bituur esztreym

promeneur _ finno-magyar filolog _ perplex propaganda expert _ ποιειν _ ¨W;7[) _ copyleft _ achttp: v.n.a.t.r.c.? mimile= bituur(underscore)esztreym(arobase)no(tirait)log(point)org ::¬ image : Palézieux

  • comme elles sont  _

    les choses comme elles sont détruisent tout
    autour d’elles les passants de nuit auront beau
    tout sera ainsi personne n’y pourra mais
    la sauterie a bon dos que diras-tu à l’aube
    ce qui te dévore a mains liées avec les choses
    comme elles sont c’est un parti difficile
    ’tas a ver meu c’est là que c’est difficile
    t’inquète va les choses te détruiront
    aussi sûrement que ton amour du coup
    tu passeras auras beau prétendre tenir
    tu sais le tannin des nuits ternira le reste
    depuis le temps que tu résistes à l’aveugle
    et te laisses blaquebouler sans pouvoir
    voir clairement les choses comme elles sont 


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • sans pouvoir  _

    je songe à mes amis sans pouvoir leur parler
    mon adresse s’envole au-dessus des patios
    qui dessinent un labyrinthe sous ma fenêtre
    je songe m’échapper pour pouvoir les rejoindre
    méditant la définition du domicile
    quand je croyais comme eux demeurer sur la terre
    d’un moment à l’enfin on sans en prenait plus
    la rambarde de la nuit grinçait sous mon aisselle
    et je n’en finissais de m’en dire que ça
    la limite du petit jour ancienne s’inscrit
    loin dans la chair de loin oubliée dénuée
    remettons rosée et vols en piqué vers nid
    cour ou sentier ou bras ou le vide du ciel
    les poils qui te manquent ne sauraient manquer 


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • imagine so much  ̲ 

    “hair is a pandemy in itself” it’s how hollow
    will all the shuddering resting bits o’ flesh be
    in front or the grand porch at which we all long try
    to reach and rest i fear my hair will betray me
    we’re now it’s a shivering time all song ever won’t
    be there longer lingering in the air there in despair
    all full scissors needed won’t cope in this collapse
    because of it we’ll all stay back dull in dull home
    and in dull nude rude home we’ll be with no other known
    these are the time of pandemy nor hair nor souls behold
    maybe one joe or jane it be their destiny mirrored
    some hurl or clap it doesn’t cope you won’t keep up
    like that the tiny things tiny growing tiny swirling
    will are a reminding us we’re just a hair away from love



     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • les confinentes  ̲ 

    s’il lance qu’on fine couronne à vie ruse
    un couple sur le campanile de St-Godard
    seulement accompagné sur le crépuscule
    encore rosé par un trépied photographique
    prendre d’en-dessus mesure du confinement
    dans le contresoir me salue des deux bras
    un d’eux à cent-vingt mètres m’avisant
    objectivement c’est surprise on dirait qu’il
    marche sur le faîte du toit entre nous deux
    dans l’espèce sombrant des lueurs passant
    voilà deux frêles s’échangeant signal à vue
    dans le silence parfait d’avangélus
    autour des cloches ils devisent et visent
    panoramiquement la ville et contrée muette 


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • sub sole  _

    le soleil sculpte les nuages les dilacère
    et ne se rend jamais ils ont beau venir nombreux
    son feu les tord on sent bien qu’ils s’en foutent un peu
    le vent les pousse en quinconce et court devant
    le jour durera ainsi tant que soleil
    air et feu de conserve dénudent le monde
    le dévoilent en découvrent les recès
    nulle cumulo-cohorte n’en pourra mais
    leur indifférence est un bouclier de vent
    le vent lui-même confondu ne sait où frapper
    le soleil lui-même se roule en boule et passe
    il n’est plus que la lune qui puisse trier
    quant aux roches et flaques leur manière
    est de laisser passer tout ça au-dessus d’elles


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • sait plus la que manque  _

    ce serait éviter le retour ce serait se
    barrer ce serait twister entre écailles et écueils
    il n’est plus de lieu ni préservé ni réfugié
    tout devient de plus en plus nu on ne sait plus
    la rue devant toi se prolonge tourne et se tait
    tu marches sur des oeufs tu ne sait plus que serait
    vers l’extérieur dans des recoins si y aller
    ou bien ne pas mais il n’y a plus d’extérieur
    la quête est morte la vie n’est plus que miettes
    sèches resséchées dessiquées quand ça tombe
    nul n’est plus surpris et quand ce serait
    mais même au loin du tout on voit on note
    des troupes des groupes efflanqués qui seraient
    si l’aller-retour unis au reste mais ça manque


