• Netflix consomme 15% de la bande passante mondiale (et ça veut dire beaucoup)
    https://usbeketrica.com/article/netflix-consomme-15-de-la-bande-passante-mondiale

    Netflix consomme 15% de la bande passante mondiale, selon le rapport « The Global Internet Phenomena » signé de la société américaine Sandvine. La gourmandise du service de vidéo à la demande le place devant YouTube, qui consomme 11,35 % du trafic mondial. Un tel chiffre signe l’hégémonie indiscutable de la plateforme créée en 1997, notamment vis-à-vis de ses concurrents, mais il rappelle aussi l’ampleur monumentale de l’infrastructure déployée pour que l’accès aux films et séries puisse être instantané (...)

    #Google #Netflix #YouTube #domination




  • Ah, une #CSS que je ne connaissais pas : appliquer une image de fond au texte lui-même. Je suis tombé dessus sur les nouvelles pages de chez Apple :

    On voit que le paragraphe de texte a une texture orangée. Celle-ci est attribuée avec un très classique background :

    background-image: url(https://seenthis.net/"/v/iphone-xs/a/images/overview/copy_texture_1_large.jpg");

    L’astuce pour que ce fond ne s’applique aux caractères du texte, c’est cette CSS :
    -webkit-background-clip: text;
    color: transparent !important;

    La CSS #background-clip indique que l’image de fond devra s’appliquer uniquement au texte, et la seconde ligne force la couleur du texte à transparent, de façon à laisser apparaître l’image de fond.

    D’après CanIUse :
    https://caniuse.com/#search=background-clip

    Firefox, Chrome and Safari support the unofficial -webkit-background-clip: text (only with prefix)

    Du coup, c’est plutôt assez largement répandu.

    Le hic, malheureusement, c’est que ça se dégrade particulièrement mal quand background-clip n’est pas interprété :


    Je ne vois pas d’autre solution qu’un test Javascript, du coup, beurk (à moins que quelqu’un ait une meilleure solution).


  • Woodward : No Evidence Of Trump-Russia Collusion, I Searched For Two Years
    https://www.realclearpolitics.com/video/2018/09/14/woodward_no_evidence_of_collusion_between_trump_and_russia_i_sear

    In an interview with Hugh Hewitt on Friday, Bob Woodward said that in his two years of investigating for his new book, ’Fear,’ he found no evidence of collusion or espionage between Trump and Russia. Woodward said he looked for it “hard” and yet turned up nothing.

    “[…]. Did you, Bob Woodward, hear anything in your research in your interviews that sounded like espionage or collusion?” Hugh Hewitt asked Woodward.

    “I did not, and of course, I looked for it, looked for it hard,” Woodward answered. “And so you know, there we are. We’re going to see what Mueller has, and Dowd may be right. He has something that Dowd and the president don’t know about, a secret witness or somebody who has changed their testimony. As you know, that often happens, and that can break open or turn a case.”

    “But you’ve seen no collusion?” Hewitt asked again to confirm.

    “I have not,” Woodward affirmed.


  • C’est cool qu’Arte diffuse aussi sur Youtube (sans avoir supprimé son propre service)
    Aux origines des civilisations | L’apparition des religions :
    https://www.youtube.com/watch?v=Zj0JDU14QAQ


    Des études scientifiques sur des fidèles.
    On voit le site archéologique de Napta Playa (Egypte), un des premiers sites de vénération en -6000.

    L’inexistence de Dieu par la méthode bayésienne :
    https://www.youtube.com/watch?v=0wAy0Kptq3c


    On comprend comment déconstruire une croyance même sans preuve (fréquentiste) du contraire.

    #athéisme #archéologie #religions #zététique



  • #Pogo. Regards sur la scène #punk française (1986-1991)

    « Je n’avais jamais vu ça avant, même pas soupçonné que ça puisse exister, une telle énergie, un tel manifeste expressionniste et en même temps une telle fête, un tel carnaval politique », s’enthousiasme #Roland_Cros après son premier concert de Bérurier noir, groupe dont il devient alors le photographe. De 1986 à 1991, il immortalise toute la scène punk française : Ludwig von 88, Parabellum, Washington Dead Cats, les Thugs, les Wampas, les Endimanchés, Pigalle, les Dileurs, les Cadavres… Il se balade partout, est sur scène, dans la salle, en coulisse, dans les loges et aussi dans les camions, sur la route, en studio... Pour la plupart inédites, les photos réunies dans ce livre font revivre le mouvement dit du rock alternatif qui charriait dans le sillage de ses performances, de ses hymnes, de son folklore, toute une horde d’utopistes, de clowns et de poètes, toute une jeunesse révoltée bien décidée à mettre un joyeux bordel.


    http://www.lechappee.org/collections/action-graphique/pogo
    #France #musique #histoire #livre #photographie
    cc @albertocampiphoto



  • Au musée du quai Branly | Maïtée Labrecque-Saganash
    http://journalmetro.com/opinions/maitee-labrecque-saganash/1776612/au-musee-du-quai-branly

    Durant mon séjour à Paris, je me suis informée s’il y avait la possibilité d’avoir une visite décoloniale de la ville. Au musée du Quai Branly, j’ai vite été prise d’un malaise : les trônes, couronnes, statues royales et – littéralement – les portes du royaume de Dahomey y sont exposés avec la mention « don du général Dodds ». Le musée aurait pu ajouter que le général Dodds et ses troupes ont pillé ces objets durant la campagne au Dahomey… Source : Métro, Montréal




  • Sommaire Préhistoire.

    (en construction...chaque nouvel article y sera inclus)

    Paléolithique.

    – La mécanique de marche humaine a évolué avant le genre Homo [apparu entre 200 000 et 300 000 ans] il y a 3.6 millions d’années.
    https://seenthis.net/messages/689824 2018

    – Paléolithique archaïque : les premiers outils du lomekwien ? (3.3M a.)
    https://seenthis.net/messages/659607 2017

    – Le geste et la parole... (2.6Ma)
    L’étude suivante ne confirme pas l’« hypothèse technologique » qui propose que le langage gestuel évolue chez les premiers hominidés pour permettre la transmission culturelle des compétences de fabrication d’outils en pierre.
    La transmission par geste serait plus efficace que par la parole.
    https://seenthis.net/messages/661653 2017

    – Les humains ont-ils quitté l’Afrique plus tôt que prévu ?
    Découverte d’anciens outils en Chine (2.12Ma)
    https://seenthis.net/messages/708369 2018

    – La dispersion humaine à eu lieu il y a moins de 1 millions d’année en Europe du Sud.
    https://seenthis.net/messages/676250 2018

    – Probable apprentissage il y a 700 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/670444 2018

    – Signs of symbolic behavior emerged at the dawn of our species in Africa
    Long-distance stone transport and pigment use in the earliest Middle Stone Age
    Scientists Discover Evidence of Early Human Innovation, Pushing Back Evolutionary Timeline (320 000a)
    https://seenthis.net/messages/690597 2018

    – Pourquoi des sourcils expressifs ont pu avoir de l’importance dans l’évolution humaine.
    https://seenthis.net/messages/687585 2018

    – La taille du cerveau des homininés à augmenté régulièrement
    https://seenthis.net/messages/671208 2018

    – L’organisation du cerveau humain moderne a émergé seulement récemment.
    https://seenthis.net/messages/663676 2017

    – Les humains ne provenaient pas d’une seule population ancestrale dans une région de l’Afrique ou comme le dit le titre de l’article original : nos espèces ont-elles évolué dans des populations subdivisées à travers l’Afrique, et pourquoi est-ce important ?
    https://seenthis.net/messages/708373 2018

    – Un site d’hominidés du Pléistocène supérieur a été identifié dans des roches d’éoliennes côtières sur la côte sud du Cap en Afrique du Sud (90 000a)
    https://seenthis.net/messages/687805 2018

    – La technologie acheuléenne et l’utilisation de l’environnement à Dawadmi, Arabie centrale pendant le Paléolithique inférieur. (2.8Ma-300000a)
    https://seenthis.net/messages/712594 2018

    – Les traces les plus ancienne d’une activité humaine au Philippines date de 709 000 ans... Ils savaient donc naviguer !
    https://seenthis.net/messages/693239 2018

    – La vague sans précédent d’extinctions de grands mammifères durant les 66 millions dernières années est liée à nos ancêtres.
    https://seenthis.net/messages/690587 2018

    – Une dent trouvée à Tautavel, vieille de 560.000 ans, devient le plus ancien fossile humain de France
    https://seenthis.net/messages/710501 2018

    – Les comportements modernes d’« Homo sapiens » apparus plus tôt que ce qu’on croyait. (320 000a)
    https://seenthis.net/messages/678589 2018

    – La dépendance aux drogues est-elle influencée par un rétrovirus venu de nos ancêtres ? (250 000a)
    https://seenthis.net/messages/725693 2018

    – Découverte de retouches osseuses d’environ 115 000 ans à Lingjing, Henan, Chine
    https://seenthis.net/messages/687935 2018

    – Les plus anciens outils en bois de Néandertal trouvés en Espagne. (137 000-50 000a)
    https://seenthis.net/messages/690600 2018

    – Comme on pouvait peut-être s’en douter (l’histoire est toujours plus complexe qu’on ne le pense), il y a eu beaucoup de sorties d’Afrique. Il y a avait « l’Out of Africa I et II », maintenant, nous avons au moins « Out of Africa III ».
    https://seenthis.net/messages/690545 2018

    – La culture du Paléolithique moyen ancien en Inde autour de 385-172 ka redéfinit les modèles de migrations dit « Out of Africa ».
    https://seenthis.net/messages/668000 2018

