Apichat

L’extrême droite stagne depuis les années 80. Regarder ce que font les citoyens au lieu de « qui gagne ».

  • The Scientific Paper Is Obsolete. Here’s What’s Next. - The Atlantic
    https://www.theatlantic.com/science/archive/2018/04/the-scientific-paper-is-obsolete/556676

    The #Jupyter notebook, as it’s called, is like a Mathematica notebook but for any programming language. You can have a Python notebook, or a C notebook, or an R notebook, or Ruby, or Javascript, or Julia. Anyone can build support for their programming language in Jupyter. Today it supports more than 100 languages.

    #notebooks #programmation #publication #explorables #interactivité #observable


  • C’est un exercice facile, parmi les gens qui connaissent un peu (mais pas beaucoup) l’#Internet de critiquer le protocole de #routage #BGP. Un exemple est ce mauvais article
    https://networkingnerd.net/2017/12/15/should-we-build-a-better-bgp, dont l’auteur n’a même pas compris la différence entre IGP (protocole de routage interne, toutes les machines sont sous la même administration et se font confiance) et
    EGP (protocole de routage externe, entre organisations concurrentes, voire ennemies). BGP est un EGP et cela explique bien des choses dans sa conception.

    Cet article explique bien pourquoi BGP est comme il est et ce qui fait qu’il n’est pas facile de faire « mieux » :

    https://blog.apnic.net/2018/01/16/really-need-new-bgp


  • #Archie_Shepp Quartet - God bless the child - Brésil 2001
    https://www.youtube.com/watch?v=4fDK2Aa6ovE

    Chaque année, Archie Shepp participe au festival de Jazz de La Villette. Chaque année, je me dis « encore ? il va finir par se répéter ! », mais encore une fois, il arrive avec un projet original et efficace : d’abord 45 minutes de duo avec le pianiste Jason Moran, puis 1h avec un choeur gospel, Amina Claudine Myers, Olivier Miconi, Darryl Hall et Hamid Drake, pour un répertoire « spiritual » :

    Archie Shepp « Art songs & spirituals » à Jazz à la Villette (2017)
    https://www.arte.tv/fr/videos/076805-003-A/archie-shepp-art-songs-spirituals-a-jazz-a-la-villette

    #Musique #Jazz


  • « La majorité des auteurs de fusillades sont aussi auteurs de violences domestiques »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/14/la-majorite-des-tueries-de-masse-sont-le-fait-d-hommes-auteurs-de-violences-

    Les Américains se sont habitués au spectacle violent, écœurant, de ces absurdes tueries de masse. Avec le massacre du 5 novembre de 26 fidèles dans une église baptiste de Sutherland Springs, au Texas, trois des cinq fusillades les pires de notre histoire ont eu lieu au cours des dix-huit derniers mois.

    Les réactions publiques à ces événements se ritualisent, inévitablement peut-être : d’un côté, les législateurs de gauche appellent à une législation fédérale sur le contrôle des armes, de l’autre, leurs homologues conservateurs n’offrent rien de plus que leurs « pensées et prières », un remède bien faible face à cette épidémie de violence que l’on pourrait pourtant éviter. Et dans une atmosphère de fatalisme montant, les Américains, las, en arrivent à se dire que rien ne sera fait pour empêcher le prochain carnage.

    Mais ce n’est pas parce que le débat sur les armes à feu semble dans l’impasse que nous ne pouvons pas prendre de mesures préventives contre de futures tueries.

    Commençons par considérer ce point commun frappant que partagent de nombreux auteurs de fusillades : dans la majorité des cas, ils sont également les auteurs de violences domestiques.
    Une terreur désespérée

    Selon une étude de l’ONG américaine Everytown for Gun Safety, dans 54 % des fusillades perpétrées aux États-Unis entre 2009 et 2016, le tireur a entre autres tué sa conjointe ou un autre membre de sa famille. Et dans une proportion substantielle des 46 % restants, il avait déjà un passé de violences domestiques avant l’événement.

    Parmi les nombreuses tragédies qui illustrent ces liens, citons les massacres commis par Devin Patrick Kelley, le tireur de l’église de Sutherland Springs ; Omar Mateen, qui a tiré sur la clientèle du Pulse, une boîte de nuit d’Orlando, en Floride, en 2016 ; John Houser, qui a abattu deux personnes et en a blessé de nombreuses autres dans un cinéma de Lafayette, en Louisiane, en 2015 ; Adam Lanza, qui...

    #paywall #violence_masculine #male_entitlment
    (si quelqu’une ou quelqu’un dispose de l’article complet je veux bien le lire. )

    • La tribune entière :

      « La majorité des auteurs de fusillades sont aussi auteurs de violences domestiques »

      Mieux soigner les auteurs de violences domestiques pourrait renforcer la sécurité publique, explique la juriste Deborah Epstein dans « Le Monde ».

      Tribune. Les Américains se sont habitués au spectacle violent, écoeurant, de ces absurdes tueries de masse. Avec le massacre du 5 novembre de 26 fidèles dans une église baptiste de Sutherland Springs, au Texas, trois des cinq fusillades les pires de notre histoire ont eu lieu au cours des dix-huit derniers mois.

      Les réactions publiques à ces événements se ritualisent, inévitablement peut-être : d’un côté, les législateurs de gauche appellent à une législation fédérale sur le contrôle des armes, de l’autre, leurs homologues conservateurs n’offrent rien de plus que leurs « pensées et prières », un remède bien faible face à cette épidémie de violence que l’on pourrait pourtant éviter. Et dans une atmosphère de fatalisme montant, les Américains, las, en arrivent à se dire que rien ne sera fait pour empêcher le prochain carnage.

      Mais ce n’est pas parce que le débat sur les armes à feu semble dans l’impasse que nous ne pouvons pas prendre de mesures préventives contre de futures tueries.

      Commençons par considérer ce point commun frappant que partagent de nombreux auteurs de fusillades : dans la majorité des cas, ils sont également les auteurs de violences domestiques.

