• « Vous mangerez mieux demain » : les auxiliaires de vie scolaire landais se rassemblent - Sud Ouest.fr
    https://www.sudouest.fr/2018/10/11/landes-les-auxiliaires-de-vie-scolaire-se-rassemblent-contre-le-mepris-de-l

    une grande partie des AVS (Auxiliaires de vie scolaire) et des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) des Landes n’ont pas été rémunérés au mois de septembre par l’administration. Employés généralement à temps partiel (souvent en contrats de 20 heures), ils interviennent dans les écoles et les collèges au côté des enfants en situation de handicap.

    Mais devant leur colère, l’administration a seulement répondu qu’ils toucheraient, à partir du 12 octobre, 70% de leur salaire. « Et quand ils essaient de demander la raison de ce report, explique Éric Boulagnon, secrétaire du syndicat Snuipp-FSU, on leur répond qu’ils peuvent faire un emprunt pour tenir le coup, aller aux Restos du coeur, ou on leur dit tout simplement : “Vous mangerez mieux demain !” »

    • " CE VOTE VOUS COLLERA À LA PEAU COMME UNE INFAMIE ! "
      https://youtu.be/sVIt6RT7Nn0?t=13


      « Sur ce thème, les enfants handicapés, leurs accompagnants, j’espère que le pays ne vous le pardonnera pas.
      Nous demandons un scrutin public !
      Les noms des votants seront publics !
      Je les publierai sur ma page Facebook.
      Ils circuleront à travers la France.
      Et ce vote, j’en suis convaincu, ce vote vous collera à la peau comme une infamie. »

      Chose promise, chose due. Voici les noms des 70 députés qui ont empêché qu’un débat ait lieu sur le statut des accompagnant.es pour enfants handicapés. Nulle délation, juste de l’information sur les choix de vos élus.

      Damien Adam
      Aude Amadou
      Didier Baichère
      Aurore Bergé
      Pascal Bois
      Céline Calvez
      Émilie Cariou
      Lionel Causse
      Jean-René Cazeneuve
      Sylvie Charrière
      Fannette Charvier
      Fabienne Colboc
      François Cormier-Bouligeon
      Dominique David
      Marc Delatte
      Nicolas Démoulin
      Jacqueline Dubois
      Laurence Gayte
      Perrine Goulet
      Véronique Hammerer
      Pierre Henriet
      Sacha Houlié
      Yannick Kerlogot
      Rodrigue Kokouendo
      Aina Kuric
      Frédérique Lardet
      Célia de Lavergne
      Fiona Lazaar
      Gaël Le Bohec
      Fabrice Le Vigoureux
      Jean-Claude Leclabart
      Roland Lescure
      Monique Limon
      Richard Lioger
      Didier Martin
      Thomas Mesnier
      Amélie de Montchalin
      Sandrine Mörch
      Zivka Park
      Patrice Perrot
      Béatrice Piron
      Pierre-Alain Raphan
      Cécile Rilhac
      Véronique Riotton
      Stéphanie Rist
      Mireille Robert
      Laurianne Rossi
      Laurent Saint-Martin
      Jean-Bernard Sempastous
      Bertrand Sorre
      Bruno Studer
      Marie Tamarelle-Verhaeghe
      Adrien Taquet
      Stéphane Testé
      Huguette Tiegna
      Laurence Vanceunebrock-Mialon
      Annie Vidal
      Patrick Vignal
      Brigitte Kuster
      Philippe Berta
      Marguerite Deprez-Audebert
      Marc Fesneau
      Isabelle Florennes
      Jean-Luc Lagleize
      Fabien Lainé
      Philippe Latombe
      Jean-Paul Mattéi
      Philippe Michel-Kleisbauer
      Bruno Millienne
      Michèle de Vaucouleurs


  • 120+ exemples du privilège masculin dans la vie de tous les jours | DIALOGUES AVEC MON PERE
    https://dialoguesavecmonpere.wordpress.com/exemples-du-privilege-masculin

    Actuellement, nos attentes culturelles, notre système législatif, nos programmes sociaux travaillent à conserver une hiérarchie qui place constamment les hommes en haut de l’échelle sociale. Par conséquent, les hommes réussissent, s’élèvent et profitent au détriment de tous les autres genres. C’est ce qu’on appelle le privilège masculin.

    • Mais le problème avec le privilège masculin, c’est que ça fait du mal à tout le monde, y compris à toi. Parce que profiter du privilège masculin requiert souvent de se conformer à une norme toxique de masculinité.

      Juste pour rebondir sur ce point, car comme dit plusieurs fois ici sur Seenthis, attention avec ce genre d’argumentaire, car la majorité des hommes ne subissent aucun mal à ça, et c’est justement bien pour ça que ça perdure, car la majorité y trouve des avantages très concrets. Et que donc aller contre ça, c’est bien faire perdre des avantages à la plupart des hommes.


  • #Meghan_Murphy : Que faudra-t-il qu’il arrive pour qu’on parle franchement de la source du sadisme des hommes ?
    https://tradfem.wordpress.com/2018/10/08/que-faudra-t-il-quil-arrive-pour-quon-parle-franchement-de-la-sou

    Bonjour et bienvenue à l’édition de cette semaine sur Qu’est-ce qui peut bien clocher à ce point chez les hommes ?

    Je dois vous avertir que je n’aurai probablement pas de réponse à la fin de cette enquête, mais peut-être qu’un généreux confrère se sentira inspiré à éclairer notre pauvre lanterne.

    Je suis, bien sûr, hors de mon domaine d’expertise, car je n’ai jamais joui en étouffant un homme avec ma vulve, et je n’ai jamais rêvé non plus d’inviter un groupe de copines à venir torturer avec moi un homme jusqu’à ce qu’il pleure ou qu’il vomisse, tout en me masturbant et en le traitant de sale chien. Je n’ai jamais poussé un homme saoul dans une chambre, verrouillé la porte, et couvert sa bouche pour l’empêcher de respirer ou de crier, pour ensuite le baiser devant une copine en rigolant.

    Vous me trouverez peut-être coincée, mais faire mal à d’autres personnes ne m’excite pas. L’idée d’étrangler ou de torturer quelqu’un ne m’excite pas : ça me rend malade. Cela ressemble à quelque chose qu’on ferait à quelqu’un qu’on déteste, pas à quelqu’un qu’on désire. Et qui veut avoir des relations sexuelles avec une personne qu’on déteste ?

    Oh ? Ah bon…

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.feministcurrent.com/2018/10/06/will-take-honest-conversation-root-mens-sadism

    Meghan Murphy est écrivaine et journaliste autonome, secrétaire de rédaction du soir pour le site rabble.ca, et fondatrice et directrice du site Feminist Current. Elle a obtenu une maîtrise au département d’Études sur les femmes, le genre et la sexualité de l’Université Simon Fraser en 2012.
    Meghan a commencé sa carrière radiophonique en 2007, dans une caravane installée au milieu d’un champ de moutons. Son émission s’appelait « The F Word » et était diffusée à partir d’une toute petite île au large des côtes de la Colombie-Britannique. Elle a pleinement profité de la liberté que lui laissait cette radio pirate : buvant de la bière à l’antenne, lisant des passages d’Andrea Dworkin, et passant du Biggie Smalls. Elle est revenue à Vancouver, où elle a rejoint l’émission de radio elle aussi nommée, coïncidence, « The F Word », qu’elle a produite et animée jusqu’en 2012. Le podcast de Feminist Current est le projet « radio » actuel de Meghan, une façon de communiquer une analyse critique féministe progressiste à quiconque s’y intéresse. Feminist Current est une émission syndiquée à Pacifica Radio et hébergée par le réseau de podcasts Rabble.
    Meghan blogue sur le féminisme depuis 2010. Elle n’hésite pas à penser à contre-courant et a été la première à publier une critique des défilés Slutwalk, en 2011. C’est l’une des rares blogueuses populaires à développer en public une critique à la fois féministe radicale et socialiste de l’industrie du sexe. Les critiques adressées par Meghan au #twitterfeminism, à la mode du burlesque, à l’auto-objectivation des selfies, et au féminisme du libre choix lui ont valu une foule d’éloges et d’attaques, mais surtout une reconnaissance comme écrivaine qui n’a pas peur de dire quelque chose de différent, en dépit de ce que le féminisme populaire et les grands médias décrètent comme ligne du parti.
    Vous pouvez trouver ses écrits en version originale dans les médias Truthdig, The Globe and Mail, Georgia Straight, Al Jazeera, Ms. Magazine, AlterNet, Herizons, The Tyee, Megaphone Magazine, Good, National Post, Verily Magazine, Ravishly, rabble.ca, xoJane, Vice, The Vancouver Observer et New Statesman. Meghan a également participé à l’anthologie Freedom Fallacy : The Limits of Liberal Feminism.
    Elle a été interviewée par Radio-Canada, Sun News, The Big Picture avec Thom Hartmann, BBC Radio 5, et Al Jazeera, ainsi que dans de nombreux autres médias.
    Isabelle Alonso a publié une interview d’elle sur son blog.
    Vous pouvez la suivre sur Twitter @MeghanEMurphy.

