• Calvados : Le maire de #Ouistreham verbalisait lui-même les bénévoles qui aidaient les migrants

    #Romain_Bail, le maire de Ouistreham, doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Caen au mois de juin prochain pour avoir verbalisé lui-même des bénévoles

    https://www.20minutes.fr/societe/2449479-20190212-calvados-maire-ouistreham-verbalisait-benevoles-aidaient-
    #justice #asile #migrations #réfugiés #France

    Là, c’est bien le contraire des #villes-refuge...


  • UN PODCAST A SOI

    Féminismes, #genre, #égalité : tous les premiers mercredis du mois, Un podcast à soi mêle documentaires et entretiens, récits intimes et paroles d’expert.e.s, textes inspirants et réflexions personnelles, pour évoquer les questions de société liées à l’égalité entre les #femmes et les #hommes. Travail, éducation, santé, écologie, sport, parentalités, sexualités, violences, discriminations...Charlotte Bienaimé invite à la réflexion sur un enjeu de société majeur.


    https://www.arteradio.com/emission/un_podcast_soi
    #podcast #audio #féminisme #arte_radio



  • Rising temperatures are putting the #Global_Seed_Vault at risk

    Global warming is putting Earth’s doomsday vault at risk. New research from Norway suggests that rising temperatures could melt the ice on the island where the Global Seed Vault is located, potentially endangering seed samples from around the world.


    https://inhabitat.com/rising-temperatures-are-putting-the-global-seed-vault-at-risk
    #changement_climatique #climat #semences
    #Svalbard


  • «C’est juste une blague»

    Insultes. Dénigrement. #Sexisme déguisé sous forme de mauvaises blagues. #Racisme. #Homophobie. Autour des années 2010, quelques dizaines de journalistes (masculins) issus du landerneau parisien ont sévi sur le web. Ils ont harcelé des internautes, en majorité des femmes, jusqu’à ce qu’elles craquent, qu’elles abandonnent les réseaux sociaux, tombent parfois en dépression. Non contents de leur faire du mal pour leur petit plaisir, ils leur barraient ensuite l’accès aux rédactions où ils monopolisaient les postes, les condamnant ainsi au silence.

    Désormais, #MeToo oblige, l’indignation générale répond au scandale qui émerge sous la bannière de la « #Ligue_du_LOL », nom du groupe à partir duquel des raids haineux étaient lancés. Et le déferlement médiatique est à la hauteur de la gravité des actes commis.

    Cette affaire est une nouvelle occasion de déconstruire les comportements sexistes omniprésents dans le quotidien des femmes en 2019. Loin de ne toucher que le milieu des journalistes parisiens, cet entre-soi masculin qui valorise des logiques de #domination se retrouve dans d’innombrables domaines. Au travail, dans l’espace public, dans la vie quotidienne : les femmes y sont confrontées et c’est encore pire pour les personnes racisées ou LGBTIQ. Des études ont démontré que les hommes coupent trois fois plus la parole aux femmes qu’inversement. Elles savent qu’elles n’ont pas le droit à l’erreur. Non pas par un effet naturel de leur féminité, mais par #construction_sociale. Parce qu’elles reçoivent quotidiennement et dès leur plus jeune âge l’injonction à rester à leur place, à se faire discrètes, à prendre soin des autres et non à s’exprimer librement. Parce que tant de femmes ont subi d’infinies petites #humiliations, se sont égosillées sur des #injustices subies sans que rien ne change ou en s’entendant répondre « #c’est_juste_une_blague ».

    Le scandale de « la ligue du LOL » montre qu’il n’est plus socialement acceptable de traiter une consœur de « #pupute », ni de rabaisser ses collègues par des remarques déplacées ou en envoyant des photomontages humiliants. A voir si, en présence d’une #blague sexiste, ceux qui s’indignent aujourd’hui sauront élever la voix pour y mettre un terme, sans se laisser aller à l’effet de meute. Reste un pas à franchir : celui où, même rassemblés en groupuscules, les #hommes ne tenteront plus d’asseoir ainsi leur #pouvoir parce qu’il ne leur viendra même plus en tête de traiter une collègue ou une inconnue sur le web de cette façon. La #prise_de_conscience est positive. Décoloniser les esprits de leurs réflexes chargés de sexisme, reste à faire.

    https://lecourrier.ch/2019/02/12/cest-juste-une-blague
    #femmes


  • Dans la prison des frontières
    https://visionscarto.net/dans-la-prison-des-frontieres

    Breil sur Roya, Alpes maritimes, fin décembre 2018. Le nombre de personnes exilées passant la frontière franco-italienne a diminué, et le calme est revenu dans la vallée. Depuis l’automne, en raison de la crise sociale française révélée par le mouvement des gilets jaunes, les forces de l’ordre ont été redéployées sur la côte d’Azur. La Noël a pourtant apporté, une nuit, de nouvelles personnes en migrance, qui, dans l’urgence, ont trouvé de l’aide auprès des habitant·es... par Nepthys Zwer chercheuse en (...)

    #Billets



  • #Carto_ZAD

    Des cartes de la zone et/ou du projet

    La Zad est un endroit multiple qui évolue constamment, il y a donc de nombreuses façons de l’appréhender, le comprendre et le défendre. Les cartes ne sont qu’une des manière de le représenter, la meilleurs façon de le connaître étant de venir y passer quelques temps.

    Ici le territoire change perpétuellement. Il est différent en temps calme et lors de risque d’expulsion, il change au grès des apparitions, transformations et parfois disparitions de lieux de vie et de constructions plus ou moins défensives ainsi qu’en fonction des cultures et qu’on y trouve.

    Voici donc quelques cartes qui peuvent aider à découvrir la Zad, s’y déplacer, la défendre, l’imaginer et mieux comprendre se qui se passe ici et ce qui s’y est passé.

    Certaines des cartes en plus d’être téléchargeables en format jpeg pour impression sont aussi récupérable à des format éditables (PDF ou SVG) pour ceux qui voudraient les modifier. De plus une carte éditable au format SVG et son tutoriel sont téléchargeables afin de permettre à ceux qui le souhaitent de faire leur propre carte ou fond de carte de la Zad avec des logiciels comme inkscape.

    Si vous avez des cartes qui ne sont pas présente dans cette rubrique et que vous souhaitez les mettre en ligne, ou pour toute autre question, demande de carte, remarque ou autre n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse indiquée plus bas.

    https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique70
    #CartoZAD #ZAD #NDDL #cartographie
    ping @reka


  • #ANVITA, #association_nationale_des_villes_et_territoires_accueillants

    Sur la base de nos expériences, nous faisons des propositions adaptées afin de répondre aux impératifs de l’urgence et de l’inclusion de toutes personnes de manière inconditionnelle.

    Les objectifs de l’association sont :

    – Rassembler les élu.e.s des majorités et des oppositions ainsi que les services confrontés aux problématiques d’accueil des migrant.e.s sur nos territoires

    – Mutualiser les bonnes pratiques et les savoirs en matière d’accueil et d’intégration, déclinés sur chaque politique publique locale

    – Accompagner les élu.e.s souhaitant accueillir sur leur territoire, par la mise à disposition de bonnes pratiques et par la mise en relation d’élu.e.s accueillant.e.s avec des élu.e.s souhaitant accueillir

    – Mobiliser les élu.e.s autour des enjeux liés aux politiques migratoires actuelles

    – Mettre en place une coordination nationale permettant d’associer aux élu.e.s, les migrant.e.s, les acteurs associatifs, les collectifs citoyens, les juristes et les chercheur.e.s impliqué.e.s sur la question de l’accueil
    Mettre en place un cadre de dialogue avec l’Etat pour construire une stratégie nationale d’accueil

    – Contrer les atteintes à l’éthique et aux droits fondamentaux et soutenir, accompagner, impulser, organiser des actions de soutien aux migrants avec les acteurs dans leur grande diversité (sur les terrains divers : juridique, médiatique, politique, etc.)

    https://villes-territoires-accueillants.fr
    #asile #migrations #France #réseau #villes #urban_matter #solidarité #accueil #France

    v. aussi la métaliste sur les villes-refuges :
    https://seenthis.net/messages/759145



  • #Nul_homme_n'est_une_île

    ...« chaque homme est un morceau du continent, une partie de l’ensemble. » Nul Homme n’est une île est un voyage en Europe, de la Méditerranée aux Alpes, où l’on découvre des hommes et des femmes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la #démocratie et à produire le #paysage du #bon_gouvernement. Des agriculteurs de la #coopérative le Galline Felici en Sicile aux architectes, artisans et élus des #Alpes suisses et du #Voralberg en #Autriche, tous font de la politique à partir de leur travail et se pensent un destin commun. Le #local serait-il le dernier territoire de l’#utopie ?


    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=260888.html
    #agriculture #alternative #agriculture_biologique #Sicile #Italie #agrumes #Galline_felici #localisme #Suisse #commons #communs #film #documentaire


  • Terrorismo, l’Ue punta centinaia di milioni sulla biometria. Tra pressioni delle #lobby e dubbi degli esperti

    L’inchiesta integrale su #Fq_MillenniuM: una giornalista ha seguito passo dopo passo le attività dell’Associazione europea per il biometrico, scoprendo conflitti d’interesse e manovre per convincere il Parlamento ad approvare il progetto. Si prevedono fra l’altro algoritmi in grado di «leggere» i movimenti del volto, stile macchine della verità, per controllare gli extracomunitari in ingresso nell’Unione. Lo scetticismo degli addetti ai lavori. Giannini (Antiterrorismo): «Rischiamo di essere sommersi di dati inutili»


    https://www.ilfattoquotidiano.it/2018/12/22/terrorismo-lue-punta-centinaia-di-milioni-sulla-biometria-tra-pressioni-delle-lobby-e-dubbi-degli-esperti/4851028
    #terrorisme #surveillance #biométrie #technologie #UE #EU #Europe #algorithmes #surveillance_de_masse #anti-terrorisme
    ping @fil


  • New report exposes global reach of powerful governments who equip, finance and train other countries to spy on their populations

    Privacy International has today released a report that looks at how powerful governments are financing, training and equipping countries — including authoritarian regimes — with surveillance capabilities. The report warns that rather than increasing security, this is entrenching authoritarianism.

    Countries with powerful security agencies are spending literally billions to equip, finance, and train security and surveillance agencies around the world — including authoritarian regimes. This is resulting in entrenched authoritarianism, further facilitation of abuse against people, and diversion of resources from long-term development programmes.

    The report, titled ‘Teach ’em to Phish: State Sponsors of Surveillance’ is available to download here.

