ARNO*

Geek dilettante habitant une belle et grande propriété sur la Côte d’améthyste

  • Covid-19 : « Il existe une solution pour éviter les contaminations à Noël : décréter un confinement durant la période de l’Avent »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/26/covid-19-il-existe-une-solution-pour-eviter-les-contaminations-a-noel-decret

    Les prix Nobel d’économie 2019 Abhijit Banerjee et Esther Duflo proposent, dans une tribune au « Monde », d’anticiper la progression de l’épidémie. Ils recommandent la mise en place d’un confinement de tout le territoire du 1er au 20 décembre, pour permettre aux Français de retrouver leur famille lors des fêtes de fin d’année.

  • À force de se focaliser sur l’idée de « sauver l’économie », j’ai vraiment l’impression qu’on passe justement à côté de cet aspect, précisément…

    – La seconde vague, visiblement mal préparée et mal gérée, ça va une fois de plus coûter extrêmement cher ; à nouveau, dans le but de faire des économies de manière monomaniaque, on a toutes les chances de se cogner une seconde vague qui va coûter très très cher. Si on prend la question de l’éducation, on a la situation italienne, où l’on nous dit qu’il y a eu un effort massif pour limiter les risques sanitaires dans les écoles. Ici en France, on a considéré qu’embaucher des profs et investir dans l’école c’est un poids morts pour l’économie ; résultat on transforme les écoles et les universités en usines à clusters. Dans le même ordre d’idée, on a retardé toutes les précautions pendant l’été (« sauver » la saison touristique ?), et on n’a imposé le port du masque en entreprise qu’à la rentrée de septembre, alors que les chiffres remontaient depuis un mois.

    C’est-à-dire qu’on en est à tout décider en fonction d’économies à la petite semaine, ce qui revient en fait à tout faire mal, en « pire », et à ainsi subir une deuxième vague qui va coûter beaucoup plus cher que chez nos voisins.

    – Et là, pour les abrutis du gouvernement La REM, ça devrait interpeller un peu plus. Si la première vague était (admettons vaguement) imprévisible, et a touché un peu tout le monde en Europe, ils ont pu faire mine de faire jouer une certain « solidarité » européenne, avec un plan de relance commun. Pas transcendant, mais au moins ils s’accrochent à ça.

    Mais si la deuxième vague, c’est une catastrophe économique en France (disons 5 à 10 points de PIB de recule supplémentaire, en plus des dégâts du premier confinement), pendant qu’une partie de nos voisins (l’Italie) apparaissent comme infiniment mieux préparés à l’affronter, leur histoire de « solidarité européenne », ils vont pouvoir se la rouler derrière l’oreille… Oui, tiens, donnons des sous au gouvernement français qui a décidé de faire n’importe quoi depuis cet été, pendant que les autres gouvernements européens avaient profité du confinement pour se préparer… La cigale et la fourmi, tout ça…

  • 2020 et ses surprises, ce n’est pas terminé : nous allons avoir la première personne au monde condamnée au motif qu’elle n’appartient pas à Daech et qu’elle n’a jamais eu la moindre activité terroriste.

    Un Canadien accusé de prétendre avoir commis des meurtres pour Daech
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1736698/daech-grc-accusations

    Un homme de 25 ans de Burlington, en Ontario, qui a affirmé sur plusieurs plateformes avoir commis des meurtres pour le compte du groupe armé État islamique en Syrie, est accusé d’avoir tout inventé.

    La Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirme avoir procédé à l’arrestation de Shehroze Chaudhry vendredi. Il est accusé d’incitation à craindre des activités terroristes.

    […]

    Dès 2016, Shehroze Chaudhry a publié sur les médias sociaux son implication supposée dans Daech. Lorsque le Middle East Media Research Institute (MEMRI) a vu les publications en ligne, il a publié un bulletin à son sujet.

    Les reportages à son sujet, à ce moment, lui faisaient référence à l’aide de son nom de guerre, Abu Huzaifa al-Kanadi (Abu Huzaifa le Canadien).

    Lorsque CBC News a publié des reportages à son sujet, il leur a d’abord déclaré qu’il avait rejoint Daech en 2014 en tant que bourreau dans la ville syrienne de Manbij.

    Il affirmait alors avoir été témoin de violences à une échelle qu’il n’aurait jamais pu imaginer, notamment des coups de fouet, des décapitations et des crucifixions en public. Il a dit qu’il souffrait de cauchemars et qu’il se réveillait avec des sueurs froides au moins trois fois par semaine.

    M. Chaudhry a également donné des comptes rendus détaillés similaires à un podcast du New York Times intitulé Califat. Il y a affirmé avoir fusillé des civils qui avaient les yeux bandés et qui étaient ligotés.

  • Covid-19 : 42 classes fermées dans l’Académie de Montpellier
    https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/covid-19-42-classes-fermees-dans-l-academie-de-montpellier_36367155.html

    Ainsi, 42 classes sur 20 857 de l’Académie ont dû être fermées : une dans l’Aude, trois dans le Gard, 32 dans l’Hérault et six dans les Pyrénées-Orientales. La Lozère est elle épargnée.

    (Et à nouveau, comme les 4 classes de l’école de mes petits ne sont jamais apparues nulle part, je crains que ces chiffres soient sous-estimés.)

    • J’ai passé pas mal de temps à scroller les RS pour trouver des élèves qui parlent de la pandémie  : ils racontent à peu près tous la même chose. Des camarades qui disparaissent en classe, pas d’explication, des cas positifs révélés entre potes de classes et qui ne font l’objet d’aucune communication de la direction, même pas envers les profs, surtout pas des parents.
      Trouvé des profs qui racontent aussi la même chose  : cas contacts non prévenus, ordre de la direction de ne pas faire de vague, ARS aux abonnés absents.

