• « Sans renouement avec le vivant, il n’y a pas de sortie du technocapitalisme »
    https://reporterre.net/Sans-renouement-avec-le-vivant-il-n-y-a-pas-de-sortie-du-technocapitalis

    Ode au vivant et à ceux qui luttent pour renouer avec lui, « Les Furtifs », troisième roman de l’auteur de #science-fiction #Alain_Damasio, vient de paraître. Reporterre a évoqué avec lui les Zad, les luttes écologiques, les Gilets jaunes, et les pistes pour faire émerger ce qu’il appelle « une politique du vivant ».

    Déjà, une ligne très classique mais sur laquelle il faut insister : l’ultralibéralisme. On a marchandisé l’amitié avec Facebook, on a marchandisé l’amour, l’éducation, le monde associatif, la générosité en faisant des plateformes sur lesquelles on prélève des pourcentages sur les dons. On est dans un monde où l’empire du marché s’enfile dans toutes les failles.

    Je voulais montrer cela et l’appliquer au domaine urbain. Les villes empruntent de l’argent sur le marché bancaire international, aux banques privées. Paris est côté triple A, mais, le jour où elle est cotée triple B, il y a des risques de faillite. La stratégie du capital est toujours la même, c’est-à-dire dégrader les services publics en disant que les gens ne veulent pas payer d’impôts, puis les faire gérer par les multinationales. C’est potentiellement ce qui peut se passer dans les villes. Mais seules celles qui sont rentables sont réinvesties par le capital. Paris, c’est LVMH qui la rachète, Cannes, c’est la Warner, la capitale de la gastronomie, Lyon, est rachetée par l’empire de la bouffe Nestlé, donc c’est Nestlyon, et puis, Orange est racheté par Orange, et ils en font une smart city. Je voulais montrer aux gens ce qui vient.

    J’habite Marseille depuis dix ans et c’est une ville où, comme les inégalités sont très fortes, pour des raisons sécuritaires se créent des îlots privatisés dont l’accessibilité est gérée par des technologies. Pour moi, couplé avec la smart city, c’est le prototype de la ville de demain.

    #livre

  • La #recette très secrète de #Tinder
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/03/28/la-recette-tres-secrete-de-tinder_5442513_4408996.html

    L’un des exemples du brevet évoque ainsi la possibilité qu’un homme âgé de dix ans de plus et disposant d’un plus gros #salaire qu’une femme soit davantage susceptible d’être montré dans Tinder à cette femme, que l’inverse. Car, selon ce brevet, une femme de 30 ans gagnant peu d’argent serait davantage attirée par un homme âgé et riche. Et un homme de 30 ans gagnant peu d’argent n’aurait que peu de chances d’aimer une femme plus âgée rémunérée davantage que lui. Une vision que dénonce fortement dans son livre Judith Duportail, qui rappelle que de nombreuses #applications_sociales sont conçues par des ingénieurs masculins, en #Californie, répercutant des #stéréotypes_masculins.

    #machisme
    #sugar_daddy

  • Les logiques algorithmiques de la #rencontre en ligne sont moins sophistiquées que les logiques sociales
    http://www.internetactu.net/2019/03/28/les-logiques-algorithmiques-de-la-rencontre-sont-moins-sophistiquees-q

    Sociologue à l’Institut national d’études démographiques (Ined), Marie Bergström vient de publier Les nouvelles lois de l’amour : sexualité, couple et rencontres au temps du numérique (La découverte, 2019). Un ouvrage dont le grand apport est d’analyser les transformations apportées par le numérique dans le domaine des relations amoureuses, sexuelles et (...)

    #Articles #Interviews #Recherches #sociologie

  • « 5 mn pour les victimes, 5 mn pour les bourreaux ». Le démon de la #symétrie – La pensée du discours

    https://penseedudiscours.hypotheses.org/14153

    Ça date de 2017 mais c’est très actuel et très intéressant.

    Le désir de symétrie, outil de l’idéologie

    Il existe effectivement un désir de symétrie qui semble être le moteur de bien des discours, et ce, quand bien même et, pourrait-on dire, surtout, quand les deux éléments d’une opposition en miroir ne relèvent pas du même ordre, n’appartiennent pas à la même catégorie, ne se situent pas dans le même contexte, bref, ne sont pas comparables. La destruction des Juif.ve.s d’Europe par le régime nazi fournit une sorte de métaréférence pour dire cet argument, qui a plusieurs formulations ordinaires. Celle qui inspire le titre de ce billet, « 5 minutes pour les juifs, 5 minutes pour Hitler », est une dénonciation ironique d’une symétrisation absurde et monstrueuse, reposant sur l’argument des torts partagés : chaque camp aurait le même temps pour défendre ses positions, dans une sinistre mise en scène de répartition des fautes. Elle est attribuée à Jean-Luc Godard, à propos de l’objectivité à la télévision, et circule sous la forme suivante : « L’objectivité à la télévision, c’est 5 minutes pour Hitler, 5 minutes pour les Juifs ».

