• Réforme des retraites : les risques d’une radicalisation
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/21/retraites-les-risques-d-une-radicalisation_6026684_3232.html


    Manifestation contre la réforme des retraites, à Versailles, le 20 janvier, où Emmanuel Macron recevait par ailleurs de grands patrons.
    PHILIPPE LOPEZ / AFP

    Editorial. De nombreux actes violents ont été commis ces derniers jours en marge de la mobilisation contre la réforme. Pour éviter le point de rupture, Emmanuel Macron doit mieux expliquer sa politique et traiter sans transiger les violences policières.

    Editorial du « Monde ». Journée presque ordinaire en France : lundi 20 janvier, tandis qu’Emmanuel Macron accueille à Versailles deux cents grands patrons étrangers dans le cadre de l’opération « Choose France », de deux cents à trois cents personnes manifestent dans la ville, munies de pancartes : « Macron dégage ». Le conflit autour de la réforme des retraites a beau perdre en puissance, trains et métros ont beau circuler presque normalement, l’atmosphère s’alourdit. Après plusieurs semaines d’un mouvement social qui s’est caractérisé, il faut le saluer, par le nombre réduit d’incidents de la part des grévistes, le risque d’une radicalisation s’accentue.

    La cible, c’est évidemment Emmanuel Macron et son gouvernement, qui veulent présenter la réforme des retraites, vendredi, en conseil des ministres, puis la soumettre au Parlement. En réponse, des petits groupes s’organisent pour perturber leurs sorties publiques et privées : vendredi soir, plusieurs dizaines d’opposants se sont rassemblés devant le Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, où le chef de l’Etat passait la soirée. La veille, la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa avait été vivement prise à partie par des militants lors d’une réunion publique à Paris. Lundi, le ministre de la culture, Franck Riester, a renoncé à présenter ses vœux pour éviter de voir la cérémonie perturbée.

    Les crispations s’accentuent
    Des députés de la majorité sont également menacés, mais la cible, c’est aussi la CFDT, qui a accepté, le 11 janvier, avec la CFTC et l’UNSA, de conclure un compromis avec le gouvernement en échange du retrait d’un âge pivot applicable dès 2022, ouvrant la voie à l’instauration d’un système universel par points. Pour la seconde fois en quatre jours, le siège parisien du syndicat a été investi, cette fois-ci par une quinzaine d’hommes cagoulés qui ont brièvement coupé l’électricité, en dénonçant « une collaboration de classe ». Revendiquée par la CGT-Energie, l’action a été condamnée « à titre personnel » par Philippe Martinez, le secrétaire général de la confédération, qui se montre néanmoins impuissant à contenir les débordements d’une fraction de ses militants.

    La multiplication de ces actions est inquiétante, car elle revient à fouler les principes qui fondent la démocratie : discussion, quête du compromis et acceptation de celui-ci. La dérive est suffisamment forte pour que tous ceux qui sont attachés à la démocratie s’en soucient et la dénoncent. S’il est vrai que le gouvernement a mal expliqué sa réforme, on ne peut lui reprocher d’avoir fait la sourde oreille : les syndicats ont été reçus à maintes reprises ; semaine après semaine, ils ont obtenu que la copie soit amendée et améliorée. De plus, le texte n’est pas figé, dans la mesure où les conclusions de la conférence sur le financement à laquelle ils participent ont vocation à être intégrées au projet de loi au printemps.

    Emmanuel Macron n’est pas le premier président exposé à la radicalité. Portraits brûlés, effigies pendues, insultes lors des déplacements, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont, eux aussi, connu leur lot d’épisodes violents. Mais, depuis deux ans et demi, les crispations s’accentuent. La personnalité du chef de l’Etat et le poids des réseaux sociaux ont exacerbé les tensions. Pour éviter le point de rupture, Emmanuel Macron doit redoubler d’efforts pour tenter d’expliquer sa politique, qui reste largement incomprise. Il doit aussi traiter sans transiger les violences policières, qui contribuent elles aussi à cette dangereuse surenchère.

  • Ces Régions qui veulent se passer de la SNCF avec l’ouverture à la concurrence
    https://www.latribune.fr/regions/ces-regions-qui-veulent-se-passer-de-la-sncf-avec-l-ouverture-a-la-concurr


    Le viaduc de Niolon, près de Marseille. La région Paca entend attribuer les lignes des TER à d’autres opérateurs.
    Crédits : iStock

    En plein blocage sur le sujet des retraites, une révolution se profile dans l’organisation locale des transports publics : des opérateurs alternatifs vont entrer en concurrence avec la SNCF. Les conseils régionaux peuvent peaufiner les appels d’offres sur leurs lignes TER. Un dossier réalisé par les journalistes des rédactions régionales de La Tribune.

    C’était l’une des mesures du nouveau pacte ferroviaire, combattu par les cheminots pendant la longue grève du printemps 2018 et adopté en juin de la même année. Mais elle est passée inaperçue. Depuis le 3 décembre 2019, les Régions, autorités organisatrices, peuvent en théorie attribuer l’exploitation de leurs transports express régionaux (TER) à d’autres opérateurs que la SNCF. Deux conseils régionaux, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et le Grand Est, ont saisi l’opportunité. Ils publieront en mars de cette année les appels d’offres. Les exploitants alternatifs - pas forcément « privés » au sens figuré si la SNCF est candidate via l’une de ses filiales - arriveront début 2022. 

