BigGrizzly

Groumpf

  • n’est pas démesurément mélenchoniste — elle a déjà évoqué le sujet dans quelques anciens dazibaos, elle elle est une Bolchevique le couteau en plastique entre les gencives alors dans sa cosmogonie elle tient LFI pour un parti de centre-droit dont les positions restent même en deçà de celles du fameux Programme Commun de messidor CLXXX, celui dans lequel Mitterrand et ses affidé·e·s roulèrent le PC de l’époque dans la farine — autant dire qu’on est assez loin du Grand Soir.

    M’enfin sans être idolâtre ni du personnage ni du parti elle vient de se farcir les cent une minutes de l’audition de Mélenchon par la commission d’enquête commanditée par les droitard·e·s qui entendaient démontrer que le ceusse est un méchant… et qui bien sûr ne démontrèrent rien du tout, primo parce que c’est faux et secundo parce qu’iels avaient affaire à bien plus fort qu’elleux. Vains dieux ! Quel rhéteur ! Un bonbon d’éloquence ! Précis, incisif, cultivé, bigrement intelligent, drôle et surtout factuel, force est de reconnaître que celui que par un incroyable retournement de réalité historique les nazistes taxent d’antisémitisme, de mangeur d’enfants ou d’on-ne-sait-quoi-d’autre a réponse à tout, connaît les dossiers sur le bout des doigts et se sort avec grâce et maestria des pièges tendus. Chapeau bas, c’est du grand Art, la bande d’inquisiteurices s’est retrouvée le bec dans l’eau, posséder tant de facultés intellectuelles est même tout bonnement incroyable de la part d’un garçon cisgenre hétéronormé.

    Évidemment, on a quelques raisons de supposer que si d’aventure le bonhomme accédait aux plus hautes fonctions de ce triste pays, nous serions rapidement aussi déçu·e·s que nous le fûmes après l’élection de « Tonton » le 21 floréal CLXXXIX. Mais c’est un choix, hein : arnaqué·e·s pour arnaqué·e·s, n’est-il pas moins infamant de se faire entuber par quelqu’un·e qui sait avoir et exprimer une pensée construite que par des neuneus dont le seul idéal politique est de rester consanguin·e·s ?

    Pour sa part votre seenthiseuse préférée s’en fiche, puisqu’à son âge elle elle sait qu’elle sera morte et enterrée bien avant le prochain scrutin. Cependant elle reste persuadée que si ce n’était pas le cas, « la question elle serait vite répondue ».

  • Three-year-old child forced to serve as her own attorney in Tucson immigration court
    https://coppercourier.com/2025/12/05/childrens-immigration-court

    More than a dozen undocumented minors were forced to serve as their own attorneys in front of an immigration judge as the Trump administration ramps up removal proceedings.

    Three-year-old Lucy approached the lawyer’s table wearing a multi-colored and floral dress and bright red pants.

    The child, barely old enough to talk, was one of 25 immigrant children forced to fight removal efforts by the Department of Homeland Security (DHS) at the Pima County immigration courthouse in Tucson on Nov. 24.

    Unable to reach the chair on her own, Lucy was lifted into the seat by Ana Islas, a lawyer with the Florence Immigrant and Refugee Rights Project (FIRRP), a nonprofit providing legal services to immigrants.

    Islas pulled out a brown teddy bear to ease the toddler’s nerves while she faced Judge Irene C. Feldman. Islas is not formally representing Lucy, but provided Feldman with information regarding Lucy’s case due to her age and inability to understand immigration proceedings.

    Lucy and the other unaccompanied minors who are fighting removal orders must appear in front of the judge, many without the help of a lawyer, to defend themselves from accusations of illegal entry into the US.

    At Lucy’s first hearing in August, an attorney with FIRRP explained that despite a desire to assist the child, the nonprofit lost most of their federal funding in March after the Trump administration terminated contracts. As a result of the funding cuts, the group is unable to take on new clients despite continued demand for their legal services.

  • The Age of the Untouchable Rich - The Climate Historian
    https://theclimatehistorian.substack.com/p/the-age-of-the-untouchable-rich

    Last Sunday, voters across Switzerland went to the polls to decide whether they should introduce a tax on extreme wealth to fund large scale climate action. The proposal called for a 50% tax on inheritances and gifts exceeding 50 million Swiss francs, while any amount below this threshold would remain tax-free. The revenue that supporters estimated would be about CHF 6 billion per year, would be dedicated exclusively to climate and environment-related projects, including energy efficient building renovations, renewable energy expansion, improvements in public transport, and broader ecological transition measures.

  • Aller à un concert de 10K personnes le soir de la Fête des Lumières et d’un match de Rubgy ✓
    Oublier les billets sur le meuble de l’entrée ✓
    Demander à ma chauffeuse de faire un aller-retour pour me les transmettre ✓
    Courir 2km A/R pour aller à la rencontre de la chauffeuse et éviter le gros des bouchons ✓
    Mettre le pied dans une flaque d’eau pendant la course ✓
    Avoir plus d’une tête de plus que le public rassemblé dans la fosse ✓
    Être entouré à 98% par un public féminin ✓
    Être entouré à 98% par un public d’âge largement inférieur ✓
    Et le clou : retrouver la voiture avec une (petite) vitre fracturée ✓

    A part ça, la filleule est ravie, au cours du spectacle, l’artiste s’est retrouvée de longs moments à moins de 3 mètres de là où on piétinait :-))

  • Israël autorisé à l’Eurovision-2026, plusieurs pays annoncent leur boycott
    Publié le : 04/12/2025 Par : FRANCE 24
    https://www.france24.com/fr/europe/20251204-israel-autorise-eurovision-2026-espagne-irlande-pays-bas-annoncen

    Israël pourra participer à la prochaine édition de l’Eurovision à Vienne en mai, « une large majorité » des membres de l’Union européenne de Radio-Télévision (UER) ayant estimé jeudi 4 décembre qu’il n’était pas nécessaire de voter sur la question, déclenchant instantanément des annonces de boycott de plusieurs pays.