  • N°4 #Zelig RTM - (H)acktivismes : l’information veut toujours être libre - samedi 17 mars 2018, 11h-13h

    Conception : Peggy Pierrot (chercheuse indépendante), Philippe Rivière (journaliste), animation : Peggy Pierrot @supergeante, intervenant.es : Geert Lovink (théoricien des média @geert), Aris Papatheodorou (Réseau Samizdat @aris), Philippe Rivière (@fil), Marie Lechner (Gaîté lyrique)

    Peggy Pierrot rappelle la genèse des rencontres Zelig au début des années 2000 qui ont permis de développer un discours alternatif aux média dominants et de créer des « média tactiques ». Puis le court « Internautes » de #Nathalie_Magnan est projeté. Les intervenant.es abordent alors la nécessité pour les « réseaux des réseaux » de développer un discours critique, des actions stratégiques (s’extraire du Cloud, créer des plateformes opensource, relever le défi d’un web ouvert), des positions dialectiques (lien entre machines/usages et identités/subjectivités), des réseaux de pairs égaux, le tout face aux GAFA. Il est également question de ponts entre les générations et de préservation des lieux indépendants dont certaines initiatives (Lundi matin, Rebellyon, Seenthis, Mastodon, Framasoft, Les Chatons, Ronja, Mesh, Guifi, Freifunk, Athens Wireless Metropolitan Network, Consume.net, Call, etc.) sont des exemples.

    https://vimeo.com/325920764

    #conférence #internet #web_indépendant #cccp

  • Il est urgent de dépasser le clivage gauche-droite
    http://www.dedefensa.org/article/il-est-urgent-de-depasser-le-clivagegauche-droite

    Il est urgent de dépasser le clivage gauche-droite

    Les grands médias alliés aux oligarques continuent de nous prendre pour des ânes en mettant en scène un combat simulé entre la gauche et la droite. Et, certains chroniqueurs en rajoutent en souhaitant que la jeunesse sorte de sa torpeur actuelle afin de reprendre goût à cette politique des apparences qui aura contribué à berner leurs parents. Parce que les clivages auxquels nous sommes habitués nous empêchent de poser les bons diagnostics sur les maux qui gangrènent nos sociétés.

    Les patriotes qui se battent pour la survie de leur nation doivent éviter de tomber dans le piège des catégories politiques.

    Une réalité qui dépasse les clivages politiques

    Le politologue Arnaud Imatz, invité à débattre de la question sur le site de réflexion Le Cercle Aristote, (...)

    • « Les patriotes qui se battent pour la survie de leur nation » sont clairement de droite (droite-droite) s’ils se posent la question en ces termes. Je ne sais même pas pourquoi on continue à avoir ce flux RSS ici.

    • C’est peut-être le mot « survie » ici qui pose problème mais c’est le thème recherché du site j’ai l’impression. La question de survie en temps de crise dans un climat d’exclusion social peut faire du bien à entendre.

  • Votre monde réel | blogschizo
    https://blogschizo.wordpress.com/2019/03/06/votre-monde-reel

    Longtemps, j’ai souffert d’être enfermée dans l’autre monde. Mais je n’étais pas prête à en sortir à tout prix. Rétablir la communication par la contention, comme le prône certains soignants, ça ne m’intéresse pas. Je préfère qu’on me laisse dans mon monde. Je n’ai pas envie de parler avec quelqu’un qui ne peut pas communiquer autrement qu’en attachant. Ni avec quelqu’un qui ne peut aimer qu’en tuant.

    Maintenant, je suis soulagée d’avoir vécu dans l’autre monde. Parce que je sais qu’il n’y a pas qu’une réalité.

    Sur un mur de ma chambre, j’ai toujours cette phrase d’un auteur dont j’ai oublié le nom : « Vous sur une rive, moi sur l’autre, nous resterons des étrangers ».

  • La Ligue du LOL, la prescription ne tient plus qu’à un tweet - Pénal | Dalloz Actualité
    https://www.dalloz-actualite.fr/node/ligue-du-lol-prescription-ne-tient-plus-qu-un-tweet

    La prescription et l’oubli

    Traditionnellement, la prescription et l’oubli sont intimement liés. Le principal argument relatif à l’oubli considère qu’au fil des années, la tourmente se dissipe, les conséquences de l’infraction s’évanouissent et l’agitation collective disparaît. Ainsi, la prescription consacrerait juridiquement la fin du trouble à l’ordre public. Cela revient à supposer que, si l’agitation a disparu, le déclenchement de l’action publique aurait pour unique effet la réouverture de blessures cicatrisées.

    Parallèlement, l’oubli se manifeste sous une autre forme, celle de l’apaisement de la victime. Selon cet argument, la victime n’aurait plus besoin de réponse pénale, passé un certain temps.

