• Pour les philosophes Léna Balaud et Antoine Chopot, « l’écologie est porteuse d’une charge révolutionnaire »
    https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2021/08/06/pour-les-philosophes-lena-balaud-et-antoine-chopot-l-ecologie-est-porteuse-d

    Pourquoi la crise écologique est-elle, selon vous, celle d’une mise au travail de la Terre ?

    Cela peut tout d’abord sembler un peu étrange de dire que les plantes et les animaux, ainsi que les diverses énergies, rivières, forêts, zones humides, océans, sont, eux aussi, mis au travail pour le capital. Toutefois, que serait ce monde de la marchandise – qui repose essentiellement sur la poursuite du profit pour le profit – sans une certaine mobilisation de tout un « travail gratuit », au-delà de la sphère marchande reconnue comme telle ? Sans la captation du CO2 par la photosynthèse des blés cultivés et des sapins de Douglas ? Sans la capacité reproductive des poules et des truies ? Sans l’épuration des eaux par les zones humides et les plantes hygrophiles ? L’enrôlement de toutes ces puissances d’agir ainsi que leur vitalité sont en réalité indispensables pour maintenir à flot l’économie de croissance.

    Or, après cinq siècles de mobilisation et de dégradation radicale de pratiquement tous les milieux de vie, la Terre s’épuise : nous sommes définitivement sortis d’une ère où les pouvoirs capitalistes et productivistes pouvaient compter sur une – relative – docilité des vivants et des écosystèmes, appropriables gratuitement ou à bas coût. Par ses enquêtes sur ce qui fait que notre monde tient, l’écologie est porteuse d’une charge révolutionnaire, car elle fait remonter à la lumière toute la toile des « acteurs fantômes », et exige de les prendre en considération comme acteurs des luttes.

    Nous ne sommes pas seuls. Politique des soulèvements terrestres (Seuil).

    #livre #écologie

  • Des milliers de feuillets inédits : les trésors retrouvés de Louis-Ferdinand Céline
    http://www.davduf.net/des-milliers-de-feuillets-inedits-les-tresors

    Trésor ! Jean-Pierre Thibaud ; ex critique théâtre de Libé : « Il y a de nombreuses années, un lecteur de Libération m’a appelé en me disant qu’il souhaitait me remettre des documents. Le jour du rendez-vous, il est arrivé avec d’énormes sacs contenant des feuillets manuscrits. Ils étaient de la main de Louis-Ferdinand Céline. Il me les a remis en ne posant qu’une seule condition : ne pas les rendre publics avant la mort de Lucette Destouches, car, étant de gauche, il ne voulait pas “enrichir” la veuve de (...) #blogger|fcuker

    / #Livres

    • Des milliers de feuillets inédits : les trésors retrouvés de Louis-Ferdinand Céline
      https://www.lemonde.fr/livres/article/2021/08/04/les-tresors-retrouves-de-louis-ferdinand-celine_6090546_3260.html

      Il l’a hurlé si fort et si souvent que même ses plus fervents admirateurs avaient fini par en douter. Et pourtant, jusqu’à son dernier souffle, Louis-Ferdinand Céline, mort en 1961, n’a cessé de le répéter : en 1944, alors qu’il venait de s’enfuir en catastrophe vers l’Allemagne nazie avec les ultras de la Collaboration, des pillards ont forcé la porte de son appartement de Montmartre et lui ont volé de volumineux manuscrits, pour une large part inédits. Parmi eux, a-t-il toujours proclamé, celui de Casse-pipe, le roman qui devait former un triptyque avec ses deux chefs-d’œuvre Voyage au bout de la nuit (1932) et Mort à crédit (1936). Seules quelques pages de ce roman étaient parvenues jusqu’à nous.