    • Oui, j’ai vu passer ce genre de choses aussi. Ça me semble indiquer que vraiment rien n’a été mis en place pour assurer une quelconque continuité pendant les deux semaines où il faudrait fermer une classe en cas de Covid+ : ni côté enseignement, ni trop compensation pour les parents bloqués avec leurs gosses (quand on a eu nos jumeaux sur les bras, au niveau compensation, la position officielle était encore « on y réfléchit »…).

  • #Montpellier : une dizaine de familles avec enfants scolarisés expulsée
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-dizaine-familles-enfants-scolarises-expulse

    Les familles squattaient pour certaines les lieux depuis près de deux ans. 29 personnes (dont 12 enfants de 2 à 16 ans) se sont ainsi retrouvées à la rue mais apparemment « sans proposition de relogement ni en hôtel ni ailleurs » reproche Sophie Mazas, président de la Ligue des Droits de l’Homme 34. « Et aucune famille n’avait été prévenue d’une possible expulsion. »

    Plus encore selon Thierry Lerche (Cimade Montpellier), « lors d’une réunion cet été, la Préfecture avait assurée devant diverses associations présentes que ces familles ne seraient pas expulsées, contrairement à d’autres squats de Montpellier. »

  • Coronavirus : ce que l’on sait des futures mesures que prépare le préfet de l’Hérault - midilibre.fr
    https://www.midilibre.fr/2020/09/24/montpellier-ce-que-lon-sait-ce-jeudi-soir-des-futures-mesures-dues-au-covi

    – Fermeture des bars à 22 h ;
    – Fermeture des restaurants à minuit (dernier client accepté à 22 h) ; 
    – Interdiction de la vente d’alcool par les épiceries de nuit après 20 h, fermeture des épiceries de nuit à 22 h ;
    – Interdiction de consommer de l’alcool sur la voie publique après 20 h ;
    – Fermeture des gymnases (sauf pour les scolaires et les sportifs professionnels ; en discussion pour les amateurs) ;
    – Interdiction des sorties scolaires ;
    – Rassemblement de 10 personnes interdites dans les lieux publics ;
    – Rassemblement de plusieurs groupes de dix personnes autorisées dans les lieux privés à condition de respecter les règles sanitaires strictes (y compris mariages où il est possible de faire plusieurs tables de dix). Pas d’autorisation préfectorale nécessaire dans ce cas-là ; 
    – Interdiction des visites de groupes (sauf accompagnements genre office de tourisme) ; 
    – Interdiction des mises à disposition des salles municipales pour les événements festifs.

    • Agnès, je ne suis pas d’accord pour mettre au même plan les cantines et les bars. La tournure de Blanquer n’est pas démente (ne serait-ce qu’on peut la prendre pour un jugement moral), mais je ne suis pas vraiment choqué.

      – Mes gamins à la cantine, c’est certes pas forcément idéal, mais c’est très régulé, quand c’est possible ils ont mis en place plus de services, les déplacements et croisements sont limités, etc. Les bars du centre-ville après 22 heures, on l’a déjà largement remarqué ici, c’est systématiquement la fête du slip.

      – Et on doit pouvoir admettre que sortir dans les bars est une activité moins indispensable au fonctionnement de la société que la cantine. Si tu fermes les bars (ici à Montpellier : à 22 heures désormais), tu empêches les bars de travailler et c’est à peu près tout. Si tu fermes les cantines, tu empêches la moitié de la population de bosser (et : certainement beaucoup plus les femmes que les hommes).

    • Les cantines sont des hauts lieux de contamination dans un contexte de transmission par #aérosolisation  : forte densité de population, brassage, port du masque impossible et bruit ambiant qui pousse à parler fort, donc à augmenter significativement le volume d’air expiré → plusieurs centaines de couverts par services, pas forcément une aération de ouf.

      https://zdfheute-stories-scroll.zdf.de/aerosole-klassenzimmer-corona/index.html#CS5-62

    • Oui mais l’impact absolu d’une mesure sur la diffusion du virus n’est pas le seul critère. À nouveau : on a décidé que les écoles sont indispensables, à la fois comme socialisation des jeunes, éducation, et pour permettre aux parents de travailler, alors que les bars sont d’un intérêt pour la société et l’économie moindre.

      Fermer les écoles et les universités, même si c’est la mesure la plus efficace contre le virus, c’est certainement la toute dernière avant le confinement total de la population.

      Perso, tant qu’on n’en est pas là, je comprend qu’on ferme les bars à 22 heures et qu’on conserve les cantines. J’aimerais (comme toi, de ce que je lis) qu’on ai eu de véritables investissements pour qu’on évite d’immédiatement transformer les écoles en cloaques à Covid, qu’on n’allège pas le protocole sanitaire pour limiter les fermetures de classes, et qu’on n’ait pas cette volonté de limiter les alertes quitte à cacher l’information aux parents. Je préférerais qu’on se soit donné les moyens de fermer les classes temporairement en assurant autant que possible de la visio avec les profs. Mais c’est pas le choix qui a été fait.

    • Bien sûr que l’ouverture des écoles est souhaitable… mais pas dans ces conditions  !

      L’info confirmée sur l’#aérosolisation du virus, on l’a depuis début juillet.
      Le protocole était simple et il a été déployé ailleurs  : fermeture des internats, sauf si possibilité de chambres individuelles et possibilité de repas en zone aérée non dense (donc fermeture des internats jusqu’à diffusion 0).

      2 protocoles, un pour le premier degré, un autre pour le second.
      1e degré  : masque (des pays s’en sortent avec vraiment des gosses très jeunes) et effectifs max ≃ 10/classe. Dans certain pays, on a recruté et loué des locaux temporaires, dans d’autres, on est passé à l’école alternée. Les cantines sont fermées pour des raisons évidentes et les gosses ont des lunch boxes.