    Examples from the report include:

    In 2001, the US spent $5.7 billion in security aid. In 2017 it spent over $20 billion [1]. In 2015, military and non-military security assistance in the US amounted to an estimated 35% of its entire foreign aid expenditure [2]. The report provides examples of how US Departments of State, Defense, and Justice all facilitate foreign countries’ surveillance capabilities, as well as an overview of how large arms companies have embedded themselves into such programmes, including at surveillance training bases in the US. Examples provided include how these agencies have provided communications intercept and other surveillance technology, how they fund wiretapping programmes, and how they train foreign spy agencies in surveillance techniques around the world.

    The EU and individual European countries are sponsoring surveillance globally. The EU is already spending billions developing border control and surveillance capabilities in foreign countries to deter migration to Europe. For example, the EU is supporting Sudan’s leader with tens of millions of Euros aimed at capacity building for border management. The EU is now looking to massively increase its expenditure aimed at building border control and surveillance capabilities globally under the forthcoming Multiannual Financial Framework, which will determine its budget for 2021–2027. Other EU projects include developing the surveillance capabilities of security agencies in Tunisia, Burkina Faso, Somalia, Iraq and elsewhere. European countries such as France, Germany, and the UK are sponsoring surveillance worldwide, for example, providing training and equipment to “Cyber Police Officers” in Ukraine, as well as to agencies in Saudi Arabia, and across Africa.

    Surveillance capabilities are also being supported by China’s government under the ‘Belt and Road Initiative’ and other efforts to expand into international markets. Chinese companies have reportedly supplied surveillance capabilities to Bolivia, Venezuela, and Ecuador [3]. In Ecuador, China Electronics Corporation supplied a network of cameras — including some fitted with facial recognition capabilities — to the country’s 24 provinces, as well as a system to locate and identify mobile phones.

    Edin Omanovic, Privacy International’s Surveillance Programme Lead, said

    “The global rush to make sure that surveillance is as universal and pervasive as possible is as astonishing as it is disturbing. The breadth of institutions, countries, agencies, and arms companies that are involved shows how there is no real long-term policy or strategic thinking driving any of this. It’s a free-for-all, where capabilities developed by some of the world’s most powerful spy agencies are being thrown at anyone willing to serve their interests, including dictators and killers whose only goal is to cling to power.

    “If these ‘benefactor’ countries truly want to assist other countries to be secure and stable, they should build schools, hospitals, and other infrastructure, and promote democracy and human rights. This is what communities need for safety, security, and prosperity. What we don’t need is powerful and wealthy countries giving money to arms companies to build border control and surveillance infrastructure. This only serves the interests of those powerful, wealthy countries. As our report shows, instead of putting resources into long-term development solutions, such programmes further entrench authoritarianism and spur abuses around the world — the very things which cause insecurity in the first place.”

    https://privacyinternational.org/press-release/2161/press-release-new-report-exposes-global-reach-powerful-governm

    #surveillance #surveillance_de_masse #rapport

    Pour télécharger le rapport “Teach ’em to Phish: State Sponsors of Surveillance”:
    https://privacyinternational.org/sites/default/files/2018-07/Teach-em-to-Phish-report.pdf

    ping @fil


  • #Blue_boy, ces jeunes Roumains qui vendent leurs services sexuels à Berlin

    Des dizaines de milliers de Roumains quittent chaque année leur pays pour chercher du travail à l’étranger. Parmi eux, des garçons qui vont vendre leurs services sexuels en #Allemagne. Le réalisateur argentin #Manuel_Abramovich a rencontré ces jeunes travailleurs du sexe et réalise un #documentaire en compétition à la Berlinale. Entretien.


    https://www.courrierdesbalkans.fr/Cinema-Blue-boy-ces-jeunes-Roumains-qui-vendent-leurs-services-se
    #film #cinéma #migrations #Roumanie #industrie_du_sexe #prostitution



  • Dai dati biometrici alle motovedette : ecco il #business della frontiera

    La gestione delle frontiere europee è sempre di più un affare per le aziende private. Dai Fondi per la difesa a quelli per la cooperazione e la ricerca: l’Ue implementa le risorse per fermare i flussi.

    Sono 33 i miliardi che l’Europa ha intenzione di destinare dal 2021 al 2027 alla gestione del fenomeno migratorio e, in particolare, al controllo dei confini. La cifra, inserita nel #Mff, il #Multiannual_Financial_Framework (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=COM%3A2018%3A321%3AFIN), (ed ora in discussione tra Commissione, Parlamento e Consiglio) rappresenta il budget complessivo Ue per la gestione delle frontiere esterne, dei flussi migratori e dei flussi di rifugiati. E viene notevolmente rafforzata rispetto al periodo precedente (2016-2020) quando i miliardi stanziati erano 12,4. Meno della metà.

    A questo capitolo di spesa contribuiscono strumenti finanziari diversi: dal fondo sulla sicurezza interna (che passa da 3,4 a 4,8 miliardi) a tutto il settore della cooperazione militare, che coincide sempre più con quello dell’esternalizzazione, come accade già per le due missioni italiane in Libia e in Niger. Anche una parte dei 23 miliardi del Fondo Europeo alla Difesa e di quello per la Pace saranno devoluti allo sviluppo di nuove tecnologie militari per fermare i flussi in mare e nel deserto. Stessa logica per il più conosciuto Fondo Fiduciario per l’Africa che, con fondi proveniente dal budget allo sviluppo, finanzia il progetto di blocco marittimo e terrestre nella rotta del Mediterraneo Centrale.

    Un grande business in cui rientrano anche i Fondi alla ricerca. La connessione tra gestione della migrazione, #lobby della sicurezza e il business delle imprese private è al centro di un’indagine di Arci nell’ambito del progetto #Externalisation_Policies_Watch, curato da Sara Prestianni. “Lo sforzo politico nella chiusura delle frontiere si traduce in un incremento del budget al capitolo della sicurezza, nella messa in produzione di sistemi biometrici di identificazione, nella moltiplicazione di forze di polizia europea ai nostri confini e nell’elaborazione di sistemi di sorveglianza - sottolinea Prestianni -. La dimensione europea della migrazione si allontana sempre più dal concetto di protezione in favore di un sistema volto esclusivamente alla sicurezza, che ha una logica repressiva. Chi ne fa le spese sono i migranti, obbligati a rotte sempre più pericolose e lunghe, a beneficio di imprese nazionali che del mercato della sicurezza hanno fatto un vero e propri o business”. Tra gli aspetti più interessanti c’è l’utilizzo del Fondo alla ricerca Orizon 20-20 per ideare strumenti di controllo. “Qui si entra nel campo della biometria: l’obiettivo è dotare i paesi africani di tutto un sistema di raccolta di dati biometrici per fermare i flussi ma anche per creare un’enorme banca dati che faciliti le politiche di espulsione - continua Prestianni -. Questo ha creato un mercato, ci sono diverse imprese che hanno iniziato ad occuparsi del tema. Tra le aziende europee leader in questi appalti c’è la francese #Civipol, che ha il monopolio in vari paesi di questo processo. Ma l’interconnessione tra politici e lobby della sicurezza è risultata ancor più evidente al #Sre, #Research_on_Security_event, un incontro che si è svolto a Bruxelles a dicembre, su proposta della presidenza austriaca: seduti negli stessi panel c’erano rappresentanti della commissione europea, dell’Agenzia #Frontex, dell’industria e della ricerca del biometrico e della sicurezza. Tutti annuivano sulla necessità di aprire un mercato europeo della frontiera, dove lotta alla sicurezza e controllo della migrazione si intrecciano pericolosamente”.

    In questo contesto, non è marginale il ruolo dell’Italia. “L’idea di combattere i traffici e tutelare i diritti nasce con #Tony_Blair, ma già allora l’obiettivo era impedire alle persone di arrivare in Europa - sottolinea Filippo Miraglia, vicepresidente di Arci -. Ed è quello a cui stiamo assistendo oggi in maniera sempre più sistematica. Un esempio è la vicenda delle #motovedette libiche, finanziate dall’Italia e su cui guadagnano aziende italianissime”. Il tema è anche al centro dell’inchiesta di Altreconomia di Gennaio (https://altreconomia.it/frontiera-buon-affare-inchiesta), curata da Duccio Facchini. “L’idea era dare un nome, un volto, una ragione sociale, al modo in cui il ministero degli Interni traduce le strategie di contrasto e di lotta ai flussi di persone” spiega il giornalista. E così si scopre che della rimessa in efficienza di sei pattugliatori, dati dall’Italia alla Tunisia, per il controllo della frontiera, si occupa in maniera esclusiva un’azienda di Rovigo, i #Cantieri_Navali_Vittoria: “Un soggetto senza concorrenti sul mercato, che riesce a vincere l’appalto anche per la rimessa in sicurezza delle motovedette fornite dal nostro paese alla Libia”, sottolinea Facchini.

    Motovedette fornite dall’Italia attraverso l’utilizzo del Fondo Africa: la questione è al centro di un ricorso al Tar presentato da Asgi (Associazione studi giuridici dell’immigrazione). “Il Fondo Africa di 200 milioni di euro viene istituito nel 2018 e il suo obiettivo è implementare le strategie di cooperazione con i maggiori paesi interessati dal fenomeno migratorio: dal #Niger alla LIbia, dalla Tunisia alla Costa d’Avorio - spiega l’avvocata Giulia Crescini -. Tra le attività finanziate con questo fondo c’è la dotazioni di strumentazioni per il controllo delle frontiere. Come Asgi abbiamo chiesto l’accesso agli atti del ministero degli Esteri per analizzare i provvedimenti e vedere come sono stati spesi questi soldi. In particolare, abbiamo notato l’utilizzo di due milioni di euro per la rimessa in efficienza delle motovedette fornite dall’Italia alla Libia - aggiunge -. Abbiamo quindi strutturato un ricorso, giuridicamente complicato, cercando di interloquire col giudice amministrativo, che deve verificare la legittimità dell’azione della Pubblica amministrazione. Qualche settimana fa abbiamo ricevuto la sentenza di rigetto in primo grado, e ora presenteremo l’appello. Ma studiando la sentenza ci siamo accorti che il giudice amministrativo è andato a verificare esattamente se fossero stati spesi bene o meno quei soldi - aggiunge Crescini -. Ed è andato così in profondità che ha scritto di fatto che non c’erano prove sufficienti che il soggetto destinatario stia facendo tortura e atti degradanti nei confronti dei migranti. Su questo punto lavoreremo per il ricorso. Per noi è chiaro che l’Italia oggi sta dando strumentazioni necessarie alla Libia per non sporcarsi le mani direttamente, ma c’è una responsabilità italiana anche se materialmente non è L’Italia a riportare indietro i migranti. Su questo punto stiamo agendo anche attraverso la Corte europea dei diritti dell’uomo”.

    http://www.redattoresociale.it/Notiziario/Articolo/620038/Dai-dati-biometrici-alle-motovedette-ecco-il-business-della-frontie

    #externalisation #frontières #UE #EU #Europe #Libye #Forteresse_européenne #asile #migrations #réfugiés #privatisation #argent #recherche #frontières_extérieures #coopération_militaire #sécurité_intérieure #fonds_fiduciaire_pour_l'Afrique #technologie #militarisation_des_frontières #fonds_fiduciaire #développement #Horizon_2020 #biométrie #données #données_biométriques #base_de_données #database #expulsions #renvois #marché #marché_européen_de_la_frontière #complexe_militaro-industriel #Tunisie #Côte_d'Ivoire #Italie
    ping @isskein @albertocampiphoto

    • Gli affari lungo le frontiere. Inchiesta sugli appalti pubblici per il contrasto all’immigrazione “clandestina”

      In Tunisia, Libia, Niger, Egitto e non solo. Così lo Stato italiano tramite il ministero dell’Interno finanzia imbarcazioni, veicoli, idranti per “ordine pubblico”, formazione delle polizie e sistemi automatizzati di identificazione. Ecco per chi la frontiera rappresenta un buon affare.