      Oui, Céline l’a hurlé sur tous les tons. Dans D’un château l’autre, en 1957 : « Ils m’ont rien laissé… pas un mouchoir, pas une chaise, pas un manuscrit… » Dans une lettre à son ami Pierre Monnier, en 1950 : « Il faut le dire partout si Casse-pipe est incomplet c’est que les Epurateurs ont balancé toute la suite et fin, 600 pages de manuscrit dans les poubelles de l’avenue Junot. » Et d’ajouter que ces « pillards » avaient également dérobé un épais manuscrit intitulé La Volonté du roi Krogold, quasiment inédit lui aussi. Quelques jours avant sa mort, le romancier écrivait encore dans Rigodon : « On m’a assez pris, on m’a assez dévalisé, emporté tout ! Hé, je voudrais qu’on me rende ! »

      https://actualitte.com/article/101770/archives/les-feuillets-perdus-de-louis-ferdinand-celine-enfin-retrouves

      #Céline

    • ah oui, j’ai trouvé cet article de Le Monde sur internet, il est chouette, il restitue bien l’époque en plein dans ta gueule

      « Et, pour qu’un résistant soit emprisonné en 1944, il fallait vraiment qu’il ait fait des choses graves » , observe Emile Brami [biographe de L-F. C.]

      [...]

      « Cela paraît fou, mais Céline, auteur de pamphlets antisémites, avait choisi Rosembly pour tenir sa comptabilité, justement parce qu’il pensait qu’il était juif ! » , commente Emile Brami.

      [...] S’il n’a pas collaboré au sens « technique » du terme – trop maladivement indépendant pour cela –, il passe pour être l’un des plus célèbres amis français des nazis. [et là, c’est pas du Brami]

      Edit

      Pendant l’Occupation, [la prison de Fresnes] prend une dimension nouvelle, hautement symbolique, avec la présence dans ses murs de grandes figures de la Résistance : le lieutenant de vaisseau d’Estienne d’Orves, le général Delestraint, Edmond Michelet, Pierre Brossolette, Missak Manouchian, Geneviève Anthonioz-de Gaulle… et bien d’autres encore, connus ou inconnus, communistes ou gaullistes... Pour tous ces détenus, Fresnes n’est qu’une étape, ils doivent y séjourner quelques mois seulement, le temps de l’instruction de leur affaire, puis la plupart partiront en Allemagne (Buchenwald, Ravensbrück…) ou seront conduits devant un peloton d’exécution au Mont-Valérien.

      http://museedelaresistanceenligne.org/media5275-Plaque-apposA

      https://justpaste.it/37tvr

    • Dingue.

      Soixante ans après sa mort, du fond de sa tombe du cimetière des Longs-Réages, à Meudon (Hauts-de-Seine), Louis-Ferdinand Céline doit savourer cet incroyable coup du destin. Et se remémorer sa supplique prophétique : « Hé, je voudrais qu’on me rende ! » C’est désormais chose faite.

      c’est @chirine qui doit être contente

  • Mal-logement : à Marseille, 60 personnes vivent dans des conteneurs insalubres
    https://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/immobilier-indigne/mal-logement-a-marseille-60-personnes-vivent-dans-des-conteneurs-insalu

    Au beau milieu d’un résidence de Marseille (Bouches-du-Rhône), 70 conteneurs sont empilés les uns sur les autres. Habituellement réservés aux marchandises, ils servent ici de logements. Un endroit insalubre que Sami Sida, un agent de sécurité, occupe depuis deux ans et demi. « Je suis pas bien du tout. Heureusement que je travaille, je mange dehors, je vis tout dehors, quoi », explique-t-il.

    Les 60 locataires de ces conteneurs habitaient dans une résidence en rénovation. En attendant de réintégrer leurs appartements en mars prochain, ils payent 400 euros pour ces logements de fortune. Parmi les habitants, une majorité d’hommes et quelques rares femmes seules, comme Angélique Da Silva, retraitée. « Je stresse plus, j’ai peur, j’ai soixante-dix ans », résume-t-elle. Face à la révélation de cette situation, le bailleur social a décidé de faire un geste, et de proposer à la moitié d’entre eux d’être relogés dans d’autres résidences.

