Un pensiero a Caserio
▻https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=70116&lang=it
[1924]
Un pensiero a Caserio
▻https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=70116&lang=it
[1924]
Il capitale sottostante: #estrattivismo come chiave di lettura del presente
▻https://radioblackout.org/2026/04/il-capitale-sottostante-estrattivismo-come-chiave-di-lettura-del-pres
Il nuovo numero di #zapruder dal titolo «Il capitale sottostante. Realtà e immaginario della #miniera» contribuisce a fornire delle chiavi di lettura della fase attuale a partire dalla storia delle miniere.
#L'informazione_di_Blackout
▻https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/04/Zapruder-2026_04_09_2026.04.09-10.00.00-escopost.mp3
Il capitale sottostante. Realtà e immaginario della miniera
Mattia Frapporti e Gioacchino Orsenigo
La società mineraria
Daniele Valisena
Una specie di alleanza. Il metabolismo del carbone in Belgio
Giacomo Tagliani
Il rovescio della modernità. Immaginari minerari nel cinema italiano del secondo dopoguerra
Jacopo Rasmi
Miniera cyborg. Storia critica dell’estrazione mineraria
Pauline Massè
La (mini)era dell’orso
Alessandro Albana
«Imparare da Daqing» (e poi dimenticarsene). La miniera come specchio delle contraddizioni nella Cina contemporanea
Riccardo Rosa
#Newcastle, consuma e crepa. Macerie di una città produttiva
Franco Tomassoni
È stato il capitale. L’impero portoghese e il petrolio angolano
Maxime Boidy
«Bande de grévistes». L’archivio iconografico dello sciopero di #Béthune del 1902
Agostino Petrillo
Minatori col giardino. Sperimentazione urbanistica e paternalismo in Germania
Marta Gentilucci
C’è un abisso. La metamorfosi delle lotte contro l’estrazione mineraria
Lorenzo D’Angelo
Cristalli di tempo. Contesti e articolazioni dell’estrazione
Leonardo Lippolis
Miniera, fabbrica, città. #Manchester e l’immaginario di una catastrofe urbana
Brenda Fedi
Let’s start a war (said Maggie one day)
La #France continue d’alimenter largement la machine génocidaire : un #rapport accablant
Un rapport d’Urgence Palestine et de Palestinian Youth Movement, dont Le Monde a publié des extraits lundi soir, révèle que plus de 525 cargaisons d’équipements français à usage militaire ont été expédiées vers Israël entre octobre 2023 et mars 2026. Pour le gouvernement, il s’agit de matériel à vocation défensive ou destiné à être réexporté.
Le document de 66 pages, intitulé « Les dessous des #exportations_militaires françaises vers Israël », se veut aussi complet et précis que possible. Il démontre un flux régulier et diversifié d’équipements qui, à eux seuls, ne constituent pas des armes prêtes à l’emploi, mais alimentent l’industrie de défense israélienne en composants parfois essentiels.
Selon le rapport, « entre octobre 2023 et mars 2026, plus de 525 cargaisons de #matériel_militaire ont été expédiées par des fabricants français vers les industries israéliennes de défense et aérospatiales ». Les principaux exportateurs français recensés sont #Sermat, #ADR, #Effbe_France, #Eurolinks, #Savimex, #Safran, #Thales, #Cimulec, #Amphenol_Air_LB, #Radiall, #Aubert_&_Duval, #Vishay_MCB et #Hutchinson. Du côté israélien, #Elbit_Systems, premier fabricant d’armes du pays, est à l’origine de la quasi-totalité des achats, que le rapport n’a pas pu chiffrer en quantités ou en valeur.
Plus de 90 % des expéditions, issues d’une cinquantaine de villes et de douze régions de France, ont été acheminées par la compagnie aérienne israélienne #El_Al. L’écrasante majorité de ces vols ont décollé de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, qui est aussi utilisé de façon intensive, selon le rapport, pour « le transit de #fret_militaire américain entre l’Amérique du Nord et Israël » : « Entre le 4 avril 2025 et le 25 octobre 2025, plus de 117 expéditions ont quitté différentes installations de #Lockheed_Martin [entreprise américaine et mondiale de défense et de sécurité] et de bases aériennes aux Etats-Unis à destination d’Israël, la majorité (79 %) étant acheminée vers la base aérienne militaire de #Nevatim. » Toutes ces cargaisons auraient transité par le hub parisien de la société américaine de fret aérien #FedEx, le plus important hors des Etats-Unis.
Parmi les industriels contactés par Le Monde, Thales, dont le rapport d’Urgence Palestine estime que quatre de ses filiales approvisionnent les divisions guerre électronique, #drones, #systèmes_C4I (les fonctions de contrôle et commande et de renseignement) et #radars au sol d’#Elbit_Systems, rappelle la position qu’il défend depuis des mois : « Depuis le 7 octobre 2023, Thales n’a exporté aucune arme ni aucun système létal vers les forces armées israéliennes, ni directement ni par l’intermédiaire de fabricants tiers ».
Aubert & Duval vend des tubes en acier équipant des #obusiers ou des #tanks à Elbit Systems mais se défend en jurant que « la licence d’exportation de #matériel_de_guerre accordée par l’Etat français prévoit explicitement que le produit final (…) soit réexporté à des forces armées qui ne sont pas celles d’Israël ».
Le ministère des armées a ordonné, en octobre 2025, l’arrêt des exportations de la société Sermat vers Israël, avait révélé le média en ligne Disclose car celles-ci étaient non conformes à la législation. Ces contrats portaient notamment sur la fourniture d’#alternateurs et de moteurs électriques pour des drones d’Elbit Systems.
Le cas d’Eurolinks, qui fabrique des #maillons, c’est-à-dire les liens permettant de charger les munitions, est déjà connu grâce aux révélations de Dispose et de Marsactu, Mais, malgré les révélations de presse et le refus des dockers CGT de Marseille de charger une livraison en juin 2025, le rapport d’Urgence Palestine fait état « d’un flux continu de 12 expéditions documentées totalisant 9,94 millions de liens de munitions sur vingt et un mois ».
De fait, l’Etat français n’a pas annulé la licence d’Eurolinks. Celle-ci « ne donne pas droit à l’#armée_israélienne d’utiliser ces composants », avait déclaré en mars 2024 Sébastien Lecornu, alors ministre des armées, qui doivent uniquement entrer dans la fabrication d’équipements ensuite exportés par Israël.
(…)
« Le décalage entre la politique officielle de la France et la réalité de sa #chaîne_d’approvisionnement, où des #composants ont permis l’armement de drones au-dessus de Gaza, soulève de sérieuses questions quant à sa complicité », estiment Urgence Palestine et Palestinian Youth Movement, qui invoquent, notamment, le Traité sur le commerce des armes (TCA), signé et ratifié par la France en 2013, selon lequel « un Etat Partie ne doit autoriser aucun transfert d’armes (…) s’il a connaissance que ces armes pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre l’humanité, (…) des attaques dirigées contre des civils (…) ou d’autres crimes de guerre. »
▻https://europalestine.com/2026/04/07/la-france-continue-dalimenter-largement-la-machine-genocidaire-un-rap
#Israël #armes #armement #complicité
Rapport : Les dessous des exportations militaires françaises vers Israël
« ARMER UN GÉNOCIDE » : UN RAPPORT D’INVESTIGATION RÉVÈLE L’AMPLEUR DE LA COMPLICITÉ FRANÇAISE DANS L’ARMEMENT D’ISRAËL
Le Palestinian Youth Movement et Urgence Palestine publient aujourd’hui un rapport d’investigation inédit documentant, pour la première fois de manière exhaustive et datée, l’implication directe de l’État français et de ses entreprises dans l’armement d’Israël depuis le 7 octobre 2023.
Les faits sont les suivants : 525 cargaisons d’équipements et de composants militaires ont été expédiées depuis des entreprises françaises vers des filiales d’Elbit Systems — premier fournisseur de l’armée d’occupation israélienne. 117 vols FedEx transportant des composants de chasseurs F-35 produits par Lockheed Martin ont transité par l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle à destination de la base aérienne israélienne de Nevatim. Aucune de ces exportations, aucun de ces transits, n’ont pu avoir lieu sans l’aval complice ou le silence coupable de l’État français.
Ce rapport documente ce que la société palestinienne affirme depuis plus de 70 ans : le système colonial israélien et ses guerres génocidaires ne peuvent exister sans la chaîne capitaliste mondiale et la complicité active des gouvernements occidentaux. Les données réunies ici en apportent la preuve matérielle, expédition par expédition, entreprise par entreprise. Sans les amortisseurs de choc d’Effbe, Elbit ne peut pas stabiliser ses systèmes de ciblage. Sans les panneaux avioniques de Thales, ses drones et systèmes de surveillance ne peuvent pas fonctionner. Sans les visières de Savimex et les composants de FedEx, les F-35 ne décollent pas. Sans les alternateurs et actionneurs de Sermat, les drones Hermes 900 ne peuvent pas tuer. Sans les tubes de canons d’Aubert & Duval, les obusiers SIGMA ne tirent pas. Sans les 9,94 millions de liens de munitions d’Eurolinks, les fusils-mitrailleurs à Gaza ne tirent pas en rafale.
Ce rapport vient également mettre en évidence deux ans de mensonges d’État. Alors que le droit international interdit clairement tout transfert d’armements ou de composants militaires dès lors qu’un risque génocidaire est reconnu, les données du rapport établissent sans ambiguïté que les entreprises françaises ont continué d’alimenter des armes offensives qui ne relèvent en aucune façon du double usage.
Au regard des informations exposées dans ce rapport, le Palestinian Youth Movement et Urgence Palet demandent :
Un embargo total et la suspension immédiate de toutes les autorisations d’exportation et de transit de matériels militaires et de composants à destination d’Israël, conformément aux articles 6.3 et 7 du Traité sur le Commerce des Armes et aux ordonnances de la CIJ de 2024.
La révocation de toutes les licences d’exportation en cours accordées aux entreprises françaises documentées dans ce rapport.
L’ouverture d’une enquête parlementaire indépendante sur les autorisations délivrées par la CIEEMG depuis le 7 octobre 2023.
La mise en place d’un mécanisme public et contraignant de traçabilité de l’usage final de tout composant exporté vers Israël.
Des sanctions pénales contre les entreprises qui en conscience participent à cette chaîne d’armement.
▻https://www.urgence-palestine.com/rapport-les-dessous-des-exportations-militaires-francaises-vers-i
Estados Unidos llega a un acuerdo con la República Democrática del Congo para deportar a migrantes de terceros países
Los Gobiernos de Estados Unidos y la República Democrática del Congo (RDC) llegaron a un acuerdo para la deportación de migrantes de terceros países desde el país norteamericano, informó este domingo el Ministerio de Comunicación congoleño. Las expulsiones comenzarán este mismo mes de abril, en lo que Kinsasa ha descrito como un “dispositivo de acogida temporal” que será “llevado a cabo respetando la soberanía nacional y las exigencias de la seguridad interior“, y no un “mecanismo de reubicación permanente” ni una “externalización de políticas migratorias”, según ha publicado el Ministerio en su cuenta de la red social X.COMMUNIQUÉ
La #RDC met en œuvre, dès avril 2026, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États – Unis.
Ce mécanisme, sans impact sur le Trésor public, s’inscrit dans le respect de la souveraineté nationale, des… pic.twitter.com/C76RXdkixPKinsasa ha asegurado que el país africano no asumirá la carga financiera de las expulsiones. “La gestión logística y técnica del dispositivo será garantizada por el Gobierno estadounidense a través de estructuras especializadas en los movimientos de personas en todo el mundo, que abordan tanto la migración regular como los desplazamientos forzados”, ha añadido el Ministerio congoleño.Desde su regreso a la Casa Blanca en enero del año pasado, el presidente estadounidense, Donald Trump, ha impulsado las expulsiones exprés y, a tal efecto, ha firmado acuerdos con varios países, entre ellos El Salvador, Esuatini (la antigua Suazilandia), Ghana, Ruanda, Uganda, Sudán del Sur y Guinea Ecuatorial, para la deportación de inmigrantes en suelo estadounidense. Como parte de su campaña de deportaciones masivas y con un gran secretismo, la Administración de Trump presionó a por lo menos 30 gobiernos de África para que aceptaran recibir a migrantes, de acuerdo con una investigación de The New York Times y la información que ha salido a cuentagotas desde esos países.Organizaciones de derechos humanos han pedido a los países africanos que rechacen pactos de expulsión firmados con Estados Unidos y han denunciado que los ya existentes exponen a cientos de personas a riesgos de detención arbitraria, malos tratos y devolución forzada a países donde podrían sufrir persecución o tortura.En medio de la polémica por las deportaciones masivas, que también ha sido criticada por la Unión Africana al criticar a Estados Unidos de externalizar la gestión migratoria a países con menos recursos, la RDC ha defendido que no se prevé ningún traslado automático y que cada caso será examinado de forma individual, conforme a las leyes del país y su seguridad nacional. El Gobierno congoleño ha señalado que tendrá “pleno control” sobre las decisiones relativas a la admisión, condiciones de estancia, retirada de estatus temporal y los mecanismos de retorno.Los migrantes deportados desde Estados Unidos serán trasladados en infraestructuras situadas en la zona metropolitana de Kinsasa, con el objetivo de garantizar un “seguimiento administrativo, de seguridad y humanitario eficaz”, según detalla el comunicado.El acuerdo, cuyas negociaciones adelantó Efe el sábado, coincide con un acercamiento entre ambos países para acabar con el conflicto en las provincias congoleñas orientales entre el Ejército de la RDC y el rebelde Movimiento 23 de Marzo (M23), apoyado por Ruanda. Desde 1998, el este de la RDC está sumido en un conflicto alimentado por numerosas milicias rebeldes y el Ejército, pese a la presencia de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en la República Democrática del Congo (Monusco).La reanudación de los vuelos de deportación desde Estados Unidos a terceros países se activó después de que el Tribunal Supremo autorizara el pasado junio a Trump a efectuar estas expulsiones, un triunfo para su política de mano dura contra la inmigración. Un informe publicado el pasado febrero por los demócratas que integran el comité de Relaciones Exteriores del Senado de Estados Unidos muestra que Washington ha gastado más de 40 millones de dólares (unos 33,8 millones de euros) en deportar a 300 inmigrantes a terceros países en el último año.
