• POUR VIVRE HEUREUX, VIVONS ÉGAUX ! RICHARD WILKINSON & FRANÇOIS RUFFIN
    Fakirpresse - Ajoutée le 5 mars 2019
    https://www.youtube.com/watch?v=VFhtgPXz3O4

    Après « Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous », Richard Wilkinson publie avec Kate Pickett « Pour vivre heureux, vivons égaux ! » : le livre de deux épidémiologistes qui devrait être une des clés de voûte pour la gauche de demain. Quand la sociologie, l’économie, le social, résonne avec la psychologie de l’époque...

    Kate Pickett et Richard Wilkinson sont épidémiologistes. Ils publient aux Liens qui Libèrent : « Pour vivre heureux, vivons égaux », 412 pages : http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Pour_vivre_heureux,_vivons_%C3%A9gaux_!-556-1-1-0-


    • La révolte des classes moyennes et des catégories défavorisées n’est pas propre à la France. Elle traverse tout l’Occident. Elle s’exprime à l’égard de dirigeants qui ont laissé se développer depuis vingt ans au moins de graves dérives du capitalisme, ce que l’on a appelé le capitalisme financier. En France, les protestataires ne défendent pas des revendications catégorielles mais la nécessité de repenser un système. Ces oubliés de la République dénoncent la baisse du pouvoir d’achat, les inégalités sociales, les excès de la finance, la précarité comme solution au chômage, la toute-puissance des métropoles, la désertification des territoires, l’abandon des banlieues, la montée de la misère.

      Les dirigeants occidentaux, qui avaient dans l’ensemble plutôt bien conduit les affaires du monde au lendemain de la guerre, ont commis des erreurs qui rendent la situation explosive. Les Anglo-Saxons ont cru qu’en faisant tomber les règles, notamment dans la finance, en libéralisant à tout-va, ils allaient doper la croissance. Ce fut vrai un temps, au début des années Reagan-Thatcher. Puis, très vite, les crises à répétition éclatèrent.

      Les Européens ont eu le tort de suivre le mouvement. Pire, ils ont imaginé que l’adoption d’une monnaie commune, en gommant les frontières, allait elle aussi doper la croissance et faciliter la marche vers le fédéralisme. Or, cette monnaie attise les divisions au lieu de les réduire.


    • On doit en effet s’interroger sur les buts de ce procès, vis-à-vis d’un livre qui n’a pas été un « best-seller » – quelque 2 500 exemplaires ont été vendus en trois ans.
      . . . . . .
      Rappelons que ce monument littéraire met en cause plusieurs centaines de personnes, souvent sur la base de ragots et d’informations calomnieuses/malveillantes – souvent sans même avoir pris la peine d’interroger les personnes mises en cause, qui n’ont en commun que le fait d’avoir critiqué, plus ou moins fortement, les positions diplomatiques françaises. Mais il est quasi-certain que toute personne ayant critiqué les lumières François Hollande ou Laurent Fabius ne pouvait être en réalité qu’un espion à la solde du KGB.


  • Procès Vaissié : Venez assister à l’audience du 14 mars
    https://www.les-crises.fr/proces-vaissie-venez-assister-a-laudience-du-14-mars

    C’est donc dans une semaine, jeudi 14 mars à 13h30, que débutera le 1er procès en diffamation où nous sommes partie civile. Nous avons porté plainte contre Cécile Vaissié, pour son livre “Les réseaux du Kremlin” dans lequel elle nous traitait, entre autres, de faussaire… (voir ici pour plus de précisions) Vous pouvez nous montrer […]


  • Nous devons nous passer de #Chrome
    https://framablog.org/2019/03/07/nous-devons-nous-passer-de-chrome

    Chrome, de #Navigateur internet novateur et ouvert, est devenu au fil des années un rouage essentiel de la domination d’Internet par #Google. Cet article détaille les raisons pour lesquels Chrome asphyxie le #Web ouvert et pourquoi il faudrait passer sur … Lire la suite­­

    #Dégooglisons_Internet #G.A.F.A.M. #Libres_Logiciels #Blink #Brave #Chromium #Vivaldi


  • « C l’hebdo » (France 5) : censure et concert de chiens de garde contre Monique Pinçon-Charlot - #Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/C-l-hebdo-France-5-censure-et-concert-de-chiens

    La suite de l’échange est à l’avenant : d’abord interrompue par Ali #Baddou, Monique Pinçon-Charlot ne pourra pas développer la critique qu’elle porte contre le système médiatique. Littéralement assaillie par Jean-Michel Aphatie, qui la prend directement à partie et de manière plus que véhémente, elle subira les injonctions des deux chiens de garde et sera, cerise sur le gâteau, coupée au montage lors de sa tentative de réponse.

    Compris ?

    Une #coupure grossière, que confirme Monique Pinçon-Charlot, que nous avons pu contacter : « Je disais donc qu’aujourd’hui le monde de la presse et celui de la politique sont parfaitement interconnectés et donnais d’ailleurs l’exemple du cercle "Le siècle", avec ses dîners mensuels qui réunissent, dans la sociabilité mondaine, journalistes et politiques afin d’affiner la défense des intérêts de l’oligarchie. À ce moment-là Jean-Michel Aphatie fait comprendre qu’il est bien placé pour dire qu’il ne se passe rien de tel lors de ces dîners, et je lui réponds : "C’est toujours la même chose, circulez, il n’y a rien à voir..." Et là je ne peux pas aller plus loin, je suis de nouveau coupée par une des personnes présentes sur le plateau. »

    Nous en sommes à 12min30 d’émission. Et on en restera là. En tout cas pour Monique #Pinçon_Charlot, son livre, et ses idées. Le reste de l’émission sera consacré à une chronique de Jean-Michel #Aphatie sur « les intellos face aux gilets jaunes », au cours de laquelle l’éditocrate réussira l’exploit de revenir sur les propos de Luc Ferry en les qualifiant, tout rigolard, de « petit dérapage » (après certes avoir rappelé qu’ils avaient été unanimement critiqués). C’est dire si Jean-Michel Aphatie sait où diriger ses colères et ses indignations. Au contraire des deux journalistes de #Challenges, Monique Pinçon-Charlot ne sera même pas invitée à réagir : elle n’aura donc littéralement plus une seconde de temps de parole durant le reste de l’émission, évincée d’un plateau qui se terminera « à la bonne franquette », entre journalistes amis tout sourire, papotant comme au comptoir.


