• Atlas of AI : déconstruire les dénis de l’IA
    https://www.internetactu.net/2021/04/15/atlas-of-ai-deconstruire-le-deni-de-lia

    Le livre de Kate Crawford cherche à détruire deux mythes. Le premier est de croire que des systèmes non humains sont analogues à des esprits humains. Il consiste à croire qu’« avec suffisamment d’entraînement ou de ressources, des intelligences plus ou moins proches de celles des hommes peuvent être créées à partir de zéro, sans se confronter à la façon fondamentale dont les humains sont incarnés, reliés et définis par des écologies qui les dépassent ». Le second est de croire que l’intelligence est indépendante de tout, notamment du social, du culturel, de l’histoire et des forces politiques, quand l’intelligence a toujours été convoquée dans l’histoire pour justifier des relations de domination, de l’esclavage à l’eugénisme.

    Pour Crawford, l’IA n’est ni intelligente ni artificielle. Elle n’est qu’une industrie du calcul intensive et extractive qui sert les intérêts dominants. Une technologie de pouvoir qui « à la fois reflète et produit les relations sociales et la compréhension du monde ». L’IA n’a rien de neutre : elle est fondamentalement politique. Pour la comprendre, nous devons toujours demander qu’est-ce qui est optimisé, au bénéfice de qui et sous la décision de qui… L’enjeu de cet Atlas, explique-t-elle, vise à offrir au lecteur la possibilité de relire le monde, de comprendre les empires où se déploient les nouvelles dominations numériques. Il vise à cartographier les États et les entreprises qui façonnent et dominent cette industrie, leur nature extractive, ses impacts partout désastreux, que ce soit sur la planète comme sur les formes de travail qui la font fonctionner.

  • Bon bah ... puisque le PR Machin n’en n’a pas tenu compte ce soir, je vous rapatrie un super (encore) tweet-fil-conseils du Pr Logos, parce que nous sachons que c’était possible...
    source : https://twitter.com/Pr_Logos/status/1377141926026047496

    1/ Ca tape tellement sur le ciboulot, cette épidémie, que j’ai rêvé d’un allocution d’Epidemiolok 1er. Mais son melon avait disparu.

    Il commençait par présenter ses excuses et ses condoléances pour les 100 000 morts en ayant conscience de ses choix désastreux.

    2/ Puis il annonçait un investissement de 3 milliards €, pour partie en salaires, pour partie en matériel, pour s’engager dans une stratégie Zéro-Covid définitive. Et il égrenait, sans zozoter, une liste des choses mises en place en donnant à chaque fois un argument rationnel.

    3/ Bizarrement, il commençait par la mise à disposition d’une appli à QR code pour éviter les files statiques devant les commerçants : on arrive, on s’inscrit pour la file délocalisée et on va faire un tour au soleil. Le téléphone prévient de l’état de la file.
    Du Cédric O.

    4/ Ensuite il expliquait en termes simples ce que signifie une transmission par voie d’aérosols, le rôle primordial de la ventilation, les effets de sillage, même en extérieur, et comment monitorer le CO2 et en faire l’affiche dans les espaces publics.

    5/ Il trouvait un accent de vérité jusqu’ici inconnu et annonçait la réquisition par l’état d’une chaîne de fabrication de capteurs de CO2 NDIR par absorption infrarouge à 23€ de coût de revient, pour en produire 1000/jour. Il mobilisait des étudiants rémunérés pour les déployer

    6/ Il annonçait qu’il avait enfin compris que le risque variait quadratiquement avec le niveau de filtration des masques et que des masques chirugicaux bien mis, cela divisait par 100 le risque, et annonçait la commande à une PME bretonne de 10 millions de masques FFP2 par jour.

    7/ Il pensait que d’ici la fin de la semaine, des décontaminateurs de masque à UV-C sous vapeur de peroxyde d’hydrogène, avec des petits casiers numérotés permettant de les laisser 30’ heure et de retrouver ses masques propres seraient installés dans les écoles et lieux publics.

    8/ En effet, il trouvait insupportable la charge pour la planète de masques qu’on jette et entendait pleinement profiter qu’on puisse décontaminer 4 fois les masques, par un service public.

    9/ Il faisait appel au monde de la recherche, en présentant ses excuses d’avoir cru par des lectures diagonales, sans payer le coût d’entrée dans des disciplines auxquelles il n’entend rien, suppléer à ceux dont le métier vise à dire le vrai sur le monde, et aux ingénieurs.

    10/ Il leur demandait de travailler à la sécurisation des lieux publics, à commencer par les cantines scolaires et les restaurations collectives d’entreprise, mais aussi les terrasses de café, les cinoches, les salles de concert, etc, pour ajouter ventilation/aspirateurs à Covid.

    11/ Surtout, il annonçait que quand ça irait mieux, quand on ferait printemps (il ne se refait pas) plutôt qu’être pris dans cette pluie de cendres et de morts, il faudrait éviter des résurgences en étant capables d’endiguer très rapidement toute reprise épidémique.

    12/ Il n’y allait pas de main morte, le petit père Macron : il disait clairement que l’appli « Stop Covid » était inepte dans le fait même qu’elle niait les voies de transmission épidémique et que le résultat était inutilisable, et que l’investissement de l’Etat irait au bon endroit

    13/ Il annonçait 60 000 recrutements d’épidémiologistes de terrain qui feraient un travail local d’information populaire, de détection quartier par quartier des voies de propagation épidémique, d’aide à l’isolement, de prêt de purificateurs d’air, de décontamination, de tests.

    14/ Il disait qu’il avait conscience du danger que l’on puisse se servir de ces « ilotiers » à des fins répressives et que leurs droits et devoirs, et le fait qu’ils soient tenus strictement au secret médical, serait strictement encadré.

    15/ Il donnait le coût pour la société, modeste, pour déployer cette médecine préventive qui s’adapte à la manière de vivre des citoyens, qui s’appuie sur eux, plutôt que par des injonctions paternalistes venues du sommet de l’Etat.

    16/ Enfin, il passait au long terme et analysait la part de son échec due à la désindustrialisation du pays, empêchant l’Etat de produire pour répondre aux besoins, il analysait l’échec de Sanofi et celui de l’Institut Pasteur, pour le vaccins.

    17/ Il s’engageait à changer de paradigme pour l’organisation de la recherche, après 20 ans d’erreurs, et il annon…

    Brebrebrebrebre.

    « Vous écoutez France Culture, il est 7h15 et notre invité matin est Stanislas Dehaene. Alors, faut-il fermer les écoles ? »

    18/ Tic-tac-tic-tac-tic-tac-tic-tac.
    Driiiiiiiing.
    Baaaaah.

    #covid #covid19 #macron #confinement #finementcon

  • Excellent fil info #Covid du « Pr. Logos » sur cuicui :

    1/ Peut-on établir une mesure des risques de contamination de sorte à libérer toutes les activités qui ne causent pas de risque significatif et à éliminer celles qui causent le gros des contaminations ?
    La réponse est oui.

    2/ Commençons simple par la base. La probabilité d’être infecté dépend de la dose virale que l’on reçoit, c’est-à-dire du nombre de particules virales que l’on inhale, de manière cumulée. Plus l’air est concentré en virus, plus la dose est forte. Plus on en inhale longtemps aussi

    3/ La dose moyenne à laquelle on atteint une probabilité significative d’être contaminé (63% par convention) s’appelle un quantum d’infection. Il dépend pour chaque individu de son système immunitaire (qualité de la réponse interféron) et donc de l’âge, des comorbidités, etc.

