ARNO*

Geek dilettante habitant une belle et grande propriété sur la Côte d’améthyste

  • Marre de ces gens qui paniquent, déchaînent leur racisme ou « se couchent » face aux vrais enjeux | Ivan Du Roy
    https://www.bastamag.net/Marre-de-ces-gens-qui-paniquent-dechainent-leur-racisme-se-couchent-Samuel

    Choquant et bouleversant, l’attentat de Conflans qui a coûté la vie à Samuel Paty l’est indiscutablement. Choquants, les propos confus et souvent haineux qui envahissent les médias le sont tout autant. Quant aux réponses politiques proposées par le Gouvernement, elles interrogent sur leurs fondements, leurs perspectives et les choix de société qu’elles induisent. Source : Basta !

  • Au procès des attentats de janvier 2015 : quand la vidéo de décapitation était en fait un film de Dupontel
    https://www.franceinter.fr/justice/au-proces-des-attentats-de-janvier-2015-quand-la-video-de-decapitation-e

    (...) À l’époque, il ignore qu’il s’agit du futur terroriste de Charlie Hebdo. Il ne le reconnaît qu’après la médiatisation de sa photo. Et en parle spontanément aux enquêteurs “parce que je veux faire preuve de bonne foi, que je pense que ça peut être utile à l’enquête". Et puis, il faut appeler un chat un chat, je suis barbu. Et on me posait 15 000 questions”. 

    D’ailleurs, Miguel Martinez n’attend qu’une chose : pouvoir démentir les soupçons de radicalisation dont il est l’objet. "Vous n’avez pas de question à me poser sur ma radicalisation ?” demande-t-il ainsi à l’avocate générale. “Ça fait 4 ans qu’on dit que je suis radicalisé. Et vous ne me posez pas de question ?” Alors, il raconte tout seul : “quand je suis arrivé dans le bureau de la juge d’instruction. Elle m’a dit : “ah ben ça tombe bien, j’avais pas encore de barbu dans ce dossier”. Vous pouvez demander à mon avocate, elle était témoin. Le premier assesseur chargé de l’interroger évoque "la dizaine de livres ayant trait à l’Islam" retrouvés en perquisition. “On peut en parler, explique tranquillement Miguel Martinez, mais ils ont pris que ces livres-là en photo. On dirait que je n’ai qu’une dizaine de livres, mais j’ai plein d’autres bouquins”. “Les perquisitions, tente de modérer le premier assesseur, c’est comme les trains qui arrivent en retard. On ne parle jamais de ceux qui arrivent à l’heure”. Autrement dit, les éléments à décharge. 

    Mais plus que la bibliothèque de Miguel Martinez, ce qui a intéressé les enquêteurs antiterroristes, c’est cette vidéo. Une vidéo de décapitation devant laquelle son beau-père l’aurait surpris en train de rigoler. À la barre, le beau-père en question apparaît très éprouvé, il chuchote à peine. Très vite, on comprend que Miguel Martinez n’est pas exactement l’incarnation du gendre dont il rêvait pour sa fille. (...)

    Jusqu’à donc cette “vidéo horrible : une violence incroyable, une femme décapitée avec une pelle”. Invité à préciser le contenu de cette vidéo, il détaille : “il y avait deux hommes dans une voiture avec une pelle sur la glissière d’autoroute, puis il frappaient une femme avec une pelle”. Dans la salle, la scène résonne familièrement pour beaucoup… et pas vraiment pour ses connotations djihadistes. “Il semblerait que ce soit le film Bernie, d’Albert Dupontel”, décrypte Me Margot Pugliese, avocate de Miguel Martinez. "Evidemment si c’est Dupontel c’est pas une vidéo djihadiste", renchérit le premier assesseur. “Peut-être que le mot décapitation était un peu fort”, concède du bout des lèvres le beau-père de l’accusé. Mais l’avocate de la défense ne tient pas : “depuis cinq ans qu’il est en détention, souligne Me Margot Pugliese en désignant son client dans le box, à chaque audience de demande de remise en liberté, on lui a opposé cette vidéo de décapitation. Donc je ne sais pas quel était votre objectif, monsieur, mais si c’était qu’il reste en prison, en tous cas, ça a marché.

    #prison #justice #témoignage #racisme #détention_provisoire

    • "...il a supervisé le voyage de Michel Catino à Paris pour y récupérer un sac d’armes auprès d’Ali Riza Polat. Parce qu’il a, il le reconnaît aussi, ensuite pris ce sac en charge, jusque dans le camion d’Abdelaziz Abbad d’abord, puis dans une planque : “ça m’embêtait que ce soit moi qui les ai ramenées parce que c’était pas mes affaires. Mais au moins, je m’en débarrassais”. Et il retourne à son garage, cet établissement dont il dit sa fierté. “On vendait des pneus d’occasion. Je faisais des prix défiant toute concurrence. Il y avait des gens qui venaient de loin”. On en vient à un autre élément du dossier : la venue de Saïd Kouachi - “un rebeu avec le teint mat, les yeux clairs, le nez épaté et une grosse bouche comme il avait, c’est pas commun” - dans son garage. “Il est venu une fois, il m’avait posé une question de taille de pneus.”

      De quoi, malgré tout, caractériser une accusation d’"association de malfaiteurs à visée terroriste" et « détention d’armes ». Hors d’un tel contexte de massacre, un comparse aurait été condamné à un ou deux ans (enfin avec « visée terroriste », faute d’antécédents assez nombreux, on ne sait pas trop le tarif, forcément élevé) et serait sorti bien avant les 5 ans de préventive. Toutes les demandes de mise en liberté on été refusées en raison du témoignage faussement incriminant du beau-père (jamais mis en doute par la police).

  • Éducation : « La situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement n’est pas vraiment neuve » (Claude Lelièvre, LeMonde.fr)
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/22/education-la-situation-dans-laquelle-nous-nous-trouvons-actuellement-n-est-p

    En matière d’« anticlérialisme » contre le « catholicisme politique » – l’Eglise catholique est alors foncièrement antirépublicaine –, Jules Ferry se montre tout particulièrement intransigeant (et c’est une leçon) pour ce qui concerne le cœur même de l’école, à savoir ce qui doit et peut y être enseigné. […]
    En revanche, il se montre très soucieux que l’école laïque et ses acteurs ne basculent pas dans l’antireligion, sous quelque forme que ce soit.

    #éducation #histoire #laïcité

    • L’historien Claude Lelièvre, spécialiste de l’éducation, rappelle dans une tribune au « Monde » que si Jules Ferry était inflexible sur les enseignements, le cœur même de l’école laïque, il veillait aussi à ce qu’elle ne tombe pas dans l’antireligion, sous quelque forme que ce soit

      Il ne faudrait pas que les sentiments tout à fait légitimes d’horreur et de colère face à l’ignoble assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty l’emportent sur toutes les autres considérations, qualifiées parfois par certains d’« islamo-gauchisme ».

