• « Terroristes » : Paris est prêt à les rendre à l’Italie — L’AUTRE QUOTIDIEN
    https://www.lautrequotidien.fr/articles/2019/1/28/terroristes-paris-est-prt-les-rendre-litalie

    Le pas formel n’a pas encore été franchi mais c’est maintenant une question de jours. Les techniciens du ministère de la Justice français et leurs homologues italiens sont déjà en contact pour se mettre d’accord sur le parcours que suivra le gouvernement pour demander l’#extradition de certains #Italiens condamnés pour crimes de terrorisme et #réfugiés en France. La procédure devrait démarrer en février, après que se sera tenue la réunion de travail prévue dans les bureaux de la place Vendôme, avec les conseillers techniques envoyés par le ministre Alfonso Bonafede. Malgré la crise diplomatique entre la France et l’Italie, la ministre Nicole Belloubet continue à se dire disponible pour examiner « au cas par cas » les demandes de l’actuel gouvernement.

    Cette ouverture est confirmée par les discussions préliminaires en cours entre Rome et Paris. Les fréquents échanges ont déjà produit quelques résultats. Dans la liste des quinze noms, communiqués par l’Italie tout de suite après l’arrestation de Cesare Battisti, les magistrats du ministère français ont par exemple suggéré d’ôter le nom de Marina Petrella, l’ex-brigadiste arrêtée en 2008 dont le décret d’extradition a été finalement annulé pour raisons humanitaires. La liste dont on discute est désormais réduite à 14 noms : Giovanni Alimonti, Luigi Bergamin, Roberta Cappelli, Enzo Calvitti, Paolo Ceriani Sebregondi, Salvatore Cirincione, Maurizio Di Marzio, Paola Filippi, Gino Giunti, Giorgio Pietrostefani, Ermenegildo Marinelli, Sergio Tornaghi, Raffaele Ventura, Enrico Villimburgo. Les techniciens français doivent avant tout s’occuper d’évaluer dans une phase préliminaire l’admissibilité des demandes d’extradition présentées par Rome. Comme l’explique Youssef Badr, magistrat et porte-parole du ministère de la Justice, « il faudra vérifier la régularité juridique » des demandes. Pour la majeure partie des cas, il existe déjà des dossiers judiciaires sur lesquels avaient été lancées des discussions avec Paris au début des années 2000. A l’époque c’était le membre de la Ligue (ex du Nord) Roberto Castelli, qui était ministre de la Justice et son homologue français était Dominique Perben.

    #asile #droit_d'asile


  • Algocratie : L’inégalité programmée - #DATAGUEULE 84 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=oJHfUv9RIY0

    Ils sont partout autour de nous et pourtant on s’arrête rarement pour les regarder vraiment : les algorithmes.
    Puissants outils de calcul, ces lignes de code sont aujourd’hui principalement utilisées pour tenter d’optimiser le monde qui nous entoure. Mais que produit cette optimisation ? Quels sont ses effets sur notre perception de la réalité quand il s’agit de trier des infos ? Et que produisent les algorithmes quand ils deviennent des leviers de décisions incontestables ? Prenons le temps de creuser un peu le sujet car, de plus en plus, les algos rythmes nos vies.

    Retrouvez toutes les sources de l’épisode sur : https://frama.link/sources84


  • Voici le nouveau « Netflix » : gratuit, écolo et engagé
    https://www.wedemain.fr/Voici-le-nouveau-Netflix-gratuit-ecolo-et-engage_a3832.html

    Le site ImagoTV mis en ligne en décembre 2018 regroupe des podcasts, documentaires et vidéos YouTube écolos et engagés. Une vidéothèque gratuite et participative.

    http://imagotv.fr/php/homepage.php

    Accessible en ligne depuis le 18 décembre, la plateforme IMAGO sélectionne et répertorie les chaînes Youtube, courts-métrages et émissions web axés autour des problématiques de développement durable et de transformation sociale.

    Le catalogue compte déjà près de 2 000 vidéos regroupées en 8 grandes thématiques (économie, alternatives, conscience, société, esprit critique, santé, écologie, connaissance). Parmi cette sélection, quelques titres familiers et de belles trouvailles, le tout sans avoir à fouiller dans les méandres d’Internet

    #Net_TV #Ecologie #Vidéo #PeerTube


  • Abécédaire des prépositions : Abandon
    http://liminaire.fr/palimpseste/article/abecedaire-des-prepositions-abandon

    https://youtu.be/QLQKOoPwg8g

    La forme détournée de l’abécédaire est un genre voué à la célébration de l’acte créateur (le livre des livres). Cette année j’ai décidé d’aborder l’abécédaire par la #Vidéo. Deux fois par mois, je diffuserai sur mon site, un montage d’extraits de films (à partir d’une sélection d’une centaine de mes films préférés : fiction, documentaire, #Art vidéo) assemblés autour d’un thème. Ces films d’une quinzaine de minutes seront accompagnés sur le site par l’écriture d’un texte de fiction. Ce projet est un dispositif à double (...)

    #Palimpseste / #Cinéma, Art, #Architecture, #Lecture, #Récit, Vidéo, #Sons, #Inventaire, #Histoire, #Écriture, #Absence, #Mort, #Solitude, #Silence, (...)

    #Temps
    « http://bit.ly/filmdesfilms »

    • @liminaire Extraordinaire, vraiment. Le plaisir que l’on tire de ce premier chapitre (et je présume des suivants) est presque décuplé par rapport à celui de tes textes parce qu’il y a ce plaisir de retrouver mentalement tous les originaux (je suis à presque 8/10 sur cette édition), certains qu’on a sur le bout de la langue ( Le Mépris ) et d’autres dont on se surprend de les reconnaître immédiatement alors que cela fait des années qu’on n’a plus pensé à ce film (The State Of Things). Quant aux prolongements sonores d’une scène à l’autre (le klaxon du dernier homme sur terre qui réveille Marcello dans la Dolce Vita ), alors là je suis admiratif.

      Et quel invraisemblable bonheur de se dire que tu nous réserves encore 25 autres épisodes !

    • @philippe_de_jonckheere merci beaucoup pour cette réaction qui me conforte dans mon parti pris et m’incite à continuer le travail sur ces vidéos et les récits qu’elles permettent de faire advenir. J’en profite pour te signaler que je diffuse ces vidéos dans le désordre, la première vidéo avait pour thème les reflets https://youtu.be/v5nLm3m_feg

      et celle que tu viens de voir est en fait la deuxième de la série. Rendez-vous pour le prochain épisode, le dimanche 10 février. Amicalement.



  • Pollution aux particules fines : comment la RATP met en danger la #Santé_des travailleurs et des usagers
    https://www.bastamag.net/Pollution-aux-particules-fines-comment-la-RATP-met-en-danger-la-sante-des

    Dans le métro, ses quais, ses couloirs, l’air est chargé en particules fines. En cause : la pollution du trafic routier qui s’engouffre dans les tunnels, les systèmes de freinage des trains, ou encore les outils utilisés pour les travaux de maintenance, qui fonctionnent au diesel. Conséquence : cinq millions d’usagers respirent quotidiennement des niveaux élevés de particules fines, et une surmortalité chez certains travailleurs, plus exposés que les passagers. Les poseurs de voie, souvent des (...)

