• Lille « Travail, famille, patrie », quand un policier se trompe en citant la devise de la France la voix du mort 19 Mars 2019 _
    http://www.lavoixdunord.fr/554470/article/2019-03-19/quand-un-policier-cite-une-devise-petainiste-en-exemple

    Un homme, se prétendant égyptien, est capturé par la police après une série de tentatives de cambriolages dans le quartier de Wazemmes, à Lille. En garde en vue, le fonctionnaire menant l’audition du suspect nourrit visiblement des doutes quant à la nationalité annoncée. Quelques parties de cache-cache s’engagent. L’interrogateur n’hésite pas à poser des questions annexes afin de jauger la crédibilité de son interlocuteur. Égyptien ou pas ?

    C’est là que, dans cette procédure, le bât blesse un peu. « Quelle est votre devise ? » , interroge ainsi le policier. Pour étayer son propos, ce dernier choisit d’en donner une en exemple. On s’attend à celle inscrite sur le fronton de bâtiments publics comme, au hasard, quelques commissariats de police : « Liberté, Egalité, Fraternité ». Ça sera… : « Travail, Famille, Patrie », la trinité choisie par Philippe Pétain au moment du régime pro-nazi de Vichy entre 1940 et 1944.

    Malaise
    Dans une salle d’audience lilloise en mars 2019, l’avocat de la défense, Xavier Raes, hurle au scandale et exige l’annulation de la procédure ou, au moins, de ce procès-verbal révisionniste. Embarrassé, le procureur Olivier Agnus partage le malaise autour de cette confusion (ignorance ?) historique. « J’enverrai un message au commissaire dirigeant ce service », précise le parquetier. Le tribunal présidé par Mikaël Simoëns condamnera tout de même l’Égyptien à quatre mois de prison.

    Jugée « malheureuse », la devise utilisée en exemple n’a cependant, estiment les magistrats, « pas remis en cause l’impartialité de la procédure ».

    #France #lille #police #pétain (que veut réhabiliter émmanuel macron #tribunal #Migrants


  • Derrière la privatisation d’Aéroports de Paris, le contrôle d’un patrimoine immobilier qui vaut de l’or
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/03/19/derriere-la-privatisation-d-adp-le-controle-d-un-pactole-immobilier_5438180_

    C’est l’un des points sensibles de la privatisation du Groupe #ADP : l’acquéreur des 50,63 % de l’Etat dans les plates-formes de Roissy, d’Orly et du Bourget prendra aussi le contrôle d’un des plus beaux patrimoines fonciers d’Ile-de-France. Le groupe possède près de 6 700 hectares autour de Paris. Des terrains consacrés à l’activité aéroportuaire pour l’essentiel, mais pas tous : pas moins de 1 242 hectares, autant que les 18e et 19e arrondissements de Paris réunis, sont réservés à des opérations immobilières. Des emplacements qui valent de l’or, à proximité immédiate des aéroports et dans un Grand Paris engagé dans une croissance à marche forcée.

    « Ce portefeuille foncier est un aspect qui différencie ADP des autres groupes aéroportuaires », souligne Yan Derocles, spécialiste de l’entreprise chez l’analyste financier Oddo. En cas de privatisation, l’Etat récupérera, au terme d’une concession de soixante-dix ans, « l’intégralité du foncier » et de ce qui aura été bâti dessus, assure le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Sans apaiser une double inquiétude : que la sous-valorisation de ce patrimoine offre un magnifique cadeau de bienvenue aux acheteurs, et que la puissance publique perde toute possibilité d’orienter le développement de ces territoires stratégiquement situés.

    « Alors que la métropole du Grand Paris est confrontée à des défis d’aménagement pour lesquels la maîtrise foncière est un élément-clé, alors que la question des mobilités non polluantes va être essentielle dans les décennies qui viennent, l’Etat se prive d’un levier d’action direct sur l’usage des sols », regrette le géographe Michel Lussault, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon et théoricien de ces « hyper-lieux » de la mondialisation dont font partie les aéroports. Lors de la privatisation des aéroports de Lyon et de Nice, l’Etat avait d’ailleurs conservé la propriété du foncier.

    A proximité immédiate des emprises d’ADP, des collectivités et l’Etat mènent leurs propres projets de développement – dont le controversé complexe de commerces et de loisirs Europacity –, projetant parcs d’affaires et zone…

    #paywall

    • sur le site du Groupe ADP

      Immobilier hors terminaux
      https://www.parisaeroport.fr/entreprises/immobilier/immobilier-hors-terminaux/presentation

      Le domaine foncier utilisable pour l’activité immobilière
      Le Groupe ADP est propriétaire de l’ensemble de son domaine foncier qui s’étend sur 6 686 hectares, dont 4 601 hectares réservés pour les activités aéronautiques, 775 hectares de surfaces non exploitables et 1 310 hectares dédiés aux activités immobilières.

      Sur les 381 hectares de réserve foncière disponible, 181 hectares sont situés à Paris-Charles de Gaulle, 136 hectares à Paris-Orly, 64 hectares à Paris-Le Bourget et sur les aérodromes d’aviation générale.

    • Le groupe possède près de 6700 hectares dans des territoires stratégiquement situés autour de Paris, un des plus beaux capitaux fonciers d’Ile-de-France.

      C’est l’un des points sensibles de la privatisation du Groupe ADP : l’acquéreur des 50,63 % de l’Etat dans les plates-formes de Roissy, d’Orly et du Bourget prendra aussi le contrôle d’un des plus beaux patrimoines fonciers d’Ile-de-France. Le groupe possède près de 6 700 hectares autour de Paris. Des terrains consacrés à l’activité aéroportuaire pour l’essentiel, mais pas tous : pas moins de 1 242 hectares, autant que les 18e et 19e arrondissements de Paris réunis, sont réservés à des opérations immobilières. Des emplacements qui valent de l’or, à proximité immédiate des aéroports et dans un Grand Paris engagé dans une croissance à marche forcée.

      Lire l’éditorial : Groupe ADP : une privatisation contestable
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/03/19/groupe-adp-une-privatisation-contestable_5438217_3232.html
      « Ce portefeuille foncier est un aspect qui différencie ADP des autres groupes aéroportuaires », souligne Yan Derocles, spécialiste de l’entreprise chez l’analyste financier Oddo. En cas de privatisation, l’Etat récupérera, au terme d’une concession de soixante-dix ans, « l’intégralité du foncier » et de ce qui aura été bâti dessus, assure le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Sans apaiser une double inquiétude : que la sous-valorisation de ce patrimoine offre un magnifique cadeau de bienvenue aux acheteurs, et que la puissance publique perde toute possibilité d’orienter le développement de ces territoires stratégiquement situés.

      Lire aussi Les enjeux de la privatisation d’Aéroports de Paris en 6 questions
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/13/loi-pacte-les-enjeux-de-la-privatisation-d-aeroports-de-paris-en-six-questio
      « Villes aéroportuaires »
      « Alors que la métropole du Grand Paris est confrontée à des défis d’aménagement pour lesquels la maîtrise foncière est un élément-clé, alors que la question des mobilités non polluantes va être essentielle dans les décennies qui viennent, l’Etat se prive d’un levier d’action direct sur l’usage des sols », regrette le géographe Michel Lussault, directeur de l’Ecole urbaine de Lyon et théoricien de ces « hyper-lieux » de la mondialisation dont font partie les aéroports. Lors de la privatisation des aéroports de Lyon et de Nice, l’Etat avait d’ailleurs conservé la propriété du foncier.

      A proximité immédiate des emprises d’ADP, des collectivités et l’Etat mènent leurs propres projets de développement – dont le controversé complexe de commerces et de loisirs Europacity –, projetant parcs d’affaires et zones commerciales. Des plans qu’un nouvel actionnaire d’ADP pourrait venir perturber en développant une offre concurrente.

      « Le nouvel opérateur va forcément accélérer le développement immobilier, qui n’a pas été très rapide ces dernières années : ADP a optimisé son patrimoine, l’a dépoussiéré, mais a finalement peu construit », estime M. Derocles.

      Le groupe a pourtant fait du développement de véritables « villes aéroportuaires » autour de ses plates-formes un de ses axes de croissance. Des campus de bureaux et des hôtels autour des terminaux sont ainsi bâtis sur des terrains ADP, moyennant un loyer, mais aussi le centre commercial Aéroville d’Unibail-Rodamco-Westfield, à côté de Roissy.

      Du centre d’affaires de Roissypole au quartier tertiaire de Cœur d’Orly, non seulement ADP aménage les terrains, mais joue de plus en plus le rôle d’investisseur et de développeur, restant propriétaire des immeubles qu’il loue à leurs utilisateurs. Le groupe commercialise ainsi 500 000 mètres carrés de bâtiments sans rapport direct avec le transport aérien. Au total, l’immobilier a généré pour ADP un chiffre d’affaires de 265 millions d’euros en 2018, en hausse de 6 %. Cette activité représente 5,9 % de ses recettes et 7,5 % de son excédent brut d’exploitation.

      « Machine à cash »

      Mais les réserves foncières d’ADP seront, pour le futur acquéreur, l’un des actifs les plus faciles à transformer en « machine à cash » pour rentabiliser son investissement. Un gros quart de ces terrains à vocation immobilière sont encore vierges de toute construction : 20 hectares pour des activités liées aux aéroports (entrepôts de fret…) et 335 hectares – deux fois la superficie du quartier d’affaires de la Défense – qui n’attendent que des projets de bureaux, d’hôtels, de commerces pour transformer ces prairies à lapins en lucratifs placements immobiliers et rentes locatives.

      L’arrivée, entre 2024 et 2030, du CDG Express et du Grand Paris Express devrait accélérer l’urbanisation des terrains et faire exploser leur valeur
      Dans ses objectifs stratégiques pour la période 2014-2020, ADP prévoyait une croissance de ses loyers immobiliers comprise entre 10 % et 15 %. Nul doute que les perspectives pour la période suivante, qui seront détaillées aux investisseurs le 5 avril, comprendront un important volet immobilier. L’arrivée, entre 2024 et 2030, du CDG Express, un train direct reliant Roissy au centre de Paris, et du Grand Paris Express, dont quatre gares desserviront les terrains d’ADP, devrait accélérer leur urbanisation et faire exploser leur valeur.
      « Pour l’instant, le manque de transports limitait la demande en bureaux, mais un nouvel opérateur va devoir aller vite pour maximiser sa rentabilité avant d’être dépossédé dans soixante-dix ans », observe l’analyste de Oddo. Comment donner une valeur à ces champs de pissenlits dans l’opération de privatisation ? « C’est très compliqué : nous sommes arrivés à un chiffre de 1,4 milliard d’euros, mais cela dépend énormément de ce qu’on y construit et à quel rythme, on peut facilement multiplier cette estimation par quatre », reconnaît Yan Derocles. Chez les candidats au rachat des parts de l’Etat, évaluées entre 8 et 10 milliards d’euros, les calculettes chauffent.

      La cession d’Aéroports de Paris, une bonne affaire pour l’Etat ?, Philippe Jacqué et Guy Dutheil
      Le gouvernement a tenté de désamorcer les critiques sur la cession d’Aéroports de Paris, débattue jeudi à l’Assemblée nationale.