  • Comment le règne des rabbins alimente une guerre sainte en Israël
    Jonathan Cook - Jeudi 7 mars 2019
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion/comment-le-regne-des-rabbins-alimente-une-guerre-sainte-en-israel

    Des rabbins extrémistes jouissant de la bénédiction implicite de l’État sont en train de transformer un conflit territorial aux origines coloniales en une bataille contre le monde islamique au sens large



  • L’ordre règne en #Macronie

    « Le sens de l’effort » (M6), ou comment « divertir » en humiliant de jeunes chômeurs - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Le-sens-de-l-effort-M6-ou-comment-divertir-en

    Mardi 19 février, M6 diffusait le premier épisode de l’émission « Le sens de l’effort », produite par Studio 89 Productions [1]. Le concept : vingt-deux jeunes « inactifs », au chômage ou en situation de décrochage scolaire, participent à un « stage » organisé par un ancien militaire (avec le renfort d’une conseillère d’orientation) afin de leur inculquer la « motivation » et le goût de l’effort dont ils seraient naturellement dépourvus. Le résultat : une manière outrageusement simpliste et surtout orientée d’aborder les difficultés économiques et sociales de la jeunesse, et une émission qui transforme en divertissement la mise au pas de jeunes soumis à une discipline arbitraire et vexatoire. Ou quand la téléréalité se fait plus idéologique qu’elle ne veut bien le dire… / ...

    « Ils ne sont pas à l’école, ils ne sont pas dans l’emploi, ils ne sont pas en formation. Ils sont nulle part. […] Et la situation serait d’autant plus préoccupante qu’il y aurait en France aujourd’hui trois millions de jeunes qui ne font plus rien de leur vie ». Tout au long de l’émission, la voix off multipliera ainsi les jugements aussi dévalorisant que peu étayés : ils « ne font plus rien de leurs journées », sont « habitués à ne plus faire le moindre effort » ou encore « baissent les bras facilement ».

    ("Ils" ont peut-être juste compris qu’il ne servait à rien de perdre sa vie à essayer de la gagner ...)


  • Gaza. Une catastrophe sanitaire délibérément entretenue
    Ahmed Abbes > 7 mars 2019
    https://orientxxi.info/magazine/gaza-une-catastrophe-sanitaire-deliberement-entretenue,2951

    Ahmed Abbes. – Vous vous rendez depuis plus de huit ans à Gaza ; pourriez-vous nous décrire la situation sanitaire dans cette enclave et son évolution sous l’effet du blocus ?

    Tarek Loubani. — La situation sanitaire à Gaza est désastreuse et elle s’aggrave encore. Depuis la Grande Marche du retour (voir encadré), ce qui était un désastre à développement lent est devenu une catastrophe manifeste et actuelle. Le blocus a éliminé la capacité du système de santé à gérer les besoins quotidiens en soins longtemps avant le début de la Marche.

    Les patients souffrant de maladies chroniques comme les affections rénales et le diabète pâtissaient déjà du manque d’équipement approprié — des machines à dialyse par exemple —, et des médicaments nécessaires pour gérer leur pathologie. Les patients atteints d’un cancer étaient et restent complètement soumis au caprice de l’appareil de sécurité israélien qui est accusé d’échanger l’accès des patients cancéreux à un traitement vital contre des renseignements et des interrogatoires de ces patients. Que ce soit intentionnel ou non, le blocus empêche des médicaments essentiels et des équipements médicaux d’entrer dans Gaza. Il empêche le personnel de santé palestinien de voyager librement pour se former ailleurs et le personnel de santé international, comme moi, de voyager librement pour fournir des soins et des formations dans Gaza. Il dégrade aussi, et élimine, l’infrastructure essentielle dont tout système de santé a besoin pour survivre, comme l’électricité ou l’eau potable.

    Il y a eu une brève lueur d’espoir quand l’Égypte a élu son premier gouvernement démocratique en 2012. Les conditions de soins se sont améliorées de manière significative jusqu’à ce qu’une dictature militaire renverse le gouvernement et relance la collaboration de l’Égypte, en position subalterne, au blocus israélien. Cette période nous montre à quel point Gaza est capable de défendre son propre système de santé et de prendre soin de sa population si on ne l’empêche pas activement de le faire. (...)

    #GAZA


  • Les 7 ambitions du gouvernement pour prévenir et punir les manifestations
    https://nantes.indymedia.org/articles/44841

    Le 23 octobre 2018, le sénat proposait 7 mesures pour encadrer encore plus les manifestations. S’emparant de ce projet « clef-en-main » qui lui était servi par la frange la plus réactionnaire de la droite, le gouvernement a su profiter de l’aubaine pour apporter une réponse répressive et liberticide au #mouvement des « #gilets_jaunes ». Voici l’analyse effectuée en novembre, un peu remaniée.Attention, ceci n’est qu’un projet, et il est appelé à évoluer…

    #Répression #Resistances #contrôle #social #/ #antifascisme #lutte #anti-repression #étudiant-e-s #lycéen-ne-s #Répression,Resistances,contrôle,social,/,antifascisme,lutte,anti-repression,étudiant-e-s,lycéen-ne-s,mouvement,gilets_jaunes


  • « Les gilets jaunes ont été réduits à une foule laide, haineuse et antisémite » Chrystel Domenjoz - Katharina Kubicek - 6 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10267998--les-gilets-jaunes-ont-ete-reduits-a-une-foule-laide-haineuse-et-antise

    Edwy Plenel, journaliste français et cofondateur de Mediapart, a fustigé mercredi au micro de La Matinale la « disqualification organisée » du mouvement des gilets jaunes par le gouvernement français.
    Il faut voir dans le mouvement des gilets jaunes « le surgissement d’un peuple », affirme Edwy Plenel, dont l’ouvrage « La victoire des vaincus, à propos des gilets jaunes » (La Découverte) paraîtra jeudi.

