• #Athènes : un regard critique sur les #trottinettes_électriques

    Les trottinettes électriques ont fait récemment leur apparition à Athènes, accompagnées comme dans d’autres villes grecques d’un discours approbateur de la part des journalistes et des collectivités locales (Αθηναϊκό-Μακεδονικό Πρακτορείο Ειδήσεων/ Agence Nouvelles d’ Athènes-macédonienne , 2019 / Journal Η Εφημερίδα των Συντακτών, 2019 / TyposThes, 2019) sur l’intégration dans le cadre urbain de cette nouvelle offre de mobilité verte et alternative [1]. Les informations qui traitent ce sujet ne permettent pas de structurer un discours public sur la ville, mais aboutissent à une réception acritique du modernisme occidental couplée à une indifférence envers l’organisation de l’espace public en ville. Ceci est le résultat d’une aphonie publique toute particulière concernant l’urbanisme, à laquelle contribuent depuis des décennies les autorités comme les athéniens, qui ont trouvé refuge dans les avantages que les uns comme les autres tirent de l’appropriation à petite ou grande échelle de l’espace public. A travers ce texte, nous tentons d’exercer une critique envers ce nouveau moyen de transport, avec la défense de l’espace public et de son usage collectif comme visée ultime.

    https://www.athenssocialatlas.gr/fr/article/athenes-un-regard-critique-sur-les-trottinettes-electriques
    #mobilité #urbanisme #Hive #géographie_urbaine #urban_matter #Grèce

  • La géographie du programme d’hébergement des demandeurs d’asile « #ESTIA » à Athènes

    A partir de 2015, avec l’arrivée massive de populations réfugiées en Grèce, toute une série de programmes destinés aux demandeurs d’asile et aux réfugiés ont été élaborés et mis en œuvre par divers acteurs, principalement dans l’espace urbain athénien. Ces programmes recouvrent (directement ou indirectement) différents aspects de la problématique d’implantation socio-spatiale des demandeurs d’asile et des réfugiés dans le cadre de la ville, ce qui soulève des questions concernant les tendances à l’œuvre, ainsi que les actions institutionnelles visant à favoriser la cohabitation des différentes communautés au niveau local.

    Cet article analyse les dimensions socio-spatiales et la géographie du programme d’hébergement « ESTIA » pour les demandeurs d’asile à Athènes. En dépit du fait que ces dimensions n’aient pas été strictement et publiquement déterminées au cours de l’élaboration du programme, elles seront ici explorées de façon sélective à travers : a) les critères de localisation des structures de l’ESTIA (appartements et bâtiments) au sein du tissu urbain, et b) le discours et la vision des acteurs compétents en matière de diversité ethnique, de répartition et de ségrégation socio-spatiale à Athènes. En outre, nous commenterons le cadre d’élaboration de l’ESTIA, entre « urgence » et « intégration », ainsi que l’importance d’un certain nombre d’actions urbaines qui ont été réalisées. Les aspects ainsi analysés sont liés à l’interaction entre les différents groupes ethniques au sein de la ville, ils entrent en résonance avec les conceptions véhiculées par les études urbaines et la cohabitation interethnique comme processus inextricablement dépendant de l’espace, et rappellent le caractère fondamental de questions telles que la diversité ethnique, la mixité et la ségrégation socio-spatiales.

    Cette recherche a été menée dans le cadre de la thèse de doctorat de l’auteure. La méthodologie suivie consiste en une analyse de la législation relative au sujet, d’un suivi systématique des politiques menées, du rassemblement, traitement et cartographie de données quantitatives, et d’interviews semi-formelles de représentants des structures impliquées.

    https://www.athenssocialatlas.gr/fr/article/la-geographie-du-programme-estia
    #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #Athènes #Grèce #cartographie #visualisation

  • Le quartier d’habitat social à #Tavros

    La zone étudiée est l’un des quartiers créés à Athènes (comme ceux de Dourgouti, Asyrmatos, Ambelokipi, etc.) afin de loger les réfugiés d’Asie Mineure de la décennie 1920. L’installation des réfugiés s’est faite soit par auto-installation dans des baraquements, soit de manière organisée dans des logements construits par l’État. Au cours des années qui ont suivi le quartier a reçu un grand nombre de migrants de l’intérieur, tandis que dès les années 1950 débute la construction progressive d’immeubles dédiés au relogement des réfugiés et ouvriers vivant dans les baraquements. Contrairement à d’autres zones d’habitation de réfugiés (comme par exemple Ilissos, Polygono, Kountouriotika), qui ont été rasés et dont les traces se sont perdues puisqu’elles se sont totalement fondues dans le tissu urbain environnant, Tavros est parvenu, à travers la création d’ensembles de logements sociaux, à conserver ses particularités vis-à-vis de son environnement large.


    https://www.athenssocialatlas.gr/fr/article/lhabitat-social-a-tavros
    #urbanisme #géographie_urbaine #Grèce #Athènes #habitat_social #cartographie #visualisation #réfugiés #histoire #quartiers_de_réfugiés

  • Atlas social et spatial du #Pirée des réfugiés

    Le programme de recherche interdisciplinaire de la Fondation Nationale de la Recherche et de l’Université polytechnique nationale d’Athènes « #Quartiers_de_réfugiés du Pirée – de l’émergence à la mise en valeur de la mémoire historique », dont l’objectif est d’étudier l’ensemble des #quartiers de réfugiés qui se sont développés dans l’agglomération piréote après 1922, s’est achevé il y a quelques mois. A cette occasion, nous en présenterons ici brièvement les constatations en matière sociale et urbanistique.

    L’installation urbaine des réfugiés dans l’agglomération du Pirée a constitué un processus graduel qui à ce jour n’a toujours pas fait l’objet d’une analyse détaillée. Ce programme de recherche a tenté d’analyser cette installation en exploitant des documents historiques, des archives non classées, des journaux d’époque mais également des témoignages oraux. D’autre part, un grand nombre de plans topographiques et de fragments de cartes ont été rassemblés par les différents services et structures investies dans cette étude, et qui, après numérisation et harmonisation, ont été positionnés sur un même fonds cartographique. Ceci a rendu possible une lecture et une compréhension plus approfondie de la géographie urbaine de l’installation des réfugiés.

    Tout ce que nous venons d’évoquer a permis d’élaborer une nouvelle narration de l’histoire de l’installation des réfugiés au Pirée, ainsi que de l’identification et de la mise en valeur de lieux d’un intérêt particulier d’un point de vue urbanistique et historique. Les éléments rassemblés suite à un plus ample traitement et à un examen approfondi du processus d’évolution résidentielle, serviront de base à la création de l’atlas des réfugiés de l’agglomération piréote.


    https://www.athenssocialatlas.gr/fr/article/atlas-social-et-spatial-du-piree-des-refugies
    #histoire #réfugiés #Athènes #Grèce #géographie_urbaine #urbanisme #mémoire #cartographie

  • #Koukaki à travers le regard de sept de ses habitants : Un lieu de résidence et de passage

    Koukaki s’étend de la rue Dionysiou Areopagitou à la place Koundourioti (« aire de jeux ») et de la lisière du mont Philopappos à l’avenue Syggrou (Carte 1). Il s’agit d’une zone chargée d’une longue histoire, et, au cours des décennies récentes, d’importantes mutations : la piétonisation de deux rues centrales, puis l’arrivée de deux stations de métro, l’ouverture du nouveau Musée de l’Acropole, et plus récemment, l’apparition du phénomène Airbnb et l’intensification des activités de loisir. Ces évolutions sont ici abordées à travers le regard de sept habitants du quartier, ayant chacun un parcours, une expérience et une perception différente du quartier et de ses transformations.


    https://www.athenssocialatlas.gr/fr/article/koukaki-un-lieu-de-residence-et-de-passage
    #Athènes #géographie_urbaine #urbanisme

  • Wie Japan dafür sorgt, dass in Berlin ein Denkmal verschwindet
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/tokios-arm-reicht-bis-nach-moabi-li.110818

    Suite à une intervention de l’ambassadeur japonais le maire écolo de l’arrondissement Mitte de Berlin décrète la disparition d’un mémorial dédié aux esclaves sexuelles coréennes.

