Benjamin Shevek

B. W. Shevek est un âne.

  • « J’en veux plus à la police qu’à mon #violeur » (Camille Wernaers, RTBF, 05.02.20)
    https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_j-en-veux-plus-a-la-police-qu-a-mon-violeur?id=10425176

    En mars 2018, le Comité P la convoque pour une réunion bilan avec le chef de la #police. « C’est le rendez-vous le plus surréaliste de ma vie. J’y suis allée avec mon colocataire. On a été reçu.e.s dans une immense salle, il y avait même des gâteaux. Ils se sont congratulés, ils m’ont annoncé un bilan très positif et le fait que ma plainte avait été prise fort au sérieux », raconte Alice. Aucune sanction n’est prise contre Mme S., la policière qui a reçu Alice après son #agression. Des mesures sont prises pour que les jeunes policiers et policières apprennent l’existence du service d’aide aux victimes et des procédures sont rajoutées à la formation initiale pour s’assurer que les victimes reçoivent tous les documents dont elles ont besoin après avoir porté plainte, ce qui n’a pas été le cas d’Alice : « Je suis tombée de haut parce qu’ils n’ont tiré que des conclusions administratives de ce qu’il m’est arrivé. Quand j’ai demandé ce qu’ils avaient fait au sujet des mensonges de la policière, ils ne semblaient même pas au courant, et j’ai dû leur reparler de notre entretien où elle avait nié m’avoir déjà vue. Je comprends qu’elle se protège, mais je ne pourrai jamais la pardonner si elle ne reconnaît pas les faits. C’est le plus grave pour moi. Je ne crois plus en aucune affirmation de la police ».

    #viol #violence_policière

  • Je me souviens de Gabriel Matzneff (Élise Thiébaut, Le Club de Mediapart, 12.01.20)
    https://blogs.mediapart.fr/elise-thiebaut/blog/120120/je-me-souviens-de-gabriel-matzneff

    C’était notre monde. Notre contexte. Nos horizons. Et il nous a fallu beaucoup de temps, d’efforts et de péripéties pour que notre réalité dépasse leur fiction. Oui, nous avons été capables, finalement, de reprendre à notre compte cette #liberté-sexuelle qui s’exerçait trop souvent à nos dépens. Et ce n’est sans doute pas un hasard si en même temps que sont dénoncées les #violences_sexuelles et #sexistes grâce au mouvement #MeToo, surgit enfin une autre parole #féministe autrement plus émancipatrice sur le corps, sur la sexualité, sur le plaisir.

  • « Ce qui me gêne, c’est le traitement différencié selon les nationalités » : des officiers de l’OFPRA témoignent (Ouafia Kheniche, France Inter, 07.10.19)
    https://www.franceinter.fr/ce-qui-me-gene-c-est-le-traitement-differencie-selon-les-nationalites-de

    S’ils ont décidé de parler à un média, c’est en grande partie parce qu’ils pensent tous deux que le #droit_d'asile, qui relève de la Convention de Genève, est aujourd’hui attaqué en France. Une crainte renforcée par les propos tenus le 16 septembre dernier par le président de la République. Devant les ministres et parlementaires de la majorité, Emmanuel Macron a évoqué un droit d’asile "détourné de sa finalité par des réseaux".
    […]
    « Tout le problème désormais, avec l’accélération de l’examen de la demande liée à la loi de 2018, c’est qu’on a devant nous des personnes primo-arrivantes. Elles sont dans la #précarité, sans hébergement, sans accompagnement, sans soins médicaux. Elles sont dans une détresse totale. Souvent, quand elles arrivent à l’entretien, leur préoccupation n’est pas la demande d’#asile, mais qu’on leur trouve un logement le soir même. Ils sont dans la survie. Leur première préoccupation c’est : comment je vais manger ce soir ? Cette loi devait permettre d’avoir une réponse plus rapidement pour les #demandeurs_d’asile. Finalement, cela dessert notre travail. Quelqu’un qui dort à la rue, n’a pas mangé depuis plusieurs jours, n’est pas en mesure de pouvoir se concentrer, comprendre nos questions et encore moins d’y répondre. Je gère 367 dossiers par an, ça fait deux demandeurs par jour. C’est un temps insuffisant pour mener un entretien apaisé. »
    […]
    « L’appel d’air, c’est dire qu’accueillir dignement un demandeur d’asile, lui accorder ses droits, ça ferait venir les gens. C’est pas vrai : personne ne quitte son pays pour avoir des allocations. Ça n’existe pas. Tous les gens que j’entends, ils veulent rentrer chez eux, c’est un déchirement pour eux de partir. Ils ne sont pas là pour ça. Donc on peut serrer la vis partout, ils viendront toujours. S’ils doivent quitter leur pays parce que leur vie est menacée, peu importe ce qu’on fait, ils viendront toujours. L’appel d’air n’existe pas. »

  • Libertés publiques. Le gouvernement veut pister les voyageurs (Pia de Quatrebarbes, L’Humanité, 30.12.2019)
    https://www.humanite.fr/libertes-publiques-le-gouvernement-veut-pister-les-voyageurs-682404

    L’exécutif a créé un service de collecte des #données des #voyageurs. Dans le viseur : tous les trajets des individus sur le sol français.