      Une terreur désespérée

      Selon une étude de l’ONG américaine Everytown for Gun Safety, dans 54 % des fusillades perpétrées aux États-Unis entre 2009 et 2016, le tireur a entre autres tué sa conjointe ou un autre membre de sa famille. Et dans une proportion substantielle des 46 % restants, il avait déjà un passé de violences domestiques avant l’événement.

      Parmi les nombreuses tragédies qui illustrent ces liens, citons les massacres commis par Devin Patrick Kelley, le tireur de l’église de Sutherland Springs ; Omar Mateen, qui a tiré sur la clientèle du Pulse, une boîte de nuit d’Orlando, en Floride, en 2016 ; John Houser, qui a abattu deux personnes et en a blessé de nombreuses autres dans un cinéma de Lafayette, en Louisiane, en 2015 ; Adam Lanza, qui a tiré plusieurs fois sur sa mère avant de faire 25 morts à l’école primaire de Sandy Hook, dans le Connecticut, en 2012 ; et Cho Seungh Hui, qui a massacré 32 personnes à l’université Virginia Tech, en avril 2007.

      Comment comprendre ce lien ? Les hommes (et ce sont généralement des hommes) qui commettent des violences domestiques se servent souvent de la violence pour créer un climat de peur pour la femme qui vit avec eux. Un tueur de masse fait la même chose : il crée une terreur immédiate, désespérée, chez ses victimes sur les lieux du crime et, dans une bien plus large mesure, un climat de peur secondaire pour le public qui lit dans les médias des informations sur le massacre ou regarde des vidéos de l’attaque.

      Il ne s’agit pas, bien sûr, de dire que tous ceux qui commettent des violences domestiques risquent de devenir des tueurs de masse ; seule une petite partie des individus capables de s’en prendre à un cercle limité d’intimes sont également capables de menacer les vies d’une multitude d’êtres humains lors d’un événement unique qui sera relayé par tous les médias. Le lien entre les deux est néanmoins crucial. Et le fait est que les spécialistes qui étudient les violences domestiques qualifient ce type de relations de « terrorisme intime ».

      L’Etat islamique aussi

      Quand la violence domestique prend la forme de terrorisme intime, l’auteur de cette violence met en place un système de contrôle de sa victime - de ses finances, de ses contacts sociaux, des vêtements qu’elle porte, de l’heure à laquelle elle rentre du travail. La violence est à la fois un moyen de mettre en place ce contrôle et une punition pour toute tentative d’y résister.

      Un lien similaire semble également exister entre les facteurs de risque de la violence domestique et ceux du terrorisme international. Quantité d’auteurs de violences domestiques se servent de la violence pour maintenir et renforcer une forme de hiérarchie traditionnelle fondée sur les stéréotypes de genres. Au début des années 2000, une étude a été réalisée pour explorer les corrélations entre la violence au foyer et une impression de masculinité diminuée.

      L’Etat islamique promet à ses recrues qu’il imposera de force les normes traditionnelles entre hommes et femmes. Et il encourage le viol systématique des femmes comme méthode de guerre. Nous ignorons ces liens à nos risques et périls

      Elle s’est penchée sur un groupe d’hommes qui étaient au chômage malgré leur volonté de travailler, qui gagnaient moins que leur conjointe ou qui occupaient des postes dominés par les femmes (comme des emplois d’infirmier ou de secrétaire). Ces hommes avaient tendance à dire que leur vie professionnelle sapait leur masculinité et ils étaient bien plus susceptibles que les autres de se montrer violents à la maison. Le terrorisme intime est profondément lié à un besoin masculin de contrôler les femmes. Et la violence surgit quand l’homme pense que son contrôle est menacé.

      L’Etat islamique repose lui aussi sur une panoplie de stéréotypes sur les genres. Il lance de grands appels pour réaffirmer la domination et le contrôle masculins alors qu’il tente d’enrôler de nouveaux apôtres de la terreur religieuse. Il promet à ses recrues qu’il imposera de force les normes traditionnelles entre hommes et femmes. Et il encourage le viol systématique des femmes comme méthode de guerre. Nous ignorons ces liens à nos risques et périls.

      Colère avec des mots

      Bref, que nous disent ces liens entre la violence domestique et les tueries de masse ? Déjà, nous devons investir bien plus de ressources dans l’intervention précoce auprès de ceux qui risquent un jour de commettre des violences domestiques - avant que des violences graves ne se produisent ou que des armes ne soient utilisées. Nous savons que les enfants qui grandissent dans des foyers violents ont bien plus de risques de devenir eux-mêmes des bourreaux.

      Dès leur plus jeune âge, ils apprennent à réagir par la violence quand ils ressentent de la frustration, de l’insécurité ou une menace pour leur masculinité. Nous devons mettre en place des formes d’intervention plus sophistiquées pour les aider à apprendre de nouvelles manières de réagir à ces situations. Un des éléments clés pour ce faire serait de mieux enseigner aux jeunes garçons à exprimer leur colère avec des mots, plutôt que de se tourner vers la pression, l’intimidation, les poings ou les armes à feu. La société américaine a choisi de réagir à la violence domestique avant tout par la justice pénale. Or les arrestations, les poursuites judiciaires et les peines de prison sont souvent trop rares, et elles arrivent trop tard.

      Si nous voulons vraiment empêcher de nouveaux massacres sur le sol américain, nous devons commencer à prendre au sérieux les liens entre la violence domestique et les fusillades. Il arrive aussi, bien sûr, que des personnes déséquilibrées n’ayant jamais levé la main sur leur partenaire accomplissent de tels carnages. Mais il y a davantage de tueurs de masse qui commencent leur parcours destructeur en défoulant leur rage à la maison.

      En considérant la violence domestique comme la grave menace qu’elle représente réellement pour la sécurité publique, nous pouvons contribuer à identifier et à soigner ces hommes malades qui risquent de tomber dans la violence armée avant qu’ils ne déchargent leur colère sur des inconnus innocents avec un fusil AR-15.

