Davduf

Livres linéaires, documentaires interactifs, police partout, punk rock, #Linux, #webdoc, #nouvelles_narrations et filatures. Dernier opus : « New Moon » http://davduf.net/new-moon

  • Procès de Tarnac : de l’art de fabriquer une menace et de la dégonfler
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/14/proces-de-tarnac-de-l-art-de-fabriquer-une-menace-et-de-la-degonfler_5271037

    « Lecture paranoïaque a posteriori »

    Julien Coupat et Yildune Lévy ont-ils saboté une ligne de TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 ? Ce qui est sûr, c’est qu’on a retrouvé dans leurs affaires une liste griffonnée par Julien Coupat, et que certains ont trouvé ça suspect. La voici : « Gants 25 000 W (Raph), scotch, pince, barbour-caban, tubes + ficelles, essai, 2e paire de gants, frontale, livre, acétone-dégraissant ». « Gants », « scotch », « tubes », « frontale » : de quoi hisser, de nuit, un crochet en fer sur une caténaire ? « Il faut toute la capacité de lecture paranoïaque a posteriori des services de renseignement pour y voir un kit de sabotage », raille Julien Coupat, qui précise que cette liste a été rédigée plus d’un an avant les faits qui lui sont reprochés. « C’est une liste normale, on fait des réunions avec les amis avant que quelqu’un aille en ville, Untel dit “j’ai besoin de ci, j’ai besoin de ça” ; Untel dit “ramenez un caban.” Manifestement, quelqu’un avait besoin de gants. Au Goutailloux, il y a une ligne de 40 000 V. Et ça donne ça. »

    Il rappelle surtout qu’au même moment ont été retrouvées sept autres listes. Sur l’une d’elles, dit la présidente, on lit notamment « bouteille de gaz » et « vélo ». Julien Coupat s’esclaffe : « Alors là, on a le scénario d’un attentat à bicyclette ! » Sur une autre liste, « thermomètre professionnel de boulangerie ». « Avec ça, clairement, on prépare un attentat qui devrait permettre de détruire la moitié du territoire français. N’est-ce pas M. Christen ? » Le procureur soupire. En deux après-midi, il en a déjà pris plein la tête. Plus que dix jours d’audience.

    #Tarnac


  • Procès de Tarnac : le Comité invisible, dix ans de subversion

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/14/proces-de-tarnac-le-comite-invisible-dix-ans-de-subversion_5270531_3232.html

    De « L’insurrection qui vient » à la création du site « Lundimatin », la mouvance révolutionnaire liée à l’affaire de Tarnac s’ouvre au milieu culturel.

    Voici plus de dix ans que L’insurrection qui vient (La Fabrique, 2007), brûlot théorique du Comité invisible, embrasait la sphère radicale. Depuis, les membres ont grandi, voyagé, bataillé, vieilli aussi. Se sont-ils pour autant assagis ? Disons qu’ils semblent avoir beaucoup appris. Et avoir en partie rompu avec la posture « post-situ » qui caractérisait leurs premiers écrits. Un ton péremptoire et un style comminatoire hérités des méthodes les plus contestables de l’Internationale situationniste et de son mentor, Guy Debord.

    « Voir la gueule de ceux qui sont quelqu’un dans cette société peut aider à comprendre la joie de n’y être personne », écrivaient-ils en 2017. Et les voici qui, le 27 janvier 2018, organisent, à la Bourse du travail, à Paris, et au Clos sauvage, à Aubervilliers, une journée de conférences et de débats intitulée « Tout le monde déteste le travail », où sont notamment intervenus le philosophe Pierre Musso, l’écrivain de science-fiction Alain Damasio ou le metteur en scène Sylvain Creuzevault. Contradiction ? Plutôt une évolution, perceptible depuis leur deuxième opus, A nos amis (La Fabrique, 2014), où les formules lapidaires à l’égard d’autres collectifs – coopérativistes ou mutualistes – laissaient place à une volonté d’ouverture.

    Il y a une indéniable volonté de « ne pas s’enfermer dans un ghetto radical », déclare Julien Coupat, lors de la soirée que les « tarnaciens » ont donnée, jeudi 8 mars, à la Marbrerie, chaleureuse salle de concerts de Montreuil, louée chichement pour l’occasion. Une fête pour se serrer les coudes avant les trois semaines d’audiences qui se sont ouvertes mardi 13 mars.

    Autre pilier du groupe et animateur du site Lundimatin, Mathieu Burnel se réjouit que la soirée réunisse aussi bien de jeunes émeutiers que des écrivains confirmés, de nouvelles recrues que de vieux routiers, comme le philosophe Frédéric Lordon ou l’écrivain Serge Quadruppani. Car, « s’il y a bien un objectif que cette opération a lamentablement raté, c’était celui de nous isoler pour mieux pouvoir nous écraser », expliquent Mathieu Burnel et Julien Coupat.