    La Police nationale lorgne sur les « données de réservation » des voyageurs (Xavier Berne, NextInpact, 26.12.19)
    https://www.nextinpact.com/news/108540-la-police-nationale-lorgne-sur-donnees-reservation-voyageurs.htm

    Au travers d’un arrêté publié en pleine période de fêtes, le gouvernement a confié à la #police nationale le soin d’exploiter les nombreuses « données de #voyage » relatives aux #trajets effectués en avion, en train, en bus, etc. Ceci pour des finalités potentiellement très larges.

    Arrêté du 16 décembre 2019 portant création d’un service à compétence nationale dénommé « Service national des données de voyage » (SNDV) (JORF n°0296 du 21 décembre 2019 texte n° 45)
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000039654469&categorieLien=id

    #surveillance #contrôle

  • Guide de survie aux fêtes de famille (Binge Audio)
    https://www.binge.audio/guide-de-survie-aux-fetes-de-famille-3

    Il y a la tante qui dit n’avoir jamais été victime de #sexisme dans sa vie. Il y a la grand-mère qui est répète que les Noir·e·s courent plus vite que les Blanc·he·s et que bon, c’est la nature, hein. Il y a le frère qui n’aime pas trop le mot « #féminisme » ou le cousin qui n’a rien contre les gays tant qu’ils ne se montrent pas trop… Alors que faire ? Faut-il répondre, et si oui, comment, aux propos #sexistes, #racistes et #homophobes prononcés autour de la table de fête ?

    Pour vous aider à passer les fêtes de fin d’année et tout autre repas de famille en toute sérénité, Kiffe ta race s’associe à deux autres podcasts de Binge Audio, Les Couilles sur la table et Camille, dans un épisode spécial.

    Que répondre pour que les conversations soient les plus constructives possibles ? Comment éviter certaines impasses de raisonnement ? Quand et comment clore une discussion ?

    Grace Ly, Rokhaya Diallo, Camille Regache, et Victoire Tuaillon ont identifié cinq cas récurrents et vous proposent leurs techniques et parades pour éviter que ces discussions s’enveniment.

  • Qui soutient la réforme des retraites ? Ceux qui ne la subiront pas (Geoffroy Clavel, Le Huffington Post, 12.12.19)
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/qui-est-pour-la-reforme-des-retraites-ceux-qui-ne-la-subiront-pas_fr_

    L’opinion publique est partagée sur la #réforme du gouvernement. Mais dans le détail, seules les personnes âgées de plus de 65 ans la soutiennent majoritairement.

    #MouvementSocial #RéformeRetraites #Sondage

  • Mise en perspective des impacts écologiques du numérique (Raphaël Lemaire, Blog personnel, 02.11.2019)
    https://raphael-lemaire.com/2019/11/02/mise-en-perspective-impacts-numerique

    Depuis les deux rapports du shift project, sur la sobriété numérique et la vidéo en ligne, et avec de plus la semaine dernière la sortie de l’étude de GreenIT.fr, on entend beaucoup parler de la #pollution due au #numérique. Ces études sérieuses sont là pour rappeler que le numérique n’est pas immatériel, et qu’il doit, comme les autres secteurs, s’interroger sur sa croissance, son efficacité et ses usages dans un monde fini.

    Mais, les médias étant ce qu’ils sont, on a vu fleurir des titres racoleurs blâmant la jeunesse connectée faussement écolo. […] Les chiffres et les constats sont parfois pris hors contexte sans comparaison avec d’autre activités et #usages.

  • La France mal classée pour l’espérance de vie en bonne santé (Sandrine Cabut, Le Monde, 19.02.2019)
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2019/02/19/la-france-mal-classee-pour-l-esperance-de-vie-en-bonne-sante_5425315_1650684

    Selon les dernières #statistiques Eurostat, portant sur l’année 2016, la France est sous la moyenne européenne dans ce domaine : l’#espérance_de_vie en bonne #santé est de 64,1 ans chez les femmes et 62,7 chez les hommes dans notre pays, alors que la moyenne en Europe est respectivement de 64,2 et 63,5 ans.

  • Le féminisme blanc et bourgeois, très peu pour nous (Ketsia Mutombo, Alice Maruani, StreetPress, 08.03.17)
    https://www.streetpress.com/sujet/1488962026-feminisme-blanc-bourgeois

    On nous reproche souvent de diviser et de nier la cause commune des #femmes. Mais les femmes noires sont des femmes, si on enlève les #oppressions spécifiques aux femmes #racisées, ça reste une #libération de femmes.

    Et tant que les femmes trans, racisées, en situation de handicap, ne seront pas libres, les autres ne le seront pas non plus.