▻https://medios.mugak.eu/noticias/733413/noticia
#Etats-Unis #USA #RDC #République_démocratique_du_Congo #migrations #réfugiés #expulsions #externalisation #pays-tiers #accord
–—
ajouté à la métaliste sur les tentatives de différentes pays européens d’#externalisation non seulement des contrôles frontaliers (►https://seenthis.net/messages/731749), mais aussi de la #procédure_d'asile dans des #pays_tiers :
►https://seenthis.net/messages/900122
Greenpeace-Studie : Öl-Konzerne kassieren täglich 21 Millionen Euro an Übergewinnen an der Zapfsäule
Hamburg, 16. 3. 2026 - Mineralölkonzerne in Deutschland verdienen an den deutlich gestiegenen Spritpreisen seit Beginn des Irankriegs täglich 21 Millionen Euro. Das zeigt eine neue Studie des Energieexperten Steffen Bukold im Auftrag von Greenpeace. (▻https://act.gp/40zbeAf) Die Studie zeigt, dass die Preise an den Zapfsäulen weit stärker gestiegen sind als die zugrundeliegenden Rohölpreise. Die massiv ausgeweiteten Gewinnmargen bescheren der Branche hohe Übergewinne auf Kosten der Autofahrenden: Allein in Deutschland verdienen die Konzerne bei Diesel zusätzliche 17,9 Millionen Euro und bei Benzin 3,2 Millionen Euro - pro Tag.
„Im Iran sterben Menschen, in Europa ächzen Millionen unter massiv gestiegenen Preisen und die Ölkonzerne stopfen sich an der Tankstelle die Taschen voll - das ist widerlich und muss sofort gestoppt werden. Die Bundesregierung muss diese Übergewinne abschöpfen und das Geld so investieren, dass wir künftig unabhängiger werden von fossilen Abzockern und Kriegsprofiteuren. Mit den 21 Millionen Euro an täglichen Extragewinnen der Konzerne könnte der Bund pro Tag 1300 kleine E-Autos verschenken.“ (Lena Donat, Greenpeace Verkehrsexpertin)
Mit dem Betrag könnte die Bundesregierung alternativ jeden Tag 840 Haushalten eine Wärmepumpe inklusive Einbau, 35.000 Haushalten ein Balkonkraftwerk oder 27.700 Menschen ein kostenloses ÖPNV-Jahresticket schenken.
Keinen plausiblen Grund für deutlicher gestiegene Dieselpreise
Die Studie widerlegt das Argument der Branche, sie reiche lediglich Weltmarktpreise weiter. Da fast alle Raffinerien in Deutschland im Besitz derselben Konzerne sind, die auch die Tankstellennetze kontrollieren, besteht eine enorme Marktmacht. Besonders brisant: Heimische Raffinerien produzieren seit Jahren mehr Benzin, als Deutschland verbraucht – eine Abhängigkeit von verteuerten Importen, die den Preisanstieg rechtfertigen könnte, existiert hier faktisch nicht. Auch der in Deutschland verkaufte Diesel wird fast ausschließlich im Inland produziert.
„Die schamlose Willkür der Konzerne zeigt sich bei den viel stärker gestiegenen Dieselpreisen besonders deutlich. Wenn im Grunde jeder Liter Diesel hier raffiniert wird, dann gibt es nur einen plausiblen Grund für die hohen Tankstellenpreise: Gier.“ (Lena Donat, Greenpeace Verkehrsexpertin)
▻https://presseportal.greenpeace.de/263401-greenpeace-studie-ol-konzerne-kassieren-taglich-21-mi
#compagnies_pétrolières #profits #guerre #business #pétrole #rapport #Greenpeace
Oil giants pocket extra €81m a day in EU. Here’s how much a windfall tax could cut your energy bill
Oil companies in the EU are raking in an additional €81.4 million in profits everyday from soaring fuel prices, as experts call for an urgent windfall tax.
EU governments are under mounting pressure to “urgently tax fossil fuel profits” to slash energy bills and speed-up investment in home-grown renewables.
A new study from NGO Greenpeace found that oil giants in the EU are raking in an extra €81.4 million in profits every single day, as the war on Iran sends prices soaring. This works out at around €2.5 billion in additional profit for March alone.
The EU has already warned that oil and gas prices will not go down anytime soon, even if the conflict in the Middle East comes to an end. Member states have since been told to outline measures to reduce oil and gas use, particularly in the transport sector.
At the current rate of extra profits, the study found that governments could provide 60 million free monthly public transport passes every month, or give all 40 million people struggling to pay their energy bills in the EU €60 every month to bring down expenses.
Which country would benefit the most from a windfall tax?
According to Greenpeace, the highest total windfall profits in the EU, since the start of the Iran war, were in Germany, France, Spain and Italy.
As the largest fuel market in the EU, Germany tops the list and shows an above-average expansion of profit margins in March for both diesel and petrol.
The highest profit margin increase per litre of diesel was in the Netherlands, Sweden, Denmark and Austria, and for petrol it was in Germany, Austria, Spain and Denmark.
“While people are dying in the Middle East and millions in Europe struggle with skyrocketing fuel prices, governments are letting oil companies line their pockets,” says Ariadna Rodrigo, Greenpeace EU’s political campaigner.
“They need to urgently introduce higher taxes on all fossil fuel profits and use the money to cut people’s energy bills, deploy cheap, safe and home-grown renewables, and support communities impacted by climate breakdown.”
Could the EU cut tax on renewables?
The long term solution to cutting energy bills, which is already being demonstrated in Spain, is investing in homegrown renewables, leading to less reliance on imported fossil fuels. Inflated prices meant these cost the EU an extra €2.5 billion in the first 10 days of the Iran war.
The short term solution, which governments could implement overnight, is to cut the tax that ordinary people pay.
Last year, 28 per cent of the average European consumer’s electricity bill went on taxes and levies, according to the IEA.
Many see this as particularly unfair because taxes on electricity are much higher than on fossil fuels - despite these being the leading cause of the climate and biodiversity crisis. In Spain, taxes on electricity were 4.2 times higher than those on fossil gas in 2025 while Germany’s were 3.2 times higher.
With the five oil majors earning more than €88 billion in 2024, higher taxation would still leave them in the green.
European governments are finding clever ways to cut tax on electricity
Your electricity bill is made up of three parts: energy costs, network or grid fees and taxes. As Climate Action Network (CAN) Europe points out, every component of your bill “depends on policy choices made by governments”.
Energy costs are what you pay for the electricity you actually use and are determined by many variable factors, such as wholesale electricity costs, time of day and weather conditions. Network or grid fees go towards maintaining the poles, wires and infrastructure that bring electricity into your home or business. While the taxes added to your bill are decided by governments.
If the average home or business owner is paying less tax, governments will likely need to make up the shortfall. The solution, argues CAN Europe, is “rebalancing taxation away from electricity and toward fossil fuels”.
Some governments have already successfully reduced electricity prices through tax changes. Germany, which has the highest electricity bills in Europe, managed to reduce annual bills by 16 per cent by taking a levy for renewables off electricity bills and onto general tax bills.
Denmark came up with the clever solution of making electricity for heating cheaper, thereby rewarding home and business owners who installed heat pumps.
“The Danish government considers that the tax exemption was in part responsible for the large increase in heat pump installations from 2019-2021 and in 2023,” according to a report from the NGO Regulatory Assistance Project.
’Start taxing companies that fuel the climate crisis’
In response to the current energy crisis, caused by the effective closure of the Hormuz Strait and reduced Middle East energy exports, dozens of countries - including most of Europe - agreed to release a record amount of oil from their emergency reserves.
Fanny Petitbon of environmental organisation 350.org argues that this is like putting a “band-aid on a gaping wound”.
“If G7 countries are serious about stabilising the market, they need to stop protecting profits and start taxing companies that fuel the climate crisis,” she says.
“Working people shouldn’t be paying the price while oil majors treat the war in the Middle East like a winning lottery ticket.”
Do fossil fuel giants pass taxes onto consumers?
It’s logical to worry that if fossil fuel giants, like Aramco and Gazprom, had reduced profits due to higher tax they would charge their customers more to make up for the shortfall - resulting in higher bills for consumers.
But analysis from CAN Europe found this is unlikely to happen: “Economic evidence shows that profit taxes, unlike consumption taxes, are generally not passed on to consumers or other companies, as prices are driven primarily by fuel costs, market design and infrastructure constraints rather than corporate taxation. And there is no significant correlation between higher corporate taxes and higher electricity prices across EU countries.”
Permanent windfall taxes are the answer
During Europe’s last big energy shock, after the outbreak of the Ukraine war in 2022, the bloc introduced a ‘solidarity contribution’ - a temporary windfall tax on fossil fuel profits to help shield households and companies from inflationary energy prices. It raised €28bn, mostly used by EU member states to financially support energy consumers, particularly vulnerable households.
Many climate-aligned organisations have called for this windfall tax to be brought back and made permanent, creating funds to drive the clean energy transition.
“In the short term, cutting electricity taxes and introducing targeted support measures funded by taxing the excess profits being made by the fossil fuel industry can give people breathing space for now. But in the long run, fossil fuel profits should be taxed permanently which can be used for future proofing Europe’s energy system through investing in renewables, efficiency, grids and electrification,” says Seda Orhan, Head of Energy at CAN Europe.
▻https://www.euronews.com/2026/03/18/give-people-breathing-space-how-european-governments-could-cut-energy-bill
Les gus qui n’ont toujours pas compris les bases d’une guerre asymétrique.
Et les drones viennent carrément rebattre les cartes.
Et ce depuis près d’un demi-siècle. Bon après tant que le dollar reste convertible sur le système d’échange monétaire international, ils n’ont pas trop de soucis à se faire pour l’instant. Mais quelque chose me dit que ça va pas durer encore longtemps.
Mouvement #Post-Urbain
Le Mouvement pour une société écologique du post-urbain est né fin 2020 suite à la publication de l’ouvrage Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine (Passager clandestin). Après plusieurs moments de rencontres et d’échanges (Vigen, mars 2021, Villarceaux, mai 2021), il a organisé les premiers Etats généraux du post-urbain en octobre 2021 dans le Limousin, une semaine post-urbaine en mars 2022 à Paris, un débat Habiter la terre, ménager la Terre, en juin de la même, un séminaire sur les Biorégions post-urbaines en septembre à Villarceaux, l’An II des Etats généraux en octobre 2022 dans les Cévennes, les Assises du post-urbain dans les Deux-Sèvres en 2023, et un premier séminaire bilan en novembre 2023.
▻https://www.post-urbain.org
#écologie #urbain #rural #villes #campagnes
Pour en finir avec les grandes villes. Manifeste pour une société écologique post-urbaine
« Partout, pouvoirs économiques et politiques font front commun. Non pas pour retisser des liens respectueux avec la Terre face à une crise écologique sans précédent. Non pas pour lutter contre des injustices sociales et les inégalités territoriales déjà béantes. Non pas pour défendre les régimes démocratiques face à la multitude de dérives autoritaires qui les fragilisent. Non, leur communion porte sur un point et un seul : poursuivre sans relâche la #métropolisation du monde. »
Pourtant, seul·es 13% des Français·es considèrent la grande ville comme un lieu de vie idéal. Pollutions, stress, mobilité et connexion permanentes sont devenues une norme que beaucoup ne parviennent plus à supporter. Étouffante, la grande ville bétonne, cloisonne et nous coupe de la nature et du vivant.
Dans ce manifeste illustré par de nombreux témoignages, #Guillaume_Faburel dresse un plaidoyer en faveur de la construction, dès aujourd’hui, d’une société écologique hors des grandes villes, seul futur viable pour l’humanité et la planète.
▻https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/essais/pour-en-finir-avec-les-grandes-villes-manifeste-pour-une-societ
#livre
Dans les #banlieues pauvres, la #lutte contre les #déserts_alimentaires s’organise
Dans les quartiers défavorisés, les #produits_alimentaires accessibles sont peu diversifiés et de qualité médiocre. Collectivités et associations s’emparent peu à peu du sujet. Exemple en #Seine-Saint-Denis.