    Toutefois, fonder l’institution sur la notion d’oubli rencontre rapidement quelques limites. En effet, nous évoluons dans une société hypermnésique car avant tout médiatique. Défiant l’effet du temps, internet peut faire ressurgir des événements que le législateur considérait pourtant comme « oubliés ». En témoignent les faits d’espèce, puisque ces cyberharcèlements réapparaissent après plusieurs années de silence. Rien ne s’efface. De même, il est difficile d’interpréter le silence comme un apaisement ou une renonciation. L’esprit humain ne semble pas si limpide et l’on sait pertinemment que nombreuses peuvent en être les causes. La peur, la culpabilité, le refoulement… Rien ne permet d’affirmer que tout silence signifie renonciation et oubli. User de celui de la victime pour fonder la prescription serait en abuser. À cet égard, les révélations concernant la Ligue du LOL illustrent parfaitement le fait que les victimes étaient loin d’avoir oublié. Des années après, les blessures n’étaient toujours pas cicatrisées.

    La situation semble plus complexe qu’il n’y paraît, « “la grande loi de l’oubli” n’apparaît plus dans notre société, tout à la fois société médiatique et de mémoire, comme une loi sociale si évidente qu’elle puisse fonder la prescription de l’action publique »10. Il nous est donc permis de nous interroger sur la connexion qui peut être faite entre prescription et sanction. Prescription pour mettre fin à la sanction, mais également prescription en tant que sanction.

    La prescription et la sanction

    Autour de l’idée de sanction gravitent deux fondements usuellement rattachés à la prescription. Le premier recouvre un aspect moral et touche au délinquant lui-même. Il se déduit de l’idée selon laquelle la vie du délinquant en attente d’une potentielle poursuite ne peut être qu’une vie effroyable, faite de crainte et d’angoisse. Finalement, une sanction en soi.

    À l’inverse, le second fondement s’éloigne du délinquant pour se rapprocher du ministère public. Il cristallise l’idée selon laquelle la prescription servirait à sanctionner le parquet pour son inaction et sa négligence, celle de ne pas avoir agi dans le temps imparti.

  • A Jérusalem, des Palestiniens expulsés de chez eux au profit de colons israéliens AFP - 17 Février 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_a-jerusalem-des-palestiniens-expulses-de-chez-eux-au-profit-de-colons-is

    Une famille palestinienne a été expulsée dimanche de sa maison dans la Vieille ville de Jérusalem au profit de colons israéliens, a constaté un photographe de l’AFP.

    Des affrontements ont éclaté entre les habitants du quartier, situé dans la partie palestinienne de Jérusalem, et la police peu après qu’une dizaine de colons israéliens ont investi la bâtisse, protégés par les forces de l’ordre.

    La maison était habitée par sept membres de la famille Abou Assab qui avait reçu un ordre d’éviction lui laissant jusqu’au 12 février pour quitter les lieux, selon l’ONG israélienne Ir Amim. Les Abou Assab y vivaient depuis les années 1960, d’après l’ONG.

    Le bâtiment appartenait à une famille juive avant la guerre de 1948, date de la création d’Israël, selon l’ONG israélienne La Paix Maintenant, qui lutte contre la colonisation par Israël des Territoires palestiniens.

    Expulsée de leur maison dans un autre quartier de Jérusalem en 1948, la famille Abou Assab s’était alors installée dans cette maison dont les habitants juifs avaient fui, a indiqué l’ONG dans un communiqué.


    Des policiers israéliens arrêtent un membre de la famille palestinienne Abou Assab, qui proteste contre son éviction de leur maison dans la Vieille ville de Jérusalem-est, le 17 février 2019 - © AHMAD GHARABLI

    Retour des Juifs
    Grâce à une loi israélienne permettant le retour des Juifs dans leurs propriétés à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, des colons israéliens ont pu s’installer après un recours en justice au nom de la famille juive propriétaire avant 1948, selon l’ONG.

    L’annexion de Jérusalem-Est n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. D’après la loi israélienne, les Palestiniens ne peuvent pas réclamer les propriétés qu’ils ont abandonnées ou dont ils ont été chassés en 1948.

    « On habite là. C’est ma maison, c’est toute ma vie », s’est écriée devant les journalistes Rania Abou Assab, tandis que les colons, surplombant la foule, hissaient déjà des drapeaux israéliens tout autour de la terrasse.

    « Ils ont tout pris », a-t-elle ajouté avant de s’effondrer en pleurs, ses effets personnels se trouvant toujours dans le domicile auquel elle ne peut plus accéder.

    Mme Abou Assab a indiqué que son fils de 15 ans et son mari avaient été arrêtés après leur éviction. La police israélienne a confirmé l’arrestation de deux personnes pour « avoir perturbé les activités de la police », ne précisant pas si elles avaient été libérées depuis.

    A Jérusalem-Est, « presque toutes les propriétés qui appartenaient à des Juifs avant 1948 sont menacées » de voir leurs occupants palestiniens expulsés, a indiqué Hagit Ofran de La Paix Maintenant, assurant que des dizaines de maisons dans la Vieille ville avaient fini par aboutir depuis les années 1980 aux mains de colons israéliens.

