• « 45 °C sous les tentes » : Israël restreint l’accès des Palestiniens à l’eau et à la fraîcheur en pleine canicule
    https://reporterre.net/45-oC-sous-les-tentes-Israel-restreint-l-acces-des-Palestiniens-a-l-eau-

    À Gaza, les Palestiniens étouffent. Sous les tentes, dans une humidité totale due à l’absence de vent et à la proximité de la mer, impossible de se rafraîchir, ou même de trouver de l’ombre face au soleil brûlant. Tout a été détruit, arbres et maisons, et il fait 30 °C dès 9 heures. « L’été était notre saison préférée, il est devenu un enfer », écrit, sur le site d’Al Jazeera Qasem Waleed, un commentateur gazaoui, qui témoigne des solutions faites de bric et de broc pour se soulager.

    « Vivre sous une tente est difficile car les variations de température y sont très importantes, constate Samar Ahmad, ingénieure agronome qui vit dans le centre de la bande de Gaza et a répondu à Reporterre par message. Nous souffrons beaucoup lors des fortes pluies et la température peut atteindre 38 °C. »

    À Ramallah aussi, en Cisjordanie occupée, les températures sont supérieures de 4 °C aux normales, selon l’institut météorologique palestinien. Encerclés par 700 checkpoints, les Palestiniens n’y ont plus accès à la mer et cuisent sous une chape de plomb imposée par l’occupation israélienne.

    Maladies et épuisement

    Ces conditions difficiles sont vécues par les équipes médicales présentes dans l’enclave, dont celles de Médecins sans frontières (MSF) à Gaza. « La plupart des membres du personnel vivent dans des tentes ou des bâtiments insalubres dépourvus de ventilation, et font état de températures atteignant 45 °C à l’intérieur des tentes », rapporte Prue Coakley, cheffe de mission adjointe de MSF Belgique, depuis Amman (Jordanie). « Cela rend le sommeil difficile, provoque un épuisement physique et une tension psychologique. Les gens deviennent irritables et les esprits s’échauffent, menant à des tensions sociales », ajoute-t-elle.

    « Les fortes chaleurs sont insupportables. Elles nous rendent très léthargiques et incapables de fonctionner correctement, abonde Samar Ahmad. Je suis très inquiète du changement climatique, car le climat dans la bande de Gaza est devenu de plus en plus extrême. »

    Prue Coakley s’inquiète surtout des conséquences de santé publique à long terme : rats, insectes, déchets, pollution de l’air, irritations de la peau, malaises, déshydratation. La chaleur extrême « pourrait être corrélée à une surmortalité, surtout chez les personnes âgées et les enfants en bas âge », dit-elle, même si le nombre de morts liées à ces conditions reste difficile à estimer.

    Or, avec un réchauffement climatique estimé à 2 °C à Gaza d’ici à 2055 par la Banque mondiale, « les conditions vont devenir plus extrêmes en été comme en hiver, et mener à une baisse de l’immunité à long terme », s’inquiète-t-elle, réclamant l’entrée de l’aide humanitaire sans blocage pour soulager ces maux.

    « Cette tactique participe au crime de génocide »

    Israël ne laisse entrer qu’un tiers des convois d’aide humanitaire promis par l’accord de cessez-le-feu signé en octobre 2025, empêche la reconstruction de l’enclave en interdisant l’entrée de matériel de construction et bloque l’entrée de carburants. Pour Omar Sharkir, directeur exécutif de l’organisation de défense des droits humains Democracy for the Arab world now, « cette tactique empêche les Gazaouis de se protéger de la chaleur extrême et participe au crime de génocide, en rendant l’enclave invivable ».

    En même temps, les bombardements et tirs continuent, alors qu’Israël occupe entre 50 et 70 % de la bande de Gaza : depuis le début de ce « cessez-le-feu » de 275 jours, l’armée israélienne a fait 1 122 morts et 3 599 blessés parmi les Palestiniens, faisant grimper le bilan de cette « guerre génocidaire » à plus de 73 000 morts depuis le 7 octobre 2023, d’après le ministère de la Santé de Gaza, dont les chiffres font consensus.

    Or, « alors que les problèmes immédiats et visibles (démolitions, frappes aériennes) retiennent l’attention, les conséquences climatiques sont progressives, mais leur effet cumulatif est cataclysmique », estime Omar Sharkir. Pour lui, le génocide continue ainsi de manière lente et moins visible.

    Écocide continu depuis un siècle

    Ces effets ne se font pas ressentir seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie occupée et pour les citoyens palestiniens d’Israël. Interdiction de rénovation et de construction de puits, entassement démographique, accaparement des terres, interdiction de se rendre à la mer ou dans des parcs naturels : des chercheurs dénoncent un « apartheid environnemental et climatique ». Les Israéliens bénéficient par exemple de 165 litres d’eau par jour, selon l’Unicef, contre 73 litres en Cisjordanie, d’après Amnesty International, et 6 litres à Gaza.

    « L’expression “apartheid climatique” rend, certes, compte du fait que les Palestiniens sont privés des mêmes capacités d’adaptation au changement climatique que les Israéliens, mais la question doit aussi porter sur l’utilisation de cette privation comme arme à des fins de colonisation et de nettoyage ethnique », dénonce Gabriella Neubert, chercheuse au sein du Groupe arabe pour la protection de la nature.

    Pour cette organisation, la tactique n’est pas récente, mais s’inscrit dans un « écocide » continu depuis la colonisation britannique, au début du XXe siècle. « Après la privatisation et l’exploitation des terres sous le mandat britannique [1920-1948], c’est l’occupation israélienne [depuis 1948] qui a provoqué un véritable effondrement écologique », explique Gabriella Neubert. Face à la destruction, la seule voie possible reste, selon elle, le « soumoud » : la résistance active des Palestiniens contre l’effacement.

  • La #nature et l’Empire
    https://laviedesidees.fr/La-Nature-et-l-Empire

    Depuis deux décennies les historiens étudient la nature impériale de la Monarchie Habsbourg à travers les identités, les nationalités, ou encore l’État. Mais qu’en est-il lorsqu’on prend au sérieux la question de la « nature », au sens du monde physique dans lequel cette société s’est inscrite ?

