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naviguer sur les mers et les idées

  • Les parfums évoluent mais l’odeur de la poudre imprègne et ne s’oublie jamais. De la mort non plus.

    Parfum d’Irak » : vingt ans de sang d’encre - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2018/10/09/parfum-d-irak-vingt-ans-de-sang-d-encre_1684296

    Témoin épisodique de toutes ces années où son pays s’enfonce dans les ténèbres, Feurat Alani raconte ses voyages successifs dans l’Irak de ses parents entre 1989 et 2011. Né à Paris, ce fils d’un exilé politique ayant fui la dictature du « raïs » porte d’abord son regard d’enfant en « vacances » sur sa famille à travers les très nombreux oncles, tantes, cousins et voisins, qui présentent chacun un aspect de l’Irak du moment et de toujours.

    Et plus tard, celui du journaliste installé comme correspondant de plusieurs médias français à Bagdad. « L’Irak n’est pas un chiffre ni une morgue. Raconter la mort quand c’est nécessaire, oui. Mais il faut raconter la vie avant tout », écrit Feurat Alani dans le roman graphique Parfum d’Irak. Publié parallèlement à la diffusion de la web-série, ce récit en 1 000 tweets suit le cours des 20 épisodes animés. Les deux productions sont illustrées par Léonard Cohen, dans un contraste tricolore épuré de dégradé d’ocre, de noir et de rouge.

    #irak #Feurat_Alani


  • Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de DAESH, se livre dans un entretien exclusif | National Geographic
    https://www.nationalgeographic.fr/actualites/nadia-murad-ancienne-esclave-sexuelle-de-daesh-se-livre-dans-un-e

    Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de DAESH, se livre dans un entretien exclusif
    Nadia Murad a passé 11 mois aux mains de DAESH, à Mossoul, en Iraq. Comme de nombreuses femmes yézidies, elle a été réduite en esclavage sexuel, avant de pouvoir s’échapper. Elle vient de recevoir le Prix Nobel de la Paix 2018.

    #Nadia_Murad #Nobel #daesh #ei #Yézidies


  • Et bien entendu comme attendu Yahia Gouasmi déclare qu’Israël est derrière tout cela en criant au complot

    Arrêté paru au J.O gelant les avoirs de certaines associations :
    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037453002&dateTexte=&categorieLie

    Paris accuse le renseignement iranien d’avoir commandité le projet d’attentat de Villepinte https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/10/02/perquisitions-au-siege-d-une-association-musulmane-a-grande-synthe-dans-le-n

    Le vice-ministre du renseignement iranien, Saeid Hashemi Moghadam, en charge des opérations, a « commandité » un projet d’attentat contre un rassemblement d’opposants à Villepinte, près de Paris, le 30 juin 2018, a déclaré mardi 2 octobre au Monde, ainsi qu’à l’Agence France-Presse (AFP) et l’agence de presse Reuters, une source diplomatique française.

    « La direction des opérations du ministère du renseignement l’a commandité », a déclaré cette source sous couvert d’anonymat, quelques heures après l’annonce du gel des avoirs en France de la Direction de la sécurité intérieure du ministère du renseignement iranien, ainsi que de deux autres citoyens iraniens, dont M. Saeid Hashemi Moghadam.

    Cette déclaration intervient après plusieurs mois d’enquête menée dans la plus grande discrétion par les services français en lien avec quelques partenaires étrangers. « Il y a eu une longue enquête menée par nos services qui montre sans aucune ambiguïté la responsabilité du renseignement iranien dans ce projet d’attentat », a ajouté cette source, précisant que ce projet « n’était pas acceptable. Nous ne pouvons tolérer aucune menace de cet ordre sur le territoire national. »

    "Iran #renseignement #projets_attentats


  • Réponse de la France à la déclaration russe relative à l’anniversaire des (...) - Représentation Permanente de la France auprès de l’OSCE
    https://osce.delegfrance.org/Reponse-de-la-France-a-la-declaration-russe-relative-a-l-anniversa

    Réponse de la France à la déclaration russe relative à l’anniversaire des accords de Munich 1938 au conseil permanent du 27 septembre 2018 Monsieur le président, ma délégation souhaite réagir à la déclaration prononcée à l’instant par la délégation russe.

    Tout d’abord, nous souhaitons soulever un point d’ordre : la rubrique des points d’actualité permet à ce Conseil d’aborder des questions politiques intéressant de manière immédiate la sécurité en Europe afin de favoriser le dialogue, non d’exploiter à des fins politiques des sujets du passé qui appartiennent aux historiens. Il y va aussi de la crédibilité de notre organisation.
    Ma délégation regrette d’être obligée de soulever ce point d’ordre pour la troisième année consécutive au moins.

    Les causes de la deuxième guerre mondiale sont multiples et complexes. En France, les historiens jouissent heureusement d’une pleine liberté pour analyser ces pages de l’Histoire européenne qui ont ravagé notre continent et contre lesquelles le projet de l’Union européenne est né, fort de ces valeurs de paix et de tolérance que nous défendons chaque jour.