    #Décrypter

    / #Luttes_sociales, #Conditions_de_travail, Pollutions , Santé , A la une

    #Pollutions_


  • Edition Belfort-Héricourt-Montbéliard | Montbéliard : il « paye » la console 9 euros en la pesant au rayon fruits et légumes
    https://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2019/01/25/la-martingale-nicoise

    Emballer, c’est peser. Il fallait y penser et surtout il fallait oser. Manifestement, l’idée a germé et s’est « délictueusement » concrétisée dans la tête d’Adel, 19 ans. Le 17 septembre dernier, il se présente dans un hypermarché montbéliardais, file au rayon jeux vidéos et jette son dévolu sur une console PS4. Avant de se rendre en caisse, il fait un détour par l’étal des fruits et légumes et il… pèse la console. Dans quel but ? Celui de gruger. Il passe ensuite dans une caisse dépourvue d’hôtesse où le client scanne, seul, ses achats. Et ça marche ! Ainsi débourse-t-il 9,29 € au lieu des 340 pour la valeur de la PlayStation.


  • #Extrême_droite, les « gilets jaunes » font le ménage, pas les médias !
    https://la-bas.org/5414

    C’est une histoire qu’on entend depuis le début du soulèvement des « gilets jaunes » : ce mouvement populaire serait noyauté par l’extrême droite. Paris Match, qui affiche à sa Une un antisémite notoire, quelques banderoles complotistes photographiées, une poignée d’imbéciles qui font des « quenelles » devant le Sacré-Cœur en profanant le Chant des partisans, le cortège du Nouveau parti anticapitaliste attaqué par des nervis fachos, autant d’éléments montés en épingle par l’éditocratie pour repeindre le mouvement en explosion séditieuse, tantôt d’extrême droite, tantôt rouge-brune.Continuer la lecture…

    #Articles #Luttes #France #Paris_et_banlieue



  • Les #chômeurs bientôt contrôlés 24h/24 ?

    « Le respect des droits des chômeurs dépend de plus en plus de leur ténacité, se désole une conseillère. J’ai souvenir d’une personne à qui Pôle emploi certifiait qu’elle avait eu un trop perçu. Elle a téléphoné, écrit, rencontré une médiatrice, a finalement été reçue par un responsable départemental qui a finalement reconnu qu’elle avait raison. Quelqu’un de moins tenace aurait baissé les bras, et remboursé la somme qui lui était pourtant due. »

    Un autre outil de contrôle devrait être expérimenté à partir du mois de juin. Il a fait bondir les conseillers : il s’agit d’un carnet de bord numérique, que les demandeurs d’emploi devront remplir chaque mois à l’occasion du renouvellement de leur inscription. Le maintien de l’inscription sur la liste des demandeurs d’emploi est subordonné à la mise à jour de ce carnet de bord. « Il faudra que les gens justifient de 35 heures de recherche active, s’indigne Daniel. Certains contrôleurs ne vont pas faire de cadeaux. Ça va vraiment être très violent. Tout ça pour faire baisser les chiffres du chômage. »

    #PôleEmploi #contrôle #sanction #chômage

    https://www.bastamag.net/Cela-va-vraiment-etre-tres-violent-des-agents-de-Pole-emploi-reagissent-au



  • De plus en plus de contrôles au domicile des chômeurs
    https://www.rtl.be/info/belgique/societe/de-plus-en-plus-de-controles-au-domicile-des-chomeurs-1095034.aspx

    Les visites domiciliaires chez les chômeurs ont fortement augmenté depuis 2015, lorsqu’elles ont été autorisées en cas de soupçon de fraude sociale, rapporte La Libre, samedi. Quelque 341 contrôles au domicile de demandeurs d’emploi ont été effectués par l’Onem en 2016, pour 648 en 2017. Il s’agit d’une hausse de 90% en un an. Au premier trimestre 2018, derniers chiffres disponibles, il y en a eu 230. A ce rythme, on devrait approcher du millier de contrôles sur l’ensemble de l’année, écrit la Libre. Ces (...)

    #pauvreté #surveillance

    ##pauvreté


  • Le #Groupe_Jean-Pierre_Vernant décide d’arrêter de nourrir son fil twitter

    Ce qui est bien dommage, vu la richesse et la qualité de ce qui y défilait. Quelques morceaux choisis... En espérant que le fil continuera d’exister, pour les archives.

    Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    Une paire de jours avant de cesser de contribuer quotidiennement au flux cui-cuiesque — cela correspondra à 30 000 abonnés. On aimerait partir en forme de bilan, mais on ne voit pas bien par quoi commencer, ni ce qu’il y a à expliquer.

    C’est assez paradoxal d’avoir misé (ou du moins expérimenté) sur la capacité des réseaux sociaux à affecter le système normatif et de partir en ayant construit par essai/erreur l’un des comptes les plus visibles du supérieur.

    1/ S’il faut hiérarchiser les raisons d’arrêter le flux tendu, la principale est la suivante : même si l’Histoire n’est pas déterministe et que nous avons encore des marges pour engendrer une bifurcation socio-historique, on va vers le très gros temps, et pour longtemps.

    2/ Le plus probable (mais non sûr, et il faut tout faire contre) est de subir deux décennies d’extrême-droite (au sens commun) au pouvoir, avec toutes les conséquences que cela comporte de restriction des minces libertés restantes.

    3/ Pour tenir, il faut du souffle, voir loin, se ménager de la joie, préparer la lente sortie de l’ombre et surtout, surtout, il faut des amis, des vrais, avec qui l’on tisse des réseaux de solidarité effectifs, tangibles, solides, instantanément activables en cas d’alerte.

    4/ Or, la plus grosse déception de cui-cui est celle-là : on ouvre des réseaux de connaissances, on rencontre d’autres modalités de pensées, d’autres idées, mais rien qui soit de l’ordre de la solidarité. L’ami d’hier ne vous soutiendra pas le lendemain. La défiance est la norme.

    5/ Quiconque connait l’amitié sait bien de quoi il s’agit : du niveau de confiance qu’il faut pour sauter par la fenêtre sans regarder si l’ami vous dit qu’il y a le feu. Sur cui-cui, on a plus souvent affaire à des coups de poignard dans l’incendie que de solidarité.

    6/ Or nous voilà revenus au point de départ. Il importe plus maintenant de retisser des solidarités de solidarité que de produire des contre-expertises à la hache ou de contribuer à un contre-horizon émancipateur.

    Cela milite pour le laisser fonctionnel, soit jusqu’à ce qu’une équipe amie souhaite le reprendre sous un changement de nom, pour une fonction semblable mais un fonctionnement différent.

    On aimerait croire que l’on a réussi au moins ça : déprécier certaines pratiques claniques jusqu’à ce que des gens comme le Parrain soient écartés de l’appareil d’Etat. Vue sa violence, lui le croit peut-être.