  • Liberté des libéraux et liberté des anarchistes - Réflexion sur les obstacles rencontrés par les luttes contemporaines – 20/01/2020, Dijoncter.info - Site d’infos en lutte sur Dijon
    https://dijoncter.info/liberte-des-liberaux-et-liberte-des-anarchistes-1656

    Selon les philosophes libéraux, la liberté est la possibilité pour un individu de faire tout ce qu’il veut. Pour le philosophe Ruwen Ogien par exemple,« être libre n’est rien d’autre et de plus que le fait de ne pas être soumis à la volonté d’autrui ». Ce n’est pas faux. Quand on est soumis à la volonté d’autrui, on n’est pas libre. Mais c’est une drôle de façon de poser le problème qui oppose les individus les uns aux autres. Elle postule, comme la Déclaration des droits de l’homme de 1789, que « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits . » Comme le dit aussi le proverbe : la liberté de chacun s’arrête là où commence celle d’autrui.

    Les bornes de la liberté, c’est le droit. Dans cette vision de la liberté, « avoir le droit », c’est avoir la possibilité de faire tout ce qui n’est pas interdit. « Avoir le droit » serait synonyme de « être libre de ». Cette philosophie libérale postule qu’à la naissance les individus seraient chargés de tous les droits, que la société (comprendre : l’État) limitera dans certains cas. On voit bien que cette conception pense la liberté uniquement à l’échelle individuelle, comme si chacun était une petite bulle de volonté qui ne demandait qu’à marcher sur les pieds de son voisin (qui lui-même n’a qu’un désir, empiéter sur mes plates-bandes). C’est l’idéologie d’une société des individus atomisés, séparés, et qui se vivent comme aliénés par l’existence des autres. Autrui, quel salaud.
    On comprend que cette conception de la liberté est aussi une vision pessimiste de l’être humain. En effet, même si pour les libéraux la liberté est d’abord un « silence de la loi » (Ruwen Ogien), le monde étant peuplé d’individus égoïstes et qu’on veut éviter le Chaos à la Mad Max, il est nécessaire que des institutions interviennent pour réguler la loi de la jungle.

    C’est le rôle de l’État : mettre des barrières, pour éviter que la liberté des uns ne vienne écraser celle des autres. Car dans cette conception, une seule forme d’institution est finalement souhaitable : l’État, une institution coercitive extérieure à la volonté des individus, qu’elle considère comme des enfants. On sait pourtant, que l’État n’est pas la seule forme possible d’institution pour vivre en société. Par rapport à d’autres institutions, il se caractérise par ses fonctions régaliennes (police, justice, armée), en un mot par le « monopole de la violence légitime ». Il est dans sa nature d’exercer cette force ou de menacer de l’exercer. Les institutions, réduites à l’État, sont donc des barrières entres les individus, destinées à les contenir.

    Les libéraux considèrent que l’égalité impose de limiter la liberté de chacun : la liberté s’oppose pour eux à l’égalité. C’est qu’en guise d’égalité, il ne reconnaissent qu’une égalité des chances à la naissance doublée d’une égalité de droits (politiques et sociaux). Les êtres humains naissant avec des chances égales mais des compétences inégales, il serait injuste que certains profitent de ce qui ne leur revient pas, et liberticide de priver d’autres du fruit de leurs compétences. Toute égalité plus réelle, économique ou sociale par exemple, contrevient à leur vision de la société.

    Cette conception de la liberté est donc une conception abstraite qui ne prend pas en compte les conditions d’exercice réelles de la liberté. Elle oublie tout ce que les individus peuvent réellement faire (ou ne pas faire) sous le poids des influences sociales, ou plus simplement par manque d’argent à la fin du mois. Alors, un jour j’irai vivre en théorie, parce qu’en théorie tout se passe bien.

