• Matthieu Amiech : « Le numérique devient le cœur de la catastrophe écologique »
    https://reporterre.net/Matthieu-Amiech-le-Numerique-devient-le-coeur-de-la-catastrophe-ecologiq

    On perturbait également le milieu universitaire et le mouvement de scientifiques Sauvons la recherche. On leur demandait s’il était décent d’avoir un mot d’ordre de sauvetage de la recherche scientifique au vu de sa contribution à l’ordre social existant, au vu des sommes déjà dépensées dans les nanotechnologies, le nucléaire, les OGM… On avait par exemple bloqué la fête de la science à Orsay, en faisant sortir le directeur du campus. On s’était déguisés en Indiens, avec des plumes et des arcs, et on avait attaqué le petit train de la science en leur demandant de quitter la terre de nos ancêtres. On s’amusait en faisant des choses sérieuses.

    […]

    N’y aurait-il pas eu du sens de mener cette réflexion et ces luttes au sein du système ?

    Si, mais j’étais attiré par la possibilité de me consacrer à des tâches plus matérielles ; et touché par le fait que nous n’arrivions pas à susciter une remise en cause des chercheurs et des universitaires, dans les années 2000. À ce moment-là, notre réflexion sur l’impasse de la société industrielle et capitaliste n’intéressait pas grand-monde. Certains d’entre nous sont quand même restés enseignants, et ils font des choses très bien. Le contexte à l’université a un peu changé. À partir de 2010, il y a eu les travaux menés par François Jarrige, Jean-Baptiste Fressoz, Christophe Bonneuil ; plus récemment, l’émergence de l’Atelier d’Écologie politique à Toulouse. Les lignes bougent, même si c’est encore largement insuffisant.

    […]

    Nous suivons un fil rouge : le divorce entre le progrès technique et le progrès humain. Le progrès technique a pendant longtemps semblé en tant que tel porteur de justice sociale et de liberté. Nous pensons que c’était déjà en bonne partie une illusion aux XIXe siècle, mais, au fil du XXe, on observe carrément un divorce : les outils de la technologie ont facilité le démontage des droits sociaux, des solidarités et considérablement restreint la liberté. Les livres de La Lenteur documentent, de manière assez variée je crois, ce divorce.

    #Matthieu_Amiech #critique_techno #informatisation #numérisation #écologie #science

  • Militarisation à outrance – Par William J. Astore
    https://www.les-crises.fr/militarisation-a-outrance-par-william-j-astore

    Source : Consortium News, William J. Astore, 31-10-2019 L’ascendant culturel que prennent les forces armées est un réel problème pour la démocratie américaine, écrit William J. Astore. Quand les Américains pensent militarisme, ils imaginent peut-être des soldats bottés marchant au pas de l’oie sous les acclamations de foules brandissant des drapeaux, ou, comme notre président, ils pensent à d’immenses défilés, avec troupes, missiles et tanks, avec des avions de combat voltigeant au-dessus de leurs têtes. Ou à des dictateurs nationalistes vêtus d’uniformes militaires couverts de médailles, de rubans et d’insignes comme autant de berniques sur un bateau militaire en train de sombrer. (N’était-ce qu’une plaisanterie lorsque le président Donald Trump a dit récemment qu’il aimerait s’attribuer la Médaille (...)

  • Quartier Libre – François Ruffin : « En face ils sont puissants »
    https://www.les-crises.fr/quartier-libre-francois-ruffin-en-face-ils-sont-puissants

    Source : QG TV, François Ruffin, 21-11-2019  Aude Lancelin reçoit François Ruffin, député et fondateur de Fakir. Le réalisateur de « Merci Patron ! » publie « Il est où le Bonheur » aux éditions Les Liens qui Libèrent. Au menu de cet entretien intense : son rapport à la FI, à l’écologie, aux Gilets jaunes, au monde selon Macron. Source : QG TV, François Ruffin, 21-11-2019 Lire la suite

  • Le livre des Mémoires de Snowden est sorti
    https://www.les-crises.fr/le-livre-des-memoires-de-snowden-est-sorti

    Source : The Deep State, Jefferson Morley, 25-10-2019 Le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden Edward Snowden, de son propre aveu, grandi comme un « métamorphe ». Son père travaillait comme garde-côte, sa mère pour les tribunaux du Maryland. Mais les apparitions de ses parents dans le nouveau recueil de souvenirs de Snowden, Permanent Record, sont fugaces et superficielles. Les influences les plus durables sur sa vie – ses unités socioculturelles parentales pour ainsi dire – étaient la fonction publique et l’Internet. Il ne semble pas avoir aspiré à autre chose qu’à travailler à l’intersection des deux. Le titre du livre fait référence à la fois au but de Snowden et à ses craintes. Il espère raconter l’histoire définitive de la façon dont il est devenu un lanceur d’alerte et souligner ce qu’il (...)

  • Emmanuel Macron promet de rebâtir Notre-Dame comme il a rebâti le service public — Le Gorafi.fr Gorafi News Network
    http://www.legorafi.fr/2019/04/16/emmanuel-macron-promet-de-rebatir-notre-dame-comme-il-a-rebati-le-service-p

    Des nouveaux noms circulent déjà pour la cathédrale : New-Notre-Dame, Vinci-ND, ou encore Notre-Dame Premium. En attendant que les entreprises privées rachètent le monument, tous les travaux seront intégralement pris en charge par l’Etat. Un surcoût considérable qui selon nos sources, « sera amorti par une baisse des allocations et des aides sociales ».

