• Christophe Castaner : le progressisme pour les nuls Christophe Penaguin - 17 Mars 2019 - Un bruit blanc
    https://www.unbruitblanc.com/politique/christophe-castaner-le-progressisme-pour-les-nuls

    Christophe Castaner est ministre de l’intérieur. On dit qu’il en rêvait…ce qui en dit long sur ses rêves. Il est aussi, paraît-il, socialiste. En tout cas, il fut longtemps membre du Parti Socialiste avant de devenir un fervent partisan d’ Emmanuel Macron et de rejoindre La République en Marche (un nom de parti politique en forme de gag). Monsieur Castaner n’a pas grand intérêt, sauf un : il incarne et résume le naufrage du socialisme français.

    Le Parti Socialiste s’est appelé SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) avant 1969 mais il ne s’est jamais nommé Parti Progressiste. Le progressisme, mantra de M. Macron, est une notion très pratique puisqu’elle ne veut politiquement rien dire. Tout le monde est pour le progrès. Imagine-t-on une organisation politique qui choisirait de s’appeler le Parti de la Décadence ou Les Amis de la Régression ? En tout cas, Christophe Castaner adore le progrès. N’étant pas, c’est peu de le dire, un intellectuel, il ne définit jamais ce qu’il entend par là mais il proclame crânement que le progrès c’est mieux.

    Le Bien est bon, le Mal est mauvais
    Si on examine les déclarations de M. Castaner depuis l’élection de son « boss », Emmanuel Macron, à la présidence de la république, on peut se faire une idée plus précise de ce qu’il entend par progrès. Avant d’être nommé ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner a écumé les plateaux de télévision pour affirmer que avant de redistribuer, il faut produire de la richesse (c’est ce qu’on appelle s’y connaître en Économie) et qu’une société ouverte c’est beaucoup mieux qu’une société fermée (c’est ce qu’on appelle s’y connaître en…rien du tout).

    Ensuite, à peine nommé ministre de l’Intérieur, il se prit instantanément pour le commissaire Maigret (ou plutôt pour une créature hybride entre Maigret, James Bond et Louis de Funès). Il n’est pas le premier, malheureusement, mais M. Castaner a pris au pied de la lettre la très mauvaise expression « premier flic de France » couramment utilisée pour désigner le ministre de l’Intérieur. Or, il se trouve que, précisément, le ministre de l’Intérieur n’est pas policier et ne doit surtout pas se prendre pour un policier. Les prédécesseurs de Christophe Castaner ont tous, peu ou prou, commis cette erreur, politiquement très grave, consistant à s’imaginer que le ministre de l’Intérieur est le porte-parole des policiers (ils ont pourtant des syndicats). Mais M. Castaner a poussé cette identification jusqu’au ridicule, à tel point que ses interventions en tant que ministre ressemblent souvent à des sketchs. On l’a vu ainsi expliquer très sérieusement à des enfants de dix ans l’utilisation du LBD (lanceur de balles de défense) ou mettre en scène son dialogue avec un préfet d’une manière digne du plus grotesque polar de série B pendant une journée de mobilisation des Gilets Jaunes.

    La droite n’est ni de droite ni de gauche
    Le 13 mars, M. Castaner a déclaré : « La sécurité publique, pour moi, elle n’est pas de droite ou de gauche ». Tony Blair, un autre socialiste adorateur du « progrès », nous avait déjà expliqué que l’Économie n’est pas de droite ou de gauche afin de justifier sa politique économique de droite. M. Castaner partage totalement les vues de son camarade progressiste Tony Blair puisque « avant de redistribuer il faut produire de la richesse ». Mais voilà donc qu’il nous apprend que la Sécurité, elle non plus, n’est pas de droite ou de gauche, alors même qu’il défend une loi dite « anti-casseurs » proposée par le sénateur de droite Bruno Retailleau. Cette loi vise à limiter le droit de manifester et augmente les pouvoirs de police administrative des préfets mais, qu’on se le dise, elle n’est absolument pas de droite. Elle ne peut d’ailleurs pas être de droite puisque Christophe Castaner est progressiste. Elle est donc tout simplement ni de gauche ni de droite. 

    Qu’on ne s’y trompe pas, nous ne reprochons pas à Christophe Castaner d’adhérer aux idées de la droite libérale-conservatrice. Une politique économique libérale mâtinée d’un filet de sécurité sociale, des mesures de fermeté concernant le maintien de l’ordre, un ajustement législatif prudent à l’évolution des mœurs (PMA pour toutes mais pas de GPA), tout cela n’a rien d’infamant. Mais cela n’a rien non plus de socialiste, ni même de « gauche » (terme qu’il faut toujours mettre entre guillemets puisqu’il est généralement utilisé par des centristes honteux). En revanche, on peut reprocher à M. Castaner (et à tous les anciens socialistes reconvertis en macronistes) une profonde malhonnêteté intellectuelle ou, au choix, un incroyable manque de lucidité. Ils devraient commencer par admettre qu’ils se sont trompés toute leur vie en se déclarant socialistes et qu’ils ont changé de convictions politiques. Or, ils ne l’admettent pas et préfèrent divaguer autour de concepts dénués de sens comme l’Ancien et le Nouveau monde.

    Marine Le pen, l’adversaire idéal
    Les macronistes ne cessent de répéter que le clivage gauche-droite est obsolète et qu’il faut lui substituer le clivage progressisme-conservatisme ou progressisme-nationalisme (le conservatisme et le nationalisme, ce n’est pas du tout la même chose mais passons, les progressistes peuvent se dispenser de toute rigueur, ils sont progressistes). C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, ils sont objectivement les plus ardents soutiens du Rassemblement national de Marine Le Pen qui fait figure d’épouvantail nationaliste-populiste-conservateur idéal. Mais le clivage gauche-droite n’a absolument pas disparu, il s’est simplement recomposé, comme ce fut déjà le cas à de nombreuses reprises dans le passé. 

    Le Parti Socialiste, depuis 1983, s’est peu à peu transformé en parti centriste. L’évolution a été longue et jamais assumée. Pendant la même période la droite « gaulliste » est devenue elle aussi centriste. Il n’est en rien surprenant de constater que Manuel Valls, Alain Juppé et Emmanuel Macron sont d’accord sur à peu près tous les sujets. Ils partagent la même vision fondamentale : préserver le système économique et social en l’adaptant aux évolutions (notamment technologiques). Encore une fois, c’est une position parfaitement défendable mais elle n’a rien de particulièrement progressiste, c’est une simple stratégie d’adaptation. 

    Les anciens (ou actuels) socialistes qui ont accompagné la métamorphose de leur parti en organisation gestionnaire pourraient théoriser cette évolution, la justifier intellectuellement et politiquement. Mais ils ne le font pas et, de ce point de vue,Christophe Castaner est particulièrement représentatif. Dans sa médiocrité même, il incarne tout l’impensé du socialisme français : un interminable reniement déguisé en opportunisme bravache.

    #PS




  • Tous populistes !, par Pierre Rimbert
    https://www.monde-diplomatique.fr/mav/164

    Emmanuel Macron en a fait son slogan pour les élections européennes ; France Inter, son obsession ; Bernard-Henri Lévy, sa dernière pièce de théâtre : combattre « la montée des #populismes » est le cri de ralliement des gens bien formés, bien informés et bien habillés. Mais que recouvre réellement ce mot d’ordre ?


  • Comment l’exécutif veut reprendre en main la Préfecture de police, cet « Etat dans l’Etat », Elise Vincent, Nicolas Chapuis
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/20/grand-menage-avant-reprise-en-main-a-la-prefecture-de-police_5438680_3224.ht

    Après le limogeage de Michel Delpuech et de deux hauts fonctionnaires, l’exécutif va donner au nouveau préfet mission de réformer l’institution, selon les informations du « Monde ».

    Le projet était dans les tuyaux depuis plusieurs mois et il semble désormais mûr. Alors que la Préfecture de police (PP) est durement percutée par la crise des « #gilets_jaunes », la vague qui a commencé par emporter les hommes pourrait désormais chambouler toute l’institution. L’« échec », selon le mot ministériel, du #maintien_de_l’ordre lors de l’acte XVIII a déjà coûté sa place au préfet, Michel Delpuech, son directeur du cabinet, Pierre Gaudin, et le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch. Mais iI pourrait accélérer dans la foulée des changements structurels plus importants au sein de la plus ancienne « maison police » de France créée en 1800 par Bonaparte, qui a toute autorité sur la capitale et la petite couronne.

    Selon nos informations, le nouveau #préfet Didier Lallement, qui doit être installé officiellement dans ses fonctions jeudi 21 mars par Christophe Castaner, doit en effet recevoir une lettre de mission avec deux priorités. La première, confirme le ministère de l’intérieur, sera de mettre en œuvre la doctrine de « fermeté renforcée » de maintien de l’ordre, présentée le 18 mars par le premier ministre.
    La seconde consistera à lancer une vaste réforme de la PP. Un signal qui se veut fort, alors que le sujet est depuis plusieurs années un serpent de mer. M. Lallement a rencontré à ce titre le président de la République, mardi. Il devait voir M. Castaner et son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, mercredi.

    « #Didier_Lallement n’est là que pour ça, réformer la PP, cet Etat dans l’Etat », confirme un préfet qui connaît bien l’homme, souvent considéré comme dur, voire autoritaire. Les changements d’hommes en seraient les prémices. Le départ de M. Dupuch, maillon essentiel de la « chaîne de commandement » incriminée, était ainsi attendu.
    Le choix de se séparer de lui correspond à la lecture que la Place Beauvau a fait des « dysfonctionnements » dans la stratégie du maintien de l’ordre. Le puissant patron de la DSPAP, principale entité au sein de la PP avec quelque 19 000 hommes à son service, est accusé d’être l’auteur de la note interne sur les lanceurs de balles de défense (#LBD), qui aurait incité les troupes à en faire un usage réduit.

    Equipe amputée de membres importants

    Cela faisait en réalité plusieurs semaines que cette direction de la PP, qui gère notamment les #détachements_d’action_rapide, chargés des interpellations pendant les #manifestations, était dans le viseur du ministre de l’intérieur et de son secrétaire d’Etat. La Place Beauvau avait transmis des consignes pour que l’ensemble de la sécurisation des manifestations soit à la main de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), quand la PP avait opté pour une gestion bicéphale : le cœur de la mobilisation aux troupes de maintien de l’ordre de la DOPC, les abords aux petites unités plus mobiles de la DSPAP.

    Le nouveau préfet va donc devoir procéder rapidement à des nominations, dans un contexte de manifestations hebdomadaires. Ses deux principales directions sont fragilisées par cette crise. La DSPAP a été soudainement décapitée. Quant à la DOPC, elle sort de plusieurs semaines de flottement, après l’arrêt-maladie prolongé de son directeur, Alain Gibelin, finalement relevé de ses fonctions, le 15 mars. Jérôme Foucaud a été nommé en remplacement, lundi 18 mars. Mais il devra lui-même s’appuyer sur une équipe amputée de membres importants depuis l’affaire Benalla.

    Laurent Simonin, le chef d’état-major, ainsi que Maxence Creusat, à la tête de la cellule Synapse – une unité chargée de surveiller les réseaux sociaux qui joue un rôle majeur dans la gestion de la crise des « gilets jaunes » –, ont été mis en examen pour avoir transmis illégalement des images de vidéosurveillance à l’ancien chargé de mission de l’Elysée et ont donc été mutés à d’autres postes.

    « Chantier de transformation en profondeur »

    Quel que soit le jeu de chaises musicales à la PP, il devrait en tout cas être au diapason d’une réflexion profonde, amorcée dès l’automne au ministère de l’intérieur, et plus particulièrement pilotée par Laurent Nuñez, fin connaisseur de l’institution pour avoir été lui-même directeur du cabinet du préfet de 2012 à 2015. Si l’affaire Benalla a pu accélérer cette réflexion, plusieurs interlocuteurs assurent qu’elle était déjà amorcée sous Gérard Collomb. Le calendrier s’est ensuite précisé en décembre 2018, dans le cadre d’un « protocole » avec les #syndicats_policiers.
    Une partie des primes promises lors du premier pic de violences des « gilets jaunes » a en effet été conditionnée à des avancées sur plusieurs sujets « abrasifs », comme les décrit un proche du dossier : les heures supplémentaires, la gestion des cycles horaires et la réforme de la PP. Au cabinet de M. Castaner, on préfère dire que ce protocole a prévu « l’ouverture d’un chantier de transformation en profondeur » auquel les directions de la #gendarmerie et de la #police nationale ainsi que la PP ont été priées de contribuer en faisant des propositions. Le 13 mars, une réunion « d’étape » a en tout cas eu lieu sur le sujet.

