• « J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison »
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/13/violences-policieres-la-nouvelle-strategie-de-maintien-de-l-ordre-inquiete_5

    L’exécutif nie l’existence même de brutalités policières lors des manifestations des « gilets jaunes » et leur demande désormais d’aller davantage au « contact », au risque de dégrader encore la situation.

    Au moment où Roxane (le prénom a été changé) arme son lanceur de balles de défense (LBD), il est déjà tard en ce énième samedi de manifestation. Cette policière mobilisée depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » n’en est pas à sa première munition de la journée. « J’avais déjà tiré plusieurs fois, des tirs justifiés, sur des personnes en train de commettre des infractions », raconte-t-elle à l’un de ses amis. La suite, elle ne sait pas très bien comment l’expliquer. « J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison. » La cible, touchée sans gravité, prend la fuite. La policière, elle, reste avec ses questions : « Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça. »

    La scène ne fera pas le tour des réseaux sociaux. Et pour cause, elle n’a pas été filmée, la victime n’a pas été éborgnée, et la fonctionnaire n’a connaissance d’aucune plainte, à ce jour du moins. Mais ce témoignage rapporté au Monde, d’une sincérité brute, jette une lumière crue sur la polémique qui fait rage depuis plusieurs mois sur la gestion par les forces de l’ordre des manifestations des « gilets jaunes » et sa part ombrageuse mais indissociable, les violences policières.

    « Il n’y a aucune présomption d’innocence pour nous »

    La parole des agents est en effet rare, étouffée au milieu d’un débat qui a pris une ampleur nationale. D’un côté, les réseaux sociaux sur lesquels ont été lancées les premières alertes agissent comme une caisse de résonance. Les séquences de policiers en train de molester des manifestants sont diffusées en boucle. Tout y est disséqué, commenté, relayé. « On est jugé et condamné dans la même seconde, il n’y a aucune présomption d’innocence pour nous », regrette un policier.

    De l’autre, le pouvoir nie contre toute évidence l’existence même des violences policières. A plusieurs reprises, le président de la République Emmanuel Macron et son ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, ont appelé à ne pas utiliser ce vocable. Une communication appréciée en interne, surtout par les syndicats, mais qui a aussi pour conséquence de laisser le policier qui a « dérapé » – l’euphémisme officiel – seul face à ses responsabilités.

    Les fonctionnaires mis en cause par des plaintes s’expliquent-ils eux-mêmes leur geste ? Difficile à dire : la plupart d’entre eux n’ont pas encore été entendus par l’Inspection générale de la police nationale, la « police des polices », même pour des dossiers remontant aux premiers actes des « gilets jaunes », en novembre ou en décembre 2018. Sur les 240 enquêtes, une soixantaine ont été clôturées et retournées aux différents parquets (dont une quarantaine sur les 161 ouvertes à Paris). Aucune poursuite n’a encore été engagée.
    Pour leurs collègues, il est impossible de comprendre ces scènes qui font le tour d’Internet sans prendre en compte le contexte, celui d’une ultraviolence à laquelle font face les troupes depuis le début du mouvement des « gilets jaunes ».

    « Chaque tir coûte cher à l’Etat »

    Comme pour ce policier filmé dans un contexte tendu, le 1er-Mai à Paris, en train de gifler un homme qui l’invective, sous la grille d’un magasin. L’un de ses camarades se veut compréhensif : « Ça ne se fait pas, on n’apprend pas ça, ce n’est pas pro, mais franchement, c’est un craquage. C’est l’insulte de trop après vingt-cinq week-ends de manifestations. Je ne l’excuse pas, mais je le comprends. » Ou pour celui immortalisé en train de lancer un pavé dans la foule. « Des pavés, il en a probablement reçu des centaines depuis le début du mouvement, c’est un être humain, pas une machine », justifie un autre policier.

    Certaines séquences laissent tout de même les policiers pantois. Ce sont souvent les mêmes qui reviennent dans la bouche des uns et des autres pour illustrer les cas de dérapages indéfendables. La scène du tabassage de manifestants dans un Burger King à Paris, en décembre 2018, trouve peu de défenseurs. Comme celle du tir de LBD à hauteur de tête en direction d’un manifestant à Bordeaux, en janvier, juste après un lancer répréhensible de grenade de désencerclement dans les airs. Idem pour la jeune fille qui s’est fait fracasser le crâne à Marseille par plusieurs policiers.

    Trois scènes de violence parmi des dizaines d’autres qui, mises bout à bout, poussent à s’interroger sur l’existence d’un système facilitant ce type de débordements. Pour certains observateurs, le problème n’est d’ailleurs pas celui de la faillite individuelle mais de la faiblesse des structures et de la hiérarchie. « Il y a un gros problème avec l’entraînement, notamment au LBD, car chaque tir coûte cher à l’Etat, juge Laurent-Franck Liénard, avocat spécialisé dans la défense des policiers et des gendarmes. On a aussi mis des effectifs de BAC en première ligne, alors qu’ils n’ont pas le cadre rigide des troupes de maintien de l’ordre. Vu le déficit de formation et d’encadrement, ils s’en sont plutôt bien sortis. »

    « Pas un blanc-seing »

    La nouvelle doctrine mise en place par Christophe Castaner après le saccage des Champs-Elysées, le 16 mars, qui se traduit par une volonté d’aller davantage au contact, va-t-elle conduire à une dégradation de la situation ? Les nombreux journalistes du Monde présents au défilé du 1er-Mai à Paris ont tous constaté des conditions de manifestation très tendues, au milieu des gaz lacrymogènes. Plusieurs ont été touchés par divers projectiles des forces de l’ordre et l’un d’entre eux a été braqué au visage par un LBD à moins d’un mètre. Les policiers, eux, apprécient la plus grande autonomie laissée à la hiérarchie présente sur le terrain. « Ça marche très bien, ça nous donne plus de mobilité, d’initiative, de rapidité. Ça n’est pas pour autant un blanc-seing : si vous merdez, vous assumez ! », explique un gradé.
    Après le 1er-Mai, les forces de l’ordre considéraient d’ailleurs avoir réussi leur opération, notamment en dispersant les black blocs, quand bien même plusieurs cas de violences policières ont été documentés. « C’est une guerre de l’image », explique un fonctionnaire, qui regrette que les scènes de violence à l’endroit des policiers et des gendarmes ne connaissent pas le même écho.

    Si les policiers ont bien conscience d’être désormais au centre de toutes les attentions, ils sont nombreux à regretter la politisation de la question du maintien de l’ordre, qui est avant tout, pour eux, un sujet technique, qui ne doit pas varier au gré des polémiques. « Il y a un discours qui tente de faire entendre que tout usage de la force est forcément une violence, donc illégitime, abonde l’avocat Laurent-Franck Liénard. C’est très dangereux. La réalité, c’est que, confrontés à une violence délirante, les forces de l’ordre ont été très réticentes à user de la force, elles ont été très majoritairement exemplaires, souvent en retrait par rapport à ce qu’elles auraient pu faire, voire dû faire. »

    La scène des trois gendarmes, pistolet au poing face à une voiture à Nantes, samedi 11 mai, est loin d’être une exception. D’après l’avocat, depuis novembre, au moins une dizaine de policiers et gendarmes ont pris son attache après avoir dégainé leur arme au cours d’une manifestation. Ils souhaitaient tous savoir s’ils avaient le droit de tirer.

    • Le Monde continue à asséner, ni vu ni connu, l’idée que la violence vient des gilets jaunes, ce qui est factuellement faux.
      Sur un autre papier du même torche-cul, alors qu’il y un titre qui fait semblant d’interroger l’impunité policière, on retrouve toujours les mêmes éléments de langage qui reviennent à « excuser » les « débordements » policiers en créant une fausse symétrie avec les violences des manifestants.

    • La suite, elle ne sait pas très bien comment l’expliquer. « J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison. » La cible, touchée sans gravité, prend la fuite. La policière, elle, reste avec ses questions : « Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça. »

      Depuis le début je me demande ce qui peut bien passer dans la tête d’un ou d’une fonctionnaire de police pour tirer sur une personne dans la foule, je viens enfin d’avoir la réponse à cette question, elle est effrayante : rien, un courant d’air.

    • Vraiment très élégante, cette figure de style (double opposition « prend la fuite / reste avec ses questions » et la cible-objet / la policière-personne) :

      La cible, touchée sans gravité, prend la fuite. La policière, elle, reste avec ses questions

      Je sais pas vous, mais c’est très émouvant, cette souffrance, cette douleur, que ressent la policière (alors que « la cible », elle, se contente de prendre la fuite comme si de rien n’était). La policière, quasiment « victime » de sa « propre violence ».

    • Après le 1er-Mai, les forces de l’ordre considéraient d’ailleurs avoir réussi leur opération, notamment en dispersant les black blocs, quand bien même plusieurs cas de #violences_policières ont été documentés. « C’est une guerre de l’image », explique un fonctionnaire, qui regrette que les scènes de violence à l’endroit des policiers et des gendarmes ne connaissent pas le même écho.

      Pas le même écho ??? j’ai pas le souvenir qu’un politique se soit penché sur le lit d’hôpital d’un gilet jaune. Quand c’est un poulet, alors là c’est le défilé au chevet du pandore avec caméra et tout le toutim.
      Mort c’est les invalides et médailles à titre posthume. Je te leur en donnerai moi des médailles, à poignées.

      Les fonctionnaires mis en cause par des plaintes s’expliquent-ils eux-mêmes leur geste ? Difficile à dire : la plupart d’entre eux n’ont pas encore été entendus par l’Inspection générale de la police nationale, la « police des polices », même pour des dossiers remontant aux premiers actes des « gilets jaunes », en novembre ou en décembre 2018. Sur les 240 enquêtes, une soixantaine ont été clôturées et retournées aux différents parquets (dont une quarantaine sur les 161 ouvertes à Paris). Aucune poursuite n’a encore été engagée.

      circulez y’a rien à voir !

    • http://lepanierasalade.fr

      Panorama
      Maintien de l’ordre

      « J’avais déjà tiré plusieurs fois, des tirs justifiés, sur des personnes en train de commettre des infractions,raconte une policière, mobilisée lors d’une manifestation. J’ai mis la cartouche, j’ai vu un manifestant, j’ai visé la tête et j’ai tiré, sans raison. (...) Je ne sais pas du tout pourquoi j’ai fait ça. » [Le Monde] « Nous accuser d’agresser volontairement les gilets jaunes, c’est n’importe quoi, témoigne un CRS base à Toulouse (Haute-Garonne). Les CRS n’interviennent que sur ordre de leur hiérarchie, il ne peut y avoir aucune initiative personnelle. On est là pour encadrer les manifestations pas pour agresser les manifestants. » [France 3] En six mois de manifestations, pas un syndicat de police représentatif n’a pris ses distances avec la doctrine de maintien de l’ordre : les LBD sont défendus, les violences policières sont légitimées et toute voix discordante est étouffée. [Mediapart]

      📹Face à la multiplication des vidéos montrant les policiers au travail, certains espèrent une loi obligeant à flouter les visages avant diffusion, ou comptent sur le ministère de l’intérieur pour risposter avec les vidéos qu’il possède. [L’Express]

      💥Des policiers d’une brigade de répression de l’action violente frappent un étudiant dans sa résidence universitaire à la Pitié-Salpétrière à Paris en marge des manifestations du 1er-Mai. L’IGPN a été saisie. [Mediapart] Des gendarmes ont sorti leurs armes à Nantes (Loire-Atlantique) lors des manifestations de samedi. [LCI] Les street-médics se plaignent d’un acharnement policier à Toulouse (Haute-Garonne). [La Dépêche]