    Outre les accords de Munich, que l’historiographie soviétique a nommé pour des raisons politiques transparentes le « complot de Munich » que vient encore de mentionner la déclaration russe, les étapes ayant conduit au conflit incluent le pacte germano-soviétique de 1939 et ses conséquences : démembrement de la Pologne, début des massacres et déplacements de masse de populations en Europe de l’est, première étape vers la fin de l’indépendance et de la souveraineté de certains pays, et occupation de la France. La Fédération de Russie semble avoir sur ces questions une mémoire tronquée. Il faut en effet ajouter au pacte Molotov-Ribbentrop, ses protocoles secrets, y compris la livraison par la Gestapo des réfugiés russes au NKVD et la visite de Molotov à Berlin en 1940 pour négocier avec Hitler l’entrée de l’URSS dans l’Axe.

    Nombreuses sont les questions qui se posent encore aux historiens sur les calculs et les motivations de l’URSS à la veille de la deuxième guerre mondiale. Elles nous rappellent combien il demeure indispensable, pour l’indivisibilité de la sécurité de l’espace OSCE, que tous les Etats participants renoncent à la manipulation du passé à des fins politiques. Plutôt que de ressasser l’histoire dont nous n’épuiserons pas aujourd’hui la complexité, il faut la dépasser : le projet européen présente à cet égard un exemple remarquable. Il est en revanche regrettable de constater chaque jour combien la Russie se fait le soutien indispensable de mouvements politiques extrémistes, en Europe et au-delà.

    #russie #ingérence #manipulations #histoire


  • Rapport conjoint CAPS/IRSEM - Les manipulations de l’information : Un défi pour nos démocraties (04.09.18) - France-Diplomatie - Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/manipulations-de-l-information/article/rapport-conjoint-caps-irsem-les-manipulations-de-l-information-un-de

    Communiqué de presse

    Les manipulations de l’information ne sont pas nouvelles mais ont pris une dimension sans précédent en raison des capacités inédites de diffusion et de viralité offertes par internet et les réseaux sociaux, ainsi que de la crise de confiance que vivent nos démocraties. Ce phénomène s’est manifesté par plusieurs ingérences électorales ces dernières années ; il menace les démocraties et la souveraineté de leurs institutions. Le CAPS et l’IRSEM ont donc uni leurs forces pour l’étudier.

    Ce rapport est le fruit d’une enquête de terrain (une centaine d’entretiens menés dans une vingtaine de pays) pour mieux saisir la nature du problème et identifier les bonnes pratiques mises en œuvre par les États et les sociétés civiles. Il s’appuie également sur l’abondante littérature scientifique disponible. Il examine les causes, les conséquences et les réponses aux manipulations de l’information d’origine étatique et visant les populations d’autres États, avant de formuler 50 recommandations d’action.

    #fake_news #rt #sputnik #France_diplomatie #manipulations


  • Il est vrai qu’en la matière Greenwald est un spécialiste

    Après la tribune anti-Trump du « New York Times », « chasse au traitre » et « jeu de devinettes »
    https://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2018/09/06/la-presse-americaine-a-la-recherche-de-l-auteur-de-la-tribune-anonyme-explos

    « Le cofondateur d’Intercept et lauréat du prix Pulitzer, Glenn Greenwald, a lui-même décrit le haut fonctionnaire de la Maison Blanche comme un “lâche” inconscient »,

    #trump #greenwald #résistance


  • Beau tableau de bons français bien au fait de la situation en Syrie, de qui fait et qui a fait, reçus par le ministre du tourisme syrien, lequel ministre fait partie des personnalités classées par la France comme responsable de répressions contre les civiles. Suffit de lire le Journal Officiel :
    https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2016/6/10/FCPT1608405A/jo/texte/fr
    * YAZIGI Bishr Riyad
    Date de naissance : 1972
    Renseignements complémentaires : a) ministre du tourisme ; b) il est co-responsable de la répression violente exercée par le régime contre la population civile.
    Date de désignation par l’Union européenne : 24.6.2014

    Office de Commerce et d’Industrie Franco-Syrien (OCIFS) : La guerre en Syrie vue par les Français
    http://ocifrancosyrien.blogspot.com/2017/11/la-guerre-en-syrie-vue-par-les-francais.html

    Aujourd’hui, s’est tenue une conférence qui avait pour thème « la guerre en Syrie » mais avec un regard de Français. Même si l’OCIFS n’est pas à l’initiative de cette rencontre, elle a tenu à être présente afin de multiplier les contacts propices à entretenir une dynamique relationnelle favorable aux entreprises françaises qui attendent beaucoup de notre gouvernement dans sa politique internationale afin de ne pas laisser le terrain libre à nos concurrents qui se pressent tous à Damas avec un seul objectif, décrocher des contrats dans le cadre de la reconstruction syrienne. La France perd du terrain et ce n’est pas de bonne augure dans un marché hautement concurrentiel avec de nouveaux acteurs très agressifs sur le marché mondial comme l’Inde ou le Brésil sans parler de la Russie ou de la Chine et de nos partenaires traditionnels, Allemagne et Italie.