    #sadisme #violences_masculines #torture snuff #BDSM


  • Linky, un ancien installateur raconte : « On nous demandait de mentir au client »
    https://reporterre.net/Linky-un-ancien-installateur-raconte-On-nous-demandait-de-mentir-au-clie

    Thierry est électricien. Il a posé des compteurs #Linky pour un prestataire de service d’#Enedis pendant un an. Entre formation sommaire, prime au rendement et contrôle strict des techniciens, il raconte à Reporterre les coulisses du déploiement du #compteur_communicant.

    #mensonge


  • Le dixième de l’empathie - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Le-dixieme-de-l-empathie

    Les femmes doivent être là pour les hommes, les écouter, les comprendre, les excuser, les servir, jusqu’à en oublier de défendre leur intégrité. L’empathie, elles pratiquent comme la moindre des politesses et le moins que l’on puisse dire, c’est que les hommes, pour ce que j’en vois autour de moi, ne la leur rendent pas. Cette difficulté à s’identifier à l’autre, ce ne sont pas de la négligence ou de regrettables défauts individuels, c’est un refus systémique d’accorder aux femmes les droits que les hommes s’accordent les uns aux autres et c’est l’une des causes les plus profondément ancrées du continuum de violences exercées contre les femmes. Si les hommes avaient pour les femmes le dixième de l’empathie qu’elles ont pour eux, cet édifice s’effondrerait sur lui-même. Et c’est pour ça précisément qu’ils ne le font pas.

    #male_entitlement #empathie


  • DU CUI AU PEC : Chronique d’une matinée avec le DRH | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/pauline-menguy/blog/150918/du-cui-au-pec-chronique-dune-matinee-avec-le-drh

    Monsieur le directeur RH nous reçoit. Nous sommes une quarantaine de travailleurs de plus de 58 ans et de travailleurs #handicapés dans la salle. Des travailleurs qui n’ont pas leur place dans la « start up Nation ».

    L’accueil est cinglant :
    « Ce sont vos derniers six mois, après celui-ci vous ne signerez plus de contrat avec la ville. »

    « Je suis désolé de devoir vous l’annoncer. Nous sommes là pour vous donner les pistes qui vous permettront déjà de bien comprendre ce qui vous arrive et de prendre les dispositions nécessaires pour que vous puissiez à nouveau prétendre à un emploi pérenne par la suite.
    Rencontrez votre conseiller Pôle Emploi. Vous allez me dire, c’est pas facile quand on a déjà 60 ans, mais toutes les situations sont uniques. Ce n’est pas moi qui vais répondre à votre problème, c’est votre employeur. »

    Le type est odieux, les voix s’élèvent. Au fond de moi j’espère une insurrection. Je commence à retranscrire tous les échanges. Une façon de prendre du recul certainement en me donnant une contenance, un rôle.

    « Vous devez faire des efforts pour améliorer votre CV. Il est temps de se prendre en charge. Aujourd’hui on est entré dans le 21ème siècle, vous vous devez d’être connecté » Il est épaulé par Soraya une conseillère Pole Emploi qui nous rappelle gentiment que le contrat aidé n’est pas un vrai travail, que nous sommes des chercheurs d’emploi.
    « Je bosse 35 heures pour la Ville et vous me dites que je n’ai pas de #travail ? », interrompt une femme. « Le but du CUI est de monter en autonomie, un assisté n’intéresse pas un employeur ». Le type n’hésite pas sur la forme.
    « Vous croyez que c’est simple ? » lance un autre. « Ce n’est pas moi qui vous le reproche c’est la #société mon cher monsieur. »


  • BENALLA : LE « BEST-OF SEMAINE 1 » DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=WYbHGLejY5k


    Super résumé qui date du 29 juillet par Taranis News. Très bon montage. Si vous n’avez pas le temps de vous taper les auditions des différentes personnes interrogées c’est la solution. J’en ai regardé quelques unes et faut réussir à se taper leur façon de parler, de détourner les questions embarrassantes, de noyer la vérité sous des détails sans intérêt… dans la durée même si c’est instructif.

    #Benalla #enquête_parlementaire



  • « Je ne suis pas trop habituée à dire à un gamin de 15 ans qu’il va dormir dehors »
    https://www.bastamag.net/Je-ne-suis-pas-trop-habituee-a-dire-a-un-gamin-de-15-ans-qu-il-va-dormir-d

    Marcia Burnier est assistante sociale dans le droit des étrangers, au sein d’un centre de santé associatif pour exilés. Les enfants et adolescents étrangers isolés qui arrivent en France doivent obligatoirement passer par un dispositif saturé qui évalue leur minorité, avant de pouvoir être hébergés et pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance. Souvent refusés, ces adolescents font ensuite appel au juge pour enfants qui décide soit de les protéger, soit de les déclarer majeurs, soit d’ordonner des (...)

    #Témoignages

    / #Migrations, #Droits_fondamentaux, A la une


  • Témoignage : “J’avais 13 ans et je n’ai pas compris tout de suite que c’était un viol” - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/j-avais-13-ans-je-n-ai-pas-compris-suite-que-c-etait-vi

    C’est alors, raconte la jeune fille, que les deux garçons la déshabillent et abusent d’elle, à tour de rôle ; elle assure qu’elle n’était pas d’accord. « J’avais beaucoup bu, je n’étais pas moi-même pour montrer physiquement que c’était “non”. Mais je n’ai pas dit “oui” non plus et c’est ce qui compte » se souvient-elle. “Ils n’avaient pas le droit de faire ce qu’ils ont fait.”

    Viol en réunion

    La mère de l’adolescente porte plainte quatre semaines plus tard lorsque sa fille finit par se confier. “Je n’ai pas tout de suite compris que c’était un viol, j’étais si jeune à l’époque. C’est plus tard, en en parlant avec d’autres personnes que j’ai réalisé”.
    Au cours de leurs multiples auditions, les deux garçons nient toute relation non consentie. “Elle disait rien puis après elle dit qu’on l’a violée” se défend l’un d’eux. Tout juste reconnaissent-ils avoir vu la jeune fille pleurer à l’issue du rapport sexuel.

    Au terme de plusieurs années d’instruction, Marc et Guillaume sont accusés de viols en réunion sur mineur de 15 ans et renvoyés devant la cour d’assises des mineurs de la Vienne à Poitiers, Le procès s’est tenu à huis clos en fin de semaine dernière : ils ont été acquittés.
    Les juges ont estimé que la preuve de la violence, constitutive du viol, n’était pas suffisamment établie et que la victime avait fait part de son désaccord tardivement (lire notre encadré).


  • l’histgeobox : « Respect » ou comment transformer une chanson machiste en un hymne féministe.
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2018/08/respect-ou-comment-aretha-francklin-fit.html

    Sur l’album I never loved a man figure une reprise du titre Respect composé et enregistré par Otis Redding en 1965. A cette date, Big O est devenu la superstar du label Stax. Sans cesse en tournée, le chanteur a l’impression que sa famille lui échappe et qu’il perd de son autorité de mari. Son batteur Al Jackson le rassure : « Tout ce que tu peux espérer chez toi, c’est un peu de respect. » De cette discussion naît l’histoire de ce musicien qui rentre chez lui et réclame le respect dû - selon lui - au pater familias. « Tout ce que je te demande ma chérie / c’est un petit peu de respect quand je rentre à la maison. » La mélodie survitaminée et l’interprétation toute en puissance font oublier le texte machiste.
    Le 14 février 1967, Aretha enregistre à New York sa version de Respect. Secondée brillamment par la section rythmique de Muscle Shoals, le saxophone de King Curtis, les chœurs assurés par ses soeurs Carolyn et Erma, la chanteuse délivre une déclaration d’indépendance soul à la puissance phénoménale. Mieux qu’une reprise, il s’agit bien d’une recréation.


    • Tout est évidemment vrai, après pour contrebalancer, ça ne parle que d’hétéro pour mieux faire accepter l’idée que être seule et ne pas avoir un amoureux permanent ça peut être bien. Alors que la réflexion vaut pour les homos ou bis aussi et du coup certains des arguments ne marchent plus.