    En effet, poursuivent-ils « sans les centaines de personnes qui nous ont soutenus, sans tant d’amis rencontrés au fil des ans, nous ne serions aujourd’hui que le vague souvenir d’un fait divers un peu étrange ». L’« affaire de Tarnac » – ce village corrézien où des membres présumés du Comité invisible s’étaient installés – n’est pas tombée dans l’oubli. Elle est même devenue un symbole, une marque, un tarmac où circulent les idées subversives, même si une partie du groupe a émigré du côté d’Eymoutiers, dans la Haute-Vienne, sur le plateau de Millevaches, où d’autres manières de vivre et de subvertir l’ordre du monde s’inventent.

    Solide armature théorique

    Crée en 2014, le site Lundimatin marque incontestablement un tournant. C’est tout d’abord une réussite éditoriale. Le journal électronique, au graphisme sobre et élégant, rassemble toute la mouvance autonome, libertaire et révolutionnaire. Chaque lundi matin, un article sur la ZAD de Bure y côtoie une lecture du talmudiste Ivan Segré, un appel au blocage des universités jouxte un reportage sur un campement de réfugiés. Mais le cercle des lecteurs, comme celui des contributeurs, s’est élargi.

    Bien sûr, la rhétorique émeutière est toujours présente. Mais elle est aussi bien portée par de jeunes zadistes que par Marcel Campion, « le roi des forains », qui « apporte [sa] voix et [ses] poings dans la guerre sociale qui se prépare » (Lundimatin no 112, 4 septembre 2017), ou par l’écrivain Eric Vuillard, Prix Goncourt 2017, auteur de romans dans lesquels « l’Histoire apparaît comme une puissance dévorante et absurde » (Lundimatin no 121, le 6 novembre 2017). Deux volumes de Lundimatin en version papier sont déjà sortis en libraire, dont un numéro entièrement consacré à l’affaire de Tarnac.

    Cette ouverture n’empêche pas le groupuscule révolutionnaire de tenir une ligne ferme sur des sujets qui divisent la gauche radicale. Ainsi en va-t-il de la Syrie, dont témoignent les reportages de Pierre Torres, les entretiens avec des exilés kurdes, les analyses de Catherine Coquio sur la Ghouta. Une fidélité à la révolution syrienne et à l’opposition au régime de Bachar Al-Assad qui a conduit le site à mener l’une des critiques les plus argumentées de la façon dont Le Média renvoyait dos-à-dos le dirigeant syrien et ses opposants (Le Média sur la Syrie : naufrage du « journalisme alternatif », par Sarah Kilani et Thomas Moreau, Lundimatin no 135, 28 février 2018).

    Ainsi Ivan Segré y a-t-il publié l’une des analyses les plus élaborées du livre « décolonial » de Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République et auteure de Les Blancs, les Juifs et nous : vers une politique de l’amour révolutionnaire (La Fabrique, 2016). Une solide armature théorique – Foucault, Deleuze, Debord, mais peut-être avant tout le philosophe italien Giorgio Agamben – et une connaissance aiguisée des mouvements émancipatoires du siècle dernier, adossée à de multiples implantations dans des luttes locales, leur permettent d’articuler témoignages et théorie en évitant, le plus souvent, les écueils du socialisme autoritaire comme ceux du gauchisme postcolonial.

    Indéniable empreinte

    La mouvance serait-elle devenue mainstream ? N’exagérons rien. Théoricienne de la guérilla des « cortèges de tête », notamment observés lors des manifestations contre la loi travail, elle demeure résolument insurrectionnelle, faisant l’apologie des blocages et autres sabotages (« Dans saboter, il y a beauté »). C’est pourquoi Lundimatin ne commémorera pas Mai 68. « Nous, on s’en fout de Mai 68, peut-on lire sur le site révolutionnaire. Que Cohn-Bendit soit pote avec Macron et Debord à la Bibliothèque nationale, ça ne nous fait ni chaud ni froid. »

    Mais, poursuivent les auteurs anonymes, « ça n’est pas une raison pour ne pas se donner rencard en mai prochain, vu la situation », car « on ne va pas laisser Macron dérouler ses plans tranquillement pendant dix ans. On ne va pas se laisser marcher sur la gueule en nous récitant du Molière ». Que veulent-ils alors ? « Nous, on veut déchiqueter le désastre. » C’est pourquoi le philosophe Jacques Rancière a pu déceler dans cette prose, certes inventive et corrosive, un catastrophisme répandu à droite comme à gauche : « Il y a quand même une chose que Badiou, Zizek ou le Comité invisible partagent avec Finkielkraut, Houellebecq ou Sloterdijk : c’est cette description basique du nihilisme d’un monde contemporain » voué uniquement au « narcissisme marchand », déclare-t-il dans En quel temps vivons-nous ? (La Fabrique, 2016).