    4/ L’idée la plus simple sur laquelle appuyer un calcul de risque suppose que la probabilité d’être infecté est proportionnelle à la dose à faible dose. Ce n’est pas forcément évident, ni totalement vrai, mais cela permet de tirer d’avancer vers des conclusions importantes.

    5/ Première conclusion sur les masques.
    Si vous faites une activité avec un masque en coton, vous divisez la concentration inhalée par 3 mais l’émetteur en exhale aussi 3 fois moins.
    Cela fait donc 9 fois moins de risque.

    6/ Vous mettez correctement le masque chirurgical, sans qu’il baille et voilà que c’est 10 fois moins, donc 100 fois moins de risque. Au besoin, vous le plaquez sur le nez et les joues avec un joli masque en coton.
    100 fois moins de risque que sans masque.

    7/ Vous mettez un FFP2 bien ajusté à votre tête et c’est 50 fois moins de dose inhalée. L’un a un FFP2 et l’autre un masque chirurgical, le risque est divisé par 500.
    Deux FFP2 non-médicaux, le risque est divisé par 2500…

    8/ Ces facteurs sont non seulement déterminés scientifiquement par les facteurs de filtration, mais aussi validés par les études de ce type, sur les contaminations en milieu hospitalier, stoppées par les FFP2 mais pas les masques chirurgicaux.
    https://t.co/ofnGLREQH2

    9/ Deuxième facteur qui détermine les doses de particules virales inhalées : le niveau de ventilation par personne présente autour de vous, c’est-à-dire le remplacement de l’air vicié par de l’air frais. La ventilation conditionne la dilution des particules virales.

    10/ Coup de chance, nous disposons d’un moyen de mesure du niveau de ventilation, donc du risque : le taux de CO2. En effet, les particules virales et le CO2 se diluent au même rythme. En Allemagne, les enseignes de bricolage, les supermarchés en vendent et en font la pub…
    Nous ?

    11/ Le niveau de ventilation, de remplacement de l’air vicié par de l’air frais, détermine le risque de transmission aéroportée à longue distance. On peut déterminer ce risque, en moyenne sur la population, qui est est proportionnel au taux de CO2 relatif à l’extérieur.

    12/ Pourquoi faut-il que les commerces, les transports, les écoles, et vous chez vous, vous ayez un capteur de CO2 de qualité, et appreniez à vous en servir ? Parce que c’est une mesure du risque.
    Vous pouvez faire plein de choses en risque contrôlé, en aérant, en purifiant l’air.

    13/ Troisième point. Les doses émises dépendent de l’activité. Parler émet plus de particules virales que respirer au repos. Courir aussi. Le pire du pire, c’est chanter.
    D’où, je peux vous dire comment faire un beau cluster à vous.

    14/ Pour l’anniversaire d’un super bon copain, vous faites une teuf dans un salon de 13 m^2, avec les fenêtres fermées à cause de la maréchaussée, et surtout, vous braillez en cœur avec une voix avinée, par dessus les paroles de la bonne vibe qui passe — une tuerie.
    Topissime.

    15/ Je vous connais, vous voulez des nombres. Du quantitatif.

    Prenez un type comme Trump, ou sa compagne. Ils émettent typiquement du 40 quanta par heure. 40 fois de quoi contaminer une personne moyenne en une heure.
    L’article.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7684677 : COVID-19 transmission in the first presidential debate in 2020
    The infection risks of Biden, Wallace, and the audience by Trump and the first lady were assessed during the first presidential debate.

    16/ Vous prenez l’apéro avec Trump (ou n’importe quelle personne moyenne comme lui) et sa femme, tous deux contaminés, sans masque, pendant une heure, dans votre salon à 1500 ppm de CO2 parce qu’il fait froid dehors.
    La probabilité que vous le choppiez : 67%.

    17/ Vous voyez Trump et sa femme, tous deux contaminés, mais vous aérez deux fois trois minutes pendant la demi-heure où ils sont chez-vous et vous discutez tous avec des masques chirurgicaux bien mis. Résultat 650 ppm.
    La probabilité que vous le choppiez : 0,2%.

    18/ Pour aujourd’hui, je ne vais pas développer le calcul de risque ni ses incertitudes, mais juste pointer qu’il existe, et qu’on connait le cumul des facteurs de risque, avec précision.

    19/ Ce qu’on vient de voir (filtration par les masques, type d’activité, degré de ventilation) détermine la dose de particules virales inhalée à longue distance. A courte distance du visage d’une personne infectée, il y a un sur-risque que l’on peut éviter simplement.

    20/ La dilution liée au mélange turbulent dans le sillage d’un émetteur de virus a été traité par Taylor en 1921. C’est dire si c’est une science bien connue…
    https://t.co/ZXzVdhtLZo

    21/ Un article récent, que j’aime bien (au premier degré), vous explique comment optimiser par la recherche olfactive, le fait de vous mettre dans le sillage de particules virales de quelqu’un.
    Vous, il faut faire le contraire, hein…
    https://www.pnas.org/content/99/20/12589.full : Olfactory search at high Reynolds number

    22/ Et puisqu’on y est, un autre article décrivant la loi de mélange dans le sillage de la bouche d’un contaminé, mais à une distance plus petite que sa distance au dessus du sol (1m50-1m80 en gros).

    Mais revenons aux conseils pratiques.
    https://t.co/PDT27k46vl

    23/ Quand vous promenez côte à côte avec quelqu’un, en plein air, le risque est négligeable. Si vous suivez quelqu’un avec qui vous vous promenez, laissez lui 2m50 d’avance ou dégagez vous du sillage. En vélo sur piste cyclable, laissez un peu plus encore.

    24/ Evitez autant que possible d’être dans le sillage de quelqu’un pendant longtemps : ré-apprenez à sentir d’où vient le vent. Typiquement, un pic-nic au canal Saint-Martin, à 20 cm de votre voisin, dans le vent, c’est une mauvaise idée.
    La dose croit avec le temps de résidence.

    25/ Les files statiques sont des mauvaises idées. En mettre devant les magasins pour respectter la jauge dedans aussi. On a pourtant inventé les tickets de boucherie, pour ça, ou leur version moderne avec une réservation de créneau horaire en QR code…
    Starteupe naillechoune.

    26/ Si vous vous baladez dans une foule un peu dense, en plein air, (les quais de la Seine ou une manifs) gardez le masque et ne vous mettez pas longtemps dans le sillage de la même personne : doublez un peu, ralentissez un peu, pour éviter de sniffer le super-spreader du coin.

    27/ Vous allez dire : mais c’est délirant, oppressif, la méthode analytique conditionnant ce qu’on fait à un degré de risque.
    Je ne crois pas parce qu’on gagne beaucoup à mettre en œuvre la mesure (CO2)/le calcul de risque. On peut reprendre les activités.

    28/ Ouvrir les universités ? On peut. Ca demande de l’argent, pour ventiler, mettre les capteurs CO2, distribuer des FFP2, mettre des décontaminateurs de FFP2 dans les halls, mais on peut. Pas beaucoup d’argent, en plus.