    #Histoire #écologie #empire

  • INTERVIEW. « On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas » : Marc-André Selosse alerte sur l’impasse agricole
    https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/tarn/albi/interview-on-ne-pourra-pas-dire-qu-on-ne-savait-pas-marc-
    https://france3-regions.franceinfo.fr/image/vbrHxKjfKVAhU4SR8DpFx1qEilo/930x620/regions/2026/07/13/6a54edda3b262009956852.png

    Marc-André Selosse : Oui. Regardez les retenues d’eau. Creuser des trous pour stocker de l’eau, c’est un peu comme les autruches qui mettent la tête dans le sable lorsqu’il y a un problème. Cela peut répondre à une partie de la question, mais quid de la température ? Le vrai sujet est ailleurs. Il faut remettre de la matière organique dans les sols pour qu’ils retiennent davantage d’eau. Il faut restaurer leur vie biologique. Il faut aussi adapter les cultures. Je suis désolé de le dire, mais dans certains territoires le maïs n’a plus sa place. Peut-être faudra-t-il du sorgho, peut-être d’autres cultures. Ce n’est pas de l’idéologie. C’est simplement la réalité climatique. Si nous avions commencé cette transition plus tôt, nous n’en serions probablement pas là.

  • Grenoble et ses mur.mures urbains
    https://www.visionscarto.net/murmures-grenoble

    StreetComplete est une application qui permet, à l’aide de son smartphone, de contribuer facilement à OpenStreetMap, l’alternative libre et collaborative à Google Maps. Téléphone à la main, on se balade et on répond à de petites questions telles que : « Quel est le matériau qui compose la surface du chemin piéton ? ». On y répond grâce à la sélection - y compris photographique - proposée : asphalte, pavés réguliers, pavés taillés, béton, métal, bois, etc. Plein d’autres questions sont (…) Billets

    #Billets_

  • Soro Solo : une discussion enchantée.
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/07/soro-solo-une-discussion-enchantee.html

    « A la faveur d’un commentaire laissé sur ce blog, nous avons eu la chance d’entrer en contact avec Souleymane Coulibaly. Si ce nom ne vous dit rien, il y a fort à parier que celui de Soro Solo, son pseudo médiatique, vous parle davantage. Les auditeurs de France Inter se souviennent sans doute de cette voix reconnaissable entre toutes et du duo irrésistible qu’il formait avec Vladimir Cagnolari, chacun se renvoyant la balle en des joutes amicales et enjouées. Pendant quelques années, les deux compères animèrent L’Afrique enchantée, une émission détonante diffusée sur les ondes de la radio publique. »

  • François-Noël Buffet proposé comme Défenseur des droits : un recul pour la démocratie et un pied-de-nez à la société civile
    https://www.asso-sherpa.org/fn-buffet-defenseur-des-droits

    Le 7 juillet, Emmanuel Macron a nommé le sénateur républicain François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits. Bien que cette nomination doive encore être validée par l’Assemblée nationale et le Sénat, elle suscite une vive inquiétude parmi nos associations. Source : Collectif

    • Le Canard enchaîné - 8/7/2026
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Quentin_Lafay

      Que serait une rentrée à france-Inter sans recrutement spectaculaire ? La station publique va accueillir en septembre le dénommé Quentin Lafay, pour l’interview de la matinale du week-end (du vendredi au dimanche). Ce trentenaire fut conseiller et plume de #Macron à Bercy puis à l’Élysée, mais aussi membre du club des premiers adorateurs de Jupiter à la création d’En Marche, avec Ismaël Emelien, Gabriel Attal ou un certain Édouard Philippe. Depuis 2021, Lafay officiait à France-Culture. A la matinale d’Inter, il va beaucoup causer politique et inviter les politiques, et ce jusque-là présidentielle de 2027.
      En toute indépendance, for sure !

  • Anti-écolo, anti-LGBT… Qui est le futur Défenseur des droits proposé par Macron ?
    https://reporterre.net/Anti-ecolo-anti-LGBT-Qui-est-le-futur-Defenseur-des-droits-propose-par-M

    Malgré la polémique, le président de la République a officialisé sa proposition de nommer François-Noël Buffet, figure de la droite au Sénat, au poste de Défenseur des droits. Cette autorité administrative indépendante est chargée de veiller au respect des libertés et des droits des citoyens. Si le Parlement approuve, cet élu Les Républicains (LR) de 64 ans succèdera à Claire Hédon, connue pour ses alertes récurrentes sur la fragilisation de l’État de droit, notamment en matière de liberté de manifestation.

    Dans une décision parue le 8 juillet, celle qui a été présidente d’ATD Quart-Monde se dit « effrayée » de ses observations au terme de ses six années de mandat. Elle dénonce la « logique de confrontation » des autorités qui a conduit à « un lourd bilan humain » lors de la manifestation à Sainte-Soline le 25 mars 2023. Elle a indiqué saisir le ministère de l’Intérieur pour demander des sanctions disciplinaires à l’encontre des gendarmes identifiés dans son enquête.

    Une « autorité administrative indépendante » dont le principal responsable est proposé par le premier ministre pour être ensuite nommé par le président de la république ...

  • « Non au délit de Palestine » : plus de 200 personnalités apportent leur soutien à Rima Hassan, jugée pour apologie du terrorisme - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/en-debat/democratie/non-au-delit-de-palestine-plus-de-200-personnalites-apportent-leur-soutien-

    Le 7 juillet, l’une des voix les plus emblématiques du mouvement de solidarité avec la Palestine, députée européenne d’opposition, comparaîtra devant la justice pour « apologie du terrorisme ». Son crime ? Avoir publié sur le réseau social X une citation rappelant un principe pourtant inscrit au cœur du droit international : le droit des peuples à résister à la colonisation et à l’occupation de leur territoire par une armée étrangère.Au moment même où Gaza est dévastée sous les yeux du monde, où des familles entières sont ensevelies sous les décombres, où la famine est utilisée comme arme de guerre, où les organisations internationales alertent sans relâche sur l’ampleur des crimes commis contre la population civile, un renversement des responsabilités s’est installé dans le débat public.