    Mister Adien @Mister_Adien En réponse à @Gjpvernant

    Peut-être pas le meilleur moment pour partir, compte tenu du contexte actuel. Les lumières sont importantes quand la nuit tombe.
    Merci en tout cas d’avoir contribué à donner un point de vue différent et engagé.

    Mais d’autres sont venus, dont on n’est pas bien sûrs qu’ils ne soient pas pires : les néomanagers « limace », sans flamboyance, sans intrigue, sans idée, qui sont tellement désespérants qu’ils ne suscitent plus l’opposition, mais l’auto-démolition accélérée de l’institution .

    La croyance dans un pouvoir porté par les réseaux sociaux (et donc notre capacité de nuisance potentielle) a éloigné toute pression directe. Une seule plainte judiciaire en tout, avec un simple rappel à la loi.

    C’est le piège du militantisme — le stade suprême de l’aliénation — auquel on voudrait échapper : il n’y a jamais de « meilleur moment » [pour partir].

    Hoffmann @Chrishoffmann86 En réponse à @Gjpvernant
    Merci de vos contributions. On a toujours peur de se retrouver devant une chorale aux ordres et vous étiez une respiration. Ça va manquer

    La suspension du droit — l’Etat d’exception permanent — est la méthode par laquelle se produit mutation en cours du néolibéralisme au néofascisme. Les bleu-bruns, de Sarkozy à Castaner en passant par Valls en sont directement responsables : https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/26/le-droit-rempart-contre-les-derives-autoritaires_5414847_3232.html

    André Gunthert @gunthert retwitté par Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    Inconscience et incompétence, ou volonté de nuire ? A mesure que les informations se précisent, les violences policières de décembre-janvier se transforment en un scandale d’Etat, une tache indélébile sur le macronisme.

    Groupe J.-P. Vernant @Gjpvernant

    L’avantage de lire les inepties de Macron, c’est que vous pouvez mettre dessus la voix de Sarkozy, dans votre tête.

    Celle-ci est merveilleuse : sans banquier, pas de capitalisme de crédit… Il faut que cette vérité soit dite.


  • Avec mes enfants, on s’est retrouvés à traverser le centre-ville de #Montpellier vers 18h30. C’est la mauvaise idée : c’est l’heure où les flics décident qu’ils veulent rentrer chez eux (peut-être qu’après, ils passent en heures supplémentaires et c’est un problème, je sais pas…) et gazent allègrement tout le centre ville.

    Donc ambiance à nouveau sympa : avec les enfants on se retrouve à essayer d’éviter de se faire gazer ; arrivés au niveau du Palais de Justice, on se retourne pour voir la rue s’emplir de gaz (avec les lumières du soir, c’est presque joli), une dame gilette-jaune nous dit qu’il lui semble que les gaz sont lancés depuis le haut des immeubles, en tout cas on voit les traits de gaz qui retombent sur la foule qui a manifesté tranquillement tout l’après-midi (je veux pas me vanter, mais il faisait 15° ici).

    Je m’éloigne avec les enfants, et une fois qu’on a passé le Peyrou, on commence à voir arriver la foule en fuite. Mais ça va, nous on était suffisamment loin.


  • Blessé lors de l’acte 2 des Gilets jaunes, Gabriel est abandonné par ses assurances - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/economie/blesse-lors-de-l-acte-2-des-gilets-jaunes-gabriel-est-abandonne-par-ses-a

    En cas d’« émeutes » ou de « mouvement populaire », nombre de complémentaires et d’assurances rechignent à indemniser. Gabriel, qui a eu sa main arrachée, n’est pas pris en charge.

    La vie de Gabriel P. a basculé le 24 novembre. Ce jour-là, le jeune apprenti chaudronnier de 21 ans a eu la main en grande partie arrachée par une grenade GLI-F4 qu’il a tenté d’éviter, sous les yeux de ses proches, en marge de l’acte 2 des Gilets jaunes à Paris. Après une greffe de peau et douze opérations, dont six à la main, les ennuis sont toujours loin d’être derrière lui.

    Car il y a trois semaines, Dominique, sa mère, s’est entendue répondre par téléphone que sa complémentaire santé, Harmonie Mutuelle, qui prend en charge son fils, ne couvrirait pas ses frais médicaux. « Tout cela parce que les blessures se seraient produites pendant des émeutes ou un mouvement social », s’étrangle-t-elle.

    Après Airbus qui fait de la politique et met dans la balance du Brexit 14000 emplois, voici les mutuelles, qui mettent dans la balance la santé de ceux qui se font estropier par les forces de l’ordre.


  • Le gouvernement enferme la France dans le nucléaire
    https://reporterre.net/Le-gouvernement-enferme-la-France-dans-le-nucleaire

    Ce n’est qu’à partir de la 24e page du document de synthèse du projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dévoilé jeudi 24 janvier à 16 h, qu’est détaillé l’avenir de la filière nucléaire française. Un drôle de suspens, alors que 58 réacteurs nucléaires produisent plus de 70 % de l’électricité de l’Hexagone. Et qu’entre les lignes et dans les trajectoires choisies, transparaît la volonté du gouvernement de maintenir une grande partie du parc en fonctionnement, le plus longtemps possible.En matière de nucléaire, cette nouvelle mouture diffère peu de la précédente, présentée le 27 novembre dernier. Elle confirme le report de l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50 % du mix électrique à 2035, au lieu de 2025 comme le prévoyait la LTE — le gouvernement projette de présenter prochainement une « petite loi » pour inscrire dans le marbre cette nouvelle échéance. 14 réacteurs seront mis hors service d’ici 2035, incluant ceux de Fessenheim (Haut-Rhin, deux réacteurs de 900 mégawatts [MW]). La fermeture des deux réacteurs de Fessenheim, prévue pour l’été 2020, est confirmée. La PPE prévoit aussi la mise à l’arrêt de deux réacteurs en 2027-2028, « sauf en cas de non-respect des critères d’approvisionnement ou d’arrêt à date anticipée d’autres réacteurs pour raisons de sûreté », précise le document de synthèse. Deux autres réacteurs pourraient être débranchés en 2025-2026, « sous les conditions cumulatives suivantes : si le critère d’approvisionnement est respecté et si nos voisins européens accélèrent leur transition énergétique, réduisent leurs capacités de production à partir du charbon et développent massivement les énergies renouvelables, et que cela devait conduire à des prix bas de l’électricité sur les marchés européens, susceptibles de dégrader la rentabilité de la prolongation des réacteurs existants ».

    J’ai appris récemment qu’à Chinon, les opérations de démantèlement de trois réacteurs « uranium naturel graphite gaz » allait poser quelques problèmes techniques :

    La technique sous-eau utilisée habituellement ne peut pas l’être ici. Plutôt que de découper les caissons sous l’eau – rempart naturel contre la radioactivité – EDF fait le choix d’un travail « sous air », réalisé par des robots téléopérés.
    Afin d’arrêter le process le plus sûr, le plus efficace, le plus rapide, EDF a décidé de construire un bâtiment à proximité du site de Chinon (Indre-et-Loire) pour tester différents scénarios de démantèlement.
    Selon le calendrier prévisionnel, la construction de ce "Démonstrateur industriel graphite" débutera mi-2020 et les tests seront lancés en 2022.

