BigGrizzly

Groumpf

  • Udi Evental sur X :
    https://x.com/UEvental/status/2085732821524451646

    Mohammad Ali Shabani sur X :
    https://x.com/mashabani/status/2085795421167718838

    Bonne perspective israélienne sur le pacte saoudo-pakistanais-turc :

    « La Turquie a déjoué nos plans

    Il semble que l’accord entre Riyad et Ankara éloigne un peu plus la normalisation avec l’Arabie saouditele développement stratégique le plus vital pour renforcer la position d’Israël et son intégration dans la région – qui a été rangé dans le placard pour le moment...

    Dans la géopolitique du Moyen-Orient, “il n’y a pas de vide”. La politique du gouvernement israélien de “taureau dans un magasin de porcelaine” dans la région a conduit au gel des initiatives de normalisation [arabes] et à l’organisation d’un camp modéré. Cela a ouvert la voie à des [nouvelles] configurations et à l’entrée de nouveaux acteurs, pas toujours positifs. »

    • Danny (Dennis) Citrinowicz ,داني سيترينوفيتش sur X :
      https://x.com/citrinowicz/status/2085782981788962933

      Ça ne concerne pas qu’Israël : la signification de l’accord signé en Arabie Saoudite - et le message à l’Iran

      L’inquiétude d’Israël face à l’accord de défense entre l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan, et face à la formation d’un bloc sunnite hostile, est justifiée, mais croire que ce serait la seule motivation passe à coté de la principale motivation saoudienne : une profondeur stratégique face aux menaces régionales • pour Téhéran aussi, c’est une bonne raison de s’inquiéter

    • Israël s’inquiète après l’appel à un « front militaire uni » entre la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite - RFI
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20260809-isra%C3%ABl-s-inqui%C3%A8te-apr%C3%A8s-l-appel-%C3%A0-un-front-militair

      En Israël, on peut dire que la signature de cet accord tripartite par la Turquie, le Pakistan et l’Arabie saoudite prend les contours d’un cauchemar stratégique. Qualifiée par Ankara d’équivalent des principes de défense collective de l’Otan, cette alliance militaire engage la Turquie, l’Arabie saoudite et surtout le Pakistan — la seule puissance nucléaire du monde musulman — à une assistance mutuelle automatique.

      Dans la foulée, le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Asif a enfoncé le clou en qualifiant Israël d’État « illégitime » et en appelant le monde musulman à former un « front militaire uni » contre lui [voir https://seenthis.net/messages/1185642]

      Tel-Aviv redoute un isolement régional

      La menace est considérée comme d’autant plus grande par Israël que ce bloc ambitionne désormais de coopter l’Égypte et d’ouvrir des passerelles avec l’Iran.

      En voyant se structurer à ses portes une coalition armée d’une telle ampleur, Israël redoute de voir s’effondrer des acquis diplomatiques tels que les accords d’Abraham, signés à partir de 2020 par Israël avec plusieurs États musulmans (Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc, Soudan et Kazakhstan, entre autres) et de se retrouver piégé dans un isolement régional sans précédent.

    • Why Cairo didn’t turn up for the Quad defense pact party | MadaMasr
      https://www.madamasr.com/en/2026/08/09/feature/politics/why-cairo-didnt-turn-up-for-the-quad-defense-pact-party

      A senior Egyptian official and an Egyptian state official who spoke about the prospect of the Quad transforming into a regional defense framework in recent months, both pointed out that it is unreasonable for anyone to expect the Gulf to turn to anyone but the US to secure its interests. 

      “[Discussion about a new regional security architecture] is all very theoretical because I don’t think Gulf countries, no matter how upset they are with the Americans, will turn their back on the US,” the senior Egyptian official said in June. “They cannot be without the US. The US is offering the Gulf new security packages, and I think whatever else they might take in terms of cooperation with Pakistan, Turkey, Egypt or any other country, is only partial. For Gulf countries, the key player in terms of defense, before the war on Iran and after the war on Iran, is the US. They wouldn’t go to China, they wouldn’t go to Russia, and, certainly, they wouldn’t go to any other country like Egypt or Turkey.”

  • British widow, 78, told to leave Sweden under Brexit rules after living there for 21 years
    https://www.theguardian.com/world/2026/aug/10/british-widow-78-told-to-leave-sweden-under-brexit-rules-after-living-t

    A 78-year-old British widow who has lived in Sweden for 21 years is fighting deportation from the country after authorities told her a post-Brexit application to stay had been submitted too late.

    Her case is the latest of 2,500 British people ordered to leave the country after Brexit in what campaigners and the UK’s Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) have said is an inexplicably hardline approach taken by the Swedish authorities. It comes two years after Sweden threatened to deport a British woman with dementia in a care home shortly before she died.

  • TSA Chief Out After Agents Fail 95 Percent of Airport Breach Tests
    https://www.nbcnews.com/news/us-news/investigation-breaches-us-airports-allowed-weapons-through-n367851

    The acting head of the Transportation Security Administration was reassigned Monday after an internal investigation by the Department of Homeland Security found security failures at dozens of the nation’s busiest airports. The breaches allowed undercover investigators to smuggle weapons, fake explosives and other contraband through numerous checkpoints.

    (...)

    In one case, an alarm sounded, but even during a pat-down, the screening officer failed to detect a fake plastic explosive taped to an undercover agent’s back. In all, so-called “Red Teams” of Homeland Security agents posing as passengers were able get weapons past TSA agents in 67 out of 70 tests — a 95 percent failure rate, according to agency officials.

    (...)

  • Violences sexuelles sur mineurs : l’association de la PJ dénonce une « trahison » de Darmanin | Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/france/violences-sexuelles-sur-mineurs-lassociation-de-la-pj-denonce-une-trahi

    L’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) dénonce ce dimanche « l’hypocrisie » et « la trahison » de Gérald Darmanin, après sa note au ministre de l’Intérieur détaillant les défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par les services d’enquête.