    La surenchère décadentiste et l’antidémocratisme du groupe de Tarnac, qui conchie les assemblées générales, ont également suscité les critiques de Jaime Semprun, fondateur des éditions de l’Encyclopédie des nuisances, et René Riesel, ancien membre de l’Internationale situationniste : « Ces songeries catastrophiles s’accordent à se déclarer enchantées de la disparition de toutes les formes de discussion et de décision collectives par lesquelles l’ancien mouvement révolutionnaire avait tenté de s’auto-organiser » (Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable, Encyclopédie des nuisances, 2008).

    Pourtant, après vingt ans de publication théorique et d’activisme, l’empreinte du Comité invisible, notamment chez les jeunes générations, est indéniable. Malgré ses excès, il reste cité et plébiscité. Pour autres, une séquence s’achève, et il est temps de changer d’air. Notamment parce que la volonté affichée par Julien Coupat de « destituer la politique » conduirait à une forme de découragement. Et parce que cette sacrée insurrection ne vient toujours pas.

    Pour l’écrivain Nathalie Quintane, au contraire, le site Lundimatin a ouvert un précieux espace politique et littéraire. De la revue Tiqqun à Lundimatin, en passant par L’insurrection qui vient, la mouvance insurrectionniste a, entre ouverture et clôture, tracé un chemin. L’insurrection viendra-t-elle enfin ? Et sera-t-elle communiste, anarchiste ou, au contraire, droitière et traditionaliste ? Nul ne le sait. Mais gageons avec Guy Debord que, pour ces jeunes gens qui veulent forcer la porte du temps, « la sagesse ne viendra jamais ».


  • Procès de Tarnac : le Comité invisible, dix ans de subversion
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/14/proces-de-tarnac-le-comite-invisible-dix-ans-de-subversion_5270531_3232.html

    Il y a une indéniable volonté de « ne pas s’enfermer dans un ghetto radical », déclare Julien Coupat, lors de la soirée que les « tarnaciens » ont donnée, jeudi 8 mars, à la Marbrerie, chaleureuse salle de concerts de Montreuil, louée chichement pour l’occasion. Une fête pour se serrer les coudes avant les trois semaines d’audiences qui se sont ouvertes mardi 13 mars.

    Autre pilier du groupe et animateur du site Lundimatin, Mathieu Burnel se réjouit que la soirée réunisse aussi bien de jeunes émeutiers que des écrivains confirmés, de nouvelles recrues que de vieux routiers

    #Tarnac


  • C’est quoi ce Tarnac ? - Les Jours
    https://lesjours.fr/obsessions/proces-tarnac/ep1-premier-jour

    Camille Polloni suit le dossier et en tire une série.

    L’avocat Jérémie Assous attire les caméras sur lui ; sa consœur Marie Dosé exfiltre discrètement les prévenus. Symbole de deux stratégies de défense

    L’audience est suspendue pendant trois heures, le temps d’un débat à huis clos sur les témoins. Lorsque Jérémie Assous sort de la salle, le temps du délibéré, il attire instantanément les caméras sur lui. On voit Christophe Becker, l’un des prévenus les moins connus des journalistes, sortir une tête pour voir si la voie est libre. Les télés sont obnubilées par l’avocat. Marie Dosé exfiltre alors discrètement les prévenus pour qu’ils puissent aller fumer une clope. À elle seule, cette scène symbolise les deux stratégies de défense en présence. Dans les jours à venir, elles pourraient s’avérer incompatibles ou complémentaires.

    #Tarnac


  • Au procès du groupe de Tarnac, Michèle Alliot-Marie ne veut pas témoigner
    https://www.huffingtonpost.fr/2018/03/13/au-proces-du-groupe-de-tarnac-michele-alliot-marie-ne-veut-pas-temoig

    Citée seulement comme témoin, elle a parfaitement le droit de ne pas être présente. Ce sont les avocats de la défense qui réclamaient l’audition de Michèle Alliot-Marie.

    Ils sollicitaient aussi celle de Bernard Squarcini, le patron de la DCRI qui venait d’être créée au moment de cette affaire de sabotage de lignes SNCF en région parisienne. Il n’était pas plus disponible. Idem pour Jean-Claude Marin alors procureur de la République de Paris, compétent pour une affaire de terrorisme ; ou Thierry Fragoli, qui était le principal juge d’instruction au début de l’affaire.