      (Traduit de l’anglais par Valentine Morizot)



  • Masculinités noires – Les couilles sur la table
    http://www.binge.audio/masculinites-noires

    Que veut dire être un homme noir en France aujourd’hui ? Dans ce 4e épisode, il est question (entre autres) de la façon dont le corps noir est instrumentalisé ; des impacts des stéréotypes sur la vie intime ; et de la peur – celle qu’on inspire et celle qu’on éprouve.

    Pour en discuter, Victoire Tuaillon reçoit Insa Sané et D de Kabal, qui ont tous deux contribué à l’ouvrage collectif Marianne et le garçon noir, dirigé par la romancière Leonora Miano. Insa Sané est comédien, slameur et écrivain : il vient de publier le cinquième tome de sa saga Comédie Urbaine. D, ou D de Kabal, est musicien et homme de théâtre. Il joue au printemps 2018 la pièce Orestie, qu’il a écrite et mise en scène.

    https://soundcloud.com/lescouilles-podcast/masculinites-noires

    • Interessant, les autres emissions sont ici : https://soundcloud.com/lescouilles-podcast


      #domination_masculine #racisme #homophobie #mâle_alphisme #violences_policières

      La première émission explique ce que sont la masculinité hégémonique, masculinités subalternes et masculinités complices.
      Quand les hommes s’approprient une valeur qui était associé à la féminité ca ne change pas les rapports hommes femmes. Par exemple exprimé ses emotions fait par les hommes devient un acte de courage et de valeur sans faire que les femmes qui expriment leurs émotions soient vus comme courageuses et valeureuses. Ou le fait de procurer des orgasmes aux femmes devient un contrôle du corps des femmes...

    • Dans les discussions sur le web j’entend de plus en plus de gens, même des féministes me dire qu’il y a plusieurs masculintés et qu’il ne faut pas dire du mal de la masculintié parfois ca marche aussi avec virilité. Il y aurais plusieurs virilités et certaines ne seraient pas toxiques.
      Dans l’émissions sur les masculinités noirs, les hommes qui parlent disent deux trois choses sur les stigmates racistes qu’ils subissent liés à leur genre. C’est principalement une question de rivalité entre hommes blancs et hommes noirs pour la place de mâle alpha. Dans l’emission lorsque l’intevieweuse demande ce que les hommes noirs présents ont à dire des femmes noirs tout tourne autour de leur prérogatives de dominants. Les femmes noirs sont désignées comme « la femelle de l’homme noir » et on leur reproche d’avoir le droit d’allé partout (alors que les femmes noirs subissent le harcelement dans la rue et au travail) et de pouvoir entré en boite de nuit (ce qui n’est pas un privilège car l’entrée gratuite pour les femmes implique qu’elles sont un produit d’appel pour faire payé l’entré aux hommes cis-hétéro). Le problème des hommes de cette émission c’est pas que les femmes noirs soient leurs égales, c’est qu’elles couchent avec des hommes blancs. Les remarques faites par ces hommes montrent qu’ils ne connaissent rien des discriminations que subissent les femmes noires.
      Dans l’émission la question de la pauvreté de la sexualité masculine est évoqué mais avec une bonne pudibonderie homophobe de la part des hommes. Lorsque l’intervieweuse rappel que la prostate est physiologiquement un organe à jouir pour les hommes, un des hommes présent l’interromp en toussotant, pour parler de la poitrine.

      Pour les hommes noirs présent dans l’émission on est face à une masculinité subalterne. C’est à dire qu’elle voudrait bien être hégémonique cette masculinité noire et prolétaire, mais c’est la masculinité blanche et bourgeoise qui est hégémonique.
      Les masculinités sont en effet multiples mais elles sont toutes des formes diverses d’oppression des femmes.
      Il n’y a aucune forme acceptable de masculinité parce que la masculinité c’est l’expression d’une capacité à opprimé les femmes. Ce n’est rien d’autre car il n’y a aucune vertu proprement masculine ou féminine.

      Cette expression de la capacité à opprimer les femmes varie d’une classe à l’autre, par exemple les masculinités bourgeoises blanches sont plus propice à l’expression des sentiments amoureux (cf l’émission sur l’amour c’est pas pour les garçons) alors que les masculinités des classes populaires et pauvres sont dans un rejet très fort de l’expression des sentiments amoureux.
      Dire qu’il y a de bonnes formes de masculinité c’est aussi absurde que de dire qu’il y a de bonnes formes de bourgeoisie ou de bonnes formes de blanchité alors que les systèmes d’oppression sexistes, classistes et racistes sont des constructions et qu’il y a rien de bon dans les manières de dominer au sein de ses systèmes. Dans un monde sans sexisme, classisme et racisme les catégories femme/homme, prolétariat/bourgeoisie et personnes racisées/blanches n’ont plus de raison de subsisté. Plutot que de chercher une bonne manière d’être bourgeois, masculin ou d’être un bon blanc, et faire que les membres de ces catégories soient de bons tyrans, je pense qu’il faut en finir avec la tyrannie.

      Toutes les masculinités sont complices les unes des autres. Les masculinités subalternes se servent des masculinités hégémoniques pour avancé masquées et inversement. C’est ce qui fait dire à un misogyne comme @butadaie qu’il est dispensé de toute réflexion sur les violences faites aux femmes car lui n’est pas un macho comme Weinstine parcequ’il est pas riche comme lui. Le fait de ne pas être le mâle alpha le rendrait inoffensif pour les femmes, comme si les hommes des classes pauvres ne pouvaient pas opprimés les femmes. Et c’est ce qui fait dire aux masculinistes blancs que le vrai macho c’est le jeune garçon arabe ou/et noir. Technique très utilisé par les masculinistes ; « le macho c’est l’autre » et dans sa variante allié « toutes les femmes sont opprimés sauf la mienne ».

    • Sur le passage sur les femmes, je n’entends pas autant une rivalité entre masculinité que ce que tu laisses entendre là. Isan Sané indique que les femmes peuvent sortir plus, que ce soit rue ou boite de nuit, et il dit que quand tu esun homme ado et que tu sors c’est ce que tu remarques. Mais il termine en disant que c’est un « droit » qui est colonial et qui est une colonisation par la sexualité, on leur donne ce droit pour pouvoir les baiser (les femmes noires) et donc pour mieux coloniser les noirs en général. Il n’indique pas que lui aimerait garder les femmes noires pour les hommes noirs ou de ce genre.
      Quant à D de Kabal, encore moins, il ne réagit pas à ça et indique juste que par sexisme les femmes noires sont vues comme moins dangereuse, et c’est tout après ça passe à autre chose.