      Uno dei luoghi chiave del “contrasto all’immigrazione clandestina” che l’Italia conduce lungo le rotte africane non si trova a Tunisi, Niamey o Tripoli, ma è in un piccolo comune del Veneto, in provincia di Rovigo, affacciato sul Canal Bianco. È ad Adria, poco distante dal Po, che ha sede “Cantiere Navale Vittoria”, un’azienda nata nel 1927 per iniziativa della famiglia Duò -ancora oggi proprietaria- specializzata in cantieristica navale militare e paramilitare. Si tratta di uno dei partner strategici della Direzione centrale dell’immigrazione e della Polizia delle frontiere, insediata presso il ministero dell’Interno, per una serie di commesse in Libia e Tunisia.

      La Direzione è il braccio del Viminale in tema di “gestione” dei flussi provenienti da quei Paesi ritenuti di “eccezionale rilevanza nella gestione della rotta del Mediterraneo centrale” (parole della Farnesina). Quella “rotta” conduce alle coste italiane: Libia e Tunisia, appunto, ma anche Niger e non solo. E quel “pezzo” del Viminale si occupa di tradurre in pratica le strategie governative. Come? Appaltando a imprese italiane attività diversissime tra loro per valore, fonti di finanziamento, tipologia e territori coinvolti. Un principio è comune: quello di dar forma al “contrasto”, sul nostro territorio o di frontiera. E per questi affidamenti ricorre più volte una formula: “Il fine che si intende perseguire è quello di collaborare con i Paesi terzi ai fini di contrastare il fenomeno dell’immigrazione clandestina”. Tra gli ultimi appalti aggiudicati a “Cantiere Navale Vittoria” (ottobre 2018) spicca la rimessa in efficienza di sei pattugliatori “P350” da 34 metri, di proprietà della Guardia nazionale della Tunisia. Tramite gli atti della procedura di affidamento si possono ricostruire filiera e calendario.

      Facciamo un salto indietro al giugno 2017, quando i ministeri degli Esteri e dell’Interno italiani sottoscrivono un’“intesa tecnica” per prevedere azioni di “supporto tecnico” del Viminale stesso alle “competenti autorità tunisine”. Obiettivo: “Migliorare la gestione delle frontiere e dell’immigrazione”, inclusi la “lotta al traffico di migranti e le attività di ricerca e soccorso”. La spesa prevista -12 milioni di euro- dovrebbe essere coperta tramite il cosiddetto “Fondo Africa”, istituito sei mesi prima con legge di Stabilità e provvisto di una “dotazione finanziaria” di 200 milioni di euro. L’obiettivo dichiarato del Fondo è quello di “rilanciare il dialogo e la cooperazione con i Paesi africani d’importanza prioritaria per le rotte migratorie”. Le autorità di Tunisi hanno fretta, tanto che un mese dopo l’intesa tra i dicasteri chiedono all’Italia di provvedere subito alla “rimessa in efficienza” dei sei pattugliatori. Chi li ha costruiti, anni prima, è proprio l’azienda di Adria, e da Tunisi giunge la proposta di avvalersi proprio del suo “know how”. La richiesta è accolta. Trascorre poco più di un anno e nell’ottobre 2018 l’appalto viene aggiudicato al Cantiere per 6,3 milioni di euro. L’“attività di contrasto all’immigrazione clandestina”, scrive la Direzione immigrazione e frontiere, è di “primaria importanza per la sicurezza nazionale, anche alla luce dei recenti sbarchi sulle coste italiane di migranti provenienti dalle acque territoriali tunisine”. I pattugliatori da “consegnare” risistemati alla Tunisia servono quindi a impedire o limitare gli arrivi via mare nel nostro Paese, che da gennaio a metà dicembre di 2018 sono stati 23.122 (di cui 12.976 dalla Libia), in netto calo rispetto ai 118.019 (105.986 dalla Libia) dello stesso periodo del 2017.


      A quel Paese di frontiera l’Italia non fornisce (o rimette in sesto) solamente navi. Nel luglio 2018, infatti, la Direzione del Viminale ha stipulato un contratto con la #Totani Company Srl (sede a Roma) per la fornitura di 50 veicoli #Mitsubishi 4×4 Pajero da “consegnare presso il porto di Tunisi”. Il percorso è simile a quello dei sei pattugliatori: “Considerata” l’intesa del giugno 2017 tra i ministeri italiani, “visto” il Fondo Africa, “considerata” la richiesta dei 50 mezzi da parte delle autorità nordafricane formulata nel corso di una riunione del “Comitato Italo-Tunisino”, “vista” la necessità di “definire nel più breve tempo possibile le procedure di acquisizione” per “garantire un dispiegamento efficace dei servizi di prevenzione e di contrasto all’immigrazione clandestina”, eccetera. E così l’offerta economica di 1,6 milioni di euro della Totani è ritenuta congrua.

      Capita però che alcune gare vadano deserte. È successo per la fornitura di due “autoveicoli allestiti ‘idrante per ordine pubblico’” e per la relativa attività di formazione per 12 operatori della polizia tunisina (352mila euro la base d’asta). “Al fine di poter supportare il governo tunisino nell’ambito delle attività di contrasto all’immigrazione clandestina” è il passe-partout utilizzato anche per gli idranti, anche se sfugge l’impiego concreto. Seppur deserta, gli atti di questa gara sono interessanti per i passaggi elencati. Il tutto è partito da un incontro a Roma del febbraio 2018 tra l’allora ministro dell’Interno Marco Minniti e l’omologo tunisino. “Sulla base” di questa riunione, la Direzione del Viminale “richiede” di provvedere alla commessa attraverso un “appunto” datato 27 aprile dello stesso anno che viene “decretato favorevolmente” dal “Sig. Capo della Polizia”, Franco Gabrielli. Alla gara (poi non aggiudicata) si presenta un solo concorrente, la “Brescia Antincendi International Srl”, che all’appuntamento con il ministero delega come “collaboratore” un ex militare in pensione, il tenente colonnello Virgilio D’Amata, cavaliere al merito della Repubblica Italiana. Ma è un nulla di fatto.

      A Tunisi vengono quindi consegnati navi, pick-up, (mancati) idranti ma anche motori fuoribordo per quasi 600mila euro. È del settembre 2018, infatti, un nuovo “avviso esplorativo” sottoscritto dal direttore centrale dell’Immigrazione -Massimo Bontempi- per la fornitura di “10 coppie di motori Yamaha 4 tempi da 300 CV di potenza” e altri 25 da 150 CV. Il tutto al dichiarato fine di “garantire un dispiegamento efficace dei servizi di prevenzione e di contrasto all’immigrazione clandestina”.

      Come per la Tunisia, anche in Libia il ritmo è scandito da “intese tecniche” tra ministeri “per l’uso dei finanziamenti” previsti nel Fondo Africa. Parlamento non pervenuto

      Poi c’è la Libia, l’altro fronte strategico del “contrasto”. Come per la Tunisia, anche in questo contesto il ritmo è scandito da “intese tecniche” tra ministeri di Esteri e Interno -Parlamento non pervenuto- “per l’uso dei finanziamenti” previsti nel citato Fondo Africa. Una di queste, datata 4 agosto 2017, riguarda il “supporto tecnico del ministero dell’Interno italiano alle competenti autorità libiche per migliorare la gestione delle frontiere e dell’immigrazione, inclusi la lotta al traffico di migranti e le attività di ricerca e soccorso”. L’“eventuale spesa prevista” è di 2,5 milioni di euro. Nel novembre 2017 se n’è aggiunta un’altra, rivolta a “programmi di formazione” dei libici del valore di 615mila euro circa (sempre tratti dal Fondo Africa). Quindi si parte dalle intese e poi si passa ai contratti.

      Scorrendo quelli firmati dalla Direzione immigrazione e polizia delle frontiere del Viminale tra 2017 e 2018, e che riguardano specificamente commesse a beneficio di Tripoli, il “fornitore” è sempre lo stesso: Cantiere Navale Vittoria. È l’azienda di Adria -che non ha risposto alle nostre domande- a occuparsi della rimessa in efficienza di svariate imbarcazioni (tre da 14 metri, due da 35 e una da 22) custodite a Biserta (in Tunisia) e “da restituire allo Stato della Libia”. Ma anche della formazione di 21 “operatori della polizia libica” per la loro “conduzione” o del trasporto di un’altra nave di 18 metri da Tripoli a Biserta. La somma degli appalti sfiora complessivamente i 3 milioni di euro. In alcuni casi, il Viminale dichiara di non avere alternative al cantiere veneto. Lo ha riconosciuto la Direzione in un decreto di affidamento urgente per la formazione di 22 “operatori di polizia libica” e la riconsegna di tre motovedette a fine 2017. Poiché Cantiere Navale Vittoria avrebbe un “patrimonio informativo peculiare”, qualunque ricerca di “soluzioni alternative” sarebbe “irragionevole”. Ecco perché in diverse “riunioni bilaterali di esperti” per la cooperazione tra Italia e Libia “in materia migratoria”, oltre alla delegazione libica (i vertici dell’Amministrazione generale per la sicurezza costiera del ministero dell’Interno) e quella italiana (tra cui l’allora direttore del Servizio immigrazione del Viminale, Vittorio Pisani), c’erano anche i rappresentanti di Cantiere Navale Vittoria.
      Se i concorrenti sono pochi, la fretta è tanta. In più di un appalto verso la Libia, infatti, la Direzione ha argomentato le procedure di “estrema urgenza” segnalando come “ulteriori indugi”, ad esempio “nella riconsegna delle imbarcazioni”, non solo “verrebbero a gravare ingiustificatamente sugli oneri di custodia […] ma potrebbero determinare difficoltà anche di tipo diplomatico con l’interlocutore libico”. È successo nell’estate 2018 anche per l’ultimo “avviso esplorativo” da quasi 1 milione di euro collegato a quattro training (di quattro settimane) destinati a cinque equipaggi “a bordo di due unità navali da 35 metri, un’unità navale da 22 metri e un’unità navale da 28 metri di proprietà libica”, “al fine di aumentare l’efficienza di quel Paese per il contrasto dell’immigrazione illegale”. Lo scopo è fornire una “preparazione adeguata su ogni aspetto delle unità navali”. Della materia “diritti umani” non c’è traccia.