    #Tarnac


  • Tarnac : « On lâche pas l’affaire » | Radio Vassivière
    http://radiovassiviere.com/2018/03/tarnac-on-lache-pas-laffaire

    Radio Vassivière et des soutiens du plateau de Millevaches sont au procès de l’affaire dite de #Tarnac pendant trois semaines.
    Impressions après la première journée.
    Comptes-rendus diffusés tous les jours (lendemains d’audience) à 13h30 (environ)


  • Ouverture du procès Tarnac : « M. Coupat, est-il indispensable que vous preniez votre goûter pendant l’audience ? »
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/13/ouverture-du-proces-tarnac-le-tribunal-se-deplacera-sur-les-lieux-du-sabotag

    Vient le moment du rappel des faits et du long récit de l’enquête. Corinne Goetzmann se lance, elle est systématiquement – et poliment – interrompue par le couple Coupat-Burnel. Les deux prévenus tiennent à apporter un certain nombre de précisions, faisant ainsi preuve d’une impressionnante connaissance du dossier, et démontrant qu’ils seraient, autant que Me Assous, leurs propres avocats au cours d’un procès dont les premières heures ont donné le ton. Les trois prochaines semaines vont être un happening permanent, cette salle d’audience sera leur scène, et ils ne laisseront rien passer.

    #Tarnac


  • Procès Tarnac : entretien exclusif avec Me Jérémie Assous, l’avocat de Julien Coupat - France 3 Nouvelle-Aquitaine
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/correze/proces-tarnac-entretien-exclusif-jeremie-assous-avocat-

    u fil de l’entretien exclusif accordé à Isabelle Rio et Margaux Blanloeil pour France 3 Limousin, Maître Jérémie Assous explique qu’il compte assurer la défense de ses clients de façon offensive.

    Il remet en cause l’impartialité de l’appareil judiciaire et policier tout au long de ces dix années d’instruction.

    Il estime également que la France met en place depuis plusieurs années un système de répression et de criminalisation de la lutte sociale.

    Enfin, il se dit serein sur les peines encourues au vu de la faiblesse des charges finalement retenues contre les prévenus.

    #Tarnac



  • Drôle d’ambiance au premier jour du procès Tarnac
    http://www.europe1.fr/societe/drole-dambiance-au-premier-jour-du-proces-tarnac-3598436

    Humour potache et bruyant soutien. Les prévenus n’ont pas hésité à manier l’humour potache, comme des élèves dissipés. Julien Coupat a ainsi ostensiblement fixé le plafond quand la présidente lui a rappelé les charges retenues contre lui. Son ami Mathieu Burnel est ensuite venu à sa rescousse. Quand Coupat est prié par la présidente de ranger sa barre de céréales, Burnel demande s’il y aura une pause pour le goûter. Pendant ce temps, à l’extérieur de la salle, une trentaine de soutiens des prévenus, qui n’ont pas pu tous rentrer, scandent leur mécontentement. « Laissez-nous rentrer, laissez-les sortir ! », crient-ils.

    Sur le fond, les débats n’ont pas commencé mais les premières passes d’armes ont déjà débuté entre les parties au sujet des nombreux témoins qui n’ont pas répondu aux convocations ou qui ont refusé de venir. Un seul point fait consensus : la demande de transport sur les lieux. La Cour a accepté de se déplacer le 23 mars en Seine-et-Marne, sur les lieux du sabotage d’une ligne SNCF pour lequel certains des membres du « groupe de #Tarnac » sont poursuivis pour dégradations.


  • Procès de Tarnac – Jour 1 par Ingrid Merckx | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2018/03/proces-de-tarnac-jour-1-38498

    Ce premier jour du procès de #Tarnac, l’audience doit en grande partie régler des questions d’organisation. Mais celles-ci glissent très vite sur le fond du dossier. Le simple énoncé par la présidente des témoins cités met en évidence un nombre important d’« absence de réponse » : chez les policiers, mais aussi chez des responsables comme Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, Thierry Fragnoli, juge d’instruction, Bernard Squarcini, ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur ou Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur de l’époque… « Pas de réponse ! » répétent les avocats de la défense en alignant des défections accueillies par des ricanements.


  • Est-ce que « Libé » a déraillé dans son traitement de l’affaire #Tarnac ? - Libération
    http://www.liberation.fr/checknews/2018/03/13/est-ce-que-libe-a-deraille-dans-son-traitement-de-l-affaire-tarnac_163586

    « Tout n’est toujours pas tranché, pourtant, répondait Eric Hazan, en décembre 2008, à Indymedia. Après la manchette "L’ultra-gauche déraille" de Joffrin, il y a eu une émeute à Libé, une vague de protestation des journalistes qui ne partageaient pas ce point de vue. » Une émeute peut-être pas, mais un débat c’est certain, nous rapportent plusieurs sources dans la rédaction. Certains en ont peu de souvenirs – pour d’autres, c’était une véritable algarade.