    (source : un baveux du coin)

    Et sinon, à quelques encablures de chez moi, est prévu la construction d’un parc éolien avec 5 machines pour commencer. Avec un « investissement participatif », une sorte d’actionnariat pour couillons suffisamment naïfs pour se laisser persuader qu’ils pourront gagner des sous en injectant de la thune dans le bouzin en question. Et on t’explique avec force persuasion que c’est bon pour la planète, qu’il faut « décarboner », toussa, mais pas « dénucléariser ». De plus, les rares à être montés au créneau et avoir organisé une réunion de « contre-information » sont des climato-sceptiques qui déversent leur propagande à partir d’un compte Facebook, officine ayant des accointances avec Xavier Bertrand, actuel président de la région « Hauts-de-France » et grand pourfendeur de l’éolien lui préférant la construction de nouveaux EPR.
    On nous prend vraiment pour des buses !

    https://www.dropbox.com/s/l4eva54bor76y0d/Longuenee%20-%20CR%20161018%20Investissement%20participatif-VF.pdf?dl=0


  • Gilets jaunes : pourquoi le mouvement ne prend pas dans les cités - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/gilets-jaunes-pourquoi-le-mouvement-ne-prend-pas-dans-les-cites-24-01-201

    « Dans notre quartier, les gens subissent depuis de très nombreuses années la perte de revenus, la désertification médicale, la fermeture des commerces et des services publics. Sur tous ces sujets, nous nous sommes déjà mobilisés mais nos protestations n’ont pas trouvé d’écho dans les autres franges de la population. Je pense que les habitants des quartiers populaires ont perdu confiance. »

    Enfin, certains ont mal pris certains dérapages racistes qui ont pu circuler et qui les ont éloignés de ce mouvement.


  • Les plus gros pollueurs exonérés, en silence, de taxe sur les #carburants. | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/vilmauve/blog/061118/les-plus-gros-pollueurs-exoneres-en-silence-de-taxe-sur-les-carburan

    Les habitants des régions côtières courent le plus de risques, selon ces chercheurs qui estiment que la moitié de la #pollution de l’air liée aux particules dans les zones côtières et portuaires provient des émissions de bateaux. Des données provenant des services de surveillance de la santé publique de Long Beach dans le district de Los Angeles (Etats-Unis) révèlent que les populations vivant à proximité de l’enclave portuaire connaissent des niveaux d’asthme, de maladies cardiovasculaires et de dépression supérieurs de 3 % en moyenne à ceux des autres habitants de la ville. Des études révèlent que le carburant des navires, qui émet beaucoup d’oxydes de soufre, est à l’origine de 60 000 morts prématurées en Europe.

    Par comparaison, un paquebot à quai pollue autant qu’un million de voitures.

    • Par comparaison, un paquebot à quai pollue autant qu’un million de voitures.

      Je me suis souvent demandé si ces affolantes affirmations étaient vraies et d’où étaient leurs sources…

    • (oups, message envoyé involontairement, je continue)

      Pour exemple, le Harmony of the seas, le plus grand paquebot de croisière du monde, brûlerait quotidiennement quelque 250 000 litres du diesel le plus polluant du monde.

      Ça fait en volume, 1 plein de 50l de 5000 voitures par jour… Ce qui est déjà énorme ; sans tenir compte des différences d’émissions… mais millions de voitures… ça paraît tellement invraisemblable.

    • Les voitures ont un pot d’échappement avec filtres divers. Les paquebots n’ont rien d’autre qu’une cheminée qui ne filtre rien.
      Les voitures brulent un carburant raffiné. Les paquebots brûlent tout ce qu’il est possible de brûler, et en général la partie du pétrole que personne d’autre ne veut.

      Pas de filtre + carburant sale = pollution de l’air massive.


  • Venezuela : pourquoi maintenant et pourquoi pas il y a 18 mois ?

    C’est le point aveugle de la campagne actuelle (et des médias). La raison probable est que cette fois-ci, le coup a été soigneusement monté et préparé de longue date, avec le soutien de qui l’on sait. Prévu pour se déclencher à l’occasion de l’entrée en fonction de Nicolás Maduro dans son nouveau mandat (le 10 janvier) alors que le président de l’Assemblée nationale (Juan Guaidó) venait, comme prévu par l’accord interne de l’opposition qui a organisé une rotation entre ses composantes, de prendre ses fonctions.

    Je rappelle, pour la énième fois, la situation institutionnelle :

    • l’Assemblée nationale a été élue le 6 décembre 2015, elle est entrée en fonction le 5 janvier suivant pour un mandat se terminant le 5 janvier 2021. L’opposition y est majoritaire et la présidence est assurée par rotation de un an. Voluntad Popular n’est que le troisième parti dans cette coalition et Juan Guaidó de VP est le quatrième à assurer cette présidence tournante (à la suisse ;-) après AD, PJ et UNT.


    https://es.wikipedia.org/wiki/Asamblea_Nacional_de_Venezuela

    Face au blocage institutionnel, Nicolás Maduro, appuyé par le TSJ – la cour suprême – à sa main, a émis un décret présidentiel le premier mai 2017 annonçant un changement de constitution (de 1999) et convoqué des élections le 30 juillet. Avec les résultats suivants :


    https://es.wikipedia.org/wiki/Asamblea_Nacional_Constituyente_de_Venezuela_de_2017

    La Constituante fixa initialement sa durée à 2 ans, puis l’étendit en tant que de besoin… Le18 août 2017, elle s’auto-attribue les pouvoirs législatifs (« courants ») de l’Assemblée nationale.

    Seuls les pays amis du Venezuela ont reconnu ce « coup d’état institutionnel » (c’est de moi, les juristes s’empoignent autour du (volumineux) texte de la constitution de 1999 pour savoir si le président a effectivement le droit d’appeler à une constituante…)

    Les autres (y compris tous les pays occidentaux) rejettent l’Assemblée constituante, l’excluent des rencontres et organismes interparlementaires etc. mais n’ont rien fait. Leur seul vrai souci, c’est que la Constituante respecte les accords internationaux conclus précédemment par les Assemblées,… Ce dont ils ont obtenu garantie.

    L’Assemblée nationale, dépourvue de tout pouvoir, et dont les membres ont été privés de leur immunité par la Constituante, n’a pas été dissoute (c’est pas prévu…) ni dispersée par la force ce qui acterait un « vrai » coup d’état.

    Ainsi, s’est constitué ce « coup d’état permanent » ( :-) et cette situation de double pouvoir (même si l’AN n’en a de fait aucun) dont on sait depuis quelque temps (… ;-) qu’elle est propice aux révolutions. Et c’est sur cette situation que peut ainsi se bâtir - finalement - le « coup d’état » visant à transférer les pouvoirs effectifs à celle des deux instances qui ne le détient pas.