    De gauche à droite, et dans des contextes de relations plus ou moins tendues entre les collectivités territoriales et la SNCF, les motivations de cette « privatisation » divergent. En région Paca, l’exécutif présidé par Renaud Muselier (LR), a voté le 14 décembre dernier une procédure de délégation de service public pour la desserte Marseille-Nice et pour les lignes de l’étoile ferroviaire de Nice. En conflit...

    #paywall

  • Retraites : on sait enfin comment sera fixée la valeur du point - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/projet-de-loi-de-retraites-on-sait-enfin-comment-sera-fixee-la-v

    Un seul Conseil Central décidera de tout, les travailleurs perdent la main

    Comment sera fixée la valeur du fameux « point » ? Le projet de loi est très clair là dessus : c’est le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites qui le fera. Ni les députés, ni les citoyens n’auront leur mot à dire là dessus. Qui décidera de « l’âge d’équilibre » en dessous duquel partir implique de gagner beaucoup moins ? Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites. Qui décidera du niveau de valorisation des pensions ? Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites. Et enfin, qui décidera du montant des cotisations et de leur répartition ? Le Conseil d’Administration de la Caisse nationale universelle de retraites.

    Autrement dit, si vous avez une question sur votre avenir, c’est à cet organisme omnipotent qu’il faudra demander, ce qui change tout, fondamentalement.

    Retour en arrière : actuellement, notre système de retraites est composé de plusieurs caisses, selon les secteurs et les métiers, qui sont gérées par les représentants de ces secteurs et métiers. Les salariés du privé gèrent, par le biais de leurs représentants syndicaux élus, le régime général. Les agents du public le leur, les agents de la SNCF le leur, les avocats le leur, et ainsi de suite. Les règles y sont définis en fonction des particularités des métiers et de l’Histoire de leur lutte. Ce système loin d’être parfait fut tout de même un des meilleurs du monde.

  • Renault-Nissan : Carlos Ghosn a-t-il été le si bon patron qu’il prétend ?
    (où La Tribune assaisonne généreusement le «  grand patron  »…)
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/renault-nissan-carlos-ghosn-a-t-il-ete-le-si-bon-patron-qu-il-pretend-8371


    Crédits : MOHAMED AZAKIR

    Exilé au Liban après avoir fui la justice japonaise, l’ancien patron de Renault et Nissan, fustige ses successeurs les rendant responsables de la chute des résultats. En réalité, le bilan de Carlos Ghosn à la tête de Renault, mais également à la tête de l’Alliance, est moins flatteur qu’il ne le prétend...

    Rarement, un homme n’avait orchestré un tel battage médiatique autour de sa situation personnelle et juridique. Et encore moins, quand il s’agit de celui qui reste un fugitif... Le marathon des interviews menés par Carlos Ghosn depuis mercredi dernier est un véritable cas d’école. La mise en scène de sa personne, le choix des journalistes, les choix éditoriaux de certains titres qui ont privilégié l’aspect spectaculaire à sa cavale plutôt que le fond du dossier... Tout est sujet à débat.

    Mais dans ce brouhaha, un aspect interpelle : le bilan particulièrement flatteur que Carlos Ghosn s’attribue en tant que patron de Renault, de Nissan et de l’Alliance.

    Jean-Dominique Senard traité « d’incompétent »
    Lors de sa conférence de presse, mercredi 9 janvier, la première depuis son évasion du Japon, Carlos Ghosn a tout simplement tiré à boulets rouges sur ses successeurs. Affirmant avoir laissé à Hiroto Saikawa, PDG de Nissan, « une entreprise rentable, forte de 20 milliards de dollars de cash ». 

    Il s’en est également pris à Jean-Dominique Senard, qu’il accuse d’avoir abîmé l’Alliance Renault-Nissan avec des mots particulièrement durs : « franchement, il n’y a plus d’Alliance », a-t-il lâché avant de mettre en cause la méthode : « il semble que toutes les décisions soient prises par consensus. J’ai géré ces entités pendant 17 ans, je peux vous dire que le consensus ne fonctionne pas, il faut forcer les gens pour avoir des synergies ». « Cela fait peur quand vous avez des gens pas compétents », a-t-il adressé à l’endroit de celui qui a été parachuté patron de Renault en janvier 2019, alors qu’il achevait son mandat à la tête de Michelin. Et de prendre en témoin les marchés : « le cours de Bourse de Nissan a baissé de 10 milliards de dollars » depuis son arrestation, a-t-il déclaré.

    Sans parler de sa victimisation, lui qui aurait été pris en étau entre les intérêts politiques de l’État français, premier actionnaire de Renault, et les velléités nationalistes d’un Nissan pressé de retrouver sa « japonité ».

    Une stratégie de volume
    Dès lors, Carlos Ghosn se donne-t-il le beau rôle ? Si le redressement de Nissan, lors de sa reprise par Renault en 1999, est incontestable (et incontesté), son bilan réel à la tête de Renault fait débat.

    Sur le papier, les résultats de Renault lui sont pourtant favorables. Le constructeur automobile français n’a cessé de battre ses records de vente, année après année. En 2018, le groupe Renault a vendu 3,9 millions de voitures dans le monde, soit pratiquement un million d’unités supplémentaires en dix ans. Le groupe a également largement accéléré son internationalisation en consolidant ses positions sur plusieurs marchés émergents comme l’Amérique Latine, la Turquie, le Maghreb, la Russie et l’Inde. Le lancement en Chine est en revanche un échec, mais qui est surtout la conséquence d’un mauvais « timing », puisque le marché chinois s’est brutalement retourné au moment où Renault avait commencé son déploiement...