    Les diffuseurs de l’Espagne, des Pays-Bas, de l’Irlande et de la Slovénie ont immédiatement annoncé qu’ils ne participeront pas à l’édition 2026, sur fond de critiques de la guerre à Gaza et de controverse autour du soutien public massif aux candidats israéliens lors des précédentes éditions.

    D’autres boycotts pourraient être annoncés, comme celui du diffuseur islandais RUV, qui prévoit une décision « mercredi ». Les diffuseurs ont peu de jours pour se décider, la liste finale des participants devant être présentée « avant Noël », selon l’UER. (...)

    #Eurovision #BDS

    • Jean-Noël Barrot
      @jnbarrot
      8:06 AM · 5 déc. 2025
      https://x.com/jnbarrot/status/1996838623342125172

      Non au boycott d’Israël au concours de l’Eurovision.

      Jamais la France ne s’engagera dans la voie du boycott d’un peuple, de ses artistes ou de ses intellectuels. Tout s’y oppose dans l’âme et la tradition de notre pays, celle de l’humanisme des Lumières : par la culture, chacun apprend à comprendre l’autre et se retrouve dans ce qu’il y a de plus universel en lui, son humanité. Y a t il meilleur moyen de cultiver la paix ?

      Je me réjouis que l’Eurovision n’ait pas cédé aux pressions, et que la France ait contribué à empêcher un boycott d’Israël dans cette enceinte. Je regrette profondément que plusieurs chaînes de télévision européennes aient fait un autre choix.

      J’appelle au refus catégorique de l’obscurantisme promu par les tenants du boycott dans les salles de spectacles comme dans les universités. Faudrait-il, par opposition à la politique d’un gouvernement, pousser la bêtise jusqu’à interdire les romans de David Grossman, les films d’Amos Gitaï, les concerts d’Avishai Cohen et de Daniel Barenboïm ?

      Assumons sans fard les différends politiques et les désaccords gouvernementaux, si profonds soient ils. Mais laissons la poésie, le cinéma et la musique rapprocher les êtres. Ne laissons pas la brutalisation du monde s’emparer des consciences et dresser les peuples les uns contre les autres. Opposons lui les armes de l’esprit.

      #Honte

    • Rappelé par Rima Hassan : [14 septembre 2023] La suspension de la coopération culturelle avec les artistes du Mali, du Niger et du Burkina Faso suscite l’indignation du monde de la culture en France, dont le titre initial (révélé par l’URL) était : *Le Ministère des Affaires étrangères interdit aux scènes culturelles subventionnées toute collaboration avec les artistes du Mali, du Niger et du Burkina Faso_
      https://www.lemonde.fr/culture/article/2023/09/14/le-ministere-des-affaires-etrangeres-interdit-aux-scenes-culturelles-subvent

      Sidération dans le spectacle vivant, où la crise qui sévit entre la France et le Niger, le Mali et le Burkina Faso vient de s’inviter sur un territoire artistique qui n’en demandait pas tant. « Sur instruction du ministère de l’Europe et des affaires étrangères », les établissements culturels subventionnés ont appris qu’ils devaient « suspendre, jusqu’à nouvel ordre, toute coopération avec les pays suivants : Mali, Niger, Burkina Faso ».

      Ce message, expédié par les directions générales des affaires culturelles (DRAC) aux structures culturelles qui dépendent de ses services (centres dramatiques et chorégraphiques nationaux et scènes nationales) a transité par le secrétariat du ministère de la culture. Les mesures préconisées sont radicales : « Tous les projets de coopération qui sont menés par vos établissements ou vos services avec des institutions ou des ressortissants de ces trois pays doivent être suspendus, sans délai, et sans aucune exception. Tous les soutiens financiers doivent également être suspendus, y compris via des structures françaises, comme des associations par exemple. De la même manière, aucune invitation de tout ressortissant de ces pays ne doit être lancée. A compter de ce jour, la France ne délivre plus de visas pour les ressortissants de ces trois pays sans aucune exception, et ce jusqu’à nouvel ordre. »

  • Toutes les centrales nucléaires françaises ont rejeté du tritium, selon la Criirad
    https://reporterre.net/Toutes-les-centrales-nucleaires-francaises-ont-rejete-du-tritium-selon-l

    Toutes les centrales nucléaires françaises rejettent du tritium. C’est le constat de la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) qui a alerté le 3 décembre sur des rejets non maîtrisés.

    Entre 2015 et 2024, 16 centrales ont enregistré des teneurs supérieures à 10 Bq/l dans les eaux souterraines, certaines dépassant 1 000 Bq/l comme le Bugey, Gravelines et Tricastin, détaille l’association.

    Les trois autres centrales (Golfech, Nogent-sur-Seine, Paluel) ont connu des épisodes similaires avant ou après cette période, notamment Nogent-sur-Seine le 17 janvier 2025.

    La Criirad souligne qu’aucune centrale n’a pu garantir la protection permanente des nappes et que tout rejet massif affecterait rapidement le milieu aquatique.

    Selon le réseau Sortir du nucléaire, la toxicité du tritium a été sous-évaluée, notamment quand il est absorbé par l’organisme, où il pénètre alors dans l’ADN des cellules.