    « Il s’agit de réhabiliter ce surgissement, ce cri. Toutes nos conquêtes démocratiques ont commencé comme cela. Les gilets jaunes sont avant tout un peuple mobilisé contre l’injustice sociale », estime le président et cofondateur du journal en ligne Mediapart. Partis du constat d’une injustice fiscale, les gilets jaunes « ont fait du chemin en parlant ensemble, pour arriver à des revendications pour une plus grande égalité des droits », décrit-il, dans un pays, la France, qu’il estime « ne pas avoir une démocratie très forte. »

    La contestation des gilets jaunes, avec ses 40’000 personnes rassemblées lors du 16e acte samedi dernier, n’est-elle pas en train de s’essouffler ? « Je n’ai pas souvenir d’un mouvement social d’une telle durée en France », réfute Edwy Plenel.

    A ses yeux en effet, le mouvement ne se résume pas aux rassemblements du samedi, ni à des incidents, à des porte-paroles autoproclamés ou à quelques olibrius. « Au-delà de tout cela, on assiste à quelque chose de très profond, une refondation de la démocratie au travers de la délibération. » Même si le mouvement décline, il a d’ores et déjà réussi à mettre à l’agenda du gouvernement des questions sociales qui n’étaient pas abordées jusque-là, souligne-t-il.

    « Morgue sociale »
    Très critique vis-à-vis de la politique d’Emmanuel Macron - qu’il accuse d’avoir « confisqué la volonté populaire » et d’avoir affaibli l’Etat notamment par des décisions sur la fiscalité - Edwy Plenel blâme la « morgue sociale » du président français vis-à-vis des gilets jaunes. « Il a discrédité le mouvement d’en haut, il fallait pour cela qu’il soit laid, violent, antisémite, raciste, une ’foule haineuse’ mais minoritaire. » Or, rappelle le journaliste, les droits avancent toujours avec les minorités. « Ceux qui empêchent par la violence la révolution démocratique dont nous avons besoin préparent des révolutions violentes », prévient-il.

    #gilets_jaunes #giletsjaunes #répression #france #racisme_social #guerre_aux_pauvres #actualités_françaises #Edwy_Plenel


  • D’après Gérard Fauré, ex « Dealer des Stars », Emmanuel Macron, comme beaucoup d’autres hommes politiques…, a tous les symptômes du cocaïnomane, ce qui explique à quel point ils sont désinhibés et dangereux
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15740-d-apres-gerard-faure-ex-dealer-des-stars-emmanuel-macron-comme-beau

    J’ai lu ce livre, et croyez-moi après l’avoir lu, on comprend pourquoi notre monde fonce vers l’abîme... D’ailleurs, vous vous rappelez comment Emmanuel Macron, a envoyé une salve de missiles sur la Syrie, sans demander l’avis de personne ??? Bref...

    « Moi je dis aux Français faites attention, on sait que les hommes politiques sont des menteurs, mais certains peuvent être très dangereux… »

    Gérard Fauré

    ⚠️A voir @tvlofficiel : Le dealer des stars donne sa lecture du comportement de #Macron ! Vrai ou faux, pourquoi le Président (et les élus comme @Aurelientache) qui conduit le pays, ne subit pas des tests de dépistage à la drogue, comme les pilotes d’avion ou conducteurs de TGV ? pic.twitter.com/AyAuadqgGy — EDERYZAPP (@EderyPatrick) 3 mars 2019

    Source : Fawkes.fr (...)

    #En_vedette #Divers


  • Touchez pas à nos enfants !

    Le ministre @CCastaner déclenche une #procédure_pénale contre le #syndicat #Info’Com-CGT. En cause, cette affiche qui relève pourtant de la seule liberté d’expression. Le secrétaire général d’@InfoComCGT se voit convoqué par la PJ le 18 mars prochain.

    Pétition :
    https://libertedexpression.jesigne.org
    #maintien_de_l'ordre #violences_policières #affiche #justice

    ping @reka


  • Grand Débat national : A Abbevile, ville #enMarche 5 Mars 2019 - Le Courrier Picard

    Le grand débat a commencé à 20 heures à la salle des fêtes d’Abbeville.
    Treize personnes sont présentes dont le socialiste Cyrille Becuwe et la conseillère municipale RN Patricia Chagnon.

    Source : http://www.courrier-picard.fr/169810/article/2019-03-05/treize-personnes-au-grand-debat-dabbeville

     ?

    Abbevile : 23 231 habitants en 2016. Maire : Nicolas Dumont, PS puis #LREM

    #en_vedette #Grand_Débat_national #popularité #MDR


  • L’antisionisme est-il une forme d’antisémitisme ?
    Réponse d’un intellectuel arabe à Emmanuel Macron
    Azmi Bishar

    https://orientxxi.info/magazine/l-antisionisme-comme-phenomene-juif,2946

    Le 19 février 2019, en visite au cimetière juif alsacien de Quatzeheim où des dizaines de tombes ont été retrouvées profanées par des croix gammées, le président français Emmanuel Macron s’est engagé à prendre des mesures juridiques pour combattre l’antisémitisme. « On prendra des actes, on prendra des lois et on punira », a-t-il déclaré. Plus tard dans la journée, il s’est rendu au mémorial de la Shoah à Paris, aux côtés des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. Le lendemain, dans le discours qu’il a prononcé au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), il a promis que son pays inscrirait dans la loi la définition de l’antisémitisme établie par l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA). Or cette définition est élargie à l’antisionisme, qu’Emmanuel Macron a déclaré être « une des formes modernes de l’antisémitisme ». Il ne fait aucun doute que vandaliser des tombes avec des graffitis outrageants est un crime de haine antisémite, mais quel rapport y a-t-il entre un tel acte et l’antisionisme ou la position que l’on peut avoir à l’égard d’Israël ?