    #Palestine

  • Le monde rouge
    https://laviedesidees.fr/Offenstadt-Histoire-globale-de-la-RDA

    Au-delà de la #dictature, bien réelle, la RDA n’a pas été une simple parenthèse, un accident de l’histoire. Incarné dans des discours, des organisations, des objets, des partenariats internationaux, le #communisme a été autre chose qu’un prélude au post-communisme.

    #Histoire #Allemagne #histoire_globale

  • Colonisation israélienne : un nouveau rapport révèle des violences sexuelles « systématisées » contre les Palestiniens
    Publié le 30 juin 2026 – Elisabeth Fleury - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/feminisme/7-octobre-un-an-apres/colonisation-israelienne-un-nouveau-rapport-revele-des-violences-sexuelles-

    La prison de Sde Teiman est réputée pour les tortures et les violences sexuelles infligées aux détenus palestiniens.
    © Lucien Lung / Riva Press

    Un travail de recherche de plusieurs mois, conduit entre décembre 2025 et avril 2026, mené conjointement par un collectif de femmes palestiniennes (Palestinian Feminist Collective) et l’ONG Progressive International. À partir de témoignages difficiles à obtenir, de données israéliennes déclassifiées, de vidéos tournées par les soldats eux-mêmes. Mais aussi de travaux d’ONG et de rapports d’experts internationaux.

    À la fin, un rapport de 180 pages intitulé « Un État prédateur », qu’on parcourt en apnée, en retenant ses larmes et sa colère. L’illustration, documentée et détaillée, d’une des composantes maîtresses de la colonisation israélienne depuis 1948 : « La systématisation des crimes sexuels dans le but de détruire le peuple palestinien », résume le rapport. En l’attaquant au plus profond de son intimité. (...)

  • « Je ne veux pas une médaille, je veux une jurisprudence » : Jonathan Attias jugé pour avoir installé des habitats légers en dehors des clous - Le Populaire du Centre
    https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/je-ne-veux-pas-une-medaille-je-veux-une-jurisprudence-jonathan-attias-ju


    Médiatisé depuis plusieurs années pour son mode de vie alternatif, Jonathan Attias était jugé ce mercredi à Limoges pour l’implantation supposément illégale d’habitats légers sur son terrain de Marval, en Haute-Vienne.

    Doit-on obéir à la loi si on estime que la loi n’est pas juste ? Jonathan Attias a décidé de répondre « Non » à cette question. Ou plutôt « Non, merci », avec un sourire bienveillant.

    Cet homme de bientôt 40 ans, qui enseigne la communication politique à l’université de Cergy Pontoise de manière occasionnelle tout en s’installant comme pépiniériste en arbres fruitiers anciens à Marval en Haute-Vienne, ne fait pas un principe de s’opposer à l’autorité pour s’y opposer. Ce qu’il veut, c’est faire bouger des lois, notamment concernant le Code de l’urbanisme, qu’il considère comme « inadaptées » à l’état actuel de la planète.

    C’est ce qu’il a plaidé devant le tribunal correctionnel de Limoges ce mercredi 1er juillet où il était poursuivi pour “exécution de travaux ou utilisation de sol en méconnaissance du règlement national d’urbanisme commis du 1er décembre 2021 au 6 mars 2025”.

    Désobéir pour semer des graines juridiques
    Avec sa compagne Caroline Pérez et les membres de leur association nommée “Désobéissante fertile”, ils ont installé sur leur terrain agricole situé à Marval dans le sud-ouest de la Haute-Vienne, plusieurs habitats légers tels une yourte, une maison en carton, une autre en forme de pétales ou en forme de figue. « Nous essayons d’établir la capacité humaine non pas à dégrader la terre, mais à l’aggrader, à la nourrir par nos actions ».

  • « Le dernier maillon de la chaîne ». Les magasins Relay, ligne de front dans la croisade politique de Vincent Bolloré - Observatoire des multinationales
    https://multinationales.org/fr/enquetes/le-systeme-bollore/le-dernier-maillon-de-la-chaine-les-magasins-relay-ligne-de-front-d

    Contrôlée par Vincent Bolloré, l’enseigne détient le quasi-monopole de la vente de presse et de livres dans les gares françaises, grâce à un contrat avec la SNCF renouvelé en 2023. La forte visibilité des titres d’extrême droite et le récent refus de distribuer un livre-enquête sur Bernard Arnault nourrissent les soupçons d’instrumentalisation politique. Source : Observatoire des multinationales

  • Masculinisme : « Le mode de radicalisation est exactement le même que lorsqu’on radicalisait des gens pour les faire partir en Syrie », alerte Dominique Vérien
    https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/masculinisme-le-mode-de-radicalisation-est-exactement-le-meme-que-lorsqu

    Les sénatrices de la délégation aux droits des femmes appellent à faire de la lutte contre le masculinisme « une priorité de politique publique ». Après sept mois d’enquête, elles décrivent un mouvement politique structuré, alimenté par les réseaux sociaux, qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et constitue, selon elles, un risque croissant pour « la démocratie ». Source : Relevé sur le Net...

  • « Je suis effrayée » : à l’heure du bilan, Claire Hédon alerte sur les reculs de l’Etat de droit
    Publié le : 25/06/2026
    https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260625-je-suis-effray%C3%A9e-%C3%A0-l-heure-du-bilan-claire-h%C3%A9don-a

    Paris (France) (AFP) – Les discriminations s’envolent, la liberté de manifester s’étiole et la confiance entre police et population s’effrite : la Défenseure des droits Claire Hédon s’alarme des coups portés à tous les étages de l’Etat de droit, au moment de quitter l’institution.

    Après six années à incarner cette autorité administrative indépendante, la successeure de Jacques Toubon s’apprête à céder le 21 juillet son rôle de vigie des libertés, avec un bilan sans appel : « Une aggravation dans l’accès aux droits dans notre société, dans tous les domaines », résume-t-elle dans un entretien avec l’AFP à un mois de l’échéance. (...)