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • vagi palantes  _

    chien et loup se grise foncé au sud au-delà
    travers des verrières toiturées du musée
    à deux rues de là sur le cardo vers le sud-est
    là c’est de nuit début on ne sait qu’y fait quoi
    nuit pour de bon a chu l’oiseau sacré bat sa plaque
    verte foncée au gré du vent del temporal
    et l’on regarderait infiniment sans rien
    savoir sauf cette nostalgie du soleil
    mourant transperçant la verrière six jours avant
    revenu traversant l’esplanade marcel le
    lendemain on ne savait plus rien du tout
    ensuite dans le dédale restreint vaquant
    sans plus trop y croire attentif attenté
    va sillonnant le circuit jusqu’un autre soir


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • Poséidon sur le mur  _

    timide et entêtant Poséidon sur le mur
    du musée nuitamment obombré de son empreinte
    lumineuse nouvelle animation du tout
    mais rien que rien du tout tout ça est très égal
    reste que d’en-haut petit mont des martres
    il est là timide se pose là entêtant
    le gars Poséidon projeté sur la caverne
    il nous fait chier avec ses airs art déco
    je vois sa face floutée dans les lueurs nuitées
    seule flottant sans corps mais dense de tout dedans
    elle s’estompe sa face à mesure que jour
    démesuré-mollement croît la surprise
    consiste en la texture effilochable
    que réparties fomentent nos présences


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2020, LAL1.3.

  • dans le plumard rendue  _

    « Amour,merci ds le plumard je suis rendue »
    merci amour tu dors sommeil nous décompose
    plumard est lieu ou pose repose et fainct
    encore notre âme repue recrue se tait
    pleine marchant matin par laisses et venues
    ce n’est que rien et encore moins mais dire
    et sans tomber tombant sinon le choc sera
    ce qui nous fait veiller au petit jour
    amour merci dans le plumard je suis rendue
    les jours de ciel même de nuit seront sévères
    à chaque instant nous délivrant l’espèce
    matin nous réveillant encore le même
    il n’est que chuchoter encore dit le fait
    « Amour,merci ds le plumard je suis rendue »


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • posée sur  _

    à plat ventre au fond du lit la bouche posée sur,
    sûrement remonte la mémoire au long du ventre
    longue saveur que ressassent les lèvres et disent
    encore après combien exquise en plein vent plein poils
    avait été posée par plein vent étaient frottés
    baladée entre les mots la langue entre l’empreinte
    revenu au jour longtemps après ce divers temps
    dans la touffeur le lit s’effondre symbolique
    retrouver l’autre bout est une affaire de chair
    tu rampes sans savoir sous les draps dans les membres
    il faut la langue les extrémités les bouts
    les orifices les entrées/sorties bader
    doucement bader de point à l’autre coeur
    du corps et lécher sans fin la bouche posée sur


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • tsim tsum  _

    je vaque à rien je suis cerné les bêtes fuient
    la vague nulle étend ses effets partout
    nul ne tremble autant que le sol qui soutient tous
    les genoux nus flageolent comme les vêtus
    il semblerait qu’il n’est plus rien qu’on puisse faire
    la vie s’étanche et disparaît comme elle sait faire
    des tonnes de merde se vautrent chaque minute
    on ne peut mais que d’assister au désastre
    dans le désert qui en résultera on hurle
    les choses élémentaires seront les premières
    à se dissocier tout sera rendu au tsim tsum
    l’âme est morte le mot suinte la pierre est sourde
    de ci de là on heurte des reliquats d’obstacles
    et quand on rentre si l’on peut on n’en peut plus


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • boeuf  _

    ce serait du boeuf dans des cafés viennois
    de nuit reperdus nous serions éblouis
    le feu prendrait par les soubassements
    la slide deviendrait folle et une voix d’un coup
    ouvrirait un espace un lieu un site
    on en serait totalement baba comme
    jamais tandis qu’en fait oohla baby
    tu verras ce sera on n’aura su quoi
    la basse de l’univers suit son chemin
    tu verras ça calme va ça dafuk da
    et les chevelures de tout l’endroit s’en vont
    on reste coi on n’en peut mais on va ne sait
    cette aventure laissera des traces et je
    prendrait durant la voie qu’empruntera