    Malheureusement l’auteur de l’article place l’esclavagisme sytématique japonais au même niveau avec les abus commis par les troupes soviétiques pendant la conquête de l’Allemagne nazie. Contrairement aux militaires japonais et allemands les officiers et tribunaux de l’armée rouge punissaient les soldats coupables de viols de femmes des pays occupés.

    Cet article est un bon exemple pour le reflexe anticommuniste profondément enraciné dans l’inconscient de la majorité des allemands.

    Der Bezirksbürgermeister von Mitte knickt vor den Forderungen Tokios ein und will ein neu errichtetes Denkmal gegen sexualisierte Gewalt in Kriegen in Moabit wieder entfernen lassen.

    Ist es Aufgabe eines Berliner Stadtbezirks, internationale Politik zu machen? Dies ist offenbar die Meinung von Mittes Bürgermeister, Stephan von Dassel (Bündnis 90/Die Grünen). Er erließ in der vergangenen Woche die Anordnung, eine sogenannte Friedensstatue zu entfernen, die erst am 28. September in der Moabiter Birkenstraße errichtet worden war. Der Korea-Verband, der vor allem aus interessierten Deutschen besteht, hatte dieses Mahnmal aufgestellt – mit Genehmigung des Bezirksamts und in Anwesenheit der Leiterin des Fachbereichs Kunst, Kultur und Geschichte.

    Mit der Statue protestiert der Verband gegen sexualisierte Gewalt in Kriegen, vor allem gegen Frauen. Als Beispiel wählten sie das Vorgehen der japanischen Armee im Zweiten Weltkrieg, als schätzungsweise 200.000 Mädchen und Frauen gezwungen wurden, sich für japanische Soldaten zu prostituieren. Viele der Mädchen waren noch sehr jung, manche sollen erst 11 Jahre gewesen sein. Japans Regierung nannte die Opfer dieser Gewalt „Trostfrauen“. Rekrutiert wurden sie vor allem aus den Ländern, mit denen Japan damals im Krieg war, hauptsächlich aus China, Korea und anderen Staaten im Pazifikraum.

    Sexualisierte Gewalt in Kriegen war keine japanische Spezialität, auch die deutsche Wehrmacht oder die Rote Armee der Sowjetunion wandte dieses Mittel an, um einerseits die eigenen Soldaten zu befriedigen, aber auch zur Demütigung der „Feinde“. Dieses Phänomen gibt es schon seit Jahrhunderten und es existiert bis heute. Dass der Korea-Verband das Beispiel der Japaner wählte, hat mit den äußeren Umständen zu tun. Bis heute lehnt die Regierung in Tokio eine Diskussion über Kriegsschuld und auch diese Vergewaltigungen ab, sie stellt ihr Land ausschließlich als Opfer dar. Eine Aufarbeitung gibt es nicht. Erst 1991, fast ein halbes Jahrhundert nach Kriegsende, haben sich überlebende „Trostfrauen“ getraut, an die Öffentlichkeit zu gehen.
    Der freie Stuhl ist für die, die nicht überlebt haben

    Aber nicht in Japan, dort ist das nicht möglich. In Seoul, der Hauptstadt Südkoreas, demonstrierten sie vor der japanischen Botschaft. Und seitdem jeden Mittwoch, bis heute. Im Jahr 2002, dem Jahr der tausendsten Mittwochs-Kundgebung, wurde das erste Mahnmal gezeigt: Ein Mädchen in Lebensgröße sitzt auf einem Stuhl, die Hände zu Fäusten geballt. Ihr Schatten auf dem Boden zeigt eine alte, gebeugte Frau. Der Stuhl daneben ist frei, er steht für diejenigen, die nicht überlebt haben. Und er lädt dazu ein, sich solidarisch neben sie zu setzen.

    Eine Kopie dieser Statue wurde in Moabit aufgebaut. Das Kulturamt gab die Genehmigung für ein Jahr und kündigte sogar die Teilnahme der zuständigen Stadträtin Sabine Weißler an. Wie der Bürgermeister ist auch sie für die Grünen im Bezirksamt, also für eine Partei, die für sich in Anspruch nimmt, gegen sexualisierte Gewalt und Krieg einzustehen. Tatsächlich teilgenommen hat Weißler dann aber nicht. Und unmittelbar nach der Errichtung der Statue protestierten die japanische Botschaft und sogar der japanische Außenminister gegen die Aufstellung. Es ist schon ungewöhnlich genug, dass das Außenministerium eines 126-Millionen-Staates sich direkt an den Bürgermeister eines Stadtbezirks in 9000 Kilometer Entfernung wendet, um die Entfernung eines Mahnmals zu fordern. Erstaunlich ist aber auch, dass dieser Bürgermeister davor einknickt, obwohl er einer Partei angehört, die sich einst als „parlamentarisches Spielbein der Friedensbewegung“ betrachtete.
    Am Mittwoch muss das Denkmal wieder entfernt werden

    Von Dassel argumentiert in einer Pressemitteilung: „Das Bezirksamt [muss] in seiner Rolle als Genehmigungsbehörde grundsätzlich auf Parteinahme in zwischenstaatlichen und insbesondere historischen Konflikten verzichten.“ Mit dieser Argumentation dürfte auch nicht mehr an die Verbrechen in den Kolonien während der Kaiserzeit erinnert werden, nicht an den Holocaust oder an den Mauerbau. Natürlich muss ein Mahnmal Partei ergreifen, sonst wäre es keines. Der von Dassel beanstandete Text auf der Tafel neben der Statue erklärt dabei nur sachlich den Hintergrund des Mahnmals. Er thematisiert nicht einmal das Verhalten der heutigen japanischen Regierung in Bezug auf die „Trostfrauen“, obwohl das durchaus angebracht wäre.

    Am Mittwoch nun soll der Verband das Mahnmal wieder abbauen. Andernfalls würde der Bezirk den Abriss veranlassen und dem Korea-Verband in Rechnung stellen. Unterdessen hat sich die Statue in Moabit zu einem wahren Treffpunkt entwickelt. Ständig stehen Menschen davor, viele legen dort Blumen nieder. Es ist offensichtlich, dass das Mahnmal ein wichtige Funktion bekommen hat. Dass sich der Bürgermeister nun als verlängerter Arm der japanischen Regierung geriert, ist auch in seiner eigenen Partei sehr umstritten. Es bleibt zu hoffen, dass die Entscheidung für den Abriss doch noch zurückgenommen wird.

    #Corée #Japon #Allemagne #prostitution #esclavage #guerre #femmes #politique #histoire #Berlin #Moabit #Birkenstraße

  • Paroles étudiantes sur les #violences_sexuelles et sexistes

    Notre enquête a pour objectif de lever le voile sur les violences sexistes et sexuelles qui existent au sein des établissements d’#enseignement_supérieur. Nous souhaitons déclencher une prise de conscience pour inciter les différents acteurs de l’enseignement supérieur à agir.

    https://observatoire-vss.com/notre-rapport
    #sexisme #université #facs #France #violences_sexistes #VSS #ESR #étudiants #agressions_sexuelles #viol #homophobie #violences_verbales

    –---

    aussi signalé par @colporteur
    https://seenthis.net/messages/880629

    ajouté à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/863594

    ping @_kg_

  • "Inventer l’#Université et la #recherche de demain"

    Les #vidéos des journées de prospective « Inventer l’#Université et la #recherche de demain » sont désormais presque toutes en ligne :

    • Introduction (J. Siméant-Germanos et B. Andreotti) : repartir des besoins de la société plutôt que de ceux de la recherche et de l’Université. https://youtu.be/qVwUzbKoi3Y

    • Finalités de l’#enseignement_universitaire (V. Durand) : https://youtu.be/RqTXfm888Ok

    • Workday for Future (V. Guillet) : https://youtu.be/IPItYRdfog8

    #Sciences_citoyennes (A. Lapprand) : https://youtu.be/_fKjTFMwSSc

    • De la #division_du_travail scientifique : le couple P.I. / précarité (R. Brette) : https://youtu.be/tu3yo64Q9UQ

    #Université et #démocratie (W. Brown) : https://youtu.be/3lnzDEkZj7g


    https://seenthis.net/messages/880189

    • Les conditions de l’#autonomie_étudiante (H. Harari-Kermadec) : https://youtu.be/N3-ht5lLmzc

    • La condition de #précaire (P.Stamenkovic) : https://youtu.be/NCwy4vqaddI

    • Restaurer la #collégialité dans les instances (J.Gossa) : https://youtu.be/psYZoBQI3_g

    • Une proposition de #budget répondant au besoins de la société (P-Y Modicom) : https://youtu.be/QbHtnZcroyg

    #ESR #facs #conférence

  • Écriture inclusive : un premier bilan de la #controverse

    Le 18 septembre 2020, une tribune publiée dans Marianne (https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/une-ecriture-excluante-qui-s-impose-par-la-propagande-32-linguistes-listen) signée par 32 linguistes prenait clairement position contre l’écriture inclusive ou, plus exactement, contre l’utilisation des graphies abrégées (par exemple : les étudiant·e·s). Cette tribune se présentait comme une mise au point objective dénonçant une pratique qui, selon ses signataires, « s’affranchit des #faits_scientifiques ».

    Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le 25 septembre 2020, une tribune signée par 65 linguistes (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/250920/au-dela-de-l-e-criture-inclusive-un-programme-de-travail-pour-la-lin) prenait le contre-pied de la première, alors que paraissaient en même temps un texte signé par Éliane Viennot et Raphaël Haddad et diverses analyses critiques (https://sysdiscours.hypotheses.org/155). Cette controverse pourrait paraître anecdotique. En réalité, on peut en tirer quelques enseignements intéressants sur les langues et leur fonctionnement, ainsi que sur l’utilisation du discours scientifique expert pour fonder des discours prescriptifs (« il faut… il ne faut pas… ») (https://information.tv5monde.com/video/l-ecriture-inclusive-pour-mettre-fin-l-invisibilisation-des-fe).

    Quelques jalons historiques

    Il y a 30 ans, en #France, un mouvement a conduit à la #féminisation des noms de fonctions, de métiers, de titres et de grades. Très vite relayé par les instances politiques, il visait à « apporter une légitimation des #fonctions_sociales et des #professions exercées par les #femmes » (Décret du 29 février 1984). Il a réussi à imposer, dans les usages et jusque sous la coupole de l’#Académie_française (déclaration du 28 février 2019), l’emploi de #formes_féminines qui ont été tantôt créées (une ingénieure, une sapeuse-pompière), tantôt réhabilitées (une autrice, une officière) ou tantôt simplement plus largement diffusées (la présidente, la sénatrice).

    Cette #prise_de_conscience a permis de faire évoluer la #langue_française de manière à répondre aux besoins des personnes qui s’expriment en #français. La difficulté à laquelle les francophones font face aujourd’hui concerne les (bonnes) manières d’utiliser ces #noms_féminins dans tous les domaines de la vie : administration, enseignement, politique, création artistique, entreprise, vie quotidienne, etc. L’écriture inclusive désigne non plus la féminisation, mais l’usage de ces noms féminins à côté des noms masculins dans les textes.

    L’écriture inclusive, dite aussi #écriture_épicène (en Suisse et au Canada), #écriture_non_sexiste ou #écriture_égalitaire, représente un ensemble de #techniques qui visent à faire apparaître une #égalité, ou une #symétrie, entre les #femmes et les #hommes dans les textes et à adopter un langage non discriminant par rapport aux femmes. Nous choisissons ici de considérer l’écriture inclusive sans l’#écriture_non_genrée, dite aussi neutre ou #non_binaire, qui poursuit un objectif d’inclusion bien sûr, mais également très spécifique : ne pas choisir entre le féminin et le masculin et ne pas catégoriser les personnes selon leur genre.

    Les règles qui ne font (presque) pas polémique

    Certaines règles de l’écriture inclusive sont largement acceptées et figurent dans l’ensemble des guides. Il n’y a pratiquement pas de divergences concernant les éléments suivants :

    (1) Utiliser des noms féminins pour désigner des femmes dans leur fonction, métier, titre ou grade : dire « Madame la Présidente » et non « Madame le Président », « la chirurgienne » et non « le chirurgien », « l’officière de la Légion d’honneur » et non « l’officier de la Légion d’honneur ». Notons que certains noms, malgré des racines connues, ne sont pas encore accueillis sans retenue (par exemple : autrice ou professeuse).

    (2) Utiliser l’expression « les femmes » dès qu’on désigne un groupe de femmes et réserver l’expression « la femme » (ou « la Femme ») pour renvoyer à un stéréotype : dire « la journée internationale des droits des femmes » ou « la situation des femmes en Algérie » ; mais dire « cette actrice incarne la femme fatale ».

    (3) Utiliser « humain, humaine » plutôt que « homme » pour désigner une personne humaine, comme dans « les droits humains », « l’évolution humaine ».

    (4) Toujours utiliser le terme « Madame » lorsqu’on s’adresse à une femme (comme contrepartie féminine de « Monsieur » lorsqu’on s’adresse à un homme) et ne plus utiliser « #Mademoiselle », qui crée une asymétrie, puisque « #Mondamoiseau » est rarement utilisé.

    (5) Ne pas nommer une femme d’après la fonction ou le titre de son mari : dire « la femme de l’ambassadeur » et non « l’ambassadrice ».

    (6) Utiliser les noms propres des femmes comme on utilise ceux des hommes. Ne pas utiliser le prénom d’une femme lorsqu’on utilise le nom de famille d’un homme, par exemple dans un débat politique (ne pas dire « Ségolène contre Sarkozy », ni « Ségo contre Sarko »). Faire de même pour les noms communs (ne pas dire « les filles de la Fed Cup » et « les hommes de la Coupe Davis »).

    Les règles qui suscitent la polémique

    D’autres règles suscitent encore des polémiques (en France et en Belgique notamment), parce qu’elles créent des façons d’écrire ou de parler qui paraissent inhabituelles. Les arguments invoqués pour défendre ou pour refuser ces règles relèvent de l’histoire de la langue, de la linguistique, de la sociologie ou de la psychologie du langage, et parfois de l’idéologie. Les études actuelles (une bibliographie est disponible ici : https://osf.io/p648a/?view_only=a385a4820769497c93a9812d9ea34419) nous apportent pourtant un regard scientifique qui devrait nous aider à naviguer dans les méandres de ce sujet.

    (1) Utiliser le masculin pour désigner une personne dont on ne connaît pas le genre, comme dans une offre d’emploi : « recherche informaticien (H/F) ». Il est prouvé que cette règle ne favorise pas un traitement équitable des femmes et des hommes. De nombreuses études scientifiques ont montré que l’emploi de termes uniquement au masculin (« un mathématicien, un directeur commercial, un musicien ») engendrait des #représentations_mentales masculines chez les adultes d’une part, mais également chez les jeunes. Même si cet usage est permis par la grammaire française, il semble, par exemple, influencer les #aspirations_professionnelles des jeunes. Il a comme conséquence, notamment, de diminuer le degré de confiance des filles et leur sentiment d’auto-efficacité à entreprendre des études pour ces #métiers). Il donne également l’impression aux jeunes que les hommes ont plus de chances de réussir dans ces métiers : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpsyg.2015.01437/full). Dans des secteurs où l’on cherche à créer plus de mixité, comme les sciences et technologies, ou les soins infirmiers, le masculin dit générique devrait être évité.

    (2) Utiliser le #masculin_pluriel pour désigner des groupes qui contiennent des femmes et des hommes, comme « les musiciens » pour désigner un groupe mixte. Il est prouvé que cette règle ne favorise pas une interprétation qui correspond à la réalité désignée. Des scientifiques ont montré de manière répétée (et dans plusieurs langues) que, même si la grammaire autorise une interprétation « générique » du masculin pluriel, cette interprétation n’est pas aussi accessible ou fréquente que l’interprétation spécifique (masculin = homme) (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0388000120300619?dgcid=author). Cette différence d’accessibilité a été expliquée par différents facteurs), comme l’apprentissage du genre grammatical, qui suit invariablement la même séquence : nous apprenons le sens spécifique du masculin (masculin = homme) avant son sens générique. En d’autres termes, quand on dit « les musiciens », la représentation mentale qui se forme le plus aisément est celle d’un groupe d’hommes, le sens spécifique du masculin étant beaucoup plus simple et rapide à activer. La représentation mentale d’un groupe de femmes et d’hommes est plus longue à former et plus difficile d’accès. Le #biais_masculin induit par la forme grammaticale masculine a été démontré dans différents contextes et différents pays (par exemple, en France : https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2008_num_108_2_30971 ; en Suisse : https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/20445911.2011.642858 ; et récemment au Québec). Fait assez rare en sciences, il n’existe, à notre connaissance, aucune donnée contredisant la dominance automatique du sens spécifique du masculin.