      La situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement n’est pas vraiment neuve, car elle a été, à certains égards, constitutive de l’institution de l’école laïque et républicaine en France. Ainsi Jules Ferry (1832-1893), président du Conseil, s’exprimait de la manière suivante au Sénat, le 10 juin 1881 : « Nous sommes institués pour défendre les droits de l’Etat contre un certain catholicisme, bien différent du catholicisme religieux, et que j’appellerai le catholicisme politique. Quant au catholicisme religieux, il a droit à notre protection (…). Oui, nous avons voulu la lutte anticléricale, mais la lutte antireligieuse, jamais, jamais. »

      Des « devoirs envers Dieu »

      En matière d’« anticlérialisme » contre le « catholicisme politique » – l’Eglise catholique est alors foncièrement antirépublicaine –, Jules Ferry se montre tout particulièrement intransigeant (et c’est une leçon) pour ce qui concerne le cœur même de l’école, à savoir ce qui doit et peut y être enseigné. Par exemple, il place les manuels d’histoire et d’instruction civique qui ont été mis à l’index par l’Eglise de France parmi les manuels recommandés en annexe de sa célèbre lettre-circulaire aux instituteurs du 17 novembre 1883.

      En revanche, il se montre très soucieux que l’école laïque et ses acteurs ne basculent pas dans l’antireligion, sous quelque forme que ce soit. D’abord dans cette même lettre-circulaire : « Parlez avec force et autorité toutes les fois qu’il s’agit d’un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve dès que vous risquez d’effleurer un sentiment religieux dont vous n’êtes pas juge . »

      Plus significatif et plus étonnant encore, c’est sous le ministère de Jules Ferry que des « devoirs envers Dieu » sont inscrits dans le texte réglementaire, publié le 27 juillet 1882, du programme de morale au cours moyen : « L’instituteur apprend aux élèves à ne pas prononcer légèrement le nom de Dieu (…) ; et il habitue chacun d’eux à environner du même respect cette notion de Dieu, alors même qu’elle se présenterait à lui sous des formes différentes de celles de sa propre religion. »

      Et pour l’islam ? En 1891, Jules Ferry critique le manque d’une réelle « politique musulmane » et invite le Sénat à constituer une « grande commission » (Journal officiel du Sénat, débats parlementaires, séance du 26 février 1891, page 117). Une commission d’étude sur l’Algérie de dix-huit membres est instituée, et elle est présidée par Jules Ferry lui-même.

      « Profond respect »

      Sept rapports publiés en 1892 vont en découler, dont le rapport confié par Jules Ferry à Emile Combes (1835-1921) sur « l’instruction primaire des indigènes ». On ne manquera sans doute pas d’être quelque peu surpris, en prenant connaissance de ce rapport, si l’on a à l’esprit à quel point Emile Combes s’est distingué dans la lutte anticléricale. Il a été, entre autres, le principal responsable de l’interdiction des congrégations enseignantes en 1904.

      « Ce peuple aime sa religion et il entend qu’on la respecte (…). Ce qu’on a regardé comme une opposition religieuse n’était que le désir bien naturel à un peuple croyant de s’assurer que sa religion nationale ne courait aucun danger dans les écoles ouvertes à la jeunesse (…). Le sentiment religieux et le sentiment patriotique s’unissent pour recommander le Coran, qui est à la fois le symbole de la doctrine religieuse et le monument par excellence d’une littérature. Le Coran tenant au cœur de l’arabe par ce double lien, il est naturel que l’arabe s’irrite d’une attaque dirigée contre le Coran comme d’une offense faite à sa croyance et à sa race. De là, pour nos instituteurs, l’obligation étroite de témoigner le plus profond respect à la religion indigène, c’est-à-dire au livre qui en est l’expression » (Rapport Combes, documents parlementaires, Sénat, annexe n° 50, 18 mars 1892, page 244).

      Tout cela n’a pas empêché les grands dirigeants républicains de mener une lutte « anticléricale » résolue, là où elle est au cœur des enjeux, à savoir : quelle culture et quels enseignements ?

      Amendes

      En septembre 1909, les cardinaux, archevêques et évêques de France préconisent l’organisation d’associations des pères de famille : « Vous avez le devoir et le droit de surveiller l’école publique. Il faut que vous connaissiez les maîtres qui la dirigent et l’enseignement qu’ils y donnent. Rien de ce qui est mis entre les mains et sous les yeux de vos enfants ne doit échapper à votre sollicitude : livres, cahiers, images, tout doit être contrôlé par vous (…). Nous interdisons l’usage de certains livres dans les écoles, et nous défendons à tous les fidèles de les posséder, de les lire et de les laisser entre les mains de leurs enfants, quelle que soit l’autorité qui prétend les leur imposer. » Suit une liste d’une quinzaine de manuels d’histoire, de morale ou d’instruction civique condamnés.

      En janvier 1914, la Chambre des députés ira jusqu’à voter une série de dispositions afin d’assurer « la défense de l’école laïque » . Les parents qui empêcheront leurs enfants de participer aux exercices réglementaires de l’école ou de se servir des livres qui y sont régulièrement mis en usage seront frappés de peines d’amende.

      D’autre part, quiconque, exerçant sur les parents une pression, les aura déterminés à empêcher leurs enfants de participer aux exercices réglementaires de l’école, sera puni d’un emprisonnement de six jours à un mois ou d’une amende de seize francs à deux cents francs or. Ces peines seront sensiblement aggravées s’il y a eu violence, injures ou menaces.

      Les grands républicains d’avant la première guerre mondiale savaient et proclamaient que ce n’est pas ce qu’on a sur la tête qui importe, mais ce que l’on a dans la tête. Mais c’étaient des grands.

      Loin du laïcisme actuel, donc.

      #islamo-gauchisme
      https://seenthis.net/messages/702616

  • De nouvelles révélations sur le menu du dernier repas du Christ
    https://fr.aleteia.org/2016/04/25/de-nouvelles-revelations-sur-le-menu-du-dernier-repas-du-christ

    On connaît maintenant le menu du dernier repas du Christ en compagnie de ses apôtres. En plus du pain sans levain et du vin de Palestine, un ragoût de haricots, de l’agneau, des olives, des herbes amères, une sauce de poisson et des dattes. Telles sont les révélations d’une nouvelle étude menée par deux archéologues italiens sur la cuisine palestinienne à l’époque de Jésus.

  • Je suis prof | Pierre Tevanian
    https://lmsi.net/Je-suis-prof

    Les lignes qui suivent ont été inspirées par la nouvelle atroce de la mise à mort de mon collègue, Samuel Paty, et par la difficile semaine qui s’en est suivie. En hommage à un enseignant qui croyait en l’éducation, en la raison humaine et en la liberté d’expression, elles proposent une quinzaine de réflexions appelant, malgré l’émotion, à penser le présent, et en débattre, avec raison. Ces réflexions ne prétendent évidemment pas incarner la pensée de Samuel Paty, mais elles sont écrites pour lui, au sens où l’effort de pensée, de discernement, de nuances, de raison, a été fait en pensant à lui, et pour lui rendre hommage. Continuer de penser librement, d’exprimer, d’échanger les arguments, me parait le meilleur des hommages. Source : Les mots sont (...)