  • Le hijab, la ministre et le marche-pied - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Hijab-ministre-marche-pied

    Est-ce que le fait qu’en France des femmes voilent leurs cheveux fait autre chose que de nous piquer les yeux ? Ou bien : ces femmes qui se voilent les cheveux font-elles du mal aux autres femmes, au point qu’il faille leur interdire de se voiler, de faire du sport voilées, de faire des études voilées, de sortir de chez elles voilées ? Il est des branches du féminisme qui postulent que tout choix effectué librement par une femme est un choix féministe et interdisent à toutes les personnes qui ne sont pas « les premières concernées » de s’exprimer sur ce choix. Les réponses que chacune fait au sexisme ambiant méritent d’être respectées, qu’elle porte des talons hauts ou un hijab, car rien ne justifie que des femmes subissent non seulement les injonctions mais également les condamnations quand elles y obéissent.

    Cela dit, je fais partie de celles qui pensent que l’injonction à se voiler est une pression de plus (et de trop) sur les femmes.

    • Hé hé ! Ceci dit, depuis hier j’ai l’impression de ne pas avoir été aussi claire que ce que je voulais en opposant ces universalistes dont le féminisme ne part pas de l’expérience des femmes, de toutes les femmes, mais de préjugés racistes propres à donner envie au populo de voter contre elles aux prochaines élections (#en_marche_vers_le_fn comme disait @sinehebdo qui s’est bien mis le doigt dans l’œil puisque le FN a changé de nom avant) et ces féministes du choix, super radicales-super libérales qui ont entendu trois meufs racisées parler d’empowerment et qui en ont déduit que le hijab n’était que liberté pour les femmes.

      Et oui, quel sujet, comme si on n’avait pas mieux à faire...

      On l’a bien compris, la sape était une affaire de gonzesses et comme toutes les affaires de gonzesses, il s’agissait là d’un truc inintéressant qui ne concernait pas les hommes.
      Ce qui fait, qu’en théorie, nous aurions pu nous habiller avec des impers transparents et des culottes sur la tête, puisqu’il s’agissait là de quelque chose sans importance… sauf quand il s’agissait, en fait, de contrôler les corps, ceux des soumis, des subalternes et, parmi eux, surtout celui des femmes.

      Il est vachement bien écrit, ce texte, @monolecte ! Et drôle (en effet, pourquoi aussi peu de remarques sur les raies du cul des mecs dès qu’ils se penchent ?) et salutaire (oui, la pudeur est dans l’œil qui regarde). Mais je pense que le vêtement reste un truc social, hyper codé, et qu’il s’est libéralisé en même temps que notre société, mais que la liberté absolue (à San Francisco on a le droit de se balader à poil) est synonyme d’une certaine #anomie comme on l’expérience parfois dans des sociétés plus au nord que la nôtre, où tu peux crever habillé·e comme tu veux.

      Mes parents m’ont raconté que lors des premières affaires du voile, vers 1989, les gens de droite s’en branlaient et ceux de gauche fantasmaient mais avaient plus d’empathie pour les filles voilées, craignaient plus pour elles.

      Et j’ai oublié de signaler ça dans mon billet, sur le mal que l’interdiction fait aux filles et aux femmes, surprise : https://seenthis.net/messages/764372.

    • Face à la polémique, Décathlon renonce à commercialiser un hijab de course - La Croix
      https://www.la-croix.com/France/Face-polemique-Decathlon-renonce-commercialiser-hijab-course-2019-02-26-12

      Première à s’exprimer sur le sujet, sur RTL mardi 26 février, la ministre de la santé Agnès Byzun a rétorqué que, si un tel produit n’est « pas interdit par la loi (…), c’est une vision de la femme que je ne partage pas. En tant que femme c’est comme ça que je le vis. Tout ce qui peut amener à une différenciation me gêne. J’aurais préféré qu’une marque française ne promeuve pas le voile. »


  • Victime d’un tir de LBD40 dans le sein, elle suscite l’indignation sur les réseaux sociaux Révolution Permanente
    https://www.revolutionpermanente.fr/Victime-d-un-tir-de-LBD40-dans-le-sein-elle-suscite-l-indignati

    "J’ai été victime d’un tir de #LBD40 dans le sein droit. J’ai eu 10 jours itt. J’étais pas mal traumatisée c’est pour cela que j’ai tardé à envoyer les photos". Montpellier, #ActeX. Le message a été posté par David Dufresne sur son compte Twitter ce lundi.

    La photo et sa courte description parlent d’elle-même. En quelques heures, le témoignage de cette femme, blessée au sein par un tir de LBD40 le 19 janvier lors de l’Acte 10 des Gilets Jaunes à Montpellier, a été partagé des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux. Les commentaires d’indignation et de solidarité sont tout aussi nombreux, à la hauteur de la rancœur accumulée par plus de 3 mois de violences policières contre les manifestants. Nous en publions quelques uns et transmettons à notre tour de toute notre solidarité à la victime, que nous invitons à nous contacter afin de recueillir son témoignage.

    Les commentaires d’indignation et de solidarité
    « Viser pour éborgner, mutiler, tirer sur des femmes, gazer des personnes handicapées... elle est belle, la police française. Quelle image pour le pays "des Lumières & des droits de l’homme" ! Quelle publicité ! On est finis, grillés, catalogués "shithole country" et c’est mérité. »

    « Bravo à #Macron #Castaner et #Schiappa pour leurs efforts en faveur de l’#EgaliteFemmesHommes ! Les femmes se font tabasser et viser par les #LBD40 comme les hommes. pour tout le reste #onverraplustard ... #ViolencesPolicieres »

    « On sait tous que le tir n’est pas du au hasard ? Les LBD sont équipés de viseurs holographiques, ce qui permet des tirs ultra-précis, pour atteindre à coup ce qui est visé... visage, partie intime, tête... Avant les flashballs étaient conçus pour des tirs au hasard en l’air et les balles n’étaient pas celles qu’elles sont aujourd’hui … Courage à cette fille,.. je compatis. POLICE PARTOUT, JUSTICE NULLE PART »

    « Mais on va où la ? ? Tirer dans les seins d’une femme, ils auront tout fait les testicules les yeux la tête les jambes les mains coupées... j’ai un certain âge je n’aurais jamais penser un jour voir cela en France »

    « Abominafreux !!! J’imagine la douleur... Comme ce jeune qui a pris un tir de LBD dans les parties génitales à Nantes samedi dernier. Il y a une belle bande de fous furieux dans ces FDO !! »