    29/ Ouvrir les musées, les cinoches, on peut. Le théâtre, la musique, le chant, c’est un peu plus chaud, car on doit penser des aspirateurs à Covid silencieux pour les scènes. Mais je suis sûr qu’on peut. On a la techno pour le faire.

    30/ Sécuriser les cantines, les lieux de restauration collective, c’est chaud chaud chaud. Mais on peut. Là c’est un peu plus d’argent. Mais on a la techno là aussi. Il faut lâcher de l’argent public pour sécuriser, mais on revit et surtout, on maîtrise à nouveau nos vies.

    31/ Danser en plein air, pendant une durée permettant un risque mesuré, on peut. Sécuriser des parquets par un soufflage vertical d’air pur aussi. Ce n’est pas difficile : il faut du temps d’ingéniérie et de l’argent pour fabriquer.

    32/ Bref, mesurer le risque, c’est, enfin, trouver les voies de contamination et les résorber. Cela coûte de ne pas pouvoir prendre l’apéro sans masque avec Trump et sa femme dans 12 m^2 mal ventilés, mais bon : on pourra danser et retrouver un avenir.

    Fin du thread.

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    Source : https://twitter.com/Pr_Logos/status/1372604733899300871 (+ https://threadreaderapp.com/thread/1372604733899300871.html + https://archive.is/OidzI mais j’ai l’impression que seul le 1er tweet est visible ? C’rst une vrai galère ce taf de differ l’info depuis smartphones...)

  • Paniques anticomplotistes
    par Frédéric Lordon, 25 novembre 2020
    https://blog.mondediplo.net/paniques-anticomplotistes

    Félix Vallotton. - « Paysage de ruines et d’incendies », 1915.

    Si Hold-up n’avait pas existé, les anticomplotistes l’auraient inventé. C’est le produit parfait, le bloc de complotisme-étalon en platine iridié, déposé au Pavillon de Breteuil à Sèvres. De très belles trouvailles, des intervenants dont certains ont passé le 38e parallèle comme des chefs : une bénédiction. Altérée cependant parce que, certes, on est content d’avoir raison et d’être la rationalité incarnée, mais quand même l’époque est sombre et on rit moins. La Terre plate et la Lune creuse, on veut bien, ça c’est vraiment drôle, mais QAnon beaucoup moins, ça fait de la politique, le cas échéant ça prend des armes ; aux fusils près et du train où vont les choses on pourrait bientôt avoir les mêmes à la maison. D’ailleurs, on commence à les avoir. Pour l’heure il n’est question que de masques et de vaccins, ce qui n’est déjà pas rien, mais on sent bien que tous les autres sujets sont candidats. Ce qu’on sent bien également, c’est le degré auquel le camp de la raison se voit lui-même démuni, et légèrement inquiet devant sa difficulté à élaborer des stratégies antidotes. Disons-le tout de suite, dans la disposition qui est la sienne, il n’est pas près d’en trouver la première.

    Le torrent de commentaires qu’a immédiatement suscité la diffusion du documentaire est sans doute le premier signe qui trahit la fébrilité — du temps a passé depuis le mépris et les ricanements. Si encore il n’y avait que la quantité. Mais il faut voir la « qualité ». C’est peut-être là le trait le plus caractéristique de l’épisode « Hold-up » que toutes les réactions médiatiques ou expertes suscitée par le documentaire ne font que reconduire les causes qui l’ont rendu possible. Les fortes analyses reprises à peu près partout ont d’abord fait assaut de savoirs professionnels par des professionnels : « la musique » — inquiétante (la musique complotiste est toujours inquiétante), le format « interviews d’experts sur fond sombre » (le complotisme est sombre), « le montage » (le montage… monte ?). C’est-à-dire, en fait, les ficelles ordinaires, et grossières, de tous les reportages de M6, TF1, LCI, BFM, France 2, etc. Et c’est bien parce que l’habitude de la bouillie de pensée a été installée de très longue date par ces formats médiatiques que les spectateurs de documentaires complotistes ne souffrent d’aucun dépaysement, se trouvent d’emblée en terrain formel connu, parfaitement réceptifs… et auront du mal à comprendre que ce qui est standard professionnel ici devienne honteuse manipulation là.

    • La chute de la Maison Média

      C’est que l’autorité des paroles institutionnelles n’a pas été effondrée du dehors par quelque choc exogène adverse : elle s’est auto-effondrée, sous le poids de tous ses manquements. À commencer par le mensonge des institutions de pouvoir. Les institutions de pouvoir mentent. Mediator : Servier ment. Dépakine : Sanofi ment. Bridgestone : Bridgetsone ment. 20 milliards de CICE pour créer un million d’emplois : le Medef ment. Mais aussi : Lubrizol, les pouvoirs publics mentent ; nucléaire, tout est sûr : les nucléocrates mentent. Loi de programmation de la recherche : Vidal ment (mais à un point extravagant). Violences policières, alors là, la fête : procureurs, préfecture, IGPN, ministres, président de la République, tout le monde ment, et avec une obscénité resplendissante qui ajoute beaucoup. Covid : hors-concours.

      Le capitalisme néolibéral a déchaîné les intérêts les plus puissants, or là où les intérêts croissent, la vérité trépasse. C’est qu’il faut bien accommoder la contradiction entre des politiques publiques forcenées et l’effet qu’elles font aux gens. Or pour combler ce genre d’écart, quand on a décidé de ne pas toucher aux causes de l’écart, il n’y a que le secours des mots. Alors on arrose généreusement avec du discours. Au début on fait de la « pédagogie », on « décrypte ». Et puis quand le décryptage ne marche plus, il ne reste plus qu’à mentir — à soutenir que ce qui est n’est pas (« la police républicaine ne se cagoule pas, elle agit à visage découvert »), ou que ce qui n’est pas est (on ferme des lits pour améliorer l’accueil des malades). Quand il n’est pas pure et simple répression, le néolibéralisme finissant n’est plus qu’une piscine de mensonge. Nous baignons là-dedans. C’est devenu une habitude, et en même temps on ne s’y habitue pas. Vient forcément le moment où l’autorité de la parole institutionnelle s’effondre parce que l’écart entre ce qu’elle dit et ce que les gens expérimentent n’est plus soutenable d’aucune manière.

      #complotisme

    • L’État a-t-il le monopole du complotisme légitime ?
      https://blogs.mediapart.fr/alain-bertho/blog/041220/l-etat-t-il-le-monopole-du-complotisme-legitime

      Quand la dénonciation inquisitoriale du « coupable » prend le pas sur l’analyse structurelle des responsabilités, le complotisme s’installe. Quand l’État s’en arroge le monopole et la légitimité et fait de « l’islamisme » la matrice de tous les dangers, on bascule dans la police de la pensée, on organise le déni du réel, on nous enferme dans un récit paranoïaque qui dévaste la politique.

      Est-il complotiste de se demander à quoi sert le complotisme ? « Disqualifier pour mieux dominer » proposait Frédéric Lordon dans un article de 2017 : « en haut, des gens responsables se soucient du rationnel, du possible, du raisonnable, tandis que ceux d’en bas, constamment ingrats, imputent à leurs dirigeants une série de malveillances. » Or les puissants sont les premiers usagers du complot « tantôt comploteurs, tantôt complotistes » dans les stratégies de pouvoir qui les animent au quotidien.