      Et on n’est pas tou⋅tes éduqué⋅es/programmé⋅es pour aimer/avoir envie d’avoir plein de relations, d’être polyamoureux⋅ses etc. Ya aussi des gens introvertis (genre très, suivez mon regard) qui rencontrent peu de gens, qui s’attachent, vite ou pas, à peu de gens, mais qui nouent des relations très fortes, profondes (en amitié ou en amour). Et ça vaut qu’on soit hétéro ou homo hein, évidemment. Et dans ce cas, bah on préfère construire des choses sur le long terme, pas avoir une vie « libre et pleine de relations », on est pas tou⋅tes super extraverti⋅es à vouloir partir à l’aventure.

    • Oui, elle fait remarquer qu’elle ne parle que de couples hétéros. Mais elle essaie de varier les représentations, notamment avec des femmes rondes ou racisées ou même à lunettes (mais c’est moyennement bien dessiné, elles ont toutes la même tête ou presque).

      J’ai l’impression que ce n’est pas le sujet, que là il n’est question que de montrer comment le goût pour le couple (hétéro mais pas que) est construit et contradictoire avec les intérêts des femmes. Après, penser d’autres relations (amoureuses, sexuelles, amicales, de cohabitation) qui nous font du bien en étant bien avec les autres, c’est peut-être pour une autre BD !


  • Pourquoi les corps masculins sont-ils invisibles ?
    https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2018/08/05/pourquoi-les-corps-masculins-sont-ils-invisibles_5339508_4497916.html

    L’été, les corps nus des hommes sont partout, mais personne ne les voit. A contrario, celui des femmes est toujours objet de commentaires même sous douze couches de vêtements, remarque Maïa Mazaurette, qui invite les hommes à réfléchir à leur propre érotisation.

    Dois-je y voir le début de ma réconciliation avec Maïa Mazaurette ?

    #MaïaMazaurette #érotisme #homme #séxualité

    • Arrêtes-moi si je dis une bêtise mais les propos de Maïa (avec qui je suis pourtant rarement en accord) vont le même sens que cet article, non ?

      Elle parle deux fois de je suis cute :

      le sexisme ne prend pas de vacances, et profite du hashtag #jesuiscute pour se poser en terrasse

      puis

      il y a de la place aux côtés des défenseuses de #jesuiscute

      Je lis dans tout ça que Maïa ne supporte pas le mouvement #jesuiscute mais qu’elle verrait d’un bon oeil que les hommes s’en servent pour faire bouger les lignes qui les touchent eux.

    • @bmyard tu ne dis pas de bêtise, j’ai lu « jesuiscute n’est pas libérateur... » sur tumblr et je pensais le transmettre sur Seenthis. Voilà, tu m’en a donné l’occasion en répondant à ton billet. Je ne lis pas les articles de Maïa Mazaurette, ni ceux du Monde sauf ici, parfois et au travers de la dyslexie créative propulsé par @philippe_de_jonckheere

    • C’est intéressant. Je crois que c’est sur Facebook que j’ai vu une photo de téton masculin pour recouvrir tous les tétons féminins indécents, si jamais on est sur un réseau social qui a un problème avec le #corps des #femmes, systématiquement sexualisé même quand la nudité a de toutes autres raisons que l’exhibition à fins érotiques.

      les hommes font implicitement le choix de se soumettre aux codes du masculin plutôt qu’au désir féminin, quitte à perdre des opportunités sentimentales et sexuelles. Faute de moyens physiques de se mettre en valeur, certains finissent par justifier le harcèlement (il n’y aurait pas d’autre moyen d’attirer l’attention des femmes).

      Car dans cet imaginaire masculin curieusement passif, les beaux ont de la chance, les moches manquent de chance. C’est la nature. Y’a rien à faire. Les moins favorisés se moquent avec amertume des mieux lotis, comme ces « incels » (célibataires involontaires) qui appellent les beaux garçons des « Chads ». La tradition féminine, au contraire, considère la génétique comme le début de la conversation. Les femmes peuvent (doivent) toujours faire quelque chose pour s’améliorer (quitte à dépenser des fortunes pour passer sur le billard).

      Cette désincarnation des hommes ne relève pas du simple problème théorique : il s’agit d’une négation quotidienne, rabâchée, harassante, du désir féminin, considéré comme « mystérieux ». Le mystère a bon dos !

      Comble du paradoxe, on a entendu pendant les hautes heures du mouvement #metoo les hommes se plaindre… de ne pas être assez érotisés : « moi, j’adorerais qu’on me harcèle » (à ceux qui ont prononcé ou pensé cette phrase : je vous garantis que non). Du coup, les paresses masculines seraient en fait la faute des femmes (aaaah). Franchement ? Non. Même si les femmes pourraient effectivement investir plus sérieusement le champ de l’érotisation des hommes (par l’art, notamment), c’est aux hommes de faire exister leur corps dans l’espace public.

      Si les femmes pouvaient...

    • Je trouve plutot bien ce qu’ecrit Maïa Mazaurette en générale. Je comprend pas trop ce que vous lui reprocher @vanderling et @bmyard
      Le fait qu’elle écrive dans l’e-monde.fr (et avant GQ) lui permet d’etre lu par beaucoup d’hommes et je la trouve plutot courageuse. C’est quoi que vous lui reprocher exactement ?

      Sinon pour le tag jesuiscute que je connaissait pas j’avoue que le lien que tu as mis @vanderling me file un peu mal au ventre.

      Exposer son corps sexualisé n’encouragera pas les hommes à nous respecter, et ne nous apportera qu’un sentiment de liberté illusoire et périssable.

      On se croirait à la messe. Ah ces femmes qui montrent leur corps et veulent le respect des hommes !!!

      Je préféré Maïa qui dit aux hommes de se mettre une plume dans le cul pour avoir l’air moins couillons, que Cécilia L qui dit aux femmes de cacher leurs nichons pour avoir le respect des hommes.

    • Je ne reproche rien à Maïa Mazaurette @mad_meg Je ne lis pas ses chroniques dans Le Monde, GQ où ailleurs...
      Peut-être que @bmyard te donnera l’explication de sa réconciliation avec elle. J’ai trouvé le lien racinerouge.fr sur le tumblr de sous-les-juppes-des-filles. Manny Koshka ironisait la semaine dernière sur la « police des mœurs Twitter »
      je ne fréquente pas Twitter non plus, j’ai suffisamment à faire avec la « police des mœurs de Tumblr »


      #twittoland #tumblr #police_des_mœurs

    • @mad_meg @aude_v Je n’ai pas de véritable reproche à faire à Maïa Mazaurette, quand je parle de réconciliation je veux surtout dire que la prochaine fois que je verrais son nom, je prendrais la peine de lire l’article.

      Depuis une paire d’années, j’ai effectivement pris l’habitude de ne pas la lire car je ne la trouve pas très bonne auteure, souvent clivante, généralement contre-productive (c’est extrêmement visible sur d’autres plateformes ou le public est moins largement acquis à la cause féministe) et que plus souvent que pas ses articles me laissent un mauvais arrière goût alors même que sans être partisan, je suis largement acquis au féminisme.

      Je précise que pour autant je ne prétend pas que ce qu’elle écrit est sans intérêt ou à côté de la plaque en revanche mon inconfort est réel et c’est donc peut-être d’autant mieux que j’ai à nouveau envie de la lire.

    • Merci pour vos réponses @vanderling et @bmyard . J’ai tendance à pensé que lorsqu’une féministe est traité de « contre-productive » par un homme c’est qu’elle est sur le bon chemin. Le féminisme, en particulier sur les questions d’hétérosexualité que traite Maïa Mazaurette, ne peu pas être confortable pour les hommes vu l’ampleur du désastre et des changements à accomplir sur ce terrain là. C’est un des pivots de l’oppression des filles et des femmes par les garçons et les hommes.