      Lacrymos. « Si sur la durée, la différence ne doit pas être énorme entre CM3 et CM6, elle le devient sur l’instant : la concentration en gaz monte d’un seul coup, créant des effets immédiats plus forts que ceux obtenus par le lanceur classique », explique Pierre Bernat, membre de la Ligue des droits de l’homme à Toulouse, ajoutant que les lanceurs, et leur usage, diffèrent entre ces deux types de grenades lacrymogènes. [franceinfo] Analyses. Des « Gilets jaunes » affichent des symptômes persistants après une exposition aux gaz lacrymogènes. Des personnalités scientifiques réclament des recherches sérieuses sur les effets de ceux-ci. [Libération]

      Le sociologue Cédric Moreau de Bellaing revient sur le travail de l’IGPN : « Pour les enquêteurs, la reconstitution de la dynamique de la situation est vraiment centrale. Une même blessure peut être le résultat d’une violence légitime comme illégitime. Pour différencier l’un de l’autre, il faut savoir comment la violence a été exercée, à quel moment, pour quelle raison : c’est donc crucial du point de vue de l’IGPN. » [Le Monde]

      « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même, déclarait le 29 mai 1968 le préfet de police Maurice Grimaud. Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites. » [Le Monde]
      « Gilets jaunes » et justice

      Du collectif « Robes noires et gilets jaunes » animé par les avocats David Libeskind et Philippe de Veulle, classés à droite, à des avocats plutôt ancrés à gauche, la défense juridique des manifestants s’organise. [Le Monde]

      Une manifestante de Toulouse est poursuivie pour « usage et menace d’une arme », en l’occurrence son fauteuil roulant électrique. [Capital] Six mois après les faits, six « Gilets jaunes » paraissaient devant le tribunal correctionnel pour participation à un attroupement à une sommation à se disperser. La relaxe a été demandée. [La Voix du Nord]
      Interpellation

      Les lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et agenouillés par les policiers en décembre ont été entendus par l’IGPN. [La Gazette des Yvelines] Arié Alimi, avocat d’une vingtaine de lycéens interpellés réclame la nomination d’un juge d’instruction. [L’Humanité]

      Les mères des jeunes interpellés s’inquiètent des traumatismes causés par ces événements. « C’était un bon vivant, il aimait sortir, aller au cinéma avec ses copains. Maintenant il sort moins, il reste à la maison. Il me dit que comme ça personne ne le gêne, et qu’il ne gêne personne », raconte l’une d’elles. [Les Inrocks]
      Cour criminelle

      L’avocat Hervé Temime se lamente des cours criminelles départementales instaurée par la loi de réforme de la justice : « Je ne vois pas au nom de quoi on constituerait plusieurs catégories de crimes. Pourquoi un viol devrait être jugé par une juridiction composée de professionnels et un meurtre par la “vraie” cour d’assises ? (...) La cour d’assises actuelle, aussi critiquable soit-elle, est sans doute la juridiction où la justice est rendue avec le plus de soin, le plus de solennité et le plus de sérieux. » [Le Point] François Saint-Pierre de son côté n’apprécient pas les cours d’assise où le président seulement, contrairement au jury, a accès au dossier : « Notre système personnalise à outrance le procès sur le président et il faut en sortir. Comment ? Par ce que j’appelle la rationalisation de la procédure accusatoire. En faisant condamner la France devant la Cour européenne des droits de l’homme pour défaut de motivation des verdicts, j’ai contribué à faire évoluer les choses. Mon but est de casser ce système archaïque qui fait un peu bandouiller quelques avocats passéistes. » [Le Point]

      La boîte noire

      Info. Le ministère de la justice a décidé de ne plus diffuser les statistiques mensuelles sur la population écrouée et détenue. Seules des statistiques trimestrielles devraient être publiées ; celles des trois premiers mois de l’année devraient être publiées aujourd’hui. [Le Panier à salade] « Disposer d’une analyse statistique avec un recul de plusieurs mois permettra un meilleur aperçu des tendances de l’évolution de la population carcérale », justifie le cabinet de la ministre de la justice.

      Réaction. Adeline Hazan, contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) regrette l’arrêt de ces publications : « Ces données sont extrêmement utiles au CGLPL pour l’exercice de notre mission, notamment pour vérifier les taux d’occupations réels des prisons que nous visitons, les établissements ayant une fâcheuse tendance à considérer que le nombre de places correspond au nombre de lits disponibles. Une publication à un rythme trimestriel risque d’être moins pertinente, alors que le CGLPL recommandait dans un rapport thématique sur la surpopulation carcérale que l’administration pénitentiaire se dote d’outils statistiques plus précis de l’occupation des établissements pénitentiaires. »

      En bref
      Un policier de Rennes (Ille-et-Vilaine) est soupçonné d’avoir détourné des armes saisies

      📱Un policier des stups est soupçonné d’avoir fait localiser le téléphone de sa femme

      Au Brésil, le nombre de suicides dans les rangs de la police est important

      La police nationale lance une nouvelle campagne de recrutement, proposant notamment un casque de réalité virtuelle

      Les juges doivent tenir compte d’une marge d’erreur de 8% de la valeur mesurée par les éthylomètres

      Relancée par la cour d’appel de Paris en 2013, l’enquête sur le scandale de l’IGS est au point mort

      Malgré la mort d’Eric Garner en 2014, les clefs d’étranglements sont toujours utilisées par la police de New York (États-Unis)

      Une ASVP de Nice (Alpes-Maritimes) condamnée pour avoir travaillé en parallèle au service d’une princesse arabe

      Deux policiers municipaux de Marseille (Bouches-du-Rhône) sont mis en examen après avoir tiré lors d’un refus d’obtempérer

      À Paris, des policiers recouvrent la tête d’un mineur avec un sac en tissu lors d’une interpellation ; le parquet a ouvert une enquête

      Un policier a été condamné pour avoir donné des coups de pieds à un manifestant contre les violences policières

      Un policier du commissariat de Roubaix (Nord) est condamné pour avoir détourné de l’argent saisi ; sa peine n’est pas inscrite à son casier

      La Cour de cassation rend définitif le non-lieu du gendarme ayant tiré la grenade qui a coûté à la vie à Rémi Fraisse

      Un homme est condamné à perpétuité après avoir percuté un gendarme en Ariège

      La peine de 25 ans de réclusion criminelle de Rédoine Faïd pour le braquage raté lors duquel la policière municipale Aurélie Fouquet était morte est définitive

      📹L’utilisation des caméras-piétons ne permettent pas de lutter contre les contrôles au faciès selon le DGPN ; le rapport mentionne de nombreuses pannes

      La ministre de la santé porte les premiers soins à un CRS affecté à son escorte victime d’un malaise

      La ville de Montréal (Québec, Canada) doit verser 43 000 $ à une manifestante détenue abusivement en 2014

      Une étude scientifique américaine montre le manque d’effet de la prison en matière de prévention de la violence

      Téléphone, drogue, colis : Snapchat, témoin de la vie quotidienne en prison ; le compte « Les Prisons 2 France » diffuse régulièrement des vidéos

      Un homme porte plainte après le suicide de son fils au centre pénitentiaire de Vézin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine)

      « C’est répugnant ! » : la sénatrice Esther Benbassa a visité l’établissement pour mineurs de Porcheville (Yvelines)

      Trois ruches ont été installées à la prison de Montmédy (Meuse)

      Le Conseil constitutionnel a censuré l’article de loi utilisé pour pénaliser les surveillants pénitentiaires grévistes

      Aux Pays-Bas, le ministère de la justice a perdu la traces de 700 porteurs de bracelet électronique à cause d’un bug

      La section spécialisée C1 du parquet de Paris va bientôt laisser sa place au parquet national anti-terroriste

      La police municipale de Châteauroux (Indre) sera équipée de LBD à l’automne

      Candidate à la mairie de Paris, Rachida Dati souhaiterait armer la police municipale parisienne et encourager le lien avec la sécurité privée

      La Commission européenne travaille à une résolution pour faciliter l’accès aux preuves numériques

      1073 flash en trois mois en Normandie : les voitures radars privatisées ne flashent guère

      Aux États-Unis, les Tasers ne sont pas aussi fiables que le laisse penser leur constructeur ; parfois, ils aggravent même la situation

      🛴Les policiers municipaux d’Honfleur (Calvados) testent les trottinettes électriques

    • (pour faire suite au message de @sombre, @paniersalade est même ici depuis quelques semaines, et la lettre d’info du 14 mai est disponible avec les liens à cette adresse : https://us12.campaign-archive.com/?u=93670423e9243101afcfcae19&id=d0ce6af1de et y’a moyen de s’abonner gratuitement pour la recevoir chaque mardi dans sa boîte mail)

      Le Panier à Salade propose une sélection hebdomadaire de liens de l’actualité police-justice.

      Vous lisez le Panier à salade, votre sélection hebdomadaire de liens sur l’actualité de la police et de la justice. Bonne lecture, et n’hésitez pas à partager le contenu de cette newsletter sur les réseaux sociaux ou à transférer ce message à vos amis.


  • La vague de l’ubérisation déferle sur les jobs étudiants
    https://www.alternatives-economiques.fr/vague-de-luberisation-deferle-jobs-etudiants/00089246

    Des plates-formes jouent les intermédiaires entre des entreprises en manque de main-d’œuvre et des jeunes en quête de petits boulots. Des étudiants qui travaillent comme autoentrepreneurs sur des postes qui relèvent du salariat. Enquête. Étudiants, vous avez terminé vos partiels et vous ne savez pas quoi faire de votre mois de mai ? Vite, vite, vite, téléchargez l’appli Side sur votre smartphone pour trouver du boulot près de chez vous ! Parmi les 38 annonces en ligne, ce lundi 6 mai en région (...)

    #Deliveroo #Uber #travail


    • « L’usage des réseaux socionumériques est particulièrement en phase avec ces évolutions sociales et politiques, où la participation politique est de plus en plus souvent associée à un contenu expressif personnel, à une souffrance, une indignation, qu’on éprouve le besoin de partager avec d’autres pour être reconnu socialement, résume le professeur en information-communication Arnaud Mercier [2]. Or les plates-formes numériques ouvrent la possibilité de témoigner, de trouver des personnes qu’on ne connaissait pas et qui partagent les mêmes idées ou les mêmes souffrances. »

      Cependant, ce ne sont pas les infos qui manquent concernant l’exploitation par les condés ou autres « dirigeants » des opinions exprimées sur ces réseaux sociaux. Mais non, la tentation de « faire société » est trop forte, on préfère rester dans le #déni.

      Un prolongement intéressant pour l’article référencé :
      https://theconversation.com/gilets-jaunes-medias-et-internet-les-premiers-enseignements-108517

      S’il y avait beaucoup de choses à dire sur la mobilisation physique des gilets jaunes, nous porterons le focus sur les dimensions numériques du mouvement. En sachant qu’il n’y a pas lieu de les opposer ou de les hiérarchiser. Attention donc aux clichés qui feraient des gilets jaunes un « mouvement Facebook », ou une « révolte 2.0 ».


  • Un texte extraordinaire de Nathalie Quintane sur lundimatin, extrait :

    "Dans la pétition signée par les artistes, il y avait quand même beaucoup beaucoup de gens du cinéma.

    Et si vous vous étonnez qu’ils aient mis 6 mois à la faire, cette pétition, c’est que vous ne savez visiblement pas combien de temps ça prend de faire un film.

    N’importe quel écrivain vous dira que faire un livre, ça prend une bonne année.

    Donc dans six mois les écrivains signeront une pétition : novembre 2019.