      Le passage sur les femmes spécifiquement est très court, et donc en si peu de temps, quand tu en conclues que leur problème principal « c’est qu’elles couchent avec des hommes blancs », je ne vois pas de phrases de leur part qui indiquent cela (citation ?), encore moins au pluriel comme s’il y avait un commun accord.

    • Précision : par contre je suis tout à fait d’accord avec toi que c’est un discours courant dans les milieux populaires. Mais là pour ce cas précis j’ai l’impression que c’est une extrapolation.

      Sinon pour la rivalité des virilités/masculinités entre noirs et blancs, illes en parlent en revanche explicitement avec l’intervieweuse dans un autre passage, et c’est pour dire que dès jeune, cette rivalité est initiée par les policiers quand ils se font arrêtés. Et D de Kabal dit que c’est un rapport très particulier et qu’il n’est pas à l’aise avec ça, il me semble.

    • Le fait qu’il ne perçoive les problématiques des femmes racisées qu’a travers les privations de ce que peuvent fait les hommes montre qu’il ne s’interesse pas au point de vue des femmes. Les femmes racisées ne peuvent pas allé partout et sont discriminées dans la rue et au travail. Le reproche de leur plus grande liberté PAR RAPPORT aux hommes de leur classe et race montre une pensée machiste. Le pbl en fait c’est que les femmes racisées puissent s’en sortir mieux que les hommes racisés et du coup échappé à la domination des hommes qui se sont désignés propiétaires. D’ou les exemples pourris de macho habituel : boite de nuit et de sois disant meilleur accès aux travail et centre ville et admire la manière dont il parle des femmes qui couchent avec les blancs ( on entend l’animatrice de l’émission s’étranglé et changer de sujet).
      C’est peut etre plus subtil que d’habitude, mais ca me frappe de voire que seuls de prétendus privilèges sont évoqués par ces hommes lorsqu’on les interroge sur les femmes noires.



  • Five more women come forward to accuse Roman Polanski of sexual assault - including one who says she was just nine when he attacked her
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-5058727/Five-women-accuse-Roman-Polanski-sexual-assault.html

    Polanski sat on my left side, put his hand on my leg. He then proceeded to touch my genitals and tried to squeeze and rub it with his hand, all that under the table in front of my father’s face,’ she said.

    It was at Nicholson’s Hollywood home where the director drugged and raped Samantha Geimer in 1977 whens he was 13.

    She added that Gstaad, where Polanski was pictured last month, was a safe haven for pedophiles.

    ’Gstaad is a corrupt place. Beautiful but rotten from within.


  • How Facebook figures out everyone you’ve ever met
    https://gizmodo.com/how-facebook-figures-out-everyone-youve-ever-met-1819822691

    Having issued this warning, and having acknowledged that people in your address book may not necessarily want to be connected to you, Facebook will then do exactly what it warned you not to do. If you agree to share your contacts, every piece of contact data you possess will go to Facebook, and the network will then use it to try to search for connections(...)

    #Facebook #pymk

    • Je n’utilise pas facebook, j’ai juste un profil anonyme à la con, qu’il m’arrive d’ouvrir quand je dois tester un truc pour un site web d’un client.
      Je ne suis lié à personne avec ce profil, pas de likes, rien, et je supprime régulièrement mes cookies.
      Et bien malgré ça, quand j’ouvre ce profil, FB me propose de me mettre en relation avec des gens que je connais IRL (famille, amis).
      C’est assez bluffant, et carrément flippant.

    • Je suis pas étonné : vu le procédé, il doit y a voir pas mal de gens dans les fiches de Facebook qui n’y ont cependant jamais mis les pieds, même s’ils s’en défendent dans l’article.
      Il suffit que son adresse ou numéro de téléphone soit dans les contacts d’un utilisateur qui les partage pour que le systême commence à faire des recoupements, à combiner avec tout ce que FB peut grapiller sur les autres sites (par exemple : si on est loggé sur FB, FB sait que vous visitez un site si la page contient le bouton ’like’, même pas besoin de cliquer dessus.)

    • C’est exactement ça, même pas besoin de cliquer.

      Ces boutons de partages, ces polices web hébergées sur les CDN de Google, tous ces petits trucs « pratiques » et « gratuits » traquent et pistent, par ignorance/fainéantise des gens qui développent les sites web.


  • Intel aurait-il utilisé Minix 3 s’il était sous GPL ? Le créateur de Minix se dit déçu de ne pas avoir été informé de l’utilisation de son OS

    https://www.developpez.com/actu/171796/Intel-aurait-il-utilise-Minix-3-s-il-etait-sous-GPL-Le-createur-de-Minix

    Retournant quelques années en arrière, Andrew Tanenbaum raconte qu’il se doutait qu’Intel avait un intérêt pour MINIX 3. Des ingénieurs de l’entreprise l’ont en effet contacté au sujet d’un « projet interne secret » et lui ont posé un grand nombre de questions techniques sur MINIX 3 ; des questions auxquelles il dit qu’il était heureux de répondre. Ensuite, les ingénieurs d’Intel ont commencé à lui demander d’apporter plusieurs modifications à MINIX 3, « par exemple, réduire la taille de la mémoire et ajouter des ifdefs dans certaines parties du code, afin qu’elles puissent être désactivées statiquement en définissant des drapeaux dans le fichier de configuration principal », dit-il. Pour information, un ifdef est une directive de compilation conditionnelle pour le préprocesseur qui permet de sélectionner certains bouts de code lorsque certaines conditions sont remplies.

    D’après le créateur de Minix, ces modifications ont permis de réduire encore plus l’empreinte mémoire en désactivant de manière sélective un certain nombre de fonctionnalités qui ne sont pas toujours nécessaires, telles que le support de virgule flottante. Cela a également rendu le système encore plus modulaire, bien qu’il l’était déjà.