    – Découverte du plus ancien fossile d’humain moderne hors d’Afrique. (220 000a)
    https://seenthis.net/messages/663646 2017

    – Preuves d’une chasse rapprochée pendant le dernier interglaciaire par Neandertal. (120 000a)
    https://seenthis.net/messages/707997 2018

    – Des paléorivières qui traversaient le Sahara ont peut-être servi d’anciennes voies de migration humaine. (100 000a)
    https://seenthis.net/messages/690066 2013

    – Les humains ont prospéré en Afrique du Sud au moment et après l’éruption du supervolcan Toba il y a 74 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/691906 2018

    – L’éruption volcanique massive de Toba sur l’île de Sumatra, il y a environ 74000 ans, n’a pas provoqué un « hiver volcanique » de six ans en Afrique de l’Est et provoqué ainsi la chute de la population humaine de la région.
    https://seenthis.net/messages/670115 2018

    – Découverte du premier dessin ? Il a 73 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/724733 2018

    – Un artefact de pierre gravé provenant de Crimée a pu aider à démontrer le symbolisme néandertalien (35 000 et 37 000a cal BP)
    https://seenthis.net/messages/691572 2018

    – Pourquoi l’Homme (Homo Sapiens) est le dernier homininé ? Homo sapiens a développé une nouvelle niche écologique qui le sépare des autres homininés .
    https://seenthis.net/messages/716235 2018

    – Les scientifiques ont analysé les premiers ADN humains anciens de l’Asie du Sud-Est : les résultats révèlent trois grandes vagues de migrations dans la région au cours des 50 000 dernières années et leurs conséquences sur les différents langages.
    https://seenthis.net/messages/695805 2018

    – Réévaluation chronologique des transitions du Paléolithique moyen et supérieur et du Paléolithique supérieur précoce en Espagne cantabrique [ou précisions sur la coexistence Néandertal/Humain anatomiquement moderne].
    https://seenthis.net/messages/689020 2018

    – Utilisation symbolique des coquillages marins et des pigments minéraux par les Néandertaliens ibériques il y a 115 000 ans
    https://seenthis.net/messages/687926 2018

    – La datation U-Th (Uranium-Thorium) des croûtes carbonatées révèle l’origine néandertalienne de l’art pariétal ibérique.
    (64 800a)
    https://seenthis.net/messages/671457 2018

    – Deux épisodes distincts de mélange génétique entre les humains modernes et les Dénisoviens. (44 000-54 000a)
    https://seenthis.net/messages/677431 2018

    – Première gravure sur roche néandertalienne trouvée à Gibraltar
    (39 000a)
    https://seenthis.net/messages/671855 2014

    – Une étude de l’université de York révèle que « La compassion a aidé les Néandertaliens à survivre ».
    https://seenthis.net/messages/677089 2018

    – Neandertal au menu de grands carnivores.
    https://seenthis.net/messages/665999 2017

    – Réévaluation de la mandibule de Montmaurin-la niche.
    Cette étude permet aussi d’émettre l’hypothèse que le peuplement de l’Europe était le résultat de plusieurs vagues de population, à différents moments, peut-être à l’origine d’un même ancêtre commun, ainsi que d’une histoire complexe « d’effacements » et de recolonisations.
    https://seenthis.net/messages/660798 2017

    – Première découverte d’un fossile hybride : Père Denisovien, mère Néandertal
    https://seenthis.net/messages/717078 2018
    – Commentaires et traductions supplémentaires :
    https://seenthis.net/messages/716737

    – "Dans les moindres détails : comment nos ancêtres aux traits autistiques ont mené une révolution dans l’art de l’ère glaciaire".
    https://seenthis.net/messages/694629 2018

    – « Illuminer la grotte, dessiner en noir : analyse du charbon de bois à Chauvet-Pont d’Arc »
    https://seenthis.net/messages/691023 2018

    L’art rupestre d’il y a 40 000 ans en Indonésie ressemble étonnamment à celui d’Europe
    https://seenthis.net/messages/672653 2017

    "Une peinture de bœuf musqué à Niaux ? Nouvelle proposition de lecture d’une figure du Salon noir de la Grotte de Niaux (Ariège)"
    https://seenthis.net/messages/668503 2018

    – Une nouvelle piste de recherche : des linguistes cherchent le lien entre le langage et les arts pariétal et rupestre. Mais l’article original en dit plus sur les capacités cognitives d’Homo Sapiens.
    https://seenthis.net/messages/685101 2018

    – Le désert occidental australien peuplé depuis environ 47 800 ans.
    https://seenthis.net/messages/725687 2018

    – Loup des neiges, Caribou, la liste des animaux momifiés s’allonge ! Des mineurs ont découvert les restes d’un veau de caribou et d’un louveteau pris dans le pergélisol canadien depuis 50 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/725643 2018

    – Des vers de 40000 ans extraits du permafrost
    https://seenthis.net/messages/721517 2017

    Est-ce que Cro-Magnon 1 avait une neurofibromatose de type 1 ?
    https://seenthis.net/messages/689576 2018

    – Des réseaux sociaux à la Préhistoire.
    Les premiers humains semblent avoir reconnu les dangers de la consanguinité il y a au moins 34 000 ans et ont développé des réseaux sociaux et d’accouplement étonnamment sophistiqués pour les éviter.
    https://seenthis.net/messages/668163 2018

    – L’empreinte d’un ancien changement climatique abrupt trouvée dans l’Arctique.
    https://seenthis.net/messages/708360 2018

    – Bien choisir sa pointe en fonction du gibier.
    https://seenthis.net/messages/667509 2018

    – La recherche sur le site de Gault repousse la date des premiers nord-américains : La datation par luminescence confirme la présence humaine en Amérique du Nord avant 16 000 ans.
    https://seenthis.net/messages/710762 2018

    – Colonisation de l’Amérique : la route du Varech.
    https://seenthis.net/messages/665930 2017

    – L’étude des pointes de lance donne une nouvelle explication de la façon dont les premiers humains se sont installés en Amérique du Nord.
    https://seenthis.net/messages/682803 2018

    – La dernière période glaciaire a-t-elle affecté l’allaitement chez les Amérindiens ? De nouvelles découvertes établissent un lien entre la mutation génétique et la croissance des canaux mammaires, et les dents en forme de pelle.
    https://seenthis.net/messages/689822 2018

    – Sous la plage, une empreinte de pas de 15000BP.
    Terminal Pleistocene epoch human footprints from the Pacific coast of Canada
    https://seenthis.net/messages/682163 2018

    – Art rupestre. Colombie : la paix dévoile des merveilles d’art rupestre cachées dans la jungle : Geo.fr
    https://seenthis.net/messages/702058 2018

    – Les Natoufiens fabriquaient de la bière il y a 13 000 ans (avant l’arrivée de l’agriculture).
    https://seenthis.net/messages/722216 2018

    – Les archéologues ont découvert du pain fabriqué il y a 14 400 ans, soit 4000 ans avant le début de l’agriculture. (Moyen-Orient)
    https://seenthis.net/messages/708830 2018

    – Du nouveau à l’Ouest : l’art paléolithique du Rocher de l’Impératrice (Plougastel-Daoulas, Finistère)
    https://seenthis.net/messages/690966 2018

    – Göbekli Tepe, le plus vieux temple du monde, berceau de l’#architecture et des classes sociales
    https://seenthis.net/messages/715592 2018

    – « Cheddar Man », le plus ancien squelette complet (Mésolithique, 9000 BP) trouvé sur les îles britanniques.
    https://seenthis.net/messages/666932 2017

    – L’histoire de la population nord-européenne révélée par les anciens génomes.
    – il y a eu deux routes de colonisation de la Scandinavie
    – l’agriculture et l’élevage ont été importés par de nouveaux arrivants
    https://seenthis.net/messages/664866 2017

    – L’hypothèse des routes maritimes pour la colonisation de l’Europe. 9000BP
    https://seenthis.net/messages/726261 2014

    – D’où vient l’ambre dans la péninsule ibérique préhistorique ?
    https://seenthis.net/messages/719108 2018

    – Les humains sont arrivés à Madagascar 6 000 ans plus tôt que prévu
    https://seenthis.net/messages/721857 2018

    Mésolithique

    – Les archéologues ont trouvé des traces de la colonisation de l’âge de pierre submergées dans le sud-est de la Finlande
    https://seenthis.net/messages/717096 2018

    Néolithique

    – Les agriculteurs néolithiques ont coexisté avec les chasseurs-cueilleurs pendant des siècles après s’être répandus à travers l’Europe
    https://seenthis.net/messages/668821 2018

    - Comment les agriculteurs du Néolithique se sont adaptés au changement climatique. 8200BP
    https://seenthis.net/messages/717099 2018

    – Le débat du peuplement du Sud-Est asiatique clôt par une analyse novatrice de l’ADN ancien extrait de squelettes âgés de 8 000 ans... Et ce n’est pas la solution qu’on pouvait espérer (comme souvent).
    https://seenthis.net/messages/708003 2018

    – Mise en évidence d ’inégalité sociales , d’ élites et ce, sur plusieurs milliers de kilomètres en Europe . Grandes haches alpines du Néolithique européen Ve et IVe millénaires av. J-C.
    https://seenthis.net/messages/690538 2018

    – Le sud-est asiatique à connu une explosion démographique il y a 4000 ans.
    https://seenthis.net/messages/725240

    – Découverte du plus ancien et le plus grand cimetière monumental d’Afrique orientale. ... des mégalithes en Afrique.
    https://seenthis.net/messages/716364 2018

    – Les routes de l’orge.
    https://seenthis.net/messages/710253 2018

    – La guerre et la structure des clans expliquent un événement biologique singulier : le goulot d’étranglement du Néolithique.
    https://seenthis.net/messages/698269 2018