      2nd degré  : a peu près pareil, effectifs 15 max. Les lycées sont souvent fermés et en télétravail : prise en compte du fait que ce sont physiologiquement des adultes.

      Tout ça dans des contextes de préparation : beaucoup de pays n’avaient pas rouvert avant les vacances pour se laisser le temps de créer des protocoles et des solutions. Certains ont retardé la rentrée pour se laisser plus de temps pour les travaux, recrutement, etc. La plupart n’envisage ça que dans le cadre d’un covid maîtrisé, à très bas niveau de circulation.

      RIEN de tout cela en France.
      Dans ces conditions, c’est inadmissible  !

    • Ah ne m’en parle pas. Ici on essaie d’obtenir des réponses du collège et de l’école, parce que le confinement ça a été le néant complet, et que quand tu parles de visio, on n’obtient que l’hostilité des profs (genre : « nan mais ça va pas être possible »).

      Bref on sait déjà que s’il y a reconfinement ou des fermetures de classe (ce qu’on vient de subir pendant 10 jours pour nos jumeaux), ça va être à nouveau l’abandon total.

  • Vendredi 25 septembre, les décès à 21 jours et depuis début mai :

    Comme ils ferment les bars, je vois une tripotée d’abrutis qui beuglent que « la situation s’améliore depuis 5 jours ». Faudrait juste que les gens commencent à moins mourir.

    Sinon, les chiffres des Ehpad sont toujours difficilement exploitables, mais de ce côté-là aussi ça commence à ne plus être anecdotique (110 à 120 morts par semaine, alors qu’on était à zéro il y un mois).

  • La crise due au coronavirus a durci le regard porté sur les chômeurs
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/25/le-regard-porte-sur-les-chomeurs-s-est-durci-depuis-le-debut-de-la-crise-due

    Près de quatre personnes sur dix considèrent que les demandeurs d’emploi sont des « assistés », d’après une enquête réalisée par l’institut Elabe et l’Unédic. Par Bertrand Bissuel

    Depuis le début de la crise sanitaire, le regard de la population sur les demandeurs d’emploi s’est durci. C’est l’un des enseignements – plutôt inattendu – d’une étude réalisée par l’institut Elabe et l’Unédic, l’association paritaire qui gère le régime d’assurance-chômage. Publiée jeudi 24 septembre, cette enquête d’opinion, conduite auprès de quelque 4 500 individus entre le 17 juin et le 6 juillet, révèle une progression du « soupçon » à l’égard des chômeurs. Un sentiment qui demeure, toutefois, minoritaire.

    Pour aboutir à un tel constat, les résultats de ce « baromètre » ont été comparés à ceux d’un premier sondage, mené à la fin de février et au début de mars avec la même batterie de questions. En quatre mois, les avis ont eu tendance à se radicaliser. Ainsi, 38 % des personnes interrogées considèrent que les inscrits à Pôle emploi sont des « assistés » , soit cinq points de plus par rapport aux réponses recueillies peu avant le confinement.

    La thèse selon laquelle les allocations seraient trop élevées est désormais approuvée par 36 % des sondés – un ratio en augmentation de quatre points. Et ils sont 35 % à penser que « la plupart des chômeurs fraude pour toucher une [prestation] », contre 31 % lors de la précédente enquête d’opinion.

    Enfin, une nette majorité (56 %) estime que les individus sans emploi « ont des difficultés à trouver du travail car ils ne font pas assez de concessions lors de leurs recherches d’emploi » – un pourcentage qui est resté quasi inchangé sur la période. L’idée d’une bienveillance accrue vis-à-vis des chômeurs, du fait de la dureté de la crise, n’est donc nullement corroborée, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer.

    Connaissance « erronée » du régime d’indemnisation

    Les critiques contre ceux qui n’ont plus d’activité reposent sur une connaissance « erronée » ou « partielle » du régime d’indemnisation, d’après l’étude diffusée jeudi. Un exemple : « A peine plus d’un tiers » des personnes questionnées évaluent « correctement » le montant moyen mensuel des allocations chômage, alors que 29 % le sous-estiment et 36 % le surestiment.

    Les auteurs de l’enquête insistent cependant sur le fait que les représentations sur les demandeurs d’emploi restent globalement stables. « La perception d’un chômeur “victime” d’une situation subie » continue de prévaloir chez une majorité des sondés.

    Sans surprise, la récession en cours amplifie les craintes pour l’emploi. Pour 73 % des individus interrogés, le marché du travail se dégrade, soit 27 points en plus en l’espace de quatre mois. La quasi-totalité de la population (93 %) pense que le chômage peut frapper tout le monde – mais ce sentiment-là se situait déjà à un tel niveau, avant le confinement.

    #sondage #chômeurs #assistés

    • lien vers l’étude :
      https://www.unedic.org/sites/default/files/2020-09/Baromètre%20-%202eme%20volet_VF.pdf

      et sa synthèse

      Une amplification des craintes des Français sur l’emploi
      La crise sanitaire1 a confirmé la place centrale du travail dans la vie des Français (83%, +4 points) et tous ont la conviction que le chômage peut toucher tout le monde (93%). La très forte augmentation du sentiment de dégradation de la situation de l’emploi (+27 points) traduit de véritables craintes.

      Pour autant, l’activité partielle n’a pas d’effet sur l’opinion
      Les Français dissocient nettement l’activité partielle (« chômage partiel ») du « chômage ». Bien qu’un Français sur deux déclare avoir été concerné de près ou de loin par l’activité partielle, cette période, jugée comme transitoire et globalement bien vécue par les bénéficiaires, n’a pas eu d’impact sur leur perception du chômage et des demandeurs d’emploi.