    • Il s’est rapidement avéré, du coup, que cette offensive sans rapport réel avec la lutte anti-terroriste s’inscrivait en fait dans un tout autre agenda, dont on avait connu les prémisses dès le début de mandat d’Emmanuel Macron, dans les injures violentes et les tentatives d’interdiction de Jean-Michel Blanquer contre le syndicat Sud éducation 93, ou plus récemment dans l’acharnement haineux du député Robin Réda, censé diriger une audition parlementaire antiraciste, contre les associations de soutien aux immigrés, et notamment le GISTI (Groupe d’Information et de Soutien aux Immigrés). Cet agenda est ni plus ni moins que la mise hors-jeu des « corps intermédiaires » de la société civile, et en premier lieu des contre-pouvoirs que sont les associations antiracistes et de défense des droits humains, ainsi que les syndicats, en attendant le tour des partis politiques – confère, déjà, la brutalisation du débat politique, et notamment les attaques tout à fait inouïes, contraires pour le coup à la tradition républicaine, de Gérald Darmanin contre les écologistes (Julien Bayou, Sandra Regol et Esther Benbassa) puis contre la France insoumise et son supposé « islamo-gauchisme qui a détruit la république », ces dernières semaines, avant donc le meurtre de Samuel Paty.

      Un agenda dans lequel figure aussi, on vient de l’apprendre, un combat judiciaire contre le site d’information Mediapart.

    • En d’autres termes, même si l’on juge nécessaire de rappeler, à l’occasion de ce crime et des discussions qu’il relance, qu’il est bon que tout ne soit pas permis en matière de liberté d’expression, cela n’est selon moi tenable que si l’on y adjoint un autre rappel : qu’il est bon aussi que tout ne soit pas permis dans la manière de limiter la liberté d’expression, dans la manière de réagir aux discours offensants, et plus précisément que doit être absolument proscrit le recours à la violence physique, a fortiori au meurtre. Nous sommes malheureusement en un temps, je le répète, où cela ne va plus sans dire.

      6. La remarque qui précède est, me semble-t-il, le grand non-dit qui manque le plus dans tout le débat public tel qu’il se polarise depuis des années entre les « Charlie », inconditionnels de « la liberté d’expression », et les « pas Charlie », soucieux de poser des « limites » à la « liberté d’offenser » : ni la liberté d’expression ni sa nécessaire limitation ne doivent en fait être posées comme l’impératif catégorique et fondamental. Les deux sont plaidables, mais dans un espace de parole soumis à une autre loi fondamentale, sur laquelle tout le monde pourrait et devrait se mettre d’accord au préalable, et qui est le refus absolu de la violence physique.

      […]

      On a le droit de détester cet humour, on a le droit de considérer que certaines de ces caricatures incitent au mépris ou à la haine raciste ou sexiste, entre autres griefs possibles, et on a le droit de le dire. On a le droit de l’écrire, on a le droit d’aller le dire en justice, et même en manifestation. Mais – cela allait sans dire, l’attentat de janvier 2015 oblige désormais à l’énoncer expressément – quel que soit tout le mal qu’on peut penser de ces dessins, de leur brutalité, de leur indélicatesse, de leur méchanceté gratuite envers des gens souvent démunis, de leur racisme parfois, la violence symbolique qu’il exercent est sans commune mesure avec la violence physique extrême que constitue l’homicide, et elle ne saurait donc lui apporter le moindre commencement de justification.

      […]

      Que reste-t-il en effet de la liberté d’expression si l’on défend le droit à la caricature mais pas le droit à la critique des caricatures ? Que devient le débat démocratique si toute critique radicale de Charlie aujourd’hui, et qui sait de de Zemmour demain, de Macron après-demain, est d’office assimilée à une incitation à la violence, donc à de la complicité de terrorisme, donc proscrite ?

      Mais inversement, que devient cet espace démocratique si la dénonciation de l’intolérable et l’appel à le faire cesser ne sont pas précédés et tempérés par le rappel clair et explicite de l’interdit fondamental du meurtre ?

    • Toi qui m’appelles islamo-gauchiste, laisse-moi te dire pourquoi le lâche, c’est toi, Alexis Dayon

      https://blogs.mediapart.fr/alexis-dayon/blog/221020/toi-qui-mappelles-islamo-gauchiste-laisse-moi-te-dire-pourquoi-le-la

      Depuis quelques jours, tu as donné le ton. Un collègue a été atrocement assassiné (comme lui, j’enseigne l’EMC, et Vendredi je me suis vu à sa place). (...)

      Personne ne me demandera de me désolidariser des Anders Breivik de ce monde pour faire la démonstration que je suis un bon républicain.

      #prof #enseignant #école

  • À l’aide, @SPIP : j’essaie de convertir un de mes plugins qui permet d’uploader un fichier via un formulaire CVT dans l’espace privé, pour qu’il fonctionne avec BigUp.

    J’arrive maintenant à obtenir l’interface, et le glisser-déposer d’un gros fichier semble se faire jusqu’au bout. Mais à la fin de l’upload (avec la prévisuation, la vignette et la barre de progression), ça se contente de faire disparaître la barre de progression et ça remplace le bouton « Annuler » par le bouton « Enlever ».

    Mais l’action voulue (traiter l’image dans la partie traiter du formulaire) n’est pas du tout déclenchée.

    Mais je ne trouve ni exemple d’utilisation de BigUp en dehors des éléments natifs de l’interface, dans un autre plugin par exemple, ni documentation détaillée de ce qu’il faut faire côté PHP.

    Est-ce qu’il y a un /formulaire quelque part dans l’espace SPIP, par exemple dans un plugin, qui me permettrait de comprendre comment je dois procéder ?

    • Oui. Et notamment ceci que je ne comprends pas :

      Pour recréer le tableu $_FILES tel que le crée habituellement PHP, il faut connaître la valeur de l’attribut name de la balise input.

      Cette valeur est transmise avec le token calculé, et est inscrite dans le chemin de cache des fichiers reçu. Cela permet, à partir d’un fichier cache donné, de recréer le $_FILES qui lui correspondait.

      Apparemment, je ne récupères pas de valeur $_FILES dans mon _traiter ($_FILES qui fonctionne en mode « non bigup ») . Est-ce qu’il y a quelque chose à faire pour récupérer ce tableau calculé à partir du token, et si oui : quoi ?

    • Non plus. J’avais déjà ajouté :

              if (!$_FILES) {
                      $_FILES = isset($GLOBALS['HTTP_POST_FILES']) ? $GLOBALS['HTTP_POST_FILES'] : array();
              }

      qui ne m’apporter rien (je ne vois pas d’infos concernant le fichier installé ni dans $_FILES ni dans $_GLOBALS).