    Lisser la chaîne de commandement

    Principal but de cette réforme quoi qu’il en soit : retirer à la Préfecture de police une partie de ses compétences spécifiques, qui lui confèrent une grande indépendance vis-à-vis du pouvoir politique – et de facto une grande puissance –, supprimer les doublons, lisser la chaîne de commandement, et potentiellement faire des économies… Sont principalement dans le viseur les directions chargées de la lutte contre l’immigration irrégulière, la police judiciaire, le renseignement et, dans une moindre mesure, la logistique. A la PP, un service spécifique gère en effet le matériel nécessaire par exemple à l’ordre public (barres-ponts, canons à eau etc.). Il est déjà en phase de dissolution.

    Le sujet sur lequel les discussions seraient les plus avancées, selon certaines sources, est l’#immigration. Il est ainsi envisagé la création d’une grande « direction zonale » rattachée à la #police_aux_frontières (DCPAF). Celle-ci est en effet compétente partout en France, sauf à Paris. « C’est compliqué car de nombreux réseaux internationaux ont leurs ramifications à Paris. La petite couronne concentre par ailleurs les deux tiers de l’immigration irrégulière. Or, les préfectures n’ont pas de police spécialisée sur cette zone où la PP est compétente… », décrypte un bon connaisseur du dossier, qui salue toutefois les « progrès » réalisés sous l’ère Delpuech avec la vague migratoire [sic, ndc] , notamment pour gérer de façon plus « fluide » les placements en #rétention.

    A la PP, l’un des principaux opposants au projet était Frédéric Dupuch, l’un des hauts fonctionnaires écartés mardi. Et pour cause, sa direction, la DSPAP, a aujourd’hui la gestion de l’immigration illégale en lien avec les commissariats de quartier. Le changement dans l’attribution des compétences affaiblirait cette entité prépondérante au sein de la préfecture.

    Une crise préoccupante des vocations

    Un sujet plus épineux actuellement sur la table concerne la #police_judiciaire. A l’instar de la DCPAF, la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) n’a pas compétence, en pratique, sur le territoire parisien, où les troupes du fameux « 36 » règnent en maître. Une situation qui engendre régulièrement une « guerre des polices » sur les belles affaires.
    « Ça ne se parle pas », regrette une source policière. « Dans un contexte d’internationalisation de la délinquance, notamment en matière de stupéfiants, cela pose des problèmes de continuum et pénalise en partie les stratégies nationales », souligne une autre source haut placée. Concrètement est donc aujourd’hui en réflexion un rattachement de la direction régionale de la police judiciaire de Paris à la DCPJ, dans une nouvelle structure zonale qui comprendrait Versailles.

    En matière de #renseignement, la direction du renseignement de la Préfecture de police de Paris (DRPP) est aussi potentiellement dans le viseur. Les projets à son égard semblent toutefois plus incertains. Depuis toujours, la DRPP défend un modèle « intégré », qui cumule les fonctions de renseignement territorial (ex-RG) et le suivi du « haut du spectre », soit les profils les plus dangereux, notamment en matière de terrorisme. Mais ce modèle doublonne en partie avec la compétence nationale de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui s’agace depuis longtemps de cette situation. La circulation de l’information en pâtit régulièrement, comme cela est apparu lors de l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), en 2016.
    L’alignement des planètes semble néanmoins idéal aujourd’hui, aux yeux des stratèges du ministère de l’intérieur, pour parvenir à des avancées sur tous ces sujets. Et ce, car la plupart des organisations syndicales apparaissent aujourd’hui enclines à soutenir les réformes. Notamment pour des raisons de ressources humaines et de gestion de carrière. Une crise préoccupante des vocations traverse par exemple la police judiciaire, autrefois service roi. Un rattachement de la PJ parisienne (environ 2 000 personnes) à sa direction centrale, la DCPJ (environ 5 300), permettrait de redonner une respiration aux carrières et d’éviter la fuite des cerveaux en province, estiment certains interlocuteurs.

    « Il ne s’agit surtout pas de tout détruire »

    Tous les spécialistes du sujet soulignent toutefois les risques de ces réformes. En clair, il ne faut pas casser un modèle qui – paradoxalement – fonctionne bien. Grâce à des moyens budgétaires régulièrement abondés, la PP a toujours su survivre aux assauts en développant une réelle efficacité sur son territoire. En matière de renseignement, la compétence de la DRPP sur le « bas du spectre » – souvent négligé par la DGSI – ou les réseaux d’ultradroite ou d’ultragauche n’est par exemple pas questionnée.

    Le problème se pose aujourd’hui à l’envers : alors que les ressources se font rares pour l’Etat, ce sont les directions de tutelle de la PP qui estiment pâtir de sa toute-puissance. Certains plaident même pour inverser le paradigme. « Dans plusieurs domaines, le modèle parisien marche mieux que ce qui se fait ailleurs. Plutôt que de chercher absolument à nous déboulonner, il faudrait regarder comment exporter nos modes de fonctionnement », juge une source haut placée à la préfecture.

    « Il ne s’agit surtout pas de tout détruire », prévient une source au cœur de ces négociations, consciente des spécificités de la capitale. Le but, selon plusieurs interlocuteurs, serait plutôt de ramener le préfet de police de Paris au niveau de ce que sont ses homologues en région : soit des préfets de zone sur lesquels sont « branchés » tous les services nationaux, comme c’est le cas à Marseille.

    « Il faut redonner tout son rôle d’administration centrale » à la PP, résume un proche du dossier, mais sortir de la logique d’« Etat dans l’Etat », qui a aujourd’hui, par exemple, sa propre unité d’élite – la brigade de recherche et d’intervention. Une force qui a toute compétence sur la capitale, les groupes d’intervention de la police nationale et de la gendarmerie, le RAID et le GIGN, étant invités à rester cantonnés derrière le périphérique.

    « Gilets jaunes » : soutenu par l’exécutif, Castaner se sait néanmoins en sursis, Cédric Pietralunga, Nicolas Chapuis
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/20/gilets-jaunes-soutenu-par-l-elysee-et-matignon-castaner-resiste-a-l-offensiv
    Le ministre de l’intérieur est critiqué pour n’avoir pas pu maintenir l’ordre samedi. Mais, pour l’exécutif, le problème a été un « défaut d’exécution » de ses ordres.

    Le pilonnage était attendu. Il a été intense. Accusé d’être responsable de la débâcle policière lors de la dix-huitième journée de mobilisation des « gilets jaunes », qui a vu l’avenue des Champs-Elysées se transformer en champ de bataille, samedi 16 mars, Christophe Castaner a été pris pour cible toute la journée de mardi par l’opposition.

    « Un ministre de l’intérieur digne de ce nom aurait dû déposer sa #démission », a attaqué le président du groupe Les Républicains (LR) à l’Assemblée nationale, Christian Jacob. « J’en ai connu des ministres de l’intérieur de la Ve République, mais celui-là, il va rester au Musée Grévin ! », a ajouté le député (LR) de Paris Claude Goasguen sur LCP.
    Lors de la séance des questions au gouvernement, le ministre a été plusieurs fois interrompu par des « Démission ! » venus des bancs de la droite, auxquels les élus de la majorité ont répondu en applaudissant debout M. Castaner.

    Devant la commission des lois du Sénat, où il avait été convoqué mardi en en fin d’après-midi pour s’expliquer sur les défaillances dans les opérations de maintien de l’ordre à Paris, M. Castaner a également eu droit à une salve de remarques acerbes, résumées d’un trait par Michel Raison, élu (LR) de Haute-Saône : « Quand est-ce que l’autorité de l’Etat sera rétablie ? Parce que le vrai patron, ce n’est pas le préfet de police, c’est le ministre de l’intérieur. »

    Soutien unanime de l’exécutif

    Sous le déluge, l’ancien maire socialiste de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) ne s’est pourtant pas dérobé, répondant à chaque interpellation. Le ministre peut se targuer il est vrai d’un soutien unanime de l’exécutif.
    Depuis dimanche, c’est le même mot d’ordre qui est répété : il faut sauver le soldat Castaner. « C’est un bon ministre de l’intérieur, il est en première ligne depuis le début et il se montre solide. S’il a pris un coup au casque, il a du coffre et les épaules pour tenir. Il y a un pilote à Beauvau et cela se voit », rassure-t-on ainsi à Matignon. Selon son entourage, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, s’est entretenu à plusieurs reprises depuis samedi avec son ministre, dont il est devenu proche malgré leurs parcours politiques opposés, pour lui dire son soutien.

    Sur le fond, c’est le même argument qui est martelé : le ministre de l’intérieur n’est pas en cause dans les défaillances constatées samedi. « Il y a eu un défaut d’exécution », assure-t-on au sommet de l’Etat. Comprendre : la hiérarchie policière n’a pas obéi aux ordres du ministère de l’intérieur.

    « Les consignes que j’avais passées n’ont pas été appliquées », a lui-même plaidé M. Castaner, mardi matin sur France Inter. C’est pour cette raison que le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a été limogé. « Le ministre de l’intérieur est responsable politiquement, le préfet est responsable opérationnellement. Il ne faut pas mélanger les choses, sans quoi nous devrions changer de ministre tous les deux mois », plaide un conseiller.

    En sursis

    Au sein de la maison police, personne ne réclame d’ailleurs le départ de ce fidèle d’Emmanuel Macron. « Quel intérêt on aurait à changer de ministre de l’intérieur ? Aucun ! Il commence à appréhender son poste. A l’heure qu’il est, on a, avec Laurent Nuñez [secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur], un binôme qui fonctionne bien, il ne faut pas y toucher », tranche Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP Police-FO, le premier syndicat au sein du ministère.

    Les nombreux déplacements de terrain de Christophe Castaner sont plutôt appréciés des fonctionnaires. Tout comme le soutien indéfectible aux forces de l’ordre affiché par la Place Beauvau, au plus fort de la tempête sur les violences policières et l’usage trop généreux des lanceurs de balles de défense (LBD).

    Les organisations syndicales n’oublient pas non plus que c’est Christophe Castaner qui a conclu un protocole d’accord en décembre 2018, prévoyant des augmentations de salaire substantielles pour les gardiens de la paix, au terme d’une discussion marathon de huit heures. Le ministre avait sollicité un arbitrage de l’exécutif et obtenu gain de cause. Quant à ses incartades lors d’une soirée dans un restaurant, révélées par la presse people, elles font sourire les troupes plus qu’autre chose. « L’épisode ne l’a pas affaibli », assure-t-on à Matignon, où l’on revendique de former « un pack » autour du ministre.

    Dans les rangs de la police, on ne se fait surtout aucune illusion sur les effets de la politique du fusible. « Depuis 2016, on a eu cinq ministres qui se sont succédé, parfois pour quelques semaines seulement, rappelle une source policière haut placée. Dès que quelque chose ne va pas dans le pays, on veut tout bouleverser à Beauvau, comme si le changement d’homme allait régler tous les problèmes. »
    S’il n’est pas menacé à court terme, Christophe Castaner se sait néanmoins en sursis. Que de nouvelles émeutes éclatent lors d’une prochaine manifestation des « gilets jaunes », ou que des affrontements se terminent par des blessés graves voire des morts, et le ministre de l’intérieur n’aurait d’autre solution que de partir à son tour. « Ce serait le seul moyen de protéger le président et ce serait son rôle », concède un parlementaire de la majorité.