    – Une civilisation du végétal inconnue en Asie du sud-est ?
    https://seenthis.net/messages/697555 2018

    – L’ADN ancien révèle un remplacement génétique malgré la continuité de la langue dans le Pacifique Sud.
    https://seenthis.net/messages/672945 2018

    Age des métaux

    – Évolution de la population et climat. Une étude à l’âge du Bronze.
    https://seenthis.net/messages/714571 2018

    – comment faisait-on de la fibre végétale à l’Âge du Bronze ?
    https://seenthis.net/messages/711092 2018

    – Premier exemple de transmission d’une culture en tant qu’idée.
    https://seenthis.net/messages/674612 2018

    – Les plus anciens virus humains découverts étaient âgés d’environ 450 ans, mais la plupart n’avaient pas plus de 50 ans. Maintenant c’est 4500 ans !
    https://seenthis.net/messages/709274 2018

    – On savait qu’Ötzi était décédé d’une mort violente. Voici maintenant une tentative pour reconstituer le scénario !
    https://seenthis.net/messages/704506 2018

    – Première preuve de l’utilisation d’un mors parmi les premiers équidés domestiques, et en particulier les ânes, au Proche-Orient.
    https://seenthis.net/messages/695836 2018

    – La fille d’Egtved (Age du Bronze) n’était pas du Danemark
    https://seenthis.net/messages/695823 2018

    – La vie de la fille d’Egtved reconstituée (Age du bronze).
    https://seenthis.net/messages/687927 2018

    – Les caractéristiques génétiques maternelles de la population de Tagars de l’âge du fer de Sibérie méridionale (1er millénaire avant JC)
    https://seenthis.net/messages/725635 2018

    – Les chercheurs ont découvert des traces d’opiacés conservés à l’intérieur d’un vase datant de la fin de l’âge du bronze.
    https://seenthis.net/messages/727296 2018

    Techniques.
    De nouvelles perspectives pour l’étude de la maîtrise du feu en préhistoire.
    https://seenthis.net/messages/695828 2018

    – Gran Dolina, Sierra de Atapuerca (Burgos, Espagne) : La couche TD6 (aux environs de 800 000 ans donc) serait plus importante que ce qu’on avait pensé auparavant.
    https://seenthis.net/messages/663680 2017

    – Techniques. Ré-évaluation. A qui profitait la violence ?
    (Interpersonal violence at Playa Venado, Panama (550-850 AD) : a reevaluation of the evidence). Latin American Antiquity.
    https://seenthis.net/messages/725642 2018

    #sommaire_préhistoire


  • The Fake-News Fallacy | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2017/09/04/the-fake-news-fallacy

    Not so very long ago, it was thought that the tension between commercial pressure and the public interest would be one of the many things made obsolete by the Internet. In the mid-aughts, during the height of the Web 2.0 boom, the pundit Henry Jenkins declared that the Internet was creating a “participatory culture” where the top-down hegemony of greedy media corporations would be replaced by a horizontal network of amateur “prosumers” engaged in a wonderfully democratic exchange of information in cyberspace—an epistemic agora that would allow the whole globe to come together on a level playing field. Google, Facebook, Twitter, and the rest attained their paradoxical gatekeeper status by positioning themselves as neutral platforms that unlocked the Internet’s democratic potential by empowering users. It was on a private platform, Twitter, where pro-democracy protesters organized, and on another private platform, Google, where the knowledge of a million public libraries could be accessed for free. These companies would develop into what the tech guru Jeff Jarvis termed “radically public companies,” which operate more like public utilities than like businesses.

    But there has been a growing sense among mostly liberal-minded observers that the platforms’ championing of openness is at odds with the public interest. The image of Arab Spring activists using Twitter to challenge repressive dictators has been replaced, in the public imagination, by that of ISIS propagandists luring vulnerable Western teen-agers to Syria via YouTube videos and Facebook chats. The openness that was said to bring about a democratic revolution instead seems to have torn a hole in the social fabric. Today, online misinformation, hate speech, and propaganda are seen as the front line of a reactionary populist upsurge threatening liberal democracy. Once held back by democratic institutions, the bad stuff is now sluicing through a digital breach with the help of irresponsible tech companies. Stanching the torrent of fake news has become a trial by which the digital giants can prove their commitment to democracy. The effort has reignited a debate over the role of mass communication that goes back to the early days of radio.

    The debate around radio at the time of “The War of the Worlds” was informed by a similar fall from utopian hopes to dystopian fears. Although radio can seem like an unremarkable medium—audio wallpaper pasted over the most boring parts of your day—the historian David Goodman’s book “Radio’s Civic Ambition: American Broadcasting and Democracy in the 1930s” makes it clear that the birth of the technology brought about a communications revolution comparable to that of the Internet. For the first time, radio allowed a mass audience to experience the same thing simultaneously from the comfort of their homes. Early radio pioneers imagined that this unprecedented blurring of public and private space might become a sort of ethereal forum that would uplift the nation, from the urban slum dweller to the remote Montana rancher. John Dewey called radio “the most powerful instrument of social education the world has ever seen.” Populist reformers demanded that radio be treated as a common carrier and give airtime to anyone who paid a fee. Were this to have come about, it would have been very much like the early online-bulletin-board systems where strangers could come together and leave a message for any passing online wanderer. Instead, in the regulatory struggles of the twenties and thirties, the commercial networks won out.

    Corporate networks were supported by advertising, and what many progressives had envisaged as the ideal democratic forum began to seem more like Times Square, cluttered with ads for soap and coffee. Rather than elevating public opinion, advertisers pioneered techniques of manipulating it. Who else might be able to exploit such techniques? Many saw a link between the domestic on-air advertising boom and the rise of Fascist dictators like Hitler abroad.

    Today, when we speak about people’s relationship to the Internet, we tend to adopt the nonjudgmental language of computer science. Fake news was described as a “virus” spreading among users who have been “exposed” to online misinformation. The proposed solutions to the fake-news problem typically resemble antivirus programs: their aim is to identify and quarantine all the dangerous nonfacts throughout the Web before they can infect their prospective hosts. One venture capitalist, writing on the tech blog Venture Beat, imagined deploying artificial intelligence as a “media cop,” protecting users from malicious content. “Imagine a world where every article could be assessed based on its level of sound discourse,” he wrote. The vision here was of the news consumers of the future turning the discourse setting on their browser up to eleven and soaking in pure fact. It’s possible, though, that this approach comes with its own form of myopia. Neil Postman, writing a couple of decades ago, warned of a growing tendency to view people as computers, and a corresponding devaluation of the “singular human capacity to see things whole in all their psychic, emotional and moral dimensions.” A person does not process information the way a computer does, flipping a switch of “true” or “false.” One rarely cited Pew statistic shows that only four per cent of American Internet users trust social media “a lot,” which suggests a greater resilience against online misinformation than overheated editorials might lead us to expect. Most people seem to understand that their social-media streams represent a heady mixture of gossip, political activism, news, and entertainment. You might see this as a problem, but turning to Big Data-driven algorithms to fix it will only further entrench our reliance on code to tell us what is important about the world—which is what led to the problem in the first place. Plus, it doesn’t sound very fun.

    In recent times, Donald Trump supporters are the ones who have most effectively applied Grierson’s insight to the digital age. Young Trump enthusiasts turned Internet trolling into a potent political tool, deploying the “folk stuff” of the Web—memes, slang, the nihilistic humor of a certain subculture of Web-native gamer—to give a subversive, cyberpunk sheen to a movement that might otherwise look like a stale reactionary blend of white nationalism and anti-feminism. As crusaders against fake news push technology companies to “defend the truth,” they face a backlash from a conservative movement, retooled for the digital age, which sees claims for objectivity as a smoke screen for bias.

    For conservatives, the rise of online gatekeepers may be a blessing in disguise. Throwing the charge of “liberal media bias” against powerful institutions has always provided an energizing force for the conservative movement, as the historian Nicole Hemmer shows in her new book, “Messengers of the Right.” Instead of focussing on ideas, Hemmer focusses on the galvanizing struggle over the means of distributing those ideas. The first modern conservatives were members of the America First movement, who found their isolationist views marginalized in the lead-up to the Second World War and vowed to fight back by forming the first conservative media outlets. A “vague claim of exclusion” sharpened into a “powerful and effective ideological arrow in the conservative quiver,” Hemmer argues, through battles that conservative radio broadcasters had with the F.C.C. in the nineteen-fifties and sixties. Their main obstacle was the F.C.C.’s Fairness Doctrine, which sought to protect public discourse by requiring controversial opinions to be balanced by opposing viewpoints. Since attacks on the mid-century liberal consensus were inherently controversial, conservatives found themselves constantly in regulators’ sights. In 1961, a watershed moment occurred with the leak of a memo from labor leaders to the Kennedy Administration which suggested using the Fairness Doctrine to suppress right-wing viewpoints. To many conservatives, the memo proved the existence of the vast conspiracy they had long suspected. A fund-raising letter for a prominent conservative radio show railed against the doctrine, calling it “the most dastardly collateral attack on freedom of speech in the history of the country.” Thus was born the character of the persecuted truthteller standing up to a tyrannical government—a trope on which a billion-dollar conservative-media juggernaut has been built.

    The online tumult of the 2016 election fed into a growing suspicion of Silicon Valley’s dominance over the public sphere. Across the political spectrum, people have become less trusting of the Big Tech companies that govern most online political expression. Calls for civic responsibility on the part of Silicon Valley companies have replaced the hope that technological innovation alone might bring about a democratic revolution. Despite the focus on algorithms, A.I., filter bubbles, and Big Data, these questions are political as much as technical.

