ARNO*

Geek dilettante habitant une belle et grande propriété sur la Côte d’améthyste

  • Le gens s’abonnent vraiment à Libé pour lire ce genre de chose, ou bien comment ça se passe ?

    Beyoncé, une « Renaissance » mise en pièce – Libération
    https://www.liberation.fr/culture/musique/renaissance-de-beyonce-mis-en-piece-20220729_SLT4XBAGMJCT7PAWJS4JP7LCPM/?dicbo=v2-de912d4180cd53172792800420a5e185

    Le critique Quoi que tu sois, banger salutaire ou pétard mouillé ; que tu apportes les plus glorieuses brises de l’Olympe ou les miasmes des plus vils crotales de l’enfer ; que tes intentions soient perverses ou charitables ; tu te présentes sous une forme si flamboyante que je veux sans attendre t’écouter.

    Le fan Je t’invoque, Beyoncé, ma Queen B ! J’ai attendu ! Attendu et combattu la perfidie des hypermarchés Leclerc qui ont osé commercialiser ton CD soixante-douze heures trop tôt. Car que vaut mon plaisir, face à ta volonté ? Ô corps pneumatique et sanctifié, toi qu’une guirlande de diamants habille, juchée sur ton destrier à facettes, pardonneras-tu notre crasse ignominie ?

    (Renaissance fait un signe au critique)

    Le sens commun Il vous demande de le suivre, comme s’il voulait entrer en communication avec vous seul.

    Le critique Qu’ai-je à craindre ?

  • Le dessinateur Jean-Jacques Sempé est mort
    https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2022/08/11/le-dessinateur-jean-jacques-sempe-est-mort_6137814_3382.html

    Un trait mondialement connu qui saisit le moment, le geste, l’attitude, la situation, avec ou sans texte : le dessinateur a raconté son époque au rythme d’un album par an, de « unes » du magazine américain « The New Yorker », de grands journaux français, ou à travers le personnage du Petit Nicolas, qu’il avait créé en 1960. Il est mort le 11 août, à l’âge de 89 ans.

    https://www.du9.org/auteur/sempe


    © Sempé « Labyrinthe »
    #Sempé #bandes_dessinées

    • « Je dessine ce que j’aurais voulu être » : le dernier entretien « de Sempé au « Monde »
      https://justpaste.it/9j0es

      C’est la radio qui m’a sauvé la vie ! Grâce à elle, très tôt, vers 8-9 ans, j’ai pu entendre aussi bien de la musique classique que de la variété et du jazz. Et des textes, puisque il y avait des pièces radiophoniques. Je me levais la nuit pour écouter les émissions de la radio américaine. Je ne pensais qu’à ça, je fouillais les poubelles pour trouver les programmes de radio. J’ai même réussi à faire arrêter le car du patronage en racontant que mon père allait passer à la radio, pour ne pas rater mon émission de jazz. En pleine campagne du Béarn, on a été demander à des gens d’écouter l’émission chez eux. A la fin, j’ai dit : « Ben non, mon père n’est pas passé, il passera la prochaine fois ! », et on est repartis.

      Comment êtes-vous venu au #dessin ?

      Dans un magazine, j’ai vu qu’un type avait dessiné une situation et mis une phrase en dessous. J’ai trouvé ça rigolo, je me suis dit que j’allais essayer. Mon rêve, à cause de Duke Ellington, c’était d’apprendre le piano. Mais c’était plus facile de trouver un crayon et du papier qu’un piano… Je devais avoir 12 ans, quand j’ai commencé à dessiner comme un fou, tout le temps. Je m’étais persuadé que j’en avais envie. En fait, pas tellement, non. Même maintenant d’ailleurs. Je n’ai jamais eu très envie de dessiner. Ça m’a toujours semblé trop difficile. Mais je me disais que peut-être avec ça, j’allais pouvoir gagner un peu d’argent. Ah, ce n’était pas très poétique !

  • Ah, je crois que Gilbert Collard vient de dévoiler un terrible complot pédo-satanique…
    https://twitter.com/GilbertCollard/status/1557656483516538881

    Comme par hasard, Bruce #Reinhart, le procureur qui a autorisé la perquisition chez #Trump aurait été l’avocat de la planificatrice, du pilote et des employés d’Epstein, accusé d’agressions sexuelles sur mineures... Comme par hasard ?
    Src : 20min
    #FBI

    #comme_par_hasard #je_dis_ça_je_dis_rien #je_pose_juste_la_question #wink_wink_nudge_nudge

  • Covid long : « Les médecins ne pourront plus dire que c’est dans ma tête »
    [Témoignage] Le Covid long touche aussi les enfants. Calenn, 11 ans, témoigne des souffrances qui la handicapent depuis décembre 2021.
    https://www.lavie.fr/actualite/societe/covid-long-les-medecins-ne-pourront-plus-dire-que-cest-dans-ma-tete-83585.php

    Très vite, à la douleur intense s’ajoute une très grande fatigue, des problèmes de concentration. Trop diminuée, elle ne peut plus aller à l’école ni même marcher. Elle doit se déplacer en fauteuil roulant. À la maison, ses parents la portent entre sa chambre aux murs recouverts de posters des chanteurs Angèle ou Bigflo et Oli, ou du film Dirty Dancing, et le canapé du salon. […]

    Le Tep-Scan cérébral – examen d’imagerie permettant de révéler le fonctionnement de notre corps – a montré des hypométabolismes dans les zones de la motricité, du circuit de la douleur, de la concentration… Lorsqu’elle a appris ces résultats, Calenn s’est exclamée : « Maintenant, les médecins ne pourront plus dire que c’est dans ma tête. »

    Fatigue, essoufflement, brouillard mental : la difficile réalité du Covid long
    [Enquête] Plus de deux millions de personnes en France sont touchées par des symptômes persistants après une infection au coronavirus. La médecine tâtonne sur des hypothèses pour adapter des soins.
    https://www.lavie.fr/actualite/societe/fatigue-essoufflement-brouillard-mental-la-difficile-realite-du-covid-long-835

    À plusieurs reprises, Claude s’excuse. Le mot qui lui manque est juste là, sur le bout de la langue. Patiemment, elle reprend, et fait la liste de tous ses maux : « Une fatigue extrême, de gros troubles du sommeil, et surtout la perte de mes mots. » Depuis novembre 2020, la Marseillaise de 63 ans souffre du Covid long.

