bituur esztreym

promeneur _ finno-magyar filolog _ perplex propaganda expert _ ποιειν _ ¨W;7[) _ copyleft _ achttp: v.n.a.t.r.c.? mimile= bituur(underscore)esztreym(arobase)no(tirait)log(point)org ::¬ image : Palézieux

  • tout a rien tout  _

    le fantôme du jour serait celui d’un
    important la rythmique du jour s’appliquait
    à scander ou pas ses dits tant s’épanchaient
    que fantôme ne veut qu’accompagnant de ci
    de là et laisse se perdre rues sont noires
    peu de blanc la tache brillante se perd dans
    la nuit les pierres s’en foutent les chairs détalent
    tout a beau durer rien ne dure tout s’éteint
    d’ici mettons comm’la Remitti les chiens ululent
    d’accord et de conserve la dark sista
    te prête son accent brun se manifeste
    le soutien d’une frêle colonne à peine là
    son charroi léger ravit les pénitents
    le récitant perd son regard dans celui-là

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2017, LAL1.3


  • mirabelles tombant rafale  _

    moelleux poire blanc sur le terrain au centre
    du terrain tache repérable amer glébeux
    arpentes les recès du plan tu t’effiloches
    recentre-toi sur ce blanc poire qui t’illumine
    fusses-tu peintre ou Li Bai tu saurais peut-être
    mais il faudrait que tu sois bourré sous la lune
    et l’apostrophasses dans la brume collante
    es-tu taillé pour te vautrer dans les regains
    de là-bas-loin tu vois la tour mais ce sont les toiles
    qui te fascinent épandues sur les terres
    avoisinantes des mottes une caillasse
    transparaissent l’empreinte va s’imprime
    va s’efface l’ineffable poire blanc
    te rappelle les mirabelles tombant rafales

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2017, LAL1.3


  • cri du changuito  _

    le bruit des pétales des jacarandas
    aux abords du coin du changuito où croisent
    Ignacio Pérez et Cinquante-sept les masses
    de pierre quinze kilomètres à l’ouest
    ce lieu pavé est vierge dans la purée de pois
    la roue tourne on part on ne veut que partir
    pourtant quel bonheur les tamales vers Regules
    le cri « diario diario » indéchiffrable
    el B va-t-il al Cerrito ou al cerrito
    colorado et tu te tapes l’odyssée
    les montées descentes et les topes
    l’accès est proche tous le savent peu s’y risquent
    ils sautent par monts et vaux delete the vault
    tube de cendre tiendra contre vents et marées

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2017, LAL1.3


  • tentatives vagabondes  _

    ce dont, en le narrant, on montre qu’il
    n’est pas inénarrable, « de là toutes sortes
    de tentatives vagabondes » et là
    la bouche affirme moins que les mains
    la nostalgie et la travaillent c’est elles
    savent sans savoir qu’on ne sait qu’en travaillant
    on réaffirme comme en marchant sous le vol
    des vents oiseaux dans les rais du sol miroitant
    qu’il n’est non que de dire mais que de mirer
    comme s’égarer lentement dans les buissons
    la colline abrupte annonce la pyramide
    le petit serpent chauve de son rythme lent
    saura s’échapper une trouée s’énoncera
    nous y serons livrés vibrerons au soleil

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2017, LAL1.3


  • ciel sonne d’aussi rebonds  _

    sous un ciel flamand plein de petits pans de jaune
    cette ville où Jean Bart est nommé voit couler
    le fleuve où luisent les nuages s’éclaircissant
    la cloche des mécaniciennes de Jésus sonne
    on boite encore pour atteindre l’endroit
    la canne est d’aussi peu d’aide que les regards
    tout un gris s’unifiant se fait déjà plus fervent
    zef non furvent heureusement mais zef se lève
    apparaît centaure un cousin du lévrier
    afghan à dreadlocks aperçu dans le jardin
    rue villaviciosa près la casa campo
    le gris se joue de nous dans des nuances fumées
    mais les rebonds de blond dans les pierres des piles
    sur l’eau passent le fleuve et ses compains

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2017, LAL1.3


  • recru berce moleste  _

    la marée du jour s’avance tout dégringole
    la stabilité du terrain s’avère molle
    quelques bagnards d’entre nous tentent une
    diversion le faux-plat promet le bois s’étend
    on ne reconnaît plus rien les radicelles même
    sont perdues la désorientation du monde
    s’opère sous les moulins majoritaires
    le faux jour le chien-et-loup sont leur dada
    la rame s’enfonce doucement rejoindre
    excalibur la pantenne l’embrasse
    avec tendresse on voit sa moue peinée
    infinie délicatesse du monde recru
    nous berce moleste et le transport de toutes
    choses peut enfin s’opérer dans la douceur