    « Un autre indice [montrant qu’Intel était intéressé par l’OS] était la discussion sur la licence », poursuit-il. « J’ai (implicitement) compris que le fait que MINIX 3 utilise la licence Berkeley était très important. J’ai déjà été confronté à cette situation lorsque des entreprises m’ont dit qu’elles détestaient la GPL parce qu’elles ne voulaient pas dépenser beaucoup de temps, d’énergie et d’argent pour modifier un bout de code, et être ensuite obligées de le donner à leurs concurrents gratuitement. Ces discussions ont été la raison pour laquelle nous avons mis MINIX 3 sous licence Berkeley en 2000. »


  • La numérisation de l’école mérite un débat public contradictoire

    https://tableauxnoirsblog.wordpress.com/le-monde-30102017

    Notre affaire a fait son petit bruit. Dans le Tarn, au collège Albert Camus, des profs sont poursuivis, mis en cause et perquisitionnés pour une sombre histoire de « vol de tableaux noirs » … On vous expose l’affaire.

    [...]

    Avec le sentiment tragique de vivre dans un monde qui tourne à la farce, nous tâchons aujourd’hui d’éclaircir cette situation ubuesque. Dans un collège gouverné par un management dans l’air du temps, nous, les professeurs, sommes devenus des opérateurs. Nous devons non seulement nous soumettre aux réformes successives, mais aussi aux contraintes « techniques » multiples, motivées par les lobbyings de la rénovation. Pendant ce temps, les conseils élus pour nous représenter restent sourds aux besoins criants que nous exprimons pour pouvoir exercer notre métier. Le pouvoir politique, propriétaire de notre établissement, comme ailleurs, considère les constructions, les rénovations, les équipements comme des cadeaux. Mais des cadeaux au service de qui ? Le plan numérique dans l’Éducation Nationale a débouché fin 2015 sur un accord entre Microsoft et notre Ministère qui se refusent à appuyer le développement et l’usage des logiciels libres.

    [...]

    Nous demandons aux collectivités locales et à l’État un véritable bilan de l’équipement numérique : combien de milliards ont été dépensés dans ce domaine depuis ces quinze dernières années ? Comment a été ventilé cet argent public (quelles entreprises en ont été bénéficiaires) ? Et surtout, quel est son impact pédagogique ? A-t-il permis d’améliorer la réussite des élèves en matière de lecture, d’écriture, d’acquisition des connaissances et de l’esprit critique ? A-t-il permis de réduire les inégalités à l’École ?


  • Élections présidentielles et législatives de 2002 à 2017 : une participation atypique en 2017 - Insee Première - 1671

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/3140794

    Le dossier complet est là :

    https://www.insee.fr/fr/information/3142242

    Depuis 2002, en France métropolitaine, la participation à au moins un tour des élections présidentielle ou législatives reste stable : neuf inscrits sur les listes électorales sur dix se déplacent à au moins un tour. Les comportements de vote ont toutefois changé en 2017 par rapport aux élections nationales précédentes. Les électeurs ont nettement moins voté que par le passé à l’ensemble des tours des élections présidentielle et législatives (vote systématique). En contrepartie, ils ont davantage voté par intermittence. En particulier, la part des électeurs ayant participé aux deux tours de la présidentielle et à aucun tour des législatives a continué d’augmenter, accentuant le moindre intérêt pour les élections législatives.

    La baisse de la participation systématique en 2017 touche l’ensemble des classes d’âge, des niveaux de diplôme ou des catégories sociales.

    Les différences de pratiques de vote selon le diplôme ou la catégorie sociale se sont accentuées en 2017. L’écart de participation entre les plus diplômés, les moins abstentionnistes, et les personnes sans diplôme, les plus abstentionnistes, s’est progressivement creusé depuis 2002 ; l’écart entre les cadres, d’une part, et les personnes exerçant une profession intermédiaire, les employés et les ouvriers, d’autre part, s’est aussi élargi en 2017.

    #france #élections #présidentielle


  • Élections présidentielles et législatives de 2002 à 2017 : une participation atypique en 2017
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/3140794
    VERSION IMPRIMABLE https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/version-html/3140794/ip1671.pdf
    DONNÉES COMPLÉMENTAIRES https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/3140794/ip1671.xls

    Depuis 2002, en France métropolitaine, la participation à au moins un tour des élections présidentielle ou législatives reste stable : neuf inscrits sur les listes électorales sur dix se déplacent à au moins un tour. Les comportements de vote ont toutefois changé en 2017 par rapport aux élections nationales précédentes. Les électeurs ont nettement moins voté que par le passé à l’ensemble des tours des élections présidentielle et législatives (vote systématique). En contrepartie, ils ont davantage voté par intermittence. En particulier, la part des électeurs ayant participé aux deux tours de la présidentielle et à aucun tour des législatives a continué d’augmenter, accentuant le moindre intérêt pour les élections législatives.
    La baisse de la participation systématique en 2017 touche l’ensemble des classes d’âge, des niveaux de diplôme ou des catégories sociales.
    Les différences de pratiques de vote selon le diplôme ou la catégorie sociale se sont accentuées en 2017. L’écart de participation entre les plus diplômés, les moins abstentionnistes, et les personnes sans diplôme, les plus abstentionnistes, s’est progressivement creusé depuis 2002 ; l’écart entre les cadres, d’une part, et les personnes exerçant une profession intermédiaire, les employés et les ouvriers, d’autre part, s’est aussi élargi en 2017.


  • « L’armée d’espions » de Weinstein pour étouffer les accusations d’abus sexuels

    http://www.liberation.fr/planete/2017/11/07/l-armee-d-espions-de-weinstein-pour-etouffer-les-accusations-d-abus-sexue

    Harvey #Weinstein a employé des moyens colossaux pour tenter d’étouffer les révélations sur ses #abus_sexuels présumés, utilisant par l’intermédiaire de ses avocats les services d’ex-agents secrets enquêtant sous de fausses identités ou des journalistes de la presse à scandale, affirme le New Yorker lundi.