    Oumpf, comparer la série de l’été d’un canard chrétien et la série de l’été de Médiapart.

  • Le SARS-CoV-2 détourne les nanotubes reliant les neurones afin de les infecter | Institut Pasteur
    https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/sars-cov-2-detourne-nanotubes-reliant-neurones-afin-infecter

    La COVID-19 entraine dans de nombreux cas des symptômes neurologiques, comme une perte du goût ou de l’odorat, ou encore des troubles cognitifs (perte de mémoire, difficultés à se concentrer) aussi bien durant la phase aigüe de la maladie que sur le long terme avec le syndrome dit de la COVID longue. Mais la façon dont l’infection atteint le cerveau demeurait jusqu’à présent mal connue. Des chercheurs et chercheuses de laboratoires de l’Institut Pasteur et du CNRS ont montré, grâce à des approches de pointe en microscopie électronique, que le SARS-CoV-2 détourne des nanotubes, c’est-à-dire des ponts reliant les cellules infectées et les neurones. Ainsi, le virus parvient à pénétrer les neurones qui sont pourtant dépourvus du récepteur ACE2 auquel le virus se fixe habituellement pour infecter les cellules. Cette étude est publiée le 22 juillet dans Science Advances.

  • Alors vraiment ça m’étonne pas qu’Abruti 1er se montre tout viril et réjoui en jet ski. Vraiment pas. L’activité de merde, totalement nulle, qui a le don de pourrir l’après-midi de toutes les autres personnes qui souhaitaient profiter de la plage.

    Le petit merdeux du village, le week-end, il fait chier le monde avec sa pétrolette qui fait vrim-vrim-vrim dans les rues toute la journée. Le gros con de bourge, lui il fait vrim-vrim-vrim sur son jet ski.

    Si y’a vraiment un truc qui me pourrit, ici (à Maguelone, Carnon…), c’est ça. Tu vas à la plage avec les gamins, y’a rien à faire que juste roupiller de bonheur sur ta serviette, autour y’a des centaines de gens en train de buller rilax sur leur serviette, mais y’a Blaireau-je-paie-et-j’t’emmerde qui fait vrim-vrim-vrim au large sur son jet-bite et plus personne ne peut décompresser sur sa serviette :
    https://seenthis.net/messages/793599

    À chaque fois je comprends pas pourquoi c’est pas interdit une telle nuisance. Ça rapporte vraiment du fric à la commune de pourrir les vacances de centaines de gens sur la plage pour qu’une poignée d’abrutis fassent vrim-vrim-vrim pour n’aller rigoureusement nulle part ? (Après, que les gens aient pris l’habitude de dépenser des sommes folles pour passer des vacances de merde dans les villes balnéaires, manger des surgelés mal réchauffés dans des restaurants surpeuplés, faire mine d’être fous de bonheur au Luna Park le soir… je vais pas faire mon étonné non plus.)

    M’enfin bref, pour revenir à Péteux 1er, vraiment ça m’étonne pas. Je m’attends pas trop à le voir à la soirée de toro-piscine de Palavas-les-Flots, par contre vraiment, en abruti sur son jet ski, c’est tout à fait ça.

    • Oui évidemment à ne pas perdre de vue : s’allonger sur la plage pendant que les enfants font des châteaux de sable est une activité tellement gratuite que c’en est indécent. C’est franchement ignoble, en fait : tu as le droit de rester là à profiter de la vie pendant plusieurs heures d’affilée, sans claquer une thune ! (Raison pour laquelle les villes du coin ont désormais supprimé les douches des plages, et tentent de rendre payante toute possibilité de se garer tout en refusant que le tramway de Montpellier atteigne la côte.)

      Alors entre un blaireau en train de payer 130 euros de l’heure son droit à faire vrim-vrim-vrim sur une bite à moteur, et les centaines de glandus qui abusent de leur droit à s’allonger gratuitement sur la plage, la question elle est vite répondue.

    • Quelqu’un faisait remarquer  :
      https://twitter.com/Taigasangare/status/1557627532329078784

      L’intrusion de Macron en jetski dans une réserve naturelle est un fait grave non seulement en soi, mais parce qu’il sait que ce sera connu. Ce geste est posé pour être connu. Macron a tenu à signifier qu’il se foutait de l’écologie (on le savait), de l’état du pays, et de la loi.

      Il envoie délibérément un signal politique : « vous crevez de soif ? nous les riches, nous les puissants, on s’en bat les steaks, on s’éclate, et qu’est-ce que vous allez faire ? rien. »
      A la manière de Trump golfant au début du Covid.

      Choisir d’envoyer ce signal est proprement incroyable. Rien que par rapport aux tensions qu’il va générer.

      Je partage totalement cette analyse  : ce n’est pas une maladresse mais un message haut et clair à ses suzerains  : « Je vous garantis que vous pouvez continuer à penser et vivre comme des gorets, comme promis avant mon élection ».

    • Ça me semble étonnant, hier encore le maire de Palavas rappelait son « niet pour le tram ».

      De Montpellier à la mer : le maire de Palavas-les-Flots préfère un téléphérique au tramway | Métropolitain
      https://actu.fr/occitanie/palavas-les-flots_34192/de-montpellier-a-la-mer-le-maire-de-palavas-les-flots-prefere-un-telepherique-a

      Il se souvient : « Ça remonte à deux ou trois mois, j’ai été reçu en mairie de Montpellier par M. Delafosse pour évoquer les réalisations que je désire mettre en oeuvre à Palavas, nous avons abordé plusieurs thèmes et bien sûr, il est venu à évoquer le tramway, rappelant qu’il était favorable à prolonger une ligne jusqu’à la mer, citant Palavas. Tout le monde connaît ma position depuis longtemps et je ne vais pas la changer. Niet pour le tram, je lui ai répondu que mon souhait le plus ardent était plutôt de créer un déplacement par les airs et j’ai développé le projet d’un téléphérique avec une liaison depuis le centre-ville de Montpellier jusqu’à la mer, à Palavas bien sûr. Je l’ai senti intéressé, bien entendu, il ne s’est pas prononcé, mais, il n’a pas dit non, il a promis d’étudier la question, nous verrons bien », raconte Christian Jeanjean.