    Deuxième explication : contrairement à ce qu’on serait en droit de conclure, les écrivains ne font pas actuellement le canard, ils souffrent simplement d’un manque de légitimité. Ils se disent : « Mais si on lance une pétition, personne ne la remarquera, et on sera encore ridicules. »

    « Et d’ailleurs, admettons que j’aille en manif — ou même sur un rond-point !! –, comment les gens sauront que je suis écrivain ? Ça se voit pas. »

    Quand on est écrivain, la plupart du temps, ça se voit pas.

    Si vous êtes un acteur ou une actrice, ça se voit, que vous êtes acteur ou actrice.

    Quand vous êtes Michel Houellebecq, ça se voit, que vous êtes Michel Houellebecq.

    Mais quand vous êtes écrivain, ça se voit pas.

    C’est la raison pour laquelle il est possible (j’en connais) qu’il y ait des écrivains et des poètes sur les ronds-points ou en manif. Rien de ce qui est dit ici n’écarte cette éventualité.

    Troisième explication : Nous, les écrivains, étant donnés notre sens du détail et notre hyper-sensibilité, on a la capacité de développer toute une théorie subtile sur la limite en deçà de laquelle l’Etat peut toujours légitimement être dit de droit (Etat de droit).

    D’accord, y a 1 morte, 24 éborgnés, une demi-douzaine de mains arrachées et 280 blessures à la tête chez les manifestants, mais justement on peut l’écrire et je l’écris : dans un état autoritaire, je ne pourrais pas l’écrire ; c’est donc la preuve que je suis dans un état de droit, moi, en ce qui me concerne.

    Non seulement ça, mais en tant qu’écrivain, je peux l’écrire intensément. C’est ma petite contribution.

    Comme le colibri qui porte dans son bec son petit seau pour éteindre l’incendie.

    Nous, les écrivains, on est un peu comme des colibris internes en médecine : on répare, on console, on soigne, on porte notre petit seau.

    « Ferme ta gueule deux minutes et bouge ton cul » n’est pas une phrase qu’on dit à l’écrivain.

    L’autre jour, l’attaché de presse de ma maison d’édition me disait : « La littérature, c’est devenu une niche. » En effet."

    https://lundi.am/Si-la-litterature-est-une-niche

    • Déjà, faudra attendre que Paris ait froid et que Paris ait faim (je parle de ceux qui habitent plutôt dans l’ouest et le centre-ouest ; les autres, ils connaissent).

      Vous avez déjà entendu une table de critiques littéraires préparant la rentrée début juillet dans un restaurant de fruits de mer ?

      Moi oui.

      Là, pour que la sensibilité se réveille, faudra attendre la Gestapo.

      Gestapo, section française
      http://www.13emerue.fr/dossier/la-carlingue

      La Carlingue est le surnom attribué à la fois au 93 rue Lauriston dans le 16ème arrondissement de Paris, siège de la Gestapo française, et s’applique également aux membres de cette branche française de la Gestapo, principalement des voyous et malfrats engagés par les nazis pour effectuer les basses besognes des SS.


  • Sous un gilet jaune, il y a... (2)
    https://visionscarto.net/sous-un-gilet-jaune-brigitte

    Suite de notre petite radioscopie de la France qui se réveille, avec une série de portraits sans retouche de #gilets_jaunes. Aujourd’hui : Brigitte Textes de Sandrine, Bernard, Brigitte, Antoine... Photographies de Nepthys 2. Brigitte 40 ans de militantisme… Si on veut un monde meilleur, il faut un autre monde... Bien qu’issue d’une famille « bourgeoise », toute jeune, j’ai très vite été rebelle, en révolte contre l’autorité et l’ordre soi-disant « établi » ! Révoltée par l’injustice, le racisme, les (...)

    #Billets

    / gilets jaunes


  • Visionscarto commence aujourd’hui une série sur les Gilets jaunes, dans une approche immensément humaine.

    Il s’agit d’une série de portraits, simples et touchants, d’êtres humaines et humains qui racontent les raisons pour lesquelles elles et ils ont ressenti la nécessité de descendre dans la rue et de se lever pour plus de dignité et de justice sociale.

    Ces portraits nous invitent à penser autrement le mouvement des gilets jaunes, dans toute sa multiplicité, je dirai presque dans toute sa "multiformité"

    –---

    Sous un gilet jaune, il y a...

    https://visionscarto.net/sous-un-gilet-jaune-il-y-a-1

    Aujourd’hui : Sandrine

    « une mère de famille, un technicien de surface, une prof, un retraité, une infirmière, un chômeur, une gérante, un chauffagiste, une universitaire, un précaire... des personnes politisées ou non, mais qui découvrent ensemble la force et le bonheur de la parole et de l’action concertée.
    Pour une petite radioscopie de cette France qui se réveille, voici une série de portraits sans retouche de quelques-unes et quelques-uns d’entre elles et eux. »

    #gilets_jaune #gj #portraits


  • Le souci du prochain passe par les services publics - ...Se réclamant du christianisme social
    https://www.christianismesocial.org/spip.php?article604

    « La charité n’est pas forcément là où elle s’exhibe ; elle est aussi cachée dans l’humble service abstrait des postes, de la sécurité sociale ; elle est bien souvent le caché du social », Paul Ricoeur, Le socius et le prochain (1954).
    Dans cette citation, issue d’un des plus fameux textes de Paul Ricoeur, protestant philosophe, que connaît forcément le président de la République, il nous est rappelé que le souci du prochain ne passe pas uniquement par la relation interpersonnelle mais aussi par les institutions et particulièrement par les services publics. C’est pourquoi nous soutenons les initiatives prises par les syndicats de la fonction publique unis – de la CFDT à Solidaires – le jeudi 9 mai.

    #service_public #Ricœur #christianisme


  • Des nouvelles du trafic des #déchets_plastiques.

    Nearly all countries agree to stem flow of plastic waste into poor nations | Environment | The Guardian
    https://www.theguardian.com/environment/2019/may/10/nearly-all-the-worlds-countries-sign-plastic-waste-deal-except-us

    The US and other countries now will not be able to send the plastic waste to developing countries that are part of the Basel convention and are not part of the Organization for Economic Cooperation and Development, a press release from major advocacy organizations explained.

    Officials attributed the progress partly to growing public awareness – reinforced by documentary films by the British naturalist Sir David Attenborough and others – of the dangers of plastic pollution, especially to marine life.
    (...)

    Recent images that went viral of dead whales washing up with hundreds of pounds of plastic garbage in their stomachs also widely shocked the public. A new online petition entitled “Stop dumping plastic in paradise!” has attracted almost a million signatures in the past week.

    The new rules will take a year to come into force.


  • Gilets jaunes : « Les bavures policières, c’est l’omerta absolue » - Par La rédaction | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/emissions/arret-sur-images/gilets-jaunes-les-bavures-policieres-cest-lomerta-absolue

    Plusieurs semaines de silence quasi complet de tous les médias et tout à coup, en quelques jours, un déferlement d’émissions et d’articles sur la répression policière du mouvement des Gilets jaunes. Répression qui, à ce jour, a provoqué une centaine de blessés graves, dont une quinzaine a perdu un œil. Pour comprendre comment et pourquoi un système médiatique peut focaliser sur un phénomène qu’il ignorait la veille nous recevons sur notre plateau : David Dufresne, journaliste indépendant, auteur de Maintien de l’ordre (Hachette Littérature), il recense depuis le début du mouvement toutes les images de violences policières contre des Gilets jaunes et des journalistes ; Axel Ronde, secrétaire général du syndicat VIGI Police (organisation ex CGT) ; Eric Dessons, reporter photographe au Journal du Dimanche, gravement blessé à la main par les forces de l’ordre durant l’acte 4.


  • Féminicides conjugaux : au-delà du fait divers, un fait social - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/01/08/feminicides-conjugaux-au-dela-du-fait-divers-un-fait-social_1620279

    par Titiou Lecoq

    Tous les âges sont concernés et tous les milieux. Dans les prochaines semaines, en France, d’autres femmes vont être tuées. Ce sera peut-être la voisine, la serveuse du café où vous êtes allés la dernière fois, la prof de votre enfant, la grand-mère d’un ami. Probablement, elle aura décidé de quitter son compagnon. Le jour où elle va lui annoncer, il va la tuer. Ou alors quelques semaines plus tard, quand elle reviendra chercher des affaires.

    Que fait-on pour éviter ça ? Il y a des mesures politiques évidentes. On donne les moyens qu’il faut aux associations, on forme police et gendarmerie parce que beaucoup de ces femmes avaient déjà signalé des violences conjugales, on multiplie les téléphones d’urgence, les relogements prioritaires des femmes en danger. Mais il y a également une vigilance à exercer par l’ensemble de la société. Conseiller à une femme de « le quitter », ce n’est pas suffisant parce que le moment où elles décident de partir, c’est celui où elles mettent le plus en danger leur vie.

    En France, on meurt parce qu’on est une femme | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme

    L’homicide involontaire est l’exception, il représente moins de 10% des cas. Bien sûr, avant la mise à mort, il y a souvent eu des violences mais ces femmes ne meurent pas de coups. Elles meurent parce qu’on a décidé de les tuer. Dans plus de 90% des cas, il y a volonté de tuer. Pénalement ce sont des meurtres - parfois même avec préméditation, ce qu’englobe l’assassinat. En France en 2017, on tue sa femme en général de deux façons : on la plante au couteau ou on lui tire dessus avec une arme à feu, souvent un fusil de chasse.

    L’enquête portait sur les chiffres 2017, cet article parle du début de l’année 2019.

    Violences conjugales : 109 féminicides commis en un an, selon Libération
    http://www.madmoizelle.com/violences-conjugales-liberation-enquete-791563

    En 2018, Titiou Lecoq faisait le bilan des féminicides de l’année passée. L’année dernière à la même date, il y avait eu deux fois moins de femmes tuées par leur conjoint.

    Selon un nouveau recensement mis en ligne par France Info le mardi 12 février, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint tous les deux jours.

    Un groupe d’environ 7 000 bénévoles réunis sur Facebook compte ces morts. Il s’appelle « Féminicides par compagnons ou ex ».

    Il dénombre dénommé pas moins de 20 femmes tuées suite à des coups et blessures infligés par leur partenaire ou leur ex depuis le 1er janvier 2019.
    Deux fois plus de féminicides que l’an dernier à la même date

    En comparant les chiffres de l’an dernier, France Info rapporte que le nombre de féminicides conjugaux a doublé.

    Une femme est tuée tous les deux jours en France par son conjoint ou son ex, selon un nouveau recensement
    https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/une-femme-est-tuee-tous-les-deux-jours-en-france-par-son-conjoint-ou-so

    C’est une triste ritournelle reprise souvent dans les médias : en France, une femme est tuée tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. Depuis le 1er janvier 2019, le rythme s’est accéléré et il faut plus exactement dire qu’une femme est tuée en France tous les deux jours par son conjoint ou ex-conjoint. Ces chiffres sont le fruit d’un recensement rigoureux mené par un groupe de bénévoles qui souhaite faire exister la mémoire de ces femmes sous ce slogan « Ne les oublions pas ».

    #violences_conjugales #fémicides #féminicides #statistiques


  • Proposition d’atelier mégèriste

    On manque de mots pour désigné les comportements de domination chez les hommes. Pour les femmes il ne manque pas de mots pour les insultés et on en invente toujours de nouveaux. Je pense en particulier aux récentes SWERF et TERF ( cc @aude_v et @tradfem ) qui servent à dévalorisé certaines féministes. Les comportement d’autonomie et liberté chez les femmes sont souvent tourné en insultes, l’exemple typique est le mot « salope ».

    Mais il n’y a pas de mot pour désigné un homme qui brutalise les prostituées, pas de mot pour un homme qui brutalise sa compagne, pas d’insulte pour les pères cogneurs et violeurs d’enfants, pas de mot pour désigner les hommes transphobes, pas de mot pour réprouvé les mecs grossophobes, pas de mots pour les hommes qui ne font jamais de cunilinugus et pourtant osent demander des pipes...

    il nous manque trop de mots important ! Il faut nommer les oppresseurs.