Depuis un an, #Aulnay-sous-Bois est le laboratoire d’un nouveau type de #hard-discount, importé du Brésil par Carrefour. Le géant de la #grande_distribution a installé dans la commune de Seine-Saint-Denis son premier #supermarché #Atacadao, une marque brésilienne de #cash_and_carry, de la vente en gros à #prix cassés. Plus on achète et plus les prix sont dégressifs sur une gamme de produits resserrés : deux fois moins de références que dans un supermarché classique.
Quand l’enseigne brésilienne a remplacé l’ancien Carrefour dans le nord de la ville, non loin de la cité des 3 000, habitants et élus locaux ont lancé une pétition contre l’ouverture du nouveau #discounter.
« On enferme une population stigmatisée dans la #malbouffe. Le maire [Bruno Beschizza, Les Républicains, NDLR] n’aurait jamais accepté qu’on installe cette enseigne dans le centre-ville, s’indigne Oussouf Siby, élu socialiste d’opposition. Dans le cœur de ville, la mairie a une politique volontariste d’installation de petits commerces de bouche, de boutiques bio. Dans les #quartiers_populaires, rien. »
Le nord d’Aulnay-sous-Bois a été identifié par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis comme un « #désert_alimentaire » aux côtés d’autres communes dont #Tremblay-en-France, #Noisy-le-Sec, Bondy ou #Dugny. Dans son #plan_alimentaire_territorial 2024-2028, la collectivité s’alarme de l’existence de ces territoires où une offre alimentaire très limitée pénalise des villes enclavées, peu desservies par les transports en commun et qui affichent des taux de pauvreté importants.
« Selon les personnes interrogées, il semble complexe dans ces villes de trouver à proximité de chez soi une alimentation saine, de qualité et accessible », pointe le diagnostic alimentaire de Seine-Saint-Denis, réalisé par l’association Lab3S (Laboratoire sols savoirs saveurs ) pour le compte du conseil départemental.
« Quand il faut prendre deux bus pour aller acheter des produits frais ou bio, les gens laissent logiquement tomber », constate Assata Doumbia, bénévole gérante de l’antenne dionysienne (Saint-Denis) de #Vrac, un réseau national de #groupements_d’achats de fruits et légumes basés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Un réseau d’achats en commun avec Vrac
Tous les mois, 400 adhérents de #Stains, #Aubervilliers, #Saint-Denis et quelques autres communes achètent à bas prix des #produits_frais qu’ils ont préalablement sélectionnés ensemble. Dans certaines villes, comme à #Pierrefitte-sur-Seine, qui a récemment fusionné avec Saint-Denis, les 33 000 habitants n’ont qu’un Lidl à disposition.
Créé il y a plus de dix ans à l’initiative du bailleur social lyonnais Est Métropole Habitat et de la Fondation pour le logement des défavorisés afin d’aider ses locataires à mieux manger et à lutter contre l’isolement, Vrac s’est développé en France et compte aujourd’hui 22 antennes. Le réseau de groupements d’achats a récemment publié une étude réalisée auprès de 500 adhérents qui a mis en exergue le sentiment général d’une « alimentation à deux vitesses » où « les plus pauvres ont le choix entre se déplacer loin de chez eux ou choisir par défaut des produits d’une qualité significativement moindre et indignes ».
Forgé par des sociologues et géographes américains dans les années 1990, le concept de « désert alimentaire » a été pensé comme une clé explicative à l’épidémie de #diabète et d’#obésité qui touche le pays depuis plusieurs décennies. Outre-Atlantique, le ministère de l’Agriculture définit ces « #territoires_de_l’obésité » comme des secteurs cumulant un taux de pauvreté élevé et une #distance du supermarché le plus proche de plus d’un mile (1,6 km) en zone urbaine et 10 miles en zone rurale.
En France, où les distances sont plus courtes et l’histoire sociale différente, ce concept peine à décrire des territoires pourtant également frappés par des #inégalités d’#accès_à_l’alimentation. Pour mieux saisir leur réalité, certains chercheurs préfèrent utiliser le terme de « #marécage_alimentaire », des zones où l’offre de « #junk_food » et de #produits_transformés est surabondante par rapport aux produits frais et où le réseau de #transports_en_commun ne permet pas aux habitants de se déplacer facilement.
Des logiques de #ségrégation à l’œuvre
« La diversité commerciale doit se retrouver à une échelle assez fine pour répondre aux contraintes temporelles et budgétaires des ménages », explique Simon Vonthron, géographe à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).
Auteur de plusieurs articles sur le sujet, il a participé à #Obsolim_43, un projet de #cartographie des « #environnements_alimentaires_appauvris » au niveau national. On y constate que certaines banlieues cossues de l’Ouest parisien peuvent aussi être touchées par le phénomène. « Mais ce n’est pas comparable, car les ménages y sont bien plus mobiles », précise le géographe.
Simon Vonthron se montre assez critique sur le concept de désert alimentaire : « Cela a tendance à invisibiliser les #inégalités_territoriales et à imposer des réponses autoritaires du type : on va installer un supermarché ici, et les gens seront contents. »
Outre-Atlantique, des associations comme #Move_for_Hunger vont plus loin en liant la rareté de l’offre alimentaire à l’histoire de la ségrégation raciale et de la #ghettoïsation des quartiers afro-américains. En #France, si le contexte historique est différent, des logiques similaires de ségrégation sont à l’œuvre. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en fait lui-même le constat, en relevant dans une étude sur le sujet qu’il existerait deux fois plus de supermarchés dans les centres-villes que dans les #quartiers_prioritaires de la ville des grandes agglomérations.
« L’#exclusion_urbaine, la #désaffiliation_sociale ont aussi contribué à dévaloriser les savoir-faire domestiques des habitants. Les #pratiques_culinaires traditionnelles de nombreux habitants issus de l’immigration se sont perdues, en partie en raison d’un accès très facile à des #aliments_ultratransformés », pointe Assata Doumbia, qui connaît bien le sujet pour être diététicienne depuis vingt ans à Saint-Denis en plus de son engagement associatif.
Lab3S entend « Nourrir Bondy »
A #Bondy_Nord, la fermeture en juin dernier du seul Lidl dont disposaient les 20 000 habitants pour faire leurs courses a mis en lumière la #fragilité_alimentaire du territoire. En 2023, le même Lidl avait déjà fermé pendant quelques mois, ce qui avait conduit Aurélie Trouvé, députée La France insoumise (LFI) de la circonscription, à interpeller le gouvernement sur la « ségrégation géographique que subissent particulièrement les habitants de certains quartiers populaires. A Bondy Nord, la dégradation du supermarché Lidl et sa fermeture temporaire ont créé un véritable désert alimentaire ».
Lorsqu’on lui parle de « désert alimentaire », Stephen Hervé, le maire de #Bondy, réfute le terme, en faisant la liste des supérettes qui bordent le nord de la ville. L’élu local reconnaît tout de même que « cela peut être ressenti comme tel par des habitants peu mobiles ».
L’élu s’inquiète surtout de la prolifération d’enseignes de #restauration_rapide dans sa commune, sur un territoire déjà frappé de plein fouet par l’obésité, qui touche 20 % des adultes en Seine-Saint-Denis, le taux le plus élevé de France :
« Quand un nouveau commerce alimentaire cherche à s’installer en ville, on refuse les offres de restauration rapide. On privilégie les #épiceries. Hélas, quand il s’agit de reprises de commerces existants, nous n’avons pas la main. »
Pour pallier l’absence d’#offre_alimentaire de qualité à Bondy Nord, #Lab3S, qui gère un potager de près de 1 000 m² en plein cœur du quartier, a mis en place le projet « #Nourrir_Bondy ». L’association réfléchit à lancer des groupements d’achats participatifs sur le modèle de Vrac. L’idée : faire venir des produits frais dans une zone sous-dotée en commerces et où la moitié des habitants n’a pas de voiture.
Aujourd’hui, une cinquantaine de bénévoles s’occupent du potager et gèrent une #cuisine_collective, qui permet l’organisation de #repas_partagés avec les fruits et légumes du jardin. Pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour tous, l’association cherche à s’inspirer des « #cuisines_communautaires » nées au Québec dans les années 1980. L’idée est simple : mettre en commun, à l’échelle d’un quartier, des moyens financiers et humains pour #cuisiner des plats sains et économiques et apprendre à mieux se nourrir en s’ouvrant à de nouvelles façons de s’alimenter, plus diététiques et écologiques.
#Vital’im, le #chèque_alimentation_durable du département
En Seine-Saint-Denis, l’accès à une alimentation de qualité est devenu une question politique, qui ne doit plus seulement reposer sur la charité associative. Il y a un an, le conseil départemental a lancé une expérimentation autour d’un chèque alimentation durable, baptisé Vital’im.
Distribuée à un peu plus de 600 ménages de #Montreuil, #Sevran, #Villetaneuse et #Clichy-sous-Bois, cette carte de paiement créditée mensuellement de 50 euros pendant six mois est utilisable dans tous les commerces. A chaque achat dans un magasin « durable » (selon les critères définis par le département, principalement des magasins bio), 50 % du montant dépensé sont recrédités sur la carte par la collectivité territoriale.
A Montreuil, où le centre-ville regorge de magasins bio qui ont fleuri à mesure que la gentrification progressait, 60 % des usagers ont profité de ce système de bonification, contre 25 % à Sevran, une commune qui attire moins les CSP+. « Ce projet met en évidence l’existence de ces marécages alimentaires », commente Mathilde Fassolette, chargée du projet Vital’im pour Action contre la faim, partenaire de la Seine-Saint-Denis sur cette expérimentation qui doit se terminer à la fin de l’année.
Pour ne pas pénaliser les Sevranais par rapport aux Montreuillois, l’ONG a élargi le système de bonification aux communes limitrophes de Sevran et à tous les commerces à proximité de la ligne de train francilien qui relie Villetaneuse à Paris. « On veut aussi montrer comment un système de #compensation_financière permet de lutter contre les inégalités alimentaires », poursuit la responsable de l’ONG.
Toutes ces initiatives partagent une même philosophie : démonter l’idée reçue selon laquelle le « #manger_mieux » n’intéresserait pas les quartiers populaires.
▻https://www.alternatives-economiques.fr/banlieues-pauvres-lutte-contre-deserts-alimentaires-sorganise/00115873
#pauvreté #France #alimentation #résistance
Vers_un_réseau_d’achat_en_commun (VRAC)
L’association VRAC défend l’accès à une alimentation durable et de qualité pour toutes et tous, quels que soient les moyens financiers ou la localisation géographique des personnes.
L’alimentation revêt des dimensions culturelles, identitaires et symboliques propres à chacun.e, VRAC positionne donc son action dans le respect du choix et de la dignité des personnes.
VRAC défend également un mode d’action basé sur le « faire ensemble » et la mixité sociale, à travers la mise en place de groupements d’achat reposant sur l’engagement des habitant.e.s et leur implication dans la gouvernance. Ainsi, les personnes deviennent actrices de leur choix de consommation alimentaire et au-delà, actrices des choix de l’association.
Enfin, VRAC défend la mise en place de systèmes agricoles soutenables et équitables, viables pour les producteurs et sains pour les mangeurs.
Un #observatoire départemental des solidarités alimentaires pour mieux comprendre et anticiper les enjeux de la #précarité_alimentaire sur le territoire
Cet observatoire se veut être un outil d’aide à la décision et d’observation des solidarités alimentaires pour les acteurs associatifs et institutionnels engagés sur le sujet de la lutte contre la précarité alimentaire sur le département de l’Hérault. Par ses 3 missions principales, il a pour but d’établir un état des lieux actualisable sur ce territoire et de co-construire avec les acteurs intéressés, un observatoire qui soit aussi un espace d’échange et de réflexion commun via des groupes thématiques sur des questions relatives à la solidarité alimentaire.
Trouvez de l’#aide_alimentaire près de chez vous avec #Soliguide #Paris (75001)
Move For Hunger has created a sustainable way for the relocation industry to reduce food waste and fight hunger.
Fighting Hunger, One Move at a Time
More than 47 million Americans face hunger every day, including 1 in 5 children. Meanwhile, 38% of the food produced in the United States every year is wasted. Move For Hunger offers a sustainable solution to this inexcusable paradox.
Our network of socially responsible relocation companies provides their customers, clients, and residents with the opportunity to donate their food when they move. Members of Move For Hunger also volunteer to host/assist with community food drives, participate in cause marketing campaigns, and create employee giving programs.
Since 2009, we have delivered more than 60 million pounds of food to food banks across the United States and Canada. That’s the equivalent of more than 50 million meals.
And we’re just getting started.
Nourrir Bondy – des solutions locales par les habitants pour un meilleur #pouvoir_d’achat_alimentaire.
Le #budget des familles en situation de précarité alloué à l’alimentation ne devrait pas être une variable d’ajustement. Pour lutter contre l’insécurité alimentaire, LAB3S expérimente un système alternatif 100 % local et participatif, pour mieux s’alimenter sans impacter le pouvoir d’achat des habitants. L’association opte pour un processus co-construit de A à Z avec les principaux intéressés : les habitants d’un quartier prioritaire de Bondy.