    A Jérusalem-Est, environ 70 familles palestiniennes dans le quartier de Sheikh Jarrah et quelque 700 personnes dans le quartier de Silwan sont menacées d’expulsion car leurs propriétés appartenaient à des Juifs avant 1948,selon Mme Ofran.

    #palestine #jérusalem #Jérusalem-Est #israël #colonisation #israel #colonisation #apartheid

  • Security Token Offerings — The New Kid On The Block
    https://hackernoon.com/security-token-offerings-the-new-kid-on-the-block-e691397ea74b?source=rs

    Security Token Offerings — The New Kid On The BlockFamiliar with ICOs? That’s great. But it’s time to move on because something new has just arrived to the neighbourhood: Security Token Offerings.Photo by Breno AssisInitial Coin Offerings (ICOs) have proven themselves effective in raising funds for entrepreneurs all around the globe. Despite the bearish trend in the #cryptocurrency market, there were 2.5 times more ICOs that successfully raise money in 2018.While the number of ICOs showed promising growth last year, the amount of money raised by all those projects only increased by 15% compared to 2017. Overall, the nearly one thousand projects that managed to convince investors in 2018 put together $12 billion.There is more. Only in the fourth quarter, the amount of Total Funds Raised declined (...)

    #token-sale #ico #blockchain #security-token

  • Pourquoi la levée de l’anonymat sur Internet ne mettra pas fin aux délits en ligne
    https://www.marianne.net/societe/pourquoi-la-levee-de-l-anonymat-sur-internet-ne-mettra-pas-fin-aux-delits-

    Un anonymat déjà très relatif

    Le levée de l’anonymat, une mesure miracle ? Renseignements pris, pas si sûr. Dans les faits, il s’agit déjà d’une notion très relative sur internet. Hormis quelques hackeurs insaisissables, l’immense majorité des internautes, qui sèment des petits cailloux à longueur de navigation, sont déjà traçables sur internet et peuvent être retrouvés, à condition de s’en donner les moyens. « Les gens qui le veulent peuvent se rendre plus difficilement traçable sur internet, mais ce n’est pas pour tout le monde, ce n’est pas à la portée du petit apprenti djihadiste », nous confirme Stéphane Bortzmeyer, ingénieur en réseaux informatiques. Ne laisser aucune emprunte en ligne relève, selon ce militant des libertés sur internet, de la gageure. « L’anonymat sur internet, ça revient au mode de pensée d’un espion en territoire ennemi, à la moindre erreur, vous êtes démasqué. Ça demande une mentalité paranoïaque. »

    Anonymat = violence ? Une idée reçue

    Hélas, allouer des moyens supplémentaires pour permettre à la police de retrouver les délinquants du web, et aux tribunaux de les condamner, n’aurait rien d’une solution miracle mettant fin à la haine sur la toile. En effet, le secret de l’identité civile sur internet ne semble pas corrélé avec le fait d’être plus ou moins violent en ligne. « Ce n’est pas le pseudo qui va faire le comportement déviant », insiste Lucile Merra. « Ces comportements violents préexistent à Internet. (…) Cela relève d’un comportement malsain de certains individus au sein de leur environnement social. »

    Une étude de juin 2016, publiée par équipe de chercheurs de l’Université de Zurich, tend à montrer que dans le contexte d’une polémique en ligne, l’anonymat ne démultiplie pas systématiquement l’agressivité des internautes. Au contraire, sur les 532197 commentaires analysés, tous postés sur une plateforme de pétitions en ligne allemande entre 2010 et 2013, les internautes écrivant sous leurs véritables identités étaient plus agressifs que ceux recourant à l’anonymat. La même année, une étude de l’université d’Etat du Michigan a également montré que, selon les données compilées dans 16 études scientifiques sur la question, les individus « sont en fait plus sensibles aux normes collectives d’un groupe lorsqu’ils sont moins identifiables par les autres membres de ce groupe ».

    L’idée selon laquelle le fait de se cacher derrière un avatar confèrerait aux internautes un sentiment d’impunité, qu’ils se penseraient alors invulnérables et profiteraient de la situation pour se livrer à un certain nombre de dérives, tiendrait ainsi de l’idée reçue. « Le sentiment d’impunité tient plus à qui vous êtes et d’où vous parlez qu’au fait que vous le fassiez sous pseudonyme. Un homme blanc éduqué pourra par exemple se sentir davantage autorisé à tenir certains propos », avance Stéphanie Wojcik, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-Est Créteil. Tristan Nitot, auteur du livre Surveillance, les libertés au défi du numérique, abonde en ce sens : « Le discours de haine ou le harcèlement surviennent quand ils sont considérés comme socialement acceptables, voire fédérateurs, au sein d’un groupe qui partage les mêmes opinions. » Le vice-président du moteur de recherche français Qwant pointe en outre une « inconscience » des internautes. "Je pense que le premier facteur du sentiment d’impunité, c’est le rapport au numérique, perçu à tort comme un domaine « virtuel », plutôt que le fait de porter un pseudonyme", explique-t-il. « Dans un café, je suis inconnu, anonyme, et pourtant je ne tiens pas de discours haineux. A l’inverse, les membres de la Ligue du LOL ne portaient pas de pseudonyme pour la plupart. »