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2017, LAL1.3


  • schlliamaba déroger rien bée  _

    se schlliamaba bizarr·mente, y bueno
    que importa, il était toujours, en dehors
    des heures étroites, étroitement inspecté
    lot commun auquel n’échapper même par les bordures
    que subvertir incessamment désarranger
    le monde est vu à travers des boules de lumière
    et le son d’elles oppresse omniprésent
    le vagabond se doit de devenir de plus en
    plus furtif et déroger à son humilité
    native un peuple espère en lui sans trop savoir
    personne en fait ne sait n’oublie ne dit plus
    rien la brume même dans les rues bée
    la toile se renfrogne comme qui rigole
    des masses discrètes à tout instant s’amoncellent

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2017, LAL1.3


  • la cuestión es la alegría  _
       Tombeau de Monsieur y Buen Señor J.M.P.

    y no se da la vuelta ella mientras él sí
    y cruza da otra mirada mientras y se va
    mientras otra llega se planta en la esquina
    luego desaparece y reaparece de espaldas
    habla con uno la conozco por su mochila
    base rouge carmin clair el resto de blanco
    las asas negras pasa un grupo halucina
    uno de ellos se cree que ve y lo dice
    «este hombre, Hemingway» dicho este lo niega
    riendose pasa otro bajito pelo pegado brillante
    se parece mogollón a uno de por ahí
    mas triste de repente se levanta hemingway
    a hablar al sacerdote que pasa por ahí


    luego fue llegar al hospital así pasa
    la vida por (im)posibles pasillos vacíos
    hasta llegar en frente de la cama
    una silla en el pasillo mucha gente
    alrededor de blanco de azul de morado
    y dentro el rostro apaciguado ya
    acabada la cera pasada la vida
    así pasó llegué yo aquí así después
    del paseo después de subir llegué
    me arrodillé junto a la silla
    abrazé a animofosco quien acababa
    de ver pasar a su padre él estaba
    aquí justo al lado ya apaciguado
    apenas empezando su último paseo


    sus primeros pasos los dió por montes
    remotos pastos pasillos estrechos
    valles hondos hundidos por la lluvia
    así empeza la vida luego pasa
    y se pasa paso a paso a veces
    dejando pasar u otras luchando
    por los montes hay lo verde por donde pasear
    mejor que en el grís donde hay que atreverse
    como pez en la lluvia u osito en la ciudaz
    pero tío te digo pasaba ojialegre
    y así pasarón largos años de poco
    pasear fiel a cada paso que daba
    lo ví yo parado en el pasillo de casa
    igual a él mismo en su misterio pasó 

     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 22-12-2016 - 2017, LAL1.3


  • l’une des soixante-dix qui soutiennent le monde  _

    comme si tu séparais deux zones de la
    lumière vasistas café et bouton d’or
    presque une heure de nuit d’en haut quasi moitié
    jusqu’au bas mettons un tiers logo parfait
    de la nuit comme de quoi que ce soit
    l’univers entier tient dans ces deux zones
    café éclairci bouton d’or translucide
    de par la faible lumière donnant derrière
    dormant éveillée l’une des soixante-dix
    qui soutiennent le monde doucement signale
    à ses voisins les plus lointains tous réunis
    invisiblement ce que c’est que de tenir
    dans la séparation du retrait initial
    tenu note secrète jusqu’à la coda


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3


  • les nuits du monde dans la nuit  _

    demande à placer ou demande à savoir
    que passe-t-il quand tu t’imposes ou juste poses
    ou que se passe-t-il quand tu proposes
    que demanderas-tu à savoir ou
    que sauras-tu demander tu vas errer
    ton lit sera les nuits du monde dans la nuit
    tu marcheras ensuite pour savoir
    avant que tu n’arrives tu ne sauras
    avant tu sauras prendre la liante
    quelle est-elle devineras sera secret
    tu muet tu, fouleras marcheras au sol
    les nuances d’indices qui révèleraient
    si tu n’y prenais garde le son précis
    et dans l’horreur de l’onde le bonheur


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3



  • prochaine mue ma mie  _

    nulle nuit mutique n’est la prochaine
    bel vain sera tout attentat tenté t’à
    faire que mue se crie quand elle est nue
    silence se récrit non ie car in petto
    ce sont caramboles belles inaudites
    d’un coup le paysage se dresse vous contre
    vous vouliez quitter vers l’érémie
    rien ne permet la nuit se fâche voie douze
    ce sera n’en pas un carnage de nuit
    la dune de pierraille en manche dans la nuit
    va faire que chemin ne soit que c’est de nuit
    la tête est mûre la poussière peut voler
    la trace en terre caste du palimpseste
    n’aura de cesse que de trouver quel repos