  • Canicule : la France face au risque d’hécatombe
    https://www.off-investigation.fr/canicule-la-france-face-au-risque-hecatombe

    Un soignant pousse un brancard dans un couloir du service des urgences de l’hôpital universitaire Pellegrin, à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, lors d’un pic de chaleur, le 23 juin 2026. | Photographie PHILIPPE LOPEZ / AFP 23 ans après la canicule de 2003 qui #A tué 15 000 personnes, la France entre dans une crise sanitaire majeure après dix jours de chaleur hors-norme. Urgences saturées, SAMU débordés et établissements funéraires sursollicités, l’onde de choc de la vague de chaleur entamée ce 17 juin fait redouter le pire. OFF fait le point, chiffres à l’appui. « Je suis submergée d’appels […]Lire la suite : Canicule : la France face au risque d’hécatombe

    #Société

  • L’affaire Aramburú
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/l-affaire-aramburu-3479658

    Dans la nuit du 18 au 19 mars 2022, Shaun Hegarty et Federico Martin Aramburú, anciens rugbymen professionnels, fêtent un marché qu’ils viennent d’obtenir pour leur agence de voyage. La soirée va cependant tourner au drame quand les deux hommes croisent la route de deux militants de l’ultradroite.

    Romain Bouvier et Loïk Le Priol, militants d’ultradroite, ont été interpellés après quatre jours de cavale : « A la suite d’une autre affaire, encore une fois, d’une violence extrême, ils avaient tous les deux été placés sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction d’être ensemble, de porter une arme. Et on les retrouve ensemble à la terrasse du Mabillon et tous les deux détenteurs d’une arme à feu. »

    Le procès des deux militants d’extrême droite aura lieu le 7 septembre 2026.
    Ils ont déjà été condamné pour une affaire précédente. Le tabassage de leur chef.
    https://link-ed.info/fiches/gud

    Deux militants d’extrême droite, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, anciens du GUD, ont été condamnés en juin 2022 à des peines de prison ferme (deux et trois ans) pour avoir passé à tabac un ancien responsable du #GUD en 2015, avec circonstance aggravante. Source - Ladepeche.

  • Précarité et traite d’êtres humains, l’autre visage des salons afro-parisiens | Marine Jeannin et Luc-Roland Kouassi
    https://afriquexxi.info/Precarite-et-traite-d-etres-humains-l-autre-visage-des-salons-afro-pari

    Emblématiques de certains quartiers de la capitale française, quelques salons de coiffure prisés par une clientèle afro-caribéenne finissent par se rebeller contre des patrons peu scrupuleux. Leur avenir est cependant menacé par l’ubérisation du secteur et la gentrification du voisinage. Source : Afrique XXI

  • Fortes chaleurs : cette médiathèque parisienne mise sur la #low-tech plutôt que sur la clim

    Face aux fortes chaleurs, tous les bâtiments publics ne se valent pas. À Paris, la médiathèque James Baldwin, conçue par #Philippe_Madec – pionnier d’une architecture écoresponsable –, dans l’ancien lycée Jean-Quarré, montre comment la low-tech peut aider à garder un lieu respirable : #ventilation_naturelle, patio, ombre, réemploi, bois et #terre_crue.

    Quand le thermomètre grimpe, certains bâtiments deviennent vite invivables. Trop vitrés, trop minéraux, trop dépendants de systèmes techniques énergivores, ils révèlent brutalement leurs limites. À Paris, dans le XIXe arrondissement, la médiathèque James Baldwin propose une autre voie : celle d’un bâtiment public bas-carbone, pensé dès sa conception pour limiter le recours à la climatisation, favoriser la ventilation naturelle et utiliser au maximum l’existant. Installée à deux pas de la place des Fêtes, dans l’ancien lycée hôtelier Jean-Quarré, cette nouvelle médiathèque, livrée à l’été 2024 et conçue par l’atelier Philippe Madec, est un concentré d’#architecture_écoresponsable. Structure en béton conservée, matériaux réemployés sur place, patio central à ciel ouvert, résille en bois pour créer de l’ombre, murs en terre crue, isolation biosourcée, apports de lumière naturelle : tout concourt à faire de ce lieu un #démonstrateur de #frugalité appliquée. Rien de punitif ou d’austère, mais une manière de construire autrement, avec moins de matière neuve, moins d’énergie et davantage d’#intelligence_climatique.

    La médiathèque James Baldwin répond aussi à un besoin local : le XIXe arrondissement ne disposait jusqu’ici d’aucune médiathèque de cette ampleur. Mais elle va plus loin. Elle forme, avec la Maison des réfugiés, un équipement hybride, à la fois culturel, social et écologique. Un lieu où l’on peut emprunter des livres, travailler, apprendre le français, assister à des ateliers, se poser dans un jardin ou simplement trouver un peu de fraîcheur lorsque la ville suffoque.

    Un bâtiment qui travaille avec l’#air

    Dans beaucoup de bâtiments récents, le confort d’été reste encore pensé après coup. Lorsque la chaleur entre, on compense. Lorsque l’air devient lourd, on ventile mécaniquement. Lorsque les façades surchauffent, on ajoute des équipements. À la médiathèque James Baldwin, la logique est différente : l’architecture elle-même organise une partie du #rafraîchissement. Le geste le plus visible se trouve au cœur de l’ancien lycée. Les circulations verticales existantes ont été supprimées pour créer un #patio_végétalisé autour d’un Charme commun. Ce #vide agit comme un poumon. Il apporte de la lumière naturelle au centre du bâtiment, facilite l’évacuation de l’air chaud et évite l’effet de masse que pouvait produire la structure d’origine, très répétitive, en poteaux, poutres et panneaux préfabriqués.

    Certains planchers ont aussi été démolis afin de créer des doubles hauteurs. Là encore, il ne s’agit pas seulement d’un choix esthétique. Ces percées permettent à l’air de mieux circuler, aux regards de traverser les niveaux et aux espaces de perdre leur caractère fermé. Le bâtiment devient plus lisible, plus lumineux, plus vivant. Cette approche résume bien l’esprit low-tech du projet pensé par Philippe Madec, pionnier d’une #architecture_low-tech et écoresponsable. La solution ne consiste pas à ajouter toujours plus de machines, mais à réduire les besoins dès le départ. Créer de l’#ombre avant de refroidir. Ventiler naturellement avant de climatiser. Tirer parti de l’#inertie, des #vides, de l’#orientation, des #matériaux et des #usages. En période de fortes chaleurs, cette #sobriété n’a rien d’un renoncement : elle devient une condition de #confort.