    • Dispositif Sentinelle mobilisé dans le cadre des manifestations, AFP

      Le porte-parole du gouvernement annonce que le dispositif #Sentinelle sera mobilisé de manière « renforcée » samedi dans le cadre des manifestations des « gilets jaunes » afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes »

      Les militaires de Sentinelle seront mobilisés pour l’acte XIX des « gilets jaunes »
      https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/03/20/les-militaires-de-sentinelle-seront-mobilises-pour-l-acte-xix-des-gilets-jau

      Emmanuel Macron a dit « ce matin [qu’il y aurait] une mobilisation renforcée du dispositif Sentinelle pour sécuriser les points fixes et statiques », a-t-il précisé lors du compte rendu du conseil des ministres à l’Elysée. L’objectif est de « permettre aux forces de l’ordre » de se « concentrer sur les mouvements et le maintien et le rétablissement de l’ordre ». « Nous ne pouvons pas laisser une infime minorité violente abîmer notre pays et détériorer l’image de la France à l’étranger », a-t-il ajouté. Les prochains jours seront donc décisifs. »

      Nouveau dispositif
      Manifestations interdites sur les Champs-Elysées et dans certains quartiers des grandes villes en cas de présence d’« ultras », préfet de police de Paris remplacé, contraventions alourdies : le premier ministre Edouard Philippe a annoncé dès lundi une batterie de mesures pour répondre aux violences ayant émaillé la dernière manifestation des « gilets jaunes », samedi 16 mars à Paris.
      Au-delà de Sentinelle, des brigades anticasseurs seront déployées samedi sur le terrain, des #drones et des « produits avec des #marquages indélébiles » permettant de « tracer » les casseurs vont également être mobilisés. « Des individus ont décidé de casser la démocratie, de s’en prendre à la République et à ses symboles », a déclaré Benjamin Griveaux. « Ce ne sont donc plus des manifestants à qui nous avons affaire mais des émeutiers. Les manifestants défendent une cause, à côté de ceux-là il y a des #émeutiers qui sont simplement mus par la haine. »

      L’opération Sentinelle représente une mobilisation sans précédent de l’armée sur le territoire national depuis la guerre d’Algérie. Des chiffres de 2017 faisaient état de 7 000 militaires déployés en permanence – pour moitié en région parisienne – depuis les attentats de janvier 2015 à Paris.


      https://www.lesinrocks.com/2019/03/19/actualite/le-gouvernement-veut-renforcer-le-maintien-de-lordre-meme-si-un-black-bl
      #interdictions_de_manifester #militarisation #violence_d'État

    • L’utilisation de militaires pour assurer la sécurité (statique) de lieux de pouvoir a été prônée dès décembre dernier par des syndicats policiers. Il s’agit selon ces syndicats, et désormais pour le gouvernement, de privilégier l’emploi des forces de police et de MDO pour des actions requérant de la mobilité, et destinées à alimenter la chaîne judiciaire. Il s’agit aussi de résorber la disproportion entre les délits ou dégâts constatés et les condamnations (tous ces gardés à vue libérés, tous ces condamnés trop ordinaires pour être considérés comme des prototypes de « casseurs »).


      #cogestion #justice

    • Les contraventions pour participation à une manifestation interdite passent de 38 à 135 euros, AFP
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/21/les-contraventions-pour-participation-a-une-manifestation-interdite-passent-

      Il en coûtera désormais plus cher de participer à une manifestation interdite. Les contraventions encourues sont passées de 38 à 135 euros, à la suite de la publication d’un décret jeudi 21 mars au Journal officiel.
      « Le fait de participer à une manifestation sur la voie publique interdite sur le fondement des dispositions de l’article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe », dit le texte.
      Cette mesure avait été annoncée lundi par le premier ministre, Edouard Philippe, à la suite des violences, sur les Champs-Elysées notamment, lors de l’acte XVIII des « gilets jaunes ». Ces dernières semaines, les protestataires étaient revenus à leurs méthodes initiales et avaient préféré ne pas déclarer leurs rassemblements à Paris.

      Manifestations interdites à Paris, Bordeaux ou Nice

      Le gouvernement a donc décidé de hausser le ton. Lundi, le premier ministre a également annoncé l’#interdiction_de_manifester « chaque fois qu’il le faudra », dans les quartiers « les plus touchés », « dès lors que nous aurons connaissance d’éléments “ultras” et de leur volonté de casser », en citant les Champs-Elysées, à Paris, les places du Capitole, à Toulouse, et Pey-Berland, à Bordeaux. En cas de manifestation, « nous procéderons à la dispersion immédiate de tous les attroupements », a-t-il prévenu, tout en annonçant en même temps une « réorganisation du maintien de l’ordre ».

      A la demande du maire de Nice, Christian Estrosi, le gouvernement compte également interdire les manifestations des « gilets jaunes » dans un « périmètre défini » samedi dans la ville azuréenne. Pour l’acte XIX, prévu samedi, plusieurs « appels nationaux », ont été lancés sur les réseaux sociaux pour des rassemblements à Nice, mais aussi à Toulouse et à Montpellier.

      Impunité zéro
      Deux jours avant cette nouvelle journée de mobilisation, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a intronisé jeudi le nouveau préfet de police de Paris, Didier Lallement. Ce dernier a succédé à Michel Delpuech, qui a été débarqué par le gouvernement après les violences du week-end dernier. « Votre première mission, évidemment, sera de maintenir l’ordre public dans la capitale », a prévenu M. Castaner, a destination du nouveau préfet.

      « Je vous demande de faire en sorte que la doctrine du maintien de l’ordre, telle que nous l’avons redéfinie entre le 1er et le 8 décembre (actes III et IV des « gilets jaunes » ), soit effectivement et résolument mise en œuvre, sans hésitation ni demi-mesure » , a développé le ministre, réclamant « qu’elle soit effective dès samedi » .
      « Samedi, sur les Champs-Elysées, il n’y avait pas de manifestants, il n’y avait que des haineux, des ultras, des factieux, des gens venus pour casser, pour détruire, pour agresser, car on ne peut pas se prétendre simple spectateur de ceux qui défigurent Paris, de ceux qui balafrent la France. »

      #sous_peine-d'amendes

    • Lallement, le nouveau préfet qui fait flipper les flics, Willy Le Devin , Ismaël Halissat et Eva Fonteneau, correspondante à Bordeaux — 23 mars 2019
      https://www.liberation.fr/amphtml/france/2019/03/23/lallement-le-nouveau-prefet-qui-fait-flipper-les-flics_1716932

      A Paris, après le limogeage de Michel Delpuech, jugé trop laxiste, son successeur est entré en fonction jeudi. Qualifié de « fou furieux » par certains collègues, il devrait appliquer une stratégie de fermeté lors de l’« acte XIX » des gilets jaunes.

      Des cris de joie déchirent les couloirs feutrés de la préfecture de Bordeaux. Lundi, deux jours après le saccage des Champs-Elysées par les gilets jaunes, les fonctionnaires girondins sont heureux. Ils viennent de l’apprendre, leur patron depuis 2015, Didier Lallement, est nommé à la tête de la préfecture de police de Paris, en remplacement de Michel Delpuech, limogé par l’exécutif car jugé trop laxiste. Ses collaborateurs bordelais en sont convaincus : si la ville a besoin d’un homme de fer, avec lui, elle sera servie. Agé de 62 ans, l’homme traîne en effet une réputation de préfet impitoyable. Le mot pourrait être fort s’il n’avait pas été prononcé spontanément par plusieurs de nos sources ayant croisé sa route par le passé. « Il est très cassant avec les gens, très blessant. On n’avait jamais vu ça, raconte une ex-collègue. Il est froid dans son management, mais assume totalement. Avec lui, c’est la politique de la #terreur. Il ne respecte que ceux qui, de temps à autre, osent lui tenir tête. » « Didier Lallement ? Il est fou comme un lapin, abonde un préfet actuellement en poste. C’est la rigidité faite homme. Il peut ne jamais vous dire bonjour, ça ne le dérange pas. De ce fait, il me semble très éloigné des caractéristiques que l’on exige d’un préfet, à savoir d’être rond. Si le gouvernement l’a choisi, c’est clairement pour une reprise en main musclée de la préfecture de police. »

      « La main de Clemenceau »

      Avec Didier Lallement, le gouvernement poursuit deux objectifs. Un de très court terme : rétablir l’ordre dans la capitale dès ce samedi, pour l’« acte XIX » des gilets jaunes. Par la suite, il s’agira de réformer l’institution créée en 1800 par Napoléon, qualifiée « d’Etat dans l’Etat » pour ses pouvoirs et son autonomie gargantuesques. En effet, la préfecture de Paris possède sa propre police judiciaire, le prestigieux « 36 », son service de renseignement (DRPP), chargé au même titre que la DGSI de la lutte antiterroriste, ainsi qu’une compétence sur la lutte contre l’immigration illégale. Un train de vie jugé luxueux en ces temps de rigueur budgétaire. Jeudi, lors de l’intronisation du nouveau préfet sur l’île de la Cité, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n’y est pas allé de main morte au moment de dresser la feuille de route du nouveau maître des lieux : « Didier Lallement, votre modèle est Georges Clemenceau. La main de Clemenceau n’a jamais tremblé quand il s’agissait de se battre pour la France, la vôtre ne devra pas trembler non plus devant les réformes que vous devrez mener. »

      Pour ce qui concerne le maintien de l’ordre, la place Beauvau entend renforcer une doctrine d’ultrafermeté. Christophe Castaner, ainsi que son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, n’ont en effet que très modérément goûté une note émanant du directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP), Frédéric Dupuch, appelant à un usage modéré des lanceurs de balles de défense (LBD 40). Les deux ministres attendent donc de Didier Lallement qu’il applique la stratégie « de mobilité et d’interpellations », élaborée après les heurts très violents du 1er décembre. Le risque ? Générer un nombre très important de blessures voire de mutilations chez les manifestants, via un recours débridé aux armes les plus controversées du maintien de l’ordre, comme les LBD 40 bien sûr, mais aussi les différents types de grenades (celles dites de désencerclement ou les GLI-F4 composées de TNT). A Bordeaux, les affrontements entre les forces de l’ordre et les gilets jaunes ont d’ailleurs été très violents ces derniers mois. Deux personnes ont eu la main arrachée et plusieurs autres ont été sérieusement blessées par des tirs de LBD 40. Le 2 mars, c’est le député LFI Loïc Prud’homme qui a dénoncé les coups de matraque dont il a été victime en quittant pacifiquement un cortège des gilets jaunes. Une pétition a été lancée pour réclamer la tête du préfet. Lundi, Prud’homme a accueilli ainsi l’arrivée de Lallement à la tête de la préfecture de police de

      « Le graal »

      C’est là l’immense paradoxe de cette nomination. Bien que très expérimenté, –il a été préfet de l’Aisne, de la Saône-et-Loire et du Calvados–, Lallement n’a rien d’un spécialiste de l’ordre public. « C’est un préfet fou furieux, hoquette un ancien directeur central de la sécurité publique. Il a les dents qui rayent le parquet depuis toujours. En 2012, il voulait déjà avoir la mainmise sur la police et la gendarmerie à l’époque où il était secrétaire général du ministère de l’Intérieur [#Valls, ndlr].Il a toujours voulu faire de la police opérationnelle, jusque-là il était tenu à l’écart avec une perche. » Prendre la tête de la préfecture de police de Paris, Didier Lallement y pensait donc depuis longtemps. « C’était son rêve absolu, il vient de toucher le graal », confie un proche. Didier Leschi [un ex-gaucho passé au "souverainisme", ndc] , aujourd’hui directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration tempère le portrait apocalyptique fait de son compère issu, comme lui, du « #chevènementisme » : « C’est un excellent technicien, à la grande rigueur intellectuelle. Au plan administratif, il est plutôt réformateur. Son passage à la tête de l’#administration_pénitentiaire [où il fut le créateur des équipes régionales d’intervention et de sécurité –unité d’élite, (selon Ration, laudatif avec ces brutes chargé de réprimer les prisonniers, ndc) ] a été salué par les syndicats [ de matons ! ndc] , ce qui est suffisamment rare pour être souligné. » Le sénateur PS Jean-Pierre Sueur, qui a travaillé avec Lallement il y a bientôt trente ans au secrétariat d’Etat aux collectivités locales, confirme la grande valeur de ce haut-fonctionnaire, au parcours iconoclaste : « Lallement ne vient pas du sérail, il n’a pas fait l’ENA. Il est très sérieux, rigoureux et travailleur. Mais c’est vrai que dans l’exercice de l’autorité, il est très cash. »

      L’ex-préfet de la Nouvelle-Aquitaine laisse par exemple un souvenir âcre aux élus locaux du bassin d’Arcachon, à qui il a contesté sans merci le plan de l’urbanisme. « C’est le seul mec qui a eu les couilles de se prendre les lobbys de l’immobilier en frontal pour les obliger à respecter l’environnement et le domaine public maritime », rapporte un journaliste. Revanchard, l’un des maires contrariés a adressé un courrier au lance-flammes à Macron, accusant ni plus ni moins le haut fonctionnaire « d’abus de pouvoir ». Mais #Didier_Lallement ne craint rien ni personne. Le jour de son arrivée en Gironde, il avait baptisé ainsi son nouveau personnel : « Vous pensez connaître ma réputation ? Elle est en deçà de la réalité. »

      Lallement"...bientôt être entendu dans le cadre de l’enquête sur les #soupçons de #favoritisme qui pèsent sur les marchés de la #Société_du_Grand_Paris. https://seenthis.net/messages/768523



  • Des impacts énergétiques et sociaux de ces data-centers qu’on ne voit pas
    http://maisouvaleweb.fr/impacts-energetiques-sociaux-de-data-centers-quon-ne-voit

    L’ADEME, via le projet Enernum, vient de publier une étude approfondie sur les impacts à la fois énergétiques et sociétaux de l’installation et du déploiement des data centers, en France et ailleurs. Ce travail vient confirmer les conclusions du Think tank The Shift Project qui alertait déjà des coûts carbone importants de ces infrastructures qui soutiennent tous nos usages numériques. Par delà les chiffres, l’ADEME replace les data-centers dans leur contexte humain et géographique et interroge la (...)