    L’Association nationale de police judiciaire (ANPJ) dénonce ce dimanche « l’hypocrisie » et « la trahison » du garde des Sceaux Gérald Darmanin, « resté place Beauvau plus de quatre ans », après sa note au ministre de l’Intérieur détaillant les nombreuses défaillances dans le traitement des violences sexuelles sur mineurs par les services d’enquête. « C’est bien son propre bilan de ministre de l’Intérieur que l’actuel ministre de la Justice torpille aujourd’hui », estime dans un communiqué l’ANPJ.

    « Ces constats et alarmes sont justifiés »
    Dossiers « fantômes », enquêtes à l’abandon ou perdues, manque d’effectifs et de formation : dans cette longue note datée du 29 juillet, révélée samedi par _Le Mond_e et consultée par l’AFP, Gérald Darmanin synthétise à Laurent Nuñez les remontées d’informations établies par les parquets généraux sur ce contentieux devenu la priorité de son ministère depuis la vague d’indignation provoquée par l’affaire Lyhanna.

    Cette collégienne de 11 ans avait été retrouvée morte en juin dans le Gers, le principal suspect de sa mort, Jérôme Barella, mis en examen pour viol et meurtre d’une mineure, avait fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur des mineures sans être inquiété.

    « Ces constats et alarmes sont justifiés », considère l’ANPJ, qui « fustige l’hypocrisie et dénonce la trahison de l’ex-ministre de l’Intérieur, véritable Docteur Darmanin et Mister Gérald ».

    « Dans ce rapport, Docteur Darmanin, ministre de la Justice, se livre à un exercice d’inventaire des lacunes des services de police judiciaire du ministère de l’Intérieur, si longtemps occupé par Mister Gérald, resté place Beauvau plus de quatre ans, soit plus qu’aucun de ses prédécesseurs depuis 50 ans », cingle l’ANPJ.

    « Personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers »
    Le ministre « dénonce à raison aujourd’hui le déficit alarmant d’enquêteurs, y compris dans les unités spécialisées, et l’accumulation de procédures en souffrance », poursuit l’association, qui regroupe des enquêteurs de la PJ chargés de la délinquance de haut spectre (criminalité organisée, financière, etc.), hostiles à la réforme de la police menée en 2024.

    Le garde des Sceaux a publié dimanche sur X un courrier de trois pages envoyé à Laurent Nuñez ainsi qu’à la ministre de la Santé et des Familles Stéphanie Rist, « pour que nulle fake news n’existe ». Ce courrier résume la note de 12 pages consultée samedi par l’AFP.

    « Personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers et aux gendarmes (plus de 8 000 !), donné autant de moyens, sous l’autorité du président de la République, et s’est intéressé autant à la protection des mineurs que lors de mon passage à l’Intérieur voilà deux ans », se défend-il dans un message sur ce réseau social.

  • How to make error-diffused QR codes
    https://www.andrewt.net/dithered-qr-codes

    A QR code is really just a way of encoding a few bytes of data in a way that can be easily read froma photo by a smartphone or similar device. They’re designed to be very robust to bad focus, bad printing, funny angles, and missing areas. Exactly how they work isn’t terribly important, but for the purposes of this page, a QR code is a grid of squares that divide into two parts — the function patterns (which are the bold shapes in the above example) and the data modules (everything else). The function modules are mostly used to let the scanner find the QR code easily, so they have to be very clear and distinct. The data modules are where the actual data is stored, along with some extra header data etc, and since those are only read after the scanner has used the function modules to work out exactly where the QR code is, they can be modified a bit more. This is often used by brands to create QR codes that look a bit distinctive, and while this kind of modification makes them a bit less robust when scanning, but you can generally get away with a fair bit before the codes become unscannable.

  • Pourquoi les nationalisations d’entreprises font leur grand retour dans le monde
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/08/08/pourquoi-les-nationalisations-d-entreprises-font-leur-grand-retour-dans-le-m

    Cette vague ne se limite pas à la sidérurgie. Au Royaume-Uni, Andy Burnham a plaidé, lors d’un discours prononcé le 29 juin, pour que l’Etat « reprenne le contrôle de services essentiels comme l’eau, le logement, l’énergie, les transports », et défend la prise de contrôle de Thames Water, le plus grand distributeur d’eau du pays, en difficulté financière.

  • Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement se penche sur les défaillances des enquêtes
    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/080826/violences-sexuelles-sur-mineurs-le-gouvernement-se-penche-sur-les-defailla

    Dossiers « fantômes », enquêtes à l’abandon ou perdues, manque d’effectifs... Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a transmis à son homologue de l’Intérieur une note qui détaille des défaillances majeures dans la prise en compte des violences sexuelles faites aux enfants.

    • Dans le courrier de 12 pages daté du 29 juillet, révélé samedi par Le Monde et consulté par l’AFP, le garde des Sceaux synthétise à Laurent Nuñez les remontées d’informations établies par les parquets généraux sur ces contentieux devenus la priorité de son ministère depuis la vague d’indignation provoquée par l’affaire Lyhanna.

      Il en ressort une litanie de dysfonctionnements « d’ordre structurel », écrit M. Darmanin, qui tiennent à la question des moyens, de la formation, des outils et du pilotage, mais pas « à la volonté des personnels de terrain ».

      Principale défaillance découverte par les procureurs : un gigantesque « stock fantôme », des dossiers non répertoriés par la justice faute de lui avoir été transmis.

      Le stock révèle l’écart entre le nombre de procédures dont les parquets ont connaissance et celles détenues par les services d’enquêteurs.