    • Ah… il faut ajouter

      $valeurs['_bigup_rechercher_fichiers'] = true;

      dans la partie _charger du formulaire.

      C’est écrit de manière un peu critique dans le README :

      Au chargement d’un formulaire CVT, si la clé _bigup_rechercher_fichiers est présente, le plugin Bigup se chargera de retrouver les fichiers déjà chargés pour ce formulaire et d’ajouter leur liste, pour chaque champ concerné du formulaire, dans l’environnement.

    • Grrrr, ça marchait ça marche plus, et je n’arrive pas à voir pourquoi.

      Quand je valide mon formulaire (après l’upload via Bigup), je me cogne un vilain écran d’erreur :

      Fatal error: Uncaught Error: [] operator not supported for strings in /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/plugins-dist/bigup/inc/Bigup/Files.php:163 Stack trace: #0 /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/plugins-dist/bigup/inc/Bigup.php(93): Spip\Bigup\Files::integrer_fichier('upload_fond_hot...', Array) #1 /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/plugins-dist/bigup/bigup_pipelines.php(169): Spip\Bigup\Bigup->reinserer_fichiers(Array) #2 /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/ecrire/inc/utils.php(199): bigup_formulaire_receptionner(Array) #3 /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/tmp/cache/charger_pipelines.php(640): minipipe('bigup_formulair...', Array) #4 /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/ecrire/inc/utils.php(265): execute_pipeline_formulaire_receptionner(Array) #5 /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/ecrire/public/aiguiller.php(212): pipeline('formulaire_rece...', Array) #6 /home/clients in /home/clients/d674084bbe9c0c511a4685e13dee1efb/web/fabre/plugins-dist/bigup/inc/Bigup/Files.php on line 163

      [EDIT] Corrigé : il faut que le formulaire soit dans une classe .ajax (donc formulaire Ajax).

    • En revanche, il me reste un truc que je ne trouve pas : comment je fais pour que le formulaire se valide dès que ça a terminé l’upload ?

      Ça le fait pour les logos et pour les documents joints, mais je ne trouve pas comment faire pour mon propre formulaire. Parce que pour l’instant, j’ai le barre d’upload, puis ça affiche la petit vignette, le nom du fichier et son poids, mais il faut encore que le valide le formulaire (« Téléverser »).

    • ça peut être fait en surchargeant l’appel de bigup de la façon suivante :

      $('input.bigup').bigup({}, {
              complete: function(){
                      $('.formulaire_bigform form').submit();
              }
      }).on('bigup.fileSuccess', function(){
              setTimeout("ajaxReload('docs_ressource')", 2000);
      });

      (dans cet exemple qui se joue en page publique, la 2ème partie permet de recharger la liste des docs affichés)

    • En tout cas, merci les amis, c’est vraiment une belle bête ce Big-Up. J’avais hâte de réussir à faire tourner mon propre formulaire avec. Surtout que c’est précisément un endroit où j’ai généralement besoin d’installer des gros fichiers…

  • Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dénonce « l’islamo-gauchisme » qui « fait des ravages à l’université »
    https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/religion-laicite/le-ministre-de-l-education-nationale-jean-michel-blanquer-denonce-l-isl

    Il a notamment ciblé le syndicat étudiant UNEF, ainsi que la France insoumise. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a dénoncé jeudi 22 octobre « l’islamo-gauchisme » qui « fait des ravages à l’université », lors d’une interview à Europe 1. 

    « Notre société a été beaucoup trop perméable à des courants de pensée. Ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme fait des ravages », a déclaré Jean-Michel Blanquer. "Il fait des ravages à l’université, il fait des ravages quand l’UNEF cède à ce type de chose, il fait des ravages quand dans les rangs de la France Insoumise, vous avez des gens qui sont de ce courant-là et s’affichent comme tels."

    Appelant à « combattre le fanatisme », le ministre de l’Education nationale a pointé du doigt toutes les formes de « complicités intellectuelles » de crimes comme l’assassinat du professeur Samuel Paty, tué près de son collège de Conflans Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré des caricatures de Mahomet.

    Ah bon sang, notre bande d’incompétents ravagés du bulbe qui passe en mode Maréchal-nous-voilà, on a beau s’y attendre, c’est tout de même impressionnant.

  • #Montpellier : Les nouvelles expositions à ne pas rater pour cet automne !
    https://lemouvement.info/2020/10/21/montpellier-les-nouvelles-expositions-a-ne-pas-rater-pour-cet-automne

    La Table Des Poètes, Le Lieu Multiple de Montpellier et la N5 Galerie, vous proposent une immersion dans l’univers de plusieurs artistes dessinateurs et photographes. Au programme ? Du noir, du blanc, et du mystère, une ambiance qui semble concorder avec les saisons froides 2020 !

  • « Pour les élèves des quartiers populaires, la possibilité de s’exprimer est bafouée en permanence » par Cloé Korman
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/21/pour-les-eleves-des-quartiers-populaires-la-possibilite-de-s-exprimer-est-ba

    Une excellent tribune, à lire absolument.

    Tribune. Conflans-Sainte-Honorine, 78, ce contexte précis : il y a une ironie redoublée dans l’horreur de ce qui s’est produit, qui tient à la sociologie de l’endroit, puis à son traitement médiatique. Le nom de cette ville, je l’ai vu apparaître des dizaines de fois dans les phares de ma voiture, vers 7 h 30 du matin, en allant enseigner juste à côté, dans le lycée d’Herblay (Val-d’Oise) où je faisais mon stage de professeure de français. J’ai rarement vu un lieu, en France, aussi équilibré sur le plan social et ethnique que ce petit lycée de région parisienne.

    L’équilibre entre les origines de mes élèves, les professions des parents, les couleurs de peau : quiconque veut contempler le visage idéal, et quand même assez rare de la République, devrait se précipiter avec sa voiture, ou la ligne J, en direction de la Patte-d’Oie d’Herblay, et rencontrer les élèves de mon ancien lycée. Ou ceux du collège du Bois-d’Aulne de Conflans – les visages des élèves de Samuel Paty.

    Constater que le terrorisme a pu y trouver des complices, trouver ici un parent suffisamment fanatisé pour faire alliance, met au désespoir. Depuis ce 16 octobre, il y aura donc une preuve que « même là » et qu’« ici aussi », l’islamisme aura pu faire la publicité de son emprise avec sa signature, celle de caricaturer l’islam.
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    La séduction du cours

    En outre, si je n’étais moi-même si mécréante, j’aurais l’impression d’entendre une deuxième fois le rire du diable en voyant le glissement qui se produit entre Conflans, « une banlieue », et bien d’autres banlieues. C’est un bord de Seine arboré et tranquille, où les enseignants vivent presque tous (ce qui est loin d’être le cas ailleurs) dans le voisinage de leurs élèves, et où ils se retrouvent le week-end pour le club de randonnée. Il n’a pas grand-chose à voir avec les cités à forte immigration où certains médias semblent situer les faits, ajoutant une nouvelle fois, pour leurs habitants, les stigmates aux stigmates.

