• Le patron de Boeing admet la « gravité » de la situation devant une commission du Sénat

      Le patron de Boeing Dave Calhoun a reconnu mardi la « gravité » de la situation concernant la qualité de la production du constructeur, assurant devant une commission d’enquête du Sénat américain, que des progrès avaient d’ores et déjà été effectués.

      Assis derrière lui dans le public, se trouvaient des proches des victimes des crashes de Boeing 737 MAX 8 en 2018 et 2019, qui brandissaient des photos de leurs disparus.

      Au début de son témoignage, M. Calhoun s’est levé, a fait volte-face et présenté des excuses « au nom de tous les employés de Boeing à travers le monde, passés et présents, pour (leurs) pertes ».

      « Je m’excuse pour le chagrin que nous avons causé, et je veux que vous sachiez que nous sommes totalement mobilisés, en leur mémoire, à travailler et à nous concentrer sur la sécurité aussi longtemps » que nécessaire.

      « Encore une fois, je suis désolé », a ajouté le dirigeant, avant de reprendre sa place face aux sénateurs.

      « Notre culture est loin d’être parfaite, mais nous prenons des mesures et nous progressons », a affirmé M. Calhoun.

      « Nous comprenons la gravité, et nous nous engageons à aller de l’avant en toute transparence et prise de responsabilité, tout en augmentant l’investissement des employés ».

      C’est la première fois que M. Calhoun était interrogé publiquement par des officiels depuis l’incident du 5 janvier, lorsqu’un 737 MAX 9, livré en octobre à la compagnie Alaska Airlines, a perdu en vol une porte-bouchon -opercule condamnant une issue de secours redondante.

      « C’est un défaut de fabrication. Cela a créé un avion dangereux », a admis M. Calhoun.

      Selon l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB), plusieurs boulons d’attache n’avaient pas été remis en place après une intervention sur la chaîne d’assemblage.

      Boeing cumule, depuis de longs mois, des problèmes de production et de qualité sur ses avions commerciaux (737 MAX, 787 Dreamliner et 777).
      Promesses « vides »

      « C’est une culture qui continue de donner la priorité aux bénéfices, de pousser les limites et d’ignorer ses employés », a dénoncé le sénateur démocrate Richard Blumenthal, président de la commission d’enquête. Les promesses faites par Boeing après les crashes -qui ont fait 346 morts- n’ont été que des « coquilles vides ».

      S’adressant directement à M. Calhoun, il lui a reproché « l’érosion de la culture de sécurité » pour « prendre soin de (ses) actionnaires ».

      M. Calhoun a été nommé directeur général début 2020 -il était administrateur depuis 2009- pour redresser le groupe. Mais les défaillances de production ont précipité son départ à la retraite, d’ici fin 2024.

      Plusieurs audits et enquêtes ont identifié de nombreux problèmes de « non-conformité » et des lacunes, en particulier dans le contrôle qualité.

      Cette commission d’enquête a déjà entendu, mi-avril, quatre lanceurs d’alerte. Elle a publié mardi de nouveaux éléments rapportés par d’autres lanceurs d’alerte.

      Boeing a remis fin mai un « plan d’action complet », exigé par le régulateur de l’aviation (FAA), pour remédier à ces problèmes.
      Poursuites pénales ?

      L’enjeu est important car le groupe est menacé de poursuites pénales devant un tribunal fédéral du Texas.

      Selon le ministère américain de la Justice, Boeing n’a « pas respecté ses obligations » dans le cadre d’un accord dit de poursuite différée (DPA) lié à ces accidents, conclu le 7 janvier 2021 avec une mise sous surveillance de trois ans.

      Accusé de fraude dans le processus de certification du 737 MAX, Boeing avait accepté de payer 2,5 milliards de dollars et s’était engagé, entre autres, à renforcer son programme de conformité.

      L’avionneur affirme s’être conformé à l’accord. Le ministère doit décider, avant le 7 juillet, de poursuivre ou non.

      M. Blumenthal, ancien procureur fédéral, a estimé mardi qu’il existait des « éléments accablants » pour lancer des poursuites. « Il devrait y avoir une mise en responsabilité individuelle », a-t-il ajouté.

      « Je crois fermement en la nécessité de rendre des comptes », a commenté M. Calhoun.

      « S’il n’y a pas de risque d’emprisonnement pour ces dirigeants qui jouent avec nos vies, alors rien ne changera », a déclaré à l’AFP Adnaan Stumo, qui a perdu sa sœur Samya Rose dans le crash du 10 mars 2019 en Ethiopie.

      Dave Calhoun « était étroitement lié à toutes ces décisions. Dave Calhoun fait partie du problème », a affirmé à ses côtés leur mère, Nadia Milleron, qualifiant de « scandaleux » le fait que le patron se défausse plusieurs fois en disant n’être arrivé qu’en 2020.

      « Les criminels devraient être en prison », a renchéri Clariss Moore, mère de Danielle, 24 ans.

      https://information.tv5monde.com/international/le-patron-de-boeing-admet-la-gravite-de-la-situation-devant-un

  • Africa’s Agricultural Future Lies in Agroecology

    As the world grapples with climate change, Africa has the opportunity to lead by example.

    A premise which has its roots in traditional knowledge and ecological principles, some people may find the term agroecology mysterious or esoteric. However, far from being an abstract concept, agroecology can be a lifeline for long-lasting food systems, providing a route that links the welfare of people with the health of the land. Agroecology is not just about farming and growing food; it means combining social justice, ecological science, and indigenous knowledge. Overall, it is a holistic system in which ecosystems and agriculture work in harmony to produce food that is both environmentally sustainable and safe for consumption. As an approach, agroecology prioritizes not just yields of crops, but the health of ecosystems, the well-being of communities, and people`s sovereignty over their food systems.

    For small-scale food producers, agroecology is a beacon of hope. It promises a way out of the vulnerability imposed by monocultures and the dependency on external inputs such as chemical fertilizers, hybrid seeds and pesticides. Agroecological systems are inherently diverse, which means they are more resilient to the pests and diseases which can decimate food systems at a local level. They are also resilient to the market shocks that can disrupt local economies and cause crises further up in the food system. They encourage farmers to cultivate a variety of crops, an approach which promotes nutritional diversity in diets, and a safety net in the face of adversity.

    Furthermore, these practices strengthen community bonds, as farmers often work together: sharing knowledge, seeds, and labour. Food sovereignty is at the core of agroecology. This is because agroecology promotes the right to healthy and culturally appropriate food, which is produced through ecologically sound and sustainable systems. Food sovereignty means communities having the power to shape the future of their own food systems, rather than being passive observers and recipients of global agricultural trends. As examples of how agroecology can play out in practice, an agroecological farm in Kenya combines crop rotation, agroforestry, and natural pest control, relying on years of local expertise. In Uganda, community seed banks may help to preserve biodiversity by providing access to a variety of traditional crops that are robust to local climate problems. These viable examples can be found all over the African continent.
    Technology and Agroecology

    Technology can play a huge part in transforming Africa’s agricultural systems into agroecological ones. When considering technology, we must interrogate what we mean by technology, as well as who owns the technology, and the power relationships that lie behind said technologies. Technology could revolutionize Africa’s agriculture if it is employed with the participation of farmers, and if it is used in a way that makes sense contextually. It must be designed with small-scale food producers in mind, allowing for scalability and adaptability to local settings. Digital technologies, for example, can play a role in facilitating peer-to-peer exchanges via platforms and mediums like WhatsApp or Facebook. They can also be used in tracking or aggregating goods from multiple producers, or in connecting farmers with cost-effective logistics and transport options. In each of these applications though, it’s vital that the digital technologies operate in a regulatory environment where the data taken from farmers is not used for profit, and which enables farmers to decide with whom it is shared. There is a risk that digitalization paves the way for big food and big tech to use their existing technological advantage to extend their control over African markets. Therefore, the challenge for governments and their public policies is to create the regulatory environment for digital technologies without it becoming a breeding ground for monopolies that crowd out small-scale food producers.
    Labour and Agroecology

    The labour involved in agroecological farming practices often leads to misconceptions of agroecology as a backward step to the labour-intensive practices of the past. This is a myopic view. In reality agroecology involves labour of a different kind — a kind that is intellectually engaging and physically rewarding. By its nature, it is a system of agriculture which involves managing polycultures, enhancing soil health, and maintaining ecological balance; all of which require knowledge and skill. This labour should be valued and supported through educational programs that teach ecological literacy and practical skills in agroecology. In an ideal agroecology system, this education would begin at primary school level by introducing agroecology and agroecological concepts into the curriculum. Furthermore, there should also be agroecology training for government and civil society extension agents as well as the provision of supportive publications.
    Energy Efficiency and Agroecology

    The extent to which agroecology is energy efficient is a testament to the ingenuity of working with nature, not against it. Agroecological practices often use renewable energy and minimise reliance on external inputs, which are energy-intensive to produce. Moreover, they take advantage of biological processes — such as the process by which legumes convert nitrogen into ammonia or natural pest control through predator-prey relationships — which reduces the need for chemical fertilizers and pesticides. This not only cuts energy consumption, but also enhances the resilience of farming systems to shocks such as drought or market volatility. Agroecological farmers can cope with crises and global volatility as they mostly rely on their own inputs, produce their own food, and are relatively immune to the whims of fuel prices.
    Agroecology and Productivity

    Is agroecology productive enough to feed a rapidly growing African population? To answer this question we must first consider what productivity means in conventional agriculture, which is one-dimensional and fixated on yield per hectare. Agroecology challenges this narrative, proposing a multidimensional view of productivity that includes soil health, water quality, biodiversity, and social equity. In agroecology, productivity is determined by the variety of crops that are planted and harvested rather than by counting the output of a single crop. This vision questions the wisdom of pursuing high yields at the cost of long-term ecological health and social well-being. Instead, it promotes a well-rounded strategy that maintains productivity over time, understanding that true abundance comes from ecosystems operating in balance.
    Agroecology and Social Movements

    As the drive for conventional agriculture is accelerating, political movements, like the Alliance for Food Sovereignty in Africa (AFSA), are burgeoning across Africa. This reflects a collective awakening to the importance of healthy, sustainable, and equitable food systems. These movements are not merely about lobbying for policy changes, but also about grassroots empowerment, community engagement, and the democratisation of food systems. They call for a shift from top-down approaches to more participatory, inclusive governance structures that recognize the rights and knowledge of local communities. The path to agroecology is not merely about changing farming techniques; it means overhauling worldviews. It requires a collective shift in how we value food, farmers, and the land itself.

    According to the prevailing narrative, Africa cannot feed itself without the use of agrochemicals, high-breed seeds, and a shift in agriculture to market-led practices. To counter this, we must put forward a more robust vision which centres the realities of climate change, biodiversity loss, and escalating global conflicts. In this metric, it is impossible to focus only on one narrow definition of productivity. Instead, the need to produce more, healthy, culturally appropriate food, with the right to food at its core, becomes primary. The international community has a role to play in all of this. Development assistance and agricultural investments must be aligned with agroecological principles. This means moving away from the promotion of high-input agricultural systems, and instead supporting the scaling-up of agroecological practices. It requires a change in funding priorities, from supporting large agribusiness to investing in small-scale food producers and local food systems.