  • Pour la CNDP, le processus de consultation du public est gravement défaillant

    La Commission nationale du débat public (CNDP) vient de rendre public un rapport au vitriol qui dénonce la mise en œuvre de la consultation du public par le ministère de la Transition écologique.

    « (…) Nous avons remarqué que, malgré la mobilisation de milliers,
    voire de dizaines de milliers, de citoyens contre des projets
    d’arrêtés soumis à la consultation publique, ceux-ci étaient néanmoins signés sans modification », déplorait Allain Bougrain Dubourg en décembre 2018. Le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) a donc demandé son avis à la Commission nationale du débat public (CNDP) sur l’efficience de cette procédure menée par le ministère de la Transition écologique.

    Cette dernière a publié son expertise sur cette question le 19
    décembre 2019 après un an d’analyse. L’étude a porté sur seize
    consultations, dont cinq locales, ayant trait à des sujets très
    clivants en lien avec la saisine : protection des espèces, chasse,
    destruction des (ex) nuisibles... Sur certains d’entre eux, comme les
    quotas de destruction des loups ou de cormorans, ou encore les chasses traditionnelles, jusqu’à 95 % d’avis défavorables ont été reçus, relève le président de la LPO. Pourtant, les arrêtés contestés ont été signés sans modification.

    (…)

    En premier lieu, la CNDP relève un accès à l’information « hétérogène
    et difficile » sur la plateforme du ministère : difficulté à trouver
    une consultation, enjeux très rarement présentés, rareté des liens
    vers les études disponibles et vers l’avis de l’instance consultative
    concerné par le projet, absence de mention claire de l’auteur du texte et d’un contact, absence de présentation précise de l’objet de la consultation… « Il est rarement fait référence aux précédentes
    consultations », relève également l’avis. « Ce qui conduit l’État à
    représenter, année après année, les mêmes projets de textes, sans
    tenir compte des avis défavorables très largement majoritaires et même trop souvent des textes pourtant déjà annulés par les plus hautes instances juridiques », abonde la LPO. L’ONG vise là les contentieux récurrents comme celui portant sur la chasse des oies au mois de février.

    (…)

    L’expertise pointe également un traitement des contributions qui
    s’apparente plus à « un comptage des positions plutôt qu’à une
    compréhension des arguments ». « L’exigence posée à l’article 1 de la Charte de la participation du public de recourir à un tiers garant
    pour rédiger le bilan n’est pas respectée », relève la CNDP.
    L’expertise fait ressortir le manque de moyens et de temps dont
    disposent les agents en charge du traitement, ceux-ci n’ayant la
    plupart du temps que 4-5 jours pour rendre leur synthèse avant
    décision. La garante pointe aussi le refus de traiter les
    contributions portant sur des visions générales. À cela s’ajoutent les
    jugements formulés par les fonctionnaires sur les positions exprimées, qui sont « propices à des biais méthodologiques importants, ainsi qu’à une inégalité de traitement entre contributeurs ».

    (...)

    https://www.actu-environnement.com/ae/news/consultation-publique-avis-CNDP-LPO-pesticides-34719.php4

  • Cysoing (Nord) : Un armoire de fibre vandalisé, c’est un millier de maisons sans internet 23 Décembre 2019 - attaque.noblogs

    https://attaque.noblogs.org/post/2019/12/26/cysoing-nord-un-armoire-de-fibre-sabote-un-millier-de-maisons-sans-

    Un acte de vandalisme commis dans la nuit de dimanche à lundi à Cysoing provoque d’importantes perturbations sur le réseau fibre dans plusieurs communes de la Pévèle.

    Près d’un millier de foyers se sont réveillés sans réseau internet ce lundi matin dans les communes de la Pévèle autour de Cysoing (Bourghelles, Bachy, notamment) et à Cysoing même. C’est le résultat d’un acte de vandalisme commis sur une armoire technique Axione regroupant une bonne partie des connexions servant à « arroser » le secteur en internet à haut débit. Les équipes sont sur place, mais les dégâts sont importants, et les prévisions de rétablissement du service sont actuellement d’un retour à la norme pour 80 % des foyers d’ici mardi soir.

    #internet #réseau #Axione #web #France #technologie #Sabotage #Surveillance

  • Retraites : la mobilisation désormais aussi longue que celle de 1995
    https://www.latribune.fr/economie/france/retraites-la-mobilisation-desormais-aussi-longue-que-celle-de-1995-836107.


    Crédits : Charles Platiau

    Le conflit semble bien parti pour dépasser le record de 28 jours atteint en 1986/87 à la SNCF, également sans trêve de Noël, pour la défense des salaires et les conditions de travail. Le collectif SOS Retraite, qui regroupe des professions libérales disposant de régimes autonomes, appelle aussi à la grève le 3 janvier. Dans leurs rangs, quatre syndicats d’hôtesses et stewards ont suspendu leur appel après avoir obtenu des garanties de l’exécutif. Le syndicat des pilotes SNPL pourrait faire de même. Autre prochain temps fort, le 9 janvier avec une nouvelle journée de grèves et manifestations interprofessionnelles à l’appel de la CGT, Force ouvrière, la FSU et Solidaires, de même que des organisations de jeunesse.