      – « Purement et simplement perdues » -

      A Nîmes, par exemple, les procureurs ont découvert 1.275 procédures « fantômes », 905 à Caen, tandis qu’à Agen, « un nombre important de procédures en cours » n’a « donné lieu à aucune information du parquet ».

      A Melun, « de très nombreuses procédures (ont été) laissées sans investigation pendant des mois, voire des années, alors même que l’auteur était souvent désigné ou aisément identifiable ».

      Les « écarts entre extractions de données effectuées par les tribunaux judiciaires et la réalité des services sont systématiques », relève le ministre. Ailleurs, à Bourges, une quinzaine de procédures ont été « purement et simplement perdues ». C’est 17 à Angers, six à Annecy, 23 « non localisées » à Paris...

      Au vu des défaillances identifiées, Gérald Darmanin suggère au ministre de l’Intérieur une rencontre le 3 septembre afin « d’engager un échange constructif avec l’ensemble des services ».

      Les chantiers mis en lumière par les parquets généraux sont nombreux.

      Le manque d’effectifs est le plus criant, avec un « sous-dimensionnement parfois extrême » pour un enjeu théoriquement prioritaire : « Cinq OPJ (officiers de police judiciaire) et un APJ (agent de police judiciaire) au groupe de protection des familles du Mans pour plus de 4.000 procédures ».

      Autre enjeu qui peut avoir des conséquences graves sur le traitement de certains dossiers : la formation des enquêteurs.

      A Bordeaux, un réserviste auditionnait des enfants de moins de 10 ans par téléphone, tandis qu’à Besançon, on signale « la persistance d’auditions de mineurs victimes mal faites, avec des questions fermées ou des observations déplacées ».

      – « Flux qui explosent » -

      Le manque d’intérêt de certains commissariats ou gendarmeries, où la « hiérarchie (faisait) manifestement primer des priorités locales, notamment d’ordre public », a également été pointé.

      A Limoges, le parquet général a relevé un « investissement professionnel insuffisant, y compris dans les unités spécialisées », selon le courrier.

      Sollicité par l’AFP, le ministre de l’Intérieur a fait savoir par son entourage qu’il « regrette la fuite prématurée de ce document qui est un document de travail en cours d’expertise par ses services, qui s’appliquent à élaborer des solutions avec rigueur et pragmatisme ».

      Ludovic Friat, président du principal syndicat de magistrats (USM), voit dans le courrier la confirmation « des constats » mis en lumière par l’USM, en particulier « sur les moyens, notamment des services d’enquête ».

      « On a des portefeuilles saturés, des flux qui explosent et font augmenter le stock, un manque d’enquêteurs » et « des outils pas adaptés », résume à l’AFP Grégory Joron, secrétaire général du syndicat Un1té police FO.

      Les ministres qui se sont succédé place Beauvau, dont Gérald Darmanin, sont « les responsables » des difficultés des services d’enquête, estime Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, « pas mes pauvres collègues qui ont un ordinateur qui s’allume une fois sur deux », « 300 procédures à gauche, 300 procédures à droite », « des horaires de dingues » et « sont essorés ».

      Les deux responsables syndicaux dénoncent la succession de réformes de la police qui « déstabilise le système ».

      « Perdre un dossier, c’est parfois perdre une chance de protéger un enfant », a souligné le président de l’association de protection de l’enfance Les Papillons, Laurent Boyet, sollicité par l’AFP, qui estime que « la responsabilité est avant tout celle d’un système qui n’a pas pris la mesure de l’ampleur du phénomène ».

      Jérôme Barella, principal suspect dans l’affaire Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, a été mis en examen pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans.

      Après l’onde de choc suscitée par cette affaire, Gérald Darmanin avait révélé l’existence de 85.047 plaintes en cours de traitement pour violences sexuelles sur mineurs.

  • #Brésil : la #déforestation de l’#Amazonie atteint son plus bas niveau en dix ans, une victoire pour Lula - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20260809-br%C3%A9sil-la-d%C3%A9forestation-de-l-amazonie-atteint-son-plus-bas-ni

    La déforestation dans l’Amazonie brésilienne avait fortement augmenté sous le mandat de son prédécesseur d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).

    Après un pic à 10 278 km2 sur l’année civile 2022, elle a été réduite pratiquement de moitié en 2023, première année du mandat actuel du président de gauche, et la baisse s’est poursuivie les années suivantes.

  • Le port du casque – Altis Play
    https://altisplay.fr/le-port-du-casque

    Bonjour aujourd’hui je vous parle d’un sujet un peu sensible, le port du casque en vélo.

    Je vais m’attaquer à toutes les idées reçues de façon objective pour vous aider à y voir plus clair et en fin de vidéo je vous donnerai mon avis personnel sur la question.
    Vous pourrez trouver toutes les sources qui m’ont aidées à réaliser la vidéo en description et en cas de doute n’hésitez pas a rédiger un commentaire je vous répondrai avec plaisir.

    Alors maintenant sortez les pop corn on est parti
    On va commencer par l’origine du casque
    https://mag.hollandbikes.com/tout-savoir-sur-le-casque-velo-des-annees-avant-guerre-a-nos-jours/#:~:text=Le%20casque%20v%C3%A9lo%20%3A%20des%20d%C3%A9buts%20diffi

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Casque_de_v%C3%A9lo

    Tout commence avec une chute durant la course Paris Roubaix en 1944 le coureur cycliste Jean Robic décide suite à sa chute de se fabriquer un casque en lanière de cuir qui sera le premier casque qui fera son apparition. cela le protégera lors d’une nouvelle chute sur ce même tour deux ans plus tard.

    il sera donc le premier à adopter le casque pour de bon. Cette décision considérée à l’époque comme originale lui vaut d’ailleurs le surnom de « Tête de cuir »

    Le casque fait donc son apparition dans une pratique extrême du sport. tout comme le port du casque en voiture durant les courses de rallye. mais j’y reviendrai plus tard.