    « Mais que se passe-t-il dans la tête d’un flic pour tirer au #LBD40 en visant le sein d’une femme, quel niveau de ressentiment, de haine... »

    « Courage sincère à cette femme touchée. Pas de commentaire concernant ces barbaries qui sévissent depuis trop longtemps... »

    « Seuls 10% des gens témoignent. Statistiques à la clé. L’horreur est devenue absolue. Les FDO encouragées et dévoyées de leurs missions premières par l’État, semaine après semaine, violent les droits constitutionnels et mondiaux du peuple. Ça n’échappe à aucune des ONG surveillant. Des blessures sans raison. Des mutilations sans légitimité. Du sang versé, des larmes taries, des maux jamais soignés, pas pris en charge par les assurances, car les FDO outrepassent leurs droits pour sanctionner le peuple, et sanctionner, ça veut dire mutiler et traumatiser. On atteint le sommet de l’horreur. Et le peuple reste calme malgré tout. Il reste calme, parce qu’il a un espoir. Ne vous félicitez pas, vous les édiles, car lorsque ces gens auront compris que tout est vain, ce sera vraiment la guerre civile. »

    « C’était ma pire hantise en manifestation de m’en prendre un LBD dans le visage ou la poitrine. Je suis horrifiée de savoir que c’est arrivé. Imaginez celles qui ont des prothèses mammaires ça peut être hyper dangereux. Quelle bande de merdes ceux qui font ça. Tout mon soutien. »

    « Toutes ces violences policières et politiques doivent cesser. J’ai honte de ceux qui représentent la France. Nous ne sommes que des pions qu’ils manipulent comme bon leurs semble. Courage à tous les gilets jaunes, on ne lâchera rien »

    « Plus ils seront odieux. Plus nous serons héroïques. Plus ils seront injustes plus nous serons déterminés ».

    « Il faut que ça cesse d’une façon ou d’une autre ! Le mot inacceptable n’est pas assez fort... j’avoue que je suis à cours de commentaire... »

    « Dégoûté. J’en ai mare de voir ces horreurs que le gouvernement fait subir au peuple, pour moi c’est une dictature et rien d’autre. Que les policiers et les CRS sachent bien que nos enfants ne se déguiseront plus en policiers, il n’y a aucune fierté de le faire. Ils sont la honte de ce pays, exécuter les ordres de politiques véreux qui se moquent d’eux et de nous le peuple, sans nous ils ne sont plus rien que des loques »

    « Cela est bien un acte de guerre et les gilets jaunes sont les résistants et la bac et CRS et tous les autres représentant les forces de milice de Castaner sont des assassins, faudra se défendre un moment donné »

    « C’est une honte de tirer sur les gens, là où ils ne doivent pas tirer, courage à vous, vous êtes méritante pour poster cette photo. Courage ! »

    « Démission de Castaner et de ce gouvernement de dégénérés !!! Vite !! »

    « Quelle honte cette bande de branquignoles...du plus ..haut jusqu’aux bourrins qui exécutent des ordres débiles. »

    « Des ordures, des sous hommes qui blessent, mutilent et éborgnent des parents, des grands parents, des enfants ! La honte de la nation qui n’auront plus et n’ont plus mon respect... »

    « Courage à toi et crois bien que c’est loin d’être terminé ce gouvernement et cette police devra répondre de ses actes un jour ou l’autre »

    « Bon rétablissement et courage surtout j’ai mal pour vous et pour toutes les victimes »

    « J’espère sincèrement que vous avez fait des examens nécessaires pour cette blessure inacceptable....HONTE à cette répression meurtrière...??? courage au vu des dégâts et des douleurs atroces qui en découlent ? »

    « C’est pas possible il faut qu’ils arrêtent de faire autant de mal, je vous apporte tout mon soutien mais que faire de toutes ces violences ? Porter plainte et aller faire des radios et voir un gynécologue pour votre santé, je suis en colère de cette acte de violence »

    « Et puis ça pleure parce qu’ils ont pris une brique sur le pare-brise, défendez-vous les gilets, il n’y a pas de raison de se laisser faire comme ça, quand il y aura des réactions ça les calmera CRS, grosses pourritures »

    « Scandaleux. On se battra jusqu’au bout. Il ne faut pas que cela reste impuni. Non jamais. Grrrr »

    « Bon rétablissement à vous, prenez soin de vous, et surtout faites-vous contrôler régulièrement pfff courage. Et pour ces pourritures capables de tels actes ainsi que les commanditaires d’en haut, votre tour viendra, la vie est un boomerang, pas besoin de frapper pour s’abaisser à votre niveau. VIVE LES GILETS JAUNES »

    « C’est horrible et les conséquences derrière peuvent être très graves, ce que je ne souhaite évidemment pas. J’espère qu’il y a une plainte. Bon courage à vous et gardez bien tous les documents de votre suivi médical c’est important. De tout cœur avec vous. Ils sont à gerber ces grosses merdes qui se prennent pour des supers flics, honte à eux »

    « bon courage et bon rétablissement, j’ai eu là même chose il y a 3 mois à la jambe et je ne suis toujours pas guéri surtout porté plainte saloperie de Macron »

    « Elle dit quoi Schiappa la "féministe" ? »

    « Terrible... affligeant de voir là où l’on en est... toutes ces violences cautionnées... RN / LREM/ LR même combat, dans un silence assourdissant... sans parler de l’attaque d’un député »

    « Énormément de personnes horrifiées par ce qui est arrivé à cette jeune femme. Tous nos soutiens, plusieurs pages Facebook... J’ai publié sur le twitter de Schiappa tellement il est honteux qu’elle ne réagisse jamais. »

    « L’image est insoutenable, je ne peux même pas imaginer la douleur qu’elle a ressentie et les conséquences pour sa santé, c’est honteux une telle violence... Courage à elle ! »

    « Je suis sans mot tellement c’est épouvantable, regardez la TL de David Dufresne il y a la photo entre autre de la personne en fauteuil qui s’est fait gazer dans le visage. Je ne comprends plus ce qui anime les FDO si ce n’est un sentiment de haine envers les manifestants »

    #Giletsjaunes #violences_policiéres #enMarche #David_Dufresne


  • #Pays-Bas : Dans les universités du nord, l’étude du néerlandais se meurt Karel Verhoeven - Traduction Guillaume Deneufbourg - 26 Février 2019 - daardaar.be
    https://daardaar.be/rubriques/culture-et-medias/dans-les-universites-du-nord-letude-du-neerlandais-se-meurt

    L’annonce a secoué le landerneau politique aux Pays-Bas, tous bords confondus : la Vrije Universiteit Amsterdam supprime son bachelor en langue néerlandaise. Avec cinq étudiants en première année et six en deuxième, l’orientation n’est plus rentable.