    Le journaliste David Dufresne, ancien de Libération qui a couvert l’affaire après son départ et en a tiré un livre, Tarnac, magasin général (Calmann-Lévy), se souvient : « On m’a raconté la joie [au ministère de l’Intérieur] place Beauvau à la vue de la une de Libé. Pour une raison simple : Libé, par un jeu de mot, associait l’idée d’un terrible danger, le déraillement, à des faits qui n’avaient rien à voir. » Et Dufresne de rappeler que « jamais aucun crochet n’a fait dérailler un train. Les crochets sont posés pour ralentir les trains, pas pour les saboter. »

    Cette une « renvoyait aussi à l’image d’un Libération qui a cédé du terrain sur les grandes questions dites de gauche, comme celles des libertés publiques et privées, poursuit le journaliste spécialiste du dossier. Et puis, il y a aussi un inconscient collectif. Libé a toujours été fameux pour ses unes et des manchettes. Celle-ci, jouant sur les mots, était un peu la couverture de trop. »

    Retour à ce 11 novembre 2008, la veille de l’inoubliable une. C’est un jour férié, les locaux sont dépeuplés. Contrairement à ce que dit Hazan, la manchette n’est pas celle « de Joffrin » : il est absent de la rédaction. « L’ultra-gauche déraille » ? « C’est moi qui l’ai proposé », explique aujourd’hui François Sergent, directeur adjoint à l’époque. Il affirme que lors de la réunion pour en décider, personne n’a critiqué l’idée, les débats sont venus plus tard. Tout le monde n’a pas les mêmes souvenirs : du côté de la rédaction, certains journalistes racontent aujourd’hui « une après-midi à batailler pour ne pas titrer comme ça ». Avec le recul, François Sergent concède que « le jeu de mot l’a emporté sur le fond ». Est-ce qu’il regrette cette une ? « Je ne sais pas, le regret c’est un sentiment très chrétien », sourit-il. Puis, le plus sérieusement du monde : « Si c’était à refaire, je ne le referai pas. »

    #presse #médias #journalisme #police

    • Le « désintox » comme outil d’autolégitimation : Est-ce que « Libé » a déraillé dans son traitement de l’affaire Tarnac ? - Libération
      http://www.liberation.fr/checknews/2018/03/13/est-ce-que-libe-a-deraille-dans-son-traitement-de-l-affaire-tarnac_163586

      Curieux dernier paragraphe : « Tout le monde n’a pas les mêmes souvenirs ». (Te v’là bien avancé.)

      Il affirme que lors de la réunion pour en décider, personne n’a critiqué l’idée, les débats sont venus plus tard. Tout le monde n’a pas les mêmes souvenirs : du côté de la rédaction, certains journalistes racontent aujourd’hui « une après-midi à batailler pour ne pas titrer comme ça ». Avec le recul, François Sergent concède que « le jeu de mot l’a emporté sur le fond ». Est-ce qu’il regrette cette une ? « Je ne sais pas, le regret c’est un sentiment très chrétien », sourit-il. Puis, le plus sérieusement du monde : « Si c’était à refaire, je ne le referai pas. »

      Après les décodeurs du Monde qui attribuent des notes de crédibilité à leurs concurrents, le Checknews de Libé (« Désintox Enquête sur vos questions, Démélez le vrai du faux ») qui prétend répondre à la question « Est-ce que nous-mêmes avons déraillé ? ». Trop mignon.

      Ça se confirme, les décodeurs/checkeurs etc. n’ont aucune idée de la notion de #conflit_d'intérêt

      Pour préciser : qu’un journal revienne sur ses propres erreurs et rende public ses propres débats internes, c’est très bien, mais le faire dans sa rubrique « Désintox/Démélez le vrai du faux », c’est scandaleux. Traditionnellement, ce genre de chose se traite (traitait ?) au moyen d’un « médiateur » chargé d’être le relai entre les lecteurs et le média. Pas dans la rubrique intitulée « Et voici la vérité vraie / fin de la discussion ».

      Problème similaire, il y a deux mois, quand le Checknews de Libé et le Décodex du Monde ont été les lieux de ces quotidiens pour expliquer leur collaboration (rémunérée) avec Facebook :
      https://seenthis.net/messages/658324

    • Libération : « Égoutier heureux de l’Internet ? … ou attaché de bureau au ministère de l’intérieur ? »

      C’est toujours le même étonnement, éternellement renouvelé, que d’entendre un Décodeur [#Désintoxicateur ] ou assimilé prendre la parole pour livrer sa philosophie du métier, à chaque fois la même confirmation performative du #naufrage_de_pensée en quoi consistent les idées mêmes de fake news ou de post-vérité.
      Et, coïncidence malheureuse, en venant miner la stratégie résiduelle même que déployaient les médias pour planquer la merde au chat : quand on croule sous le poids de ses propres manquements, qu’on est sous le feu de la critique, et qu’on n’a aucune intention de rien changer, il reste toujours la possibilité de reprendre l’initiative en inventant des croisades subalternes : le complotisme et les fake news.