▻https://www.fondationsolidaritesurbaines.fr/nos-projets/nourrir-bondy-lab3s
« Mon alimentation sera plus diversifiée » : Vital’im pour manger mieux
- Démocratiser l’accès à une alimentation saine, c’est l’objectif de la carte Vital’im lancée par la Seine-Saint-Denis et Action contre la Faim.
– Destinée aux bénéficiaires de l’aide alimentaire, la carte est créditée de 50 euros par personne chaque début de mois.
- Cette expérimentation qui se concentre sur 4 villes de Seine-Saint-Denis est une illustration concrète du Plan alimentaire territorial lancé en 2023.
▻https://seinesaintdenis.fr/actualite/solidarites-sante/Mon-alimentation-sera-plus-diversifiee-Vitalim-pour-manger-mieux
Comment faire encore #confiance à la #justice (quand on est féministe)
La justice française est sous-financée, sexiste, épuisante pour les victimes. Alors pourquoi continuer à la défendre ? Voilà dont on discute avec maître Élodie Tuaillon-Hibon, avocate au barreau de Paris depuis 23 ans. Elle défend des femmes victimes de #violences_sexuelles, des militantes, des syndicalistes. Elle connaît les failles de l’intérieur, et pourtant elle n’a pas renoncé.
Faut-il toujours porter plainte ?
Pourquoi les enquêtes sur les VSS sont-elles si mal menées ?
Qu’est-ce qu’une « mauvaise victime » ?
Faut-il fermer toutes les #prisons ?
Un épisode pour comprendre ce qui dysfonctionne, et ce qui vaut la peine d’être sauvé.
▻https://podcasts.360.audion.fm/en/renverser-la-table/comment-faire-encore-confiance-a-la-justice-quand-on-est-feminis
#podcast #audio #féminisme #sexisme #VSS
Pourquoi on devrait chanter plus souvent (même mal)
Chanter, même faux, c’est bon pour le corps, le cœur et le collectif : ça soigne, ça relie, et ça fait naître des révolutions. Dans cet épisode, je vous parle du pouvoir du chant, et de pourquoi on devrait chanter plus souvent.
▻https://podcasts.360.audion.fm/en/renverser-la-table/pourquoi-on-devrait-chanter-plus-souvent-meme-mal
#chant #chanter #podcast #audio #santé #bien-être #collectif #féminisme #manifestation #émotions #lien_affectif #vibrations #nerf_vague #vibration_vocale #chant_collectif #corps #prendre_place #voix #cri #crier #attachement #ocytocine #chorale #circle_songs #émotions #puissance
Julia, étudiante en musique, s’engage dans le mouvement féministe de 2018 dans son université au Chili. Le groupe de femmes attire ensemble l’attention sur le harcèlement et les mauvais traitements généralisés dont souffrent nombre de leurs camarades étudiantes. Au milieu des manifestations, Julia danse et chante avec ses amies. Lorsqu’elle trouve le courage de raconter son histoire, elle devient de manière inattendue une figure centrale du mouvement[1].
Un violeur sur ton chemin / Un violador en tu camino
Un violeur sur ton chemin (Un violador en tu camino en espagnol) est une performance créée par un collectif féministe de Valparaíso (Chili) dénommé Lastesis, dans le but de manifester contre les violations des droits des femmes dans le cadre des manifestations de 2019 au Chili.
Les organisatrices de chaque pays adoptent les paroles, en les traduisant et en les modifiant pour accompagner leurs protestations et leurs revendications locales. Elles gardent le sujet principal de la performance pour une éradication des féminicides et des violences sexuelles, entre autres.
Nos Lèvres Révoltées est un chœur féministe militant. Par le chant, nous voulons que chacun·e d’entre nous retrouve sa « voix intérieure » et sa puissance, étouffées par l’hétéro-patriarcat.
En harmonisant nos voix ensemble, nous créons l’adelphité qui nous est refusée dans une société régie par des rapports de domination.
En chantant des œuvres féministes, nous valorisons un matrimoine négligé et nous diffusons des savoirs et histoires de luttes.
Nerf vague
Le nerf vague (X), également appelé nerf pneumogastrique, nerf cardio-pneumo-entérique, nerf parasympathique ou nerf cardiaque, est le dixième nerf crânien. C’est une voie très importante de la régulation végétative (digestion, fréquence cardiaque…) et du contrôle sensorimoteur du larynx, donc de la phonation.
Le nerf vague est le nerf crânien dont le territoire est le plus étendu (d’où son nom). C’est un nerf mixte qui convoie des informations motrices, sensitives, sensorielles et surtout végétatives parasympathiques.
Au sein du système parasympathique, il constitue la principale innervation efférente du cœur. En 1921, Otto Loewi a, le premier, mis en évidence la transmission synaptique en montrant que la stimulation du nerf vague entraînait une sécrétion d’acétylcholine qui induisait un ralentissement de la fréquence cardiaque.
Le nerf vague est plus généralement une voie importante de la viscéromotricité des appareils cardiovasculaire, trachéobronchopulmonaire et digestif ainsi que de la régulation des sécrétions des glandes surrénales, du pancréas, de la thyroïde, des glandes endocriniennes et du système digestif. Il transmet aussi des informations viscérosensitives (notamment la pression sanguine aortique).
Sur le plan moteur, il innerve les muscles élévateurs du voile du palais et certains muscles constricteurs du pharynx et du larynx. Il assure aussi la transmission de la sensibilité somatique du pharynx, du larynx et de l’épiglotte ainsi qu’une partie des informations gustatives.
Chanter, même faux, c’est bon pour le corps, le cœur et le collectif
Femmouzes T (écrite avec Idir !) - Si tu sais pas
▻https://www.youtube.com/watch?v=mpmxYsaoGVA
Chante à toute âge
Chante à tout vent
Chante à tue tête
C’est ça qui est beau
Même un petit peu fort
Même un petit peu faux
Le travail au temps de l’IA
L’IA redéfinit les contours du travail, en radicalisant encore la #parcellisation des #tâches. Mais elle n’est pas une fatalité, qu’il faudrait accepter sans aucune critique. Il faut au contraire en appeler à des formes, renouvelées, de #résistance.
Depuis quelques années, le sociologue du travail #Juan_Sebastián_Carbonell construit une réflexion originale sur les transformations technologiques du travail et les débats qu’elles suscitent. Auteur en 2018 d’une thèse en sociologie des relations professionnelles sur les accords de compétitivité dans l’industrie automobile française, il s’intéresse à l’origine aux effets sur les conditions de travail des nouveaux accords collectifs (dits « de compétitivité ») qui ont suivi la crise économique de 2008 [1], à partir d’une enquête de terrain auprès des ouvriers de l’usine PSA de Mulhouse.
Dans la continuité de cette enquête classique de sociologie du travail, et à propos d’une branche d’activité qui n’a cessé d’être scrutée depuis 80 ans, l’auteur construit depuis une réflexion originale sur le travail, ses transformations technologiques, et les discours qui accompagnent sa supposée crise incessante, depuis qu’une série de prophètes et de futurologues comme Jérémy Rifkin ont commencé à annoncer sa « fin » dans les années 1990 !
Engluée dans le mirage de la « société de la connaissance » et de l’explosion informatique, la fin du XXe siècle était traversée de débats et d’annonces tonitruantes sur la fin supposée du travail, et l’appel à sa réduction et son partage. Face à ces promesses relancées par l’essor en cours de l’IA, l’auteur appelle à la résistance, et à se défaire des mythologies technologiques, en cessant d’y voir un processus inéluctable pour en faire un sujet de débat politique.
L’obscure « fin du travail »
Depuis la fin du XXe siècle, la question du travail ne cesse d’être au centre de l’arène politique et médiatique, par la multiplication des annonces tonitruantes sur sa disparition ou sa transformation. Prenant à bras le corps ces débats, Juan Sebastián Carbonell s’est intéressé au changement technologique et à ce qu’il fait au travail. L’industrie automobile constitue le terrain parfait pour ce type d’enquête, dans la mesure où cette industrie très intensive en capital englobe également certains secteurs encore très intensifs en travail (assemblage, peinture).
Dans Le Futur du travail, il explorait déjà en 2022 les innombrables fantasmes qui entourent depuis longtemps les débats sur le travail, autour de sa fin, de sa crise supposée alors même que les bouleversements technologiques ne cessent de réinventer le travail plutôt que de le faire disparaître [2]. Au-delà d’une « crise du travail », floue et incertaine, l’auteur montre qu’on n’assiste ni à une disparition ni à une crise du travail entretenue par les mirages technologiques, mais bien à sa réinvention sous l’impact des transformations capitalistes avec l’essor d’un nouveau prolétariat du numérique et de la logistique.
Dans la continuité de plusieurs enquêtes de sociologie du travail, l’auteur s’attache aujourd’hui à montrer combien le numérique puis l’IA, loin de faire disparaître les travailleurs, tendent plutôt à redéfinir leur activité et leurs tâches en multipliant les formes de prolétarisation. Il prolonge ainsi les réflexions d’Antonio Casilli notamment, qui avait montré que l’externalisation du travail et sa fragmentation permise par l’automation numérique n’aboutissent pas au grand remplacement des humains par des machines, mais plutôt à un déplacement du travail vers ceux qu’il nomme les « tâcherons du clic [3] », ces travailleurs sous-payés, généralement situés dans les pays du sud et chargés de nourrir la machine en « taguant » des images ou en modérant les contenus. Pour comprendre les effets de l’IA sur le travail et l’emploi, Juan Sebastián Carbonell suggère de s’écarter du débat sur la fin du travail et la disparition des emplois en explorant d’abord comment le changement technologique dégrade le travail et les tâches réalisées. Comme le rappelle en effet l’auteur : « Le fonctionnement de l’IA générative, comme celui des autres IA, dépend très fortement du travail humain » (p. 111) à commencer par celui des artistes, des écrivains, des journalistes et des scientifiques dont les œuvres, même protégées par des droits d’auteurs, sont captées par les acteurs du secteur pour développer leur modèle.
Prophètes et experts
Dans son essai, Juan Sebastián Carbonell s’attaque de front à la question de l’IA, désormais au centre de tous les discours et de l’attention publique. Si l’intelligence artificielle existe depuis les années 1950 et la fameuse conférence de Dartmouth au cours de laquelle l’expression a été forgée, elle a connu une série d’hivers et de printemps successifs. Depuis 2022, et la mise à disposition d’interfaces comme ChatGPT qui se sont rapidement démocratisées, nous sommes entrés dans un moment d’essor considérable de ses usages. Si l’IA au sens strict n’existe pas et renvoie à plusieurs trajectoires techniques concurrentes – distinguant notamment « l’IA symbolique » vs « l’IA connexionniste » – on peut du moins, pour ses exemples actuels, reprendre la définition synthétique donnée par le ministère de l’Éducation :
« tout service numérique fondé sur des algorithmes probabilistes, s’appuyant sur le traitement statistique de vastes ensembles de données sur lesquels ils sont entraînés et capables de produire des résultats comparables à ceux obtenus par une activité cognitive humaine [4]. »
L’impact de l’IA sur les mondes du travail fait désormais l’objet d’une production éditoriale particulièrement importante, émanant de journalistes, de militants, de sociologues ou d’essayistes. Le sujet devient même un genre en soi auquel de plus en plus d’auteurs cèdent, chacun écrivant son essai sur l’IA, notamment pour chanter ses vertus, louer ses bienfaits, sa capacité à accroître la compétitivité et à améliorer la productivité. Des économistes spécialistes de « l’innovation », comme le récent « Nobel » d’économie Philippe Aghion, ne cessent de légitimer ce processus en appelant à lever tous les freins, en encourageant l’usage de l’IA au nom du vieil imaginaire du progrès et de la compétitivité internationale, laissant de côté les enjeux environnementaux et politiques soulevés par cette nouvelle trajectoire. Les habituels prophètes du numérique louent également les bienfaits de l’IA, et appellent à éviter toute frilosité pour ne pas prendre de retard dans la compétitivité globale [5].
Un véritable fatalisme s’installe progressivement dans les discours et les pratiques des organisations, dans les grandes entreprises, dans l’éducation nationale, comme dans l’administration, sans qu’aucune objection ou doute ne soit permis. Soucieux de s’opposer à ce fatalisme technologique, et à mille lieues de ces approches, l’auteur mobilise les ressources de la sociologie pour questionner l’impact de l’IA sur l’organisation du travail, sur l’activité concrète des salariés, mais aussi sur les hiérarchies et formes de pouvoir qui encadrent leur activité. Après un retour particulièrement clair et synthétique sur la genèse de l’IA et son déploiement depuis les années 1950, il montre aussi comment s’opère la fabrique du rêve de l’IA porté par des entrepreneurs et des experts à la fois juges et partis, qui célèbrent la « révolution technologique » tout en en tirant profit pour faire carrière et obtenir des financements.