      Des Français encore plus attachés à la fonction protectrice de l’Assurance chômage...
      Face à la crise, la perception des allocations chômage en tant que droit utile et bouclier protecteur se confirme. Elles sont considérées comme un droit (88%) qui permet aux chômeurs de vivre dignement (87%) et de lutter contre la pauvreté (79%, +4 points). Dans le même temps, l’attachement à l’Assurance chômage se renforce (65%), notamment parce qu’elle a été jugée « à la hauteur » pendant la crise (61%).

      ... mais portant un regard toujours intransigeant à l’égard des « chômeurs »
      Si le chômage est toujours perçu par les Français comme une situation subie et non choisie (78%), les représentations des « chômeurs » sont toujours très ancrées. Elles se sont même fortement polarisées, entre bienveillance teintée de misérabilisme et un soupçon croissant quant à la volonté des demandeurs d’emploi de retrouver une activité. On note que l’écart se creuse encore entre le vécu du chômage et la perception. Les intéressés s’estimant persévérants (87%), dynamiques (87%), courageux (82%) et sociables (74%). Comme en avril dernier, les Français les perçoivent comme des individus fragiles, qui se sentent dépendants de la société (78%) et malchanceux (74%).

      Une présomption erronée de « bienveillance » accrue en période de crise
      Tandis que 4 demandeurs d’emploi sur 10 sont convaincus que les Français leur portent un regard critique, l’opinion négative qu’ils prêtent aux Français sur les « chômeurs » recule très fortement sur 4 mois (-12 points). Cela traduit le sentiment d’une bienveillance renforcée face à la dureté de la crise. Or, le regard des Français s’est au contraire durci dans la période : 38% considèrent que les demandeurs d’emploi sont des personnes assistées (+5 points), qui perçoivent des allocations chômage trop élevées (36%, +4 points), et qu’une partie d’entre eux fraude (35%, +4 points).

      Une cartographie de la France fracturée
      Sous l’effet d’une polarisation accrue des perceptions du chômage, quatre groupes structurent l’opinion. La seule ligne de convergence qui efface les clivages, notamment politiques, est le sentiment de vulnérabilité au « risque chômage », unanime et qui s’amplifie au sortir du confinement.

      À noter
      Afin de mesurer l’évolution de l’opinion sur le chômage et les demandeurs d’emploi tout au long de la crise Covid-19 et quant à ses conséquences économiques, une 3ème vague du baromètre sera conduite en 2021. Elle pourra être partagée lors d’une réunion du Bureau au 1er semestre 2021. Comme précédemment, plusieurs publications thématiques seront produites à partir du baromètre, au fil des mois à venir : focus thématique, focus sur certains publics (femmes, catégorie DEFM, etc).

      noter également que l’effectif de 4500 sondés (3000 dans le « grand public » - panel France métro, 1500 demandeurs d’emploi - fichier des allocataires, France métro et Outremers (sauf Mayotte)) signifie que la précision des estimations est environ deux fois plus forte que dans les sondages politiques de 1000 individus.

    • le graphique de l’analyse factorielle (ACM + CAH) est intéressant, l’interprétation des axes (non explicitée dans le document…) est assez évidente :
      • abscisses : droite-gauche
      • ordonnées : "proximité" au chômage (jamais pour soi ou un proche, proche actuellement au chômage, ayant connu précédemment, demandeur d’emploi)

      sans surprise l’axe politique décrit fort bien l’opposition entre assistanat et bouclier

    • Je me disais que ce serait intéressant de refaire ce sondage l’année prochaine, une fois qu’on sera bien enfoncé dans la crise qui nous tombe dessus et puis j’ai repensé à mon père, qui a été au chômage pendant fort longtemps et, quelque temps plus tard, après avoir retrouvé du travail, était capable de tenir un discours anti-chômeurs sans sourciller. Les bourgeois sont très forts pour foutre dans la tête des pauvres des idées de salopards.

    • cf. le à noter ci-dessus. Il figurait ailleurs, mais je l’ai mis à la suite de la synthèse …

      À noter
      Afin de mesurer l’évolution de l’opinion sur le chômage et les demandeurs d’emploi tout au long de la crise Covid-19 et quant à ses conséquences économiques, une 3ème vague du baromètre sera conduite en 2021. Elle pourra être partagée lors d’une réunion du Bureau au 1er semestre 2021.

  • Une certaine @bloodtear a posté cette vidéo sur touiteur :
    https://twitter.com/bioodtear/status/1309325280146788352
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1309325183229005827/pu/vid/720x720/b46bbzC7LgwbHn2v.mp4

    Pas de contexte, aucune explication, mais je trouve ça absolument terrifiant. Que fait cette saloperie de Boston Dynamics dans la rue, apparemment seule ?

    Va vraiment falloir que quelqu’un travaille sur une télécommande universelle qui désactive ce genre de merdes.

  • COVID-19 : point épidémiologique du 24 septembre 2020
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/documents/bulletin-national/covid-19-point-epidemiologique-du-24-septembre-2020

    Dans le PDF, page 15, ce tableau sur les clusters depuis le 9 mai :

    On voit que le type « Milieu scolaire et universitaire » représente un tiers (32% !) des « clusters en cours d’investigation ». Je suppose que c’est parce que ce sont les clusters récents (et la rentrée c’est début septembre), et possiblement parce que le services enquêtent en priorité sur ce type de milieux sensibles.