    Et c’est un exercice difficile car la violence et la cruauté sont valorisé chez les hommes alors que j’aimerais bien trouvé des mots qui puissent justement délégitimé la violence masculine.

    Du coup je me dit que @seenthis serait le bon endroit pour se prêter à l’exercice.
    Voici quelques propositions dont certaines sont déjà connu sur @seenthis :

    Phallosophe = hommes qui pontifie sur l’universalité mais toujours au masculin stricte.

    A partir du « Couillosaur » de Euterpe j’en avait fait une petite collection pour les machos à l’ancienne tout juste décongelé à la hibernatus :
    Dinophallosaurus, Bitosaurus, Pinosaurus, Ballochitherium, Machosaurus, Virilodon, Scrotumognathus, Chibropteryx, Phalloraptor, Prépucodactyle.
    Ils sont pas évidents à prononcé, le Scrotumognathus sous le coup de la colère je garantie pas le résultat... Mais je suis assez fière du chibropteryx ^^

    Un mec qui coupe la parole toujours aux femmes, on dirait aujoud’hui manterrompeur à partir de manterruping mais c’est pas bien tous ces anglicisme ca sonne mal et puis c’est bien trop gentil. Je propose un « exciseur de parole » pour marqué le coté sexiste et castrateur de la technique. Par exemple ; « Espèce de Scrotumognathus ! Arrête de m’exciser la parole ! »

    Anarcouille qui est une version mal polie de manarchistes qui viens d’outre atlantique.

    Machiste, macho je trouve que ca deviens galvaudé. Un jour de grande rage j’avais fusionné les insultes sexuelles misandres avec du vocabulaire antifasciste et ca avait été assez dévastateur. C’est l’idée que le machisme est une forme de fascisme. Voici ce que ca donne : « Mussolinien du gland, fasciste de la couille, nazi du kiki, Pinochien de la pine, stalinien de la prostate... » ca se décline en 50 nuances de brun.

    J’espère que ca vous inspirera et vous amusera aussi un peu et que je vais apprendre plein de nouveaux mots grâce à vous.

    #mégèrisme #vocabulaire #domination #langage #seenthis_atelier

    • un inconséquouillon (orthographe discutable :p) = homme cis-hétérosexuel qui ne prend pas sa part de responsabilité dans la contraception.

      les pornoracistes = consommateur de porno à stéréotypes racistes.

      Salopeur en réponse à salope à peut être du potentiel si il sort du tac-o-tac.

      ici quelques pistes de reflexions sur la manière de nommer les prostitueurs http://eleuthera.free.fr/html/157.htm

      Au 14° siècle, on les qualifiait en France de « putaniers », mot dont on trouve l’équivalent aujourd’hui dans l’espagnol putañero ; comme pute ou putain, ces mots viennent du mot latin qui a aussi donné puer, sentir mauvais ; c’est insister sur le caractère sale, répugnant, aux sens propre et figuré, attaché à la prostitution.

      Au début du XX° siècle, des féministes françaises ont suggéré un autre nom ; prostituée étant un participe passé, cela suppose l’existence d’un agent de l’action, celui dont la demande crée la prostitution : d’où leur proposition du nom « prostituant ».

      En Suède, le nom officiel est « acheteur de corps de femme ». Cette expression renseigne sur la nature de la transaction, même s’il s’agit d’une location plutôt que d’un achat ; elle n’a ni la brièveté si efficace du mot « pute », ni sa charge injurieuse.

      « Putanier » c’est pas mal je trouve.

      Je me suis rappelé les paroles d’une femme, aux États-Unis, qui avait réussi à sortir de la prostitution et qui avait trouvé du travail dans un restaurant Mac Donald. À quelqu’un lui disant : « Vous gagnez moins qu’avant ! », elle avait répondu : « La différence entre la prostitution et le Macdo, c’est que dans la prostitution c’est moi qui étais la viande. »

      C’est pourquoi je propose le nom viandard.

      En français, le suffixe –ard est péjoratif, par exemple dans criard, bavard, flemmard, traînard, tocard, etc., avec souvent une idée de grossièreté et de brutalité, comme dans soudard, charognard ou salopard.

      Viandard dans ce contexte je suis pas fan. D’une a cause du #virilo-carnisme ca peut être retourné en positif. Les prostitueurs peuvent eux même s’entre félicités d’être des viandards. Des putier, ou putanier c’est deja moins valorisant. Comme les hommes ont une légitimité dans l’usage de la violence et que la viande est un attribut de force viril dire viandard, en patriarchie c’est un compliment. Pour des féministes vegé c’est une insulte mais je trouve que dans le contexte de la prostitution ca renvoie les femmes prostitues à des non-humains et c’est pas une bonne idée. A base de « putanier » il pourrait y avoir « putifieur ». « Putier » à l’aventage d’être bref et simple. « fils de putier » peut avantageusement remplacé « fils de pute » et remettre la crasse du coté ou elle se trouve, cad chez le prostitueur et non la prostituée.

    • C’est un atelier à moi toute seule :P
      Par rapport à « putañero » ca me fait pensé que ca serait bien de voire si il y a des mots dans d’autres langues que l’anglais (y en a marre de l’anglais partout) qui pourraient servir d’inspiration. Je suis seulement francophone et à peine francographe alors si vous êtes polygolttes ou polygraphes votre science est la bienvenue. Là je pense en particulier à @simplicissimus Et @reka si tu connais des mots en norvegien, tu es le bienvenu aussi.

    • Dans le glossaire de l’argot de la prostitution que j’ai trouvé là et qui à l’air de daté pas mal http://dona-rodrigue.eklablog.com/petit-glossaire-de-la-prostitution-l-argot-de-paris-des-mais

      on trouve Viandards et Bidochards mais dans la prostitution ca veux dire « recruteur de prostituées » ou « placeur » dans le glossaire.
      Les prostitueurs on trouve : ALPHONSE, ARTHUR, ANGLAIS, BRANQUIGNOLE, CAVE, CLILLE, GANDIN, GODICHE(féminisation dans l’insulte classique de la misogynie française), MICHÉ, MICHET, MICHETON, MILORD, MONSIEUR, PAILLASSON (client irrégulier), PANA , PANAILLEUX (mauvais payeur vieux et moche), PANTE, SOUPEUR,
      ou des euphémismes hallucianants :
      « AMANT (ou AMI) DE COEUR »
      C’est bien gentil tout ca, mais faut vraiment des mots plus équilibrés dans ce domaine.
      J’ai sorti tous les synonymes de « client » de la liste mais j’ai du voire tous les synonymes de prostituée au passage et c’est l’arche de Noée au grand complet. On a le droit en bonus au registre de la viande, du mobilier, du sac. Eurk !

      autre liste de synonymes patriarcaux pour client :
      http://www.languefrancaise.net/Synonyme/1472

    • Merci pour ta proposition @parpaing

      mais beauf ca viens de « beau-frère » non ? wikipédia me donne raison, https://fr.wikipedia.org/wiki/Beauf du coup ca doit etre un peu comme les « belles-mères ». Dans le sens que dans le mariage traditionnellement les femmes doivent coupé leurs liens avec leur famille et devenir membre de la famille de leur époux jusqu’a perdre leur nom. Belles-mères et beaux-frères peuvent constitué un obstacle à la domination du nouveau propriétaire de l’épouse qui a fait le contrat avec l’ancien propriétaire, le père.
      Je reconnait que cette analyse est assez tatillonne et que beauf doit pas souvent faire pensé à « beau-frère » mais c’est une insulte qui sert la domination masculine en brisant les liens familiaux des femmes.

      sur les belles-mères je conseil ceci ; https://seenthis.net/messages/555059

    • Une première contribution, très classique pour la Norvège : se dit généralement d’un salopard, mais aussi par extesion d’un mec qui abuse de sa position de mec pour s’imposer, imposer ses idées par la force, qu’il est un « drittsekk », littéralement, un « sac de merde ». Insulte qui s’adresse exclusivement aux hommes. Jamais entendu une version féminine en 22 ans de Norbège. Je cherche d’autres expression pour compléter !

    • Couillard pourrait remplacer connard dont la racine est un attribut féminin, ce qui est un peu contradictoire.
      « Couillard » en recentrant sur le masculin dit bien la bêtise à base testostérone.
      Dans le même registre « couillerie » pourrait utilement remplacer « connerie ».

    • oui @vazi ca marche aussi avec “biterie” « bitard ». On peu même les utilisé au féminin pour changer des “connasses” on pourrait dire “bitardes” ou “couillardes”. Dans la même veine on doit pouvoir faire “zobard” et “zoberie” et j’utilise parfois “scrotumard”. Les dérivés sur la prostate sont possibles aussi, j’ai du dire “atrophiés de la prostate” en certaines occasions !

      au passage je pense à “Nombrileux de la prostate” et “egoprostateux” pour les hommes trop androcentrés.

    • pignouf pourrait s’orthographier différemment, je vois aussi des mots pour prévenir les copines, on les utilise déjà en langage courant, du style « ah non, pas lui, au secours » qui donnerait un paluidegage ou un preda_en_vue

    • Ça dépend du contexte @aude_v je pense qu’il y a moyen de le retourné. Peut être predatueur pour aggravé le côté sanguinair. Ca me fait pensé aussî au « mâle-alphisme » que j’utilise souvent ( espece de mâle-alphiste) et m’arrive de dire « le kiki de tous les kikis » pour me moquer de ceux qui veulent etre au sommet de la hiérarchie virile. Ca renvoie aussî a un côté puerile du truc avec un petit bonus générationel.

      Dit donc il y a une super contribution qui as disparu ! C’est @koldobika ou @vanderling je me rappel plus mais c’est dommage c’était super interessant.

      Tout Ca me donne envie de faire des guides de megèrisme. Je commence à y réfléchir serieusement.
      Mégèrisme vol1 : le language des oiseaux

    • "le ridicule ne tue pas, sauf les machos" peut etre
      ca me fait pensé à un atelier de proverbes mégèristes !
      Je pourrait utiliser : "Quand le phallosophe montre la lune, on ne voie que son égo qui nous gâche le paysage"

      ok @vanderling merci pour ta précision. Dans la proposition de @koldobika il y avait "puteux" qui etait bien efficace. Pour répondre à "ta mère la pute" - "ton père le puteux" ca le fait


      edit - hier sur le site https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com je suis tombé sur « Toutes les femmes sont discriminées sauf la mienne »
      https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/indispensable
      Je trouve la formule assez simple et efficace. On pourrait dire "Ah encore un sauf-la-mienne" ou "Ce mec est un sauf-la-mienne" et si on demande une explication il suffit de donner la version longue « C’est un mec convainque que toutes les femmes sont discriminées sauf la sienne ». Ca peu se décliné en "sauflamiens" pour désigné ce courant de pensée mais c’est assez tordu et difficile à comprendre. "J’en peux plus des sauflamiens !"

    • “Violophiles” pour les promoteur·ice·s de la culture du viol. Ca m’arrive de dire aussi “les amis du viol” ou “l’amical des violeurs” dans la même veine. Ca peut être utilisé aussi pour désigner un texte, un propos “Ce texte est violophile” « Ce que tu dit est violophile ».

      “Couillocentrisme” : androcentrisme

    • (je remets le comm précédent)
      En espagnol courant (langue encore plus machiste que le français) on utilise toujours le mot putero mais c’est pas forcément dénigrant (par exemple chez ceux qui assument voire revendiquent le truc).
      En français je proposerais puteux. ça sonne comme péteux et ça évoque des choses communes, dans ce cas plus particulièrement focalisées sur le fait d’être prostitueur. Putanier me semble un peu moins parlant.