    Une voie royale pour les Gafam

    Cependant, donner voix au chapitre aux géants du web sur ces questions, notamment en leur fournissant davantage d’éléments concernant l’identité de leurs utilisateurs, ne va pas sans de vives inquiétudes. Stéphane Bortzmeyer s’alarme du pouvoir exorbitant qui serait entre les mains de ces structures : « Les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) ont déjà trop d’informations, et on veut en faire les auxiliaires privés de l’Etat dans le contrôle des identités en ligne ! L’obsession du contrôle de l’internet mène à oublier à quel genre de sociétés on veut confier notre surveillance. On ne peut pas reprocher à Facebook de collaborer avec le gouvernement chinois pour contrôler qui fait quoi, si on fait la même chose chez nous. »

    Pour ces raisons, la « levée progressive de toute forme d’anonymat », tel qu’Emmanuel Macron l’avait initialement envisagé, a de quoi faire frémir quant aux rôles de ces entreprises privées, expose Tristan Nitot. « Aujourd’hui, sur Facebook, de nombreuses personnes se sont exprimées sur les gilets jaunes. Chacune a été identifiée, ça se fait automatiquement, par des robots qui analysent les données et des algorithmes de deep learning. Le métier de Google, c’est de tout savoir sur vous. Facebook ou Google sont conçus, structurellement, pour offrir un ciblage très fin à des annonceurs, c’est leur modèle commercial. Que vous ayez un pseudonyme ou non, on pourra vous cibler sur internet. Or, la question des identités appartient à l’Etat, pas aux entreprises. »

    Si le projet de loi qui sera présenté en mai prochain n’est que la première étape de cette « levée progressive » de l’anonymat, le poids des Gafam ne sera que l’un des problèmes qui se posera aux citoyens. Ne plus pouvoir se cacher sous un pseudonyme est loin d’aller soi en matière de liberté d’expression. « Si on va vers l’interdiction de l’anonymat, on va vers beaucoup plus de discrimination, avec des gens au statut social particulier - policiers, professeurs, hauts fonctionnaires ou anciens détenus - médiatisés ou non, qui pourraient devenir victimes de harcèlement, voire mis au ban de groupes sociaux », nous détaille Maryline Laurent, professeur à Telecom sup Paris et auteur du livre La gestion des identités numériques.

    #Anonymat #Identité_numérique #Liberté_expression #Stéphane_Bortzmeyer #Tristan_Nitot

  • #1990
    http://www.radiopanik.org/emissions/pbg/1990

    Une PBG à nouveau exploratoire, parcourant les allées du temps, remontant vers notre passé, trottinant, désinvolte, les yeux dans le rétroviseur.

    L’année 1990, une année transitoire, une année qui annonce à de nombreux titres la fin de l’innocence et de l’hystérie cocaïno-capitaliste des annés 80, un pied encore dedans, mais déjà un pied dehors, dans le brouillard héroïno-post-historique des années 90. Des formes musicales qui s’affinent, d’autres qui atteignent leur apex, des naissances, des morts, de l’art, des fringues ridicules, c’était tout ça 1990, tout ça et bien plus encore !

    Et c’est justement cette année 1990 que nous allons ausculter sans pitié.

    Donc cachez ce GSM que nous ne saurions voir, et laissez-vous embarquer dans le passé.

    Let’s (...)

    #Rock #Hip-Hop #House #Fassean #Guerres #choucroute #chaos #Rock,Hip-Hop,House,Fassean,Guerres,choucroute,1990,chaos
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/pbg/1990_06213__1.mp3

  • Mega-thread sur « La ligue du lol »

    https://www.reddit.com/r/france/comments/ap2luk/megathread_sur_la_ligue_du_lol

    Bonjour,

    Je propose de faire un mega-thread pour concentrer en un seul lieu les articles, tweets et discussions autour de l’affaire de la Ligue du lol (merci à u/thefoxinmotion pour son aide). N’hésitez pas à poster les éléments que vous avez. J’essayerais d’updater le post au fur et à mesure pour que ça reste bien lisible.