    En réalité, Renault a eu le vent en poupe en raison du rattrapage des ventes après la crise de 2009. Au même moment, le groupe a bénéficié de l’impact favorable de ses nouveautés comme c’est traditionnellement le cas quand un constructeur sort de nouveaux modèles. Renault a en effet déroulé un plan produit totalement rénové avec de nouveaux codes stylistiques notamment sous la houlette de Laurens Van den Acker. La marque au losange a saturé le marché de nouveaux modèles ; jusqu’à trois par an.

    Les fondamentaux structurellement affaiblis
    Cette stratégie volume a été portée par Carlos Ghosn tambour battant... En réalité, cette stratégie a dissimulé un affaiblissement critique des fondamentaux de Renault, telle une lame de fond. Renault a totalement raté la marche de la montée en gamme du marché. Ce qui a impacté la baisse de la valeur résiduelle des produits Renault au moment où les offres de location longue durée, favorisées par des taux d’intérêts très bas, ont pris une place prépondérante sur le marché du neuf.

    Car si le renouvellement du design a été un succès (redevenu premier motif d’achat de la marque), sur la qualité perçue, Renault a pris beaucoup de retard, y compris sur son compatriote Peugeot. Renault n’a pas su recréer un univers de marque qui aurait permis aux clients d’aller chercher les meilleurs niveaux de finition. Pire que cela, le Français a collectionné les flops sur les segments supérieurs : Espace, Koleos, Talisman, Scenic... Le Kadjar, lui, a fait deux fois moins de volumes que son concurrent de chez Peugeot, le 3008, et surtout, il n’était pas disponible en finition haut-de-gamme...

    Au final, la croissance des ventes du groupe Renault ont surtout été le fait des modèles d’entrées de gamme. D’ailleurs, les ventes de la seule marque Renault ont à peine augmenté entre 2008 et 2018. Avec 2,5 millions d’unités, la marque a gagné 100.000 immatriculations alors qu’à l’échelle du groupe, le volume supplémentaire de véhicules dépasse le million d’unités sur cette période. La croissance du groupe a donc été essentiellement portée par Dacia, une marque certes très rentable, mais sur des échelles de prix très inférieures au potentiel des segments supérieurs... Autrement dit, la part des ventes de la marque Renault dans le total du groupe est passé de 87% en 2008 à 64% en 2018. Et encore, cette part serait encore plus faible en excluant les modèles Dacia vendus sous la marque Renault et attribués à la marque au losange dans les calculs.

    Résultat, au premier semestre 2019, la marge opérationnelle de Renault était de deux points inférieure à celle de PSA (hors Opel), alors même qu’il profite de 5 milliards d’euros de synergies avec Nissan. En outre, le groupe a d’ores et déjà annoncé en novembre que la marge opérationnelle pour l’année 2019 serait moins bonne qu’annoncée... Enfin, la chute des cours sur les titres Renault et Nissan avaient commencé avant l’arrestation de son patron. Quelques mois auparavant, le titre du français s’échangeait autour de 98 euros, contre 67 euros la veille de son arrestation.

    Le bilan de Carlos Ghosn à la tête de Renault est donc très discutable. Il a mené une stratégie de volumes très offensive, utile pour gagner des parts de marché dans les pays émergents, mais qui n’a pas été vertueux d’un point de vue de la rentabilité.

    Chez Renault, il y a eu une prise de conscience. Les deux derniers lancements de la marque, la Clio et le Captur, ont tous les deux intégré cette volonté de monter en gamme. Les designers ont travaillé la planche de bord et les matières afin de gagner en qualité perçue. Ils ont également modernisé leur système de connectivité.

    Même sur la voiture électrique, dont Renault a été à l’avant-garde et souvent mis au crédit de Carlos Ghosn pour sa prise de risque, le bilan est contrasté. Certes la Zoé est l’une des voitures électriques les plus vendues en Europe, mais Renault n’a pas su creuser l’écart et semble désormais à la remorque du marché. Les concurrents ont ainsi lancé des gammes électriques autrement plus ambitieuses avec notamment des SUV 100% électrique à l’image de Peugeot, DS ou encore Volkswagen.

    Le cumul des mandats de l’Alliance
    Enfin, dernier point essentiel, la panne de l’Alliance contre laquelle Carlos Ghosn n’a cessé de pester en l’attribuant à Hiroto Saikawa. D’après lui, le japonais a monté l’affaire avec les procureurs japonais dans le seul but de neutraliser l’Alliance et un projet de fusion. Avant d’attribuer la responsabilité de cette déchéance à la mauvaise méthode de Jean-Dominique Senard.

    En réalité, Carlos Ghosn est le seul responsable de la chute de l’Alliance. Son management, sa méthode qui a consisté à concentrer les pouvoirs et à neutraliser les contre-pouvoirs à travers une organisation pyramidale, en cumulant les postes de PDG (PDG de Renault, de Nissan, puis président de Mitsubishi) a sciemment mis l’Alliance dans une situation de dépendance autour de sa seule personne, et ce, malgré les critiques. Il a fallu que le gouvernement français exige un plan de succession pour que Carlos Ghosn s’y attelle... Soit trop tard, soit en se contentant de promesses incantatoires. En tout état de cause, Carlos Ghosn n’a préparé ni sa succession, ni la pérennité de l’Alliance au-delà sa propre personne. La chute de celle-ci était donc inéluctable dès lors que son patron n’était plus aux manettes. La stratégie qui consiste à saturer les médias de communication ne résiste pas à l’épreuve des faits.