    #nucléaire #tritium

  • The hunger strike is not being televised – nor will the last gasps of our dying freedoms
    https://jonathancook.substack.com/p/the-hunger-strike-is-not-being-televised

    Six political prisoners who targeted factories arming Israel’s genocide are weeks into a hunger strike. But in contrast to the IRA’s 1980s hunger strike, this one is being blanked by the media

    If we truly had a free media in the UK, rather than one serving the interests only of the state and billionaire class, this would be a front-page news story:

    Six political prisoners – held unlawfully for a year or more on remand, and retroactively deemed to be “terrorists” for trying to stop the Gaza genocide – have been on hunger strike for many weeks in prison. At least one is already seriously ill.

    There has been blanket silence from the media on these developments, and barely any coverage of the appalling conditions these political prisoners are being subjected to since Palestine Action was reclassified by Sir Keir Starmer’s government as a terrorist organisation – after their arrests.

    Notably, it is the first time a direct-action group, one that directs its violence against property – that is, factories making weapons to kill civilians in Gaza – rather than people, has been declared a terrorist organisation and put on the same footing as al-Qaeda and Islamic State.

    Under Britain’s draconian Terrorism Act, anyone expressing an opinion, even inadvertently, that might “encourage support” for a proscribed organisation – now including Palestine Action – can be arrested for supporting terrorism and faces a terrorism conviction.

    With at least 2,500 people arrested for holding placards stating “I oppose genocide. I support Palestine Action”, Britain’s jails could soon be flooded with many more such political prisoners.

    A judicial review of the government’s decision was heard in the past few days at the High Court, though again you are unlikely to know this, given the lack of interest from the British media. The judges’ ruling on the lawfulness of the government’s decision is expected in mid-January.

    But a related ruling this week from a judge in Jersey, hearing a terrorism case against peace activist Natalie Strecker, opens the door even more widely to political prosecutions. Despite freeing Strecker, Judge Saunders appeared to accept the British government’s argument that it is unlawful to advocate for international law, which expressly states that occupied peoples such as the Palestinians have a right to resist their illegal occupation.

    For anyone with a long memory, the current silence from our media should be shocking. The last major hunger strike by political prisoners in the UK occurred in the early 1980s. It was then that the Provisional IRA – an organisation that expressly claimed responsibility for bombing pubs, hotels, and public parks, in acts that killed many hundreds of civilians – organised a hunger strike in the Maze Prison, near Belfast, demanding improved prison conditions.

    One of the hunger strikers, Bobby Sands, became a household name in Britain. His story dominated headlines for weeks, and led to a major confrontation, through the media, with the Thatcher government. His death reverberated long afterwards, and ultimately ushered in the Northern Ireland peace process.

    Contrast that with our current moment. Imprisoned members of Palestine Action, an organisation that expressly eschews violence against people, and which is trying to stop a slaughter in Gaza that major human groups and genocide scholars are agreed amounts to a genocide, are on hunger strike because their rights are being grossly and systematically violated – as political prisoners. And there’s barely a peep from the media.

    Notably, there was similarly minimal media coverage of the prison conditions and legal abuses of another recent political prisoner. Journalist and publisher Julian Assange spent five years in London’s high-security Belmarsh prison, on trumped-up charges to justify extradition to the US for publishing details of British and US war crimes in Afghanistan and Iraq.

    The media gave his case the most cursory coverage and avoided detailing what he was accused of – because those details would have painted a damning picture the British and US governments. Without a trace of irony, the press paid more attention to speeches from the very politicians jailing Assange in which they condemned the suffering of political prisoners, including journalists, in Russia and China.

    None of this should be normal. The Palestine Action hunger strike is very obviously a major news story. The fact that it is getting almost no coverage is evidence of active government suppression, and active media collusion in that suppression.

    (...)

  • Nouveaux bombardements israéliens au Liban malgré des discussions "positives"
    https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20251204-nouveaux-bombardements-isra%C3%A9liens-au-liban-malgr%C3%A9-les-d

    “discussions positives” (la veille) selon le président libanais.

    Dieu merci elles n’ont pas été négatives.

    Les bombardements surviennent au lendemain d’une rencontre entre responsables civils libanais et israélien, dans le cadre de l’organisme de surveillance du #cessez-le-feu

    • Amal Saad sur X :
      https://x.com/amalsaad_lb/status/1996661781431812593

      Israël ne cherche pas à se normaliser en tant qu’État dans la région, mais en tant qu’État d’un type particulier – à savoir, une puissance coloniale expansionniste. Ainsi, lorsque le Liban nomme une figure politique pour diriger les négociations avec Israël, cela équivaut à la normalisation d’un projet colonial, et non simplement d’un État occupant.

      L’occupation implique un contrôle militaire temporaire, alors qu’Israël est colonial non seulement parce qu’il occupe un territoire, mais parce qu’il cherche à démilitariser ses voisins, à redessiner les frontières régionales et à reconfigurer la souveraineté afin d’imposer une hégémonie politique et économique à travers la région.

      Au cœur de son projet colonial se trouve l’objectif d’éteindre la résistance en tant que logique politique, et non seulement en tant que force militaire. Ces objectifs transcendent le Hezbollah, le Hamas ou tout mouvement de résistance particulier, car ce qu’Israël s’efforce d’éliminer, c’est la capacité de toute force à affirmer une souveraineté autonome ou contre-hégémonique. Il cherche donc à éradiquer les conditions structurelles sous lesquelles toute forme de résistance pourrait potentiellement émerger.

      Par extension, lorsque le Liban poursuit la criminalisation de la résistance comme il l’a fait le 5 août, il accomplit l’autre face de la normalisation de la domination coloniale israélienne.

  • Intelligence artificielle : Meta signe un accord de partenariat avec plusieurs médias internationaux, dont « Le Monde »
    https://www.lemonde.fr/le-monde-et-vous/article/2025/12/05/intelligence-artificielle-meta-signe-un-accord-de-partenariat-avec-plusieurs

    Le contrat encadre l’usage des contenus publiés par « Le Monde », « Télérama », le « Huffington Post » et « Le Nouvel Obs » dans les services d’IA développés par le groupe américain, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp.

