• « Il était une fois le podcast. 2 : Un terrain vague inépuisable »
    http://syntone.fr/il-etait-une-fois-le-podcast-2-un-terrain-vague-inepuisable

    Les légendes du #podcast une fois évacuées, nous voilà arrivé·es au cœur du sujet : élaborer son #histoire culturelle. Parler non seulement de ce qui sépare, mais de ce qui réunit les #radios_libres, les #sagas_mp3, les plateaux entre ami·es, les séries audio, la #radio de rattrapage, les sons unitaires, les #webradios, les plateformes… En cinq mots comme en cent : du son sur le #web. Comment il est arrivé là, depuis où et quelles formes il a pris, notamment en France.

    C’est la suite de
    http://syntone.fr/il-etait-une-fois-le-podcast-1-faire-table-rase


  • Je viens de trouver cet article sur twitter qui parle d’un rapport-choc (que je n’ai pas lu) où il est question de « 13’000 migrants mineurs refoulés à la frontière » :
    13.000 migranti minorenni respinti alla frontiera italo-francese nel 2017 : il rapporto choc
    http://minoristranierinonaccompagnati.blogspot.com/2018/07/13000-migranti-minorenni-respinti-alla.html

    Or, sans vouloir nier la gravité de la situation à la frontière, je pense que ces chiffres sont gonflés… car il s’agit très probablement de « passages » et non pas de « personnes », une personne pouvant passer plusieurs fois (et donc être comptée plusieurs fois).

    En #Suisse, c’était le cas :
    https://asile.ch/2016/08/12/parlant-de-personnes-lieu-de-cas-medias-surestiment-nombre-de-passages-a-front
    https://asile.ch/2016/09/16/decryptage-frontieres-migrants-refugies-usage-termes-chiffres

    Et pour les frontières d’ex-Yougoslavie aussi (même si le mécanisme était un peu différent) :
    https://seenthis.net/messages/418518
    #statistiques #frontières #frontière_sud-alpine #chiffres #refoulement #push-back #Italie #France #2017

    Lien vers le rapport :
    https://www.oxfamitalia.org/wp-content/uploads/2018/06/Se-questa-%C3%A8-Europa_BP_15giugno2018.pdf
    https://seenthis.net/messages/687096

    cc @isskein


  • Arcelor | Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/arcelor

    Il y a deux à trois fois plus d’accidents sur les sites d’ArcelorMittal que chez ses concurrents. En 10 ans, 500 accidents mortels ont eu lieu dans cette entreprise.
    Quand les risques de perdre sa vie sont bien plus grands que ceux de perdre son emploi

    L’usine de Dunkerque détient le triste record dans ce domaine. Près de dix ouvriers y ont trouvé la mort depuis 1996. Des enquêtes ont été ouvertes.

    « Les ouvriers à ce poste sont en danger tous les jours, mais c’est une entreprise qui recrute, le salaire est là… » Julie, la sœur de Jérôme, intérimaire décédé à ArcelorMittal.

    L’inspection du travail pointe la responsabilité d’ArcelorMittal. Pourtant le parquet de Dunkerque a classé sans suite ces accidents du travail mortels. Rencontre avec les familles, des salariés et le procureur en charge de ces affaires.

    « L’usine de Dunkerque a un triste record : trois morts en moins de huit mois, des sous-traitants et des intérimaires, et surtout des jeunes parce qu’on ne renouvelle pas ou peu les départs ». Alexandre, un employé d’ArcelorMittal.

    #LesPiedssurterre #FranceCulture #ArcelorMittal #PascalePascariello #Dunkerque #accidents_du_travail #justice



  • La doctrine d’Orban – Le grand continent
    https://legrandcontinent.eu/2018/06/21/la-doctrine-dorban

    À l’occasion du premier anniversaire de la mort d’Helmut Kohl, le Premier ministre hongrois Victor Orbán a délivré le 16 juin dernier un discours crucial. Avec Shahin Vallée, nous croyons qu’il marquera le débat de la prochaine année électorale européenne. Orbán revendique pour son mouvement une place centrale dans la conception du néo-nationalisme européen, et sa position doit être comprise.

    Nous souhaitons donc traduire en exclusivité ce texte important qui inaugure la bataille politique et culturelle des élections européennes de 2019. Il nous confronte aux difficultés d’une campagne encore à dessiner et à penser. De ces quelques fragments d’un discours qui théorise le tournant néo-nationaliste en Europe, on peut tirer plusieurs conclusions : le « nationaliste » Victor Orban reconnaît la position géopolitique de la Hongrie comme « petit pays », mais la place au cœur du destin politique de l’Europe centrale. Alors qu’il pourrait être tenté de quitter le PPE pour « fonder un parti européen anti-immigration », il prend à cœur le fait de le « renouveler », en infléchissant sa politique et le sens du projet européen.

    C’est que le Président hongrois a compris la leçon de la configuration géopolitique contemporaine : un bloc capable d’aller de Juppé à Le Pen gagnera dans la séquence électorale qui nous attend. Entre le catholicisme zombie théorisé par Emmanuel Todd et Hervé Le Bras, le dirigeant hongrois voit l’alliance des forces populistes comme une faute : « Les modèles hongrois et autrichiens montrent la voie à suivre : répondre au populisme sans voter à gauche. Contrairement aux politiques libérales, les politiques chrétiennes sont à même de protéger l’Europe, nos nations et nos familles. ». Critiquer n’est plus suffisant : contre Orban, il faudra proposer un contraste.


  • Un directeur d’école catholique licencié par le diocèse après avoir dénoncé un viol
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/06/23/un-directeur-d-ecole-catholique-licencie-par-le-diocese-apres-avoir-denonce-

    La forte mobilisation des parents d’élèves et des professeurs aura été vaine. Directeur depuis une trentaine d’années d’un collège catholique à Saint-Ambroix (Gard), Paul Gobillot a appris son licenciement, jeudi 21 juin. La sanction, décidée pour « faute grave » par l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique (OGEC) de la petite ville, avec l’accord du diocèse, autorité de tutelle, risque de raviver l’indignation et l’incompréhension des soutiens de ce chef d’établissement. Depuis deux mois, ils dénoncent une « décision à l’emporte-pièce » et une procédure abusive. Contacté par Le Monde, l’avocat de M. Gobillot, Me Philip de Lumley Woodyear, a annoncé son intention de saisir le conseil des prud’hommes. Le professeur de SVT, âgé de 61 ans, avait été suspendu de ses fonctions de directeur, fin avril, après une affaire de viol entre élèves.