      C’est la question à 10 milliards d’euros. Si l’Etat cède ses 50,6 % dans Aéroports de Paris (ADP), transformée en concession de soixante-dix ans, fera-t-il une bonne affaire en récupérant de 8 à 10 milliards d’euros, la valorisation de cette participation en Bourse ces derniers mois ?

      Pour le gouvernement, c’est tout vu. « Si l’actif est aujourd’hui relativement rentable, confirme Martin Vial, le commissaire aux participations de l’Etat, son taux de rendement en termes de dividendes a toujours été faible du fait de l’augmentation du prix de l’action. Sur dix ans, son rendement moyen a toujours été plus faible que le reste du portefeuille. »

      Autrement dit, le dividende que rapporte ADP à l’Etat (130 millions d’euros en 2017, plus de 173 millions en 2018), reste trop faible par rapport à l’importance de l’actif dans le portefeuille de l’Etat. Il vaudrait donc mieux le céder et toucher aujourd’hui 8 à 10 milliards d’euros. Cette somme réduira le déficit 2019 et permettra également de limiter la dérive de la dette. De quoi la contenir sous la barre des 100 % de PIB, l’un des objectifs de Bercy.

      Garde-fous
      « D’un point de vue financier, la cession de ses actions n’a d’intérêt pour l’Etat que si le produit de cette cession est supérieur à la somme actualisée des dividendes qu’il pourrait toucher » pendant soixante-dix ans, indique pour sa part François Ecalle, de l’association Fipeco. Aujourd’hui, la capitalisation boursière d’Aéroports de Paris (16,5 milliards d’euros pour l’ensemble) intègre en grande partie le rendement attendu par les actionnaires d’ADP, qu’il s’agisse des dividendes ou des bénéfices à venir. Le futur acquéreur devra donc proposer mieux que la valorisation actuelle de la Bourse s’il acquiert la totalité des parts de l’Etat.

      « A court terme, c’est une bonne affaire pour l’Etat de céder sa participation car il obtient de l’argent immédiatement », indique Estelle Malavolti, professeure à l’ENAC à Toulouse, chercheuse associée à la Toulouse School of Economics. En revanche, il s’agirait selon elle d’une « stratégie court-termiste » pour une société actuellement bien gérée.

      « A moyen terme, assure-t-elle, les perspectives de croissance des investissements déjà financés par l’Etat, comme l’extension de Roissy ou les travaux d’agrandissement et de modernisation à Orly, devraient encore accroître la rentabilité d’ADP. Si l’Etat vend, ces investissements bénéficieront au prochain propriétaire. »

      Article réservé à nos abonnés Lire aussi « La privatisation d’ADP introduit un nouvel acteur qui sera opposé à toute évolution des politiques environnementales »
      Au-delà du prix, tout le monde garde en tête le fiasco de la concession des autoroutes. Les 15 milliards d’euros touchés par l’Etat en 2006 lors de leur cession sont apparus trop faibles au fil des ans par rapport au rendement obtenu ensuite par les sociétés privées d’autoroutes avec la hausse des péages.
      Pour éviter ces dérapages, le gouvernement prévoit cette fois-ci des garde-fous. Bercy assure ainsi que « tous les 5 ans, l’Etat et la société qui gérera ADP fixeront ensemble l’évolution des tarifs en fonction des investissements et de la rémunération du capital ».
      D’autres outils existent pour éviter que le privé lèse l’Etat en reprenant ADP. Eric Woerth, le président (LR) de la commission des finances, défend dans un amendement la mise en place dans le cahier des charges d’une « clause de complément de prix » en cas de « gains liés à une surperformance d’ADP » ces prochaines années.

      Il est également possible d’inscrire des clauses de partage des bénéfices, au-delà d’un certain niveau de profit annuel. « Tout peut se faire, confirme Stéphane Saussier, économiste spécialisé sur les partenariats public-privé, mais si un partage des bénéfices est prévu, cela fera baisser pour l’Etat le prix de la cession de l’aéroport. Rien n’est gratuit ! »

      Enfin, « tout le monde pense qu’ADP connaîtra un avenir radieux et que ses revenus ne feront qu’augmenter, ajoute M. Saussier. Mais soixante-dix ans, c’est long. La fiscalisation du kérosène des avions peut intervenir, tout comme l’irruption rapide de modes alternatifs de transport, et ainsi toucher le secteur. Il existe donc une part de risque. »

      « La privatisation d’ADP introduit un nouvel acteur qui sera opposé à toute évolution des politiques environnementales », Bruno Deffains, Professeur d’éco à l’université Panthéon-Assas,
      Thomas Perroud, Professeur de droit public à l’université Panthéon-Assas, 26 février 2019

      Dans une tribune au « Monde », l’économiste Bruno Deffains et le juriste Thomas Perroud expliquent que la situation de monopole d’Aéroports de Paris devrait suffire à stopper le projet de privatisation.

      « Il n’est même plus possible aujourd’hui de mettre en œuvre la gratuité des péages pour les transports d’intérêt général comme le SAMU ! Est-ce cela que l’on veut pour Aéroports de Paris ? »
      Tribune. L’ingénieur Paul-Adrien Hyppolite, dans Le Monde du 8 février, avance des arguments en faveur de la privatisation d’Aéroports de Paris. Cette tribune marque, en un sens, le ralliement des grands corps techniques de l’Etat à la privatisation d’un service public… alors même que ces corps ont jadis constitué le secteur public et son succès.

      C’est désormais du passé. En même temps, un article du Monde du 16 février affirme que, malgré de très bons résultats financiers, ADP ne baissera pas les redevances pour les usagers. Quel meilleur indice de l’avenir qui se profilera : des aéroports qui ne travaillent plus pour les usagers, la privatisation devant servir les intérêts des nouveaux managers et des actionnaires.

      Les arguments avancés en faveur de la privatisation nous semblent dans ces conditions mériter une discussion plus approfondie. La rentabilité de l’entreprise qui sera cédée est-elle de 7 % ou de 1,6 % ? Cette querelle oppose deux façons d’évaluer la rentabilité d’une entreprise, la rentabilité financière, qui intéresse le propriétaire, et la rentabilité économique qui mesure la performance de la mise en œuvre des capitaux, indépendamment de leur mode de financement.
      Autrement dit, la rentabilité économique d’une entreprise a pour fonction de mesurer sa capacité à être rentable dans l’exploitation de ses affaires en dehors de toute considération de dettes et de charges financières. On comprend que les propriétaires ou les actionnaires s’intéressent surtout à la rentabilité financière, car c’est la rentabilité des capitaux qu’ils ont placés dans l’entreprise.

      Comment évaluer la valeur d’un aéroport ?

      Maintenant, si l’on considère l’intérêt de la collectivité et pas uniquement des actionnaires, ce point de vue se discute fortement. Non seulement l’intérêt financier de l’Etat à l’opération à moyen et long terme est plus que douteux, mais en outre l’intérêt de la collectivité se trouve posé au regard de la rentabilité économique d’ADP. Or, c’est d’une approche globale de l’intérêt de l’opération dont nous avons besoin.
      Non seulement l’intérêt financier de l’Etat à l’opération à moyen et long terme est plus que douteux, mais en outre l’intérêt de la collectivité se trouve posé au regard de la rentabilité économique d’ADP

      Justement, l’évaluation de l’intérêt de la vente pour la société est loin d’être simple. Car comment évaluer la valeur d’un aéroport ? On n’évoque généralement qu’une seule méthode, celle de la somme des flux futurs actualisés, utilisée couramment lorsque l’on souhaite vendre une entreprise du secteur commercial. Or, cette méthode n’est pas la seule, elle est fortement dépendante des prévisions économiques et elle présente également une certaine part d’arbitraire. Pour que l’opinion publique puisse juger de la valeur d’ADP, il faudrait une évaluation reposant sur l’ensemble des méthodes disponibles. Or, ces chiffres n’ont pas été fournis.

      La méthode des flux futurs actualisés a déjà été utilisée pour l’évaluation des autoroutes. On en mesure aujourd’hui le succès. Désormais, les compagnies privées ont fini de rembourser ce qu’elles avaient payé. Les automobilistes sont captifs et l’Etat se prive tous les ans d’un argent qu’il aurait pu investir dans la construction d’autres infrastructures.
      De surcroît, l’Etat perd la main sur un élément essentiel de la politique de transport. Comment peut-on croire une seconde que le cahier des charges qui sera signé pourra prévoir sur 70 ans les politiques à mener ? Faudra-t-il indemniser l’opérateur à chaque fois qu’il sera souhaitable de réformer le transport aérien ?

      Exemples à l’étranger

      La privatisation des autoroutes et d’ADP introduit un nouvel acteur dans le jeu politique qui sera farouchement opposé à toute évolution des politiques environnementales qui pourraient réduire sa rentabilité, alors même que la politique des transports doit être en harmonie avec ces politiques. Il n’est même plus possible aujourd’hui de mettre en œuvre la gratuité des péages pour les transports d’intérêt général comme le SAMU ! Est-ce cela que l’on veut pour Aéroports de Paris ?

      Il est tout aussi pertinent de s’interroger sur l’indemnité préalable qui sera versée à ADP en avance de son hypothétique renationalisation. Là encore, le contribuable risque fort de faire une mauvaise affaire. Lorsque la loi de 2005 a donné la propriété des biens à ADP, les actionnaires ont acheté des parts d’une société qui détient des biens à perpétuité. La loi actuelle ramène cette durée à soixante-dix ans. Il faudrait donc logiquement indemniser la différence entre la perpétuité et soixante-dix ans…

      Est-il bien sérieux d’imaginer qu’un investisseur privé fasse une différence réelle entre les deux ? Les investisseurs privés ont structurellement un biais pour le court terme comme le suggèrent la plupart des analyses en économie comportementale. Les signes d’un court-termisme grandissant sont visibles partout. Dès lors, le préjudice allégué a tout l’air d’un préjudice fantôme, complètement abstrait pour la plupart des investisseurs.

      Peut-on prendre exemple des privatisations à l’étranger ? Il y a en effet, sur le papier, des privatisations réussies, si l’on prend comme indice le flux de passagers. Par exemple, Heathrow, le principal aéroport de Londres a été privatisé, mais il ne faut pas passer sous silence les problèmes de concurrence que cette privatisation a générés.

      Caractère idéologique du projet

      La Commission de la concurrence britannique a en effet, en 2009, estimé que l’opérateur privé gérant l’ensemble des aéroports de Londres devait vendre Stansted et Gatwick, car l’opérateur était en monopole ! N’est-ce pas la situation dans laquelle va se trouver l’opérateur qui achètera ADP ? C’est d’ailleurs Vinci qui a bénéficié de la vente de Gatwick et qui est en passe d’acquérir un monopole de ce côté-ci de la Manche. Aucune évaluation sérieuse de l’impact concurrentiel n’a été établie avant la mise en vente d’ADP, ce qui prouve bien le caractère plutôt idéologique de ce projet.

      La Constitution s’oppose-t-elle à la privatisation ? Les partisans de la privatisation d’ADP prennent argument de l’avis que le Conseil d’Etat vient de rendre sur la privatisation. Dans cet avis le Conseil réitère un critère qu’il avait lui-même dégagé dans l’affaire Bayrou, en 2006, dans laquelle il avait validé la privatisation des autoroutes ! Il prend prétexte de ce que ADP est… régional.