  • Prix pinocchio : les citoyens appelés à désigner la pire multinationale de l’agrobusiness
    https://www.bastamag.net/Prix-pinocchio-les-citoyens-appeles-a-voter-pour-la-pire-multinationale-de

    La 9e édition des Prix Pinocchio, qui « récompense » des #Multinationales aux pratiques anti-écologiques, s’ouvre ce 15 janvier. Les entreprises nominées font partie, cette année, du secteur de l’agrobusiness. Le public a jusqu’au 19 février pour désigner la pire d’entre elles. Notre Observatoire des multinationales est partenaire de l’événement. Les Prix Pinocchio sont de retour ! Cette année, l’agrobusiness est dans le viseur des Amis de la Terre et de la Confédération paysanne, organisateurs de (...) ça bouge !

    / Quelle agriculture pour demain ?, Multinationales

    #ça_bouge_ ! #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?

  • La bulle des trottinettes électriques est-elle en train d’éclater ? | korii.
    https://korii.slate.fr/biz/micro-mobilite-start-ups-trottinettes-electriques-lime-licenciements-ret

    Lime se prépare à licencier 14% de ses effectifs et à se retirer de douze villes. Uber ou Lyft ont peut-être servi d’exemple. Malgré l’hypercroissance, les géants du ride hailing peinent à convaincre les financiers de leur capacité à dégager des profits durables et se sont pris les pieds, en 2019, dans des introductions boursières calamiteuses. Le secteur des trottinettes électriques en libre-service s’est lui aussi développé à une vitesse ahurissante, chaque entreprise dépensant sans compter pour (...)

    #Bird #Lime #Lyft #Uber #trottinette #conditions #travail #domination #bénéfices

  • Gilets jaunes : les racines de la colère
    https://www.latribune.fr/economie/france/gilets-jaunes-les-racines-de-la-colere-837037.html


    "Le sentiment de déclassement et de solitude" sont déterminants pour comprendre le mouvement des gilets jaunes selon le Conseil d’analyse économique.
    Crédits : Eric Gaillard

    Emploi, fiscalité locale, immobilier, associations, équipements publics et privés....dans une note éclairante, le conseil d’analyse économique (CAE), rattaché aux services du Premier ministre explique que la disparition des services de proximité et des commerces de détail ont amplement contribué à alimenter la colère des gilets jaunes.

    Colère sur les ronds-points, manifestations, violences,... pendant plusieurs mois, la révolte des gilets-jaunes a ravivé de nombreux débats sur les inégalités territoriales et la crise traversée par des populations dans des zones parfois délaissées par les pouvoirs publics et les entreprises. Pour tenter de mieux cerner les racines de ce malaise, le centre d’analyse économique (CAE), rattaché à Matignon, vient de publier une note éclairante sur les ressorts de ce mouvement social inédit. Pour les auteurs Yann Algan, Clément Malgouyres et Claudia Senik "la perte des lieux de socialisation semble participer au mal-être des territoires mobilisés dans le mouvement des gilets jaunes. A contrario, lorsque le tissu associatif local est plus dense, les expressions de mécontentement sont plus rares".

    Pour Philippe Martin, président de l’organisation, "il faut aller au delà des critères économiques [...] C’est surtout la variation des indicateurs dans le temps qui compte et pas forcément leur niveau". La prise en compte des indicateurs de bien-être paraît essentielle pour mesurer l’efficacité des politiques publiques. "L’impact de la concentration économique au niveau des métropoles par exemple peut avoir un impact négatif sur le bien-être [...] Il faut rééquilibrer les arbitrages entre l’économique et le bien-être" a-t-il ajouté lors d’un point presse. Alors que les élections municipales approchent à grand pas, l’exaspération de certaines catégories sociales devient un enjeu majeur pour de nombreux candidats et futurs élus.

    La fermeture des commerces de détail et des équipements publics alimente les colères
    Dans leurs travaux, les économistes ont testé plusieurs indicateurs sur des communes ayant connu des mobilisations de gilets jaunes et ont établi une hiérarchie des facteurs les plus robustes. Il apparaît que le déterminant le plus important est la fermeture des commerces de détail et de proximité et la disparition des équipements de santé comme les hôpitaux, les maternités ou les cabinets de médecin. Ainsi, selon les résultats communiqués par l’organisme de recherche, les communes qui ont "perdu un commerce alimentaire (épicerie, supérette ou supermarché) ont davantage de chance de connaître un événement gilets jaunes et une augmentation de l’abstention".

    Le désarroi de certaines populations a pu également être alimenté par la disparition de lieux éducatifs ou culturels. "La fermeture d’un lycée, d’un cinéma ou d’une librairie-papeterie est souvent associée à une plus forte probabilité d’un événement gilets jaunes dans la commune". Au sujet du bien-être, la disparition d’un équipement infirmier, d’un centre hospitalier peut également accroître le sentiment d’anxiété et les disparités géographiques. Ce qui a retenu l’attention des économistes est l’allongement des durées de trajet entre la commune et les équipements et pas forcément l’augmentation de la durée de transport entre le domicile et le travail.