    Lors d’un voyage scolaire à Malte, début mars, un garçon se fait agresser par un autre collégien. La scène, filmée, est mise en ligne sur les réseaux sociaux. Les adultes ne découvriront l’affaire que quelques semaines plus tard. Après en avoir pris connaissance, le directeur – non présent à Malte – accompagne les parents de la victime à la gendarmerie. La plainte remonte immédiatement au procureur de la République. Deux collégiens ont depuis été mis en examen. Mais le diocèse reproche au chef d’établissement de ne pas l’avoir averti en premier. Et, contrairement à la procédure indiquée, de ne pas avoir rempli de fiche déclarative à l’intention du rectorat. « Face à un jeune en souffrance, on agit, répond Paul Gobillot. Si un enfant se noie, faut-il appeler au secours au téléphone ou plonger ? Je plonge. Il y a les gens qui sont dans l’humain et puis il y a les voies administratives… »

    #paywall #catholicisme #culture_du_viol #violophilie

    • Paul Gobillot, directeur du collège privé de Saint-Ambroix (Gard), a prévenu la gendarmerie avant sa hiérarchie. Pour justifier sa décision, celle-ci avance des dysfonctionnements.

      La forte mobilisation des parents d’élèves et des professeurs aura été vaine. Directeur depuis une trentaine d’années d’un collège catholique à Saint-Ambroix (Gard), Paul Gobillot a appris son licenciement, jeudi 21 juin.

      La sanction, décidée pour « faute grave » par l’Organisme de gestion de l’enseignement catholique (OGEC) de la petite ville, avec l’accord du diocèse, autorité de tutelle, risque de raviver l’indignation et l’incompréhension des soutiens de ce chef d’établissement. Depuis deux mois, ils dénoncent une « décision à l’emporte-pièce » et une procédure abusive.

      Contacté par Le Monde, l’avocat de M. Gobillot, Me Philip de Lumley Woodyear, a annoncé son intention de saisir le conseil des prud’hommes. Le professeur en sciences de la vie et de la terre (SVT), âgé de 61 ans, avait été suspendu de ses fonctions de directeur, fin avril, après une affaire de viol entre élèves.

      Lors d’un voyage scolaire à Malte, début mars, un garçon s’était fait agresser par un autre collégien. La scène, filmée, fut mise en ligne sur les réseaux sociaux. Les adultes ne découvriront l’affaire que quelques semaines plus tard. Après en avoir pris connaissance, le directeur – non présent à Malte – avait accompagné les parents de la victime à la gendarmerie. La plainte était remontée immédiatement au procureur de la République.

      « Face à un jeune en souffrance, on agit »

      Deux collégiens ont depuis été mis en examen. Mais le diocèse reproche au chef d’établissement de ne pas l’avoir averti en premier. Et, contrairement à la procédure indiquée, de ne pas avoir rempli de fiche déclarative à l’intention du rectorat. « Face à un jeune en souffrance, on agit, répond Paul Gobillot. Si un enfant se noie, faut-il appeler au secours au téléphone ou plonger ? Je plonge. Il y a les gens qui sont dans l’humain et puis il y a les voies administratives… »

      Le diocèse avance de son côté de nombreux manquements administratifs pour justifier la décision controversée. « Les motifs de licenciement ne sont en aucune manière liés au fait qu’il aurait dénoncé un viol », a insisté Jérôme Martine, le directeur diocésain, dans un communiqué, vendredi 22 juin, dénonçant au passage une manipulation de l’opinion pour « jeter le discrédit sur tout l’enseignement catholique du Gard ».

      « Les faits graves qui ont été découverts et sont reprochés [à Paul Gobillot] concernent des manquements majeurs dans l’exercice de ses responsabilités et notamment dans ses obligations, devoirs et missions attachés à sa fonction de chef d’établissement. »

      Au fil des décennies, Paul Gobillot a imprimé son empreinte sur le collège. A Saint-Ambroix, petit village de 3 200 habitants situé à une heure de route de Nîmes, l’école Saint-Joseph s’est construit une réputation. Dans cette région au tissu économique fragile, l’institution attire les enfants des villages voisins, peu importe s’il faut faire des kilomètres.

      Avec ses quelque 300 collégiens dont une petite moitié de boursiers, Saint-Joseph offre une rare mixité, encadrée par une équipe pédagogique expérimentée. Plusieurs classes Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté) sont destinées aux élèves présentant des difficultés d’apprentissage. L’établissement est aussi connu pour sa classe de « raccrocheurs », un terme cher à l’ex-directeur, qui regroupe quelques élèves décrocheurs et des enfants sans papiers. Au niveau religieux, l’école n’affiche pas un rigorisme poussé : l’ancienne ministre Simone Veil a été mise en valeur par le collège, cette année.

      « Un homme intègre »

      De quels « faits graves » est-il question ? Sollicités, les responsables de l’enseignement catholique du Gard sont restés silencieux, en dehors de deux communiqués succincts, publiés les 12 et 22 juin.

      La lettre de licenciement, longue d’une dizaine de pages, énumère en revanche de nombreux griefs, allant de la gestion de l’affaire du viol, évoquée en premier, à un accident d’élève avec une table de ping-pong, en passant par la non-déclaration de certains élèves en classes Segpa ou le cas d’une autre dénonciation d’agression sexuelle. « Le président de l’OGEC est allé faire de l’archéologie des poubelles, dénonce Me Lumley Woodyear. On essaie d’inventer de nouvelles fautes pour démontrer que dans ce collège rien ne va. Nous pourrons, preuves à l’appui, contester tous les points de ce licenciement. »

      Le directeur paierait-il les conséquences d’une trop grande indépendance face aux instances religieuses ? Les dix-huit professeurs – sur les vingt et un que compte le collège – qui le soutiennent en sont convaincus. Pour eux, l’affaire du viol n’a été qu’un prétexte pour mettre de côté l’ancien directeur. « Je pense que le diocèse est gêné. Ils sont dépassés par un incendie qu’ils ont allumé », avance Jean-Marc Abadie, professeur d’histoire-géographie au collège depuis 1981, à propos des manifestations organisées en faveur de Paul Gobillot, et des reprises suscitées dans la presse.

      Le 13 juin, une cinquantaine de professeurs, parents et élèves se sont rendus au diocèse de Nîmes pour manifester leur soutien inébranlable à « un homme intègre » et « un directeur innovant ». « Dans la vie, je ne me suis mobilisée que deux fois : contre le gaz de schiste et pour M. Gobillot », résume Catherine Caillaud, une professeure de français. « Si Paul Gobillot est viré, je vais m’effondrer », ajoute une autre enseignante, alors que les tensions dans le collège se sont multipliées ces dernières semaines.

      « Une somme de prétextes »

      Ce départ forcé serait, selon eux, un bon moyen pour l’OGEC de se débarrasser d’un électron libre et d’avoir les coudées franches, en vue de futures opérations immobilières, alors que l’école est répartie sur trois bâtiments différents dans la ville. L’avocat du directeur y voit la conséquence d’une volonté de l’enseignement catholique du Gard « de restructurer certains établissements pour leur donner plus de force, et d’en flinguer d’autres ».

      A propos de son licenciement, Paul Gobillot a déploré « une somme de prétextes » et une « souillure » qu’il espère « laver ». Depuis plusieurs semaines, la colère de certains parents d’élèves et professeurs est montée face à l’attitude des ecclésiastiques.