      Le coup du téléphérique, ça vaut son pesant de cacahouètes, tout de même.

      (Sinon, la question du tram se pose plus directement avec Carnon, puisque de ce côté la ligne existante aboutit à juste deux kilomètres de la plage de Carnon, à Pérols. Carnon qui justement essaie depui deux ans de rendre payant l’immense parking du Grand Travers, mais qui est bloqué par le Conservatoire du littoral qui se trouve être… propriétaire du terrain. C’te blague…)

  • Cette étude sur près de 30 000 travailleurs du secteur de la santé en janvier 2022 établit que ceux avec 3 doses de vaccin avaient été contaminés à 19,8%, alors que ceux avec 4 doses n’avaient été contaminés qu’à 6,9%.

    Association of Receiving a Fourth Dose of the BNT162b Vaccine With SARS-CoV-2 Infection Among Health Care Workers in Israel
    https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2794864

    Question Was there a benefit of vaccinating health care workers with a fourth dose of BNT162b2 vaccine during the Omicron variant outbreak of the COVID-19 pandemic?

    Findings In this multicenter cohort study of 29 611 health care workers in Israel, the breakthrough infection rate among those who received 4 doses was 6.9% compared with 19.8% in those who received 3 doses.

    Meaning These findings suggest that a fourth vaccine dose was effective in preventing breakthrough COVID-19 infections in health care workers, helping to maintain the function of the health care system during the pandemic.

    En France notre joyeux gouvernement qui se base sur l’état de la science a déjà décrété qu’il n’y aurait de 4e dose que pour la désormais mythique « population cible » (tautologie : tu es ciblé par cette campagne justement parce que tu fais partie de la « population cible », et inversement).

    Pour les autres, la théorie LaRem-Médiapart est qu’il faudra attraper le Covid pour se protéger contre le Covid…

  • Cabrioles #AutodéfenseSanitaire à propos de ce que Médiapart aurait pu interroger, au lieu de se vautrer dans la marigot Alla-Stiegler :
    https://twitter.com/CabriolesDouze/status/1557711181460250624

    Si la tournure peut sembler relever du whataboutism (sur le mode « pourquoi vous ne traitez pas telle et telle autre question »), en fait il s’agit de critiques directes sur la posture de cette série d’articles de Médiapart et d’une bonne partie des gauches françaises en mode Stiegler-Ruffin-Damasio.

    Médiapart & Réalité Alternative

    Quelles questions la rédaction de @Mediapart aurait pu explorer pour apporter un autre regard sur le Covid, plutot que d’aligner tous les éléments de langage et de désinformation du libertarianisme sanitaire du gouvernement Macron ? Imaginons.

    Comment a-t-il été possible politiquement de supprimer des milliers de lits d’hopitaux pendant une pandémie mondiale ?

    Pourquoi n’y a t-il pas eu et n’y a-t-il toujours pas en France un jour de deuil pour les victimes du Covid19 ?

    Emmanuel Macron et son gouvernement ont-ils mené leur politique sanitaire en s’appuyant sur les avancées des connaissances scientifiques ?

    Pourquoi le mode ultra-majoritaire de transmission du Covid, qui fait scientifiquement consensus depuis le printemps 2020, n’a été reconnu qu’en automne 2021 par le gouvernement ?

    Pourquoi la communication gouvernementale est-elle quasi-absente au sujet de l’aérosolisation, au contraire des spots sur le lavage de main, dont aucune étude scientifique n’a établi un rôle significatif dans les contaminations ?

    Est-il acceptable de laisser les enfants se faire infecter et réinfecter régulièrement par un virus dont les effets à long terme sont encore mal connu ?

    Quel ont été les positionnements des différentes tendances de gauche vis-à-vis de l’épidémie de Covid-19 ? Quels discours politiques ont-elles élaboré sur l’épidémie et les réponses à lui apporter ?

    Comment Macron a-t-il fait pour rendre acceptable la mort de plus de 160 000 personnes et invisibiliser sa responsabilité dans ce désastre ?

    Pourquoi la pandémie de Covid19, l’évènement majeur de majeur de ces 2 dernières années, si ce n’est de la décennie, a été complètement absent de la campagne présidentielle ? (et du bilan mediapart du quinquennat Macron)

    Comment comprendre le soutien indéfectible de Macron à Didier Raoult ?

    Comment la gauche française a abondonné toute défense du principe de précaution et des politiques de prévention au cours de cette épidémie ?

    Pourquoi les #CovidLong, qui seraient aujourd’hui plus de 2 millions selon Santé Publique France, sont absents des politiques sanitaires mais également de la majorité des récits journalistiques et politiques ?

    Pour prendre du recul sur ces deux années pandémiques en France que pouvons apprendre de ce qu’a fait la gauche à l’étranger ?

    Pourquoi la gauche germanophone s’est constamment mobilisée contre les mouvements covidonégationnistes et conspiracistes, pendant que la gauche française les rejoignait dans la rue et les relayait dans ses médias ?
    https://twitter.com/CabriolesDouze/status/1522301086891229185

    Pourquoi contrairement à la France, les syndicats italiens se sont mobilisés pour que le Covid soit reconnu comme maladie professionnelle et se sont battus pour le maintient du masque et des protocoles sanitaires au travail ?
    https://twitter.com/CabriolesDouze/status/1522173994736271369

    Comment cette spécificité très française de la très grande porosité de la gauche aux mouvements et discours conspiracistes et covidonégationnistes est-elle perçue depuis l’étranger ?

    Comment les personnes agées et les personnes qui ont des risques mortels face au Covid ont été constituées comme des catégories négligeables et donc sacrifiables de la population ?

    Peut-on vraiment confiner éternellement les personnes immunodéprimées ?

    La partition entre fragiles et non-fragiles a-t-elle un sens face à un virus qui provoque au moins 10% de CovidLongs ainsi que de nombreuses séquelles quelle que soit la gravité de l’infection initiale ?