    L’industrie automobile se préoccupe plus du casque vélo que du casque pour automobiliste – carfree.fr
    https://carfree.fr/index.php/2012/10/17/lindustrie-automobile-se-preoccupe-plus-du-casque-velo-que-du-casque-pour-au

    Pour d’étranges raisons, l’industrie automobile est très en pointe pour développer l’usage du casque vélo pour les cyclistes et ne dit rien sur l’intérêt du casque pour automobiliste qui permettrait pourtant de sauver des vies…

    L’expérience de l’Australie, de la France et de la Suède montre que parmi les occupants des voitures qui se retrouvent à l’hôpital, ce sont souvent les blessures à la tête qui sont les plus graves. En Suède, les occupants de voiture ont besoin de jours d’hospitalisation pour blessure à la tête plus que tout autre groupe d’usagers de la route.

    C’est pourquoi, des chercheurs de l’Université d’Adélaïde (Australie) ont conçu un bandeau de casque pour automobilistes (photo) qui permettrait de réduire le nombre de blessures à la tête de 44%. Pour une raison étrange, l’industrie automobile ne communique pas sur le casque pour automobiliste. Mais, elle lance par contre de nombreuses campagnes de communication pour que les cyclistes portent un casque.

  • Exclusif : l’#ONU [le Programme alimentaire mondial] renouvelle son contrat avec #Palantir malgré des craintes soulevées dans un audit - France 24
    https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20260807-exclusif-onu-renouvelle-contrat-avec-palantir-malgr%C3%A9-crainte

    Certains employés du PAM s’inquiètent que les données onusiennes des bénéficiaires de l’aide puissent être utilisées pour entraîner les systèmes d’intelligence artificielle de Palantir. Certains expriment également des réserves éthiques quant à un partenariat avec une entreprise dont les technologies auraient notamment été utilisées par les autorités américaines pour faire appliquer leur politique migratoire et par des forces militaires lors d’opérations meurtrières au Moyen-Orient, notamment en Iran et à Gaza. Selon les propres mots du directeur général de Palantir Alex Karp, les produits de son entreprise sont « parfois utilisés pour tuer des gens ».

    Malgré ces préoccupations, un porte-parole du #PAM a indiqué que l’agence était en passe de renouveler son contrat avec Palantir. Une décision qui intervient alors que l’administration Trump pousse la candidature de Luke Lindberg, haut responsable du ministère américain de l’Agriculture, pour prendre la tête du PAM. Un ministère qui a signé en avril un contrat de 300 millions de dollars avec Palantir.

    #air_du_temps

  • L’effacement de l’effacement - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2026/08/05/leffacement-de-leffacement

    En arasant des quartiers et des villages entiers, en détruisant des cimetières et des mosquées, des hôpitaux, des universités et des écoles, en brisant des réseaux énergétiques, d’adduction d’eau et d’égouts, en oblitérant des champs, en arrachant des vergers et des oliveraies, en empêchant les rivières et ruisseaux de couler, en utilisant les restes des bâtiments détruits pour construire des remblais, l’action des bulldozers fait plus que de « terraformer » le territoire gazaoui, elle gomme ses traits les plus singuliers, ceux-là mêmes qui font que des personnes puissent s’y reconnaître, y inscrire des souvenirs, des projets, et bien sûr y vivre.

    Eyal Weizman nomme ungrounding cette guerre totale menée contre la géographie gazaouie, ne laissant absolument rien en l’état, pas même les ruines et les traces des destructions précédentes. Ce terme forme d’ailleurs le titre de son dernier livre, dont le sous-titre rappelle qu’il s’agit d’une lecture aussi urgente qu’essentielle11. Lors d’un récent entretien donné à la revue +972, on lui demanda d’en expliquer le sens. Aussi laconique soit-elle, sa réponse est peut-être la description la plus convaincante du processus en cours à Gaza : « l’effacement de l’effacement »12.

  • CIA strengthens its presence in Cuba to push for regime change
    https://english.elpais.com/international/2026-08-08/cia-strengthens-its-presence-in-cuba-to-push-for-regime-change.html

    Washington is stepping up pressure on the Castro regime as the island teeters on the verge of collapse because of the strict oil blockade. It has barely any power supply; outages are daily, there are shortages of basic goods, and the island is on the brink of a humanitarian crisis.

    The CIA has had a secret operational group on the island for almost two years, but it has increased resources by adding intelligence analysts, counter-surveillance officers, and other agency personnel to penetrate the most influential levels of Cuban society and persuade them of the need to replace hardline leaders with figures more open to change, U.S. media report.

    They are also recruiting new informants to increase the flow of intelligence in case the White House ultimately considers a military-style operation similar to the one carried out in Venezuela earlier this year to capture former president Nicolás Maduro and install Delcy Rodríguez in power under a Washington-led guardianship system.

    The spy agency has sent new personnel to Cuba to intensify its operations, Politico also confirmed. Washington is positioning itself on the ground to gather more information about the island’s current situation. The Donald Trump administration revised the National Intelligence Priorities Framework (NIPF) a few weeks ago and included Cuba as a “priority 1.”

    Et donc, quand il y aura des manifestations « spontanées » à Cuba et leur prévisible répression, on aura droit à l’usuelle « lettre d’un militant anarchiste local aux gauchistes anti-impérialistes occidentaux » qui ne comprennent pas qu’il est urgent de « bombarder mon pays ».

