bituur esztreym

promeneur _ finno-magyar filolog _ perplex propaganda expert _ ποιειν _ ¨W;7[) _ copyleft _ achttp: v.n.a.t.r.c.? mimile= bituur(underscore)esztreym(arobase)no(tirait)log(point)org :: https://twitter.com/bituur_esztreym ·|_¬ image : Palézieux

  • dévoré réel  _

    une splendide idée de chevelure
    dévore une seconde le réel et siffle
    en s’effaçant enfuie on la laisse s’enfouir
    ne retient rien de toute façon idée
    paysage bribe brin fil cheveu fin
    poil blanc tournicote jusqu’au sol mouillé
    sans flaque l’air est nu on se tapit sous
    des toiles fragiles on se répète l’idée
    fugueuse à pas de loup cachée avec l’anguille
    sous le caillou on se remâche son goût
    hérissé dans l’air en attente de lieu
    gorgée de thé noir ensuite on digresse
    le réel brûle un peu on répond à une
    autre idée par l’ignorance du crapaud


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • arrière-pays Snyder  _

    « pourquoi cette journée me revient-elle toujours
    en tête » c’en furent deux dès la veille
    je l’ai su après j’ai su c’était mort il
    allait falloir durer après ce quart d’heure
    dès la veille des deux journées su écrit
    depuis passent le su l’écrit pourquoi cette
    pourquoi ce surtout quinze unités mort-feu
    il ne s’agissait pas que de ça plus de rien
    l’effet fut renversant buffet effondré
    pilé en cendre fine sous le marteau
    de longtemps on le sait faisant ses rondes clic
    une image tombe par terre autre clic
    on voit ses dessous clairs l’arrière-pays
    demeure tout près au-delà du cratère


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • compta du compost  _

    log journal que soit compté l’ultra-violet
    je crie intérieurement très fort l’un nom
    ça n’atteint frêlement frôlement d’écho
    mais c’est de jour « mais c’était de nuit » mais c’est
    de jour en jour au lever damé pour rien
    les fenêtres reflètent les pavés bombent
    les sonnettes pendouillent les rues comblées
    d’andouilles ahuries s’alignant sans chef
    versant leur écôt quotidien à l’usure
    je m’aphone n’affole je vois hurie
    en chef je ne vois plus rien les érynnies
    mises à la retraite voici ce dernier
    coucou calé dans les cubes de mots tant pis
    s’il en fait fallait quatre-vingt-deux plus un
    non quatre-vingt-dix-huit pour dix-sept et vingt-et-un


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • heurt au blanc  _

    tant de blanc ne l’ayant pas rendu aveugle
    et le moment maintenant ayant passé
    il se demandait comment faire à quoi bon
    tant de choses renversées d’êtres refaits
    les noeuds tranchés s’entassent parfaits cendrés
    les pas s’entassent sur des terres croulantes
    les cadavres s’effondrent au fond des caves
    la poitrine heurte en cadence la contrée
    qu’elle traverse d’autre part ça trébuche
    à son rythme désaccordé rendement
    lamentable la faim nourrit son objet
    en l’entravant les crosses crissent sous les pas
    expirent dans le velouté de la cendre
    sans pitié enroulée sur toutes ses fibres


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • v’lan du détachement  _

    retranché à la hache d’un coup vlan de maître
    heureux souvent fait défaut sérénité
    détachée qui rend le v’lan si vite vif
    qu’il cautérise du même coup que tranche
    la sagesse se rend rare à l’aune même
    de ces seuls détails où peut gésir vraiment
    on reçoit on n’obtient pas c’est koanesque
    & chaotique on navigue aveugle et au près
    le bon rire absurde l’art s’en perd la hache
    que les sages remisent produite en série
    les nues folies toxiques s’en emparèrent
    et ne lâcheront plus mode est au désert
    aux grands espaces prisonniers plus de bois
    plus de fer juste des cables surveillés


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • ne s’inachève  _

    l’inachevé qui ne s’inachève puis
    il se tut nous v’là bins finauds patauds
    comme lui itou au fond finalement
    finement sourire à la Bouddha Lisa
    se contenter de tressauter à chaque silhouette
    à deux cents mètres comme une coccinelle
    se frayant piste à la machette en butte
    entre les poils d’un poignet qui sans bouger
    lui fait la vie impossible la bestiole
    n’a d’autre signe distinctif que mignonne
    pour une durée plus courte qu’une pensée
    la jungle croît le qui s’est tu s’y installe
    histoire d’inachever tranquillement
    toutes armes déposées plus bas que terre