    Pour résumer de façon imagée, on pourrait dire que la liberté des libéraux est celle d’individus séparés, lâchés dans un univers hostile. Rétifs à toute idée d’égalité (qui nuirait à leur liberté séparée), ces individus-rois vivent l’institution de l’État entre eux comme un mal nécessaire, érigeant des murs entre eux pour éviter de s’entre-tuer. Chacun coincé entre quatre murs, la liberté dont il est ici question est une drôle de liberté. Elle consiste à avoir le moins de liens possibles, pour se garder la possibilté de changer de vie, de déménager à l’autre bout du monde à tout instant. C’est la liberté d’un individu-consommateur qui se croit tout-puissant.

    La liberté des anarchistes : un monde en commun

    À contrario, les anarchistes proposent une autre définition de la liberté, qui n’oppose pas individu et collectif. La liberté étant une question sociale, la liberté des autres est indissociable de la mienne. Comme le dit Michel Bakounine : « Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m’entourent, hommes et femmes, sont également libres. La liberté d’autrui, loin d’être une limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition nécessaire et la confirmation. Je ne deviens libre vraiment que par la liberté d’autres, de sorte que plus nombreux sont les hommes libres qui m’entourent et plus profonde et plus large est leur liberté, et plus étendue, plus profonde et plus large devient ma liberté. » En effet, quelle valeur peut avoir ma liberté si elle repose sur l’asservissement des autres ? Au contraire, la liberté des autres étend la mienne à l’infini.
    C’est une conception optimiste de l’être humain, où le rôle des structures collectives n’est pas d’empêcher, mais de faire jouer collectivement des volontés individuelles, sans les opposer.
    Dans cette conception, le rôle des structures sociales est simplement d’être des médiations entre les individus. Les institutions, bien qu’extérieures par définition aux individus, doivent être le reflet de la volonté de leurs membres. Cela peut valoir la peine de rappeler ce qu’est une institution, car dans nos sociétés (et particulièrement en France), on a souvent pris le réflexe de confondre le concept d’institution avec celui d’État. Les anarchistes entendent les institutions de façon plus large. Famille, langage, médecine, associations ou coopératives sont aussi des institutions ; des tiers ; des structures sociales durablement institué

    • En pratique, combien de collectifs militants ont ainsi explosé ces dernières années du fait de l’impossibilité s’accorder, sous l’influence de l’idée libérale que chacun ne décide jamais que pour lui-même ? En effet, dans des milieux politisés et attentifs au fait que nul ne se trouve lésé dans les processus collectifs, on constate la capacité de nuisance d’une idéologie qui empêche le collectif de prendre des décisions impactant la conduite de ses membres (ce qui est pourtant le propre d’une décision collective).

      l’exemple princeps qui n’est pas cité ici est je crois la ZAD de NDDL (un tweet de @valk m’a mis la puce à l’oreille)

      pour lire ce texte, je crois que c’est mieux de caviarder le mot anarchie et anarchisme à chaque fois qu’il se présente

      ça cherche quelque chose comme une version libertaire du centralisme démocratique dans un contexte qui n’est plus du tout celui de l’organisation partidaire (tendances, courants) mais d’une fragmentation radicale dans l’individualisme existentiel. c’est pas fait... un terme manque celui de consensus (plutôt que de créer une ou des minorités), alors que de nombreuses expériences politiques actuelles font de sa recherche, de sa fabrication une modalité essentielle, quitte à le payer en temps d’indétermination, à affaiblir la volonté politique, l’organisation.

      c’est peu démélable. je me souviens de collectifs où un sens des responsabilités partagé permettait de fonctionner avec la reconnaissance d’un droit de véto sur les décisions les textes, droit très rarement employé dans les faits, présent comme un rappel de la volonté de ne pas fabriquer de minorité, écraser, soumettre tel ou tel participant.e, point de vue sans prendre le temps d’échanges suivis.
      ce qui ne parvient pas à empêcher la mise en retrait (on ferme sa gueule pour ne pas désespérer le collectif, l’empêcher d’agir) ou le conformisme (on ne s’exclura pas de soi même de la décision qui vient pour préserver sa légitimité dans le groupe).