      Pour revenir au sujet de son article. Je dirait pas que les corps masculins sont invisibilisés, c’est que les corps masculins sont déséxualisés ou désérotisés. En viriarcat les femmes sont un sexe alors que les hommes ont un sexe. La sexualité des hommes est centré sur le pénis, tandis que les femmes voient leurs cheveux, nombrils, épaules, mamelles traitées comme des organes sexuelles qu’il faut caché ou dévoilé à la convenance des hommes selon les cultures. Ce truc de « convenance » est important. Les hommes n’utilisent pas leur corps pour convenir aux femmes, ils l’utilisent pour convenir aux autres hommes en conformité aux fraternités diverses et variées. Quant les hommes sont sexualisés ou érotisés c’est pour d’autres hommes dans un contexte homosexuel. Les femmes peuvent s’approprié ces images mais c’est très rarement fait pour elles (le Yaoi est peut etre une exception ainsi que les films de Claire Denis ou quelques porno millitants)

      #fraternité

    • Oh le petit cœur blessé ! J’avais pas vu ta réponse @bmyard Les oppresseurs sont si susceptibles ! Mais c’est comme ca qu’on conserve le pouvoir. Tu as l’air de très bien savoir t’y prendre.
      Le féminisme n’est pas une lutte pour le confort de ton ego de dominant. Si tu est deja mal à l’aise avec le féminisme soft de Maïa n’avance pas plus de toute façon on pas besoin de toi.
      #allié


  • Légalisation du harcelement sexuel des femmes dans l’espace publique.
    http://www.liberation.fr/politiques/2018/08/03/les-amendes-contre-le-harcelement-de-rue-sont-elles-vraiment-efficaces_16

    Puisque c’est plus un délit mais une simple contravention, comme un petit excès de vitesse.

    « Il faut que le policier assiste à l’événement pour qu’une contravention puisse être établie. Personne ne pourra saisir un policier pour lui dire "j’ai subi des regards appuyés, j’ai reçu des insultes…", l’agent doit le constater par lui-même et malheureusement la police nationale a déjà énormément de difficulté à faire face à la criminalité globale », se justifiait-il dans une interview accordée à Sud Radio.

    Didier Martinez estime qu’il aurait été plus efficace de qualifier le harcèlement de délit et non de contravention (l’infraction la moins grave dans le droit pénal français). « Un délit peut donner lieu à une interpellation, un dépôt de plainte, une enquête… C’est tout un processus, alors qu’une contravention, c’est simplement la constatation d’un agent », a-t-il poursuivi. En ce sens, le comté du Nottinghamshire, au Royaume-Uni, enregistre depuis juillet 2016 le harcèlement sexuel sous la mention de « crime haineux ». Ainsi, le dépôt de plainte d’une victime permet l’ouverture d’une enquête par les policiers. Selon les données du Nottinghamspost, sur les 153 plaintes déposées entre avril 2016 et décembre 2017, 61 ont été jugées comme crime haineux après investigation.

    #harcelement #sexisme #femmes #lrem #haine

    • Contravention, est-ce que cela veut aussi dire qu’il n’y a plus de victime, de personne lésée, mais seulement un comportement déviant à l’égard de l’État, que lui seul observe, que lui seul sanctionne et qui n’exige plus de réparation pour la personne qui serait au passage dissuadée de se déplacer à sa guide dans l’espace public ?

      Est-ce que ça veut dire que c’est des flics racistes et habitués au quadrillage des quartiers qu’ils jugent « sensibles » qui vont juger de l’effet délétère sur les femmes (premières concernées) de ce qui est admissible à leur égard et de ce qui ne l’est pas ?

      Est-ce que ça veut dire que nous ne sommes plus, nous femmes qui ne pouvons plus demander réparation, qui ne pouvons plus juger seules des torts que nous subissons, qu’un nouveau prétexte aux #politiques_sécuritaires ?

      C’est pire qu’un féminisme libéral, c’est un féminisme-prétexte pour que les mâles blancs puissent oppresser les mâles racisés à nos dépens puisque nous perdons toute latitude dans l’opération. Le pire de ce qu’on pouvait imaginer quand la réponse au #harcèlement_de_rue est apparu et que nous avons voulu éviter ce genre d’usage classiste et raciste en montrant tous les visages du harcèlement.

      Question subsidiaire : Et la main au cul de Macron à la présidente croate, elle vaut combien ?

    • J’ai raté cet épisode avec la présidente croate.
      Sinon bien d’accord avec ce que tu dit @aude_v et pour les flics tu as remarqué aussi qu’il est pas question des les formés à quoique ce soit. Il y a quelques mois une asso (paye ta police je croi) faisait une étude sur la réception des femmes par la police qui était encore pire qu’on aurais pu imaginé. Les femmes ont été nationalisée en somme, quant on les traite mal, ca rapporte des euros à l’État.

    • Je ne sais plus qui avait posté une photo des débordements de Manu qui kiffe le foot... @biggrizzly ? @sombre ?

      Mes questions ne sont pas que rhétoriques, j’ai une pauvre culture juridique et je me demande si c’est vraiment toutes les implications de cette loi, auquel cas ce serait effarant ! Comme tu dis :

      Les femmes ont été nationalisée en somme, quant on les traite mal, ca rapporte des euros à l’État.

    • Je peu pas répondre à tes questions non rhétoriques, je m’y connais encor moins en droit que toi.
      En fait le gouvernement pense exactement comme les harceleurs ; dans l’espace publique les femmes deviennent des femmes publique.

    • Le patriarcat n’a jamais cessé d’être là, ok, je plussoie @mad_meg. Il me semble néanmoins avoir été élevé dans un milieu où celui-ci était en régression. En tout les cas, dans ma famille, il y a mes grand-parents, où le patriarcat était une réalité bien là, caricaturalement... puis il y a eu autre chose ensuite. Il me semble qu’il y a eu un ensemble de progrès qui a de fait remis en cause au moins en partie le patriarcat. Raison pour laquelle je parle de restauration. Mais ce n’est pas satisfaisant non plus, je t’entends. Et je n’ai de toute façon pas la capacité de mettre en forme tout cela afin de présenter un argumentaire digne d’être discuté.

      Cependant, je vais partager une autre idée sous-jacente à cet ensemble de choses que le gouvernement Macron et les deux autres précédents mettent en œuvre.

      Là, on a Mme Schiappa qui s’affiche en féministe. On lui donne l’objectif d’occuper le terrain. Ce qu’elle fait. Comme auparavant on a occupé le terrain avec le Mariage pour tous, mais... n’est pas Taubira qui veut, le Mariage pour tous fut mené d’une façon déplorable, mais en définitive, le résultat fut acquis, contrairement à maintenant, où le résultat ressemble à une régression abominable. Cependant, l’unique objectif de tous ces moulins à vent, c’est de faire oublier qu’il faut réduire les effectifs... de la Justice, de la Police, de tous les services publics, y compris régaliens... Idéologiquement, il faut que ça se réduise. Les budgets, ça doit aussi se réduire, mais c’est moins essentiel. L’important, c’est que la place soit laissée à d’autres choses. On ne sait pas encore lesquelles, mais s’il y a une place, il y a des liquidités à disposition pour la prendre, c’est certain (cf. les cliniques privées, les écoles privées, les polices privées...).

      Dommage collatéral de tout cela : on doit tous se débrouiller seuls... dans une société qui vire à la jungle... On veut donner l’impression de s’intéresser aux violences sexuelles... mais on ne veut pas que les tribunaux aient plus de travail... alors on transforme les crimes en délits, les délits en contraventions... et on supprime les personnes supposées les mettre, ces contraventions... On crée de nouveaux délits, de nouvelles contraventions, histoire de donner le change. Mais mécaniquement, on restaure la loi du plus fort, du plus violent, du plus sans gêne... on conforte ce qui était. On conforte les anomalies, on conforte le patriarcat. En particulier. Et on tombe sur le dernier texte de @monolecte, le patriarcat comme matrice du capitalisme. Le capitalisme accumule sur l’exploitation des « externalités »... ces trucs gratos qu’on s’approprie et qu’on revend aux autres... le travail des femmes dans la société toute entière, les exploitations minières qu’on privatise (y compris l’eau par Nestlé ou Coca...), la pollution qu’on rejette dans les rivières et dans l’air, sans ne devoir jamais rendre de comptes...


  • Dernières de cordée
    https://blog.monolecte.fr/2018/08/03/dernieres-de-cordee

    Nous devons absolument continuer d’être les pires chieuses de l’univers, parce que chaque fois que nous faisons mine de prendre des vacances, nous nous retrouvons immédiatement en fin de liste des combats sociétaux, quand nous n’en sommes pas tranquillement éjectées. Nous n’avons pas d’autres choix possibles que de remettre le couvert, jour après jour, sur […] L’article Dernières de cordée est apparu en premier sur Le Monolecte.