      Absurde quand on sait que ADP est la porte d’entrée de notre pays pour 80 % des dizaines de millions de visiteurs étrangers – 95 % de non Européens – qui arrivent dans notre pays par avion. Autrement dit, l’interprétation du Conseil d’Etat repose en réalité sur une interprétation erronée de la situation d’ADP eu égard aux obligations constitutionnelles qui découlent du préambule.

      Tout montre qu’ADP est bien en position de monopole, comme l’entreprise qui détenait les aéroports londoniens… En somme, et contrairement aux arguments mis en avant, la défense de la privatisation est basée sur des considérations qui ne sont ni précises ni justes.

      Bruno Deffains et Thomas Perroud sont les auteurs de « La privatisation d’Aéroports de Paris et l’alinéa 9 du préambule de la Constitution de 1946 : Aéroports de Paris est un monopole de fait ! »


  • Pendant que les champs brûlent !
    https://www.lemondemoderne.media/pendant-que-les-champs-brulent%ef%bb%bf

    Nous vivons une tragi-comédie où certains de nos concitoyens ont été mutilés à vie, où la contestation sourde est devenue violente et où ceux qui hier rallaient sans trop y croire sont devenus prêts à tout pour en finir avec un système qu’ils jugent vicié et dont ils n’ont plus rien à attendre. Face au tragique, la comédie d’un Ministre en goguette, d’un Président des loisirs saisonniers et d’un Premier ministre qui peine à tenir la barre d’un navire qui prend l’eau de toutes parts, il ne reste que le désespoir de ceux qui refusent de croire en cette mascarade.

    Chaque semaine, ils sont des milliers dans la rue à demander une politique climatique ambitieuse, une justice sociale et fiscale et les premiers mots des ministres au sortir du grand débat ont été « recul de l’âge de la retraite » « maitrise de la dépense publique » et « interdiction de manifestation ». Qui sont ces gens que les Français ont élu ?

    La stratégie suicidaire d’Emmanuel Macron, débutée à l’été 2018 par un mensonge sur l’affaire Benalla, nous conduit tous dans le précipice de la fin de son mandat.

    Il est urgent de condamner la dérive d’un pouvoir devenu fou.



  • Grand #débat : des intellectuels pris en otage - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2019/03/19/grand-debat-des-intellectuels-pris-en-otage_1716086

    En le regardant parler pendant huit heures, écoutant certes chacun et répondant en effet aux questions, j’ai compris à quoi nous servions. Comme les maires, nous constituions le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi. Nous étions son faire-valoir.

    Sur les questions économiques et sociales, là où il y aurait en effet pu avoir débat, c’est-à-dire discussion animée sur des solutions diverses, la porte a été systématiquement refermée. La réponse aux toutes premières questions a clairement indiqué la voie : il n’y aura ni augmentation des dépenses publiques (ici litanie sur la dette léguée aux générations futures) ni augmentation des impôts des plus aisés (là refrain sur le poids de la pression fiscale) ni grand plan d’investissement dans la transition écologique et sociale (Nicolas Sarkozy l’a fait, et cela n’a rien changé…) ni expérimentation du revenu de base. Fermez le ban.

    • Avec toutes ces boules à facettes, je propose que ce soit un jour sur deux la salle de bains collective parce que danser c’est bien mais se laver c’est pas mal aussi, faudra repeindre les machins romains dorés en jaune, c’est moins cher. Et virer ces chaises qui sont d’un triste.

    • Frédéric Lordon ainsi que Gérard Noiriel ont refusé cette prise d’otage. La réponse de Lordon :

      Cher Monsieur Macron,

      Vous comprendrez que si c’est pour venir faire tapisserie le petit doigt en l’air au milieu des pitres façon BHL, Enthoven, ou des intellectuels de cour comme Patrick Boucheron, je préférerais avoir piscine ou même dîner avec François Hollande. Au moins votre invitation ajoute-t-elle un élément supplémentaire pour documenter votre conception du débat. Savez-vous qu’à part les éditorialistes qui vous servent de laquais et répètent en boucle que la-démocratie-c’est-le-débat, votre grand débat à vous, personne n’y croit ? Vous-même n’y croyez pas davantage. Dans une confidence récente à des journalistes, qui aurait gagné à recevoir plus de publicité, vous avez dit ceci : « Je ressoude, et dès que c’est consolidé je réattaque ». C’est très frais. Vous ressoudez et vous réattaquez. C’est parfait, nous savons à quoi nous en tenir, nous aussi viendrons avec le chalumeau.

      En réalité, sur la manière dont vous utilisez le langage pour « débattre » comme vous dites, nous sommes assez au clair depuis longtemps. C’est une manière particulière, dont on se souviendra, parce qu’elle aura fait entrer dans la réalité ce qu’un roman d’Orwell bien connu avait anticipé il y a 70 ans très exactement – au moins, après la grande réussite de votre itinérance mémorielle, on ne pourra pas dire que vous n’avez pas le sens des dates anniversaires. C’est une manière particulière d’user du langage en effet parce qu’elle n’est plus de l’ordre du simple mensonge.

      Bien sûr, dans vos institutions, on continue de mentir, grossièrement, éhontément. Vos procureurs mentent, votre police ment, vos experts médicaux de service mentent – ce que vous avez tenté de faire à la mémoire d’Adama Traoré par experts interposés, par exemple, c’est immonde. Mais, serais-je presque tenté de dire, c’est du mensonge tristement ordinaire.

      Vous et vos sbires ministériels venus de la start-up nation, c’est autre chose : vous détruisez le langage. Quand Mme Buzyn dit qu’elle supprime des lits pour améliorer la qualité des soins ; quand Mme Pénicaud dit que le démantèlement du code du travail étend les garanties des salariés ; quand Mme Vidal explique l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers par un souci d’équité financière ; quand vous-même présentez la loi sur la fake news comme un progrès de la liberté de la presse, la loi anti-casseur comme une protection du droit de manifester, ou quand vous nous expliquez que la suppression de l’ISF s’inscrit dans une politique de justice sociale, vous voyez bien qu’on est dans autre chose – autre chose que le simple mensonge. On est dans la destruction du langage et du sens même des mots.

      Si des gens vous disent « Je ne peux faire qu’un repas tous les deux jours » et que vous leur répondez « Je suis content que vous ayez bien mangé », d’abord la discussion va vite devenir difficile, ensuite, forcément, parmi les affamés, il y en a qui vont se mettre en colère. De tous les arguments qui justifient amplement la rage qui s’est emparée du pays, il y a donc celui-ci qui, je crois, pèse également, à côté des 30 ans de violences sociales et des 3 mois de violences policières à vous faire payer : il y a que, face à des gens comme vous, qui détruisent à ce point le sens des mots – donc, pensez-y, la possibilité même de discuter –, la seule solution restante, j’en suis bien désolé, c’est de vous chasser.

      Il y a peu encore, vous avez déclaré : « Répression, violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit ». Mais M. Macron, vous êtes irréparable. Comment dire : dans un Etat de droit, ce ne sont pas ces mots, ce sont ces choses qui sont inacceptables. À une morte, 22 éborgnés et 5 mains arrachées, vous vous repoudrez la perruque et vous nous dites : « Je n’aime pas le terme répression, parce qu’il ne correspond pas à la réalité ». La question – mais quasi-psychiatrique – qui s’en suit, c’est de savoir dans quelle réalité au juste vous demeurez.

      Des éléments de réponse nous sont donnés par un article publié il y a de ça quelques jours par le Gorafi sous le titre : « Le comité de médecine du ministère de l’intérieur confirme que le LBD est bon pour la santé ». On peut y lire ceci : « Christophe Castaner s’est réjoui des résultats des tests du comité de médecins et a aussitôt signé une ordonnance qualifiant de rébellion et outrage à agent toute personne qui mettrait en cause la fiabilité de cette étude ». M. Macron, voyez-vous la minceur de l’écart qui vous tient encore séparé du Gorafi ? Vous êtes la gorafisation du monde en personne. Sauf que, normalement, le Gorafi, c’est pour rire. En réalité, personne ne veut vivre dans un monde gorafisé. Si donc le macronisme est un gorafisme mais pour de vrai, vous comprendrez qu’il va nous falloir ajuster nos moyens en conséquence. Et s’il est impossible de vous ramener à la raison, il faudra bien vous ramener à la maison.

      Tous les glapissements éditorialistes du pays sur votre légitimité électorale ne pourront rien contre cette exigence élémentaire, et somme toute logique. En vérité, légitime, vous ne l’avez jamais été. Votre score électoral réel, c’est 10%. 10% c’est votre score de premier tour corrigé du taux d’abstention et surtout du vote utile puisque nous savons que près de la moitié de vos électeurs de premier tour ont voté non par adhésion à vos idées mais parce qu’on les avait suffisamment apeurés pour qu’ils choisissent l’option « ceinture et bretelles ».

      Mais quand bien même on vous accorderait cette fable de la légitimité électorale, il n’en reste plus rien au moment où vous avez fait du peuple un ennemi de l’État, peut-être même un ennemi personnel, en tout cas au moment où vous lui faites la guerre – avec des armes de guerre, et des blessures de guerre. Mesurez-vous à quel point vous êtes en train de vous couvrir de honte internationale ? Le Guardian, le New-York Times, et jusqu’au Financial Times, le Conseil de l’Europe, Amnesty International, l’ONU, tous sont effarés de votre violence. Même Erdogan et Salvini ont pu s’offrir ce plaisir de gourmets de vous faire la leçon en matière de démocratie et de modération, c’est dire jusqu’où vous êtes tombé.

      Mais de l’international, il n’arrive pas que des motifs de honte pour vous : également des motifs d’espoir pour nous. Les Algériens sont en train de nous montrer comment on se débarrasse d’un pouvoir illégitime. C’est un très beau spectacle, aussi admirable que celui des Gilets Jaunes. Une pancarte, dont je ne sais si elle est algérienne ou française et ça n’a aucune importance, écrit ceci : « Macron soutient Boutef ; les Algériens soutiennent les Gilets Jaunes ; solidarité internationale ». Et c’est exactement ça : solidarité internationale ; Boutef bientôt dégagé, Macron à dégager bientôt.

      Dans le film de Perret et Ruffin, un monsieur qui a normalement plus l’âge des mots croisés que celui de l’émeute – mais on a l’âge de sa vitalité bien davantage que celui de son état civil –, un monsieur à casquette, donc, suggère qu’on monte des plaques de fer de 2 mètres par 3 sur des tracteurs ou des bulls, et que ce soit nous qui poussions les flics plutôt que l’inverse. C’est une idée. Un autre dit qu’il s’est mis à lire la Constitution à 46 ans alors qu’il n’avait jamais tenu un livre de sa vie. M. Macron je vous vois d’ici vous précipiter pour nous dire que voilà c’est ça qu’il faut faire, lisez la Constitution et oubliez bien vite ces sottes histoires de plaques de fer. Savez-vous qu’en réalité ce sont deux activités très complémentaires. Pour être tout à fait juste, il faudrait même dire que l’une ne va pas sans l’autre : pas de Constitution avant d’avoir passé le bull.