      Ces paroles de Lordon traduisent bien l’idée de dégout que j’éprouve pour ce torchon : trop dégoutée je suis ! :D

      #autolégitimation


  • Procès du « groupe de #Tarnac » : réactions des avocats - AFP Vidéo
    https://www.youtube.com/watch?v=sk560ogBq6A

    Le procès du « groupe de #Tarnac » s’est ouvert mardi 13 mars à Paris. Julien Coupat et les 7 autres prévenus avaient d’abord été mis en cause pour terrorisme mais la qualification a été abandonnée. Pour leurs avocats, ce procès est « l’autopsie d’un fiasco policier et judiciaire ». Durée :


    • Dans une tribune datée du 20 avril 2009, parue sur Le Monde et intitulée « De l’affaire #Coupat à l’affaire Hazan ? », une quinzaine d’éditeurs apportaient leur soutient à leur collègue, #Éric_Hazan, alors interrogé par les services de la Sdat pour avoir éditer L’insurrection qui vient. Le sous-titre de la tribune était « Au nom de la lutte contre le »terrorisme« , la liberté d’expression est menacée. » Rien que pour ça, il valait la peine de l’exhumer des archives de l’internet pour la faire figurer dans notre revue papier consacrée à l’affaire de #Tarnac. Mais il y a mieux. Parmi les signataires de la tribune figurait une certaine #François_Nyssen, alors directrice des éditions Actes Sud et aujourd’hui #Ministre_de_la_Culture. Inspiré par cette coïncidence foruite, un fidèle amateur de lundimatin, lecteur également de la version papier, nous a fait parvenir une lettre adressée à la Ministre pour l’inviter à prolonger sa solidarité à l’heure où démarrent le procès de l’affaire Tarnac.


  • Tarnac, le procès d’un sabotage et d’un fiasco judiciaire
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/03/12/tarnac-le-proces-d-un-sabotage-et-d-un-fiasco-judiciaire_5269545_1653578.htm

    Pour Me Marie Dosé, avocate de Yildune Lévy, les prochaines semaines seront « le procès d’une instruction qui s’est émancipée des grands principes de prudence et de présomption d’innocence ». Me Jérémie Assous, qui défend les sept autres prévenus, se réjouit quant à lui de faire « le procès de l’antiterrorisme ». Il est toutefois peu probable que Michèle Alliot-Marie, Jean-Claude Marin ou encore l’ancien patron de la #DCRI Bernard Squarcini, tous cités comme témoins par la défense, se présentent à la barre.

    La juge Corinne Goetzmann s’attachera à maintenir les débats sur les faits. Mais il lui sera difficile de déshabiller ce procès de toute sa charge symbolique, laquelle sera d’autant plus forte que, à quelques semaines du déménagement du tribunal de grande instance de Paris dans le 17e arrondissement, #Tarnac sera la dernière grande affaire en correctionnelle jugée sur l’île de la Cité.

    • Ca me fait pensé aux noyés de la Deûle.
      Pendant que les flics se mobilisent 10 ans pour un retard de train imputé à des anarchistes, une douzaine d’homicides, principalement homophobes mais ciblant aussi des anarchistes, sont commis par des nazis sans que les flics bougent un cil.


  • Affaire Tarnac : en correctionnelle, l’épilogue attendu d’un fiasco judiciaire - interview @davduf pour @F24ActuFrance France 24
    http://www.france24.com/fr/20180312-affaire-tarnac-proces-correctionnel-julien-coupat-ultra-gauche-an

    Qu’est ce qui explique la faillite de l’antiterrorisme dans cette affaire ?

    L’affaire a été enclenchée de manière malhonnête. À l’époque des faits, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) vient d’être créée. Nicolas Sarkozy en parle alors comme d’un « FBI à la française ». Il fallait une affaire pour promouvoir ce nouveau service. Beaucoup de gens ont considéré que l’affaire dite de Tarnac était cette vitrine.

    Ce qui est passionnant dans cette affaire, ce sont les méthodes de l’antiterrorisme. Et force est de constater que celles-ci sont parfois foireuses. L’affaire de Tarnac est à ce titre éloquente : on voit des policiers qui ont trop de moyens, qui sont livrés à eux-mêmes, qui en vertu du secret-défense n’ont à répondre à personne. L’État de droit et les libertés individuelles sont largement piétinés à certains moments. Ce ne sont pas des failles dans l’antiterrorisme, c’est le système lui-même qui est en cause

    #Tarnac


  • Dix ans après, le « groupe de #tarnac » en #procès
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120318/dix-ans-apres-le-groupe-de-tarnac-en-proces

    Julien #Coupat. © DR Huit personnes dont Julien Coupat sont jugées à partir de mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, accusées d’avoir saboté des caténaires de #TGV en 2008. La défense veut faire de ce procès celui de l’antiterrorisme à la française.