      Une réunion en petit comité avec l’évêque de Nîmes, Mgr Robert Wattebled, début juin, n’a pas permis d’aplanir les différends. « Il n’a pas eu un mot de compassion pour nous, on aurait dit un DRH de Monsanto », déplore une professeure.

      L’équipe pédagogique et les élus locaux craignent désormais une fuite des élèves et la fermeture de certaines classes. D’ores et déjà, celle des « raccrocheurs » ne devrait pas voir le jour à Saint-Ambroix lors de la prochaine rentrée.

    • Ce qui est reproché à ce directeur, c’est d’avoir fait passer le droit avant l’Église.

      Faut encore une fois constater le deux poids deux mesures et souligner le silence monstrueux des autorités dans le contexte obsessionnel actuel de soi-disant laïcité : les crimes se succèdent mais le clergé catholique fait sa loi chez lui. Circulez y a rien à voir.


  • Nos dernières manifs | Megacombi
    http://audioblog.arteradio.com/post/3086663/nos_dernieres_manifs__-1_

    Alors que la Dauphinus, le bateau qui repêche les réfugiés ardéchois dans le Rhône ne peut plus accéder à la Drome indépendante, la mégacombi fait ses dernières manifs avant de disparaitre... - Durée : 1h01. Source : Radio Canut

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3012947/3088940_MegaCombi364-PT257-20062018_Dernia_res_manifs.mp3


    • J’ai une phobie particulière pour les cartes qui montrent des paysages ou l’eau n’est pas à la place ou on l’attend. Une carte des risques de submersion marine me fait flipper, celle-ci aussi un peu, même si elle montre la demi-sphère la plus riche en masse continentale.


  • Hidden portraits: rare photos of African American life get a spotlight | Art and design | The Guardian

    https://www.theguardian.com/artanddesign/2018/jun/21/metropolitan-museum-art-african-american-portraits-exhibition

    In 1861, African American abolitionist Frederick Douglass took the stage at Boston’s Tremont Temple Baptist church and declared: “To the eye and spirit, pictures are just what poetry and music are to the ear and heart.”

    It was part of his speech Pictures and Progress, one of the most historic lectures on contemporary photography where Douglass talked about how photography could be a powerful force of positive self-representation to overcome racism during the second world war.

    #états-unis #photographie


  • "« La galère s’amuse » : quand la #radio escamote la #prison"
    http://syntone.fr/la-galere-samuse-quand-la-radio-escamote-la-prison

    En 2014 était créées au sein de la prison des #Baumettes, à Marseille, cinq histoires sonores qui détonnaient – et détonnent toujours – par rapport aux productions radiophoniques couramment réalisées en milieu carcéral. À l’occasion de leur mise en ligne intégrale sur le site de l’Oufipo et du démarrage de notre dossier radio et prison, retour sur Hey Jo, comment tu vois le problème ? , de #Radio_Baumettes.

    À écouter sur le site de l’#Oufipo
    http://oufipo.org/hey-jo

    Le premier épisode : "Imagine"
    http://oufipo.org/IMG/mp3/1-Hey%20Jo-Imagine_%20Episode%201-%204mn49s.mp3

    La radio en milieu carcéral
    http://oufipo.org/la-radio-en-milieu-carceral

    Longueur d’ondes aime à faire connaître la radio là où on ne l’attend pas. La douzième édition du festival de la radio et de l’écoute s’est intéressée à la radio en milieu carcéral. Avec pour invités #Elisa_Portier, reporter, réalisatrice et productrice, intervenante à la Maison d’arrêt des Baumettes, et #Nicolas_Frize, compositeur, qui accompagne depuis 1991 des détenus de la Maison centrale de #St-Maur à la formation aux métiers du son, à la numérisation d’archives sonores et à travers des ateliers de culture et de création musicale.

    http://oufipo.org/IMG/mp3/LDO%20Radio%20en%20milieu%20carc%C3%A9ral.mp3

    #radio_et_prison #création_sonore #audio


  • La Diagonale du vide (#La_Revue_des_Podcasts #9)
    http://syntone.fr/la-diagonale-du-vide-la-revue-des-podcasts-9

    Pour ce neuvième numéro de La Revue des podcasts , un ovni : La Diagonale du vide , produit et réalisé par #Benoît_Girault alias bengir000 alias #ruralnormal, créateur de vitraux et de podcasts. Un « solocast », un « podcast géographique », une déambulation poétique et imprévisible à l’écoute des mille et unes manières de vivre, de parler, de songer et d’être ensemble dans les territoires ruraux, « moins densément peuplés » que les métropoles.

    https://soundcloud.com/larevuedespodcasts/lrdp-09-la-diagonale-du-vide

    Pour écouter La Diagonale du vide, c’est par là :
    https://diagonaleduvide.wordpress.com

    Le dernier en date, c’est « le retour de l’étoile filante » :
    https://diagonaleduvide.wordpress.com/2018/06/03/s02e09-le-retour-de-letoile-filante

    Nous retrouvons nos sujets du jour sous forme de hashtag cette semaine encore ils sont au nombre de 3 le #litterature #voyage #compteDauteur j’espère que vous continuerez à apprécier cette promenade dans un pays qui ( je le rapelle) n’existe pas !
    Et… que vous allez continuer à être bienveillant envers ses habitants.

    https://archive.org/download/S02e09LeRetourDeLtoileFilante/s02e09%20le%20retour%20de%20l%27%C3%A9toile%20filante.mp3

    #audio #podcast #ruralité #création_sonore #poésie


  • A la frontière
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/a-la-frontiere

    Entre le #col_de_l'Echelle et le #Montgenèvre dans les Hautes Alpes, alors qu’un groupe d’#extrême_droite revendique fièrement de barrer le passage aux migrant•e•s, la ville de #Briançon continue d’accueillir les exilé•e•s et pleure les premier•e•s mort•e•s de cette frontière.

    #Macron_a_frappé_très_fort (remarque entendu dans l’émission) #accueil


  • British army ads targeting ’stressed and vulnerable’ teenagers | UK news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/uk-news/2018/jun/08/british-army-criticised-for-exam-results-day-recruitment-ads

    The British army has targeted recruitment material at “stressed and vulnerable” 16-year-olds via social media on and around GCSE results day, the Guardian can reveal.

    Paid-for Facebook messages suggested to 16-year-olds that a career in the army would still be open to them if they did not get the grades they hoped for.

    “Using Facebook to target the country’s young people unwittingly and exploiting the anxiety of those who may be disappointed with their GCSE results with idealised and unrealistic advertisements is shameful.”

    The Plaid Cymru MP Liz Saville Roberts said: “The government’s recruitment ads on social media tell young people that exam results don’t matter. If they truly have potential army recruits’ best interests at heart, they should prioritise their education budget over the army’s social media budget.”

    New information released after a written parliamentary question by Saville Roberts revealed that the army spent £1.7m on social media content between 2015 and 2017, the vast bulk of it on Facebook.