      C’est ce que les Gilets Jaunes ont très bien compris, et c’est pourquoi ils sont en position de faire l’histoire. D’une certaine manière M. Macron, vous ne cessez de les y inviter. En embastillant un jeune homme qui joue du tambour, en laissant votre police écraser à coups de botte les lunettes d’un interpellé, ou violenter des Gilets Jaunes en fauteuil roulant – en fauteuil roulant ! –, vous fabriquez des images pour l’histoire, et vous appelez vous-même le grand vent de l’histoire.

      Vous et vos semblables, qui vous en croyez la pointe avancée, il se pourrait que vous finissiez balayés par elle. C’est ainsi en effet que finissent les démolisseurs en général. Or c’est ce que vous êtes : des démolisseurs. Vous détruisez le travail, vous détruisez les territoires, vous détruisez les vies, et vous détruisez la planète. Si vous, vous n’avez plus aucune légitimité, le peuple, lui, a entièrement celle de résister à sa propre démolition – craignez même que dans l’élan de sa fureur il ne lui vienne le désir de démolir ses démolisseurs.

      Comme en arriver là n’est souhaitable pour personne, il reste une solution simple, logique, et qui préserve l’intégrité de tous : M. Macron, il faut partir. M. Macron, rendez les clés.


  • A Pessac, Casino dévoile son magasin de demain à grand renfort de technos Olivier Dauvers - 19 Mars 2019 - Le web grande conso _
    https://www.olivierdauvers.fr/2019/03/18/a-pessac-casino-devoile-son-magasin-de-demain-a-grand-renfort-de-tech

    Direction Pessac, dans la banlieue bordelaise, pour découvrir “le magasin de demain” de Casino. Pourquoi Pessac ? Pour la proximité de Cdiscount (à Cestas, toujours au Sud de Bordeaux) qui, a une époque, a valu à ce magasin d’ouvrir le premier corner aux couleurs du site. De plus, nombre de nouveautés concernent le pure player puisqu’elles ont trait à l’ensemble de la supply chain et pas seulement à l’expérience client sur la surface de vente. Point commun aux différentes initiatives : faire gagner du temps aux employés pour le réinvestir au service des clients. Pour ce faire, après avoir identifié un certain nombre de points noirs tout au long de la supply chain, les équipes de Casino ont collaboré avec une quinzaine d’entreprises de la retail tech afin d’intégrer directement leurs solutions ou d’en co-créer de nouvelles.

    Zoom sur 5 initiatives qui ont particulièrement retenu l’attention de mon associé, Jean-Philippe Gallet, qui a fait le déplacement.

    Le point noir : les ruptures de stock et les erreurs d’étiquetage

    La solution techno : le #robot_Simbe

    Dès l’entrée de la surface de vente, une affiche prévient la clientèle de la présence de cette drôle de machine à roulettes : « Pour votre service, je parcours le magasin et aide mes collègues à s’occuper des rayons ». S’il se déplace d’un rayon à un autre à la même vitesse qu’un être humain, en revanche à l’intérieur d’une allée, son “pas“ est plus modéré puisque Simbe s’arrête pour faire la photo de chaque mètre linéaire et scanner les code-barres de toutes les étiquettes prix. Objectif : relever les ruptures et les éventuelles erreurs d’étiquetage prix. En cas de problème, un rapport est aussitôt imprimé afin qu’un employé puisse y remédier, tout au moins lorsque la référence concernée est présente en stock. A force de passage en rayon et d’apprentissage, Simbe sera à terme en mesure de spécifier le nombre de facings concernés afin de prévoir au plus juste les quantités à apporter en rayon.

    Le gain attendu : Simbe fait économiser “plusieurs dizaines de minutes“ par jour aux employés qui n’ont plus à inspecter systématiquement tous les linéaires à la recherche des ruptures.

    La solution techno : l’application de réalité augmentée #Scandit

    Disponible sur un simple mobile, l’appli permet de scanner à la volée toutes les étiquettes prix d’une gondole. La liaison avec le stock réel du magasin permet qu’à la lecture de chaque code-barres apparaisse, en temps réel et en surimpression, une pastille verte ou rouge selon que l’article en question est disponible ou non. Un simple clic sur la pastille permet d’afficher la quantité de stock en rayon et en réserve, ainsi que la prochaine date de réapprovisionnement.

    Le gain attendu : il s’élève, comme chez Simbe, à “plusieurs dizaines de minutes“ par jour et par employé. La technologie de scan “à la volée“ remplaçant avantageusement le scan manuel de chaque étiquette prix.

    Le point noir : la casse et le gaspillage alimentaire

    La solution techno : l’application #Yoobic et sa passerelle vers l’appli maison Casino Max

    Spécialisé dans le pilotage en temps réel des opérations en points de vente, Yoobic a développé une solution de suivi de DLC réduisant sensiblement le temps passé à cette opération par nature très chronophage. Concrètement : les étiquettes électroniques de SES Imagotag utilisées à Pessac sont munies de leds qui, dans ce cas précis, permettent aux employés de repérer immédiatement les produits dont la date limite de consommation est proche. Ils retirent les articles concernés et saisissent alors dans le module Yoobic la prochaine DLC. A noter que l’application prend en compte les contraintes réglementaires de chaque rayon.

    Au-delà de la gestion proprement dite des DLC courtes, Casino et ses partenaires ont imaginé un moyen d’écouler plus facilement les produits soldés en créant une passerelle vers Casino Max. Dans la partie “promotion“ de l’application, les clients du magasin de Pessac ont ainsi accès en temps réel aux produits à DLC courtes. Au-delà du prix cassé, ils bénéficient d’un avantage carte supplémentaire pour toujours plus encourager la lutte contre le gaspillage alimentaire. Et la casse…

    Le gain attendu : là où auparavant les employés devaient contrôler 100 % des produits pour repérer les DLC courtes, désormais seules les références concernées sont inspectées, soit à peine 10 à 15 %. Objectif à terme : réduire de moité le gaspillage alimentaire.

    Le point noir : le picking en hypermarché pour les clients drive

    La solution techno : la cartographie du magasin par Find & Order et l’application de picking développée par Itelios disponible sur les PDA Bluebird.

    Basée sur le champ magnétique terrestre naturel, la technologie de cartographie Find & Order est, en quelque sorte, le pendant indoor du GPS. Deux nuits sont nécessaires au robot Ronie pour modéliser l’ensemble d’un hypermarché et ainsi pouvoir repérer n’importe quel point de la surface de vente selon ses coordonnés x et y. Autre travail préparatoire : le scan de toute l’offre drive (environ 14 000 produits sur les 80 000 de l’hyper) afin de pouvoir repérer “géographiquement“ chaque produit. Ce que permet le PDA Bluebird, équipé d’un magnétomètre (boussole).

    Ce faisant, la nouvelle application de préparation de commande intègre une carte 3D permettant de géolocaliser chaque produit de la commande et ainsi de faciliter l’orientation de l’opérateur.

    #MDR => Le gain attendu : pour des employés aguerris, connaissant le magasin depuis plusieurs années, le gain de temps est limité (10 à 15 %). En revanche pour de nouveaux arrivants ou des intérimaires, il peut s’élever à 30 % ou plus.

    Le point noir : les émissions de CO2 et les coûts de livraison

    La solution techno : le hub mobile avancé avec les utilitaires électriques #Colibus et les scooters électriques de livraison rapprochée #GreenLiv.

    A la différence des Anglo-saxons, les consommateurs français sont réputés peu enclins à payer le prix réel d’une LAD. L’optimisation des coûts de livraison est une réelle problématique pour Casino et ses concurrents, d’autant plus dans un contexte de circulation urbaine encombrée et face à la nécessaire réduction des émissions de CO2. D’où le projet élaboré par Casino et GreenLiv d’opérer les livraisons de commandes préparées au Géant Pessac et à destination du centre de Bordeaux via un hub logistique mobile. Dans la pratique, un utilitaire électrique Colibus de faible encombrement se rend en centre-ville avec à son bord 30 à 40 bacs, soit une petite dizaine de commandes. Chaque commande est ensuite livrée à l’aide d’un des deux scooters électriques rattachés au hub mobile (4 à 6 bacs/scooter).

    Le gain attendu : l’optimisation des trajets de livraison rendue possible avec cette organisation devrait permettre la prise en charge par Géant Pessac de 2,8 à 3 commandes par heure au lieu de 1,5.

    #centre_commercial #grande_distribution #casino #hyper_marché #super_marché


  • Les mains à plat sur la table, les lèvres serrées, bref, la conception de la posture de #détermination telle que conçue par le président, amha, plus proche de celle de la constipation…

    « Gilets jaunes » : après les dégradations à Paris, Macron fait (de nouveau) le pari de la fermeté
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/19/gilets-jaunes-apres-les-degradations-a-paris-macron-fait-a-nouveau-le-pari-d


    Selon un proche, Emmanuel Macron « est ulcéré par ce qui s’est passé samedi ». « Je n’ai pas le souvenir de l’avoir senti aussi déterminé. »
    JULIEN MUGUET POUR LE MONDE

    suite de la citation de la légende :
    … ils lui ont quand même pourri un week-end bien mérité ! "

    • Je vois bien les deux versions du #code_civil sur la table et la cheminée derrière pour les recevoir. Ça fera une belle salle à manger commune cette pièce, on met la cuisine dans la pièce à côté où y’a un truc déjà prévu pour faire la tambouille ?
      Aux prochaines éjections, je vote.


    • . . . une étude réalisée par des professeurs d’Harvard, reprise par le site du World economic forum. Ces derniers ont analysé l’évolution des interactions entre les salariés de grandes entreprises américaines en plein passage à l’open space.
      . . .
      On remarque une baisse des interactions entre les individus de l’ordre de 70%, alors que ces derniers sont en face à face. Les communications par voies numériques explosent. Les envois de mails augmentent de 56%, le nombre de fois où les individus sont seulement en copie bondit de plus de 40%. Quant à l’utilisation de la messagerie instantanée elle augmente de 40%.

      Conclusion des auteurs de l’étude : c’est tout simplement raté. L’open space censé augmenter les interactions humaines et donc la productivité produit en réalité l’effet inverse. Plus les collaborateurs sont physiquement proches, plus ils passent leur temps à s’envoyer des mails. Si on prend on compte le fait que le bruit ambiant fait en plus baisser la productivité, l’échec est cuisant.

      #contrôle_social #inefficacité #gaspillage #surveillance apprentissage du travail chez soi.


  • David Cayla - Le marché contre la société Enregistrée ce 6 Mars 2019
    Face à la politique néolibérale d’Emmanuel Macron – Comment sauvegarder un l’Etat Social
    http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6499.html

    https://www.amis.monde-diplomatique.fr/IMG/mp3/190306davidcayla.mp3

    Depuis la fin des années 1970, les politiques économiques menées en France et dans le monde entendent construire une société régie non plus par les interventions du pouvoir politique encadré par des institutions sociales, mais par des marchés censés être auto-régulateurs, supervisés par des autorités techniques détachés du corps social et œuvrant en dehors de tout contrôle démocratique (banques centrales indépendantes, autorités de régulation de la concurrence, etc.).

