas toujours très agréable mais pour qui j’ai pas mal d’estime.

      @monolecte, c’est un bouquin grand public qui vient de passer en poche. Lecture de plage, c’est des entretiens radio et articles de la presse magazine. Un peu frustrant car des fois trop rapide, des redites, mais c’est peut-être plus de mon niveau pour commencer ! Et ça me donne envie de poursuivre.

      Je suis toujours en colère. J’ai longtemps envoyé mes scuds le lendemain mais j’aime aussi m’en libérer pour vite en finir. On verra.

    • @val_k, nos messages se sont croisés. Et allez hop, j’ose : Martin, laisse des femmes traduire des femmes, déjà, pour des raisons évidentes. Et parce que la qualité de tes trads à toi personnellement oui toi de Dworkin est loin d’être reconnue... Donne toutes ses chances à cette autrice, laisse de jeunes féministes la découvrir autrement que par ta médiation. S’il te plaît.

      Aux autres, l’image ci-dessous n’a rien à voir avec nos débats.

    • @val_k

      Renseignements pris ailleurs (sphère intime / privée, donc désolée, pas de « preuve ») ces hommes traducteurs ont déjà fait pas mal de dégats au poins que des féministes radicales boycottent désormais tout le site avec regrets de peur de tomber sur une phrase dégueulasse au milieu d’un texte intéressant.

      martin dufresne fait la même chose pour un des dossiers les plus intéressant de CQFD.
      https://seenthis.net/messages/870492
      https://seenthis.net/messages/870388
      pour moi, la plus belle sortie de seenthis reste celle de philippe de jonckheere
      https://seenthis.net/messages/802750

    • Pas tout compris à propos des raisons qui font que ça « achoppe » parce que je ne prends pas toujours le temps de lire les discussions concernant les différents antagonismes à l’intérieur des luttes féministes et la perception de ces luttes par celles ou ceux qui se situent à l’extérieur et aussi (peut-être) parce que je comprends pas tout, mais ...

      « What the fuck !!! »
      En français : c’est quoi, ce bordel !
      (Et désolé pour celles et ceux que mon vocabulaire pourrait choquer parce que, malgré mes efforts, je reste toujours un peu « brut de sciage »).

      [edit] Quand je parlais de « bordel », je pensais (bien sûr) au blocage de @antonin1 par @rezo, blocage qui est un acte de censure caractérisée.

    • Je ne sais pas ce qui se passe sur @seenthis depuis quelques temps. J’ai pris de la distance à plusieurs reprises car j’ai assisté à plusieurs polémiques/agressions/claquages de portes qui m’ont non seulement déplu et fatigué (on s’en fout) mais surtout posé beaucoup de questions sur le fonctionnement du site, et plus généralement sur les formes que prennent ces derniers temps le militantisme de plateforme (j’inclue ce qui se passe sur d’autres réseaux a-asociaux (instagram en l’occurrence car je ne vais peu sur twitter et plus sur fb). Je reviens après un break et je vois que c’est reparti. Difficile de garder mon compte actif dans cette ambiance, sachant que toutes ces anathèmes ont eu pour sujet des questions féministes. X étant taxée de trop radicale, Y de trop machiste, Z de pro ou anti trans et j’en passe. J’ai essayé d’appliquer la méthode @monolecte mais ce retour en fin de matinée estivale montre que ça ne marche pas vraiment...

    • @antonin1 pour la décision de ton départ de @seenthis , cela ne tient qu’à toi. Pour la sauvegarde de ton historique aussi, il suffit de mettre ton compte en sommeil et il y en a beaucoup sur seenthis.
      Après pour effacer ton historique et ton profil, il faut faire la demande au conseil d’administration.
      La réponse peut prendre un certain temps, je me souviens de Aude Vidal qui a supprimé le sien 2 fois et pas sans tergiversations. Celui de intempestive, plus récemment, s’est vidé en loucedé,
      @mad_meg , jadis très active est en hibernation. Phil de Jonckheere, déjà cité et @l_l_de_mars a aussi quitté seenthis quelque jours après lui. @lazuly est mort.
      Si tu utilises seenthis pour tes archives, ce billet de @alimielle répond à ta question :
      https://seenthis.net/messages/856814
      Pour ce qui est de la popularité, elle est assez restreinte, il n’y a que quelques billets qui plafonnent à + de 30 étoiles.
      Ce n’est pas trop les étoiles ou mes propres archives ou celles d’un.e telle qui a de la valeur à mes yeux mais plutôt cette mémoire collective qui renforce mon humilité et mon addiction. Mais bon, quand le produit est de cette qualité, pourquoi s’en priver !!
      Je honnis Twitter, Facebook, Instagram… moins Tumblr mais j’y suis blacklisté pour quelques billets compromettant. Il suffit de publier une couverture de Hara-Kiri sur Tumblr pour être censuré. Par contre trouver des mp.4 pornographique très facilement ou des billets republié plusieurs milliers de fois .

      https://www.youtube.com/watch?v=ZLK3Kr9seQQ


      #ta_gueule_lara

    • @vanderling

      il faut faire la demande au conseil d’administration.

      Il n’y a rien de formel à ce jour derrière @seenthis.

      La réponse peut prendre un certain temps, je me souviens de Aude Vidal qui a supprimé le sien 2 fois et pas sans tergiversations.

      Plus maintenant, perso je supprime le compte immédiatement si je suis sur l’ordi au moment de la demande, et la situation vécue par Aude Vidal ne se reproduira plus car on en a discuté longuement sur la liste seenthis à cette époque, et il est acté qu’on doit agir rapidement en cas de demande de suppression d’un compte.

    • @supergeante quelque part (je dis bien quelque part…), ce qui se passe sur #Seenthis est rassurant parce qu’il s’y passe exactement la même chose que dans l’ensemble du corps social  : la montée des positions tranchées et excluantes, des divisions, des agressions, des anathèmes, des radicalités. Ce qui signifie que Seenthis n’est pas une bulle hors du monde et que ses membres n’échappent pas plus qu’ailleurs à cette montée de la pression et de l’incommunicabilité. Donc nous ne sommes ni pires ni meilleurs que les autres.

      Après, cette évolution globale me tétanise d’autant plus qu’elle n’augure rigoureusement rien de bon pour l’avenir, proche ou lointain.

      J’ai l’impression que l’époque où l’effort de dialogue, de débat et de discussion était considéré comme le top ou tout au moins ce vers quoi une société évoluée doit tendre appartient dorénavant au temps des dinosaures ou que j’ai mal compris ou que je l’ai rêvé. En tout cas, c’est bien révolu et à tenir méthodiquement les comptes de l’acceptabilité des divergences des idées, discours et opinions, nous nous divisons tous de plus en plus en groupes de plus en plus petits.

      Nous nous atomisons, nous luttons les uns contre les autres, nous nous étripons à la moindre nuance et le périmètre de tolérance de l’altérité court de plus en plus autour de nos nombrils.

      Actuellement — et cela ne stupéfie absolument plus personne — une recommandation de santé publique fait l’objet de dissensions violentes au sein de la population et l’égoïsme inconséquent (voire létal) est érigé en esprit critique, indépendance d’esprit voire symbole de la démocratie. Et au nom de cette conception particulière de la liberté et de la démocratie (en réalité de la négation brutale de toute collectivité, de tout vivre-ensemble), on agresse, on brutalise, on blesse, on démolit, on tue.

      Donc, il ne se passe rien sur Seenthis qui ne se passe absolument partout ailleurs.

    • @monolecte il y a deux options : mettre son compte en sommeil si on souhaite que les contenus restent en ligne VS demander la suppression du compte et tout le contenu disparaît (et la personne peut demander à récupérer une archive du contenu pour son usage perso).

    • @monolecte je suis d’accord et flippée, je pense, autant que toi. Je vois surtout cette tendance s’exprimer sur les plateformes en ligne, c’est ce que je soulignais. Seenthis a, tout un temps échappé à cette tendance globale. J’appréciais le plus qu’apportait les commentaires structurés collectifs aux recueils de liens et une certaine camaraderie, y compris dans la dissension. Si il ne s’agit que de rassembler les liens pour éviter de se taper ces anathèmes, autant faire un truc dans ce style à l’ancienne : https://pluralistic.net. Pour toujours plus d’individuel et de personnal branding, ça va être super (joke).

    • Je ne sais pas si chacun·e de vous mesure l’épuisement mental et affectif que ce genre de « conversation » à répétition peut provoquer chez les un·es et les autres. Certain·es semblent s’y complaire et cherchent où mieux appuyer pour faire mal aux autres, d’autres n’ont que la solution de fuir.

      En l’occurrence martin et antonin ayant chacun cru bon d’utiliser l’espace de @rezo pour voler dans les plumes d’intempestive, qui en a souffert, j’ai voulu signaler son départ et mon mécontentement, puis j’ai bloqué le fil de discussion. Bref une sorte de « mise en pause ».

      Maintenant, pour être constructif (même si j’en ai gros), je vais m’abstenir de toute action ou commentaire supplémentaires jusqu’au 1er septembre. Et quelle que soit votre opinion sur le sujet, je vous prie de la garder pour vous d’ici-là.

    • Pareil que @monolecte et @supergeante : c’est pas bon signe pour la suite. Ça fait cinq ans que je vois les insultes fuser entre militant·es, spécialement féministes, et ça m’inquiète. On en oublie un peu qui sont nos ennemi·es... Et je pense qu’eux n’oublient pas, on sera dans leur colimateur quand ils gagneront et que nous on ne sera arrivé à rien (bizarrement).

      Alors oui, les collages contre les féminicides qui finissent en « les TERFs au bûcher » dans un contexte « féministes qui n’ont pas lieu d’ouvrir leur gueule », comment dire ? Y’a pas assez de Darmanin dans le monde pour occuper les militant·es ? De Dupont-Moretti ? Est-ce qu’on milite ou est-ce qu’on se branle la nouille/cerise en se flattant d’être pur·es et formidables, contrairement à ces gens qui sont de la merde, ce qu’on signifie bien en les bloquant ?