    Selon l’article, le producteur en disgrâce a déployé cette « armée d’espions » depuis au moins l’automne 2016. Le New Yorker cite des dizaines de documents et sept personnes directement impliquées dans les efforts du producteur déchu pour empêcher en vain la publication d’accusations à son encontre. D’après l’hebdomadaire, une ex-agent israélienne, employée de la société #Black_Cube, dont le contrat prévoyait au moins 200 000 dollars d’honoraires, a notamment contacté l’actrice #Rose_McGowan, l’une des principales accusatrices de #Harvey_Weinstein, en prétendant être une militante pour les droits des femmes. Elle a enregistré en secret des heures de conversations avec McGowan, qui s’apprête à publier ses mémoires, « The Brave », un livre qui inquiétait Weinstein.

    L’agent de #BlackCube qui avait établi des contacts avec Rose McGowan a par ailleurs, sous une différente identité, contacté des journalistes enquêtant sur les agressions sexuelles présumées de Weinstein, notamment un reporter du magazine New York, Ben Wallace, pour savoir de quelles informations ils disposaient.

    Weinstein et son équipe ont aussi enquêté sur les reporters eux-mêmes, y compris leur vie personnelle et sexuelle et leurs précédentes enquêtes et potentiels litiges, pour tenter de les contredire, les discréditer ou les intimider. Son équipe a notamment rassemblé des éléments sur l’ex-femme de M. Wallace.

    Weinstein, aujourd’hui visé par des enquêtes policières à Londres, New York et Los Angeles, « surveillait personnellement les progrès de ces enquêtes ». Certaines étaient orchestrées par les avocats de Weinstein y compris #David_Boies, célèbre notamment pour avoir défendu #Al_Gore lors du litige sur le scrutin présidentiel de 2000 et pour avoir plaidé en faveur du mariage gay devant la Cour suprême, bien que son cabinet défende par ailleurs le New York Times dans un procès pour diffamation.

    Selon le New Yorker, Harvey Weinstein a également obtenu des informations de #Dylan_Howard, directeur des contenus d’ #American_Media_Inc. qui publie le magazine de ragots #National_Enquirer. L’un des journalistes de National Enquirer a notamment appelé l’ex-femme d’un réalisateur ayant eu une relation amoureuse avec Rose McGowan, Roberto Rodriguez, pour lui faire dire des commentaires négatifs sur la comédienne.

    La porte-parole de Weinstein #Sallie_Hofmeister et #Boies n’ont pas répondu aux demandes de commentaires de l’AFP Hofmeister a déclaré au New Yorker : « C’est une fiction de suggérer que des personnes aient pu être visées (ou aient fait l’objet d’efforts d’intimidation) » évoquant une « conspiration ».

    La société Kroll a par ailleurs envoyé à Weinstein 11 photos où Rose McGowan et Weinstein apparaissaient ensemble à différents événements des années après son agression présumée, pour discréditer ses accusations.

    La célèbre avocate de célébrités Blair Berk, qui fait partie de l’équipe légale de Weinstein, a décrit ces méthodes comme ordinaires. « Tout avocat de défense au pénal qui se respecte enquêterait sur des allégations non prouvées pour savoir si elles sont crédibles ».

    Ronan Farrow, l’auteur de l’article du New Yorker - le fils de Mia Farrow et Woody Allen - précise que Weinstein utilisait des #détectives pour enquêter sur les j#ournalistes qui écrivaient des articles négatifs sur lui depuis des années.

    Le New Yorker écrit également que des ex-employés de Weinstein ont été recrutés sous le faux prétexte de faire des recherches pour un livre sur « les belles années de Miramax », la maison de production co-fondée par Harvey Weinstein et son frère Bob. Au lieu de cela, ils ont été utilisés pour rassembler des listes d’anciens employés et d’actrices, les contacter… et les intimider.

    #viol

    • Harvey Weinstein’s Army of Spies By Ronan Farrow, November 6, 2017
      https://www.newyorker.com/news/news-desk/harvey-weinsteins-army-of-spies

      he film executive hired private investigators, including ex-Mossad agents, to track actresses and journalists.

      [...]

      On October 28, 2016, Boies’s law firm, Boies Schiller Flexner, wired to Black Cube the first hundred thousand dollars, toward what would ultimately be a six-hundred-thousand-dollar invoice. (The documents do not make clear how much of the invoice was paid.) The law firm and Black Cube signed a contract that month and several others later. One, dated July 11, 2017, and bearing Boies’s signature, states that the project’s “primary objectives” are to “provide intelligence which will help the Client’s efforts to completely stop the publication of a new negative article in a leading NY newspaper” and to “obtain additional content of a book which currently being written and includes harmful negative information on and about the Client,” who is identified as Weinstein in multiple documents. (In one e-mail, a Black Cube executive asks lawyers retained by the agency to refer to Weinstein as “the end client” or “Mr. X,” noting that referring to him by name “will make him extremely angry.”) The article mentioned in the contract was, according to three sources, the story that ultimately ran in the Times on October 5th. The book was “Brave,” a memoir by McGowan, scheduled for publication by HarperCollins in January. The documents show that, in the end, the agency delivered to Weinstein more than a hundred pages of transcripts and descriptions of the book, based on tens of hours of recorded conversations between McGowan and the female private investigator.


  • La bibliothèque dans les quartiers populaires (Mondes Sociaux)
    http://sms.hypotheses.org/8718

    L’indifférence des habitants des quartiers populaires vis-à-vis des bibliothèques/médiathèques peut sembler un paradoxe. Depuis cinquante ans, les politiques de la culture tentent une démocratisation poussée du savoir et des œuvres littéraires et artistiques, et les bibliothèques, transformées en médiathèques, incarnent le fer de lance de cette volonté de démocratie culturelle. Or les ouvriers et les jeunes des quartiers populaires ne se sentent pas concernés par cette offre.

    #éducation #bibliothèque #médiathèque #lecture #démocratisation #massification #territoires #inégalités #culture


  • En Belgique, l’affaire des « tueurs du Brabant » rebondit et s’oriente vers l’extrême droite

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/23/en-belgique-l-affaire-des-tueurs-du-brabant-rebondit-et-s-oriente-vers-l-ext

    Un ancien gendarme, mort en 2015, serait le chef de cette bande qui a tué 28 personnes dans les années 1980.