    Le #féminisme ne libère pas les hommes car il leur demande de se défaire de certains #privilèges, le féminisme #intersectionnel ne libère pas les femmes blanches car leur chair et esprit n’ont jamais été un champ de bataille du #colonialisme. Mais il permet à ces groupes de devenir de meilleures personnes, et faire preuve d’humanité, et c’est tout aussi important.

  • Le racisme comme système (Denis Colombi, Blog “Une heure de peine...”, 25.09.14)
    http://uneheuredepeine.blogspot.com/2014/09/le-racisme-comme-systeme.html

    Les sociologues affirment souvent que le « racisme anti-blanc » n’existe pas : une idée mal comprise, parce que souvent appréhendée avec ce qu’il faut de mauvaise foi pour se lancer dans la fausse indignation contre la « #bien-pensance ». Derrière cette idée, ce qu’il y a en jeu, c’est la compréhension de ce qu’est le #racisme. Le plus souvent, celui-ci est perçu comme un #sentiment individuel - en grande partie parce que les mouvements et politiques anti-racistes contribuent largement à le cadrer ainsi. Pourtant, du point de vue sociologique, ce n’est pas cela le racisme. Le racisme, c’est un #système. Explications.

  • Si Greta Thunberg concentre tant de haine, c’est parce qu’elle déroge à ce qu’elle devrait être (Titiou Lecoq, Slate.fr, 27.09.19)
    http://www.slate.fr/story/182208/titiou-greta-thunberg-ecologie-haine-jeune-femme-autiste-assignation-genre-ide

    Greta, c’est leur #sorcière moderne. Il n’y a pas si longtemps, ils l’auraient tout simplement cramée.

    Déjà, ils sont convaincus qu’elle est possédée. (Elle est manipulée par des forces extérieures, des lobbys, dont elle est l’outil.) […] Preuve supplémentaire : elle porte la marque physique du malin. On sait que les inquisiteurs cherchaient partout sur le corps des femmes un indice de leur rencontre avec le diable. […] Ils ont décidé que son #visage était une preuve qui témoignait contre elle. C’est d’une #violence absolue.

    Greta Thunberg déroge aussi à ce qu’elle devrait être, et même trois fois. Elle trahit d’abord son #identité de #femme. Elle n’est clairement pas là pour être agréable, douce, séductrice. Pour un peu, on dirait même qu’elle se contrefout de ce qu’on peut penser de son corps – ce qui constitue une forme de trahison de l’#ordre_social.

    En prime, elle ne tient pas sa position d’#ado. Les jeunes doivent être plein d’espoir et écouter les grandes personnes. Elle, elle se permet d’engueuler les dirigeants des plus grandes puissances mondiales.

    Elle trahit enfin le stéréotype attendu concernant l’#autisme. Pour les vomisseurs, elle est autiste = elle est malade ou handicapée, donc par déduction, elle devrait être privée de parole et s’entraîner à compter le nombre d’allumettes dans une boîte. Le vomisseur s’étrangle : depuis quand on laisse des gens comme ça donner leur avis sur l’état du monde ?

  • « Nous avons atteint le stade suprême du consumérisme » (Razmig Keucheyan, Libération, 27.09.19)
    https://www.liberation.fr/debats/2019/09/27/razmig-keucheyan-nous-avons-atteint-le-stade-supreme-du-consumerisme_1754

    Pour Marx, le #capitalisme repose sur une double logique : le #productivisme et le #consumérisme, qui sont étroitement imbriqués. On produit des #marchandises toujours nouvelles, qui sont déversées sur le marché afin d’être consommées. Et ainsi de suite à l’infini. Marx a compris que pour soutenir cette logique dont dépend le profit, le capitalisme doit périodiquement générer des #besoins_artificiels. Cette #théorie_des_besoins, il l’utilise pour développer sa critique de l’#aliénation. Dans les sociétés capitalistes, les individus sont aliénés parce que leurs besoins authentiques sont ensevelis sous des faux besoins. Mais il l’emploie aussi pour comprendre le lien entre le capitalisme et la nature, montrant que la prolifération de besoins artificiels induit un épuisement des #ressources et des #pollutions multiples.
    […]
    Les objets qui nous entourent sont partie prenante des rapports de force politiques. Accroître la durée de vie des biens est une manière de contrecarrer le productivisme et le consumérisme. […] Etendre la garantie favorise la réparation et donc l’inscription des objets dans le temps : 80 % des objets sous garantie sont rapportés pour être réparés lorsqu’ils tombent en panne. Ce chiffre tombe en dessous de 40 % dès lors que celle-ci arrive à échéance. Si l’on veut diminuer la quantité de biens en circulation, afin de soulager l’environnement et nos subjectivités, la garantie est un levier puissant.
    […]
    Tout au long des XIXe et XXe siècles, des courants majoritaires du mouvement ouvrier et des gauches ont été productivistes. Le développement des forces productives devait donner lieu à un accroissement du niveau de vie des classes populaires, et par là même les faire entrer dans la modernité. Il y a une critique rétrospective un peu facile des Trente Glorieuses qui passe sous silence le fait que, dans les pays du Nord en tout cas, les #inégalités ont été stabilisées, si ce n’est réduites. Mais il est clair que le bilan écologique des sociétés d’après-guerre, de part et d’autre du rideau de fer, est assez catastrophique. L’aggravation de la crise environnementale impose une hybridation des mouvements écologistes et anticapitalistes.