      J’ai critiqué sans haine mais parfois durement ("haineux", c’est ni agréable à dire ni à entendre) les choix lexicaux et le fond des textes de @tradfem, en n’oubliant jamais de remercier aussi pour ce qui me nourrissait, et j’ai apprécié que ça ne crée pas de psychodrame, je te bloque, je ne suis plus ta copine... et qu’on puisse se parler correctement comme une fois je crois avec Yeun. Faire la même chose sur le programme d’@intempestive avec qui j’ai des liens amicaux et que ça crée cette tempête de merde où Martin et Antonin, même saleté... ça fait mal. (Et je dis pas que tout le monde doit aimer tout le monde, moi aussi j’ai des inimitiés et des coups de gueule mais je ne bloque plus les gens qui me foutent pas à l’aise, seulement ceux qui me semblent préjudiciables à moyen terme à la qualité des échanges ici.)

      @rastapopoulos, on a déjà parlé de la solution je jette les clefs de mon compte mais @b_b ou @biggrizzly a répondu que ça créait des rebonds et du trafic inutile. Perso, pour plein de raisons que je vous passe, je ne suis pas en capacité de m’auto-limiter et de dire « rdv le 1er septembre ». Ça et l’envie de regagner deux heures de ma vie chaque jour, le contexte politique intolérant, la déception que ça constitue (impossible de critiquer un travail ou une position ? blocage sur deux seens par un compte même pas perso ?), ça me donne envie de partir. Simplement comme Seenthis a un super moteur d’archives et comme je trouve ça nul de partir en détruisant tout (que celles et ceux qui le font s’en repentent, si ce n’est pour leur gueule que ce soit pour ce qu’on construit collectivement, @monolecte tu as mille fois raison depuis longtemps !), j’aurais aimé qu’on ait une solution collective comme celles envisagées chaque fois que la question s’est posée (pour la première fois il y a des années) : suppression du compte ou bien passage sur un compte anonyme pour celles et ceux qui ne veulent pas laisser de trace visible avec leur nom ou pseudo trop connu, désactivation de l’activité mais les archives entièrement préservées. Je voudrais désactiver mon compte, ne plus pouvoir venir poster (même si c’est pour revenir dans un an parce que j’ai oublié), et garder les archives pour moi et d’autres.

      La semaine dernière j’ai commenté un seen de @rezo (juste pour mettre des tags et le référencer mieux, no comment) et j’ai découvert mon blocage qui ne concernait pas que ce fil.

    • Début mars j’étais sur le point d’envoyer une invitation à une rencontre spécifique femmes de seenthis quand l’obligation de confinement m’a coupé l’herbe sous le pied.
      Les accrochages récurrents entre femmes et sur les questions du féminisme m’attristent, m’affligent, me fatiguent et le fol espoir de pouvoir discuter pour de vrai, sereinement, de cette situation, essayer de mettre à plat les malentendus, de débattre dans le respect de l’autre des opinions et de s’entendre au moins sur certains points m’a traversé l’esprit. Si je crois encore à la force d’une vraie rencontre pour débattre, je suis convaincue que les relations via les réseaux sociaux sont biaisées pour tout un tas de raisons, il est facile de mal exprimé quelque chose comme il est facile de mal interprété une petite phrase que l’on reçoit au mauvais moment.
      Alors une vraie rencontre pour une journée ou deux où on peut aussi organiser des sorties ou ateliers, peut être l’occasion d’avancer. Encore faut-il en avoir envie.

  • La sauvagerie politique de Gérald Darmanin - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290720/la-sauvagerie-politique-de-gerald-darmanin

    Dernier avatar d’une dérive commencée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin est désormais le nouveau symbole d’une politique sauvage. D’une politique qui ne s’autorise que d’elle-même, s’émancipant des règles communes. D’une politique aventurière, violente et grossière. D’une politique sans autre boussole que le pouvoir, l’abus qu’il permet, le profit qu’on en tire, la protection qu’il confère. D’une politique sortie de ses gonds à la faveur de la panique grandissante d’une classe dirigeante ayant fait sécession, indifférente au sort collectif, arc-boutée sur ses avantages, aveugle aux sursauts du monde.

    alors que la catastrophe sociale, économique, écologique, etc., est déjà en cours, ce pouvoir voudrait continuer comme avant, en ne changeant (presque) rien à sa politique au service d’intérêts sociaux minoritaires.

    Dès lors, il lui faut faire diversion, en montant la société contre elle-même, en la divisant, en l’hystérisant, en la brutalisant. C’est la fonction du nouveau mantra présidentiel dont Gérald Darmanin se veut l’empressé propagandiste, cette déclaration de guerre au « séparatisme » (lire l’article d’Ellen Salvi). Sont ainsi amalgamées comme une nouvelle Anti-France, symboliquement décrétées en dehors de la communauté nationale, toutes les dissidences où s’exprime, s’invente et se renouvelle la politique comme émancipation, à partir des sursauts venus du mouvement propre de la société, de ses luttes autonomes et de ses résistances spontanées.

    Le mouvement #MeToo marque un nouvel âge du féminisme, ébranlant dans le monde entier la domination masculine ? On nommera au ministère de l’intérieur un homme politique qui ne nie pas avoir eu des relations sexuelles avec deux femmes venues lui demander d’user de son pouvoir pour les aider (pour obtenir un logement et dans un dossier judiciaire).

    La lutte contre la corruption et pour la moralisation de la vie publique est décisive afin de reconquérir la confiance d’un peuple qui déserte les urnes ? On nommera au ministère de l’intérieur un fidèle de Nicolas Sarkozy, lequel s’est empressé de le faire savoir sur TF1 : « Gérald est un ami, j’ai pu compter sur sa fidélité et sa solidité. » Or il s’agit de l’ancien président le plus cerné par la justice de toute notre histoire républicaine, multi-mis en examen sous les chefs les plus accablants, déjà renvoyé devant les tribunaux dans deux dossiers (Bismuth et Bygmalion) et personnage central de l’énorme scandale des financements libyens.

    La dénonciation des violences policières visant des populations à raison de leur couleur de peau et de leur condition sociale, discriminées et opprimées, est devenue universelle, soulevant notamment les jeunesses nord-américaine et française ? On nommera au ministère de l’intérieur un politicien qui en nie jusqu’à l’existence – « Quand j’entends le mot violences policières, personnellement, je m’étouffe » –, alors même que se multiplient les révélations sur des unités de police à la dérive, violentes, xénophobes, racistes, infiltrées par l’extrême droite, corrompues parfois.

    Les fautes d’aujourd’hui peuvent faire les crimes de demain. Il n’y a pas de frontière étanche entre une République et un régime autoritaire si celle-ci déserte ses règles démocratiques, ses solidarités sociales et ses exigences éthiques. Si l’histoire n’est jamais écrite par avance, l’indifférence aux violences faites aux femmes comme l’encouragement des violences policières, sans oublier la déclaration de guerre à une société décrétée ensauvagée, ne cessent d’ouvrir grand la porte par laquelle la catastrophe s’installera à demeure.

  • Covid-19 : première plainte criminelle pour « délaissement » de personnes vulnérables
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/29/covid-19-premiere-plainte-criminelle-pour-delaissement-de-personnes-vulnerab

    Un enseignant trentenaire, souffrant de dépression, contraint d’appeler une demi-douzaine de fois le SAMU en une semaine avant de parvenir à être hospitalisé. Il y mourra, des suites du Covid-19… « Les gens qui sont vraiment en grande détresse, en gêne respiratoire, ils parlent beaucoup moins bien », lui avait répondu le SAMU. Arrivé à l’hôpital, il sera directement envoyé en réanimation, au vu de sa détresse respiratoire.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : des personnes âgées écartées des hôpitaux pendant la crise sanitaire en France

    Un couple de septuagénaires dans un Ehpad. La femme tente désespérément d’alerter le personnel sur l’état de son mari. L’établissement, jugeant son attitude « alarmiste » et « nuisible », propose de la renvoyer chez ses enfants pour la « séparer » de son époux. La famille finit par obtenir, de haute lutte, l’hospitalisation du vieil homme, atteint du Covid, puis de la femme, également malade. Les deux finissent par en mourir, à quinze jours d’intervalle.

    Une nonagénaire autonome, en Ehpad, présente de graves symptômes du Covid-19. Son fils demande instamment l’hospitalisation. Une infirmière sollicite le SAMU et s’entend dire : « Elle a 93 ans, c’est ça ? (...) Donc elle ne sera pas hospitalisée. (…) Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas, mais elle n’ira pas aux urgences. (…) Il faut contacter le médecin, qu’il vous donne des consignes pour qu’elle évolue dans le confort. »

    Ces épisodes glaçants – et dix autres – sont consignés dans la plainte contre X avec constitution de partie civile pour « délaissement ayant provoqué la mort », « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », « discrimination » et « entrave aux soins » dont vingt-huit parents ou ayants droit de treize personnes décédées du Covid-19 ont saisi, avec l’association Coronavictimes, vendredi 24 juillet, le doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris.

    « En raison de leur âge, de leur isolement ou de leur condition physique ou psychique préexistante, ces treize personnes n’ont pas eu accès à des soins adaptés qui auraient pu les sauver », explique Me Anaïs Mehiri, l’avocate qui a déposé cette plainte collective.

    Dans le document de 32 pages que Le Monde a consulté, les plaignants dénoncent une « stratégie » consistant, selon eux, à « laisser les personnes souffrantes à leur domicile ou dans une structure d’accueil [Ehpad] jusqu’à ce qu’elles atteignent un état de santé critique ». Ils reprochent ainsi « un tri » opéré envers leurs proches.

    #refus_de_soin #Covid #hôpital #plainte #responsabilité_légale #délaissement

  • Student protests in Southeast Asia have brought down dictators before: What Thailand’s students can learn - Thai Enquirer
    https://www.thaienquirer.com/16136/student-protests-in-south-east-asia-have-brought-down-dictators-before

    Where does that leave #เยาวชนปลดแอก?

    The current cross-generational nature of student-led protest turnout can be fleeting, as the First Quarter Storm protests tell us. A movement built and centered around campuses becomes overly dependent on the rhythm of the school year, on the personalities of certain students, on the (often fragile) unity among student leadership.