  • Mortalité infantile : un rapport d’abord dissimulé dévoile la gravité de la situation en France | Mediapart
    https://www-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/journal/france/070826/mortalite-infantile-un-rapport-d-abord-dissimule-devo
    https://static-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/etmagine/og/journal/files/2026/08/07/260807-img-mortalite-infantile-un-rapport-d-abord-

    « On a quand même des enfants qui tombent malades constamment. Je me souviens d’un bébé de 8 mois qui est mort d’une insuffisance respiratoire en 2025. Elle était hébergée dans un de ces lieux et tombait malade constamment et allait d’infection en surinfection… », rapporte la sage-femme.

    Le docteur Patrick Daoud est le président du réseau périnatal Naître dans l’Est francilien (Nef) et chef du pôle femme enfant du groupement hospitalier Grand Paris Nord-Est. Il exerce depuis trente ans en Seine-Saint-Denis, l’un des départements les plus pauvres de France et les plus touchés par la mortalité infantile.

    Depuis une dizaine d’années, il constate quotidiennement un accroissement de la grande précarité. Cela se traduit par une hausse du nombre de femmes à la rue, vivant dans des bidonvilles ou dépendantes du 115. Outre les problèmes majeurs de logement, ces dernières rencontrent aussi des difficultés pour se nourrir correctement, ce qui aggrave les facteurs de risque comme l’obésité et le diabète. Certaines présentent aussi plus de risques de complications vasculo-placentaires.

  • Concert interrompu de Barbara Butch : la parole aux personnes présentes (3/3) | Élodie Safaris
    https://www.arretsurimages.net/articles/concert-interrompu-de-barbara-butch-la-parole-aux-personnes-presente

    C’est un emballement médiatique qui cristallise quelques-uns des sujets les plus inflammables : Gaza, Israël, LFI, l’antisémitisme et la liberté d’expression. Dès lors, pas si étonnant que le concert de la DJ Barbara Butch qui s’est déroulé à Grenoble samedi 18 juillet et sa perturbation par une foule de militants et citoyens engagés contre sa venue, aient largement occupé le champ médiatique Source : Arrêt sur images

  • La temperatura de los mares españoles se dispara: Baleares registra más de 33 ºC en sus aguas
    https://www.rtve.es/noticias/20260806/mares-espanoles-se-asfixian-calor-baleares-registra-mas-33-oc-aguas/17181808.shtml

    La mer à 33°, catastrophes annoncées pour l’automne.

    El Mediterráneo occidental y el mar Cantábrico atraviesan uno de los episodios de calentamiento más intensos desde que se tienen registros. La temperatura superficial del agua se sitúa más de 4 ºC por encima de lo habitual en el Mediterráneo occidental y alrededor de 3 ºC por encima de la media en el Cantábrico, según la Agencia Estatal de Meteorología (AEMET), que advierte de que estas temperaturas elevadas favorecen noches muy cálidas en las zonas costeras y aumentan la sensación de bochorno debido a la elevada humedad. Pero el impacto va mucho más allá del confort térmico.

    A falta de confirmación oficial, la boya de Dragonera, en Baleares, registró este miércoles 33,02 ºC, lo que supondría el récord absoluto de temperatura superficial del agua medido por la red de boyas españolas de Puertos del Estado. Esa misma boya ya había marcado 31,87 ºC en agosto de 2024, lo que entonces supuso un récord que ahora ha sido superado en más de un grado. Al mismo tiempo, los análisis de Copernicus Marine detectan anomalías en el entorno del archipiélago balear cercanas a los 2 ºC, según estimaciones satelitales.

    2026 está siendo un año excepcionalmente anómalo para la temperatura de las aguas que rodean al archipiélago balear. Abril y mayo ya fueron los meses más cálidos desde 1941, según AEMET, y junio quedó como el segundo más cálido, solo por detrás de 2025. A escala de todo el Mediterráneo, Copernicus certificó que ese mismo junio fue el más cálido jamás medido en la cuenca.

    Más que una cifra aislada, los científicos consideran que este registro es un indicador del enorme calor que está acumulando el Mediterráneo. A diferencia del aire, el agua pierde temperatura lentamente, por lo que ese exceso de energía permanecerá almacenado durante semanas, incluso cuando el verano finalice y comience el otoño. En este sentido, recuerdan que un mar más cálido implica una mayor evaporación y, por tanto, una atmósfera con más vapor de agua disponible y un exceso de humedad que actúa como combustible para el desarrollo de tormentas intensas.

    La principal preocupación se centra en el otoño, cuando las primeras irrupciones de aire frío en altura puedan encontrarse con un Mediterráneo todavía excepcionalmente cálido. Ese contraste favorece la formación de lluvias torrenciales y episodios de gran intensidad, aunque los especialistas subrayan que para que se produzcan fenómenos devastadores, como la DANA de Valencia de octubre de 2024, deben coincidir también otros factores. En cualquier caso, cuanto mayor es el calentamiento del mar durante el verano, mayor es la energía disponible para alimentar estos sistemas.

  • Painting 1 of 3 rotor blades black on 4 Norwegian turbines cut bird collisions by nearly 72 percent, and the white tailed eagles under them stopped hitting the rotors altogether
    https://www.ecoportal.net/en/painting-norwegian-island-black-turbine-blade-white-tailed-eagles/29212

    Smøla is a low treeless island off the northwest coast of Norway, and 68 wind turbines stand on it.

    It also holds one of the densest breeding populations of white tailed eagles anywhere in the world.

    The two have never fitted together well, and for years birds kept turning up dead in the grass beneath the rotors.

    Under four of those turbines the tally included six white tailed eagles.

    So a team painted a single blade on each of the four black, left everything else exactly as it was, and went back to counting.

    Over the next three years the eagle tally under those four machines came back as a zero.