      Questa specifica iniziativa italiana deriva dal Memorandum d’Intesa con la Libia sottoscritto a Roma dal governo Gentiloni (Marco Minniti ministro dell’Interno), il 2 febbraio 2017. Il nostro Paese si era impegnato a “fornire supporto tecnico e tecnologico agli organismi libici incaricati della lotta contro l’immigrazione clandestina”. È da lì che i governi di Italia e Libia decidono di includere tra le attività di cooperazione anche l’erogazione dei corsi di addestramento sulle motovedette ancorate a Biserta.

      Ai primi di maggio del 2018, il Viminale decide di accelerare. C’è l’“urgenza di potenziare, attraverso la rimessa in efficienza delle imbarcazioni e l’erogazione di corsi di conduzione operativa, il capacity building della Guardia Costiera libica, al fine di aumentare l’efficienza di quel Paese per il contrasto dell’immigrazione illegale”. Anche perché, aggiunge il ministero, “alla luce degli ultimi eventi di partenze di migranti dalle coste libiche”, “appare strettamente necessario ed urgente favorire il pieno ripristino dell’efficienza delle competenti Autorità dello Stato della Libia nell’erogazione dei servizi istituzionali”. E così a fine giugno 2018 viene pubblicato il bando: i destinatari sono “operatori della polizia libica” e non invece le guardie costiere. Il ministero ha dovuto però “rimodulare” in corsa l’imposto a base d’asta della gara (da 763mila a 993mila euro). Perché? Il capitolato degli oneri e il verbale di stima relativi al valore complessivo dell’intera procedura sarebbero risultati “non remunerativi” per l’unico operatore interessato: Cantiere Navale Vittoria Spa, che avrebbe comunicato “di non poter sottoscrivere un’offerta adeguata”.

      Le risorse per quest’ultimo appalto non arrivano dal Fondo Africa ma da uno dei sei progetti finanziati in Libia dall’Unione europea tramite il “Fondo Fiduciario per l’Africa” (EU Trust Fund), istituito a fine 2015 con una dotazione di oltre 4 miliardi di euro. Quello che ci riguarda in particolare s’intitola “Support to integrated Border and Migration Management in Libya – First Phase”, del valore di oltre 46 milioni di euro. Mentre l’Ue è il principale finanziatore, chi deve implementarlo in loco, dal luglio 2017, è proprio il nostro ministero dell’Interno. Che è attivo in due aree della Libia: a Nord-Ovest, a Tripoli, a beneficio delle guardie costiere libiche (tramite la costituzione di un centro di coordinamento per le operazioni di ricerca e soccorso in mare e per la dichiarazione di un’area di ricerca e soccorso in mare autonoma), e una a Sud-Ovest, nella regione del Fezzan, nel distretto di Ghat, per incrementare la capacità di sorveglianza, “in particolare nelle aree di frontiera terrestre con il Niger, maggiormente colpita dall’attraversamento illegale”. È previsto inoltre un “progetto pilota” per istituire una sede operativa per circa 300 persone, ripristinando ed equipaggiando le esistenti strutture nella città di Talwawet, non lontano da Ghat, con tre avamposti da 20 persone l’uno.

      A un passo da lì c’è il Niger, l’altra tessera del mosaico. Alla metà di dicembre 2018, non risultano appalti in capo alla Direzione frontiere del Viminale, ma ciò non significa che il nostro Paese non sia attivo per supportare (anche) la gestione dei suoi confini. A metà 2017, infatti, l’Italia ha destinato 50 milioni di euro all’EU Trust Fund per “far fronte alle cause profonde della migrazione in Africa/Finestra Sahel e Lago Ciad”, con un’attenzione particolare al Niger. Si punta alla “creazione di nuove unità specializzate necessarie al controllo delle frontiere, di nuovi posti di frontiera fissa, o all’ammodernamento di quelli esistenti, di un nuovo centro di accoglienza per i migranti a Dirkou, nonché per la riattivazione della locale pista di atterraggio”. In più, dal 2018 è scesa sul campo la “Missione bilaterale di supporto nella Repubblica del Niger” (MISIN) che fa capo al ministero della Difesa e ha tra i suoi obiettivi quello di “concorrere alle attività di sorveglianza delle frontiere”. Il primo corso “per istruttori di ordine pubblico a favore della gendarmeria nigerina” si è concluso a metà ottobre 2018. Pochi mesi prima, a luglio, era stata sottoscritta un’altra “intesa tecnica” tra Esteri e Difesa per rimettere in efficienza e cedere dieci ambulanze e tre autobotti. Finalità? “Il controllo del territorio volto alla prevenzione e al contrasto ai traffici di esseri umani e al traffico di migranti, e per l’assistenza ai migranti nell’ambito delle attività di ricerca e soccorso”: 880mila euro circa. Il Niger è centrale: stando all’ultima programmazione dei Paesi e dei settori in cui sono previsti finanziamenti tramite il “Fondo Africa” (agosto 2018, fonte ministero degli Esteri), il Paese è davanti alla Libia (6 milioni contro 5 di importo massimo preventivato).

      Inabissatosi in Niger, il ministero dell’Interno riemerge in Egitto. Anche lì vigono “accordi internazionali diretti al contrasto dell’immigrazione clandestina” sostenuti dall’Italia. La loro traduzione interessa da vicino la succursale italiana della Hewlett-Packard (HP). Risale infatti a fine 2006 un contratto stipulato tra la multinazionale e la Direzione del Viminale “per la realizzazione di un Sistema automatizzato di identificazione delle impronte (AFIS) per lo Stato dell’Egitto”, finalizzato alle “esigenze di identificazione personale correlate alla immigrazione illegale”: oltre 5,2 milioni di euro per il periodo 2007-2012, cui se ne sono aggiunti ulteriori 1,8 milioni per la manutenzione ininterrotta fino al 2017 e quasi 500mila per l’ultima tranche, 2018-2019. HP non ha avversari -come riporta il Viminale- in forza di un “accordo in esclusiva” tra la Hewlett Packard Enterprise e la multinazionale della sicurezza informatica Gemalto “in relazione ai prodotti AFIS per lo Stato dell’Egitto”. Affari che non si possono discutere: “L’interruzione del citato servizio -sostiene la Direzione- è suscettibile di creare gravi problemi nell’attività di identificazione dei migranti e nel contrasto all’immigrazione clandestina, in un momento in cui tale attività è di primaria importanza per la sicurezza nazionale”. Oltre alla partnership con HP, il ministero dell’Interno si spende direttamente in Egitto. Di fronte alle “esigenze scaturenti dalle gravissimi crisi internazionali in vaste aree dell’Africa e dell’Asia” che avrebbero provocato “massicci esodi di persone e crescenti pressioni migratorie verso l’Europa”, la Direzione centrale immigrazione (i virgolettati sono suoi) si è fatta promotrice di una “proposta progettuale” chiamata “International Training at Egyptian Police Academy” (ITEPA). Questa prevede l’istituzione di un “centro di formazione internazionale” sui temi migratori per 360 funzionari di polizia e ufficiali di frontiera di ben 22 Paesi africani presso l’Accademia della polizia egiziana de Il Cairo. Il “protocollo tecnico” è stato siglato nel settembre 2017 tra il direttore dell’Accademia di polizia egiziana ed il direttore centrale dell’Immigrazione e della polizia delle frontiere. Nel marzo 2018, il capo della Polizia Gabrielli è volato a Il Cairo per il lancio del progetto. “Il rispetto dei diritti umani -ha dichiarato in quella sede- è uno degli asset fondamentali”.

      “La legittimità, la finalità e la consistenza di una parte dei finanziamenti citati con le norme di diritto nazionale e internazionale sono stati studiati e in alcuni casi anche portati davanti alle autorità giudiziarie dai legali dell’Associazione studi giuridici sull’immigrazione (Asgi, asgi.it)”, spiega l’avvocato Giulia Crescini, parte del collegio dell’associazione che si è occupato della vicenda. “Quando abbiamo chiesto lo stato di implementazione dell’accordo internazionale Italia-Libia del febbraio 2017, il ministero dell’Interno ha opposto generiche motivazioni di pericolo alla sicurezza interna e alle relazioni internazionali, pertanto il ricorso dopo essere stato rigettato dal Tar Lazio è ora pendente davanti al Consiglio di Stato”. La trasparenza insegue la frontiera.

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      “LEONARDO” (FINMECCANICA) E GLI INTERESSI SULLE FRONTIERE

      In Tunisia, Libia, Egitto e Niger, l’azienda Leonardo (Finmeccanica) avrebbe in corso “attività promozionali per tecnologie di sicurezza e controllo del territorio”. Alla richiesta di dettagli, la società ha risposto di voler “rivitalizzare i progetti in sospeso e proporne altri, fornendo ai Governi sistemi e tecnologie all’avanguardia per la sicurezza dei Paesi”. Leonardo è già autorizzata a esportare materiale d’armamento in quei contesti, ma non a Tripoli. Il Consiglio di Sicurezza delle Nazioni Unite, infatti, ha approvato la Risoluzione 2420 che estende l’embargo sulle armi nel Paese per un altro anno. “Nel prossimo futuro -fa sapere l’azienda di cui il ministero dell’Economia è principale azionista- il governo di accordo nazionale potrà richiedere delle esenzioni all’embargo ONU sulle armi, per combattere il terrorismo”. Alla domanda se Leonardo sia coinvolta o operativa nell’ambito di iniziative collegate al fondo fiduciario per l’Africa dell’Unione europea e in particolare al programma da 46 milioni di euro coordinato dal Viminale, in tema di frontiere libiche, l’azienda ha fatto sapere che “in passato” avrebbe “collaborato con le autorità libiche per lo sviluppo e implementazione di sistemi per il monitoraggio dei confini meridionali, nonché sistemi di sicurezza costiera per il controllo, la ricerca e il salvataggio in mare”. Attualmente la società starebbe “esplorando opportunità in ambito europeo volte allo sviluppo di un progetto per il controllo dei flussi migratori dall’Africa all’Europa, consistente in un sistema di sicurezza e sorveglianza costiero con centri di comando e controllo”.