      #organisation #luttes #démocratie

  • Barbara Stiegler

    « Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle »

    Le #pass_sanitaire en est l’illustration. Le caractère « sanitaire » du dispositif n’est nullement démontré. Pour que la #vaccination soit réellement efficace, il faudrait cibler en priorité les personnes à risque, les personnes âgées, celles et ceux qui vivent avec des facteurs de comorbidité aggravants et qui sont éloignés du système de santé. Il faudrait recueillir leur consentement éclairé, les suivre, les accompagner. Ce qui implique un ensemble d’actes de soin et non des mesures de police. Et qui suppose donc le déploiement massif de personnels de santé, eux-mêmes formés et informés des risques et des bénéfices du vaccin.

    Mais le gouvernement préfère utiliser la menace. Au lieu de cibler les populations à risque, il exerce sur l’ensemble des Français un véritable #chantage. Si la menace au code QR fonctionne pour les populations les mieux insérées socialement, elle est globalement inopérante pour les publics précaires et fragiles. Le gouvernement laisse les citoyens livrés à eux-mêmes, seuls devant leurs applications #numérique s.

    [...]

    Nous sommes désormais dans un régime où un seul homme peut décréter de manière arbitraire les détails les plus infimes et les plus intimes de nos vies. Nous vivons un point de bascule. Depuis un an et demi, une partie des classes supérieures semble avoir renoncé au modèle démocratique. Nos dirigeants sont fascinés par le modèle chinois et son approche technosécuritaire où tout est digitalisé et où les autorités distribuent des permis de citoyenneté #social_ranking. C’est exactement l’esprit de ce passe prétendument « sanitaire ». Un nouveau mode de gouvernement est ici testé. Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle extrêmement invasive dans laquelle la #démocratie est suspendue à l’aide des outils numériques et d’un discours permanent sur l’urgence.

    Il faut bien comprendre que le Covid-19 n’est qu’une répétition générale. Ce n’est qu’un épisode parmi d’autres de la crise écologique. Des événements similaires risquent de se reproduire à l’avenir, avec la dégradation des écosystèmes et le réchauffement climatique. Il faut donc dès maintenant les anticiper, réfléchir à la manière dont nous souhaitons les surmonter, démocratiquement et non sur un mode autoritaire. Je suis très étonnée de voir qu’Europe Écologie-Les Verts ne s’empare pas réellement du sujet. Ils devraient se positionner beaucoup plus clairement contre le passe sanitaire. La gauche et les écologistes doivent se réveiller. Il est temps que les partis qui se disent progressistes rejoignent le front de la contestation, au Parlement comme dans la rue.

    https://reporterre.net/Barbara-Stiegler-Les-autorites-detournent-les-questions-sanitaires-pour-

    • Je trouve l’article vraiment intéressant mais je ne peux souscrire à la partie qui concerne les manifs.

      Appelez-vous à manifester contre le passe sanitaire ?

      Oui, et j’ai moi-même manifesté la semaine dernière [à Marseille, le samedi 24 juillet]. L’argument selon lequel il n’est pas question d’aller manifester aux côtés d’électeurs d’extrême droite est ici de mauvaise foi. Il n’est jamais évoqué quand il s’agit de manifester contre un attentat terroriste ou pour soutenir la police. Récemment, des membres du Parti socialiste (PS), d’Europe Écologie—Les Verts (EELV) et du Parti communiste (PCF) ont marché aux côtés du syndicat de police Alliance et à côté du Rassemblement national (RN), et cela ne leur a posé visiblement aucun problème.

      Il y a justement des gens qui ont refusé de participer à de telles confusions. Il ne faut pas manifester aux côtés de l’extrême-droite. non.

    • Oui il y en a qui n’étaient pas Charlie et on était pas mal par ici à se démarqué de ces manifs. Par rapport aux manifs anti-pass il y a deux manifs et les « GJ » ne manifestent pas avec l’extrème droite, c’est peut etre pas assez de prise de distance mais c’est un peu dommage de faire comme si il n’y avait qu’un seul cortège.