  • « C’est du délire » : tollé mondial pour BMW qui affiche une pub Spider-Man au démarrage de ses voitures
    https://www.lesnumeriques.com/voiture/c-est-du-delire-tolle-mondial-pour-bmw-qui-affiche-une-pub-spider-man

    En 2023, BMW promettait que l’écran de bord resterait « un espace privé ». En 2026, une publicité pour le film Spider-Man : Brand New Day s’y affiche au démarrage, dans 70 pays, sans que les propriétaires aient rien demandé.

    Sache-le, tout écran que l’on te vend ne t’appartient pas tout à fait. On t’imposera de la publicité, que tu le veuilles ou non, y compris quand tu es un pingouin persuadé qu’avoir une BMW te rend meilleur (que les autres).

  • Situation des écoulements des petits cours d’eau | Office français de la biodiversité
    https://ofb.gouv.fr/actualites/situation-des-ecoulements-des-petits-cours-eau

    Au 1er août 2026, 1 373 cours d’eau sont touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs.

    Situation des écoulements des petits cours d’eau
    Une forte dégradation pour toutes les régions

    Une forte dégradation pour toutes les régions
    À la fin du mois de juillet 2026, la situation s’est fortement dégradée. Au total, 1 373 cours d’eau sont touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs, soit 554 de plus que le mois précédent. Toutes les régions sont concernées, avec des dégradations très marquées le long d’un axe allant de la Vendée à la région Grand Est, qui s’étendent désormais à la partie centrale du sud de la France. Les départements les plus touchés sont notamment la Creuse, la Vendée, la Loire-Atlantique, l’Aveyron, la Côte-d’Or, la Nièvre, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.

    Un situation critique
    Les observations réalisées fin juillet confirment une situation exceptionnelle. Avec 43 % de ruptures d’écoulement et d’assecs, le réseau ONDE enregistre la situation la plus critique jamais observée à cette période. Elle dépasse celle de la sécheresse de 2022, avec 112 cours d’eau supplémentaires asséchés ou sans écoulement, et est plus de deux fois plus dégradée que celle observée l’année passée à la même période.
    Au-delà de la disponibilité de la ressource en eau, les ruptures d’écoulement et les assecs affectent directement le fonctionnement des milieux aquatiques et la biodiversité qui en dépend.

  • The three biggest RAM makers have already sold all their 2027 output, report says, potentially stretching price woes into 2028
    https://www.rockpapershotgun.com/the-three-biggest-ram-makers-have-already-sold-all-their-2027-outp

    In today’s Demoralising But Not Remotely Surprising Hardware News, “industry insiders” are claiming that the Big Three memory makers – Samsung, Micron, and SK Hynix – have already sold not just their expected manufacturing output for 2026, but 2027 as well. The report, by Taiwanese newspaper DigiTimes and partially translated by TweakTown, effectively suggests that the large-scale supply of new RAM chips is already tapped out until 2028, likely extinguishing any lingering hopes that PC RAM, storage, and graphics cards will escape their current pricing nightmare anytime soon. Or, indeed, soonish.

  • El Niño : Comprendre ce phénomène climatique complexe - Imep CNRS
    https://www.imep-cnrs.com/el-nino-comprendre-ce-phenomene-climatique-complexe

    El Niño est sans doute le phénomène climatique récurrent le plus influent sur le temps et le climat de la planète. Tous les 2 à 7 ans, un réchauffement anormal des eaux de surface du Pacifique équatorial bouleverse la circulation atmosphérique mondiale, déclenchant sécheresses, inondations, tempêtes tropicales et perturbations climatiques à des milliers de kilomètres de son foyer. L’épisode 2023-2024, avec un pic de +2,0 °C d’anomalie mesuré par la NOAA, a contribué à faire de 2023 la première année où la moyenne mondiale a franchi le seuil symbolique des +1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Cet article explique la mécanique océanique et atmosphérique d’El Niño (cellule de Walker, upwelling, thermocline), détaille les indices scientifiques utilisés pour le mesurer, retrace les épisodes historiques majeurs depuis 1950, décrit ses impacts régionaux précis, et aborde la question brûlante de son interaction avec le réchauffement climatique en cours.

    • La journaliste Mona Chollet, liée par sa lignée maternelle à la région, dénonce la « politique de la ruine » mise en œuvre par Israël, en Palestine ou au Liban, à travers la destruction systématique des maisons.

      [photo] Un abri temporaire en bois, construit par Alaa Jouda, un Palestinien de 38 ans, pour sa famille et ses enfants, sur les décombres de leur maison dans le camp de réfugiés d’Al-Chati, à l’ouest de Gaza, le 11 mai 2026. (Yousef Zaanoun/Activestills)

      Longtemps délaissée comme objet de pensée, la maison occupe une place centrale dans nos existences. Chérie, hantée, perdue, fantasmée, elle est une membrane qui tantôt nous protège, tantôt nous enferme, elle est traversée par les enjeux de l’époque et souvent les matérialise. C’est pourquoi, cet été, Libération a invité des philosophes, écrivains, anthropologues… à examiner le sujet sous divers angles.

      « Un lieu, je veux un lieu ! Je veux un lieu à la place du lieu pour revenir à moi-même, pour poser mon papier sur un bois plus dur, pour écrire une plus longue lettre, pour accrocher au mur un tableau, pour ranger mes vêtements, pour te donner mon adresse, pour faire pousser de la menthe, pour attendre la pluie. Celui qui n’a pas de lieu n’a pas non plus de saisons. Pourras-tu me transmettre l’odeur de notre automne dans tes lettres ? Emmène-moi là-bas, s’il reste encore une place pour moi dans le mirage figé. Emmène-moi vers les effluves de senteurs que je respire sur les écrans, sur le papier, au téléphone… »

      Ces lignes éperdues de nostalgie sont extraites d’une lettre du poète palestinien Mahmoud Darwich (1941-2008) écrite durant son exil à Paris, dans les années 1980, à son ami Samih al-Qassem (1939-2014) resté en Palestine, et publiée dans leur correspondance, les Deux Moitiés de l’orange. Je les ai citées dans l’un de mes premiers livres, il y a plus de vingt ans, bien avant de consacrer un essai – Chez soi (la Découverte) – aux multiples fonctions qu’une maison remplit pour nous.