    Examination of the links to some of the posts reveal that some young people have been targeted in the run-up to GCSE results and on the day itself. Just before results day in August 2015, for example, a Facebook post said: “No matter what your results will be, you can still improve yourself in the army.” It was accompanied by an image of two soldiers on a quad bike riding through surf on a shingle beach.

    On 20 August, results day, an image of a young soldier happily driving a military vehicle appeared with the same message.

    #Industrie_influence #Armée #Facebook
    The following August the army told young people via Facebook: “Whatever happens on results day, we’ll help you learn, earn and stand on your own two feet.” The image showed an open-topped army vehicle during a beautiful sunset or sunrise. Readers were encouraged to click on to a button that took them through to the This is Belonging campaign.


  • Alors voilà, c’est une personne qui est devenue députée. Et comme elle n’a aucune idée de ce que doit être une députée, elle fait tout comme on lui dit de faire. En commission, elle donne son avis et dans l’hémicycle elle obéit au gouvernement. Le soir elle rentre chez elle et elle est bien contente de sa journée. Le lendemain, elle recommence. C’est sa vie de bulot.

    « Elle précise toutefois avoir donné un avis favorable à cet amendement lorsque il a été débattu en commission. Puis avoir suivi la ligne gouvernementale, introduite par le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, de ne pas fixer la date dans la loi. »

    Glyphosate. Une députée bretonne vote contre l’amendement qu’elle présentait - Rennes - LeTelegramme.fr
    http://www.letelegramme.fr/ille-et-vilaine/rennes/glyphosate-une-deputee-bretonne-vote-contre-son-propre-amendement-30-05


  • Hôpital psy en grève | Les pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/hopital-psy-en-greve

    Depuis le 22 mars 2018, les agents du Centre Hospitalier du Rouvray, troisième hôpital psychiatrique de France, sont en grève. Face au silence de la direction, six hommes et une femme, tous soignants, ont ensuite entamé une grève de la faim. Durée : 28 min. Source : France Culture

    http://rf.proxycast.org/1443210861584850944/10078-07.06.2018-ITEMA_21704084-0.mp3


  • Quelques informations factuelles sur la lutte au sein de l’#hôpital_psychiatrique du Rouvray, puisque ni les instances de tutelle ni les médias nationaux ne semblent en faire grand cas. Pourtant, son enjeu n’est pas du tout anecdotique.

    D’abord, le #CH_du_Rouvray, c’est ni plus ni moins que le 3ème HP de France. 2000 salarié·es (personnel médical et non médical) et 1000 lits selon la belle plaquette des « chiffres-clé » que son administration met en ligne :
    https://fr.calameo.com/read/0044637175cd97c4c8027

    Ensuite, pourquoi les soignant·es exigent-ils et elles avec autant d’urgence la création de 52 postes de soignant·es et d’une unité pour adolescent·es ? Parce que le manque de personnel et de places, voilà ce que ça signifie concrètement :

    "Aujourd’hui, telles que les choses sont faites, un garçon de 12 ans qui déprime peut très bien se retrouver dans la même chambre qu’un pervers sexuel de 40 ans. Sur la dernière année, on a eu quatre plaintes pour #viol_sur_mineur·e."

    "Le plus jeune qu’on ait eu, 9 ans, dans les services adultes. Tellement jeune qu’on est obligé de l’isoler dans ce qu’on appelle une #chambre_d'isolement. (...) Quatre murs et un lit. Et un seau pour chier."

    "Il y a des personnes de 80 balais qui dorment dans des placards, sur des matelas de quatre centimètres, ou dans des pièces qui ne ferment pas à clé…"

    "Moi j’ai un patient qui s’est pendu à 16h30 parce que ce jour-là, au lieu d’être quatre on n’était que trois, j’étais avec deux femmes enceintes, et la surveillance on n’a pas pu la faire. Et que voilà, on l’a retrouvé accroché 3/4 d’heure trop tard quoi. Mais j’ai dû assumer ça avec la famille le lendemain. J’y pense souvent à ça."

    "Moi y a des patients, je suis obligé de les enfermer. Je suis obligé de le faire parce que, à deux ou à trois, je peux pas m’occuper de tout le monde. J’ai enfermé quelqu’un qui est venu ici de son plein gré juste pour dépression. J’ai dû l’enfermer toute la nuit, avec un seau pour aller uriner ou pour aller à la selle. Forcément, quand je suis revenu le voir le lendemain matin, parce que je lui avait vendu que tout allait bien se passer et que j’allais être là pour lui, quand je suis revenu le revoir le lendemain matin, vous croyez qu’il m’a dit quoi le patient ? Que j’étais le pire des infirmiers, qu’il remettrait plus les pieds là-dedans... Il s’est énervé et du coup ça s’est terminé qu’on a dû le contentionner et lui faire une injection. Alors que ce monsieur-là venait juste pour une dépression."

    "Je fais de la maltraitance. Je ne suis plus infirmier. Je ne sais plus ce que je suis. Mais je ne fais pas du soin, ça c’est sûr."

    "Par rapport à l’année dernière, il y a eu une augmentation de 40% des arrêts maladie. Ça inclut les petits arrêts maladie de rien du tout, les classiques, mais aussi, évidemment, les dépressions, les troubles anxieux, les blessures physiques…"

    "Parfois, mon boulot consiste à parler toute une matinée avec un seul patient qui me répète en boucle qu’il est en pleine conversation avec Dieu. Quand il y en a 30 autres qui m’attendent derrière, forcément, je n’ai le temps de rien… J’ai arrêté de compter les collègues qui se sont fait casser la gueule par des patients qui sentent qu’on est de moins en moins capables de les aider."

    [Citations extraites des témoignages de Marc-Aurélien et Jean-Yves, grévistes de la faim, sur https://www.society-magazine.fr/cette-greve-de-la-faim-fait-de-moi-un-robot-sans-ame et la vidéo de Konbini sur https://blogs.mediapart.fr/solidarite-rouvray/blog/010618/revue-de-presse-au-2-juin-sur-la-lutte-du-rouvray ]

    Et ce ne sont là que deux témoignages. Il y a des centaines de salarié·es sur l’hôpital qui soutiennent les sept grévistes de la faim, des salarié·es d’autres hôpitaux psy, d’hôpitaux tout courts, d’associations de soin, d’associations de personnes psychiatrisées. Voilà donc ce qu’on trouve derrière les chiffres bien propres brandis par les #gestionnaires de la psychiatrie : la #contention (physique et médicamenteuse), l’#isolement, la #maltraitance, la #mise_en_danger des patient·es et une très grande #souffrance_au_travail. La start-up psychiatrie commence à ressembler drôlement à la vieille psychiatrie, celle d’il y a bien longtemps comme celle qui ne s’est jamais remise en question.