    Deux jours plus tôt, le 7, des concertations auront repris entre le gouvernement et les organisations syndicales et patronales autour des questions de pénibilité et de gestion de fin de carrière, avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres le 22 janvier. Laurent Pietraszewski, le "M. Retraites "du gouvernement, a prévenu : pas question de revenir sur la « suppression des régimes spéciaux », même si le gouvernement a fait une exception pour les policiers, qui conserveront leur régime dérogatoire et pourront toujours partir plus tôt à la retraite. Et il a fermé la porte à certaines revendications des syndicats CFDT et Unsa, favorables à la réforme, notamment celle de réintégrer quatre facteurs dans le compte pénibilité (postures pénibles, vibrations mécaniques, port de charges lourdes et agents chimiques).

    • pas question de revenir sur la « suppression des régimes spéciaux », même si le gouvernement a fait une exception pour les policiers, qui conserveront leur régime dérogatoire et pourront toujours partir plus tôt à la retraite

      Ça, c’est de la déclaration de principe ! Et quel beau symbole de la réalité de ce gouvernement !

  • Dans les quartiers populaires, la « débrouille » au cœur de la survie, Louise Couvelaire
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/12/26/dans-les-quartiers-populaires-la-debrouille-au-c-ur-de-la-survie_6024056_322

    Garages à ciel ouvert, ateliers de réparation, gardes d’enfants, rénovations de logements… permettent aux exclus du marché du travail de nourrir leurs enfants.

    Elles sont dix. Dix femmes qui ne se connaissaient pas avant de se croiser dans le salon de coiffure « low cost » de Maryam (le prénom a été modifié), à Roubaix (Nord). Certaines sont mères célibataires, d’autres sont battues par leur mari depuis des années, toutes vivent sous le seuil de pauvreté et peinent à nourrir leurs enfants. Jusqu’à ce que ce qu’une petite boîte en carton vienne – un peu – alléger leur quotidien.

    C’est là qu’elles déposent, chaque semaine, leurs maigres revenus, qu’elles ont décidé de mettre en commun, soit 200 euros en moyenne. Repassage, ménage, garde d’enfants (qu’elles facturent entre 3 et 7 euros de l’heure), coiffure à domicile (15 euros la coupe et le brushing)… Depuis deux ans, Maryam (la seule à posséder une voiture), 47 ans, récupère ensuite l’argent gagné – non déclaré – et se rend au supermarché pour acheter en gros, après avoir traqué les promotions les plus avantageuses dans toutes les grandes surfaces du coin.

    C’est elle qui gère les finances du groupe. « Si on veut s’offrir un kebab – c’est arrivé une fois – on l’appelle pour savoir si on peut se le permettre, raconte Isabelle, ancienne coiffeuse de 43 ans, mariée et mère de trois enfants. Pour la première fois de ma vie, je ne me sens plus seule. Et c’est grâce à ce système que mes enfants peuvent désormais manger équilibré. »

    Qu’on l’appelle système D ou solidarité de proximité, dans les quartiers populaires, cette économie de la débrouille constitue parfois le seul moyen de survivre. « L’entraide fait partie des logiques de la classe ouvrière », rappelle Nawal Badaoui, 46 ans, ancienne directrice de l’association Solidarité, une institution roubaisienne qui a fermé ses portes en septembre.

    « Le travail de subsistance est partout »

    Sauf qu’elle prend de plus en plus de place. « Dans la forme, cette économie existe depuis longtemps, explique Cécile Vignal, maître de conférences en sociologie à l’université de Lille et membre du collectif Rosa Bonheur, qui rassemble six chercheurs. Mais elle était “à côté”, en complément du salariat. Aujourd’hui, ce travail “à côté” a pris une place centrale à mesure que la protection sociale est devenue insuffisante et que le revenu salarial ne remplit plus tous les besoins, soit parce qu’il est trop faible, soit parce qu’il n’y en a pas. »

    Avec 75 % de son territoire classé quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) et plus de 44 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté, Roubaix (95 000 habitants) se classe parmi les villes les plus pauvres de France. Ici, le taux de chômage dépasse les 30 % de la population active, soit près de quatre fois la moyenne nationale. « Ce qui ne signifie pas que ces habitants ne travaillent pas », souligne Cécile Vignal.

    Dans l’ouvrage La ville vue d’en bas. Travail et production de l’espace populaire (Editions d’Amsterdam, 240 pages, 18 euros), le collectif Rosa Bonheur raconte « le quotidien de ceux dont on dit qu’ils ne font rien ». A tort. « La concentration d’une population exclue du marché du travail formel fait produire des ressources et des activités propres, explique Yoan Miot, géographe et urbaniste à l’Université de Paris-Est Marne-la-vallée, membre du collectif. C’est un paradoxe fondamental : au nom de la mixité sociale, il faut déconcentrer la pauvreté, mais au risque de perdre les liens sociaux qui permettent à cette population de survivre. »

    Petites entreprises informelles à domicile, garages à ciel ouvert, ateliers de réparation d’électroménager, gardes d’enfants, rénovations de logements… « Dans les rues, le travail de subsistance est partout, dans les hangars et les parkings, sur des affichettes collées aux fenêtres… », développe Cécile Vignal.

    Mécanicien « aux mains en or »

    Fariza, 37 ans, a trois enfants, un mari handicapé qui ne peut pas travailler et 1 000 euros par mois d’allocations. Insuffisant pour s’acquitter de toutes les charges. Elle cherche depuis des années un poste de femme de ménage, sans succès. Alors elle enchaîne les petits boulots. Elle s’est improvisée traiteur pour fêtes et mariages – 100 euros en moyenne le couscous pour 200 personnes – avant de renoncer l’an dernier. « Il n’y a plus de clients, les gens n’ont plus les moyens, ils font eux-mêmes », raconte-t-elle.