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3


  • sans titre (court) instant  _

    au moins là on sait cela qu’on ne sait pas
    et cela qui gît autour ou dans quoi l’on gît
    saura-t-on jamais de quoi est fait le gésir
    sauf à gémir sans qui de quoi ni de que rien
    ce sont souvent affaires de quêtes de gîtes
    et toute l’espèce y semble consacrée
    peu parfois longtemps après elle y revient
    sans paraître jamais voir d’où elle partit
    burin sur la matière d’elle-même tape
    vérin stylet confond l’instrument la route
    reprend partant petit l’allonge partons
    on ne saura qu’au petit matin de la fin
    par où auront passé frayant la voie
    armés de quoi usant de quoi les uns après les autres


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3


  • watch it glow  _

    all’o’sudden i&i watch powerful pic
    she’s an ip hacktivist and diadem
    is unexpected it’s raíces it rises
    principled questions on that fair stand
    we should start off again it’s now a point
    you know a ticking tipping point agobbledee
    you won’t believe where we’re at now it’s a
    messy naughty thing sprawling out there it’s no
    sweet news rooted must become all you will guess
    rook knocking what move oh dear what night on knit
    would be welcomed it has so much journeys in it
    i&i there ’n then allbackready won’t
    argue much i gonna walk till i might sit
    against the night it is this gold glows so


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • sans la clé  _

    « (elle) met peu dans ses images, mais tout y est,
    sauf la clé » du coup ou reste-t-on devant
    ou bien comment et où va-t-on chercher
    la clé est-elle sens ou ce qui fait l’image
    retour hors voyant le monde qu’en reste-t-il
    le monde image lui-même ou bien quoi donc
    qui travaille l’image la fait la voit qu’est-elle
    et la clé comment où ça est-elle cachée
    tâchons cadrer l’image trouverons-nous la clé
    cadrer jamais personne au monde n’aura su
    reste le dire en lieu rester quand de ça
    s’insatisfont ceux qui pour qui rester
    ne veut rien dire il n’est de vie pour eux qu’image
    connaissant qu’il n’est d’images sans la clé


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • esta treize suelo luchas  _

    la quinta va a ser(bin)[.de] difícil esta vez
    no te creas por vivir ex|liado
    que te vas a escapar correo es
    pillado clava’o tas er’qué treize
    els mensagens es persoa deliveraram
    los ingleses estan aquí los despistan
    los tacones sobre betúnminante suelo
    suelo pasear sobre el betún du
    la calle la calle ’hi vi vor’reque y o
    núnca sabraís o que significa
    sacar de la piedra significado viva
    viva suás tu calladitajante grito
    no cabrá ni cumplis ni piñatas
    ni te les acontecerá más si luchas


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • quase rognée ville délivrer  _

    tentons quatrième gravait disciple quase
    mudo feulant timide soleil revenant
    à battre sous le vent c’était lutte levant
    tôt dans le noir était tombé ils ne savaient
    le qu’encouru dans les chemins de la marlotte
    et pleine forêt par vision dénudante
    flottent des éruptions des courants tombant
    se sont perdus ville le long des voies
    cercles d’argent sur vieux merrain mérite
    que qui de droit enfin bonne fin se présente
    réclame son dû qu’azalées rogues lui pillent
    les doux clamants dans les allées le veulent
    égard aux zées zy vont la pille rognée
    la pile roguée qu’il faudra délivrer.


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • que meute errera ensuite désoeuvré  _

    afflige la colline sous les vols d’étourneaux
    à moins qu’un sansonnet ne vînt pétant le cercle
    nous sommes cernés le rouge-queue qu’envoyâmes
    est resté pris dans le néo-brutalisme
    de la façade ce qui n’augure rin’d’bon
    nous ne compterons donc que sur nos faibles forces
    lez y adjoignant sans que la meule y fasse
    au goût que meute oncques direz ne provoque
    c’est donc à quoi et bleu et rouge et puis et noir
    épuisant définitivement la ressource
    des images errera ensuite désoeuvré
    tel barrique saoûle montant à grand’peine
    la côte tel qui se crût fouga subtil
    & magister plongeant et ressourçant ti piaf