    #BigData #cloud


  • #Acte_XIX des #Gilets_jaunes : Emmanuel #Macron appelle l’#armée en #renfort pour assurer la sécurité - 20/03/2019 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2019/03/20/gilets-jaunes-emmanuel-macron-appelle-larmee-en-renfort-pour-lacte-19-same
    #ah_ok

    La décision a été prise au plus niveau de l’Etat puisque c’est Emmanuel Macron qui en est à l’origine et qui l’a annoncé en Conseil des ministres. Après les débordements, les #violences et les pillages survenus à Paris à l’occasion du 18e samedi de manifestations des Gilets jaunes, le Président de la République a décidé de sortir les grands moyens. Les militaires de la mission antiterroriste Sentinelle seront en effet mobilisés de manière « renforcée » samedi prochain dans le cadre de l’acte 19 des Gilets jaunes. Le chef de l’État a décidé de faire appel à l’armée afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes ».

    « Cette initiative permettra aux forces de l’ordre de se concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l’ordre, a justifié Benjamin Griveaux. On a à notre disposition cette mission Sentinelle assurée par des militaires et qui ont parfaitement vocation à sécuriser les lieux, comme d’ailleurs nos concitoyens ont l’habitude de les voir. »

    Cette décision intervient deux jours après de nouvelles mesures sécuritaires annoncées par Edouard Philippe comme l’interdiction pour les casseurs de manifester dans certains lieux, dont la Place du Capitole à Toulouse, ou encore l’augmentation des amendes pour les participants à une manifestation interdite. Dans la foulée de ces annonces, plusieurs têtes sont tombées, dont celle du préfet de police Michel Delpuech.

    Cette nouvelle escalade sécuritaire risque d’être au centre de toutes les discussions ce soir sur BFMTV où six chefs de partis débattront en direct des issues à la crise des Gilets jaunes. À deux mois des élections européennes, qui font l’objet d’une grande défiance des Gilets jaunes, François Bayrou pour le Mouvement démocrate (MoDem), Olivier Faure pour le Parti socialiste (PS), Stanislas Guerini pour la République en marche (LREM), Marine Le Pen pour le Rassemblement national (RN), Jean-Luc Mélenchon pour la France insoumise (LFI) et Laurent Wauquiez pour les Républicains (LR) échangeront sur « la crise et après ? », dans une émission spéciale animée par la journaliste Ruth Elkrief.


  • Dans la campagne que je fréquente, les GJ c’est que des fachos ;
    Quand on balance des pavés sur les flics, c’est qu’on a l’intention de les tuer ;
    En plus, j’ai causé avec une connaissance flic, les casseurs et les pilleurs ressortent du tribunal avec un rappel à la loi ;
    Quand on reste alors que les flics annoncent qu’ils chargent, on l’a bien cherché si on est blessé ;
    On n’a pas idée de se balader dans le centre ville le samedi à 14h quand on ne manifeste pas (ie on l’a bien cherché si on se prend un LBD perdu) ;
    C’est inadmissible de piller des magasins, c’est pas comme ça qu’ils obtiendront du soutien ;
    Les GJ sont des bêtes, ils ne savent que frapper et piller ;
    ADP de toute façon, c’est plus que les boutiques de Duty Free ;
    Entre Macron ou Le Pen, mon choix est vite fait et plutôt deux fois qu’une ;
    Y-a personne pour qui voter de crédible de toute façon, t’as vu Wauquiez ?

    C’est rude de fréquenter les inners en ce moment...


  • La mairie du 20e arrondissement interdit la diffusion d’un documentaire sur les violences policières | StreetPress
    https://www.streetpress.com/sujet/1553079739-mairie-paris-20e-censure-documentaire-violences-policieres

    Dans le cadre d’une semaine de lutte contre les discriminations, le collectif La Perm’ Belleville organisait la projection du documentaire Police, illégitime violence. La maire d’arrondissement, #Frédérique_Calandra, s’y est fermement opposée.

    Paris, 20e arrondissement - C’est dans l’école maternelle Pali-Kao que devait être projeté le documentaire Police, illégitime violence du réalisateur Marc Ball. Une projection organisée par le collectif La Perm’ Belleville, suivie d’un débat. Le lieu était emblématique, explique Baptiste Dupin, bénévole au sein du collectif :

    « C’est là que des jeunes du quartier ont grandi et où beaucoup d’entre eux se font contrôler au quotidien. Et la directrice de l’école était tout à fait favorable. »
    Mais vingt heures avant l’événement il est, avec d’autres membres de l’association, convoqué par Frédérique Calandra, la maire PS du 20e arrondissement. Pendant vingt-cinq minutes, l’édile leur fait part de son refus de voir projeté le documentaire dans un local propriété de la municipalité. Un « brûlot à charge contre la #police », selon l’élue qui n’a pas donné suite à nos demandes d’interview (1). « Elle a parlé de Lamine Dieng (un jeune mort à Belleville en 2007 dans un fourgon de police lors d’une interpellation, ndlr) en disant : “Il n’est pas mort sans raison, il n’était pas tout blanc” » , assure Baptiste :

    « Il y a eu des moments de grand n’importe quoi. Elle nous a dit qu’il y avait déjà des gens qui ont essayé de monter les jeunes contre la police, comme Dieudonné. »
    Des propos confirmés par un autre membre du collectif présent lors de la réunion, Omer Mas Capitolin. « Elle nous a carrément soupçonnés d’être des antisémites. Ça a été très violent pour nous », appuie le fondateur de l’association Maison communautaire pour un développement solidaire. D’après ce dernier, la maire aurait également rappelé que « c’était elle qui subventionnait l’association Pazapas », à hauteur de 2 ou 3.000 euros, selon Omer :

    « On a été obligé de lui rappeler que c’était l’argent du contribuable et qu’il n’appartenait pas aux élus, qu’ils devaient le gérer au mieux. Faire du #chantage_à_la_subvention, ce n’est pas supportable non plus. »
    Mme Calandra n’en est pas à son coup d’essai. Comme StreetPress le rapportait, en septembre dernier, la mairie avait décidé de retirer la subvention initialement accordée au Féministival en raison de la venue de la journaliste et essayiste Rokhaya Diallo. Les deux femmes ont un contentieux qui dure depuis quatre ans.

    En apprenant la censure de son documentaire, le réalisateur Marc Ball est tombé de sa chaise :

    « Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu passer une histoire de ce type, la #censure d’un #documentaire passé sur le service public. »
    En effet, le film a été diffusé en novembre 2018 sur France 3 Île-de-France. (link is external) « Lorsque les membres de l’association ont dit que c’était passé sur la chaîne, elle a répondu : “Mais maintenant, ils laissent passer n’importe quoi sur le service public” », détaille-t-il :

    « C’est impressionnant parce que ce n’est pas un brûlot. Les critiques de presse ont noté que, sur ce sujet très clivant, il y avait une forme de rigueur et une volonté de ne pas être manichéen, de voir la complexité ».

    #Ville_de_Paris #socialisme


  • #paie_tes_medie_pourris
    #sondage
    #dernier_en_date

    Dégoût, colère, envie de #révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des #Français relativement aux autres Européens |
    https://www.atlantico.fr/decryptage/3568571/degout-colere-envie-de-revolution---l-etude-exclusive-qui-revele-la-tres-s

    Selon un sondage #IFOP pour #Atlantico, 39% des Français considèrent que pour changer la situation du pays, il faudrait une révolution, tandis que 50% d’entre eux considèrent plutôt qu’il faudrait un programme de réformes.

    Relayé par #Sputnik

    Seuls 3% des Français estiment qu’il n’y a pas besoin de #changements.

    D’après les derniers sondages de l’Ifop, 54% des Français soutiennent les Gilets jaunes. Ce soutien global a peut-être baissé après un acte 18 particulièrement violent, mais ce mouvement gardera probablement encore la sympathie de plus de 40% de la population, et ce malgré la dramatisation des violences, avertit l’expert.
    Les sentiments négatifs sont encore plus partagés en France que dans les autres pays européens, a fait ressortir David Nguyen, indiquant que les trois items qui y arrivent en tête sont « déception » (38% des sondés), « colère » (32%) et « dégoût » (28%).

    « On voit une France au bord de l’implosion », a finalement constaté l’expert. En effet, 81% des Français estiment que l’opposition entre le peuple et les élites sera forte à court terme.

    https://fr.sputniknews.com/france/201903201040427606-france-sondage-ifop-revolution


  • L’Aquitaine veut éteindre les lumières la nuit
    https://www.20minutes.fr/planete/2476055-20190320-nouvelle-aquitaine-plan-extinction-lumieres-nuit-devenir-

    « Il y a même moins d’accidents de la route »
    La commune d’Eysines lui a emboîté le pas il y a deux ans. « De notre côté, nous avons fait le choix d’y aller par étapes, en réalisant un test pendant six mois sur 25 rues », détaille Serge Tournerie, conseiller municipal en charge de l’énergie et de l’éclairage public. Environ 700 foyers étaient directement concernés, « et nous avons obtenu un taux de satisfaction de 82 % » ce qui a décidé la commune à généraliser le dispositif, entre 1h et 5h également.

    Le gain énergétique est de 36 %, « et avec nos initiatives comme l’abaissement de tensions à certains endroits, ou l’acquisition d’une horloge astronomique qui permet une plus grande précision dans la gestion de nos éclairages, l’économie d’énergie monte à 50 % », ajoute Serge Tournerie. Sur la facture, cela correspond à un gain de 100.000 euros par an.

    Aux questions portant sur la sécurité, ces deux élus assurent qu’il n’y a eu aucun impact négatif. Ni sur la délinquance, ni sur la sécurité routière. « On a même moins d’accidents la nuit, analyse Agnès Versepuy, car, tout simplement, les gens lèvent le pied lorsque ce n’est pas éclairé. »

    « Des espèces qui avaient disparu sont réapparues »
    L’enjeu est aussi environnemental. « L’explosion de l’éclairage artificiel extérieur perturbe la physiologie de l’homme et la biologie des plantes et des animaux », assure le conseil régional. Françoise Coutant est persuadée que la survie de certaines espèces, dont la reproduction serait menacée à cause de ces lumières artificielles, « est en jeu. Agnès Versepuy confie de son côté que « des espèces qui avaient totalement disparu de la commune sont réapparues, comme les chauves-souris, car les insectes étaient attirés par les lumières artificielles ce qui perturbait la chaîne alimentaire. »

    Il faut absolument que je fasse signer une pétition aux voisins de ma rue, la mairie a modifié les lampadaires et la nuit on se croirait en plein jour, même les volets fermés. Et il n’y a qu’à partir de 10 signatures qu’ils agissent, mais c’est au moins un truc qui fonctionne (quand c’est un sujet simple comme celui-là où tu peux invoquer l’obligation sanitaire et la nécessité de se reposer :/)

    #nuit #étoiles #pollution_lumineuse #bonne_nouvelle

    • Inversement les femmes, et plus spécifiquement les étudiantes demandent plus de lumière la nuit. La ville de Pessac où se trouve une grande partie des logements étudiants a des politiques de réduction voire extinction complète des lumières la nuit, et il y a eu dernièrement pas mal de groupes qui ont gueulé contre ça, notamment après de nouvelles agressions et nouveaux viols, ya pas longtemps.