    « Je crois qu’il serait bon de créer les conditions pour que les élèves expliquent ce qu’ils pensent »

    Je n’enseigne plus à Herblay, mais dans un de ces quartiers de Seine-Saint-Denis où la violence est monnaie courante. Je sais qu’ici, j’ai beaucoup plus d’élèves qui se sentent légitimement marginalisés et déconsidérés, et combien il faut réfléchir pour qu’un cours sur la religion, sur la liberté d’expression ou sur le racisme soit perçu comme l’occasion d’un dialogue et non un moment de violence symbolique.
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    Si la liberté d’expression existe, si ce n’est pas une simple posture, je crois qu’il serait bon de créer les conditions pour que les élèves expliquent ce qu’ils pensent. Or ces conditions ne leur sont pas offertes et, réciproquement, le contexte rend difficile pour moi l’expression du doute, de l’hésitation, que je considère pourtant comme essentiels à cet échange intellectuel.

    Cet aspect tâtonnant de l’acte d’enseigner est remarquablement décrit dans un essai paru à la rentrée, L’Ecole de la vie (Flammarion, 288 pages, 19 euros) du philosophe Maxime Rovere. Espièglement sous-titré, « érotique de l’acte d’apprendre », son livre raconte l’espace discursif relâché, mouvant, l’espace de perpétuelle improvisation de la salle de classe.

    Si l’apprentissage est une rencontre physique, avant toute chose un temps partagé dans une salle, cette érotique invite à s’interroger sur les aspects sociologiques et matériels du savoir. La séduction du cours peut-elle agir dans un lieu où les sanitaires puent ? Le charme s’opère-t-il quand on a déjeuné en cinq minutes, après avoir attendu une heure dans le chahut ? Il n’est pas sûr que Platon tiendrait son banquet, que Rabelais installerait Thélème dans un collège du 93. Les débats auxquels nous assistons ces jours-ci sur la liberté d’expression semblent bien trop loin de la réflexion nécessaire sur la pauvreté à l’école.
    Préjudices sociaux

    Les établissements scolaires des quartiers défavorisés sont loin d’être les lieux protégés qu’ils devraient être, à cause de décisions politiques dévastatrices. Il n’y a pas assez de recrutements de professeurs, pas assez d’adultes pour y assurer le calme et la sérénité. Il faut s’imaginer ce que sont des journées sans CPE [conseiller principal d’éducation] ou sans médecin scolaire, sans assistante sociale. Il faut s’imaginer les couloirs livrés à la bousculade et l’hypocrisie qui redouble ces cris, par temps de Covid-19. Ces choses-là constituent une atteinte permanente à la paix, à la concentration nécessaire pour apprendre.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Attentat de Conflans : « Comme de nombreux professeurs, je me sens honteux d’appartenir à une institution si faible »

    A cela s’ajoutent des préjudices sociaux très aigus, qui sont de l’ordre de la discrimination : dans ces quartiers, la distribution des filières est ainsi faite que les élèves sont orientés en grande partie vers des métiers subalternes. Il m’arrive régulièrement de me rendre compte que des élèves tout à fait doués, capables de faire un bac général, sont en route pour un bac technologique : par habitude, par manque d’encouragement, et surtout faute de places, ils sont envoyés pendant ces années cruciales vers un enseignement restreint à la fois sur le plan intellectuel (l’enseignement de l’histoire-géographie, par exemple, y a été réduit), et sur le plan des débouchés professionnels.
    Lire aussi « Dans les quartiers populaires, nos enfants n’ont droit qu’à un enseignement de moindre qualité »

    Pour les élèves pauvres des quartiers populaires, la possibilité de s’exprimer est bafouée en permanence. Elle est bafouée physiquement, dans ces lieux de brutalité et de bruit, d’absence de soins et d’hygiène, que sont leurs établissements scolaires. Elle est bafouée dans cette orientation limitée et dans un personnel insuffisant. Elle l’est enfin sous l’angle conceptuel, quand on stigmatise les élèves de banlieue, les élèves musulmans ou ceux des quartiers parce qu’ils refusent d’être Charlie, qu’ils expriment leur désarroi devant l’expression du blasphème, ou quand les représentations médiatiques les réduisent à ces attitudes, quand elles ne montrent pas tous ceux qui pensent de façon plus complexe.

    Dans le feu de cette actualité où la liberté d’expression apparaît une fois de plus comme une liberté mortelle, il me semblerait utile et juste d’en parler aussi comme d’un droit, et d’envisager les moyens d’exercice de ce droit. Sans cela, on ne parle pas aux élèves de liberté d’expression, pas de cette force collective, mais on leur adresse un vain mot, un simple « cause toujours ».

    Cloé Korman est écrivaine et professeure de français. Dernier titre paru « Tu ressembles à une juive » (Seuil, 108 pages, 12 euros).

    #Conflans #Radicalisation #Ecole #Enseignement #Pauvreté #Service_public

  • Nasa to make major announcement of ‘exciting news’ about the moon
    https://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/nasa-moon-announcement-when-watch-mission-b1209506.html

    Nasa will hold a major event to announce an “exciting new discovery” about the Moon, it has said.

    The space agency did not reveal details about the discovery, but said that it “contributes to Nasa’s efforts to learn about the Moon in support of deep space exploration”.

    Là j’en suis certain : ils ont trouvé des artefacts extraterrestres. Ou une grande dalle noire. Ou un temple égyptien. Ou ils vont annoncer qu’ils y ont une base habitée dirigée par Martin Landau depuis les années 70. Ou qu’elle n’existe pas et qu’en fait c’est juste une image projetée sur l’immense écran LCD qui nous sert de ciel. Ou qu’ils y ont retrouvé les lunettes de Stanley Kubrick. Ou, évidemment, qu’elle est constituée de Wensleydale ou de Stilton.

    Arg, c’t’angoisse…

    • On pourra admirer, une fois de plus, la maîtrise de l’art de la communication par la NASA. Ce teasing de dingue sur le thème « On a découvert un truc super-important, mais on ne vous le dira que lundi », c’est tout de même quelque chose (de pas totalement scientifique)…

      On se croirait à un lancement d’iPhone chez Apple. Je serais pas surpris qu’ils annoncent leur découverte avec une vidéo remplie de gros plans sur des trucs qui tournent au ralenti, avec Jony Ive qui fait la voix off.

    • La Nasa ne fait pas mystère que parmi les experts invités pour présenter sa découverte ce lundi, il y aura Casey Honniball, postdoctorante au Goddard Space Flight Center de la Nasa (Greenbelt, Maryland).