  • La Terre n’est pas une banque (Vincent Présumey, Facebook ’Les Enragés’, 02.08.2017)
    https://www.facebook.com/LesEnrages/posts/812849952214912

    On entend répéter que ça y est, l’humanité a « consommé » plus que ce que la terre peut lui donner en une année, cela à une date qui, d’année en année, avance toujours. Beaucoup de gens partagent cela sur Facebook, cela peut se comprendre. Mais c’est une vision mystificatrice et erronée. La gravité de la question environnementale ne consiste pas dans le fait que « l’humanité » consomme trop, ni maintenant qu’elle consommerait à #crédit. Le problème est au niveau de la #production, donc du mode et des rapports de production, ça s’appelle le #capitalisme et ça se règle par l’intervention démocratique, éventuellement violente, de l’immense majorité qui soit ne « consomme » pas assez soit « consomme » des merdes qu’on lui impose : le #prolétariat. Cela se réglera par la conscience, la lutte et l’organisation. Pas par la #culpabilisation et l’idée archaïque que nous aurions une « #dette » envers la terre ou qui que ce soit.

  • Les « morts de désespoir », une vague de mortalité qui frappe les USA
    http://www.entelekheia.fr/2019/06/29/les-morts-de-desespoir-une-vague-de-mortalite-qui-frappe-les-usa

    La montée des « morts de désespoir » chez les millenials et la génération Z peut être attribuée au fossé actuel entre les espoirs et la réalité. Élevés dans le mythe du Rêve américain, ce sont les premiers citoyens du pays à connaître un niveau de vie nettement inférieur à celui de leurs parents, les baby-boomers, qui ont connu la prospérité grâce au boom économique de l’après-guerre. La dette nationale a gonflé sous l’effet de deux décennies de guerres intenables, dont le coût cumulé est sur le point de dépasser les 6 billions de dollars, alors que le budget du Pentagone a atteint une ampleur sans précédent, pendant que des coupes sombres dans les services sociaux ont décimé le peu de filet de sécurité sociale sur lequel les Américains pouvaient autrefois compter. De multiples séries de réductions d’impôt pour les riches et les grandes entreprises ont dégradé l’assiette fiscale du gouvernement et, ce qui n’est peut-être pas surprenant, les inégalités économiques se sont accrues jusqu’à dépasser celles de la Grande Dépression.

  • La confiance dans les médias s’effondre en France (Sud Ouest, 14.06.19)
    https://www.sudouest.fr/2019/06/14/la-confiance-dans-les-medias-s-effondre-en-france-6211342-10228.php

    24% des Français ont #confiance dans les #médias, contre 35% il y a un an, avant le mouvement des gilets jaunes, selon le rapport annuel du Reuters Institute

    Seulement 24% des Français déclarent avoir confiance dans les médias, un pourcentage en chute libre par rapport à 2018 et qui compte parmi les plus faibles au monde, selon le rapport annuel du Reuters Institute publié mercredi.
    […]
    Seul le Brésil constate une dégradation aussi importante (-11% également), dans un contexte de défiance médiatique après l’élection de Jair Bolsonaro à l’automne.
    Dans le détail, les Français sont 24% à faire confiance aux médias, 34% aux médias qu’ils consultent, et 14% aux informations qu’ils lisent sur les réseaux sociaux.
    Si le journal Le Monde décroche la palme du titre jugé « le plus fiable » par les Français (indice de confiance à 6,36/10), la chaîne BFM TV connaît le paradoxe d’être à la fois le deuxième canal d’information le plus consulté (43%, derrière TF1 à 44%) et celui détenant la cote de confiance la plus basse (4,94).
    À noter aussi que l’usage du #smartphone pour consulter l’actualité en ligne dépasse pour la première fois celui de l’#ordinateur (59% contre 52%). Entre 2013 et 2019, l’usage de la #télévision s’est par ailleurs dégradé (de 84 à 71%) mais reste la première source d’information, devant Internet (stable à 69%). La #presse_écrite s’effondre : si 46% des Français affirmaient lire des journaux papier en 2013, ils ne sont plus que 18% en 2019, deuxième pourcentage le plus faible de tous les pays étudiés.
    9% des Français payent pour de l’info en ligne
    […]
    Enfin, 9% des Français disposent d’au moins un abonnement à un titre de #presse en ligne […]. 
    Mais même dans les pays où un plus grand nombre de personnes payent pour l’information, la majorité d’entre elles ne dispose que d’un seul #abonnement. Dans certains pays, le rapport observe une « saturation » des internautes pour les abonnements, qui favorise le #divertissement (Netflix / Spotify) face à l’information.

  • Football et féminisme (Revue de presse)

    On nous avait vendu l’organisation de cette coupe du monde de football féminin comme une grande victoire du féminisme. Est-ce si certain ?