    #Démocratie #Science_information #Fake_news #Regulation


  • Satanic Temple Unveils 8.5-Foot Bronze Baphomet Statue At Arkansas State Capitol Protest - Geekologie
    https://geekologie.com/2018/08/satanic-temple-unveils-85-foot-bronze-ba.php

    In protest of Senator Jason Rapert’s successful campaign to install a Ten Commandments statue on the Arkansas State Capitol grounds in Little rock, the Satanic Temple recently unveiled an 8.5-foot bronze statue of Baphomet on the stairs of the Capitol during their “Rally for the First Amendment”, which more than 100 protesters and counter-protesters attended, presumably because the bars in Little Rock didn’t open until later:

    The Satanic Temple is suing the Federal Government for the right to permanently install the statue on the Capitol grounds, arguing that since the Capitol has a Ten Commandments monument, other religions must be allowed to display their symbols there, too.

    A group of Christians also attended the rally, and those interviewed by KATV were articulate and respectful of the Satanists and their statue. “God loves them, and we love them,” said one. “These people are here in support of their beliefs, and I’m here in support of mine,” said another. “Fortunately we live in a country that allows freedom of speech, freedom of religion. I may not necessarily agree with their faith, but I respect it.”

    #religion #satanisme


  • Découverte du plus ancien et le plus grand cimetière monumental d’Afrique orientale. ... des mégalithes en Afrique.
    20 août 2018

    Une équipe internationale, comprenant des chercheurs de l’université Stony Brook et de l’institut Max Planck pour la science de l’histoire humaine, a trouvé le plus ancien et le plus grand cimetière monumental d’Afrique orientale. Le site de Lothagam North Pillar été construit il y a 5 000 ans par les premiers pasteurs vivant autour du lac Turkana, au Kenya. On pense que ce groupe a eu une société égalitaire, sans hiérarchie sociale stratifiée. Ainsi, leur construction d’un projet public aussi vaste contredit des récits de longue date sur les sociétés complexes du début, qui suggèrent qu’une structure sociale stratifiée est nécessaire pour permettre la construction de grands bâtiments publics ou de monuments.

    (résumé de ScienceDaily).

    Le site était un cimetière construit et utilisé pendant plusieurs siècles, il y a environ 5 000 à 4 300 ans. Les premiers éleveurs ont construit une plate-forme d’environ 30 mètres de diamètre et ont creusé une grande cavité dans le centre pour enterrer leurs morts. Après que la cavité ait été remplie et recouverte de pierres, les constructeurs ont posé de grands piliers de mégalithes, dont certains provenaient d’un kilomètre de distance. Des cercles de pierre et des cairns ont été ajoutés à proximité. Un minimum estimé à 580 individus était densément enterré dans la cavité centrale du site. Les hommes, les femmes et les enfants d’âges différents, des nourrissons aux personnes âgées, ont tous été enterrés dans la même zone, sans qu’aucune sépulture particulière ne soit traitée avec un traitement spécial. De plus, essentiellement tous les individus étaient enterrés avec des ornements personnels et la distribution des ornements était à peu près égale dans tout le cimetière. Ces facteurs indiquent une société relativement égalitaire sans forte stratification sociale.

    Une société égalitaire capable de construire d’importants monuments permanents.

    Historiquement, les archéologues ont théorisé que les gens construisaient des monuments permanents pour rappeler une histoire, des idéaux et une culture communs, lorsqu’ils avaient établi une société agricole sédentaire et socialement stratifiée avec des ressources abondantes et un leadership fort. On pensait qu’une structure politique et des ressources pour la spécialisation étaient des conditions préalables à la construction de monuments. Les monuments anciens ont donc été considérés auparavant comme des indicateurs fiables de sociétés complexes ayant des classes sociales différenciées. Cependant, le cimetière de Lothagam Nord a été construit par des pasteurs mobiles qui ne montrent aucune preuve d’une hiérarchie sociale rigide. « Cette découverte remet en cause les idées antérieures sur la monumentalité », explique Elizabeth Sawchuk de l’Université Stony Brook et l’Institut Max Planck pour la science de l’histoire humaine. « En l’absence d’autres preuves, Lothagam North fournit un exemple de monumentalité qui n’est pas manifestement liée à l’émergence de la hiérarchie, nous obligeant à considérer d’autres récits de changement social. »

    Cette découverte est cohérente avec des exemples similaires existant ailleurs en Afrique et sur d’autres continents dans lesquels de grandes structures monumentales ont été construites par des groupes jugés égalitaires dans leur organisation sociale. Cette recherche a le potentiel de remodeler les perspectives mondiales sur la façon dont - et pourquoi - de grands groupes de personnes s’unissent pour former des sociétés complexes.

    Dans ce cas, il semble que Lothagam North ait été construit pendant une période de profond changement. Le pastoralisme venait d’être introduit dans le bassin de Turkana et les nouveaux arrivants arrivant avec des moutons, des chèvres et du bétail auraient rencontré divers groupes de pêcheurs-chasseurs-cueilleurs vivant déjà autour du lac. En outre, les nouveaux arrivants et les habitants ont été confrontés à une situation environnementale difficile, les précipitations annuelles ayant diminué pendant cette période et le lac Turkana ayant diminué de près de 50%. Les premiers éleveurs ont peut-être construit le cimetière comme un lieu où les gens se rassemblent pour former et entretenir des réseaux sociaux capables de faire face aux grands changements économiques et environnementaux.

    « Les monuments ont peut-être servi de lieu de rassemblement, de resserrement des liens sociaux et de renforcement de l’identité communautaire », déclare Anneke Janzen, également de l’Institut Max Planck pour la science de l’histoire humaine. « L’échange d’informations et l’interaction par le biais de rituels partagés ont peut-être aidé les éleveurs mobiles à naviguer dans un paysage physique en pleine mutation. » Après plusieurs siècles, le pastoralisme s’est enraciné et le niveau des lacs s’est stabilisé. C’est à cette époque que le cimetière a cessé d’être utilisé.
    (...).

    #Préhistoire #Néolithique #pratiques_funéraires #mégalithes #5000BP #Afrique #Turkana
    #Stony_Brook_University #Max_Planck_Institute

    Elisabeth A. Hildebrand, Katherine M. Grillo, Elizabeth A. Sawchuk, Susan K. Pfeiffer, Lawrence B. Conyers, Steven T. Goldstein, Austin Chad Hill, Anneke Janzen, Carla E. Klehm, Mark Helper, Purity Kiura, Emmanuel Ndiema, Cecilia Ngugi, John J. Shea, Hong Wang. A monumental cemetery built by eastern Africa’s first herders near Lake Turkana, Kenya. Proceedings of the National Academy of Sciences, 2018; 201721975 DOI: 10.1073/pnas.1721975115

    Massive Monumental Cemetery Near Lake Turkana | Max Planck Institute for the Science of Human History
    http://www.shh.mpg.de/1030272/lake-turkana


  • Pourquoi l’Homme (Homo Sapiens) est le dernier homininé ?
    Quand une étude du Max-Planck Institute publiée dans Nature (https://doi.org/10.1038/s41562-018-0394-4) renvoie les autres à leurs études...

    Homo sapiens a développé une nouvelle niche écologique qui le sépare des autres homininés .

    Une nouvelle étude soutient que la plus grande caractéristique de notre espèce n’est pas le « symbolisme » ou le changement cognitif spectaculaire, mais plutôt sa position écologique unique en tant que « spécialiste généraliste » mondial . Elle suggère que les recherches sur les plus ancienne traces matérielles de « l’art », du « langage » ou « complexité » technologique pour comprendre ce qui rend nos espèces uniques sur le plan écologique devraient être mise de côté.

    L’étude critique des ensembles de données archéologiques et paléoenvironnementales croissantes concernant les dispersions d’homininés au Moyen et au Pléistocène supérieur (300-12 mille ans) en Afrique et au-delà, publiée dans Nature Human Behavior, montre des adaptations et des environnements uniques pour l’Homo sapiens. des hominines coexistantes telles que l’Homo neanderthalensis et l’Homo erectus. La capacité de notre espèce à occuper des contextes divers et « extrêmes » dans le monde contraste nettement avec les adaptations écologiques d’autres taxons d’hominium et pourrait expliquer comment notre espèce est devenue le dernier hominine survivant de la planète.

    Contrairement à nos ancêtres et à nos parents contemporains, notre espèce a non seulement colonisé une diversité d’environnements difficiles, notamment les déserts, les forêts tropicales humides, les zones de haute altitude et le paléoarctique, mais elle se spécialise également à certains de ces extrêmes.

    Bien que tous les homininés qui constituent le genre Homo soient souvent qualifiés d’ « humains » dans les milieux universitaires et publics, ce groupe évolutif, apparu en Afrique il y a environ 3 millions d’années, est très diversifié. Certains membres du genre Homo (à savoir Homo erectus) étaient arrivés en Espagne, en Géorgie, en Chine et en Indonésie il y a un million d’années. Pourtant, les informations existantes provenant d’animaux fossiles, de plantes anciennes et de méthodes chimiques suggèrent toutes que ces groupes ont suivi et exploité des mosaïques environnementales de forêts et de prairies. Il a été avancé que l’Homo erectus et le « Hobbit », ou Homo floresiensis, utilisaient des habitats de forêts tropicales humides humides et pauvres en ressources en Asie du Sud-Est, depuis 1 million d’années, jusqu’à 100 000 - 50 000 ans. Cependant, les auteurs n’ont trouvé aucune preuve fiable à cet égard.