    La marche forcée vers cette société de marché pose néanmoins d’importants problèmes. En premier lieu, loin de garantir l’efficacité, elle entraine de profonds déséquilibres économiques qui menacent l’environnement et la survie des créateurs de richesse. En second lieu, elle tend à détruire les institutions sociales traditionnelles qui permettent la coopération humaine en créant un environnement fondé sur les rivalités individuelles.

    #Audio #Radio #économie #libéralisme #néolibéralisme #efficacité économique #David_Cayla #Diplo

    • Les laboratoires de la haine – Enquête sur la face cachée du frontisme municipal - Hacene Belmessous paru aux éditions Demopolis.
      Ce sera le mercredi 20 mars à 20 heures, à la MRES, 23, rue Gosselet à Lille
      https://www.amis.monde-diplomatique.fr/article6425.html

      Le Front National/Rassemblement National dirige depuis mars 2014 onze villes françaises. Contrairement à la première expérience frontiste de gestion municipale (1995-2001 à Toulon, Marignane, Orange et Vitrolles) où son action était, tant localement que nationalement, observée par de nombreux acteurs sociaux (médias, associations et partis de gauche), on constate qu’il agit aujourd’hui sans contrôle. Or qu’observe-t-on dans les deux villes de notre enquête sociale (Beaucaire dans le Gard et Mantes-la-Ville dans les Yvelines) ? L’emprise de l’idéologie différentialiste avec en arrière-plan une stratégie de gestion de l’espace public nourrie à la préférence nationale, rappelons que la loi interdit cette pratique, a fait de ces deux communes des laboratoires de la haine. Car le frontisme municipal y agit méthodiquement, sûr de sa force politique – ses opposants sont inaudibles – et de sa pleine capacité à maltraiter impunément tous ceux qu’il cible, de fait, comme indésirables : les arabes, les musulmans, les partisans de la politique de la ville, les militants du social, les journalistes scrupuleux, les défenseurs du vivre-ensemble, etc. À l’échelle locale, le leadership frontiste remet en cause le fonctionnement de la démocratie. Pendant ce temps, l’État, comme sa représentation locale, ferme les yeux, considérant que cette expérience désastreuse qui a pourtant cassé par son fonctionnement toute vitalité dé- mocratique dans ces deux communes, ne serait qu’un mauvais moment à passer.


  • Carte du restaurant Fouquet’s Paris Prix moyen 95 €
    https://www.lafourchette.com/restaurant/fouquet-s-paris/3212?cc=16767-0cd&gclid=EAIaIQobChMI9-rH6uKI4QIVA53VCh29TAh7EAAYAiAAEg

    - BRASSERIE DE LUXE – Rare site classé au cœur des Champs-Elysées à Paris, le restaurant Fouquet’s Paris, entièrement rénové en 2017, est une adresse particulièrement prisée par le monde de la culture et du Septième Art. On y va comme on visite la tour Eiffel, pour son décor classé et sa terrasse sur les Champs. _

    Promotions
    –30% sur « Brunch », soit 66,50 € au lieu de 95,00 € !

    Menu Gagnaire 86€
    En réservant avec ce menu, vous pouvez, une fois sur place, soit bénéficier de ce menu, soit commander à la carte si vous changez d’avis.
    Ce menu comprend : Entrée + Plat + Dessert

    Prix des boissons
    8 € Bouteille d’eau minérale
    10 € Verre de vin
    46 € Bouteille de vin
    16 € Coupe de champagne
    82 € Bouteille de champagne
    6 € Café

    Plats : Prix par personne (hors boissons)

    Entrée
    16 € Chou fleur vapeur, salade de mâche truffée
    24 € Bouillon Dashi : Tofu, shiitake, énoki, romanesco, navet daïkon
    24 € Poireaux vinaigrette, anguille fumée
    28 € Crevettes roses / avocat / pamplemousse rose / mimosa
    36 € Ballottine de foie gras de canard, voile de fruit de la passion - chutney Kerala
    32 € Saumon gravlax : citron vert, concombre, radis noir ; yaourt maigre aux fines herbes
    32 € Poêlée de poulpe au chorizo, velouté de butternut
    28 € Raviole de boudin noir, compote de pomme au rhum ambré
    22 € Gratinée d’oignons Champs-Elysées

    Plat
    38 € Macaroni à la truffe noire Melanosporum.
    32 € Fish&chips. Pommes coin de rue, crème de pois cassés, sauce gribiche
    36 € Gambas Koh-Taen.
    85 € Sole meunière - grillée (500-600GR). Choix de légumes.
    42 € Coeur de saumon grillé, betterave rouge Samara.
    46 € Noix de Saint-Jacques, fondue de poireaux, haddock.
    33 € Tartare de bœuf classique, pommes coin de rue.
    36 € Tartare Fouquet’s, pommes coin de rue.
    34 € Cheeseburger, pommes coin de rue.
    52 € Filet de bœuf au poivre noir, chou vert grillé. Sauce Champs-Elysées. Pommes coin de rue.
    46 € Côte de veau rôtie entière ; endives caramélisées à l’Angostura. Riz Basmati au curry doux.
    36 € Suprême de pintade fermière, topinambours écrasés au jus. Salades d’Hiver.
    36 € Rognon de veau à la moutarde. Purée de pomme de terre au beurre.

    Dessert
    18 € Crêpes Suzette. Sorbet orange, oranges confites, mousse de lait, nougatine.
    16 € Tarte Tatin classique. Crème glacée à la cannelle.
    16 € Baba au rhum. Caramel d’ananas, graines de courges ; marmelade de fruits.
    16 € Les profiteroles Fouquet’s / Glace vanille, chocolat chaud.
    12 € Millefeuille tradition Fouquet’s
    12 € Eclair au chocolat ou café
    12 € Mont blanc marron / myrtille.
    12 € Sablé pamplemousse / amandes caramélisées
    12 € Tarte citron meringuée
    12 € Noix de coco et Jivara
    12 € Tiramisu
    12 € Gâteau au chocolat Fouquet’s / crème anglaise




  • Un TGV percute deux bouteilles de gaz placées sur les voies dans l’Ain ats/pym - 18 Mars 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10298138-un-tgv-percute-deux-bouteilles-de-gaz-placees-sur-les-voies-dans-l-ain.

    Un TGV qui circulait dimanche entre Genève et Paris a percuté deux bouteilles de gaz placées sur les voies dans le département de l’Ain. L’accident n’a pas provoqué d’explosion, ni fait de blessés.

    « Nous n’avons pas beaucoup d’éléments. Il n’y a pas eu de revendication ; il n’y avait pas de dispositif de mise à feu. Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade mais il est clair que ces bouteilles n’avaient rien à faire là, sur des voies de TGV qui sont protégées par un grillage », a déclaré le procureur de la République à Bourg-en-Bresse, Christophe Rode.

    Trois heures d’interruption
    Le train a pu repartir après trois heures d’interruption du trafic dimanche après-midi. Une enquête a été ouverte pour des faits de « dégradation par emploi d’une substance explosive ».

    Selon le quotidien régional Le Progrès, l’incident est survenu vers 15h00 dimanche alors que le TGV s’approchait d’un viaduc dans une courbe à faible vitesse (environ 80 km/h). Apercevant un obstacle sur la voie, le conducteur a actionné le freinage d’urgence, mais n’a pu empêcher la motrice de percuter les bouteilles.

    « Acte malveillant »
    « Est-ce que le choc peut suffire à entraîner une explosion ? Je ne sais pas encore. Quand les gendarmes sont arrivés, une bouteille fuyait. On verra avec l’enquête à côté de quoi on est passé », a ajouté le procureur. Selon lui, « il y a clairement une volonté de marquer les esprits » dans un climat social tendu.

    « C’est un acte forcément malveillant qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques », a estimé pour sa part la colonelle Florence Guillaume, qui commande le groupement de gendarmerie de l’Ain, citée par Le Progrès.

    #France #guerre_civile en devenir ou #faux_attentat ? #tgv


  • Grace Murray Hopper, l’informaticienne certainement la plus récompensée, et pas par n’importe qui !
    _ Pour faire suite au billet de @aris :https://seenthis.net/messages/767643

    Sa biographie wikipédia

    Grace Murray Hopper, née le 9 décembre 1906 à New York et morte le 1er janvier 1992 dans le comté d’Arlington, est une informaticienne américaine et Rear admiral (lower half) de la marine américaine.
    Elle est la conceptrice du premier compilateur en 1951 (A-0 System) et du langage COBOL en 1959.

    Grace Brewster Murray est née le 9 décembre 1906 à New York. Elle étudie les mathématiques, la physique et l’économie au Vassar College, et en sort diplômée en 1928. En 1934, elle obtient un doctorat en mathématiques de l’université Yale.

    La jeune femme enseigne les mathématiques au Vassar College entre 1931 et 1944. Elle épouse en 1930 Vincent Hopper, un professeur de littérature. Le couple, qui n’a pas d’enfants, divorce en 19451.

    Carrière
    En 1943, Grace Hopper s’engage dans la marine américaine. Promue au grade de lieutenant, elle est affectée l’année suivante au Bureau of Ordnance Computation Project de l’université Harvard. Elle travaille dans l’équipe de Howard Aiken sur l’ordinateur Harvard Mark . Elle fait partie du premier groupe, comptant trois personnes, apprenant à le programmer.

    À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle quitte le service actif de la marine, mais continue à travailler au développement des ordinateurs Harvard Mark II puis Harvard Mark III pour le compte du Computation Laboratory d’Harvard.

    En 1949, Grace Hopper est employée par Eckert–Mauchly Computer Corporation (en) (EMCC) et rejoint l’équipe développant UNIVAC à Philadelphie. En 1950, la compagnie est rachetée par Remington Rand. Hopper conçoit l’année suivante le premier compilateur pour UNIVAC I, nommé A-0 System.

    À partir de 1957, elle travaille pour IBM, où elle défend l’idée qu’un programme devrait pouvoir être écrit dans un langage proche de l’anglais plutôt que d’être calqué sur le langage machine, comme l’assembleur.
    De cette idée naît le langage #COBOL en 1959.

    En 1966, conformément au règlement en vigueur, elle doit quitter la Navy après avoir atteint l’âge de 60 ans, mais est rappelée l’année suivante.
    Au cours des années 1970, elle mène les travaux d’établissement de normes pour les ordinateurs, en particulier les premiers langages de programmation évolués : le #Fortran et le COBOL.


    Grace Hopper au clavier de l’UNIVAC, vers 1960.

    Grace Hopper reste dans la Marine jusqu’en 1986, date à laquelle elle prend sa retraite avec le grade de Rear admiral (lower half). Elle est alors l’officier le plus âgé de la marine américaine.

    Jusqu’à son décès en 1992, elle est employée comme consultante externe par Digital Equipment, pour des conférences sur les débuts de l’informatique3. Elle est enterrée avec les honneurs militaires au cimetière national d’Arlington.

    Distinctions
    En 1986, Grace Hopper est décorée de la Defense Distinguished Service Medal, plus haute distinction existante pour les non-combattants3. En 1991, elle reçoit la National Medal of Technology pour « ses contributions novatrices dans le développement de langages de programmation »6.

    Le 22 novembre 2016, Barack Obama lui décerne à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté7.