    • J’entends le problème des agressions nocturnes @rastapopoulos c’est effectivement criminel de couper les lumières dans un parc qu’il faut traverser en pleine nuit.
      C’est la mairie qui est responsable de ce qui reste allumé ou pas et qui doit étudier avec les habitant·es quelle intensité est nécessaire. Les villes ne sont pas obligées de tout éteindre, d’autant qu’il existe suffisamment de trucs technologiques pour repérer le va et vient de personnes dans l’espace public ou déclencher les lumières, augmenter voire varier leur intensité en fonction de divers facteurs.
      Dans des villages que je connais, certaines rues (pas toutes tu notes) s’éteignent après Xh, on peut ainsi profiter des étoiles dans la montagne en rejoignant le haut du village.

    • Mais tout est du même acabit @rastapopoulos, tu retires les trottoirs pour rendre la place aux échanges dans la ville, insécurité, tu les agrandis, insécurité, tu retires les feux rouges, insécurité, tu mets les bus gratuits, insécurité. Sur le devant de la scène politique depuis 25 ans l’insécurité a pris la place de nos humanités, solidarité, bienveillance, plaisir d’être ensemble, partage, communs. C’est la #culture_de_l'insécurité entretenue à longueur de temps dont on ne semble jamais s’échapper, c’est plus facile à exprimer à la télé ça passe direct dans le champ affectif et ça sert les industriels de l’armement et de la consommation béate (police, videosurveillance, malbouffe, angoisse) puisque ça maintient chacun·e dans la peur de l’autre. Cet investissement social fascisant est simple à mettre en place, plus facile que de créer un cercle vertueux et des propositions innovantes.
      Et donc, je n’ignore pas qu’il y a des femmes qui réclament plus de lumières pour rentrer chez elles la nuit. Mais est-ce qu’à un moment notre société va prendre en compte que les lampadaires ou les caméras ne sont pas une réponse à la #culture_du_viol et qu’à un moment il va falloir regarder les vrais problèmes et éduquer sérieusement les hommes ?

      #société_sécuritaire




  • N°58 - PRINTEMPS 2019 - LACRYMOCRATIE
    http://labrique.net/index.php/numeros/1047-n-58-printemps-2019-lacrymocratie

    2. Edito : Tapis rouge devant le printemps ou l’âpre odeur de la répression3. Lille, kapital vert4. Sauvetage d’un champ à Saint-André4. EMA, répression des mineur.es5. La VDN, cheval de Troie6. Nouvelles des cordistes7. Cuisinières d’aujourd’hui8. Biplan : crash-culture9-22. Dossier « Répression »23. Médias indés touchés23. La Citadelle se coule toute seule24. Frontières d’aujourd’hui25. CRA crado26. Lumières III27. Page de jeux28. Les 40 ans de nos anti-proprios DOSSIER : LACRYMOCRATIE10. Gilets jaunes vs commerçant.es ?11. Femmes en gilets jaunes12. Manifs lilloises : radicalisation expresse13. Présentation de Désarmons-les14-15. Carte des hauts lieux locaux16-17. Loi anti-anti-anti-casseur.ses18-19. Maintien du désordre : entretien avec F. Jobard20. Répression moulinoise21. Acab de l’an 4022. (...)

    #En_vedette #Numéros

    • 2. Edito : Tapis rouge devant le printemps 
ou l’âpre odeur de la répression

      3. Lille, kapital vert

      4. Sauvetage d’un champ à Saint-André

      4. EMA, répression des mineur.es

      5. La VDN, cheval de Troie

      6. Nouvelles des cordistes

      7. Cuisinières d’aujourd’hui

      8. Biplan : crash-culture


      9-22. Dossier « Répression »
      23. Médias indés touchés

      23. La Citadelle se coule toute seule

      24. Frontières d’aujourd’hui

      25. CRA crado

      26. Lumières III

      27. Page de jeux

      28. Les 40 ans de nos anti-proprios


  • Edito n°58 - Tapis rouge devant le printemps
    http://labrique.net/index.php/thematiques/editos/1048-edito-n-58-tapis-rouge-devant-le-printemps

    Dans le Nord aussi, les élites locales et tout ce qui, de près ou de loin, veut se faire élire se partagent le gâteau du « grand débat ». Salons chiants des mairies, salles polyvalentes et écoles maternelles aux peintures écaillées sont les tristes théâtres où se déroulent les énièmes comédies participatives, litanies démocrates et langueurs républicaines. L’inverse des luttes urbaines qui ont provoqué le vacillement de Maître Macron. Fallait l’faire quand même, emboîter tout un parti dans une salle de sport décorée pour l’occasion de drapeaux français et faireson auto-promo à coup de « cher ami » ! Rien ne l’étouffe.

    #En_vedette #Éditos


  • Demain 21 mars 2019, sortie de Crépuscule, le livre de Juan Branco.

    http://anneetarnaud.com/juan-branco-crepuscule

    Diffusé sur Internet dans un état original et brutal, il a généré un buzz considérable et des dizaines de milliers de téléchargements. Il parait aujourd’hui en librairie, après bien des péripéties liées à son caractère subversif et emporté, dans une version différente du document diffusé sur le net.Introduit, chapitré différemment, le livre contient une enquête originale et des éléments inédits sur la banque Rothschild, le ministère des finances et les liens de journalistes avec Emmanuel Macron.

    La préface de Denis Robert (source : FB)

    Ma préface au livre de Juan Branco/ Crépuscule/ en vente partout avant épuisement des stocks dès ce matin.

    C’était au début du mois de novembre 2018. Le Président de la République achevait sa tournée mémorielle par une visite à Pont à Mousson, une ville en bord de Moselle. Il devait y clôturer un colloque qui usait d’anglicismes pour « inventer » son monde de demain : Choose France Grand Est. J’y ai un ami médecin. Je le soupçonne d’avoir voté pour Emmanuel Macron aux deux tours de la Présidentielle. Entendons-nous bien, j’ai fait comme lui au second tour, sans état d’âme particulier. Donc cet ami que je soupçonne de toujours voter à droite m’envoie un long mail quelques jours plus tard avec une dizaine de photos édifiantes. C’était comme si un gaz mortel avait anéanti toute une ville. Pas un seul mussipontains dans les rues. La place Duroc complètement fermée à la population. Idem pour l’Abbaye des Prémontrés où étaient enfermés les cinq cent invités du colloque, des élus et des décideurs triés, fouillés, encravatés. En cet après-midi, la ville est anesthésiée. On a écarté la population. Dans un cercle d’environ un kilomètre de diamètre autour d’Emmanuel Macron, pas un seul habitant libre et vivant. Rien que des barrières métalliques, des gendarmes et des compagnies républicaines de sécurité, patientant dans des dizaines de cars garés le long des berges. Le soir, à la télévision et le lendemain dans la presse, on relevait la réussite du voyage présidentielle, sans faire état de la mise à l’écart du peuple importun. « Je n’ai jamais vu ça, c’est complètement dingue » commentera mon ami à propos de la peur visible de voir le Président confronté à des opposants.

    C’était le 5 novembre et les gilets jaunes étaient encore pliés dans les coffres des fourgonnettes. Juan Branco ajoutait une dernière touche à son manuscrit « Crépuscule » qu’il venait de mettre en ligne sur son blog. Il était encore confidentiel.

    Une semaine plus tard, les gilets jaunes vont commencer à râler sur les réseaux sociaux, puis sur les ronds-points. Cette taxe carbone pour les voitures diesel fait hurler les pauvres. Et se cacher les riches. Le pays se fragmente, le pouvoir joue la montre. Les commentaires médiatiques minimisent à l’unisson le mouvement qui se dessine et s’enracine. L’écart se creuse, bientôt abyssal, entre la France de tout en haut et celle d’en bas. Au milieu, s’ouvre un gouffre que cherchent à combler les corps dits intermédiaires et les préposés aux commérages politiques. Personne n’y parvient. Les corps intermédiaires ont été pulvérisés par Emmanuel Macron et sa République en marche. Les médias restent pour l’essentiel indulgents à l’égard du pouvoir et développent des théories fumeuses pour masquer leur incompréhension face à cette révolte. J’ai les photos de mon ami médecin en tête. Un Président qui se cache à ce point de sa population est un président qui triche et qui a peur. Quelles autres explications ?

    Juan, qui n’est alors qu’une relation sur Facebook, poste un message en m’invitant à lire son texte. Ce que je ne fais pas tout de suite, rebuté par le propos apocalyptique : « Le pays entre en convulsions diverses où la haine et la violence ont pris pied. Cette enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste, écrite en octobre 2018, vient donner raison à ces haines et violences que l’on s’est tant plu à déconsidérer. » On en voit tellement passer sur le net. Pourtant, malgré le style abscons, la longueur des phrases et l’âpreté d’une lecture sur écran, quelque chose m’accroche dans le ton, ce Juan Branco semble connaître son sujet et tenir la distance. J’enregistre le document.

    Je suis entouré d’amis, journalistes, voisins, parents qui, pour la plupart, minimisent le mouvement des gilets jaunes. Sur Facebook, l’incendie se propage, mais dans les médias mainstream, on avance pépère, traitant les manifestants au mieux d’olibrius ou de beaufs (Jacques Julliard), au pire de « racailles cagoulées » (Pascal Bruckner), « de salopards d’extrême droite ou d’extrême gauche qui viennent taper du policier » (Luc Ferry) ou de « hordes de minus, de pillards rongés par le ressentiment comme par les puces » (F-O Giesbert). Chaque samedi, tandis que le Président se terre, les gilets jaunes occupent pourtant de plus en plus d’espace. Mes interlocuteurs reprennent souvent l’acmé des commentaires médiatiques, s’effraient de la violence de la rue, critiquent l’absence d’organisation et de revendications claires, amalgament les gilets jaunes à l’extrême droite. Ces raisonnements m’apparaissent étriqués, dupliqués et in fine dénués de fondement. Ils expriment une peur de l’inconnu et de l’insurrection qui couve.

    Je viens de publier une enquête qui décrit la façon dont les milliardaires, aidés par les banques d’affaires et les cabinets d’avocats, pillent les États (« Les prédateurs », avec Catherine Legall, Le Cherche-midi, 2018). J’ai beaucoup réfléchi, écrit des livres, réalisé des documentaires autour de la question de ces inégalités croissantes, de la prégnance de la finance sur l’économie, et de la paupérisation de nos économies : comment un pays aussi riche que les nôtre peut-il produire autant de pauvreté ? Je prends le parti sur les réseaux sociaux, comme lors de débats publics, des gilets jaunes. Ils expriment une révolte salutaire, essentielle. Ils nous rendent honneur et fierté malgré les excès et les bavures. On me relance alors régulièrement : « Tu as lu Crépuscule ? Tu as vu la vidéo de Juan Branco chez Mermet ? ». Un soir de la fin décembre 2018, je me tape les deux. Je découvre d’abord un jeune homme calme et fougueux, à la pensée structurée qui développe une critique argumentée et originale du macronisme. Puis je me plonge dans « Crépuscule ». J’en sors fatigué mais emballé. Je n’ai pas lâché son manuscrit. Malgré les digressions et la posture parfois emphatique, c’est la première fois que je lis une histoire aussi fouillée et convaincante de ce que pourrait être le macronisme qui apparaît ici comme une splendide arnaque démocratique.