    #Syrie


  • Citoyen du monde et témoin permanent

    Abbas : 1944 – 2018 • Magnum Photos
    https://www.magnumphotos.com/newsroom/abbas-1944-2018

    Magnum photographer Abbas has died in Paris on Wednesday April 25, 2018, at the age of 74. In a career that spanned six decades, he covered wars and revolutions in Biafra, Bangladesh, Northern Ireland, Vietnam, the Middle East, Chile, Cuba, and South Africa during apartheid. He also documented life in Mexico over several years, and pursued a lifelong interest in religion and its intersection with society.

    Magnum’s current president Thomas Dworzak paid tribute to the veteran photographer, who for many at the agency has been both a friend and mentor:

    “He was a pillar of Magnum, a godfather for a generation of younger photojournalists. An Iranian transplanted to Paris, he was a citizen of the world he relentlessly documented; its wars, its disasters, its revolutions and upheavals, and its beliefs – all his life. It is with immense sadness that we lose him. May the gods and angels of all the world’s major religions he photographed so passionately be there for him.”

    #photographe #journaliste #témoin #Abbas #Magnum


  • Et alors on fait quoi ? On ne colorie pas ? On se contente de dire que ces régions échappent totalement au contrôle des états ? Et justement, là où il n’y a plus d’états le jihadisme s’y implante.

    Menace terroriste et « conseils aux voyageurs » dans le Sahel : la cartographie de l’exclusion – JeuneAfrique.com
    http://www.jeuneafrique.com/mag/552168/politique/menace-terroriste-et-conseils-aux-voyageurs-dans-le-sahel-la-cartograp

    La carte des zones à risque publiée par le ministère français des Affaires étrangères condamne des régions entières à l’isolement, ce qui contribue à l’expansion de l’islam radical.

    Tribune. Face à la menace terroriste dans le Sahel, la France prend ses dispositions à l’intention de ses ressortissants établis dans la région ou projetant de s’y rendre. Au titre des « conseils aux voyageurs », le ministère des Affaires étrangères produit une carte des zones à risque mise à jour au rythme des attentats. La dernière en date a été publiée fin mars, immédiatement après l’attaque perpétrée à Ouagadougou.

    En rouge, les zones « formellement déconseillées » ; en orange, celles qui sont « déconseillées sauf raison impérative » ; en jaune, celles où une « vigilance renforcée » est de rigueur ; et, enfin, en vert, les zones dans lesquelles une « vigilance normale » serait suffisante. Le Mali, le Niger, le Burkina, le Tchad, la Mauritanie, le Nigeria et le nord du Cameroun et du Bénin concentrent l’essentiel des zones rouges et orange.
    Des régions entières condamnées

    Vue de Paris, la légitimité de ces mesures ne fait aucun doute. Mais l’on tient trop peu compte de leurs incidences politiques, sociales et socio-économiques sur les régions désignées. Surtout, on sous-estime le fait que ces coloriages constituent en eux-mêmes une victoire pour le jihadisme : présenter des régions entières comme étant « à risque » isole les populations locales et crée un écosystème social clos, favorable à l’expansion de l’islam radical, ne serait-ce que parce que les économies des zones ainsi colorées s’en trouvent fortement perturbées.

    #afrique #plus_d'états #zones_déconseillées #développement


  • Liens : *https://www.syrianarchive.org/en/collections/chemical-weapons*
    *https://syrianarchive.org/en*

    Activist group publishes database of Syria chemical attacks | Nation/World | starherald.com
    http://www.starherald.com/news/nation_world/activist-group-publishes-database-of-syria-chemical-attacks/article_d913d0e3-d784-5f52-8280-0f4e032d01e6.html

    An activist group on Tuesday published a database of information on suspected chemical attacks in Syria , adding to a growing collection of videos and images documenting alleged war crimes during the seven-year conflict.

    The Syrian Archive, which works with human rights groups such as Amnesty International, said it has verified 861 videos covering some 212 attacks — most of them believed to have been carried out by government forces.

    The material comes from 193 sources and much of it was uploaded to social media by ordinary Syrians, the group’s co-founder, Hadi al-Khatib, told an audience in Berlin.

    Al-Khatib, who has lived in Germany since 2014, said the group wants to preserve sensitive material from disappearing , so that it might eventually be used to bring those responsible for war crimes to trial. But the team, which is spread across Europe and the Middle East, also wants to “add value” to the raw material, such as by determining the location where a video was taken and, most importantly, verifying that it shows what is claimed.

    The Syrian Archive cooperates with the open source journalism site Bellingcat that has made a name for itself forensically examining footage from war zones.

    While most of the chemical attacks documented by the group are alleged to have been carried out by forces loyal to President Bashar Assad, including most recently in the town of Douma near Damascus, a handful have been attributed to rebel forces and the Islamic State extremist group, said Abdulrahman al-Jaloud, one of the Syrian Archive’s researchers.

    Al-Khatib said he and fellow activists try not to get disheartened by the fact that efforts to bring those responsible for war crimes in Syria to trial have so far been unsuccessful.