    Cathy, footballeuse : « Un jour, la Fédération nous a dit de véhiculer une image “plus féminine” » (L’Obs, 08.06.19)
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190608.OBS14142/cathy-footballeuse-un-jour-la-federation-nous-a-dit-de-vehiculer-une-imag

    Cette ex-joueuse de 2e division a connu quelques sélections en équipe de France durant son adolescence. Une époque où la Fédération avait peu de considération pour les #femmes ...

    Les Bleues ont les cheveux longs, et ce n’est pas tout à fait un hasard (Sébastien Billard, L’Obs, 07.06.19)
    https://www.nouvelobs.com/sport/20190607.OBS14061/les-bleues-ont-les-cheveux-longs-et-ce-n-est-pas-tout-a-fait-un-hasard.ht

    Pour être médiatisées et attirer les #sponsors, les #sportives de haut niveau sont contraintes de coller à une certaine image de la #féminité, dénonce la sociologue Catherine Louveau.

    Sabrina, footballeuse, 25 ans : « Un garçon m’a dit : “Si on se met ensemble, tu devras arrêter le foot” » (Sébastien Billard, L’Obs, 07.06.19)
    https://www.nouvelobs.com/sport/20190607.OBS14063/sabrina-footballeuse-25-ans-un-garcon-m-a-dit-si-on-se-met-ensemble-tu-de

    Originaire d’Argenteuil, cette joueuse évolue sous les couleurs de Nancy et gagne un petit salaire grâce au #football .

    Entre sexisme et « féminisme marketing », la publicité surfe sur la Coupe du monde féminine (Aurélie Sipos, Le Parisien, 06.06.19)
    http://www.leparisien.fr/societe/mondial-2019-entre-sexisme-et-feminisme-marketing-comment-la-publicite-su

    La Coupe du monde est l’occasion pour les publicitaires de se saisir d’un marché féminin en plein essor. Mais gare aux #clichés .

    Mondial 2019 : un drapeau arc-en-ciel déployé pendant le match d’ouverture pour "promouvoir la visibilité des lesbiennes" (Marie-Violette Bernard, France Info, 08.06.19)
    https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/coupe-du-monde-de-foot-feminin/mondial-2019-un-drapeau-arc-en-ciel-deploye-pendant-le-match-d-ouvertur

    L’association Les Dégommeuses a déployé ce tifo lors du coup d’envoi du match France-Corée du Sud, pour dénoncer le #sexisme et la #lesbophobie dans le foot.

    Rébecca Chaillon : “Les femmes qui jouent au foot dérangent” (Belinda Mathieu, Télérama, 03.06.19)
    https://www.telerama.fr/sortir/rebecca-chaillon-les-femmes-qui-jouent-au-foot-derangent,n6277864.php

    Dans “Où la chèvre est attachée il faut qu’elle broute”, l’auteure et metteuse en scène tacle le sexisme et l’#homophobie dans le milieu du ballon rond.

    • Pour l’égalité des sexes, exigeons :
      – la réduction de 95% des temps d’antenne monopolisés par le football « masculin »
      – la réduction de 95% des salaires des footballeurs « masculins »
      – la réduction de 99,999% des revenus des grenouilleurs « footballistiques » (gros membres (...) de la FIFA, propriétaires de clubs « pros », « intellectuels » du foot en tous genres, etc...

  • Rapport sur les inégalités en France 2019 (Observatoire des Inégalités, 04.06.19)
    https://www.inegalites.fr/l-observatoire-des-inegalites-publie-le-troisieme-rapport-sur-les-inegali

    La troisième édition du Rapport sur les #inégalités en #France dresse un panorama complet de la situation française, des #revenus à l’#éducation, en passant par le #logement ou l’#emploi notamment. Il met en évidence les #écarts qui existent entre milieux sociaux.

    • En France, les pauvres vivent 13 ans de moins que les riches (Marc Landré, Le Figaro, 05.06.19)
      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/en-france-les-pauvres-vivent-13-ans-de-moins-que-les-riches-20190604

      En matière de REVENUS

      ● En moyenne, les Français les 10% les plus aisés perçoivent des revenus 8,7 fois plus élevés sur les 10% les plus pauvres, après impôts et prestations sociales. La France est le pays en Europe, après la Suisse, où les riches sont les plus riches : le 1% le plus riche récupère presque 6% des revenus de l’ensemble des ménages et touche au moins 7000 euros par mois, contre 5800 au Royaume-Uni. Les 10% reçoivent 23,8% de l’ensemble des revenus.
      ● Les écarts de patrimoine sont bien plus élevés que ceux des revenus. Le 1% le plus fortuné de France possède 17% de l’ensemble du patrimoine des ménages et les 10% presque la moitié. Le patrimoine médian des cadres est supérieur à 200.000 euros, versus 16.400 euros pour celui des ouvriers non qualifiés.
      ● En bas de l’échelle, 5 millions de personnes pauvres vivent avec moins de 855 euros par mois pour une personne seule.
       » LIRE AUSSI - Jean-Pierre Robin : « Les inégalités ne cessent de se creuser tout au long de la vie, de 2 à 102 ans »
      En matière d’ÉDUCATION