    Hommages
    En 1973, Grace Hopper est nommée « membre émérite » (distinguished fellow) de la British Computer Society3. Elle est inscrite au National Women’s Hall of Fame en 19945. Près d’une cinquantaine de doctorats honoraires lui ont été décernés3. En 1997, un destroyer de la classe Arleigh Burke, est baptisé USS Hopper (DDG-70).

    #femmes #genre #sexisme #culture_geek #informatique #us_navy #amiral

    • Le Cobol, un langage de programmation a peu prêt naturel, donc simple à apprendre.
      Une petite partie des comptables, dans les entreprises ont donc été transformés en information.e.s, ce qui a permis l’éradication des comptables, et des employé.e.s de bureaux.

      Pour information, une version française avait été développée, elle devait se nomer le « français ».
      Il semble que ce langage de programmation soit toujours utilsé, dans 1 % des cas.


  • Pourquoi les filles ont délaissé l’informatique
    http://theconversation.com/pourquoi-les-filles-ont-delaisse-linformatique-110940

    C’est un fait qui saute aux yeux de tout organisateur de salon d’orientation post-bac ou de journées portes ouvertes en école d’ingénieurs : les garçons sont largement plus nombreux que les filles à se presser autour des stands dédiés aux métiers du numérique. On pourrait croire qu’il en a toujours été ainsi. D’ailleurs, cet état des lieux est ancré dans les mentalités, la figure du « geek » se déclinant encore souvent au masculin.

    Cela ferait presque oublier qu’aux débuts de ce qu’on appelait l’« informatique », de nombreuses mathématiciennes ont joué un rôle clé. Parmi ces grandes figures, on peut citer Grace Hopper, qui a imaginé la notion de compilateur et en a fait le premier prototype en 1952. C’est une femme, Mary Keller, qui a soutenu la première thèse en informatique, en 1965.

    On peut citer aussi Kathleen Booth, pionnière de la reconnaissance de caractères et de la traduction automatique. Ou Barbara Liskov, qui programme en 1968 un des premiers jeux d’échecs, et devient professeure en intelligence artificielle au MIT.

    #femmes #genre #sexisme #culture_geek #informatique



  • L’ivresse décime Théophraste R - 18 Mars 2019 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/l-ivresse-decime.html

    Pour dire qu’elle souffre, une partie du pays s’expose, tous les samedis depuis 18 semaines, aux énucléations, amputations, fractures, plaies, gazages, matraquages, gardes à vue, procès expéditifs, emprisonnements. La majorité de citoyens la soutient, en dépit d’autres passages à tabac, incessants, par les « grands » médias qui ont lâché leurs chiens. Les animateurs, éditorialistes, politologues, « philosophes » (sic) aboient. L’un dit que l’armée devrait tirer, l’autre qu’il faut mettre les meneurs jaunes en état d’arrestation.

    Les mauvaises langues racontent que, rentré précipitamment de La Mongie, Macron a engueulé Castaner (qui lui conseillait d’enlever ses après-skis). « Et toi, ferme ta braguette » aurait-il répliqué sèchement avant de faire filmer une réunion de crise où, livide, les traits durcis, il a averti chacun qu’en matière de gestion du problème, « on n’y est pas ».

    Traduisez, non pas « Il faut céder à ceux qui ont faim », mais « Il faut taper plus fort sur Jojo, les analphabètes-alcooliques-fainéants-fouteurs-de-bordel qui ne sont rien et qui nous les gonflent avec leur histoire de fin de mois ».

    Bref, il faut remplir les prisons et les hôpitaux. Les morgues, peut-être.

    Edouard Philippe, qui pense que son heure approche (Macron étant fini), se pencha sur Nicole Belloubet (défaite comme si elle venait de se découvrir dans un miroir) pour lui chuchoter un petit poème irrévérencieux qui résumait le désarroi macronien :

    « Le Fouquet’s, symbole de la République

    Est incendié par les CRS.

    Brigitte, la muse érotique

    Est restée seule sur le tire-fesse ».

    Théophraste R. Auteur du mémoire (en cours) : « Le méprisant des riches peut-il finir en prison ? » et du pamphlet (déchiré et poubellisé dès le premier chapitre) : « Le jour où la foule haineuse s’empara de Mussolini ».

    #violence #emmanuel_macron #christophe_castaner #nicole_belloube #edouard_philippe


  • Les coachs d’orientation se positionnent sur le « nouveau lycée » (Le Monde)
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/14/les-coachs-d-orientation-se-positionnent-sur-le-nouveau-lycee_5435942_3224.h

    Grâce aux réformes Blanquer, le “Marché de l’angoisse” (et ses acteurs privés) est en pleine expansion.

    Pour y voir plus clair dans son orientation, Maxime, 15 ans, et sa famille ont fait appel à un cabinet privé. Une démarche qui arrive de plus en plus tôt dans la scolarité.

    […]

    Lui comme plusieurs coachs privés d’orientation interrogés par Le Monde observent ce mouvement : la cible de leurs clients s’est élargie. Si les jeunes de terminale restent majoritaires, des élèves de première, mais aussi de seconde viennent frapper à leur porte.

    #éducation #secondaire #baccalauréat #orientation

    • Il a fallu accélérer la cadence. « Quand nous avons vu qu’il fallait choisir dès cette année des spécialités pour la classe de première, on a décidé de faire appel à un cabinet d’orientation plus tôt que prévu », rapporte Laura, dont le fils, Maxime (les prénoms ont été changés à leur demande), 15 ans, suit son année de seconde au lycée Notre-Dame-du-Grandchamp, à Versailles.

      Mère, père et fils sont installés autour de la table, ce lundi 11 mars, dans une petite salle d’un appartement de bureaux d’un immeuble chic du 8e arrondissement parisien, pour clore le bilan d’orientation du jeune homme. « Nous allons regarder ensemble tes dominantes, parmi les 50 critères de personnalité qui ressortent de l’étude de potentiel que tu as remplie », expose Alexandre de Lamazière, costume noir rayé et chevalière au doigt, président du cabinet privé ODIEP depuis 2009, qui suit quelque 300 jeunes par an.

      Lui comme plusieurs #coachs privés d’orientation interrogés par Le Monde observent ce mouvement : la cible de leurs clients s’est élargie. Si les jeunes de terminale restent majoritaires, des élèves de première, mais aussi de seconde viennent frapper à leur porte. « On se pose la question de l’orientation de plus en plus tôt », estime Armelle Riou, PDG de Mental’O.

      « Inquiétude parentale »
      « Le #coaching_scolaire est une pratique qui date du début des années 2000, mais elle est montée en puissance ces dernières années, avec l’arrivée des “#coachs_d’orientation ” », constate Anne-Claudine Oller, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’université Paris-Est-Créteil. Outre un « mouvement général de société mettant l’accent sur la performance et le développement personnel », la sociologue pointe un facteur double dans le monde de l’éducation : d’un côté « l’inquiétude parentale face à l’insertion sur le marché du travail », de l’autre « des réformes qui se succèdent et alimentent l’angoisse, d’APB [la plate-forme Admission post bac] à Parcoursup, en passant par le lycée réformé cette année ».

      Les voies générales S, ES, L vont disparaître à la prochaine rentrée, au profit de trois spécialités à prendre en classe de première, deux en terminale, adossées à un tronc commun. « Il va falloir développer des démarches stratégiques pour savoir comment choisir ces options », résume-t-elle.

      La question est au cœur des discussions entre le coach parisien et la famille de Maxime, second d’une fratrie de cinq enfants et au profil de bon élève. « Tu as un profil très créatif », décrypte le coach au regard du test de Maxime, qui a suivi trois autres rendez-vous depuis février, pour un coût de 700 euros. Avant d’évoquer différents parcours possibles pour rejoindre les métiers de la communication, du numérique, ou encore du graphisme.

      Une spécialité fait longuement débat : faut-il prendre les maths ? Le lycéen n’aime pas franchement la matière. « Mais si tu ne prends pas les maths, beaucoup de portes vont se fermer ensuite », juge Alexandre de Lamazière, alors que Maxime s’inquiète déjà du niveau difficile promis dans la discipline.

      « Stratégie complexe »

      « Les attendus du postbac, ils ont été dévoilés ? », interroge Laura. Un ange passe. « Mais pourquoi ils n’ont pas gardé les maths dans le tronc commun ? », s’interroge le père, commercial dans une entreprise en logiciel. Compromis va être in fine trouvé, en choisissant au moins les maths en première, « par sécurité ».

      Mais la réflexion n’est pas si simple. « Si tu abandonnes les maths, il te restera SVT et histoire-géographie en terminale, constate Laura, au regard des deux autres options envisagées par son garçon. Pas très cohérent… » « C’est vraiment de la stratégie complexe », lâche son mari, désarçonné. Exit les sciences de la vie et de la Terre donc, ce seront les sciences économiques et sociales.

      « Finalement, c’est un peu ce que je pensais au début », réagit le jeune homme, qui avait remis le matin même ses souhaits de spécialités à son lycée. « Maintenant, on en est sûr », ajoute Alexandre de Lamazière, tout en lui conseillant dans tous les cas de « bien “performer” » par la suite. « Même dans les établissements publics et les facs, c’est difficile de rentrer maintenant ! »

      Réforme du lycée : « Les professeurs font tenir un système qui engendre une #angoisse permanente » , TRIBUNE, Thibaut Poirot, Professeur d’histoire en lycée, 04 février 2019

      Le professeur agrégé d’histoire Thibaut Poirot réagit aux propos du ministre Jean-Michel Blanquer, qui a qualifié les enseignants sceptiques à l’égard de la réforme du lycée de « ventilateurs d’angoisse ».Publié le 04 février 2019 à 16h40 -

      Monsieur le Ministre,
      Vous avez qualifié les sceptiques à l’égard de la réforme du lycée de « ventilateurs à angoisse » dans votre interview au JDD du dimanche 3 février. Je tenais à vous faire part respectueusement d’un fait : j’en suis un. Comme des centaines de milliers d’agents du premier service public de France. Non par conservatisme professoral, qui relève du mythe. Oui, le baccalauréat doit changer. Mais je suis devenu un ventilateur, par accumulation. Les courants du doute font tourner de plus en plus rapidement les pales de mon angoisse. Parce que je vois comme d’autres que nous courons à la catastrophe, par habitude si française de préparer sans soutien et sans vrai temps de réflexion une réforme au pas de charge, sans prendre garde aux obstacles et aux difficultés, aux motifs sérieux d’inquiétude sur les motivations, sans entendre les questions concernant les moyens de sa mise en œuvre.
      Je suis bien un ventilateur à angoisse et je le regrette. Car comme nombre de mes collègues, je vois arriver avec un certain malaise les échéances d’une réforme illisible, mal préparée, tant pour le bac 2021 que pour le lycée professionnel.

      « Ventilateurs à angoisse ». Oui, Monsieur le Ministre. Il n’y a rien d’étonnant. Serions-nous dans un tel état si cette année n’avait pas enchaîné depuis le 1er septembre les annonces contradictoires, les décisions unilatérales de dernière minute ?

      Pas d’effet magique de la réforme
      Monsieur le Ministre, les professeurs sont des individus comme les autres : normalement constitués, dotés d’un cerveau et capables de s’en servir. Quand l’arrivée de la fameuse « DHG » (Dotation horaire globale, qui fixe les moyens d’un établissement) largement ignorée du grand public s’apparente cette année dans chaque lycée de France à une angoisse collective, oui, nous avons un problème. J’ai bien du mal à croire, Monsieur le Ministre, que nous n’aurons que 27 élèves par classe au lycée à la rentrée prochaine, comme vous le laissiez entendre. Il n’y a pas d’effet magique de la réforme.