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • syndicat des anges  _

    les anges ne passent plus par ici non
    qu’ils aient peur les gens sont fous ils s’ennuient
    fort à la chaïne et vont créer un syndicat
    des anges soutien mystique et logistique
    leur psyché s’abime à réfléchir les poids
    qu’ils traînent c’est de l’ouvrage sans filet
    dans les parcs enfouis des métropoles leur
    terrain de jeu préféré des bancs plus lourds
    à certaines heures vont effaroucher
    la pluie et les rafales le bouche à oreille
    tisse invisible les temps bas de l’attente
    les vies arrêtées se cachent sous les feuilles
    des gradins voisins sans vis-à-vis aussi
    la vie à l’oeuvre disserte sur le sexe


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • secret nonchalant  _

    là-bas-loin tout derrière les nuits passées
    le secret du jour se balance encore noir
    de bamboche innocente sur la pelouse
    couché de biais comme le regard des gens
    un cymbalum joue les morts savent danser
    les notes martèlent les rais de lumière
    tournerie métallique dans des aigus
    acides perdus dans des roches verdies
    le jour s’ébroue nonchale se tourne dort
    le petit sur la pelouse fait ses nuits
    maintenant ça y est on peut remballer
    jusqu’à la prochaine joue pour oeil pour dent
    sauvés ne grince plus au coin du marché
    clignement du jour quand passe le témoin


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • biaiser la géométrie  _

    cercle vicieux triangle amoureux et têtes
    carrées ce très cher vieux con d’Benedetti
    avait raison on le voyait sous sa moustache
    malicieuse maître de l’évitement
    sourire en accord avec le chemin fait
    noir s’il le faut et plus longtemps même encore
    que les nécessités moyennes d’une vie
    s’établir de continent en continent
    dans les turquoises les plus noires du soir
    le plus exilé saisir au filet l’heure
    la plus impermanente hors géométrie
    hors d’atteinte là où les formes s’alignent
    désinvoltes revenues de tout et prêtes
    à repartir biaiser des têtes carrées


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • ignoré ne trahisse  _

    un tas de charbon abandonné dans l’herbe
    l’énorme roncier à côté de la poste
    où père et fils futés avaient leur clairière
    c’est le va-et-vient souvent qui les trahit
    le transparent du coin jamais en repos
    l’aurait parié lui sait aller du roncier
    au tas sans croiser personne ni même âme
    en peine ni en quête pieds sur des oeufs
    posant léger que nul éclat ne trahisse
    les voies de la confrérie de l’anthracite
    son maître ignoré a été vu la veille
    près du fleuve à Gênes sous le pont tombé
    marchant vers Tellaro habite un ami cher
    ils se salueront de la main du transparent


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • renvoie abrupt  _

    la marque sur la plaque ne renvoie plus
    à rien annulée par les dernières touches
    apportées à la soignée démolition
    des lieux autour même on ne comprend plus rien
    on voit des gens tombés d’autres en pleine cause
    entre deux actes manqués un loup embrasse
    une renarde un ours embrasse un platane
    une famille se noie dans la piscine
    le retour à la normale est difficile
    il faut soigner les appuis la trajectoire
    en pente douce mais ça virage abrupt
    en pleine peine un groupe entreprend de suivre
    la côte on les croise n’osera rien dire
    chacun soit renvoyé à ses propres marques


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • entre les feuilles  _

    perdu tout effleurant prêles et rondins
    pas encore dans le bois déjà éloigné
    du canal à tout instant choyé de vert
    ce n’est qu’un passage ça ne durera
    une bête sautille les araignées d’eau
    étaient moins farouches duègnes du canal
    mais attention soit portée aux apparences
    il faut s’exercer à voir entre les feuilles
    dans le monde des livres c’est tout pareil
    les petits démons de la poussière posent
    leurs pattes veloutées sur les forts volumes
    la cache idéale est une maisonnette
    borgne effacée sous son chien-assis dans la
    Mouraria vers Alfama sans personne