    #France #antiterrorisme #Caténaire #Comité_invisible #Cour_de_cassation #DCRI #dégradations #insurrection #Jean-Claude_Marin #Justice #MAM #Police #RFF #RG #sabotage #Sarkozy #SDAT #SNCF #terrorisme #trains #Ultra_gauche


  • Nos articles pour comprendre le naufrage Tarnac | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/nos-articles-pour-comprendre-le-naufrage-tarnac

    Enquêtes, entretiens, vidéos, reportages… Depuis dix ans, Mediapart a chroniqué les errances de la procédure judiciaire et pointé les incongruités d’un dossier voulant faire de Julien Coupat et ses amis les maîtres-d’œuvre d’une entreprise terroriste.

    #Tarnac


  • Dix ans après, le « groupe de Tarnac » en procès | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120318/dix-ans-apres-le-groupe-de-tarnac-en-proces?onglet=full

    « Ce ne sera pas leur procès, mais celui d’une instruction menée uniquement à charge et pour couvrir les manœuvres illégales de certains membres de la DGSI », déclare l’avocat Jérémie Assous, qui défend sept des huit prévenus (dont Julien Coupat). « C’est d’abord le procès de personnes, avant d’être celui de l’antiterrorisme », nuance sa consœur Marie Dosé, qui défend Yildune Lévy. Malgré leurs différences de vues, les défenseurs du prétendu « groupe de Tarnac » plaideront tous la relaxe.

    Me Assous a, voilà quelques jours, remis au tribunal des conclusions de 178 pages (dont Mediapart a pris connaissance), dans lesquelles il souligne l’absence de preuves dans le dossier, tout en décortiquant les erreurs et les imprécisions des services enquêteurs. Il pilonne notamment le fameux procès-verbal D 104, censé prouver la présence à Dhuisy de Julien Coupat et Yildune Lévy pendant la nuit du 7 ou 8 novembre 2018, qui est truffé d’incohérences, la surveillance policière du couple semblant avoir été effectuée à distance, et par moments reconstituée a posteriori pour les besoins de la cause.

    Son mémoire ironise également sur l’apparition « opportune », dans l’enquête, d’un manchon permettant d’assembler les tubes en PVC repêchés par des plongeurs dans la Marne, entre février et avril 2010, à Trilport (Seine-et-Marne), près du lieu où Julien Coupat aurait endommagé une caténaire avec un fer à béton, cette nuit-là. Sans manchon, ces tubes ne s’assemblent pas et n’ont donc pu servir à déposer un crochet en fer à béton, comme le soutient l’accusation. Or, ni les procès-verbaux des plongées, ni les deux premières expertises judiciaires des tubes ne mentionnent l’existence de ce manchon miraculeux, qui semble plus neuf que les tubes et ne surgit que dans une troisième expertise, en décembre 2010, soulève l’avocat.

    #Tarnac


  • Tarnac : justice de justice ou justice d’État ?, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo)
    https://blog.mondediplo.net/2018-03-12-Tarnac-justice-de-justice-ou-justice-d-Etat

    Au rang de l’égarement passionnel d’État, l’affaire #Tarnac aura donc fait quelques démonstrations à grand spectacle, et en particulier celle que la raison d’État peut ignorer toute rationalité. Calculerait-elle a minima, elle aurait arrêté les frais depuis belle lurette. Mais autre chose se tient là qui nourrit l’aveuglement au désastre : le point d’honneur. Mal placé la plupart du temps, le point d’honneur en général, ici celui de l’État, c’est l’insistance pour le pire : maintenir pour maintenir, comme si, tout le reste écroulé, il n’y avait plus que soi à maintenir, s’il le faut jusqu’au bout de l’erreur, et à la fin contre ses propres intérêts bien compris, entièrement colonisés par l’intérêt passionnel de la face. Le point d’honneur c’est l’incapacité de prendre ses pertes. Depuis le début de l’affaire Tarnac, les pertes symboliques de l’État sont colossales, l’ensevelissement dans le ridicule visible de tous. Mais comme un joueur qui y retourne obstinément, dans l’espoir fou de se refaire, l’État refuse de quitter la table. Il est vrai qu’il est ici à demi-joueur et à demi-croupier : il a la main sur la roulette – de la justice. Dans l’océan de déraison de la raison d’État, c’est son dernier appui de rationalité : le rachat symbolique par un verdict de justice sur mesure.