Critique du « taylorisme numérique »
Au sein de l’abondante production éditoriale sur l’IA, l’un des intérêts majeurs de l’essai de Juan Sebastian Carbonell est de replacer le déferlement en cours dans l’histoire longue de l’automatisation du travail. L’auteur défend la thèse que l’IA « n’est ni un outil de qualification, ni un instrument de polarisation, mais un outil de dégradation du travail entre les mains des entreprises, sous la forme d’un taylorisme augmenté » (p. 72). Pour l’auteur, l’IA représente d’abord une nouvelle frontière du taylorisme et de la rationalisation croissante, moins une rupture qu’une radicalisation du vieux projet de contrôle social qui a accompagné l’essor de l’industrialisation à partir de la fin du XIXe siècle. S’inscrivant dans les pas de la sociologie critique du travail inaugurée au XXe siècle par Georges Friedmann ou, référence majeure pour l’auteur, Harry Braverman, il s’efforce de penser ce que l’IA fait au travail, au-delà des promesses et des discours médiatiques hors sol.
Au fil de l’ouvrage, il montre comment ce qu’on nomme l’intelligence artificielle tend à « simplifi[er], standardis[er] ou parcellis[er] » des métiers, indépendamment du niveau de qualification exigé pour les exercer. Pour cela il s’appuie sur l’étude de plusieurs univers socioprofessionnels qualifiés comme ceux des journalistes, des oncologues ou des traducteurs. Le cas des traductions automatiques, devenues emblématiques et objets d’une attention particulièrement poussée, montre combien l’IA aboutit moins à supprimer des emplois qu’à déqualifier et précariser le travail en transformant une activité créative en tâche de plus en plus pénible, consistant par exemple à corriger après coup les erreurs et approximations de la machine. Pour les journalistes ou les traducteurs, l’IA favorise ainsi « une perte de contrôle du geste créatif » (p. 124), en prétendant faciliter les tâches et les rendre plus productives, elle ne cesse de les dégrader en transformant le travailleur en simple vérificateur. Dans la lignée de la sociologie critique, Carbonell qualifie ce processus de « dépossession machinique ». Il conteste la promesse selon laquelle la machine doit alléger les tâches du travailleur, ou le libérer des besognes monotones ou peu intéressantes. L’IA, comme les autres processus automatiques avant elle, conduit plutôt à transformer les travailleurs en « appendices » de la machine. Contestant ainsi la thèse classique et sans cesse répétée de la neutralité des outils, il montre que le numérique et l’IA ne sont pas là pour améliorer le travail ou le rendre plus efficace, mais qu’ils visent d’abord à « organiser et contrôler le procès de travail » et les environnements professionnels, dans la continuité des rapports des pouvoirs technologiques étudiés par David Noble à propos de l’expansion des dispositifs de commandes numériques dans l’industrie nord-américaine [6].
Ce bref essai associe les qualités de l’étude engagée, synthétique, prenant parti, et l’analyse empirique des situations de travail concrètes, souvent oubliées dans les travaux émanant des philosophes ou ceux des économistes centrés sur l’emploi et sur des données macro-économiques. Ici il s’agit de pénétrer dans l’usine et l’atelier, et de suivre le travail concret et ses évolutions, tout en prêtant une attention particulière à l’histoire. Même si chaque époque est évidemment singulière et unique, l’auteur constate en effet que « les mêmes débats sur les conséquences du changement technologique au travail (…) reviennent sans cesse, et toujours comme pour la première fois ». Face à l’amnésie, et s’appuyant sur l’historiographie qui s’est efforcée de reconstituer et historiciser les débats et conflits de longue durée autour des changements technologiques au travail, il replace la séquence actuelle autour de l’IA dans la longue histoire des débats, querelles et prophéties sur le travail et l’impact du changement technologique [7].
L’appel au luddisme
Passant d’une approche principalement sociologique des situations de travail contemporaines à une réflexion inscrite dans la longue durée, l’auteur conclut son essai par un appel à la résistance et à l’organisation collective. Il invite à réouvrir la possibilité d’une reprise de contrôle démocratique sur la production, sur l’organisation du travail et sur l’innovation. Sa conclusion a pour titre : « Pour le renouveau luddite », du nom de ces ouvriers briseurs de machines qui s’insurgèrent il y a plus de deux siècles au début de l’ère industrielle. Le terme luddisme, devenu progressivement une désignation insultante, synonyme de refus et de peur de la technologie, voire du progrès en général, ne cesse de ressurgir depuis 40 ans à la faveur des controverses sociotechniques. Le terme fait l’objet de multiples instrumentalisations, comme spectre et repoussoir pour les promoteurs des « révolutions technologiques » ou, à l’inverse, comme modèle à imiter. L’environnementaliste états-unien Kirckpatrick Sale en appelait ainsi à l’essor d’un mouvement « néoluddite » dans les années 1990 pour s’opposer à l’informatisation du monde, le groupe contestataire PMO organisait des cafés luddites à Grenoble au début du XXIe siècle pour s’opposer à l’expansion de la technopole. Plus récemment, l’historien britannique David Edgerton publiait une tribune dans la célèbre revue scientifique Nature, intitulée « Éloge du luddisme » dans lequel il appelait les scientifiques à cesser les recherches inutiles et à rejeter « l’impératif technologique » qui nous enferme dans des trajectoires périmées [8].
L’appel final au luddisme est significatif du débat en cours autour de l’IA, entre invitation à l’accueillir et appel au refus et à la résistance. Un autre sociologue invitait au contraire récemment à repousser la tentation du luddisme qu’il voyait comme une menace, suggérant au contraire d’accueillir l’IA au nom d’arguments étranges, et particulièrement abstraits et hors-sol, comme le fait que la critique de l’IA relèverait d’une forme d’anthropocentrisme à la limite du racisme [9]. Carbonell se situe à mille lieues de cette perspective et inscrit son approche au plus près des pratiques et d’une attention aux formes d’organisation du travail. Avec d’autres, son essai participe d’une réflexion critique plus que jamais indispensable alors que s’impose partout un nouveau fatalisme [10].
Mais comment organiser la résistance à ces trajectoires présentées comme inéluctables ? Diverses initiatives se développent déjà en ce sens : ainsi des associations en appellent à la désescalade numérique et au refus de l’IA en vue des prochaines élections municipales. Aux Pays-Bas, un collectif d’universitaires publie une lettre ouverte appelant à « mettre fin à l’adoption aveugle des technologies d’IA dans le milieu académique ». Il est dommage que l’auteur n’ait pas enquêté plus précisément sur les résistances en cours dans les mondes du travail, dans le quotidien des bureaux, des usines et des écoles, au sein des syndicats, ni exploré plus précisément le monde des prophètes de l’IA qui cherchent à l’installer dans les organisations. L’enquête continue et doit se poursuivre plus que jamais.
►https://laviedesidees.fr/Juan-Sebastian-Carbonell-Un-taylorisme-augmente
#travail #conditions_de_travail #AI #IA #intelligence_artificielle #taylorisme #taylorisme_numérique #luddisme #sociologie_du_travail #prolétarisation
voir aussi : ▻https://seenthis.net/messages/1144998
Bibliographie pour celles et ceux qui s’intéressent au langage inclusif (34 pages de références bibliographiques !!)
Liste non exhaustive d’articles scientifiques (revues à comité de lecture [peer-reviewed]) sur le lien entre #langage et #pensée, la représentation du #genre, le #genre_grammatical, le #langage_inclusif, et les #biais_de_genre (#androcentrisme,…). [Non-exhaustive list of scientific articles (peer-reviewed) on the link between language and thought, gender representation, grammatical gender, inclusive language, and gender biases (androcentrism,...)]
►https://osf.io/p648a/?view_only=a385a4820769497c93a9812d9ea34419
#écriture_inclusive #bibliographie #ressources
déjà signalé dans ce post ici :
▻https://seenthis.net/messages/880539
People dead and missing along migration routes to Europe from 2014 to 2024
The map shows the locations (latitude and longitude) where 2880 incidents caused the death and disappearance of 36693 people from January 2014 to December 2024.
The size of the circle indicates how many people died and are missing in each incident. By clicking on the icons you can see the date of the incident, the exact number of people involved and cause of death.
The four different colours identify the four main migration routes to Europe:
- Western African Atlantic Route (red);
- Western Mediterranean Route (green)
- Central Mediterranean Route (orange);
- Eastern Mediterranean Route (blue).
▻https://medium.com/peopleonthemove/people-dead-and-missing-along-migration-routes-to-europe-from-2014-to-2024-d
#visualisation #cartographie #cartes #frontières #migrations #morts_aux_frontières #border_deaths #Silvia_Costantini #infographie
ping @reka @fil
#Calais, une médecine de l’exil
L’heure est aux frontières. Quel #accompagnement_médical pour les exilés qui tentent leur traversée ? Comment soigner une population mobile et déracinée ? Quelle est la portée de l’#acte_de_soin dans une société qui laisse ces étrangers à la marge ?
Cet ouvrage s’intéresse aux #professionnels_de_santé dans leur relation avec des patients exilés. A travers les #consultations_médicales et paramédicales se déploient divers enjeux : la violence de la frontière sur les #corps, l’adaptation des pratiques face aux contraintes imposées par les politiques sécuritaires, la #résistance et la #désillusion des soignants, l’invention d’une nouvelle forme de médecine. Ce point de vue est original dans la mesure où il est peu exploré étant donné la discrétion des soignants et il est l’occasion d’entrouvrir la porte d’un service peu connu, qu’est la #permanence_d’accès_aux_soins_de_santé (#PASS).
▻https://www.puv-editions.fr/ouvrage/calais-une-medecine-de-lexil
#santé #médecine #soins #exil #migrations #frontières #violence #livre #Chloé_Tisserand
Collagiste : Artiste créateur d’œuvres à partir de papiers, journaux, cartons, etc
Les techniques peuvent être mixtes : peinture, dessin, photos, mais personnellement j’aime le collage pur.
Mes outils sont très simples : règle, colle, cutter et bistouri.
D’une image naît l’idée, puis de l’idée la composition qui parfois tient presque de l’écriture automatique, et les choix s’imposent ..... poétiques, politiques, sociologiques, surréalistiques !!!!!
On y revient, on modifie, et après il faut coller !!!!!
ping @reka
The data heat island effect: quantifying the impact of AI data centers in a warming world
The strong and continuous increase of AI-based services leads to the steady proliferation of AI data centres worldwide with the unavoidable escalation of their power consumption. It is unknown how this energy demand for computational purposes will impact the surrounding environment. Here, we focus our attention on the heat dissipation of AI hyperscalers. Taking advantage of land surface temperature measurements acquired by remote sensing platforms over the last decades, we are able to obtain a robust assessment of the temperature increase recorded in the areas surrounding AI data centres globally. We estimate that the land surface temperature increases by 2°C on average after the start of operations of an AI data centre, inducing local microclimate zones, which we call the data heat island effect. We assess the impact on the communities, quantifying that more than 340 million people could be affected by this temperature increase. Our results show that the data heat island effect could have a remarkable influence on communities and regional welfare in the future, hence becoming part of the conversation around environmentally sustainable AI worldwide.
via @freakonometrics
Le ambizioni dell’antimafia francese
Tra Corsica e Marsiglia, le bande continuano a farsi guerra e mietere vittime. Intanto, a Parigi ha cominciato a operare la procura nazionale contro la criminalità organizzata, creata sul modello della Dna italiana
Alain Orsoni, imprenditore ed ex leader nazionalista della Corsica, ucciso al funerale della madre. Una magistrata a Grenoble rapita da banditi che volevano un riscatto in criptovalute dal marito imprenditore. Un ventenne ammazzato per mettere a tacere suo fratello, Amine Kessaci, attivista impegnato nella lotta ai narcotrafficanti. In Francia non passa mese senza un fait divers, un caso di cronaca, cruento e spietato. Negli ultimi anni lo Stato ha cercato di contrastare la violenza e i traffici. Da gennaio è entrata in attività la Procura nazionale contro la criminalità organizzata (Pnaco), ispirata alla Direzione nazionale antimafia e antiterrorismo (Dna) ideata da Giovanni Falcone. Sarà questa autorità a coordinare le inchieste su questi ultimi casi eclatanti.
Nell’Esagono è difficile parlare di una mafia così come la conosciamo in Italia, ma di organizzazioni criminali sempre più voraci e violente: «Al momento – ha detto la procuratrice nazionale Vanessa Perrée durante un incontro pubblico con Roberto Saviano a Parigi il 16 febbraio – abbiamo ancora a che fare soprattutto con gangster interessati principalmente al denaro», e non al potere politico ed economico, come le organizzazioni mafiose italiane. «Non sono uomini d’onore, ma criminali per i quali non c’è differenza tra regole e legge, perché in realtà non ci sono né regole, né leggi», ha aggiunto.
Questa caratteristica riguarda soprattutto le organizzazioni legate al traffico di droga, quelle nate nelle banlieue di Marsiglia, come la DZ Mafia (per Perrée, un marchio che dalla città portuale si è allargato in altre città, Clermont-Ferrand, Digione, Besançon, come fosse un franchising) e il gruppo chiamato Yoda. Sono queste le principali bande dietro i regolamenti di conti del 2023 e 2024. Se il Paese ha registrato 139 morti nel 2023 e 110 nel 2024 nell’ambito di regolamenti di conti tra criminali, la maggior parte dei “narcomicidi”, come li chiamano in Francia, è avvenuta a Marsiglia: 49 persone uccise nel 2023 (di cui quattro vittime collaterali), 24 l’anno successivo, qualcuna di meno nel 2025.