    In conclusion, agroecology is not a luxury but a necessity for the future of Africa, and indeed the world. It offers a sustainable pathway for the continent’s agriculture, ensuring food security, preserving biodiversity, and empowering communities. As the world grapples with the challenges of climate change and sustainability, Africa has the opportunity to lead by example. Through its implementation, we can demonstrate that agroecology is not just feasible, but can actually be the foundation for a prosperous and sustainable future. We face a choice between perpetuating a system that degrades both the land and its people, or nurturing one that restores ecosystems and revitalizes communities. The time to make the right choice is now.

    https://www.rosalux.de/en/news/id/52216/africas-agricultural-future-lies-in-agroecology
    #Afrique #agroécologie #technologie #travail #énergie #efficacité_énergétique #productivité #mouvements_sociaux #soutenabilité #sécurité_alimentaire #changement_climatique

  • Malgré la #surveillance accrue, malgré l’emploi de #technologie de plus en plus sophistiquée, malgré la #militarisation_des_frontières, malgré les #murs...

    Migration flows at highest since 2019

    Arrivals in Greece rise by 154%, mainly via Evros border and the islands in first months of 2024

    After a relative lull in recent years, migratory flows in 2024 have already increased significantly in the first months of 2024, mainly through the Evros border region in northeastern Greece, but also the Greek islands.

    According to data from the Ministry of Migration and Asylum, in the first quarter of 2024, these represent the highest migration flows since 2019.

    The flows to Evros in particular have been rising over the recent period as shown by the asylum applications filed in Fylakio, with 585 in April. At the same time, migrants arrive by sea on small boats and try to reach different parts of the country, such as the coast of Crete, Gavdos and Lakonia.

    The mayor of Gavdos, Lilian Afentaki, said that two boats arrived on the island with 19 and 43 people on board respectively in June. She points out, however, that their transfer is organized immediately, within two days at most, so there is no problem with tourist traffic.

    By way of comparison, about 11,000 migrants had arrived in Greece in the first quarter of 2019 (January-April). However, in the same period in 2020, arrivals dropped, with about 9,000 migrants entering the country. Arrivals then decreased drastically in 2021 and 2022. For instance, in 2021, from January to April, just over 2,000 arrived, and about 3,500 in 2022. And last year, 4,660 migrants entered the country in the first quarter. But in 2024 from the beginning of the year to April the number of arrivals had already reached 11,835, an increase of 154% compared to the same period in 2023.

    An increase in arrivals was also recorded on the islands in May, with 1,592 people arriving in that month in 2023 compared to 4,115 in 2024. And in June until Tuesday, 1,477 migrants had tried to reach Greek shores and were intercepted by the Hellenic Coast Guard. Already, those staying in facilities on both the islands and mainland Greece in April 2024 had almost doubled compared to the same month in 2023.

    As far as cooperation with the competent authorities in Turkey to monitor and control migratory flows is concerned, Hellenic Coast Guard sources say that there is still consultation and direct communication between the respective officials of the two countries.

    Greek Shipping Minister Christos Stylianides and his Turkish counterpart agreed in a meeting in Ankara in January to reactivate the communication channel between the respective coast guards.

    https://www.ekathimerini.com/news/1241844/migration-flows-at-highest-since-2019
    #migrations #réfugiés #statistiques #chiffres #arrivées #Grèce #Evros #2024 #les_murs_ne_servent_à_rien #Crète

  • Mer interrompue

    En cette journée mondiale des réfugié.e.s, la société civile transnationale se mobilise pour dénoncer les politiques meurtrières et racistes en Méditerranée !

    Se basant sur des témoignages recueillis par divers acteurs et actrices de la société civile tunisienne et transnationale, le présent rapport documente les pratiques d’interceptions de la #Garde_Nationale tunisienne en #Méditerranée centrale. Les données collectées, qui s’appuient sur 14 entretiens approfondis réalisés entre 2021 et 2023 auprès de personnes exilées qui ont survécu à des attaques en mer, mettent en lumière des pratiques violentes et illégales, qui vont de la #non-assistance, aux manœuvres visant intentionnellement à faire chavirer les bateaux en détresse, provoquant des #naufrages et coûtant la vie à de nombreuses personnes en exil.

    Cette #brutalisation des autorités frontalières tunisiennes qui est documentée maintenant depuis plusieurs années s’inscrit dans un contexte de renforcement des politiques d’externalisation des frontières de l’Union européenne et de ses Etats membres. Face à l’augmentation de la fréquentation de la route maritime tunisienne à partir de l’année 2021 et dans l’espoir de parvenir à limiter le nombre de traversées, celle-ci a considérablement augmenté son soutien aux forces de sécurité tunisiennes, mettant en place, à l’instar de sa coopération avec les milices libyennes, un « régime de refoulement par procuration ».

    Fruit d’un travail collectif impliquant Alarm Phone et de nombreuses actrices et acteurs de la société civile tunisienne, pour des raisons de sécurité dans le contexte actuel de criminalisation et d’attaques répétées à l’encontre des personnes et organisations solidaires des personnes migrantes en Tunisie, il a été jugé préférable de ne pas mentionner ces dernier.ère.s.

    A l’encontre de la répression, la publication de ce rapport sonne ainsi comme une promesse – la promesse que, peu importe les tentatives d’intimidation, la solidarité continuera à s’exprimer sans relâche.

    Ensemble, nous continuerons à documenter les pratiques violentes des gardes-côtes tunisiens comme de toute autre autorité impliquée dans les interceptions et les refoulements en Méditerranée et les violations de droits en mer.

    Ensemble, nous dénonçons ce régime de contrôle répressif de la mobilité ainsi que les politiques d’externalisation qui les rendent possibles et les encouragent.

    Ensemble, nous défendons une Méditerranée ouverte, solidaire et respectueuse de la liberté de mouvement de toutes et tous !

    https://alarmphone.org/fr/2024/06/20/mer-interrompue
    #témoignages #migrations #réfugiés #rapport #alarm_phone #violence #gardes-côtes_tunisiens
    ping @_kg_

  • Le gouvernement allemand envisage des #déportations vers l’Afghanistan via l’Ouzbékistan, rapporte Der Spiegel

    Le gouvernement allemand et l’#Ouzbékistan mènent des discussions en vue de permettre des déportations de migrants se trouvant en #Allemagne vers l’#Afghanistan, sans organiser de consultations directes avec les taliban, rapporte dimanche le magazine allemand Der Spiegel.

    Le ministère allemand de l’Intérieur a envoyé dans ce but une délégation à Tachkent, la capitale de l’Ouzbékistan, à la fin du mois de mai, a indiqué le magazine, sans dévoiler ses sources.

    La délégation allemande a proposé au gouvernement ouzbek que les Afghans candidats à la déportation soient envoyés à #Tachkent, d’où ils pourraient être transportés à Kaboul par avion, écrit Der Spiegel.

    Le ministère allemand de l’Intérieur n’a pas immédiatement fait de commentaire.

    La ministre de l’Intérieur Nancy Faeser a déclaré plus tôt dans le mois que l’Allemagne envisageait de déporter les migrants originaires d’Afghanistan qui représentaient une menace pour la sécurité.

    Une telle décision serait toutefois controversée, l’Allemagne ne déportant pas de personnes vers des pays où leur vie est menacée. Berlin a cessé les déportations vers l’Afghanistan après la prise de pouvoir des taliban en 2021.

    Tachkent veut néanmoins signer avec Berlin un #accord définitif visant à réglementer l’entrée de travailleurs qualifiés ouzbeks en Allemagne avant de sceller un pacte sur la question des déportations, selon Der Spiegel.

    Le délégué spécial du gouvernement fédéral allemand aux accords migratoires se rendra en Ouzbékistan la semaine prochaine afin de discuter de l’accord concernant les travailleurs ouzbeks, précise Der Spiegel.

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/le-gouvernement-allemand-envisage-des-d%C3%A9portations-vers-lafghanistan-via-louzb%C3%A9kistan-rapporte-der-spiegel/ar-BB1ojW9N
    #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #migrants_ouzbeks

    via @karine4

  • Les réseaux du trading à haute-fréquence
    (mis ici pour archivage)

    Après les ouvrages 6/5, #Alexandre_Laumonier continue son exploration de la finance mondiale avec 4, un nouvel épisode de ses investigations qui vient de paraître. Ce livre est entièrement dédié à l’histoire et aux techniques des récents #réseaux de communication radio déployés par certains traders pour relier entre eux les marchés financiers. La raison ? Les ondes radio offrent la possibilité aux données de marché de passer d’une bourse à une autre deux fois plus rapidement qu’avec la fibre optique. Avoir une microseconde d’avance sur le concurrent garantit des gains dans ce qu’on appelle le trading à haute fréquence. Véritable enquête ethnologique et géographique, cette immersion au cœur des réseaux européens (courant principalement de Londres à Francfort) et américains (reliant le New Jersey, Washington et Chicago) se lit comme une histoire épique.
    Voici un extrait du chapitre 3 de 4, consacré au tout premier réseau en micro-ondes jamais réalisé aux États-Unis à destination d’une firme de #trading.


    https://www.visionscarto.net/enquete-reseaux-hft
    #HFT #trading_à_haute_fréquence #finance #livre #technologie #vitesse

    • 4

      « À quelques mois de la retraite, le commissaire-priseur ne s’attendait sans doute pas à vivre les enchères les plus épiques de sa carrière.

      « En cette grise matinée du 19 décembre 2012, dans une pièce du tout nouveau bâtiment hébergeant le Bureau fédéral de la province de Flandre-Occidentale, à Bruges, le bien public 38025/838 sv, décrit comme un « Gewezen militair domein met communicatietoren (hoogte 243,5-m) en acht ankerpunten », d’une superficie de 1 hectare, 31 ares et 66 centiares, sis au 1, rue du Héron, à Houtem, dans la région des Moëres, était mis aux enchères par son propriétaire, le ministère de la Défense du Royaume de Belgique, au prix de 250 000 euros.

      À 10 heures, et sans une seule microseconde de retard, onze personnes se regroupèrent autour d’une grande table rectangulaire. Le commissaire-priseur, son secrétaire et un représentant du ministère s’installèrent à l’une des extrémités de la table, tandis qu’en face d’eux trois groupes distincts prirent place, se regardant en chien de faïence : un Américain accompagné de deux avocats ; deux autres avocats travaillant pour un prestigieux cabinet belge mandaté par un acheteur potentiel ; et deux ingénieurs, qui restèrent silencieux tout au long de la matinée. Ils n’étaient pas venus pour acheter mais pour savoir qui allait l’emporter, information de première importance pour un certain nombre de personnes, notamment en France, au Canada, aux Pays-Bas et aux États-Unis.

      Même si la présence d’un cabinet d’avocats haut de gamme était plutôt inhabituelle étant donné la vétusté de l’« ancien domaine militaire comprenant un pylône de communication de 243,5 mètres », dont le ministère souhaitait se débarrasser, la séance débuta sereinement. Le commissaire-priseur vérifia que les participants s’étaient bien acquittés des 1 000 euros de frais d’inscription, s’assura que tous avaient en leur possession les documents administratifs relatifs au domaine – y compris le relevé cadastral, sur lequel le domaine militaire apparaît en forme de croix –, puis il fixa le pas d’enchères à 5 000 euros et la vente démarra.