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • format à l’italienne  _

    un petit format pour mémoire posé
    à quelque distance fait soudain image
    il y a cent cinquante ans Gaston avec
    son prix de Rome filait à l’italienne
    il en reste quelques sanguines d’un rouge
    plus passé depuis quelques tunnels creusés
    ont changé l’écosystème et Nannetti
    au reste s’est chargé d’inscrire sur la pierre
    la mémoire frappée s’effrite grain à grain
    errant en bribes de ruelles en courettes
    et bloquant les avenues des métropoles
    il faut fureter sous son format furtif
    apprivoiser l’ardillon métal des veines
    du coeur pneuma qui nous envoie et orbi


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3
    pour / pensant Pennequin Tarkos Lola

  • éveil au charbon  _

    l’empreinte charbonneuse du dessin sur
    le mur conjurant le vieux bouc fait écho
    au trou logé entre mitan des pierres
    de fondation tout duel est pour la possession
    de ce vide originel entre colères
    recherchant chacune son empreinte intime
    certains marqués osent saisir le charbon
    tracer soi-même sa huella au sol nu
    bien sûr il faudra manger de temps en temps
    et même ceux qui dorment participent
    à leur manière au monde des éveillés
    toute conscience naissante l’a su depuis
    la première naissance comment se fait
    qu’il faille qu’il existe une empreinte au noir


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • fonte bouche d’ombre  _

    petite plaque de fonte dans le mur
    peinte couleur des pierres en plus salie
    par la poussière un coin brisé lui manque
    petite bouche d’ombre triangulaire
    elle parle les forteresses ambulantes
    en chiens de faïence-de-la-casse n’écoutent
    pas non plus cette bouche-là rien ne débouche
    la plaque reste flanquée dans son silence
    en pleine taille la petite ombre triangule
    les données et les envoie à la broyeuse
    à cacao trois cents mètres et cent quinze ans
    plus haut elles ressortiront exhalées
    fil d’ombre au coin de la plaque ignorante
    de naissance au creuset des raisons de sa science


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • danse du ciel  _

    bleu du ciel est la mère du bleu de l’oeil
    nous vivons dans son percement attentif
    les fonds qu’il touille nous sont assise frêle
    le déséquilibre des choses est plus stable
    nous c’est sur les rais multiples du soleil
    nous rôtissant que nous tâchons danser droit
    et chutons dans la lumière la lumière
    bleue qui nous attire au fond du coin de l’oeil
    et voilà enfin le point de non-retour
    retrouvé d’où repartir un peu moins confiants
    du même pas non pas dansant mais instable
    dans la danse interminable du ciel bleu
    sous son éclat il n’y a pas de point de départ
    voilà la danse des stations scandée de feu


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • casser sans brèche  _

    casser du blanc dans l’atelier lignes crues
    teintes boueuses bouseuses marque au mur
    des dernières inondations la fureur
    on surnage on reprend lenteur ses outils
    pour extraire la couleur brosser le sens
    arpenter frotté à crû de sang caillé
    les longueurs hauteurs du cube de l’espace
    une fois fini se renfermer dehors
    l’atelier n’existe plus raison de l’incendie
    des vaines couleurs qui emplissaient le lieu
    à déborder de son lit colère terreuse
    des éléments ligués la ligne de front
    tranche dans le paysage tout stagné
    de cassures et de coupures sans brèche


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • 1858-1884  _

    plus vais « vers la vieillesse de ma jeunesse »
    disait une adorable jeunesse morte
    à vingt-six ans plus elle était tendue vers
    ses fins d’une manière mûrie d’avance
    c’est à longues guides ainsi qu’on s’assouplit
    exercices désillusions voir la mer
    tailler à la machette les déceptions
    sans se fier à l’âge des choses des êtres
    de la pierre regarder à travers bois
    les bouches bouger les épaules remuer
    les cheveux tomber commissures perler
    d’un peu de bave ou sueur selon l’espèce
    de l’instant la vieillesse de sa jeunesse
    dessillée bientôt médaille en son journal


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • colloque en l’air  _

    qu’au bel colloque l’on puisse s’en remettre
    nostalgie pas bonne ouvrons-la d’un « & »
    j’ouvrirai mon intervention je me tais
    je préfère me taire en terre sur ma bouche
    poser ma main alpaguer le shibboleth
    souffler dessus souffler sur les pissenlits
    disperser le son duveteux du sens dans
    l’air bâtard de brume et de lumière blanche
    le siège de mon esprit est décidément
    mon coeur je suis qu’une bête écorchée ni
    le talc ni la crème fût-elle venue
    en Normandie n’y feront rien les mots scellent
    et moi celé « even if you are invisible,
    invisible » je lance ces mots en l’air