    Le macronisme n’est ni un humanisme, ni une idéologie. C’est – à l’évidence, à la lecture de Crépuscule- une invention d’oligarques. C’est un système de préservation et d’optimisation des acquis d’une (grande) bourgeoisie qui ne savait plus à quels saints se vouer après la déconfiture des deux précédents mandats présidentiels.

    Emmanuel Macron est passé par là. Il a conquis les foules. Il marche sur l’eau. Il consolide et perpétue le rapport de domination des élites sur le peuple. Il ne cherche pas à s’enrichir ou à enrichir précisément sa famille tel le tyran classique et âpre au gain. Mais, il est dur au mal, travaille pour sa caste, ses amis, ceux qui l’ont aidé à conquérir le pouvoir. Il cherche à préserver et à faire prospérer leurs intérêts. Le macronisme est une forme élaborée, moderne et high tech de despotisme. Un despotisme éclairé certes mais un despotisme quand même.

    Rien que ça ?
    Rien que ça.

    Le manuscrit dans sa première version – Juan intervient régulièrement sur son blog pour peaufiner son texte- se divise en deux parties. La première -une centaine de feuillets- est un monologue sur la prise de pouvoir d’Emmanuel Macron. La seconde plus courte -une quarantaine de feuillets- est un portrait du nouveau secrétaire d’État chargé de la Jeunesse et des Sports, Gabriel Attal. Les deux sont réunis sous la bannière d’un « Crépuscule » promis au jeune président et à ses affidés (dont le méconnu Gabriel Attal). La rumeur autour du texte et les téléchargements vont bon train. Juan devient assez vite une star des réseaux sociaux et multiplient les vidéos et interventions sur Facebook et Twitter. Fin décembre, son texte a été téléchargé plus de cent mille fois et certaines de ses vidéos comptent deux millions de vues.

    Nous entretenons une courte relation épistolaire. J’invite Juan à reprendre son texte, à le densifier, à le fluidifier en pensant à son lecteur. Je le pousse à faire un travail journalistique et pédagogique et lui propose de chercher un éditeur. Je le fais sans calcul, par passion pour cette histoire et ce manuscrit en devenir. Je n’avais encore jamais lu ni compris à ce point les raisons profondes du macronisme. J’avais bien compris que les médias faisaient la promotion d’Emmanuel Macron. J’avais lu ça et là qu’il copinait avec Xavier Niel. Je m’étais étonné de voir la reine des paparazzis Mimi Marchand s’occuper en exclusivité de l’image du Président. J’avais relevé que Brigitte Macron ne portait que des fringues appartenant à des entreprises de Bernard Arnault. Mais je n’avais jamais fait de lien entre ces événements et d’autres contés par Juan Branco.

    Je baignais dans un bain d’eau tiède, à peine énervé de lire et d’entendre, à longueur d’éditoriaux ou d’apparitions télévisées, des commentaires laudatifs sur la jeunesse et la l’intelligence d’Emmanuel Macron. Quelle chance nous avions ! J’avais fermé les écoutilles. Je somnolais. J’étais comme ces grenouilles qui ne se rendent jamais compte qu’elles vont finir ébouillantées. Les pauvres…

    Les gilets jaunes nous ont réveillés. Juan, par son parcours et sa position dans l’appareil d’État, par son âge et ses relations avec les leaders de cette République en marche, participe à ce réveil de nos consciences endolories. Il nous permet de mieux appréhender la chose macronienne. Et de cerner l’horreur naissante.

    – Horreur, tu veux dire « aurore » ?
    – Non, je veux dire « Horreur ».
    – Tu déconnes ?
    – Non, rien de ce qui est proposé n’est défendable. Ce qui est horrible, c’est autant le programme économique et fiscal que la manière avec laquelle on nous l’enrobe et la lutte des classes qui profile…

    Juan Branco est un pirate et un insider. Il raconte, de l’intérieur, l’avènement d’Emmanuel Macron et des trentenaires qui l’entourent et l’encouragent. Tous ont le même profil : dents longues, ambition dévorante, pensée aseptisée et dénuée d’affect pour tout ce qui concerne le « peuple ». L’idée même du peuple. Le mot est banni de leur vocabulaire. « Ils ne sont pas corrompus. Ils sont la corruption » écrit Juan avec affectation et un certain réalisme. A les voir travailler et communiquer, on peut lui donner raison.

    Juan a vingt-neuf ans. Il a été le directeur de cabinet d’Aurélie Filippetti avant qu’elle ne devienne ministre et le vire. Il a côtoyé, à ce titre, les patrons de chaînes de télé et de journaux. Il a été dragué par les adeptes de la République en marche et par Xavier Niel. Il est normalien, a fréquenté l’école alsacienne à Paris où il a partagé la scolarité de Gabriel Attal qu’il a connu sarkoziste, socialiste et maintenant macronien pur sucre. Cet Attal est une sorte de quintessence de la philosophie présidentielle. La description qu’il en fait est glaçante et sert détonateur au livre. Ce jeune homme bien mis, ministre à 29 ans, symbolise à la perfection le triomphe du vide politique et du progressisme libéral. Cette modernité constamment mise en avant évacue toute idée d’intérêt général et déifie l’absence de scrupules. Seule compte la marche en avant vers nulle part, la victoire individuelle, le Rolex à trente ans et le nouveau smartphone.

    On est ici dans la saga d’un gouvernement qui court pour ne pas tomber, qui cache des accords passés. A lire Branco, on déchiffre et on réalise la trahison. On la voit. C’est de cela qu’il s’agit. D’une perfidie. D’une tromperie sur la qualité de l’offre politique. Le président qui veut légiférer sur les fake news est lui-même le produit d’une immense fake news. Celle d’un jeune provincial supérieurement intelligent qui œuvrerait pour le bien de tous et se serait levé un matin en rêvant à son destin présidentiel. A lire Branco, l’histoire devient plus grise, intéressante, secrète, chaotique, compromettante. Et crépusculaire.

    Emmanuel Macron transparaît dans ce récit comme le produit d’une manipulation de l’opinion. Grâce au raisonnement mis en place, aux faits énoncés et sourcés, Emmanuel Macron, aussi brillant soit-il, est dévoilé comme le candidat d’un système oligarchique à bout de souffle qui avait intérêt à se trouver une vitrine et un storytelling sous peine de disparaître.

    Comme manifestation incontestable de cette scénarisation de la vie politique, prenons l’exemple du 10 décembre 2018. Ce soir-là, en pleine crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron, dans une allocution télévisée millimétrée, annonçait que tous les employeurs qui le pouvaient devraient verser une prime de fin d’année à leurs salariés. Cette prime ne serait pas soumise à l’impôt. Le Président, acculé par la colère des gilets jaunes, lançait un appel aux entrepreneurs. Help-me. Le 11 au matin, dans un improbable mimétisme, les PDG d’Altice, de Free, de LVMH, d’Orange et quelques autres annoncèrent qu’ils allaient tous lâcher autour de mille euros pour chacun de leurs employés, en vertu d’un « nécessaire effort de solidarité nationale ». Patrick Drahi, Xavier Niel, Bernard Arnault, Stéphane Richard, pour ne citer que quatre des principaux supporters d’Emmanuel Macron, répondaient présents. Tout était à l’évidence prévu, prémédité. Il fallait réagir vite et lâcher un peu de cash. Les amis et les sponsors de la campagne d’Emmanuel Macron ont répondu présents. Comment pouvait-il en être autrement ?

    En cette fin d’année 2018, les actionnaires du Cac 40 se distribuaient 47 milliards de dividendes, la fortune de Bernard Arnault doublait, Emmanuel Macron s’arcboutait sur le maintien de l’ISF. Il l’avait promis à ceux qui avaient financé sa campagne, à toutes ces familles, qui, à coups de chèques de 7500 euros, avaient exigé plus de justice fiscale… pour elles. En cette fin d’année, curieux paradoxe, le nombre d’individu vivant sous le seuil de pauvreté dépassait en France les neuf millions.

    Et les amis du Président, sous la pression des gilets jaunes, lâchaient leur obole. De même l’État, inquiet de voir chaque samedi le peuple des ronds-points s’approcher des centre villes, réglait ses primes à la police en leur offrant des flash-balls flambant neufs et très performants. Plus tard, ils feront voter une loi anticasseur et assumeront sans faillir leur dérive autoritaire.

    Je profite de la fin d’année et du début janvier pour faire la tournée des popotes en invitant plusieurs de mes amis éditeurs à lire le texte de Juan. Je suis d’un naturel confiant. Juan multiplie les followers et les libraires s’emballent pour la version numérique et si littéraire de Crépuscule. Je préviens mes amis éditeurs que le texte sera complété et amélioré. J’explique qu’on est dans la tradition très française des pamphlets. Que celui-ci est une œuvre salutaire. Depuis le livre de Christian Eckert où l’ancien ministre du Budget racontait comment Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, avait abusé de son passage à Bercy, pour bâtir sa campagne des présidentielles (« Un ministre ne devrait pas dire ça, Robert Laffont, 2018) , personne ne s’était attelé à dire, avec autant de précision, d’où venait le Président, ni comment il avait construit son succès... Je vais essuyer cinq refus. La plupart du temps, la première lecture -celle de l’éditeur- est positive. C’est ensuite -quand on monte dans l’organigramme de la maison d’édition- que les choses se gâtent. Malgré les dizaines de milliers de téléchargement sur Internet, malgré la crise des gilets jaunes et le lien évident entre celle-ci et le livre de Juan, aucun éditeur important ne veut prendre le risque de le publier. La question est, à l’évidence, moins judiciaire que politique. Même si, curieuse conjonction des temps, le 9 janvier 2019, Aurore Bergé, la porte-parole de LREM, annonçait avoir porté plainte contre Juan (et le chroniqueur Thomas Guénolé) pour incitation à la haine et à la violence. « Il y a pire que celui qui menace, que celui qui tabasse, que celui qui intimide, il y a ceux qui arment les esprits pour légitimer ces violences dans notre pays », indiquait la députée des Yvelines (à Paris-Match).

    Le refus du manuscrit et les attaques contre Juan me dépriment au point qu’avec un ami j’envisage de participer à son édition à titre personnel. J’en étais là quand deux éditeurs un peu plus indépendants et enthousiastes que les autres ont pris contact.

    Ce que vous avez entre les mains, cette chronique d’un effondrement qui peut advenir, est le fruit d’une courte maturation. Sa lecture permet de mieux comprendre comment et pourquoi, ce président a si peur du peuple et compte tellement sur la police pour sauver sa réputation et celle de ses amis. Les grandes messes macroniennes, érigées en débats, occupent en ce mois de février finissant, à temps quasi complet, les écrans. Elles retardent une échéance qui semble, à lire Juan Branco, inéluctable. J’aurais pu dire « espérée ». Je n’en suis pas sûr. Contrairement à l’auteur de Crépuscule, je ne suis pas persuadé que l’effondrement puis la destitution d’Emmanuel Macron soit la seule issue au conflit qui agite le pays. Ni la meilleure.

    Jamais des politiques fiscales et économiques n’ont été autant construites, vendues et inventées pour bénéficier aux classes supérieures déjà si riches et dominantes. L’absence de contre-pouvoir médiatique et d’offre politique crédible à opposer sont désespérantes. Nous nous sommes laissés endormir et berner. Mais nous avons été des électeurs consentants. Et ce qui profile n’est pas la fin d’un monde, juste son déclin, sa nuit. Son tumulte. Son désordre. Sa confusion. Pourquoi croire au pire ? Espérons l’aube, le calme, le silence et la justice. Espérons des hommes debout, déterminés et lucides.

    Contrairement à la vision sombre et sans autre alternative qu’une révolution forcément sanglante, développée par Juan, il reste un peu de temps et des espoirs. Il reste aussi des journalistes dans les médias mainstream, comme dans la presse alternative et indépendante, pour poursuivre le travail d’enquête autour du macronisme. Et inverser la tendance lourde qui voudrait enterrer les gilets jaunes sous les gravats du ressentiment des managers en place.