      Quand votre consultation des professeurs n’entraîne aucun changement majeur des nouveaux programmes inapplicables du lycée, je suis angoissé. Quand vous balayez le vote du Conseil supérieur de l’éducation sur ces programmes, je suis angoissé. Quand nous ne connaissons toujours pas les modalités d’évaluation au baccalauréat dont les nouvelles épreuves commencent dès janvier 2020 (épreuve de contrôle continu), je suis angoissé. Quand nous n’avons pas de réponses à des questions essentielles à six mois d’une rentrée qui se veut une révolution au lycée, je suis angoissé. Quand nous ne savons pas à quoi nous préparons nos élèves, je suis plus qu’angoissé. Aucune heure de préparation au fameux grand oral, aucun moyen effectif sur l’accompagnement à l’orientation, aucune idée des formats d’épreuves. Le vide crée l’angoisse.

      Mais les enseignants ne la montrent pas, cette angoisse. Ils font tenir un système qui engendre pourtant cette angoisse permanente. Cette angoisse, ils la cachent aux familles. Ils conseillent, tentent d’anticiper les effets sur l’orientation. Car les parents, eux aussi, sont angoissés. Comme pour Parcoursup l’an dernier, les enseignants encaissent vos choix, avec l’espoir que cette fois-ci la méthode sera meilleure, les inquiétudes écoutées, le calendrier tenable. Vœux pieux. Pourtant, ils continuent d’être ce filet de sécurité social et politique dans une France de plus en plus angoissée.

      Désengagement des professeurs

      Monsieur le Ministre, je suis un citoyen comme les autres. Je vote (encore). Le corps professoral fait (faisait ?) encore partie de cette frange de la population dont le réflexe républicain à chaque élection est fort. Et depuis 2014, les enseignants ont été bien souvent (trop souvent) au cœur de ce « barrage contre l’extrême droite » qui sert aujourd’hui de mot d’ordre au président de la République.

      Mais voyez-vous, Monsieur le Ministre, tout ce qui concourt à faire passer une vérité auprès de l’opinion en balayant les alarmes, les alertes sur un manque de pilotage d’une réforme, je me dis que ce réflexe ne durera pas longtemps. Je le déplore, j’en ai des angoisses (encore d’autres angoisses…), mais c’est ainsi. Et il faudra encore de nombreuses années pour réparer les blessures, la vindicte, les mots qui n’ont rien à envier aux fameux « cyniques et fainéants » du président. L’angoisse n’est pas seulement un état, Monsieur le Ministre, elle est le terrain du désengagement des professeurs qui refusent de servir de vigies républicaines aux élections pour porter au pouvoir une politique qui renie l’idée même d’un système éducatif républicain, c’est-à-dire respectueux de ses agents.

      Je voudrais, nous voudrions du temps, du temps pour comprendre, pour préparer, pour accompagner. Ce temps, vous le refusez. Mais le temps, joue aussi contre le politique. Ce temps, c’est celui qui prépare les crises démocratiques.
      Par deux fois dans notre histoire récente, si l’extrême droite a pu accéder au deuxième tour de l’élection présidentielle, c’est parce qu’un gouvernement de gauche n’a pas su écouter ses professeurs. Certes, me direz-vous, vous n’êtes pas de gauche. Mais le passage de M. Allègre au ministère [de 1997 à 2000] comme la réforme des zones d’éducation prioritaire et la réforme du collège ont eu des conséquences démocratiques. Parce qu’aucune organisation n’avait mis quelque énergie à écouter ce que les enseignants avaient à dire. Dispersés, déboussolés, ils ont fait défaut à ceux qui pensaient être « le parti traditionnel des professeurs ».

      La leçon vaut pour la gauche, pour la droite, pour toute organisation politique. Je crois que demain, ces électeurs-là ne vous feront pas seulement défaut. Ils refuseront sans doute une nouvelle fois de servir de renfort démocratique quand le scénario politique du pire se reproduira encore. La France y perdra, votre réforme aussi. Monsieur le Ministre, donnez-nous du temps.


  • Léa Salamé en retrait pendant la campagne des Européennes : son compagnon Raphaël Glucksmann « bouleversé » - LCI

    https://www.lci.fr/medias/lea-salame-en-retrait-france-2-emission-politique-france-inter-mantinale-pendant

    MISE AU POINT - Invité samedi de « C l’hebdo » sur France 5, Raphaël Glucksmann est revenu sur la décision de sa compagne, Léa Salamé, de ne pas réaliser d’interviews politiques durant la campagne des élections européennes, alors qu’il a été désigné tête de liste du Parti Socialiste. « Ça me pose un problème », a avoué l’essayiste qui a toutefois salué « un acte d’amour incroyable ».

    #acte_d_amour_incroyable #on_vit_une_époque_formidable et on a encore beaucoup de boulot



  • « Gilets_jaunes » : après les violences de samedi, la #stratégie_policière critiquée
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/03/17/gilets-jaunes-apres-les-violences-de-samedi-la-strategie-policiere-en-questi

    Ce sont des rangs même de la police que les critiques les plus virulentes sont montées, au long du week-end. « L’#opérationnalisation du maintien de l’ordre a été un #échec hier », estime Yves Lefebvre, le patron du syndicat Unité SGP-Police-FO, première organisation au ministère de l’intérieur, qui pointe la responsabilité de la #Préfecture de police de Paris, responsable du dispositif. Dimanche soir, le gouvernement a admis des « dysfonctionnements » dans le dispositif de sécurité et annoncé un renforcement à venir de la doctrine.

    « Ils ont fait le choix de la résilience, pour éviter les blessés, au détriment de l’intervention : ça donne une situation catastrophique sur le plan matériel, abonde Philippe Capon, secrétaire général de l’Unsa Police, le troisième syndicat de #gardiens_de_la_paix. Est-ce qu’on a eu des blessés graves ? Non. Mais est ce pour autant un maintien de l’ordre réussi ? La réponse est non. » 42 personnes ont été blessées parmi les manifestants, 17 au sein des forces de l’ordre, ainsi qu’un sapeur-pompier.

    « Le jour où on lâche du lest là-dessus, ils s’engouffreront dans la brèche, leur objectif depuis le début c’est d’aller à l’Elysée », explique une source policière à la préfecture de police, pour justifier le maintien d’un fort contingent sur cette zone.

    Seuls les escadrons de gendarmes mobiles et les troupes de la préfecture étaient engagés directement face aux manifestants. « En mobilisant les CRS uniquement sur la partie statique, on s’est privé d’une force de frappe, estime Philippe Capon, lui-même ancien #CRS. La préfecture s’estime la seule sachante, mais hier sa stratégie a échoué. »

    Le choix de la répartition des unités fait débat. « On a eu affaire à des groupes hyper mobiles, on a été d’entrée de jeu dans une situation de guérilla, d’émeute urbaine, pas de maintien de l’ordre, assure Yves Lefebvre. On aurait été beaucoup plus opérationnel avec les CRS. Les #gendarmes_mobiles sont plus difficiles à manœuvrer. »


  • Décret du 15 mars 2019 mettant fin aux fonctions d’un directeur des services actifs de police de la préfecture de police - M. GIBELIN (Alain) | Legifrance
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8349EDB34674D62FD6502B39A5DD69E8.tplgfr22s

    Décret du 15 mars 2019 mettant fin aux fonctions d’un directeur des services actifs de police de la préfecture de police - M. GIBELIN (Alain)

    Par décret du Président de la République en date du 15 mars 2019, il est mis fin aux fonctions de directeur des services actifs de police de la préfecture de police, directeur de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police, exercées par M. Alain GIBELIN. M. Alain GIBELIN est réintégré dans son corps d’origine en qualité de commissaire général de police.

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    Affaire Benalla : l’audition d’Alain Gibelin fragilise la version de l’Elysée

    Le directeur de l’ordre public à la préfecture de police de Paris a été auditionné par la commission des lois, après Gérard Collomb et Michel Delpuech.

    Publié le 23 juillet 2018 - Mis à jour le 24 juillet 2018
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/07/23/affaire-benalla-audition-d-alain-gibelin-directeur-de-l-ordre-public-et-de-l

    • Je trouve ahurissant que, dans ce contexte, l’ensemble de la presse se focalise sur l’affaire Benalla ! Rappelons que ce monsieur est surtout Directeur de l’ordre public et de la circulation… ORDRE PUBLIC ! (point 2 dans la liste des missions de la direction que l’on trouve sur le site de la PP, cf. infra)

      Il est donc le PREMIER responsable (administratif, je ne parle pas des politiques) des énormes fiascos du maintien de l’ordre, en particulier le désastre absolu qu’a été la manifestation du 1er décembre et les événements de la place de l’Étoile, de l’affaire des motards des Champs-Élysées du 22 décembre, sans parler du reste.

      Dans un état fonctionnant normalement, il aurait giclé le soir même du 1er décembre ; son maintien en poste était totalement incompréhensible. Sauf que, justement, on était dans le contexte Benalla, et que sa position en interne était très fortement déstabilisée par les déclarations et palinodies de juillet. Et le virer risquait d’une part de souligner l’intervention de l’Élysée dans l’affaire B. et de mettre en évidence l’incohérence de pratiquement toutes les décisions relatives au maintien de l’ordre GJ. Incompétence des différents échelons de la hiérarchie du maintien de l’ordre ou interventions politiques directes dans celles-ci ? L’affaire du 1er décembre laisse entendre que l’organisation du dispositif (protection prioritaire de l’Élysée et de Beauveau) a été pensée sous très forte pression de ces deux institutions…

      =====================

      La direction de l’ordre public et de la circulation - La préfecture de Police
      https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/Nous-connaitre/Services-et-missions/Missions-de-police/La-direction-de-l-ordre-public-et-de-la-circulatio

      GARANTIR L’ORDRE PUBLIC
      La direction de l’ordre public et de la circulation est chargée d’encadrer l’ensemble des événements sur la voie publique et dans les trois départements de la petite couronne. Elle se doit, en effet, de garantir le droit de manifester, de défiler ou de s’exprimer sur la voie publique, tout en protégeant participants et riverains et en limitant la gêne occasionnée pour les usagers.

      Les forces intervenant sur le terrain (compagnies d’intervention, escadrons de gendarmerie mobile et compagnies républicaines de sécurité mis à la disposition du préfet de police) sont pilotées par la direction via les trois districts d’ordre public, compétents sur plusieurs arrondissements. Cette gestion s’exerce depuis une salle d’information et de commandement spécialisée située à la préfecture de police.

      Rompues à toutes les techniques de maintien de l’ordre, les six compagnies d’intervention encadrent avec maîtrise tous types de manifestations.