      Exciseur de parole je trouve que c’est vraiment bien vu.

      Pouffion : version masculine de pouffiasse, avec supplément gros con. « N’importe quel connard rougi à l’alcool, chauve à gros bide et look pourri, qui se permet des réflexions sur le physique des filles » (Despentes)

      Par chez moi on emploie le terme biboule pour dire rugbyman bas de gamme, et par extension bas-du-front bagarreur machiste. (ça sonne d’ailleurs un peu comme bilboquet, dont le seul et unique but est de mettre la tige dans le trou)

    • Il faudrait également un terme pour les gros boulets qui le sont par machisme et inconscience de classe : s’étaler sur l’espace vital des autres (surtout si les autres sont des femmes / des pauvres), empiéter sur leur flux de paroles, accaparer leur temps, ne pas avoir la moindre conscience de sa pénibilité ambulante. Je n’ai pas de terme satisfaisant pour l’instant.

    • Par rapport à l’insulte “beauf” j’ai trouvé ce texte qui en parle un peu et montre l’aspect classiste de cette insulte dont je n’avais pas parlé plus haut.
      http://simonae.fr/au-quotidien/societe/expliquez-moi-le-mepris-de-classe-ordinaire

      L’insulte “beauf” à été inventé par un homme (Cabu) et il me semble qu’elle traduit l’idée que le frère de l’épouse d’un homme est d’une classe sociale inférieure à celle de cet homme, puisque les hommes en patriarchie se marient avec des femmes qui sont en situation d’infériorité vis à vis d’eux. Du coup le beau frère est forcement vu comme “vulgaire”, “commun”, “grossier”, qualificatifs habituels qu’on donne aux classes sociales inférieures.
      Il y a aussi l’idée que le beau-frère est un macho, contrairement à celui qui le désigne comme “beauf” et du coup c’est assez “sauflamien” comme insulte. “toutes les femmes sont oppressées, sauf la mienne” puisque beauf implique l’idée que “mon beauf-frère est un macho, contrairement à moi qui ne le suis pas”.

      Du coup “beauf” c’est une insulte classiste qui repose sur une base culturelle sexiste. Il faudrait pouvoir l’inverser et se moquer de ce mec qui s’est marié avec une femme d’une classe inférieur à lui pour dominer confortablement et qui se moque de la famille de sa compagne avec une condescendance bourgeoise qui marque et renforce son propre pouvoir de phallocrate.
      –---

      Par rapport à “Salopeur” dont j’ai parlé plus haut. Il pourrait y avoir aussi les “salopistes” = celleux qui croient que les salopes existent, qui adhérent à l’idée que les femmes sont souillées par et dans la sexualité.

      –---
      Sur les gonades - les gonades contrairement aux couilles, tout le monde en possède. Toutes les expressions à base de couilles peuvent être avantageusement neutralisées grâce aux gonades.
      “avoir des couilles” - “avoir des gonades”
      “casse-couilles” - “casse-gonades”
      « être couillus » - “être gonadé·e·s”...
      Perso je préfère les gonades aux versions féminisées du style “avoir du clit” pour dire “avoir des couilles” que j’ai vu utilisé quelques fois comme par exemple ici :
      https://twitter.com/bmariolle/status/734451772035633152

      Les expressions à base de gonades sont utilisées par pas mal de féministes par exemple : https://fr-fr.facebook.com/madmoiZelle/posts/10152898743101600

      Le relou au paquet de bonbons, la relou qui se pose devant toi dans une salle vide, le casse-gonades qui téléphone... Ensemble, avec Le Fossoyeur de Films, luttons contre les incivilités au cinéma !

      –----

      pour les hommes qui ne font jamais de cunilinugus et pourtant osent demander des pipes je propose : cunnipingres, clitoradins, avars sexuels.

    • Humaniste nibardophile = se dit des hommes qui sont incapables de pensé au groupe des femmes de manière politique et n’envisagent les femmes qu’en rapport à leur désir d’hommes cis hétérosexuels.
      Pour les exemples voire ici : https://seenthis.net/messages/609492 et là : https://seenthis.net/messages/582085
      https://seenthis.net/messages/584293

      #humaniste_nibardophile

      Humanisme priapique c’est pas mal aussi comme équivalant plus polie.

    • Faire des équivalent feminin aux termes masculins c’est vrai que c’est pas le degrés ultime du meilleur qu’on puisse faire. Mais Par rapport à la possible érotisation par les hommes, de ce côté la tout est récupérable par la libido patriarcale et je suis sur que la castration aussi.
      Sans vouloir defendre la vifle a tout prix, la vifle entre en opposition avec les pratiques de chirurgie dite esthétique qui éradiquent tout ce qui dépasse des vulves. On ne peu vifler qu’avec une chatte épanouie.
      Il y a un double contraire comme d’habitude, on ne peu pas se servir des armes des oppresseurs pour les retourné contre eux, et on ne peu pas ne pas s’en servir.
      Vifle pour moi c’est de la même famille de mots que zoberie et biterie a la place de connerie. Une simple féminisation sans remise en cause du concept d’injure sexuel. Je préfère comme toi les mots qui vont plus loin mais j’aime bien quand même ceux qui sont un debut de commencement de lutte.

      Et pour le dégoût que la tête dans une vulve ne provoquerait que chez les gay je trouve que tu oublie un peu vite tous ces cunnipingres qui sont tout à fait heteros mais ne veulent voire nos vulves qu’ épilées, rasées, excisées par labioplastie ...

    • Comme toi bifle et vifle j’utilise peu mais Ca m’arrive de dire « con, conne, connerie, connard.. » et je l’entend souvent meme de gens pas forcément grossiers.
      J’entend aussi énormément de gens dire « enculé » ou « fils de pute » par exemple vis à vis de Macron. Ca m’avais d’ailleur valu ma première embrouille avec lldemars qui voulait continuer à dire enculé et fils de pute aux flics sans que ses sœurs et freres de lutte encule.e.s et pute n’aient rien a en dire.

    • Après une discution avec @fsoulabaille j’ai quelques ajouts à faire mais qui ne sont pas forcement des insultes.
      C’est par rapport aux expressions sur la sexualité hétéro-cis-patriarcale : pénétration et préliminaires.
      Plutôt que pénétration on devrais parlé d’enveloppement. L’enveloppement donne l’avantage de l’action aux femmes puisque ce sont elles qui enveloppent et les hommes qui sont enveloppés. Ca renverse le coté actif-passif de la sexualité traditionnelle puisque c’est plus pénétrant-pénétréE mais enveloppantE-enveloppé bien que la pratique reste la même. Bon au niveau de l’insulte les application sont limitées. Je pense pas qu’un « va te faire envelloppé » soit d’un impacte redoutable.

      Pour les préliminaires, qui veulent dire « préliminaire à l’éjaculation d’un penis consécutif à un ramonage de vagin », on devrais dire « primaire » et « secondaire ». Comme ca on reste sur l’idée du deux temps 1 et 2, mais on renverse l’équilibre des points de vue. Si la jouissance des femmes est totalement superflue pour les patriarcaux qui traitent ca comme un préliminaire, du point de vue des femmes l’orgasme masculin est vraiment secondaire voire un cauchemar si il t’engrosse alors que toi tu veut pas de gosse.

      Au fait, pénétration à la même origine que Penis en latin
      https://fr.wiktionary.org/wiki/penus#la

      Pour illustré cette notion de passivité associé aux femmes et à leur impacte, je viens de tombé sur cette brève :
      http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/sexisme-les-stereotypes-de-genre-ancres-des-l-age-de-10-ans-selon-une-etude-7790

      Elle souligne par exemple que les stéréotypes de genre sur une certaine passivité féminine peuvent encourager les abus. Ce type de stéréotypes « fait courir un grand risque aux filles de quitter l’école précocement, de subir des violences physiques ou sexuelles, de se marier ou avoir un enfant précocement, être infectée par le VIH ou d’autres maladies sexuellement transmissibles », selon l’étude.

      Les garçons de leur côté sont encouragés par ce type de stéréotypes à passer du temps en dehors de la maison, sans surveillance, afin d’explorer le monde. Ils souffrent aussi des stéréotypes selon lesquels ils sont physiquement forts et indépendants, ce qui peut les pousser à se montrer violents ou à consommer des drogues.

      –----
      Cette idée d’enveloppement n’est pas parfaite, ca m’évoque la métaphore du fourreau et de l’épée qui a par exemple servie à Voltaire pour nier totalement la notion de viol.
      https://books.google.fr/books?id=xzITAAAAQAAJ&pg=PA170&lpg=PA170&dq=voltaire+viol+fourreau+%C3%
      Même si Voltaire se défausse à demi dans une note, disant qu’il fesait une blague et reconnaissant que si les hommes sont plusieurs et armés c’est possible que le viol existe et dans ce cas il doit être condamné. Par contre il enfonce le clou en disant qu’un homme seul ne peu pas vraiment violer sans arme.

      #grand_homme

    • Merci @fsoulabaille j’en suis assez contente, c’est un mâle très rependu. J’ai hâte qu’il soit répertorié aux espèces disparus.

      J’en profite pour placé cette citation de Michel Colucci, dit Coluche :

      Il n’y a pas de femmes frigides, il n’y a que des mauvaises langues.

    • Les virilistes sont pas si difficile à atteindre. Pour en avoir chatouillé pas mal sur seenthis je sais qu’ils sont très chatouilleux et que leur dire bitard ca leur fait de la peine dans leurs petits coeur plein de testosterone.

      Mais c’est vrai que eux mêmes peuvent se vanter d’être des quetards. Par exemple en cherchant dans l’argot de la prostitution, j’ai découvert que les recruteurs de prostitués s’appelent entre eux les viandards et les bouchers.

      Ce matin en lisant un texte de Titou Lecoq
      http://www.slate.fr/story/151880/masculin-emporte-toujours-feminin

      le point médian pour des insultes, j’adore, « les abruti·e·s », « les connard·asse·s » –ce qui ouvre la possibilité à la création du mot « connardasse », qui lui-même pourrait engendrer « connardard ».

      Connardasse et connardard ca à l’aventage du neutre mais au niveau éthymologique ca dit toujours que le con c’est pas bien. J’aurais plutot dit bitardasse ou bitardard qui fonctionne aussi très bien et la bite fait quant même beaucoup plus de dégats que le con. Bon l’idée du neutre en insulte c’est si on insulte un collectif, ou alors si on insulte une personne neutre au niveau du genre ou si on insulte une personne sans connaitre son genre ce qui est quant même rare. Si j’insulte un homme j’ai pas besoin d’utilisé de neutre et pareil pour une femme. Du coup même si c’est rigolo les insultes avec point médian ou compressé, les applications me semblent rares.

    • Hommerie,

      Hommerie, subst. fém.Bassesse, corruption de l’homme ; ses manifestations. − Crois-moi, Jacqueline, nous partirons parmi les anges. Ma Jacqueline, plus d’hommeries !... Tu échapperas à cette noire succession des péchés, des crimes (La Varende, Homme aux gants,1943, p. 394).