    On a également soutenu que nos plus proches parents hominiens, Homo Neanderthalensis - ou les Néandertaliens - étaient spécialisés dans l’occupation des hautes latitudes d’Eurasie entre 250 000 et 40 000 ans.
    Pour comprendre cela, on a avancé une forme de visage potentiellement adaptée aux températures froides et une chasse axée sur les gros animaux tels que les mammouths laineux. Néanmoins, une revue des preuves a amené les auteurs à conclure que les Néandertaliens exploitaient principalement une diversité d’habitats forestiers et herbagers et chassaient une diversité d’animaux, dans des températures allant du nord de l’Eurasie à la Méditerranée.

    Contrairement à ces autres membres du genre Homo, notre espèce - Homo sapiens - s’est étendue à des niches plus élevées que ses prédécesseurs et contemporains hominiens il y a 80 à 50 000 ans et a colonisé rapidement, il y a au moins 45 000 ans, des environnements paléoarctiques jusqu’aux forêts tropicales humides en Asie, en Mélanésie et dans les Amériques.

    Trouver les origines de cette « plasticité » écologique, ou la possibilité d’occuper un certain nombre d’environnements très différents, reste actuellement difficile en Afrique, particulièrement vers (...) 300-200 000 ans [début d’Homo Sapiens]. Cependant, les auteurs soutiennent qu’il y a des indices tentants quant à une association entre de nouveaux contextes environnementaux (...) et des changements technologiques, en Afrique, juste après cette période.

    Mais les travaux restent à faire...

    Le Dr Patrick Roberts, suggère que « bien que l’accent soit mis sur la recherche de nouveaux fossiles ou la caractérisation génétique de notre espèce et de ses ancêtres, qui ont contribué à brouiller le calendrier et l’emplacement des spécifications de l’homininés, ces efforts sont largement silencieux sur les divers contextes environnementaux de la sélection bioculturelle.

    L’une des principales nouvelles affirmations des auteurs est que la preuve de l’occupation humaine d’une grande diversité de milieux environnementaux sur la plupart des continents de la Terre par le Pléistocène tardif suggère une nouvelle niche écologique, celle du « spécialiste généraliste ».

    Comme le dit Roberts, « une dichotomie écologique traditionnelle existe entre les« généralistes », qui peuvent utiliser diverses ressources et vivent dans diverses conditions environnementales, et les« spécialistes », dont le régime alimentaire est limité et la tolérance environnementale étroite.

    Cependant, Homo sapiens fournit des preuves de populations « spécialisées », telles que les forestiers des forêts tropicales de montagne ou les chasseurs de mammouths paléoarctiques, existant dans ce qui est traditionnellement défini comme une espèce « généraliste ».

    Cette capacité écologique pourrait avoir été favorisée par une coopération poussée entre des individus non apparentés parmi les Homo Sapiens du Pléistocène, affirme le Dr Brian Stewart, co-auteur de l’étude. « Le partage des aliments non familiers, les échanges à longue distance et les relations rituelles auraient permis aux populations de s’adapter de façon réflexive aux fluctuations climatiques et environnementales locales et de supplanter et remplacer d’autres espèces d’hominines . (...)

    Les auteurs sont clairs sur le fait que cette proposition reste hypothétique et pourrait être contredite par des preuves de l’utilisation d’environnements « extrêmes » par d’autres membres du genre Homo. Cependant, tester la niche de « spécialiste généraliste » chez notre espèce encourage la recherche dans des environnements plus extrêmes, auparavant négligés comme imprévisibles pour les travaux paléoanthropologiques et archéologiques, notamment le désert de Gobi et la forêt amazonienne.

    L’expansion de ces recherches est particulièrement importante en Afrique, berceau évolutif de l’Homo sapiens, où des données archéologiques et environnementales plus détaillées datant de 300 à 200 000 ans deviennent de plus en plus essentielles pour suivre les capacités écologiques des premiers humains.

    Il est également clair que des preuves de plus en plus nombreuses de croisements d’hominidés et d’une origine anatomique et comportementale complexe de notre espèce en Afrique mettent en évidence que les archéologues et les paléoanthropologues devraient se concentrer sur les associations environnementales des fossiles. " Bien que nous soyons souvent excités par la découverte de nouveaux fossiles ou génomes, nous devons peut-être réfléchir plus en détail aux implications comportementales de ces découvertes et accorder plus d’attention à ce que ces nouvelles découvertes nous apprennent sur le dépassement des seuils écologiques. " dit Stewart. (..).

    Le test de cette hypothèse devrait ouvrir de nouvelles perspectives de recherche et, si elle est correcte, de nouvelles perspectives quant à savoir si le « spécialiste généraliste » continuera d’être un succès adaptatif face aux problèmes croissants de durabilité et de conflit environnemental.

    #Préhistoire #Paléolithique
    #Patrick_Roberts #Brian_Stewart
    #Evolution #Paléoclimat #paléoenvironnement
    #Max_Planck_Institute

    Homo sapiens developed a new ecological niche that separated it from other hominins | Max Planck Institute for the Science of Human History
    http://www.shh.mpg.de/1021619/general-specialist-homo-sapiens


  • L’enfer des Jupiters ultra-chauds, ces exoplanètes où il fait 4 000 °C

    https://www.lemonde.fr/cosmos/article/2018/08/19/l-enfer-deroutant-des-jupiters-ultra-chauds_5344024_1650695.html

    Deux études décrivent des exoplanètes géantes presque collées à leur étoile, dont la météo inédite pourrait compter de la neige de fer ou des grêlons de rubis.

    Dans le Système solaire, deux planètes enregistrent des températures fort élevées : Vénus, avec ses 462 °C de moyenne – conséquence d’un affolant effet de serre –, et ­Mercure, l’astre le plus proche du Soleil, qui subit des pointes à plus de 420 °C. La tentation s’avère donc grande de qualifier ce duo d’infernal. Pourtant, l’enfer est ailleurs. Mercure et Vénus connaissent des conditions presque agréables si on les compare à celles d’exoplanètes de l’extrême, les ­Jupiters ultra-chauds, auxquels deux études viennent d’être consacrées. La première, internationale, a été publiée par Nature le 16 août, tandis que la seconde, franco-américaine, le sera par Astronomy & Astrophysics.

    Coauteur du premier de ces articles, David Ehrenreich, professeur associé à l’université de Genève, explique qu’« il n’existe pas encore de définition bien arrêtée de ce qu’est un Jupiter ultra-chaud. ­Disons qu’il s’agit d’une extension de la catégorie des Jupiters chauds, qui sont les premières exoplanètes que l’on a détectées. Celles-ci sont des géantes gazeuses dont la masse va de celle de Saturne à plusieurs fois celle de Jupiter et qui se trouvent tellement près de leur étoile qu’elles reçoivent plusieurs centaines de fois à un millier de fois l’ensoleillement de la Terre. » A titre de comparaison, Mercure recueille sept fois l’ensoleillement de notre planète.

    L’EXOPLANÈTE BAPTISÉE KELT-9B « REÇOIT 45 000 FOIS L’ENSOLEILLEMENT DE LA TERRE », SELON DAVID EHRENREICH, DE L’UNIVERSITÉ DE GENÈVE.

    « Récemment, poursuit David Ehrenreich, on a découvert des objets qui reçoivent plusieurs milliers de fois l’ensoleillement de la Terre, les Jupiters ultra-chauds. » Comme le résume Vivien Parmentier, chercheur au Laboratoire d’astrophysique de ­Marseille et premier auteur de l’étude à paraître dans Astronomy & Astrophysics, sur les Jupiters ­ultra-chauds, qui présentent toujours la même face à leur étoile, comme le fait la Lune avec la Terre, « l’atmosphère du côté éclairé dépasse les 2 000 °C ».

    Dans cette nouvelle « espèce » d’exoplanètes, il y a un monstre, qui fait l’objet de l’article de Nature. Baptisé KELT-9b, « cet objet reçoit 45 000 fois l’ensoleillement de la Terre, souligne David Ehrenreich. Il est complètement isolé dans la catégorie, aucune autre planète ne s’en approche. En fait, il ne devrait pas exister… » Situé à 650 années-lumière de nous, dans la constellation du Cygne, KELT-9b accompagne une grande étoile dont la surface est chauffée à plus de 10 000 °C, soit près de deux fois plus que la température de surface du Soleil.

    « Laboratoires de l’extrême »

    Trente fois plus proche de son étoile que la Terre ne l’est de la sienne, cette exoplanète en fait le tour en seulement un jour et demi. « Si on se trouvait à sa surface, imagine David Ehrenreich, la taille apparente de son étoile dans le ciel serait 70 fois plus grosse que celle du Soleil vu depuis la Terre… » Avec un fourneau aussi puissant et aussi proche, KELT-9b enregistre une température de plus de 4 000 °C sur sa face éclairée, des conditions si dantesques que même les molécules de l’atmosphère n’y résistent pas et voient leurs liens se briser. L’étude de ­Nature rapporte ainsi avoir détecté du fer et du titane à l’état atomique dans l’atmosphère de cet astre.

    « Les Jupiter ultra-chauds sont des laboratoires de l’extrême de physique et de chimie atmosphériques », s’enthousiasme David Ehrenreich. Vivien Parmentier abonde : « Ils n’ont pas les nuages qui, sur les planètes moins chaudes, nous empêchent de quantifier correctement les molécules présentes. Or, connaître ces abondances nous permet de comprendre où ces planètes se sont formées » dans le disque de matière originel, avant de migrer près de leur étoile.

    LES CHERCHEURS IMAGINENT, CÔTÉ NUIT, DES PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUES EXOTIQUES, COMME DE LA NEIGE, DU GIVRE OU DES GRÊLONS… DE RUBIS.