    Quels liens y a-t-il entre la fascisation exponentielle des pays occidentaux et les politiques d’insensibilisation à la mort de masse ?

    Comment les techniques politiques, réthoriques et pseudo-scientifiques forgées pour nier l’écocide et le réchauffement climatique, et amplement documentées et critiquées à gauche, ont elles été rendues acceptables pdt le Covid ?

    Face au danger, la peur est-elle toujours mauvaise conseillère ?
    https://twitter.com/CabriolesDouze/status/1511716626843979780

    Enfin cmt le libertarianisme sanitaire forgé par l’extrême-droite libertarienne autour de la #GreatBarringtonDeclaration a peu à peu été adopté par l’ensemble des gvts capitalistes, et a été massivement diffusé à gauche par des gens comme François Alla et Barbara Stiegler ?

    À n’en point douter, un journalisme critique est possible sur le Covid.
    @Mediapart en est capable, iels l’ont largement démontré par le passé.

    Il n’est jamais trop tard.

  • Chez Mediapart, ils continuent à s’enfoncer dans la fange Stiegler-Damasio.

    Faut-il apprendre à vivre avec les microbes ? | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090822/faut-il-apprendre-vivre-avec-les-microbes

    Face aux microbes, nous avons tendance à adopter des postures radicales à visée éradicatrice. Un réflexe ancré dans notre histoire et dans le langage utilisé pour parler des virus et des épidémies, soulignent des chercheurs, qui appellent à penser une autre approche des virus.

    • D’emblée, le discours dominant fut un discours guerrier. Lequel bientôt engendra une solution tout aussi martiale : celle du « zéro Covid », de l’élimination, voire de l’éradication.

      De fait, les microbes étaient là bien avant nous et sont aujourd’hui bien plus nombreux que toutes nos cellules réunies sur terre. Ils font même partie de nous : on abrite des centaines de milliards de microbes. Ils nous aident à digérer, à convertir nos aliments en nutriments et en énergie, à nous débarrasser des bactéries dangereuses. Ils sont également essentiels aux écosystèmes naturels, ils produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons chaque jour, captent le CO2 que nous larguons dans l’atmosphère, enrichissent les sols, décomposent les polluants. « Et ils font le fromage et le saké ! », souligne Victoria Lee, qui a vécu en France et au Japon.

      (...) François Alla, professeur de #santé_publique à l’université de Bordeaux. Beaucoup ont eu du mal à faire leur deuil de cette idée que les vaccins puissent mettre fin à la pandémie. »

      #François_Alla

    • cette politique rédactionnelle conspi-compatible est également macrono-compatible.

      @C_A_Gustave
      https://twitter.com/C_A_Gustave/status/1556660646921601024

      Chaque ↘️↘️↘️ du risque d’hospitalisation est corrélée au déploiement de la primo-vaccination en 2021, ou des 3èmes doses fin 2021, et des D4 au printemps 2022.
      Mais les « rassuristes » et antivax préfèrent vous dire que c’est le virus qui est magiquement devenu un rhume

      #macronner

    • Cinq leçons à tirer de la pandémie (5/5) Analyse
      Faut-il apprendre à vivre avec les microbes ?

      Face aux microbes, nous avons tendance à adopter des postures radicales à visée éradicatrice. Un réflexe ancré dans notre histoire et dans le langage utilisé pour parler des virus et des épidémies, soulignent des chercheurs, qui appellent à penser une autre approche des virus.

      Lise Barnéoud

      9 août 2022 à 12h14

      « Nous sommes en guerre », avait martelé le président Emmanuel Macron dans son allocution du 16 mars 2020, à la veille du premier confinement. « Nous ne luttons ni contre une armée ni contre une autre nation, mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, et qui progresse. » D’emblée, le discours dominant fut un discours guerrier. Lequel bientôt engendra une solution tout aussi martiale : celle du « zéro Covid », de l’élimination, voire de l’éradication.

      Si cette ambition est aujourd’hui largement abandonnée (à part en Chine), elle aura marqué la première année de la pandémie. Or, pour certains chercheurs, il est grand temps de repenser notre rapport aux microbes.

      « Notre passion éradicatrice est une passion relativement moderne », commente Guillaume Lachenal, historien de la médecine. À l’époque de Pasteur, on s’appuie au contraire sur les microbes pour la fermentation ou pour contrôler les infections. C’est d’ailleurs le principe même du vaccin : on introduit volontairement dans l’organisme des pathogènes microbiens, en contrepartie de quoi on espère obtenir une sorte de trêve, un armistice.

      « Plutôt que de recourir à une stratégie de blocus (hygiénisme, désinfection, quarantaine, surveillance), les humains choisirent, de manière révolutionnaire, de passer un contrat avec leur Némésis. […] Une sorte de diplomatie élargie, déjà formulée en termes “d’immunité” : en échange de celle-ci, les humains accordaient un droit d’asile à quelques virus ayant l’obligeance de ne pas trop abîmer leurs hôtes », écrit l’historien des sciences Jean-Baptiste Fressoz dans sa publication « Comment sommes-nous devenus modernes ? ».
      © Photo illustration Mediapart

      Le grand tournant éradicateur vient plus tard, avec le développement des premiers insecticides, poursuit Guillaume Lachenal. « Notamment du DDT, au moment de la Seconde Guerre mondiale. C’est à partir de là que le mot éradication s’installe pour de bon dans la santé publique. » Le DDT, c’est ce pesticide chimique organochloré dont on a cru qu’il pourrait nous débarrasser des moustiques, et donc des maladies qu’ils transmettent, comme la fièvre jaune ou le paludisme.

      Le demi-siècle qui suit est celui des grands programmes d’éradication : fièvre jaune, paludisme, pian. Puis dans les années 60, le programme contre la variole. Et quelques années plus tard, ceux contre la poliomyélite, la dracunculose, la rougeole (évoqué puis abandonné) ou encore la stratégie « zéro sida », pour ne citer que les programmes contre les maladies humaines.