    #féminisme #lutte #femmes #domination


  • LesInrocks - Chants racistes, combats, formation d’un « surhomme » : plongée dans les camps d’été de l’extrême droite
    https://www.lesinrocks.com/2018/07/25/actualite/politique/chants-racistes-combat-au-couteau-formation-dun-surhomme-plongee-dans-le

    Et cette année, ils sont un peu plus nombreux à en organiser. Le Bastion social, jeune formation née lors de l’occupation d’un bâtiment désaffecté à Lyon en juin 2017 et se voulant la déclinaison française du groupe néo-fasciste Casapound, vient de tenir son premier camp d’été les 29, 30 juin et 1er juillet dans les environs d’Avallon (Yonne). Le camp Edelweiss, deuxième édition portée par le média racialiste blanc Suavelos, s’est aussi terminé la semaine dernière en se déroulant du 14 au 19 juillet. Celui de Jeune Nation, mouvement ultranationaliste issu de l’Œuvre Française dissoute en 2013 suite à la mort de l’antifa Clément Meric, s’est tenu du 9 au 15 juillet quelque part au nord de Toulouse. Un autre reste à venir, celui des royalistes de l’Action Française (AF) qui commencera le 21 août prochain au camp Maxime Real Del Sarte au Château d’Ailly dans le département de la Loire.


    • J’ai tagué #vidéo, au cas où il y aurait un traitement spécifique pour les sources vidéos.

      Sinon, on a le discours en version intégrale :

      Voici le texte écrit et lu par Carole Thibault à Avignon :

      "Je vous remercie pour ce Molière.
      Probablement le seul Molière que je recevrai jamais.
      Ce n’est pas une question de talent, il n’est pas question ici de talent.

      Je suis désolée. J’avais commencé à écrire un truc rigolo.
      Un de ces trucs pour lesquels on fait appel à moi de temps en temps.
      Oh tiens si on invitait Thibaut. Elle est rigolote Thibaut. C’est une excitée rigolote. Elle nous casse bien un peu les coucougnettes avec ses histoires d’égalité femmes-hommes, mais elle est rigolote. Elle pique des gueulantes rigolotes, bien brossées. Et puis elle met des jolies robes. Elle porte bien. Elle fait désordre policé.
      On devient vite le clown de service. Le bouffon du roi.
      Et ici le roi, comme ailleurs, c’est la domination masculine.
      Il a beau faire GENRE, le roi, il est et reste la domination masculine.
      Et moi j’en ai ma claque d’être la bouffonne de service de la domination masculine.

      Il y a deux ans, ici même, Thomas m’avait invitée à écrire et dire un texte sur l’absence des autrices, des auteurs femmes, donc, dans le festival d’Avignon depuis sa création. Plus précisément dans la Cour. La grande cour du théâtre. La cour d’honneur.
      La Cour d’honneur c’est comme les Molière.
      Quand tu es une femme artiste, une de ces femmes qui a la prétention d’être de ce côté-là de la création, je veux dire autrice, metteuse en scène, conceptrice d’œuvres, quand tu es une de ces bonnes femmes qui a cette prétention-là, tu sais que tout ça n’est pas pour toi.
      Mets-toi bien ça dans le crâne, petite bonne femme créatrice : la Cour d’honneur et les Molière ne sont pas pour toi.
      Ou alors tente le jeune public. Le jeune public ici c’est un endroit réservé aux bonnes femmes créatrices.

      Il y a deux ans, donc, j’étais ici même en train de déblatérer un texte sur la quasi absence des autrices dans le festival In, à l’invitation de Thomas.
      Cette année, deux ans après, Thomas joue dans la cour d’honneur, et moi je suis de nouveau ici, invitée cette fois par David, en train de déblatérer devant vous un autre texte censé être rigolo et bien enlevé sur la situation des femmes artistes-créatrices.

      Il y a deux ans, j’avais encore l’espoir que ça change, puisqu’on en parlait, ici, dans le cadre du festival In justement, de la non représentation scandaleuse des femmes dans ce festival depuis sa création.
      Il y a deux ans j’avais mis une belle robe et j’avais donc pondu un truc bien brossé, enlevé, rigolo, à la façon Thibaut rigolote. Et tout le monde avait bien ri. Et puis chacune et chacun était reparti à ses petites affaires après notre grande fête estivale du théâtre.

      Cette année, deux ans après donc, la programmation du festival IN, hors jeune public, présente 9% d’autrices femmes pour 91% d’auteurs hommes. (Pour les deux spectacles jeune public elles représentent 75%.)

      Cette année, deux ans après, la programmation "théâtre" représente 89,4% d’artistes créateurs hommes (auteurs et metteurs en scène) pour 10,6% d’artistes créatrices femmes.

      Cette année, deux ans après, sur la totalité des spectacles et expo programmées dans le festival IN, on recense 25,4 % d’artistes créatrices femmes. Et encore on peut remercier la SACD qui exige dans les Sujet à vif la parité. Sans ces petites formes performatives de 30mn chaque, il ne faut rien exagérer non plus, on ne serait même pas à 20% d’artistes créatrices femmes programmées.

      Je parle des spectacles, pas des lectures. Il suffit d’ouvrir le programme et de compter.

      C’est ce que j’ai fait l’autre matin. 1 fois. 2 fois. 3 fois. Pour être bien sûre. Parce que je n’arrivais pas à y croire. Et puis après je me suis mise à pleurer. Moi la grande gueule rigolote je me suis mise à pleurer comme une conne.

      On a beau être habituée, on a beau connaître tous les pièges, tous les cynismes, tous les détours de l’humiliation, être blindée, après tant et tant d’années de ça, il y a des fois où ça craque malgré tout. Mais franchement pleurer devant un programme du IN, c’est la honte. C’est minable même, à l’heure où peut-être un nouveau bateau rempli à ras bo

      rd de femmes, d’enfants, d’hommes, de vieillards, sombrait en méditerranée, et avec lui tous ces êtres qui s’en allaient ainsi par le fond nourrir les poissons, nous épargnant d’avoir à partager avec eux nos richesses dégoulinantes de paradis de la consommation.
      Bref.
      C’est pas le sujet.
      Ici nous sommes dans la grande fête du théâtre. Et je viens de recevoir un gros pavé.
      Il faut sourire, mettre des belles robes, être joyeux, légers et quelque peu potaches.

      Mais cette année, je suis désolée David, je n’ai pas envie de faire la bouffonne de service, en polissant ma colère brossée rigolote dans une joyeuse fête sur le genre, dans un festival, que certains journalistes, qui auraient mieux fait de faire leur travail de journalistes, ont qualifié de festival féministe.

      Cette année, j’en ai ma claque d’être la copine sympa de tous les copains sympas, les copains qui ont plein de copines femmes, les copains qui interrogent le genre, qui interrogent tout ce qu’on voudra, pendant que rien ne change.

      J’en ai ma claque de voir une majorité de femmes muettes, privées de paroles, venir s’assoir dans l’obscurité des salles pour recevoir là bien sagement la parole des hommes, la vision du monde portée par des hommes, dessinée par des hommes, en majorité blanc, en plus.

      D’accord pour l’intersectionnalité des luttes. D’accord pour lutter contre toutes les injustices, contre toutes les discriminations, contre la binarité si stupide et pathétique qui gouverne notre monde contemporain si moderne, comme il gouvernait l’ancien. Mais comment se fait-il que toute lutte semble écraser et annihiler la lutte pour l’égalité des hommes et des femmes ? Comment se fait-il que cette lutte-là soit systématiquement écartée, remplacée par une autre lutte ? Les femmes se sont fait niquer à la révolution française. Elles se sont fait niquer durant la Commune. Elles se sont fait niquer durant le Front Populaire. Elles se sont fait niquer en 68. Et elles se font encore niquer au festival d’Avignon 2018, ce grand festival dont le thème revendiqué cette année est … le genre, et dont une des seules rencontres thématiques programmées qui aborde le sujet s’intitule « les femmes dans le spectacle vivant, doit-on craindre le grand remplacement ? » Je n’épiloguerai pas sur le concept de grand remplacement, concept xénophobe développé actuellement par l’extrême droite. C’est p. 27 du programme si vous voulez vérifier. Et si vous voulez y aller pour protester ça tombe bien c’est aujourd’hui même à 14h30 aux ateliers de la pensée.

      Et c’est comme ça qu’on se fait niquer, depuis de siècles, des décennies, des années, des mois.
      Ce n’est pas seulement sociétal, politique. Ça s’inscrit dans nos chairs, dans les recoins les plus obscurs de nos cerveaux, dans nos inconscients, nos subconscients. Cela gangrène toutes nos vies. Ce ne sont pas que des chiffres et des statistiques. Et pourtant ceux-là il faut les faire, les analyser, pour regarder bien en face notre humiliation, pour regarder bien en face le système qui nous exclue, au grand jour, aux yeux de tous, sans que personne n’y trouve à redire. Il faut les analyser, ces chiffres, pour avoir une grille de lecture précise du réel, pour comprendre ce qui se passe réellement. Quitte à se mettre à pleurer alors comme une conne, comme une pauvre fille qui y a cru cette fois, au grand amour, à la rencontre possible, et qui se retrouve au matin toute seule, après s’être fait niquer encore une fois.