    Et, effectivement, quand on se promène à l’intérieur du bâtiment, par 38 degrés en extérieur, les zones fraîches – là où s’organisent la lecture ou la consultation de contenus multimédias, les cours d’informatique ou encore l’espace de coworking pour association – contrastent avec des zones plus chaudes, pensées uniquement pour la circulation. Apporter de la fraîcheur là où c’est nécessaire, s’en passer là où l’humain n’est que de passage. Évidemment, plus on monte dans les étages, plus la température est difficile à maîtriser mais l’ensemble reste malgré tout supportable. Beaucoup plus qu’un appartement passoire thermique d’un des immeubles alentour.

    Certes, la ventilation naturelle atteint ses limites lorsque les températures dépassent durablement 35 à 38 °C, surtout si les nuits ne permettent plus au bâtiment de se décharger de la chaleur accumulée. Mais c’est précisément là que l’approche low-tech garde son intérêt : elle ne promet pas de transformer un bâtiment en frigo, elle réduit les besoins, retarde la surchauffe, améliore le confort ressenti et limite le recours systématique à la #climatisation.

    Philippe Madec, l’architecte du “faire avec”

    Cette manière de concevoir un bâtiment public porte la signature de Philippe Madec. Architecte, urbaniste, écrivain, il défend depuis des décennies une architecture attentive aux lieux, aux climats, aux usages et aux ressources disponibles. Cofondateur du mouvement de la “#frugalité_heureuse_et_créative”, il plaide pour une transformation profonde du secteur : moins de démolitions, moins de béton neuf, plus de #réhabilitation, de matériaux bio et géosourcés, de #sobriété_énergétique et d’#intelligence_collective.

    Dans un entretien accordé à WE DEMAIN, il résumait cette urgence par une formule directe : “N’attendons pas de notre gouvernement la possibilité de faire autrement ! Faisons !” À la médiathèque James Baldwin, ce “faisons” prend une forme très concrète. Il ne s’agit pas d’un manifeste théorique, mais d’un bâtiment ouvert au public, inscrit dans un quartier dense, confronté aux mêmes contraintes que le reste de la ville : chaleur, manque d’espace, besoin d’équipements, pression sur les ressources.

    Lors du Forum de l’Économie Légère, Philippe Madec invitait aussi à poser la question “to build or not to build”. Faut-il toujours construire ? Faut-il repartir de zéro ? Ou peut-on d’abord regarder ce qui existe, le réparer, le prolonger, le transformer ? La médiathèque James Baldwin répond clairement : dans une ville déjà largement bâtie, l’avenir passe aussi par l’art de composer avec l’existant.

    Faire du bâtiment sa propre matière première

    L’ancien lycée Jean-Quarré aurait pu être rasé. C’est souvent ainsi que l’on traite les bâtiments jugés obsolètes. On démolit, on évacue, on reconstruit, en oubliant que chaque mur contient déjà de la matière, de l’énergie grise et une histoire. Ici, l’atelier Philippe Madec a choisi une autre méthode : conserver, transformer, réemployer avec une philosophie : faire du bâtiment “sa propre matière première”. Budget total de la création de la médiathèque et de la Maison des réfugiés ? Environ 21 millions d’euros.

    Concrètement, la déconstruction a été très sélective. Des dalles industrielles, des panneaux, des éléments de façade ou de structure ont été déposés, découpés, broyés ou réutilisés sur place. Certains matériaux servent aux cheminements, d’autres à des murs ou à des aménagements. Le bâtiment devient ainsi une carrière de lui-même. Ce qui aurait pu finir en gravats retrouve une fonction.

    Ce geste est essentiel à l’heure où la construction reste l’un des grands secteurs consommateurs de ressources. Réhabiliter plutôt que démolir permet de limiter les déchets, de réduire la quantité de matériaux neufs, mais aussi de préserver une part de la mémoire du site.

    Entre les deux bâtiments du site, une nouvelle structure joue un rôle central. Elle porte un nom simple : “Le Lien”. Elle connecte la médiathèque et la Maison des réfugiés, accueille les circulations principales et donne au projet sa silhouette la plus reconnaissable. Sa résille en bois forme une sorte de mantille courbe, à la fois signal architectural et pare-soleil autoportant. Ce “Lien” n’est pas qu’une belle image. Il incarne l’un des principes du projet : relier plutôt que séparer. Relier les bâtiments, les usages, les publics, les fonctions. Il accueille, selon les niveaux, des espaces de cafétéria, de tisanerie ou des lieux associés à la lecture. Il organise les passages et rend visible la transformation de l’ancien lycée dans le tissu urbain.

    La terre crue joue elle aussi un rôle important. Utilisée sous forme de terre coulée (technique encore expérimentale), elle permet de reprendre les outils et savoir-faire de la construction en béton, mais avec un matériau géosourcé, moins transformé, à plus faible énergie grise. Des panneaux préfabriqués en terre coulée, c’est-à-dire de la terre crue coulée dans un coffrage, ont été expérimentés sur le chantier, avec l’idée de tester ce procédé et d’en faire, demain, une technique plus courante. Là encore, la low-tech n’est pas un bricolage : c’est une innovation par la sobriété.
    Des jardins pour rafraîchir et relier

    La réponse aux fortes chaleurs ne se joue pas seulement à l’intérieur du bâtiment. Elle se joue aussi dehors. Le projet accorde une place importante à la #végétalisation : jardins en pleine terre, espaces plantés, toitures végétalisées, terrasses, jardins partagés, espaces de lecture en extérieur. Ces lieux ne sont pas de simples ornements paysagers. Ils participent au confort, à la biodiversité, à l’infiltration, à l’ombre et à la qualité d’usage.

    Dans un quartier dense, ces respirations comptent. Elles prolongent la #rénovation de la place des Fêtes et étendent son aire d’influence vers l’est. Elles donnent aux habitants des espaces où se poser sans consommer, lire dehors, attendre un rendez-vous, discuter, cultiver, traverser. Elles contribuent aussi à faire du site un équipement public plus poreux, moins fermé, plus accueillant.