      Export in Libia. Il “caso” Prodit

      Nei primi sei mesi del 2018, attraverso l’Autorità nazionale UAMA (Unità per le autorizzazioni dei materiali d’armamento), l’Italia ha autorizzato l’esportazione di “materiale d’armamento” verso la Libia per un valore di circa 4,8 milioni di euro. Nel 2017 questa cifra era zero. Si tratta, come impone la normativa in tema di embargo, di materiali “non letali”. L’ammontare è minimo se paragonato al totale delle licenze autorizzate a livello mondiale dall’Italia tra gennaio e giugno 2018 (3,2 miliardi di euro). Chi esporta è una singola azienda, l’unica iscritta al Registro Nazionale delle Imprese presso il Segretariato Generale del ministero della Difesa: Prodit Engineering Srl. In Libia non ha esportato armi ma un veicolo terrestre modificato come fuoristrada e materiali utilizzabili per sminamento.

      https://altreconomia.it/frontiera-buon-affare-inchiesta

      #Leonardo #Finmeccanica #Egypte #Tunisie #identification #P350 #Brescia_Antincendi_International #Virgilio_D’Amata #Massimo_Bontempi #Yamaha #Minniti #Marco_Minniti #EU_Trust_Fund #Trust_Fund #Missione_bilaterale_di_supporto_nella_Repubblica_del_Niger #MISIN #Hewlett-Packard #AFIS #International_Training_at_Egyptian_Police_Academy #ITEPA


  • À #Nantes, environ 200 migrants vivent dans un #gymnase, sans douche ni chauffage

    Un gymnase non utilisé, en banlieue nantaise, est occupé depuis plusieurs semaines par environ 200 migrants, dont des femmes et des enfants. À l’intérieur, les conditions de vie y sont très précaires : absence d’eau chaude et de chauffage, peu de toilettes, insécurité, insalubrité, cas de gale et de tuberculose… Plusieurs collectifs leur viennent en aide.

    Depuis quelques semaines, plusieurs centaines de migrants occupent le gymnase Jeanne-Bernard, à Saint-Herblain, en banlieue nantaise, « dans des conditions de vie désastreuses », selon les collectifs qui leur viennent en aide. Le local, non-utilisé, appartient au diocèse de Nantes, qui ne l’exploite pas.

    « En octobre, au moment du début du squat, il y avait une soixantaine de personnes. Aujourd’hui ils sont environ 200 dont des femmes et des enfants », explique à InfoMigrants Xavier Brunier, responsable solidarité pour le diocèse de Nantes. La majorité des occupants est originaire du Soudan, d’Érythrée, de Somalie, d’Éthiopie, de Guinée et du Tchad. Leur profil administratif regroupe plusieurs statuts : des dublinés, des déboutés, des réfugiés statutaires et des demandeurs d’asile.

    « Face à la défaillance de l’État, les associations et collectifs trouvent des solutions »

    « On ne leur propose pas de mise à l’abri. La seule solution apportée par les autorités est le retour à la rue », déclare à InfoMigrants François Prochasson du collectif Soutien migrants Nantes. « Face à la défaillance de l’État, les associations et collectifs trouvent des solutions. On sait qu’il y a sur Nantes, de nombreux locaux vides où on pourrait héberger ces personnes », continue-t-il.

    Contactée par InfoMigrants, la mairie de Nantes se défend. Dans un communiqué daté du 31 octobre 2018, elle déclare que de nombreuses « personnes migrantes présentes sur le square Daviais [à la fin de l’été 2018] ont été mises à l’abri dans des lieux plus durables ». Sur 700 personnes qui étaient au square Daviais, « 587 ont été orientées depuis les gymnases vers des hébergements plus durables », écrit la mairie.

    Le gymnase occupé recense des « oubliés » du square Daviais, sans solution de relogement et des primo-arrivants.

    À l’intérieur du gymnase, où les migrants ont installé leurs tentes, la tension grandit chaque jour un peu plus. « La surpopulation crée de la promiscuité et la promiscuité engendre des conflits », déclare à InfoMigrants Juna, du collectif L’autre cantine qui apporte chaque soir des repas aux migrants installés dans le gymnase.

    « Lorsqu’il pleut, des gouttes d’eau tombent dans le gymnase »

    L’absence d’eau chaude et de chauffage n’arrange pas la situation. « Il y a des douches – collectives - mais que de l’eau froide, en plein hiver ! Les toilettes ? Seulement deux à l’intérieur », dit Juna qui précise cependant que la municipalité a fait installer des sanitaires dans la cour du gymnase.

    De plus, les locaux sont quasi insalubres. « Lorsqu’il pleut, des gouttes d’eau tombent dans le gymnase. Le toit fuit », note encore Juna.

    Les collectifs alertent également sur les problèmes de sécurité. « Certains ont des problèmes psychologiques : parfois, ils se bagarrent. D’autres prennent de la drogue ou boivent trop d’alcool et dérangent tout le monde en pleine nuit », assure François Prochasson. « Et le plus grave c’est qu’il y a des enfants au milieu de tout ça », s’inquiète le militant.

    Le manque d’#hygiène a des conséquences sanitaires : des cas de gale et de tuberculose ont été observés. Les collectifs orientent alors les personnes malades vers les #PASS de la ville (https://www.infomigrants.net/fr/post/10933/les-pass-des-centres-pour-soigner-les-personnes-invisibles-et-a-la-rue).

    Le diocèse de Nantes a demandé à la justice d’ordonner l’évacuation du gymnase occupé. « La situation n’est plus possible », estime Xavier Brunier qui demande la mise à l’abri de ces migrants dans des « conditions dignes ».
    « On sera attentif car il est hors de question d’évacuer le lieu sans solution d’hébergement pour tout le monde », conclut Juna.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/15110/a-nantes-environ-200-migrants-vivent-dans-un-gymnase-sans-douche-ni-ch
    #hébergement #logement #France #asile #migrations #réfugiés #SDF #sans-abri

    ping @isskein


  • « L’#industrie_du_tabac commet un génocide organisé en #Afrique »

    La Ligue Sénégalaise Contre le Tabac appelle les pays africains à contrôler la composition des cigarettes importées. Elle réagit au scandale des cigarettes suisses surdosées vendues en Afrique, révélé par la journaliste d’investigation indépendante Marie Maurisse. Le président de l’organisation Amadou Moustapha Gaye pointe aussi du doigt « le laxisme » des autorités helvétiques.

    Fumer nuit gravement à la santé mais encore davantage en Afrique. Une enquête (http://stories.publiceye.ch/tabac) de Marie Maurisse, lauréate du prix d’investigation de Public Eye, a récemment démontré que les entreprises suisses fabriquent des cigarettes volontairement plus addictives, mais aussi plus nocives, pour le marché africain que pour le marché suisse.

    La Suisse est en effet le seul pays du continent européen à exporter des cigarettes plus toxiques que celles fumées par ses propres ressortissants. Une pratique interdite par une directive en vigueur au sein de l’Union européenne (UE). Le président de la #Ligue_Sénégalaise_Contre_le_Tabac (#LISTAB) Amadou Moustapha dénonce les stratégies « monstrueuses et mortifères » des cigarettiers établis en Suisse.

    swissinfo.ch : Comment réagissez-vous à l’enquête commanditée par l’ONG Public Eye sur le double standard appliqué par les géants du tabac ?

    Amadou Moustapha Gaye : L’industrie du tabac commet ici un génocide organisé. Nos pays sont déjà très faibles, n’ont pas de moyens, nos populations ne peuvent pas se soigner. Si on nous envoie encore de Suisse des cigarettes dont la nocivité dépasse les normes, nous ne pouvons décidément pas être rassurés. En tant qu’acteur de la société civile, la LISTAB a décidé de réagir pour protéger les populations africaines. C’est un problème de santé publique, une question vitale.
    Que peuvent faire les pays africains concernés pour lutter contre ce phénomène ?

    L’industrie du tabac doit nous dire ce que contiennent réellement ces cigarettes. Les pays africains doivent se concerter pour contrôler davantage les produits qui sont importés, en particulier lorsqu’il s’agit du tabac, qui tue plus de sept millions de personnes dans le monde. Le Burkina Faso est le seul pays d’Afrique disposant d’un laboratoire qui analyse systématique les cigarettes importées. La LISTAB a écrit au gouvernement sénégalais pour exiger qu’il trouve un moyen de mettre en place des contrôles. La santé de la population en dépend.
    Dans un communiqué https://afriquematin.net/scandale-des-cigarettes-toxiques-fabriquees-en-suisse-vendues-en-afriq), vous accusez la Suisse de « laxisme coupable ». Qu’attendez-vous de la Confédération ?

    Nous n’accusons pas directement le gouvernement helvétique. Toutefois, nous ne comprenons pas qu’un Etat aussi responsable que la Suisse puisse permettre à des industries insérées sur son territoire de produire des cigarettes si nocives, avec des teneurs si dangereuses pour les populations. D’un point de vue moral, l’Etat devrait être plus regardant et examiner ces produits avant de permettre qu’ils soient diffusés dans d’autres pays. Nous allons contacter l’ambassade de Suisse au Sénégal pour lui poser des questions.

    Comment la population sénégalaise a réagi en apprenant que « fumer des Camel light à Casablanca revient à consommer des cigarettes plus nocives que des Camel Filters à Lausanne » ?

    Les consommateurs de tabac ont été sidérés et effrayés d’apprendre que les cigarettes qui nous viennent de Suisse sont doublement toxiques. La consommation de tabac nous posait déjà des problèmes, alors si on ajoute des cigarettes surdosées, la situation s’aggrave encore. Nous avons commencé une campagne d’information pour alerter la population.

    La loi sénégalaise peut-elle être améliorée pour lutter contre le tabagisme ?

    Le Sénégal a déjà l’une des meilleures lois anti-tabac d’Afrique. Depuis 2017, des avertissements sanitaires sous forme d’images sont placés sur les deux faces des paquets de cigarettes. Grâce à cela, les Sénégalais ont davantage conscience du fait que le tabac est mortel. Dans une société où beaucoup de gens ne comprennent pas les teneurs ou ne savent parfois pas lire, l’image est plus efficace que le texte. Nous avons aussi interdit la fumée dans les espaces publics ainsi que la publicité pour les produits du tabac.