      Bon, on ne va pas jeter la pierre, ou plutôt le pavé, à Olivier. Où qu’il soit aujourd’hui, il doit déjà bouillir sur sa chaise. Et vue la chaleur qu’il fait... Il y a eu bien assez des curés qui ont fait cramer des femmes à cause de leurs vagins, on ne va pas se mettre à faire bouillir des artistes directeurs de festival à cause de leur programmation, simplement parce qu’ils sont un peu en dessous de la moyenne nationale.

      Parce que dans la totalité du spectacle vivant aujourd’hui en France, 23% seulement des subventions publiques d’état vont à des projets portés par des artistes femmes, parce que qu’elles ne représentent que 11% des spectacles programmés sur toutes les scènes et parce qu’elles ne reçoivent que 4 à 12% des pavés, pardon des récompenses. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’état lui-même, le haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes.

      Mais, après tout, sur les « scènes de l’institution » comme on dit, la part des autrices représente environ 22% et celle des metteuses en scène 35%. C’est loin d’être l’égalité, c’est sûr, mais bon on y travaille.
      Mais pas ici. Du moins pas encore, apparemment.

      Oui, cette année le IN fait Genre.

      Parce qu’on peut revendiquer haut et fort la liberté d’être à loisir homme, femme, ou les deux mélangés, il n’en demeure pas moins que quand tu nais avec un sexe de femme, ou quand tu deviens femme, que ce soit par le grand tirage au sort de la nature – ah zut pas de chance t’es née avec un vagin - ou par choix, tu fais partie de la caste de celles qui se font baiser, niquer, nier toute leur vie. Parce qu’avant d’être un genre, la sexuation est un déterminisme physiologique, totalement arbitraire, qui, selon que tu reçois un vagin ou une bite à ta naissance, te prédétermine comme sujet dominant ou dominé. Parce que le phallocentrisme et le patriarcat sont les petits rois qui continuent à gouverner ce pays, et particulièrement ce petit milieu cultivé, si fier de son ouverture d’esprit, si fier de sa soit-disant liberté de création, d’expression, de choix, si fier de ses prérogatives, si donneur de leçon au monde entier.

      Le phallocentrisme et la domination masculine sont la honte de tout le milieu intellectuel, artistique et culturel de ce pays. Ils sont la honte de chaque artiste de ce pays et d’ailleurs. De chaque institution qui ne respecte pas une juste redistribution de l’argent public. De chaque directeur de lieu, de galerie, de festival, qui ne fait que représenter et reproduire à l’infini la pensée dominante.

      L’écrasement des femmes par les hommes est le premier crime contre la pensée humaine. Il produit des millions de meurtres chaque année. C’est un crime qui se perpétue depuis des millénaires, qui se poursuit partout et trouve ses racines malheureusement ici aussi, sur ces espaces sacrés du théâtre qui devraient être au contraire les lieux sacrés de la parole libre et émancipatrice.

      Je ne veux pas de ta récompense, David. C’est comme un gros pavé reçu en pleine gueule.

      Et hors les chiffres, désormais, sachez-le, nous ne croirons plus rien. Pour ne plus subir la honte de pleurer encore. "

      Carole Thibaut - 13 juillet 2018

      #sexisme #patriarcat #domination_masculine #arts #spectacle #discours #femmes #féminisme

    • Oui ! Et elle égratigne au passage ceux qui veulent avoir le beurre et l’argent du beurre, se montrer magnanimes (proféministes !) ET garder leur place en refusant d’envisager qu’ils la doivent avant tout à leur genre. Comme ces universitaires proféministes qui deviennent professeurs dans des labos où un tiers seulement sont des femmes.


  • Henri Tachan - Les Z’hommes (1975) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=M39-eHQIi5w

    Font leur pipi contre les murs, Quelquefois mêm’ sur leurs chaussures, Pisser debout ça les rassure, Les z’hommes, Z’ont leur p’tit jet horizontal, Leur p’tit syphon, leurs deux baballes, Peuv’ jouer à la bataill’ navale, Les z’hommes, Z’ont leur p’tit sceptre dans leur culotte, Leur p’tit périscop’ sous la flotte, Z’ont le bâton et la carotte, Les z’hommes, Et au nom de ce bout d’bidoche Qui leur pendouille sous la brioche, Ils font des guerres, ils font des mioches, Les z’hommes... Ils se racontent leurs conquêtes, Leurs péripéties de braguette, Dans des gros rir’ à la buvette, Les z’hommes, Ils se racontent leur guéguerre, Leurs nostalgies de militaires, Une lalarme à la paupière, Les z’hommes, Virilité en bandoulière, Orgueil roulé en band’ moll’tières, Agressivité en œillères, Les z’hommes, Ils te traiteront de pédé, De gonzesse et de dégonflé, A moins qu’tu n’sort’ dehors si t’es Un homme... Z’aiment les femmes comme des fous, C’est si pervers mais c’est si doux, « Enfin quoi ! c’est pas comm’ nous, Les z’hommes », Z’aiment les femmes à la folie, Passives, muett’ mais jolies De préférence dans le lit, Des z’hommes, Au baby-room ou au boudoir, A la tortore ou au trottoir, Z’aiment les femmes sans espoir, Les z’hommes, Prostituées ou Pénélopes, Apprivoisées ou antilopes, « Toutes les femm’ sont des salopes » Pour les z’hommes... C’est en quatre vingt treiz’, je crois, Qu’ils ont tué la femme du roi Et la déclaration des Droits De l’Homme, C’est depuis deux mille ans, je pense, Qu’ils décapitent en silence Les femmes d’ailleurs et de France, Les z’hommes, Z’ont abattu les Thibétaines, Z’ont fricassé les Africaines, Z’ont indigné les Indiennes, Les z’hommes, Z’ont mis le voile aux Algériennes, La chasteté aux châtelaines Et le tablier à Mémène Les z’hommes... Excusez-moi, mais ell’ me gratte, Ma pauvre peau de phallocrate, Dans la région de la prostate Des z’hommes, Excusez-moi, mais je me tire, Sans un regret, sans un soupir, De votre maffia, votre empire Des z’hommes, A chacun sa révolution, Aurais-je seul’ment des compagnons Qui partagent l’indignation D’un homme ? A chacun sa révolution, Aurais-je seul’ment trois compagnons Qui partagent l’indignation D’un homme ?

    VIA https://www.binge.audio/victoire-repond-a-vos-questions


  • Policiers “agressés” en Seine et Marne : le contexte que les medias n’ont pas raconté
    https://www.arretsurimages.net/articles/policiers-agresses-en-seine-et-marne-le-contexte-que-les-medias-nont

    Deux personnes ont été placées en détention, le 8 juillet, après ce que les medias ont appelé “l’agression d’un couple de policiers”, et qui a suscité de nombreuses réactions politiques. Aucun journaliste n’avait recueilli la version des deux mis en examen, qui diffère de celle de la police. La voici. Source : Arrêt sur images

    • Si les policiers assurent que les deux frères les ont d’emblée agressés, la version de ces derniers est différente : en les voyant arriver, l’homme qui s’avérera être le compagnon de la brigadière, leur aurait intimé de s’arrêter puis se serait dirigé vers le côté passager du véhicule. "Il est allé voir Sébastien directement et lui a dit « toi tu sors de la voiture, on va parler »" raconte Adrien. L’aîné s’exécute. Les deux hommes se mettent légèrement en retrait, sur le trottoir voisin. Le policier -en civil- veut régler ses comptes avec Sébastien qu’il croit toujours être l’auteur des menaces proférées le 17 mai. Il l’attrape par le col, le soulève et lui demande : "quand ma femme était là le vendredi de l’histoire, pourquoi tu lui as dit « on sait où tu habites, on va venir chez toi ? »"

      À nouveau, Sébastien répond qu’il n’a jamais menacé Sophie, qu’il n’était pas là le jour des faits, et qu’il a déjà fourni les preuves. Le ton monte. "Mon frère lui disait : « je sais très bien ce que tu cherches, je vais pas tomber dans le piège ». En fait, le policier le provoquait pour qu’un coup parte" précise Adrien, "il lui a même lâché des « là, je suis pas en tenue, si je veux je te nique ta mère »." Sophie se serait alors interposée devant la vitre d’Adrien pour l’empêcher de voir la scène. "Ça va trop loin" pour le cadet qui décide de sortir. "Je suis allé les voir, je lui ai dit « lâche mon frère », j’ai pris son bras pour l’arrêter et là, il s’est retourné et m’a mis un coup de tête." Sébastien saisit alors le policier en civil et lui assène, de son propre aveu, "deux ou trois coups à la tête". La bagarre qui s’ensuit est violente : la policière se verra prescrire quatre jours d’interruption totale de travail, et quinze pour son compagnon. Alertés par les cris, plusieurs voisins interviennent pour les séparer. "Les voisins ont calmé le jeu puis chacun est rentré chez soi. Nous on est retourné à la maison."