    Pour celleux qui n’ont pas suivi : la « Ligue du lol » était, il y a une dizaine d’années, un groupe composé d’hommes, principalement des journalistes, très en vu sur twitter et qui faisait subir un harcèlement immonde aux femmes, féministes, personnes racisées et LGBT. L’affaire a été ressuscitée il y a quelques jours par un article (au demeurant très critiquable) de Libé, et depuis une discussion émerge sur le sujet sur twitter. Il s’avère que certains des journalistes/rédac chef les plus en vue, dirigeant des journaux « de gauche » soit-disant féministes, font partie d’une clique de harceleurs qui avait entre autre pour habitude de poster des photo-montage porno des femmes harcelées. Soulignons d’ailleurs que cette ascension sociale a probablement été aidée par cette pratique du harcèlement qui 1) permettait de marginaliser ou d’écarter de la profession les femmes victimes et 2) construisait un réseau de connivence et solidarité masculine. Les femmes témoignent de ce qu’elles ont subi et de l’impact dévastateur que ce harcèlement a eu sur leurs parcours pro et leurs vies. Les agresseurs font pour certains de pseudo excuses. On attend toujours les réparations et les licenciements : Mélusine compare très justement ça à l’affaire Meklat, qui s’est fait ostraciser par toute la presse pour bien moins pire.

  • #LigueDuLoL
    Laughing out loud
    Nous étions de sacrées merdes qui n’avions même pas la bêtise comme excuse.

    https://www.linkedin.com/pulse/laughing-out-loud-baptiste-fluzin

    Nous étions de sacrées merdes qui n’avions même pas la bêtise comme excuse. Des merdes cyniques. Des merdes bien conscientes d’avoir de fortes chances de nous en tirer. Et maintenant nous voilà devenues de sacrées merdes qui avons bien appris. Appris à parler une langue policée, à faire des excuses au conditionnel, comme les pires politiciens, producteurs de cinéma, sportifs de haut niveau... On joue le mauvais spectacle contemporain de la contrition pour pouvoir passer à la suite d’autant plus vite et la suite, c’est le retour à la normale.

    Peut-être me suis-je éloigné de ce groupe plus tôt que d’autres. Peut-être ai-je essayé, dans l’ombre, par certaines de mes actions, de compenser ce que j’avais pu faire à l’époque. Tâche impossible. Aucun mérite. Je dois tout à la patience infinie d’un couple d’amis qui m’ont éduqué, donné à lire ce que j’avais soigneusement évité de lire jusqu’ici. Je ne leur serai jamais assez reconnaissant. A eux et à toutes celles qui font le travail de documenter, expliquer, répéter inlassablement alors qu’elles auraient toutes les raisons de l’être.

    #harcelement #meute #masculinisme #domination

  • J’ai, il y a huit ans, et pendant plusieurs années, été harcelé par la Ligue du Lol | Benjamin LeReilly
    https://medium.com/@LeReilly/jai-il-y-a-huit-ans-et-pendant-plusieurs-ann%C3%A9es-%C3%A9t%C3%A9-harcel%C3

    Tout le monde savait, à l’époque, tant qui en était que ce qu’ils faisaient. Les membres les moins virulents savaient ce que faisaient les membres les plus virulents. J’ai reçu des messages insultant des deux tiers des membres, ceux-là même qui se défendent d’avoir fait usage de comptes fakes ou de ne pas avoir participé hors du groupe. J’ai, plusieurs années après, reçu régulièrement des pics de la part de membres, ceux-là même qui disent avoir quitté le groupe il y a bien longtemps. Tous, ou presque, mentent. Source : Relevé sur le Net...

  • Google Takes Its First Steps Toward Killing the URL | WIRED
    https://www.wired.com/story/google-chrome-kill-url-first-steps

    The Chrome team’s efforts so far focus on figuring out how to detect URLs that seem to deviate in some way from standard practice. The foundation for this is an open source tool called TrickURI, launching in step with Stark’s conference talk, that helps developers check that their software is displaying URLs accurately and consistently. The goal is to give developers something to test against so they know how URLs are going to look to users in different situations. Separate from TrickURI, Stark and her colleagues are also working to create warnings for Chrome users when a URL seems potentially phishy. The alerts are still in internal testing, because the complicated part is developing heuristics that correctly flag malicious sites without dinging legitimate ones.*

    For Google users, the first line of defense against phishing and other online scams is still the company’s Safe Browsing platform. But the Chrome team is exploring complements to Safe Browsing that specifically focus on flagging sketchy URLs.
    Google

    “Our heuristics for detecting misleading URLs involve comparing characters that look similar to each other and domains that vary from each other just by a small number of characters,” Stark says. “Our goal is to develop a set of heuristics that pushes attackers away from extremely misleading URLs, and a key challenge is to avoid flagging legitimate domains as suspicious. This is why we’re launching this warning slowly, as an experiment.”

    #internet #Google #disruption

  • The Nazis and your privacy / Boing Boing
    https://boingboing.net/2019/01/21/census-and-genocide.html

    Roderick Miller is a US-born historian living in Berlin and the chairman of the nonprofit organization Tracing the Past, whose online project Mapping the Lives ties personal biographies of those persecuted by the Nazi regime with interactive street maps.