    Elle a aussi fabriqué du pain pour les revendre à la boulangerie du coin, 2 euros la galette de semoule. Avant d’y renoncer aussi, faute de clients. Depuis, elle s’occupe du petit jardin potager de sa tante. Elle plante courgettes, pommes de terre, salades, patates douces, tomates, oignons, poireaux et artichauts. En échange, elle récupère une partie de la récolte.

    « C’est grâce à ce système que mes enfants peuvent manger des légumes », sourit Fariza, en pointant du doigt les deux patates douces posées sur le sol de la cuisine et les trois cagettes de pommes de terre empilées dans un coin du modeste trois pièces qu’occupe la famille, dans le quartier du Cul-de-Four.

    Ryslène (le prénom a été modifié), 51 ans, n’est pas peu fière de sa petite épicerie. Elle a économisé pendant près de quinze ans avant de pouvoir obtenir un prêt. Le tout, grâce aux activités informelles de son mari, mécanicien « aux mains en or », dit-elle tout sourire, qui répare les voitures pour la moitié du prix d’un garage « officiel ». « On ajuste le tarif en fonction des revenus de la personne », précise-t-elle, debout derrière son comptoir. On appelle ça un « garage de rue » ou un « garage à ciel ouvert ». Une activité très répandue dans les quartiers populaires. « Moi, j’ai longtemps été au RSA [revenu de solidarité active], j’étais vue comme un cas soc’ [cas social], personne ne voulait nous prêter de l’argent », souffle Ryslène.

    « En échange d’un service reçu »

    Pendant des années, son mari, Anthony, a opéré dans la rue, mais après plusieurs plaintes émanant de voisins et une amende de 135 euros, le couple a décidé d’investir en 2018 dans une petite arrière-cour de 20 mètres carrés où il gare tantôt la camionnette de l’épicerie, tantôt les voitures à réparer. « On a pu acheter tout le matériel de l’épicerie avec cet argent : d’abord une vitrine réfrigérée, en vente sur Leboncoin, quelques années plus tard, un petit camion… Qu’est-ce qu’on a galéré… », se souvient Ryslène.

    « Il n’est pas rare que des réparations soient effectuées sans contrepartie financière pour rendre service ou en échange d’un service reçu », écrit le collectif Rosa Bonheur dans son livre. De ces « liens de réciprocité et d’interdépendance » parfois « démarchandisés », Alain Lamourette a voulu en faire le cœur de son action. Au sein du projet Utopiats, dans le quartier Piats, à Tourcoing, il a lancé un Repair Café tous les troisièmes vendredis de chaque mois, un lieu où les habitants peuvent venir réparer leurs objets (four à micro-ondes, grille-pain, télévision, aspirateur…), et le dispositif « 1+1 = 3 », un système d’échanges de services entre résidents.

    Ici, chaque service rendu est crédité non pas en monnaie sonnante mais en temps sur un compte personnel. Aide aux démarches administratives, baby-sitting, bricolage, déménagement… Un étudiant a par exemple besoin d’utiliser une machine à laver – les tarifs de la laverie automatique étant trop élevés pour son budget –, il offre en échange une aide aux devoirs. Ou encore Aurélie, une jeune femme qui veut se lancer dans le maquillage pour enfants lors des fêtes d’anniversaire, qui a besoin d’un cours de dessin pour perfectionner son coup de crayon. C’est Angélique qui va l’aider pendant deux heures. Cette dernière voit donc son compte-temps crédité de deux heures.

    « Tout est égal en temps, une heure de ménage vaut une heure de physique quantique », précise le coordinateur du projet, M. Lamourette, qui parle d’« une forme de troc ». « On se rend vite compte qu’il y a beaucoup de savoir-faire et de compétences », insiste-t-il.

    Près de 300 résidents disposent aujourd’hui d’un compte-temps. Le bémol : « J’aimerais croire qu’on n’est pas en train d’inventer un modèle d’économie et de consommation pour les pauvres, dans lequel tout se recycle et s’échange, parallèle à celui des riches, où tout se paie, se jette et se rachète. »

    #travail #pauvres #survie

  • Les gouvernements font partie du problème écologique, pas de la solution
    https://reporterre.net/Les-gouvernements-font-partie-du-probleme-ecologique-pas-de-la-solution

    Les couches dirigeantes, coupables d’inaction climatique ? C’est pire. Elles sont coupables et responsables de politiques farouchement volontaristes qui aggravent la crise. Il n’y a pas lieu de les implorer d’en faire plus, avertit l’auteur de cette tribune. Nous devons plutôt commencer, à la base de la société, à redéfinir nos modes de vie et nos besoins.

    #Matthieu_Amiech #critique_techno #transport #informatique #numérisation #internet #écologie #État #étatisme

  • La Russie totalement déconnectée d’Internet - ZDNet
    https://www.zdnet.fr/actualites/la-russie-totalement-deconnectee-d-internet-39896419.htm

    Le gouvernement russe a confirmé que les tests de déconnexion d’Internet ont réussi, faisant de RuNet le plus large intranet au monde.