    Rather, a dedicated attempt at cross-class coalition building – involving leaders, organizers and agitators from farming communities, informal laborers and factory workers – is critical to keep the protest momentum going over the many years it will take to create political change. The waves of protest in Indonesia came from different factions of society. In some important cases, as in 1996, protests barely involved student leadership at all.

    More importantly, student leaders must look beyond traditional allies. Calls for current student protest leaders to link up with trade unions or opposition parties are important, but far from enough. As seen with the Red Shirt protests in 2010, real social change comes from tapping into the concerns of the informal proletariat. Amid a pandemic that has widened the income gap further, there are more than enough problems to amplify.

    Ultimately, returning power to the people means recognizing the breadth and depth of who ‘the people’ really are. A cross-class coalition will give students the vital support and momentum needed to keep going.

    #Thaïlande #people_power #Asie_du_Sud-Est #Philippines #Indonésie

  • « Apporter de l’aide à Matzneff a longtemps servi la réputation d’élus », tribune de Cloé Korman, romancière
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/30/apporter-de-l-aide-a-matzneff-a-longtemps-servi-la-reputation-d-elus_6047651

    En 2015 est sorti un film magnifique, sobre comme ses personnages, Spotlight, qui raconte comment une équipe de journalistes d’investigation du Boston Globe a mené une enquête sur des prêtres pédophiles ayant fait des centaines de victimes dans leur ville, au vu et au su de la hiérarchie ecclésiastique, de la police et de la justice, et ce à partir de la fin des années 1970. Conduite au tournant des années 2000, l’enquête qui est dépeinte par le réalisateur Tom McCarthy n’est pas seulement difficile à mener, elle l’est aussi et surtout à publier : des amis, des alliés, vont se retrouver exposés pour ces crimes, ou pour leur absence de réaction devant ces crimes. Il y a vers le milieu du film un échange saisissant entre deux journalistes, à propos du proverbe « It takes a village to raise a child » (« pour élever un enfant, il faut tout un village ») dont ils sont en train de découvrir l’envers cauchemardesque : « It takes a village to molest one » (« il faut aussi tout un village pour abuser de lui. »)

    Il faut des silences, des complicités, des tolérances, des indifférences. Dans l’affaire Gabriel Matzneff, l’effort collectif est encore plus remarquable puisque l’écrivain a non seulement revendiqué ses actes, mais qu’il en a fait son fonds de commerce, dès 1974 et la parution des Moins de seize ans (Julliard). D’après ses propres mots dans ce livre, il aime les jeunes gens à partir de 10 ans, alors qu’il en a déjà 38. L’idée qu’on ne savait pas qui était Gabriel Matzneff, qui on aidait quand on l’aidait, est obsolète à partir de 1974, quand il commence à publier ses récits pédophiles autobiographiques.

    Parler d’ordre moral est assez consternant

    En 1987, treize ans plus tard, il trouve sur son chemin des mécènes pour lui payer ses notes d’hôtel. En 2002, il obtient que le Centre national du livre lui accorde une sorte de pension de retraite définitive. Ceux qui signent les chèques ne sont pas les mêmes que ceux qui accordent les subventions, qui ne sont pas les mêmes que ceux qui l’invitent à la télévision, etc. – ceci car « il faut tout un village ».
    En 2020, une enquête de Mediapart et du New York Times met en cause Christophe Girard comme acteur de ce soutien financier, d’abord en tant que secrétaire général de la maison Yves Saint Laurent dont il signait les chèques, puis pour une lettre de soutien qu’il a signée alors qu’il était déjà adjoint à la culture à la Mairie de Paris.

    Suite aux pressions de militantes féministes et écologistes, Christophe Girard vient de choisir de démissionner de ce poste qu’il a si longtemps occupé. Certains voient dans cette démission une injustice, invoquent une atmosphère de « tribunal populaire » ainsi que « d’ordre moral ». Parler d’ordre moral est assez consternant.

    L’ordre moral désigne le mouvement politique qui a suivi la Commune de Paris et encouragé la piété catholique en France, l’édification du Sacré-Cœur, le maintien des femmes à la maison, à des fonctions reproductives et domestiques. Historiquement, l’ordre moral, c’est exactement le contraire de ce à quoi aspirent les militantes féministes, qu’elles soient lesbiennes militantes soi-disant « hystériques » ou plus modérées.

    A moins que cette expression ait changé de sens et que l’ordre moral désigne désormais un monde où l’on ne peut plus violer tranquillement les enfants, ou les femmes de ménage, ou les prostituées, sans que cela fasse de vagues, à moins que l’ordre moral, ce soit quand on ne peut plus préserver le bien-être libidinal de certains au détriment de tous les autres. L’ordre moral, dans ce cas, ne serait peut-être plus ce qu’il était.

    Hypocrisie

    Quant à l’idée que Christophe Girard serait victime d’une exécution publique, injuste, arbitraire, parce que sa situation ne relève pas de la justice judiciaire mais « uniquement » de l’opinion publique, elle me paraît d’une incroyable tartufferie.

    Faire face à l’opinion publique et tenir compte de ses attentes, c’est la base du métier de politique. Acquérir du capital symbolique en parrainant des événements, en affichant telle ou telle amitié, en étant capable de mobiliser tel ou tel réseau professionnel ou social, c’est le quotidien de ce travail.

    Dans le cas Gabriel Matzneff, l’hypocrisie va même au-delà. Il y avait sans doute plus que Matzneff dans Matzneff : lui apporter de l’aide a représenté, pendant des années, une opération réputationnelle qui allait au-delà de l’écrivain – ça a été chic, provoquant, et à sa façon, utile à ceux qui le faisaient. Aider Matzneff ou ne pas s’opposer à ce qu’il soit aidé a été le signe d’une audace morale, d’un « pas froid aux yeux » permettant de faire plaisir au sein d’une certaine élite. Si cette opération réputationnelle a pu être bénéficiaire à une époque, il n’est pas injuste que, le public ayant changé, les attentes morales ayant évolué, le seuil de tolérance aux violences sexistes et sexuelles commençant enfin à s’abaisser, la même opération puisse aujourd’hui tourner au fiasco.

    Il faut bien rappeler que Vanessa Springora, en publiant son livre, n’a pas révélé les actions de Gabriel Matzneff. En parlant de sa douleur redoublée par l’indifférence, par l’absence d’aide qui l’a entourée, ce livre est une révélation non des faits, mais de l’aveuglement devant les faits. En ce sens, son titre a eu le génie d’inscrire dans le débat public français un double sens très opérant du mot « consentement » : c’est-à-dire le « oui » ambivalent de la victime, d’un côté, et de l’autre tout un bruissement de « oui » – oui pour un chèque, oui pour un coup de main, oui pour un déjeuner, tous ces oui de l’absence de courage, ces oui qui coûtent moins cher à une carrière que de dire « non » à un allié ou un patron.

    Pour un homme politique, dont c’est le métier de gérer son capital symbolique, l’exposition publique de ses sympathies et de ses valeurs, c’est une disgrâce normale de tomber pour un « oui » de trop.

    #Ville_de_Paris

  • This Week, Democratic Leaders Rejected Medicare for All Again
    https://jacobinmag.com/2020/07/covid-19-democrats-medicare-for-all

    Last Wednesday, 139 House Democrats voted to reject a 10 percent cut in the Pentagon budget proposed by Congressional Progressive Caucus cochair Mark Pocan. On Monday, delegates on the DNC’s platform committee rejected Medicare For All (M4A) by a margin of 36-125-3, alongside an amendment urging the party to embrace the legalization of marijuana.

    On Tuesday, House majority leader Steny Hoyer signaled that the party is ready to budge on extending the extra $600 in weekly unemployment benefits millions have been receiving during COVID-19 — echoing right-wing talking points that such benefits would serve as a “disincentive to work.”

    Tying together what has been a truly stellar month for elite Democrats, Biden — who currently has a solid lead in the polls — explained to a group of Wall Street donors that he won’t actually propose any new legislation to rein in corporate power or change corporate behavior. “Corporate America has to change its ways,” said Biden at a fundraiser headlined by Blackstone executive Jon Gray, adding: “It’s not going to require legislation. I’m not proposing any.”

    Le choix entre la peste et l’accompagnement réaliste et responsable du choléra.
    #Trump #Biden #USA2020

  • Why birds are the answer to saving Malaysian forests | BirdLife
    http://www.birdlife.org/worldwide/news/why-birds-are-answer-saving-malaysian-forests

    Malaysia has ten species of hornbill – ten in Peninsular Malaysia, eight in East Malaysia. The future survival of these hornbills depends greatly on how we govern our forests, including the protected areas within them. At Malaysian Nature Society (MNS), we believe it is key to empower civil society – from local communities and indigenous peoples to the grassroots NGOs – to play a role in monitoring their forests. This community-based approach is integral to our involvement in the European Union-funded Asia-Pacific forest governance project*, led by BirdLife International.

    But empowering such a broad spectrum of civil society can be a daunting and laborious task, and stakeholder involvement will always be influenced by levels of awareness, interests, commitment and capacity. In addition, the disparity between forest policies and processes in Peninsular Malaysia, Sabah and Sarawak complicates the matter, because there can be no ‘one-size-fits-all’ solution. Yet, citizen science is becomingly increasingly important in biodiversity and natural resource use. Some of Malaysia’s newer national policies and programmes now actively encourage Malaysians to engage in citizen science. If by monitoring biodiversity and forests we can influence how our forests are treated, it is surely worth the effort.

    Broadly, we use two approaches at MNS to monitor forests. One uses GIS tools (digital mapping of forest data), whilst the other uses a particular species as a surrogate, whereby conservation efforts of a representative species benefit the wider ecosystem. Birds have proven to be effective indicators of wider environmental health in many parts of the world. The Belum-Temengor Forest Complex (BTFC) in northern Peninsular Malaysia holds a special place in the history of MNS, and since our work began there in the 1990s, its conservation is one of our utmost priorities. Not only is it an Important Bird and Biodiversity Area and a Forest of Hope, it also holds the distinction of being one of only two sites in Malaysia to support all ten of the country’s hornbill species. This lends us an ideal opportunity to employ hornbills as surrogates to protect this precious site, since healthy hornbills depend upon healthy forests.