      "ILS SONT ALLÉS JUSQU’À FILMER MON PAS DE PORTE POUR LEURS REPORTAGES !"

      C’est, effectivement, à son domicile que Sébastien sera interpellé vendredi matin. Adrien, lui, recevra un appel un peu plus tard lui demandant de se présenter devant l’Officier de Police Judiciaire samedi 7 juillet à 9 heures précises. Des policiers viendront finalement l’interpeller chez lui, à Othis, dans la nuit de vendredi à samedi. "On n’a pas compris ce changement de plan" explique la mère de Sébastien et Adrien, "quand j’ai demandé des informations, on m’a dit que les ordres venaient « d’en haut »". De toute cette histoire, elle se dit "révoltée par l’injustice" que subissent ses fils et par la manière dont les médias ont relaté les faits. "Vous vous rendez compte de comment ils nous ont salis ? Quand j’entends les médias dire que mes enfants sont des voyous alors qu’ils n’ont qu’une seule partie de l’histoire. Ils sont allés jusqu’à filmer mon pas de porte pour leurs reportages !"

      Le traitement médiatique a, en effet, comme très souvent dans ce genre d’affaires, de quoi interroger. Il s’est fait exclusivement à charge, en reprenant sans contradiction les sources policières. Aucun des médias qui a relaté cette histoire d’agression présumée n’a jugé utile de recouper les déclarations, d’aller à la rencontre de la famille, d’interroger d’éventuels témoins. (...)

      Par ailleurs, contrairement à tout ce qui a pu être écrit sur le sujet, les deux frères n’ont jamais été entendus, poursuivis ou jugés pour des affaires liées à du trafic de stupéfiants. Si l’aîné a effectivement un casier judiciaire, pour des faits de violence remontant à 2014, celui d’Adrien ne comporte aucune mention. Seule « erreur de parcours » : une ordonnance pénale pour conduite sous l’emprise de stupéfiants. Enfin, contrairement à ce que Emmanuel Macron (et toute la presse) ont écrit, la police n’a pas eu à "retrouver" les deux frères, qui n’ont jamais quitté leur domicile et leur lieu de travail.

      Policiers agressés à Othis : deux frères condamnés à 6 et 4 ans de prison
      https://www.bfmtv.com/police-justice/policiers-agresses-a-othis-entre-3-et-4-ans-de-prison-requis-1487879.html

      Une belle (et coûteuse) diversion après que Aboubakar ai été tué à Nantes par un CRS par un tir de sommation dans la nuque...

      #police #media #journaflics #justice #prison #boucs_émissaires

    • Lille - Huit mois de prison ferme requis contre le chef des identitaires lillois pour une bagarre
      http://www.lavoixdunord.fr/409570/article/2018-07-03/huit-mois-de-prison-ferme-requis-contre-le-chef-des-identitaires-lilloi

      Que s’est-il passé le 12 juillet 2015, au petit matin ? Rue Nationale, Ouassim et Zakaria dégustent une pizza. Deux hommes débouchent de la rue Masséna. Quelques minutes plus tard, les convives sont groggy et en sang.

    • Le 3 juillet, lors d’un contrôle d’identité dans le quartier populaire nantais du Breil, Aboubakar a été abattu par un CRS d’une balle tirée à bout portant. La CNT 44 exprime tout son soutien à sa famille et à ses proches.

      Loin d’être une bavure, ce meurtre s’ajoute au sinistre décompte de 478 morts depuis 1977, au cours ou suite à une intervention policière. Le rapport de juin dernier de l’IGPN, la police des polices, relève qu’entre 2016 et 2017, l’usage de l’arme a feu par des policiers a augmenté de 54% !

      La CNT dénonce le principe de présomption de légitime défense dont jouissent les policiers par défaut, et qui leur permet de tuer en toute impunité. Si cette fois la vérité semble apparaître au grand jour (le CRS ayant avoué avoir menti, parlant désormais de « tir accidentel »), attendons de voir si justice sera faite pour Aboubakar, ou si la police bénéficiera de l’impunité comme dans l’écrasante majorité des affaires impliquant des policiers commettant violences ou meurtres. Exceptionnellement, ce CRS coupable, trop indéfendable, sera peut-être condamné, la justice faisant exemple d’un cas exceptionnel pour mieux blanchir tous les autres assassins.

      La CNT soutient et s’associe à la révolte qui a animé les quartiers depuis la mort d’Aboubakar Fofana, et condamne la répression violente et systématique, ainsi que l’occupation militaire dont ils font l’objet : il faut absolument étouffer la colère des classes dangereuses.

      Enfin la CNT condamne l’attitude de la mairie de #Nantes et de la TAN (société publique de transport), qui ont fait le choix d’isoler totalement le quartier du Breil en n’y faisant plus passer un seul bus, d’instaurer un couvre-feu le 5 juillet, pour mieux faire taire la marche blanche qui était organisée ce jour-là, en invoquant le prétexte d’une « incivilité » commise, bel euphémisme pour décrire un crime d’État ! Depuis les émeutes de 2005, gouvernants et élus locaux mènent en même temps un politique d’éteignoir via les relais de contrôle social et une répression la plus sévère, quotidienne, décomplexée. Sans jamais rien régler de la rage face à une société inégalitaire, raciste et autoritaire.

      http://www.cnt-f.org/crime-policier-a-nantes-verite-et-justice-pour-aboubakar-fofana.html


  • DES RAVAGES DE DUBLIN ...

    Communiqué du 9 juillet 2018 depuis la commune de Faux-la-Montagne
    NON AUX EXPULSIONS ! OUI À L’ACCUEIL !
    Nous, habitants de Faux-la-Montagne, accueillons depuis 8 mois, avec le soutien d’habitants des
    communes alentour, quatre jeunes Soudanais qui ont fui leur pays où ils risquaient la mort.
    Le lundi 25 juin dernier, l’un d’eux, Noordeen Essak, âgé de 21 ans, s’est vu notifier à la gendarmerie de Royère-de-Vassivière son arrêté d’expulsion vers l’Italie, au titre des accords de Dublin. Ce jour-là, il a pu revenir dans la famille qui l’accueille, et il espère, depuis, que son expulsion n’ait pas lieu avant le mercredi 11 juillet à minuit, moment à partir duquel il n’est plus expulsable et où sa demande d’asile doit être traitée par la France.
    Malheureusement, malgré l’engagement personnel de plus de cent habitants de notre commune qui se chargent de son accueil, malgré les gages d’insertion que Noordeen a donnés en participant activement à la vie locale et en apprenant le français, malgré les demandes répétées adressées par des centaines d’habitants du Plateau Limousin, par la maire de Faux-la-Montagne et par d’autres élus du territoire à Madame la Préfète de la Creuse, cette dernière a maintenu sa décision d’expulsion, alors qu’elle peut en toute légalité permettre le traitement du dossier de Noordeen en France, comme l’a fait récemment le Préfet de la Haute-Vienne.
    Aujourd’hui, lundi 9 juillet 2018, Noordeen est donc convoqué à 15h30 à la gendarmerie de Felletin pour voir son ordre d’expulsion mis en application. Résigné à se conformer aux décisions administratives le concernant, comme il l’a toujours fait, il refuse de se mettre en fuite et accepte de se rendre à la convocation de la gendarmerie.
    Dans quelques semaines, un autre habitant de notre village, Abdelmajid Abdel Mawla, son compatriote de 23 ans qui a fui après avoir été emprisonné et torturé dans les geôles du dictateur soudanais, sera confronté à la même problématique.
    De notre côté, nous renouvelons notre condamnation de la politique d’expulsion des « Dublinés » poursuivie par le gouvernement et nous réitérons notre volonté de voir les demandes d’asile de Noordeen et d’Abdelmajid traitées en France, comme la préfecture de la Creuse a le pouvoir de le décider.
    Nous alertons Madame la préfète, les services de l’État, les élus et tous les habitants, sur le fait qu’une expulsion vers l’Italie présente le risque potentiel d’un renvoi de Noordeen et d’Abdulmajid au Soudan, ce qui représente pour eux le risque d’être emprisonnés, torturés ou assassinés. Ce risque ne peut en aucun cas être évacué, le tout nouveau gouvernement italien affichant une politique « anti-migratoire » assumée. Nous rappelons par ailleurs que l’actuel chef d’État soudanais, le dictateur Omar el-Béchir, fait l’objet depuis 2008 d’un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
    Nous attirons l’attention de Madame la préfète sur le fait que la même loi qui lui permet d’expulser Noordeen lundi, mardi ou mercredi, le lui interdit totalement jeudi, vendredi et les jours suivants. Dit autrement, la loi selon laquelle il doit être expulsé demain dira le contraire le lendemain de son expulsion !
    Nous notons enfin que le Conseil constitutionnel, dans un arrêt du vendredi 6 juillet 2018, vient de consacrer le principe de fraternité. Comment concilier cette position humaniste et généreuse des gardiens de la constitution de la République, avec l’acte de renvoi de jeunes hommes martyrisés qui donnent chaque jour la preuve de la réussite de leur insertion dans un village où ils sont accueillis, appréciés et aimés ? Comment accepter que la Préfète de la Creuse, par sa décision, sabote ce principe de fraternité que nous, habitants de Faux-la-Montagne, expérimentons chaque jour, depuis huit mois, avec les jeunes Soudanais qui ont trouvé refuge dans notre commune ?
    Nous, habitants de #Faux-la-Montagne et des communes alentour, demandons une ultime fois à Madame la préfète de faire preuve d’humanité, de faire en sorte que l’arrêté d’expulsion ne soit pas appliqué, et de permettre à Noordeen et Abdelmajid de faire leurs demandes d’asile dans notre pays.