    Les universités s’inspirent des entreprises, se montrent pragmatiques. Si l’on peut comprendre l’approche, admettons qu’elle confine au cynisme lorsqu’il est question de l’étude de sa langue maternelle et de sa propre culture. Elle relègue au rang de simples données statistiques des valeurs cardinales telles que la culture, l’identité et la richesse du monde des idées. Des valeurs qui intéressent donc de moins en moins de jeunes. Mais pourquoi ?

    L’épiphénomène montre l’ampleur de la crise que traversent les sciences humaines. Les universités en sont arrivées à défendre tambour battant la logique du pragmatisme. Les études doivent mener à des diplômes utiles, inculquer des connaissances pratiques qui serviront sur le marché de l’emploi. Les langues, les cultures et la philosophie ? Aucune utilité concrète, pas rentables.

    Dans le monde universitaire, ce sont les orientations consacrées à l’étude de la langue maternelle qui enregistrent le recul le plus marqué. Idem en Flandre, où l’étude du néerlandais compte un tiers d’étudiants en moins.

    À l’évidence, l’enseignement n’est pas exempt de reproches. Les professeurs de néerlandais ne parviennent plus à inspirer leurs troupes. Ce qu’ils enseignent, ce qu’on les contraint à enseigner, n’intéresse plus les élèves. L’air du temps n’arrange rien. Comme le martèlent à l’envi les campagnes d’information des pouvoirs publics, l’avenir appartient à ceux qui auront la tête pleine de sciences et de technologies, aux ingénieurs, aux scientifiques, aux spécialistes de la biologie et de l’informatique.

    Signe des temps, l’enseignement catholique supprime de son côté, sans sourciller, une heure de néerlandais par semaine, alors même que les compétences en lecture et en écriture des élèves sont au plus bas. Parallèlement, on s’interroge sur la nécessité d’une langue néerlandaise standard. Les régiolectes et la tussentaal , qui qualifie le parler intermédiaire entre le flamand classique et les variantes régionales, gagnent en prestige. Plus moderne, cette « langue du milieu » serait plus tolérante, plus inclusive. On délaisse donc la norme, d’autant que le néerlandais intermédiaire ne s’étudie pas, il se parle. Intuitivement. La langue, principale victime du relativisme.

    Les formations en langues et en littérature sont donc à la peine, car elles nagent à contre-courant. La culture est inutile, la littérature un simple passe-temps. Elles ne pèsent pas bien lourd face aux chiffres de l’emploi et aux nécessaires retours sur investissement. Alors, comment lutter ? En replaçant la langue et la littérature au centre des débats, comme des vecteurs essentiels de vérité. Vérité sur nous-mêmes, vérité sur le monde. Comme l’origine de toutes choses, comme un cadre primordial à la connaissance, le moteur de l’imagination. Comme le point culminant de nos pensées intimes, comme le partage par excellence. Un élément indispensable. Notre identité profonde, en somme. Et vous voudriez me faire croire que les jeunes ne s’y intéressent plus ?

    #Néerlandais #langue #langues #Culture #langue_maternelle #éducation #universités #sciences_humaines


  • « Si on arrête le train, c’est fini » : comment La Thiérache, dans l’Aisne, incarne l’abandon de la France rurale
    https://www.bastamag.net/Si-on-arrete-le-train-c-est-fini-comment-La-Thierache-dans-l-Aisne-incarne

    Dans le Nord de l’Aisne, département qui s’étend des frontières de l’Île-de-France à celles de la Belgique, se trouve une ancienne région historique, précieuse pour son patrimoine architectural, ses produits agricoles et sa biodiversité : la Thiérache. Traversée par deux routes nationales, elle n’offre guère d’autres commodités de transport à ses 100 000 habitants, alors même qu’elle a abrité, dès l’entre-deux-guerres, des sites majeurs des chemins de fer français. À moins de 200 kilomètres de Paris, elle (...)

    #Décrypter

    / A la une, #Reportages, #Classes_populaires, #Inégalités, #Transports, #Services_publics


  • Comment les violences policières ont (difficilement) percé le mur médiatique - Acrimed | Action Critique Médias
    https://www.acrimed.org/Comment-les-violences-policieres-ont

    Nous évoquions fin décembre, plus d’un mois après le début de la mobilisation des gilets jaunes, le « voile médiatique » sur les violences policières – pourtant largement documentées par ailleurs. À partir de la mi-janvier, on assiste cependant à un revirement subit : en quelques jours, cette question s’impose dans les grands médias, à travers des interviews, des débats, ou des émissions spéciales. Un réveil tardif qui révèle, par contraste, le désintérêt dont ces violences avaient fait l’objet dans les premières semaines du mouvement. Et qui pose question : comment et pourquoi les violences policières sont-elles (difficilement) passées de l’ombre à la lumière médiatique ?

    cet article est le premier d’une série consacrée au traitement médiatique des violences policières.

    #maintien_de_l'ordre #medias


  • « Gilets jaunes » : « Pendant 20 ans, on va avoir des mouvements durs, on ne va pas s’en débarrasser comme ça »
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-pendant-20-ans-on-va-avoir-des-mouvements-durs-on-ne-va-p


    Analyse inversée : ce ne sont pas les métropoles qui attirent les gens, ni la révolution numérique qui aurait pu les aider à bosser de partout, mais bien une contradiction économique entre le fait que tous les emplois à valeur ajoutée se concentrent dans les villes pendant que la spéculation immobilière exile les gens de plus en plus loin, alors que dans le même temps, l’austérité vide les périphéries de ses services publics.