      ● En CE2, les élèves les moins favorisés obtiennent une note moyenne de 57 sur 100 en français et 58 en math, contre respectivement 87 et 85 pour le quart issu des milieux les plus favorisés. Les inégalités se creusent à la sortie du collège avec un taux d’accès en seconde générale ou technologique 2 fois plus élevé pour les élèves d’origine favorisée, à près de 85%, que pour les autres. Et encore plus dans le supérieur où les enfants de cadres supérieurs sont 2,9 fois plus nombreux parmi les étudiants que ceux issus de la classe ouvrière.
      ● Bonne nouvelle, la part des jeunes qui quittent le système scolaire avec un faible niveau d’éducation (au maximum le brevet) est passée en dix ans de 11,3% à 8,9%, soit une baisse de 2,4 points depuis 2007.
      ● En termes d’éducation, les filles ont dépassé les garçons et composent 55% des étudiants. Mais les filières qui permettent d’accéder à des emplois mieux rémunérés sont encore majoritairement l’apanage des jeunes hommes : seules 40,3% des étudiants des filières scientifiques sont des femmes. Et il y a 2,6 fois plus de garçons que de filles (dont la part dans les inscrits ne progresse plus) dans les écoles d’ingénieurs.
       » LIRE AUSSI - Pauvreté en France : les chiffres à connaître
      En matière de TRAVAIL

      ● Le taux de chômage des non-diplômés est 3,7 fois plus élevé que celui des titulaires d’un diplôme du supérieur long qui connaissent une situation de quasi plein-emploi.
      ● Le taux de chômage des personnes immigrées est de 16,3%, versus 8,6% pour les personnes nées en France. L’observatoire des inégalités chiffre aussi à 5,4 millions le nombre d’emplois interdits aux étrangères extérieurs à l’UE, soit plus d’un emploi sur cinq.
      ● Les jeunes non diplômés en emploi sont à 65% en CDD ou intérim, soit 3,6% plus souvent que les diplômés de niveau bac+5. Plus globalement, le taux de chômage des jeunes actifs de moins de 25 ans, bien qu’en baisse depuis quelque temps, avait augmenté de plus de 8 points entre 2001 et 2013.
      ● D’après le décompte effectué par l’observatoire, qui agrège les personnes au chômage, en CDD ou encore en intérim, plus de 8 millions de personnes sont en France en situation de mal emploi, un phénomène synonyme de « précarité qui augmente depuis 2014 », soit un actif sur quatre.
      ● La part des salariés soumis à des contraintes de rythme de travail (travail à la chaîne, normes de production, travail de nuit...) atteint désormais 35%, stable depuis 2013.
       » LIRE AUSSI - Les femmes pâtissent encore d’inégalités de salaires
      En matière de MODE DE VIE

      ● 800.000 personnes n’ont pas de domicile personnel, dont 643.000 sont hébergées dans des conditions de confort plus ou moins acceptables. 143.000 n’ont aucun domicile et recourent à l’hébergement social et 11.000 d’entre elles au minimum dorment à la rue.
      ● 26,1% des ménages immigrés habitent dans un logement trop petit, soit 3,7 fois plus que les non-immigrés.
      ● Les conditions matérielles de vie ont des répercussions majeures sur la santé et donc la durée de vie : 13 années séparent l’espérance de vie des 5% les plus pauvres (71,7 ans) des 5% les plus riches (84,4 ans).
      ● 98% des cadres sup effectuent des démarches administratives en ligne, proportion 1,4 fois plus élevée que chez les ouvriers.
      ● 42% des 20% les plus riches sont allés plus de trois fois au cinéma dans l’année, soit 2,5 fois plus en moyenne que chez les plus pauvres.
      ● À la télévision, les cadres supérieurs y sont 15 fois plus visibles que les ouvriers dans les œuvres de fiction et les programmes d’information. « Cependant, avec les manifestations des ‘‘gilets jaunes’’, on a vu apparaître quelques figures moins favorisées sur les plateaux de télévision », note l’observatoire.

  • Climat : l’heure de vérité (Alternativa, Blog Mediapart ’Changeons le système, pas le climat !’, 05.06.19)
    https://blogs.mediapart.fr/alternatiba/blog/050619/climat-l-heure-de-verite