    “That doesn’t mean we should stop,” he said. “We are looking forward to the day when we can use this material, because the reconstruction of Syria must include acknowledging, investigating and prosecuting crimes.”

    #syrie #attaques_chimiques #syrian_archives


  • Le journaliste Russe Maxim Borodin avait écrit sur la mort de mercenaires russes du Groupe Wagner, une société militaire financée par Evguéni Prigojine, proche du pouvoir. Les mercenaires avaient été tués lors de frappes des U.S.A.

    Le journaliste est mort après être tombé de son balcon.

    Russian journalist who covered Wagner Group mercenary deaths in Syria dies after falling from balcony
    http://www.businessinsider.fr/uk/maxim-borodin-death-balcony-fall-russian-journalist-covered-wagner-g

    A Russian journalist who wrote about Russian mercenaries in Syria has died from injuries he sustained after falling from a balcony.

    Maxim Borodin, 32, died at a hospital on Sunday after falling from his fifth-floor balcony in Yekaterinburg on Thursday, according to the Associated Press and RFERL.

    The Associated Press reported that it was unclear how Borodin fell, but RFERL reported that officials are considering his death to be a suicide.

    Borodin wrote for a news website called Novy Den where he covered crime and corruption, RFERL reported. He recently helped break the story about the deaths of Russian Wagner Group mercenaries from Asbest who were killed in Syria during a fight with the US military in February.

    #Borodin #Russie #Syrie #Wagner #journalistes


  • Evaluation Nationale - Syrie : les faits
    https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/evaluation-nationale-syrie-les-faits

    Programme chimique syrien clandestin.
    Le document joint est constitué d’analyses techniques d’informations de source ouverte et de renseignements déclassifiés obtenus par les services français.

    180414 - Syrie - Synthèse - Les faits.pdf

    PLUSIEURS ATTAQUES CHIMIQUES LETALES ONT ETE CONDUITES SUR LE QUARTIER DE DOUMA LE SAMEDI 7 AVRIL 2018 EN FIN D’APRES - MIDI ET NOUS ESTIMONS AVEC UN HAUT NIVEAU DE CONFIANCE QU ’ ELLES SONT LE FAIT DU REGIME SYRIEN .

    Dans le contexte d’une reprise de l’offensive militaire du régime syrien et d’une forte activité aérienne dans la ville de Douma, dans la Ghouta orientale, deux nouveaux cas de recours à des substances toxiques ont fait l’objet d’une communication spontanée de la société civile et des médias locaux et internationaux à partir du 7 avril en fin d’après-midi. Les organisations
    médicales non gouvernementales actives dans la Ghouta et habituellement fiables (Syrian American Medical Society et Union of Medical Care and Relief Organizations) ont révélé publiquement des frappes, le 6 comme le 7 avril, ciblant particulièrement les infrastructures médicales sur place.

    Un afflux massif (au minimum une centaine de personnes) de patients présentant des symptômes d’exposition à un agent chimique dans les centres de soin de la Ghouta orientale a été constaté et documenté en début de soirée. Au total, plusieurs dizaines de personnes, au moins quarante selon plusieurs sources, seraient mortes d’une exposition à une substance chimique.

    Les éléments réunis par la France et ses alliés constituent un faisceau de preuves suffisant pour mettre en cause la responsabilité du régime syrien dans les attaques chimiques du 7 avril.

    #syrie #attaques_chimiques


  • cultiver les vocations.

    Liban : le Hezbollah lance un jeu vidéo pour refléter son « expérience » en Syrie - France 24
    http://www.france24.com/fr/20180301-liban-hezbollah-jeu-video-experience-guerre-syrie-defense-sacree-

    Au Liban, le Hezbollah a dévoilé mercredi un jeu vidéo conçu par le mouvement chiite, qui a pour cadre la guerre en Syrie et vise à justifier l’intervention de cet allié de l’Iran dans le conflit.

    Arme au poing et muni de grenades, Ahmed passe d’une bataille à l’autre en territoire syrien : il est le héros d’un nouveau jeu vidéo sur le conflit en Syrie, conçu par le mouvement chiite libanais Hezbollah et dévoilé mercredi 28 février à Beyrouth.

    #hezbollah #liban #syrie #jeu-vidéo


  • Le Figaro ou le choc des mots. Opération classifiée jusqu’à ce jour ? Pourtant les mêmes en parlaient déjà en 2015 dans cet article : http://www.lefigaro.fr/international/2015/06/10/01003-20150610ARTFIG00384-le-sabre-des-forces-speciales.php

    La traque secrète des djihadistes par les forces spéciales françaises
    http://www.lefigaro.fr/international/2018/01/12/01003-20180112ARTFIG00045-la-traque-secrete-des-djihadistes-par-les-forces-

    REPORTAGE EXCLUSIF - Depuis quatre ans, les forces spéciales françaises mènent une chasse sans merci aux terroristes dans le Sahel. Une opération baptisée « Sabre », tellement discrète que son appellation même était classifiée jusqu’à ce jour. Pour la première fois, les envoyés spéciaux du Figaro Magazine ont pu accompagner une patrouille qui agit très profondément sur les arrières du dispositif ennemi. Récit.