Molte bande sono cresciute con i traffici di hashish dal Marocco e negli ultimi anni sono passate alla cocaina, quella che arriva in grandi quantità nei porti del Nord Europa, tra cui quello di Le Havre, dove pure sono stati registrati omicidi e violenze per il controllo dei varchi di uscita degli stupefacenti dallo scalo. Più polvere bianca, a costi più accessibili, con un risultato: il consumo di cocaina in Francia «sta esplodendo» ha spiegato Perrée durante l’incontro pubblico. L’aumento riguarda anche i sequestri di droga. Nel 2025 sono state intercettate 84,3 tonnellate di cocaina contro le 53,5 dell’anno precedente.
L’offerta è forte e la distribuzione è capillare: «Abbiamo un’uberizzazione (in riferimento al servizio di “taxi” Uber, ndr) del traffico: le piazze di spaccio diminuiscono a favore di persone che consegnano». Questo sistema coinvolge persone sempre più giovani «che vanno a commettere reati, a volte per somme modiche, dopo esser stati reclutati tramite Snapchat, TikTok o altre piattaforme». Un caso di cronaca parla per tutti: il 4 ottobre 2024 un 14enne, soprannominato “Pepito” – assoldato come sicario tramite social network da un detenuto della DZ Mafia – ha ucciso un autista di 39 anni, innocente. Uno scambio di persona che ha lasciato tre bambini orfani di padre. Il 12 febbraio scorso il tribunale dei minori di Parigi ha condannato l’adolescente a 17 anni di detenzione. «Mi sembra sia necessario porre l’accento sulla questione dei minori, dato che un numero sempre maggiore di giovani è reclutato attraverso i social media per commettere reati gravissimi in cambio di somme irrisorie – ha detto la procuratrice nel corso di un’audizione alla commission des lois al Senato, il 14 gennaio –. La legge prevede misure per punire più severamente chi li recluta, e ci aiuterà a invertire la tendenza in modo che lo sfruttamento di questi minori diventi più un problema che un vantaggio».
Le nuove organizzazioni marsigliesi sono spietate. Lo sa bene Amine Kessaci, attivista di 22 anni che ha perso due fratelli per mano criminale. Il 29 dicembre 2020 suo fratello Brahim, coinvolto in attività di spaccio, è stato vittima di un regolamento di conti tra bande, ucciso e bruciato all’interno di un’automobile. Da quel giorno Amine, già attivo nel sociale con l’associazione Conscience da lui creata, ha fatto della lotta al narcotraffico una delle sue battaglie, cercando di creare una rete di aiuto ai familiari delle vittime. Un impegno che gli è costato molto caro: il 13 novembre scorso, un altro fratello, Medhi, estraneo ai traffici, è stato ucciso in un agguato. Qualcuno vuole mettere a tacere il giovane militante, che ormai vive sotto scorta. Il 5 febbraio, durante un meeting politico a Aix-en-Provence, Kessaci è stato allontanato dagli agenti per il rischio di un imminente agguato: secondo quanto ricostruito da Le Parisien, la Gendarmerie temeva l’attacco di un commando della DZ Mafia.
Corsica, colpi di coda
Sembra invece di vedere uno stile diverso, più antico, in Corsica, su cui si sono riaccesi i riflettori dopo l’omicidio di Alain Orsoni, 71 anni, imprenditore attivo nel settore del gioco d’azzardo ed ex presidente dell’Ac Ajaccio, club di calcio che ha militato a lungo nei principali campionati francesi. Qui lo scenario è differente da quello dell’Esagono: criminalità, imprenditoria e politica si intrecciano.
La stessa vittima, già a capo del Front de libération nationale corse (Flnc), aveva lasciato l’isola nel 1996, durante una faida interna ai nazionalisti corsi. Rientrato dal suo “esilio” nel 2008, era scampato a un attentato grazie all’intervento provvidenziale della polizia, ma la spirale violenta non è stata interrotta. Il 12 gennaio era al cimitero di Vero, a una trentina di chilometri dal capoluogo, per il funerale della madre. Qualcuno, forse un cecchino dotato di un’ottima mira, lo ha colpito al cuore uccidendolo sul colpo. Una scena da film.
La storia ci racconta di una rivalità tra il clan Orsoni e il gruppo del Petit Bar, locale del capoluogo e luogo di ritrovo di una banda. Nel maggio 2025 il figlio di Orsoni, Guy, è stato condannato per il tentato omicidio di un componente della gang rivale, Pascal Porri, che aveva provato a ucciderlo. A dicembre, un appartenente al clan del Petit Bar – André Bacchilelli – è stato condannato a 30 anni di reclusione per l’omicidio di un avvocato, Antoine Sollacaro, difensore di Orsoni, avvenuto nel 2012, e il tentato omicidio di un amico dell’imprenditore. Una scia di sangue che, lenta ma inesorabile, prosegue tutt’oggi. Il modello Dna.
Sull’omicidio di Orsoni indagano insieme la Pnaco e la procura di Marsiglia: «Questa modalità d’azione – ha spiegato Perrée nell’audizione al Senato – ci permetterà di agire in modo complementare, da un lato, con un attore che conosce le reti locali e, dall’altro, una forza d’urto nazionale». Questo è un obiettivo della nuova procura nazionale, che potrà coordinare lo svolgimento delle indagini su tutti i territori, condividendo informazioni e strategie.
Una svolta nelle strategie anticrimine+
«La criminalità organizzata in Francia non è una novità – ha specificato la procuratrice Perrée all’incontro con Saviano –. Ce ne occupiamo dal 2004, quindi da 20 anni», quando sono stati creati i tribunali interregionali specializzati (Jirs). Prima di assumere la guida della nuova procura, Perrée, magistrata di 52 anni, aveva diretto l’Agenzia nazionale di gestione e recupero dei beni sequestrati e confiscati e, prima ancora, la sezione “Criminalità organizzata” della procura di Parigi.
«Ci siamo resi conto che in Francia la criminalità organizzata si stava evolvendo e avevamo bisogno di un organismo nazionale, simile alla Procura nazionale antiterrorismo, per coordinare gli sforzi ed essere più efficaci». La nuova struttura ha preso il posto dalla Junalco, una sezione specializzata della procura di Parigi creata nel 2019, da cui ha ereditato 170 inchieste e otto dei suoi sedici magistrati, destinati ad aumentare di dieci unità entro settembre.
Come la Dnaa italiana, la Pnaco ha anche altri compiti, come l’analisi dei fenomeni criminali e il coordinamento. Non si occuperà soltanto di traffici di droga, ma anche di migrazioni irregolari, prostituzione, tratta degli esseri umani, dei relativi aspetti finanziari, ma anche delle nuove tendenze delle attività illecite, come le truffe internazionali e soprattutto i rapimenti dei possessori di criptovalute: sono già diversi i casi di questo tipo, tra i quali quello più noto riguarda il cofondatore della start-up Ledger, David Balland, e – ultimo in ordine di tempo – quello di una magistrata di Grenoble, moglie di un imprenditore del settore.
La Pnaco ha grandi ambizioni ma pochi mezzi, nota il quotidiano Libération, mentre si aspettano ancora i decreti attuativi per l’entrata in funzione dei nuovi provvedimenti su pentiti e infiltrati civili che – insieme ad altri strumenti come le sezioni speciali nelle carceri, per controllare meglio i detenuti più pericolosi – dovranno contrastare la criminalità organizzata. L’avvio delle attività della procura nazionale «non è che l’inizio», riprendendo lo slogan del Sessantotto francese. Sicuramente, la prima tappa di un lungo percorso.
▻https://lavialibera.it/it-schede-2631-le_ambizioni_dell_antimafia_francese
#antimafia #France #Alain_Orsoni #Amine_Kessaci #gangster #argent #criminalité #trafic_de_drogue #Marseille #DZ_Mafia #Yoda #narchomicides #homicides #drogue #haschisch #cocaïne #Le_Havre #ports #uberisation #Brahim_Kessaci #Medhi_Kessaci #Corse #Petit_Bar #clan_Orsoni #Guy_Orsoni #Pascal_Porri #André_Bacchilelli #Antoine_Sollacaro
Le #parquet_national_anticriminalité_organisée entre en fonction
Le parquet national anticriminalité organisée est entré en fonction le 5 janvier 2026. Cette nouvelle juridiction va permettre de mieux lutter contre la criminalité organisée, fléau qui constitue une menace grandissante pour nos institutions et notre démocratie.
Le 5 janvier 2026, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été installé par Gérald Damanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice, au tribunal judiciaire de Paris. Prévu par la loi du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, il permet d’adapter l’organisation judiciaire aux modes opératoires toujours plus professionnels des réseaux criminels (narcotrafic, filières d’immigration clandestines, traite des êtres humains, proxénétisme…), et vise à apporter une réponse pénale d’une grande fermeté.
Le Pnaco a une double mission :
traiter les infractions les plus graves relevant de la très grande criminalité organisée, y compris économique et financière. Le Pnaco intervient depuis la conduite des enquêtes judiciaires jusqu’à l’exécution et l’application des peines ;
coordonner l’ensemble des acteurs judiciaires de la lutte contre la criminalité, à l’échelle régionale (juridictions interrégionales spécialisées), nationale et en lien avec les partenaires européens et internationaux.
Dirigé par Vanessa Perrée, procureure de la République anticriminalité organisée, le Pnaco est composé d’une équipe de 16 magistrats, avec une montée en puissance progressive à 30 magistrats à l’horizon septembre 2026, 13 greffiers, trois assistants spécialisés, trois attachés de justice et juristes, ainsi que des officiers de liaison membres des services des douanes, du renseignement, de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.
Le #Pnaco repose sur une architecture judiciaire autonome éprouvée, sur le modèle des parquets nationaux financier (PNF) et antiterroriste (PNAT). Il dispose de moyens et d’outils procéduraux dédiés.
Parmi les priorités de cette nouvelle juridiction pénale spécialisée : endiguer le blanchiment d’argent issu du narcotrafic qui représente chaque année 6 milliards d’euros.
▻https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/parquet-national-anticriminalite-organisee-entre-fonction
#criminalité_organisée #lutte #démocratie
Association #conscience
Grandir à #Frais-Vallon, dans les quartiers nord de Marseille, c’est apprendre très tôt à vivre dans un environnement marqué par la #précarité, l’#insécurité et le #sentiment_d’oubli. Mais c’est aussi un lieu où naissent la #solidarité, l’#entraide et la force du #collectif.
C’est dans ce quartier qu’Amine Kessaci a grandi. Au fil des années, il a été témoin des difficultés que rencontrent trop de familles et de jeunes : le manque d’opportunités, l’injustice sociale et la fatalité qui semble parfois condamner certains à l’échec, à la prison ou au pire.
Refusant d’accepter cette réalité comme une fatalité, Amine décide d’agir. En 2020, il crée l’association Conscience avec une conviction simple : les habitants des #quartiers_populaires méritent les mêmes chances que les autres.
Depuis, l’association s’engage chaque jour aux côtés des habitants pour accompagner, soutenir et ouvrir des perspectives, en particulier pour les plus jeunes. Derrière chaque action, il y a la même détermination : redonner de l’espoir et prouver que le changement est possible.
Les angles morts de la #colonisation
> #Genève, ville cololniale sans colonies
> Quand Genève accueillait des #zoos_humains
> La France, république basse en couleurs
> L’empire Ottoman, ou la colonialisme emprunté
> L’histoire sans fin de la fin des colonies
> Enquête sur la #violence des hommes de l’#esclavage
▻https://www.unige.ch/campus/164-decolonisation
#Suisse #Suisse_coloniale #colonisation #colonialisme
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ajouté à la métaliste sur la Suisse coloniale :
►https://seenthis.net/messages/868109
LES MAINS VIDES
« C’est comment de vivre
en France
en pleine crise climatique,
en coopération avec les humaines
et en accord avec les êtres vivants ? »
Dans la seconde moitié du XXIeme siècle, le #climat s’est déréglé, le pétrole est un souvenir et pourtant, parfois, quand un membre d’un village anarchiste subit une séparation amoureuse, il lui faut bien partir, chercher un autre endroit où passer l’été caniculaire, traverser des #lieux où tout le monde ne roule pas tout à fait pareil.
Les vagues de #canicule arrivent et tu dois quitter ton foyer. Tu as besoin de partir, d’aller voir de l’ailleurs pour réparer ton corazon brisé. Enfourche ton vélo et va, enchaine les kilomètres, quitte tes montagnes à la recherche d’une belle communa pour passer la Torpeur. Rencontre, explore, discute et prends soin. Des autres, du #vivant, de toi surtout. Le fol Horhizome est fort et fragile, il relie les #anarchies entre elles, qui fleurissent différentes sur leur fondement commun : l’#ordre, sans le #pouvoir. Roule et traverse, prends garde aux Verticaux, mais nourris-toi de la friction, elle remplira ta carte et tes dessins. Mets l’eau à chauffer, fais tes infusions d’encre.