      Celui là c’est déjà du français. Le mot semble plus commun au Quebec qu’en France.

      ici quelques définitions ( courtoisie, galanterie, ravir, femme) qui peuvent servir ;
      https://seenthis.net/messages/647307#message647611

    • Quelques définitions du Wickedary de Mary Daly
      http://hypathie.blogspot.fr/2018/01/quelques-definitions-du-wickedary-de.html
      –--------

      Rapport sur les injures sexistes ; https://inhesj.fr/sites/default/files/ondrp_files/publications/pdf/ga_47_0.PDF

      Pour chaque age de la vie des femmes et chaque lieu associé les hommes ont leurs insultes sexistes specifiques.
      Le rapport ne parle pas des injures en milieu scolaire, je les ajoutent.

      de 3 à 14 ans : harcelement scolaire - les filles sont jugées inférieurs. - Injure typique : fifille, chipie...
      de 14 à 30 ans : harcelement de rue - sexualisation et injonction à obeir aux hommes et retour au domicile - Injure typique = pute, salope.
      de 30 à 60 ans : harcelement au travail - mise en cause des compétences, mise à distance - silenciation et invisibilation en vue d’un retour au domicile - injure typique = « elle va la fermé celle là ! »
      à 60 ans : harcelement domestique - avilissement de la personne en lien a son age et son physique - injonction au silence et à l’invisibilité - vu que la femme est au foyer il lui reste plus qu’a disparaitre et crever en silence. - injure typique : vieille sorcière, vieille folle.
      Post-mortem : en fait ca s’arrete même pas à la mort, puisque les femmes sont effacées de l’histoire et des mémoires. On attribut leur travail à des hommes, on efface leur nom via le mariage, on fabrique une légende noire...


  • ’We Feel We May Go Extinct’ : Orang Asli Starving In Malaysian Jungles | Star2.com
    https://www.star2.com/people/2019/05/05/orang-asli-issues

    Due to rampant deforestation, there is little left of their food bank, the jungle. Traditional hunter-gatherer orang asli have relied for generations on the jungle for food, medicine, clothes, and building materials. Rivers, their only source of water, are also threatened by deforestation, as silt from denuded land ends up in waterways, making them shallower and murkier.

    Once self-sustainable, the orang asli now have no choice but to be reliant on rice purchased from the “outside”.

    Many of the jungle-dwelling tribesmen manage small government-sponsored rubber plantations, but this is no longer a viable economic option. Falling commodity prices means they can’t earn enough to buy the food they need.

    The Temiars we meet tell us they sell their raw rubber for between RM1.60 and RM1.80 a kilogramme; generally, and depending on their collection, they can only take home a meagre RM200 a month.

    PKSP volunteer paediatrician Dr Lee Kim Seng says that while there is a trend of malnutrition, it has yet to reach severe levels – “but if they continue their lifestyle like this, definitely it will compromise their health” in the long term.

    #Malaisie #déforestation #peuples_autochtones #malnutrition

    L’histoire des éléphants qui viennent bouffer leurs cultures, c’est dans une moindre mesure le drame de Kg Peta où des incursions d’éléphants ne permettent pas de cultiver n’importe quoi. Résultat : les fruits sont achetés sur le marché à une heure et demie de là. Mais c’est une communauté qui arrive quand même à dégager des revenus.


  • Putains de camions - Les poids lourds en question | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/081593-000-A/putains-de-camions

    En Europe, 80 % des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des #poids_lourds.

    Cela n’aura pas échappé aux automobilistes : les #autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par #voie_routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40 % dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du #rail ou du #transport_maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux – un tiers d’entre eux, selon les estimations – à rouler à vide ? #Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d’une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages, pollution, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l’échelle du continent, la #Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s’affranchir du #lobby_automobile pour miser sur le #transport_ferroviaire.

    #transport #transport_routier

    • C’est la transition écologique selon Macron. Pour moi, cette question du rail, c’est l’évidence d’un gouvernement qui se branle avec les problèmes climatiques et qui, s’il s’inquiète de la fin du monde, c’est pas pour l’éviter, c’est pour l’aménager. On appelle ça du survivalisme, pas de l’écologie.

    • Petite synthèse du reportage.
      1. Le #budget d’entretien des autoroutes et routes nationales allemandes est de 3,9 milliards. Ce coût s’explique en particulier par l’impact des poids lourds : 1 camion de 40 tonnes a un impact équivalent à celui de 60 000 véhicules légers.

      2. Le fonctionnement en #flux_tendu de l’ensemble du système #logistique transforme de facto le #réseau_routier en espace de #stockage grâce à un coût particulièrement intéressant ne prenant pas en compte les #externalités_négatives et reposant largement sur l’#exploitation des travailleurs de l’est de l’#union_européenne, que ce soit les chauffeurs ou les employés des #centres_logistiques. Le reportage cite notamment l’exemple d’Amazon — mais cela doit être valable pour l’ensemble des acteurs du #e-commerce
      qui installe ses centres en Pologne pour ses livraisons en Allemagne. Ce coût extrêmement faible se reflète également dans le fait que 36 % des camions roulant en Allemagne roulent à vide !

      3. Pour en revenir à l’exploitation, les patrons des sociétés de transport mettent une pression terrible sur leurs chauffeurs au détriment de la #sécurité_routière tout en profitant d’un nombre de contrôle très insuffisant et des sanctions trop légères (en #Allemagne) en cas d’irrespect de la législation européenne sur les temps de repos. Ainsi, il est estimé qu’un chauffeur routier pourra faire 100 000 kilomètres sans être contrôlé alors que 50 % de ces contrôles amènent à constater une infraction (cas allemand toujours) ! La faiblesse des sanctions amène d’ailleurs les transporteurs à prévoir leur coût lorsqu’ils ne fraudent pas directement en manipulant les instruments de contrôle.

      4. Bien entendu, le reportage aborde également la question du diesel (subventionné) et des émissions de #particules_fines avec leur impact sur la #santé : maladies cardio-vasculaires, décès prématurés.

      5. L’#électromobilité ne concernera le fret longue distance qu’à long terme, les constructeurs allemands ne s’y investissant pas pour la plupart. Il y a un début de développement de solutions pour le #fret_urbain. Pour le transport de passagers, le reportage cite l’exemple d’un #bus_électrique développé par l’entreprise Build your dreams, d’origine chinoise comme l’indique son nom, et exploité par #Flixbus pour sa liaison Paris – Amiens.

      6. En matière de lobbying, #Volkswagen entretient en particulier un groupe de pression de 40 personnes auprès des instances de l’Union.

      7. Alors qu’un train de marchandise de 740 mètres de long permet de remplacer 52 poids lourds, les #infrastructures_ferroviaires souffrent d’un manque d’investissement, de voies d’évitement trop réduites, d’une #électrification des lignes insuffisante, de gros problèmes de jonctions entre les différents réseaux nationaux.

      8. Le reportage se termine en citant le cas #suisse qui a développé une politique ambitieuse de #ferroutage. Le ferroviaire représente 37 % du fret, dont 70 % pour le transit, soit 2 fois plus qu’en Allemagne et 4 fois plus que la France. Cela s’explique notamment par la question des redevances versées pour l’usage des voies ferrées et routières qui permet de redonner sa chance au ferroviaire alors qu’il est estimé que le fret routier va augmenter en Allemagne de 40 % d’ici 2030 par rapport à 2010.

      J’en profite pour renvoyer vers ce message, de 2016, citant un article de Jean Gadrey signalant le documentaire de Gilles Balbastre, Transport de marchandises : changeons d’ère ! réalisé à l’initiative du comité d’entreprise de SCNF-fret : https://seenthis.net/messages/548855

    • merci @af_sobocinski pour ce résumé. J’ai arrêté à la publicité pour flixbus avec les interviews convenues des voyageurs émerveillé·es par les bus « non polluants », mais rien sur la pollution nucléaire, ce n’est pas sérieux.
      Déçue qu’il n’y est apparemment rien non plus sur les militants écologistes #anti-fret-routier, comme ceux certes des années 1990 de la Vallée du Somport.

      Il y a un passage sur les conducteurs de Pologne ou de Roumanie sous payés mais qui naviguent dans l’espace européen (surtout l’Allemagne) avec des camions qui font des trajets Allemagne=>Pologne=>Allemagne pour justifier ces aberrations socios-économiques-polluantes, Amazon en bonne position des pires entreprises implante ses plateformes dans les pays européens les plus pauvres.

      Et je renote ici le chiffre donné impressionnant : un poids-lourd représente le passage de 60.000 voitures . Donc, il faut inclure dans le coût global du #fret_routier la construction et l’entretien des routes, autoroutes et aires de stationnement tous saturé·es par les poids-lourds. En plus des cadeaux fiscaux, diesel moins cher, #subventions aux entreprises etc. #croissance #folie_humaine #inside_the_wall

      @aude_v j’appellerai pas ça du survivalisme mais du #déni_opportuniste
      #fin_du_monde #macronerie

    • Des cars électriques ? C’est un progrès ! Peut-être qu’un jour on va réussir à éviter le frottement et à en mettre dix les uns derrière les autres et ça ressemblera à un bête train Paris-Amiens qu’on sait faire depuis longtemps. Le car n’a aucun avantage comparé sur le rail ni même la voiture individuelle, quand on a le choix, c’est du sous-transport... Grrrr !

    • Je n’ai pas encore pété de télé @touti mais il n’est pas trop tard pour que je m’y mette. Ce n’est pas les boîtes à conneries et les raisons qui manque. J’ai beaucoup cassé et dès l’adolescence, tout seul où en groupe. Puis on s’est calmé quand on a eu affaire aux flics. Plus tard avec un pote, on pointe à pôle-emploi (anpe à l’époque) depuis une antique cabine téléphonique. Tapez 1, tapez 2… tatati tatata, patins,couffins… au tour de mon compère, avant de finaliser par je ne sais quelle touche, il arrache le combiné et s’en sert telle une masse d’arme pour détruire la cabine. J’ai rien fait pour le retenir, je crois bien même que j’ai dû l’aider. J’ai encore, dans la tête, l’image de cette cabine toute destroy alors qu’on étaient partis faire du stop un peu plus loin.

    • Bon, je n’ai pas imaginé que ça allait déclencher de telles réactions. Je me retire de cette discussion et j’emmène avec moi la façon dont je pense que la télévision fonctionne avec une conclusion qui semble avoir activé moralisme et souvenirs de vandalisme à mon grand désarroi.

    • Je t’ai dit que je comprenais, @touti. Je ne voulais pas laisser passer ton message sans une réaction, je ne savais pas quoi dire et j’ai finalement trouvé que ce serait sympa de te dire que ta colère fait plaisir à entendre. Et j’ai rajouté que c’était sûrement mieux que de casser des télés parce que moi, quand je casse des trucs parce que je suis en rogne, c’est beaucoup de souffrance au départ et je m’en prends plein la gueule à l’arrivée, alors je préfère largement arriver à bien exprimer cette colère par écrit comme tu fais ici.


  • Names and Locations of the Top 100 People Killing the Planet – The Decolonial Atlas
    https://decolonialatlas.wordpress.com/2019/04/27/names-and-locations-of-the-top-100-people-killing-the-pla

    “The earth is not dying, it is being killed, and those who are killing it have names and addresses.” – Utah Phillips

    Just 100 companies are responsible for more than 70% of the world’s greenhouse gas emissions since 1988. The guys who run those companies – and they are mostly guys – have gotten rich on the backs of literally all life on Earth. Their business model relies on the destruction of the only home humanity has ever known.

    • Montrer le siège des entreprises de merde pour critiquer les structures capitalistes qui tuent le plus ok, mais le coup de nommer les patrons… ça me laisse toujours dubitatif, vu que ça va changer quoi de virer l’un ou l’autre ? Une autre personne le remplacera et ça sera 100% pareil, et on refera la même liste avec les suivants à l’infini.