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • au plus près  _

    dans la patience infinie du fol d’elle
    au plus près du réel ou ce n’est pas bien dit
    ce n’est ni fol mais au plus près oeuvre approche
    et la découverte filée dans les notes liées
    où est l’asile anciennement garanti
    quand aborderons-nous ’fin au rivage sûr
    et nous étendrons dans les clairières tendres
    elles seront loin du centre-ville il faudra
    revenir marcher des heures dans des rues
    bourgeoises et constater l’absence dans les feuillus
    épars de la moindre présence humaine
    comment la chute pourrait-elle évitée


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • terres occupées  _

    dans les terres occupées commencer matin
    tracer dépierrer arpenter dejar la huella
    et sur le bord du mur méditant Thierry Metz
    un vieux compain penchant peut-être moins que nous
    la chose est faite y a pu de rampe ça dévie
    ça veule sur le béton frais Astrée s’en fout
    on s’appuie sur l’étoile allons à Mars.
    toujours dans les réserves lâchons les rènes
    gavés d’arcanes allons-y chargeons la mule
    totalement incompris foncerons la route
    il va falloir charger la viande se la coltiner
    c’est dur parfois de faire ce boulot mais il faut
    les enfants de septembre apparaissent brusquement
    les frondaisons de l’Isle-Seulte frémissent


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • pas si dérobé  _

    la doulce vue n’est point si loin s’en approcher
    faut désapprendre et oublier mais les oublies
    me direz-vous ben s’en éprendre et les chérir
    le passage secret n’est pas si dérobé
    qu’on ne puisse s’y venturer passe la pauvre
    chamane abandonnée qui parle seule vue
    tourne le coin de là qu’on ne saura dès
    lors d’où vient de point si loin ce qui l’anime
    c’est à côté qu’on la verra s’étant départie
    mais la jacte ténébreuse emparée d’elle
    étonne en tout passant la nue déraison
    écoute voir s’épatent-ils de jour ou nuit
    c’est bien les trois les dix ou les vingt-huit
    et toujours au passage on se nourrit


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • le mirage, 2  _

    sous le soleil monticule ocre en face
    travaux peupliers plus loin no man’s land urbain
    passages moteurs nuages débaroulant
    portés vent d’ouest-nord-ouest nonchalamment
    piétons rares vue loin jusqu’aux falaises craie
    profonde marquera comme cela fut
    délimitation d’aire plus ou moins précise
    savoir lire le terrain entre les lignes
    bientôt sur de vieilles cloches peuplement
    complètera la rive plate en déshérence
    relief urbain dessus relief naturel
    à l’horizon contemple indifférent
    métamorphoses amassées tassées creusées
    bientôt s’entasseront quatorze mille personnes


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • le mirage, 1  _

    deux corneilles aérodynamiques viennent
    de se barrer d’un coup de jarret subit
    on reste avec le bitume les pierres dalles
    l’horizon en travail et entre deux
    des jeux de mécaniques laissées à elles-mêmes
    le vent opère le tri passant sur les vestiges
    d’avant trop lourds pour qu’on souhaite qu’ils s’envolent
    par endroits la place est à nu bientôt recouverte
    soyez-en sûrs ouvrages en dur fins obscures
    cette combe en biais du fleuve pour désoeuvrée
    frétille en fait crânes casqués n’en savent mais
    instruments moins agiles que les corneilles
    le lieu comme tout lieu regorge de bases
    secrètes suffit d’attendre le signal


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • à chacun pour un temps  _

    dans les angles bruts adoucis par des arbres
    « l’oeil, une main » - l’oeil perçoit, la main opère
    l’éclat du soleil flanchant sur une vitre vient
    tout foutre en l’air il faut tout reprendre à zéro
    quasi mais la stricte teneur le climat rude
    garantissent les laisses souples comme en mer
    et l’esprit se laissant tout au long dériver
    d’un sentier que tous savent sans but mais empruntent
    sachant que s’il ne disparaît se résume dans l’oeil
    sans carte ni trace ni rêverie ni pardon
    dans le dur exercice d’arpenter l’espace
    à chacun pour un temps octroyé et le rendre
    magnifié car dans notre pays « on n’emprunte
    que ce qui peut se rendre augmenté »


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • la vue du bois sauvage  _

    des bouts de bois s’entrechoquent des bouts de chair
    s’entremèlent la confusion atteint un climax
    certains confessent une sorte de peine
    à s’en dépatouiller ce sont les plus confus
    mientras j’te jure l’entièreté du moment
    pour fugace qu’au final on le juge ne cède
    rien des inscriptions tout autour vaguement
    délivrent un sens inarticulé sauf la marque
    celle-là n’est pas pareille quoique commune
    il est dur de détromper ceux qui soudain
    trouvent un sens leurs vues et foies sont si fragiles
    normalement la vue du bois sauvage fout
    les foies logiquement qui n’a pas foi s’en va
    va-t’en convaincre qui fait sait ce pourquoi