    #sahel #terrorisme #lefigaro


  • Pierre de Bousquet de Florian. La coordination du renseignement et de la lutte anti-terroriste
    https://www.diploweb.com/Video-Pierre-de-Bousquet-de-Florian-La-coordination-du-renseignement-et-de

    La coordination du renseignement et de la lutte anti-terroriste est plus qu’une mission classique de production d’informations. Derrière, réside un réel travail de consolidation du renseignement par le coordinateur, qui a pour mission d’enrichir les informations qui doivent parvenir aux plus hautes autorités de l’Etat. Cet enrichissement du renseignement permet d’assurer une vision globale et complète aux décideurs publics.

    Trois dimensions du renseignement sont ainsi coordonnées : les dimensions géopolitique, criminalistique et stratégique. La géopolitique permet d’examiner les racines d’un problème criminel ou terroriste afin d’éviter de faire des amalgames ou de rester trop superficiel dans son analyse. C’est un travail essentiel pour rendre compte d’un monde fragmenté et chaotique. La dimension criminalistique est d’autant plus importante que nous faisons face à un phénomène de porosité entre le droit commun et le terrorisme. En effet, le renseignement montre que les adversaires ont souvent des profils hybrides. Par exemple, en Afrique, dans la bande sahélo-saharienne, les trafics d’armes, de drogues, de migrants et le terrorisme sont très souvent menés par les mêmes équipes, qui utilisent les mêmes routes et les mêmes territoires. Enfin, la dimension stratégique est utile dans la détermination de liens et d’intérêts communs à des organisations terroristes et des États, ce qui est notamment le cas dans les pays du Levant.

    Il faut enfin insister sur la vocation pédagogique du métier de coordinateur du renseignement et de la lutte contre le terrorisme. Les services de renseignement inspirent souvent la méfiance quant à leurs méthodes et leurs objectifs. Simultanément, les services secrets fascinent. Ainsi, pour démystifier le renseignement et convaincre le grand public de son utilité, M. de Bousquet de Florian considère qu’une démarche explicative est nécessaire, par voie d’action de presse, entre autres. Les décideurs publics ne sont pas exclus de cette démarche pédagogique : il est important d’entretenir une relation de confiance avec les hautes autorités, en assurant la conformité des procédés et des objectifs du renseignement avec le droit et la constitution.

    #terrorisme #renseignement #diploweb


  • Comment la Russie a fait élire Trump à la Maison Blanche

    « Oh Nikita is the other side of any given line in time/Counting ten tin soldiers in a row/Oh no, Nikita you’ll never know » (« Nikita », Elton John) | Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines
    http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2017/12/06/democracy-dies-in-darkness

    On sort de ce livre pris de vertige. Luke Harding, grand reporter au quotidien britannique The Guardian, que l’on ne soupçonnera pas d’être trop atlantiste (point Védrine), décrit dans Collusion, avec une précision diabolique, les liens nombreux et complexes du président Trump, de ses affaires et de ses collaborateurs avec le pouvoir, le crime organisé et les services russes.

    MICE

    Ecrit sobrement (et pas nécessairement très bien traduit), le livre de Harding part du fameux rapport Steele, notamment consacré aux leviers dont Moscou disposerait sur Donald Trump, pour décrire par le menu l’évolution des relations entre le milliardaire avec la Russie. Reprenant et complétant les très nombreux articles de la presse américaine et anglaise, le journaliste explore l’entourage du président américain et précise et explique les accusations qui ne cessent de fragiliser son entourage.

    Sans jamais se laisser aller à des jugements de valeur, Harding met de l’ordre dans cet écheveau d’affaires, de relations tordues et de corruption pour nous le rendre intelligible. Grâce à la clarté du propos, qui évoque souvent les fils que Corentin Sellin tisse sur Twitter, l’auteur nous place au cœur de la crise institutionnelle permanente qu’est devenue la vie politique américaine depuis l’élection de Donald Trump, au mois de novembre 2016. Il ne juge pas, mais il raconte, et c’est bien suffisant.

    On ne peut, en effet, qu’être abasourdi par le mélange de bêtise crasse, d’ignorance assumée, d’idéologie de comptoir et de vulgarité que semble être le président. Harding nous livre des anecdotes qui pourraient faire sourire (on pense à Bob Roberts) si elles n’étaient pas si vertigineuses. Mais le plus important est ailleurs. Si Donald Trump a été élu grâce aux terribles brèches de la société américaine, c’est aussi qu’il a bénéficié du soutien, direct et indirect, de Moscou.

    Ce que décrit Harding dans Collusion n’est pas seulement l’arrivée au pouvoir d’un satrape dont le comportement ne cesse de nourrir les questionnements au sujet de sa rationalité, voire de son état mental, mais bien la plus extraordinairement ambitieuse opération de déstabilisation de l’Histoire. Comme son titre l’indique parfaitement, Collusion est aussi, si ce n’est d’abord, un livre sur le renseignement, le recrutement et la manipulation, et il montre les services extérieurs russes à la manœuvre. Harding décortique la façon dont Trump et son entourage sont environnés, approchés, recrutés, manœuvrés, et dans certains cas compromis.