    Le gouvernement russe a annoncé hier avoir conclu une série de tests au cours desquels il a réussi à déconnecter le pays de l’internet mondial. Les tests commencés la semaine dernière ont été effectués sur plusieurs jours. Ils ont impliqué des agences gouvernementales russes, des fournisseurs d’accès à Internet locaux, ainsi que des entreprises russes spécialisées dans le domaine d’Internet.
    L’objectif était de savoir si l’infrastructure internet nationale - connue en Russie sous le nom de RuNet - pouvait fonctionner sans accéder au système DNS général et à l’Internet extérieur. Le trafic internet a été redirigé en interne, faisant du réseau RuNet le plus gros réseau intranet du monde.

    Le gouvernement n’a révélé aucun détail technique sur les tests, ni leur contenu exact. Tout ce qu’on sait, c’est que plusieurs scénarios de déconnexion ont été testés, dont un simulant une cyberattaque venue d’un pays étranger.

    Le gouvernement a révélé lors d’une conférence de presse que l’expérience a été un succès.

    « Nous sommes maintenant certains que les autorités, comme les opérateurs de télécommunications, sont prêts à répondre efficacement à la moindre menace et à assurer le fonctionnement d’Internet et du réseau de télécommunications en Russie », a déclaré Alexei Sokolov, secrétaire général du ministère du développement numérique, des communications et des médias, cité par plusieurs agences de presse russes.

    Il ajoute que les résultats des tests seront présentés au président Poutine l’an prochain.

    Le succès de ces tests est le résultat d’années de planification, de législation de la part du gouvernement russe et de modifications physique de l’infrastructure internet russe.

    Les tests étaient initialement prévus pour avril de cette année, mais ont été reportés à cet automne, afin de donner au Kremlin plus de temps pour adopter une loi d’accompagnement. Appelée loi sur la « souveraineté d’Internet », elle accorde au gouvernement russe le pouvoir de déconnecter le pays du reste d’Internet à sa guise, sans nécessiter de justification précise, pour des raisons de "sécurité nationale".

    Pour ce faire, la loi oblige les fournisseurs d’accès à Internet locaux à rediriger tout le trafic internet sur des points stratégiques, gérés par le ministère des communications russe. Ces points peuvent service de gigantesque interrupteur pour la connectivité internet externe de la Russie, mais ils peuvent également fonctionner comme des appareils de surveillance, proche de la technologie du firewall chinois, comme l’ont souligné de nombreux défenseurs de la vie privée.

  • Comment combattre un ordre social qui a installé en nous-même ses manières de voir le monde ? Ce dilemme traverse l’œuvre du sociologue Alain Accardo, tout comme la figure qui l’incarne : celle du petit-bourgeois gentilhomme, tiraillé entre ses aspirations déçues et sa révolte empêchée. La crise climatique et l’exigence d’une écologie anticapitaliste sonneront-elles le glas de ce type humain ?
    https://agone.org/elements/lepetitbourgeoisgentilhomme


    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/01/ACCARDO/61218
    #Alain_Accardo

  • « Si cet arbre reste, alors nous resterons » : l’histoire d’un olivier vieux de 5 000 ans et de son gardien palestinien
    Par Shatha Hammad – BETHLÉEM, Cisjordanie occupée – Mercredi 25 décembre 2019| Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/si-cet-arbre-reste-alors-nous-resterons-lhistoire-dun-olivier-vieux-d

    Il se dresse près de Bethléem depuis plus longtemps que le christianisme et l’islam, depuis une époque précédant les prophètes de la Terre sainte.

    Faisant lentement le tour de ce vieil olivier, Salah Abu Ali en inspecte soigneusement chaque centimètre, avant de s’installer sur sa chaise à l’ombre de son feuillage.

    À côté de lui, en équilibre sur une bûche, se trouve une assiette de fruits qu’il a tout juste cueillis dans sa ferme. À portée de main, il dispose également d’une grande bouteille d’eau et d’un thermos de café chaud qu’il prépare tous les jours pour en offrir aux visiteurs de l’endroit qui est devenu son sanctuaire.

    Tous les matins à 6 h 30, le quadragénaire se rend à pied auprès de l’arbre, situé sur une terre de la famille. Depuis une dizaine d’années, Salah Abu Ali a une lourde responsabilité : il est chargé de garder le plus vieux et le plus grand olivier de Palestine. (...)

    • La direction n’a pas souhaité nous recevoir.

      Elle nous a toutefois indiqué par mail que « ces démissions concernent principalement des postes à temps partiel ». « Leur décision leur appartient et je ne tiens pas la commenter », écrit le directeur Eric Fallet. "A ce jour le service fonctionne normalement", précise-t-il. « Nous avons recruté deux urgentistes à partir du mois de janvier ».

      Selon lui, le service des urgences de l’Hôpital Ducuing ne serait « pas en danger ». Il fonctionnerait même « dans des conditions satisfaisantes eu égard au contexte de grève ».

  • Huile de palme, conditions de travail, monoculture : les effets néfastes de Nutella sur les travailleurs et la nature | Olivier Favier
    https://www.bastamag.net/Nutella-huile-de-palme-deforestation-noisettes-lobbying-Ferrero

    La multinationale qui fabrique la célèbre pâte à tartiner est accusée d’exploiter des travailleurs agricoles, d’abuser de l’huile de palme qui contribue à la déforestation et, depuis peu, de pousser à l’accaparement des terres en Italie. Deuxième volet de notre enquête sur Ferrero. Source : Basta !