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • furtifs en fleurs  _

    « jouet des sentiers » introuvables se perdraient-ils
    à le pister l’égarement retient autour
    de lui les tentatives leur lot diffus
    rebondir de brique en brique de mur en mur
    pendant qu’il joue sur les chaussées jusqu’aux futaies
    personne n’est plus capable de le voir
    s’équiperaient-ils qu’ils choublanteraient encore
    bientôt l’air s’enflamme au simple regard d’un d’eux
    et le consume d’un coup sec et tout son réseau
    l’autre au large au beau milieu scelle en tous lieux
    des pas discrets des crans légers des marques folles
    des bâches blanches et vertes embobinent
    les yeux automatiques déployés en vain
    et pendant tout ce temps les cerisiers fleurissent


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2019, LAL1.3.

  • hiems mortis·bus  _

    le petit peuple des feuilles s’éparpille
    déjà sur les retors pavés redondants
    et l’on s’esbaubit à les voir galoper
    chacune sa vie et toutes pour unes
    sous le jeu de nuages et soleil à vif
    tout d’un coup on ne voit plus rien c’est insatiable
    on s’arme de muscles cérébraux sans saisir
    et s’épuisent à mesure les ressources
    qu’on insoupçonne et mesure semblant
    la cloche absente n’est pas si loin mais nue
    ce sera festin de pantelantes sonnailles
    dénudant l’univers en le scandant
    les crans du jeu du jour vont s’accélérant
    les peaux se dorent avant que meure la source


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2018, LAL1.3.

  • calderisé  _

    je passe des heures sous le Calder
    dans le Calder à regarder la nuit
    caldérisée ce sont de lents mouvements
    rondibondants à mesure agités d’air
    de pales lentes énumérant le vent
    diversement harnachées au mât horizontal
    la pale noire est la plus lente la plus dense
    on dit d’elle qu’elle réagit peu s’efface
    un oiseau passe au-dessus en ligne droite et
    démentit la légende il n’est pas vrai
    que ce ne soit que de l’art l’art c’est nous
    les pales jaune bleue rouges noire sans qui
    l’horizon serait mort et tout ben perdu
    reste que les pales barattant la nuit


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2018, LAL1.3.

  • Ivain|van  _

    IL FAUT DESCENDRE L’HAMAZONE hurlait
    qui donc hurlait ça on ne s’en souvenait plus
    le silence se déguisait en étang croupi
    cerné d’élémentaux tout rabougris
    l’espace est mort de fatigue la fin approche
    à distance derrière le mou qu’un tison
    convainc ses mémoires nuls et non avenus
    rien ne marche plus un loup distribue ses poils
    il faut pourtant s’époumonait l’excécrable
    des rallyes étaient organisés pour en faire
    le tour surtout ne plus sans mais ni terre
    la règle trace dans les poussières
    et leurs bas-fonds des superpositions
    dont l’assise insue n’effraiera jamais personne


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2018, LAL1.3.

  • gambade tousjours  _

    cinq & deux quatre fois treize et toute autre
    combinaison ne seront jamais que des « figures
    jamais totalement définitives » et tu sais
    tu l’as appris que le temps passe n’existe
    pas on fait semblant aucun ne tient sa parole
    la peinture y parvient parfois mais le poème
    ment toujours et ne saura jamais en dire plus
    nul dit là-dessus juste le temps qui passe
    rien de ce qui existe ne saurait consommer
    ce qui n’existe pas jamais le toujours
    ne se pose ni donnera même si l’on gambade
    insouciants quelques plus grands et les gamins
    tous ceux pour qui le temps n’existe pas
    ne fêtent jamais que le passage tousjours


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 11 -12- mai 2018, LAL1.3.

  • l’identité de l’eau  _

    la vision du ciel ajouré entre les poutres
    métalliques au loin cent huit noutra banda
    derrière les arbres en fleurs ou plutôt un
    surtout qui trône pourtant l’un des plus bas
    son occupation de l’espace est un régal
    entre ses branches aussi le ciel ajouré
    au dessus des poutres laisse entrevoir sa verve
    armée de gris de blancs et de jaunes changeants
    et démentirait presque Larbaud mais ce n’est
    pas la mer de paille ce sont les bords de Seine
    cernés de quais refaits et d’entrepôts itou
    l’identité de l’eau ce sont ses abords
    ni son aval ni son amont ni mer ou ciel
    pendant que paressent au-dessus d’elle les nuages


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2018, LAL1.3.