    La lutte anti-tabac au Sénégal

    Le Sénégal vote déjà une loi, en 1981, sur l’interdiction de la publicité relative au tabac et de son usage dans les lieux publics. Cette loi n’a pas les effets escomptés. Elle subit même des modifications, en 1985, qui feront sauter l’interdiction de fumer dans les lieux publics pour ne garder que l’aspect lié à la publicité. En 2004, le pays ratifie la Convention Cadre de l’OMS pour la lutte antitabac. En 2008, la société civile va accompagner les autorités dans la rédaction d’un texte de loi réglementant la production, la distribution et l’usage du tabac. La loi de mars 2014 constitue l’aboutissement du processus.

    Le contenu de la loi peut-être décliné en cinq points : l’interdiction de toute forme d’ingérence de l’industrie du tabac dans la définition des politiques de santé, l’interdiction de toute forme de publicité, promotion ou parrainage qu’ils soient directs ou indirects, l’affichage des avertissements sanitaires illustrés par des photos en couleur, sur 75% des principales faces de tout emballage de tabac et de produits du tabac, l’interdiction totale de fumer dans tous les espaces publics, l’adoption d’une taxation forte. (source : L’Afrique des idées : http://www.lafriquedesidees.org/la-loi-anti-tabac-au-senegal-reelle-avancee-ou-ecran-de-fumee)

    https://www.swissinfo.ch/fre/cigarettes-surdos%C3%A9es_-l-industrie-du-tabac-commet-un-g%C3%A9nocide-organis%C3%A9-en-afrique-/44747864
    #tabac #cigarettes #Sénégal

    ping @marty


  • Roses d’acier

    Depuis la naissance de notre fille, Rose, d’improbables bonnes fées veillent sur elle. Elles sont chinoises, travailleuses du sexe et font partie de notre vie. Car mon homme, Tim, bosse depuis dix ans avec elles à Médecins du Monde. Il y a quatre ans, j’étais enceinte quand elles ont créé leur propre association, #Les_Roses_d'acier. Quelques mois plus tard, notre fille est née et on a décidé de l’appeler Rose. Notre Rose et les #Roses_d'acier ont en commun une chanson de pop chinoise, un goût prononcé pour les gâteaux d’anniversaire gonflés à la chantilly, et des histoires de résistance. Entre soirées de karaoké endiablées et manifs de travailleur.se.s du sexe, c’est le récit de cette rencontre miraculeuse et de combats communs. « Nous sommes les Roses d’acier, aux quatre coins du monde, notre sourire s’étend sans jamais rien céder. »

    https://www.arteradio.com/son/61660901/rose_d_acier
    #prostitution #femmes #migrations #France #Chine #audio

    • 21 juin 2015 - Les Roses d’Acier sortent de l’ombre - 铿锵玫瑰

      Extraits de l’intervention d’Aying, présidente des Roses d’Acier, lors de l’Assemblée Générale unitaire qui s’est tenue ce jeudi 18 mai : Je m’appelle Aying, je suis une travailleuse du sexe à Belleville, je suis la présidente de l’association « Roses d’acier », et je suis également sans papier. Aujourd’hui, je représente plus de 300 travailleuses du sexe à Belleville, nous vous remercions d’être là. Le 20 mai au matin, beaucoup de policiers sont arrivés à Belleville, et ont commencé à faire partir des femmes qui travaillaient sur le trottoir. Ils contrôlaient systématiquement les papiers, ils ont pris des photos avec leurs portables privés, certains ont déchiré la copie des papiers pour que les femmes ne puissent plus rester sur le trottoir. Ils ont dit à certaines femmes qu’elles ne pourraient plus travailler ici désormais. Jusqu’à aujourd’hui, tous les jours de 9 heures à 23 heures, les policiers viennent pour empêcher les femmes de travailler. [...] Les policiers ont appris le mot « Pute » en chinois, et ils disent : « Pute ! Dégage ! » Ils contrôlent les femmes même quand elles ne travaillent pas. Les femmes sans papiers ont peur de sortir pour faire leurs courses ou même aller à la pharmacie. Jusqu’à aujourd’hui, 6 femmes parmi nous ont été conduites au centre de rétention. Nous sommes à peu près 300 femmes à travailler à Belleville. Certaines sont là depuis plus de 10 ans. Nous sommes pour la plupart des mères, et même des mères célibataires. Les femmes sont responsables et elles assument cette responsabilité pour leurs familles, leurs enfants. Nous ne voulons simplement pas que nos enfants connaissent les mêmes difficultés. [...] Quelques semaines auparavant, avec quelques femmes travailleuses du sexe nous avons participé à un conseil de quartier du 19e arrondissement, Les élus présents ont énoncé leur engagement à éradiquer les travailleuses du sexe du quartier. Nous y avons été présentées comme des victimes de réseaux de proxénètes et comme une menace pour la sécurité du quartier. Nous aurions aimé dialoguer avec les élus en tant que représentantes des femmes travailleuses du sexe, mais malheureusement, on ne nous a pas offert cette opportunité. Certains partis politiques ont formulé des vœux pour un travail plus social et inter-associatif pour résoudre ces problèmes, mais tout cela a été refusé. Comme si nous éliminer devenait la seule solution. Certains élus ne veulent pas prendre une seconde pour écouter ce que nous avons à dire. Est-ce parce que nous sommes des travailleuses du sexe ? J’aimerais demander de prendre un instant pour nous écouter, même si nous sommes travailleuses du sexe, pour expliquer qu’actuellement les femmes ont plus peur de la police que des agresseurs éventuels. Nous sommes des travailleuses du sexe, mais nous sommes également des mères, des femmes, des chinoises migrantes, et des êtres humains avant tout. Le désir de certains de nous réduire à une seule identité totalisante, nous faire porter toutes ces idées négatives, nous considérer comme une menace et inciter d’autres associations à ne pas travailler avec nous est de la discrimination. Nous sommes également des habitantes du quartier, notre voix doit être considérée, même si c’est une voix de femme, de prostituée, de migrante, refuser de dialoguer avec nous, de prendre en compte notre difficulté, c’est aussi de la discrimination. Nous n’avons jamais demandé de l’aide, et nous sommes responsables de nous-mêmes, de ce que nous faisons de nous-mêmes, pourquoi nous faire subir ce traitement ? La discrétion est primordiale pour les chinoises qui exercent ce métier. Mais maintenant les femmes prennent le risque de sortir de l’ombre, nous avons créé un collectif pour justement dialoguer, avec une dimension sociopolitique, nous allons dans la rue pour manifester et répondre aux médias, tout ça pour dire que nous sommes là, et nous sommes prêtes à regarder les problèmes ensemble. Nous, les femmes chinoises, avons la capacité de réfléchir à la situation et à nos comportements. [...] Mais nous ne pouvons pas réaliser tout cela sans vous ni sans votre soutien. Ce dont nous avons besoin actuellement, ce n’est pas d’argent, d’un bureau, ni d’un regard de pitié, ni de leçons morales, ni d’une curiosité sur nos vies privées, ni du sauvetage de nos âmes mais d’un espace social, sécurisé, non-discriminant, et tolérant ! Un espace social qui nous permette de regarder les problèmes ensemble, de les résoudre ensemble, et de reconstruire ensemble.

      https://www.youtube.com/watch?v=1ji1Cu9zErw


  • Democrats’ ‘smart border’ technology is not a ‘humane’ alternative to Trump’s wall

    In response to President Trump’s demand for $5.7 billion for a physical barrier along the U.S.-Mexico border, and his threat to shut down the government again on Feb. 15 if Congress doesn’t provide it, Democratic Congressional leaders are promoting an alternative they refer to as a “smart border.” This is essentially an expansion of existing technologies like remote sensors, integrated fixed-towers, #drones and other #surveillance assets.

    On Jan. 29, Rep. James Clyburn (D-S.C.), the third-ranking Democrat in the House, wrote an op-ed in The Hill arguing that this kind of “smart border” is preferable to a physical wall because it will “create a technological barrier too high to climb over, too wide to go around, and too deep to burrow under,” resulting in an “effective, efficient and humane” alternative to Trump’s border wall. Meanwhile, the “opening offer” announced on Jan. 31 by the Democrats in bipartisan budget negotiations included $400 million for this “smart border” surveillance package.

    In a recent peer-reviewed article in the Journal of Borderlands Studies, we raised fundamental questions about these kinds of “smart border” technologies, including their humanitarian implications. Using geospatial modeling and statistical analysis, we show how previous “high-tech” border solutions failed to deliver on their operational objectives; instead of preventing unauthorized crossing, the surveillance network simply shifted migration routes into much more difficult and remote terrain, with a measurable impact on the geography of migrant deaths in the southern Arizona desert.

    From 2006 to 2011 the United States appropriated $3.7 billion for the SBInet system, intended as a high-tech network of ground sensors connected to integrated fixed towers mounted with infrared, high-resolution cameras and motion-detecting ground radar. Experimentally deployed southwest of Tucson, Arizona, the surveillance network aimed to provide the Border Patrol “complete situational awareness” through the real-time, automated integration of multiple sources of surveillance data.

    The outcomes delivered by the SBInet program fell well short of these aspirations, however. In 2010 the Government Accountability Office concluded that the Department of Homeland Security had “yet to identify expected benefits from the [program], whether quantitative or qualitative.” After continuous operational shortcomings and delays, in 2011 the Obama administration quietly canceled the program.

    Simultaneously, the area where SBInet was deployed has become a “land of open graves,” according to anthropologist and 2017 MacArthur “genius grant” recipient Jason De León. From 2006 to 2011, at least 1,267 people died in southern Arizona attempting to cross the border. A significant majority of these deaths were the outcome of exposure to the elements: dehydration, hyperthermia and exhaustion. Meanwhile, during this same period the rate of death (the number of deaths / 100,000 Border Patrol apprehensions) skyrocketed, nearly tripling between 2008 and 2011 alone.

    These deaths are the result of many factors. But our research shows that significant among these has been the expansion of border surveillance technology. Using Geographic Information Science, we analyzed the mapped location of human remains pre- and post-SBInet. We then plotted the visual range of the SBInet system using publicly-available information on the location of the towers and the operational reach of their various components.