    C’est, en particulier, le cas du président américain lui-même, qui serait tenu de façon assez ferme (je ne mentionne pas où, des enfants pourraient me lire) à la suite de pratiques intimes dûment observées par les petits plaisantins des SR russes. Le recrutement de sources par la compromission (kompromat) n’est évidemment pas l’apanage de nos petits camarades moscovites, mais les braves garçons sont des maîtres respectés de la méthode, et je me souviens avoir participé à des réunions de sensibilisation à des destination de délégations diplomatiques françaises. Certains ricanaient. J’espère qu’ils le peuvent encore.

    Harding, citant Steele, avance nettement, faits et dates à l’appui, l’hypothèse d’un Trump tenu par les Russes, et entouré de conseillers eux-mêmes étroitement connectés. Il détaille les relations financières du chef de l’Etat avec des oligarques et des mafieux, démontre de façon assez convaincante – et stupéfiante – que les sociétés de l’empire Trump ont blanchi de l’argent du crime organisé ou ont été parfois mystérieusement sauvées de la faillite par la Deutsche Bank, et il dévoile, l’air de rien, le vide intellectuel abyssal du milliardaire et de son entourage. Le général Flynn, qui ne doit plus beaucoup faire rêver du côté de la DRM et dont le rôle est décidément bien trouble, y est par exemple décrit comme un affairiste agressif, épais et mal embouché. Comme le glisse l’auteur, son livre « ne valait pas mieux que les coups de gueule d’un pilier de comptoir ». Il faut admettre ici que nous avons les mêmes ici, et qu’ils ont parfois de hautes fonctions éditoriales. Quant à Paul Manafort, ce que l’on apprend de lui est assez sidérant, en particulier au sujet de ses activités en Ukraine.

    #Trump


  • Offensive psyops russe en cours - TTU lettre d’information
    https://www.ttu.fr/offensive-psyops-russe-cours

    Moscou renoue avec ses opérations psychologiques en profitant du pouvoir de diffusion inédit qu’offrent les réseaux sociaux. Loin d’être associées à des offensives ponctuelles, elles sont avant tout stratégiques et accompagnent de manière permanente la politique de reconquête de l’opinion publique russophone appartenant à l’étranger proche, en agitant la peur des représailles à leur encontre.

    #Russie #psyops


  • Quoi, les pseudo-spécialistes ne se cantonnent pas seulement sur les plateaux de télévision, ils occupent aussi les rayonnages des librairies ? qui l’eut cru

    Un coup pour rien | Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines
    http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2017/10/28/monsieur-regis

    Depuis le temps, il fallait que ça arrive, et j’ai donc le plaisir d’accueillir, enfin, le premier billet invité de ce blog. L’auteur, spécialiste incontesté du sujet, a souhaité rester anonyme, et je suis le plus mal placé pour lui reprocher cette admirable pudeur. Il va de soi que je partage toutes les conclusions de son texte, que j’aurais probablement écrit avec moins de doigté.

    Régis Le Sommier est le directeur-adjoint de Paris-Match. Son livre, Daech. L’histoire, écrit en 2016, prétend, en 170 pages à peine – en gros caractères, et sans aucune source à l’appui, mises à part quelques notes de bas de page, qui renvoient d’ailleurs souvent à ses propres articles – retracer l’histoire de l’Etat Islamique, ses motivations, ses ambitions pour l’avenir. Autant dire que l’objectif paraît d’emblée audacieux face à toute la littérature existante, en français, en anglais, et dans d’autres langues.
    . . .
    Au final, on peut s’interroger sur le véritable objectif du livre. Présenter l’histoire de l’EI ? Il n’y parvient pas. Ses motivations ? Pour un néophyte, elles demeurent tout aussi obscures après avoir refermé le livre. Son avenir, à l’époque de rédaction du livre ? On ne le distingue pas plus. L’auteur est sans doute l’illustration de cette catégorie de journalistes, qui, en raison de leur supposée « expérience » de terrain, croit maîtriser un sujet. Ce cas précis montre qu’il n’en est rien quand la lecture est dès le départ, biaisée, et que la réflexion ne s’appuie pas sur des travaux sérieux.

    #livres #terrorisme #media


  • L’État islamique fait-il des revendications mensongères ?

    http://www.slate.fr/story/152057/etat-islamique-revendication-mensongere

    Récemment, l’organisation djihadiste a revendiqué des attaques avec lesquelles elle n’avait manifestement aucun rapport.

    Jusqu’ici, les revendications de Daech étaient considérées comme relativement fiables. Elle indiquaient normalement, a minima, que l’auteur d’un attentat adhérait à son idéologie et avait agi en son nom. Toutefois, les spécialistes du terrorisme sont de plus en plus dubitatifs vis-à-vis de ces communiqués, car l’organisation djihadiste s’est récemment attribuée à tort la paternité de certaines attaques. L’État islamique est-il entré dans une ère de revendications mensongères ?