      C’est dans la lignée de la gauche (et de la droite) alter-capitaliste, que la critique de la valeur appelle « le populisme transversal » ou « anticapitalisme tronqué », qui fustige « les 1% contre les 99% », etc, sans critiquer avant tous les mécanismes complets.
      cc @ktche

    • Je trouve très bien d’opposer des noms de personnes à la nécessité de faire croire que « on arrête pas le progrès » ou que le libéralisme est dans la nature humaine et que donc le capitalisme prédateur n’est le fait de personne et qu’il est une entité magique déifié devant lequel il faut se prosterner.
      Avec des actions ciblées nommément, les responsables sont parfois très perturbés d’être désignés, leurs enfants les regardent de travers et ils se cachent des médias. Désigner les vrais responsables ce n’est pas les mener au lynchage, c’est dire que le système est fait par des êtres humains (encore un peu) et qu’il faut réincarner l’action. Ça donne un peu d’espoir pour espérer en la déconstruction des mécanismes complets, qui sont concrètement portés par des vivants à moelle épinière verticale qui remonte parfois jusqu’au bulbe supérieur.

      @fil, tu as la liste de ces responsables ? J’aimerai bien mettre un visage dessus pour savoir la composition du groupe.

    • Le texte dit :

      The guys who run those companies – and they are mostly guys – have gotten rich on the backs of literally all life on Earth.

      sinon, faut compter,…
      à première vue, je vois 3 femmes :
      Grethe Moen (Petoro) à Stavanger
      Somruedee Chaimongkol (Banpu) à Bangkok
      Nicke Widyawati (Pertamina) à Djakarta


  • La liberté de manifester n’est déjà plus un droit à défendre, mais à reconquérir - J.Salingue
    https://archive.org/details/LiberteDeManifester_Salingue



    (photo : @val_k )

    La manifestation parisienne du 1er mai a été l’occasion, pour le pouvoir, de franchir un nouveau cap répressif. Une ville en état de siège, près de 18 000 contrôles préventifs, et des techniques de « maintien de l’ordre » qui apparaissent de plus en plus comme étant destinées à dissuader quiconque de revenir défiler dans la rue. À Paris et ailleurs, beaucoup se posent la question : pourra-t-on encore, demain, manifester en France ?

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    #opensource_audio #Repression


  • "Un devoir de désobéissance éthique" : 100 médecins contre le fichage des gilets jaunes
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/un-devoir-de-desobeissance-ethique-100-medecins-contre-le-fichage-des-gilet

    Plus de cent médecins appellent dans cette tribune sur L’Express au boycott du fichage SI-VIC et à s’opposer à leur administration afin de garantir aux patients leur anonymat. Ils demandent l’ouverture d’une enquête parlementaire.


    Nous, médecins, rappelons notre attachement viscéral au secret professionnel. C’est pourquoi nous refusons le fichage des « Gilets jaunes » blessés arrivant aux urgences. De même que nous nous opposons à tout autre fichage des patients sans leur consentement, visant à une transmission des données en dehors de l’hôpital à des fins autres que médicales. 

    Le secret professionnel, pilier ancestral de notre profession, a été institué dans l’intérêt des patients. Il couvre tout ce qui est porté à la connaissance du médecin dans l’exercice de sa profession. Il s’agit non seulement de ce qui lui a été confié, mais aussi de ce qu’il a vu, entendu ou compris. Il a l’interdiction de divulguer les informations dont il est dépositaire. 

    L’article 4 (article R.4127-4 du code de la santé publique) de la loi relative aux droits des malades renforce ce secret puisque « toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant ». Le non-respect du secret professionnel est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

    Nous, médecins, appelons à un arrêt immédiat de l’utilisation du fichier SIVIC pour les mouvements sociaux. Comme l’histoire l’a montré maintes fois, face à l’indigne les médecins n’ont pas vocation à obéir, et ont su résister, parfois au péril de leur vie pour respecter le serment d’Hippocrate dans l’intérêt des patients et des citoyens.


    • Encore un manifeste vegan, même si c’est la tendance et non le régime exclusif qui est encouragée.

      That’s not the whole story. In their defense, cows, chickens and pigs often eat a lot of things that humans wouldn’t otherwise eat, like grasses or crop residues. And meat can be rich in key nutrients like protein and iron. But, in general, it takes more land, energy and water to produce a pound of animal protein than it does to produce a pound of plant protein.

      Rien sur les différents modes de production, industriel ou artisanal, alors que ça change du tout au tout l’impact. Il y a un côté administration du désastre et survivaliste dans la comptabilité des hectares.

      Organic produce is grown without synthetic fertilizers or pesticides, which is important to a lot of people. But that doesn’t mean it’s necessarily better from a climate perspective. In some cases, it can be a bit worse — organic farms often require more land than conventional farms. That said, organic farms’ climate impact can vary widely from place to place, and the organic label, on its own, doesn’t give you great information on the food’s carbon footprint.

      Rien sur la recapture des GES par les cultures menées en bio qui font qu’elle est une réponse aux problèmes climatiques. Et les sols vivants contre les inondations, la qualité des eaux ou la santé humaine. Y’a pas que le climat dans la vie, on ne peut pas abandonner un sujet aussi grave que l’intoxication par l’agriculture conventionnelle et ses rendements en baisse qui nous menacent à terme !

      Rien sur les transports (il y a une soupe vegane au lait de coco particulièrement climate friendly si on vit dans les tropiques), rien sur la saisonnalité (il y a tomate et tomate). Un peu sur les emballages.

      C’est une merde dangereuse, solutionniste et mal informée qui ignore beaucoup de questions environnementales en agriculture et focalise sur les trucs à la mode : vegan et un peu zero waste. Grave !

      cc @odilon et @koldobika

    • Beaucoup de mouvements écolos, Greenpeace en tête, nous enjoignent à agir local pour sauver la planète.
      Un article que j’ai lu récemment parle de la fonte de la calotte du pôle Nord et dit “bougez-vous le cul”. Des comme ça il y en a plein. Comme le disait récemment Deun dans une de ses phrases qui résument beaucoup de choses en peu de mots : “Ce n’est pas forcément respectueux d’autrui que de l’obliger à respecter une planète, ce respect étant lui-même largement défini à partir de compte-rendus scientifiques qui nous échappent, mais qui sont censés nous clouer le bec.”
      Être renseigné sur des choses qui se passent loin n’est pas un mal. Mais penser global pour agir local, ça gonfle. Je ne doute pas que cela parte d’une bonne intention, mais je refuse de relier l’état de la planète avec ce que je fais, car les choses qui se chiffrent en milliards de tonnes sont des choses que je ne peux pas percevoir, et sur lesquelles mon action ne m’est pas perceptible. Agir en pensant à mon impact sur ces problèmes à l’échelle planétaire me conduira soit à l’impuissance, soit à rester dans l’abstraction pure, et bien souvent les deux.
      Exemple d’abstraction pure, me permettant de savoir si je suis un honnête écocitoyen, c’est mon empreinte écologique individuelle. Elle me permet de savoir si mes activités quotidiennes, mon habitation et ma nourriture sont compatibles avec le non-épuisement des ressources de la planète, puis d’être super fier d’avoir une petite empreinte, ou au contraire de culpabiliser d’en avoir une trop grande puis de faire une action carbone pour expier mes péchés.
      Cette empreinte réduit à un simple nombre nos liens avec les ressources dont on tire notre subsistance. Elle applique à l’échelle locale des considérations tirées d’un constat global, et par exemple quelqu’un qui mange beaucoup de viande et de produits laitiers issus des bêtes qu’il a sur des pâturages extensifs situés autour de chez lui (pâturages qui auraient difficilement un autre usage), et quelqu’un qui mange tous les midis dans un fast food, auront peut-être de par leur consommation de produits animaux une “empreinte alimentaire” proche, avec des rapports complètement différents aux ressources qui les nourrissent. “Oui mais bon on ne peut pas prendre en compte toutes les particularités de chacun pour calculer son empreinte”, pourrait-on dire. C’est justement ça que je n’aime pas dans ce calcul. Cette empreinte n’a de sens qu’à l’échelle planétaire (pour ceux que ça intéresse), mais aucun sens à l’échelle individuelle où elle devient uniformisante, ne faisant pas cas de la diversité de la vie et de la variété des possibilités de vivre intelligemment avec les écosystèmes qui nous environnent. En transposant cette empreinte telle quelle d’une échelle à l’autre, on maintient à distance l’environnement avec lequel on est lié, à travers un calcul auquel on se réfère pour juger de nos interactions avec cet environnement, et on agit en aveugle face à une crise planétaire qu’on ne peut percevoir autrement que par des vues de l’esprit.
      Je crois plutôt que c’est par les sens que nous avons du sens (comme le dit Augustin Berque), et je me rappelle d’une phrase d’Anton Tchekhov : Vous me regardez avec ironie, tout ce que je vous dis vous semble périmé et peu sérieux, mais quand je passe à proximité d’une forêt que j’ai sauvée du déboisement, ou encore quand j’entends bruire un jeune bois que j’ai planté de mes propres mains, je sens que le climat lui-même est un peu en mon pouvoir.

      Ça me rappelle Xavier Noulhianne qui m’engueule parce que je lui demande de me parler des impacts environnementaux positifs de l’élevage. Non qu’il n’y en ait pas mais parce que c’est une manière de penser qui nous a valu les 4x4 écologiques et toute cette merde.


  • Normandie : jugé pour le viol d’une lycéenne, il est acquitté
    https://www.lamanchelibre.fr/actualite-620903-normandie-juge-pour-le-viol-d-une-lyceenne-il-est-acq

    Le mis en cause est acquitté du viol mais condamné pour l’agression sexuelle de la première victime à deux ans de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve. Il sera inscrit au fichier des délinquants sexuels. Il est donc ressorti libre du palais de justice de Coutances.
    Pas les « codes culturels »

    L’avocate de la défense a plaidé les difficultés d’interprétation qui, selon elle, sont le fil conducteur de ces affaires. Difficulté d’interprétation de la part de son client qui « n’avait pas les codes culturels » pour prendre conscience qu’il imposait une relation par crainte ou par surprise. Difficulté d’interprétation de la part de la victime qui a pu prendre un regard comme une menace et donc une contrainte. Difficulté d’interprétation des enquêteurs qui n’ont pas su mesurer le désarroi de la victime.

    Après l’énoncé du verdict, le président a pris soin de préciser que"la décision de la cour n’est pas une remise en cause de la sincérité" de la plaignante. La cour a estimé que l’accusé n’avait pas conscience d’imposer un rapport sexuel.

    Sur les « codes culturels » et les « malentendus » : https://seenthis.net/messages/574874.


    • Pour l’instant je ne suis pas retournée à ce lieu de lutte. Je me protège. J’ai peur de mes émotions. Je ne veux pas y aller seule. Je préfère m’investir ailleurs.

      Il y a peu, je me suis empêchée d’aller à une réunion qui se tenait dans le lieu autogéré où je passe beaucoup de temps, et à laquelle X était présent.

      C’est trop insupportable d’imaginer qu’il peut se pointer l’air de rien aussi dans un lieu qui est confortable pour moi, que je fréquente très souvent, qui m’est important. Ce n’est pas à moi de tout abandonner. Aujourd’hui j’ai donc passé le cap d’amener le sujet lors d’une réunion d’organisation.

      J’ai peur et honte à la fois par rapport à cette future discussion. (...)

      Épilogue

      Suite à la réunion (à laquelle je n’ai pas souhaité assister pour me préserver), il a été décidé que X était désormais exclu du local.

      Un mail lui a été envoyé pour l’en informer et un ami l’a appelé pour s’assurer qu’il en avait eu connaissance. X a dit qu’il allait respecter la décision. Il aurait aussi reconnu qu’il s’était passé un truc “pas cool”. Et il se serait inquiété de savoir s’il allait être montré du doigt par tout le monde, si les autres collectifs et orgas seraient mis.e.s au courant.

      Il a également dit qu’il aimerait qu’on puisse discuter, quitte à ce que ce soit avec une tierce personne, sous-entendant apparemment qu’il m’avait relancée plusieurs fois mais que j’avais soit refusé soit pas répondu. J’ai presque trouvé ça drôle. Une fois de plus, il essayait de donner une bonne image de lui et de passer pour le gentil fasse à une connasse qui refuse le dialogue.