    La végétalisation ne remplacera pas, à elle seule, une politique ambitieuse d’adaptation des villes aux fortes chaleurs. Mais elle en constitue un maillon essentiel, surtout lorsqu’elle est pensée avec le bâtiment, et non ajoutée après coup. À la médiathèque James Baldwin, les jardins, le patio, la mantille en bois, les matériaux et la ventilation naturelle forment un même système. Un système discret, mais cohérent.

    Un #refuge_climatique et démocratique

    À l’heure où les vagues de chaleur se multiplient, les #bâtiments_publics vont devoir changer de rôle. Ils ne seront plus seulement des écoles, des bibliothèques, des gymnases, des mairies ou des centres sociaux. Ils devront aussi devenir des #refuges_climatiques, des lieux capables d’accueillir les habitants lorsque les logements surchauffent, lorsque les places minérales deviennent impraticables, lorsque les plus fragiles cherchent un espace respirable.

    La médiathèque James Baldwin montre une piste. Elle prouve qu’un équipement public peut être pensé autrement : avec moins de béton neuf, plus de réemploi, des matériaux moins énergivores, une ventilation naturelle, des espaces ombragés, des jardins et une attention réelle aux usages. C’est peut-être cela, la leçon la plus forte du projet. La ville de demain ne sera pas seulement une ville bardée de capteurs, de climatiseurs et de solutions techniques sophistiquées. Elle devra aussi réapprendre des gestes simples : ouvrir, ventiler, ombrager, planter, réutiliser, ménager. Non par nostalgie, mais par lucidité.

    https://www.wedemain.fr/maison-responsable/fortes-chaleurs-cette-mediatheque-parisienne-mise-sur-la-low-tech-plutot-qu

    #alternative #architecture #canicule #fraîcheur

    • Mouvement pour la frugalité heureuse et créative dans l’architecture et le #ménagement_du_territoire

      https://www.youtube.com/watch?v=tgHKSrluVss

      Le « Mouvement pour une Frugalité heureuse et créative » dans l’architecture et le ménagement des territoire promeut la frugalité à travers l’architecture frugale et le ménagement des territoires.

      Il est né du Manifeste du même nom, lancé le 18 janvier 2018 par Dominique Gauzin-Müller (architecte-chercheur), Alain Bornarel (ingénieur) et Philippe Madec (architecte et urbaniste). Reconnaissant « la lourde part des bâtisseurs » dans les désastres en cours, ce manifeste appelle à développer des établissements humains frugaux en énergie, en matière et en technicité, créatifs et heureux pour la terre et l’ensemble de ses habitants, humains et non humains.

      En réponse à cet appel, des groupes locaux ou thématiques se sont créés pour mobiliser les signataires du manifeste, puis de grandes rencontres nationales ont été organisées. Le mouvement s’anime aujourd’hui de multiples initiatives décentralisées, proposant visites, conférences, ateliers, formations, publications, partages d’expériences, et de nombreux outils de développement tels que ce site web ou encore la cartographie collaborative des ressources frugales.

      Le mouvement est ouvert à toutes et à tous, aux professionnels engagés dans la « métamorphose de l’acte de construire » et la « révolution du ménagement« , mais aussi à tous les citoyens désireux de voir se développer d’autres façons d’habiter nos territoires.

      C’est un réseau engagé et bienveillant qui repose entièrement sur les initiatives bénévoles des signataires s’investissant dans les groupes locaux, qui décident en toute autonomie de leurs activités, et qui sont le cœur vivant et actif du mouvement.

      L’association, gérée par un conseil collégial, a vocation à assurer la logistique et le financement des projets, notamment grâce à la redistribution des ressources des dons et des adhésions.

      Il est encore temps, il est toujours temps de nous rejoindre : bienvenue à vous, bifurquons ensemble sur les chemins de la Frugalité !


      https://frugalite.org

    • Associer

      Une architecture engagée, libre

      Vers une #habitabilité des mondes heureuse et équitable

      Dans un monde fini, à toutes les échelles de projet, notre atelier s’engage dans la métamorphose des établissements humains, entendus comme milieux garants d’une coexistence heureuse entre les hommes et avec les mondes du vivant. Au début des années 1980, Philippe Madec mène un travail théorique pour se libérer de l’opposition modernisme / postmodernisme, et pour fortifier son engagement écoresponsable. Ce travail émancipateur a ouvert un passage du modernisme au durable et donné sens aux pratiques professionnelles des quelques 35 architectes et urbanistes qui collaborent aujourd’hui au sein de l’atelier.

      Après plus de trois décennies d’existence, l’atelierphilippemadec est devenu (APM)&associés en 2022 puis « associer » en 2025. Comme de nombreux ateliers nés dans les années 1990, construits autour d’une personnalité qui l’incarne, nous avons enclenché une mutation. Moment délicat qui peut se lire comme un projet à part entière. Ce dernier ouvre sur la pérennisation d’un outil de travail tissé de valeurs partagées, mais aussi la reconnaissance de la nature essentiellement collective du travail des architectes et urbanistes, en l’occurrence réunis autour d’une personnalité fédératrice. Ce projet relève d’une transmission entre générations unies dans leur compréhension des conditions contemporaines de vie. Il tient aussi et surtout du désir d’être en mesure de s’engager, aujourd’hui, pour continuer de proposer des alternatives aux modes conventionnels de penser et de faire l’architecture, la ville et les territoires.

      De cette histoire collective, il résulte en 2025 le nom d’atelier « associer » qui fait référence à ce qui nous tient à cœur au quotidien dans notre travail : associer sociétés, climats, territoires, écologies, matières et savoir-faire.