    La fiscalité locale au coeur des mécontentements
    La fiscalité arrive en deuxième position des facteurs testés pour appréhender le malaises chez les gilets jaunes. Il faut rappeler que c’est la hausse d’une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres à l’automne 2018, même si les raisons de la colère étaient bien plus profondes.

    "Les analyses économétriques montrent que les communes qui ont connu un mouvement gilets jaunes sont celles où l’ensemble des impôts locaux ont, en moyenne, davantage augmenté que dans les autres communes" résument les économistes.

    Taux d’emploi et niveau de vie au centre du malaise
    La variation du taux d’emploi semble être un facteur déterminant pour comprendre le mécontentement de ces populations. "Concernant la satisfaction dans la vie et l’anxiété, la variation de l’emploi local exerce des effets sur tous les individus, avec une amplitude plus forte s’ils sont au chômage ou inactifs" expliquent les rédacteurs. En outre, les changements de niveau de vie, calculé avec le revenu disponible par unité de consommation plus précis que le PIB par habitant, peuvent être des moteurs de la mobilisation.

    "Plus le niveau de vie médian de la commune s’élève, moins on observe d’événements gilets jaunes. Quant à l’insatisfaction et à l’anxiété des individus, si elles dépendent du revenu de ces derniers, elles décroissent également avec le revenu médian de la commune : résider dans une commune devenue plus « riche » est associé à une anxiété individuelle plus faible" complète le centre de réflexion.

    Le tissu associatif, déterminant essentiel pour le lien social
    La crise des gilets jaunes a révélé la solitude de personnes qui avaient perdu tout lien social dans leur vie quotidienne, familiale ou professionnelle. Cette dimension, aux yeux des économistes, est fondamentale pour bien comprendre les enjeux sociaux derrière le mouvement des gilets jaunes. Ainsi, l’intensité du lien social a été mesurée par le biais de plusieurs indicateurs. Et il apparaît que le niveau du tissu associatif local peut jouer un rôle fondamental sur la présence de gilets jaunes. Le conseil d’analyse économique a ainsi observé que "l’augmentation du nombre d’associations rapporté à la population de la commune réduit la probabilité d’un événement gilets jaunes".

    Mener des politiques territoriales en faveur du bien-être
    Pour tenter de réduire ce malaise, les économistes ont fait plusieurs recommandations. Les politiques publiques territoriales doivent ainsi changer de méthode en "privilégiant les actions définies à partir des actifs et des acteurs spécifiques de chaque territoire, et mises en œuvre à l’échelon de gouvernance adéquat". Ils encouragent la mise en place de dispositifs tels "que « Action Cœur de ville  » (lancé en décembre 2017), « Territoires d’industries  » ou « Pactes territoriaux »". Ils invitent également à repenser l’accès aux services publics et aux services de proximité par des lieux hybrides favorisant le lien social.

    "Si le label du réseau « France services » favorise l’accès aux services publics, il s’agit également de favoriser l’accessibilité à certains services « de base » tels que le commerce de détail ou encore l’hébergement d’associations créatrices de lien social ou qui répondent à des besoins spécifiques de la population (par exemple, salarier un professionnel de santé)."

    • Territoires, bien-être et politiques publiques
      Note du CAE n°55
      http://www.cae-eco.fr/Territoires-bien-etre-et-politiques-publiques

      Pertes d’emplois, disparition de services publics et de commerces de proximité, effondrement du prix de l’immobilier, ou encore délitement du lien social : les sources du mal-être dans les territoires sont potentiellement nombreuses. Certains facteurs sont-ils plus déterminants que d’autres ? Dans cette Note du CAE, Yann Algan, Claudia Senik et Clément Malgouyres s’intéressent aux récentes évolutions de l’environnement local des individus et à leurs impacts sur la participation au mouvement des Gilets Jaunes, sur le mal-être déclaré et sur la variation du taux d’abstention lors des élections présidentielles. Ils recommandent de redéfinir les objectifs des politiques territoriales pour accorder plus de place aux critères de bien-être, de privilégier les projets initiés localement plutôt que des politiques centralisées et de favoriser l’accès aux services, qu’ils soient privés ou publics, afin de préserver le lien social dans les territoires.

      Cette Note a été présentée au cabinet de la Ministre de la cohésion des territoires en décembre 2019, au directeur de cabinet du Ministre de l’Economie et Finances le 9 janvier 2020, ainsi qu’aux cabinets du Président de la République et du Premier ministre le 10 janvier 2020.

      et le pdf de 12 pages, dense, avec de vrais morceaux de stats et d’économétrie dedans.
      http://www.cae-eco.fr/IMG/pdf/cae-note055.pdf

  • « Il n’y a plus de blé » : #Thomas_Fersen n’arrive plus à vivre de sa musique
    https://www.lefigaro.fr/musique/il-n-y-a-plus-de-ble-thomas-fersen-n-arrive-plus-a-vivre-de-sa-musique-2019

    « Il n’y a plus de blé » : Thomas Fersen n’arrive plus à vivre de sa musique

    Selon le chanteur, qui a autoproduit son nouvel album, l’effondrement des ventes de disques n’est pas compensé par le digital qui « ne rapporte rien ».