    Alors ce choix de la #grève_de_la_faim, qui semble échauder les bonnes âmes en haut lieu, comme si ce n’était vraiment pas une façon de demander les choses, comme si c’était de la comédie ou comme si c’était trop sale, ce choix de la grève de la faim, il s’est fait le dos au mur. C’est, paradoxalement, du pur instinct de survie - la survie des patient·es et la survie des soignant·es. La survie physique et la survie psychique. Notez bien qu’on ne parle pas de bien-être, tout le monde sait que ce n’est pas envisageable un instant, mais de survie pure et simple.

    Donc ces sept-là :

    ces sept-là sont en train de nous dire quelque chose de salement, en effet de salement, important.

    [Photos de Jean-Pierre Levaray
    https://blogs.mediapart.fr/776830/blog/020618/mon-hp-va-craquer-photos-de-la-lutte-du-rouvray ]


  • Giles Clement : Rêve en sept points pour une généralisation des jardins de résistance

    https://archive.org/details/Giles-Clement_Reve_en_7_Points


    Gilles Clément jardinier, le #Jardin en mouvement, le jardin planétaire et le tiers paysage. Lecture du texte : Les jardins de résistance Rêve en sept points pour une généralisation des jardins de résistance "Tout le temps que durera dans les esprits l’idée que seul prévaut le modèle du capitalisme il conviendra d’opposer à la machine destructrice qu’il représente une quantité de plus en plus grande et de plus en plus assumée de « résistances » sur la planète , telle une voie lactée que le temps charge en force et en densité ."

    #audio / #opensource_audio


  • Entre les atrocités des #soldats #Japonais et celles des soldats #Américain : #Okinawa, « pire que la mort », l’#histoire racontée par les enfants qui ont survécu à la #bataille.
    Between #Japanese and #American #soldiers’ atrocities : Okinawa, “worse than death” : the #history told by children that survived the #battle.

    Kiku Nakayama was 16-years-old in 1945 when she was handed two grenades by a soldier from the Imperial Japanese Army. She was told to blow herself up if she came into contact with US troops.
    “Japanese soldiers told us that the American forces would rape and burn alive any women they saw. I did not have the courage to pull the pin but many of my classmates did,” says Kiku, 89. “Every day I wonder why I survived and not them.”
    Outnumbered by American forces, Japanese soldiers handed out grenades to civilians describing them as “benevolent gifts from the Emperor”. Other accounts detail them using civilians as human shields, decapitating babies whose cries threatened to give away secret hiding spots and stealing food meant for women and children.

    http://www.scmp.com/week-asia/society/article/2144267/worse-death-children-who-survived-battle-okinawa
    Publié le 06/05/2018
    Vu le 04/06/2018

    Cet article de Prabhu Silvam construit à partir des #témoignages et des #mémoires de survivants, en plus d’envisager cette période avec de nouvelles informations, il nous permet d’envisager l’île de manière #géographique en tant que location #stratégique pour la #base américaine lorsqu’il s’agit de couper les vivres ou envahir le #Japon. De plus aujourd’hui, « historiquement et culturellement », l’#île est toujours considérée comme extérieure au Japon et son gouvernement : toujours « un peu trop près de Taïwan » et « un peu trop loin » du Japon qui laisse l’île dans une situation toujours critique :

    This article made by Prabhu Silvam is constructed from the #testimonies and #memories of survivors, not only does it considers this time with new information, but it allows us to consider the island #geographically, as a #strategic location for the American base when it comes to cut supply lines or invade #Japan. Moreover, today, « historically and culturally », the #island is still considered as exterior to Japan and its government : always “a little too near Taiwan” and “a little too far from” Japan which leaves the island in a still as critical as before situation:

    Despite ongoing protests, the island chain hosts 70 per cent of American bases on Japanese soil. Over the years, cases of rape, murder, drink-driving and aircraft crashes committed by US personnel have continuously caused friction between the locals and its rulers 930 miles away. Repeated calls on the Japanese government to remove the bases have fallen on deaf ears.


  • Le cauchemar des migrantes.
    Un reportage de Maurine Mercier pour la RTS.

    Maurine Mercier racontait, en octobre dernier, le sort des femmes migrantes qu’elle a rencontrées dans un centre tunisien qui les accueille. Ce reportage lui a valu de remporter le Swiss Pass Award dans la catégorie radio. Rediffusion.

    http://pages.rts.ch/la-1ere/programmes/tout-un-monde/9505922-tout-un-monde-du-27-04-2018.html#timeline-anchor-segment-9505916
    #Tunisie #audio #migrations #viols #femmes #Libye #prostitution #prostitution_forcée #Tunis

    Des femmes qui arrivent en Tunisie pour y trouver du travail et dans un premier temps sans l’envie d’aller en Europe, mais... après une vie de violences (y compris #violences_sexuelles) en Tunisie...

    « Du coup, alors qu’elles n’y avaient jamais pensé, leur seule alternative : partir en Europe, via la Libye », dit la journaliste.
    Et une femme raconte :
    « Où tout le monde veut aller, en Europe ».
    Journaliste : "Elles savent évidemment que pour y parvenir, en Libye, elles risquent, d’abord, de se faire violer, encore. L’une d’elle m’explique : « L’Europe ce n’est pas l’#espoir de trouver du travail ou de devenir riche, mais l’espoir de cesser d’être violée. »
    cc @_kg_ @isskein

    Transcription :


  • «Gérard Collomb» par Megacombi (#Radio_Canut)
    http://audioblog.arteradio.com/post/3086013/gerard_collomb

    On allait com­men­cer une émission tran­quillou et bim, le scoop de la mort qui tombe ! Alors on est passé en mode brea­king News ! avec pla­teau en feu , repor­ta­ges, cor­res­pon­dant dans la ville et des spé­cial fea­tu­ring
    – Le cancer du col­lomb
    – Les pre­miè­res réac­tions de la rue
    – Coupure d’eau pour les rroms
    – L’hotel Dieu, de l’hopi­tal à l’hotel de luxe privé
    – Tu sais que je l’ai croisé déjà
    – Le reste de l’actua­lité
    – Des poules en manif antifa
    Durée : 1h04.

    http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3012947/3088287_MegaCombi361-PT254-30052018_Gerard_Collomb_est_mort.mp3

    #Gérard_Collomb #création_sonore #audio #radio

    • La Megacombi avait déjà eu l’info de la mort de #Jacques_Chirac avec pas mal d’années d’avance. Les #radios_libres, premières sur le #scoop !
      http://audioblog.arteradio.com/post/3073504/_chirac_est_mort

      On vous l’avait annoncé déjà l’année dernière (Emission du 23 septembre 2015), Christine Bouttin l’avait confirmé il y a quelques semaine alors on vous ressert ce scoop à travers
      une édition très spéciale !
      Les médias dominants resteront-ils muets cette fois ci ?