      Ce qui ne devait être qu’une formalité se transforma en une longue matinée pendant laquelle le commissaire fut mis à rude épreuve. Au bout de vingt minutes seulement, la meilleure offre était déjà de 700 000 euros, ce qui réjouit le ministère de la Défense (il estimait secrètement faire une bonne affaire à partir de 400 000 euros) mais déstabilisa le commissaire-priseur. Il décida alors de monter le pas d’enchères à 10 000 euros pour accélérer la vente, puis la meilleure offre atteignit rapidement 1 million d’euros, puis 1,1 million d’euros, 1,2 million d’euros, 1,3 million d’euros, 1,4 million d’euros… À 2 millions, une heure plus tard, le commissaire-priseur, qui transpirait de plus en plus, réclama une pause et se réfugia dans les toilettes pour se ressaisir. L’histoire ne dit pas quelles pensées furent les siennes devant l’image de son visage sidéré que lui renvoya le miroir. « Du côté des vendeurs, personne n’arrivait à comprendre ce qui se passait », raconte un témoin, lui-même d’autant plus surpris par le montant des offres que, dans d’autres circonstances, il aurait pu lui-même enchérir.

      Cette année-là, le Royaume de Belgique, en quête de liquidités, avait déjà revendu bon nombre d’installations démilitarisées pour un total de 12 millions d’euros. Parmi celles-ci : un vieux bunker cédé pour 350 euros à un paysan ravi de pouvoir le démolir car il se trouvait au milieu de son champ ; un ancien fort construit pour défendre la ville d’Anvers, racheté 287 000 euros par le riche pdg de Katoen Natie, une compagnie de logistique active dans les ports du monde entier ; un ancien hôpital militaire acheté 4 millions d’euros par la commune de Bruges pour être transformé en logements sociaux. À ces 12 millions s’ajouta, le 19 décembre 2012, le produit de la vente de l’« ancien domaine militaire comprenant un pylône de communication ». Au terme de plus de trois heures et demie de bataille acharnée, devant les représentants de l’État belge médusés, le bien 38025/838 SV fut finalement adjugé 5 millions d’euros, soit la meilleure affaire du ministère de la Défense pour l’année 2012.

      Alors que les silencieux ingénieurs sortaient précipitamment de la salle du Bureau fédéral (le ticket de stationnement de leur voiture, malencontreusement garée devant un commissariat, était dépassé depuis longtemps), l’un des avocats au service de ceux qui remportèrent la mise fut approché par l’un de ses confrères qui, lui, représentait le camp vaincu. Le perdant tendit au gagnant sa carte de visite : « If we can arrange, here is my phone number. » Le 9 janvier 2013, le ministère rendit public l’acte de cession du domaine militaire sans toutefois divulguer le nom du nouveau propriétaire. « Information confidentielle », selon les services ministériels. »

      Ainsi débute 4, la suite des investigations d’Alexandre Laumonier, alias Sniper, sur le trading à haute fréquence entamées avec 6 et 5. Ce nouvel épisode est un récit épique de la naissance et de la prolifération d’un récent mode de communication des données boursières : les faisceaux hertziens en micro-ondes constitués de réseaux d’antennes paraboliques, ces réseaux aériens offrant l’avantage d’être deux fois plus rapides que les fibres optiques souterraines. Cette nouvelle enquête est à la fois une ethnologie des infrastructures liées aux transactions boursières ainsi qu’une histoire économique des techniques et des territoires. Composé comme un techno-thriller à rebondissements et au rythme soutenu, 4 mêle enquêtes de terrain, interviews, témoignages, extraits d’archive et récits historiques afin de décrire dans le détail les raisons de cette course à la vitesse induite par l’informatisation des marchés financiers.

      http://www.zones-sensibles.org/alexandre-laumonier-4

    • Trading à haute fréquence dans les #Moëres

      À l’extrême ouest de la Belgique, se dresse une tour de 243,50 mètres d’acier. Là-haut, quand le ciel daigne se décoller du polder, on devine la mer du Nord. Trop vétuste pour l’armée américaine, trop coûteux pour la Défense belge, le pylône a été acquis à prix d’or et contre toute attente par une discrète firme de Chicago, en 2012. Spécialiste des transactions à haute fréquence, Alexandre Laumonier retrace le destin inattendu de cette tige plantée deux mètres sous le niveau de la mer. Une histoire de marécages qui commence avec Jules César et qui se termine sous une pluie de dollars.

      https://www.wilfriedmag.be/articles/trading-a-haute-frequence-dans-les-moeres
      #paywall

  • La nouvelle (et bien triste) liste de l’association #United a été publiée : 60’620 personnes (à minima) décédées aux #frontières européennes depuis 1993...

    In the ‘‘UNITED List of Refugee Deaths’’ (download pdf), UNITED has been collecting reliable data on refugee deaths related to Fortress Europe since 1993. In the period 1993-2024 at least 60.620 documented refugee deaths can be attributed to the ‘Fatal Policies of Fortress Europe’. Ten thousands more are never found.

    https://unitedagainstrefugeedeaths.eu/about-the-campaign/about-the-united-list-of-deaths
    #mourir_aux_frontières #statistiques #forteresse_europe #migrations #frontières #décès #liste #chiffres

  • La collaborazione tra l’Università di Bologna e il complesso militare industriale israeliano

    Un gruppo di docenti dell’ateneo ha lanciato una petizione online (https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfSq4-0GGl6r8CGHuLaXohv4LNbVeUE3FW4AvAEbFp7AWkMcw/viewform?pli=1) in cui chiede di sospendere immediatamente i progetti di ricerca e collaborazione con il gruppo #Thales e l’istituto israeliano #Technion. Avrebbero “forti e dirette connessioni con la violazione dei diritti umani dei palestinesi a Gaza e nei crimini descritti dalla Corte internazionale di giustizia”

    Un gruppo di docenti dell’Università di Bologna ha lanciato una petizione online in cui chiede all’ateneo più antico del mondo di sospendere immediatamente i progetti di ricerca e collaborazione con il gruppo Thales e l’istituto israeliano Technion, in quanto avrebbero “forti e dirette connessioni con la violazione dei diritti umani dei palestinesi a Gaza e nei crimini descritti dalla Corte internazionale di giustizia”. Ovvero l’ipotesi di condotta genocidiaria, avanzata dal Sudafrica contro Israele, attualmente sotto la lente del più alto Tribunale delle Nazioni Unite.

    Finora sono circa 300 i docenti, i ricercatori e il personale tecnico amministrativo che hanno firmato la petizione: si aspettano che l’ateneo bolognese si faccia realmente “portavoce degli ideali di pace e di giustizia nella Conferenza dei rettori delle università italiane (Crui)”, dando seguito e concretezza all’impegno preso di “discutere il tema del coinvolgimento delle università italiane nei territori palestinesi occupati, nei contesti di guerra e, più genericamente, nella filiera bellica”.

    È con queste parole, infatti, che il Senato accademico dell’Università di Bologna, il 21 maggio scorso, si è espresso, approvando una mozione sulla guerra a Gaza, presentata dai rappresentanti della componente studentesca.

    “La petizione arriva a seguito dei risultati dell’interrogazione sulla due diligence del marzo scorso -spiega Pierluigi Musarò, Professore di Sociologia dei processi culturali e comunicativi dell’Unibo- e risponde agli obblighi previsti dal diritto umanitario internazionale, cioè evitare qualsiasi complicità con soggetti responsabili delle violazioni dei diritti umani, in questo caso della popolazione palestinese”.

    Il 19 marzo, infatti, un gruppo formato da rappresentanze studentesche, docenti e personale amministrativo ha chiesto formalmente alla governance di ateneo di rendere pubblico lo stato delle proprie collaborazioni e delle partnership con realtà militari industriali, in particolare in relazione alla condotta di Israele a Gaza dall’ottobre 2023.

    Ne è risultata una dettagliata disamina dello stato della cooperazione scientifico-tecnica portata avanti da diverse strutture dell’ateneo con istituti universitari israeliani e con alcune aziende che i docenti definiscono “altamente problematiche, poiché direttamente connesse con i crimini di guerra che l’esercito e lo Stato israeliano stanno commettendo nella Striscia di Gaza”.

    Tra queste, ci sarebbero il gruppo Thales e il centro di ricerca israeliano Technion. Il primo, si legge nella petizione, è controllato dal governo francese e partecipato dall’impresa bellica Dassault: è l’undicesimo produttore di armi globale, il quarto in Europa, con proventi legati alla vendita di armi per circa otto miliardi di euro nel 2023. Opera nel settore delle tecnologie aerospaziali, in quelle di difesa e sicurezza (radar e sonar; sensori di target aerei; sistemi di comunicazione radio tattica; sistemi di comando e controllo; veicoli blindati; sistemi navali; missili e droni) e nelle tecnologie di identificazione biometrica e di identità digitale.

    “Con la compagnia israeliana Elbit System -scrivono i docenti- Thales produce il killer drone Hermes 450, utilizzato dall’esercito israeliano contro la popolazione civile e responsabile della strage dei sette volontari dell’Ong World Kitchen, avvenuta a Gaza il 3 Aprile 2024”. O ancora: “la partnership Thales-Elbit System, tramite la sussidiaria Uav tactical system, produce l’ultima generazione di droni-killer Orbiter, utilizzati dall’esercito israeliano in Cisgiordania sin dal 2008 e ora a Gaza”.

    Technion, invece, è l’istituto israeliano di tecnologia e “da decenni un centro di ricerca scientifica e tecnologica inscindibilmente legato all’apparato militare israeliano e all’occupazione dei territori palestinesi”. Oltre che “un’istituzione cruciale per lo sviluppo delle tecnologie utilizzate dall’esercito israeliano contro i palestinesi in azioni regolari e diffuse di sorveglianza, furto di terreni, sfratti ingiustificati, restrizioni alla libertà di movimento e repressione violenta”.

    Technion è coinvolto anche nello sviluppo per la tecnologia dei droni -si legge ancora- come lo Stealth, che può volare fino a 1.850 miglia e sganciare bombe da 500 chilogrammi tramite controllo remoto.

    Il documento passa in rassegna numerosi prodotti e soprattutto le relazioni tra le due aziende in questione con altre società del settore bellico israeliane e di altri paesi come Francia e Gran Bretagna. Il tutto rapportato al conflitto in corso e alle precedenti offensive nella Striscia di Gaza, per le quali, si ricorda, il Consiglio dei diritti umani delle Nazioni Unite e altre organizzazioni internazionali hanno accusato Israele di crimini di guerra.

    Alla luce di tutto questo, ribadiscono i docenti, “si profila la necessità di un maggiore livello di attenzione da parte dell’ateneo, circa le implicazioni etiche delle proprie partnership, al fine di evitare qualsiasi possibilità di complicità con enti e aziende coinvolte nella violazione dei diritti umani della popolazione palestinese e nella potenziale condotta genocidiaria dello Stato di Israele”.