      Encore une fois : difficile pour moi de rentrer dans la dénonciation construite de cette femme, de toi @aude_v, et d’autres. Peut-être une peur de reconnaître la violence de mes propres expériences... Pour autant, la nécessité de ce genre de partage m’apparaît de plus en plus évidente à force d’en lire. Pour qu’individuellement et collectivement, l’écoute et la riposte deviennent elles aussi évidentes. De ce point de vue ça semble (un peu) encourageant de voir que si certes un lieu de lutte n’est pas à l’abri des violences sexistes (une triste évidence), ici en l’occurrence :

      il a été décidé que X était désormais exclu du local.

      Parler pour bannir.

    • L’autre versant de l’histoire nous ramenant effectivement à ton patron proféministe... La culpabilisation est un conditionnement qui dépasse très largement le clivage droite/gauche. Je ne me rappelle plus où j’ai lu cette analyse sur l’abus de dire sans cesse « c’est ma/ta faute » quand il s’agit la plupart du temps de simples erreurs... S’écraser devant les plus forts c’est une erreur, rien d’autre. Donc on n’a pas à expier. Une erreur, ça se corrige, ça se rectifie, et ensuite au lieu d’avoir une employée au placard ton patron a une équipe qui va de l’avant. Après tout dépend s’il a lui-même envie d’avancer ou si sa pulsion d’écraser est la plus forte.

    • Oui, j’ai lu @aude_v : c’est un « patron » au sens que sa conception de la vie se limite à soit tu manges les autres, soit tu es mangé. Et il est non seulement « proféministe » mais spécialiste du précariat féminin. Je trouve que malheureusement, ça se tient très bien. Le succès de la figure du dominé dans notre paysage intellectuel (la littérature avec l’héritage de nos chers Zola, Hugo..., puis les sciences sociales, les médias) doit bien procéder, au moins en partie, d’un besoin de connaître ces masses laborieuses pour mieux les contrôler. Parce que sinon, pourquoi n’y a-t-il à peu près que les Pinçon-Charlot qui font émerger la sociologie des riches par exemple ? En quoi ces derniers seraient-ils fondamentalement moins intéressants que les dominés ? De même, il y a des journalistes qui commettent un travail magnifique et très important dans le « reportage social ». Mais chez certains, ça tourne à une focalisation sur « nos pauvres » qui finit par m’insupporter. Ainsi le pauvre, la femme et mieux encore la combinaison des deux, tes ex-patron-patronne en ont fait des objets de recherche. A lire ton texte, ça semble traduire chez eux une attirance pour les personnes-objets tout court. Pas forcément que ça, encore une fois, mais d’une façon sous-jacente qui a pu se cristalliser au fur et à mesure que leur carrière avançait.

      Le premier lien vers « Pour une fois j’ai dit non » est cassé donc j’en profite pour le changer : https://infokiosques.net/lire.php?id_article=1391
      La femme qui l’a écrit a l’air d’avoir réussi à trouver une forme de réparation au sein de sa « communauté », elle. Le texte d’Andrée O. Fobb se finit sur une note plus amère. Dans l’ensemble je l’ai trouvé éprouvant parce que l’emprise est encore très présente. Il donne l’impression qu’on n’en sort jamais vraiment. Mais l’analyse qu’il y a dans la partie « comment et pourquoi blâmer une victime » fait du bien : ça recoupe ce que j’écrivais au début de la discussion sur l’utilité de ce genre de partage pour celles et ceux qui peuvent être pris pour des proies juste parce qu’on a la chance d’avoir un logiciel davantage orienté paix et respect...

    • Je ne sais pas pour la bonne foi de mes bons bourgeois. Ils ont tous les deux milité pendant des années et s’estiment socialement utiles. Comme plein de monde, jusqu’à un dérapage qu’ils sont incapables d’assumer. Je crois que la plupart des militant.es se font comme lui et elle une très belle image très fausse.


  • Hier je finissais de relire le bouquin d’une maison d’édition qui ne féminise pas toujours ses livres et je notais cette seule féminisation, quand il s’agit de parler d’un·e conjoint·e. C’est marrant, parce qu’on nous dit toujours que le masculin est neutre. Mais quand les auteurs ont du mal à parler de « sourire plus souvent à notre conjointe » puisque le nous est plus général (beaucoup le font, postulant que tout leur lectorat est masculin et hétéro), ils n’arrivent pas à utiliser ce fameux masculin universel, bizarrement ! Ils se replient alors sur la féminisation : « nos conjoint(e)s » avec cette parenthèse si malvenue. C’est l’exemple que j’utiliserai désormais pour expliquer que non, le masculin n’est pas universel, et pour montrer qu’on le sait tou·tes mais que ça fait moins souvent mal à certains qu’à d’autres...

    #langue #épicène #féminisation


    • A l’approche des Festivals de l’été ou de la semaine du développement durable, vous êtes peut-être sur le point de finaliser une commande de « totebags », ces sacs en coton souvent joliment décorés aux couleurs d’un événement ou d’une entreprise. Pas si vite ! Derrière l’intention, l’image ou le message écologiques (« utilisez-moi plutôt qu’un sac plastique ! »), la réalité environnementale de cette action est tout autre.

      La production d’un sac en coton neuf est en effet extrêmement coûteuse en ressources : eau, énergie, matières premières. A tel point que sa fabrication peut être totalement contre-productive par rapport à l’intention de départ qui était de promouvoir une démarche écologique. Le scénario du pire : le totebag est utilisé quelques fois avant de rejoindre, au fond d’un placard, une collection de sacs accumulés à diverses occasions. Ou jeté à la poubelle, et donc brûlé ou enfoui en décharge.

      Je me fais cette remarque depuis longtemps : les premiers sacs en coton que j’ai reçus en cadeau (comme celui de la librairie où j’avais refusé pendant des années les sacs plastiques) m’ont été très utiles. J’en ai aussi acheté : un pre-tote-bag des Amis de la Terre en 2000 (lanières très courtes) qui me sert toujours à mettre mes tongs quand je voyage, d’autres qui sont toujours dans mon sac, un pas tout propre pour les courses, un tout propre pour des trucs qui se mangent. J’en utilise environ quatre en rotation.

      Mais plus j’en ai et moins ils me servent, au point que les offre à d’autres (un sac parisien à une copine malaisienne) ou que je les stocke (je ne suis pas Marie Kondo). L’emblème du truc écolo a cessé depuis longtemps de l’être. Le top des sacs en coton que je n’utilise pas, ce sont les plus épais et les plus lourds. Puisque ça doit remplacer un sac plastique, plus le coton est fin, plus ça marche. Pareil pour les lanières : fines, elles peuvent être nouées comme celles d’un sac plastique mais épaisses, non.

      Et comme c’est des cadeaux et qu’il ne faut pas qu’ils aient l’air cheap, le coton est plus épais donc le truc ne sert à rien.
      #gadget #gaspillage


  • Le commerce des déchets plastiques examiné à Genève - SWI swissinfo.ch
    https://www.swissinfo.ch/fre/economie/environnement_le-commerce-des-d%C3%A9chets-plastiques-examin%C3%A9-%C3%A0-gen%C3%A8ve/44934322

    Les États membres de la Convention de BâleLien externe, l’accord international de contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux, se retrouvent à Genève du 29 avril au 10 mai. Leur objectif : s’accorder sur les moyens à mettre en œuvre pour mieux réglementer le commerce international des déchets plastiques.

    Si la proposition de la Norvège est adoptée, les exportateurs de détritus en plastique devront obtenir préalablement l’autorisation de l’État importateur et fournir davantage d’informations sur le volume et le type de déchets.

    Pas grand chose sur le sujet dans la presse française...
    #déchets #plastique #trafic #recyclage


  • Pour le gouvernement, trop de biodiversité nuit à la croissance - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050519/pour-le-gouvernement-trop-de-biodiversite-nuit-la-croissance?onglet=full

    C’est l’une des plus anciennes et plus vénérables institutions de protection de la nature en France, et le gouvernement est en train de la priver de sa capacité à protéger les espèces naturelles menacées. Le Conseil national de protection de la nature (CNPN) est en train de perdre son droit de regard sur les demandes de dérogation à la protection des espèces protégées, selon des informations obtenues par Mediapart. La procédure actuelle oblige les porteurs de projet d’aménagement (une autoroute, une grande surface, une plateforme de forage pétrolier, un parc éolien, un aéroport…) à obtenir l’autorisation de la puissance publique si leurs travaux impactent l’habitat ou les conditions vitales de la faune et de la flore sauvages protégées. Les services instructeurs de l’État doivent alors saisir le CNPN pour recueillir son avis, consultatif.

    Mais un projet de décret visant à simplifier les procédures d’autorisation environnementale – en consultation jusqu’au lundi 6 mai – bouleverse ce fonctionnement. L’immense majorité des demandes de dérogation seraient désormais traitées par les conseils scientifiques régionaux du patrimoine naturel (CSRPN), instances directement nommées par les préfectures et les collectivités (Régions ou départements) et plus vulnérables, donc, aux pressions des responsables politiques et économiques locaux. Le CNPN ne serait plus sollicité que dans un nombre minime de cas, répertoriés dans un arrêté énumérant des espèces de vertébrés menacées d’extinction.

    #trop_de_biodiversité #CNPN


  • « Women’s march » à Kuala Lumpur - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Women-s-march-a-Kuala-Lumpur

    (illustration Caroline Sury)

    Ce qui préoccupe le plus les femmes malaisiennes ? En premier lieu, le mariage des petites filles. Pour Shamila*, une Malaise en couple avec une femme croyante et voilée, les deux animant un groupe de discussion pour femmes queer, le nœud du problème, celui dont découlent tous les autres, c’est la place de l’islam dans la société. Entre l’argent coulant à flots des pétro-monarchies arabes et la persistance des élites malaises à racialiser (1) les questions sociales et économiques dans un pays de large minorité chinoise (25 % environ), les électeurs et électrices malais·es musulman·es sont honteusement dragué·es par les politiques – ceux des États de l’Est, ruraux et conservateurs, comme ceux qui ont reçu à Oxford ou Cambridge une éducation élitiste parfaitement occidentale.

    De cet islamisme découlent de pesantes injonctions sur l’habillement des femmes et particulièrement le hijab, qui font que les Malaises sont habituellement voilées, quelle que soit leur adhésion à cette pratique. La prostitution fait également l’objet d’une répression sévère, quand bien même les prostituées, femmes trans ou cis, feraient état de leur fréquentation assidue par de sévères ustaz et autres sages musulmans portant manches longues, barbe éparse et morale en bandoulière. À la manif, pas de polémique sur la reconnaissance sociale de la prostitution et tout le monde crie : « Sex work is work ». La situation est trop grave pour faire des chichis.

    « Girls wanna have fun… damental rights », les filles veulent des droits fondamentaux, c’est le slogan qui s’affiche partout. Sur ce sujet aussi, le nouveau gouvernement démérite en se cachant derrière le fédéralisme pour refuser d’interdire le mariage des mineures.

    #Malaisie #femmes #8mars #LGBT


  • Dépaysages de palmiers à huile
    https://visionscarto.net/depaysages-de-palmiers-a-huile

    Seconde partie de la série d’aquarelles consacrée aux plantations de palmiers à huile géolocalisées. La première partie, Déforestation, plantations, ZAD proposait un ensemble de motifs utilisés ensuite pour représenter des peintures-cartes de plantations géolocalisées à partir de Google Earth. La série s’inscrit dans le prolongement du billet Petite géographie du palmier à huile. par Agnès Stienne Une petite légende pour commencer Pour les images suivantes, et sur la foi des différents reportages faisant (...)

    #Billets