      De fait, la dénonciation du complot entretient un rapport ancien avec la politique, avec la contestation de l’ordre existant comme avec son maintien. Au printemps 1775, la flambée du cours des grains et la disette suscitent des rumeurs contre les « accapareurs » et les « monopolisateurs ». Des dizaines d’émeutes éclatent contre la spéculation supposée. Complotisme ou lucidité face à la libéralisation du commerce entamée par Turgot ?[1] Quinze ans plus tard, les révolutionnaires n’auront de cesse de lutter contre le « complot aristocratique ». Avaient-ils complètement tort ? A l’inverse, la dénonciation du « complot maçonnique » et du « complot juif » qui a traversé les deux siècles modernes a fonctionné comme la désignation contre-révolutionnaire de boucs émissaires à la vindicte populaire...

      #complotisme

  • Une vie parlée : autobiographie sonore de Fred Deux
    http://lesbandesmagiques.fr

    « Me voilà en 62,63,64. J’ai un magnétophone sur une table et je laisse sortir de moi une mèche enflammée qui s’enroule sur des bobines. Je suis à Lacoux. Mes paroles s’inscrivent et peuvent m’être rendues. Ce sont des mots, écrits dans ma langue, avec mon souffle. C’est sur ma scène que je bouge, c’est la voix de chacun qui va sortir. Je me découvre, comme je me suis découvert avec du papier mais il y a une différence. Au commencement de cette corde tirée hors de moi, c’est le son, la couleur de la voix, la musique. Ça change tout. Ce n’est pas moins ni plus, c’est une autre terre, matière, ça porte du sang. » Source : Les bandes (...)

  • Covid #9 | Il sera bientôt trop tard
    https://topophile.net/savoir/covid-9-il-sera-bientot-trop-tard

    Écrites au fil du confinement, Emmanuelle Patte nous propose trois tribunes, trois coups de gueule ô combien mérités par une profession si aveugle… Deuxième volet, après la colère, où l’architecte démontre qu’il n’y a de prémonition, en fait, que lucidité. Les derniers mois, entre méga-feux et confinement, auront exacerbé les preuves que nous allons dans... Voir l’article

  • Isabelle Stengers : « La science est balbutiante face aux enchevêtrements du vivant »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/06/19/isabelle-stengers-la-science-est-balbutiante-face-aux-enchevetrements-du-viv

    par Isabelle Stengers (je suis depuis longtemps membre du fan-club).

    Le premier trait de l’événement pandémique est le rapport étonnant qu’il établit entre le local et le global. Bien qu’il ait partie liée avec les désordres écologiques que provoque l’exploitation tous azimuts du vivant et de son milieu, cet événement a pour point de départ une affaire hyper-locale : un être, qui n’existe que pour cette éventualité rare, rencontre un hôte accueillant, avec lequel, grâce auquel, il pourra participer à l’aventure de la vie.

    Une telle rencontre est parfaitement contingente, même si les virus ne cessent de muter, c’est-à-dire d’en augmenter la probabilité. Mais elle a ouvert à celui-ci un destin étonnant, bien différent de celui de ses cousins, qui participent de manière plus ou moins pacifique à la vie de chauve-souris ou de pangolins. Ce qui, pour le virus, est l’accomplissement de sa vocation première et dernière, a réussi à susciter ce qu’a été incapable de provoquer une menace qui, elle, est globale et prévisible : celle du désastre climatique dont les signes avant-coureurs se multiplient aujourd’hui. Certes, des catastrophes se succèdent désormais, imposant le fait qu’il y a « comme un problème », mais il semble entendu que celui-ci devra se résoudre dans le respect de l’impératif de croissance. Quoi que ce soit d’autre est inconcevable. La réussite virale a pourtant provoqué l’inconcevable.

    Nos responsables nous disent qu’ils ont été surpris, qu’ils n’étaient pas préparés à cela. Mais cela veut dire qu’ils n’avaient pas pu ou pas su entendre les experts, pour qui ce monde écologiquement dévasté, où tout circule dans tous les sens (sauf les migrants), verra se succéder des pandémies. De même qu’ils n’entendent pas l’avertissement selon lequel nos monocultures clonées sont hautement vulnérables à des infections épidémiques. Cette incapacité à entendre est une forme d’« idéalisme », une incapacité inculquée de prendre au sérieux ce qui peut entraver, voire seulement compliquer, la logique de marché devenue aujourd’hui la seule source légitime de réponse à nos questions.

    Nos gouvernants demandent aujourd’hui aux Français d’être fiers d’avoir gagné sinon « la guerre » contre le virus, du moins cette bataille. C’est du plus haut comique quand on pense aux contrôles policiers tatillons, à une soumission exigée, faisant des habitants des enfants qui profiteraient de la moindre faille. Tolérance zéro. Mais c’est aussi sinistre quand on pense à l’angoisse et au désespoir des vieux qui sont morts seuls, à la souffrance de leurs proches. Non, il n’y a pas eu de « capacité commune ». Le virus n’a pas créé d’égalité, il a exacerbé les inégalités. Au nom de sa menace, ce sont les vulnérables, les encaqués, les précarisés, les racisés qui ont trinqué.

    La perte de confiance en ceux qui nous gouvernent n’est pas un phénomène sociologique sur lequel disserter. Elle est fondée. Mais ce qu’elle pourra engendrer, personne ne le sait. Les différentes manières de diviser seront utilisées. Les alternatives infernales seront brandies – choisissez entre baisse de salaire ou licenciement. La peur du désordre sera activée.

    Tout cela suffira-t-il à étouffer les pensées qui, peut-être, ont germé dans bien des cerveaux perplexes quant à l’avenir qui se prépare ? Nous vivons un moment d’incertitude radicale, mais l’affaire du Covid-19 nous aura avertis. Nous sommes gouvernés par des « idéalistes », incapables de penser avec ce qui, que nous le voulions ou non, nous attend.

    #Covid-19 #Climat #Crise #Isabelle_Stengers

  • Un « big brother belge », soupçonné de multiples conflits d’intérêts, seul aux commandes du traçage du coronavirus. L’intéressé s’en défend
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_un-big-brother-belge-soupconne-de-mutiples-conflits-d-interets-seul-aux-

    Le traçage du Covid-19 en Belgique est orchestré pratiquement par un seul homme, Frank Robben, qui a rédigé l’arrêté royal fixant les conditions du suivi des contacts des malades touchés par le coronavirus, révèle une enquête du magazine Wilfried publiée vendredi.

    Le fonctionnaire se trouve pourtant au cœur de multiples soupçons de conflits d’intérêts, écrit le magazine. Son mandat à l’Autorité de la protection des données (APD), lieu de contre-pouvoir, est en outre illégal.

  • CORONA EXPÉRIENCE - Ciné tract - Cerveaux Non Disponibles
    https://www.youtube.com/watch?v=VcndGgZM9cc

    Ciné tract. « Cette fois, c’est la fin. La pente devient raide et la charge lourde pour une vieille rationalité. C’est bien plus qu’elle ne peut porter. On va quand même l’aider à détoner une dernière fois. »

    Un essai #vidéo insurrectionnaliste plutôt bien foutu (excellent usage de la culture commune avec des bouts de films frankaoui vus et revus à la tévé, entre autre). Pour ce qui est de la comprenette, plus que de la générosité, ça exige de l’indulgence, comme disait la papauté. On y lit un panneau affirmant que la rationalité capitaliste « a contaminé la propriété puis la valeur ». C’est digne du cercle des jeunes dirigeants (Attac oserait pas). Faut lire propriété commune ? collective ? Valeur d’échange contre valeur d’usage ? Valeur d’échange contre toute création de valeurs ? No comprendo . Ça largue de bien haut toute critique de l’économie politique, c’est ballot.