      Google et la toile mondiale fournissent rapidement à son sujet des informations qui laissent peu de doutes à avoir. Casey Honniball a en effet passé sa thèse de doctorat sur la possibilité de détecter de l’eau sur la Lune grâce aux observations dans l’infrarouge possibles avec Sofia. Un des articles que l’astronome a publié est très révélateur également.

      https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/lune-nasa-va-t-elle-annoncer-decouverte-monolithe-noir-lune-83811

  • ‘The Guardian’s silence has let the UK trample on Assange’s rights in effective darkness’
    Jonathan Cook - 21 October 2020
    https://www.jonathan-cook.net/blog/2020-10-21/the-guardians-silence-has-let-the-uk-trample-on-assanges-rights-in-ef

    ‘The Guardian’s silence has let the UK trample on Assange’s rights in effective darkness’

    WISE Up, a solidarity group for Julian Assange and whistleblower Chelsea Manning, is due to stage a demonstration outside the Guardian offices on October 22 to protest the paper’s failure to support Assange as the US seeks his extradition in an unprecedented assault on press freedom.

    The date chosen for the protest marks the tenth anniversary of the Guardian’s publication of the Iraq war logs, leaked by Manning to Assange and which lie at the heart of the US case to reclassify journalism exposing crimes against humanity as “espionage”.

    Protest Call Out! Thursday 22/10/20 at 12 noon The Guardian’s Role in the Persecution and Prosecution of Julian #Assange https://t.co/OJhq1ElaLW

    — Emmy Butlin (@greekemmy) October 20, 2020

    Here is my full statement, part of which is due to be read out, in support of Assange and castigating the Guardian for its craven failure to speak up in solidarity with its former media partner:

    Julian Assange has been hounded out of public life and public view by the UK and US governments for the best part of a decade. Now he languishes in a small, airless cell in Belmarsh high-security prison in London – a victim of arbitrary detention, according to a UN working group, and a victim of psychological torture, according to Nils Melzer, the UN’s expert on torture.

    If Judge Vanessa Baraitser, presiding in the Central Criminal Court in London, agrees, as she gives every appearance of preparing to do, Assange will be the first journalist to face a terrifying new ordeal – a form of extraordinary rendition to the United States for “espionage” – for having the courage to publish documents that exposed US war crimes and crimes against humanity.

    The Guardian worked with Assange and Wikileaks on vitally important documents – now at the heart of the US case against Assange – known as the Afghanistan and Iraq war logs. The latter were published exactly a decade ago today. They were a journalistic coup of global significance, and the paper ought to be profoundly proud of its role in bringing them to public attention. (...)

    #Julian_Assange

    • J’ai cru lire le chiffre de 262 décès mais ce n’est peut-être pas la même statistique ? où est-ce que 262 inclus des décès à la maison en plus de ceux référencés à l’hôpital ? Est-ce que tes stats donnent la précision ?

    • Le chiffre de 262 est sorti mardi, mais c’est le décompte avec la récupération des Ehpad (100 décès dans les Ehpad, 162 à l’hôpital).

      Mais les chiffres des Ehpad sont totalement inexploitables : ils ne sont pas du tout quotidiens, publiés de manière irrégulière, avec souvent de fortes corrections d’une fois sur l’autre (en août ils passaient leur temps à publier des chiffres négatifs…).

      Pour voir un peu le délire, voici les deniers chiffres disponibles correspondants aux décès dans les Ehpad :
      – 18 sept : 107 décès
      – 22 sept : 11
      – 25 sept : 95
      – 29 sept : 26
      – 2 oct : 89
      – 6 oct : 4 (quatre !)
      – 9 oct : 47
      – 13 oct : 24
      – 16 oct : 56
      – 20 oct : 100

      On ne peut rien faire avec ça. Sauf considérer qu’on va encore avoir, comme pendant le premier mois de la première vague, un massacre invisible de ce côté-là.

    • D’accord, je comprends cette incertitude statistique et je comprends que c’est pas possible à intégrer dans l’analyse quotidienne, mais je me demande si on peut penser quand même que ces stats correspondent à la réalité (disons que c’est les moins mauvaises statistiques pour ce domaine) et produire une figure avec le nombre de décès moyen par jour ou par semaine après une certaine période ? Par exemple sur un mois, si j’en crois tes chiffres :

      pour le mois
      559 décès / 32 jours soit en moyenne 17 décès par jours

      ou le même genre de calcul par semaine

      18 au 25 sept 30 décès quotidien en moyenne
      25 au 2 oct 16 décès quotidien en moyenne
      2 au 9 oct 7 décès quotidien en moyenne
      9 au 16 oct 11 décès quotidien en moyenne
      etc...

    • Je l’ai fait (chez moi), c’est la courbe moyennée sur 7 jours du chiffre « global » (Ehpad + hôpitaux). Mais je trouve que ça ne me donne grand chose. Surtout qu’au début de la première vague on en comptait pas du tout les Ehpad, et qu’on les a reintégrés on ne sait trop comment (peut-être sur 10 jours, mais pas certain ?) ; qu’après le première vague, on a eu un correctif de -450 (de mémoire) d’un coup sur les Ehpad. Alors dans ces conditions, les moyennes sur 7 jours ne corrigent pas grand chose.

      Et de toute façon, pour les « moins mauvaises statistiques » de la mortalité globale, il faut certainement plutôt surveiller les estimations de surmortalité publiées par l’Insee (voir @simplicissimus qui surveille ça justement).

      Du coup, ce que j’essaie de représenter de mon côté, c’est l’évolution du moment, pas à recenser précisément les décès. Ainsi depuis le 18 septembre, je n’utilise même pas directement le chiffre de Santé publique, mais un chiffre minoré de 76, parce qu’il y a eu un gros correctif ce jour-là, et que si je l’intégrais tel quel, je plantais complètement mes courbes de tendance.

    • Vu et compris ! Et en tout cas merci de remplir quotidiennement le réservoir de mes angoisses :) Avec ma sœur qui est épidémiologiste à Pasteur et à l’ANRS et qui m’informe régulièrement des inquiétudes (to put it mildly) de l’équipe Covid dans laquelle elle travaille, vous faite la paire.

    • Pendant que vous causiez ;-), je prenais les chiffres que donne @arno et je regarde ce que je peux en faire.