    Si chiede pertanto che l’ateneo si impegni a “sospendere tutte le collaborazioni con soggetti commerciali, industriali e di ricerca, legati all’industria bellica israeliana, a partire, con esito immediato, dal gruppo Thales e dall’istituto Technion”. Di non rinnovare accordi con università israeliane che risultano “complici nella violazione dei diritti umani dei palestinesi, fino a quando il governo israeliano non rispetterà il diritto internazionale”. E infine, di creare un vero e proprio “Osservatorio etico, per il monitoraggio e la valutazione sistematica e continuativa nel tempo di tutte le relazioni che l’ateneo intrattiene con imprese che fanno parte del complesso militare/industriale/energetico, nel campo della ricerca o nella normale gestione operativa e nei rapporti istituzionali, indipendentemente dagli Stati coinvolti”.

    https://altreconomia.it/la-collaborazione-tra-luniversita-di-bologna-e-il-complesso-militare-in

    #résistance #Bologne #université_de_Bologne #Palestine #Israël #complexe_militaro-industriel #collaborations

  • Le piège de la frontiere de Nador-Melilla
    Résumé

    https://vimeo.com/954056937/358dd8498d

    Le #24_juin_2022, près de deux-mille personnes migrantes ont tenté de traverser la barrière-frontalière séparant la ville de #Nador – au nord-est du Maroc – de Melilla – enclave sous contrôle espagnol. La #répression violente qui leur a été infligée par les forces de l’ordre marocaines et espagnoles a transformé le poste-frontière de #Barrio_Chino en #piège mortel, et a abouti à un véritable #charnier. Les autorités marocaines ont reconnu 23 décès, mais l’Association Marocaine des Droits Humains à Nador (AMDH) a dénombré au moins 27 personnes tuées lors de cette journée, et plus de 70 personnes demeurent disparues jusqu’à aujourd’hui. Que s’est-il passé le 24 juin 2022 ? Comment et par qui le poste-frontière de Barrio Chino a-t-il été transformé en piège mortel ?

    Pour répondre à ces questions, Border Forensics a enquêté pendant plus d’un an avec Irídia-Centre pour la Défense des Droits Humains, l’Association Marocaine des Droits Humains et d’autres acteurs de la société civile des deux côtés de la frontière. Par ailleurs, nous avons bénéficié des conseils complémentaires du Centre Européen pour les Droits Constitutionnels et Humains (ECCHR). En articulant notre analyse du massacre à travers différentes échelles spatiales et temporelles, nous avons tenté de comprendre non seulement l’enchaînement des évènements et les pratiques des acteurs présents sur place le 24 juin 2022, mais également les conditions structurelles qui ont rendu ce massacre possible, ainsi que la conjoncture politique qui a influé sur l’intensité extrême de la violence. Nous analysons également la violence qui a continué après le 24 juin à travers l’absence d’identification des morts et des disparus, l’impunité pour le massacre et l’acharnement judiciaire contre les personnes migrantes elles-mêmes.

    Bien que des zones d’ombre subsistent, les faits que nous avons reconstitués en croisant de nombreux éléments de preuve sont accablants, tant pour les autorités marocaines et espagnoles que pour l’Union européenne (UE) qui les soutient politiquement et financièrement. Les autorités des deux côtés de la frontière doivent faire toute la lumière sur ce massacre, et enfin répondre aux demandes de vérité et de justice des victimes et de leurs familles.


    https://www.borderforensics.org/fr/enquetes/nadormelilla
    #Melilla #Espagne #Maroc #frontières #massacre #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #border_forensics #architecture_forensique #violence #violences_policières #contre-enquête #apartheid_frontalier #barrières_frontalières #murs #domination_raciale #impunité #préméditation #militarisation_des_frontières #identification #externalisation

  • «Ricordi Rosarno?»: XI rapporto MEDU sulle condizioni dei braccianti stranieri a Gioia Tauro
    https://www.meltingpot.org/2024/06/ricordi-rosarno-xi-rapporto-medu-sulle-condizioni-dei-braccianti-stranie

    A undici anni dall’inizio del lavoro di Medici per i Diritti Umani (MEDU) in Calabria, l’organizzazione denuncia come i braccianti stagionali continuino a vivere negli insediamenti informali sovraffollati e lavorino perlopiù con contratti fittizi, sfruttati e malpagati.Nel maggio del 2024 l’organizzazione ha pubblicato un nuovo rapporto . Nelle tendopoli tra Rosarno, San Ferdinando e Taurianova le condizioni abitative restano precarie e fatiscenti. Nell’aria e sui muri riecheggiano i nomi di Becky Moses e Soumaila Sacko, uccisi nel 2018, la prima in un incendio, il secondo a colpi di fucile. Violenze sistematiche in un territorio in cui la Grande Distribuzione (...)

  • Plastique, le grand emballement

    Depuis 30 ans, dans son labo de chercheuse et sur tous les terrains du monde, #Nathalie_Gontard explore et scrute l’univers du plastique. D’abord fascinée par les potentialités du matériau magique, elle l’a vu ringardiser les matières traditionnelles et envahir sournoisement la planète. Elle a découvert ses empreintes sur les plages, au cœur des sols et même dans la chair d’innombrables animaux. Inquiète, elle est allée chercher des matériaux cousins moins envahissants, puis a tenté de calmer l’appétit du monstre en le piégeant dans son propre recyclage.
    Mais aujourd’hui elle se rend à l’évidence : tous les recycleurs, tous les inventeurs de « nouveaux matériaux » ne suffiront pas à dompter la bête. Il faut supprimer la source du danger, couper le robinet de l’invention-inondation ! Les industriels et les décideurs politiques sont shootés à l’#innovation, les mains liées par leur croyance dans le progrès uniquement matériel ? À nous de nous mobiliser pour terrasser la créature ! À nous de trouver comment assurer notre confort sans déséquilibrer la petite planète dont nous sommes locataires. Ce qu’il faut, c’est reconnaître notre addiction pour ralentir notre consommation jusqu’au strict nécessaire. Un défi tout à fait accessible, et que ce livre incite à relever dès aujourd’hui.

    https://www.editions-stock.fr/livre/plastique-le-grand-emballement-9782234088481
    #plastique #livre

  • #DataSuds-geo partage les #données_géographiques de l’#IRD

    Le nouveau service DataSuds-geo est un service dédié aux données géographiques, il vient compléter l’offre de publication et de diffusion des #données_scientifiques à l’IRD.

    DataSuds-geo donne accès à plus de 790 #jeux_de_données cartographiques, déposés par des scientifiques de l’IRD ou transférés depuis la base #Sphaera (ancien #catalogue des cartes de l’IRD). Ce nouvel outil donne accès à des informations et des services spécifiques : localisation géographique, visualisation cartographique, téléchargement, etc. Les données cartographiques peuvent également être consultées hors connexion via un système d’information géographique installé sur son poste de travail.

    https://www.ird.fr/datasuds-geo-partage-les-donnees-geographiques-de-lird
    https://datasuds-geo.ird.fr/geonetwork/srv/fre/catalog.search#/home
    #données #cartes #cartographie

  • Evoluzione e funzionamento della frontiera verticale messicana

    “Laboratorio” nell’applicazione di politiche che bloccano la libertà di movimento.

    Il paradigma diffuso diametralmente in tutto l’occidente vede ormai la deterrenza ed il controllo come unica forma di approccio al fenomeno migratorio e gli sviluppi recenti sul territorio messicano sottolineano questa tendenza.

    Tra gli strumenti repressivi utilizzati dai paesi europei come nordamericani, l’esternalizzazione delle proprie politiche migratorie ed il controllo delle rotte attraverso il rallentamento temporale sono fortemente interconnessi tra di loro.

    Per questo, nel regime di mobilità internazionale alcuni paesi (il Messico come Marocco, Tunisia o Grecia) sono diventati dei “laboratori” nell’applicazione di politiche che bloccano la libertà di movimento.

    La frontiera, qui intesa come spazio di negoziazione della mobilità delle persone, sta affrontando di conseguenza una ristrutturazione anche sul piano spaziale e temporale. Ciò che si osserva è la tendenza ad allargare la funzione della frontiera allo spazio di interi territori nazionali. Tutto questo avviene soprattutto nei paesi di transito che investono cifre enormi per l’utilizzo di dispositivi e tecniche militari che mirano a togliere autonomia alle persone in movimento.

    Il territorio messicano può essere considerato un modello di questo processo. Se da una parte i governi hanno sempre cercato di mantenere un’autonomia narrativa rispetto a Washington, dall’altra il Messico rimane un paese segnato da violenza e corruzione dilaganti.

    Queste caratteristiche ne fanno un laboratorio politico della gestione dei flussi migratori con delle specificità uniche. Il governo messicano negli ultimi vent’anni ha infatti rimodellato il modo di guardare al proprio territorio in funzione delle politiche repressive statunitensi, creando una rete impressionante di controlli volta ad intercettare le persone in movimento verso la frontiera nord.

    Per chi ne risale il territorio, negli anni il paese ha assunto infatti sempre di più le sembianze di una frontiera che si muove anticipando i tuoi passi, stando sempre di fronte a te ogni volta che pensi di averla superata. Nonostante la retorica paternalista e falsamente umanitaria degli ultimi governi messicani ed in particolare di Andrés Manuel López Obrador, conosciuto anche con l’acronimo di AMLO, già da anni la politica migratoria messicana ha connotazioni fortemente repressive.

    Nel 2014, sotto l’amministrazione di Peña Nieto (PRI-centro-destra), si inizia a creare una struttura legislativa volta a sostenere quella che è stata definita la “frontiera verticale messicana”.

    Il Plan frontera sur (2014), oltre a rinnovare e creare nuovi centri di detenzione, (più di 50 al momento) ha fornito una chiara visione di quello che doveva essere la politica di contenimento dei flussi che risalivano il paese. Attraverso l’ampliamento della rete dei centri di detenzione e l’aumento dei posti di blocco dell’INM (Instituto Nacional de Migración), sono stati creati tre anelli di contenimento migratorio tra la frontiera con il Guatemala e l’istmo di Tehuantepec.

    A causa della morfologia della regione e della porosità del confine queste politiche hanno rielaborato la fascia fronteriza come un prolungamento della frontiera sud verso le zone interne del paese. Di fatto si allarga il raggio d’azione delle unità migratorie a cui si aggiunge la presenza ingombrante dell’esercito che dal 2019 ha assunto ufficialmente anche compiti di revisione migratoria.

    In tutto il paese i controlli si stanno espandendo a qualsiasi autostrada, strada e terminal di bus, comportando dall’altro lato un’impennata dei prezzi delle guide informali. Si può notare un tentativo da parte delle autorità di sanzionare e controllare non tanto la presenza irregolare in Messico quanto lo spostamento verso il suo confine nord rendendo chiaro l’obiettivo primario di tale politica.

    Nonostante questo sono ancora moltissime le persone che scelgono di entrare nel paese senza cercare di regolarizzare la propria situazione migratoria. Alcuni lo fanno per la necessità di aspettare il meno possibile in situazioni precarie, altri per la paura che gli venga negato il tramite ed affrontare lo spettro della deportazione. Ancor più banalmente molti non vogliono aspettare mesi per la propria regolarizzazione in un paese che considerano di transito.

    Negli anni una quota sempre maggiore di persone si è trovata però costretta a fare richiesta per il permesso di transito o di rifugio in Messico a causa dell’aumento esponenziale dei controlli e posti di blocco militari lungo le rotte e non più solamente alla frontiera.

    Le stime riguardo al sud del paese parlano di un dispiegamento militare che si aggira tra i 15.000 e i 20.000 effettivi tra esercito, guardia nazionale e INM nella sola zona fronteriza. Ovviamente questo ha comportato fenomeni come la saturazione (voluta si potrebbe sostenere), di alcuni punti di ingresso nel paese.