    • Au 15 août on avait :

      parmi les 609 clusters, les entreprises hors établissements de santé restent les types de collectivités les plus représentés (22%), avec le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes (21%) et les établissements de santé (17%)

      Ces contaminés sacrifiés sur l’autel de la rentabilité
      Olivier Bonnet, Plume de Presse, le 15 août 2020
      https://seenthis.net/messages/871847

      Maintenant on a (forcément, il y a eu la rentrée entre les deux) :

      le milieu scolaire et universitaire (32%), les entreprises hors établissements de santé (22%), le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes (11%) et les établissements de santé (11%)

      Donc, comme d’habitude, les endroits les moins risqués sont ceux qui sont le plus montrés du doigt !

  • « Cette fois-ci, l’Occitanie sera en première ligne », avertit le directeur de l’ARS - midilibre.fr
    https://www.midilibre.fr/2020/09/25/cette-fois-ci-loccitanie-sera-en-premiere-ligne-9094812.php

    Douze départements sur treize en vigilance rouge, deux métropoles en alerte renforcée : l’Occitanie est dans une situation très inquiétante ?

    Oui, la situation est très préoccupante et elle se dégrade rapidement. Nous avons dépassé les seuils d’alerte dans quasiment la totalité de la région. Il y a une évolution très rapide de la diffusion du virus, avec des points de fixation en Haute-Garonne, avec un taux d’incidence de près de 200 pour 100 000 habitants, quatre fois le seuil d’alerte, et dans l’Hérault à 100 pour 100 000 habitants. Dans les métropoles, à #Montpellier ou à Toulouse, les populations les plus fragiles, les plus âgées, commencent à être touchées. Sur 120 clusters en cours d’investigation, on en a 50 dans les Ehpad (*), avec un impact sur les résidents, mais aussi sur les personnels, très engagés, qui voient repartir l’épidémie avec beaucoup de craintes et de désespoir. C’est maintenant qu’il faut prendre toutes les mesures pour casser l’enchaînement qui commence à avoir un impact significatif...

  • Eric Zemmour condamné à 10 000 euros d’amende pour injure et provocation à la haine
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/09/25/eric-zemmour-condamne-a-10-000-euros-d-amende-pour-injure-et-provocation-a-l

    Cette condamnation répond à la violente diatribe sur l’islam et l’immigration qu’il avait proférée en septembre 2019, lors d’un rassemblement politique, à Paris.

    Le tribunal de Paris a condamné Eric Zemmour, vendredi 25 septembre, à une amende de 10 000 euros pour injure et provocation à la haine. La justice le condamne ainsi pour les propos qu’il avait tenus, le 28 septembre 2019, en ouverture de la « convention de la droite », organisée par des proches de Marion Maréchal.

    Son violent discours à l’encontre de l’islam et de l’immigration avait à l’époque été largement dénoncé et le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait reçu plus de 3 600 signalements. Le tribunal a considéré que, « en distinguant parmi les Français l’ensemble des musulmans opposés aux “Français de souche” et en les désignant, ainsi que les immigrés musulmans vivant en France, non seulement comme des criminels auteurs des attentats de 2015 mais comme d’anciens colonisés devenus colonisateurs », les propos tenus « constituent une exhortation, tantôt implicite tantôt explicite, à la discrimination et à la haine à l’égard de la communauté musulmane et à sa religion ».

    Deuxième condamnation pénale
    La présidente de la 17e chambre correctionnelle a estimé que les faits « outrepassent les limites de la liberté d’expression puisqu’il s’agit de propos injurieux envers une communauté et sa religion ». Le tribunal a aussi souligné que le discours avait été « préparé » et les mots « choisis ».

    Eric Zemmour a par ailleurs été condamné à payer un euro de dommages et intérêts ainsi que 1 500 euros au titre des frais de justice à huit associations parties civiles, dont la Ligue des droits de l’homme et SOS-Racisme. « Je considère que le tribunal n’a pas fait une application juste de la loi et j’envisage de faire appel », a réagi Olivier Pardo, son avocat.

    Il s’agit de la deuxième condamnation pénale d’Eric Zemmour : quelques jours avant ce discours, il avait déjà été condamné définitivement à 3 000 euros d’amende pour des propos antimusulmans, après le rejet de son pourvoi à la Cour de cassation. Dans cette affaire, il a saisi la Cour européenne des droits de l’homme.

  • Thread by MartinWinckler on Thread Reader App – Thread Reader App
    https://threadreaderapp.com/thread/1309473811889303553.html

    Petit thread sur la #dépression, afin de préciser ma pensée (qui n’est pas seulement la mienne, mais celle que défend un courant de scientifiques).
    1/n - Les arguments s’accumulent pour dire que la dépression, comme la fatigue ou la douleur, sont des phénomènes produits par

    • On le fait aussi avec le diagnostic : la mammographie systématique avant 50 ans fait plus de mal que de bien.

      Je suis vraiment exaspérée de voir ce discours repris et seriné par des personnes comme Winckler, sauf le respect que je lui dois sur certains plans gynécologiques comme la contraception DIU pour toutes, franchement proférer de telles âneries, c’est purement scandaleux. J’ai posté sur seenthis la preuve par des études publiées qu’avec ce genre de campagne débile anti #mammographie, il y a recrudescence des cancers du sein. Mais purée de petit pois, réfléchi seulement 5 minutes, tu es une femme responsable, tu assumes de faire une mammographie régulièrement, et tu sais qu’il peut y avoir un risque mince qu’on t’annonce une mauvaise nouvelle et que tu te fasses opérer pour rien ? Dans ce cas, il y a d’autres tests possibles et même obligatoires et tu pourras choisir ce que tu vas faire. Et non, non et non, ce n’est pas la peur de l’avoir peut-être qui fait le cancer, c’est plein d’autres choses bien plus tangibles sur lesquelles je ne vais pas m’étendre mais la politique de l’ignorance appliqué à notre santé c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut aux femmes et je ne comprends pas que Winckler en soit encore à ce niveau dangereux. Ou plutôt, si, la culture (ici médicale, la pire) du savoir mais pour seulement certain·es.