    • Pourquoi le gouvernement a-t-il fait ce choix ?

      Parce que, outre l’ivresse que procure l’excès de pouvoir, il refuse de revenir sur sa doctrine néolibérale. Depuis le début du quinquennat, le gouvernement démantèle les services publics et mène des politiques d’austérité qui affaiblissent l’hôpital, les services sociaux, le système éducatif. Au lieu de reconnaître ses torts et ses responsabilités, il transforme les victimes de sa propre politique — à savoir les citoyens — en coupables. Il les rend responsables de la situation présente. Il pointe leur prétendu « relâchement », insiste sur leur ignorance, leur irrationalité ou leur penchant sectaire. Depuis un an et demi, son état d’esprit n’a pas changé. Il privilégie toujours la répression, le contrôle et la mise au pas de la population. Il n’hésite pas non plus à manipuler les chiffres et à diffuser des informations fausses ou tronquées.

      Lesquelles par exemple ?

      Quand vous vous faites vacciner, ce qui a été mon cas, vous devez signer un formulaire de consentement. Mais c’est un consentement extorqué et pas réellement éclairé. Le formulaire ne donne pas toutes les informations, il n’évoque que des effets secondaires tout à fait bénins — des douleurs au point d’injection, des petites migraines — mais par exemple, il ne fait pas mention des risques de complications cardiaques pour les jeunes. Ça n’a pourtant rien d’anodin, les myocardites peuvent conduire à des hospitalisations et des réanimations. Une politique sérieuse de santé publique impliquerait que l’on ait une discussion contradictoire et documentée sur la question de savoir s’il faut vacciner les jeunes et les mineurs. La réponse n’est absolument pas certaine. Le bénéfice-risque leur est défavorable et le bénéfice collectif n’est pas avéré : il consiste uniquement en un pari sur l’immunité collective et sur l’extinction supposée des nouveaux variants.

  • La machine à tuer, un texte de #Dany_Laferrière
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/616332/la-machine-a-tuer

    Je suis habitué. Chaque fois qu’il y a un événement en Haïti, de quelque nature que ce soit, on tente de me joindre. Au début, je perdais un temps fou à tenter d’expliquer au journaliste que j’en sais beaucoup moins que lui. Il renouvelle sa demande sur un ton plus posé, ce qui est une façon de me dire qu’il ne me croit pas.

    Pourquoi ? Depuis quand un intellectuel haïtien n’a-t-il rien à dire sur quelque sujet que ce soit relatif à Haïti ? Justement, je suis simplement un écrivain sans identité. Avec le temps, je dois reconnaître que le volume de demandes a beaucoup diminué.

    J’ai été candide de croire aussi qu’on voulait mon analyse du pays. Ce que je fais pourtant, en toute solitude, depuis 35 ans. En fait, on veut coller mon nom à côté d’une déclaration banale que n’importe qui d’autre aurait pu faire. Ce matin, j’avais l’impression qu’on attendait que je confirme la mort du président du fond de mon lit à Montréal.

    #Haïti

  • Quand la Chine artificialise l’intelligence - Nonfiction.fr le portail des livres et des idées
    https://www.nonfiction.fr/article-10917-quand-la-chine-artificialise-lintelligence.htm

    L’avancée de la Chine en termes d’intelligence artificielle pose un grand nombre d’enjeux aussi bien concernant le contrôle de sa population que pour le marché de l’emploi.