    #oiseaux #calao_rhinocéros #déforestation #science_participative

  • L’huile de palme est devenue omniprésente dans le diesel européen - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/230720/l-huile-de-palme-est-devenue-omnipresente-dans-le-diesel-europeen

    « Le diesel européen utilise cent fois plus d’huile de palme que les 40 milliards de gâteaux Oreo consommés chaque année. » Le 2 juillet dernier, la fédération Transport et Environnement, qui regroupe plus de 50 ONG européennes œuvrant pour limiter l’impact des transports sur le réchauffement climatique, publiait ce rapport, dont le titre peut faire sourire. Mais derrière l’accroche, les chiffres sont stupéfiants.

    Au niveau européen, l’utilisation de l’huile de palme a atteint cette année un record : elle a augmenté de 7 %, pour atteindre 4,5 millions de tonnes. Un chiffre à mettre en parallèle avec la baisse historique de son usage dans l’alimentation, le secteur traditionnellement le plus gourmand, qui n’en a consommé « que » 2,8 millions de tonnes cette année.

    La France produit chaque année 900 000 tonnes d’huile de palme et a connu en 2019 une augmentation de sa production de 30 000 tonnes. Selon l’association écologiste Canopée, « cette hausse s’explique par l’entrée en fonctionnement partiel de la bioraffinerie de La Mède, appartenant au groupe Total ». Une raffinerie qui ne remplirait pas ses engagements environnementaux, selon Greenpeace, puisque Total importe de l’huile de palme vendue par Apical, « un grand exportateur indonésien pointé du doigt pour ses manquements en matière de lutte contre la déforestation ».

    75 % de la production française finit dans les moteurs diesels, soit 700 000 tonnes. « C’est grâce à des rapports comme celui-là, grâce au travail des associations que l’on se rend compte de la place totalement démesurée de la voiture dans nos sociétés », ajoute Sylvain Angerand. « Lorsqu’on parle d’huile de palme, immédiatement deux lumières s’allument : Nutella et orangs-outans, se désole-t-il, alors que depuis des années, c’est la voiture diesel qui en consomme le plus. »

    Le rapport contribue enfin à combattre l’idée selon laquelle les biocarburants seraient respectueux de l’environnement. Ils seraient au contraire trois fois pires pour le climat et émettraient plus de 80 % de CO2 en plus que les énergies fossiles.

    Lien vers https://www.transportenvironment.org/press/100-times-more-palm-oil-eu-diesel-all-oreo-cookies-world

    #huile_de_palme #déforestation #Indonésie #Malaisie

    (Je viens de m’abonner à Mediapart maintenant que je suis riche.)

  • Bolloré Logistics ouvre un bureau à Madagascar | Financial Afrik
    https://www.financialafrik.com/2020/07/09/bollore-logistics-ouvre-un-bureau-a-madagascar

    Cette nouvelle implantation va permettre à Bolloré Logistics Madagascar d’appréhender plus efficacement la croissance du marché de la vanille ainsi que les nouveaux flux créés grâce au moyen d’une offre de transport « porte-à-porte » à destination des États-Unis. Elle va également renforcer les relations avec les clients ainsi que les fournisseurs et favoriser la création de solutions sur mesure destinées à tous les exportateurs de vanille. De nouveaux services dédiés sont également désormais proposés à d’autres industries, notamment celle du textile.

    #Bolloré #Madagascar

  • Alice Coffin placée sous protection policière après son cyberharcèlement | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/alice-coffin-placee-sous-protection-policiere-apres-son-cyberharcelem

    “Ce qui s’est passé est très grave. La tempête d’insultes et de haine a été tellement violente qu’on m’a proposé une protection policière”, a confié l’élue issue du monde militant féministe. Après avoir d’abord refusé cette protection, elle a fini par l’accepter dimanche soir, précise-t-elle encore au quotidien.

    #Matzneff #Christophe_Girard #Alice_Coffin #cyber_harcèlement

  • L’été et le Covid : « Ma bonne dame, on ne trouve plus de petit personnel » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/07/25/l-ete-et-le-covid-ma-bonne-dame-on-ne-trouve-plus-de-petit-personnel_1795

    La commission d’enquête parlementaire n’a entendu que des pontes. Ministres, sous-ministres, directeurs d’agences régionales de santé (ARS), sont venus se dédouaner sur les conditions d’incurie dans lesquelles le pays a affronté la crise. Palme d’Or de l’indécence à Roselyne Bachelot, égérie sarkozyste brillamment relookée en présentatrice sympatoche et fardée, a moqué ces médecins envoyés au front sans équipements de protection : « On attend que le directeur de cabinet du préfet ou de l’ARS vienne avec une petite charrette porter des masques ? Qu’est-ce que c’est que ce pays infantilisé ? Il faut quand même se prendre un peu en main. C’est ça la leçon qu’il faut tirer. Tant qu’on attendra tout du seigneur du château, on est mal ! »

    De nature prudente voire paranoïaque, je suis depuis longtemps persuadé – et en particulier après H1N1 et les vaccinodromes de Bachelot – de l’incapacité étatique à protéger la population.

    #irresponsabilité_organisée #Covid #crise_sanitaire #hôpital #Bachelot

  • As Republicans Embrace Cut in Jobless Aid, Divisions Weaken Their Leverage - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/07/27/us/politics/republicans-jobless-aid.html?smtyp=cur&smid=tw-nytimes

    The proposal comes after Republicans struggled to iron out their policy differences with the administration and each other. Democrats are all but guaranteed to reject the offer.

    #chômage #USA

  • High Court finds Najib guilty of all seven charges in misappropriation of RM42m SRC International funds | Malaysia | Malay Mail
    https://www.malaymail.com/news/malaysia/2020/07/28/high-court-finds-najib-guilty-of-misappropriation-of-rm42m-src-internationa/1888749

    Datuk Seri Najib Razak has been found guilty by the High Court today for abuse of power and misappropriating over RM42 million from 1Malaysia Development Berhad’s (1MDB) former subsidiary SRC International Sdn Bhd.

    In delivering his judgement to a packed courtroom, High Court judge Mohd Nazlan Mohd Ghazali said Najib was complicit in the deposits of RM42 million from SRC International in his private account.

    “In conclusion after considering all evidence in this trial, I find that the prosecution has successfully proven its case beyond reasonable doubt against the accused, I therefore find the accused guilty and convict the accused on all seven charges,” he said.

    Najib Razak, Malaysia’s Former Prime Minister, Found Guilty in Graft Trial - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/07/28/world/asia/malaysia-1mdb-najib.html?smid=tw-nytimes&smtyp=cur

    Douze ans de prison pour le « kleptocrate » Najib Razak, un haut fait démocratique en Malaisie
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/29/douze-ans-de-prison-pour-le-kleptocrate-malaisien-najib-razak_6047585_3210.h

    Pour chacun des six principaux chefs d’accusation, le prévenu encourait une peine d’une dizaine d’années : au lieu d’être additionnés, ils ont été fondus en une seule sentence de douze ans. Najib Razak a plaidé non coupable, affirmant avoir été abusé par d’anciens affidés.

    The Guardian view on Najib’s rise and fall : a victory for the rule of law | Editorial | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/jul/28/the-guardian-view-on-najibs-rise-and-fall-a-victory-for-the-rule-of-law
    https://i.guim.co.uk/img/media/c05b54729d35900aeb8f404f40e408e47d23cf02/192_274_5290_3175/master/5290.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    Najib faces four more trials related to the theft of billions of dollars from 1MDB. The US department of justice said that the fund’s cash was used to purchase luxury apartments in Manhattan, paintings by Monet and even financed a major Hollywood movie. The DoJ says $680m (£525m) ended up in the prime minister’s bank accounts. This in a country where 40% live on less than £2 a day.

    But Najib has stayed active in politics, working behind the scenes. His party, the United Malays National Organisation (Umno), played a decisive role in instigating Machiavellian levels of betrayal to bring down the government that had come to power by defeating him. Umno currently props up the shaky Perikatan Nasional government, made up of Malay-centric parties and rural fundamentalists. Regaining high office, his opponents say, is the only way Najib can save himself from jail.

    This would be an awful turn of events. Najib’s Umno was autocratic as well as corrupt, and it let the economy splutter. The party lost office in 2018 after six decades in power. There was a genuine hope that the new multiracial Pakatan Harapan government would be a force for change. But apart from press freedoms and an anti-corruption drive, the hopes of the new government were largely unfulfilled.

    #Malaisie #corruption #Najib #1MDB

  • Pas touche à Christophe Girard ou l’image violente d’une défense de classe - regards.fr
    http://www.regards.fr/politique/article/pas-touche-a-christophe-girard-ou-l-image-violente-d-une-defense-de-classe

    Raphaëlle Rémy-Leleu et Alice Coffin, élues écologistes au Conseil de Paris, ont dénoncé le choix de Christophe Girard au poste d’adjoint à la culture. Celui-ci a démissionné jeudi mais Anne Hidalgo et l’exécutif parisien n’ont pas voulu en rester là…

    • force est de constater qu’il existe un parallèle entre la bronca de l’exécutif parisien qui a suivi démission de Christophe Girard et la défense organisée des activités pédophiles de Gabriel Matzneff : dans les deux cas, c’est la perpétuation de mécanismes de défense de classe qui est au cœur du problème. L’élite culturelle parisienne avait défendu Gabriel Matzneff comme aujourd’hui l’élite politique tout aussi parisienne défend Christophe Girard. Les intérêts de la nation ou de la lutte des classes ne sont plus au centre de la bataille politique, même à gauche : on défend son camp, comme dirait le préfet Didier Lallement. Point barre

    • pas faux, même si j’ai tendance à penser que la culture du viol c’est aussi ça qui se rebiffe devant nous ou plutôt le bon vieux déni derrière lequel se cache la culture du viol (parce que le mec qui se fait dédicacer des livres par matzneff, belle carrière ou pas, engagement pour la culture ou pas, le mec mérite (au moins) quelques soupçons). Et c’est ça, ce déni, qu’on prend dans la gueule, chaque jours tous les jours, à paris comme ailleurs, chez les bourges comme chez les proles, c’est ça, pour moi, qui est à l’oeuvre, plus que la grille de lecture « une classe qui se défend ». Tout le monde chie dans son froc d’affronter vraiment le sheitan qui les habite.