    • Quand à la médicalisation en cas de dépression, de mon expérience et de cette culture de sadiques qu’ont les psys et que plusieurs de mes proches, dont moi, ont du se relever seul·es à plusieurs reprises, je préfère encore un bon psychiatre qui donne les médocs qu’il faut temporairement (qui vont parfois te sauver du pire) qu’un psychanalyste qui reçoit des enfants en difficultés pour les drainer vers son réseau et extirper le fric des parents et dont la salle d’attente est affublée de « simples dessins de mode » qui représentent en fait une ôde aux anorexiques de 35kg.

    • Le problème avec les prescriptions de la plupart des psychiatres est qu’ils prescrivent avec des posologies dignes d’un équidé, ce qui a pour effet de te mettre complètement dans le gaz. De plus, bon nombre te font comprrendre que ton traitement c’est pour la vie. Dans mon parcours thérapeutique, je n’en ai trouvé qu’un qui était à l’écoute concernant les effets désagréables et parfois dévastateurs d’une molécule ou d’une posologie mal adaptée. Par contre aucun ne m’a jamais proposé un sevrage digne de ce nom et le dernier en date (de sevrage), j’ai dû le gérer seul et dieu merci, j’en ai ressenti assez rapidement les bénéfices. Mais voilà : une fois qu’on a subi un état dépressif ou tout autre trouble, la guérison n’est jamais acquise définitivement. Et dans le cas de rechute, il ne faut pas hésiter à consulter de nouveau. Souvent une nouvelle molécule est mieux adaptée ou mieux supportée à un instant T ou lors de circonstances particulières liées à la rechute. Et pour cela je trouve que certain·es généralistes sont beaucoup plus à l’écoute que les spécialistes.

    • @alexcorp héhé, tu pointes ce post, mais ça ne veut rien dire en fait, et j’espère que ça ne t’empêche pas de réfléchir par toi même , après un check hier , je voulais le supprimer ou au moins mettre dessous que c’est du bullshit d’info conspi et vu que le lien est maintenant pourri et aboutit à plus rien, j’ai fait des recherches sur le taux de radioactivité qu’on se prend avec une mammo ou une échographie ou une radiographie, (puis j’ai zappé en fermant TOR, erreur de ma part que je vais réparer vite).

      Mais … je cherche la preuve par un schéma simple que les chiffres donnés sont bidons
      (d’autant que la radioactivité se calcule aujourd’hui en mSv et pas en RAD)
      Quant à la nocivité des mammos, je cherche aussi le rapport qualité/prix.

      Bananas are used because they contain potassium-40, a radioactive isotope that naturally occurs in some foods. Some examples in BED include: a dental X-ray is similar to eating 500 bananas; a mammogram is equivalent to eating 4000 bananas; and a fatal dose of radiation is like eating 80 million bananas.

      Mais c’est juste pas possible que Winckler assène dans une petite phrase via un flux complet sur la psychiatrie cette grosse connerie dangereuse et je maintiens que c’est #criminel et je me bats contre beaucoup ici sur @seenthis depuis longtemps apparemment pour que mes sœurs ne se mettent pas à croire ce genre d’assertion débile et aillent se faire dépister et mammographier avant 50 ans si ça leur chante et si par exemple dans leur famille il y a déjà eu des cas ou après être allé dans des zones de guerre ou d’essais nucléaires … Le cancer du sein aujourd’hui c’est une femme sur 8, 1/8em des femmes, donc les femmes filles de femmes qui ont eu un cancer devraient se faire suivre correctement ou dépister sans qu’on vienne les faire chier.

      PS Et aucun flic ne vient encore te chercher pour t’obliger à te soigner, c’est juste des recommandations remboursés pour surveiller sa santé, vraiment ça dérange qui en fait ? La mode est à un retour bio à la nature et donc on fait pas de mammo ?.

      Je le dis aussi, parce que je suis impliquée au premier rang, parce que portée par ce courant anti mammo qui sévissait j’ai moi même refusé de m’y rendre et j’ai fait cette grave erreur et les médecins m’ont alors conforté à ne pas en faire, et à 49 ans j’ai eu une saloperie de merde de cancer qui avait déjà métastasé. Alors chacun·e fait bien comme elle veut, mais qu’on arrête de dire que ça ne sert à rien ou que c’est dangereux !

      Le lien que je n’ai pas donné ici "Cancer du sein : « Les détracteurs du dépistage sont #irresponsables »"
      https://seenthis.net/messages/733908

      En France, moins d’une femme sur deux participe au dépistage organisé.

    • un article (de novembre 2000 de la RMS, n°2320) sur le risque radiologique de la mammographie (après 50 ans). Le tableau présentant les résultats mentionné dans l’extrait ne figure pas en ligne.

      Dépistage du cancer du sein organisé : qu’en est-il de l’irradiation des patients ? - Revue Médicale Suisse
      https://www.revmed.ch/RMS/2000/RMS-2320/20878

      L’exploitation des données actuellement disponibles dans ce domaine montre que le facteur de risque d’induction du cancer du sein à partir de 40 ans est de l’ordre de 5.0 10^-4 par Sv. année. Il est important de noter que ce risque diminue avec l’âge.

      En utilisant ce type d’estimation, une comparaison entre le risque d’induction de cancer lié à la mammographie (en considérant une période latente de dix ans) et l’incidence naturelle du cancer du sein est présentée dans le tableau 1. Ces données concernent les Pays-Bas, mais sont tout à fait transposables à la Suisse.8 Elles ont été adaptées à un dépistage bisannuel débutant à 50 ans, et où la dose délivrée est de 2 mSv par examen.