    The Nazi German government conducted a census on 17 May 1939 in which a special “supplementary card” was included, where every person had to list if each of their four grandparents was Jewish or not. In the 1980s, a census was conducted in West Germany that led to a lot of resistance from the left, including massive street demonstrations. Several academic works about the planned 1980s census were published at the time, in which the thesis was put forth that the Nazis misused the 1939 census data to create the deportation lists to send the Jews to concentration camps and their subsequent deaths. The resistance to the 1980s census led to its being delayed from the original date of 1981 until they finally managed, in 1987, to meet the criteria put forth by a decision of a 1983 German Supreme Court which severely limited the extent to which the private data of individuals could be used.

    Later research, however, proved that although the Nazis did, in the end, misuse the 1939 census data, in that they sent the “supplementary cards” of people with Jewish grandparents to the local police (ie Gestapo) registration offices throughout Germany, this only happened in late 1941 and 1942. Not only were the deportations already in full operation by this point, but by this time the data on the “supplementary cards” was largely no longer valid — many Jews had already been deported, and most of those who remained had been forced in the interim to move into smaller, crowded apartments, so-called “Jew houses.”

    The 1939 census data was not needed to create deportation lists by 1941/1942 anyway, since the Jewish communities had been forced by the Gestapo to make card indexes of all known Jewish people. These card indexes — it was a typical Nazi tactic to force the people they were persecuting to directly assist in their own persecution — were usually the basis of the deportation lists. In some cases, the Jewish community was itself forced to write the deportation lists and decide who could remain and who got on the train.

    Today we don’t need the Gestapo to force us to give up our personal data, we offer it up voluntarily to social media like Facebook or major US government contractors for the military and intelligence communities like Google. Many people offer their data up to maintain their social presence on the internet or merely for convenience. The standard reply to this is often “I don’t have anything to hide,” but that’s based upon the assumption of a government that respects personal privacy and doesn’t arrest people based on their political opinions, sexual preferences, or lifestyle choices.

    If the Nazis had had access to personal data the same way that these corporate conglomerates do today, there would likely have been very few survivors of the persecution of people for their race, political stance, sexual preference or for the fact that they were somehow seen as physically or mentally handicapped.

    https://www.tracingthepast.org

    https://www.mappingthelives.org

    #cartographie #nazis #vie_privée #Volkszählungsurteil

  • Infographic: 4,000 Years Of Human History Captured In One Retro Chart
    https://www.fastcompany.com/1673266/infographic-4000-years-of-human-history-captured-in-one-retro-chart

    If time is a river, the Histomap, created by John B. Sparks and first published by Rand McNally back in 1931, is a raging Mississippi. In that massive river of time, each of humanity’s great civilizations becomes a confluence that ebbs, wanes, and sometimes ebbs again, each a separate current in a river that inexorably rages down to the mouth of the present day.

  • Sortir ses griffes face à la fin du monde
    3 février 2019

    Le futur sera catastrophique. Les signes se multiplient en ce sens, les modèles scientifiques, aussi différents soient-ils, convergent vers le même résultat. Les terribles dérèglements climatiques annoncent la fin de l’humanité, si des événements politiques ou guerriers ne les précèdent pas.

    Face à cette situation, Pierre-Henri Castel1 suggère que nous avons au moins une chance : pour une fois, nous pouvons faire l’effort de penser en-dehors de notre présent, et à partir de ce sombre futur. Dans cette optique, son petit livre Le Mal qui vient s’efforce de questionner la nature complètement nouvelle du Mal qui ne manquera pas de s’imposer dans un monde où l’horizon de l’humanité se restreint à celui des survivants. Ce qui ne va pas sans la nécessité de penser à ce que pourrait être un Bien « avec des crocs et des griffes » qui viendrait s’y opposer. L’auteur a bien voulu répondre à nos questions.

    https://grozeille.co/sortir-ses-griffes-face-a-la-fin-du-monde

  • Il est un centre de rétention où un policier aime enfoncer son index dans l’anus des étrangers retenus (précision : sans leur consentement).
    Il est un centre de rétention où, dans la cellule d’isolement (le mitard), des policiers ont menotté les poignets d’une personne aux barreaux d’une chaise, lui ont mis un casque en mousse, ont shooté dans cette chaise et ont laissé cet homme ainsi à terre 6 heures durant en passant régulièrement pouffer devant lui pour le provoquer.
    Il est un centre de rétention où ce soir, après avoir témoigné de manière anonyme à la radio par téléphone, un retenu a été menacé par le directeur qui l’accuse (à tort) d’être le meneur de la grève de la faim qui y a démarré hier soir suite à d’autres graves violences subies par un autre retenu et à des brimades collectives.
    Ce centre de rétention, c’est celui de Oissel (près de Rouen).
    Nous y sommes allées hier et pouvons témoigner que l’arbitraire y fait rage.
    Merci à tous les journalistes / politiques / élus / militant.e.s que vous connaissez d’appeler le directeur afin de lui faire savoir qu’il doit arrêter IMMÉDIATEMENT de laisser son personnel se défouler sur les 40 retenu.e.s dont il est RESPONSABLE.
    Merci d’avertir qui vous semble judicieux.se
    C’est très urgent !