    #lejourdaprès #montage #insurrectionnalisme #catastrophisme #Cerveaux_Non_Disponibles (comme disait le vilain Sigmund, vérité du mot d’esprit)

  • Les mensonges de Didier Raoult pour promouvoir la chloroquine et faire oublier le reste
    https://www.les-crises.fr/les-mensonges-de-didier-raoult-pour-promouvoir-la-chloroquine-et-faire-ou

    [28 mars] Suite à cette vidéo, la journaliste scientifique Cécile Thiebert, du Figaro, a alors appelé Raoult pour vérifier les données chinoises (qu’elle ne trouvait évidemment pas) à l’appui des propos de Raoult. Elle vient tout juste de raconter sa conversation sur une chaîne Youtube (merci à elle, c’est si rare cette transparence) :

    https://www.dailymotion.com/video/kGHxfoEGL41oFRvWyR4

    Mathieu Rouault : Lorsque cette molécule [la chloroquine], cette solution est apparue sur la table, comment vous en avez discuté au Figaro ?

    Cécile Thibert : Alors, je me souviens bien, c’était fin février, donc ça correspond à la sortie de la vidéo sur YouTube du professeur Didier Raoult, qui a sorti une vidéo qui s’appelait « Fin de partie contre le covid », etc. Où il annonçait une excellente nouvelle, une équipe chinoise a découvert que la chloroquine était très efficace sur une centaine de patients, etc. Et donc il finissait la vidéo en disant : « eh bien, d’ici quelques semaines il n’y aura plus de chloroquine dans les pharmacies. » Voilà, donc c’était un peu prophétique.

    Je connais un petit peu le professeur Raoult, je suis un peu ce qu’il fait, il est assez médiatique parce qu’il a une chronique au Point, je crois. Donc, je décide de l’appeler, et je lui demande : « Bon bah voilà, c’est super, vous faites cette annonce, est-ce que vous pouvez m’envoyer les données brutes, en fait ? », parce que j’ai trouvé effectivement une feuille de cette équipe chinoise, une petite note où il n’y a aucune donnée brute, donc je me dis, je ne vais quand même pas écrire un papier qui dit que la chloroquine ça marche alors que je n’ai accès à aucune donnée.

    Donc je lui demande les données, et il me répond, « non je ne les ai pas, j’ai comme vous l’étude machin truc« . Donc je lui dis : « mais attendez, vous faites une annonce sur la base de cette chose-là sans avoir la méthodo ni rien ? » Il me dit : « oui, mais il faut faire confiance aux Chinois, c’est les meilleurs virologues, etc. »

    Je vous passe la suite de l’échange, ça s’est très mal passé, on s’est complètement engueulé en fait parce que je ne comprenais pas en fait comment il pouvait avancer telle chose sans aucune piste, donc on a fait un papier. En parallèle, j’avais lancé des contacts pour savoir un peu plus qui était ce chercheur, etc. Donc on travaille dessus depuis un mois et puis on a une position modérée, je crois que pour le moment il n’y a pas de consensus scientifique, il n’y a pas de données très probantes donc on reste très très modéré vis-à-vis de cette molécule qui, en plus, a déjà fait pleins de faux espoirs sur d’autres virus et notamment des coronavirus. »

    Extrait de cette longue vidéo :
    https://www.youtube.com/watch?v=h3z_UA-6ncg

    • Il y a un certain nombre de choses assez ahurissantes rappelées dans ce billet.

      Il est donc à noter que, suivant cette source, la Chine refuserait désormais d’administrer la Chloroquine aux plus de 65 ans – alors qu’ils représentent par exemple 90 % des décès en Italie…
      https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/03/24/coronavirus-la-chloroquine-testee-avec-prudence-en-chine_6034215_3244.html

      Et en effet, le 3 mars, la Chine a sorti une 7e version de ses recommandations (les 5 mêmes médicaments sont toujours là – source : eng / cn) :
      https://www.chinalawtranslate.com/wp-content/uploads/2020/03/Who-translation.pdf

      Et en effet, les plus de 65 ans ne se voient plus proposer de chloroquine – c’est trop dangereux, comme le rappelle le médecin-réanimateur Damien Barraud :

      « J’entends bien l’argumentaire de Didier Raoult et de ceux qui le suivent, qui consiste à dire que la chloroquine est un médicament qu’on prescrit depuis des dizaines d’années et que l’on connaît bien. Sauf que son indication principale, la raison pour laquelle il a fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché, c’était la prophylaxie contre le paludisme. Les gens qui l’ont pris partaient à l’étranger, ils étaient plutôt en bonne santé. Les gens que j’ai sous les yeux ne sont pas en bonne santé. Ce sont des personnes âgées, polypathologiques, polymédicamentées. Certes, si une personne jeune et en bonne santé venait à prendre un petit peu de chloroquine, il ne se passerait probablement pas grand-chose. Mais quand on est âgé, qu’on a des problèmes cardiaques pour lesquels on prend un traitement, prendre de la chloroquine peut être hasardeux. » [source, 30/03/2020]

    • Ce qui est le plus stupéfiant dans cette affaire, c’est que beaucoup de personnes pensent qu’il y aurait une volonté de ne pas utiliser la chloroquine (pardon « le protocole du Dr Raoult »™) dans une sorte de complot des élites.

      Or, bien évidemment, notre corps médical cherche des solutions face à cette épidémie. Donc les molécules utilisées par la Chine ont aussi été utilisées en France.

      Voici d’ailleurs un extrait du document des recommandations d’experts suivies par les centres de référence Covid-19 de la région parisienne, qui émane des sociétés médicales :

      https://sfar.org/download/recommandations-dexperts-portant-sur-la-prise-en-charge-en-reanimation-des-patients-en-periode-depidemie-a-sars-cov2/?wpdmdl=25387&refresh=5e83096543da41585645925

      Ainsi, après vérification, nous vous confirmons que l’hydroxy-chloroquine est administrée dans la plupart des hôpitaux « Centres de Référence Covid » depuis le DÉBUT de l’épidémie en France aux patients hospitalisés sous oxygène – sauf contre indication (il y en a de nombreuses, notamment l’insuffisance rénale).

    • @arno
      La chloroquine a davantage d’effets secondaires problématiques que l’hydroxychloroquine (qui en a tout de même, notamment cardiaques). Et parfois on emploie le nom de l’une des molécules pour l’autre, ce qui ne clarifie pas les textes ...

    • Elle l’est désormais, donc je ne vois pas bien pourquoi tu serais troublée. Les deux grandes études européennes (Discovery et Solidarity) sont définies comme étant souples sur les produits et méthodologies testés (justement à cause de l’urgence et de la nouveauté de la crise), il me semble bien qu’il est explicitement indiqué qu’un produit peut être ajouté ou supprimé en fonction des évolutions du moment.

    • Il est troublant que l’hydroxychloroquine n’ait pas été d’emblée mise en test avec les autres molécules testées par Discovery.