    Ce livre est différent de ce qui s’édite et se lit usuellement sur Emmanuel Macron, ceux qui l’ont amené à l’Élysée et ceux qui vivent grassement aux crochets de cette République en marche vers leur néant. Son auteur assume pleinement et courageusement une forme de trahison. Juan vit à Saint Germain des Près. C’est un jeune bourgeois qui rompt avec sa classe, ses maîtres, certains de ses amis, ses collègues de Normale Sup et de Science po. Il vit depuis près d’un an grâce au RSA. Gageons que cela lui sera reproché. Il a aussi rompu avec sa vie d’avant et ses salaires de banquiers pour entreprendre ce travail pour lui-même, sur lui-même et pour nous. Il n’a rien prémédité. Il s’est levé un matin et s’est mis à écrire. À prendre ce risque parce que le reste -tout le reste- lui paraissait insupportable.

    « Crépuscule » nous éclaire – c’est son paradoxe- sur la face obscure de ce pouvoir déliquescent. C’est d’abord un exercice de lucidité.

    Le « cadeau pour les fêtes » (publié le 21/12/2018) : vidéo de l’entretien de Daniel Mermet avec Juan Branco : https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/Juan-Branco-desosse-Macron

    Juan Branco vient de ce monde-là. Avocat, philosophe, chercheur, diplômé des hautes écoles qui fabriquent les élites de la haute fonction publique, à 30 ans il connaît ce monde de l’intérieur. Sur son blog, il publie « CRÉPUSCULE », une enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste et ses liens de corruption, de népotisme et d’endogamie, « un scandale démocratique majeur : la captation du pouvoir par une petite minorité, qui s’est ensuite assurée d’en redistribuer l’usufruit auprès des siens, en un détournement qui explique l’explosion de violence à laquelle nous avons assisté.


  • « King Kostard et les 60 zigomards » Bruno Adrie - 19 Mars 2019
    https://brunoadrie.wordpress.com/2019/03/19/king-kostard-et-les-60-zigomards-billet-dhumeur-par-bruno-adri

    Une soixantaine d’intellectuels ont osé répondre à l’invitation au dialogue de King Kostard ? S’il y ont répondu, c’est qu’ils sont peut-être des intellectuels – de la petite bourgeoisie intellectuelle -, mais sûrement pas des intelligents. Car à quoi bon se présenter devant King Kostard si ce n’est pour le regarder déverser sa logorrhée de mots creux montés en mayonnaise ?

    Ces intellectuels – parmi lesquels figurait le député df/dx = (j’ai les cheveux longs + j’aime les araignées collées au plastron + je suis un young leader de la French American « Fondation »)/3 – sont évidemment tombés dans le piège du relativisme narcoleptique produit par les neurones au formol du monarque maître ès-monologue-chiant :

    « On m’a reproché d’être dans la verticalité, mais il y a des gens qui savent, il y a des gens qui représentent. Toute parole ne se vaut pas sur tous les sujets à tous les moments. Comment on remet une échelle de valeur ? »

    Triste tout de passe-passe hautement prévisible.

    Il y a des gens qui, il y a des gens qui…
    Que n’ont pas compris ces zigomards arrivés qu’on ne parle pas à un robot, fût-il roi ? A moins de le courtiser, à moins de convoiter ses bonnes grâces, à moins de vouloir visiter le palais, en promeneur emmerdé…

    Il y a des gens qui, il y a des gens qui…
    Mais il y a aussi des jonquilles, il suffit de penser printemps.

    #débat #grand_débat #intellectuels , comme si on pouvait débattre de quoi que ce soit avec #émmanuel_macron !

    • Au-delà du bénéfice d’une campagne improvisée, le marathon présidentiel a établi clairement une chose. Personne, dans le cadre républicain, ne peut tenir tête à E. Macron, le faire dévier de sa route, ou se faire entendre. On n’a jamais rien vu de si terrifiant que ce président.

      André Gunthert

    • Bonjour, je m’appelle Pascal Bruckner et j’ai été invité par M. le Président de la République Emmanuel Macron à grand-débattre du sort de la France.

      J’ai déclaré que la France qu’elle fait face à un « danger anarchofasciste » à cause des Gilets jaunes, des gaz, des K-way et tout ça… Je croyais que personne navet n’avait utilisé le terme avant moi (pas K-way, l’autre). J’avais pas vérifié sur Google. En fait, c’est un vieux néologisme tout pourri. Je l’avais trouvais trouvé bien, moi, mais au final c’est pas moi qui l’ai trouvé.

      Bon, sinon j’ai changé ma photo de profil (je vous la met dessous).

      Si vous pouviez m’envoyer un peu de soutien sur Twitter, Facebook et Pinterest, ça serait cool ruisselant.

      https://lignesdeforce.wordpress.com/2019/03/19/bonjour-je-mappelle-pascal-bruckner
      #Claude_Guillon


  • Amandine : « Passée à tabac par les flics, j’ai une #commotion_cérébrale mais ils ne me feront pas taire ! »
    https://www.revolutionpermanente.fr/Amandine-Passee-a-tabac-par-les-flics-j-ai-une-commotion-cerebr

    Des #Blacks_Blocs (BB) m’ont sortie de là pour m’emmener auprès des Médics de l’autre côté des Champs, au niveau de la HSBC. Puis après avoir fait les premiers soins les Médics m’ont évacuée sous une pluie de lacrymogènes, vers le poste de secours le plus proche. J’ai été emmenée par les pompiers à l’Hôpital Saint-Louis, dans le même véhicule que Laurence, une autre #gilet_jaune qui a pris un tir de #flashball en pleine tête.

    Mon #passage_à_tabac par les #flics m’a valu une fissure et #luxation de la main, un hématome sur l’épaule, les 2 coups pris sur la tête m’ont causé un #traumatisme crânien, par chance sans hémorragie cérébrale... et une commotion cérébrale. La commotion me donne des difficultés à parler, à structurer mes pensées, à écrire... je mélange toutes mes lettres, j’écris donc grâce à la reconnaissance vocale.

    Malgré tout, je suis plus déterminée que jamais. Je serai là samedi et tous les suivants, ils ne me feront pas taire. Bien sûr que je suis choquée, mais j’ai pas le droit de lâcher. Pour mes gosses, pour ceux des autres, pour nos vieux : pour l’avenir de mon Pays que j’aime tant. »


  • Amis artistes et intellectuels, pourquoi n’êtes-vous pas là pour les gilets jaunes ?
    https://www.huffingtonpost.fr/matthieu-ponchel/amis-artistes-et-intellectuels-pourquoi-netes-vous-pas-la-pour-les-gilets-jaunes_a_23695481/?ncid=other_twitter_cooo9wqtham
    https://youtu.be/J-U7fFpxbfc

    « Si tu ne partages pas la lutte, tu partageras la défaite. » Brecht

    18 samedis consécutifs dans la rue. 18 samedis aux côtés des gilets jaunes. Mais où êtes-vous chers amis artistes et intellectuels ?

    Nous avons pourtant marché ensemble pour le climat, plusieurs fois, convaincus de l’urgence. Nous avons manifesté ensemble pour sauver le régime des intermittents du spectacle. Nous nous indignons ensemble, régulièrement, du traitement inacceptable infligé aux migrants à nos frontières. Nous avons tous voté à gauche, toujours. Nous écrivons, nous jouons, nous créons pour dénoncer les travers de notre monde et pour susciter l’espoir d’un meilleur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes des personnes engagées.

    18 samedis consécutifs. Une folle pièce de théâtre en 18 actes, bientôt plus, et un dénouement incertain. Des dizaines de milliers d’acteurs : travailleurs précaires, retraités, étudiants, chômeurs et autres citoyens marchant côte à côte dans les rues de France. 18 semaines d’occupations de ronds-points et de péages d’autoroutes, de lutte collective, de politisation accélérée. Ce n’est pas rien : des gens qui ne se parlaient pas, ou peu, d’autres qui ne votaient pas, ou plus, se retrouvent et développent une conscience politique. Et ni le froid de l’hiver, ni les fêtes de Noël, ni les grenades des gendarmes n’auront eu raison de leur détermination. Ils ne reculeront pas. Ils ne lâcheront rien.

    « La liberté est un bagne aussi longtemps qu’un seul homme est asservi sur la terre. » Camus, Les Justes.


  • Le pape refuse la démission du cardinal français Philippe Barbarin Stéphanie Jaquet et les agences - 19 Mars 2019 - RTS

    https://www.rts.ch/info/monde/10302259-le-pape-refuse-la-demission-du-cardinal-francais-philippe-barbarin.html

    Le pape a refusé la démission du cardinal français Philippe Barbarin, invoquant la « présomption d’innocence ». C’est le prélat lui-même qui a fait cette annonce mardi. Le cardinal avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour non dénonciation des abus sexuels d’un prêtre.


    « Lundi matin, j’ai remis ma mission entre les mains du Saint-Père. En invoquant la présomption d’innocence, il n’a pas voulu accepter cette démission, » a annoncé Monseigneur Barbarin.

    Certains observateurs avaient émis l’hypothèse lundi que le pape François allait probablement se donner plusieurs semaines avant d’accepter ou non cette démission.

    Philippe Barbarin, 68 ans, reste donc archevêque de Lyon – et, par conséquent, le plus haut dignitaire catholique français – mais se mettra « quelque temps en retrait, » laissant la conduite des affaires courantes à l’actuel vicaire général modérateur Yves Baumgarten.
    Une « suggestion » du pape « et parce que l’Église de Lyon souffre depuis » qu’a éclaté voici trois ans le scandale de pédophilie du diocèse de Lyon.

    . . . . .
    Un scénario intermédiaire"
    Le président de la Conférence des évêques, Monseigneur Georges Pontier, s’est dit « étonné » de la situation « inédite » concernant le cardinal Barbarin, dont le pape a refusé la démission mais qui a annoncé mardi se mettre en retrait temporaire de son diocèse de Lyon.

    « Je suis étonné, je ne m’attendais pas à ce scénario qui est intermédiaire entre les deux scénario prévisibles », à savoir l’acceptation de sa démission par le pape ou son refus, a-t-il affirmé, soulignant que cette situation « inédite » résultait du « conflit entre deux exigences », celle de « respecter le cheminement de la justice » et celle de « se préoccuper du bien du diocèce de Lyon ».

    A la question de savoir s’il aurait préféré que la pape accepte la démission du Primat des Gaules, Monseigneur Pontier a répondu : « Je n’ai pas à me situer face au positionnement du pape. Je prends acte de cette décision. Accepter (la démission) ne lui a pas paru opportun, vu que que le procès civil n’est pas terminé. Il n’a pas voulu lui-même paraître condamner le cardinal alors que la justice n’a pas encore tranché ».

    Le pape avait accepté une autre démission en octobre
    En octobre, François a accepté avec réticence, et après trois semaines de réflexion, la démission du cardinal américain Donald Wuerl. L’archevêque de Washington est soupçonné par un jury populaire d’avoir étouffé un vaste scandale d’agressions sexuelles en Pennsylvanie.

    Le prélat américain de 77 ans – qui clame avoir agi « dans l’intérêt des victimes » et a été loué par le pape – n’était pas sous le coup d’une condamnation comme le cardinal français.

    #pédophilie institutionnalisée #barbarin #pédophilie_dans_l'eglise #culture_du_viol #cardinal_barbarin #catholicisme #violences_sexuelles #viols#Lyon, la ville dont #gérard_collomb était le #maire #catholicisme #viol #violophilie #pedocriminalité

    • USA : un diocèse et son ancien évêque poursuivis pour l’embauche de prêtres pédophiles Belga - 2019 Mars 2019 - RTBF
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_usa-un-diocese-et-son-ancien-eveque-poursuivis-pour-l-embauche-de-pretre

      Le procureur de Virginie occidentale Patrick Morrisey a annoncé avoir déposé une plainte contre le diocèse de Wheeling/Charleston (à plus de 400 km à l’ouest de Washington) et contre son ancien évêque Michael Bransfield.

      A la tête du diocèse à partir de 2005, le prélat avait démissionné en septembre après avoir été lui-même accusé d’"harcèlement sexuel" sur des adultes. Cette fois, il fait face à une action au civil, le procureur Morrisey lui reprochant, ainsi qu’au diocèse, d’avoir violé la loi de l’Etat sur la protection des consommateurs.

      Selon sa plainte, « le diocèse a recruté dans ses écoles et dans ses camps des prêtres visés par des accusations crédibles d’agression sexuelle sur des enfants, et a volontairement omis de prévenir les parents ».