      Pouvoir refermer une porte sur soi, mettre son corps à l’abri des intempéries, se protéger des intrusions, préserver son intimité, entretenir la vie au sens physiologique – dormir, se nourrir, faire ses besoins, se laver –, mais aussi au sens symbolique : exprimer son identité en conservant les objets que l’on aime, en exposant ses photos de famille… C’est tout cela que nous offre un lieu.

      Née à Genève d’un père suisse, je pourrais être intarissable sur les chalets des vacances de mon enfance, sur leur enivrante odeur de bois qui, à peine le seuil franchi, formait déjà un abri à elle toute seule. Mais c’est ma lignée maternelle – grand-père palestinien, grand-mère née en Egypte de parents syriens – qui me fait signe aujourd’hui, inévitablement, lorsqu’on parle de maisons.

      J’ai grandi dans un univers domestique à forte tonalité orientale : les courgettes et feuilles de vigne farcies de ma grand-mère, et tant d’autres plats et pâtisseries dont le souvenir me fait encore saliver ; l’eau de la fleur d’oranger qu’elle distillait elle-même en Egypte, qu’elle achetait en quantités industrielles en Suisse et dans laquelle elle nous noyait à moitié, mon frère et moi, à la moindre insomnie ; les mélopées de Fairouz, d’Oum Kalthoum, d’Abdel Halim Hafez ou d’Asmahan dans la cuisine, reprises à tue-tête par ma mère… Des bribes d’un art de vivre largement transfrontalier, si bien dépeint par les réalisateurs Marya Zarif, Syrienne exilée au Québec, et André Kadi, dans un film d’animation enchanteur, Dounia et la Princesse d’Alep (2022).

      Cet héritage rend d’autant plus douloureux le spectacle de la « politique de la ruine » – selon l’expression du politiste Ziad Majed – mise en œuvre par Israël, à une échelle invraisemblable, en Palestine ou au Liban, à travers la destruction systématique des maisons.

      Gaza a été rasée ou endommagée à plus de 80 %

      A Jérusalem-Est, des Palestiniens sont expulsés pour laisser place aux colons, comme Asmahan Shweikeh, 72 ans, et onze membres de sa famille, qui ont eu une heure pour rassembler leurs possessions, le 9 novembre 2025. Sous le choc, la vieille femme a été sortie sur un brancard. Au même moment, son voisin Juma’a Odeh voyait ses meubles et ses ustensiles de cuisine jetés dans la rue. Le soir venu, des drapeaux israéliens flottaient sur le toit et les nouveaux occupants diffusaient de la musique à plein volume pour fêter leur triomphe (+ 972 Mag, 11 novembre 2025).

      D’autres Palestiniens sont sommés de détruire eux-mêmes les murs qui les abritent, sous peine d’une forte amende. « Mes larmes coulaient tandis que je le faisais », témoigne l’un d’eux sous couvert d’anonymat (RFI, 19 mai 2026). Fakhri Abu Diab, habitant sexagénaire du quartier de Silwan, s’y est refusé. Devant un tas de décombres, il désigne l’endroit où, enfant, il s’asseyait avec sa mère pour boire le thé en revenant des champs : « Ils ont démoli mon enfance, l’odeur de ma mère, tous mes souvenirs » (voir Middle East Eye, 22 janvier 2026).

      Rasée ou endommagée à plus de 80 % selon les Nations Unies, Gaza est évidemment la partie de la Palestine où cette politique a été poussée le plus loin. Avant le 7 octobre 2023, malgré l’enfermement, le blocus, le bourdonnement constant des drones, les bombardements réguliers, ses habitants s’arrangeaient – en particulier, grâce à leur front de mer si convoité – pour grappiller autant de plaisirs quotidiens que possible, comme l’a raconté le journaliste Mohammed Omer Almoghayer dans son livre On the Pleasures of Living in Gaza : Remembering a Way of Life Now Destroyed (non traduit) . Ce territoire autrefois vibrant a été transformé en paysage lunaire.

      Parmi les mots en « -cide » (urbicide, écocide, scolasticide, génocide…) qui peuvent s’appliquer à ce qu’y fait l’armée israélienne, il y a le « domicide », défini par l’ONU comme la « destruction de masse des habitations et des infrastructures civiles ».

      Une destruction menée au moyen de bombes, de tirs d’artillerie, de bulldozers, mais aussi de robots chargés de tonnes d’explosifs. « En novembre 2024, quinze robots ont été déclenchés dans deux rues du camp de Jabalia, relate l’infirmier Mohammed Tamous. Les explosions ont rasé des pâtés de maisons entiers. Des dizaines de personnes ont été tuées. Nous étions à cinq kilomètres et nous avons entendu les détonations comme si elles avaient lieu à côté de nous. » (The New Arab, 25 mai 2025).

      A Gaza, les maisons restées debout ont perdu toute capacité à protéger leurs habitants, en raison de la menace permanente d’un bombardement, mais aussi des quadricoptères (petits drones). Le 16 août 2025, Amal al-Khudari, 35 ans, étendait du linge sur son balcon, son fils de 4 ans à ses côtés, quand l’un d’eux l’a prise pour cible, la blessant mortellement. L’intimité aussi devient impossible. Une nuit de l’été 2025, M. F., 26 ans, dormait dans sa chambre quand, vers l’aube, elle a été réveillée en sursaut : entré par la fenêtre ouverte, un drone planait devant son lit (Middle East Eye, 22 août 2025).