      Il a fallu la pression de l’opinion publique sur le gouvernement français, et la pression de l’OMS, pour qu’elle le soit.

      Les conflits de personnes (notamment Direction de l’Inserm - Raoult) et les enjeux financiers pour les labos, me paraissent avoir trop de poids dans des décisions qui ne devraient relever que du souci de la santé publique.

    • @mad_meg
      Oui
      Mais le cas du Mediator est particulièrement grave : il n’aurait jamais du être employé pour un usage futile alors qu’il avait des effets secondaires graves connus.

      Face au Coronavirus, on cherche des molécules pour sauver la vie de gens qui, lorsqu’ils ont une santé faible, ou bien sont âgés, ont un risque important de mourir. Donc il est justifié de faire des essais un peu empiriques dans l’urgence, et d’essayer en premier des molécules déjà utilisées pour d’autres indications (d’autres maladies) parce qu’on en connait déjà les effets secondaires (donc on contrôle ces effets secondaires, ou bien on exclut les personnes trop exposées par leurs problèmes de santé à ces effets secondaires).

    • La grossophobie et l’obésité ne sont pas des problèmes futiles.
      Ce que je veux dire c’est que le fait de détourné un médicament de son utilisation est dangereux et nécessite des testes sérieux. Et encore plus dans l’urgence car c’est pas le moment d’aggravé les choses.

    • Dans la longue vidéo de Grand Labo, dont les Crises a tiré un extrait, Cécile Thibert fait une autre remarque étonnante : à la 21e minute, elle explique qu’elle n’a jamais de difficulté à faire témoigner des scientifiques, mais que dans le cas de la chloroquine, certains scientifiques refusaient de lui parler, même anonymement, parce « Didier Raoult semblait faire peur à certains chercheurs ».

      M’enfin c’est tout de même invraisemblable.

    • Donc il est justifié de faire des essais un peu empiriques dans l’urgence, et d’essayer en premier des molécules déjà utilisées pour d’autres indications (d’autres maladies) parce qu’on en connait déjà les effets secondaires (donc on contrôle ces effets secondaires, ou bien on exclut les personnes trop exposées par leurs problèmes de santé à ces effets secondaires).

      Oui mais si tu lis autre chose que les vidéos de propagande du docteur Pilule, tu te rendrais compte que c’est exactement ce qu’il se passe. C’est notamment une bonne partie ce que rappelle le texte de Les Crises ci-dessus.

      Par exemple, il y a ce passage que j’ai extrait ici-même :
      https://seenthis.net/messages/837122#message837125

    • Je regarde la video et je trouve que le viel homme blanc boomeur qui parle à 27 mins est à la masse, il ferait mieux de laisser sa place - il dit : « Il faut expliquer plusieurs fois que contrairement à la grippe de Hong-kong pour la première fois on a décidé de pas payé l’impôt à la nature »
      Je sais pas qui est « on » mais c’est pas Macron, pas Buysin, pas trump, pas le gouv britannique... J’ai plutot l’impression que pour la première fois les moyens d’information et de communication permettent d’évité une décimation de la population car tout le monde voit en direct les conséquences des choix politiques. Du temps de la grippe de hong-kong c’etait facil de faire la surprise aux gens alors qu’en 2020 on attendre pas la voix de l’ORTF pour se bouger le séant. D’ailleur c’est pas le miniver qui m’a dit de me confiné mais un ami de seenthis qui m’a telephoné pour m’informé et me conseillé l’autoconfinement.

    • Pour info la partie de la video sur la chlorotruc c’est à partir de 43 mins

      Au passage le jeune journaliste mâle de libé attribut au vieux journaliste mâle l’idée qu’il qualifie de brillante, sauf que c’est la jeune journaliste femelle qui viens de la prononcé. C’est la magie de la fraternité. Autre tic de mâle insupportable, le vieux commence son intervention juste après la prise de parole de la journaliste par « le vrai sujet c’est blabla bla... » comme si elle parlait du faux sujet avant qu’il ne vienne donner sa petite graine de #grand_homme

    • C’est une toubib qui m’a signalé que ce médicament pouvait être efficace contre le Covid-19. La chloroquine a fait l’objet de pas mal de prescriptions, parmi les médecins eux-mêmes et pour leur patients, avant même le raout Raoult, phénomène qui a pris l’ampleur que l’on sait ensuite.

    • Il y a des toubib qui prescrivent de l’homéopathie ca en fait pas un médicament pour autant. Et il semble que le chlorotruc soient connu comme ayant une efficacité possible contre les corona-virus d’ou la note des chinois. Dans la video il en est un peu question vite fait.
      Il me semble que tout le problème est dans le pouvait dont se dispense Raoult et pas cette toubib que tu mentionne.

    • Elle l’est désormais, donc je ne vois pas bien pourquoi tu serais troublée.

      Raoult va quand même dénigrer vu qu’il explique que ce qui fonctionne c’est l’association avec l’azithromycine, et que la chloroquine seule ne suffit pas…

      (En l’occurence il le fait déjà)

    • Raoult, même en faisant des études par dessus la jambe, à la limite de la fraude scientifique, n’a pas réussi à prouver la moindre efficacité de son protocole miracle. Attendons de voir les vraies études mais les données parcellaires qu’on voit ici et là ne semblent vraiment pas jouer en la faveur de ce traitement.

  • Hydroxychloroquine : comment la mauvaise science est devenue une religion. - Anthropo-logiques
    http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/24/hydroxychloroquine-comment-la-mauvaise-science-est-devenue-u-30525

    Ce que le public ignore, lui qui fait un peu naïvement confiance aux « scientifiques », c’est que la recherche médicale est en crise systémique depuis plus de 15 ans. A l’époque, John Ioannidis, un médecin né à New York, passé ensuite par les Universités d’Athènes et Ioannina (Grèce) puis Harvard, avait lancé un sacré pavé dans la mare sous la forme d’un article intitulé « Why Most Published Research Findings Are False » ("Pourquoi la plupart des résultats de recherche scientifique publiés sont faux."). Ce papier eut un succès qui ne se démentit jamais, devenant même l’article technique le plus téléchargé en ligne de la revue PLoS (Public Library of Sciences) Medicine Ioannidis a depuis rejoint la prestigieuse Université de Stanford, dans la Silicon Valley, où il exerce la fonction de directeur du Stanford Prevention Research Center tout en co-dirigeant le Meta-Research Innovation Center.

    Pour reprendre le début de son article original, il disait en fait ceci : « on s’inquiète de plus en plus du fait que la plupart des résultats de recherche publiés actuellement sont faux. La probabilité qu’une affirmation de recherche soit vraie peut dépendre de la puissance et de la partialité de l’étude, du nombre d’autres études sur la même question et, surtout, du rapport entre les relations vraies et les relations fausses parmi les relations étudiées dans chaque domaine scientifique. »

    L’article de Ioannidis fit l’effet d’un (petit) électrochoc. Ce qui n’était rien face aux répliques à venir…

    • L’auteur pose une question que je me pose souvent personnellement :

      comment concilier ces preuves très convaincantes du pouvoir curatif de la biomédecine et les critiques consternées désormais portées par les plus prestigieuses revues médicales sur ses innombrables dérives et scories.

      Mais il n’y répond pas.