    #etat_islamique #daesh #amaq #terrorisme


  • En plus de toutes autres considérations c’est aussi une question de bon sens.

    L’armée française veut bannir les antivirus de la société russe Kaspersky Lab - L’Express L’Expansion
    http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/l-armee-francaise-veut-bannir-les-antivirus-de-la-societe-russe-

    La pression monte sur Kaspersky Lab, l’éditeur d’antivirus russe. Déjà banni par le département de la sécurité intérieure (DHS) américain mi-septembre, il est aussi poussé dehors par le ministère des Armées en France. Après une mise en garde des services de renseignement hexagonaux, la Défense a commencé à réduire la présence des produits de la société dans ses réseaux et sur ses ordinateurs au profit de l’Anglais Sophos et du Japonais TrendMicro. La Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la défense (Dirisi) n’a pas retenu l’entreprise russe lors de plusieurs appels d’offres récents.

    « Nous étions trop dépendants de Kaspersky, une société, certes très performante, mais dont les liens entretenus avec l’Etat russe nous inquiètent, indique un proche du dossier. Cette décision a été prise avant même les Etats-Unis mais le mouvement s’est accéléré cet été après les dégâts causés par WannaCry ».

    #kaspersky #virus #securité #défense


  • « L’économie » du Bitcoin devient pire que celle des Subprimes
    https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-173986-leconomie-du-bitcoin-devient-pire-que-celle-des-subprimes-211

    Les crypto-monnaies annoncent des « sous-jacents » alors qu’on n’y trouve que l’épargne de « geeks » prêts à tout pour être dans le coup et d’un grand nombre de gogos espérant toucher le gros lot.
    . . .
    C’est ainsi que de proche en proche, suivant un rythme pareil aux techniques financières les plus risquées, les monnaies cryptées, le bitcoin en tête, mettent en scène, sans google glass pourtant, une économie virtuelle dans laquelle viennent s’investir, sans parfois s’en rendre compte, des centaines d’épargnants très réels. Les techniques financières les plus dangereuses sont fondées sur des promesses et des engagements sans cause ni fondements. Leur empilement en douteuses poupées russes est symptomatique de risques incontrôlés. Il est de plus en plus temps que des bornes soient mises à ce marché où en vend sans pudeur des milliers de miroirs aux alouettes.
    En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-173986-leconomie-du-bitcoin-devient-pire-que-celle-des-subprimes-211

    #bitcoin #crypto-monnaies


  • Terrorismes, guérillas, stratégie et autres activités humaines
    http://aboudjaffar.blog.lemonde.fr/2017/07/23/black-flags

    Sous le drapeau noir

    En attendant que les historiens nous livrent leurs réflexions, et tandis que les spécialistes tentent de donner un sens aux événements, certains journalistes – pas tous, hélas – se livrent à deux tâches essentielles : d’une part, ils recueillent les faits (et nous les rapportent), et d’autre part les plus courageux essayent déjà de les assembler. Les livres qu’ils publient alors ne sont ni des travaux scientifiques aux conclusions définitives ni des compilations de données assemblées sans thèse. Ce travail d’éclairage, précieux, vient compléter les analyses rédigées par les chercheurs, quand il ne les alimente pas.

    Déjà auteur d’un livre remarquable, The Triple Agent, consacré aux origines de l’attentat de Camp Chapman, Joby Warrick a publié en 2016, Sous le Drapeau noir, récit fascinant et terrifiant de la naissance de l’Etat islamique, entre les prisons jordaniennes, les camps afghans, les montagnes du Kurdistan irakien et les villes de la Syrie insurgée.

    L’aisance avec laquelle l’auteur parvient à présenter la complexité du contexte et les causes multiples ayant conduit à l’embrasement actuel est d’autant plus impressionnante qu’il a eu accès à quantité de témoins et à des archives qu’on rêverait de pouvoir consulter. Jamais, pourtant, on ne se sent noyé sous les données et tout s’assemble parfaitement. A la différence de faux chercheurs dont les travaux branlants servent d’abord les positions politiques, Warrick ne cache rien ni des erreurs stratégiques majeures américaines, ni de l’ahurissante impréparation qui a présidé à la gestion de l’Irak conquis, ni du jeu pour le moins ambigu de Damas. Le rôle des services syriens entre 2003 et 2005 ou les calculs du régime dans les premiers mois de la révolution de 2011 sont ici parfaitement exposés. A ce titre, on ne peut que se demander si certains commentateurs, qui appellent à un rapprochement avec la Syrie au nom d’un supposé pragmatisme, s’ils ne sont pas les idiots utiles d’un saboteur.