    Si l’on souhaite activer l’image de groupes mixtes, il est préférable d’utiliser d’autres stratégies que le masculin, comme les doublons : « les chirurgiennes et les chirurgiens ». Malgré ces résultats, certaines personnes, parfois au travers de guides d’écriture, engagent à ne pas utiliser de doublons. Différentes raisons sont avancées, souvent sans réels fondements scientifiques. Par exemple, les #doublons entraveraient la lecture. À notre connaissance, aucune étude ne corrobore cette idée. Il existe une étude qui montre que même si à la première occurrence d’un doublon, la lecture est ralentie, dès la deuxième occurrence, la lecture redevient tout à fait normale (effet d’habituation : https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2007_num_107_2_30996)). L’idée que les personnes qui utilisent des doublons ne parviendraient pas à réaliser les accords grammaticaux dans les textes est également étonnante, surtout si l’on observe un retour de l’accord de proximité : https://journals-openedition-org.sid2nomade-2.grenet.fr/discours/9542), accord particulièrement adapté à l’utilisation des doublons.

    En revanche, des études scientifiques (https://doi.apa.org/doiLanding?doi=10.1037%2Fpspi0000094) montrent que l’#ordre choisi pour présenter chaque élément de la paire (« les boulangères et les boulangers » vs « les boulangers et les boulangères ») a un effet sur l’interprétation : l’élément présenté en premier est perçu comme plus central ou plus important : http://epubs.surrey.ac.uk/811895.

    (3) Certaines personnes engagent aussi à ne pas utiliser de #formes_abrégées qui permettent de présenter les doublons à l’écrit : « les étudiant·es », « les pharmacien-nes ». Les résultats actuels de la recherche scientifique sont trop limités pour se prononcer de manière définitive à ce sujet. Une étude : https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2007_num_107_2_30996) a mesuré l’effet des doublons sous forme abrégée sur la lecture. Elle concerne un public d’étudiantes et d’étudiants pour lesquels un léger ralentissement de la lecture était mesuré à la première apparition de ces formes, mais se normalisait ensuite. Pour autant, on ne peut pas conclure de cette étude que l’effet serait identique, ou différent, pour d’autres populations. Et les raisons de l’effet de ralentissement, comme de l’effet d’habituation, ne sont pas encore réellement connues.

    Il a également été montré que présenter des métiers sous une forme contractée (à l’époque avec une parenthèse) pouvait augmenter le degré de confiance des filles et le sentiment d’auto-efficacité à entreprendre des études pour ces métiers (https://www.persee.fr/doc/psy_0003-5033_2005_num_105_2_29694). La recherche doit néanmoins continuer de tester l’effet de ces #formes_abrégées : en fonction du signe typographique utilisé (tiret, point médian, etc.) ; en fonction des publics de différents âges, niveaux d’éducation, niveaux socio-économiques ; en fonction des types de textes. Seules des recherches complémentaires permettront de proposer des règles mieux informées pour réguler l’usage de ces formes, apparues principalement pour répondre aux limites de signes imposées dans différents domaines (journalisme, Internet…).

    (4) Enfin, certains guides recommandent plus de souplesse dans la gestion des #accords. À la règle établie de l’accord au masculin générique (« le frère et les sœurs sont arrivés »), ils suggèrent de laisser la possibilité d’appliquer l’#accord_de_proximité (avec le terme le plus proche : « le frère et les sœurs sont arrivées »), l’#accord_de_majorité (avec l’élément le plus important en nombre : « les sœurs et le frère sont arrivées »), ou un #accord_au_choix. L’argument historique est souvent invoqué, à juste titre : l’accord de proximité s’observe dans les textes anciens à hauteur de 45 % des cas (https://books.openedition.org/pusl/26517), mais il reste toujours moins fréquent que l’accord au masculin. L’argument historique ne permet ni de revendiquer un « retour » exclusif à l’accord de proximité, puisqu’il a toujours cohabité avec d’autres formes d’accords. Il ne permet pas non plus de l’exclure, puisqu’il a eu de l’importance. La recherche devrait montrer quels problèmes spécifiques, dans l’apprentissage, la rédaction ou la compréhension des textes, posent ces différents types d’accords.

    La guerre de l’écriture inclusive n’aura pas lieu

    Les connaissances scientifiques actuelles permettent de clarifier le #bien-fondé de certaines règles qui suscitent des #désaccords. Pour d’autres règles, pourtant défendues ou contestées de manière très assertive, il faut savoir reconnaître que les connaissances actuelles ne permettent pas encore de trancher. La recherche doit continuer à se faire afin d’apporter des arguments aux outils proposés.

    La #langue_française n’est pas seulement le domaine des scientifiques. En tant que scientifiques, nous pensons qu’il faut laisser les #usages se développer car ils répondent à des besoins communicatifs et sociaux fondamentaux. Tous les usages ne sont pas appropriés à tous les genres de l’écrit, mais la norme ne doit pas s’imposer de manière étouffante. Faisons confiance aussi aux francophones.

    https://theconversation.com/ecriture-inclusive-un-premier-bilan-de-la-controverse-147630

    #écriture_inclusive #choix #neutralité #catégorisation #masculin_générique

  • « Tu as bien pris son nom ? » lance le douanier à son collègue qui fouille minutieusement mon sac, lit mes RDV ds mon agenda et mes notes. Ils sont remontés, tendus. Je viens de les interroger sur le contrôle au faciès qui s’est déroulé sous mes yeux dans le train vers l’Italie.

    https://twitter.com/msmontfort/status/1315018028724125697

    #contrôles_au_faciès #Italie #frontières #France #gardes-frontière #douaniers #contrôles_d'identité

  • Canarias recibe más de 1.000 migrantes a bordo de 37 pateras en 72 horas

    Las islas Canarias han recibido unos 1.015 migrantes a bordo de un total de 37 pateras y cayucos en las últimas 72 horas coincidiendo con los tres días de visita del ministro de Inclusión, Seguridad Social y Migraciones, José Luis Escrivá, al archipiélago.

    Según ha informado Cruz Roja, por islas, desde el pasado jueves Gran Canaria contabiliza 429 migrantes en 27 embarcaciones irregulares, Tenerife 485 en cuatro pateras y cayucos, Lanzarote 95 personas en cinco embarcaciones y Fuerteventura seis migrantes en una patera. Asimismo, el Muelle de Arguineguín, en el municipio grancanario de Mogán, acoge en la actualidad un total de 375 personas mientras que, según dijo el propio Escrivá este viernes, unos 2.700 migrantes están alojados en hoteles de las islas al no contarse con recursos habitacionales suficientes para el volumen de pateras que están llegado.

    Con esta tendencia, el ministro de Migraciones, José Luis Escrivá, ha advertido de que Canarias se puede enfrentar a una crisis migratoria similar a la que vivió entre 2004 y 2008, de ahí que haya considerado que el Gobierno español “tiene que dar una respuesta equivalente” a este repunte.

    Tras reunirse en la Delegación del Gobierno en Canarias con su titular, Anselmo Pestana, el presidente del Ejecutivo regional, Ángel Víctor Torres, y el presidente del Cabildo de Gran Canaria, Antonio Morales, Escrivá ha admitido que el muelle de Arguineguín, donde Salvamento desembarca a los inmigrantes que rescata en el mar cerca de esta isla, no reúne las condiciones que requiere la recepción de estas personas.