    Qu’est-ce qui est légal ? qu’est-ce qui est légitime ? On n’en est plus là. Ça fait plus de deux bonnes années que le régime vénézuélien s’éloigne des « normes démocratiques » et transforme ses institutions dans un sens dictatorial avéré (le président de la Constituante, Diosdado Cabello est un ancien militaire, « dur » avéré, qui s’est vu un temps comme successeur de Chávez et joue aussi certainement son jeu personnel) . Dénoncer l’illégitimité de l’élection présidentielle de 2018 (boycottée, comme celle de la Constituante, par l’opposition) ou reconnaitre la légitimité de Juan Guaidó, mise en avant comme une évidence par tout le monde (politiques et médias) fait partie du « jeu ».

    Encore une fois, pourquoi maintenant et pas en août 2017, comme quelques voix l’ont fait dès cette époque.

    • Juan Guaidó a plutôt bien joué son coup (!) Une preuve est que celui-ci dure nettement plus longtemps que les précédents.

      Pour le moment, il offre une amnistie à tout ceux qui le rejoindraient, incluant y compris Nicolas Maduró et les membres des forces armées et de répression.

      Qu’en est-il des autres membres de la MUD ? la plate-forme UNIE (?) démocratique. Acción Democrática et Primero Justicia n’ont pas brillé par un soutien appuyé. C’est l’éclatement de l’opposition et le tiraillement entre les ambitions personnelles qui est depuis longtemps le point fort de l’officialisme

      Que va faire Leopoldo López, fondateur de VP, doublé par un p’tit jeune ?

    • Enfin, mais à ce compte-là, je finis par devenir paranoïaque, mais comme tout arrive en même temps,… on ne peut pas exclure une intervention armée de la Colombie (et plus, si affinités) dans les llanos, au choix ou simultanément,
      • pour venir en aide au régime légitime (on n’en est pas encore au soulèvement populaire contre la dictature)
      • pour faire le ménage dans la guérilla qui y a de solides implantations, ménage que ne fait pas le gouvernement Maduro, et venger l’attentat (ne pas oublier monstrueux d’autant plus qu’il y a des rumeurs appuyées de false flag) de l’école de police de Bogotá
      • pour une opération d’aide humanitaire au peuple vénézuélien,
      • pour récupérer quelques bouts de territoire (dans le Golfe du Venezuela, la Commission permanente de conciliation colombo-vénézuélienne est au congélateur (WP) depuis 1990, et, pourquoi pas, remettre la main, sur un bout de l’état d’Apure (Vén.), qui viendrait compléter le département d’Arauca (Col.) où l’on vient de confirmer la découverte de pétrole léger…
      https://es.wikipedia.org/wiki/Frontera_entre_Colombia_y_Venezuela

      Le principal problème est qu’une telle action entrainerait rapidement une union nationale contre l’ennemi colombien. Et qu’un gouvernement né dans de telles conditions ne pourrait sans doute pas survivre à des abandons territoriaux.

      La guerra del petróleo, Alí Primera, 1977
      (bruits d’armes sur la Guajira et le Golfe du Venezuela)
      https://www.youtube.com/watch?v=T_roTFQvKe8

    • Une chose que j’ajoute, c’est qu’en définitive, il est très difficile de gouverner contre les élites économiques, surtout quand celles-ci sont soutenues et encouragées de l’extérieur. Le marasme économique n’est pas issu que de la mauvaise (?) gestion du régime en place... Il est aussi issu des sanctions extérieures et d’une forme de sabotage intérieur de la part des élites économiques. Et il me semble qu’on retrouve le même type de sabotage au Brésil, au Mexique, et en Argentine... Cf. les compagnies nationales pétrolières et minières.
      Enfin, pourquoi maintenant particulièrement ? Sans doute parce qu’en 2017, il y avait la Syrie et la digestion de l’élection de Trump... et il n’y avait pas encore la décision du Vénézuela de commercer son pétrole en autre monnaie que le dollar (cf. le dernier billet du Grand Jeu).

    • Oui, je n’ai pas parlé des sanctions,… Note que les infrastructures du pays sont profondément détériorées, pas seulement par éventuel sabotage (c’est la réponse du régime) mais aussi par insuffisance de maintenance et sous-investissement : les raffineries sont utilisées à une très faible fraction de leur capacité - le pays est devenu importateur de carburants…, les réseaux sont dans un état désastreux ( on ne compte plus les coupures de courant (apagón), d’eau, etc., les étals sont vides, vidés aussi par l’hyperinflation,…

      Agite, par surcroît, sous le nez des Trump, Bolton et consorts des « provocations » comme la visite d’un navire hôpital chinois, le bref séjour de bombardiers stratégiques russes, les propositions de fournitures de frégates iraniennes (tout ça en moins de 6 mois,…)

      Enfin, que le pétrole de la frange de l’Orénoque soit confié à des sociétés russes ou chinoises (d’ailleurs, la production n’arrive même plus à couvrir le remboursement des dettes,…) passe encore, c’est du lourd (je veux dire du pétrole lourd – pas tout à fait autant que l’asphalte des premières exploitations orientales du pays (1885) mais pas loin – donc difficile à exploiter et peu rémunérateur). Mais les toutes récentes confirmations de découvertes à la frontière colombo-vénézuélienne portent sur du pétrole léger, bien plus rentables, situées de plus dans une région très proche d’une zone d’exploitation d’hydrocarbures sur le déclin (le lac de Maracaïbo). Bon, il y a les Andes entre les deux, mais il y a de grandes chances que San-Cristobal–del–Táchira deviennent un lieu stratégique, plus seulement comme centre économique de l’espace frontalier avec la Colombie (avec Cúcuta, de l’autre côté de la frontière) mais aussi sur un axe nord-sud de transport transandin pour les oléoducs… avec un débouché direct sur les raffineries vénézuéliennes) (le débouché fluvial par l’Arauca et l’Apure (navigables tous les deux), via l’Orénoque est aussi envisageable, mais je ne sais quelles sont les véritables capacités d’emport).

      Et pour l’instant le petro, éventuelle cryptomonnaie pour (aussi) s’affranchir du dollar et de la pression extérieure, développé avec des experts russes a plus l’air d’un serpent de mer…


  • #Nantes : Réquisition d’une nouvelle maison !
    https://nantes.indymedia.org/articles/44315

    Une nouvelle maison a été ouverte pour des familles avec enfants afin de ne pas dormir à la rue ni au gymnase sans chauffage.

    #/ #précarité #squat #logement #immigration #sans-papieres #frontieres #exclusion #chômage #/,précarité,squat,logement,immigration,sans-papieres,frontieres,exclusion,chômage


  • https://desarmons.net/index.php/2019/01/27/philippe-de-veulle-qui-defend-plusieurs-blesse-es-gilets-jaunes-nest-pas-
    Philippe de Veulle, qui défend plusieurs blessé-es “gilets jaunes”, n’est pas de notre goût

    Un avocat qui vous promet monts et merveilles, avant de vous imposer une défense de mauvaise qualité, reposant sur la culpabilisation et l’infantilisation, vous amenant à regretter votre présence en manifestation ou à vous couper totalement de vos soutiens, et notamment de ceux qui seront encore là dans un, trois ou cinq ans lorsque tous les autres vous auront oublié, est un mauvais avocat.