    #chanson #streaming #industrie_du_disque #monde_digital #monde_numérique

  • Burn out aux urgences : immersion à l’hôpital
    https://www.les-crises.fr/burn-out-aux-urgences-immersion-a-l-hopital

    Source : Arte, Youtube, 19-03-2019  Au bloc opératoire de l’hôpital Saint-Louis, à Paris, le “burn out” menace à tous les échelons. D’une intervention qui voit fuser les noms d’oiseaux à des réunions de crise où se déversent des doléances concurrentes, le réalisateur Jérôme le Maire a su capter le mal-être général des soignants. Le réalisateur Jérôme le Maire a passé deux ans au sein de la très réputée unité chirurgicale de l’hôpital Saint-Louis, l’un des grands établissements parisiens. Pendant un an, sans filmer, il s’est familiarisé avec l’ensemble du personnel qui travaille à flux tendu dans les quatorze salles d’opération du bloc, chacune accueillant huit à dix interventions par jour au fil d’une organisation très complexe. Il a ensuite tourné seul, toute une année, au cœur de ce collectif professionnel chevronné, (...)

  • Ray McGovern : Barr démolit publiquement l’inspecteur général pour avoir blanchi le FBI
    https://www.les-crises.fr/ray-mcgovern-barr-demolit-publiquement-l-inspecteur-general-pour-avoir-bl

    Source : Consortium News, Ray McGovern, 10-12-2019 Barr s’est montré exceptionnellement critique à l’égard de la conclusion d’Horowitz selon laquelle il y avait de bonnes raisons de mener une enquête du FBI sur la campagne Trump et les liens présumés avec la Russie. Lundi, le procureur général William Barr a dénigré les conclusions tant attendues de l’inspecteur général du ministère de la Justice, Michael Horowitz, concernant la conduite du FBI dans l’enquête sur les allégations d’ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2016. Barr, en effet, a accusé Horowitz de blanchir une litanie de méfaits et de malversations avérés qui ont créé le « prédicat », ou la justification légale, de l’enquête sur le candidat puis président Donald Trump, soupçonné d’être de mèche avec les Russes. En termes grammaticaux, (...)

  • [Vidéo] #Ukrainegate, partie 1 : Un procureur pas si “solide”
    https://www.les-crises.fr/video-ukrainegate-partie-1-un-procureur-pas-si-solide

    Nous sommes heureux de vous présenter aujourd’hui la première #Vidéo de notre série documentaire« UkraineGate – Des faits qui dérangent ». Notre enquête a débuté au printemps 2019. Elle traite du conflit entre Joe Biden et #Donald_Trump, qui vient de conduire ce dernier devant le Sénat pour un procès en destitution. La presse française […]

    #Vidéo,_Donald_Trump,_Ukrainegate

  • [RussEurope-en-Exil] Le mouvement contre la réforme des retraites entre âge pivot et Euro
    https://www.les-crises.fr/russeurope-en-exil-le-mouvement-contre-la-reforme-des-retraites-entre-age

    Le mouvement de grève contre la réforme des retraites est donc entré dans son deuxième mois. Ce simple fait, au-delà des fluctuations normales du nombre de grévistes du fait de la durée de ce mouvement et en particulier dans les transports, au-delà de l’épuisement naturel des grévistes, indique bien que l’on est passé d’une question […]

    #Non_classé

  • Le site de notre documentaire UkraineGate : à peine sorti, déjà censuré par Facebook – AIDEZ-NOUS SVP
    https://www.les-crises.fr/le-site-de-notre-documentaire-ukrainegate-a-peine-sorti-deja-censure-par-

    Bonjour Nous avons donc sorti hier la première partie de notre documentaire UkraineGate, et avons lancé un site dédié à celui-ci, pour en regarder facilement les différents épisodes et versions : https://ukrainegate.info 24 heures plus tard, ce site est totalement censuré par Facebook (je ne savais même pas que c’était possible, vu tous les sites […]

  • Comment les crises climatiques et les nouvelles technologies vont-elles changer ce que veut dire être humain ?
    https://www.les-crises.fr/comment-les-crises-climatiques-et-les-nouvelles-technologies-vont-elles-c

    Source : The Intercept, Murtaza Hussain, 19-10-2019 Hausse des émissions de la centrale Bailly de la Northern Indiana Public Service Co. sur la rive du lac Michigan, à Chesterton (Indiana) le 7 octobre 2015. Photo : Luke Sharrett/Bloomberg via Getty Image L’ESPÈCE HUMAINE approche-t-elle de sa fin ? La question elle-même peut sembler exagérée – ou encore comme un retour aux images exaltées sur l’apocalypse. Pourtant, il y a lieu de croire que ces craintes ne sont plus si exagérées. La menace du changement climatique oblige des millions de personnes dans le monde entier à faire face de façon réaliste à un avenir dans lequel leur vie, semble à tout le moins radicalement pire qu’elle ne l’est actuellement. Dans le même temps, les technologies émergentes du génie génétique et de l’intelligence artificielle (...)

  • « Quelque peu troublants » : La BRI met en garde contre un cataclysme financier au moment où le total des emprunts à taux négatif atteint 17 000 milliards de dollars
    https://www.les-crises.fr/quelque-peu-troublants-la-bri-met-en-garde-contre-un-cataclysme-financier

    Source : ZeroHedge, Quand la « banque centrale des banques centrales » sort son rapport trimestriel, le monde devrait y prêter attention. Dimanche dernier, Claudio Borio, directeur du Département Politiques Économiques et Monétaires à la Banque des Règlements Internationaux (BRI), a annoncé l’édition de septembre du rapport trimestriel de la BRI qui dévoile que le consentement grandissant aux taux d’intérêts négatifs a atteint des niveaux « quelque peu troublants ». Cette déclaration intervient après que la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE) ont abaissé leurs taux directeurs pour parer à un ralentissement mondial du secteur manufacturier. Borio a déclaré que l’efficacité de la politique monétaire se dégrade fortement et qu’elle pourrait ne plus suffire à contrecarrer le repli mondial, ce (...)