    Por ello, el ministro ha admitido la necesidad de buscar soluciones y dotar a Gran Canaria de “las capacidades” que posee Tenerife para atender a estas personas durante las primeras 72 horas tras su llegada a la isla, tras las que pasan a la red de acogida que gestiona el departamento que dirige través de ONG como Cruz Roja.

    Escrivá también ha estimado que esta red de acogida de inmigrantes presenta deficiencias en Gran Canaria, una situación que ha achacado a que “no se ha sido capaz de pensar que pudiera volver una crisis migratoria”, por lo que ha agradecido a los ayuntamientos y cabildos canarios que han cedido instalaciones para estos fines, así como a los establecimientos hoteleros que albergan a 2.700 personas llegadas a las islas en pateras o cayucos.

    El ministro se ha comprometido a tratar de convencer al Ministerio de Defensa para que ceda infraestructuras que tiene en La Isleta, de forma que pueda ampliarse la capacidad de acogida de Gran Canaria, para lo que también ha dicho que su departamento trabaja con la Sareb en busca de opciones adecuadas en todas las islas.

    Sobre las repercusiones que está teniendo en Canarias este repunte migratorio, el presidente regional, Ángel Víctor Torres, ha manifestado que “es necesario que los ministros visiten” el archipiélago “para que conozcan en persona esta grave crisis”, de forma que puedan “coordinarse las medidas” interministeriales que se precisan.

    Por ello, ha considerado que es necesario que tanto los titulares de Interior y Defensa como el propio presidente del Gobierno español regresen al archipiélago para analizar sobre el terreno las soluciones que corresponde dar a esta “emergencia”, entre las que ha citado la necesaria reactivación de las políticas de devolución y derivación.

    Para Torres, quien ha recordado que el Gobierno canario y los cabildos de las siete islas tutelan a un millar de menores inmigrantes no acompañados llegados a las islas en barquillas, la UE “ha fallado estrepitosamente en la política migratoria” porque “esto no puede ser un problema de la frontera sur”.

    https://www.lavanguardia.com/local/canarias/20201010/483981293385/canarias-1000-migrantes-pateras-72-horas.html
    #Canaries #îles_Canaries #asile #migrations #réfugiés #routes_migratoires #itinéraires_migratoires

  • Fiches de l’Observatoire de l’#Arctique

    Fiche n°1 : flotte de #brise-glaces en Arctique
    https://m365.eu.vadesecure.com/safeproxy/v3?f=4W-_LNCpVh4OQ4LaYcPIUtIGcU6NseFpwdBX0wHgVGkQLGZvTOLqk2EDbYd

    Fiche n°2 : la #route_maritime du Nord-Est - #NSR
    https://m365.eu.vadesecure.com/safeproxy/v3?f=KDbyoJSal_7U4bEftb81LeVUo4hPD8tGc1U3ST3I3yXqo8a_RbixIBe4R5r

    Fiche n°3 : l’étendue de la #banquise et ses conséquences sur les #routes_maritimes
    https://m365.eu.vadesecure.com/safeproxy/v3?f=-Gwzjcun3_eFbd9Pjv-Wwh-oQLYKm-pQi8W-xHxBGID68u4aSQfhCbhJ_8j

    Fiche n°4 : les moyens de communications en Arctique
    http://www.polar-navigation.com/pdf/F4_moyens_COMMS_Arctique_BAUDU.pdf

    Fiche n°7 : les moyens de #navigation le long de la route maritime du Nord
    http://www.polar-navigation.com/pdf/F7_organisation_Nav_Arctique_BAUDU.pdf

    Fiche n°12 : les #tankers LNG #brise-glaces #ARC7 #YamalMax
    http://www.polar-navigation.com/pdf/F12_ARC7%20LNG%20YamalMax%20tanker_BAUDU.pdf

    A venir :

    Fiche n°5 : les terminaux gaziers et pétroliers de l’Arctique russe
    Fiche n°6 : l’organisation SAR en Arctique
    Fiche n°8 : l’organisation de la NSR
    Fiche n°9 : la réglementation maritime de l’Arctique
    Fiche n°10 : les bases militaires russes le long de la NSR
    Fiche n°11 : le corridor maritime russe

    http://www.polar-navigation.com
    #cartographie #visualisation

    ping @reka @simplicissimus

  • #Documentaire « #Multinationales : l’enquête »

    Le film donne la parole à des personnes de deux continents qui ont subi des dommages causés par des multinationales siégeant en #Suisse. Dick Marty et d’autres personnalités de Suisse et de l’étranger expliquent pourquoi ils exigent des règles claires pour obliger les multinationales comme #Glencore à rendre des comptes pour leurs transgressions.

    https://www.youtube.com/watch?v=kQ70GHahjis&feature=emb_logo


    https://initiative-multinationales.ch/film-enquete

    #film_documentaire

  • La #vieillesse, le plus bel âge de la vie ? - #Laure_Adler

    A 70 ans, elle dit avoir l’impression d’être dans un « sas », pas encore atteinte par les conséquences de l’âge mais portant les cicatrices de la vie. Laure Adler, productrice de L’Heure bleue sur France Inter, essayiste, biographe de Marguerite Duras, d’Hannah Arendt, ou de Charlotte Perriand, nous parle de ce bel âge qu’est la vieillesse.

    Cinquante ans après « La Vieillesse », de Simone de Beauvoir, elle nous emmène en voyage dans ce pays que nous connaîtrons tous. Avec « La Voyageuse de nuit » (Grasset), elle mêle souvenirs personnels, textes de grandes figures – de Marguerite Duras à Proust, en passant par Edgar Morin, - et réflexions sur notre temps.

    https://www.youtube.com/watch?v=7bPKyBLEvpA

    • La voyageuse de nuit

      « C’est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour. C’est un récit composé de choses vues sur la place des villages, dans la rue ou dans les cafés. C’est une enquête tissée de rencontres avec des gens connus mais aussi des inconnus. C’est surtout une drôle d’expérience vécue pendant quatre ans de recherche et d’écriture, dans ce pays qu’on ne sait comment nommer : la vieillesse, l’âge ?
      Les mots se dérobent, la manière de le qualifier aussi. Aurait-on honte dans notre société de prendre de l’âge ? Il semble que oui. On nous appelait autrefois les vieux, maintenant les seniors. Seniors pas seigneurs. Et on nous craint – nous aurions paraît-il beaucoup de pouvoir d’achat - en même temps qu’on nous invisibilise. Alors que faire ? Nous mettre aux abris ? Sûrement pas ! Mais tenter de faire comprendre aux autres que vivre dans cet étrange pays peut être source de bonheur…
      Plus de cinquante après l’ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de comprendre et de faire éprouver ce qu’est cette chose étrange, étrange pour soi-même et pour les autres, et qui est l’essence même de notre finitude.
      « Tu as quel âge ? » Seuls les enfants osent vous poser aujourd’hui ce genre de questions, tant le sujet est devenu obscène. A contrario, j’essaie de montrer que la sensation de l’âge, l’expérience de l’âge peuvent nous conduire à une certaine intensité d’existence. Attention, ce livre n’est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu’un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c’est une question de civilisation. Continuons le combat ! »

      https://www.grasset.fr/livres/la-voyageuse-de-nuit-9782246826019
      #livre

  • L’attente
    Dimitris Alexakis - Ou la vie sauvage

    Cinq ans de procédure, de collecte minutieuse de témoignages, de preuves et de mobilisations quotidiennes pour que le lien entre salle d’audience et société ne soit pas rompu mais demeure riche et vivant ; plus de 20 ans de crimes — et une victoire, hier : la condamnation du parti néo-nazi Aube Dorée, à Athènes, reconnu comme une organisation criminelle.