      =============

      Pour la teneur de l’arrêté, je ne le trouve pas sur le site des arrêtés de la PP
      https://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/Nous-connaitre/Documentation/Arretes/Liste-des-arretes

      mais uniquement sur le site Securibase

      Sécuribase - Piloter votre conformité réglementaire
      https://securibase.com/#fiche/23103/26175

      Arrêté n° 2018-00575 relatif aux missions et à l’orga­nisation de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation
      […]
      TITRE PREMIER - MISSIONS

      Article 2
      La Direction de l’Ordre Public et de la Circulation est chargée, à Paris :
      1° : du maintien de l’ordre public ;
      2° : de la protection du siège des institutions de la Répu­blique et des représentations diplomatiques ;
      3° : de la sécurité des déplacements et séjours officiels, notamment ceux du chef de l’Etat ;
      4° : du contrôle du respect des dispositions du Code de la route et, en particulier, de la prévention et de la lutte contre la délinquance et les violences routières ;
      5° : de la régulation de la circulation routière ;
      6° : de la protection du Tribunal de Paris et de la garde de la zone d’attente ;
      7° : de la garde et des transferts des détenus et retenus ;
      8° : de la sécurisation opérationnelle de secteurs de la capitale.

      A ce titre, elle concourt également aux missions de Police Administrative.

      Elle participe, en outre, en liaison avec la Direction de la Sécurité de Proximité de l’Agglomération Parisienne, à la pré­vention et à la lutte contre la délinquance sur la voie publique.


  • Arrestation « #préventive » : Témoignage de Gwen Melin, photographe, que la police a interpellé hier après midi et mis en garde a vue pendant 7 heures, l’empêchant de couvrir la marche des solidarités.

    Hier d’après la police, j’aurai :

    « participé sciemment à groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation , caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou de dégradations de biens, circonstance que les faits ont été commis en réunion. »

    J’ai été interpellé dans le métro. A 13h. Avec de l’équipement photo et des protections. J’était seul.

    J’allais a la marche des solidarités. Rejoindre et couvrir les collectifs tel : Vérité et Justice pour Ali Ziri, Vérité et Justice pour Gayeé Justice Vérité Pour Wissam La vérité pour Adama Collectif Vies Volees, Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng et tant d’autres.
    Sincèrement je suis désolé de ne pas avoir été là, je me rattraperai promis.

    J’ai fait 7 heures de GAV, on m’a pris mon ADN sans me le demander, on m’a mis à nu, humilié, traité de « connard », la police n’a pas voulu me laisser travailler, a menti.

    On m’a arrêté en prévention," au cas où", « on ne sait jamais ».

    J’ai donc un rappel à la loi. Pendant 6 ans, j’ai une épée de Damoclès sur la tête. Alors que j’étais dans le métro. Les mains dans les poches.

    Le 03 Avril 2018, je me fais ouvrir le crâne par la police : Classement à victime.
    Le 16 Mars 2019, je me fais interpeller par la police : Garde à vue et rappel à la loi.

    « Jusqu’ici tout va bien »

    source : https://web.archive.org/save/https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10213334551906912&set=a.10211142496826905&type=3&theater

    #securité_prédictive


  • L’#ONU classe la #France au même rang que le #Soudan et le #Zimbabwe sur les #violences_policières

    Les policiers algériens ont refusé de brutaliser les manifestants qui sont descendus dans les rues pour protester contre le cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika . Aucun tir de flash ball ou de gaz lacrymogène. Au milieu des manifestants, ils ont été applaudis comme des héros.

    Par contre, le Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a demandé mercredi à la France qui se proclame pays des droits de l’homme, de mener une enquête sur les cas de violences policières pendant les manifestations des Gilets jaunes.
    « Nous encourageons le gouvernement [français, ndlr] à poursuivre le dialogue […] et l’exhortons à mener une enquête complète sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force », a-t-elle déclaré devant le Conseil des droits de l’Homme à Genève.

    Michelle Bachelet est même allée plus loin, comparant la situation en France à celle des répressions violentes au Venezuela, à Haïti et dans les pays africains dont le Soudan, le Zimbabwe où les manifestants « réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes ».

    La France se dit étonnée de l’exigence formulée par l’Onu d’ouvrir une enquête sur « l’usage excessif de la force », de se retrouver sur une liste entre le Venezuela qu’elle critique et Haïti à qui elle donne des leçons de démocratie.

    Sur fond de l’exigence des Nations unies d’ouvrir une enquête sur « l’usage excessif de la force » à l’encontre des manifestants, qui a de nouveau marqué l’acte 16 des Gilets Jaunes , le porte-parole du gouvernement français , Benjamin Griveaux, s’est exprimé sur le sujet à la sortie du conseil des ministres au Palais de l’Élysée.

    « Il faut […] s’étonner tout de même de se retrouver cité dans une liste entre le Venezuela et Haïti où il y a eu des morts […] des morts nombreux », a-t-il dit.
    Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a réagi lui aussi à la nouvelle.

    Poursuivant son allocution, Benjamin Griveaux a rappelé que des enquêtes avaient été lancées « notamment par l’Inspection générale de la police nationale » et a fait état de 162 enquêtes ouvertes à la date du 1er mars. Il a souligné dans ce contexte que « la moindre des choses » était d’écouter les Nations unies et « de les prendre en considération ». Avant d’ajouter toutefois :
    « Il est bien de voir le verre à moitié vide […], mais il est de mon devoir de rappeler que parfois il peut être vu à moitié plein ».

    Le Conseil d’État français a rejeté début février la demande de suspension de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD). Il avait été saisi par la CGT, la Ligue des droits de l’Homme, le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France, qui jugent leur usage dangereux, ainsi que des personnes blessées par des tirs à Nîmes et Montpellier.

    On comprend donc maintenant pourquoi les dictatateurs d’Afrique francophone continuent à tirer à balles réelles sur des manifestants sans jamais être interpellés par le gouvernement français. L’exemple vient de la France.

    http://courrierdesjournalistes.com/blog/lonu-classe-la-france-au-meme-rang-le-soudan-et-le-zimbabwe
    #ranking #c'est_pas_glorieux #maintien_de_l'ordre #classement
    ping @davduf

    • Les tirs de #LBD face aux #gilets_jaunes ont littéralement explosé

      Un #rapport sénatorial publié ce lundi dévoile des statistiques éloquentes sur l’évolution de l’usage très controversé des lanceurs de balles de défense.

      On savait que le nombre de tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) avait explosé en réponse à la contestation inédite des gilets jaunes. On sait désormais avec précision dans quelles proportions et elles sont éloquentes.

      Le Sénat, qui examinait une proposition de loi communiste réclamant l’interdiction des LBD, a publié le rapport de la sénatrice LR, Jacqueline Eustache-Brinio, censé éclairer la commission des Lois de la Chambre haute. Comme l’a repéré le site spécialisé Dalloz Actualité, ce rapport dévoile pour la première fois des statistiques précises, obtenues auprès du ministère de l’Intérieur et de l’IGPN, sur l’évolution de l’usage très controversé des LBD tant par les forces de police (tous services confondus) que par la gendarmerie.

      On y découvre notamment que le LBD, présenté par le gouvernement comme une arme non-létale classique destinée au maintien de l’ordre, n’avait jamais été employé à une telle fréquence par le passé. Déployés à grande échelle dans le cadre des manifestations de 2016 contre la loi Travail de la ministre de l’époque Myriam El Khomri, les tirs de LBD ont connu une accélération impressionnante en 2018, essentiellement lors du dernier trimestre de l’année, marqué par la crise des gilets jaunes.

      Comme vous pouvez le voir sur le tableau ci-dessus, le nombre de tirs effectué par les seuls services de police est passé de 3814 en 2014 à 6604 en 2016. Un chiffre multiplié par trois en 2018 avec pas moins de 19.071 tirs effectués par les différents services de police.

      S’appuyant sur des données de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui enquête sur les cas de violences policières liées notamment à l’usage des LBD, la sénatrice pointe que, sur la seule période de crise des gilets jaunes, allant du 17 novembre 2018 au 5 février 2018, la police a effectué 13.460 tirs tandis que la gendarmerie en réalisait près d’un millier. Soit plus des deux tiers du volume constaté pour la seule année 2018 en l’espace de trois mois.

      Jeudi dernier, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur Laurent Nuñez avait évoqué devant le Sénat « 13.095 tirs de LBD depuis le début du mouvement », et 83 enquêtes en cours concernant des tirs de cette arme controversée.
      La police loin devant la gendarmerie

      Autre confirmation apportée par le rapport sénatorial, ce sont bien les services de police et non les gendarmes qui ont eu le plus recours à cette arme non-létale pendant les trois mois de crise. Deux explications sont mises en avant. La première concerne la géolocalisation des manifestations des gilets jaunes, qui ont eu lieu essentiellement en milieu urbain, terrain de prédilection des compagnies républicaines de sécurité.

      PRÉCISION : Ce point soulevé par la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio a fait réagir les forces de gendarmerie. Après publication de cet article, une source officielle a précisé au HuffPost que les gendarmes mobiles interviennent très régulièrement en renfort en zone police, comme ce fut le cas lors de la crise des gilets jaunes, avec un taux de mobilisation qui a parfois atteint les 100% certains samedi.

      Autre facteur décisif aux yeux de la sénatrice, l’immense majorité de ces tirs ont été le fait d’unités de police non spécialisées dans le maintien de l’ordre qui ont été déployées sur le terrain « à des fins judiciaires ou de renseignement ». Selon le rapport, ces unités seraient à l’origine de 85% des tirs effectués sur les trois derniers mois.

      La présence sur le terrain de ces unités avait été pointée du doigt par les détracteurs du LBD pour expliquer le caractère alarmant des blessures graves subies par certains manifestants après des tirs au visage, pourtant expressément bannis par le protocole officiel de la police nationale.

      Le rapport sénatorial n’établit pas toutefois de lien de causalité direct entre la nature des unités de police à l’origine des tirs et les blessures infligées. Il précise en revanche que ce recours « massif » aux LBD s’est accompagné d’une « augmentation du nombre de plaintes pour blessures », affichant le nombre de 56 plaintes déposées contre les seules forces de police, contre une seule pour la gendarmerie. En séance, la présidente du groupe CRCE, Eliane Assassi, avait avancé la semaine dernière les chiffres de « 206 blessures à la tête dont plusieurs dizaines liées à des tirs de LBD », et « 22 personnes éborgnées par ces tirs ».

      Si elle a rejeté la proposition de loi visant à interdire les LBD, la commission des Lois du Sénat a, sur la base de ce rapport, souligné dans la lignée de sa rapporteure la « nécessité de renforcer la formation continue des agents jugée aujourd’hui insatisfaisante pour garantir une parfaite maîtrise de cette arme ».

      https://www.huffingtonpost.fr/2019/03/11/les-tirs-de-lbd-face-aux-gilets-jaunes-ont-litteralement-explose_a_23689540/?ncid=other_huffpostre_pqylmel2bk8
      #statistiques #chiffres


  • David Dufresne sur Twitterhttps://t.co/I1MSsC037M"
    https://twitter.com/davduf/status/1107015628089712640

    allo @Place_Beauvau - c’est pour un signalement - 529

    Le journaliste @RemyBuisine matraqué sur les Champs-Elysées

    Paris, #ActeXVIII
    Source : @brutofficiel

    [alors qu’il filme un CRS en train de ranger soigneusement des t-shirts blanc (du PSG ?) dans son sac à dos, ce que RB n’avait visiblement pas remarqué…]
    @davduf