    Les mobilisations pour le #climat n’ont jamais été aussi fortes, et pourtant le climat s’emballe. Alors on s’est planté⋅e⋅s ? ou on a planté ? En tant que mouvements citoyens #Alternatiba et #ANV-COP21, nous nous posons la question et détaillons notre stratégie pour un mouvement de masse, populaire, radical, non-violent et déterminé pour le climat
    […]
    Mais nous devons également dire la vérité sur les efforts qu’il va falloir entreprendre, car nous sommes arrivé⋅e⋅s à un virage. Plus le temps pour une #transition progressive : l’heure est venue de la métamorphose. Plus le temps pour des mesures fades et consensuelles : il faut à présent dire honnêtement ce que nous devons mettre en place si nous voulons être cohérent⋅e⋅s avec notre volonté de tout faire pour rester sous le seuil crucial des +1,5 °C de réchauffement global.
    […]
    Ne taisons ni la responsabilité des grandes entreprises polluantes dont les activités brûlent la planète, ni celle de nos représentants politiques dont l’inaction et les petits pas fournissent le combustible, ni la nôtre. Nous devons passer en mode pompier : pour cela nous portons non seulement la responsabilité d’agir par la #désobéissance_civile et la construction des #alternatives, mais aussi celle de cesser de soutenir ce #système en soufflant sur ses braises.

    Cela ne va pas faire plaisir à tout le monde : il va falloir renoncer au #confort tel que la société de #consommation et la publicité nous l’ont vendu comme idéal jusqu’alors (et duquel beaucoup sont exclus). Il va aussi falloir renoncer à la vision de l’avenir tel qu’on l’avait conçu jusqu’alors. Notre manière de nous déplacer, de nous loger, de nous chauffer, de travailler, d’éduquer nos enfants, nos loisirs : rien ne sera comparable à ce qui nous semblait une évidence jusqu’à aujourd’hui.
    […]
    En revanche, nous sommes animé⋅e⋅s d’une conviction : pour changer de système et construire des sociétés réellement soutenables, il nous faut construire un mouvement de masse, populaire et radical. Chaque mot est important.
    […]
    Car ce n’est pas contre le dérèglement climatique que nous luttons, en réalité. Mais contre le système qui le provoque. C’est pourquoi nous décidons d’orienter nos actions collectives et nos choix stratégiques vers tous les leviers qui peuvent saper ce système.
    […]
    Mais nous serions inconséquent⋅e⋅s si notre seule volonté était de faire tomber le système actuel. Nous nous méfions du risque que celui-ci laisse la place à encore plus de chaos, à encore plus d’injustices, à encore plus de dérives autoritaires. Notre combat n’a de sens que s’il s’associe avec la construction collective d’un autre modèle. C’est pourquoi il faut poursuivre la multiplication des alternatives et soutenir leur implantation à toutes les échelles.

  • Les sociopathes de France Télécom à Macron (Frédéric Lordon, Blog du Diplo “La pompe à phynance”, 31.05.19)
    https://blog.mondediplo.net/les-sociopathes-de-france-telecom-a-macron

    C’est que le merveilleux idéal de la #concurrence généralisée charge le #travail d’enjeux de vie ou de mort sociale. Toute l’organisation est mise sous tension par l’impératif de la valeur pour l’actionnaire dans un contexte de concurrence externe suraiguë, et toute l’organisation sait, dans ces conditions, que le jeu du #profit se jouera à la #productivité, donc à la réduction de la #masse_salariale. Par conséquent que la guerre concurrentielle externe va se réfracter au sein de l’organisation en guerre concurrentielle interne. Quand chacun lutte pour sa propre survie, il n’y a pas à s’étonner que la plus extrême #violence se répande partout : réduire les individus à devoir lutter pour leurs intérêts vitaux, c’est organiser leur devenir-sociopathe : plus rien ne les intéresse que leur autoconservation, dont les « autres » deviendront s’il le faut le simple moyen.
    […]
    Rendu à ce point, il n’y a qu’une alternative : soit, par impossible cohérence, renoncer à tout — impossible, puisque le #capitalisme nous prend en otage pour le tout de notre vie matérielle et que nous n’en finirons pas de nous dépouiller ; soit porter la #lutte là où il faut : non pas dans la réorganisation sans espoir des vies individuelles séparées, mais dans la destruction générale des structures qui imposent ce système de contreparties.

  • Ajouter au malheur de ce monde (Arno Bertina, Lundi.am, 04.06.19)
    https://lundi.am/Ajouter-au-malheur-de-ce-monde-Arno-Bertina

    Arno Bertina est romancier. Il nous a confié ce texte qui revient sur les derniers mois de la #politique française et le resserrement des #libertés que certains choisissent de ne pas voir.

    […]Belle série de paradoxes pourrait-on dire, mais les paradoxes n’existent pas – ce mot ne sert qu’à décrire l’impasse constituée par une description fautive des éléments en présence […].