    La géographie de la terreur répandue par Aube Dorée pendant les « années de crise » se confond presque avec celle de votre quartier. Cette rue est celle au bout de laquelle ils s’étaient mis à quatre contre un immigré pakistanais, à coups de chaînes. Ce tunnel au-dessous de la station Attikí est celui où un des leurs avait poignardé un jeune homme à la peau sombre. Le jeune homme s’était effondré contre le carrelage et avait lancé un cri, quelqu’un avait filmé la scène de loin sur son portable, à l’autre bout du tunnel un homme en uniforme était demeuré immobile.
    Cette place — où se trouve une des aires de jeux préférées de ta fille — était « leur place ».

    https://oulaviesauvage.blog/2020/10/08/lattente

    #Grèce #procès #aube_dorée #antifascisme #extrême_droite #mafia #athènes #jailgoldendawn #terreur #victoire

    • ... il est 11 heures 22, c’est le 454e jour du procès, tu ne penses plus à rien, l’imminence du verdict et l’angoisse annihilent provisoirement tout ce que tu peux conserver de souvenirs de cette lutte et de cette histoire-là — 5 ans de procès, de collecte minutieuse de témoignages, de preuves et de mobilisations quotidiennes pour que le lien entre salle d’audience et société ne soit pas rompu mais demeure riche et vivant ; plus de 20 ans de crimes, d’opérations commando contre migrants et opposants, de terreur, de malversations mafieuses, d’impunité largement imputable au parti aujourd’hui au pouvoir et de collusion entre néo-nazis et services, commissariats de quartier, dirigeants politiques, journalistes — ta mémoire est comme paralysée, seul compte l’instant d’après, qui n’est pas encore là.

    • Le verdict final (incarcération immédiate de la presque totalité des prévenus, appel suspensif pour 12 d’entre eux seulement, notamment au motif du "jeune âge") est tombé hier après quelques journées d’audiences tumultueuses, qui ont notamment vu la procureure, représentante de l’État selon le droit pénal grec (calqué sur le droit français) réclamer pour tous les prévenus (à l’exception de l’assassin de Pavlos Fyssas, condamné à perpétuité) la liberté jusqu’au jugement d’appel. La partie civile du mouvement antifasciste, qui représentait lors de ce procès les pêcheurs égyptiens, a publiquement accusé (hors tribunal) la procureure de collusion avec le parti néonazi ; la question centrale de l’implication de membres et secteurs de l’appareil d’État dans le soutien à Aube Dorée a ainsi été portée à jour à un moment crucial. Le pari pouvait sembler risqué mais était parfaitement cohérent avec la démarche suivie depuis le début par ce collectif d’avocats : faire constamment le lien entre salle d’audience et mouvement politique, tribunal et société. La présidente du tribunal a le lendemain choisi de suivre sur ce point la partie civile - plutôt que les avocats d’Aube Dorée qui réclamaient des mesures disciplinaires contre les avocats des victimes (et en particulier contre Thanasis Kampagiannis). La procureure a été sommée de revoir sa copie, de revenir sur sa réclamation initiale et, en fait, sur les mensonges flagrants que ses réclamations contenaient. C’est une victoire réaffirmée, après le premier jugement du 7 octobre reconnaissant Aube Dorée comme une organisation criminelle. L’aboutissement d’une stratégie de long cours débutée au milieu des années 90 à l’initiative du mouvement antifasciste, stratégie qui a en partie constitué à porter systématiquement plainte contre les auteurs de violences du parti néonazi grec (lequel, prenant là pour modèle le parti nazi lui-même, a développé en parallèle à sa présence parlementaire des groupes chargés de semer la terreur dans les rues). Le processus ne s’est pas achevé hier (un des dirigeants de l’organisation est notamment en fuite, en tous cas "introuvable", malgré le "dispositif policier exceptionnel" que les autorités grecques sont censées avoir déployé depuis des jours...), les audiences reprendront pour l’appel, mais une victoire a été obtenue, à la fois juridique, politique et symbolique. La presse aux ordres paraissait hier soir sidérée, sonnée presque.

      “How Do You Fight the Devil With a Lawyer ?” (Max Romeo)

  • Principal affluent du #fleuve_Sénégal, la #Falémé agonise

    La Falémé qui apporte à elle seule 25 % de l’eau du fleuve Sénégal risque d’être rayée de la carte hydrologique si des mesures ne sont pas prises pour la sauver. Agressée de toutes parts par un orpaillage sauvage à l’aide d’engins de #dragage et de produits chimiques aux effets dévastateurs, la #rivière qui sert aussi de frontière naturelle entre le Sénégal et le Mali est au bord de la catastrophe écologique.

    https://ccij.io/article/senegal-river
    #Sénégal #eau #or #extractivisme

    via @fil

  • Proceedings of the conference “Externalisation of borders : detention practices and denial of the right to asylum”

    Présentation de la conférence en vidéo :
    http://www.alessiobarbini.com/Video_Convegno_Def_FR.mp4

    –---

    In order to strengthen the network among the organizations already engaged in strategic actions against the outsourcing policies implemented by Italy and Europe, during the work of the conference were addressed the issues of the impact of European and Italian policies and regulations, as well as bilateral agreements between European and African countries. Particular attention was given to the phenomenon of trafficking in human beings and detention policies for migrants and asylum seekers.

    PANEL I – BILATERAL AGREEMENTS BETWEEN AFRICAN AND EU MEMBER STATES AND THEIR CONSEQUENCES ON DETENTION

    Detention and repatriation of migrants in Europe: a comparison between the different Member States of the EU
    Francesca Esposito – Border Criminologies, University of Oxford. Esposito ITA; Esposito ENG.

    The phenomenon of returnees in Nigeria: penal and administrative consequences after return
    Olaide A. Gbadamosi- Osun State University. Gbadamosi ITA; Gbadamosi ENG.

    European externalisation policies and the denial of the right to asylum: focus on ruling no. 22917/2019 of the Civil Court of Rome
    Loredana Leo – ASGI. Leo ITA; Leo ENG.

    PANEL II – THE PHENOMENON OF TRAFFICKING AND THE
    RIGHT TO ASYLUM

    Recognition of refugee status for victims of trafficking
    Nazzarena Zorzella – ASGI. Zorzella ITA; Zorzella ENG; Zorzella FRA.

    Voluntariness in return processes: nature of consent and role of the IOM
    Jean Pierre Gauci – British Institute of International and Comparative Law. Gauci ITA; Gauci ENG; Gauci FRA.

    Conditional refugees: resettlement as a condition to exist
    Sara Creta – Independent journalist. Creta ITA; Creta ENG.

    Resettlement: legal nature and the Geneva Convention
    Giulia Crescini – ASGI. Crescini ITA; Crescini ENG; Crescini FRA.

    PANEL III – THE RISKS ARISING FROM THE REFOULEMENT
    OF TRAFFICKED PERSONS, MEMBER STATES’ RESPONSIBILITIES
    AND LAW ENFORCEMENT ACTIONS

    Introduction of Godwin Morka (Director of research and programme development, NAPTIP) and Omoruyi Osula (Head of Admin/Training, ETAHT). Morka ITA; Morka ENG. Osula ITA; Osula ENG.

    The phenomenon of re-trafficking of women repatriated in Nigeria
    Kokunre Agbontaen-Eghafona – Department of Sociology and Anthropology, University of Benin. Kokunre ITA; Kokunre ENG.

    The phenomenon of trafficking: social conditions before departure from a gender perspective
    R. Evon Benson-Idahosa – Pathfinders Justice Initiative. Idahosa ITA; Idahosa ENG.

    Strategic litigation on externalisation of borders and lack of access to the right to asylum for victims of trafficking
    Cristina Laura Cecchini – ASGI. Cecchini ITA; Cecchini ENG.

    Protection for victims of trafficking in transit countries: focus on Niger. Yerima Bako Djibo Moussa – Head of the Department of Legal Affairs and Compensation at the National Agency for Combating Trafficking in Human Beings in Niger. Yerima ITA; Yerima FRA.

    PANEL IV – LIBERTÀ DI MOVIMENTO

    ECOWAS free movement area: interferences of European policies and remedies
    Ibrahim Muhammad Mukhtar – Law Clinic Coordinator, NILE University. Mukhtar ITA; Mukhtar ENG.

    The consequences of migration policies on freedom of movement: focus on Niger
    Harouna Mounkaila – Professor and Researcher, Department of Geography, Abdou Moumouni University, Niamey. Mounkaila ITA; Mounkaila FRA.

    Identification of African citizens in transit to the European Union: functioning of data collection and privacy
    Jane Kilpatrick – Statewatch. Kilpatrick ITA; Kilpatrick ENG; Kilpatrick FRA.