    Un avocat qui vous fait passer pour un crétin devant les juges, plaide l’erreur ou l’inconscience, appuie sur vos faiblesses (pauvreté, manque d’éducation, confusion idéologique…) dans le seul but de susciter la pitié des juges, est un mauvais avocat.

    Un avocat qui parle de « bavure » au lieu de « violences d’État systémiques », qui refuse de politiser le débat sur les violences policières, qui vous conseille de ne pas publiciser votre affaire, de ne pas entrer en contact avec des collectifs ayant une expérience dans le combat contre les violences d’État et d’autres blessé-es, est un mauvais avocat.

    Un avocat qui ne vous donne pas clairement ses tarifs au début de l’affaire et se fait payer à l’acte tout au long de la procédure, et ne vous associe pas à la défense, prétendant tout contrôler, est un mauvais avocat.


  • Qui sont vraiment les « gilets jaunes » ? Les résultats d’une étude sociologique
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/26/qui-sont-vraiment-les-gilets-jaunes-les-resultats-d-une-etude-sociologique_5

    Cinq chercheurs de Sciences Po Grenoble ont mené une #enquête par questionnaire en ligne diffusé sur 300 #groupes_Facebook. Parmi leurs principaux constats : le fait que 60 % des personnes interrogées ne se situent pas sur l’échelle gauche-droite.

    Tribune. Qui sont les « #gilets_jaunes » ? Depuis le lancement du mouvement à l’automne 2018, les commentateurs ont largement souligné son caractère composite. Sur le plan sociologique, les « gilets jaunes » feraient converger les perdants de la mondialisation, sans distinction d’âge, de sexe ou d’origine. Sur le plan politique, ils s’affranchiraient des logiques de mobilisation traditionnelles pour réunir dans une même contestation des élites les citoyens les plus éloignés de la politique, les proches de la gauche et de la droite radicales.

    Si plusieurs sondages ont mesuré le soutien des Français aux « gilets jaunes », peu de données chiffrées sont aujourd’hui disponibles pour apprécier objectivement la diversité du mouvement. Les premières enquêtes sur le terrain ont dessiné un portrait type, mettant notamment en lumière la forte présence des femmes, des revenus modestes et des primo-manifestants (tribune d’un collectif d’universitaires dans Le Monde du 12 décembre 2018).

    Fin novembre 2018, un questionnaire diffusé sur les réseaux sociaux précisait leur profil politique, soulignant le poids des personnes qui refusent de se situer politiquement (tribune du collectif Quantité critique dans L’Humanité du 19 décembre 2018).

    L’enquête quantitative que nous avons lancée le 22 décembre 2018 cible près de 300 groupes Facebook de tous les départements de France (voir encadré méthodologique). Elle offre quatre atouts par rapport aux enquêtes existantes. D’abord, la taille importante de notre échantillon – plus de 1 750 réponses à ce jour, dont 1 455 exploitées – permet d’approfondir la compréhension des ressorts sociologiques du mouvement. Ensuite, pour dépasser l’approche par le revenu ou la profession, nous avons mesuré le degré de précarité des répondants à travers le score « Epices » (Evaluation de la précarité et des inégalités de santé dans les centres d’examens de santé), un indicateur utilisé par les organismes de santé publique.

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    Un échantillon diversifié

    Nous avons tiré parti de la mobilisation des « gilets jaunes » sur les groupes Facebook, où le mouvement est né et où il continue de se structurer. En pratique, un lien vers le questionnaire à remplir en ligne a été distribué sur les principaux groupes Facebook nationaux de « gilets jaunes », mais aussi sur les groupes locaux, afin d’optimiser la couverture géographique. Le questionnaire a été distribué du 22 décembre 2018 au 20 janvier 2019 à environ 300 groupes du réseau social en France métropolitaine.
    L’échantillon analysé ici est celui des « gilets jaunes » présents sur les réseaux sociaux, et qui déclarent participer ou soutenir le mouvement (1 455 réponses exploitées). Cette population étant potentiellement différente de celle mobilisée et active sur le terrain, nous avons distingué deux types de « gilets jaunes ». Les « plus actifs » sont ceux qui déclarent avoir pris part à au moins une manifestation ou blocage (74 %). Les autres répondants (26 %) ont été qualifiés de « moins actifs ». Les deux sous-populations sont très proches sur le plan sociologique, avec une légère surreprésentation des femmes, des plus âgés et des plus précaires chez les moins actifs. Elles se ressemblent aussi beaucoup sur le plan des valeurs politiques et des comportements électoraux, ce qui limite l’intérêt de les distinguer.
    Au final, l’échantillon est bien diversifié géographiquement. Toutes les régions de France métropolitaine sont représentées, avec un effectif d’au minimum 95 répondants. Ainsi, 35 % des « gilets jaunes » interrogés vivent dans un village de campagne, 7 % dans une ferme ou une maison à la campagne, 38 % dans une ville ou une petite ville et 20 % dans une grande ville ou en banlieue. Les femmes (56 %) sont plus nombreuses que les hommes (44 %) : un phénomène plutôt rare dans les grands mouvements sociaux, mais conforme à ce qu’ont mis en évidence les précédentes études et auquel fait écho la visibilité grandissante des femmes dans les manifestations. L’échantillon est aussi diversifié en termes d’âge (avec une dominante de 38 % des 35-49 ans et de 29 % des 50-64 ans), de situation familiale (45 % de couples avec enfant[s], 25 % de célibataires, 18 % de couples sans enfant et 12 % de familles monoparentales). S’agissant du niveau de diplôme, les bac + 2 et plus, les personnes niveau bac et celles au niveau d’études inférieur au bac se répartissent en trois tiers.
    Troisième atout, nous avons intégré des questions qui existent déjà dans les enquêtes d’opinion pour analyser en quoi les interrogés diffèrent de la population française dans leur rapport au politique et dans leurs valeurs. Enfin, grâce à des questions ouvertes dont les répondants se sont largement saisis pour s’exprimer, nous avons identifié les grandes classes de discours utilisées et par quels profils ces discours sont portés (voir encadré sur l’analyse lexicale). Nous complétons ainsi l’étude lexicale menée fin novembre 2018 par une équipe de chercheurs toulousains.
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    Prendre aux riches pour donner aux pauvres

    En termes d’emploi et de profession, les interrogés se distinguent très peu de la population française. Ceux qui exercent une activité professionnelle sont nettement majoritaires (67 %, 4 points de moins que la moyenne nationale), les chômeurs étant 13 % (un peu plus que la moyenne) et les retraités 12 % (deux fois moins que la moyenne). Parmi les actifs occupés, à l’exception des cadres, nettement sous-représentés (10 % de l’échantillon, soit 8 points de moins que dans la population active en emploi), et des artisans et commerçants, surreprésentés (deux fois plus nombreux, avec 14 %), les autres catégories sont à l’image des Français : 29 % occupent des professions intermédiaires, 28 % sont employés, 19 % ouvriers et 1 % agriculteurs.
    Plus de 68 % vivent dans un ménage dont le revenu disponible net est inférieur à 2 480 euros – soit le revenu médian en France
    S’il y a un trait distinctif des « gilets jaunes », c’est plutôt leur situation de forte précarité. Plus de 68 % vivent dans un ménage dont le revenu disponible net est inférieur à 2 480 euros – soit le revenu médian en France. Et 17 % vivent dans un ménage avec moins de 1 136 euros – tranche dans laquelle on trouve les 10 % des Français les plus pauvres. Ce constat est étayé par le score Epices, qui offre une lecture plus fine que la pauvreté monétaire ou la profession. Notre échantillon compte ainsi 74 % de personnes précaires, près du double de la moyenne nationale ! La précarité touche plus largement les femmes (78 %) que les hommes (68 %).