    Trente-deux ans après les faits, la police belge est peut-être parvenue à mettre un nom sur le chef des « tueurs fous » du Brabant, une bande qui fit régner la terreur en divers endroits du royaume dans les années 1980, causant au total la mort de 28 personnes.

    Un nom ? Seulement des initiales à ce stade, « K. B. », révélées par plusieurs médias samedi 21 octobre. L’homme était de très grande taille. Or, de nombreux témoins des fusillades qui eurent lieu dans des supermarchés entre 1983 et 1985 ont évoqué la présence d’un « géant ». Et dressé un portait robot connu de tous les Belges : un individu portant un chapeau, avec de grandes lunettes rectangulaires et une mince moustache.

    K. B. était surtout un gendarme, membre du groupe Diane, l’unité d’élite de l’ex-gendarmerie, qui a été, depuis, intégrée à la police fédérale. Certains des membres de ce service ont entretenu des liens avec l’extrême droite.

    Les convictions de certains enquêteurs s’en trouvent dès lors renforcées : ils ont toujours pensé que, compte tenu du mode opératoire des tueurs, il pouvait s’agir de policiers ou de militaires, formés aux techniques des forces spéciales. La bande jouait aussi sur les symboles destinés à frapper les esprits : elle visait systématiquement la même chaîne de supermarchés et utilisait à chaque fois les mêmes véhicules. Elle dérobait de faibles butins mais se livrait à un déchaînement de violence. D’autres meurtres lui ont été attribués : ceux d’un bijoutier, d’un armurier et d’un banquier – lequel était, par ailleurs, un informateur de la gendarmerie.

    Buveur, noceur et tireur d’élite

    K. B. est décédé en 2015. Il a fait des révélations à sa famille, qui, après son décès, a contacté le fils de l’une des victimes. Cet homme en a informé la « cellule de Jumet », une unité de la police qui poursuit inlassablement ses investigations. En 2015, les députés ont voté un texte portant à quarante années – au lieu de trente – le délai de prescription afin que le dossier, qui avait causé un véritable traumatisme, ne soit pas refermé.

    Buveur, noceur, tireur d’élite, instructeur de groupes d’extrême droite, K. B. était en congé ou prétendument malade lors de plusieurs raids de la bande, ont déterminé les enquêteurs. Il aurait déclaré une blessure au pied après l’une des fusillades les plus sanglantes (huit morts à Braine-l’Alleud et Overijse, dans la grande banlieue de Bruxelles). Des témoins avaient affirmé à l’époque qu’ils avaient vu l’un des agresseurs se blesser.

    « Je sais qui est derrière la bande du Brabant », a déclaré il y a quelques jours maître Jef Vermassen, l’avocat du fils de l’une des victimes contacté par les proches de l’ancien gendarme. « Cette piste est nouvelle et crédible », a expliqué plus prudemment au journal De Morgen le procureur général Christian De Valkeneer, ancien juge d’instruction antiterroriste. Le haut magistrat indique que les investigations vont désormais se concentrer sur des membres encore en vie de l’ex-groupe Diane.

    Un million de pages

    Elles devront d’abord déterminer si K. B. était bel et bien le « géant » de la bande et tenter d’identifier ses complices. Ce n’est pas la première fois qu’un élément de cet interminable épisode criminel est présenté comme déterminant. En 2016, l’arrestation d’un homme de 68 ans, mis en examen pour meurtre et vols, auteur de confidences sur sa prétendue participation aux tueries, avait déjà agité le monde judiciaire. Mais cette piste s’était rapidement évanouie.

    Si elle se confirme, celle des gendarmes étaierait l’idée, souvent évoquée, qu’un terrorisme d’extrême droite aurait visé à l’instauration d’un régime fort, à une époque où le royaume était aussi en proie à un terrorisme d’inspiration marxiste-léniniste, celui des Cellules communistes combattantes. Ce groupe se livra à 27 attentats entre octobre 1984 et l’automne 1985.

    Le million de pages du dossier des tueurs du Brabant n’a pas permis de déterminer, jusqu’à présent, qui étaient les vrais organisateurs et qui auraient été les possibles bénéficiaires de ces « années de plomb » version belge.

    • Il me semble qu’à l’époque on remettait les réseaux gladio sur le tapis. L’affaire n’a jamais cessée de rebondir vers l’extreme droite sauf pour lemonde.

      Dailleurs sur WP :
      « Selon cette vision, les ravages de la bande étaient destinés à favoriser l’installation d’un pouvoir politique fort fondé sur le renforcement de la gendarmerie et de l’armée. La population belge était, en effet, très critique devant l’incapacité des forces de l’ordre à empêcher les tueries. D’autant plus que, à l’époque, une bande de terroristes d’extrême gauche, se présentant comme les C.C.C. (cellules communistes combattantes), commettaient divers attentats à l’explosif. Les menaces pesant sur la population auraient été délibérément organisées pour justifier l’installation d’un pouvoir fort présenté comme seul capable de mettre fin à la peur qui s’installait progressivement en Belgique.

      Pour justifier cette thèse, d’aucuns ont invoqué l’apparent professionnalisme des tueurs et des terroristes dont les agissements paraissaient inspirés directement de méthodes d’attaques enseignées à l’armée, comme le repli par échelons. Il se serait agi, en fait, d’opérations de commando camouflées. Certains éléments donnent d’ailleurs à penser que la bande des tueurs a pu profiter d’informations privilégiées, notamment parce que, malgré un quadrillage de zone installé par les gendarmes et la police, tous les plans de sécurité étaient toujours déjoués et l’on a supputé que c’était le résultat de complicités au sein des forces de l’ordre, ce qui expliquerait que les auteurs des faits n’ont pas été arrêtés. Certains se basent donc sur ces éléments pour défendre la thèse d’un complot qui aurait visé à déstabiliser l’État belge, voire d’autres pays d’Europe occidentale en relation avec des faits terroristes survenus en France et en Italie. On a notamment accusé le groupe néo-nazi Westland New Post (alias W.N.P.), infiltré par un inspecteur de la Sûreté de l’État et manipulant des services de sécurité officiels belges ou étant manipulé par ces derniers, selon les versions. On a aussi pensé à d’(ex)-gendarmes et militaires liés de près ou de loin à l’extrême droite et cherchant, en créant la peur dans la population, à susciter un mouvement d’opinion soutenant un renforcement de l’appareil répressif de l’État par le développement des moyens légaux d’enquête de la gendarmerie et de la police, ainsi que de leur armement. Cette hypothèse évoque un lien des tueurs avec l’organisation Gladio et les réseaux stay-behind, des structures clandestines de l’OTAN chargées de résister à une éventuelle invasion soviétique et dont certains membres auraient fini par dévier vers le banditisme.