    Pour sortir de la crise des « gilets jaunes », il faut « donner des droits et du pouvoir nouveau à ces populations périurbaines qui se sentent invisibles, oubliées », a estimé Jean Viard, sociologue, directeur de recherches CNRS au Cevipof (Centre de recherches politique de Sciences Po Paris), dimanche 3 mars sur franceinfo. Selon le spécialiste, également candidat La République en marche aux dernières élections législatives, on ne va pas « se débarrasser comme ça » du mouvement débuté en novembre. Pour la journée de mobilisation du samedi 2 mars, 39 300 manifestants ont été comptabilisés en France, dont 4 000 personnes à Paris, selon le ministère de l’Intérieur.


    • Grenoble : Le point sur la situation après une troisième nuit d’émeutes
      https://www.20minutes.fr/societe/2464631-20190305-video-violences-urbaines-grenoble-point-situation-apres-t

      Un adolescent de 16 ans grièvement blessé à l’œil
      Au cours des affrontements de samedi soir, un garçon de 16 ans a été blessé à l’œil dans le quartier Mistral dans des circonstances qui restent vagues. Sa mère a porté plainte lundi, selon le parquet de Grenoble. Des voisins auraient indiqué à la Grenobloise que son fils aurait été victime d’un tir de balle en caoutchouc. « A ce stade, nous ne disposons d’aucune autre information », a précisé lundi soir le procureur de la République de Grenoble Eric Vaillant, qui a ouvert une enquête pour « violences volontaires avec arme suivies d’une ITT supérieure à huit jours ». Des faits qui n’ont pas manqué d’ajouter à la suspicion envers les forces de l’ordre d’une partie des habitants, selon plusieurs messages postés sur les réseaux sociaux.

      Des compléments sur les affrontations, des point de vue de proches, etc.
      https://twitter.com/clprtr/status/1102660522481254400

      « On les a envoyés à la mort », accuse un proche. « On était vraiment sur de la chasse... On dirait du du gros gibier (...) on a ôté la vie à deux personnes, on a rendu des gens malheureux, Un scooter à 1000 euros, deux morts, ça se passe de commentaires »

      #Maintien_de_l'ordre #violences_policières #violence_d'État #LBD40 @davduf

    • ⎯ Tu te rappelles que tu ne dois jamais mentionner dans tes titres qu’ils étaient poursuivis par la police ?
      ⎯ T’inquiète.

      via @vivelefeu
      https://twitter.com/vivelefeu

      Après des jours d’émeute, faute de figurer dans le titre, le mot « police » figure dans la première phrase.

      La mort de Fatih et Adam, révélatrice des fractures de Grenoble , Henri Seckel et Maud Obels.

      Depuis la mort dans un accident de deux jeunes poursuivis par la police, les nuits de fièvre se succèdent dans le quartier du Mistral.

      Jusqu’alors, les seuls messages de protestation visibles devant l’école Anatole-France concernaient le trop grand nombre d’élèves en classe de CP et la vitesse trop élevée des automobilistes. Sur la façade de cet établissement du quartier Mistral, dans le sud de Grenoble, sont venues s’ajouter ces jours-ci des inscriptions d’un autre genre : « La police tue la jeunesse de demain », « Vous allez payer », « Aucune pitié pour les porcs », « 500 euros pour chaque policier au sol ». Et aussi « F & A, on vous aime pour toujours ».

      Environ 1 500 personnes se sont rassemblées, mercredi 6 mars, devant ces tags hostiles aux forces de l’ordre, pour une marche silencieuse à la mémoire de Fatih et Adam, 19 et 17 ans, que tous présentent comme de bons garçons, et qui ont trouvé la mort samedi à quelques hectomètres de là. Ils circulaient, sans casque et sans permis, sur un scooter volé à bord duquel ils auraient grillé des feux rouges et brisé des rétroviseurs, et ont été pris en chasse par deux voitures de police. La course-poursuite a emprunté un petit bout de l’A480, qui longe le quartier Mistral. L’accident s’est produit sur une bretelle de sortie. Le parallèle avec Zyed et Bouna, deux jeunes de 17 et 15 ans morts électrocutés en 2005 à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) dans un poste électrique en tentant d’échapper à un contrôle policier, a vite surgi.
      Lire aussi A Grenoble, une nouvelle nuit tendue après la « marche blanche » en hommage à Adam et Fatih

      « Question d’orgueil »

      Au lendemain du drame, le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, s’est voulu aussi précis que possible sur le déroulement des faits, en s’appuyant sur une caméra de vidéosurveillance et le témoignage d’un chauffeur de car : « Il a vu dans son rétroviseur un scooter et un véhicule de police. Il a décidé de se serrer sur la droite pour leur laisser le passage, sauf que le scooter a décidé de doubler le car par la droite et s’est retrouvé coincé entre le car et le parapet. En l’état, il n’y a eu, selon nous, aucun choc entre le véhicule de police et le scooter. »

      La démonstration n’a pas convaincu la totalité des 3 000 « Mistraliens ». Une photo d’une éraflure sur le pare-chocs avant de la voiture de police a atterri sur tous les téléphones, aussitôt interprétée comme la preuve d’une collision avec le scooter. « On les a envoyés à la mort, affirme Karim, l’oncle maternel d’Adam. On dirait que venir ici, pour les forces de l’ordre, c’est comme faire un safari, chasser du gros gibier. » « Les policiers ont de la rancœur parce qu’ils n’arrivent pas à agir sur ce quartier, c’était une question d’orgueil, il fallait absolument les attraper, explique un jeune homme souhaitant rester anonyme, comme les amis qui l’entourent, à la terrasse du snack La Cantine. C’est dommage qu’une simple question d’orgueil aboutisse à deux morts. »

      « Si on commence à ne plus contrôler ce genre de personnes et à ne plus faire de flagrants délits, on reste au commissariat et on ne fait plus rien, répond Philippe Lepagnol, secrétaire départemental en Isère du syndicat de police Alliance, qui dit avoir vu les images de vidéosurveillance. Les jeunes ont pris des risques énormes, c’est ça qui les mène à l’accident, pas la police. On est des pères de famille, on sait faire preuve de discernement. On déplore ce drame, mais on est sereins sur les circonstances. »

      L’épisode ne risque pas de réparer la fracture, qui semblait déjà définitive, entre policiers et jeunes du quartier. Les seconds dénoncent les « abus de pouvoir permanents » des premiers, les premiers le « sentiment d’impunité » des seconds. Lesquels n’ont pas plus confiance en la justice ni en l’enquête qui débute à peine : « Qu’est-ce que c’est que ce silence général sur les circonstances de l’accident ? Quelqu’un a quelque chose à se reprocher ? » Le temps – long – de la justice n’est pas celui – immédiat – de l’émotion.