    Comme avec Google il y a 10-15 ans, il y a de l’argent à gagner avec le déploiement généralisé des IA. Les publications veulent en profiter. Comme tous les crétins qui te disent qu’il faut l’utiliser pour tout et n’importe quoi. Apparemment, peu de monde parvient à comprendre la différence entre un processus déterministe... et un processus non-déterministe. Ou alors, il semble qu’on puisse se satisfaire de tout réaliser selon des processus non-déterministe en toute tranquillité d’esprit. (L’autre soir, c’était un type qui me disait qu’il faisait réaliser des modifications sur des plans électriques par une chaîne d’agents IA... puis qu’il montrait ça à ses copains qui vivent de ça, et que les copains, ils pleurent ; bon courage pour détecter les pannes quand il y en aura ; parce qu’il y en aura, comme quand ce sont les humains qui le font, oui... mais... si on continue comme ça, y-aura plus d’humain pour déboguer...)

  • La France ne prolonge pas sa participation au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, selon plusieurs associations
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/11/21/la-france-ne-prolonge-pas-sa-participation-au-fonds-mondial-de-lutte-contre-

    La France, qui avait promis 1,596 milliard d’euros de dons lors du dernier appel aux dons, en 2022, n’a formulé aucune promesse cette année.

    L’objectif de collecte de 18 milliards de dollars permettait, selon les calculs du fonds, de sauver 23 millions de vies sur [?] et de réduire des deux tiers environ (64 %) le taux de mortalité combiné du sida, de la tuberculose et du paludisme d’ici 2029.

    • « La fin du sida est à portée de main, et c’est à la France de donner le coup décisif », Françoise Barré-Sinoussi, Virologue
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/21/francoise-barre-sinoussi-virologue-la-fin-du-sida-est-a-portee-de-main-et-c-

      Ce vendredi 21 novembre se tient à Johannesburg (Afrique du Sud), en marge du G20, un événement crucial pour la santé mondiale : la 8e conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, un partenariat qui finance et soutient des programmes de lutte contre le #sida, la #tuberculose et le #paludisme dans plus de 120 pays. En vingt ans, ces programmes ont permis de sauver près de 70 millions de vies, soit presque l’équivalent de la population française.

      Les résultats du Fonds mondial sont particulièrement remarquables en matière de lutte contre le VIH/sida. Dans les pays soutenus par le fonds, les décès liés au virus ont chuté de 80 %. Grâce au déploiement des traitements #antirétroviraux et aux outils de prévention innovants, tels que la prophylaxie pré-exposition (#PrEP), nous avons franchi des étapes que nous n’osions envisager il y a encore vingt ans. Si ses principaux soutiens, dont la France, refinancent pleinement le Fonds mondial pour les trois prochaines années, nous pourrions raisonnablement entrevoir la fin d’une épidémie née il y a près d’un demi-siècle.

      Certes, le VIH/sida est toujours là. En 2024, 1,3 million de personnes ont été nouvellement infectées dans le monde, 9,2 millions de personnes vivant avec le VIH n’avaient pas accès à un traitement antirétroviral, et 630 000 personnes sont mortes de maladies liées au virus.

      Une génération sans VIH

      Mais, aujourd’hui, une nouvelle avancée scientifique apporte un espoir inédit : le lénacapavir, un traitement préventif qui ne nécessite que deux doses par an et protège à 99,9 % contre l’infection. S’ouvre alors une perspective fabuleuse : celle d’une génération sans sida. Mais cette promesse ne deviendra réalité que si nous garantissons un accès rapide et équitable à ce traitement, partout dans le monde.

      Dans cette dernière ligne droite et plus que jamais, la lutte requiert un niveau de financement suffisant. Cet investissement est un impératif moral pour nos gouvernants et pour nous tous. Le sort de millions de vies nous y oblige. Face à ce tournant historique, la France doit être à la hauteur de son héritage, de ses responsabilités et de ses convictions. Puissance mondiale engagée en faveur de la solidarité et du multilatéralisme, notre pays occupe une place singulière dans l’histoire de la lutte contre le VIH.

      Notre pays est celui de l’identification du virus et le berceau d’associations de lutte mondialement connues. La France est aussi la première donatrice européenne au Fonds mondial, qu’elle a contribué à créer en 2002 sous l’impulsion du président Jacques Chirac et du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan. Notre pays a également été à l’origine de mécanismes de financements innovants permettant de soutenir le Fonds mondial, mais aussi Unitaid, qui, ensemble, accélèrent le déploiement des nouveaux produits de santé à des prix abordables dans les pays qui en ont le plus besoin. Le prix d’un traitement antirétroviral a ainsi été réduit de 10 000 dollars (8 677 euros) à 37 dollars (32 euros) par an.

      Révélateur des inégalités

      Dans la lignée de ses prédécesseurs, le président Emmanuel Macron a lui aussi marqué son engagement dans la lutte contre le sida en renouvelant, à deux reprises, la contribution française au Fonds mondial. Aujourd’hui, la France est attendue à nouveau. Si nous sommes conscients de la situation financière actuelle et du choix difficile que cela représente dans un moment de fortes restrictions, cet effort est à la hauteur de l’engagement de la France en santé mondiale, à la fois par son rôle historique, mais aussi pour incarner une vision du monde fondée sur la solidarité, l’égalité et la dignité humaine.

      Car le VIH n’est pas qu’un virus : c’est un révélateur des inégalités. Les femmes et les filles, dans de nombreuses régions, sont les premières victimes, parce que leurs droits sont bafoués, leur voix réduite au silence, leur santé négligée. C’est aussi bien sur le terrain du financement que sur celui des valeurs que la France doit agir. Car les outils biomédicaux, aussi novateurs et efficaces soient-ils, ne suffiront pas pour endiguer la maladie.