    • Derrière la démission de Christophe Girard, des repas avec Matzneff payés par la Ville, MARINE TURCHI
      https://www.mediapart.fr/journal/france/270720/derriere-la-demission-de-christophe-girard-des-repas-avec-matzneff-payes-p

      Contrairement à ce qu’ont mis en avant Christophe Girard et la mairie de Paris, l’adjoint à la culture n’a pas démissionné seulement à cause de la manifestation, jeudi 23 juillet, de militantes féministes et d’élu·e·s écologistes. Selon nos informations, les services de la Ville de Paris ont découvert, mercredi puis jeudi dernier, trois notes de frais de repas entre l’élu et l’écrivain Gabriel Matzneff, réglés par la Ville.

      L’une datée du 12 février 2019, portant sur un déjeuner au restaurant le Taxi jaune, pour un montant de 85 euros, que Christophe Girard a fait défrayer en tant qu’adjoint à la culture de la Ville de Paris. Les deux autres remontent à 2016 (un dîner) et 2017 (un déjeuner), lorsqu’il était maire du IVe arrondissement de Paris.

      Selon nos informations, Anne Hidalgo a transmis la première de ces notes au parquet de Paris, via son conseiller juridique. Cet élément a été versé à l’enquête préliminaire en cours pour « viols commis sur mineurs » visant Gabriel Matzneff. Christophe Girard avait été entendu comme témoin dans cette procédure, en mars. L’élu a en effet côtoyé l’écrivain dès les années 1980, lorsqu’il était le proche collaborateur du couturier Yves Saint Laurent. C’est par son entremise que les factures de l’hôtel de Gabriel Matzneff avaient été réglées à l’époque par la société Yves-Saint-Laurent (lire notre enquête).

      Gabriel Matzneff, en février 2019, à la librairie « Les Cahiers de Colette » à Paris (IVe), avec à sa gauche Guillaume de Sardes et à sa droite Christophe Girard (Matzneff a en main le roman historique « Perdre la paix. Keynes 1919 » publié en 2015 par Christophe Girard chez l’éditeur suisse Hélice Hélas). © DR
      Gabriel Matzneff, en février 2019, à la librairie « Les Cahiers de Colette » à Paris (IVe), avec à sa gauche Guillaume de Sardes et à sa droite Christophe Girard (Matzneff a en main le roman historique « Perdre la paix. Keynes 1919 » publié en 2015 par Christophe Girard chez l’éditeur suisse Hélice Hélas). © DR
      Le premier repas, celui de 2019, a été justifié par Christophe Girard auprès des services de la Ville comme un déjeuner dans le cadre de la journée écriture-manuscrit, organisée par la Ville trois mois plus tard, le 15 mai 2019. Les deux autres ont été réglés sur son enveloppe de frais de représentation, pour lequel l’élu bénéficie d’une plus grande autonomie, mais qui fait l’objet d’une déclaration annuelle à la mairie centrale.
      Selon nos informations, la maire de Paris a eu connaissance de la première note de frais mercredi soir 22 juillet, après qu’un agent du bureau de l’appui aux élus – chargé de rembourser les frais – a pris l’initiative de faire une recherche, suite à la résurgence médiatique de l’affaire Matzneff et des demandes de démission de Christophe Girard par le groupe écologiste au conseil de Paris. L’exécutif de la mairie n’avait en effet opéré aucune vérification ou enquête administrative.

      Cette note de frais a été transmise au cabinet d’Anne Hidalgo. Puis le directeur de cabinet de la maire, Frédéric Lenica, et le premier adjoint, Emmanuel Grégoire, ont demandé aux services administratifs de la mairie d’effectuer une vérification plus large.

      Il n’a pas été demandé explicitement à Christophe Girard de démissionner. Mais jeudi, en début d’après-midi, Frédéric Lenica puis Emmanuel Grégoire se sont tour à tour entretenus avec l’élu, en lui expliquant qu’il mettait l’exécutif dans une situation intenable, selon nos informations. « Je les ai vus dans mon bureau pour leur lire le communiqué écrit par moi-même, mon conjoint, mes fils aînés et mon avocate », assure de son côté Christophe Girard.

      Puis deux autres notes de frais ont été découvertes, jeudi en fin d’après-midi – celles datées de 2016 et 2017. Vers 18 heures, l’élu a annoncé sa démission à l’Agence France-Presse.

  • Voilà ce que ca donne quand tu as un accident dans une de ces nouvelles bagnoles électriques ...
    https://seenthis.net/messages/869726

    Ce n’est pas drôle pour les pompiers quand ils sont dans l’impossibilité d’éteindre le feu d’une batterie qui brûle suite à l’impact d’un accident. Après ils doivent submerger la voiture dans de l’eau pendant des heures pour être sûr que le feu est bien éteint.

    C’est déjà un progrès. Il y a quelques mois encore une épave de Tesla trainait pendant des semaines avant que l’assurance de son propriétaire trouve un spécialiste autrichien capable de récupére l’épave et de traiter les matieres dont est composé un véhicule électrique.

    – Pour le dire clairement : ce n’est pas mieux quand ton réservoir avec 50 litres d’essence prend feu. Ce fait divers montre bien pourquoi il faut en finr avec les voitures individuelles et mettre en place des systèmes de transport publiques partout et à des prix abordables. Ce n’est pas avec les bagnoles à batterie qu’on resoudra nos problèmes de transport.

  • Thread by G_Ricordeau : Pourquoi ce qui se passe à Portland est important ? Comme j’ai l’impression qu’il y a pas grand chose en français, un thread (un peu long, ma…
    https://threadreaderapp.com/thread/1287242725566210049.html

    Pourquoi ce qui se passe à Portland est important ? Comme j’ai l’impression qu’il y a pas grand chose en français, un thread (un peu long, mais c’est dimanche)…

    #Portland #Gwenola_Ricordeau #BLM et ses suites...
    Excellent thread plein de refs pour celles et ceux que ça intéresse comme @tintin.

  • Ségrégation musicale et égalité raciale : l’après-George Floyd de la country music | EHESS
    https://www.ehess.fr/fr/carnet/apr%C3%A8s-george-floyd/s%C3%A9gr%C3%A9gation-musicale-et-%C3%A9galit%C3%A9-raciale-lapr%C3%A8s-george

    Le 4 juin 2020, une manifestation de soutien au mouvement Black Lives Matter rassemblait des milliers de personnes à Nashville, cœur historique de l’industrie de la country music. Quelques jours plus tard, le 9 juin, le Grand Ole Opry, institution majeure de ce genre musical basée dans la capitale du Tennessee, déclare officiellement œuvrer en faveur de la diversité raciale au sein de la country music. Stimulés par les protestations nationales à la suite de l’assassinat de George Floyd à Minneapolis le 25 mai 2020, les appels de musiciens à reconnaître le racisme qui sous-tend la production de la country music s’étaient en effet multipliés, mettant en lumière de façon inédite la surreprésentation des musiciens blancs ainsi que les difficultés professionnelles et la stigmatisation des musiciens noirs. Il s’agissait également de souligner les clivages raciaux alimentés par une production musicale ciblant quasi-exclusivement les populations blanches. Comme c’est le cas pour les statues de Confédérés déboulonnées, l’histoire des débuts de la country music permet de comprendre les raisons pour lesquelles les revendications d’égalité raciale dans les espaces juridique et politique s’étendent à d’autres domaines sociaux et culturels associés au racisme et à la suprématie blanche.

    #musique #country #racisme

  • Thinking Allowed - Ignorance - BBC Sounds
    https://www.bbc.co.uk/sounds/play/m000ktyc

    Strategic ignorance and knowledge resistance: Laurie Taylor talks to Mikael Klintman, Professor of Sociology at the University of Lund, Sweden about our capacity for resisting insights from others. At all levels of society, he argues, our world is becoming increasingly dominated by an inability, even refusal, to engage with others’ ideas. It does not bode well either for democracy or for science. They’re joined by Linsey McGoey, Professor of Sociology at the University at Essex, whose new study explores the use of deliberate and wilful ignorance by elites in pursuit of the retention of power - from News International’s hacking scandal to the fire at Grenfell Tower.

    Sur les usages de leur propre ignorance par les élites politiques et économiques.
    #audio #ignorance #responsabilité_légale

  • Gérald Darmanin veut "stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société"
    https://www.lci.fr/politique/gerald-darmanin-jean-castex-veut-stopper-l-ensauvagement-d-une-certaine-partie-d

    « CRISE DE L’AUTORITÉ » - Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin estime qu’il « faut stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société » dans une interview dans laquelle il affirme aussi sa volonté de « combattre avec la première énergie » l’islamisme.

    Chouette : « ensauvagement ». Et pas celui de quelques individus, mais carrément « d’une certaine partie de la société » (laquelle, tiens-donc ?). Encore un talking-point de l’extrême-droite banalisé par l’extrême-centre.

    Rappelle-moi : « faire barrage » à quoi, au juste ?

  • Un policier révèle des centaines de cas de maltraitance et de racisme dans les cellules du tribunal de Paris | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1595760037-policier-revele-centaines-cas-maltraitance-racisme-dans-tgi-

    Tribunal de grande instance de Paris (75) – L’immense bâtisse de verre se dresse sur 38 étages en direction du ciel. Et, on le sait moins, trois niveaux souterrains. Le plus grand tribunal d’Europe où chaque jour se pressent près de 9.000 personnes. C’est au premier et second sous-sol que se cache le dépôt (1), théâtre de la plupart des faits que révèle cette enquête. Une enfilade de cellules aux murs blancs privées de lumière naturelle où les déférés sont enfermés avant et après leurs passages devant le juge. Au total près de 200 fonctionnaires de police sont chargés de surveiller jour et nuit les 120 cellules. C’est dans ce sous-sol aseptisé, mais aussi précédemment dans celui insalubre de l’ancien tribunal qu’une vingtaine de fonctionnaires en poste la nuit ont fait régner la terreur pendant plus de deux ans.