    Ces exoplanètes sont le théâtre de phénomènes déroutants. Ainsi, lorsqu’ils sont partis à la recherche de vapeur d’eau sur la partie éclairée des Jupiters ultra-chauds, les astrophysiciens ne l’ont pas trouvée. « Cela a suscité beaucoup de questions, se rappelle Vivien Parmentier. On a d’abord pensé que ces planètes devaient être riches en carbone dont les atomes capturaient tout l’oxygène pour donner du monoxyde de carbone : il ne restait donc plus d’oxygène pour faire de l’eau. En fait, tout le monde s’est planté parce qu’on n’appliquait pas les bons modèles et qu’on avait oublié des choses pourtant connues depuis le XIXe siècle », à savoir que les molécules d’eau étaient brisées sous l’effet de la chaleur intense.

    On s’est d’ailleurs aperçu ensuite qu’elles étaient bel et bien présentes à la frontière entre les parties jour et nuit des Jupiters ultra-chauds. En effet, sous l’impulsion de vents supersoniques, les éléments présents dans l’atmosphère de ces corps circulent. En passant dans la partie non éclairée et beaucoup moins chaude de l’exoplanète, ils peuvent se recombiner et les molécules d’eau se ­reformer avant d’être de nouveau démolies quand elles arrivent côté jour. Les chercheurs imaginent même que, côté nuit, peuvent survenir des phénomènes météorologiques exotiques, comme de la neige, du givre ou des grêlons non pas d’eau mais de fer, de silicates ou… de rubis.




    • Ces features, ce sont les features Opentype, que tu trouvera dans toutes les bonnes docs Opentype. Mais effectivement, la petite liste est pratique.

      En revanche, attention : les créateurs de police n’ont rigoureusement aucune obligation d’intégrer telle ou telle feature dans leur police. Du coup, ce n’est pas parce que tu actives une feature que ça va faire quoi que ce soit : il faut aussi (surtout ?) qu’elle soit présente dans la police.

      Par exemple, si tu décides d’activer « onum » (chiffres oldstyle), si la police n’a pas cette feature, ça ne fera rigoureusement rien. La difficulté, c’est donc qu’il faut que tu saches, pour la police que tu es en train d’utiliser, quels sont les features dont elle dispose (et encore : tu ne sais pas forcément ce que fait cette feature spécifique – par exemple si tu actives les ligatures spécifiques « dlig », si tu n’as pas la doc de la police, tu risques de ne même pas savoir quelles sont les ligatures qui ont été implémentées pour cette police-là).


  • Beat Generation, le chœur des femmes
    http://next.liberation.fr/livres/2018/08/15/beat-generation-le-choeur-des-femmes_1672793

    Ainsi donc elles étaient quand même là. Et la Beat Generation n’était pas le cénacle masculin - et macho - que la légende a fabriqué autour des seules figures de Kerouac, Ginsberg et Burroughs. Dans une nécessaire et passionnante anthologie, Annalisa Marí Pegrum et Sébastien Gavignet ont réuni et traduit des dizaines de poèmes d’auteures inconnues qui faisaient - de très près ou d’un peu plus loin - partie du mouvement qui a révolutionné les lettres américaines dans les années 60.

    Qui connaît Elise Cowen, homosexuelle rebelle suicidée à 28 ans ? Mary Norbert Körte, qui quitte son couvent après avoir assisté à une conférence de Ginsberg ? Joanne Kyger, dont l’écriture est marquée par les expériences de prises de stupéfiants et le bouddhisme ? Diane di Prima, arrêtée par le FBI pour obscénité en raison de ses écrits ? Hettie Jones, juive qui se marie en 1958 - premier scandale - dans un temple bouddhiste avec - deuxième scandale - un artiste afro-américain, LeRoi Jones ?

    Dans les années 50 et 60, ces femmes ont partagé les expériences ou la vie de ceux que l’histoire littéraire a seulement retenus. Comme eux, leurs textes sont marqués par toutes les caractéristiques de la Beat Generation : une langue hachée influencée autant par les rythmes du jazz que par la prise de drogues diverses, une crudité dans la description de la sexualité, un goût pour le voyage et une quête spirituelle.

    Mais elles ont quelque chose en plus : rebelles, elles le sont aussi en tant que femmes dans une société américaine encore alors très globalement sexiste. Certes, les écrivains connus de la Beat Generation cassent les codes littéraires et donnent à lire leurs errements et leurs fantasmes, mais il était autrement plus révolutionnaire d’écrire au début des années 60 un poème comme « J’ai mes règles » (Diane di Prima) ou « Poème Dieu/Amour » (qui fut d’ailleurs censuré pour obscénité) dans lequel Leonore Kandel écrit en 1966 : « Ta bite s’élève et palpite dans mes mains / une révélation / comme en vécut Aphrodite. » Quelle femme écrivain décrit aussi crûment le désir féminin à la même période ?

    Voilà qui explique l’absence totale de postérité de ces femmes, relativement peu éditées à l’époque et encore moins rééditées. « L’art restait l’apanage des hommes », écrivent Annalisa Marí Pegrum et Sébastien Gavignet, qui prennent le soin d’accompagner leur recueil d’une biographie succincte de chacune des dix poètes. « Les femmes, elles, étaient avant tout les gardiennes du foyer, les concubines, ou bien les petites mains qui restaient à l’œuvre derrière les "grands" hommes. De façon consciente ou inconsciente, sous les poids des attentes de la société, elles ont laissé leur place. » Parfois elles ont été simplement censurées. Après la mort d’Elise Cowen en 1962, ses proches choqués brûlent ses poèmes. Il n’en subsiste plus aujourd’hui qu’un carnet, publié seulement en 2014. Extrait : « Je voulais une chatte de plaisir doré / plus pure que l’héroïne / A l’intérieur de laquelle t’honorer / Un cœur assez grand pour t’enlever / tes chaussures & étendre / L’anatomie de l’Amour. »
    Guillaume Lecaplain

    Sébastien Gavignet et Annalisa Marí Pegrum (dir.) Beat Attitude, femmes poètes de la Beat Generation Editions Bruno Doucey, 208 pp., 20 €.

    #historicisation #femmes #sexisme #beat_generation


  • La typographie du mal _ Stéphane Baillargeon - 16 Aout 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/534580/la-typo-gothique-n-a-pas-reussi-sa-redemption-apres-1945

    Les polices de caractères ont souvent une histoire étonnante dans laquelle s’entremêlent enjeux graphiques, économiques et sociopolitiques. Dernier texte d’une série estivale consacrée au sujet.

    Le traitement de texte Word, de très, très loin le plus populaire du monde, propose des dizaines de polices de caractères — le Brunel Poster, le Tahoma, le Verdana et l’Optima —, mais pas le gothique, qui ne fait pas partie du lot de base. Normal. Qui en voudrait ? Qui s’en servirait ? Ce que les Anglais appellent la « black letter » et les Allemands, l’écriture brisée ou fracturée (Gebrochene Schrift ou Frakturschrift) a pratiquement disparu de l’usage courant.

    La typo caractéristique, avec ses arcs rompus, ne survit que dans les logos d’anciennes compagnies (Seagram) et de très vieux journaux (The New York Times), sur les pochettes de disque de groupes de musique métal et les écussons de clubs de méchants motards.

    C’est un peu beaucoup la faute aux nazis. Le gothique est sorti exsangue de la Seconde Guerre mondiale, mais pas exactement pour les raisons que l’on pourrait croire. Les virages abrupts ne manquent pas avec cette manière d’écrire…

    Antiqua-Fraktur
    En Allemagne, les caractères de l’écriture fracturée (la Fraktur en allemand) ont été en concurrence avec l’écriture dite latine ou antique (l’Antiqua) bien avant 1933. L’opposition reposait sur des fondements politico-idéologiques multicentenaires.

    Sur son passionnant site http://j.poitou.free.fr/pro/html/ltn/gothique-a.html consacré aux langages, aux écritures et aux typographies, le professeur d’études germaniques Jacques Poitou rappelle que Luther exigeait les lettres gothiques pour sa traduction en allemand de la bible, laissant les formes latines aux textes en latin. Gutenberg a donc imprimé en Textura http://www.gutenbergdigital.de/bibel.html# (une variante gothique du XIVe siècle) ses premiers exemplaires du Livre.

    Au contraire, les frères Grimm, pourtant folkloristes à souhait, n’avaient que de mauvais mots pour cette typographie dite nationale. Ils la trouvaient « informe et laide », « dégénérée et sans goût ».

    Les Allemands parlent de la Schriftenstreit ou de l’Antiqua-Fraktur-Streit. Cette querelle (Streit) s’est amplifiée après l’unification de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.

    Pour les nationalistes, l’Antiqua « vide et creuse » symbolisait tout ce qui était étranger. La « profondeur » de la Fraktur devenait une spécificité nationale. Otto von Bismarck aurait refusé un livre qui n’était pas publié en gothique.

    Au contraire, une société pour l’ancienne écriture (Verein für Altschrift) a tenté à partir de 1885 de favoriser dans l’empire allemand l’expansion de l’écriture latine dominante dans le monde depuis la Renaissance. L’ancienne manière était à l’évidence la plus moderne. Le Reichtag a voté contre cette proposition en 1911.

    Une révolution culturelle
    Les nazis ont plongé dans la controverse politicotypographique. Dans un essai récent intitulé La révolution culturelle nazie (Gallimard), l’historien Johann Chapoutot expose la cohérence intellectuelle et rationnelle du projet hitlérien. Cette révolution conservatrice préconise un retour aux origines en s’appuyant sur les notions de la race, du sang et de la terre.