  • Au sein de l’UE, le progrès social, c’est mal ! — Par Éric Juillot Les Crises
    https://www.les-crises.fr/au-sein-de-lue-le-progres-social-cest-mal%e2%80%89-par-eric-juillot

    En septembre 2017, le quotidien Ouest-France a gratifié ses lecteurs d’un article sidérant [1], qui mérite d’être exhumé aujourd’hui, compte tenu de l’actualité sociale. Cet article dénonçait en effet la réforme des retraites décidée alors par le gouvernement polonais. Qu’on y songe : de 67 ans jusque-là, l’âge de départ à la retraite était abaissé à 65 ans pour les hommes et à 60 pour les femmes.

    « C’est la ruée », vers les bureaux de la Sécu, des personnes concernées par cette réforme, s’inquiète l’auteur du journal, qui peine à comprendre une mesure prise « à contre-courant de l’allongement de l’espérance de vie à 78 ans (+8 ans depuis 1990) et du reste de l’Europe » [1]. Comment est-il donc possible de ne pas se soumettre à la loi d’airain de la démographie ? Car à l’allongement de l’espérance de vie s’ajoute — l’article ne le précise pas — une fécondité parmi les plus basses de la planète, oscillant entre 1,2 et 1,4 enfant par femme de 1999 à 2017 [2]. Comment aller, de surcroît, à contre-courant de ce qui se fait partout ailleurs au sein de l’UE, conformément à la doxa néolibérale, au risque de compromettre « l’équilibre financier du système des retraites, qui pourrait exploser dans les deux ans ? » précise fielleusement le journaliste.


    Pour alimenter son inquiétude et la sourde irritation qui l’accompagne, il aurait pu évoquer d’autres mesures adoptées par le gouvernement polonais [3] : la baisse de l’impôt sur le revenu, l’exemption fiscale pour les moins de 26 ans, l’augmentation de 21 % du salaire minimum entre 2016 et 2019, le versement d’un treizième mois de pension chaque année à tous les retraités du pays, l’augmentation des allocations familiales et l’élimination progressive des contrats de travail précaire [4]. Un tel progrès social, au sein de l’UE ne frise-t-il pas l’indécence ?

    Plus sérieusement, il convient de préciser que ces « réformes » [5] sont mises en place dans un contexte macro-économique tout à fait favorable : inflation contenue, chômage inférieur à 3 %, finances publiques pratiquement à l’équilibre et dette publique limitée à 50 % du PIB.

    Comment cela est-il possible aujourd’hui au sein de l’UE ? Pourquoi le printemps rayonne-t-il en Pologne, quand l’hiver règne sans partage sur l’Europe de l’Ouest et du Sud ? La réponse est simple : la Pologne profite de l’UE dans toute la mesure où celle-ci nuit à un pays comme la France :
    • La Pologne bénéficie massivement des aides européennes — 86 milliards d’euros pour la période 2014-2020 (fonds de cohésion, fonds social européen, etc.) auxquels s’ajoutent 32 milliards sur la même période dans le cadre de la PAC [6] — quand l’UE coûte à la France environ 7 milliards par an en tant que contributrice nette au budget de l’UE [7].
    • La Pologne profite à plein du libre-échange et de la liberté de circulation des capitaux intracommunautaires, qui lui ont permis, par le jeu des délocalisations en provenance d’Europe de l’Ouest, de développer grandement sa base industrielle.
    • Elle profite également de la liberté de circulation des travailleurs, qui a occasionné une émigration économique massive depuis quinze ans vers les pays les plus développés de l’UE.
    • Enfin, elle a fait le choix judicieux de ne pas adopter l’euro, préférant conserver, avec le zloty, les moyens d’une politique monétaire conforme à son économie, en lieu et place de la monnaie unique, cote mal taillée pour 19 économies dissemblables [8].

    Les dirigeants polonais conçoivent en fait l’UE comme un moyen au service de leur pays, quand les dirigeants français en ont fait depuis une trentaine d’années une fin en soi, à laquelle il convient, si nécessaire, de sacrifier les intérêts économiques nationaux.

    Le résultat est là : la Pologne profite à plein régime de l’hétérogénéité socio-économique au sein de l’UE, et jouit depuis de nombreuses années d’une croissance économique insolente, de l’ordre de 4 à 5 % [9] par an, alors qu’en France elle ne dépasse pas 1,3 % en moyenne annuelle sur la période 2013-2018 [10]. Il ne faut pas chercher ailleurs la cause de la réforme polonaise des retraites. Les ressources fiscales accompagnant cette croissance soutenue permettent le développement dans de larges proportions de la protection sociale, au moment même où le mouvement inverse s’amplifie en France.

    La lecture qu’offre Ouest-France de cette réforme est stupéfiante à plus d’un titre. La rédaction du journal ne semble pas capable de concevoir autre chose qu’une « Europe » pénitentielle, comme s’il fallait souffrir pour elle afin qu’elle advienne véritablement, indépendamment même de la situation économique des pays concernés. Le progrès social est ainsi spontanément perçu comme irresponsable et non vertueux. Il est même présenté, en l’espèce, comme incompatible avec le progrès « sociétal » : « une mesure de plus […] destinée à cantonner les femmes à la maison » s’offusque l’auteur de l’article. Pour démontrer que le progrès social est une mauvaise chose au sein de l’UE, il est donc légitime de faire flèche de tout bois !