      – A la recherche de Jacques Chirac (Quête by Garbote)
      – Les premières réactions de la rue lyonnaise (Micro trottoirs by Combi et Méga) et parisienne (by Flobé)
      – La réaction du PCF du Rhône (coup de fil by Flobé)
      – Devant l’hôtel particulier du mort et dans les rassemblements spontanées parisiens (correspondances by Collaps)
      – Romain, 31 ans, admirateur de Jacques Chirac (Rencontre by Collaps & Combi)
      – Débat sur l’héritage avec le député Chiraquien Georges Chacal et la droitologue Alice Couturier.
      – Le reste de l’actualité (Journal by Kobri)
      – Les pommes (Carte postale by Gribish)

      Pour terminer, une visite inattendue, celle du chanteur Renaud qui profite de l’évènement pour faire son grand retour et il a choisit Radio Canut.

      http://sons-audioblogs.arte.tv/audioblogs/sons/3012947/3075778_MegaCombi290-PT182-12102016_PAD_redif_chirac.mp3



  • In Britain, Austerity Is Changing Everything - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/05/28/world/europe/uk-austerity-poverty.html


    #austérité #pauvreté

    Britain’s Big Squeeze
    In Britain, Austerity Is Changing Everything

    After eight years of budget cutting, Britain is looking less like the rest of Europe and more like the United States, with a shrinking welfare state and spreading poverty.

    Raised in the Liverpool neighborhood of Croxteth, Emma Wilde has lost the welfare benefits she depended on to support herself and her two children.CreditAndrea Bruce for The New York Times

    By Peter S. Goodman

    May 28, 2018

    PRESCOT, England — A walk through this modest town in the northwest of England amounts to a tour of the casualties of Britain’s age of austerity.

    The old library building has been sold and refashioned into a glass-fronted luxury home. The leisure center has been razed, eliminating the public swimming pool. The local museum has receded into town history. The police station has been shuttered.

    Now, as the local government desperately seeks to turn assets into cash, Browns Field, a lush park in the center of town, may be doomed, too. At a meeting in November, the council included it on a list of 17 parks to sell to developers.

    “Everybody uses this park,” says Jackie Lewis, who raised two children in a red brick house a block away. “This is probably our last piece of community space. It’s been one after the other. You just end up despondent.”

    In the eight years since London began sharply curtailing support for local governments, the borough of Knowsley, a bedroom community of Liverpool, has seen its budget cut roughly in half. Liverpool itself has suffered a nearly two-thirds cut in funding from the national government — its largest source of discretionary revenue. Communities in much of Britain have seen similar losses.

    For a nation with a storied history of public largess, the protracted campaign of budget cutting, started in 2010 by a government led by the Conservative Party, has delivered a monumental shift in British life. A wave of austerity has yielded a country that has grown accustomed to living with less, even as many measures of social well-being — crime rates, opioid addiction, infant mortality, childhood poverty and homelessness — point to a deteriorating quality of life.

    When Ms. Lewis and her husband bought their home a quarter-century ago, Prescot had a comforting village feel. Now, core government relief programs are being cut and public facilities eliminated, adding pressure to public services like police and fire departments, just as they, too, grapple with diminished funding.

    By 2020, reductions already set in motion will produce cuts to British social welfare programs exceeding $36 billion a year compared with a decade earlier, or more than $900 annually for every working-age person in the country, according to a report from the Center for Regional Economic and Social Research at Sheffield Hallam University. In Liverpool, the losses will reach $1,200 a year per working-age person, the study says.

    “The government has created destitution,” says Barry Kushner, a Labour Party councilman in Liverpool and the cabinet member for children’s services. “Austerity has had nothing to do with economics. It was about getting out from under welfare. It’s about politics abandoning vulnerable people.”

    Conservative Party leaders say that austerity has been driven by nothing more grandiose than arithmetic.

    “It’s the ideology of two plus two equals four,” says Daniel Finkelstein, a Conservative member of the upper chamber of Parliament, the House of Lords, and a columnist for The Times of London. “It wasn’t driven by a desire to reduce spending on public services. It was driven by the fact that we had a vast deficit problem, and the debt was going to keep growing.”

    Whatever the operative thinking, austerity’s manifestations are palpable and omnipresent. It has refashioned British society, making it less like the rest of Western Europe, with its generous social safety nets and egalitarian ethos, and more like the United States, where millions lack health care and job loss can set off a precipitous plunge in fortunes.

    Much as the United States took the Great Depression of the 1930s as impetus to construct a national pension system while eventually delivering health care for the elderly and the poor, Britain reacted to the trauma of World War II by forging its own welfare state. The United States has steadily reduced benefits since the Reagan Revolution of the 1980s. Britain rolled back its programs in the same era, under the leadership of Margaret Thatcher. Still, its safety net remained robust by world standards.

    Then came the global financial panic of 2008 — the most crippling economic downturn since the Great Depression. Britain’s turn from its welfare state in the face of yawning budget deficits is a conspicuous indicator that the world has been refashioned by the crisis.

    As the global economy now negotiates a wrenching transition — with itinerant jobs replacing full-time positions and robots substituting for human labor — Britain’s experience provokes doubts about the durability of the traditional welfare model. As Western-style capitalism confronts profound questions about economic justice, vulnerable people appear to be growing more so.

    Conservative Party leaders initially sold budget cuts as a virtue, ushering in what they called the Big Society. Diminish the role of a bloated government bureaucracy, they contended, and grass-roots organizations, charities and private companies would step to the fore, reviving communities and delivering public services more efficiently.

    To a degree, a spirit of voluntarism materialized. At public libraries, volunteers now outnumber paid staff. In struggling communities, residents have formed food banks while distributing hand-me-down school uniforms. But to many in Britain, this is akin to setting your house on fire and then reveling in the community spirit as neighbors come running to help extinguish the blaze.

    Most view the Big Society as another piece of political sloganeering — long since ditched by the Conservatives — that served as justification for an austerity program that has advanced the refashioning unleashed in the 1980s by Mrs. Thatcher.

    “We are making cuts that I think Margaret Thatcher, back in the 1980s, could only have dreamt of,” Greg Barker said in a speech in 2011, when he was a Conservative member of Parliament.

    A backlash ensued, with public recognition that budget cuts came with tax relief for corporations, and that the extensive ranks of the wealthy were little disturbed.

    Britain hasn’t endured austerity to the same degree as Greece, where cutbacks were swift and draconian. Instead, British austerity has been a slow bleed, though the cumulative toll has been substantial.

    Local governments have suffered a roughly one-fifth plunge in revenue since 2010, after adding taxes they collect, according to the Institute for Fiscal Studies in London.

    Nationally, spending on police forces has dropped 17 percent since 2010, while the number of police officers has dropped 14 percent, according to an analysis by the Institute for Government. Spending on road maintenance has shrunk more than one-fourth, while support for libraries has fallen nearly a third.

    The national court system has eliminated nearly a third of its staff. Spending on prisons has plunged more than a fifth, with violent assaults on prison guards more than doubling. The number of elderly people receiving government-furnished care that enables them to remain in their homes has fallen by roughly a quarter.