    EU funding for ECOWAS countries’ biometric data registry systems: level of funding and impact on the population
    Giacomo Zandonini – Journalist. Zandonini ITA; Zandonini ENG.

    The right to leave any country, including his own, in international law
    Francesca Mussi – Research fellow in International Law, University of Trento. Mussi ITA; Mussi ENG; Mussi FRA.

    Human Rights Protection Mechanisms in Africa
    Giuseppe Pascale – Researcher of International Law, University of Trieste. Pascale ITA; Pascale ENG.

    https://sciabacaoruka.asgi.it/en/proceedings-of-the-conference-externalisation-of-borders-detention-practices-and-denial-of-the-right-to-asylum/#smooth-scroll-top

    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #retour_volontaire #renvois #expulsions #détention_administrative #rétention #Nigeria #returnees #droit_d'asile #trafic_d'êtres_humains #IOM #OIM #ASGI #rapport #réinstallation #refoulement #genre #Niger #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #identification #données #collecte_de_données #biométrie #ECOWAS #droits_humains

    –—

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation :
    https://seenthis.net/messages/731749

    ping @isskein @rhoumour @karine4 @_kg_

  • Italy: UN expert condemns ‘criminalization’ of those saving lives in the Mediterranean

    A UN human rights expert condemned today the criminalization of 11 human rights defenders in Italy, saying their efforts to search for and save lives of migrants and asylum seekers in distress in the Mediterranean should instead be applauded.

    “Carola Rackete, the former captain of the rescue vessel Sea-Watch 3, and the ‘Iuventa 10’ crew members are human rights defenders and not criminals,” said Mary Lawlor, the UN Special Rapporteur on the situation of human rights defenders.

    “I regret that the criminal proceedings against them are still open and they continue to face stigmatization in connection with their human rights work protecting the human rights of migrants and asylum seekers at risk in the Mediterranean Sea.”

    In September 2016, a criminal investigation was opened against some crew members of the Iuventa rescue ship.Charges against them included aiding and abetting in the commission of a crime of illegal immigration, an offence that carries a jail term of between five and 20 years, and a fine of 15,000 euros. On 18 June 2019, a motion for the dismissal of the preliminary criminal investigation against the ‘Iuventa 10’ crew members was filed, but a formal decision is still pending.

    Ms. Rackete was arrested by Italian authorities on 29 June 2019 for docking her rescue ship, with 53 migrants on board, without permission. At the beginning of this year, acting upon appeal, the Italian Supreme Court ruled that she should not have been arrested. Despite this, Ms. Rackete continues to face charges, including aiding and abetting in the commission of a crime of illegal immigration. She risks up to 20 years of imprisonment , and various fines of up to 50,000 euros.

    Since 2014, at least 16,000 migrants have lost their lives in the Mediterranean, according to the IOM’s ’Missing Migrants’ project. “The Italian Government must publicly recognise the important role of human rights defenders in protecting the right to life of migrants and asylum seekers at risk in the Mediterranean and must end the criminalization of those who defend their human rights,” Lawlor said.

    https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26361&LangID=E
    #condamnation #UN #nations_unies #Italie #sauvetage #criminalisation #solidarité #Méditerranée #Mer_Méditerranée #asile #migrations #réfugiés #stigmatisation #Iuventa #Carola_Rakete

    ping @isskein @karine4

  • #Strasbourg - La lenteur de l’université à protéger les victimes de harcèlement sexuel

    Dans cette lettre ouverte au président de l’Université de Strasbourg, de nombreux universitaires demandent à Michel Deneken de prendre « un arrêté d’interdiction de présence sur tous les campus de l’Université de Strasbourg » contre l’étudiant de 58 ans accusé de harcèlement sexuel. « Pour nos étudiant·e·s et le personnel de l’université, pour l’égalité et la justice, Monsieur le Président, il est grand temps d’agir ! »

    Après une première mesure d’interdiction de présence dans les locaux de l’université en 2014, après des signalements nombreux de faits de harcèlement – moral, sexiste et sexuel – envers des étudiantes et des enseignantes – en particulier une dizaine de signalements en 2019 –, après de nombreux messages de responsables de facultés, de départements et de services adressés au service juridique et à la cellule de veille de l’université, après la mobilisation courageuse d’étudiantes engagées contre le harcèlement, après le dépôt de plainte de deux d’entre elles, accompagné de nombreux autres témoignages, après le signalement au Procureur de la République par le doyen de la faculté des Sciences historiques tout d’abord, puis par vous-même, nous devons déplorer que l’individu qui harcèle de jeunes étudiantes, les suit dans la rue, les effraie, les approche et les touche contre leur volonté, continue d’assister aux cours magistraux et aux TD, et continue d’évoluer librement sur le campus de notre université. Il y a encore été vu ce 2 octobre, soit quatre semaines après les premières alertes.

    Que répondre aux étudiant·e·s qui nous demandent aide et protection ? Comment expliquer une telle lenteur alors que les témoignages et les signalements se multiplient depuis plusieurs années et s’intensifient depuis un mois ? Comment expliquer que les étudiantes, victimes de cet individu connu de vos services depuis si longtemps, n’aient pas eu de votre part un message personnel soulignant votre engagement à leur côté, et les assurant de votre protection ?

    Ces jeunes filles et jeunes femmes courageuses, qui ne se sont pas senties suffisamment soutenues par la cellule de veille contre le harcèlement sexiste, se sont tournées vers une jeune association qui les a aidées à verbaliser ce qui leur arrivait, à réaliser qu’elles n’étaient pas seules, et qui les a soutenues dans leurs démarches de dépôt de plainte, de signalement et de témoignages.

    C’est également cette association – et non vos services – qui a prévenu les enseignants de la Faculté des sciences historiques, à la fin de l’été, du fait que cette personne s’est inscrite en première année (une des nombreuses inscriptions en première année de licence de cet homme au sein de notre université) pour la rentrée de septembre 2020. Leur alerte a joué un rôle important car elle a permis aux enseignants d’être vigilants durant les cours et de collaborer avec cette association. Cependant, nous aurions aimé être également alertés et informés par voie hiérarchique et pouvoir travailler davantage avec la Cellule harcèlement de l’université .

    Mais il n’est plus temps de polémiquer. Ce qui compte plus que tout, c’est la sécurité de nos étudiant·e·s et des personnels de l’Université. Alors que nous commençons notre cinquième semaine de cours en présentiel, nous vous prions instamment, Monsieur le Président, de prendre immédiatement à l’encontre du harceleur un arrêté d’interdiction de présence sur tous les campus de l’Université de Strasbourg. Nous vous demandons de prendre cette décision depuis plusieurs semaines. Pourquoi ne sommes-nous pas entendu·e·s ? Pourquoi ignorer les demandes insistantes et légitimes des associations, des syndicats, des directions de composantes et de nombreux acteurs de notre communauté universitaire ?

    Nous vous rappelons, Monsieur le Président, que le Code de l’Éducation dispose que « le président d’université est responsable de l’ordre et de la sécurité dans les enceintes et locaux affectés à titre principal à l’établissement dont il a la charge » (Article R 712-1) et qu’il a le pouvoir « d’interdire à toute personne et, notamment, à des membres du personnel et à des usagers de l’établissement… l’accès de ces enceintes et locaux » (Article R712-8). Or, il est incontestable que l’individu en question porte atteinte à la sécurité d’étudiantes et de personnels. Vous ne pouvez les laisser plus longtemps à leur solitude et à leur désarroi. Votre obligation de sécurité à leur endroit est non seulement légale, mais aussi morale.

    L’université du XXIe siècle, une université d’excellence, se doit de faire régner l’égalité entre toutes et de tous et d’apporter aux jeunes gens comme aux jeunes femmes l’assurance – et les preuves concrètes – de notre engagement pour leur sécurité et les conditions nécessaires à des études de qualité.

    Chaque jour qui passe est également, pour nous, enseignant·e·s, un jour de crainte qu’un événement plus grave encore ne se produise. Pour nos étudiant·e·s et le personnel de l’université, pour l’égalité et la justice, Monsieur le Président, il est grand temps d’agir !

    https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/081020/strasbourg-la-lenteur-de-l-universite-proteger-les-victimes-de-harce

    #université #harcèlement_sexuel #facs #France

    –—

    Ajouté à la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/863594

  • Portugal and Morocco discuss greater cooperation

    The Minister of Internal Administration, Eduardo Cabrita, and the Minister of the Interior of Morocco, Abdelouafi Laftit, met today, by videoconference, within the scope of cooperation between the two countries in their areas of competence.