      Il est nécessaire d’investir pour protéger et renforcer la connaissance et la recherche scientifiques à l’heure où celles-ci sont menacées de toutes parts – par les coupes budgétaires, mais aussi par la désinformation qui prospère sur les réseaux sociaux, nourrie par une défiance croissante à l’égard de la science et de la parole institutionnelle. Mais nous devons aussi défendre l’accès à la prévention et aux soins, très lourdement affectés par les coupes budgétaires dans l’aide internationale en santé qui ont été décidées en cascade depuis le début de l’année.

      Forte de ses valeurs universelles, de ses associations combatives et de son excellence scientifique, la France peut, en maintenant son plein soutien au Fonds mondial, demeurer dans la lignée de son engagement historique et unique contre les grandes pandémies et ainsi éviter des centaines de milliers de nouvelles infections et de morts dans les années à venir.

      #lénacapavir

  • Vaccin contre le Covid : l’étude révolutionnaire qui enterre définitivement les accusations des antivax
    https://www.liberation.fr/societe/sante/vaccin-contre-le-covid-letude-revolutionnaire-qui-enterre-definitivement-

    Cinq ans après le début de la vaccination Covid, une étude de grande ampleur compare la mortalité à long terme des vaccinés et non vaccinés. Christian Lehmann est médecin et écrivain.

    #paywall :-/

    • Si plusieurs études épidémiologiques ont montré la sécurité du #vaccin sur le court terme dans les trois mois suivant l’injection (ainsi que la diminution de la mortalité), aucune jusqu’ici n’avait pu étudier les effets à long terme des #vaccins_ARNm, dans la mesure où les vraies études scientifiques prennent du temps, de l’énergie, à la différence des torchons rédigés en copier-coller en trois jours sur une paillasse à l’IHU Marseille. Et c’est chose faite, avec une étude d’Epi-Phare, pilotée par le professeur Mahmoud Zureik, publiée ce jeudi 4 décembre dans le Journal of American Medicine, évaluant la mortalité toutes causes sur quatre ans, chez des individus âgés de 18 à 59 ans.

      Construite à partir des informations du Système national des données de santé, sur 22,7 millions d’individus vaccinés en France, et 5,9 millions d’individus non vaccinés, cette étude compare la mortalité des deux groupes. L’adhésion à la vaccination étant volontaire, sauf pour les soignants – dont certains députés LFI bataillaient pour protéger leur liberté à contaminer des patients fragiles –, les deux groupes ne sont pas exactement identiques : parmi les vaccinés on trouve plus de personnes âgées, et plus de personnes présentant des maladies lourdes, des comorbidités.

      Eh bien malgré ces facteurs de risque plus élevés, cette population de vaccinés présente une plus faible mortalité très nette au bout de quatre ans que la population de non-vaccinés, pourtant en moyenne plus jeune et en meilleure santé. « Comparativement aux non-vaccinés, les individus vaccinés présentaient un risque de décès pour Covid-19 sévère hospitalisé réduit de 74 %, et un risque de décès toutes causes réduit de 24 %», précise l’étude.

      Epi-Phare n’en est pas à sa première étude sur le Covid, loin de là. Depuis le début de la pandémie, ce groupement d’intérêt scientifique parrainé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et l’Assurance maladie réalise, coordonne et met en œuvre une expertise publique indépendante, et la publication de nombreuses études rigoureuses sur l’utilisation du Paxlovid, sur le recours à l’oxygénothérapie à domicile, sur les risques de formes graves de #Covid pour les personnes prenant certains médicaments immunodépresseurs, et en pratiquant une surveillance pharmaco-épidémique extrêmement vigilante sur les éventuels effets indésirables des vaccins. C’est ainsi qu’Epi-Phare avait étudié les troubles menstruels pouvant survenir dans les mois suivant la vaccination, avait pu démontrer l’absence de risque de malformation néonatale chez les bébés dont la mère s’était vaccinée pendant la grossesse, et avait quantifié le risque, faible mais non négligeable, de myocardites (de pronostic heureusement moins sévère que les myocardites liées au virus) dans la semaine suivant la seconde dose de vaccin ARNm chez les jeunes adolescents de sexe masculin.

      Cette nouvelle étude est révolutionnaire de par le nombre de patients pris en compte : l’ensemble de la population française vaccinée et non vaccinée en 2021, suivie pendant cinq ans. (...)

      Les personnes vaccinées meurent moins que les personnes non-vaccinées… Pas seulement du Covid, mais quelle que soit la cause de la mort. Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien ce que nombre de soignants ont répété pendant toute la pandémie, sans grand relais : la #désinformation tue. Elle éloigne ceux qui en tombent victimes non seulement de la vaccination, mais aussi des soignants et des #soins adaptés. La désinformation fait naître une perte de confiance, amène une partie de la population, en général moins favorisée socialement, à ne pas se soigner.

      https://justpaste.it/l4vjp

  • ‘End-to-end encrypted’ smart toilet camera is not actually end-to-end encrypted | TechCrunch
    https://techcrunch.com/2025/12/03/end-to-end-encrypted-smart-toilet-camera-is-not-actually-end-to-end-encr

    Earlier this year, home goods maker Kohler launched a smart camera called the Dekoda that attaches to your toilet bowl, takes pictures of it, and analyzes the images to advise you on your gut health.

    Je pensais qu’il fallait que tu le sachiasses.