    Soprattutto a Tapachula ma anche in altre parti del paese le persone migranti si trovano obbligati a dover chiedere la regolarizzazione attraverso la Comar (Comision mexicana de ayuda a refugiados). Dove non sono presenti albergues, rifugi spesso connessi alla rete locale di parrocchie, l’attesa del tramite migratorio impone alle persone di vivere in situazioni estremamente precarie ed esposte al pericolo di sequestri o aggressioni violente come purtroppo succede quotidianamente in Messico.

    Il ricatto in cui si trovano le persone costrette tra l’attesa e il fare ricorso a reti di coyotes con tariffe folli conduce spesso a sequestri e omicidi scellerati dei narcos verso chi non riesce a pagare o non ha nessuno su cui contare.

    Sulla rotta del golfo ad esempio, come vicino a Salto de Agua tra il Chiapas e Tabasco, chi non ha le risorse per pagare un coyote è comunque obbligato con la forza a pagare una “tassa di transito” ai gruppi narcotrafficanti. Il pagamento è testimoniato da un braccialetto colorato che si può vedere al polso delle tante persone che attraversano questa zona.

    Il coinvolgimento di questi gruppi si sta facendo più capillare e le rotte sono ormai al centro del conflitto tra il cartello di Sinaloa ed il Cartello di Jalisco Nueva Generacion (CJNG) che sta insanguinando molte aree del paese.
    La morsa di questi gruppi sulla frontiera sud è testimoniata, per citare solo l’episodio più mediatizzato, dalle immagini della sfilata drammatica del cartel de Sinaloa a Frontera Comalapa, un municipio di confine, nel settembre 2023 in una zona che da sempre è attraversata dai flussi migratori 2.

    Nonostante tutto, la spirale di violenza in cui si trova il Messico non ferma il flusso incessante di persone che attraversano il paese. Ciò è dovuto in parte anche dalla differenziazione delle rotte che ha comportato lo “sblocco” del Tapon del Darien tra il 2022 ed il 2023. L’apertura quindi di questo tratto di rotta ha spalancato le porte del centro America a chi proviene, ma soprattutto per chi transita dalla Colombia.

    La strategia del governo messicano, definita ulteriormente sul piano legislativo dal “plan integral de desarrollo” (2019), in evidente coordinazione con gli intenti statunitensi, è quella di rallentare il flusso e immobilizzarlo (dove possibile), per far rientrare le persone in percorsi di regolarizzazione.

    I dati della Comar 3 mostrano che nel 2013 le persone a far richiesta per lo status di rifugiato sono state 1.296 mentre nel 2022 le statistiche parlano di 118.478 persone.
    Al contempo stanno aumentando gli sforzi nel raggiungere accordi bilaterali con i paesi di provenienza per far salire il numero di persone deportate e deportabili direttamente dal Messico.

    Se già gli accordi di riammissione con Guatemala e Honduras sono un fatto assodato, AMLO nel sessennio appena trascorso ha lavorato incessantemente per coinvolgere sempre più paesi nella gestione repressiva del fenomeno.

    A inizio 2024 si è offerto di lanciare un programma di reinserimento nei paesi di provenienza finanziato dal Messico stesso per le persone migranti interessate a tornare di propria spontanea volontà. Ovviamente a questi accordi vanno aggiunte le numerosissime deportazioni “lampo” di migranti delle più svariate nazionalità intercettati in prossimità della frontiera sud e risputati illegalmente al di là del rio Suchiate in Guatemala.

    Il tentativo di delegare al Messico il “lavoro sporco” è davanti agli occhi di tutti ormai da decenni ed è un tema bipartisan in ogni campagna elettorale a nord del muro. Come conseguenza prevedibile, la migra messicana ha finito per crearsi una fama paragonabile a quella dei propri omologhi statunitensi con sfumature di preoccupante e comprovata compromissione con i gruppi di narcos e le reti di coyotes.

    L’ultimo caso eclatante riguarda la corruzione di alti funzionari dell’INM di Tijuana che partecipavano attivamente alla rete locale 4.

    Dinamica centrale nel funzionamento della frontiera verticale sono le deportazioni interne. In modo sempre più sistematico l’INM con l’aiuto dell’apparato militare effettua deportazioni via terra e per via aerea dal nord del paese verso il sud con il tentativo di rallentare il percorso delle persone in movimento.

    Dall’inizio del 2024 sono ripresi in maniera drastica i voli dalle città di frontiera al nord verso Tapachula dove le persone vengono spesso rilasciate in città dopo qualche ora di detenzione. Tijuana dista da Tapachula 3.900 chilometri, una distanza enorme, maggiore di quella percorsa da molte persone prima di entrare in Messico 5.

    Stancare fisicamente e psicologicamente oltre che fiaccare economicamente. Sono fin troppo comuni i casi in cui i risparmi delle persone vengono derubati direttamente dall’INM durante la detenzione. Ma le deportazioni interne non vengono effettuate solo attraverso voli dal nord verso il sud del paese.

    Vicino la città di Arriaga nella zona che separa lo stato fronterizo del Chiapas da Oaxaca, le testimonianze raccontano di essere stati riportati in città più volte dopo aver attraversato il confine amministrativo che separa i due stati.

    Anche solo il percorrere quindici chilometri in Messico può richiedere settimane e spesso questo meccanismo avviene indipendentemente dal possesso del tramite migratorio o dello status di rifugiato.

    Questa politica informale dell’INM affetta enormemente il percorso migratorio e la stabilità psicologica delle persone che si trovano a risalire il paese. Sfiancate, private dei propri risparmi, le persone si trovano al punto di partenza più di una volta e sono costrette a far uso della rete di polleros anche per tratte irrisorie.

    Storie simili si possono ascoltare in tutto il centro ed il sud del paese dove le persone in movimento sono riportate in centri di detenzione di città che avevano attraversato settimane, giorni o volte anche solo qualche ora prima. Le deportazioni dal nord al sud sono tra gli strumenti più efficaci e subdoli della frontiera verticale. In contrasto con quello che sostiene l’INM questa politica non fa che alimentare la disperazione delle persone e la loro propensione a servirsi delle reti di polleros, le stesse che l’INM, López Obradorr e gli Stati Uniti dicono di voler combattere.

    La possibilità che si sta concretizzando sempre di più, è che il Messico finisca per suddividere il proprio paese in zone di contenimento dove relegare le persone in transito. Durante le prime carovane nell’autunno del 2018 il governo di Enrique Peña Nieto ha addirittura proposto a chi stava risalendo collettivamente il paese un percorso di regolarizzazione immediato, chiamato ironicamente plan “Estás en tu Casa” (Sei a casa tua) a condizione che restassero confinati negli stati del sud.

    La morfologia del territorio messicano e la dimensione dei flussi in transito non rende semplice la formazione di zone-hotspot come aree cuscinetto interne paragonabili al caso europeo. È innegabile però che si stiano delineando delle somiglianze tra i due modelli ai fini del rallentamento dei flussi e dell’ostruzione all’autonomia delle persone in movimento.

    Regolarizzazioni lampo sono proposte ciclicamente ai partecipanti delle nuove carovane che riescono a rompere il blocco imposto su Tapachula grazie a una forza numerica e comunicativa sorprendente. Questi fenomeni semi-spontanei dimostrano l’ipocrisia dietro la presunta saturazione degli uffici nella gestione delle richieste, che sotto pressioni politiche sono riusciti a sbrigare rapidamente migliaia di pratiche di regolarizzazione.

    Il governo messicano sfrutta infatti zone come Tapachula, Arriaga o Tenosique e tanti altri punti e città strategiche come zone di contenimento di un flusso migratorio che nella maggior parte dei casi sarebbe solo di transito. Questo approccio nel caso di molte città ha creato una saturazione della capacità degli albergues e condizioni di vita estremamente precarie per la popolazione migrante in attesa della regolarizzazione o appena deportata. Che lo vogliano ammettere o che le varie amministrazioni si nascondano dietro a una retorica umanitaria, ciò rientra perfettamente nel funzionamento della “frontiera verticale” 6.

    L’immobilizzazione delle persone in movimento si è dimostrata infatti – in Messico come in Europa – uno strumento di deterrenza fin troppo efficace ed una strategia che negli anni è riuscita a plasmare nel profondo l’immaginario migratorio di tutti quelli che stanno per mettersi in cammino o che lo sono già.

    https://www.meltingpot.org/2024/06/evoluzione-e-funzionamento-della-frontiera-verticale-messicana
    #frontières #Mexique #USA #Etats-Unis #espace_frontalier #zone_frontalière #pays_de_transit #frontière_verticale #laboratoire #externalisation #Plan_frontera #Tehuantepec #détention_adminitrative #rétention #Tapachula #Salto_de_Agua #Colombie #Tijuana

    –-

    #métaliste autour de la Création de zones frontalières (au lieu de lignes de frontière) en vue de refoulements
    https://seenthis.net/messages/795053

  • Les #Voix_croisées - #Xaraasi_Xanne



    Using rare cinematic, photographic and sound archives, Xaraasi Xanne (Crossing Voices) recounts the exemplary adventure of #Somankidi_Coura, an agricultural #cooperative created in #Mali in 1977 by western African immigrant workers living in workers’ residences in France. The story of this improbable, utopic return to the Sahel region follows a winding path that travels through the ecological and decolonial challenges and conflicts of agriculture practices and sensing from the 1970s to the present day. One of the major actors of the movement, #Bouba_Touré, tells this story by plunging into the heart of his personal archives, which document the fights of farmers in France and in Mali, as well as those of immigrant workers, over a period of decades. The film is also a story about dialogues and transmission, friendships and cinematic geographies. Over the course of the film, different voices, enter the sound-scape to accompany Bouba Touré’s telling; they bring the tale of a forgotten memory toward a possible future sung by a polyphonic griot.

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/64570
    #film #documentaire #film_documentaire #travailleurs_immigrés #coopérative_agricole #Somankidi #agriculture #retour_au_pays #fleuve_Sénégal #régularisation #sans-papiers #travailleurs_sans-papiers #travail #exploitation #logement #racisme #mal-logement #foyer #marchands_de_sommeil #conditions_de_vie #taudis #tuberculeuse #Fode_Sylla #lutte #grève_des_loyers #université_libre_de_Vincennes #L'Archer #Djiali_Ben_Ali #Association_culturelle_des_travailleurs_africains_en_France (#ACTAF) #manoeuvres #main_d'oeuvre_non_qualifiée #grève #Sahel #famine #1971 #sécheresse #Haute-Volta #aide_humanitaire #exode_rural #Larzac #récupération_des_sols #charité #luttes_de_libération #termites #Samé #aide_au_retour #luttes #arachide #travail_forcé #modernisation #mécanisation #graines #semences #endettement #Kayes #autonomie #femmes #genre #irrigation #radio #radio_rurale_Kayes #radio_rurale #permaculture #intelligence_collective

    –—

    A partir de 1h07’14, où l’on explique que les lois restrictives contre les migrations fixent les gens... alors qu’avant il y avait de la #migration_circulaire : beaucoup de personnes venaient en France 1-2 ans, repartaient au pays et ne revenaient plus jamais en France...
    #fermeture_des_frontières #sédentarisation #agroécologie

  • Selling a Colonial War

    "In the Netherlands, colonial history is slowly but surely being rewritten. It has long been clear that what the Dutch government at the time described as “police actions” - the deployment of the army in response to Indonesia’s declaration of independence in 1945 - was in fact an unlawful war. Nonetheless, the use of the term “war crimes” is still sensitive.
    This documentary reveals how far the Dutch rulers went in selling the war as a domestic affair, intended to restore peace among the population. Unique, often shocking images tell a different story. Filmmaker In-Soo Radstake holds extensive interviews with international experts who explain the complex relationships in the former colony and set out the global context.
    Under international pressure, the Dutch government gave up its colonial war, but the carefully composed political message from the past still hangs over the current public debate in the Netherlands. This is just one of the insights that emerge from this broad-based investigation of colonial history, which consistently looks beyond the established frameworks."

    https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/69501

    #colonialisme #film #film_documentaire #documentaire #Pays-Bas #Indonésie #guerre #histoire #histoire_coloniale #guerre_coloniale #histoire_coloniale

    ping @cede

  • Animaux sauvages en ville : quelles cohabitations ?