Alors que les utopies s’enclosent souvent dans des îles (des planètes, des tours, des souterrains), les sociétés sont ici pleines de trous, composent avec le voisin, bricolent et font avec. Hommage à #Ursula_Le_Guin, cette eutopie se fait fiction-sacoche, journal de voyage qui tente de se saisir de la #crise_climatique pour en exprimer un #possible_désirable, dans une échappée à la fois politique et intime.
▻https://lavolte.net/products/les-mains-vides
#livre #fuite #réfugiés_climatiques #changement_climatique #anarchisme #utopie #désirabilité
#Terre_di Musica | viaggio tra i beni confiscati alla mafia
TERRE di MUSICA è un progetto musicale e culturale, ideato da Salvatore De Siena, leader del Parto delle Nuvole Pesanti, e realizzato dalla band in giro per l’Italia nell’arco di due anni, con la collaborazione di Arci e Libera.
Un viaggio a tappe da Corleone a Trapani, dalla Piana di Gioia Tauro ad Isola Capo Rizzuto, da Mesagne a Cerignola, da Casal di Principe a Castel Volturno, fino a Roma, Bologna, Torino e Milano, per documentare l’esperienza dei beni confiscati, raccontare le storie delle tante persone, spesso giovani, che ci lavorano tra mille difficoltà, intimidazioni e vandalismi, e far comprendere che i beni confiscati non rappresentano solo un valore simbolico, ma anche una risorsa, un modello di sviluppo economico e sociale alternativo.
Di questo viaggio sono stati realizzati un libro e un film documentario che raccolgono le note storiche, sociali e culturali dei beni confiscati alla mafia nonché l’esperienza umana dei suoi protagonisti. Un viaggio emozionante e umanamente arricchente, fatto con la convinzione che la legalità possa svilupparsi a partire dalle piccole azioni e che la musica, il cinema, la letteratura siano linguaggi capaci di arrivare alla gente con maggiore facilità e immediatezza.
▻https://www.partonuvolepesanti.com/progetti/terre-di-musica-viaggio-tra-i-beni-confiscati-alla-mafia
#biens_confisqués #mafia #antimafia #anti-mafia #Italie #Il_parto_delle_nuvole_pesanti #livre #film #documentaire #film_documentaire
#Casa_Chiaravalle à
▻https://www.youtube.com/watch?v=q2O0pJNJs5Y
La casa confiscata alla criminalità organizzata e affidata alla comunità organizzata.
▻https://www.youtube.com/watch?v=17T_BS3S_Qk
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Comment la mafia « redonne » à Milan
Le vert l’emporte sur le gris dans le GPS du taxi. Nous sommes aux limites sud de Milan, là où la campagne reprend ses droits.
Nous passons devant l’abbaye de Chiaravalle, construite il y a 891 ans, seule raison pour laquelle ce bled est connu.
Voici la Casa Chiaravalle. Cette jolie ferme, avec villa et écuries, était la propriété de Pasquale Molluso, un boss de la ’Ndrangheta, la mafia calabraise. Mais la justice l’a saisie, et conformément au Code antimafia italien, l’immeuble a été cédé à la ville.
Au dernier décompte – car le 20 mars, comme chaque année, le plus récent sera publié –, la Ville de Milan est propriétaire de 267 immeubles confisqués au crime organisé.
Au moment de la saisie, la Casa était le bien mafieux le plus important jamais saisi par la justice en Lombardie. Comme tous les autres, il doit être destiné à un usage social, après un appel de projets.
C’est ainsi qu’involontairement le crime organisé « redonne » ce qu’il a volé à la communauté, selon la logique du Code antimafia.
Après avoir été un refuge pour migrants, la Casa Chiaravalle est maintenant un centre pour femmes en difficulté géré par un organisme communautaire qui offre toutes sortes de formations.
Au bar du village, Christian sirote un Campari soda. Il approuve le projet. Le barman est moins enthousiaste face à cette aide aux « clochards ». Il trouve que le village a changé, qu’il y a beaucoup d’étrangers. Des clochards. Mais bon, ça reste assez tranquille.
Le fils Molluso est encore au village, au fait. « Un type bien, très discret », dit le barman. Bon, c’est vrai, le cousin s’est fait saisir huit gymnases de padel, version plus sportive du pickleball, pour les mêmes raisons que le patriarche : blanchiment d’argent au profit du crime organisé.
Je demande à Christian ce qu’il fait. « Des ménages. Je suis en réinsertion sociale, je paie ma dette pour une affaire », dit-il vaguement. Quand je lui dis que je m’en vais en marchant à la gare de Rogoredo, il me dit qu’il n’en est pas question. « Trop dangereux, c’est le parc de la drogue. »
Il me fait asseoir dans sa Fiat 500, après avoir tassé les petits cœurs de la Saint-Valentin achetés pour sa femme. « J’ai pris de l’avance cette année », dit-il.
Ai-je parlé d’un boss de la mafia calabraise à Milan ?
Dans l’imaginaire collectif, y compris à Milan, tout le crime organisé vient du Sud. Le problème mafieux est circonscrit géographiquement et culturellement : la Cosa Nostra en Sicile, la Camorra en Campanie – autour de Naples –, la ’Ndrangheta en Calabre.
Oui, sans doute, certains membres de ces mafias s’aventurent dans le Nord industriel pour vendre de la cocaïne, faire du prêt usuraire ou infiltrer l’économie légale de diverses manières. Mais ce sont des cas isolés, n’est-ce pas ?
Pas vraiment, vient tout juste de répondre la justice milanaise.
Le 12 janvier, 62 personnes ont été condamnées à Milan dans un de ces mégaprocès antimafia dont l’Italie a l’habitude. L’Italie, oui, mais Milan, pas vraiment. L’opération « Hydre », du nom de la créature mythologique à plusieurs têtes, promet d’épingler d’autres mafieux. Entre-temps, c’est déjà un des plus gros coups de filet du genre, sinon le plus gros, dans le Nord de l’Italie.
Ce qui est inédit, c’est la reconnaissance par la justice d’un « système mafieux lombard ». Une sorte de cartel unissant les trois grandes mafias du Sud, chacun obtenant des approbations de son organisation.
« Je sais que mes propos risquent de déranger », a dit la procureure Alessandra Cerreti dans son réquisitoire, le mois dernier. Mais Milan est un environnement gangrené par la mafia, au même titre que la Calabre. Tant que nous n’en prendrons pas conscience, nous ne pourrons pas progresser dans la lutte contre ce fléau. »
Et d’ajouter : « Les mafieux n’ont pas changé de visage pour devenir des entrepreneurs : ils restent des mafieux, simplement ils jouent sur les deux tableaux. Ils font ce qu’ils font traditionnellement parce qu’ils savent comment – drogue, extorsion, recouvrement de créances –, mais ils sont aussi passés maîtres dans l’art de s’adapter à la réalité milanaise, étouffant ainsi le libre marché. »
Pour la criminologue de l’Université de Bologne et invitée à celle d’Essex, Anna Sergi, spécialiste des mafias italiennes, cette vaste opération ne fait que confirmer ce que les analystes disent depuis 30 ans : Milan n’est pas immunisé contre les systèmes mafieux.
Le piège consiste à voir cela comme un phénomène extérieur, comme une espèce envahissante venue de loin.
« Bien que la ’Ndrangheta, la Cosa Nostra et la Camorra aient émergé au XIXe siècle dans des régions particulières du Sud et se soient développées selon leur contexte particulier, elles n’ont jamais représenté les seules formes de crime organisé en Italie ni les seules organisations dans leur région respective », écrit-elle sur Substack.
« La question pour moi n’est pas pourquoi ces mafias se joignent, mais pourquoi pas ! Elles maximisent les gains et minimisent les risques », m’écrit-elle dans un courriel.
Dire que « Milan est comme la Calabre » est aussi insignifiant que de dire que « les rues sont comme à Beyrouth » pour décrire leur mauvais état, ajoute-t-elle sur Substack. Parler en ces termes, c’est une autre manière de suggérer que tout le mal vient du Sud, et donc de ne pas examiner la criminalité « autochtone » milanaise.
Au lieu de perpétuer le stéréotype du crime organisé « traditionnel » du Sud, il faut plutôt observer la capacité des entreprises criminelles de s’adapter continuellement, partout, et en modifiant ses façons de faire.
Rappelons que 54 entreprises ont été exclues des contrats publics pour les Jeux olympiques à cause de liens mafieux présumés. Tout cela dans ce Nord industrieux, si fier de sa différence…
▻https://www.lapresse.ca/international/chroniques/2026-02-12/comment-la-mafia-redonne-a-milan.php
Niente ninna per l’uomo ne’
▻https://www.youtube.com/watch?v=GpEP8lA_ffU
Ninna nanna per i bambini
per gli uccelli e per i pinguini
ninna nanna a tutti quei fiori
che fanno le rime con cuori ed amori
ninna alle pecorelle
alle giraffe ed alle gazzelle
ninna nanna per le farfalle
per chi vive sotto le stelle
ninna nanna alle tartarughe
alle lumache e alle coccinelle
che si posano sulla pelle
e ci portano la fortuna
ma la bimba ha la pelle scura
la coccinella si mette paura
niente ninna alla bimba mia
niente ninna né fantasia
che la ninna non è per tutti
niente ninna bambina mia
la mia bimba ha la pelle scura
e la ninna si mette paura
Oi ni oi ne niente ninna per l’uomo ne’
i ni oi ne niente ninna per me e per te
oi ni oi ne niente ninna per l’uomo ne’
oi ni oi na solo ninna per l’uomo bia’
Niente ninna per il barcone
che non ha una destinazione
niente ninna ai cadaveri in mare
anche i pesci dovranno mangiare
niente ninna alla nonna amelia
che dondolando sopra la sedia
raccontava del nonno ch’è morto
prima di entrare nel mitico porto
niente ninna alla gente che accoglie
un bambino un fratello una moglie
niente ninna alla gente che salva
una donna aggrappata alle doglie
niente ninna a chi vive a #Riace
niente nobel per la pace
niente ninna a chi dà una mano
niente ninna per Mimmo Lucano
▻https://www.antiwarsongs.org/canzone.php?id=60775&lang=fr
#migrations #Mimmo_Lucano #Domenico_Lucano #résistance #accueil #enfants #ninna_nanna #berceuse #chanson #musique
Magnagrecia
▻https://www.youtube.com/watch?v=eMdo3S54J5w
Paesi abbandonati non vogliono morire
accolgono le vite che sanno cosa dire
e terre saccheggiate raccolgono i destini
di storie fatte a pezzi di eroi clandestini
dormono le case cullate da cicale
all’ombra delle rocce riflesse dentro al mare
e pietre colorate di oro e di marrone
resistono al fuoco e alla maledizione
di qua di là c’è solo povertà
nella magnagrecia gli dei non ci son più
paesi senza tempo e con l’anima nel cielo
non portano la croce non indossano il velo
si tuffano in valigie per disseminare tracce
ritornano a nascere con mille nuove facce
di qua di là c’è solo povertà
nella magnagrecia gli dei non ci son più
terra bruciata terra bruciata
nella magnagrecia gli dei non ci son più
terra bruciata kolassi theos
terra avvelenata choma kiegome
terremotata soi tanatos
nella magnagrecia megalos elada
#Il_parto_delle_nuvole_pesanti #musique #chanson #Italie_du_Sud #abandon #villages_abandonnés
I colori dell’abbandono
Docufilm Progetto cinematografico sui paesi abbandonati del Sud Italia. Il docufilm è diretto da Paolo Taddei su un soggetto di Salvatore De Siena, con Lena Reichmuth e Andrea Buscemi.
▻https://www.partonuvolepesanti.com/progetti/i-colori-dellabbandono-2009
#film #documentaire #film_documentaire
I am not a number
This visual shows the names of 60,199 Palestinians killed by Israeli forces in Gaza from 7 Oct 2023 to 31 Jul 2025. This staggering figure includes only those whose names and ages could be identified by the Ministry of Health in Gaza up to that date. The number as of February 2026 has increased to 73,188+. Thousands of people remain unidentified because their bodies are damaged beyond recognition, they have no surviving family to identify them, or the Ministry of Health in Gaza has been unable to recover their bodies amid the ongoing genocide.
The Cost of Growth challenges Europe’s growth story by exposing the extractive systems it relies on and the communities that pay the price.
With an international cast, the film (90 minutes) connects struggles in Serbia, Italy, and Sápmi to wider fights for justice — showing how communities resist extraction, build solidarities, and expose the violence behind Europe’s economy.
▻https://www.youtube.com/watch?v=5OSc0Bayy70
Migranti, così l’Italia incoraggia il rimpatrio «volontario»
L’Italia finanzia programmi anche nei paesi di transito per favorire il ritorno in patria dei migranti. Spesso, però, chi accetta lo fa solo per salvarsi dalla detenzione, rinunciando ad altre possibilità.
Sono più semplici da effettuare, meno burocratici e più presentabili all’opinione pubblica rispetto alle espulsioni forzate. Convengono allo Stato, perché il viaggio avviene su voli di linea e senza scorta. E convengono alle persone interessate, che possono rientrare nel proprio paese d’origine senza coercizione e potendo beneficiare in alcuni casi di un supporto, anche economico, alla reintegrazione. O almeno, così dovrebbe essere.