  • Avant Trump : quand Obama banalisait les #Exécutions_extrajudiciaires
    https://lvsl.fr/avant-trump-quand-obama-banalisait-les-executions-extrajudiciaires

    Les frappes de #Drones menées par les États-Unis dans les Caraïbes - officiellement pour neutraliser des trafiquants vénézuéliens - ravivent le spectre d’une escalade régionale et d’une nouvelle guerre de changement de régime. Mais au-delà de la conjoncture, ces opérations s’inscrivent dans une trajectoire plus profonde : celle d’un pouvoir présidentiel américain qui, depuis vingt ans, s’est arrogé le droit de mener des exécutions extrajudiciaires. Les démocrates, qui s’émeuvent de ces pratiques, ont pourtant contribué à leur banalisation sous l’ère Obama.

    #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #International #L'Amérique_latine_en_question #Barack_Obama #Donald_Trump #Venezuela

  • Une étude constate que les politiciens (membres du Congrès US) voient leur portefeuilles boursiers augmenter de 47% dès lors qu’ils ne sont plus dans l’opposition et accèdent au pouvoir. En effet, ils sont mieux informés d’un plus grand nombre de projets législatifs, et ils achètent ou vendent les actions en fonction des lois qui vont passer.
    « Using transaction-level data on US congressional stock trades, we find that lawmakers who later ascend to leadership positions perform similarly to matched peers beforehand but outperform them by 47 percentage points annually after ascension. Leaders’ superior performance arises through two mechanisms. The political influence channel is reflected in higher returns when their party controls the chamber, sales of stocks preceding regulatory actions, and purchase of stocks whose firms receiving more government contracts and favorable party support on bills. The corporate access channel is reflected in stock trades that predict subsequent corporate news and greater returns on donor-owned or home-state firms. »
    Le PDF de l’étude : https://www.nber.org/system/files/working_papers/w34524/w34524.pdf

  • Glyphosate : l’une des plus influentes études garantes de la sûreté de l’herbicide rétractée, vingt-cinq ans après sa publication
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/12/03/glyphosate-l-une-des-plus-influentes-etudes-garantes-de-la-surete-de-l-herbi

    Une étude de 2000 qui concluait à la sûreté du célèbre herbicide, largement citée depuis lors, vient d’être officiellement désavouée par la revue qui l’avait publiée. Les scientifiques signataires sont suspectés d’avoir endossé un texte préparé par des cadres de #monsanto.

    -- Permalien

    #science #lobbying

    • Un quart de siècle après sa publication, l’un des articles de recherche les plus influents jamais publiés sur le potentiel cancérogène du #glyphosate a été rétracté pour « plusieurs problèmes critiques (…) portant atteinte à [son] intégrité académique et à ses conclusions ». Dans une notice de rétractation du vendredi 28 novembre, la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology a annoncé que l’étude, datée d’avril 2000 et qui concluait à la sûreté du célèbre herbicide, est retirée de ses archives. Ce désaveu intervient vingt-cinq ans après sa publication, et huit ans après les révélations de milliers de documents internes de la firme #Monsanto rendus publics par la justice américaine (les « Monsanto Papers »), indiquant que les réels auteurs de l’article ne seraient pas ses signataires – Gary M. Williams (New York Medical College), Robert Kroes (Ritox, université d’Utrecht, Pays-Bas) et Ian C. Munro (Intertek Cantox, Canada) –, mais plutôt des cadres de la société.

      Cette pratique, baptisée « #ghostwriting » (littéralement « écriture fantôme »), est considérée comme une forme de #fraude_scientifique. Elle consiste, pour certaines firmes, à rémunérer des chercheurs afin qu’ils acceptent de signer des articles de recherche dont ils ne sont pas les auteurs. La motivation est simple : lorsqu’une étude s’avère favorable à un pesticide ou à un médicament, elle apparaît bien plus crédible si elle n’est pas signée par des scientifiques de la société qui le commercialise.

      Avec des mots prudents, Martin van den Berg, coéditeur en chef de Regulatory Toxicology and Pharmacology, rappelle que « des employés de Monsanto ont pu contribuer à la rédaction de l’article sans être dûment crédités comme coauteurs ». « Ce manque de transparence soulève de sérieuses questions éthiques sur l’indépendance et la responsabilité des auteurs, ainsi que sur l’intégrité scientifique des études de cancérogénicité présentées », écrit-il. D’autres manquements sont indiqués, en particulier l’absence de mention de la rémunération des auteurs par Monsanto. « Cette rémunération potentielle soulève d’importantes questions d’éthique et remet en cause l’objectivité académique apparente des auteurs dans cette publication », ajoute M. van den Berg.

      Soupçons sans équivoque

      Les conclusions sont sujettes à caution. L’article rétracté était supposé être une synthèse de l’ensemble des données pertinentes disponibles sur la sûreté du glyphosate, mais les auteurs n’y ont « pas inclus plusieurs études de toxicité chronique et de cancérogénicité », relève M. van den Berg. « Les raisons de cette omission restent inconnues, ce qui remet en question l’objectivité générale des conclusions présentées. » Le dernier des trois signataires encore en vie, Gary M. Williams, professeur émérite au New York Medical College, n’a pas répondu aux sollicitations de la revue ni à celles du Monde.

      Les soupçons de ghostwriting pesant sur l’article de M. Williams et ses cosignataires sont sans équivoques. En 2017, dans l’un des volets de son enquête sur les « Monsanto Papers », Le Monde rapportait que les cadres de Monsanto échangeaient par courriels, en 2015, sur la conduite à tenir pour produire de nouvelles synthèses destinées à attester de la sûreté du glyphosate dans la littérature scientifique. Il s’agissait alors de convaincre les agences réglementaires. L’un des hauts responsables de la firme recommandait à ses collègues de recourir à du ghostwriting, en sollicitant des chercheurs indépendants qui « n’auraient plus qu’à éditer et écrire leur nom, pour ainsi dire », sur un texte prérédigé. Il citait sans ambages un précédent : « Rappelez-vous que c’est comme ça qu’on avait géré le papier de [Gary] Williams, [Robert] Kroes et [Ian] Munro en 2000. » M. Williams a cependant toujours affirmé avoir rédigé sa partie du texte.