    Next, we created a model using variables like vegetation, slope and terrain to measure the physiological difficulty associated with pedestrian transit along different routes of travel. We found a meaningful and measurable shift in the location of human remains toward routes of travel outside the visual range of the SBInet system, routes that simultaneously required much greater physical exertion, thus increasing peoples’ vulnerability to injury, isolation, dehydration, hyperthermia and exhaustion.

    Our research findings show that in addition to its monetary cost and its questionable operational efficacy, the “smart border” technology presently being promoted by the Democratic congressional leadership contributes to deadly outcomes.

    Based on these findings there is a need to reconsider the premise that surveillance technology and infrastructure can provide a “humane” alternative to Trump’s border wall (a proposal we also consider to be wasteful and destructive). Instead, we’d like to see a shift in U.S. border policy that genuinely prioritizes the protection of human life, regardless of a person’s citizenship or immigration status.

    This kind of shift, of course, would require reforms not just to the Border Patrol and its enforcement strategy, but to U.S. immigration policy overall, allowing people to seek safety or reunite with family and loved ones without risking their lives crossing through the desert.

    https://thehill.com/opinion/immigration/429454-democrats-smart-border-technology-is-not-a-humane-alternative-to-tru

    #frontière_intelligente #alternative (?) #murs #barrières_frontalières #frontières #smart_border #smart_borders #technologie #mourir_aux_frontières #morts #décès

    En gros:

    Our research findings show that in addition to its monetary cost and its questionable operational efficacy, the “smart border” technology presently being promoted by the Democratic congressional leadership contributes to deadly outcomes.


  • A l’#Université de #Nanterre, deux étudiants risquent l’exclusion de la fac pour s’être mobilisés contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants non-européens. La fac a convoqué une #section_disciplinaire, qui se tiendra à la fin du mois, et qui peut conduire à leur #exclusion. 95 enseignants de Nanterre ont rédigé une #lettre_ouverte à la présidence de cette #Université pour demander l’abandon des #poursuites contre les étudiants. Il est très important de signer la pétition et de la faire tourner, la #répression et l’#intimidation des étudiants mobilisés est intolérable.


    Voici le lien pour la pétition : https://www.change.org/p/jean-fran%C3%A7ois-balaud%C3%A9-militer-n-est-pas-un-crime-abandon-des-pours

    Voici le texte de la lettre ouverte ainsi que ses signataires :
    « Lettre publique à la Présidence de l’Université Paris Nanterre,
    “Nous, 95 enseignant-e-s, chercheur-e-s et personnel BIATSS de l’Université Paris Nanterre, constatons que deux de nos étudiants, l’un en L3 de sociologie, l’autre en M1 de science politique, ont reçu par la présidence de l’Université Paris Nanterre un arrêté décidant de leur interdiction du campus entre le 7 janvier et le 5 février 2019 à la suite de leur engagement dans le mouvement social étudiant sur le campus de Nanterre qui contestait, au mois de décembre, l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s extracommunautaires. Cette mesure, qui intervient au moment des partiels et des examens, risque de les pénaliser fortement dans leurs études.
    Nous contestons cette mesure, qui est disproportionnée par rapport à la situation actuelle sur le campus de notre université. L’AG étudiante a voté la non-reconduction du blocage à la rentrée. Punir rétrospectivement par arrêté deux étudiants pour leur engagement politique et syndical sur le campus constitue une sanction déguisée et une grave entrave à la liberté d’expression et de rassemblement.”
    Signataires :
    Karen Akoka MCF science politique (DSP)
    Marie-Hélène Bacqué, Pr en études urbaines (SSA)
    Laurent Baronian, MCF Économie (chercheur associé au Sophiapol)
    Maxime Bello, doctorant en sociologie (Sophiapol)
    Alessandro Benucci, MCF (LCE)
    Léa Billen, doctorant en études urbaines (SSA)
    Cécile Birks , MCF anglais (LCE)
    Giovanni Bonato, MCF en droit italien (LCE)
    Laurent Bonelli - MCF science politique (DSP)
    Isabelle Boucobza - Pr de droit (DSP)
    Thibaut Brouillet, MCF en psychologie (STAPS)
    Grégory Busquet, MCF de sociologie (SSA)
    Fanny Bugeja-Bloch - MCF de Sociologie (SSA)
    Véronique Champeil-Desplats (Pr droit. DSP)
    Brian Chauvel, Vacataire (SSA DSP)
    Céline Clément - MCF de Sociologie (SSA)
    Loréna Clément, doctorante études urbaines (SSA)
    Annie Collovald - PR science politique (DSP)
    Laurence Conty - Pr de psychologie (SPSE)
    Marine Cordier, MCF en sociologie (STAPS)
    Flore Coulouma, MCF anglais (LCE)
    Alexandre Coutté, MCF STAPS
    Yan Dalla Pria, MCF en sociologie (STAPS)
    Aurélien Dasré - MCF de démographie (SSA)
    Marielle Debos - MCF de Science Politique (DSP)
    Éva Debray, docteure en philosophie (Sophiapol)
    Julien Delord, IGE, (SRI)
    Emmanuel Dockès - Pr. de droit, (SSA)
    Claude Dorey MCF anglais, (LCE)
    Frédéric Dufaux - MCF de géographie (SSA)
    Stéphane Dufoix - Professeur de Sociologie (SSA)
    Hugo Dumoulin, doctorant en philosophie (Sophiapol)
    Mariana Echegaray doctorante en espagnol (LCE)
    Héloïse Facon, doctorante en philosophie (Sophiapol)
    Gabriel Faraud MCF Mathématiques (SEGMI)
    Sabine Fortino - MCF de sociologie (SSA)
    Anthony Fouet, doctorant sociologie (Sophiapol)
    Anne-Laure François, PRAG (LCE)
    Muriel Froment-Meurice - MCF de géographie (SSA)
    Leila Frouillou - MCF de Sociologie (SSA)
    Charles Gadéa - Pr. de Sociologie (SSA)
    Romain Gallart, doctorant en études urbaines (SSA)
    Charlotte Girard - MCF de droit (DSP)
    Antoine Giraud, doctorant en droit (DSP)
    Matthias Glenn, doctorant en sociologie (Sophiapol)
    Emilie Hache, MCF Philosophie (Sophiapol)
    Florence Johsua - MCF de Science Politique (DSP)
    Mathilde Julla-Marcy, ATER en sociologie (STAPS)
    Thierry Labica MCF anglais (LCE)
    Nathalie Lalisse-Delcourt, PRAG espagnol, (LCE)
    Christian Lazzeri PR Philosophie (Philia)
    Frédérique Leblanc - MCF de Sociologie (SITEC)
    Christophe Le Digol - MCF de science politique (DSP)
    Anne le Huérou , MCF études Russes (LCE)
    Nathalie Leroux - MCF en sociologie (STAPS)
    Luca Marsi, MCF UFR LCE
    Christophe Mileschi, Pr en études italiennes (LCE)
    Eric Millard - Pr de droit (DSP)
    Virginie Milliot, MCF en anthropologie (SSA)
    Clara Mogno, docteur en Philosophie (Sophiapol - Università degli Studi di Padova)
    Delphine Mondout, IGE, DRED
    Alexandra Oeser- MCF de Sociologie (SSA)
    Julie Pannetier - MCF de Sociologie (SSA)
    Amélie Parienté, doctorante et vacataire en sociologie (SSA)
    Jean-Jacques Petit, conservateur, La Contemporaine Sandra Pommier, administrative, UFR (LCE)
    Véronique Rauline, MCF en anglais (LCE)
    Marie Reygnier- Professeure Agrégée en allemand (LCE)
    Stéphane Rican-MCF de géographie (SSA)
    Julie Robert, IGE, DRED
    Marjolaine Roccati - MCF de droit, (DSP)
    Michaël Roy, MCF, UFR LCE
    Patricia Rrapi - MCF de droit (DSP)
    Simon Ridley, vacataire en sociologie (SSA et NCEP)
    Daria Saburova, doctorante en philosophie (Sophiapol)
    Simon Sarlin, MCF en histoire (SSA)
    Pierre Sauvêtre, MCF Sociologie (SSA)
    Maud Simonet, DR CNRS, sociologie
    Rémi Sinthon, enseignant vacataire en sociologie (SSA)
    Frédérique Sitri, MCF Sciences du langage (Phillia)
    Arnault Skornicki - MCF science politique (DSP)
    Bradley Smith, MCF en études anglophones (LCE)
    Adriano Souza de Athayde doctorant en sociologie (Sophiapol)
    Nicolas Tardits, doctorant science politique (DSP)
    Nial Tekin, doctorante (Sophiapol)
    Olivia Tersigni, doctorante en philosophie (Sophiapol)
    Simona Tersigni - MCF de Sociologie (SSA)
    Christophe Voilliot - MCF science politique (DSP)
    Zoé Vaillant - MCF géographie (SSA)
    Laurence Vanoflen MCF français (LCE)
    Margot Verdier, vacataire d’enseignement (SOPHIAPOL)
    Claire Vincent-Mory, docteure en sociologie (Sophiapol)
    Victor Violier, doctorant en science politique (ISP)
    Cécile Viollain, MCF anglais (LCE)
    Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique (DSP et SSA)
    Et aussi :
    La section FSU de l’Université Paris Nanterre
    Vincent Bruand - extérieur à l’université, conservateur de bibliothèque
    Benoit Meunier - extérieur à l’université - enseignant. »

    Reçu via email, le 12.02.2019

    #frais_universitaires #France #taxes_universitaires #Mickaël #Victor

    v. aussi la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/739889


  • G8 2001, nell’ennesima sentenza i poliziotti definiti «barbari»

    La sezione di Appello della Corte dei Conti conferma la condanna per 16 funzionari (anche il numero due della #Dia) che dovranno risarcire il ministero per il tentato omicidio di un giornalista inglese


    https://genova.repubblica.it/cronaca/2019/02/09/news/g8_2001_nell_ennesima_sentenza_i_poliziotti_definiti_barbari_-2187
    #condamnation #G8 #Gênes #violences_policières #Italie #barbares #barbarie

    Beaucoup plus de matériel sur le G8 à Gênes sur seenthis:
    https://seenthis.net/recherche?lang=en&recherche=%23g8+%23g%C3%AAnes


  • Pattuglie miste al confine, accelerazione da Berna

    Passo in avanti verso la creazione di pattuglie miste al confine che divide Svizzera e Italia. Se ne parla da diverso tempo ma oggi è filtrata da Berna la notizia secondo cui l’Amministrazione federale delle dogane ha confermato l’imminente istituzione di queste squadre ai due lati della frontiera che vede il coinvolgimento delle guardie di confine elvetiche e della #polizia_di_Stato.