    Communiqué de Tous Migrants :
    https://www.facebook.com/tousmigrants/posts/2194588544106046

    #Dublin #règlement_Dublin #France #expulsions #renvois #renvoi_Dublin #Italie #résistance #solidarité #montagne #témoignage #Alpes #asile #migrations #réfugiés
    cc @isskein



  • Répartir équitablement le travail, mais aussi les revenus : l’utopie d’une ferme devenue réalité
    https://www.bastamag.net/Repartir-equitablement-le-travail-et-les-revenus-l-utopie-d-une-ferme-deve

    Répartir équitablement le travail et les revenus : l’utopie d’une ferme devenue réalité Quand l’utopie d’une ferme entre copains avec une répartition équitable du travail comme des revenus devient réalité

    #Inventer

    / A la une, #Alimentation_et_agriculture_biologique, Quelle agriculture pour demain ?, #Reportages

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ?


  • L’orientation aux prises avec le genre [2007]
    https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2007-2-page-87.htm

    [Les garçons] se retrouvent de manière très concentrée en S (69 %) alors que les filles se répartissent dans les 3 séries de manière plus équilibrée et choisissent préférentiellement la section S, à l’opposé de ce que l’on pense généralement (…). Contrairement aux injonctions qui leur sont faites, les filles n’ont pas, du moins au niveau de l’enseignement secondaire général, un problème de diversification des choix d’#orientation.

    […] C’est l’observation de la répartition des filles et des garçons, pas seulement la proportion des filles dans les filières, qui révèle le jeu du #genre, c’est-à-dire l’impact du système féminin/masculin sur les orientations des deux sexes. C’est cela qui doit nous poser question et non pas seulement le constat de la moindre orientation des filles vers les sciences et techniques. On devrait effectivement se demander d’une part, pourquoi les filles sont attirées par les secteurs du soin, de l’éducation, du social et, d’autre part, pourquoi l’absence des garçons dans ces filières et métiers ne fait pas problème.

    […] Le survol rapide que l’on vient d’en faire [des politiques de promotion de l’égalité] pour les quarante dernières années révèle qu’il est quasi exclusivement question de l’orientation des filles vers les sciences et techniques. On ne se préoccupe pas réellement du fait que la division sexuée de l’orientation touche aussi les choix des garçons, comme nous l’avons souligné plus haut. L’absence des garçons des filières littéraires et sociales, du soin et de l’éducation, ne fait pas question, elle n’est pas une préoccupation sociale et politique. Par ailleurs, ces politiques concentrent beaucoup d’énergie sur l’information, comme si l’absence des filles dans les filières visées provenait essentiellement de leur manque d’informations objectives sur ces secteurs. Enfin, on semble croire que la diversification des choix d’orientation des filles produira de facto l’égalité des sexes en matière de formation et d’emploi. Il suffirait que les filles soient présentes pour que disparaissent les inégalités entre sexes… L’aveuglement, aux rapports sociaux de sexes qui régissent la société, donc l’école et le travail, laisse perplexe.

    #tldr #éducation


  • J’ai le plaisir de vous annoncé la mise en ligne de deux nouvelles webapps grâce à Fil
    Merci @Fil :)
    Ce sont deux dessin de la série « Le Tartare » qui font suite à celui sur les réseaux sociaux #zuckerberk alias Satan Trismégiste ( http://www.madmeg.org/zuckerberk )


    –—

    Le premier s’intitule « Le Sabbat des Erinyes » - inspiré de l’affaire #DSK, #Weinstein, #Metoo et #balancetonporc
    http://www.madmeg.org/weinstein

    Le second « L’Axe du Mâle » - sur l’ #armement, le #nucléaire , l’ #armée , le #mâle-alphisme, Trump, St Cyr, les viols de guerre...
    http://www.madmeg.org/axe

    #shameless_autopromo #mad_meg #tartare


  • Le Conseil d’Etat estime que du bénévolat peut être demandé en échange du RSA
    https://www.lemonde.fr/emploi/article/2018/06/16/le-conseil-d-etat-estime-que-du-benevolat-peut-etre-demande-en-echange-du-rs

    Saisie par le conseil départemental du Haut-Rhin, la plus haute juridiction administrative française a considéré vendredi 15 juin que si le contrat conclu entre le département et le bénéficiaire du RSA est « élaboré de façon personnalisée », il peut « prévoir légalement des actions de bénévolat à condition qu’elles puissent contribuer à une meilleure insertion professionnelle du bénéficiaire et restent compatibles avec la recherche d’un emploi ».

    Faire sept heures de bénévolat par semaine au risque de se voir priver de l’allocation du RSA, telle était la mesure polémique décidée en février 2016 par le conseil départemental du Haut-Rhin pour une application à partir de début 2017.

    Exemples de postes pour ce (faux) bénévolat

    Nul doute que d’autres départements vont foncer dans la brèche...

    #RSA #bénévolat #travail_forcé

    • Rions un peu en attendant la mort
      https://journaldemonchom.blogspot.com/2018/06/rions-un-peu-en-attendant-la-mort.html

      Le Conseil d’Etat vient de considérer qu’un département a le droit de demander des heures de bénévolat aux bénéficiaires du RSA.
      Ce quinquennat jupitérien, c’est vraiment la porte ouverte à toutes les fenêtres !
      Y’a un site qui répertorie dans le Haut-Rhin, les missions bénévoles du dispositif RSA/Bénévolat. On trouve beaucoup d’animations pour les séniors ou des ateliers informatiques. Plus intéressant encore, il y a de nombreuses missions destinées directement... aux EHPAD. Distribution de repas, animations, accompagnement de sorties. Ben qu’on est cons aussi ! Voilà la solution pour que ces structures aient davantage de personnels et éviter la maltraitance de nos vieux. Faisons les fonctionner avec des bénévoles ! Faudrait pas léser les propriétaires d’EHPAD qui sont en bonne position dans le dernier classement Challenges « des plus grosses fortunes de France. »
      Putain, pourquoi se faire chier après tout !
      Et plus loin, y’a quoi ? De l’aide à la sonorisation et de la confection de décors pour un théâtre, des offres de surveillance et sécurisation d’aires de jeux, ou encore des participations et de l’encadrement en cantine et périscolaire...
      Avant ces « missions » étaient des emplois. Puis, petit à petit, ces emplois sont devenus des emplois aidés. Des emplois aidés qui ont finalement été supprimés. Pour devenir des services civiques et du bénévolat.
      Mais quelle idée de génie !!!
      Plus de cotisations. Pas de droit au chômage ni à la retraite.
      Décidément, le cancer de l’assistanat a de beaux jours devant lui. Que la start-up nation ne se fasse pas de bile, ce cancer c’est nous qu’il va tuer à petit feu.