    Quelles #cohabitations avec la #faune_sauvage en #ville ? Pour interroger les relations parfois conflictuelles entre #humains et #animaux, ce numéro spécial réunit huit textes sur les #animalités_urbaines avec des cas d’étude – et récits fictionnels – portant sur des #renards, des #sangliers, des #vaches, des #vers_luisants et d’autres #insectes au sein d’espaces urbains et périurbains. S’intéressant à la place que les animaux occupent et aux spatialités qu’ils génèrent ainsi qu’aux relations qui se nouent autour et avec eux, les contributions apportent des éclairages sur les formes plurielles et ambivalentes que prend l’expérience négociée de la #cohabitation entre humains et animaux dans la ville.

    https://www.alphil.com/livres/1372-1671-geo-regards-n-16-2023.html
    #géographie_urbaine #urban_matter #ressources_pédagogiques #non-humains

  • Le #Maitron : #Dictionnaire_biographique du mouvement ouvrier et mouvement social

    Le site maitron-en-ligne reprend, parfois dans une version enrichie et avec de l’iconographie, la totalité des 225 709 notices publiées dans l’ensemble du Maitron, y compris les volumes spécialisés et les cédéroms.

    L’ensemble des notices correspondant aux cinq premières périodes du Maitron, de 1789 à 1968, y compris les notices inédites ou enrichies qui viendront s’y ajouter à l’avenir, sont en libre accès depuis le 5 décembre 2018.

    • La rubrique Dictionnaires reprend l’ensemble des dictionnaires spécialisés du Maitron récemment réalisés ou en cours de réalisation/réactualisation.

    Le Dictionnaire des #anarchistes - Le Dictionnaire biographique des #cheminots (#DBC) - Le Dictionnaire biographique des #enseignants et personnels de l’éducation (#DBE) - Le Dictionnaire biographique des #fusillés et #exécutés (#DBFE) - Le Dictionnaire biographique des #Gaziers-électriciens (#DBGE) - Le Dictionnaire biographique des militants du #Val-de-Marne (#DBMVM)

    Parmi les dictionnaires internationaux, on retrouvera notamment Le Dictionnaire du mouvement ouvrier en Grande-Bretagne et Irlande - Le Dictionnaire biographique du #Komintern (DBK) - Le Dictionnaire biographique du mouvement social francophone aux États-Unis (La sociale en Amérique) - Les dictionnaires biographiques du mouvement ouvrier au Maghreb, en cours de chargement, et en particulier le Dictionnaire Algérie - Le Dictionnaire Chine - Le Dictionnaire Autriche - Le Dictionnaire biographique des mobilisations et contestations africaines, et le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier en Belgique, en cours de constitution.

    S’ajoutent certaines entrées thématiques, telles que la navigation parmi les notices de femmes, ou pour des corpus importants, comme les Volontaires en Espagne républicaine.

    • La rubrique Périodes correspond au découpage chronologique traditionnel du Maitron, avec ses quatre premières périodes déjà publiées et la cinquième période (1940-1968). Toutes les notices de ce site sont donc reliées à une ou plusieurs périodes.

    • Pour chaque biographie, trois « Rebonds » vous sont proposés. Ils sont choisis aléatoirement parmi les notices présentant des similitudes chronologiques, géographiques et socioprofessionnelles. Ces rebonds varient à chaque visite ou à chaque affichage de la biographie.

    • Pour certains corpus, figure aussi une invitation à « Aller plus loin », vers des articles de présentation ou de synthèse. Ces contenus sont bien sûr amenés à s’enrichir et à se développer. Ils correspondent aussi à la rubrique « Explorer le Maitron » de la page d’accueil.

    • Un moteur de « recherche avancée » permet des recherches avec croisement des informations. Depuis le mois d’octobre 2019 le tri par département, et même par groupe de départements dans la limite de 5, est possible.

    https://maitron.fr

    #dictionnaire #fiches #figures #fiches #notices

    @dlatr a émis ici quelques difficultés techniques et d’organisation :
    https://seenthis.net/messages/1029782

    • #CAUSIMMI : #cause_immigrée

      La cause immigrée : mobilisations, organisations et militant.e.s dans la France des années 68 à nos jours (CAUSIMMI).

      Le projet CAUSIMMI vise à étudier la cause immigrée, des « années 68 » jusqu’à aujourd’hui, cause englobant l’ensemble des #mobilisations aspirant à l’égalité de droits et de traitement en France, entre nationaux et étrangers ou perçus comme tels, dans différents domaines : entrée et droit au séjour ; droit de vote, droit d’association et droits syndicaux ; travail ; logement ; santé ; police et justice ; administration et action publique ; ou encore culture.

      CAUSIMMI prend en considération l’ensemble des organisations ayant pris part à ces mobilisations : organisations constituées par des travailleurs et des étudiants étrangers dès les années 1960, que ce soit des comités de lutte centrés sur des thématiques précises ou bien des associations autonomes aux préoccupations plus larges et souvent structurées sur une base nationale, communautaire et politique ; associations de jeunes immigrés créées dans les années 1980 ; groupes de femmes immigrées nés à partir des années 1970 ; associations de solidarité avec les immigrés, qu’elles soient anciennes ou plus récentes ; associations de défense des droits de l’homme ou antiracistes engagées dans la cause immigrée ; collectifs de militant.e.s apparus à partir du début des années 1990 et se définissant à la fois comme des héritiers de l’immigration et des habitants de quartiers populaires ; groupes apparus après 2004 et se reconnaissant dans de nouvelles formes d’identifications collectives et ayant concouru à faire exister des concepts émergents autour des questions de racisation, de décolonialisme, d’intersectionnalité ou d’afroféminisme.

      De façon équivalente, CAUSIMMI prend en compte des organisations ne se concentrant pas sur la seule cause immigrée, mais qui ont pu en être actrices à divers degrés. À ce titre, sont donc inclus des militant.e.s appartenant à des partis politiques de gauche, et notamment PS, PC, PSU et Verts ; à des organisations d’extrême gauche, en particulier maoïstes, trotskyste, anarchiste, communistes libertaires, autonomes, ou encore antifascistes ; à des organisations s’inscrivant dans le champ du christianisme social ; ou encore à des syndicats dont l’action en faveur de la cause immigrée a souvent dépassé le domaine du travail.

      En recensant ces mobilisations et ces organisations, le projet CAUSIMMI constituera une base de données concernant les militant.e.s de la cause immigrée et produira environ 400 notices biographiques reprenant le modèle du MAITRON (le dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social).

      Ce projet collectif s’appuie sur les sources laissées par des générations de chercheuses, chercheurs et militant.e.s spécialistes de la cause immigrée. Il ne pourra prendre en compte toute la diversité de cette cause qu’avec l’aide de contributrices et contributeurs s’engageant de façon ponctuelle ou régulière.

      L’équipe CAUSIMMI lance donc un appel à collaborations. Celles-ci pourront consister à écrire des notices biographiques ; proposer des listes d’organisations et de militant.e.s de la cause immigrée ; indiquer l’existence d’informations biographiques concernant ces militant.e.s dans tels ou tels travaux ou documents ; ou simplement faire des suggestions.

      https://maitron.fr/spip.php?article252819

  • Quando l’Italia scoprì i naufragi dei migranti

    Marzo 1997. Il mare di mezzo subisce le politiche repressive dell’Italia per chiudere i confini. La tragedia della #Kater_i_Rades si inserisce in una storia secolare di migrazione nell’Adriatico.

    Tutto sembra iniziare e finire con una polaroid. Agosto 1991, porto di Bari. Un peschereccio ha lanciato l’allarme alla Guardia Costiera di Brindisi:

    «C’è una nave stracarica di persone, viene verso l’Italia». «Quanti saranno?», chiede il controllo. «Una marea», risponde il peschereccio. La nave era la #Vlora, appena tornata in Albania dopo aver scaricato zucchero a Cuba.

    Il comandante della nave #Halim_Milaqi raccontò dell’assalto della folla di disperati allo sbando dopo la caduta del regime comunista, raccontò di essere stato costretto a levare l’ancora dal porto di Valona e a far rotta verso l’Italia.

    Il viceprefetto di Brindisi, #Bruno_Pezzuto, decise di dirottare la nave Vlora con i suoi ventimila passeggeri verso il porto di #Bari, pensando che le ore necessarie a un’imbarcazione così carica e lenta per raggiungere il capoluogo regionale potessero aiutare a organizzare soccorsi. Il resto è storia: lo sbarco sul molo troppo piccolo, ma più lontano dalla città; migliaia di persone ammassate allo #Stadio_della_Vittoria; i rimpatri; le tensioni tra l’amministrazione cittadina del capoluogo pugliese e il governo di Roma.

    Come se tutto quello che è accaduto, l’8 agosto 1991, fosse una sorta di trailer di quella che sarebbe diventata la narrazione tossica sulle migrazioni in Italia nei trent’anni seguenti. Una folla di senza nome, un affresco minaccioso, l’impressione dell’invasione. E delle frontiere che diventano letali.

    Il primo respingimento

    Ancora Italia-Albania, ancora lo stesso Adriatico, ma siamo nel 1997, il 28 marzo alle 18:57 per la precisione.

    La Kater i Rades, una motovedetta di piccole dimensioni, si dirige verso l’Italia. È carica di uomini, donne e bambini. In fuga dalle violenze che sono esplose in Albania dopo il crollo delle piramidi finanziarie che hanno messo sul lastrico tante famiglie.

    In Italia il dibattito politico è veemente: si teme un’altra “invasione” di migranti dall’Albania, il governo è sotto pressione e rafforza il pattugliamento nelle acque tra i due Stati. La Marina adotta anche manovre intenzionali per disturbare e interdire la navigazione di altri natanti civili.

    Una corvetta della Marina militare italiana, la Sibilla, avvista l’imbarcazione e inizia le manovre di “dissuasione”. Insegue la Kater i Rades, le gira intorno, la avvicina. Troppo. La tocca a poppa e in pochi minuti l’imbarcazione cola a picco nel Canale d’Otranto. I superstiti furono solo 34, i morti 57, in gran parte donne e bambini, 24 corpi non verranno mai ritrovati.

    Il processo per accertare le responsabilità dell’accaduto è molto lungo e alla fine gli unici responsabili del disastro risultano essere il comandante della Sibilla e l’uomo al timone della Kater.