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • nilamalecs & dios manda  _

    fumer la fin de l’onglet dehors, disait
    le peintre derridien c’était un taiseux il
    salua juste et s’en fut so long la rhétorique
    pas d’épilogue ni lamalecs c’est ainsi
    ici c’est cartésien on débite sans autre
    taisez-vous de même fin de la chaîne
    ça pompe au bout du môle dit musoir
    en fait en face ça tonne et ne se rend pas
    au-dessus comme de juste et dios manda ça couine
    zeugmas de fraîches complicité d’association
    rouges lignes parallèles tapant les carrés
    où s’agglomèrent peu à peu des rhizomes
    de moussse dans les interstices peuplant le sol
    gaffe où tu marches penseur ne cesse l’oeuvre


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • propos qui broie j’enlèv’  _

    j’enlèv’ dit-il ça me rapell’ des sono’mires
    le sosie de sartre à tête de bove donc
    plus sympa s’étonnait te saluant de
    tu ne sais quoi ou t’en doutant rouge sang
    une gorge divine sous fichu passait
    une chemise à carreaux bucheronnant
    d’arrogance en éprouvait le besoin
    automne à peine né feuilles de la rive
    devant le magma coulant du fer mêlé
    un italien de hasard s’affronte au feu
    pendant que de petits maîtres fantômatisent
    leurs pattes cigarette et noeuds étiques
    appellent le vérin c’est rude tort et fort
    taiseux propos qui broie ainsi sans discussion


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • recor-remos  _

    corremos lenta- y debidamente
    « de esta bida trabajada / que tenemos »
    lentamente tenemos que safarnos
    dura aprenderlo ese durar aunque duro
    es para durar alabamoslo con
    toda lucidez de que seamos capazes
    duro dura el recorrido ruda vía
    biviendo decía el desde el entonces
    no cambió nada cambiando para que
    nada cambie rastreando los pasillos
    tan ya recorridos añadiremos
    nuestro palimpsesto bivo
    se descifrará siglos atrás tatuada
    el alma de tu alma sea felicidad


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.
    con auténticos trocitos de Manrique dentro.


  • de son voyage le vide qu’il  _

    l’image dans la fenêtre se dédouble
    concert de points lumineux sous le soleil
    qu’interprète l’orchestre de chaises en métal
    une vieille à chaussettes aux genoux a plus de mal
    à monter qu’à descendre les trottoirs mais porte
    et traîne par contre avec aisance une valise
    la lumière commence à percer les toiles
    presque qu’on a tendues et qui dans la fenêtre
    dressent un camp du drap d’or à la bonne franquette
    le soleil lui-même ne fait pas mieux à ceci
    qu’il ne se contente pas d’une fenêtre
    celant d’un dais la dépassant toute limite
    drapant d’or un point qui lumineux dans la nuit
    soutient de son voyage le vide qu’il traverse


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3


  • frou-frous de fouilles au soleil  _

    le jet lance ses frou-frous de gouttes au soleil
    dans le contrejour la verdure est calme
    les hommes s’agitent remuent des plaques
    dans la poussière des tubes des fils
    passe le courrier passent des mécaniques
    une femme porte des sacs une autre des dossiers
    les pierres de taille en face poursuivent
    au soleil leur sieste séculaire la reina
    sa cour et ses enfants pleurent toujours
    la disparition du bar à chats on ne les
    voit plus que sporadiquement dans le petit
    jardin soixante mètres à droite à côté
    les fouilles des vieilles murailles leur ont donné
    espoir et terrain de nouvelles conquêtes


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.


  • ça bête bonne  _

    c’est la bête têtue bonne qu’à ça
    qu’a hérité l’empire et dont à coi
    faut voir comme elle empâte à redoublés
    d’un genre plaît peu bon djeu mortel
    avéré riesgo color-haptique il
    faut la toile il manque la joue
    un truc se balade sur l’écran
    la nuit geint soupire et prend ses aises
    bête c’est qui n’connaît rin à rin
    et flanche seulement jamais puis
    va voir et renouvelle l’ingéniérie
    tapante elle est et ce nouveau tour
    ne surprend pas la base est dans le puisard
    alors que voulez-vous ça va ça va


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.
    avec impulsion apodictique de L_Margantin


  • ordonnancement du monde  _

    la brume tombe sur les halles des collines
    environnantes fleuve s’en fout boit tout ça
    c’est un gris souverain d’un éclair ça se lève
    la transparence du tout les pans coupés
    derrière deux immeubles changés en arbres
    ça s’éclaircit encore plus quelque chose
    ne va pas dans l’ordonnancement du monde
    heureusement la brume est là qui tient le monde
    gouttes tintent muettement sur la peau
    un rugissement passe laisse indifférentes
    les corolles regroupées vers le fleuve il bruine
    y a du boucan alternatif de petits blocs
    stationnent devant ils ne sont que passagers
    blanchira encore la grisaille la plus noire


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2016, LAL1.3.