      Résultat ? Un seul est parvenu à son terme : celui contre la variole, officiellement éradiquée de la surface de la terre en 1980. « Et encore, fait remarquer Guillaume Lachenal, avec l’épidémie de Monkeypox, cousin du virus de la variole, on se rend compte que l’idée de vivre dans un monde protégé de cette famille de virus n’était qu’un rêve… »
      Sans microbes, pas de vie

      Autrement dit, l’histoire de la santé publique nous montre que se débarrasser d’un microbe n’est pas une mince affaire. En outre, ces programmes dits verticaux (qui ne visent qu’une seule maladie) coûtent extrêmement cher et mobilisent beaucoup de monde. Au point de porter préjudice à d’autres enjeux de santé mondiale, estiment certain·es expert·es. « Le programme de lutte contre la polio a permis une chute spectaculaire de l’incidence de cette maladie. Pour autant, l’objectif d’éradication de la polio à tout prix nous semble vain (la variole était un scénario assez idéal pour plein de raisons qui ne sont pas réunies pour la polio). Sa mise en œuvre draine énormément de ressources financières et humaines et cela déséquilibre un peu les programmes et les pays pour une maladie dont l’incidence est très faible », estime Emmanuel Baron, directeur général d’Epicentre (Médecins sans Frontières).

      « On devrait utiliser l’histoire pour penser une autre approche des microbes. Malgré toutes nos technologies, nous n’avons jamais réussi à gagner contre eux, analyse Victoria Lee, historienne des sciences à l’université de l’Ohio (États-Unis). L’éradication n’est pas durable, en partie parce que nous sommes constamment en relation avec le monde non humain. Dans l’idée traditionnelle et genrée de la nature comme passive et l’homme comme dominant, nous n’avons pas conscience de cette interrelation, et je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles l’éradication reste, erronément à mon avis, un premier réflexe et un idéal. »

      Cette spécialiste des relations entre les humains et les microbes a organisé un forum « contre l’éradication » en mai 2021 dans le cadre de son année de recherche à l’Institut d’études avancées de Paris. « L’objectif était d’explorer les autres façons de penser les microbes et de montrer qu’il est temps de passer à une autre approche que celle de la guerre systématique », explique la jeune chercheuse, qui met en avant les nouvelles recherches sur le monde microbien depuis les années 2000, « une véritable révolution » démontrant notre interdépendance avec le monde microbien. « Sans microbes, il n’y a tout simplement pas de vie ! »
      Les vaccins, une prouesse scientifique

      De fait, les microbes étaient là bien avant nous et sont aujourd’hui bien plus nombreux que toutes nos cellules réunies sur terre. Ils font même partie de nous : on abrite des centaines de milliards de microbes. Ils nous aident à digérer, à convertir nos aliments en nutriments et en énergie, à nous débarrasser des bactéries dangereuses. Ils sont également essentiels aux écosystèmes naturels, ils produisent la moitié de l’oxygène que nous respirons chaque jour, captent le CO2 que nous larguons dans l’atmosphère, enrichissent les sols, décomposent les polluants. « Et ils font le fromage et le saké ! », souligne Victoria Lee, qui a vécu en France et au Japon.

      Ainsi, une approche globale et sur le temps long de l’évolution ne peut souffrir une vision simpliste de l’ennemi microbien à abattre. D’une part, c’est extrêmement difficile voire impossible de les « vaincre ». D’autre part, toutes les espèces, qu’elles soient animales ou végétales, sont en constante relation avec le monde microbien, sans lequel nous ne pourrions survivre. « Le rôle de l’infiniment petit dans la nature est infiniment grand », disait Pasteur lui-même qui, au-delà des microbes pathogènes, travaillait également sur les microbes impliqués dans les processus de fermentation.

      La plupart des chercheurs qui ont pris part aux travaux sur le Covid n’ont pas cette approche « productive » des microbes. « Ils sont essentiellement centrés sur l’approche médicale, sur les microbes pathogènes, expose Victoria Lee. Il règne également dans ce milieu une confiance très forte dans la technologie et la science, avec cette idée qu’on peut de plus en plus contrôler et maîtriser la nature, et donc les microbes. »

      De fait, la mise au point, en un temps éclair, de vaccins efficaces représente une véritable prouesse scientifique et technologique. « Nous avons tous voulu croire qu’ils seraient notre ticket de sortie, retrace François Alla, professeur de santé publique à l’université de Bordeaux. Beaucoup ont eu du mal à faire leur deuil de cette idée que les vaccins puissent mettre fin à la pandémie. »
      La fin du zéro Covid

      Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève, a fait partie des défenseurs de la stratégie zéro Covid jusqu’à l’automne 2021. « Je suis admiratif de l’éradication de la variole et un tenant de celle qui vise aujourd’hui la polio, d’où peut-être ma posture initiale sur le Covid, reconnaît aujourd’hui le médecin en santé publique. Dans ce genre de choix, c’est difficile de savoir ce qui revient aux racines profondes de notre culture scientifique et ce qui relève des observations factuelles… Je continue de penser qu’avant l’avènement des vaccins, le meilleur choix était de viser le zéro Covid. Mais aujourd’hui, avec les vaccins dont nous disposons et l’émergence de nouveaux variants très transmissibles, cette posture n’est plus tenable. Pire, elle est une forme de maltraitance vis-à-vis de la population qui dispose d’alternatives lui permettant d’éviter les confinements et les couvre-feux. »

      À côté des scientifiques, les politiques aussi ont eu, pour la plupart, ce réflexe guerrier et éradicateur. « L’avantage de ce genre de discours, c’est qu’il produit une mobilisation et permet d’obtenir un consentement de la population, analyse Guillaume Lachenal. Son côté spectaculaire met aussi en scène le maintien de l’ordre, c’est une sorte de ressourcement du pouvoir. » En 2020, en France, on se souvient des drones utilisés par la police pour surveiller le respect des mesures de confinement, des hélicoptères qui survolaient les espaces naturels pour y repérer les tricheurs, des plages désinfectées au Kärcher…

      Une autre explication à ce réflexe résiderait dans le langage utilisé pour parler des virus et des épidémies, estiment plusieurs chercheurs. Ces récits sont empreints d’une tonalité militaire : la « guerre », les « chasseurs » du virus, la « traque » du patient zéro... Même notre manière de parler des infections est particulièrement genrée : on parle des virus qui « pénètrent » nos cellules pour y « injecter » leur ADN et les « exploiter ».