    A questo proposito va però precisato che chi opererà al di fuori del suo paese non svolgerà funzioni operative ma collaborerà a livello informativo e di osservazione, limitandosi a fornire assistenza e supporto ai colleghi.

    L’obiettivo principale è quello di coordinare l’azione di contrasto all’immigrazione illegale sul territorio ma anche della piccola criminalità che ripara nel paese vicino dopo aver commesso azioni delittuose.

    Nei comuni svizzeri a ridosso della frontiera vi sono già state mobilitazioni, confluite in raccolte di firme contro la criminalità pendolare che commette rapine ai distributori e svaligia appartamenti: i numeri non sono elevati ma c’è apprensione tra la popolazione che aveva chiesto la chiusura notturna dei valichi doganali secondari (la sperimentazione effettuata recentemente in tre valichi svizzeri non è stata prorogata da Berna).

    L’istituzione delle pattuglie miste era prevista dall’intesa di cooperazione siglata nel novembre 2016 tra Italia e Svizzera e ora il loro varo è questione di poco tempo.

    https://www.tvsvizzera.it/tvs/sicurezza-alla-frontiera-italo-svizzera_pattuglie-miste-al-confine--accelerazione-da-berna/44748540

    #patrouilles_mixtes #migrations #réfugiés #asile #frontières #Suisse #Italie #frontière_sud-alpine #fermeture_des_frontières #militarisation_des_frontières #Italie #gardes-frontière


  • Il business dell’accoglienza lo fa chi non integra

    Una ricerca di #ActionAid e #Openpolis spiega come e perché le opacità del sistema si concentrino dove non si mira all’integrazione.

    Viviamo in tempi burrascosi per quanto riguarda le politiche sulle migrazioni e sull’accoglienza dei Richiedenti Protezione Internazionale. Oltre a riflettere sulle criticità del cosiddetto Decreto Sicurezza e Immigrazione, di recente approvato, conviene fare un passo indietro. E ragionare sulla gestione dell’accoglienza in Italia degli ultimi anni; di grande interesse a questo proposito è il Report di ricerca di ActionAid e Openpolis “Centri d’Italia. Bandi, gestori e costi dell’accoglienza di richiedenti asilo e rifugiati” (https://www.openpolis.it/esercizi/i-centri-di-accoglienza-in-italia-la-spesa-e-i-contratti-pubblici).

    Innanzitutto appare utile inquadrare il fenomeno al quale spesso è erroneamente associato il termine “emergenza”. I flussi via mare verso il nostro paese hanno registrato un aumento nel 2014, fino a raggiungere un massimo di 181 mila sbarchi nel 2016. L’inversione di tendenza è avvenuta nel luglio del 2017, a settembre del 2018 i migranti sbarcati risultavano infatti essere poco più di 20 mila. Il calo così repentino è da attribuirsi agli accordi tra Italia e Libia del febbraio 2017, accordo - quest’ultimo - aspramente criticato sotto il profilo del rispetto dei diritti umani. Il calo delle partenze si è accompagnato - ci ricorda ActionAid - alla condanna a morte in mare di migliaia di persone e a trattamenti disumani e degradanti in Libia (come denunciato tra gli altri da Amnesty International).

    La capacità ricettiva del nostro sistema di accoglienza ha avuto bisogno di un paio di anni per adattarsi al fenomeno, le persone accolte sono passate da circa 66 mila nel 2014 a 176 mila nel 2016. I lunghi tempi di attesa hanno fatto sì che la riduzione degli arrivi non si sia tradotta in una riduzione del numero di persone in accoglienza: si pensi che nel 2017 erano necessari ben 18 mesi alle commissioni territoriali per valutare le richieste di asilo. I dati della presenza di stranieri e delle persone inserite nel sistema di accoglienza in rapporto alla popolazione residente aiutano ad inquadrare il fenomeno al di là delle percezioni distorte e dei toni allarmistici: al 1° dicembre del 2017 i residenti stranieri sul totale dei residenti in Italia sono l’8,33%, le presenze inserite nel sistema di accoglienza sono lo 0,31%.

    Ma quali sono i centri nei quali sono transitati i richiedenti asilo e i rifugiati? Il Report fotografa la situazione prima del DL 133/2018 (il Decreto Sicurezza). Ci sono i centri di soccorso, prima assistenza e identificazione, centri governativi situati nelle aree più soggette agli sbarchi. Si tratta dei cosiddetti hotspot, nati sostanzialmente per differenziare i richiedenti asilo dai cosidetti migranti economici. Ci sono poi gli hub regionali o interregionali, in teoria adibiti alla formalizzazione della domanda di asilo, alla verifica dello stato di salute e all’individuazione delle situazioni di vulnerabilità. Quest’ultimo tipo di centri ha avuto scarsa operatività (ad eccezione del centro di Settimo Torinese). C’era poi la seconda accoglienza, lo Sprar (il Sistema di protezione per richiedenti asilo e rifugiati) composto da una rete di enti locali che hanno realizzato un’accoglienza integrata in piccoli centri sviluppando progetti personalizzati. Questo sistema è cambiato e appare oggi fortemente ridimensionato dal Decreto Sicurezza.

    Va evidenziato che già negli ultimi anni il circuito di gran lunga più importante dell’accoglienza è stato quello dei Cas (Centri di accoglienza straordinaria). Questi centri da misura straordinaria sono diventati l’ordinaria realtà dell’accoglienza: hanno infatti ospitato nel 2017 l’80% delle persone inserite nel sistema. Il modello Cas si è distinto peraltro per la sua opacità, infatti non è stato accompagnato da un sistema di informazione e rendicontazione affidabile. Il Report di ActionAid e Openpolis si concentra appunto sui costi e sulle modalità di gestione di questo sistema, sopperendo alla mancanza di informazioni attraverso l’analisi della Banca dati nazionale dei contratti pubblici (Bdncp) e la richiesta alle prefetture di accesso agli atti.

    Dal Report si evince che le Prefetture hanno seguito prassi diverse per quanto riguarda l’affidamento agli enti gestori dei centri di accoglienza: alcune sono ricorse a procedure competitive e più trasparenti, altre ad affidamenti diretti e a procedure più opache. Tuttavia dal 2012 al 2017 è aumentata la quota di procedure competitive (61,1% gli importi assegnati con procedura aperta nel 2017, rispetto al 54,84% nel 2016 e al 26,5% del 2013) e si è registrato contestualmente un calo dell’affidamento diretto. La situazione nello stivale è, come spesso accade, molto disomogenea. Il Report nella sua seconda parte si focalizza sui casi di Torino e Trapani, contesti geografici assai diversi: la prima una città del Nord industriale ai confini tra l’Italia e il resto d’Europa, la seconda una media città del Sud in cui si concentra la primissima accoglienza di una parte importante dei migranti arrivati via mare.

    La Prefettura di Trapani dal 2012 al 2017 ha quasi sempre scelto l’affidamento diretto (nel 95,5% dei casi), mentre la prefettura di Torino ha scelto questa modalità solo nel 12,6% dei casi. A Trapani, nel marzo del 2018 le persone inserite nel circuito dei Cas erano 1.453 (nel complesso le presenze nell’accoglienza rappresentavano lo 0,44% dei residenti). Si trattava di persone ospitate per la stragrande maggioranza in grandi centri: 70,6 sono le persone accolte in media nei centri trapanesi. Sono 12 gli enti che gestiscono i 22 Cas del trapanese e 3 di questi amministrano da soli quasi la metà dei posti in accoglienza. Nel torinese invece, al 31 dicembre del 2017, le persone accolte nei centri temporanei erano 4.520, il triplo di quelle presenti nel trapanese. Tuttavia i centri erano 409, circa 20 volte di più di quelli presenti nella provincia di Trapani. 11,1 sono le persone accolte in media nei centri della provincia di Torino.

    Certamente questi numeri non ci dicono tutto: in centri pur piccoli potrebbe essere ugualmente trascurata la qualità dei percorsi di integrazione, così come in centri nati come “meri contenitori” lo spirito di iniziativa di operatori volenterosi può sopperire a molte mancanze e fare la differenza. Tuttavia questa sproporzione nei numeri e nella tipologia dei centri tra le due città ci dice che in questi ultimi anni si è formato nel nostro paese un sistema di accoglienza molto diversificato e disomogeneo, con ombre e luci.

    Anche se il sistema torinese non è esente da criticità, è in quello trapanese che prevalgono le ombre. Alberto Biondo di Borderline Sicilia sostiene, infatti, che nel trapanese la crescita del numero dei Cas sia stata accompagnata dalla ricerca di posti isolati, abbondanati, fuori dai centri abitati, con il concentramento in grandi contenitori senza progettualità volte all’integrazione: “quando si dice il business dell’immigrazione bisogna capire che più migranti ci sono in un centro più ci si può guadagnare…”. Sembra di comprendere che le opacità e le ambiguità del sistema si concentrano nelle situazioni nelle quali non si investe in accoglienza diffusa e non si adottano procedure trasparenti. Come scrivono gli autori: “in questi anni la mancanza di strumenti di analisi del sistema nel suo complesso ha permesso che temi come quello del ‘business dell’accoglienza’ potessero svilupparsi nella loro ambiguità gettando un’ombra di sospetto sull’intero settore. A causa di a questa ambiguità è il concetto stesso di accoglienza che viene screditato senza distinzioni”.

    Per questa ragione è proprio dal monitoraggio delle politiche, dalla lettura dei dati, dall’analisi del sistema che bisognerà ripartire.

    http://secondowelfare.it/immigrazione-e-accoglienza/il-business-dellaccoglienza-lo-fa-chi-non-integra.html
    #business #asile #migrations #réfugiés #Italie #accueil #hébergement #logement #argent

    Pour télécharger le #rapport: #Centri_d'Italia


    https://www.openpolis.it/wp-content/uploads/2018/11/Centri-dItalia-2018.pdf


  • #Until_when_Europe ?

    CEAR and the Greek Council for Refugees denounce through this video the inaction of European authorities on the situation of thousands of refugees, many of who face a third winter in tents and precarious accommodation in Greece, Until when Europe? This is what the more than 14,000 refugees who continue to be trapped on the islands in inhumane conditions are wondering. “We live in a small tent and the baby is very cold”, “If I was not sick and so tired, I would wait quietly. But I’m sick, very sick, and I can not wait”. These are some of the testimonies of the thousands of refugees who remain trapped in the islands, waiting for a response from Europe.

    https://www.youtube.com/watch?v=_PG3EfwzRMY


    #vidéo #film #se_questa_è_Europa #hotspots #asile #migrations #campement #camps #réfugiés #Grèce #droits_humains #piège #îles #attente #honte