      En brut, en effet, pas grand chose, mais en cumulé ça le fait nettement mieux…

      Sur la tendance depuis le 6 octobre, on est sur une croissance d’environ +3,6% / jour ce qui est tout-à-fait en ligne avec le taux de croissance des décès hospitaliers à la date du 20 octobre (date de la dernière observation).
      (pour mémoire, sur les 2 derniers jours, on se rapproche de +5 % / jour)

      EDIT : et ça fait, en moyenne, environ 20 décès par jour le 20 octobre

  • Disparition d’Alex Varenne, maître troublant du noir et blanc (...) - ActuaBD
    https://www.actuabd.com/Disparition-d-Alex-Varenne-maitre-troublant-du-noir-et-blanc-erotique

    Né le 29 août 1939 dans la métropole de Lyon, Alex Varenne débute sa carrière à la fois comme peintre abstrait et enseignant des arts plastiques. Puis, il entrevoit les « incroyables possibilités de la bande dessinée » : il presse son frère écrivain de lui écrire des scénarios et ils signent ensemble deux albums chez Éric Losfeld, bien connu pour avoir publié le premier Lone Sloane, ainsi que des albums de BD plus sexués comme Barbarella, Histoire d’O, Pravda la Survireuse, les Aventures de Jodelle, et bien d’autres. Mais l’éditeur ne parvient pas à se sortir du procès pour la publication d’Emmanuelle, et fait faillite avant de les publier. Alex Varenne n’en continue pas moins à croire en ce « moyen d’expression extraordinaire », et les deux frères parviennent in fine à sortir divers albums et adaptations dont la série d’anticipation Ardeur (1979), œuvre majeure parue dans Charlie Mensuel alors dirigé par Georges Wolinski.

    #bandes_dessinées #Alex_Varenne

    • Alex Varenne (1939-2020)
      https://www.humano.com/profil/Alex%2BVarenne

      Né en 1939 à Saint-Germain-au-Mont-d’Or, Alexandre Varenne enseigne le dessin au début des années 60. Chronique de la Oil Mar scénarisé par son frère Daniel, est son premier album. En 1979, il publie dans Charlie Mensuel les premières pages d’Ardeur, une série expressionniste très marquée par les ombres et lumières du cinéma allemand de l’entre-deux guerres. Quatre ans plus tard, il se lance seul dans une série de portfolios plus ou moins déshabillés. Dans le même temps, il entre franchement en érotisme à l’Echo des Savanes. Il n’en sortira plus.

      En 1988, il renouvelle la collaboration avec son frère en dessinant l’adaptation du roman très sombre roman de Fritz Zorn, Angoisse et Colère. Parallèlement, il donne naissance à l’onirique Erma Jaguar, une héroïne qui aime beaucoup le sexe et un peu moins les hommes. Un intérêt pour l’érostisme qu’il perpétue avec les Larmes du sexe et l’Art Erotique.

      En 1996, Attention Femmes s’ajoute aux histoires courtes que Varenne a dessiné pour la série Fripons celles qu’il livre régulièrement à Playboy ou Penthouse Comics.

      #Humanoïdes_Associés

  • GARD Bagarres en forêt entre des dizaines de supporters de Nîmes et de Montpellier !
    https://www.objectifgard.com/2020/10/20/gard-bagarres-nocturne-en-foret-entre-des-dizaines-de-supporters-de-ni

    Vendredi 16 octobre au soir, la tension permanente existante entre des clubs de supporters nîmois et ceux de Montpellier est montée de plusieurs crans. Des Héraultais auraient contacté des Gardois dans la journée de vendredi afin de régler leurs comptes, de nuit et dans la forêt... Une rencontre qui a bien eu lieu selon nos renseignements. Des violences réciproques abondamment racontées par les supporters des deux camps sur les réseaux sociaux avec des versions, bien entendues, très différentes.

    #darwin_awards

  • Mozilla Reaction to U.S. v. Google - The Mozilla Blog
    https://blog.mozilla.org/blog/2020/10/20/mozilla-reaction-to-u-s-v-google

    In this new lawsuit, the DOJ referenced Google’s search agreement with Mozilla as one example of Google’s monopolization of the search engine market in the United States. Small and independent companies such as Mozilla thrive by innovating, disrupting and providing users with industry leading features and services in areas like search. The ultimate outcomes of an antitrust lawsuit should not cause collateral damage to the very organizations – like Mozilla – best positioned to drive competition and protect the interests of consumers on the web.

    • La comparaison grippe covid-19, fin de partie (pris à Drosten)
      https://inf-covid.blogspot.com/2020/10/faux-positifs-ecoles-mortalite-cellules.html

      [...] Les auteurs donnent également un exemple que j’ai trouvé très vivant. On a également évalué, à partir de nombreux ensembles de données, en particulier des USA, [la mortalité] de la grippe durant ces dernières années. […] Depuis le début de la pandémie, il y a des gens qui ont dit : « C’est aussi inoffensif que la grippe ». Et depuis, des chiffres fantaisistes circulent en public. Mais parfois ils ne se réfèrent qu’à un seul pays et parfois à une seule année […] Mais si vous analysez à partir de données aux États-Unis, qui ont un très bon système de déclaration, vous pouvez dire : La grippe a une mortalité par infection de 0,05% sur une période de plusieurs années. Chez nous, c’est un peu moins. Et d’après cette méta-analyse très bien faite, la Covid-19, c’est-à-dire l’infection par le SRAS-2, a une mortalité par infection de 0,8%. C’est 16 fois plus que la grippe. Pour chaque décès de grippe, il y a 16 décès de Covid-19 aux États-Unis . Mais maintenant, la population américaine est plus jeune que l’allemande. En d’autres termes, il faudrait compter avec un taux de mortalité par infection en Allemagne qui, selon cette analyse, approche le 1 %, voire un peu plus […]

      Mais je pense que nous devrions peut-être visualiser cela d’une manière différente, en regardant les taux de mortalité par infection [par âge] [...] dans la tranche d’âge entre 35 et 44 ans, c’est à peu près la même chose qu’avec la grippe. [...] Entre 45 et 54 ans, la mortalité par infection est de 0,2%. Entre 55 et 64 ans, soit les dix dernières années de vie active, 0,7%. Donc, selon la situation de comparaison, je dirais dix fois plus que la grippe. Ou même plus. Dans d’autres pays, ce serait 15 fois plus que la grippe. Les auteurs ont ici fait une comparaison intéressante, ils ont comparé avec les accidents de la route. Et ils disent que c’est un risque environ 200 fois plus élevé que de conduire une voiture pendant un an pour cette tranche d’âge. Donc, si quelqu’un est dans les dix dernières années de sa carrière, il peut conduire pendant un an et la probabilité qu’il ait un accident n’est que d’un deux centième [que celle de mourir de la] Covid-19.

      [...] Dans la tranche d’âge de 65 à 74 ans , où l’on vient de prendre sa retraite et qu’on peut vraiment profiter de la vie, la mortalité par infection est de 2,2 %, soit 30 fois plus qu’avec la grippe. Donc, dans ce groupe d’âge, nous avons 30 décès de Covid-19 pour chaque décès de la grippe. Et les chiffres dans les groupes plus âgés, sont terribles. Pour les 75 à 84 ans, 7,3% et les plus de 85 ans, près d’un sur trois. C’est autant que la variole au Moyen Âge ou certaines flambées d’Ebola en Afrique.