    Au-delà de la clarté du propos, on est frappé, à la lecture de ce livre, par sa modestie. Aucune ligne n’est ici assénée, et seul l’enchaînement des faits permet de discerner la mécanique à l’œuvre. Lignes de force stratégiques et itinéraires personnels sont recensés et nous donnent à réfléchir aux logiques de l’Histoire. Sous le Drapeau noir nous livre, en réalité, un éclairage primordial, qui tranche spectaculairement avec les thèses ressassées et laborieusement démontrées qui sont notre quotidien. Alors que la bataille de Mossoul prend fin, dans les conditions que l’on sait, et que d’autres s’annoncent, le livre de Joby Warrick a aussi le terrible mérite de rappeler que les jihadistes de l’EI ont déjà été vaincus, sous un autre nom, et qu’ils ont su revenir. La leçon mérite, plus que jamais, d’être apprise, mais il semble qu’il soit déjà trop tard.


  • La journaliste Véronique Robert était « une vraie professionnelle de la guerre »
    http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/06/25/mort-de-la-journaliste-veronique-robert_5150824_3382.html

    « Je m’appelle Bagdad »
    A l’automne, après une longue abstinence, elle avait choisi de revenir sur ce terrain pour suivre l’offensive de la « Golden Division » – l’unité d’élite de l’armée irakienne – contre l’organisation Etat islamique (Daech, en arabe). « Elle qui avait couvert presque toutes les guerres d’Irak, ne voulait pas manquer celle-là. Elle avait un carnet d’adresse béton sur place, et la cote avec tout l’état-major »
    . . .
    « C’était une vraie professionnelle de la guerre, décrit Emilie Raffoul, fondatrice de #5Bis Productions. Elle était méthodique, rigoureuse, connaissait très bien le terrain et les situations. »
    . . .
    « C’était entre une fixeuse et une journaliste »
    . . .
    Au fil de son parcours, Véronique Robert avait tissé un réseau considérable, mêlant grands reporters, photographes de guerre, figures politiques françaises ou irakiennes, militaires… Cela l’amenait à passer d’une aventure professionnelle à l’autre, au croisement des univers du journalisme, du conseil et du renseignement. « C’était son petit côté Mata Hari »

    #Véronique_Robert #journalistes #Mossoul


  • La CIA, la NSA, la DGSE, WikiLeaks, les « hackers » ne devraient pas être des gros-mots-qui-font-peur | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/143381/peur-hackers-cia

    La spécificité des armes cyber

    Enfin, la CIA n’a pas vocation à faire de « surveillance de masse », mais bien de l’espionnage (très) ciblé. La question n’était donc pas tant, comme le laissaient entendre la majeure partie des médias, de savoir si votre ordinateur ou téléphone portable pourrait techniquement être piraté par la CIA, que de savoir si vos activités pourraient vous valoir d’être désigné par la CIA comme une cible suffisamment importante pour qu’elle décide en outre d’utiliser son cyber-arsenal pour tenter de vous espionner.

    Or, et comme l’avait expliqué Bernard Barbier, l’ancien directeur technique de la DGSE, les armes « cyber » ne sont pas des armes « comme les autres », dans la mesure où elles peuvent être récupérées, analysées, et donc réexploitées, contrairement aux armes classiques, conçues pour exploser, et donc être détruites après avoir été utilisées.

    Dit autrement, et à mesure qu’un logiciel espion n’a généralement pas pour vocation de s’auto-détruire mais bien de s’installer à demeure, pendant des mois voire des années (le terme consacré évoque une « menace persistance avancée », ou APT en anglais), les services de renseignement sont conscients qu’il pourrait aussi permettre à l’espionné de pouvoir remonter jusqu’à l’espionnant, voire... de réutiliser ledit logiciel espion, et ne prendraient donc pas le risque de l’installer n’importe où et n’importe comment. Une chose est de pouvoir « surveiller n’importe qui », une autre est de vouloir « surveiller tout le monde ».

    Comme l’a résumé The Grugq, l’un des plus fins observateurs des espions cyber, se focaliser à outrance sur les failles 0day (du nom donné aux vulnérabilités non corrigées, et exploitées par certains services de renseignement) est aussi ridicule et contre-productif que de n’être obsédé que par la seule menace que représenteraient des ninjas, plutôt que de craindre les maladies cardio-vasculaires.

    Nonobstant le fait que vous risquez bien plus de voir votre boîte mail piratée dans le cadre d’une campagne d’hameçonnage (phishing, en anglais) que d’être ciblé par la CIA, et que vous feriez donc mieux d’activer la double authentification et d’utiliser un gestionnaire de mot de passe que de craindre les cyber « men in black »

    #renseignement #cyber #cia #wikileaks


  • Malgré les faits les intox, mais en l’occurrence on devrait plutôt parler de mensonges, d’hypocrisie coupable, de complicité, ont la vie dure.

    Bombardement chimique en Syrie : les intox à l’épreuve des faits
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/04/12/bombardement-chimique-de-khan-cheikhoun-en-syrie-les-intox-a-l-epreuve-des-f

    Ce que l’on sait de l’attaque de Khan Cheikhoun du 4 avril, au-delà des manipulations diffusées notamment par le gouvernement russe et le régime syrien.

    #syrie #assad #russie #sarin #gaz_chimiques #khan_cheikhoun