  • Comment l’affaire de Tarnac a bouleversé la vie du petit village corrézien
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/comment-l-affaire-de-tarnac-a-bouleverse-la-vie-du-petit-village-correzie

    Un afflux de nouveaux arrivants

    Le 1er adjoint au maire de la commune, Pierre Marsaleix, rejoint ce concitoyen et met en avant l’attractivité qu’a généré la médiatisation de l’affaire. “Ce qui a changé, c’est l’arrivée de beaucoup de néo-ruraux. Il n’y a pratiquement plus de logements libres à #Tarnac. On a beaucoup de gens qui viennent pour la qualité de vie, pour s’éloigner des grandes métropoles.” Pierre Marsaleix se défend que ce “renouveau” du village se soit fait grâce à l’affaire de Tarnac. En tout cas, il y a eu vraiment au moins au début, un phénomène de "pèlerinage".


  • Procès Tarnac : Yldune Lévy espère « huit relaxes », et dénonce dix ans de « manipulation policière »
    https://www.franceinter.fr/justice/proces-du-groupe-de-tarnac-yldune-levy-espere-huit-relaxes-et-denonce-di

    Comment est-ce que vous avez vécu ces dix ans de procédure ?

    Une procédure judiciaire qui n’en finit pas, comment vous dire, cela pollue et cela colonise l’existence. Et ce n’est pas parce que la qualification terroriste est tombée que les méthodes antiterroristes, elles, ont disparu. Et pour simple preuve, on vient d’apprendre que les policiers réclament l’anonymat à l’audience, comme la loi de 2015 sur le renseignement le leur permet, et ce qu’il faut comprendre c’est que dès lors qu’on mélange le renseignement et le judiciaire, c’est toujours le renseignement qui gagne. C’est assez simplement ce qu’on appelle une police politique, et la plus belle illustration que je connaisse c’est un film qui s’appelle « La vie des autres » que je conseille à tout le monde de regarder.

    Pourquoi c’est un problème pour vous que les enquêteurs viennent témoigner au procès de manière anonyme ?

    C’est un problème parce qu’on ne peut pas être confrontés aux personnes qui nous ont accusés de certaines choses. Pour vous donner un exemple concret, dans notre affaire il y a certains policiers qui ont des dons d’ubiquité on pourrait dire, c’est-à-dire qu’en même temps qu’ils prétendent être en surveillance sur Julien et moi, au même moment ils signent un PV à Levallois-Perret, donc comment font-ils pour être à deux endroits en même temps ?

    Dix années d’une telle procédure, je pense que cela ne laisserait personne indemne, la justice c’est quelque chose qui suspend votre existence et confisque toute capacité à vous projeter dans le temps, sur quelque plan que ce soit. Moi j’ai 35 ans aujourd’hui, j’en avais à peine 25 au moment de mon arrestation, ce qui représente un tiers de mon existence. Moi ce que j’attends de ce procès c’est tout simplement la relaxe, je dirais même plus, huit relaxes.

    #Tarnac


  • La Parisienne Libérée : « Tarnac et l’Etat nucléaire » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/110318/la-parisienne-liberee-tarnac-et-l-etat-nucleaire?onglet=full

    Au menu de ce nouveau mix consacré au procès de l’affaire dite « de #Tarnac », dont le procès débute à partir de mardi 13 mars au tribunal correctionnel de Paris : le silence sur la question des transports nucléaires, l’échec des projets d’enfouissement des déchets radioactifs en Allemagne, une lecture de la revendication des sabotages, le fiasco policier du « crochet doré » et la complicité entre police et justice dans la répression des luttes politiques.


  • Tarnac : 10 ans d’une affaire hors-norme
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/03/11/01016-20180311ARTFIG00058-tarnac-10-ans-d-une-affaire-hors-norme.php

    L’affaire dite « de #Tarnac » a éclaté en novembre 2008 avec les sabotages de lignes TGV. Les pouvoirs publics y voient la résurgence du terrorisme d’extrême gauche et procèdent à l’arrestation d’une dizaine de personnes qui ont toujours nié leur implication. L’affaire provoque un emballement médiatique où chaque jour vient offrir son lot de révélations. Retour sur 10 ans d’une affaire sans précédent alors que s’ouvre mardi 13 mars son procès.


  • Tarnac : une affaire avec de nombreuses zones d’ombre
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/03/10/01016-20180310ARTFIG00042-tarnac-une-affaire-avec-de-nombreuses-zones-d-omb

    L’affaire de #Tarnac survient à un moment charnière pour les services de renseignement, alors en pleine réorganisation. RG (Renseignement généraux) et DST (Direction de la surveillance du territoire) fusionnent au début de l’été 2008 pour former la DCRI, un « FBI à la française ».

    Dans les mois qui précèdent cette redistribution des cartes, les RG, qui craignent d’être lésés au cours du mariage, font valoir auprès de la ministre de l’Intérieur de l’époque, Michèle Alliot-Marie, l’existence de groupes d’extrême gauche potentiellement violents et dont la surveillance est le cœur de leur métier. De là à en exagérer l’importance ? C’est l’une des questions que ne manqueront pas de poser les avocats de la défense au cours du procès.