    Dans cette conception du monde, la communauté prime l’individu et la lutte pour la préservation du peuple germanique se fait en préservant les traits intrinsèques fantasmés tout en combattant à mort les supposées menaces extérieures biologiques, intellectuelles ou culturelles. Tous les éléments de la vie passent au tamis sombre, de l’histoire à la géographie, de l’art à l’éthique. Le professeur Chapoutot cite le juriste nazi Hans Frank qui modifie l’impératif catégorique universel de Kant avec cette formule : « Agis de telle sorte que le Führer, s’il prenait connaissance de ton acte, l’approuverait. »

    L’écriture est donc aussi enrôlée dans la révolution culturelle. Le gothique est célébré comme distinction graphique du peuple aryen. Les SS en pincent aussi pour l’alphabet runique. L’État militaire et totalitaire a trouvé sa police. Un décret de 1934 interdit aux éditeurs juifs d’utiliser la Fraktur. Le nombre d’ouvrages en allemand imprimés dans cette fonte passe de 5 % avant 1933 à près de 50 % en 1935. Mein Kampf, livre programmatique du Führer, est publié avec les caractères fracturés.

    Cette position change radicalement après le début de la Seconde Guerre mondiale. Les nazis se rendent à l’évidence que le reste de l’Europe utilise l’Antiqua. La propagande doit donc délaisser la Fraktur pour rejoindre les peuples conquis, habitués aux styles latins depuis des siècles.

    Dès mars 1940, Berlin décide que les publications préparées pour le Reich doivent se faire dans l’antique manière. Le 3 janvier 1941, la chancellerie publie un décret décrivant le gothique comme une « écriture juive », une de ses versions datant du Moyen Âge, la Schwabacher.

    Le 10 janvier, un communiqué de presse explique ainsi la décision : « Un peuple qui a l’ambition d’être une puissance mondiale doit avoir une écriture qui permette à tous les peuples d’étudier la langue allemande, sans qu’une prétendue écriture nationale les en empêche. »

    Folklorique
    Le pouvoir interdit aussi aux écoles d’enseigner la Sütterlin, une forme cursive dérivée de la Fraktur. Cette calligraphie inventée en Prusse en 1915 est remplacée par la Normalschrift, en fait la cursive latine qu’apprennent encore les écoliers allemands, comme tous les Européens.

    Dans les faits, le virage idéologico-typographique n’empêche pas le gothique de continuer une partie de sa vie enténébrée dans le IIIe Reich, bien qu’à moindre échelle. Der Stürmer, torchon antisémite de Julius Streicher, condamné du procès de Nuremberg, est publié avec les fontes cassantes jusqu’à son dernier exemplaire en 1945. D’autres journaux, comme le Berliner Morgenpost, mélangent les deux caractères : les titres en Fraktur et les sous-titres en Antiqua.

    L’Allemagne conquise va poursuivre un temps dans cette situation de « double écriture ». Dans les zones occupées, les consignes alliées s’affichent en style latin tandis que le nom des rues demeure en gothique. À la longue, la Fraktur a toutefois pris un sens folklorique, par exemple en publicité pour exprimer une idée de tradition. Une seule lettre a réussi son transfert d’une manière à l’autre, le eszett (ß), équivalent d’un double S.

    Pour le reste, la vieille police quasi millénaire ne s’est pas remise de l’association ambiguë avec le régime totalitaire. Dans l’imaginaire occidental, le gothique est en partie devenu la typographie du mal…

    _ D’une écriture à l’autre
    Le théologien Alcuin (mort en 804) encouragea la copie de nombreux manuscrits en utilisant une nouvelle écriture cursive ronde et régulière, la minuscule Caroline (nommée en l’honneur de l’empereur Charlemagne), qui s’imposa vite dans toute l’Europe. L’écriture gothique et ses tracés anguleux entrent en concurrence à partir du tournant de l’an 1000. Elle imite, ou en tout cas rappelle, l’arc brisé en architecture et devient l’écriture moyenâgeuse par excellence. Plusieurs manières gothiques se succèdent : primitive (jusqu’au XIIIe siècle) ; textura (XIIIe et XIVe siècles) ; rotunda (XIVe et XVe) ; bâtarde ou Schwabacher (XVe siècle) ; puis Fraktur (XVIe), qui va finir par désigner tous les gothiques allemands par opposition aux écritures latines (ou Antiqua). En langue allemande, tous ces styles sont des écritures brisées (Gebrochen Schriften), tandis que seule la textura est désignée comme « Gothische Schrift ».

    #Imprimerie #Police de #Caractère #Gothique #Histoire #livre #médias #littérature #art #typographique #typographie #mise_en_page #Lay_out #Allemagne


  • Partage des tâches ménagères : SOYONS DES MEGERES !
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2018/08/01/partage-des-taches-menageres-soyons-des-

    Parce qu’on nous a construit la figure de la mégère, cette espèce d’horrible femme qui est laide, qui est méchante, qui n’aime pas les autres et qui râle tout le temps. Mais en fait, si on réfléchit au personnage de la mégère, c’est un personnage positif, qu’il faudrait réintégrer : c’est juste quelqu’un qui dit : « non, il n’y a pas de raison que je fasse tout ! » Et l’égoïsme de la mégère, il faut qu’on en parle, il faut qu’on arrête de nous menacer avec ce cliché de vieille sorcière. C’est très bien, s’il faut être une mégère pour se faire respecter, soyons des mégères ! Une histoire d’amour peut survivre à une discussion sur les tâches ménagères.

    #megerisme

    • C’est un beau témoignage sur l’acceptabilité, sur comment on peut supporter l’injustice. Parce qu’on est prises dans tout un monde d’injonctions (paradoxales), de craintes (d’être quittées, la fin du monde) et d’attentes à ne pas décevoir, surtout pas. Les mecs qui sont contents, satisfaits d’être en couple, devraient lire ça...

      Ma première erreur, et ça même avant d’avoir des enfants, ça a été de croire que j’étais à égalité avec les hommes. C’était faux, c’était une illusion, je ne voyais pas les inégalités. Et la maternité les a accentuées, et là, elles m’ont sauté aux yeux, mais en fait elles étaient déjà là avant. Dans ma manière de gérer ma vie, elles étaient déjà là : je n’ai jamais demandé d’augmentation, j’ai un rapport à l’argent qui est très féminin, j’ai des problèmes de légitimité, donc je me positionnais déjà dans une identité féminine, avec tout ce que ça implique de négatif pour moi. Et après, avec l’arrivée des enfants, c’est devenu clair et net, par exemple avec le congé maternité. Là j’ai très bien vu qu’à l’arrivée d’un enfant, en particulier le deuxième enfant, ce congé, le fait de rester à la maison, fait que la mère prend tout en charge, et quand on retourne au travail, si on travaille à la maison (c’est mon cas), c’est compliqué. Et à la crèche, les assistantes maternelles, tout le monde s’adresse à la mère, sur la base du fait que c‘est elle qui est responsable.

      Oui, l’arrivée des enfants, le fait de devenir parent, c’est un tel chamboulement ! L’inégalité devient un point aveugle, on n’y fait pas attention, et dans mon cas, je m’en suis rendu compte seulement plusieurs mois plus tard. Sans même m’en rendre compte, je me suis retrouvée dans une situation injuste qui en plus me rendait malheureuse.

      Et le seuil du registre « inégalité insupportable », je crois que c’est à 73% de tâches ménagères faites par les femmes : là, elles estiment être dans quelque chose d’intolérable—mais à 70% elles sont encore dans le supportable ! D’ailleurs, les féministes connaissent bien ce genre de comparaison : quand elles dénoncent la situation des femmes en France, le nombre de fois où on leur répond : « oui mais regardez en Inde ! » Bien sûr, mais on ne vise pas l’égalité avec les femmes indiennes, on la vise avec les hommes français.

      il y a aussi que les femmes se sentent une obligation, une mission de tenir leur foyer propre. Obligation que les hommes n’ont pas incorporée, ils ne se sentent pas du tout investis de cette mission-là. Quand c’est trop sale, ils vont bien finir par laver, mais ils n’ont pas intégré ça comme une mission : « je suis sur terre, je fais régner la propreté autour de moi, mon foyer doit être impeccable ».

      je pense qu’une des solutions, c’est la mise en place d’un planning de ménage. (...) le planning, il est là, et on applique le planning. Pour que ça ne soit pas en permanence les femmes qui disent : « tu devais faire ça, tu ne l’as pas fait, etc. ». C’est pénible de jouer ce rôle, c’est très infantilisant, ça nous met dans un rôle maternant par rapport aux hommes qui est bizarre psychologiquement.

      Vous racontez dans votre livre que votre tentative de partager un peu plus équitablement avec votre compagnon la charge mentale et les corvées lors d’une maladie d’un de vos fils s’est soldée par un échec : votre mari a répétitivement « oublié » de l’emmener chez le docteur, son état s’est aggravé, et votre enfant a eu le tympan perforé. Vous écrivez très drôlement que « le féminisme a percé le tympan de mon bébé ».

      Punaise, il est fort, son compagnon ! J’ai plutôt l’impression que c’est la négligence, ce privilège masculin, qui a fait le coup.

      On nous assigne à être des femmes, à remplir une fonction. Un homme, on ne l’assigne pas à être un homme. En fait, on ne l’assigne à rien. Il est là, il va posséder le monde, et c’est formidable.

      Dans votre livre, vous vous demandez pourquoi votre vie professionnelle a été compliquée par l’arrivée des enfants, alors que celle de votre compagnon n’a pas souffert. Au contraire : les pères de famille ont en moyenne des salaires plus élevés que les célibataires (et les femmes sans enfants des salaires plus élevés que les mères).

      Pire : plus les hommes ont d’enfants et mieux leur carrière se porte.