    #police #tribunal #dépôt #racisme #racisme_institutionnel #justice #violences_policières #prison #prisonniers #Valls #Lallement

  • J.K. Rowling Writes about Her Reasons for Speaking out on Sex and Gender Issues - J.K. Rowling
    https://www.jkrowling.com/opinions/j-k-rowling-writes-about-her-reasons-for-speaking-out-on-sex-and-gender-i

    As I didn’t have a realistic possibility of becoming a man back in the 1980s, it had to be books and music that got me through both my mental health issues and the sexualised scrutiny and judgement that sets so many girls to war against their bodies in their teens. Fortunately for me, I found my own sense of otherness, and my ambivalence about being a woman, reflected in the work of female writers and musicians who reassured me that, in spite of everything a sexist world tries to throw at the female-bodied, it’s fine not to feel pink, frilly and compliant inside your own head; it’s OK to feel confused, dark, both sexual and non-sexual, unsure of what or who you are.

    (...)

    The current explosion of trans activism is urging a removal of almost all the robust systems through which candidates for sex reassignment were once required to pass. A man who intends to have no surgery and take no hormones may now secure himself a Gender Recognition Certificate and be a woman in the sight of the law.

    (...)

    Moreover, the ‘inclusive’ language that calls female people ‘menstruators’ and ‘people with vulvas’ strikes many women as dehumanising and demeaning. I understand why trans activists consider this language to be appropriate and kind, but for those of us who’ve had degrading slurs spat at us by violent men, it’s not neutral, it’s hostile and alienating.

    (...)

    I believe the majority of trans-identified people not only pose zero threat to others, but are vulnerable for all the reasons I’ve outlined. Trans people need and deserve protection. Like women, they’re most likely to be killed by sexual partners. Trans women who work in the sex industry, particularly trans women of colour, are at particular risk. Like every other domestic abuse and sexual assault survivor I know, I feel nothing but empathy and solidarity with trans women who’ve been abused by men.

    So I want trans women to be safe. At the same time, I do not want to make natal girls and women less safe. When you throw open the doors of bathrooms and changing rooms to any man who believes or feels he’s a woman – and, as I’ve said, gender confirmation certificates may now be granted without any need for surgery or hormones – then you open the door to any and all men who wish to come inside. That is the simple truth.

    (...)

    On Saturday morning, I read that the Scottish government is proceeding with its controversial gender recognition plans, which will in effect mean that all a man needs to ‘become a woman’ is to say he’s one. To use a very contemporary word, I was ‘triggered’. Ground down by the relentless attacks from trans activists on social media, when I was only there to give children feedback about pictures they’d drawn for my book under lockdown, I spent much of Saturday in a very dark place inside my head, as memories of a serious sexual assault I suffered in my twenties recurred on a loop. That assault happened at a time and in a space where I was vulnerable, and a man capitalised on an opportunity. I couldn’t shut out those memories and I was finding it hard to contain my anger and disappointment about the way I believe my government is playing fast and loose with womens and girls’ safety.

    Late on Saturday evening, scrolling through children’s pictures before I went to bed, I forgot the first rule of Twitter – never, ever expect a nuanced conversation – and reacted to what I felt was degrading language about women. I spoke up about the importance of sex and have been paying the price ever since. I was transphobic, I was a cunt, a bitch, a TERF, I deserved cancelling, punching and death. You are Voldemort said one person, clearly feeling this was the only language I’d understand.

    (...)

    The last thing I want to say is this. I haven’t written this essay in the hope that anybody will get out a violin for me, not even a teeny-weeny one. I’m extraordinarily fortunate; I’m a survivor, certainly not a victim. I’ve only mentioned my past because, like every other human being on this planet, I have a complex backstory, which shapes my fears, my interests and my opinions. I never forget that inner complexity when I’m creating a fictional character and I certainly never forget it when it comes to trans people.

    All I’m asking – all I want – is for similar empathy, similar understanding, to be extended to the many millions of women whose sole crime is wanting their concerns to be heard without receiving threats and abuse.

  • Jagal - The Act of Killing
    https://www.youtube.com/watch?v=3tILiqotj7Y


    v.o. sans sous-titres

    avec sous-titres
    https://amara.org/en/videos/lCHCQE8uqUJb/en/749348
    à 00:16:00 un gangster parle de sa passion pour le cinémà et comment c’était pratique d’avoir les locaux pour tuer et torturer en face de la salle de projection.

    C’est le film le moins apprécié par l’office de tourisme indonésien car il montre que le pays est gouverné aujourd’hui par les assassins de 1965/66 qui se font un plaisir de se vanter de leurs crimes devant la caméra.

    BACKGROUND | The Act of Killing
    http://theactofkilling.com/background

    CONTEXT, BACKGROUND AND METHOD
    First Encounter with the 1965-66 Massacres – The Globalization Tapes
    In 2001-2002, Christine Cynn and I went to Indonesia for the first time to produce The Globalization Tapes (2003), a participatory documentary project made in collaboration with the Independent Plantation Workers Union of Sumatra. Using their own forbidden history as a case study, these Indonesian filmmakers worked with us to trace the development of contemporary globalization from its roots in colonialism to the present.

    The Globalization Tapes exposes the devastating role of militarism and repression in building the global economy, and explores the relationships between trade, third-world debt, and international institutions like the IMF and the World Trade Organization. Made by some of the poorest workers in the world, the film is a lyrical and incisive account of how our global financial institutions shape and enforce the corporate world order. The film uses chilling first-hand accounts, hilarious improvised interventions, collective debate and archival collage.

    Several scenes in The Globalization Tapes reveal the earliest traces of the methods we refined in the shooting of The Act of Killing: plantation workers stage a satirical commercial for the pesticide that poisons them; worker-filmmakers pose as World Bank agents who offer microfinance to ‘develop’ local businesses – offers that are both brutal and absurd, yet tempting nonetheless.

    While shooting and editing The Globalization Tapes, we discovered that the 1965-66 Indonesian massacres were the dark secret haunting Indonesia’s much-celebrated entrance into the global economy. One of the military’s main objectives in the killings was to destroy the anti-colonial labour movement that had existed until 1965, and to lure foreign investors with the promise of cheap, docile workers and abundant natural resources. The military succeeded (The Globalization Tapes is a testament to the extraordinary courage of the plantation worker-filmmakers as they challenge this decades-long legacy of terror and try to build a new union).

    The killings would come up in discussions, planning sessions, and film shoots nearly every day, but always in whispers. Indeed, many of the plantation workers were themselves survivors of the killings. They would discretely point out the houses of neighbors who had killed their parents, grandparents, aunts, or uncles. The perpetrators were still living in the same village and made up, along with their children and protégés, the local power structure. As outsiders, we could interview these perpetrators – something the plantation workers could not do without fear of violence.

    In conducting these first interviews, we encountered the pride with which perpetrators would boast about the most grisly details of the killings. The Act of Killing was born out of our curiosity about the nature of this pride – its clichéd grammar, its threatening performativity, its frightening banality.

    The Globalization Tapes was a film made collectively by the plantation workers themselves, with us as facilitators and collaborating directors. The Act of Killing was also made by working very closely with its subjects, while in solidarity and collaboration with the survivors’ families. However, unlike The Globalization Tapes, The Act of Killing is an authored work, an expression of my own vision and concerns regarding these issues.

    THE BEGINNING OF THE ACT OF KILLING

    By the time I first met the characters in The Act of Killing (in 2005), I had been making films in Indonesia for three years, and I spoke Indonesian with some degree of fluency. Since making The Globalization Tapes (2003), Christine Cynn, fellow film-maker and longtime collaborator Andrea Zimmerman and I had continued filming with perpetrators and survivors of the massacres in the plantation areas around the city of Medan. In 2003 and 2004, we filmed more interviews and simple re-enactments with Sharman Sinaga, the death squad leader who had appeared in The Globalization Tapes. We also filmed as he introduced us to other killers in the area. And we secretly interviewed survivors of the massacres they committed.

    Moving from perpetrator to perpetrator, and, unbeknownst to them, from one community of survivors to another, we began to map the relationships between different death squads throughout the region, and began to understand the process by which the massacres were perpetrated. In 2004, we began filming Amir Hasan, the death squad leader who had commanded the massacres at the plantation where we made The Globalization Tapes.

    In late 2004, Amir Hasan began to introduce me to killers up the chain of command in Medan. Independently in 2004, we began contacting ‘veterans’ organizations of death squad members and anti-leftist activists in Medan. These two approaches allowed us to piece together a chain of command, and to locate the surviving commanders of the North Sumatran death squads. In early interviews with the veterans of the killings (2004), I learned that the most notorious death squad in North Sumatra was Anwar Congo and Adi Zulkadry’s Frog Squad (Pasukan Kodok).

    During these first meetings with Medan perpetrators (2004 and 2005), I encountered the same disturbing boastfulness about the killings that we had been documenting on the plantations. The difference was that these men were the celebrated and powerful leaders not of a small rural village, but of the third largest city in Indonesia (Greater Medan has a population of over four million people).

    Our starting point for The Act of Killing was thus the question: how had this society developed to the point that its leaders could – and would – speak of their own crimes against humanity with a cheer that was at once celebratory but also intended as a threat?

    OVERVIEW AND CHRONOLOGY OF THE METHODS USED IN THE ACT OF KILLING

    Building on The Globalization Tapes and our film work outside Indonesia, we had developed a method in which we open a space for people to play with their image of themselves, re-creating and re-imagining it on camera, while we document this transformation as it unfolds. In particular, we had refined this method to explore the intersection between imagination and extreme violence.