      Or, « si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée », disait déjà George Orwell dans son roman 1984. « Ces récits ont des effets importants sur notre manière de voir les choses et influencent aussi les solutions apportées, en mettant l’accent sur les frontières, le contrôle, l’éradication, analysait Charlotte Brives, anthropologue des sciences et de la santé, chargée de recherche au Centre Émile Durkheim de Bordeaux (CNRS), lors d’une rencontre intitulée « Cohabiter avec les virus », organisée par La Manufacture d’idées en août 2020. Mais ce que ces récits laissent de côté, c’est comment prévenir et prendre en charge, c’est-à-dire toute la question de la santé publique. »
      Dégenrer et décoloniser

      Pour cette chercheuse spécialiste des relations hommes/microbes, il est pourtant possible de penser autrement le problème : « Un parasite strict ne peut être pensé sans son hôte, dans la mesure où son existence est rendue possible par les relations qu’il instaure avec lui. Ce que les virus nous obligent donc à penser, c’est moins la frontière entre le vivant et l’inerte que la nature fondamentalement relationnelle des entités biologiques », écrivait-elle dans un article publié en juin 2020 dans la revue Terrestre.

      Mais comment s’y prendre pour abandonner nos prétentions au contrôle, dégenrer nos récits sur les microbes et apprendre à vivre avec, ou plutôt à survivre aux microbes ? Au XIXe siècle, nous avons appris à vivre avec le virus du choléra en lançant d’immenses chantiers de gestion de l’eau : en évacuant puis en traitant (par des bactéries !) les eaux usées, ou encore en construisant des réseaux d’alimentation en eau potable. Petit à petit, les épidémies de choléra disparaissent grâce à cette hygiène de l’eau.

      Pour vivre avec un virus tel que le Sars-CoV-2, le chantier est ailleurs : puisqu’il s’agit d’un virus à transmission aérienne, il faut s’occuper de la qualité de l’air intérieur. Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos. Pourtant, rares sont ceux où la qualité de l’air est surveillée. Rares sont les lieux, même publics, où le renouvellement de l’air est suffisant. Le Code de l’environnement reconnaît le droit à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Il est temps de passer des grands principes au concret.

      Lise Barnéoud

    • Les passages sur la posture « genrée » (viriliste, guerrière) de l’« éradication » des « microbes », c’est vraiment le pompon de l’inversion dégueulasse.

      Je suppose que Jacinda Ardern était dans l’imposition des stéréotypes masculinistes dans sa gestion de la pandémie, alors que Trump-Bolsonaro-Johnson étaient dans une posture d’inclusivité quasiment queer…

  • Sanctions contre la Russie : les livraisons de pétrole russe à trois pays européens, via l’Ukraine, ont été interrompues
    https://www.francetvinfo.fr/monde/russie/sanctions-contre-la-russie-les-livraisons-de-petrole-russe-transitant-p

    Les livraisons de pétrole russe à trois pays européens via l’Ukraine ont été interrompues, a annoncé mardi 9 août l’entreprise russe responsable du transport des hydrocarbures. Dans un communiqué, Transneft explique que son paiement pour le droit de transit par l’Ukraine du mois d’août a été refusé à cause de l’entrée en vigueur de certaines sanctions contre Moscou.

    • It turned out that the generals had rules, standards, and expertise, not blind loyalty. The President’s loud complaint to John Kelly one day was typical: “You fucking generals, why can’t you be like the German generals?”

      “Which generals?” Kelly asked.

      “The German generals in World War II,” Trump responded.

      “You do know that they tried to kill Hitler three times and almost pulled it off?” Kelly said.

  • 30 000 citoyens armés en renfort pour/par la police | SudOuest | 07.08.22

    https://www.sudouest.fr/justice/avec-bientot-30-000-citoyens-armes-en-renfort-la-police-sort-de-sa-reserve-

    Les premiers réservistes massivement recrutés par la police patrouilleront dès la fin de l’été, au terme d’une formation de dix petits jours. Ce qui n’est pas sans soulever quelques questions, notamment celle de leur rapport aux armes. Reportage

    Quelques heures plus tôt et Laurie allait encore en robe légère et baskets, simplement armée d’un stylo pour réviser ses cours d’éducatrice spécialisée. Sitôt passée par le vestiaire de la caserne de CRS de Limoges, voilà la jeune femme recouverte du même uniforme dont on fait les policiers de carrière. « Une drôle de sensation, mais qui n’est pas désagréable », sourit l’étudiante de 20 ans que l’on retrouvera l’après-midi même en train de dégainer un pistolet Sig Sauer à l’ombre du stand de tir.

    Ainsi va la double vie des futurs réservistes de la police nationale...

    • Ainsi va la double vie des futurs réservistes de la police nationale. Étudiants, retraités ou bien artisans à la ville, et bientôt armés à la scène le temps d’un week-end ou d’une nuit. Plus de 170 munitions percutées en dix petits jours de formation (1), le double de ce qu’un policier tire chaque année à l’entraînement.

      Il n’y a en effet guère de temps à perdre, lorsque l’on sait qu’un gardien de la paix passe douze mois en école de police. Apprentissage express qui n’est pas d’ailleurs sans faire poindre quelque inquiétude dans les rangs de l’institution. « Pour compenser, les trois-quarts de leur formation est consacrée à l’usage et au maniement de l’arme », rassure le commandant chargé de cette première promotion d’une vingtaine de candidats venus de toute la Nouvelle-Aquitaine. Et de répéter inlassablement les mêmes gestes, pour éviter qu’en cas de malheur l’arme ne leur brûle les doigts. « La moindre faute de sécurité sera éliminatoire. »

      Près de 7 000 candidats

      Engagez-vous qu’ils disaient, et c’est un succès, tandis que près de 6 900 Français âgés de 18 à 67 ans ont déjà répondu à l’appel lancé au mois de mars. Calqué sur le modèle éprouvé de la gendarmerie et de ses 23 000 intérimaires, le chantier du ministère de l’Intérieur est plus vaste encore avec, à terme, 30 000 citoyens mobilisables 90 jours l’an pour prêter main-forte aux 140 000 agents de la police nationale.