    • Raoult défend sa ligne dans une tribune au Monde :

      il est temps que les médecins reprennent leur place avec les philosophes et avec les gens qui ont une inspiration humaniste et religieuse dans la réflexion morale, même si on veut l’appeler éthique, et qu’il faut nous débarrasser des mathématiciens, des météorologistes dans ce domaine.

      Au risque de cautionner (hum) la fraude scientifique et le charlatanisme. Vivement qu’on soit fixés.

    • #wtf sérieux ?? #inspiration_religieuse ?

      Médecine et religion au XIXe siècle
      Le traitement moral de la folie dans les asiles de l’ordre de Saint-Jean de Dieu (1830-1860)
      https://www.cairn.info/revue-le-mouvement-social-2006-2-page-35.htm

      Depuis plusieurs années, l’historiographie de la médecine du XIXesiècle a mis de côté l’opposition manichéenne entre science et croyance  [1]. Dans le champ médical, l’histoire de la psychiatrie offre une illustration particulière de l’imbrication des champs scientifique et religieux, puisque le psychisme est ici en question. « Prier la guérison, c’est déjà guérir » affirmait Alphonse Dupront  [2]. L’influence des pratiques religieuses sur les pratiques thérapeutiques – le thérapeute étant celui qui sert Dieu avant de soigner – est à ce titre patente  [3]. La plus importante de ces pratiques thérapeutiques (le mot désigne la volonté de soigner plus que l’action de guérir) est la pratique du traitement moral, mode d’intervention majeur concernant la maladie mentale dans la première moitié du XIXe siècle  [4]. En l’absence de remèdes physiques considérés comme efficaces, il associe théoriquement trois éléments : une nouvelle conception de la folie, un nouveau mode d’organisation institutionnelle et une nouvelle relation médecin-patient. L’institution asilaire en tant que facteur d’isolement et le principe de l’accessibilité du sujet – aliéné plus qu’insensé – sont liés par essence au traitement moral, dont les historiens de la psychiatrie attribuent la paternité à Philippe Pinel (1745-1826)  [5].

      Prions #sainte_corona qui saura remplir les bénitiers d’Hydroxychloroquine

    • commentaire sur l’oiseau bleu à propos de frère Raoult :

      What is more French than a dude breaking ethical rules and then complaining about these ethical rules - and also mathematics - by quoting Husserl?

    • Ce n’est pas parce qu’il y a des problèmes réels dans la recherche médicale que la médecine basée sur les preuves doit être jetée aux orties. Sinon cela revient à faire confiance à des Diafoirus.
      Singulier article de JD Michel cela dit, qui au départ nous a certifié que la chloroquine marchait car les études le prouvaient et maintenant nous enjoint à ne pas croire les études.

    • Je ne lis pas la même chose que toi @alexcorp puisque cet article se charge de démontrer que la science est devenue équivalente à la mafia, ce qui permet à l’auteur de valider le pressentiment de Raoult :/

      Entre ne rien faire avec des intrigants ou foncer avec les meilleurs experts, mon choix est clair.

      Ce n’est pas celui du gouvernement français hélas. Invoquer la science -cet article je l’espère l’aura montré- relève de la malhonnêteté intellectuelle.

      La dernière phrase est juste à gerber.
      « Invoquer la science relève de la malhonnêteté intellectuelle »

      On est donc prévenu qu’il nous reste à invoquer les dieux, les sectes et les croyances.

      Après, j’ignorais les accointances de Buzyn et de son mari Yves Lévy.
      #dédale #surfusion_libérale

    • @touti je parlais de ses précédents articles, par exemple celui-ci qui a été abondamment relayé http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

      Certes, ni les études chinoises, ni l’essai clinique marseillais n’a valeur de preuve (« evidence ») selon les critères de la recherche scientifique. Une réplication des résultats par d’autres équipes est requise, sans même parler d’une étude randomisée en double-aveugle, le top of the pop des méthodologies de recherche.

      Maintenant que des études sortent et contredisent Raoult, ah ben faut plus croire les études en fait...

  • Miguel Amorós, Minuit dans le siècle, 2012
    Notes contre le Progrès

    Récapitulons. Dans un premier temps, le concept moderne de Progrès a été le fruit de la défaite de la religion par la Raison. Cependant, la victoire de la Raison n’était qu’apparente, c’est à dire qu’elle n’était pas la victoire de l’humanisation. Nous avons déjà parlé de la dégradation de la Raison en un instrument de pouvoir. Maintenant, nous allons parler des conséquences de cette dégénérescence pour la nature. [...]

    La nouvelle conscience écologique des dirigeants vient rentabiliser la destruction elle-même, qui est inévitable, puisqu’elle s’inscrit dans le mode de production et de consommation dominant. Aujourd’hui, le Progrès est repeint en vert pour transformer ses nuisances en nouveaux marchés ; il ne peut revêtir d’autre costume puisque les nécessités incontournables de son fonctionnement l’obligent à une surexploitation ressources terrestres. Au royaume de la marchandise, tout a un prix, de l’air que nous respirons aux paysages que nous visitons ; mais désormais le prix doit être écologique. Les dirigeants convertis à l’écologie doivent intégrer le coût de quelques dommages collatéraux de la catastrophe dans le prix final si l’on ne veut pas altérer les fondements de la société industrielle. Si cela devait arriver, pour eux, ce serait la fin du Progrès, mais pour nous, le Progrès est la fin.

    Une traduction inédite et un texte disponible également en anglais et en espagnol.

    https://sniadecki.wordpress.com/2020/02/01/amoros-minuit-fr

    #Miguel_Amorós #progrès #critique_techno #écologie #scientisme

    • Après qu’un certain niveau de ce Progrès vénéré a été atteint – ce qui a conduit à la première guerre mondiale et la montée du nazisme –, ses effets négatifs ont à ce point dépassé ses effets positifs qu’il constitue une menace pour la survie de l’espèce humaine : dans l’étape ultérieure du développement, la finalité ultime de ce Progrès s’est révélée être la fin de l’humanité ; d’abord matérialisée par les armes nucléaires, l’État policier et l’industrialisation de la vie, et enfin par la pollution et le réchauffement climatique. Si l’histoire se poursuit le long de la route tracée par l’hybris progressiste dans toutes ses variantes, l’aboutissement en sera la désolation, pas l’Eden du consommateur heureux ni le paradis communiste.

      #progressisme #hybris #Histoire

      Dans un monde quantitatif, la raison technique place les actes réflexes au-dessus de l’intelligence, la performance au-dessus du sens et le calcul au-dessus de la vérité ; de sorte que lorsqu’on parle d’ « intelligence artificielle », ce n’est pas parce que les artefacts sont devenus capables de penser, mais parce que la pensée humaine est devenue mécanique.

      […]

      Le rejet d’une histoire téléologique ne signifie pas non plus le rejet de l’histoire. La contestation de l’éthique scientifique n’implique pas de remettre en cause la science en tant que telle, pas plus que l’inanité du système éducatif n’exclut la nécessité de l’instruction. C’est simplement le constat que l’histoire n’est écrite nulle part et n’est pas orientée vers un but, que les lois historiques ne sont pas figées puisque l’histoire de l’humanité est un processus de devenir plus que de consommation

      Difficile d’être moins messianique :p
      #sens_de_l'Histoire (ou pas) #téléologie

  • affordance.info : Le diabète de Dieu, les données médicales émergentes et le Health Data Hold-Up.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2020/01/diabete-dieu-health-data-hub-holdup.html
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef0240a4de4bf1200d-600wi

    Je vais vous donner un exemple documenté que Mason Marks cite lui-même. Il s’agit d’une étude « scientifique » menée par des équipes de Facebook, analysant les données médicales et les publications sur les réseaux sociaux de 999 utilisateurs - consentants - de Facebook. Un corpus de 20 millions de mots. Article intitulé : « Evaluating the predictability of medical conditions from social media posts ».