    In the early days of research (2005), I discovered that the army recruited its killers in Medan from the ranks of movie theatre gangsters (or preman bioskop) who already hated the leftists for their boycott of American movies – the most profitable in the cinema. I was intrigued by this relationship between cinema and killings, although I had no idea it would be so deep. Not only did Anwar and his friends know and love the cinema, but they dreamed of being on the screen themselves, and styled themselves after their favorite characters. They even borrowed their methods of murder from the screen.

    Of course, I began by trying to understand in as much detail as possible Anwar and his friends’ roles in the killings and, afterwards, in the regime they helped to build. Among the first things I did was to bring them to the former newspaper office directly across the road from Anwar’s old cinema, the place where Anwar and his friends killed most of their victims. There, they demonstrated in detail what they had done. Although they were filming documentary re-enactment and interviews, during breaks I noticed that they would muse about how they looked like various movie stars – for instance, Anwar compared his protégé and sidekick, Herman to Fernando Sancho.

    To understand how they felt about the killings, and their unrepentant way of representing them on film, I screened back the unedited footage of these early re-enactments, and filmed their responses. At first, I thought that they would feel the re-enactments made them look bad, and that they might possibly come to a more complex place morally and emotionally.

    I was startled by what actually happened. On the surface at least, Anwar was mostly anxious that he should look young and fashionable. Instead of any explicit moral reflection, the screening led him and Herman spontaneously to suggest a better, and more elaborate, dramatization.

    To explore their love of movies, I screened for them scenes from their favorite films at the time of the killings – Cecil B. DeMille’s Samson and Delilah and, ironically, The Ten Commandments topped the list – recording their commentary and the memories these films elicited. Through this process, I came to realize why Anwar was continually bringing up these old Hollywood films whenever I filmed re-enactments with them: he and his fellow movie theatre thugs were inspired by them at the time of the killings, and had even borrowed their methods of murder from the movies. This was such an outlandish and disturbing idea that I in fact had to hear it several times before I realized quite what Anwar and his friends were saying.

    He described how he got the idea of strangling people with wire from watching gangster movies. In a late-night interview in front of his former cinema, Anwar explained how different film genres would lead him to approach killing in different ways. The most disturbing example was how, after watching a “happy film like an Elvis Presley musical”, Anwar would “kill in a happy way”.

    In 2005, I also discovered that the other paramilitary leaders (not just the former movie theater gangsters) had other personal and deep-seated relationship to movies. Ibrahim Sinik, the newspaper boss who was secretary general of all the anti-communist organizations that participated in the killings, and who directly gave the orders to Anwar’s death squad, turned out to be a feature film producer, screenwriter, and former head of the Indonesian Film Festival.

    In addition to all this, Anwar and his friends’ impulse towards being in a film about the killings was essentially to act in dramatizations of their pasts – both as they remember them, and as they would like to be remembered (the most powerful insights in The Act of Killing probably come in those places where these two agendas radically diverge). As described, the idea of dramatizations came up quite spontaneously, in response to viewing the rushes from Anwar’s first re-enactments of the killings.

    But it would be disingenuous to claim that we facilitated the dramatizations only because that’s what Anwar and his friends wanted to do. Ever since we produced The Globalization Tapes, the thing that most fascinated us about the killings was the way the perpetrators we filmed would recount their stories of those atrocities. One had the feeling that we weren’t simply hearing memories, but something else besides – something intended for a spectator. More precisely, we felt we were receiving performances. And we instinctively understood, I think, that the purpose of these performances was somehow to assert a kind of impunity, to maintain a threatening image, to perpetuate the autocratic regime that had begun with the massacres themselves.

    We sensed that the methods we had developed for incorporating performance into documentary might, in this context, yield powerful insights into the mystery of the killers’ boastfulness, the nature of the regime of which they are a part, and, most importantly, the nature of human ‘evil’ itself.

    So, having learned that even their methods of murder were directly influenced by cinema, we challenged Anwar and his friends to make the sort of scenes they had in mind. We created a space in which they could devise and star in dramatisations based on the killings, using their favorite genres from the medium.

    We hoped to catalyze a process of collective remembrance and imagination. Fiction provided one or two degrees of separation from reality, a canvas on which they could paint their own portrait and stand back and look at it.

    We started to suspect that performance played a similar role during the killings themselves, making it possible for Anwar and his friends to absent themselves from the scene of their crimes, while they were committing them. Thus, performing dramatizations of the killings for our cameras was also a re-living of a mode of performance they had experienced in 1965, when they were killing. This obviously gave the experience of performing for our cameras a deeper resonance for Anwar and his friends than we had anticipated.

    And so, in The Act of Killing, we worked with Anwar and his friends to create such scenes for the insights they would offer, but also for the tensions and debates that arose during the process – including Anwar’s own devastating emotional unravelling.

    This created a safe space, in which all sorts of things could happen that would probably elude a more conventional documentary method. The protagonists could safely explore their deepest memories and feelings (as well as their blackest humor). I could safely challenge them about what they did, without fear of being arrested or beaten up. And they could challenge each other in ways that were otherwise unthinkable, given Sumatra’s political landscape.

    Anwar and his friends could direct their fellow gangsters to play victims, and even play the victims themselves, because the wounds are only make-up, the blood only red paint, applied only for a movie. Feelings far deeper than those that would come up in an interview would surface unexpectedly. One reason the emotional impact was so profound came from the fact that this production method required a lot of time – the filmmaking process came to define a significant period in the participants’ lives. This meant that they went on a deeper journey into their memories and feelings than they would in a film consisting largely of testimony and simple demonstration.

    Different scenes used different methods, but in all of them it was crucial that Anwar and his friends felt a sense of fundamental ownership over the fiction material. The crux of the method is to give performers the maximum amount of freedom to determine as many variables as possible in the production (storyline, casting, costumes, mise-en-scene, improvisation on set). Whenever possible, I let them direct each other, and used my cameras to document their process of creation. My role was primarily that of provocateur, challenging them to remember the events they were performing more deeply, encouraging them to intervene and direct each other when they felt a performance was superficial, and asking questions between takes – both about what actually happened, but also about how they felt at the time, and how they felt as they re-enacted it.

    We shot in long takes, so that situations could evolve organically, and with minimal intervention from ourselves. I felt the most significant event unfolding in front of the cameras was the act of transformation itself, particularly because this transformation was usually plagued by conflict, misgivings, and other imperfections that seemed to reveal more about the nature of power, violence, and fantasy than more conventional documentary or investigative methods. For this same reason, we also filmed the pre-production of fiction scenes, including castings, script meetings, and costume fittings. Make-up sessions too were important spaces of reflection and transformation, moments where the characters slip down the rabbit hole of self-invention.

    In addition, because we never knew when the characters would refuse to take the process further, or when we might get in trouble with the military, we filmed each scene as though it might be the last, and also everything leading up to them (not only for the reasons above), because often we didn’t know if the dramatization itself would actually happen. We also felt that the stories we were hearing – stories of crimes against humanity never before recorded – were of world historical importance. More than anything else, these are two reasons why this method generated so many hours of footage (indeed, we have created a vast audio-visual archive about the Indonesian massacres. This archive has been the basis of a four-year United Kingdom Arts and Humanities Research Council project called Genocide and Genre).

    After almost every dramatization, we would screen the rushes back to them, and record their responses. We wanted to make sure they knew how they appeared on film, and to use the screening to trigger further reflection. Sometimes, screenings provoked feelings of remorse (as when Anwar watches himself play the victim during a film noir scene) but, at other times, as when we screened the re-enactment of the Kampung Kolam massacre to the entire cast, the images were met with terrifying peals of laughter.

    Most interestingly, Anwar and his friends discussed, often insightfully, how other people will view the film, both in Indonesia and internationally. For example, Anwar sometimes commented on how survivors might curse him, but that “luckily” the victims haven’t the power to do anything in today’s Indonesia.

    The gangster scenes were wholly improvised. The scenarios came from the stories Anwar and his friends had told each other during earlier interviews, and during visits to the office where they killed people. The set was modeled on this interior. For maximum flexibility, our cinematographer lit the space so that Anwar and his friends could move about freely, and we filmed them with two cameras so that they could fluidly move from directing each other to improvised re-enactments to quiet, often riveting reflection after the improvisation was finished.

    For instance, Anwar re-enacted how he killed people by placing them on a table and then pulling tight a wire, from underneath the table, to garrote them. The scene exhausted him, physically and emotionally, leaving him full of doubt about the morality of what he did. Immediately after this re-enactment, he launched into a cynical and resigned rant against the growing consensus around human rights violations. Here, reality and its refraction through fiction, Anwar’s memories and his anticipation of their impact internationally, are all overlaid.

    The noir scenes were shot over a week, and culminated in an extraordinary improvisation where Anwar played the victim. Anwar’s performance was effective and, transported by the performance, the viewer empathizes with the victim, only to do a double take as they remember that Anwar is not a victim, but the killer.

    The large-scale re-enactment of the Kampung Kolam massacre was made using a similar improvisational process, with Anwar and his friends undertaking the direction. What we didn’t expect was a scene of such violence and realism; so much so that it proved genuinely frightening to the participants, all of whom were Anwar’s friends from Pancasila Youth, or their wives and children. After the scene, we filmed participants talking amongst themselves about how the location of our re-enactment was just a few hundred meters from one of North Sumatra’s countless mass graves. The woman we see fainting after the scene felt she had been possessed by a victim’s ghost. The paramilitary members (including Anwar) thought so, too. The violence of the re-enactment conjured the spectres of a deeper violence, the terrifying history of which everybody in Indonesia is somehow aware, and upon which the perpetrators have built their rarefied bubble of air conditioned shopping malls, gated communities, and “very, very limited” crystal figurines.

    The process by which we made the musical scenes (the waterfall, the giant concrete goldfish) was slightly different again. But here too Anwar was very much in the driver’s seat: he chose the songs and, along with his friends, devised both scenes. Anwar and his cast were also free to make changes as we went.

    In the end, we worked very carefully with the giant goldfish, presenting motifs from a half-forgotten dream. Anwar’s beautiful nightmare? An allegory for his storytelling confection? For his blindness? For the willful blindness by which almost all history is written, and by which, consequently, we inevitably come to know (and fail to know) ourselves? The fish changes throughout the film, but it is always a world of “eye candy”, emptiness and ghosts. If it could be explained adequately in words, we would not need it in the film.