      Le meurtre et la destruction s’accompagnent d’une insistante volonté de profanation

      Le meurtre et la destruction s’accompagnent d’une insistante volonté de profanation. Des soldats israéliens se filment dans les maisons de familles tuées ou déplacées, saccageant une cuisine, chevauchant un tricycle, fouillant dans les tiroirs à lingerie. Sans parler de la pratique consistant à déféquer dans les intérieurs (sur les tables, dans les marmites), documentée dès le siège de Beyrouth (The Washington Post, 28 septembre 1982), et encore signalée récemment en Cisjordanie par Amira Hass dans Haaretz (28 juillet 2025). Après la guerre de 2014, le Gazaoui Ahmed Owedat avait retrouvé sa maison dévastée, jonchée d’excréments et souillée de graffitis : « Brûlez Gaza », « Bon Arabe = Arabe mort » (The Guardian, 7 août 2014)…

      Le 20 mars dernier, la neurobiologiste franco-libanaise Samah Karaki, originaire du Sud-Liban, annonçait sur Instagram que sa famille avait dû fuir : « Les images vues de Gaza, des soldats vandalisant des maisons, retournant des objets, exposant des vies, finiront par concerner ma propre mémoire. Les draps à fleurs et à cœurs roses deviendront un décor ridiculisé dans des vidéos méprisantes. »

      La maison d’enfance de la journaliste gazaouie Ruwaida Amer a été détruite par un bombardement israélien en 2000, quand elle avait 7 ans. Avec passion, durant dix ans, elle a mené les travaux pour agrandir et embellir l’habitation que sa famille avait finalement pu retrouver : « Je ne voulais jamais quitter la maison. Je terminais mes tâches à l’extérieur au plus vite et je rentrais chez moi. Au début de la guerre, je disais que je pouvais tout supporter tant que notre maison subsistait. Déplacée au camp de réfugiés de Khan Younès, je m’asseyais seule lorsque je me sentais fatiguée et effrayée, et j’imaginais ma maison dans sa tranquillité : ma chambre, mon lit, chaque recoin. » Elle dit s’être « écroulée » en recevant la vidéo qui montrait l’objet de tant de soins et d’amour pulvérisé par une bombe (+ 972 Mag, 15 novembre 2025).

      Sa consœur Nour Aboaisha, elle, tente de fuir un présent dystopique en se remémorant les moments où elle se blottissait sur son lit avec un café et sa série préférée (Yaani, 11 mai 2026). Le blocus israélien interdisant l’entrée de matériaux de construction, elle vit désormais, comme de très nombreux Gazaouis, sous une tente glaciale en hiver et étouffante en été, envahie par les eaux usées lors des fortes pluies, où les rats dévorent les réserves de nourriture et mordent les bébés durant la nuit, où les amputés se traînent faute de prothèses, où des malades du cancer agonisent (le dernier centre hospitalier traitant le cancer a été bombardé le 15 mai 2025).

      La jeune autrice Nour Elassy, évacuée de Gaza il y a un an et désormais étudiante à Paris, publiera le 9 septembre un recueil de poèmes intitulé Ceci est ma maison : « Ceci n’est pas, et n’a jamais été /Des décombres. /Ceci est ma maison. »

      Réfugié en Italie, le journaliste Ahmed Dremly dit son émotion de renouer avec des luxes ordinaires, presque oubliés en deux ans et demi de cauchemar : de l’eau au robinet, une douche chaude, la possibilité d’allumer une lampe le soir (Middle East Eye, 4 juillet 2026)…

      Contre cette dignité-là, toute la sophistication militaire du monde ne pourra jamais rien

      Parmi les moins mal lotis, dans ce lieu apocalyptique qu’est devenu Gaza, figure le charpentier Alaa Jouda. Sur les gravats de sa maison bombardée, il a édifié avec des matériaux de récupération un chalet doté de fenêtres où il vit avec sa famille (RFI, 14 juin 2026).

      D’autres Gazaouis exhibent sur Instagram des tentes rutilantes, en démontrant une parfaite maîtrise des codes du réseau social : rituels matinaux, tâches ménagères expédiées avec panache, pauses-café, couchers de soleil… Ils parviennent à cultiver quelques plantes et légumes aux abords de leur abri – en particulier, cette menthe qui symbolisait pour Darwich le quotidien heureux en Palestine.

      Samah (@samahsweedan) fait visiter sa tente décorée de tapis, de coussins, de plantes vertes et de lanternes, un drapeau palestinien aux couleurs éclatantes accroché à une paroi de toile. Laith Rashdan (@laithh.ra) se filme au réveil, jouant avec son chat avant d’émerger à l’extérieur en s’étirant. Mahmoud Shamalakh (@mahmoud.shamalakh) montre les plats simples et délicieux qu’il prépare pour sa petite sœur et son petit frère sur un réchaud de fortune.

      Contre cette dignité-là, toute la sophistication militaire du monde ne pourra jamais rien.

      Sur Facebook, le réalisateur Abbas Fahdel rend compte jour après jour, dans des publications saisissantes, de la destruction du Sud-Liban, où il vit. Le 19 juillet, il racontait comment les arbres bordant les routes de Bint Jbeil avaient été abattus un à un par des soldats israéliens. Et il concluait : « Un jour, les routes de Bint Jbeil retrouveront leurs alignements d’arbres. Les enfants marcheront de nouveau sous leur feuillage sans savoir que d’autres, avant eux, avaient voulu leur voler cette ombre. Ce sera peut-être la plus belle des réponses : planter là où l’ennemi avait arraché, faire grandir là où il avait voulu stériliser la vie. Car la véritable force n’appartient pas à celui qui détruit. Elle appartient à celui qui replante. »