    Parmi les résultats surprenants de cette étude on lit que les publications contenant un champ lexical religieux (comme les mots Dieu, famille ou prière) seraient des prédicteurs forts du ... diabète. Je vous cite le passage en entier (en gras la partie sur le diabète de Dieu) :

    “Many topic markers of diagnoses reveal characteristic behavior or symptoms. For example, alcohol abuse was marked by a topic mentioning drink, drunk, bottle. Topics expressing hostility (e.g. people, dumb, bulls**t, b**ches) were the predominant marker of drug abuse and also marked psychoses. Topics most associated with depression suggested somatization (e.g. stomach, head, hurt) and emotional distress (e.g. pain, crying, tears). Other markers may suggest socio-environmental variables associated with disease risk; for example, diabetes was predicted by religious language (e.g. god, family, pray) even when controlling for demographic variables. This does not mean that everyone mentioning these topics has the condition, but just that those mentioning it are more likely to have it. For example, the top 25% of patients mentioning the (god, family, pray) topic were 15 times (95% CI: [3.16, inf]) more likely to have been diagnosed with diabetes than those in the bottom 25% of mentioning that same topic. This association may be specific to our patient cohort and suggests the potential to explore the role of religion in diabetes management or control.”

    Vous noterez la formule « cela ne veut pas dire que ceux qui mentionnent ces sujets ont la pathologie, mais que ceux qui les mentionnent sont davantage susceptibles de l’avoir. » (sic) Et le « cette association peut être spécifique à notre cohorte de patients et elle suggère d’explorer le rôle potentiel de la religion dans la gestion et le contrôle des différents types de diabète ». (sic again) Et le reste des corrélations est à l’avenant.

    • Certaines époques ont montré qu’elles croyaient fortement à la puissance de la pensée critique. Notre époque, au contraire, a tenu ses penseurs, non sans raison, pour des gens totalement inoffensifs. Parmi les rares personnes considérées comme tout à fait inacceptables, on trouve assurément Guy Debord. Pendant longtemps, c’est la police qui s’est intéressée à lui, plutôt que les milieux intellectuels. Lorsque, malgré toutes sortes d’obstacles, sa pensée a fini par s’imposer, on a bien vite assisté à une autre forme d’occultation : la banalisation. Il existe peu d’auteurs contemporains dont les idées ont été utilisées de façon aussi déformée, et généralement sans même que l’on cite son nom.

      Ce livre résume l’activité publique de Guy Debord, du lettrisme à la fondation de l’Internationale situationniste, des rencontres avec Henri Lefebvre et Socialisme ou Barbarie à Mai-68, de La Société du spectacle à ses films. Surtout, il veut préciser la place de Debord dans la pensée moderne : sa reprise des concepts marxiens les plus essentiels et les plus oubliés, son utilisation de Lukács, son importance pour une théorie critique aujourd’hui. Cet ouvrage prend au sérieux Debord lorsqu’il affirme avoir « écrit sciemment pour nuire à la société spectaculaire ».

      Initialement, l’ouvrage était paru en français chez Via Vialerano en 1995, puis chez Denoël en 2001.

      Une édition revue et corrigée.

      Nouvelle préface :
      https://fr.calameo.com/read/0002150222f26043b60f3

  • Le pro-sionisme et l’antisémitisme sont inséparables et l’ont toujours été
    Joseph Massad - Lundi 10 juin 2019 - Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/le-pro-sionisme-et-lantisemitisme-sont-inseparables-et-lont-toujours-

    Pour le gouvernement israélien et les nationalistes blancs pro-sionistes du monde entier, le pro-sionisme est une forme respectable d’antisémitisme

    #antisionisme #antisémitisme

  • Technocritiques

    Antidote à la furia collapsologia, dans le prolongement de
    Charbonneau, Ellul, Gorz, Dupuy…

    Technocritiques (1/2) : comment prioriser la critique ?

    http://www.internetactu.net/2019/06/06/technocritiques-12-comment-prioriser-la-critique

    Technocritiques (2/2) : a-t-on besoin d’une communauté technocritique ou d’un essor des luttes technologiques ?

    www.internetactu.net/.../technocritiques-22-a-t-on-besoin-dune-communaute-
    technocritique-ou-dun-essor-des-luttes-technologiques/

    Mais peut-être quelqu’un aura-t-il déjà référencé ces débats ?

  • Leur écologie et la nôtre, par André Gorz (Le Monde diplomatique, avril 2010)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/GORZ/19027

    Evoquer l’écologie, c’est comme parler du suffrage universel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change.

  • La république en vrac | Agnès Maillard
    https://blog.monolecte.fr/2018/11/14/la-republique-en-vrac

    S’il y a bien une chose que nous apprend l’appel au blocage du 17 novembre, c’est que les fractures sociales évoquées depuis plus de 20 ans par les politiques de tous bords sont à présent bien consommées. La question n’est pas tant de savoir ce qu’il faut faire ce samedi-là que de découvrir ce que cela fait ressortir comme fantasmes et représentations sociales de part et d’autre, des failles à présent béantes qui ont atomisé notre tissu social, qui nous empêche à présent totalement de faire société. Source : Le Monolecte

  • Trump vaut bien 9/11 : le faux-fou qui les rend fous
    http://www.dedefensa.org/article/trump-vaut-bien-911-le-faux-fou-qui-les-rend-fous

    Trump vaut bien 9/11 : le faux-fou qui les rend fous

    Un article a un beau et grand succès dans nos réseaux et notre presse alternative, bien qu’il vienne d’un site (Politico.com) qui n’est guère connu pour montrer quelque dissidence ou résistance au Système. Mais comme il s’agit de Trump et que l’article (du 12 octobre 2018) entend explorer un domaine où la nuance le dispute au simulacre, il est difficile de se situer à coup sûr dans le camp du Système ou dans les marges de l’antiSystème...

    En fait, Politico.com s’est intéressé assez loyalement à une question qui n’est pas déloyale, et qui vaut aussi bien du point de vue du Système que du point de vue de l’antiSystème : d’où vient-il que Trump, depuis qu’il est apparu, et malgré qu’il soit très loin d’avoir imposé des mesures révolutionnaires ou provoqué de (...)

  • If you thought African music started and finished with Fela Kuti and Afrobeat, you’re in for a mind-blowing experience of discovery. And if you’re already familiar with this cornucopia of delights stretching from Angola to Niger, but are just missing the odd album, you’ll be happy to learn that on the auspicious occasion of the label’s tenth anniversary, Analog Africa has repressed its entire back catalogue (excluding limited editions) for you to enjoy. And take my word for it—you’ll want to listen to every one!
    https://analogafrica.bandcamp.com/track/a-min-we-vo-nou-we

    https://analogafrica.com
    #afrobeat #Benin #cumbia #bandcamp