    In an alternate reality, this nasty stretch of history might now be ending. Austerity measures were imposed in the name of eliminating budget deficits, and last year Britain finally produced a modest budget surplus.

    But the reality at hand is dominated by worries that Britain’s pending departure from the European Union — Brexit, as it is known — will depress growth for years to come. Though every major economy on earth has been expanding lately, Britain’s barely grew during the first three months of 2018. The unemployment rate sits just above 4 percent — its lowest level since 1975 — yet most wages remain lower than a decade ago, after accounting for rising prices.

    In the blue-collar reaches of northern England, in places like Liverpool, modern history tends to be told in the cadence of lamentation, as the story of one indignity after another. In these communities, Mrs. Thatcher’s name is an epithet, and austerity is the latest villain: London bankers concocted a financial crisis, multiplying their wealth through reckless gambling; then London politicians used budget deficits as an excuse to cut spending on the poor while handing tax cuts to corporations. Robin Hood, reversed.

    “It’s clearly an attack on our class,” says Dave Kelly, a retired bricklayer in the town of Kirkby, on the outskirts of Liverpool, where many factories sit empty, broken monuments to another age. “It’s an attack on who we are. The whole fabric of society is breaking down.”

    As much as any city, Liverpool has seen sweeping changes in its economic fortunes.

    In the 17th century, the city enriched itself on human misery. Local shipping companies sent vessels to West Africa, transporting slaves to the American colonies and returning bearing the fruits of bondage — cotton and tobacco, principally.

    The cotton fed the mills of Manchester nearby, yielding textiles destined for multiple continents. By the late 19th century, Liverpool’s port had become the gateway to the British Empire, its status underscored by the shipping company headquarters lining the River Mersey.

    By the next century — through the Great Depression and the German bombardment of World War II — Liverpool had descended into seemingly terminal decline. Its hard luck, blue-collar station was central to the identity of its most famous export, the Beatles, whose star power seemed enhanced by the fact such talent could emerge from such a place.

    Today, more than a quarter of Liverpool’s roughly 460,000 residents are officially poor, making austerity traumatic: Public institutions charged with aiding vulnerable people are themselves straining from cutbacks.

    Over the past eight years, the Merseyside Fire and Rescue Service, which serves greater Liverpool, has closed five fire stations while cutting the force to 620 firefighters from about 1,000.

    “I’ve had to preside over the systematic dismantling of the system,” says the fire chief, Dan Stephens.

    His department recently analyzed the 83 deaths that occurred in accidental house fires from 2007 to 2017. The majority of the victims — 51 people — lived alone and were alone at the time of the deadly fire. Nineteen of those 51 were in need of some form of home care.

    The loss of home care — a casualty of austerity — has meant that more older people are being left alone unattended.

    Virtually every public agency now struggles to do more with less while attending to additional problems once handled by some other outfit whose budget is also in tatters.

    Chief Stephens said people losing cash benefits are falling behind on their electric bills and losing service, resorting to candles for light — a major fire risk.

    The city has cut mental health services, so fewer staff members are visiting people prone to hoarding newspapers, for instance, leaving veritable bonfires piling up behind doors, unseen.

    “There are knock-on effects all the way through the system,” says Chief Stephens, who recently announced plans to resign and move to Australia.

    The National Health Service has supposedly been spared from budget cuts. But spending has been frozen in many areas, resulting in cuts per patient. At public hospitals, people have grown resigned to waiting for hours for emergency care, and weeks for referrals to specialists.

    “I think the government wants to run it down so the whole thing crumbles and they don’t have to worry about it anymore,” says Kenneth Buckle, a retired postal worker who has been waiting three months for a referral for a double knee replacement. “Everything takes forever now.”

    At Fulwood Green Medical Center in Liverpool, Dr. Simon Bowers, a general practitioner, points to austerity as an aggravating factor in the flow of stress-related maladies he encounters — high blood pressure, heart problems, sleeplessness, anxiety.

    He argues that the cuts, and the deterioration of the National Health Service, represent a renouncement of Britain’s historical debts. He rattles off the lowlights — the slave trave, colonial barbarity.

    “We as a country said, ‘We have been cruel. Let’s be nice now and look after everyone,’” Dr. Bowers says. “The N.H.S. has everyone’s back. It doesn’t matter how rich or poor you are. It’s written into the psyche of this country.”

    “Austerity isn’t a necessity,” he continued. “It’s a political choice, to move Britain in a different way. I can’t see a rationale beyond further enriching the rich while making the lives of the poor more miserable.”

    Wealthy Britons remain among the world’s most comfortable people, enjoying lavish homes, private medical care, top-notch schools and restaurants run by chefs from Paris and Tokyo. The poor, the elderly, the disabled and the jobless are increasingly prone to Kafka-esque tangles with the bureaucracy to keep public support.

    For Emma Wilde, a 31-year-old single mother, the misadventure began with an inscrutable piece of correspondence.

    Raised in the Liverpool neighborhood of Croxteth, Ms. Wilde has depended on welfare benefits to support herself and her two children. Her father, a retired window washer, is disabled. She has been taking care of him full time, relying on a so-called caregiver’s allowance, which amounts to about $85 a week, and income support reaching about $145 a month.

    The letter put this money in jeopardy.

    Sent by a private firm contracted to manage part of the government’s welfare programs, it informed Ms. Wilde that she was being investigated for fraud, accused of living with a partner — a development she is obliged to have reported.

    Ms. Wilde lives only with her children, she insists. But while the investigation proceeds, her benefits are suspended.

    Eight weeks after the money ceased, Ms. Wilde’s electricity was shut off for nonpayment. During the late winter, she and her children went to bed before 7 p.m. to save on heat. She has swallowed her pride and visited a food bank at a local church, bringing home bread and hamburger patties.

    “I felt a bit ashamed, like I had done something wrong, ” Ms. Wilde says. “But then you’ve got to feed the kids.”

    She has been corresponding with the Department for Work and Pensions, mailing bank statements to try to prove her limited income and to restore her funds.

    The experience has given her a perverse sense of community. At the local center where she brings her children for free meals, she has met people who lost their unemployment benefits after their bus was late and they missed an appointment with a caseworker. She and her friends exchange tips on where to secure hand-me-down clothes.

    “Everyone is in the same situation now,” Ms. Wilde says. “You just don’t have enough to live on.”

    From its inception, austerity carried a whiff of moral righteousness, as if those who delivered it were sober-minded grown-ups. Belt tightening was sold as a shared undertaking, an unpleasant yet unavoidable reckoning with dangerous budget deficits.

    “The truth is that the country was living beyond its means,” the then-chancellor of the Exchequer, George Osborne, declared in outlining his budget to Parliament in 2010. “Today, we have paid the debts of a failed past, and laid the foundations for a more prosperous future.”

    “Prosperity for all,” he added.