    Décrire permet de déchirer la surface étouffante des opinions personnelles – notre continent de plastique mental, si on veut, qui flotte à la surface de nos raisonnements et empêche la vie, en dessous, d’accéder à la lumière. En s’astreignant à proposer des descriptions, l’écrivain prendra ses distances avec la bêtise qui fait l’éditorialiste.
    […]
    Attendre les signes d’une #dictature à l’ancienne, conforme, c’est manquer le #réel, qui est cent fois plus mobile et trouvera toujours le moyen de passer quelque part, […]. Il s’agit, je crois, de suspendre les opinions – qui ne sont jamais strictement les nôtres mais plutôt l’écume de l’époque – pour être en mesure de décrire des situations, de constater des glissements – en l’occurrence : vers la privation de #libertés_fondamentales.
    […]
    L’idée démocratique repose sur la confiance dans l’intelligence des citoyens, chacun étant consulté (au moment des élections au moins) sur la base de cette compétence. Un système strictement vertical affirme au contraire l’inégalité des intelligences ou du droit à la parole.
    […]
    Comment ne pas voir qu’aujourd’hui c’est toute une société qui file droit vers des formes renouvelées de pouvoir autoritaire depuis des positions libérales ou prétendument démocrates ?
    […]
    Ceux qui ne souffrent pas sont obsédés par l’idée que l’Etat n’est pas là pour protéger de la dureté de la vie…

    Destruction du système social basé sur la redistribution et la protection de tous les citoyens, indifférence à la santé de la démocratie, inversion des normes… Préparer, oui, quelque chose d’ignoble.

  • Les collectifs d’aide aux migrants (Yves Faucoup, Blog Mediapart, 29.05.19)
    https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog/290519/les-collectifs-d-aide-aux-migrants

    Enquête assez documentée sur les #collectifs locaux et citoyens de soutien aux #migrant·es.

    Depuis quelques années, un certain discours politique ne craint plus de s’en prendre aux #immigrés. Longtemps, ces diatribes étaient l’apanage de l’#extrême-droite. Aujourd’hui, des leaders se targuant d’être républicains n’hésitent plus à jeter la vindicte à l’encontre de ceux venus d’ailleurs. Des citoyens, cependant, résistent.
    […]
    Ces citoyens sont l’honneur de la France. Un jour, peut-être, on se souviendra que, dans ces temps difficiles, peu glorieux, certains n’ont pas baisser les bras : même peu nombreux, ils se sont attelés à la tâche et ont prouvé que ce pays, qui a si souvent failli, pouvait être une terre où les droits de l’homme, de la femme et de l’enfant avaient droit de cité. Les « accueillis » pourront témoigner que la France n’avait pas été totalement gangrenée mais qu’ils y avaient rencontré des êtres humains les ayant secourus.

  • La plupart des policiers violents étaient des sympathisants d’extrême-droite (Franck Juin, Blog Mediapart, 24.05.19)
    https://blogs.mediapart.fr/franck-juin/blog/240519/la-plupart-des-policiers-violents-etaient-des-sympathisants-d-extrem

    Sur les 240 enquêtes ouvertes par l’#IGPN pour des #violences de la part de fonctionnaires de #police, la grande majorité d’entre elles concerneraient des sympathisants d’#extrême-droite.

    Information non-sourcée (si quelqu’un trouve une source ?), mais qui n’aurait rien de surprenant dans la mesure où :

    Forces de l’ordre liées à l’ultra-droite violente : la DGSI s’inquiète (Matthieu Suc & Marine Turchi, Mediapart, 09.04.18)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/090418/forces-de-l-ordre-liees-l-ultra-droite-violente-la-dgsi-s-inquiete

    Les services de renseignement s’inquiètent de la proportion grandissante de membres des forces de sécurité ayant rejoint des groupuscules d’#autodéfense. Parmi les « objectifs de la #DGSI » suivis pour leurs liens avec « l’extrême droite violente », on recense une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires. Les autorités de tutelle ont été alertées à l’automne dernier.

  • « L’État punitif remplace progressivement l’État Social » (Didier Fassin, L’Humanité, 16.05.19)
    https://www.humanite.fr/letat-punitif-remplace-progressivement-letat-social-672159

    L’usage excessif de la force contre un #mouvement_social est toujours un signe de faiblesse du #pouvoir, et l’#autoritarisme déployé par le gouvernement témoigne d’une perte d’autorité, laquelle suppose l’exercice de la volonté sans exercice de la #violence.
    […] Mais la dynamique a été enclenchée bien avant, en particulier avec la déclaration de l’#état_d’urgence en 2015 et le vote d’un texte introduisant les principales mesures de l’état d’urgence dans la loi ordinaire en 2017.
    […] Il y a le maintien de l’ordre lors de manifestations, comme ce à quoi on assiste tous les samedis depuis novembre dernier. Une version plus dure encore s’exprime dans la #répression de désordres qui éclatent après la mort d’une ou plusieurs personnes lors d’interactions avec la #police. Et il y a les activités dites de #sécurité_publique, qui visent essentiellement les #quartiers_populaires et leurs habitants, sur leur lieu de résidence aussi bien que dans les lieux publics, notamment les gares, sur la base d’un #profilage_racial. Elles consistent en une pression quasi quotidienne par des contrôles d’identité et de fouilles au corps, s’accompagnant de formes diverses d’#humiliation, brimades, menaces, parfois de sévices et d’interpellations.
    Alors que le maintien de l’ordre est spectaculaire et abondamment commenté dans les médias, les activités de sécurité publique demeurent presque #invisibles et rarement dénoncées, hormis lorsqu’un accident grave survient.