      Quant aux attentats de l’extrême gauche révolutionnaire qui se produisirent à cette époque, ils renforçaient la thèse politique, puisque, par des tracts, ce mouvement, inconnu jusque là, les Cellules communistes combattantes (CCC), annonçaient vouloir combattre l’État et le capitalisme. Les membres des C.C.C. seront finalement arrêtés mais aucune preuve n’a été trouvée pour prouver qu’ils auraient été, eux aussi, manipulés pour accentuer le climat de peur régnant en Belgique. »

      L’OTAN derrière les tueries du Brabant ?
      http://www.resistances.be/tueurs13.html
      Sur les antennes de la RTBF, le lundi 26 février dernier, le journaliste d’investigation René Haquin a affirmé qu’il se pourrait que la Belgique ait été la victime d’un plan de déstabilisation fomenté par l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN). Les tueries du Brabant et les actions de « guérilla urbaine » des CCC auraient été une des phases de ce plan.


  • Carte blanche : #MeToo, pour ne rien voir, il faut le vouloir - Le Soir Plus
    http://plus.lesoir.be/120713/article/2017-10-23/carte-blanche-metoo-pour-ne-rien-voir-il-faut-le-vouloir

    Il faut quitter ce confort, car c’est celui du vieux monde, moribond, ringard, insatisfaisant pour les femmes mais aussi pour les hommes. Nous ne pouvons croire que si la moitié de l’humanité éprouve un malaise, qu’il soit existentiel ou relatif à l’espace public et/ou professionnel, l’autre moitié ne ressent pas un inconfort, tout assise qu’elle est sur ses privilèges. Nous pensons que ça doit lui faire mal aux fesses, la gêner aux entournures, plus ou moins consciemment. Nous croyons que nous sommes arrivés à un point de basculement.

    Que cette litanie de témoignages douloureux et les réactions parfois violentes qui ont suivi en sont la preuve.

    Que quand les femmes montrent le problème, les idiots débattent du hashtag.

    Tenez-vous prêts pour un changement de civilisation. Nous, nous le sommes.

    #BalanceTonPorc


  • RFC 8244 : Special-Use Domain Names Problem Statement

    Le #RFC 6761 créait un registre de « #noms_de_domaines d’usage spécial », où l’#IETF enregistrait des noms qui pouvaient nécessiter un traitement spécial par une des entités de la chaîne d’avitaillement et de résolution des noms de domaines. Un exemple est celui des noms de domaine qui n’utilisaient pas le #DNS, comme le .onion de #Tor ou le .bit de #Namecoin. Certaines personnes ont émis des réserves sur ce registre, par exemple parce qu’il marchait sur une pelouse que l’#ICANN considère comme sienne. Ce nouveau RFC, très controversé, fait la liste de tous les reproches qui ont été faits au RFC 6761 et à son registre des noms spéciaux.

    http://www.bortzmeyer.org/8244.html

    #gouvernance_Internet



  • Prosody 0.10.0 released

    http://blog.prosody.im/prosody-0-10-0-released

    It’s not 1st April, it’s 2nd October. Which means the rumours you heard were true. Prosody 0.10.0 is released!

    This is the first release of our 0.10 branch. All of our recent releases have been from our stable 0.9 branch, which has served us well since the initial release of 0.9.0 back in 2013.

    However time marches on, and we have a long list of new features and modules that we want to share with you.

    This release contains over 1500 new commits from many contributors, adding and modifying over 30,000 lines of code.

    #XMPP





  • Bouchra Khalili “The Seaman” – Extra Credit | Migración,
    Desplazamiento, Transnacionalismo

    http://blogs.uprm.edu/migracion/?page_id=119

    Evidemment, si @supergeante me parle de Bouchra Khalili, je recherche et je tombe sur ceci (un petit exercice pour étudiants) : quelques lignes avec des questions fort bien posées et une proposition de réfléxion autour des cartes de Bouchra Khalili

    Merci Peg :)

    Bouchra Khalili “The Seaman” – Extra Credit
    The Role of Maps: Maps are pieces of material culture. (Remember the relationship between Ideas, Norms, and Material that we studied in class.) What are the symbolic ideas that influence the concept of a border on a political map? How do these concepts affect the lives of migrants, like Bouchra Khalili? In your opinion, are these concepts valid today? Do maps empower humanity and cultural freedom? Or are the concepts embedded in cartographic images restrictive? (Please use Khalili’s case as part of your response.)


  • Cartographier les récits de migrants : Autour de The Mapping Journey Project de Bouchra Khalili | LAMenparle
    http://lamenparle.hypotheses.org/357

    Réalisée pour le trentenaire des FRAC en collaboration avec le FRAC PACA et le FRAC Poitou-Charente, l’exposition itinérante « Ulysses, l’autre mer…. » du FRAC Bretagne, offre au public un ensemble d’œuvres très diverses, voire disparates en apparence, mais qui toutes ensemble suggèrent, parfois plus que figurent, la diversité des modes de déplacement et du voyage. La migration comme la promenade, le vagabondage, la déambulation ou la marche initiatique sont convoqués à travers la figure d’Ulysse dans toutes ses variations contemporaines : du marin au flâneur, du marcheur au voyageur, du migrant à l’exilé.

    #migrants