      À l’heure où la notion de sobriété s’impose dans le débat public, l’atelier porte en étendard celle de frugalité, par son engagement dans le Manifeste éponyme, comme au jour le jour de son travail. Le débat n’est pas terminologique : il impose de se questionner sur notre capacité collective à agir dans des conditions de plus en plus complexes et contraignantes. Face aux bouleversements environnementaux, nous portons la conviction qu’un projet partagé et désirable permet d’éviter l’expression unilatérale de contraintes restrictives, voire inéquitables. Une architecture qui peut être à l’avant-garde d’un nécessaire ré-enchantement du monde.

      https://associer.archi

    • https://mamot.fr/@n1k0/116826744529879889

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      Canicule : À Grabels, près de Montpellier, cette école perd 7 °C face à la chaleur

      Face aux fortes chaleurs, l’école maternelle Jean Ponsy à Grabels teste des solutions simples pour améliorer le confort des élèves. Résultat : jusqu’à 7 °C ressentis en moins.

      https://actu.fr/occitanie/grabels_34116/canicule-a-grabels-cette-ecole-perd-7-c-face-a-la-chaleur_64449580.html

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      #Projet_racine

      La canicule, un enjeu majeur pour les #écoles

      Face à l’intensification des vagues de chaleur, le sujet de l’adaptation des écoles primaires est central. Les périodes de canicule peuvent entraîner des conséquences graves sur la santé, en particulier pour les enfants, qui font partie des publics vulnérables.

      L’intensification des périodes caniculaires, d’année en année, amène ce sujet à un point particulièrement critique, avec notamment la fermeture des établissements scolaires dans les moments les plus chauds.

      Du fait du dérèglement climatique, les vagues de chaleur sont amenées à être plus intenses, plus longues, et à survenir sur une période de l’année plus étendue, de mai à octobre, dans l’ensemble des régions (scénario +4°C de la TRACC).

      D’année en année, la situation devient de plus en plus préoccupante.
      Les écoles publiques, pour la plupart très peu adaptées aux épisodes climatiques extrêmes, nécessitent une attention particulière.

      Ce sont souvent des bâtiments anciens, peu isolés, mal ventilés, dont l’inertie thermique est faible. Les conditions d’accueil y deviennent rapidement inconfortables, voire dangereuses, en période de forte chaleur.
      Adapter les bâtiments et les usages pour maintenir l’activité

      En appliquant des gestes simples mais efficaces, comme la protection solaire, la ventilation nocturne et l’utilisation de brasseurs d’air, il est possible de limiter la montée en température dans les locaux et d’améliorer le confort des enfants. Ces leviers permettent d’assurer un environnement plus supportable pour toutes et tous et de limiter l’impact des canicules sur les activités scolaires.

      Au-delà des solutions matérielles, une bonne organisation (décalage des horaires de cours, migration des activités dans des zones plus fraîches de l’école ou de la cour) peut également permettre d’assurer la continuité pédagogique, même pendant les pics de chaleur.

      Ces solutions existent, elles sont éprouvées. Pourtant, leur mise en œuvre reste rare. Les vagues de chaleur sont encore trop peu anticipées, et les réflexes d’adaptation encore peu intégrés dans le fonctionnement quotidien des écoles. Car les freins à l’adaptation ne sont pas seulement d’ordre technique ou budgétaire, ils sont souvent organisationnels. C’est précisément le cœur du projet RACINE : identifier ces freins organisationnels, en comprendre les mécanismes, et tester des méthodes concrètes pour les dépasser.

      https://programme-cee-actee.fr/programmes/projet-racine

    • Façade en forme de vagues, murs ajourés... Dans cet immeuble de Montpellier, tout a été conçu pour limiter la chaleur

      Comment l’#architecture_bioclimatique peut-elle réduire la température intérieure de 8 degrés sans climatisation ? À Montpellier, des bâtiments utilisent l’effet Venturi et des moucharabiehs modernes pour créer des courants d’air naturels et protéger les appartements du soleil brûlant.

      35 degrés(Nouvelle fenêtre) cet après-midi-là à Montpellier. La ville suffoque, mais quand cette habitante rentre chez elle, elle respire. Dans son appartement tout neuf et traversant, Adia Guasproca n’a pas la climatisation. « Niveau fraîcheur, franchement, on est bien là. En ressenti, on a quoi ? 23, 25 degrés ? », indique-t-elle.

      Deux étages plus haut, même impression agréable, y compris sur la terrasse. Grâce à ce mur ajouré, inspiré des moucharabiehs orientaux, le lieu est à la fois ventilé et ombragé. Car dans cet ensemble immobilier, tout a été conçu pour limiter la chaleur. Sur cet immeuble, par exemple, très bien isolé, les façades font des vagues. Ce choix n’est pas seulement esthétique. Les courbes agissent comme un parasol géant qui limite l’entrée du soleil dans les appartements. Malgré les 33 degrés mesurés dans le patio, Eliott Mio peut profiter de la terrasse. « Dans notre précédent appartement, c’est vrai qu’on avait un balcon qui servait à rien parce qu’il était en plein soleil et il faisait trop chaud. Là, ici, c’est clair que ça fait vraiment une pièce de vie supplémentaire. La plupart de la journée, vraiment jusqu’à 17 heures, on est à l’ombre. Bon, il fait chaud, mais c’est quand même agréable. Il y a beaucoup d’air », confie-t-il.
      Une architecture rafraîchissante

      À l’intérieur, 8 degrés de moins que dehors. Le logement est très bien ventilé. Et en effet, cette ventilation ne doit rien au hasard, mais tout à l’architecture. Le vent marin, plus frais, rentre au cœur des habitations, dopé par les courbes de la façade.

      « Cette architecture finement biseautée en courbe permet aussi d’accentuer la vitesse du vent et de créer des mini-dépressions et des mini-turbulences. C’est ce qu’on appelle l’effet Venturi. Par exemple, si on se promène au pied des tours à la Défense à Paris, on a souvent des bourrasques de vent ou même dans le métro des différentes villes françaises. À ce moment-là, on tourne derrière un pilier et on a une bourrasque de vent. C’est exactement ce qui se passe », explique Vincent Callebaut, architecte spécialisé en architecture bioclimatique. Enfin, d’ici quelques années, les arbres et les végétaux plantés dans la cour et sur les terrasses feront de ce lieu un îlot de fraîcheur.

      https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/architecture-des-immeubles-ou-tout-a-ete-concu-pour-limiter-la-chaleur_80

      #effet_venturi

  • Les présidents en chansons : Hollande. Lui président.