  • Le coût humain de la guerre contre l’Iran – Par Elizabeth Murray
    https://www.les-crises.fr/le-cout-humain-de-la-guerre-contre-l-iran-par-elizabeth-murray

    Source : Consortium News, Elizabeth Murray, 05-01-2020 La perspective d’une souffrance humaine de masse, une réalité oubliée depuis l’époque de la guerre du Vietnam, est exclue du cadre des stratèges militaires américains, a écrit l’ancienne analyste du renseignement américain Elizabeth Murray en août 2012. À la fin de 2002, juste avant le lancement de la campagne américaine « choc et effroi » contre l’Irak, j’ai été invitée à me joindre à une réunion d’analystes du renseignement au U.S. Army War College de Carlisle, en Pennsylvanie, pour participer à un exercice de « simulation de guerre » contre l’Irak. On nous a assigné des rôles spécifiques et on nous a demandé de « jouer » divers scénarios politiques et diplomatiques qui pourraient se dérouler à la suite d’une attaque américaine contre l’Irak. Un Américain (...)

  • L’Amérique adore excuser ses criminels de guerre. Par James Palmer
    https://www.les-crises.fr/l-amerique-adore-excuser-ses-criminels-de-guerre-par-james-palmer

    Source : Foreign Policy, James Palmer Le rappel amer de l’impunité dont jouissent les soldats américains reste en travers de la gorge, même chez leurs proches alliés. Sur cette photo prise le 15 mars 2018, Truong Thi Hong, 76 ans, un habitant, lit les noms des membres de ses proches tués pendant le massacre de My Lai sur le monument aux morts du musée du village de Son My de la province de Quang Ngai. NHAC NGUYEN/AFP/GETTY IMAGES La nouvelle selon laquelle le président américain Donald Trump s’apprête à gracier un certain nombre de criminels de guerre américains accusés, voire même condamnés, a suscité une indignation légitime. Il ne s’agit pourtant pas d’affaires nébuleuses : sept anciens membres d’une section des forces spéciales de l’US Navy ont accusé un huitième, Edward Gallagher, de régulièrement (...)

  • Les républicains et les démocrates sont d’accord : Ils ne peuvent pas se mettre d’accord sur les questions de fond. Par John Laloggia
    https://www.les-crises.fr/les-republicains-et-les-democrates-sont-d-accord-ils-ne-peuvent-pas-se-me

    Ce désaccord sur des faits basiques signe hélas notre époque… Source : Pew Research Center, John Laloggia, 23-08-2018 Près de huit Américains sur dix affirment que lorsqu’il s’agit de questions importantes auxquelles le pays est confronté, la plupart des électeurs républicains et démocrates non seulement ne sont pas d’accord sur les projets et les politiques, mais ne peuvent pas non plus s’entendre sur les faits de base. Une large majorité des deux partis affirme que les électeurs ne peuvent pas s’entendre sur les questions de fond Comble de l’ironie, les républicains et les démocrates conviennent que les désaccords partisans s’étendent aux racines de fond des problèmes, selon un nouveau sondage du Pew Research Center, réalisé du 30 juillet au 12 août auprès de 4 581 adultes.Lire la (...)

  • Les nouveaux « codes noirs » – Par Chris Hedges
    https://www.les-crises.fr/les-nouveaux-codes-noirs-par-chris-hedges

    Source : Truthdig, Chris Hedges, 02-12-2019 M. Fish / Truthdig Les forces de police des banlieues déshéritées, équipées d’armement militaire et habilitées à harceler et à tuer, en général, à volonté, ainsi que les incarcérations massives, sont les principaux outils de contrôle sociétal des pauvres. A peine y a-t-il un semblant de justice et encore moins de protection et de sécurité. L’État au service des grandes entreprises et les oligarchiques qui nous dirigent craignent un retour de bâton de la part de ceux qu’ils ont abandonnés dans les enclaves désindustrialisées du pays, lieux que Malcolm X nommaient nos « colonies internes ». La violence et la terreur quotidiennes maintiennent les pauvres en esclavage, surtout les racisés. En moyenne, plus de 1 100 personnes, soit une toutes les huit heures, quasiment (...)

  • Comment le FBI a bâclé son enquête sur la Russie, l’une des affaires les plus suivies de son histoire
    https://www.les-crises.fr/comment-le-fbi-a-bacle-son-enquete-sur-la-russie-l-une-des-affaires-les-p

    Source : The Intercept, Eric Lichtblau, 11-12-2019 Le logo du FBI à son siège à Washington, D.C. Photo : Elise Swain/The Intercept Lorsque le FBI a ouvert une enquête secrète à l’été 2016 sur les liens possibles entre la Russie et la campagne Trump, de hauts responsables ont jugé qu’il s’agissait d’une priorité urgente et ont mis plus d’une douzaine de personnes sur l’affaire. Mais au cœur du rapport volumineux de cette semaine établi par l’inspecteur général du ministère de la Justice, un récit contradictoire est apparu qui suggère que le FBI n’a peut-être pas poursuivi l’enquête aussi vite ou aussi énergiquement qu’il aurait dû le faire. Au lieu de cela, l’enquête a été ralentie à des moments clés par des défaillances de communication, des préoccupations concernant l’optique politique et un manque général de (...)