    La précarité explique pourquoi les inégalités (26 %), le pouvoir d’achat (25 %) et la pauvreté (14 %) arrivent en tête des quatorze enjeux importants pour la France proposés dans le questionnaire, suivis par les impôts et les taxes (11 %). Elle explique aussi le fort sentiment de colère vis-à-vis des « différences entre les riches et les pauvres », mesuré par une note moyenne de 7,7 sur une échelle de 0 à 10. On ne sera pas davantage surpris par l’adhésion massive à l’idée que « pour établir la justice sociale, il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres » (87 %, environ 20 points de plus que les Français). L’expérience d’une même situation de travailleur précaire, combinée avec un rejet des inégalités et une demande de redistribution très consensuels, tisse la cohésion du mouvement.

    A distance des partis, sans être apolitiques

    Quel est le rapport à la politique des « gilets jaunes » ? Un premier point commun est leur distance avec Emmanuel Macron. Seulement 4 % d’entre eux ont voté pour lui au premier tour de l’élection présidentielle. Mais l’élément le plus frappant est leur rejet des catégories politiques traditionnelles. Ainsi, 60 % des interrogés ne se situent pas sur l’échelle gauche-droite ! Précisément, 8 % se déclarent « ni à gauche ni à droite », et 52 % indiquent qu’ils « ne se retrouvent pas dans ces catégories ». C’est nettement plus que dans les enquêtes sur la population générale.

    « La part de primo-manifestants – 55 % de l’échantillon – invalide l’idée d’une mobilisation qui serait téléguidée par les extrêmes politiques »
    Cette distance par rapport à la vie politique se lit aussi dans la part importante de primo-manifestants : 55 % de l’échantillon. Un chiffre qui monte à 61 % chez ceux qui ne se positionnent pas sur l’échelle gauche-droite. Ces résultats invalident l’idée d’une mobilisation qui serait téléguidée par les extrêmes politiques. Mais les interrogés ne sont pas pour autant apolitiques, comme l’ont parfois conclu certains analystes : 23 % se disent « beaucoup » intéressés par la politique et 33 % « assez » intéressés. Ce chiffre est peut-être surévalué en contexte de mobilisation, mais il est plus élevé que l’ensemble des Français (généralement 10 et 30 % sur des items semblables).
    Parmi ceux qui se situent sur l’échelle gauche-droite, la gauche domine : 23 % se disent très à gauche, 42 % à gauche, 7 % au centre, 14 % à droite et 14 % très à droite. Ces « gilets jaunes »-là sont plus en phase avec le jeu électoral : 80 % des « très à gauche » indiquent avoir voté Jean-Luc Mélenchon en 2017, tandis que 90 % des « très à droite » disent avoir voté Marine Le Pen. Surtout, ils sont plus intéressés par la politique, notamment ceux qui se situent très à gauche. Les proches de la gauche et de la gauche radicale ont encore davantage participé à d’autres mouvements sociaux et sont (ou ont été) plus souvent syndiqués. Il est possible qu’ils jouent un rôle-clé dans l’acculturation politique du mouvement auquel on assiste au fil des semaines.

    Primauté à la souveraineté populaire

    Notre enquête comprend plusieurs questions sur la préférence pour la souveraineté populaire et l’antiélitisme, deux attitudes souvent associées au populisme. Elles sont très prononcées parmi les « gilets jaunes ». Typiquement, 93 % sont d’accord avec l’opinion selon laquelle « le peuple, et pas les responsables politiques, devrait prendre les décisions les plus importantes ». C’est seulement le cas de 50 à 60 % des Français dans les enquêtes récentes. Il en va de même pour le rejet des élites politiques : 95 % sont d’accord avec l’opinion selon laquelle « les responsables politiques parlent beaucoup et agissent trop peu ». Ces positions, à leur niveau maximal chez ceux qui ont participé à un grand nombre de manifestations, contredisent l’idée que la défiance politique conduirait forcément à l’apathie. Le fait que les deux attitudes soient par ailleurs majoritaires dans la population française explique probablement le socle de soutien dont bénéficie le mouvement dans l’opinion.

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    Du « pouvoir vivre » à la « crise du politique » : analyse lexicale
    Notre questionnaire inclut deux questions ouvertes sur l’image du mouvement et les raisons du soutien. Environ 80 % des personnes interrogées y ont répondu. La thématique du « pouvoir vivre » est celle qui apparaît le plus fréquemment dans les réponses aux deux questions. Elle se décline dans des revendications très ancrées dans le quotidien (perte de pouvoir d’achat, salaires et retraites insuffisants, ras-le-bol fiscal…), qui disent la volonté des « gilets jaunes « de pouvoir vivre de leur travail et de ne plus simplement survivre.
    Le lexique moral est aussi très présent à travers des thèmes comme le salaire décent, le fait de vivre dignement, l’espoir d’un avenir meilleur pour les enfants. Loin de la lecture initiale d’une révolte poujadiste, les « gilets jaunes » expriment un besoin de retrouver de la dignité et de la solidarité. Ces thèmes semblent aussi émerger des premiers cahiers de doléances et des réunions organisées à l’occasion du grand débat national. Si l’ensemble des « gilets jaunes » utilisent les mots du « pouvoir vivre », cette classe de discours est plus saillante parmi les plus précaires, les moins diplômés, les moins intéressés par la politique et les moins actifs dans le mouvement.
    Ressortant de notre analyse lexicale, la deuxième classe de discours la plus employée a trait au mouvement des « gilets jaunes » et aux différents acteurs impliqués. Elle s’articule autour d’une coupure symbolique entre « un mouvement populaire » contre les injustices sociales, et des élites jugées privilégiées et incompétentes, enfermées dans l’indifférence, voire le mépris. La dénonciation des violences policières et de la non-neutralité prêtée aux médias relève aussi de cette classe de discours, moins clivée sociologiquement et politiquement.
    La thématique de la « crise du politique » structure une troisième classe de discours spécifique. Les « gilets jaunes » mettent l’accent sur les nécessaires transformations d’un système vu comme au service des plus riches. Cette classe de discours, coloriée par des émotions fortes comme la colère et l’espoir, est la plus sophistiquée sur le plan lexical. Elle est davantage le fait des « gilets jaunes » les moins précaires, les plus diplômés, les plus intéressés par la politique, les plus actifs dans le mouvement et qui se situent très à gauche. Les thèmes propres à la gauche (anticapitalisme, exploitation économique, lutte des classes…) et à la droite (affirmation de la souveraineté et de l’identité nationales, dénonciation des immigrés…) radicales sont néanmoins assez en retrait. Ce qui confirme la structuration idéologique non conventionnelle des « gilets jaunes ».
    Une dernière classe de discours a trait à la « soif de justice ». Elle est marquée par l’affirmation des valeurs de la République et le rejet des injustices sociales et fiscales. Si sa tonalité est résolument positive, elle est plutôt utilisée par les plus diplômés et les plus intéressés par la politique.
    Les réponses ont été traitées avec un logiciel d’analyse de données qualitatives, Sphinx IQ2. Le site Web www.enquetegiletsjaunes.fr présente de manière interactive le nuage des mots les plus utilisés par les « gilets jaunes », ainsi que la méthodologie employée pour produire les quatre grandes classes de discours présentées ci-dessus.