      Une vraie révolution dans cette maison de famille Poulaga qui, jusqu’alors, ne tolérait en son sein qu’une petite troupe de collègues revenus de leur retraite pour quelques euros nets d’impôt ou bien l’amour du maillot bleu. Façon désormais de pallier dans les grandes largeurs le manque d’effectifs, à en croire les syndicats. Ceux-là d’ailleurs ne s’y sont pas trompés, critiquant certes la formation « trop accélérée » des nouveaux réservistes, mais se montrant en coulisses soulagés de voir ce prompt renfort arriver bientôt à bon port. Pour Frédéric, chef d’une petite entreprise médicale en Dordogne, ce sera au commissariat de Bergerac ou d’Agen. « À 51 ans, j’ai fini ma mission de papa, il fallait que je me rende utile autrement. » Quarante-cinq jours par an, pour la beauté du geste citoyen davantage que pour les 50 euros promis à chaque vacation, jure-t-il en substance.

      Corvéables à merci ?

      À gauche, Frédéric, chef d’une petite entreprise installé à Bergerac. « A 51 ans, j’ai fini ma mission de papa, je veux me rentre utile autrement. »
      Photo GUILLAUME BONNAUD/SUD OUEST

      À deux années des JO de Paris et moitié moins de la Coupe du monde de rugby organisée en France, une main-d’œuvre que certains, en interne, redoutent corvéable à merci. À tout le moins une aubaine pour assumer ce genre de missions souvent aussi statiques que chronophages. Au-delà, si les réservistes ne seront évidemment pas plus affectés au maintien de l’ordre pur et dur qu’aux couloirs de la PJ, tous sont censés monter au front de la délinquance ordinairement périlleuse. Voie publique, contrôle routier ou police aux frontières, déjà plus de 1 500 patrouilleront dès l’automne, moins d’un an après l’annonce d’Emmanuel Macron. Outre une enquête de moralité, l’intervention systématique d’un psychologue vient alors en renfort des formateurs. Histoire de causer « rapport à la mort » et de leur rappeler les risques du métier. Ceux qu’ils prendront, comme ceux qu’ils pourraient faire courir au commun des mortels justiciables.

      « Les comportements de cow-boys sont rédhibitoires, je vous garantis que l’on veille. »

      Plus prosaïquement, la chasse aux excités de la gâchette est ainsi discrètement ouverte parmi ces promotions recrutées sur CV et simples entretiens. « Les comportements de cow-boys sont totalement rédhibitoires », martèlent le commandant et ses seconds aux aguets. « Je vous garantis que l’on veille, et que l’on raye des noms en cours de formation si besoin. »

      Laurie, 20 ans, éducatrice spécialisée dans le civil. « Je n’ai pas ressenti d’appréhension en prenant ce pistolet en main. Les moniteurs nous ont longuement appris à le toucher, le démonter, tirer... »
      GUILLAUME BONNAUD/ »SUD OUEST »

      Garder son sang-froid plutôt que de le faire couler à la moindre escarmouche, tel est aussi en partie le sens de l’entretien – d’une trentaine de minutes – préalablement mené par un jury expert en la matière. « Je leur ai dit que je n’avais aucune attirance particulière pour les armes, que le but premier est de ne pas m’en servir, mais de savoir le faire », raconte Damien, un Bordelais de 34 ans. Cadre chez Orange, le jeune homme répète d’ailleurs ne jamais avoir eu la vocation policière jusqu’aux attentats de 2015. « Mais le soir du Bataclan, devant ma télé, j’ai ressenti tant d’impuissance que j’ai décidé de ne plus rester spectateur. »

      (1) Suivis par deux autres semaines de stage au sein de leur unité d’affectation

  • Insolite : une « météo des méduses », l’idée d’un chercheur de l’Hérault qui a développé une application et un site internet
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/insolite-une-meteo-des-meduses-l-idee-d-un-chercheur-de

    Le site existe depuis 2019 et rassemble déjà entre 100 et 200 signalements de méduses par jour sur toute la France. En ce mois d’août, sur le littoral héraultais, elles sont surtout présentes à Palavas-les-Flots et la Grande Motte.

  • États-Unis : fermer une bibliothèque plutôt que d’y trouver des livres LGBT
    https://actualitte.com/article/107316/international/etats-unis-fermer-une-bibliotheque-plutot-que-d-y-trouver-des-livres-lgb

    Les formes d’action et les cibles de l’extrême-droite sont un puits sans fond. C’est au Etats-Unis... cela viendra bientôt chez vous. Je prends les paris.
    « La gangrène est partout ».

    La bibliothèque de Patmos, dans le canton de Jamestown, a perdu 84 % de son budget annuel de 245.000 $, après l’échec du renouvellement du millage [part des impôts fonciers consacrée à divers services] lors des élections primaires de ce mardi 2 août. Larry Walton, président du conseil de la bibliothèque, a expliqué que le renouvellement avait échoué, avec 1905 votes contre 1142 votes pour.

    En cause, un petit groupe de résidents conservateurs, les Jamestown Conservatives, qui ont mené campagne contre le renouvellement du budget de l’établissement parce que la bibliothèque a refusé de retirer tous les ouvrages LGBTQ+ des rayonnages, a déclaré Walton à l’Associated Press.

    La controverse s’inscrit dans le contexte d’une vague de censure sans précédent aux États-Unis, qui vise en particulier les titres évoquant l’expérience du racisme, de l’homophobie, ou qui mettent en scène des personnages LGBTQIA+. On pourra notamment citer le titre Genre Queer, une autobiographie non binaire (trad. Anne-Charlotte Husson chez Casterman), un roman graphique de Maia Kobabe sur le passage à l’âge adulte en tant que personne non binaire et asexuelle.