I numeri parlano chiaro: l’Italia sta puntando sempre più sui cosiddetti “rimpatri volontari”. Secondo i dati del ministero dell’Interno, nel 2025 «sono stati 1.313 gli extracomunitari irregolari allontanatisi volontariamente in esecuzione di un provvedimento di espulsione» (rimpatri “ottemperanti”) e 675 quelli che l’hanno fatto beneficiando di «specifici progetti di assistenza e reintegrazione all’estero» (rimpatri “volontari assistiti”), con un aumento del 66,4 per cento per i primi e del 133 per cento per i secondi rispetto al 2024.
Lo scorso marzo, la maggioranza in commissione Affari costituzionali al Senato ha proposto un emendamento al decreto Sicurezza per istituire incentivi economici a favore degli avvocati i cui assistiti accettano il rimpatrio volontario.
Quale alternativa?
«In Italia, il rimpatrio volontario è stato introdotto in maniera strutturale nel 2011, ma con numeri bassi e rivolto principalmente a cittadini stranieri con regolare permesso di soggiorno che sceglievano di tornare in patria – spiega a lavialiberaEleonora Celoria, avvocata e ricercatrice presso l’istituto indipendente Fieri (Forum internazionale ed europeo di ricerche sull’immigrazione) –. Negli ultimi due anni, invece, questa misura ha avuto un forte impulso, rivolta soprattutto ai migranti in situazione irregolare, e qui emergono le contraddizioni rispetto alla reale volontarietà. Se la persona è già destinataria di un ordine di espulsione, la proposta del rimpatrio volontario rischia di essere un ricatto: ’Parti da solo e non useremo misure coercitive’».
A maggior ragione se questa possibilità viene presentata a chi si trova rinchiuso nei Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr): «Frequentandoli da avvocata, mi è capitato spesso di incontrare assistiti ai quali la polizia ha proposto il rimpatrio volontario come alternativa a quello coattivo, che significa essere svegliati alle 4 di notte, portati in aeroporto e caricati su un volo charter. A Torino c’è un ispettore che si occupa solo del coordinamento di questi rimpatri, che fatico a chiamare volontari».
Teresa Florio, operatrice del centralino Sos Cpr, racconta a lavialibera di aver ricevuto negli ultimi anni numerose segnalazioni di questo tipo: «Spesso sono persone disperate che accettano perché non ce la fanno più a stare nel Cpr, non perché desiderino veramente tornare nel paese d’origine. Ricordo il caso di una persona con gravissimi problemi d’asma: non potendo tenere medicinali con sé e non essendoci un campanello in cella, durante le crisi non aveva altro modo per ricevere assistenza se non sbattere piedi e mani contro la porta blindata. Ha firmato per il rimpatrio volontario perché era allo stremo. Altre persone, una volta tornate in patria, ci hanno detto di non aver ricevuto i contributi promessi».
Il ruolo dell’Oim
Dal 2024, tutti i rimpatri volontari assistiti dall’Italia sono gestiti dall’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), che si è aggiudicata un bando da 15 milioni di euro dal Fondo asilo, migrazione e integrazione (Fami), gestito dal ministero dell’Interno con risorse europee, per accompagnare entro il 2029 un numero di 4.950 cittadini stranieri a tornare nel paese d’origine.
Il progetto, intitolato Ri.vol.are in re.te, prevede un percorso di «counseling» individuale volto a verificare che la scelta sia «libera, informata e presa in assenza di qualsiasi tipo di coercizione» e definire un «piano di reintegrazione». In caso di assenso dell’interessato e delle autorità competenti, si procede al rimpatrio e all’erogazione di un contributo economico: 615 euro per le «prime necessità» e 2.000 euro (più altri 1000 per eventuali familiari a carico) in «beni e servizi per la realizzazione di progetti di reintegrazione».
Segue poi la fase di monitoraggio post-rimpatrio, della durata di almeno sei mesi, durante i quali gli operatori Oim nel paese d’origine verificano che il reinserimento vada a buon fine. Stando ai dati comunicati a lavialibera da Oim Italia, da gennaio 2024 a marzo 2026, 1.197 migranti sono rientrati nel proprio paese attraverso il progetto. Altri 900 percorsi circa sono stati avviati ma non completati perché sono ancora in fase di esecuzione, la persona interessata ha cambiato idea o le autorità competenti non hanno dato il via libera.
L’organizzazione ha fatto sapere di non avere dati su quanti dei percorsi completati abbiano riguardato persone oggetto di ordini di espulsione, «perché non è un’informazione che viene raccolta come elemento rilevante nell’ambito del programma», che «si basa sulla decisione volontaria della persona di fare ritorno nel proprio paese, indipendentemente dalla sua posizione amministrativa o dall’eventuale esistenza di provvedimenti di allontanamento».
Il manuale operativo del programma cita esplicitamente tra i potenziali beneficiari «i destinatari di un provvedimento di espulsione amministrativa», come anche «i richiedenti asilo trattenuti nei Cpr», ma Oim assicura che «nessuno dei migranti assistiti nel ritorno con il progetto di in corso di attuazione ha richiesto di accedere al programma da un Cpr».
Il 42 per cento dei percorsi attivati, sempre secondo i dati forniti dall’organizzazione, ha riguardato persone con «vulnerabilità gravi»: «problemi sanitari, fragilità psicologiche o psichiatriche, marginalità socio-economica, vittime di violenza domestica o di tratta». In questi casi, «la presa in carico può includere il coinvolgimento della rete territoriale, visite mediche specialistiche, l’attivazione di servizi sanitari o sociali o un accompagnamento più stretto» prima, durante e dopo la partenza.
«Alcune testimonianze che abbiamo raccolto raccontano che la valutazione delle possibilità di tornare in sicurezza, anche alla luce delle vulnerabilità, è un po’ approssimativa e che la fase della reintegrazione è spesso inefficace, tra assenza di supporto logistico e fondi mai consegnati», puntualizza Celoria. I rimpatri “volontari”, poi, non sono monitorati da un’autorità indipendente, come il Garante dei detenuti fa invece per le espulsioni forzate, e non prevedono assistenza legale.
Così, il rischio è che i cittadini stranieri irregolari che accettano questa opzione rinuncino senza saperlo ad altre strade garantite dalla legge, come il ricorso contro il provvedimento di espulsione. «Il rimpatrio volontario può senz’altro essere una soluzione preferibile a quello forzato, a patto però che sia scelto nella piena consapevolezza del percorso e delle alternative – conclude Celoria –. Spesso, però, non è così».
L’esternalizzazione dei rimpatri
L’Italia non si limita a organizzare rimpatri “volontari” dal proprio territorio. Da quasi dieci anni, in linea con quanto fanno altri Stati europei, il governo finanzia anche programmi dedicati nei paesi di transito. Stando all’elenco degli accordi stipulati dalla Farnesina, negli ultimi dieci anni il ministero ha versato quasi 90 milioni di euro, quasi tutti in favore dell’Oim, per iniziative che comprendono l’esecuzione di rimpatri volontari assistiti da Libia, Tunisia, Niger, Costa d’Avorio, Sudan, Libano, Siria, Giordania e Iraq.
Nell’aprile del 2025, da ultimo, il ministero degli Esteri e quello dell’Interno hanno annunciato l’avvio di una nuova iniziativa di questo tipo: altri 20 milioni di euro per permettere a 3.300 migranti vulnerabili presenti in Algeria, Libia e Tunisia di tornare nel proprio paese d’origine «in modo sostenibile ed efficace», sempre con la collaborazione dell’Oim.
Anche in questo caso, le condizioni in cui si trovano le persone a cui viene proposto il ritorno sollevano dubbi rispetto alla reale volontarietà della scelta, come spiega a lavialibera l’avvocata Adelaide Massimi dell’Associazione per gli studi giuridici sull’immigrazione (Asgi), tra le realtà promotrici della campagna Voluntary humanitarian refusal contro «l’uso strumentale dei rimpatri volontari assistiti dai paesi di transito»: «In Libia e Tunisia, questa soluzione viene spesso proposta a chi si trova nei centri di detenzione per migranti, dove sono documentate continue violazioni dei diritti e dove le persone rimangono finché non riescono a pagare il riscatto o vengono vendute come forza lavoro. Le stesse Nazioni Unite hanno più volte sottolineato che, laddove non ci sono alternative o l’unica è la detenzione indeterminata, non si può parlare di rimpatrio volontario, ma si tratta di espulsioni mascherate».
Lo raccontano bene le parole di Saikou Tunkara, giovane gambiano che nel 2017 ha beneficiato di un programma di ritorno “volontario” dalla Libia, dove era detenuto in una delle prigioni per migranti: «Non è che ci abbiano costretto con la forza, ma la scelta era tornare a casa o morire in prigione. I libici ce lo dicevano chiaramente», ha raccontato alla ricercatrice Viola Castellano per Allegra Lab.
Non solo: molti di questi progetti si rivolgono specificamente a soggetti considerati vulnerabili, come donne, minori, vittime di tratta e persone con particolari esigenze mediche, che avrebbero quindi diritto a chiedere protezione, ma non possono – salvo rari casi presi in carico dalle organizzazioni internazionali – perché né la Libia né la Tunisia offrono un sistema d’asilo funzionante.
«Gli operatori dovrebbero valutare attentamente i rischi legati al rimpatrio, ma le testimonianze che abbiamo raccolto ci dicono che questa verifica è molto blanda – continua Massimi –. Così, chi torna rischia di finire nelle stesse situazioni di violenza, persecuzione e sfruttamento da cui era fuggito».
Le critiche dell’Onu
Il 30 aprile 2025, i relatori speciali Onu sul traffico di esseri umani, sui diritti umani dei migranti e il gruppo di lavoro sulla detenzione arbitraria hanno inviato una lettera al governo italiano esprimendo «preoccupazione» rispetto alle «accuse di gravi violazioni dei diritti umani» legate ai programmi di rimpatrio volontario implementati dall’Oim in Libia con il sostegno di Roma.
«Donne, minori, vittime di tratta e persone con vulnerabilità mediche sono state rimpatriate direttamente dai centri di detenzione libici in assenza di adeguate misure di salvaguardia o garanzie procedurali, il che può costituire una violazione dell’obbligo di non punibilità, di garantire assistenza, protezione e accesso alla giustizia, del principio di non refoulement e del divieto di espulsioni collettive», si legge nel documento.
La stessa Oim afferma, nel report sull’andamento del programma in Libia relativo al periodo febbraio-luglio 2024, che il 57 per cento dei rimpatriati “volontari” si trovava in un centro di detenzione. Tra loro anche vittime di tratta, minori e persone con vulnerabilità mediche. «In assenza di alternative alla detenzione indeterminata, i migranti, i rifugiati e i richiedenti asilo potrebbero essere costretti ad accettare il rimpatrio laddove rischiano di essere esposti alle stesse condizioni di insicurezza da cui sono fuggiti – prosegue la lettera degli esperti Onu –. L’assenza di assistenza adeguata rende improbabile che i beneficiari siano stati in grado di fornire consenso libero e informato».
Il 21 luglio scorso, il governo italiano ha risposto affermando «la natura interamente volontaria della procedura di rimpatrio», che «rispetta pienamente i diritti dell’individuo» e ha «effetti positivi sul beneficiario». Nessuna replica nel merito all’obiezione dell’assenza di alternative. Lo scorso 25 ottobre, la maggioranza alla Camera ha inoltre approvato una mozione che dichiara il sostegno dell’Italia alla realizzazione in Libia di «70 centri di accoglienza in aree prossime ad aeroporti da dove poter effettuare i rimpatri».
Rimpatriati e abbandonati
Le critiche degli esperti Onu riguardano anche ciò che succede dopo il ritorno: i programmi promettono un «supporto alla reintegrazione» che comprende sovvenzioni per iniziare un’attività lavorativa, ma il contributo, si legge nella lettera, «è limitato e non tiene conto del contesto specifico» e «non è chiaro in che modo l’assistenza contribuirebbe a garantire salari equi, condizioni di lavoro sicure e l’accesso ai servizi essenziali».
Diverse testimonianze parlano addirittura di contributi economici mai corrisposti, oppure solo in parte: «Ci hanno promesso tante cose che poi non abbiamo mai visto – ha raccontato ancora Saikou Tunkara –. In ogni caso, il poco che danno non permette di iniziare un’attività, per cui molti hanno fallito, altri si sono rimessi in viaggio».
«Mi hanno dato 14mila naira (8 euro) e poi altri 80mila (50 euro) su una carta bancomat», ha raccontato H., donna nigeriana vittima di sfruttamento sessuale anche lei passata per la detenzione e le violenze in Libia prima di accettare il rimpatrio. «Una volta arrivata – si legge nella testimonianza raccolta dai promotori della campagna Voluntary humanitarian refusal – ho dovuto chiedere i soldi per strada per dare da mangiare alle mie figlie. Dopo diversi mesi ho ricevuto altri soldi, ma la situazione in Nigeria è insostenibile. Ora sono malata, non posso accedere a cure gratuite, non ho abbastanza per pagarmele né per mandare le mie figlie a scuola, e i continui ricoveri non mi permettono di lavorare con regolarità. Qui non vedo nessun futuro per me e per le mie bambine».
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