      Pour cette population, une femme qui entre dans un programme de dépistage à 50 ans, et qui fait une mammographie tous les deux ans avec une dose de 2 mSv, a 520 fois moins de risque de développer un cancer radio-induit qu’un cancer spontané. Ainsi, le risque associé à la mammographie est largement compensé par l’avantage qu’offre le dépistage, puisqu’il permet de réduire le risque de décéder consécutivement à un cancer du sein.

    • Juste pour info, voici ce que dit Winckler sur son site :

      Si vous avez plus de 40 ans sans antécédents familiaux de cancer du sein, faites vous examiner une fois par an.
      Cela peut très bien être fait par votre généraliste. Inutile d’aller voir le gynéco seulement pour ça.

      Si vous avez plus de 40 ans avec des antécédents familiaux (cancer du sein chez une mère, une soeur, une tante ou grand-mère maternelles), faites-vous faire en plus une mammographie tous les 2 ans (mais pas plus).

      http://www.martinwinckler.com/spip.php?article752

      On est loin du « la mammographie ne sert à rien ».

    • C’est déjà pas mal qu’il soit moins bouché sur les mammographies que sur les antidépresseurs, une classe de médicaments sur laquelle il semble tout simplement partager la vision et les habitudes de généralistes aussi peu formés sur les troubles psys que sur les psychotropes, eux qui contribuent à colmater la souffrance psychique à coups d’anxiolytiques. On aboutit à une prescription massive d’anxiolytiques sur une longue durée alors qu’ils ne devraient être utilisés que pour des périodes limitées.
      Et puisque c’est agrémenté d’évidences (non) du genre ça passe avec le temps et en ayant une vie affective et sociale qui vaut le coup sans oublier de pas laisser toute la place à la tête par laquelle tout pourri en s’activant avec son corps, il faut s’efforcer de pas être déçu par le type (estimable) en se souvenant que le droit à la connerie est imprescriptible.

  • Sign O’ The Times
    Belkacem Meziane, Schkopi, le 22 septembre 2020
    https://www.schkopi.com/index.php/2020/09/news/sign-0-the-times-par-belkacem-meziane

    Les noms de Curtis Mayfield, Stevie Wonder ou Gil Scott-Heron viennent d’emblée à l’esprit lorsqu’on parle d’artistes engagés mais rarement Prince. Et pourtant, quand on décortique sa carrière, on s’aperçoit qu’il était bien plus politique qu’on ne le croit. « Sign ‘O’ The Times » traite du Sida, de la guerre des gangs, de la course à l’armement, de la drogue, de la pauvreté et de tant de maux qui définissent notre temps et qui mettent en péril le monde. Dans une ambiance sombre et un chant qui s’apparente à du rap, il dépeint un monde apocalyptique dont la seule issue est la mort.

    Sur des titres comme « Party Up », « Sexuality », « Ronnie, Talk To Russia » ou « 1999 », il dénonce la guerre, la course à l’armement, la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS et proposent qu’on laisse tranquille une jeunesse qui refuse d’aller au combat et qui préfère la fête ou le sexe. Sur « Uptown » ou « Controversy », il défend la liberté sexuelle, dénonce le racisme, l’homophobie. Sur « America », c’est la course à l’argent, le désœuvrement social, la drogue et les maux de l’Amérique de Reagan. « Sign ‘O’ The Times » ne fait que s’ajouter à une liste qui au fur et à mesure du temps deviendra colossale. « Money Don’t Matter 2 Night », « Live For Love », « Race », « We March », « The War », « Family Name », « Dear Mr Man » ou « Baltimore » ne sont que quelques exemples de ses prises de position face au racisme, la guerre, l’esclavage, le combat pour les droits civiques, le trafic d’armes dans les ghettos, les violences policières envers les noirs ou l’écologie.

    Sur Prince et la politique :
    https://seenthis.net/messages/486070

    #Prince #Musique #Musique_et_politique
    @tintin

  • A Londres, le couvre-feu sur les pubs ne décourage pas les fêtards - Challenges
    https://www.challenges.fr/societe/a-londres-le-couvre-feu-sur-les-pubs-ne-decourage-pas-les-fetards_728853

    Environ 6.000 nouvelles contaminations journalières ont forcé le Premier ministre Boris Johnson à annoncer un couvre-feu à 22H00 pour les pubs -fermant habituellement à 23H00 ou minuit-, qui seront aussi désormais obligés de servir uniquement à table, sous peine d’amendes.

  • Didier Raoult accuse les médecins des hôpitaux de Marseille de diffuser « des messages alarmistes »
    https://www.midilibre.fr/2020/09/25/didier-raoult-accuse-les-medecins-des-hopitaux-de-marseille-de-diffuser-de

    Le journal Le Monde a pu consulter la lettre que le très controversé infectiologue marseillais, Didier Raoult, a écrite jeudi 24 septembre au président de la commission médicale de l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), le président Dominique Rossi.

    « Vous portez une responsabilité dans les mesures déraisonnables prises contre la ville, par le ministre de la Santé », accuse-t-il. Dans ce courrier, le professeur Didier Raoult pointe du doigt ses collègues de l’AP-HM de diffuser des « messages alarmistes qui ne reflètent absolument pas la réalité ».

    […]

    Si Didier Raoult admet que le taux d’occupation des lits en réanimation au sein des établissements marseillais est en hausse, il précise aussi que cette évolution « ne témoigne pas d’un flux particulier ».

    Dans le courrier, Didier Raoult fustige : « Véhiculer des messages de cette nature ne rend service à personne (...) » L’infectiologue demande aux représentants de l’AP-HM de sortir « de leurs bureaux » et à « ne pas devenir de purs technocrates ».