    «Il naufragio della Kater i Rades costituisce una pietra di paragone per tutti gli altri naufragi a venire, non solo perché è stato l’esito delle politiche di respingimento e dell’isteria istituzionale che le ha prodotte. Non solo perché i termini della questione oggi sono i medesimi. Non solo perché, con totale cinismo o somma indifferenza, una forza politica di governo continua a parlare di blocchi navali nel Mediterraneo. Il naufragio della Kater i Rades è una pietra di paragone, perché, a differenza dei molti altri avvolti nel silenzio, è possibile raccontarlo», scrisse Alessandro Leogrande, nel suo libro inchiesta Il Naufragio, raccontando quello che viene ormai ricordato come la prima delle cosiddette tragedie del mare.

    Indietro nei secoli

    Eppure l’Adriatico è stato per secoli una rotta di migrazioni, del passato e del presente.

    La prima migrazione di massa è probabilmente sulla stessa rotta: ancora Albania-Italia. Tra il XV e il XVII secolo, provenienti da quelle regioni note come Epiro (oggi a cavallo tra Albania e Grecia), centinaia di migliaia di profughi si stabilirono in Italia. Dopo la caduta della resistenza all’avanzata dell’Impero ottomano, con la morte del comandante supremo Skanderbeg (l’eroe nazionale albanese Giorgio Castriota, morto nel 1468 combattendo gli ottomani, ndr), i civili che non volevano finire sotto l’egida del Sultano fuggirono verso la Puglia, passando l’Adriatico, fermandosi o continuando il loro viaggio fino a Calabria e Sicilia. Qui, dopo secoli, ancora oggi, conservano lingua e tradizioni dei loro antenati.

    E poi, durante la Guerra Fredda, piccole imbarcazioni di pescatori si mettevano al servizio – dietro compenso – di “viaggi” da una parte all’altra del confine tra Italia e Jugoslavia, in un senso e nell’altro. Verso le coste italiane fuggivano i nemici del socialismo e cioè nazionalisti, soprattutto croati, che volevano evitare i processi per aver collaborato con nazisti e fascisti. In Jugoslavia, invece, passavano militanti di sinistra italiani, ex partigiani che non avevano lasciato le armi o esponenti di movimenti extraparlamentari, che cercavano protezione o proseguivano verso l’allora Cecoslovacchia.

    Perché l’Adriatico, da sempre, per vicinanza e navigabilità, è una rotta quasi naturale dei movimenti umani, legali e illegali.

    Fino a pochi anni fa soltanto, ad esempio, una delle rotte migratorie più comuni era legata al porto greco di Patrasso. Migliaia di persone, che arrivavano in Grecia dal confine con la Turchia, per la maggior parte provenienti dall’Afghanistan e dal Pakistan, finivano in un accampamento informale all’ingresso del porto della città greca, vivendo in una tendopoli che ormai aveva assunto le dimensioni di una città fantasma.

    Bar e barbieri, piccoli ristoranti, negozi erano spuntati in tutto l’accampamento che arrivò a ospitare fino a duemila persone. Tendenzialmente tollerati dalle autorità e dai residenti, lentamente, vissero sulla loro pelle il cambio di narrazione sulle migrazioni, l’emergere dell’estrema destra (in particolare il movimento Alba Dorata), l’esasperazione dei residenti.

    Le tensioni aumentavano, ma decine di ragazzi continuavano a provare a partire, sempre nello stesso modo: aspettavano i camion che facevano manovra per entrare nel porto di Patrasso, provavano ad aprire il rimorchio e ci saltavano dentro. A volte riuscivano, altre no.

    Come nel caso di S.J., un migrante afghano di 24 anni, trovato morto nel garage del traghetto Cruise Europa della Minoan Lines il 6 settembre 2009, in rotta da Patrasso ad Ancona. Gli venne trovata in tasca una domanda per lo status di rifugiato politico in Grecia. L’autopsia stabilì che il giovane era morto per asfissia nella stiva, dove venne calcolato che la temperatura avesse raggiunto i 50 gradi percepiti. Nessuno ha mai tenuto il conto di quanti S.J. non ce l’hanno fatta.

    Pochi mesi prima, c’era stato il primo sgombero violento del campo, che si era poi ricostituito in più campi di dimensioni inferiori, ma che andarono incontro negli anni successivi allo stesso destino.

    La rotta adriatica

    Oggi quella rotta ha numeri poco significativi, ma ancora vengono registrati arrivi provenienti dai porti greci e albanesi a Bari, Brindisi, Ancona e Venezia.

    Una segnalazione di Global Initiative Against Transnational Organized Crime, ad esempio, raccontava nel 2021 come l’Albania fosse una base di partenza, ma non più per la popolazione locale.

    Il 9 gennaio 2021 un’imbarcazione con 55 migranti provenienti da Siria, Iran ed Egitto – tra cui donne e bambini – vennero salvati in mare al largo delle coste dell’Albania. Il motoscafo su cui viaggiavano, partito da Valona, ​​in Albania, era diretto in Italia e si era rotto. I piloti erano fuggiti e la barca andava alla deriva e perdeva carburante.

    La stessa segnalazione analizzava anche altri viaggi, che cominciano sulle coste sia dell’Albania sia del vicino Montenegro, ma con una modalità diversa rispetto al passato: non più grandi imbarcazioni, non più nascosti nei traghetti. Ma piccole barche, a volte addirittura a vela (facilmente scambiabili per imbarcazioni da turismo) per piccoli gruppi. Che potevano pagare cifre molto alte in cambio di un viaggio più sicuro.

    Il naufragio di Steccato di Cutro, che ha fatto almeno 180 vittime nel febbraio 2023, è il risultato di un viaggio simile. Il caicco inabissatosi, però, era partito dalla Turchia ed era diretto in Calabria. Un’ipotesi è che abbia evitato l’Adriatico perché, secondo le testimonianze di alcuni migranti e le informazioni fornite da una fonte di IrpiMedia, i trafficanti lo considerano troppo pattugliato, molto più delle coste calabresi.

    Oggi in alto Adriatico, la rotta migratoria più battuta è quella via terra. Ogni giorno, nel piazzale principale della stazione ferroviaria di Trieste, si possono incontrare le persone in viaggio sulla cosiddetta Rotta balcanica. Si calcola che siano state decine di migliaia le persone arrivate via terra dal 2015, con un incremento negli ultimi anni.

    Rispetto alle migrazioni via mare, invece, le novità degli ultimi anni in Adriatico, sono legate soprattutto a rotte di “ritorno”. Sempre più spesso, alle navi delle Ong che salvano in mare persone dalla rotta del Mediterraneo centrale, vengono assegnati porti in Adriatico, per ordine del governo italiano. Rispetto a questa pratica, dovuta alla nuova normativa italiana, le ong hanno emesso un comunicato congiunto nel quale accusano l’esecutivo di Roma.

    «Nel 2023, le navi di soccorso delle Ong sono state costrette a percorrere più di 150.500 km in più per raggiungere porti lontani, il che equivale a fare più di tre volte e mezzo il giro del mondo. Ciò significa centinaia di giorni trascorsi lontano dall’area di ricerca e soccorso, dove la vita delle persone è a rischio», denunciano le organizzazioni firmatarie.

    L’ultimo accordo

    C’è un’ultima polaroid che rischia di essere scattata, questa volta dall’altro lato dell’Adriatico. Rappresenta due centri di detenzione in territorio albanese per le persone migranti intercettate o soccorse in mare dalle navi italiane. Nel novembre 2023, infatti, l’Italia ha siglato un accordo con l’Albania che porterà alla nascita in territorio albanese di «strutture per effettuare le procedure di frontiera o di rimpatrio dei migranti non aventi diritto all’ingresso e alla permanenza nel territorio italiano».

    Secondo Amnesty International, l’accordo rappresenta una «violazione degli standard internazionali di ricerca e soccorso, riversa sofferenze aggiuntive su persone appena salvate dal mare, spesso traumatizzate per aver appena assistito all’annegamento di altre persone o bisognose di assistenza urgente» e mette «a rischio numerose vite umane».

    L’intesa tra i presidenti Giorgia Meloni e Edi Rama vale almeno 65 milioni di euro, il prezzo per la sola costruzione degli edifici, a cui vanno ovviamente aggiunti i costi di gestione, a carico sempre dello Stato italiano.

    Nel maggio 2024, mentre in Italia infuriavano le polemiche sui costi di queste strutture in rapporti ai reali risultati che dovrebbero raggiungere, in Albania la costruzione del centro per l’arrivo dei migranti via mare, nel porto della cittadina di Shëngjin, era praticamente conclusa, mentre quella del centro di detenzione nella località interna di Gjader, era ancora molto indietro.

    Ciò nonostante, nel corso di una visita in Albania il 5 giugno 2024, la presidente del Consiglio Giorgia Meloni ha dichiarato che «il complesso dei due centri per migranti in Albania sarà operativo dal primo agosto 2024». È un cerchio che sembra chiudersi, ancora una volta, a scapito dei diritti e delle vite umane.

    Gli impatti

    Decine di scatti, decine di movimenti tra le sponde, di traffici legali e illegali e di migrazioni. Movimenti che hanno avuto e hanno sempre un impatto, da entrambi i lati. Ci sono gli impatti sulle storie personali, quelle di chi è riuscito ad avere una nuova vita, di chi non è arrivato, di chi è arrivato e ha trovato altro.

    Come Hyso Telharaj, arrivato in Italia dall’Albania nel 1999 e ucciso pochi mesi dopo per essersi rifiutato di piegarsi ai caporali delle campagne pugliesi dove lavorava come bracciante.

    Ci sono poi impatti più ampi, la cui concretezza si può notare dopo giorni, mesi, anni. È l’impatto dei flussi economici provenienti dai traffici, che attraversano il mare di mezzo. Non c’è una mappa che descrive questi impatti: ci sono collegamenti, passaggi di denaro tra una città e un’altra, operazioni che svelano sistemi che vanno ben oltre i confini nazionali. Sono flussi che, a differenza di quelli di persone, non creano allarme sociale, ma creano cambiamenti reali, più o meno visibili.

    Ci sono i soldi del contrabbando di sigarette, che hanno avuto un impatto locale, garantendo un reddito a migliaia di pugliesi, e un impatto internazionale, con enormi quantità di denaro drenate verso i paradisi fiscali.

    E poi ci sono i traffici di stupefacenti che, attraverso il riciclaggio dei proventi in attività immobiliari e turistiche, hanno cambiato il volto di porzioni di costa su entrambe le sponde dell’Adriatico. Non solo. In Albania, hanno anche contribuito a falsare l’economia e a far salire i prezzi, a danno di chi in certi affari illegali non è coinvolto, ma ne paga comunque le conseguenze.

    Vale anche per i rifiuti tossici e le armi, che hanno avuto impatti devastanti sulla salute e anche sulla stessa vita degli abitanti dei luoghi di destinazione di questi flussi di merci illegali.