    Peut-être s’agit-il là d’une forme d’aveuglement volontaire, d’incapacité à admettre que la glorieuse « Europe », parée de toutes les vertus, entraîne l’inexorable déclin de la protection sociale en France, effet nécessaire de la mise en concurrence des systèmes sociaux hétérogènes par le libre échange, la libre circulation des capitaux et de la monnaie unique ? Quoi qu’il en soit, il faut déplorer ce manque de lucidité, propre à rendre inintelligible la trajectoire socio-économique de notre pays.

    Éric Juillot
    _Sources :_
    [1] https://www.ouest-france.fr/europe/pologne/la-pologne-baisse-l-age-de-la-retraite-c-est-la-ruee-5275020
    [2] https://data.oecd.org/fr/pop/taux-de-fecondite.htm
    [3] Certaines l’ont été après la rédaction de l’article.
    [4] https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/PL/situation-economique-et-financiere-de-la-pologne-au-premier-sem
    [5] Le terme est pour une fois adéquat : le réformisme désigne historiquement une branche du socialisme qui, dès le début du XXe siècle, a prôné l’amélioration graduelle de la condition des travailleurs par l’amendement progressif d’un capitalisme originellement exploiteur. Perverti depuis une trentaine d’années, le mot « réforme » signifie aujourd’hui son exact contraire, c’est-à-dire la régression sociale.
    [6] https://www.la-croix.com/Monde/Europe/Etat-droit-Pologne-levier-europeen-aides-agricoles-2018-03-22-1200925618
    [7] https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/economie-combien-coute-l-europe-a-la-france_3251107.html
    [8] https://www.euractiv.fr/section/economie/news/polish-deputy-finance-minister-euro-in-poland-yes-but-not-yet : où la position très pragmatique de la Pologne au sujet de l’euro est clairement exprimée.
    [9] https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/PL/situation-economique-et-financiere-de-la-pologne-au-premier-sem
    [10] https://www.insee.fr/fr/statistiques/2121563 et https://insee.fr/fr/statistiques/4161181

    #retraites #femmes #hommes #pologne #ue #union_européenne #Social

    • Il faut dire que la Présidente du Conseil des Ministres de Pologne de l’époque, #Beata_Szydlo, était fille de mineur, quel manque de goût ! et membre d’un parti de droite, quelle horreur ! dont la politique sociale ressemblait à celle de de Gaulle…

      On comprend pourquoi les petits marquis de gauche, et les petites marquises de gauche, qui ont jeté le bébé socialiste avec l’eau du bain soviétique, et qui se font depuis les chantres de la mondialisation heureuse, de la concurrence libre et non faussée,etc…lui crachent dessus.

  • La retraite de Noël | Dépêche
    https://www.arteradio.com/son/61662929/la_retraite_de_noel

    Cette semaine, avant d’hiberner pendant 15 jours, Livo suit le mouvement contre la réforme des retraites, cherche un cadeau de départ à Jean-Paul Delevoye sur un marché de créateurs, et planque le mot de 2019 dans son traditionnel remix de fin d’année. Avec aussi un spécial featuring de Bernard Pivot, la fausse mort d’Aya Nakamura et le petit train des grévistes... Durée : 6 min. Source : Arte Radio

    https://dts.podtrac.com/redirect.mp3/www.arteradio.com/podcast_sound/61662929.mp3

  • Bruno Le Maire privatise accidentellement sa propre famille — Le Gorafi.fr Gorafi News Network
    http://www.legorafi.fr/2019/03/18/bruno-le-maire-privatise-accidentellement-sa-propre-famille

    C’est un consortium chinois qui prendra livraison de l’entière famille de Bruno Le Maire. Contacté, le consortium s’est réjoui, soulignant que même le gouvernement chinois n’avait pas osé avoir cette idée brillante. Selon plusieurs sources, il semble que Bruno Le Maire signait plusieurs privatisations en même temps et n’aurait pas remarqué son livret de famille sous une pile de papiers. De son côté Edouard Philippe a tenu à féliciter son ministre de l’exemple qu’il donne et encourager ses autres ministres à faire de même. « Je suis sûr que les Français suivront cet exemple et je peux vous assurer que vos familles seront bien traitées ».

  • « Allô l’Assemblée ? Le peuple va craquer » – Par QG TV
    https://www.les-crises.fr/allo-lassemblee-le-peuple-va-craquer-par-qg-tv

    Source : QG TV, Youtube, 15-12-2019  Les vrais privilégiés, on sait qui c’est. Un montage d’Adrien AdcaZz pour QG, afin de se préparer à la grande manif du 17 décembre. Source : QG TV, Youtube, 15-12-2019 Lire la suite

  • Le PTB contre les privilèges des politiciens PTB - 24 Décembre 2019

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=rWLIEIjCia8

    Le peuple doit se serrer la ceinture pendant que les politiciens continuent de se remplir les poches. Il est temps que cela cesse. Partout dans le pays, le PTB se bat pour mettre fin aux privilèges des politiques et se heurte aux partis traditionnels. Renforcez le parti qui combat les profiteurs, devenez membre du PTB : www.ptb.be/devenir-membre

  • Métropole de Lille : près de 3000 sans-abris recensés, dont 680 enfants Quentin Vasseur - 24 Décembre 2019 - France 3

    Invisibles ou presque, les personnes sans-abri sont pourtant nombreuses dans la métropole lilloise. Dans un rapport paru fin novembre https://www.adu-lille-metropole.org/wp-content/uploads/2019/11/SansAbrisme_web.pdf , la MEL fait le triste compte du nombre de personnes vivant à la rue, en campement ou en squat : celui-ci s’établirait à 2830 personnes, parmi lesquelles 686 enfants, et même 51 enfants en bas âge.