    « Ils protesteront contre tous les livres LGBTQ qui sont sur nos étagères. Ils veulent que l’on interdise ces livres, ce qui est inacceptable. Nous, le conseil, nous ne censurerons pas les livres », a expliqué Walton. Le cas est particulièrement extrême, puisqu’une bibliothèque sera fermée par une partie de la population à cause de quelques livres au sein de ses collections.
    Démission, harcèlement et fermeture

    Au printemps, les réunions de la bibliothèque avaient réuni de nombreux résidents se plaignant de la présence de ces ouvrages et allant jusqu’au harcèlement envers les membres du personnel. Des événements qui avaient poussé Amber McLain, la directrice de l’établissement, à démissionner après avoir été harcelée en ligne et avoir été accusée d’endoctriner les enfants. Elle a été suivie par le directeur par intérim Matthew Lawrence quelques mois plus tard.

    « Ce ne sont que les trucs LGBTQ qui me dérangent, surtout vis-à-vis de mes enfants », a commenté Cody Newhouse, membre des Jamestown Conservatives. « Si vous êtes plus âgé, vous pouvez prendre vos propres décisions, c’est très bien. Mais avec les plus jeunes, je pense simplement que cela devrait rester loin d’eux. »

    Cody Newhouse, qui a bien entendu voté contre le renouvellement du budget, a déclaré à Wood TV que même si les livres sont placés dans la section adulte de la bibliothèque, les enfants peuvent toujours y accéder. Des panneaux ont par ailleurs fleuri dans les jardins et les cours incitant les résidents à voter contre le renouvellement du budget de la bibliothèque, notamment le long de l’artère principale de Jamestown.

    Walton a déclaré que la bibliothèque pourrait fonctionner jusqu’à la fin du premier trimestre 2023 sur le budget actuel, mais qu’une fermeture se profilait ensuite. Il a ajouté que le conseil devait examiner ses revenus et dépenses afin d’envisager les futures possibilités, y compris la recherche d’un nouveau financement lors de la prochaine élection.

    « Je suis optimiste quant au fait que nous puissions surmonter l’obstacle que le groupe de conservateur a placé sur notre chemin », a conclu Walton.

    #Censure #Bibliothèques

  • Alain Gresh interviewé hier par BFM, qui finalement a supprimé la vidéo de son propre site Web :

    https://twitter.com/VertNaif/status/1556471336922497024
    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1556471150980567040/pu/vid/1280x720/qW3V04uXYLqdsInx.mp4

    Alain « étonné », puisqu’il devait réintervenir ce lundi à 11 heures :
    https://twitter.com/alaingresh/status/1556492095812165632

    Et finalement, son intervention de ce lundi est également annulée :
    https://twitter.com/alaingresh/status/1556538838398517248

  • Individualisme pandémique | Mediapart | 07.08.22

    https://www.mediapart.fr/journal/france/070822/face-une-pandemie-faut-il-se-contenter-d-outils-imparfaits

    De nombreux chercheurs et chercheuses l’ont souligné durant cette crise : la France, qui était à l’origine même de la santé publique à la fin du XVIIIe siècle, est maintenant l’un des pays les plus focalisés sur le soin individuel curatif. « En matière de dépenses nationales de santé, chaque fois que nous dépensons 100 euros, 96 euros vont aux soins individuels et 4 euros seulement à la prévention organisée. Le déséquilibre est très fort alors que les pays à forte politique de santé publique sont plutôt sur un ratio de 90/10 », déplore William Dab.

    Pour cet ex-directeur général de la santé, « nous avons été remarquables dans le domaine des soins : nous avons été l’un des pays où il y a eu le moins de pertes de chance. En revanche, en ce qui concerne la prévention, il y beaucoup de choses à rebâtir ». À commencer par accepter d’autres approches que la médecine curative individuelle, des approches où le « plus » est souvent mieux que le « parfait », où le mieux est parfois l’ennemi du bien.

    • Cité dans l’article:
      To mask or not to mask: Modeling the potential for face mask use by the general public to curtail the COVID-19 pandemic

      Face mask use by the general public for limiting the spread of the COVID-19 pandemic is controversial, though increasingly recommended, and the potential of this intervention is not well understood. We develop a compartmental model for assessing the community-wide impact of mask use by the general, asymptomatic public, a portion of which may be asymptomatically infectious. Model simulations, using data relevant to COVID-19 dynamics in the US states of New York and Washington, suggest that broad adoption of even relatively ineffective face masks may meaningfully reduce community transmission of COVID-19 and decrease peak hospitalizations and deaths. Moreover, mask use decreases the effective transmission rate in nearly linear proportion to the product of mask effectiveness (as a fraction of potentially infectious contacts blocked) and coverage rate (as a fraction of the general population), while the impact on epidemiologic outcomes (death, hospitalizations) is highly nonlinear, indicating masks could synergize with other non-pharmaceutical measures. Notably, masks are found to be useful with respect to both preventing illness in healthy persons and preventing asymptomatic transmission. Hypothetical mask adoption scenarios, for Washington and New York state, suggest that immediate near universal (80%) adoption of moderately (50%) effective masks could prevent on the order of 17–45% of projected deaths over two months in New York, while decreasing the peak daily death rate by 34–58%, absent other changes in epidemic dynamics. Even very weak masks (20% effective) can still be useful if the underlying transmission rate is relatively low or decreasing: In Washington, where baseline transmission is much less intense, 80% adoption of such masks could reduce mortality by 24–65% (and peak deaths 15–69%), compared to 2–9% mortality reduction in New York (peak death reduction 9–18%). Our results suggest use of face masks by the general public is potentially of high value in curtailing community transmission and the burden of the pandemic. The community-wide benefits are likely to be greatest when face masks are used in conjunction with other non-pharmaceutical practices (such as social-distancing), and when adoption is nearly universal (nation-wide) and compliance is high.

      https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.06.20055624v1

    • Et aussi cité dans l’article, l’enquête de Mediapart sur la pénurie de masques (déjà plusieurs fois cité sur seenthis) :

      Masques : les preuves d’un mensonge d’Etat

      Pénurie cachée, consignes sanitaires fantaisistes, propositions d’importations négligées, stocks toujours insuffisants, entreprises privilégiées : basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, une enquête de Mediapart révèle la gestion chaotique au sommet de l’État, entre janvier et aujourd’hui, sur la question cruciale des masques. Et les mensonges qui l’ont accompagnée. Les soignants, eux, sont contaminés par centaines.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/020420/masques-les-preuves-d-un-mensonge-d-etat