    L’Adriatico è una frontiera dove, fin dai tempi degli Imperi del Quattrocento, c’è una continua commistione tra interessi criminali ed economie legali. La globalizzazione ha accorciato le distanze del mondo ma ancora oggi non c’è nessuna cerniera che tiene insieme mondi diversi in uno spazio così ridotto: Oriente e Occidente; Europa dentro l’Unione europea, ed Europa fuori dall’Unione europea. Tutti bagnati dallo stesso mare di mezzo.

    https://irpimedia.irpi.eu/adriaticocriminale-naufragi-migranti-vlora-kater-i-rades

    #naufrage #asile #migrations #réfugiés #Albanie #réfugiés_albanais #Italie #Adriatique #Méditerranée #1997 #mer_Adriatique #histoire
    #28_mars_1997 #Sibilla #procès #justice #Cutro #Steccato_di_Cutro #Hyso_Telharaj

    • Il naufragio. Morte nel Mediterraneo

      «Il naufragio della Kater i Rades costituisce una pietra di paragone per tutti gli altri naufragi a venire, non solo perché è stato l’esito delle politiche di respingimento e dell’isteria istituzionale che le ha prodotte. Non solo perché i termini della questione oggi sono i medesimi. Non solo perché, con totale cinismo o somma indifferenza, una forza politica di governo continua a parlare di blocchi navali nel Mediterraneo. Il naufragio della Kater i Rades è una pietra di paragone, perché, a differenza dei molti altri avvolti nel silenzio, è possibile raccontarlo.»

      Alle 18.57 del 28 marzo 1997 una piccola motovedetta albanese stracarica di immigrati, la Kater i Rades, viene speronata da una corvetta della Marina militare italiana, la Sibilla. In pochi minuti l’imbarcazione cola a picco nel Canale d’Otranto. È la sera del Venerdì Santo. I superstiti sono solo 34, i morti 57, in gran parte donne e bambini, 24 corpi non verranno mai ritrovati. È uno dei peggiori naufragi avvenuti nel Mediterraneo negli ultimi vent’anni. Ma soprattutto è la più grande tragedia del mare prodotta dalle politiche di respingimento. La guerra civile albanese, che infuria da settimane, spinge migliaia di uomini, donne e bambini a partire verso le coste italiane in cerca della salvezza. La crisi del paese balcanico fa paura. In molti in Italia alimentano il terrore dell’invasione e prospettano la necessità del blocco navale. Così, tre giorni prima del naufragio, il governo italiano vara delle misure di controllo e pattugliamento nelle acque tra i due Stati che prevedono anche il ricorso a procedure di «harassment», ovvero «azioni cinematiche di disturbo e di interdizione». Prima dello scontro, la Sibilla insegue la Kater i Rades per un tempo che agli uomini e alle donne sulla carretta appare incredibilmente lungo. Il processo per accertare le responsabilità dell’accaduto è lunghissimo. Le indagini vengono ostacolate e intralciate, alcune prove scompaiono o non vengono mai recuperate. Alla fine, gli unici responsabili del disastro risultano essere il comandante della Sibilla e l’uomo al timone della Kater. Intanto in Albania, i sopravvissuti e i parenti delle vittime creano un comitato per ottenere giustizia. Alessandro Leogrande ha indagato a lungo sul naufragio del Venerdì Santo: ha incontrato i sopravvissuti e i parenti delle vittime, i militari, gli avvocati, gli attivisti delle associazioni antirazziste e ha girato per le città e i villaggi dell’Albania da cui sono partiti i migranti.

      https://www.feltrinellieditore.it/opera/il-naufragio

      #livre #Alessandro_Leogrande

  • Más de 650 migrantes rescatados y decenas de víctimas mortales en aguas de Canarias en las últimas 24 horas

    El relato de los supervientes afirma que al menos 50 personas fueron arrojadas al mar tras fallecer en un cayuco que quedó a la deriva a cientos de kilómetros de tierra


    Seis cayucos y una lancha neumática con 677 inmigrantes a bordo en total, entre ellos 26 menores, fueron socorridos por Salvamento Marítimo a lo largo de este jueves en la Ruta Canaria, de los cuales uno falleció ya en tierra, tras ser trasladado al Hospital de El Hierro, y varias decenas podrían haber muerto en la travesía. Además, otros cinco, entre ellos un recién nacido que fue alumbrado en alta mar, tuvieron que ser evacuados en helicóptero.

    Ha sido una jornada frenética para las tripulaciones de Salvamento Marítimo en Canarias, que ha obligado a movilizar seis barcos de rescate en cuatro islas (las guardamares Urania y Talía y las salvamares Adhara, Mízar, Menkalinan y Al Nair), además del helicóptero Helimer 201, según ha destacado el director de la sociedad estatal, José Luis García Lena.

    Esta serie de rescates comenzó en la tarde del miércoles, cuando el buque noruego Ramform Atlas/Lart8 avistó un cayuco a la deriva a unos 200 kilómetros al sur de La Gomera y El Hierro, cerca del cual se localizaron después dos embarcaciones más.

    El Centro de Salvamento Marítimo de Tenerife movilizó la Guardamar Urania, la Salvamar Adhara, la Guardamar Talía y el helicóptero Helimer 201.

    La tripulación de la Guardamar Urania rescató a 190 personas (de ellas 15 mujeres y seis niños) que fueron desembarcadas en La Restinga (El Hierro) a las 08.00 horas de este jueves, desde donde una de ellas fue derivada al hospital insular, si bien el Helimer 201 evacuó primero a una mujer y a un bebé, que había nacido en el cayuco.

    Según el relato de los ocupantes de la embarcación, estos habrían realizado una travesía de nueve días desde Nuakchot, en Mauritania. A bordo viajaban personas de Guinea-Conakry, Senegal, Marruecos, Mauritania, Comoro, Gambia, Malí y Pakistán.

    Antes de dirigirse al aeropuerto de Tenerife Sur, el helicóptero, con la mujer y el bebé a bordo, recogió a otras tres personas en mal estado de salud de un segundo cayuco.

    En este iban 70 ocupantes (65 hombres y 5 mujeres, naturales de Ghana, Senegal, Guinea Bissau y Mali) que se encontraba en situación desesperada. Según relataron sus ocupantes, habían muerto entre diez y doce personas durante la travesía desde Nuakchot, de donde zarparon hace trece días. En las últimas horas, tras comenzar a relatar los supervivientes lo ocurrido, se ha sabido que partieron de Nuakchot, en Mauritania, a finales de mayo, pero a los pocos días quedaron a la deriva. Algunos comenzaron a morir durante la travesía y sus cuerpos, incluidos los de mujeres y niños, fueron arrojados al mar. La cifra de muertos se ha elevado hasta, al menos, 50 personas.

    Tres de ellos fueron evacuados en helicóptero con la madre y el bebé de la otra embarcación. Las restantes personas de ese segundo cayuco fueron llevadas por la Salvamar Adhara también a La Restinga, en donde desembarcaron a las 03.50 horas.

    Los servicios sanitarios derivaron a ocho de ellos desde el muelle directamente al hospital de la isla, uno de los cuales falleció en el centro sanitario y fue enterrado horas después en el cementerio de Valverde sin identificación, bajo el código Inmigrante Nº 119 R3.

    La Guardamar Talía acudió al rescate de la tercera embarcación, con 159 personas (149 hombres, 8 mujeres y dos niños), que desembarcaron por la mañana en Arguineguín, Gran Canaria.

    Antes, a las 23.00 horas, el centro de emergencias 112 había informado a Salvamento Marítimo de que se había recibido una llamada desde un cayuco con 44 personas (de ellas 3 mujeres y 2 menores) que decían estar a la deriva entre Tenerife y La Gomera, según deducían por las luces que veían.

    Salvamento Marítimo movilizó la Salvamar Mizar, que a las 01.10 horas localizó el cayuco, rescató a sus 44 ocupantes y los trasladó hasta el puerto de Los Cristianos, en Tenerife, en donde desembarcaron a las 03.57 horas.

    Por la mañana, llegó a Tenerife por sus propios medios la quinta a embarcación del día, un cayuco localizado por un radar a 16 kilómetros al sureste de la punta de Rasca, cuyos 55 ocupantes, todos hombres, llegaron por sus medios a Los Cristianos acompañados por la Salvamar Menkalinan.

    Le han seguido otro cayuco socorrido a pocos kilómetros de El Hierro con 108 personas a bordo, entre ellas 21 mujeres y 15 menores, y una neumática con 51 personas de origen subsahariano rescatada esta tarde a 68 kilómetros al este de Lanzarote por la Salvamar Al Nair, con siete mujeres y un niño.

    Este viernes, la Guardamar Concepción Arenal ha rescatado a 64 migrantes subsaharianos, entre ellos seis mujeres y un menor, que han sido localizados en una neumática a unos 79 kilómetros al este de Arrecife (Lanzarote). Según han informado las fuentes del citado organismo estatal, todos ellos se encuentran en aparente buen estado de salud.

    Salvamento acudió al rescate de estas personas tras recibir un aviso de la Guardia Civil de la neumática, que fue avistada por un buque mercante, el Bochem Casablanca, que ha permanecido en la zona hasta que ha sido auxiliada.

    https://www.eldiario.es/canariasahora/migraciones/jueves-frenetico-salvamento-canarias-677-rescatados-muerto-numerosos-desapa

    #mourir_en_mer #morts_en_mer #mourir_aux_frontières #Canaries #route_atlantique #décès #El_Hierro #Valverde #identification #Arrecife #Lanzarote

  • Zarzalejos denuncia que Francia «está haciendo #devoluciones_en_caliente»

    De Andrés, líder del PP vasco, ha lamentado «la deslegitimación de instituciones del conjunto de España como la Justicia y los medios de comunicación»
    El Correo, Jesús J. Hernández, 07-06-2024

    avier Zarzalejos ha denunciado este jueves que Francia «está haciendo devoluciones en caliente» y ha asegurado que, además, «está suspendiendo, de manera arbitraria y reiterada, el espacio Schengen». El candidato del PP en las elecciones europeas ha anunciado el envío de una carta a la comisaria de interior Ylva Johansson para informarla de estos hechos y «pedirle que Los investigue y tome las medidas oportunas».

    El PP ha celebrado este jueves su acto de campaña en la avenida de Irun, muy cerca de la frontera francesa, por donde «pasan a diario» los migrantes hacia Francia y Alemania. Y ha aprovechado la ocasión para denunciar allí las políticas fronterizas del país galo. Según la vicesecretaria de Igualdad, Conciliación y políticas sociales del Partido Popular, Ana Alós, «la situación humanitaria con los migrantes que vive nuestro país y la Unión Europea no tendría que ocurrir».

    A juicio de Alós, «la política migratoria necesita de equilibrio entre una protección, que hoy, por parte del Gobierno de España no se está llevando a cabo, y el impulso de las medidas regulatorias de migración». Esa segunda parte se fundamenta en que «también necesitamos a personas venidas de otros países y que vienen a trabajar y buscar empleo», por lo que ha abogado por buscar «soluciones estructurales y una visión integral».

    «Irregularidad sobrevenida»
    Según los populares, «el PSOE entra en contradicción cuando habla de proteger a los inmigrantes pero luego les aboca a una irregularidad sobrevenida». Por eso reclamaron «la puesta en valor del pacto migratorio europeo y el equilibrio sensato que promueve el Partido Popular para acabar con la inmigración irregular en la Unión Europea». También Muriel Larrea, presidenta del PP de Gipuzkoa, ha denunciado «el drama humano» en el que se ha convertido este puente para los migrantes en tránsito que proceden de África.

    https://medios.mugak.eu/noticias/687486/noticia

    #refoulements #migrations #réfugiés #frontières #refoulements_à_chaud #refoulements #push-backs #France #pays_basque #Irun