    For the scenes written by the newspaper boss Ibrahim Sinik and his staff, Sinik enlisted the help of his friends at state television, TVRI. He borrows the TVRI regional drama studios, and recruits a soap opera crew. In these scenes, our role was largely to document Anwar and his friends as they work with the TV crew, and to catalyze and document debates between fiction set-ups. In our edited scenes, we cut from the documentary cameras to TVRI’s fiction cameras, highlighting the gap between fiction and reality – often to comic effect. But above all, we focused our cameras on moments between takes where they debated the meaning of the scene.

    The Televisi Republik Indonesia “Special Dialogue” came into being when the show’s producers realised that feared and respected paramilitary leaders making a film about the genocide was a big story (they came to know about our work because we were using the TVRI studios.) After their grotesque chat show was broadcast, there was no critical response in North Sumatra whatsoever. This is not to say that the show will not be shocking to Indonesians. For reasons discussed in my director’s statement, North Sumatrans are more accustomed than Jakartans, for example, to the boasting of perpetrators (who in Sumatra were recruited from the ranks of gangsters – and the basis of gangsters’ power, after all, lies in being feared).

    Moreover, virtually nobody in Medan dares to criticise Pancasila Youth and men like Anwar Congo and Ibrahim Sinik. Ironically, the only significant reaction to the talk show’s broadcast came from the Indonesian Actors’ Union. According to Anwar, a representative of the union visiting family in Medan came to Anwar’s house to ask him if he would consider being president of the North Sumatra branch of the union. According to Anwar, the union was angry that such a large-scale production had occurred in North Sumatra without their knowing about it. Luckily, Anwar had the humility to tell them that he is not an actor, that he was playing himself in scenes made for a documentary, and therefore would decline the offer.

    Anwar and his friends knew that their fiction scenes were only being made for our documentary, and this will be clear to the audience, too. But at the same time, if these scenes were to offer genuine insights, it was vital that the filmmaking project was one in which they were deeply invested, and one over which they felt ownership.

    The Act of Killing : don’t give an Oscar to this snuff movie | Nick Fraser | Film | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/feb/23/act-of-killing-dont-give-oscar-snuff-movie-indonesia

    It has won over critics but this tasteless film teaches us nothing and merely indulges the unrepentant butchers of Indonesia

    The Act of Killing won the documentary prize at the Baftas last week and is the favourite to win the much-coveted Oscar. I watch many documentaries on behalf of the BBC each year and I go to festivals. I’m a doc obsessive. By my own, not quite reliable reckoning, I’ve been asked by fans to show The Act of Killing on the BBC at least five times. I’ve never encountered a film greeted by such extreme responses – both those who say it is among the best films and those who tell me how much they hate it. Much about the film puzzles me. I am still surprised by the fact that so many critics listed it among their favourite films of last year.

    For those who haven’t seen the film, it investigates the circumstances in which half-a-million Indonesian leftists were murdered in the 1960s, at the instigation of a government that is still in power. You might think this is a recondite subject, worthy of a late-night screening for insomniacs or atrocity buffs on BBC4, but, no, the film-maker Joshua Oppenheimer has made the subject viewable by enlisting the participation of some of the murderers. He spent some years hanging out with them, to his credit luring them into confessions. But he also, more dubiously, enlisted their help in restaging their killings. Although one of them, the grandfatherly Anwar, shows mild symptoms of distress towards the end of the film, they live in a state of impunity and it is thus, coddled and celebrated in their old age, that we revisit them.

    So let me be as upfront as I can. I dislike the aesthetic or moral premise of The Act of Killing. I find myself deeply opposed to the film. Getting killers to script and restage their murders for the benefit of a cinema or television audience seems a bad idea for a number of reasons. I find the scenes where the killers are encouraged to retell their exploits, often with lip-smacking expressions of satisfaction, upsetting not because they reveal so much, as many allege, but because they tell us so little of importance. Of course murderers, flattered in their impunity, will behave vilely. Of course they will reliably supply enlightened folk with a degraded vision of humanity. But, sorry, I don’t feel we want to be doing this. It feels wrong and it certainly looks wrong to me. Something has gone missing here. How badly do we want to hear from these people, after all? Wouldn’t it be better if we were told something about the individuals whose lives they took?

    I’d feel the same if film-makers had gone to rural Argentina in the 1950s, rounding up a bunch of ageing Nazis and getting them to make a film entitled “We Love Killing Jews”. Think of other half-covered-up atrocities – in Bosnia, Rwanda, South Africa, Israel, any place you like with secrets – and imagine similar films had been made. Consider your response – and now consider whether such goings-on in Indonesia are not acceptable merely because the place is so far away, and so little known or talked about that the cruelty of such an act can pass uncriticised.

    The film does not in any recognisable sense enhance our knowledge of the 1960s Indonesian killings, and its real merits – the curiosity when it comes to uncovering the Indonesian cult of anticommunism capable of masking atrocity, and the good and shocking scenes with characters from the Indonesian elite, still whitewashing the past – are obscured by tasteless devices. At the risk of being labelled a contemporary prude or dismissed as a stuffy upholder of middle-class taste, I feel that no one should be asked to sit through repeated demonstrations of the art of garrotting. Instead of an investigation, or indeed a genuine recreation, we’ve ended somewhere else – in a high-minded snuff movie.

    What I like most about documentary film is that anything can be made to work, given a chance. You can mix up fact and fiction, past and present. You can add to cold objectivity a degree of empathy. You will, of course, lie to reluctant or recalcitrant participants, in particular when they wish not to divulge important pieces of information. And trickery has its place, too. But documentary films have emerged from the not inconsiderable belief that it’s good to be literal as well as truthful. In a makeshift, fallible way, they tell us what the world is really like. Documentaries are the art of the journeyman. They can be undone by too much ambition. Too much ingenious construction and they cease to represent the world, becoming reflected images of their own excessively stated pretensions.

    In his bizarrely eulogistic piece defending The Act of Killing (of which he is an executive producer), Errol Morris, the documentary maker, compares the film to Hamlet’s inspired use of theatre to reveal dirty deeds at the court of Denmark. But Hamlet doesn’t really believe that theatrical gestures can stand in for reality. Nor, we must assume, did his creator. A more apt analogy than Morris’s might come from Shakespeare’s darkest play, Macbeth. What would we think if Macbeth and his scheming wife were written out of the action, replaced by those low-level thugs paid to do bad business on their behalf? We might conclude that putting them centre stage, in the style of The Act of Killing, was indeed perverse and we’d be right.

    There are still half-forgotten, heavily whitewashed atrocities from the last century, such as the Bengali famine allowed to occur during the second world war through the culpably racist inattention of British officials; the never wholly cleared-up question of Franco’s mass killings; or the death of so many millions in the 1950s as a consequence of Mao’s catastrophic utopianism. Those wondering how to record such events will no doubt watch The Act of Killing, but I hope they will also look at less hyped, more modestly conceived depictions of mass murder. In Enemies of the People (2010), the Cambodian journalist Thet Sambath goes after the murderers of the Khmer Rouge. He finds Pol Pot’s sidekick, but it is the earnest, touching quest of Sambath himself that lingers in the mind, rather than the empty encounters with evil-doers. Atrocity is both banal and ultimately impossible to comprehend.

    Writing in 1944, Arthur Koestler was among the first to gain knowledge of the slaughter of eastern European Jews and he estimated that the effect of such revelations was strictly limited, lasting only minutes or days and swiftly overcome by indifference. Koestler suggested that there was only one way we could respond to the double atrocity of mass murder and contemporary indifference and that was by screaming.

    I’m grateful to The Act of Killing not because it’s a good film, or because it deserves to win its Oscar (I don’t think it does), but because it reminds me of the truth of Koestler’s observation. What’s not to scream about?

    Nick Fraser is editor of the BBC’s Storyville documentary series

    #film #documentaire #Indonésie #hécatombe

  • L’ensauvagement du monde - Le Monolecte
    https://blog.monolecte.fr/2020/07/26/lensauvagement-du-monde

    Hier matin, mon père est allé faire ses courses à la supérette du coin. Depuis le début de l’épidémie, il ne va plus que là. Parce qu’il peut y aller à pied, ce qui est important pour un vieux monsieur qui a laissé tomber la voiture et ses nuisances depuis une bonne vingtaine d’années déjà. Il allait bien de temps à autre au grand centre commercial de la métropole d’à côté, mais c’était toute une expédition qui le rendait dépendant de la disponibilité et de la gentillesse de son amie motorisée. Pendant le confinement, ils auraient pu obtenir une dérogation de déplacement pour assistance à vieux chnoque, mais très vite, mon père m’avait écoutée et avait compris qu’en cas de contamination, il aurait été bon dernier de la liste des gens pouvant prétendre à des soins un peu consistants pour sauver sa peau.

    #épidémie #patriarcat #domination #culture_du_viol

  • Why the Super-Rich Keep Getting Richer
    https://tribunemag.co.uk/2020/07/why-the-super-rich-keep-getting-richer

    Those on the right-wing of politics argue that extreme wealth is a function of hard work, creativity and innovation that benefits society. But wealth and income inequality have increased dramatically in most advanced economies in recent years. The richest of the rich are much wealthier today than they were several decades ago, but it is not clear that they are working any harder.

    Productivity has not risen alongside inequality in recent years. In fact, in the US and the UK productivity has flatlined since the financial crisis – and in the US it has been declining since the turn of the century.

    There is another explanation for the huge profits of the world’s largest corporations, and the huge fortunes of the super-rich. Not higher productivity. Not simply globalisation. But rising global market power.

    Many of the world’s largest tech companies have become global oligopolies, and domestic monopolies. Globalisation has played a role here, of course – many domestic firms simply can’t compete with global multinationals. But these firms also use their relative size to push down wages, avoid taxes and gouge their suppliers, as well as lobbying governments to provide them with preferential treatment.

    #monopole #concentration #richesses