    Eight years later, housing subsidies have been restricted, along with tax credits for poor families. The government has frozen unemployment and disability benefits even as costs of food and other necessities have climbed. Over the last five years, the government has begun transitioning to so-called Universal Credit, giving those who receive benefits lump sum payments in place of funds from individual programs. Many have lost support for weeks or months while their cases have shifted to the new system.

    All of which is unfortunate yet inescapable, assert Conservative lawmakers. The government was borrowing roughly one-fourth of what it was spending. To put off cuts was to risk turning Britain into the next Greece.

    “The hard left has never been very clear about what their alternative to the program was,” says Neil O’Brien, a Conservative lawmaker who was previously a Treasury adviser to Mr. Osborne. “Presumably, it would be some enormous increase in taxation, but they are a bit shy about what that would mean.”

    He rejects the notion that austerity is a means of class warfare, noting that wealthy people have been hit with higher taxes on investment and expanded fees when buying luxury properties.

    Britain spends roughly the same portion of its national income on public spending today as it did a decade ago, said Paul Johnson, director of the Institute for Fiscal Studies.

    But those dependent on state support express a sense that the system has been rigged to discard them.

    Glendys Perry, 61, was born with cerebral palsy, making it difficult for her to walk. For three decades, she answered the phones at an auto parts company. After she lost that job in 2010, she lived on a disability check.

    Last summer, a letter came, summoning her to “an assessment.” The first question dispatched any notion that this was a sincere exploration.

    “How long have you had cerebral palsy?” (From birth.) “Will it get better?” (No.)

    In fact, her bones were weakening, and she fell often. Her hands were not quick enough to catch her body, resulting in bruises to her face.

    The man handling the assessment seemed uninterested.

    “Can you walk from here to there?” he asked her.

    He dropped a pen on the floor and commanded her to pick it up — a test of her dexterity.

    “How did you come here?” he asked her.

    “By bus,” she replied.

    Can you make a cup of tea? Can you get dressed?

    “I thought, ‘I’m physically disabled,’” she says. “‘Not mentally.’”

    When the letter came informing her that she was no longer entitled to her disability payment — that she had been deemed fit for work — she was not surprised.

    “They want you to be off of benefits,” she says. “I think they were just ticking boxes.”

    The political architecture of Britain insulates those imposing austerity from the wrath of those on the receiving end. London makes the aggregate cuts, while leaving to local politicians the messy work of allocating the pain.

    Spend a morning with the aggrieved residents of Prescot and one hears scant mention of London, or even austerity. People train their fury on the Knowsley Council, and especially on the man who was until recently its leader, Andy Moorhead. They accuse him of hastily concocting plans to sell Browns Field without community consultation.

    Mr. Moorhead, 62, seems an unlikely figure for the role of austerity villain. A career member of the Labour Party, he has the everyday bearing of a genial denizen of the corner pub.

    “I didn’t become a politician to take things off of people,” he says. “But you’ve got the reality to deal with.”

    The reality is that London is phasing out grants to local governments, forcing councils to live on housing and business taxes.

    “Austerity is here to stay,” says Jonathan Davies, director of the Center for Urban Research on Austerity at De Montfort University in Leicester, England. “What we might now see over the next two years is a wave of bankruptcies, like Detroit.”

    Indeed, the council of Northamptonshire, in the center of England, recently became the first local government in nearly two decades to meet that fate.

    Knowsley expects to spend $192 million in the next budget year, Mr. Moorhead says, with 60 percent of that absorbed by care for the elderly and services for children with health and developmental needs. An additional 18 percent will be spent on services the council must provide by law, such as garbage collection and highway maintenance.

    To Mr. Moorhead, the equation ends with the imperative to sell valuable land, yielding an endowment to protect remaining parks and services.

    “We’ve got to pursue development,” Mr. Moorhead says. “Locally, I’m the bad guy.”

    The real malefactors are the same as ever, he says.

    He points at a picture of Mrs. Thatcher on the wall behind him. He vents about London bankers, who left his people to clean up their mess.

    “No one should be doing this,” he says. “Not in the fifth-wealthiest country in the whole world. Sacking people, making people redundant, reducing our services for the vulnerable in our society. It’s the worst job in the world.”

    Now, it is someone else’s job. In early May, the local Labour Party ousted Mr. Moorhead as council leader amid mounting anger over the planned sale of parks.



  • La Société du concours, L’empire des classements scolaires | Les oreilles loin du front
    http://www.loldf.org/spip.php?article618

    Que ce soit à Polytechnique, l’ENS ou dans les émissions « Top Chef » ou « The voice », le concours s’est imposé comme la principale mesure du mérite individuel. Avec ses méthodes : épreuves, jury, hiérarchie. Et avec ses corollaires : compétition, stress, inégalités en tous genres. On en a parlé cette semaine avec la sociologue Annabelle Allouch qui vient de publier "La Société du concours. L’empire des classements scolaires" aux éditions du Seuil. Durée : 1h16. Source : Fréquence Paris Plurielle

    http://loldf.org/archives/18.05.23.societe.des.coucours.annabelle.allouch.mp3


  • Journalisme des luttes et luttes des journalismes
    https://lundi.am/Journalisme-des-luttes-et-luttes-des-journalismes

    Deux choses sont à noter. D’une part, la tendance de la presse toute entière à de plus en plus s’appuyer sur des images de journalistes indépendants, de lycéens, d’étudiants et de travailleurs qui s’emparent d’outils tels que la caméra ou l’appareil photo. Ces images – nos images -, ils s’en servent pour illustrer leurs journaux, réaliser leurs documentaires et leurs JT. Et d’autre part, la fâcheuse tendance de cette même presse à détourner prudemment le regard dès lors que ces petits reporters, témoins engagés des évènements, finissent derrière les barreaux pendant plus de soixante heures. En cause, le simple fait d’avoir été présents et d’avoir montré des réalités que la presse traditionnelle n’est plus en mesure de constater par elle même, minée par ses idéologies, ses budgets exsangues et son parisianisme maladif.

    [...]

    Alors, étonnant ce silence ? Pas vraiment. Peut-être n’est-ce pas une information assez importante ? Ou plutôt, ces jeunes aux casques siglés TV qui vont de boulevards en avenues et de ZAD en ZAD ne sont-ils pas reconnus comme des pairs par ceux qui exercent pourtant le même métier ? Qu’importe, ils sont là, eux. Ils continuent de raconter les luttes d’aujourd’hui, dans les facs, auprès des exilé-e-s, de jour comme de nuit, à déclencher quand les matraques entrent dans le viseur et quand des chants d’espoir sont entonnés par la foule dans la grisaille d’un jeudi nantais. C’est ce rôle qui est attaqué quand ils finissent au trou et c’est sans aucun doute ce rôle que certains voudront les empêcher de tenir demain. Ils ne se doutent pas qu’à chaque caméra brisée, de nouvelles s’allument et ce sont alors des vocations qui naissent.

    Si leur monde continue de tourner, nos caméras aussi.

    #presse #journalisme #journalistes_indépendants #violences_policières #guerre_des_images