      Caractère frauduleux

      Pourquoi, alors que ces documents ont été rendus publics par la presse en 2017, a-t-il fallu attendre huit ans pour voir l’article en question rétracté ? Interrogé, M. van den Berg explique que cette situation lui était inconnue jusqu’à la publication, en septembre, d’un article des historiens des sciences Alexander Kaurov (université Victoria de Wellington, Nouvelle-Zélande) et Naomi Oreskes (université Harvard) dans la revue Environmental Science and Policy. Les deux chercheurs y analysaient la destinée de la synthèse signée de MM. Williams, Kroes et Munro, après que son caractère frauduleux avait été rendu public : il a continué à être cité dans la littérature scientifique à l’appui de l’innocuité du glyphosate. Il était encore mentionné, le 20 novembre, dans une étude publiée par Scientific Reports.

      M. Kaurov et Mme Oreskes relevaient l’influence persistante de l’article sur la littérature scientifique, mais aussi sur le débat public et la réglementation. « Il figure parmi les 0,1 % des articles les plus cités traitant du glyphosate », écrivent les deux historiens. « Nos conclusions soulignent la nécessité de mettre en place des politiques plus strictes dans les revues scientifiques afin de filtrer et de retirer les articles rédigés par des ghostwriters, concluaient-ils. Et ce afin de préserver l’intégrité de la science et la santé publique. » Comme le note M. van den Berg, l’article rétracté a eu « un impact considérable sur les décisions réglementaires sur le glyphosate et le Roundup pendant des décennies ». Selon un décompte du Monde, il est cité à une quarantaine de reprises dans le rapport d’expertise européen de 2015 qui a conduit à la réautorisation de l’herbicide en 2017 .

      Dans son enquête, Le Monde avait identifié d’autres articles « ghostwrités », dans les revues Critical Reviews in Toxicology ou encore Journal of Toxicology and Environmental Health, Part B. Aucun n’a été rétracté.

      Stéphane Foucart

  • L’Etat condamné pour ne pas avoir assuré l’éducation à la vie affective et sexuelle des élèves pendant plus de vingt ans

    https://www.franceinfo.fr/societe/education/l-etat-reconnu-coupable-de-carence-fautive-pour-n-avoir-pas-organise-les-

    En mars 2023, le Planning familial, Sidaction et SOS Homophobie avaient saisi la justice administrative. Depuis 2001, la loi prévoit « au moins trois séances annuelles » d’Evars dans les écoles, collèges et lycées. Ces dernières ont pour objectif la présentation d’"une vision égalitaire des relations entre les femmes et les hommes", « l’apprentissage du respect dû au corps humain » et la sensibilisation « aux violences sexistes ou sexuelles ainsi qu’aux mutilations sexuelles féminines », précise l’article L312-16 du Code de l’éducation(Nouvelle fenêtre). Pourtant, 17% des 15-24 ans déclaraient n’avoir jamais bénéficié d’une seule séance lors de leur scolarité, dans un sondage Ifop(Nouvelle fenêtre) publié en mars 2023.

    S’il reconnaît les manquements de l’Etat, ainsi que le préjudice moral des associations requérantes à qui il accorde un euro de réparation symbolique, le tribunal estime en revanche que cette situation est désormais résolue. Le Conseil supérieur de l’éducation a en effet approuvé, en janvier 2025, le premier (Nouvelle fenêtre)programme des séances Evars, matérialisé dans un arrêté et une circulaire en février et entré en application à la rentrée scolaire 2025-2026.

  • Fêtes de fin d’année : 400 tonnes de pétards et feux d’artifice arrivent à La Réunion, soit deux fois plus que l’an dernier
    https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/fetes-de-fin-d-annee-400-tonnes-de-petards-et-feux-d-artifice-arri

    Les fêtes s’annoncent explosives à La Réunion. Près de 400 tonnes de pétards et de feux d’artifices arrivent dans l’île, soit deux fois plus que l’an passé. C’est l’une des plus grandes importations de ces dernières années. Durant les fêtes, les Réunionnais dépensent en moyenne entre 50 et 100 euros dans ces marchandises.

    Publié le 3 décembre 2025 à 14h45

    Ça fait combien en équivalent CO2 ?

    (comment vous voulez rester même rien qu’un peu optimiste pour l’avenir de nos gamin·e·s ?)

  • Google Starts Sharing All Your Text Messages With Your Employer
    https://www.forbes.com/sites/zakdoffman/2025/12/03/google-starts-sharing-all-your-text-messages-with-your-employer

    Microsoft triggered a viral furor when it revealed a Teams update to tell your company when you’re not at work. Now Google has done the same. Forget end-to-end encryption. A new Android update means your RCS and SMS texts are no longer private.

    #oups, encore d’autres outils qui te trahissent sans en avoir l’air.

  • UK completes passport-free border trial with biometric e-gates | Biometric Update
    https://www.biometricupdate.com/202511/uk-completes-passport-free-border-trial-with-biometric-e-gates

    The UK has started testing a “contactless” border control system that allows British travelers to enter the country without showing their passports. The system relies on biometric e-gates, which match faces of British passport holders with government databases using facial recognition to confirm their identity.

    Ta binette dans ton passeport biométrique, elle est bientôt hackée et disponible sur tous les Internets pour alimenter tous les systèmes défectueux de reconnaissance faciale.