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    Le thème du renouveau démocratique et citoyen est très saillant : 97 % des « gilets jaunes » estiment que la démocratie ne fonctionne pas très bien (25 %) ou pas bien du tout (72 %). C’est 37 points de plus que l’ensemble des Français. Lorsqu’on leur demande de choisir qui « devrait décider de ce qui est le meilleur pour le pays », les personnes interrogées font majoritairement confiance à des citoyens tirés au sort (53 %, contre 17 % pour les Français). Peu soutiennent une prise de décision par les députés (13 %) ou par le président de la République (2 %). Le recours aux experts est une solution envisagée par 30 % de l’échantillon, autant que l’ensemble des Français.

    Ceux qui souhaitent le plus tirer au sort des citoyens se trouvent parmi les plus précaires et les moins diplômés. Ils sont aussi les plus actifs dans le mouvement et les plus défiants envers les élites politiques. Ils se déclarent peu ou pas intéressés par la politique, ne se retrouvent pas dans les catégories gauche-droite et ont davantage tendance à s’abstenir. Inversement, les « gilets jaunes » qui soutiennent un régime plus parlementaire constituent une fraction moins défavorisée et plus diplômée. Ils sont plus intéressés par la politique, avec un tropisme de gauche. Enfin, l’option d’un gouvernement des experts est portée par des « gilets jaunes » moins défavorisés mais néanmoins peu intéressés par la politique et moins investis dans le mouvement. Beaucoup ont voté pour un parti de gouvernement en 2017, et présentent un léger tropisme de droite.

    Hostilité à la mondialisation

    Le thème de l’immigration est absent des revendications des « gilets jaunes ». Même si près de six sur dix pensent qu’« il y a trop d’immigration en France », cette opinion est tout aussi répandue dans la population française. Les plus opposés à l’immigration sont ceux qui s’intéressent le moins à la politique et, dans une moindre mesure, les plus précaires. Le rejet de l’immigration est aussi très net parmi les « gilets jaunes » préoccupés par les questions fiscales et le pouvoir d’achat. Ceux qui jugent prioritaires les questions de pauvreté ou d’inégalités y sont beaucoup moins hostiles.

    Les « gilets jaunes » sont très opposés à la mondialisation. Près de 87 % sont d’accord avec l’idée selon laquelle « les conséquences économiques de la mondialisation sont extrêmement négatives pour la France » (contre 63 % des Français). Les « gilets jaunes » partagent aussi un euroscepticisme bien ancré, puisqu’ils sont 83 % à s’opposer à l’idée que « la France doit aller plus loin dans la construction européenne ». Ce refus est d’autant plus fort que l’antiélitisme est élevé. A quelques mois des élections européennes, ce résultat suggère que certains d’entre eux pourraient être attentifs aux listes eurosceptiques et souverainistes, pour peu que les partis qui les portent parviennent à rendre cet enjeu plus saillant.

    Aussi peu écologistes que les Français

    Parce que leur mobilisation est née de la contestation d’une augmentation des taxes sur les carburants, les « gilets jaunes » ne sont pas spontanément apparus comme des défenseurs de la transition écologique. Les préoccupations liées à la dégradation de l’environnement ne sont toutefois pas absentes. Ainsi, 7 % de notre échantillon cite l’environnement et le réchauffement climatique comme le thème le plus important pour la France aujourd’hui. C’est évidemment peu par rapport au poids écrasant des questions économiques, mais lors de la dernière élection présidentielle, 6 % des Français seulement estimaient que l’environnement était l’enjeu le plus important pour la France !

    Les « gilets jaunes » sont néanmoins partagés sur la question de la transition écologique. Au sein de notre échantillon, 31 % se déclarent « prêts à accepter une réduction de leur niveau de vie afin de protéger l’environnement », contre 35 % qui refusent cette idée et 34 % qui ne s’estiment ni prêts ni pas prêts. Là encore, ce sont des proportions similaires à celles mesurées dans l’ensemble de la population française. Le week-end des 26 et 27 janvier, avec l’« acte XI » de la mobilisation des « gilets jaunes » et la quatrième Marche pour le climat, devrait nous en dire plus sur l’éventuelle convergence entre les deux mouvements.

    Tristan Guerra, Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Florent Gougou et Simon Persico sont chercheurs à Sciences Po Grenoble et au laboratoire Pacte-CNRS. Sources : Insee ; « Baromètre de la confiance politique » du Cevipof, vague 10, 2018 ; « European Values Study », enquête française, 2018 ; « French Electoral Study », 2017 ; « International Social Survey Programme », enquête environnement, 2010.


  • Des débats vraiment faux ou faussement vrais | Pierre Bourdieu
    http://lmsi.net/Des-debats-vraiment-faux-ou

    Alors qu’Emmanuel Macron lance un grand « débat » en guise de réponse au mouvement des gilets jaunes, il nous a semblé utile de reproduire ce texte paru dans Sur la télévision, et consacré aux « débats de société » tels que les médias audiovisuels les conçoivent et les mettent en scène. Certains des « invités permanents » (et notamment Luc Ferry et Alain Finkielkraut...) sont, vingt ans après, hélas les mêmes que ceux qu’évoque Pierre Bourdieu. Mais ce qui a hélas encore moins changé, c’est la structure et la scénographie de ces débats doublement « faux » : par leur objet (des faux problèmes, ou pire : des vrais problèmes mal posés) et par leurs dispositifs de verrouillage de la parole... auxquels s’ajoutent désormais les milliers de policiers mobilisés à chaque moment de ce « grand débat national ». Source : Les (...)


  • « Allô, Place Beauvau ? » - violences policières contre les gilets jaunes
    https://visionscarto.net/allo-place-beauvau

    Titre : « Allô, Place Beauvau ? C’est pour un signalement… » Auteurs : David Dufresne et Philippe Rivière, Valentin de Bruyn, Hans Lemuet et Maxime Zoffoli Date de création : 25 janvier 2019 Mots-clés : #France #police #violences #manifestations #répression #armes #collection_de_cartes Apparition : Mediapart, sous le titre « Allô, Place Beauvau ? C’est pour un signalement » Sources : Recensement et recoupements de David (...)

    #Collection_cartographique