      La marche silencieuse s’est élancée à 16 h 30, et le cortège a fait ses premiers pas dans un paysage urbain défiguré, entre Abribus aux vitres émiettées et squelettes de voitures. La plupart des carcasses calcinées ont été enlevées, ne reste alors plus que le goudron qui s’est gondolé sous l’effet de la chaleur, et que parsèment des dizaines de douilles de grenades lacrymogènes usagées. Les enfants ramassent ces curieux jouets, et se font gronder par leurs parents.

      Les stigmates des dernières nuits agitées dans le quartier sont partout. Depuis samedi, les lacrymos des CRS ont affronté les cailloux, boules de pétanque et cocktails Molotov parfois jetés directement depuis les étages des immeubles. D’autres secteurs de Grenoble (Villeneuve, Teisseire, Village olympique) et d’autres communes de l’agglomération (Echirolles, Fontaine, Saint-Martin-le-Vinoux) se sont embrasés également.

      Soixante-cinq voitures ont flambé dans la seule nuit de lundi à mardi. L’épisode rappelle 2010, et les émeutes qui avaient suivi la mort d’un braqueur, tué par les policiers, dans le quartier de la Villeneuve.

      Chantier permanent

      Ces nuits de fièvre ont fait un seul blessé grave (une enquête a été ouverte sur le cas de ce jeune homme de 16 ans qui a perdu un œil) et entraîné une seule interpellation : un homme de 25 ans, condamné mercredi à huit mois de prison ferme pour avoir jeté une barre de fer et des parpaings sur des policiers. « S’il faut aller en prison, on ira en prison », explique un jeune du quartier ayant participé aux échauffourées, pour qui la violence est légitime : « L’imam nous a dit de ne pas être violents, et de monter une association. Mais est-ce que vous seriez venus si on avait monté une association ? »

      Avant de se diriger vers le pont de Catane, à l’entrée duquel Adam et Fatih sont morts, les manifestants ont serpenté dans le quartier Mistral, bâti dans les années 1960, dont on se demande aujourd’hui comment ses concepteurs ont pu s’enthousiasmer pour ses hautes barres de 150 mètres de long sur 10 de large aux façades totalement planes, même si les premiers sommets du Vercors, en arrière-plan, agrémentent l’ensemble. Le quartier, chantier permanent, s’oriente vers quelque chose de plus aéré, de moins haut.

      Pendant que les arbres attendent le printemps, la vaste esplanade centrale jonchée de détritus attend les éboueurs et les dealers attendent les clients. « Je n’ai jamais vu une ville de cette taille aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue », avait dit de Grenoble le précédent procureur, Jean-Yves Coquillat. « Ce quartier est sans doute l’endroit où il s’était le plus structuré, mais ça a bougé », assure Eric Piolle, lointain successeur à la mairie de Paul Mistral (1919-1932), qui a donné son nom au quartier.

      Appels à la haine

      L’actuel édile écologiste ne nie pas les difficultés mais loue le travail de « couture urbaine » en cours, symbolisé entre autres par Le Plateau, centre socioculturel de grande qualité. Son directeur, Hassen Bouzeghoub, attaché à ce quartier qui l’a vu naître il y a cinquante-trois ans, n’en cache pas les défauts : « C’est une enclave urbaine, un quartier “du bout”, qui vient s’écraser contre un mur d’autoroute. Il concentre tous les problèmes – paupérisation, absence de mixité, échec scolaire, délinquance, chômage. Il y a un nouveau projet urbain depuis une dizaine d’années, mais on paie aujourd’hui vingt ans d’errance entre 1980 et 2000, qui ont abouti à un entre-soi, et généré des fonctionnements sociaux particuliers. La fracture sociale est intense. »

      Plus encore lorsqu’un drame survient, parce qu’alors, « tout ressort de façon épidermique, analyse Eric Piolle. Certains se sentent désaffiliés, et cette désaffiliation peut se transformer en colère ». Les appels à la haine ont fleuri sur les réseaux sociaux depuis samedi. « Nous devons nous garder de nous laisser entraîner dans cette boue, dont nous sortirions tous salis », a dénoncé le maire mardi, à la veille de l’enterrement des deux garçons – en périphérie de Grenoble pour l’un, en Turquie pour l’autre. Avant et après la marche, les appels à cesser les violences se sont multipliés. « Ça ne sert à rien, ça ne fera pas revenir Adam », avait dit sa mère, Jamila, au Dauphiné libéré le matin. Appel à moitié entendu : la nuit de mercredi à jeudi a encore vu quelques voitures brûler et des cocktails Molotov tomber des fenêtres.

      #Bac


  • Le long des peupliers
    http://www.radiopanik.org/emissions/le-gant-de-toilette/le-long-des-peupliers

    Les extraits

    La Rénovation Du Quartier #nord, Autant Savoir, RTBF, 8/3/1979 Radio Chevauchoir, Strip-Tease, RTBF, 12/4/1989 Sainte-Barbe Des Mineurs À Tamines, Inédits, RTBF, 5/4/2001

    La playlist

    Nightfall In Camp - Cada Día Gomez - Blue Moon Rising The Cure - I’m Cold David Numwami - Le Fisc de L’Amour John Makin & Friends - No Lie (Live at The Planet, Brussels) Steve Beresford - Comfortable Gestures Furniteur - Redundant Buzz Hiromasa Suzuki - 3.000 B.C. Placebo - Phalene IV

    #pop #archives #GDT #bxl #pop,archives,GDT,nord,bxl
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/le-gant-de-toilette/le-long-des-peupliers_06299__1.mp3