  • India orders smartphone makers to preload state-owned cyber safety app | Reuters
    https://www.reuters.com/sustainability/boards-policy-regulation/india-orders-mobile-phones-preloaded-with-government-app-ensure-cyber-safet

    - Directive affects Apple, Samsung, Vivo, Oppo, Xiaomi
    – Government says app combats cyber security threats
    – Industry concerned over lack of prior consultation
    – India has more than 1.2 billion telecom users

    Ton terminal qui te trahit, c’est bientôt obligatoire que l’Etat il peut lire tout ce qu’il y a dedans (bientôt chez nous aussi, le Monde Libre).

  • Le Venezuela dénonce la « vente forcée » par la justice américaine de la compagnie pétrolière Citgo
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/le-venezuela-denonce-la-vente-forcee-par-la-justice-america

    Connaissance des Énergies avec AFP parue le 02 décembre 2025

    Le Venezuela a dénoncé mardi l’autorisation par un tribunal américain de la vente de sa compagnie pétrolière Citgo, filiale américaine du géant public pétrolier vénézuélien PDVSA, dans le cadre d’un processus de vente aux enchères au profit de ses créanciers.

    Citgo, qui est contrôlé par l’opposition vénézuélienne (qui a nommé la direction) depuis 2019 et les sanctions américaines contre Caracas, accumule près de 20 milliards de dettes.

    Le juge Leonard Stark, du Delaware, a autorisé la semaine dernière la vente de la compagnie pétrolière à une filiale d’Elliott Investment Management, après confirmation de l’offre lors d’une enchère organisée par le tribunal.

    Dans un communiqué lu à la télévision, la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez a « rejeté fermement la décision adoptée dans la procédure judiciaire de +vente forcée+ de l’entreprise Citgo ». Le Bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC) du Département du Trésor des États-Unis doit autoriser l’opération.

    • Citgo, qui est contrôlé par l’opposition vénézuélienne (qui a nommé la direction) depuis 2019 et les sanctions américaines contre Caracas, accumule près de 20 milliards de dettes. !!!

  • Plus de 257 millions d’euros pour un logiciel inutilisable : le projet XPN de la police nationale étrillé par la Cour des comptes
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/12/02/plus-de-257-millions-d-euros-pour-un-logiciel-inutilisable-le-projet-xpn-de-

    Un outil informatique inefficace, qui nécessite 17 clics de souris pour enregistrer un fichier au format PDF, couplé à un coût pharaonique de 257,4 millions d’euros de développement depuis 2016. L’ordonnance de règlement rendue le 16 octobre par Michèle Coudurier, magistrate chargée de l’instruction à la chambre du contentieux de la Cour des comptes, étrille le logiciel de rédaction de procès-verbaux de la police.

    Ce document de plus de 500 pages, que Le Monde a pu consulter, d’une précision juridique et financière chirurgicale, décortique les responsabilités de cinq commissaires de police, de deux généraux de gendarmerie, de cinq directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, de trois secrétaires généraux du ministère de l’intérieur et d’un administrateur civil pour des faits relevant de la « violation des règles de contrôle budgétaire » et, surtout, du « défaut d’organisation et de surveillance » d’un programme jugé pourtant « particulièrement structurant » à l’ère du numérique. L’outil est toujours inutilisable, dix ans après son lancement.

    https://justpaste.it/l69im

  • Labélisation des médias  : le grand n’importe quoi  !

    Après un discours de Macron qui annonçait «  tout faire pour que soit mis en place un label  », toute la droite et son extrême sont montées au créneau pour hurler à la dictature.

    Déjà, il semblerait que Macron lui même n’y comprenne rien en disant qu’ « on doit distinguer les réseaux et les sites qui font de l’argent avec la pub personnalisée et les réseaux, les sites d’information » alors que la plupart des journaux français impose justement la pub personnalisée.

    Le discours avançait aussi que «  c’est important qu’il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puisse dire ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l’information  », précisant bien que ce n’était pas du ressort de l’état... sans indiquer qui sera responsable, mais donnant pour example la Journalism Trust Initiative par RSF... et les gros cabinets de conseil  : https://journalismtrustinitiative.org (et j’ai bien essayé de consulter quels médias étaient ainsi certifiés mais sans succès)

    Je rappellerai quand même la malheureuse initiative du Monde nommée Le Décodex qui s’est fini en eau de boudin.

    Et c’est assez comique de constater comment toute la presse et les politiques d’(extrême) droite montent au créneau. Sans faire la liste, le dernier en date est notre copain Retailleau qui lance une pétition contre la «  police de la pensée  » (mais rassurez vous, il est toujours pour la police du LBD)  :
    https://petition.qomon.org/1887a5b7-medias-oui-a-la-liberte-non-a-la-labellisation

    On a même notre Rachida nationale qui vient nous assurer que «  Jamais le président de la République n’a émis l’idée d’une labellisation des médias par l’Etat.  »

    Qqs articles sur le sujet  :
    https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2025/12/02/emmanuel-macron-assure-n-avoir-jamais-evoque-de-label-d-etat-pour-les-medias

    https://www.franceinfo.fr/politique/emmanuel-macron/lutte-contre-la-desinformation-ou-ministere-de-la-verite-on-vous-resume-l

    edit : style et ortograf

  • Middle East Eye sur X : "
    https://x.com/MiddleEastEye/status/1995952817266196499

    “My medical insurance refused to reimburse me. I have a private medical insurance and they refused to reimburse me because I’m sanctioned by the US”

    Francesca Albanese speaks to
    @mathildamall on MEE Live about the severe implications of US sanctions on an individual, such as in Albanese’s case, with fears that Donald Trump may sanction the ICC.

    What would that mean for global justice?

    https://video.twimg.com/amplify_video/1995952731882749952/vid/avc1/320x568/jSZmUIK-zudkNc3m.mp4?tag=21