      Un prêtre, qui avait avoué avoir agressé un élève dans un lycée dans les années 1980, avait été mis à pied avant de retrouver un emploi dans une école primaire du diocèse entre 1998 et 2001, d’après cette plainte. Un autre avait mentionné sur son questionnaire d’embauche en 2002 avoir été accusé d’une agression sur mineur en 1979. Il avait malgré tout été recruté dans une école primaire du diocèse, où il a travaillé pendant quatre ans, poursuit le procureur.

      Patrick Morrisey reproche aussi au diocèse d’avoir menti sur son site internet, où il était écrit que les employés de ses écoles étaient soumis à des vérifications d’antécédents. Or, un homme condamné pour viol à Washington avait réussi à se faire embaucher comme enseignant dans un lycée du diocèse, et son contrat n’a été rompu qu’en 2013, d’après la plainte.


  • La gauche a sa place : dans les poubelles de l’histoire... Joël PERICHAUD - 19 Mars 2019 - Pardem
    http://www.pardem.org/actualite/en-bref/937-la-gauche-a-sa-place-dans-les-poubelles-de-l-histoire

    Chers « amis » de « gôche », vous qui avez voté Macron il y a un peu moins de deux ans « pour éviter le pire » et qui aujourd’hui crachez sans retenue sur les GJ que vous condamnez au nom de la « violence », de « l’antisémitisme » ou de toute autre calomnie à la mode...Nous ne vous oublions pas !

    « Chers » car vous nous faites payer cher votre raisonnement stupide.

    « Gôche » car c’est au nom de votre aveuglement, de votre vacuité intellectuelle, que vous perpétrez des politiques néolibérales que vous qualifiez de « gôche ». Macron était votre idole aux élections et vous avez largement contribué à l’élire...avec moins de 20% du corps électoral…C’est dire si votre voix compte !

    Vous n’aviez pas prévu la destruction du code du travail ?

    Vous n’aviez pas prévu Benalla ?

    Vous n’aviez pas prévu les politiques en direction exclusive des riches ?

    Vous n’aviez pas prévu la répression des chômeurs ?

    Vous n’aviez pas prévu la casse des services publics ?

    Vous n’aviez pas prévu la répression sanglante des manifestations ?

    Vous n’aviez pas prévu la « loi anti-casseur » c’est à dire l’atteinte au droit de manifester ?

    Vous n’aviez pas prévu le pacte de Marrakech ?

    Vous n’aviez pas prévu le traité d’Aix la Chapelle ?

    Vous n’aviez pas prévu l’augmentation des tarifs de l’EDF ?

    Vous n’aviez pas prévu l’augmentation du gasoil ?

    Etc.

    Bref, non seulement vous n’aviez rien prévu, alors que, avec un minimum d’analyse, tout était prévisible...mais vous avez entrainé le peuple dans votre hallucinante galère.

    Vous ne vous sentez pas responsable ?...C’est normal, vous êtes de « gôche »...donc les « amis » du peuple...heureusement que vous l’éclairez, car sans vous, il ne comprendrait rien.

    Malheureusement pour vous et vos élus félons, le peuple a compris...Très bien même. Pendant que vous participez au « grand débat », grand enfumage de Jupiter, le peuple est dans la rue, sans faiblir, depuis le 17 novembre.

    Alors vous revenez au secours de votre idole : vous justifiez les violences policières par la « violence » des gilets jaunes, justifiant au passage la violence capitaliste.

    Vous qualifiez les Gilets jaunes de racistes, de xénophobes, de suppôts de l’extrême droite, de fascisants, de racistes et maintenant d’antisémites. Il est vrai que cela vous permet de défiler avec la cour de Macron-le-petit et d’être sur la photo. C’est logique, après tant d’erreurs, de contradictions de renoncements et de bassesses, la lumière médiatique vous manque.

    Mais vous ne reconnaîtrez jamais vos erreurs. Pour tenter de survivre, et au passage empêcher les autres d’exister, vous persistez. Votre haine du peuple n’a de commun que la hargne de vos semblables il y a 150 ans contre les communards qualifiés de « racaille ». Vous détestez « Ceux d’en bas »...Nous, nous l’appelons le peuple !

    Vous commentez et jugez pourtant le monde que vous ignorez avec une morgue et une suffisance à toute épreuve. Vous n’aimez, dans la démocratie, que ce qui vous permet de débattre entre vous (le petit doigt en l’air), de décider pour tous, de défendre vos privilèges qui accablent le « petit ». Vous adorez l’Union européenne car, c’est votre instrument, votre baguette magique...elle réalise tous vos souhaits. Mais pas assez vite. C’est pourquoi vous êtes êtes au bord de l’extase quand votre maître dit qu’il en faut plus.

    Vous êtes l’antithèse de l’aspiration portée par les GJ. Vous aspirez à un pouvoir autoritaire, capable d’écraser toute contestation, capable de faire taire toute réelle opposition. La « gôche » est à sa vraie place avec Macron.

    Mais prenez garde, c’est une lame de fond sans précédent qui est en train de se forme. Elle emportera tout ce qui se met en travers de sa route pour remplir, les poubelles de l’histoire…

    Bon voyage...

    #ps #enmarche

    • LES VRAIS ENJEUX DE L’ELECTION EUROPEENNE - Jeudi 21 mars 2019 à 19h00 à LILLE Conférence-débat
      Brasserie le FLORE, 11 place RIHOUR
      http://www.pardem.org/le-parti/campagnes/europeennes-2019/934-europeennes-2019-premieres-reunions-publiques

      Le PARDEM lance sa campagne pour le boycott des élections au parlement européen du 26 mai 2019.
      Des réunions publiques sont organisées partout en France pour débattre des véritables enjeux des Européennes.
       
      Pour la fédération PARDEM du NORD
      Avec Marie DUTRO gilet jaune membre du PARDEM
      Venez débattre avec les militants du PARDEM à cette occasion.
       

      En réalité de quoi s’agit-il ? D’envoyer des parlementaires français siéger dans un parlement sans aucun pouvoir de changer une seule virgule aux Traités internationaux, au Traité de fonctionnement de l’UE, au Traité de Lisbonne. Ce parlement est tout simplement bidon ! Il n’a pas la liberté de son ordre du jour, il ne peut même pas amender un texte !

      Certes il peut voter oui ou non aux propositions de la Commission européenne qui a la main sur lui. Mais comme les intérêts entre les représentants des pays siégeant au Parlement divergent, c’est comme pisser dans un violon !

      Un exemple d’actualité ?
      L’Union européenne est en réalité une institution supranationale qui a mis sous tutelle les pays membres et les peuples. Les parlements nationaux sont inféodés au Traité de Lisbonne et ne peuvent prendre aucune décision contrevenant aux Traités signés par l’Union européenne.

      Les Gilets jaunes mobilisés depuis des mois revendiquent une série de mesures en faveur du pouvoir d’achat, des services publics et la mise en place d’un RIC (référendum d’initiative citoyenne). Aucune mesure significative de ce type ne peut être prise dans le cadre du Traité de Lisbonne. Aucun parlementaire européen, quelles que soient sa couleur politique et sa position sur la pertinence ou non de l’Union européenne ne peut agir en faveur de leurs revendications !

      Prenons un autre exemple : plusieurs parlementaires français ont voté non au CETA (traité de libre-échange en matière agricole entre le Canada et l’Union européenne). Ils avaient le souci de préserver l’agriculture française. Mais le CETA a été adopté à la majorité du Parlement européen et est en cours d’application (pour en savoir plus : LIENS SUR NOS TEXTES CETA). Certains pays de l’Union européenne pensent bénéficier de ce traité. D’autres, comme la France, seront malmenés.
Les grands bénéficiaires seront les gros producteurs canadiens (et états-uniens) qui utilisent des procédés anti-écologiques et nocifs pour la santé.

      Encore un exemple : les politiques économiques, sociales, environnementales sont totalement soumises au Traité de Lisbonne adopté en 2008 par les parlementaires français, bafouant ainsi le NON au TCE de 2005 ! Notons que ce traité a été intégré à la Constitution française. Il interdit de mener tout autre politique que la concurrence. Par conséquent il ne permet ni de sauvegarder l’agriculture française, ni les emplois, ni d’interdire les délocalisations, ni d’échapper à tous les lobbys qui ont pignon sur rue à Bruxelles.
A cela les parlementaires européens ne peuvent rien changer ! Elus, ils acceptent les règles du jeu totalement néolibérales qui régissent leur mandat !

      Alors pourquoi envoyer des élus au Parlement européen ?
      Pour avoir un pouvoir de dénonciation ? Pour recycler des élus nationaux sans siège ? Pour faire croire qu’ils feront avancer l’Europe sociale, l’écologie ? Pour utiliser son droit de vote qui serait a priori un acte démocratique même quand l’élection ne changera rien ?

      Nous répondons que nous ne voulons pas entrer dans cette manipulation.
      Le Parlement européen a fait la preuve de son impossibilité institutionnelle et politique à agir pour l’intérêt des peuples. Il n’est qu’un leurre de démocratie inventé pour faire croire aux peuples qu’ils peuvent avoir un impact sur les orientations de l’Union européenne. C’est faux !

      L’austérité, la dette, la suppression des services publics, des cotisations sociales, la diminution des retraites, des salaires,...etc , tout ça c’est exigé par l’Union Européenne au travers des GOPE (Grandes Orientations de Politique Economique) pondues par la Commission (non élue), pour les sceptiques consultez https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/2018-european-semester-country-specific-recommendation-commission-recommen.

      Le parlement européen n’a rien à y redire car il n’a pas l’initiative des lois, c’est un parlement Canada Dry qui n’en a que le nom, pas les pouvoirs des véritables parlements.


  • Plaidoyers pour la liberté de mutiler (le retour en grâce du LBD) - Télévision - Télérama.fr
    https://www.telerama.fr/television/plaidoyers-pour-la-liberte-de-mutiler-(le-retour-en-grace-du-lbd),n6179103.

    Sur France 5, C à vous démarre avec l’image insoutenable d’un mannequin atrocement mutilé par des zadistes entraînés. Sous les yeux effrayés de Jean-Michel Aphatie, qui désigne les véritables responsables du fiasco de samedi : « La pression ignoble qu’ont fait peser tout un tas de gens, du Défenseur des droits à la commissaire de l’ONU sur les policiers, tous les relais qui ont dit que la police était répressive ont conduit la police à une espèce d’inhibition. » Si le store du Fouquet’s a cramé, c’est la faute à Michelle Bachelet et à Jacques Toubon. Il faudrait émettre un mandat d’arrêt international pour extrader la première et interpeller le second pour l’envoyer en comparution immédiate. Je suis sûr que, si on perquisitionnait sa voiture, on y trouverait un gilet jaune. Voire des boules de pétanque au fond du coffre. Et même un cric caché sous le tapis.


  • Fin des stocks, braderie de printemps
    http://www.dedefensa.org/article/fin-des-stocks-braderie-de-printemps

    Acte 18

    Fin des stocks, braderie de printemps

    Les Gilets jaunes ont pour l’instant marqué de nombreux points, exactement dix huit. Dix huit fois, ils ont battu le pavé et se sont appropriés les centres des villes ‘pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur’. Ils font face à l’impéritie d’un gouvernement qui a fait enregistrer ce samedi 16 mars au petit matin par seulement 27 voix (15 députés se sont prononcés contre et trois se sont abstenus) la loi qui autorise l’Etat à vendre à l’encan Aéroports de Paris, la Française des Jeux et Engie. Dans le cadre du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE), les députés ont approuvé la disposition permettant à l’État de passer sous le seuil d’un tiers du capital d’Engie et d’ouvrir à des (...)


  • [Procès Vaissié] Les comptes-rendus
    https://www.les-crises.fr/proces-vaissie-les-comptes-rendus

    Voici comme convenu un petit billet de synthèse sur le Procès Vaissié. Nous avons attendu que les comptes-rendus soient publiés dans la presse – trois sont sortis, nous vous les fournissons pour que vous puissiez les comparer ; ce point est déjà très intéressant... Voici celui de Libération – on admirera le titre (mais bon, […]