    Ce calcul s’établit sur la base des 2281 personnes déjà recensées par le SI-SIAO, la base de données des services intégrés d’accueil et d’orientation. À ce chiffre doivent s’ajouter « d’autres personnes connues des associations et ne figurant pas dans le SI-SIAO », parmi lesquelles une quarantaine de ménages non-connus des maraudes, un peu plus de 80 jeunes migrants, et 430 personnes de culture roms présentes en campement ou en squat.
     

    Parmi les 686 enfants dénombrés dans ce compte, on en trouve de tous les âges :
    • 51 enfants âgés de moins d’un an
    • 200 enfants âgés d’un à quatre ans
    • 195 enfants âgés de cinq à neuf ans
    • 151 enfants âgés de 10 à 14 ans
    • 89 mineurs âgés de 15 à 17

    L’étude de la MEL révèle également une disparité dans les situations familiales : 62% des sans-abris sont des hommes isolées, 13% des femmes seules et 19% des familles.
    . . . . . . . .
    La suite : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole/infographies-metropole-lille-pres-3000-abris-recenses-d

    #invisibles #SDF #enfants #Lille #France #ps #roms #sans-abri #pauvreté #sans-abris #hébergement #guerre_aux_pauvres #Invisibles

  • #Grèce : 1956-2008 « CHRONIQUE D’UN RAVAGE » Documentaire d’Angelos Abazoglou (France, 2018, 56mn)

    Comment un petit pays comme la Grèce a pu déstabiliser l’économie de l’Europe entière ?
    Pourquoi le déferlement médiatique qui a suivi la crise de la dette de la zone euro a prétendument déposé le sort de l’UE dans les mains des Grecs ?

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=6&v=PTTwpM3FAYY&feature=emb_logo

    Passé le "choc affectif", l’arrivée de Syriza au pouvoir a porté tous les espoirs, mais les déceptions politiques et économiques du peuple grec ont resurgi.
    Le 20 août 2018, après dix ans de tutelle, la Grèce est sortie du plan d’assistance financière mis en place par Bruxelles et le FMI. "Un nouvel horizon se profile", s’est félicité le gouvernement grec. Vraiment ?
    Ce film en deux parties tente de comprendre comment la Grèce, et derrière elle toute l’Europe, a pu arriver à une faillite aussi foudroyante. Avec l’appui d’experts, d’historiens et d’économistes, il analyse également les grands récits politiques de la Grèce et questionne la relation intime qu’elle entretient avec le "grand frère" américain.

    1956-2008 Fondateur du Pasok, le parti social-démocrate, Andréas Papandréou accède au pouvoir comme Premier ministre en 1981. Il s’engage à "moderniser la société et socialiser l’économie" et à "la libérer de la domination impérialiste de l’Otan et de la CEE".
    Ce ténor de la lutte contre la dictature des colonels (1967-1974) reprend à son compte le mythe de la libération de la Grèce de sa condition de "protectorat" des grandes puissances. Mais suite à différents scandales, la droite conservatrice Nouvelle Démocratie gagne les élections en 1990…

    Grèce, chronique d’un ravage, 1956-2008 Documentaire d’Angelos Abazoglou (France, 2018, 56mn)

    Un des deux épisodes du réalisateur grec Angelos Abazoglou, « Chronique d’un ravage » (1926-1955, 1956-2008), qui aborde l’histoire très contemporaine de la Grèce et de son peuple, victimes durables des impérialismes dominants.
    Une ample documentation archivistique et des interviews d’historiens de divers pays.

    #ravage #économie #dictature #capitalisme #idéologie #histoire_contemporaine #société #néolibéralisme #crise_financière #ue #union_européenne #Angleterre #USA

  • Interdit d’interdire : Jérôme Sainte-Marie – André Sénik : La lutte des classes est-elle de retour ?
    https://www.les-crises.fr/interdit-d-interdire-jerome-sainte-marie-andre-senik-la-lutte-des-classes

    Source : Russia Today France, Interdit d’Interdire, 18-12-2019  Frédéric Taddeï reçoit : – André Sénik, philosophe – Jérôme Sainte-Marie, politologueLire la suite

  • “Routes de la soie” maritimes et armées ! Par Richard Labévière
    https://www.les-crises.fr/routes-de-la-soie-maritimes-et-armees-par-richard-labeviere

    Source : Proche & Moyen-Orient, Richard Labévière, 04-12-2019 Bruxelles, 4 décembre. Sous la présidence du politologue et député européen Hervé Juvin, un colloque international – Mille routes, mille ports – a réuni – jeudi dernier à Bruxelles – nombre d’universitaires, chercheurs, diplomates et acteurs du monde de l’entreprise, venus de Pékin, d’Algérie et de plusieurs pays européens afin d’échanger expériences et analyses du grand dessein chinois : les Routes de la soie. Nous reprenons, ci-dessous, l’essentiel de l’intervention du rédacteur en chef de prochetmoyen-orient.ch. La rédaction La mondialisation, c’est la mer ! Oui, la mondialisation, bien avant Christophe Colomb et les Vikings – avec les migrations des tribus du bout de l’Asie -, la mondialisation c’est d’abord la mer et les océans.Lire la (...)