    L’impression que le Didi est sur une belle trajectoire de crash, là. Déblatérer sur les urgences de Paris et du Grand Est, ça devait être jouable. Sortir les flingues contre la hiérarchie marseillaise, ça me semble nettement plus risqué.

  • Suicide d’une étudiante transgenre à #Montpellier : l’acte désespéré de Doona soulève émotion et polémiques
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/suicide-etudiante-transgenre-montpellier-acte-desespere

    Une étudiante transgenre de l’Université Paul Valéry Montpellier 3 s’est suicidée en se jetant sous un train, gare Saint-Roch, mercredi. Doona, 19 ans, étudiait en licence de psychologie et résidait à la cité universitaire Vert-Bois à Montpellier.

    Si les causes exactes de son suicide ne sont pas encore connues, cet acte désespéré fait suite à des tentatives précédentes, selon un courrier du syndicat étudiant SCUM envoyé ce jeudi matin au CROUS Occitanie.

    • C’est un syndicat étudiant, le SCUM, Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier, qui est à l’origine de la polémique. Dans un courrier adressé ce jeudi au directeur du CROUS de Montpellier, il accuse.

      « Si les causes exactes de son suicide ne sont pas encore connues, ce geste fait suite à des tentatives précédentes dont vos services avaient été informés. Or, suite à la deuxième tentative de suicide, une assistante sociale du CROUS et un médecin scolaire étaient directement en lien avec Doona. (...). Nous aimerions aussi avoir rapidement des réponses sur un élément qui vous concerne tout particulièrement, en tant que directeur du CROUS de Montpellier - Occitanie. Il lui aurait été dit, lors de la réunion du mercredi 23 septembre, soit quelques heures avant son suicide, qu’elle ne pouvait plus tenter de mettre fin à ses jours, sous peine d’être expulsée de son logement. Nous espérons que le cynisme des assistantes sociales n’en est pas arrivé à ce point. Car une telle brutalité dans un moment de flottement, de questionnement et de crise existentielle d’un individu est tout bonnement inacceptable ».

      le graissage est du site de France 3

      #travail_social #crous

    • Sur Touiteur, des proches mettent aussi en cause l’accueil catastrophique du milieu médical lors de ses tentatives précédentes.

      Après, je ne suis jamais à l’aise avec ce type de positionnement : évoquer « les causes exactes de son suicide », pour immédiatement suggérer la responsabilité directe d’une assistance sociale, je trouve que c’est dangereux, et ici la tournure « Il lui aurait été dit… », c’est à la limite de la diffamation.

  • Covid-19. Huit enfants de moins de 9 ans hospitalisés en réanimation
    https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/covid-19-huit-enfants-de-moins-de-9-ans-hospitalises-en-reanimation-698

    Pour la première fois depuis le 8 juin, la France est passé au-dessus des 1 000 patients et patientes en réanimation ce jeudi 24 septembre. Parmi eux, huit enfants de moins de 9 ans, d’après les données de Santé publique France. Ce chiffre a doublé par rapport au début du mois de septembre. Les régions Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Ile-de-France en comptent respectivement 2, et la Normandie et l’Occitanie.

    Deux autres patients ou patientes de 10 à 19 ans sont pris en charge dans ces mêmes services dans la région francilienne.

  • « D’une façon républicaine ». La grammaire imaginaire du ministre de l’Éducation nationale – La pensée du discours
    https://penseedudiscours.hypotheses.org/18909

    Il faut insister sur la dimension patriarcale et sexiste de cette petite phrase : Jean-Michel Blanquer utilise plusieurs fois les mots protection et protéger : la « sobriété » de la tenue protège les filles et…, ajoute-t-il comme pour se rattraper, également les garçons. Ça arrive deux fois dans l’interview, ce rattrapage, et le ministre parle même de la « défense des jeunes filles en milieu scolaire ». Protection, défense, seraient-elles attaquées ? Oui, bien sûr, et on comprend que la « tenue républicaine » a aussi pour but de « protéger » les filles de la concupiscence des garçons, qui sont, comme chacun sait, provoqués par les tenues provocantes. Le ministre reprend donc le cliché sexiste le plus usé de la culpabilité des femmes dans les attaques sexuelles qu’elles subissent. Et, ce faisant, il semble militer pour une mode, je dirais, disons… pudique ?

    #sexisme #patriarcat

  • Avec cette histoire de Castex qui n’aurait pas « téléchargé » Stop Covid, je suis un peu surpris : il utilise encore son smartphone personnel grand public, notre Premier ministre ?

    Je croyais qu’on lui filait un machin un peu rustique mais ultra-sécurisé, certifié inviolable par les meilleurs spécialistes en sécurité informatique de l’armée et du renseignement, zéro app installable, personne dans le carnet d’adresses, genre même Snowden il arriverait pas à pirater son téléphone.

    Alors si c’est pas une brique sécurisée, y’a quoi sur son smartphone, à Castex ? Siri ? Alexa ? Ok Google ? Quand il se déplace, il est suivi par Google Maps ? On peut lui écrire sur Gmail ? C’est Benjamin Griveaux qui lui a expliqué comment on utilise la visio ?

  • Loi ASAP : « it’s the deregulation, stupid » (*)

    A l’issue de son examen en commission à l’Assemblée nationale, après un premier tour de chauffe au Sénat, le projet de loi « d’accélération et de simplification de l’action publique » (dit ASAP), incarne jusqu’à la caricature le programme commun de la Macronie et de la droite, aujourd’hui incarnée par "Les Républicains" (LR) : mettre à bas toutes les digues garantes d’une action publique conforme à l’intérêt général. As Soon As Possible… Le débat en plénière reprend à l’Assemblée le 28 septembre. Florilège.

    Lire la suite :

    http://www.eauxglacees.com/Loi-ASAP-it-s-the-deregulation