    Oissel / Cabines téléphoniques en zones de vie des personnes retenues :
    Zone hommes isolés : 02.35.68.61.56
    Zone femmes et familles : 02.35.69.09.22

    Standard CRA : 02.32.11.55.00

    Route des Essarts, 76350 Oissel
    Visite aux personnes retenues :
    Lundi au dimanche : 9h à 11h30 et 14h à 17h
    Se présenter au moins ½ heure avant la fin des visites

    (Post publié par Valérie Osouf vendredi11 janvier 2018 sur FB)

    #rétention #étrangers #violences_policières #grève_de_la_faim #Oissel

    • Paroles et Revendications des retenus du bâtiment hommes du CRA de Oissel

      12 janvier 2019

      « Hier a un vieux gars d’ici qui mangeait lentement, les policiers lui ont mis la pression pour qu’ils finissent plus vite : "Hé India ! Hé India ! Dégage ! Il te reste plus qu’une minute".

      « Ici on nous respecte pas. Pour boire de l’eau c’est aux toilettes...

      « Si tu tombes malade, c’est qui qui te soigne ? Pas la police en tout cas ! On nous traite comme des animaux et pendant les visites la porte continue d’être ouverte et les policiers écoutent tout ce qu’on dit. Ils nous empêchent tout contact physique avec nos proches, même de faire
      la bise à ta femme.

      « Ici il y a eu des histoires de viols pendant la fouille. On a décidé de pas tout casser. Parce qu’on veut pas se faire accuser "d’anciens taulard vénères", pourtant y a de quoi ici.

      « Ici tu peux même pas cantiner et la bouffe est vraiment dégueulasse.

      « Ici il y a plein de profils différents, travailleurs ceux avec un titres de séjour d’un autre pays mais que l’État veut quand même déporter au pays. Puis y a plein de nationalités enfermées ! Chez les femmes aussi, la bas c’est la galère.

      « Même quand t’as ton passeport et que tu veux rentrer...Bah il se passe rien et on te laisse galérer. Nous ici on comprend rien. Hier on a parlé avec ceux du Mesnil Amelot. Là-bas aussi c’est le système du bon et mauvais flic. Nous aussi on va lutter avec eux !

      « Ici, à Oissel, on nous a déjà gazé dans le bâtiment. Hier ils ont voulu prendre des contacts dans des smartphones en fouille pour voir de quel pays on pouvait venir. C’est totalement illégal !

      « Ici il y a beaucoup de gens ils se coupent les veines, on doit appeler nous même l’ambulance. Et quand la police arrive, la seule chose qu’elle veut savoir c’est qui a appelé. Et les flics nous engueulent. Y a un gars ici, il a des problèmes aux reins et il pisse du sang. Elle a
      fait quoi la police ? Elle lui a donné un Doliprane. De toutes façons, à l’infirmerie c’est soit doliprane soit drogue.

      « Pour la justice... Même quand y a des vices de procédures on nous libère pas. On nous donne des numéros pour connaître nos droits. Personne n’a jamais répondu à nos appels. Après le premier communiqué, on avait vu le chef du centre. On avait décidé d’être gentil mais ça sert à rien.

      « Ce qu’on vit c’est le néo-colonialisme. La France a colonisé nos pays avant et maintenant fait ça... Nous on a toutes nos attaches ici : parents, copines, potos, famille. On nous dit que si on nous libère on va s’enfuir. Mais on va s’enfuir où ?

      « Y en a ici, ils sont venus pour demander la protection de l’État français. Et là, c’est la protection qui t’enferme ! Y en a marre de tout ça !

      « Nous les enfermés, on voit plus nos proches, les allers retours CRA-Prison-CRA empirent encore tout ça. On va pas passer notre vie à être enfermés ! On appelle les autres centres de rétention à rentrer en grève de la faim avec nous et avec ceux de Vincennes et du Mesnil en banlieue parisienne !

      Les retenus du CRA de Oissel le 11/01/2019

      Nos revendications
      – Nous demandons la fermeture du CRA de Oissel parce que les conditions de détention y sont horribles.
      – Nous demandons que les policiers cessent de nous traiter comme des animaux.
      – Nous réclamons des repas corrects.
      – Le centre est sale : nous réclamons la propreté.
      – Nous demandons que les personnes malades psychiatriques ne soient pas placés ici mais soient envoyés dans des lieux de soins.
      – Nous réclamons que les retenus qui ont la gale soient soignés au lieu de contaminer tout le monde.
      – Nous demandons l’arrêt des fouilles intégrales.
      – Nous réclamons le respect de notre intimité durant les visites.
      – Nous réclamons le respect de la part des policiers.
      – Nous allons porter plainte.

      Les Retenus de Oissel en grève de la faim, le 12 janvier 2018

      CONTACTS :
      Cabines téléphoniques en zones de vie des personnes retenues
      Zone hommes isolés : 02.35.68.61.56
      Zone femmes et familles : 02.35.69.09.22

      {via Valérie Osouf sur FB}