    "Le candidat a pour slogan : Le changement, c’est maintenant. Sa campagne est résolument orientée à gauche, comme le suggère sa prise de paroles lors du meeting du Bourget, au cours duquel il lance : « Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera donc pas élu, et pourtant, il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. » A l’issue du premier tour, le candidat socialiste devance de peu Nicolas Sarkozy, et lors du débat opposant les finalistes, profitant d’un rare moment d’apathie de son adversaire, Hollande fait mouche en usant de l’anaphore : « moi président ». Pendant trois minutes, ininterrompu, il déroule, traçant l’anti-portrait du président sortant.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2026/06/les-presidents-en-chansons-hollande-lui.html

    François Hollande devient président de la République le 6 mai 2012, avec un peu plus de 51% des voix. Second président socialiste de la Cinquième République, après François Mitterrand, il se présente en président normal. Sa personnalité, ou plutôt l’idée que s’en font les observateurs, lui valent des surnoms peu flatteurs tels que fraise des bois, monsieur petite blague, flanby, le grand méchant mou. Raillé pour sa jovialité et sa bonhommie, il subit des critiques sur sa manière d’incarner la fonction présidentielle. D’aucuns reconnaissent son accessibilité, mais raille un manque d’envergure. Au fond, n’a-t-il pas été choisi par défaut, son meilleur atout restant l’aversion que Nicolas Sarkozy était parvenu à susciter après cinq années d’un mandat brutal. Sa côte de popularité s’effondre vite, jusqu’à atteindre un très bas niveau, dont il peinera à décoller."

  • Canicule : leur mépris, nos morts
    https://bonpote.com/canicule-leur-mepris-nos-morts

    “Pour ou contre la clim” ? Voilà ce à quoi nous avons droit à chaque canicule. Le niveau zéro de la réflexion, du début du commencement d’un changement radical pourtant plus que jamais nécessaire. Cette fois-ci, cerise sur le gâteau, le RN a pu se balader sur tous les plateaux TV en se présentant comme le parti champion de l’écologie. Ne riez pas, c’est la petite musique que l’on entend partout depuis une semaine, y compris sur le service public.

    Voilà plusieurs années que je suis scrupuleusement le traitement médiatique des canicules chaque été et ce que j’ai écrit l’été dernier reste entièrement valable : le traitement médiatique du climat n’a jamais été aussi mauvais. Cette année il va falloir utiliser un autre adjectif : ils sont irresponsables.

    Par “ils”, lisez l’immense majorité des médias mainstream. Cela veut bien dire que de façon systémique, mis à part quelques exceptions, c’est une catastrophe. Vous en doutez encore et pensez que c’est une exagération ? Lisez plutôt.

  • Glyphosate : la Cour suprême américaine ouvre la voie à l’annulation de milliers de plaintes contre Monsanto - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/monde/20260626-glyphosate-la-cour-supr%C3%AAme-am%C3%A9ricaine-ouvre-la-voie-%C3%A0-l-

    Aux États-Unis, la Cour suprême a annulé, jeudi 25 juin, une condamnation majeure visant l’entreprise Monsanto. En 2023, un agriculteur du Missouri avait fait condamner le géant de l’agrochimie, accusant son herbicide star Roundup d’avoir provoqué son cancer. Un jugement qui avait entraîné le dépôt de dizaines de milliers de plaintes contre la filiale américaine du groupe allemand Bayer. Toutes ces plaintes pourraient désormais être annulées.

  • La France a lancé son Google Maps, et il montre des choses que Google ne vous montre pas
    https://www.mac4ever.com/divers/196897-la-france-a-lance-son-google-maps-et-il-montre-des-choses-que-googl

    L’IGN a mis en ligne le 25 juin cartes.gouv.fr, un service public de cartographie appelé à remplacer le bon vieux Géoportail, dont la fermeture est prévue pour septembre. Adresses, photos aériennes, cadastre, vues immersives façon Street View, le tout sans passer par une plateforme étrangère. Voilà qui mérite le coup d’œil.

    Bien plus qu’un simple fond de carte

    Là où Google Maps vous montre surtout la route et les commerces, cartes.gouv.fr ouvre les coulisses du territoire. Le site rassemble plus de 1 100 couches d’informations, du cadastre aux forêts en passant par les risques naturels, l’urbanisme, les énergies renouvelables, les photos aériennes et même de vieilles cartes historiques. Vous pouvez chercher une adresse, mesurer une distance ou une surface, calculer une altitude, afficher une zone selon le temps de trajet, superposer plusieurs cartes, annoter, partager ou exporter le résultat. Et c’est gratuit. C’est l’outil du curieux qui veut vraiment comprendre ce qu’il y a sous ses pieds, parcelle par parcelle.

    Une alternative française à Street View

    La vraie nouveauté, c’est l’arrivée des vues immersives directement intégrées au site, via le service Panoramax. L’idée, proposer une alternative libre et gratuite aux balades à 360 degrés de Google Street View, sans la collecte de données qui va avec. Au passage, cartes.gouv.fr unifie une galaxie de services jusqu’ici éparpillés, comme geoportail.gouv.fr, geoservices.ign.fr ou l’espace collaboratif de l’IGN, désormais regroupés sous une seule adresse. Plus besoin de jongler entre cinq sites.

    Pourquoi l’État s’y met maintenant

    Derrière ce lancement, il y a une vraie question de souveraineté. Selon un sondage Ipsos BVA réalisé pour l’IGN, 87 % des Français estiment essentiel ou important que l’État développe et gère ses propres outils cartographiques, sans dépendre des géants étrangers. Et ils n’ont pas tort. Quand on sait à quel point les cartes sont devenues stratégiques, de l’aménagement du territoire à la gestion des catastrophes, on comprend que la France préfère garder la main plutôt que de tout confier à une multinationale. Le Géoportail, lui, tirera sa révérence en septembre.

    On en dit quoi ?

    Cartes.gouv.fr ne remplacera pas Google Maps pour aller au restaurant ou suivre un itinéraire en voiture, il n’y a ni guidage vocal ni avis clients, et ce n’est pas son but. Mais pour qui veut fouiller son territoire, comparer des photos aériennes ou vérifier une parcelle, c’est une mine d’or entièrement gratuite. Savoir que ces données restent françaises et publiques, à l’heure où tout se privatise, c’est franchement une bonne nouvelle.