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • bingo 28 aka le jeu de la vie  _

    le message dit je t’attends patiemment viens vite
    le reçoit-on c’est neuf ne le reçoit-on pas
    c’est l’attente les choses vont se produire
    un jour se produit qu’on ne le reçoit plus
    le savoir il faut durer sans plus guetter
    la vie falloir peaufiner ses positions
    ne désirer là-bas sinon la distance
    homonyme ou précipité de la patience
    y gratter ce que l’on ne reçoit plus
    de la fine pointe de l’âme du regard
    cela au moins qu’on n’échange plus y accéder
    encore si sait-on y faire à la va-vite
    patiemment voyant l’amour du secret est
    un coffre l’amour du nom est une clef


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • va cognant soudain joue  _

    visage d’ombre sur la pierre rongé
    dans la brume insolente qui dépeigne tout
    on ne reconnaît plus rien comme expulsé
    du monde il n’y a plus de rapport mesurable
    d’un lieu à l’autre d’un jour à l’autre on perd
    la vue cognant soudain contre le visage
    estompé d’ombre on joue l’absurdité contre
    tout espoir on brise là sans autre on va
    un refuznik sort du cratère où il fut
    dégagé d’une part du monde non circonscrite
    à son diamètre on voit se perdre dans l’ombre
    une forme humaine lui ressemblant fort
    passer les pierre noyées s’aventurer
    tout seul plus loin comme au jour de sa naissance


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • petites têtes serrées  _

    loin delà du temps la pelouse est coupée
    l’hiver s’en vantait mais les myosotis poussent
    leurs toutes petites têtes bleu azur
    coeur doré sans cagoules ni passe-montagnes
    la pelouse est campée dans le potager
    des souvenirs qui ne savent ni le près
    ni le loin ni le il y a longtemps
    en friche ou choyés les uns contre les autres
    touffe serrée de myosotis mais durant
    souterrainement de printemps en printemps
    quoiqu’il puisse se produire par ailleurs
    ils absorbent enveloppent revêtent
    adoubent tout dans leur confrérie invisible
    dont on voit l’efficace dans une fleur


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • bloque ponce sans fin  _

    non pas bloqué quoique mais se ressentant
    du faux mouvement coup reçu acte manqué
    ne sait plus ou préfère mais se ressent
    du sombre point regimbe là-bas-loin en lui
    à fleur de pensées qu’il ponce constamment
    pousse les feux voudrait que se consomme enfin
    chaque nuit l’étincelle de cendre chaude
    chaque matin se réveille en un point
    différent de sous la braise jour en jour
    il faut y retourner sale boulot mais
    faut bien que quelqu’un le fasse il faut bien vivre
    la patate chaude du réveil sera
    le seul aliment jusqu’arrivée à la nuit
    se ressent sans fin se consumer sans fin


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • flux coin sans tain  _

    guidé par les sages poteaux de la rue
    un flux sauvage de roues tourne le coin
    je ne vois plus le dos beige et noir descend
    la rue se fier aux pas plus qu’à la rue
    disparue vers le bas bien vite invisible
    je reste invisible aussi assis au coin
    poste clandestin d’observation sans but
    je n’y viens que lorsqu’en bas un rien me chasse
    en face les deux bâtisses et un garage
    les fenêtres du deuxième des bâtisses
    miroitent sans tain au couchant Ouest-Sud-Ouest
    le bruit du flux roule fuit passe les toits
    le coin tout entier s’engrise aussi le bas
    rien bientôt ne sera plus vu que de nuit


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3

  • remuements mémoire  _

    on avait oublié le goût puis on croque
    et on est saisi le jus remplit les dents
    bouche palais ravis comme quand enfant
    mordant la tartine en riant joie gloutonne
    en fronçant un peu le nez c’était acide
    c’était loin de la maison pendant l’été
    en voiture ça avait duré longtemps
    puis les sapins les côtes Remiremont
    longtemps dans les remuements de la mémoire
    comme du vent affleurerait dans les herbes
    ponctuant la course d’élusives bêtes
    on croque un bout de jour un son voisinant
    le bruit de fond ne baissant qu’un peu la nuit
    quand rejouée regoûte la mémoire l’heure


     c] bituur esztreym aka e-m gabalda, 2022, LAL1.3