      […] Je pense qu’il est important de garder cela à l’esprit. C’est pourquoi de telles méta-analyses sont faites. Il ne s’agit pas de compter les morts. Il s’agit simplement d’évaluer la situation. Et ce n’est plus une science pure et froide, mais plutôt un message social qui l’accompagne. Une évaluation de la dangerosité du problème que nous avons devant nous avec l’arrivée de l’hiver.

    • A l’issue de cette journée du 22/10, il y a 41 622 nouveaux cas de COVID-19 en France (3e rang dans le classement mondial après les États-Unis et l’Inde qui ont respectivement 57 079 et 54 482 nouveaux cas ce jour).

      1,53 % de la population en France a été contaminé par #SARSCoV2.
      Depuis le début de l’épidémie, 3,4 % des personnes atteintes par la maladie sont décédées.
      Le nombre de cas total atteint désormais le nombre de 999 043.

      Le pays est en train de vivre une catastrophe sanitaire. Mais tant que la presse mainstream parlera en terme de « record », les lignes ne bougeront pas.

      (toujours la même source ; voir plus haut)

    • Notre « Douce France » bat des « records » quotidiennement. D’après LCI (ou un autre organe officiel de propagande), ce serait à cause des autres pays européens qui font rien qu’à sous estimer leurs propres résultats ... Étonnant, non ?

      La France arrive donc au 5e rang mondial pour le nombre total de cas (juste après les États-Unis, l’Inde, le Brésil et la Russie)
      https://www.worldometers.info/coronavirus

      Pour le nombre de cas toujours actifs, nous sommes au 2e rang (juste après les États-Unis). C’est ça l’effet « start-up nation ». We are one ! (Yessss !!!)

      Et en fait, si on réfléchit bien, ce doit être une volonté politique locale qui fait que l’on s’accroche encore au dogme de la « croissance exponentielle ».
      https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france

      #cojonesvirus (2e vague)

    • Ils font, au plus haut niveau, ce qui était demandé, dans les coins où on ne leur la fait pas. En effet, c’est le confinement qui a fait des morts, lors du premier round. Oui, le confinement, parce que du fait du confinement, pleins de soins n’ont pas pu être donnés. Et ça a fait pleins de morts. Alors on ne fait plus de confinement. Comme ça, on ne fait plus de soins non plus, mais ça, leur second neurone ne va le comprendre que dans 3 ou 4 semaines, devant le mur de cercueil, pour reprendre une expression passée par ici récemment.

  • Éric Dupond-Moretti :
    https://www.sudouest.fr/2020/10/20/professeur-decapite-il-n-y-a-pas-eu-de-failles-selon-eric-dupond-moretti-79

    « L’une des pistes » évoquées devant les procureurs généraux qu’il a réunis en urgence lundi est d’augmenter le nombre de magistrats dédiés à la surveillance de contenus haineux, a expliqué le ministre.

    Ouh là, il va se faire virer, avec des idées pareilles, le Dupond-Moretti…

    On avait dit qu’on permettrait aux policiers municipaux et aux contrôleurs des Ouigo de pouvoir faire supprimer les contenus déplaisants en moins d’une heure, et d’obliger les hébergeurs à développer des algorithmes d’intelligence artificielle capables de supprimer préventivement tout ce qui dépasse. Pas qu’on allait « augmenter le nombre de magistrats ».

  • Hommage à Samuel Paty : les caricatures de Charlie Hebdo projetées sur les hôtels de région à Toulouse et Montpellier
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/hommage-samuel-paty-caricatures-charlie-hebdo-projetees

    Pendant qu’Emmanuel Macron prendra part à l’hommage national dans la cour de la Sorbonne, que certains observeront une minute de silence place du Capitole à Toulouse ou que d’autres se recueilleront partout en France en mémoire de Samuel Paty, les caricatures de Charlie Hebdo seront projetées sur les façades des deux hôtels de région de Toulouse et Montpellier. Une façon pour Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, de rendre hommage à cet enseignant assassiné vendredi soir à Conflans Sainte-Honorine (Yvelines) et de défendre la liberté d’expression.

    Oh, ces merdes islamophobes sur 10 mètres de haut, génial. Et voilà le travail.

  • De l’art d’utiliser le fanatisme religieux pour légitimer le racisme d’État lundi 19 octobre 2020 par Coordination nationale de l’UJFP
    http://www.ujfp.org/spip.php?article8120

    L’assassinat atroce d’un enseignant par un jeune fanatique nous émeut et nous bouleverse tous. Les enseignants, en général méprisés par le pouvoir, s’interrogent sur les conditions d’exercice de leur métier et sur la liberté d’enseigner.

    Le jeune terroriste a agi avec les motivations d’un fanatique religieux, qui prétend se revendiquer de l’islam. Il faudra dire un jour les ravages psychologiques qu’auront fait guerres et répressions génocidaires en Tchétchénie.

    Ce crime atroce se double désormais d’une exploitation sans vergogne.

    Autrefois, le pouvoir protestait contre l’idée qu’il y aurait un racisme d’État et niait l’existence d’une islamophobie. À présent, ce même pouvoir veut interdire de lutter contre l’islamophobie, en s’en prenant à des associations musulmanes, dont le CCIF, calomnié, sali, injurié parce qu’il veut faire respecter les droits des citoyens musulmans en France et lutter contre les discriminations.

    Il y a quelque chose de totalitaire dans la nouvelle étape du discours raciste et islamophobe d’État qui vient d’être franchie avec l’introduction frauduleuse dans le débat national du concept du « séparatisme » supposé qu’entretiendraient nos concitoyens de culture musulmane, croyants ou non, avec la Nation. (...)


    • http://www.islamophobie.net/2020/10/19/dissoudre-le-ccif-la-bascule-dun-etat-de-droit-vers-larbitraire
      De CCIF - lundi 19 octobre 2020

      Il y a dix ans, la dissolution du CCIF n’était réclamée que par les groupuscules identitaires de l’ultra-droite, que notre association a plusieurs fois fait condamner pour incitation à la haine et apologie du terrorisme. Parce que le CCIF a choisi le droit, il était alors accusé par ces groupuscules de faire du « djihad judiciaire » ; cela parce qu’il fut insupportable pour eux d’être condamnés par la justice du pays dont ils prétendent entreprendre la Reconquista. A l’époque, l’expression était ridicule.

      Cette accusation de « djihad judiciaire » a aujourd’hui pénétré dans la classe politique qui est au pouvoir, et qui prétendait en 2017, pour se faire élire, être un barrage à l’extrême-droite. La dissolution du CCIF est aujourd’hui réclamée par le ministre de l’intérieur en personne, Gérald Darmanin, au nom du projet de loi contre les « séparatismes », projet que nous avons dénoncé dès février 2020, au moment où ce mot avait été introduit dans le débat public par le président Emmanuel Macron, dans un discours sur la Reconquête républicaine. Nous avons montré comment ce discours guerrier pouvait provoquer ce qu’il prétendait précisément combattre : le repli et le rejet. (...)