  • « On nous appelait les #prisonniers politiques » : des #gilets_jaunes #incarcérés racontent - Basta !
    https://www.bastamag.net/gilets-jaunes-prisonniers-politique-colere-sociale-detention-justice

    Plus de 400 gilets jaunes, condamnés à de la #prison_ferme, purgent ou ont purgé leurs peines. Certains ont accepté de raconter à Basta ! leur découverte de l’#univers_carcéral, une expérience qui marque les personnes et souvent déstabilise les familles. Tout en laissant une trace profonde sur le mouvement.

    En plus d’un an près de 440 gilets jaunes ont été incarcérés pour des peines de un mois à trois ans. Cette répression, menée sur le plan judiciaire et carcéral, a bouleversé leurs vies et celles de leurs proches, et affecté l’ensemble du mouvement. À #Montpellier, Perpignan, #Narbonne, #Le_Mans et d’autres villes, Bastamag a rencontré plusieurs prisonniers et leurs soutiens, qui nous ont raconté leur expérience.

    [...]

    Malgré ces conditions très difficiles, de nombreux gilets jaunes interrogés témoignent du respect exprimé par les autres détenus. « Mon nom c’était le "gilet jaune du B2 rez-de-chaussée", se souvient Victor. Pendant les promenades, certains prisonniers me posaient des questions sur le mouvement. Certains disaient "Quand on sort, si ça continue on sera avec vous !" »

    L’ambiance est similaire à #Perpignan. « On nous appelait les "#prisonniers_politiques". La majorité des détenus soutenaient les gilets jaunes. Ils savaient qu’on avait manifesté pour la justice et la dignité, témoigne Abdelaziz. Les prisonniers, majoritairement issus des quartiers populaires, y aspirent aussi. Ils sont souvent incarcérés parce qu’ils ont fait des actions illicites pour obtenir de l’argent et améliorer leur quotidien. »

    Parfois, les #manifestations de #soutien sont allées jusqu’au personnel de la #prison. « Une des surveillantes m’appelait "#camarade" », se souvient Victor. Abdelaziz est encore plus affirmatif : « Les trois-quarts des gardiens nous soutenaient, et le reste ce sont des fachos. L’un d’entre eux participait même au mouvement au début. » Sourire aux lèvres, Victor évoque même des encouragements, à mots couverts, de la psychologue chargée de son suivi. « Elle a fini par me dire que j’avais raison d’aller aux manifestations. »

  • Quand les gauchistes de Public Sénat s’y mettent…
    (très étayé, à lire et écouter…)

    Retraites : un article du projet de loi porte sur l’épargne retraite et la capitalisation | Public Senat
    https://www.publicsenat.fr/article/politique/retraites-un-article-du-projet-de-loi-porte-sur-l-epargne-retraite-et-la

    Un article entier du projet de loi sur la réforme des retraites porte sur la retraite par capitalisation. Ratifiant des ordonnances de la loi Pacte, il appelle l’épargne retraite à « se généraliser ». L’opposition de gauche, mais aussi maintenant de droite, accuse le gouvernement de vouloir affaiblir le système par répartition en favorisant la capitalisation.
    […]
    Moins de cotisations pour les très hauts revenus
    Au-delà du principe de l’épargne retraite, dans le projet de loi, une mesure pourrait bien amener certains (riches) Français à recourir à la capitalisation. Car le gouvernement veut que les cadres qui gagnent plus de 10.000 euros par mois ne cotisent plus pour la retraite pour les revenus dépassant ce seuil. Dans le futur système, tous les salariés cotiseront à 28,1 % pour les revenus jusque 10.000 euros (soit trois plafonds de Sécurité sociale). Au-delà, est prévue une cotisation solidaire de 2,81%, sur laquelle on ne crée pas de droit à la retraite supplémentaire.

    Or dans le système actuel, les super cadres pouvaient cotiser jusqu’à huit plafonds de Sécurité sociale, soit sur des revenus allant jusqu’à 324.000 euros par an. Après la réforme, ils y gagneront en salaire net, mais y perdront en pension de retraite. De quoi les pousser vers l’épargne retraite.

  • L’Ordre soutient les médecins démissionnaires de l’hôpital | egora.fr
    https://www.egora.fr/actus-pro/hopitaux-cliniques/54688-l-ordre-soutient-les-medecins-demissionnaires-de-l-hopital

    Dans un communiqué, l’Ordre des médecins réagit à la crise de l’hôpital et aux démissions administratives des chefs de service, « emblématiques d’une situation sans précédent ».

    « Devant le désarroi de nos confrères hospitaliers, l’Ordre des médecins rappelle l’urgence qu’il y a pour le Gouvernement à mettre en oeuvre des réponses pratiques pour l’hôpital public, symbole de l’excellence de notre système de santé et source de fierté pour l’ensemble de nos concitoyens », indique le communiqué. L’instance exige de la ministre de la Santé « des réponses rapides aux demandes des médecins et des professionnels de santé, en termes notamment de financement et de gouvernance ».

    Agnès Buzyn recevra vendredi 17 janvier une délégation de six médecins démissionnaires.