      Je me suis dit : j’ai des enfants, je ne vais pas arriver à tout faire » donc j’ai dit non à certains projets professionnels. « J’ai un bébé de six mois et je ne vais pas m’en sortir » donc je me suis, de moi-même, interdit certaines choses, je me suis réprimée. Il y a certaines choses que j’aurais pu faire si j’avais demandé à mon compagnon : « est-ce que, si j’accepte ce projet, tu peux en faire plus ? ». Et il l’aurait fait. Et je ne lui ai pas proposé. C’est quelque chose de très intérieur qui a joué, je me suis moi-même mise là-dedans.

    • Franchement, je pense que si elle lui en avait demandé plus, il aurait oui et l’aurait ensuite bien plantée dans sa merde !

      J’adore aussi le retournement de responsabilité : « je me suis moi-même mise là-dedans ». Ben non, elle n’a pas eu le choix. Je trouve aussi ça très marrant que la nuptialité soit symboliquement magnifiée pour les femmes et dénigrée par les hommes. C’est du marketing : en réalité, c’est tout bénef pour lui et que de la merde pour elle. Non seulement la mise en couple assure une meilleure vie, une meilleure carrière et une meilleure santé aux hommes, mais en cas de maladie, ils sont les premiers à laisser tomber leur compagne avec la bénédiction sociale : « le pauvre, il n’en pouvait plus, c’était trop dur à assumer pour lui. » Alors que l’inverse…

      La nuptialité, c’est bien l’asservissement gratuit de la force de travail de la femme au profit de l’entretien et de la reproduction de celle de l’homme. Et ça, même si ce n’est jamais dit, c’est parfaitement bien intériorisé. C’est pour cela que toutes les attentes pèsent sur la femme, parce qu’elle est assignée par défaut à son job de boniche. On lui a juste concédé ces dernières années le droit de refuser l’asservissement sexuel… mais je pense que dans les faits, ça doit continuer à bien violer dans les chaumières.

    • On lui a juste concédé ces dernières années le droit de refuser l’asservissement sexuel… mais je pense que dans les faits, ça doit continuer à bien violer dans les chaumières.

      J’ai pas remarqué ce refus d’asservissement sexuel. Est-ce que tu veux parlé de la loi sur les putiers ou les futures contravention pour agression verbale ou physique de femmes dans les lieux public ? Pour le coté viol et nuptialité a mon avis c’est comme le partage des taches ménagères, les hommes disent tous qu’ils sont super reglo là dessus, et dans les faits ca n’a pas changé depuis les 25 dernières années.

      Ca me rappel une anecdote raconté par une copine. Un matin son compagnon la reveille pour la baiser vite fait parcequ’au reveil il a les couilles qui le démange et il aime bien les vider dans un etre humain qui voudrait dormir. Elle veut donc dormir et le repousse. Il insiste, lourdement, longuement. Elle finit par lui Re-re-re-re dire NON et vu qu’il comprend toujours pas elle finit par lui dire « J’ai dit non, tu va pas me violer quand même !? » et lui au lieu de s’excusé il lui fait une scène comme quoi elle est dégueulasse de l’accusé d’être un violeur. Il l’a punie toute la journée. Resultat qu’est-ce qu’elle poura répondre le matin suivant si il lui refait ce plan ? Heureusement pour elle ils sont séparés depuis mais ce sont pas des vieux à l’ancienne, c’était un couple de jeunes d’une trentaine d’années bourgeois branchés tendance queer arty...

    • En effet, on a un soucis :

      La loi du 4 avril 2006 a inséré l’incrimination expresse du viol entre époux dans la loi :

      « Le viol et les autres agressions sexuelles sont constitués lorsqu’ils ont été imposés à la victime dans les circonstances prévues par la présente section, quelle que soit la nature des relations existant entre l’agresseur et sa victime, y compris s’ils sont unis par les liens du mariage. Dans ce cas, la présomption de consentement des époux à l’acte sexuel ne vaut que jusqu’à preuve du contraire. »

      — Article 222-22 ancien du Code pénal

      Enfin, la loi du 9 juillet 2010 a supprimé la référence à une présomption de consentement des époux à l’acte sexuel.

      Le côté « schizophrénique » qu’il y a, d’une part, à sanctionner pénalement le viol entre époux, et, d’autre part, à sanctionner le refus unilatéral de se soumettre au devoir conjugal, a pu être relevé.

      Parce que si on a plus le droit de violer tranquillou la conjointe (l’inverse se vérifiant nettement plus rarement), l’absence de relations sexuelles (entendre généralement de pénétration du vagin par le pénis, parce que le reste, on s’en fout !) est encore prétexte à divorce :

      Si la reconnaissance de la possibilité d’un viol entre époux empêche aujourd’hui l’exécution forcée du devoir conjugal, l’absence de relations sexuelles reste un motif de divorce pour faute valable. Jean-Michel Bruguière cite un arrêt de la Cour d’appel d’Amiens, du 28 février 1996 :

      « Il est de jurisprudence constante que le devoir de cohabitation implique l’obligation de consommer le mariage, chacun des époux étant tenu envers l’autre à accomplir le devoir conjugal. »

      Il réfute aussi l’idée que le non-accomplissement du devoir conjugal n’aurait plus de portée dans le divorce pour faute, relevant, en 2000 : « Une recherche attentive sur cette question menée depuis 1980 fournit en effet pas moins de cent vingt-quatre décisions ».

      De plus, l’absence de relations sexuelles a pu être jugée comme constituant un quasi-délit, sur le fondement de la doctrine de la responsabilité du fait personnel disposée dans l’article 1240 de Code civil (qui était l’article 1382 antérieurement à l’ordonnance du 10 février 2016), qui oblige celui qui a commis un dommage à autrui à le réparer (notamment en payant) :

      « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. »

      — Article 1240 du Code civil

      D’un autre côté, je croyais qu’on avait tordu le cou au divorce pour faute ?

      Putain de patriarcat :

      Le divorce pour faute est prévu aux articles 242 à 246 du Code civil. Il a pour but est de répondre aux cas de fautes particulièrement graves, principalement lors de violences conjugales, d’injures, de diffamations ou de défaut de participation à la vie familiale.

    • Il est imaginable que cette histoire de consommation du mariage s’applique une seule fois (hop, c’est consommé) et ne représente pas une injonction régulière...

      J’avais cherché un jour de quand datait la fameuse abolition de l’impossibilité de ne pas consentir entre conjoint·es et rien trouvé, c’est un vague changement dans l’application du droit (la jurisprudence), pas forcément constaté dans la réalité (le trentenaire branchouille qui ne sait pas que baiser un être humain qui dit non, c’est du viol).

      Dans l’article de Contretemps sur les « viols de Cologne », l’autrice mentionnait cette femme allemande qui avait refusé une sodomie à son conjoint mais en ne criant pas assez fort pour réveiller ses gosses, et ça avait été considéré comme du consentement par la cour. Hallucinant, parce qu’on parle d’une pratique peu répandue et contre laquelle il y a beaucoup de préjugés (dont celui que c’est humiliant et douloureux - certainement juste dans ce cas-ci). Consentement à ma bite dans ton cul, à mon poing dans ta gueule...

      Sur Titou Lecoq qui se dit que c’est de sa faute... Le nombre de mecs qui font semblant de tomber de l’armoire quand on leur dit qu’ils n’ont été attentifs à aucun des besoins des personnes qui l’entourent et à qui il faudrait faire un carnet de route : faire attention aux autres, entendre l’expression de leurs besoins et de leurs plaintes (genre : emmener bébé chez le médecin). Comme on est éduquées à se blâmer (les unes les autres et soi-même), c’est un peu la réponse de base.

      À propos, j’ai bientôt fini de raconter comme Sainte Sandrine R. m’a blâmée de la plus méchante manière de ne pas avoir réussi à tenir tête à son mari dans une relation hiérarchique.

    • Je croi que ca à deja été signalé sur @seenthis mais il y a pas que le devoir de subir des viols dans la mise en couple. Il y a aussi le devoir de se prendre les coups en silence.
      https://seenthis.net/messages/714829

      Sinon par rapport aux catholiques, le viol n’est pas reconnu dans cette religion. Le viol n’est pas pour elleux une faute, la faute (ou pecher) c’est le sexe hors mariage. Dans le mariage catho il y a toujours le viol obligatoire et sa negation. Le fait d’être consentant·es ou pas hors mariage ne change pas grand chose aux yeux de leurs gourous du viol et dans le mariage catho il n’y a pas de viol. Ici un article détaillé sur l’éducation au viol chez les catholiques :
      https://seenthis.net/messages/667926
      Et des cathos il y en a encore beaucoup, en macronie ils ont le vent en poupe car le viol d’enfants, de conjointes et de religieuses n’est pas leur seul activité, ils pratique aussi la spéculation financière et immobilière, le détournement d’héritage, la fraude fiscale, le blanchiment d’argent via leur banque mafieuse ce qui en fait des marcheurs épanouis et des premiers de cordée.

    • À ce propos, je suis en train de réécrire un acte de mariage salement traduit de l’indonésien. Les époux ont choisi la séparation des biens et ça se présente comme tel.

      Les charges du ménage, de l’entretien et de l’éducation des enfants nés de ce mariage seront sous la responsabilité de la première partie. Celle-ci doit prendre en charge ces dépenses et ne rien exiger de la deuxième partie.

      Les dépenses de la vie quotidienne engagées par la deuxième partie pour l’entretien du ménage seront considérées comme approuvées par la première partie.

      J’imagine que la deuxième partie, c’est la partie inférieure. Comme il n’est pas fait mention de son travail gratuit (et ce sont toujours les femmes indonésiennes qui font la cuisine et le ménage, les types ne font pas grand chose) ni des inégalités de revenus entre F et H en général comme à travail égal, ça a l’air d’une bonne affaire ! D’où les salauderies de t-shirts.