    Ministers addressed the situation verified in recent months, with the arrival of migrants from Morocco to the #Algarve, stressing the need to maintain and intensify cooperation in the field of preventing and combating irregular migration and human trafficking, both bilaterally – through a reinforced articulation between the Foreigners and Borders Service and its Moroccan counterpart – as in the framework of relations between Morocco and the European Union.

    In this sense, the importance and mutual interest in the conclusion of the negotiations that are taking place for a legal migration agreement between Portugal and Morocco were also discussed.

    Other topics discussed at the meeting was the ongoing update of the Civil Protection agreement between the two countries, an instrument that has proved to be of the utmost importance, particularly in the field of mutual assistance in emergency situations, including the fight against rural fires and training of operational staff.

    The two ministers also shared their experiences in the scope of measures to combat Covid-19 and expressed their desire to resume, as soon as possible, direct air connections between Portugal and Morocco.

    https://border-security-report.com/portugal-and-morocco-discuss-greater-cooperation
    #Portugal #Maroc #accord_bilatéral #accords_bilatéraux #migrations #asile #réfugiés

    ping @isskein

  • Le Blues des #Telecom

    Couplet 1 :

    Comme dit Nabila : « Non, mais allô ! »
    Y’a-t-il quelqu’un au bout du fil, ou bien sont-ils tous tombés à l’eau ?
    Où sont ceux qui se défilent, tous ceux qui détalent, au
    fond en ont jeté d’autres par-dessus bord pour alléger l’bateau ?
    Ces cons mégalos sont des salauds et ils ont des noms :
    Didier Lombard, Louis-Pierre Wenes, Olivier Barberot !
    Ces patrons pourraient avoir de la compassion, mais non :
    on a pu voir à leur audition qu’ils n’en ont pas trop !
    Les trois gros poissons de la boîte dont l’action
    compte, marque son inféodation au monde des transactions,
    embarque son personnel et multiplie les exactions,
    c’est le pacson que l’actionnariat vise, pas l’émancipation !
    L’implication ? 60 suicides, 40 tentatives
    en 3 ans, la liste s’accroissant de tant de gens captifs
    des désirs cupides que chez d’autres le CAC 40 avive,
    lesquels ne s’en lamentent pas, arrivent de manière apparente à vivre
    avec les pertes massives que leur intendance active,
    il semble que ce soit de santé, voire de vie, dont l’emploi prive !
    Et ce bien que Lombard nie d’une façon faussement naïve
    toute espèce de responsabilité – « Je n’y peux rien », lancera-t-il-,
    gardons-nous de conclusions hâtives mais une lame dans le ventre à vif,
    en pleine réunion, qu’Yonelle se plante ravive
    nos soupçons, car leur souci comme le jugement arrive
    ce n’est pas tant la vérité, qu’évidemment le tarif !

    Refrain :

    C’est le blues des Telecom,
    Louis-Pierre Wenes sonne la fin de la récré comme
    les actionnaires exigent de maximiser les sommes,
    quand c’est la mort que les salariés désespérés se donnent !

    Z’ont comme le blues chez France Telecom,
    service public réduit à vendre des abonnements de téléphones,
    et se trouve là tout le drame de ces femmes et ces hommes
    qui ont payé cher le fait que leurs chefs et boss déraisonnent !

    Couplet 2 :

    Qui voit rouge quand France Telecom devient Orange, lesquels donc perdent au change ?
    Lesquels prennent cher quand les actionnaires sont aux anges ?
    Les fonctionnaires sont poussés vers la porte,
    ils ont beau faire, faut que ça rapporte,
    Leur calvaire ? Peu importe, les trois autres se rangent
    dans le camp de la finance ; suivent les plans NEXT et ACT,
    faut que les gens se taisent et partent, quant à ceux qui restent et jactent,
    la pression, le stress les mate, ils se défenestrent et l’acte
    final verra 60 d’entre eux tomber échec et mat !
    Dès 2004 la sonette d’alarme est tirée,
    le quotidien infernal pour ceux qui n’ont pas daigné se tirer,
    le service public a expiré, beaucoup de salariés s’apprêtent à être virés,
    la souffrance s’étend et le temps s’est étiré.
    C’est l’Agent Orange, oui mais au bout du rouleau,
    roulé dans la farine à cause de ce qui se déroule au boulot,
    le Lean Management piétine leur taf et foule aux
    pieds leurs droits, ils sont épiés, et s’ils ne marchent pas droit, sous l’eau !
    C’est tout l’objectif : 22 000 suppressions de postes en le faisant,
    le choc s’en ressent, le cost-killer te fuck, on le sent !
    Versons donc le sang du personnel, les pressions pesant
    lourd ça se tue tout-à-tour comme Stéphanie (32 ans) !
    Pour l’ex n°2, surnommé « La Brute »
    la réduction des effectifs n’est pas fictive, non, mais abrupte !
    Que France Telecom « se modernise », soit dans le coup, c’est ça le but :
    un infime nombre donne les coups, pour tout le reste c’est la chute !

    Refrain :

    C’est le blues des Telecom,
    Louis-Pierre Wenes sonne la fin de la récré comme
    les actionnaires exigent de maximiser les sommes,
    quand c’est la mort que les salariés désespérés se donnent !

    Z’ont comme le blues chez France Telecom,
    service public réduit à vendre des abonnements de téléphones,
    et se trouve là tout le drame de ces femmes et ces hommes
    qui ont payé cher le fait que leurs chefs et boss déraisonnent !

    Couplet 3 :

    Pour Lombard, la crise n’est pas sociale mais médiatique,
    à trop parler de suicides, des intéressés rappliquent,
    pour lui et sa clique c’est l’explication tombée à pic !
    Se suicider ? Des salariés aiment l’idée et l’appliquent !
    C’est pratique l’effet Werther pour toutes les faire taire
    quand quelques voix alertèrent sur l’effet de ces pratiques,
    c’est magique le management, pourtant délétère,
    serait tiré d’affaire pour ce qui est de ces décès tragiques !
    Ce n’est pas le harcèlement, l’isolement,
    ni le stress qui s’agrippe aux gens qu’ils décrètent ignorants, que la boîte a mis au ban,
    faudrait pas qu’on le lie aux plans NEXT et ACT,
    oui autant le dire si tout ça vire au grand carnage c’est que ces gens aimaient l’acte :
    le suicide ? Rien de tel quand tout va bien,
    c’est ce que Lombard laisse entendre en niant ce à quoi tout ça tient !
    Que ce soit dû au travail ? Rien ne le prouvera, rien
    ne pourra mettre en cause le rôle de l’entreprise, et surtout pas le sien,
    ni le sens du taf qu’ils écorchaient, ni les mobilités forcées,
    ni les hostilités lancées contre tous ceux qui s’efforçaient
    de conserver le sens, or c’est le rythme qui s’est corsé,
    ni les mutations du taf que le PDG d’alors sait :
    les anciens techniciens devenus des vendeurs,
    pour maximiser le revenu de l’entreprise et de ses détenteurs,
    n’en sont jamais revenus, laissant leurs familles en pleurs,
    la course aux profits a un prix dont on apprit l’ampleur !

    Refrain :

    C’est le blues des Telecom,
    Louis-Pierre Wenes sonne la fin de la récré comme
    les actionnaires exigent de maximiser les sommes,
    quand c’est la mort que les salariés désespérés se donnent !

    Z’ont comme le blues chez France Telecom,
    service public réduit à vendre des abonnements de téléphones,
    et se trouve là tout le drame de ces femmes et ces hommes
    qui ont payé cher le fait que leurs chefs et boss déraisonnent !

    Choeurs :

    C’est le blues des Telecom !

    https://l1consolable.bandcamp.com/track/le-blues-des-telecom


    #musique #chanson #travail #musique_et_politique #travail

    ping @sinehebdo