    La Chine est désormais en pointe en matière de nouvelles technologies et d’intelligence artificielle, dans laquelle elle pourrait à court terme dépasser les Etats-Unis dans plusieurs domaines, comme l’explique Kai-Fu Lee, en spécialiste du sujet. L’acharnement avec lequel elle s’y emploie n’est toutefois pas sans poser de nombreuses questions. L’exploitation des salariés y bat son plein avec des horaires extensibles, qui se sont généralisés à tous les métiers de la filière, comme le rapporte Simone Pieranni dans son livre (Red Mirror : L’avenir s’écrit en Chine (avec des photos de Gilles Sabrié), C&F, 2021). Et le pouvoir chinois y puise des moyens inégalés de surveillance et de contrôle de sa population, comme il l’explique et comme l’explique également Kay Strittmatter dans le sien (Dictature 2.0. Quand la Chine surveille son peuple (et demain le monde), Taillandier, 2020, 2021). Pieranni et Strittmatter sont tous les deux journalistes, spécialistes de la Chine, et y ont vécu plusieurs années. La collecte des données personnelles n’y connaît non plus aucune limite. Et comme la Chine ne cache pas son intention de vouloir exporter sa technologie, on peut craindre que ces outils finissent par définir un nouveau standard. Sans parler de l’usage que celle-ci pourrait faire d’un accès à tout ou partie de nos données. Enfin, on peut aussi s’interroger sur les destructions d’emplois liées à cette nouvelle phase d’automatisation et sur la manière dont la Chine, les Etats-Unis et sans doute à terme l’ensemble des pays du monde, pourraient y remédier, si l’on ne veut pas que celle-ci tourne à la catastrophe.

    #Red_Mirror #Simone_Pierrani #Chine

  • Il était une fois sur cent : un compte moral d’Yves Pagès

    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2021/06/30/compte-moral-pages

    Il était une fois sur cent est un titre parfait, parce qu’il traduit en six mots seulement l’esprit du texte qui va suivre : quelque chose qui relève du conte, avec tout ce que ce genre littéraire comprend de symbolique et d’irénique, couplé avec une approche comptable, dont on comprend très vite à la lecture qu’elle n’est présente dans cet intitulé que par antiphrase. En effet, à travers une collection de réflexions ou d’anecdotes qu’il a rassemblées « des années durant », Yves Pagès exploite et moque l’omniprésence de la #statistique dans la façon dont nous analysons le monde contemporain. Et pour que tout soit parfaitement clair, le sous-titre, Rêveries fragmentaires sur l’emprise statistique, vient compléter la visée de l’ouvrage.

  • La numérisation du quotidien, une violence inouïe et ordinaire
    Par #Célia_Izoard
    https://reporterre.net/La-numerisation-du-quotidien-une-violence-inouie-et-ordinaire

    Mais les discours misérabilistes sur la « fracture numérique » ignorent un point essentiel : c’est le fait que parmi ces treize millions d’individus, une bonne partie pense peut-être que l’État ne devrait pas pouvoir exiger d’eux qu’ils achètent un ordinateur, un smartphone, une imprimante, un scanneur et un abonnement internet (le parc électronique de base) ; qu’ils aident des entreprises privées à faire du data mining ; qu’ils transforment leur vie pour se consacrer à ces systèmes addictifs et envahissants ; qu’ils contribuent à la suppression des fonctionnaires et aux licenciements induits par la numérisation. Une partie d’entre eux pense aussi qu’on ne peut pas les obliger à polluer en achetant toutes ces machines « dématérialisantes ». Qu’on veuille les aider ou leur botter les fesses, on présente toujours ceux et celles qui répugnent à numériser leur vie comme des gens qui n’ont pas encore compris, alors que, bien au contraire, ils ont souvent très bien compris. La question n’est pas celle de l’aptitude personnelle mais celle de la liberté.

    #numérisation #informatisation

  • Algérie. Le coup d’État de juin 1965, la révolution et l’Internationale situationniste | Walid Bouchakour
    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/coup-de-semonce-situationniste-en-algerie,4891

    Le 19 juin 1965, Houari Boumediene renverse le président algérien Ahmed Ben Bella et lance une répression contre la gauche. L’Internationaliste situationniste s’apprête alors à publier une sévère critique du régime avec son Adresse aux révolutionnaires d’Algérie et de tous les pays. Des archives dévoilent l’histoire de ce fameux tract et de sa diffusion sous le manteau dans un contexte désabusé. Source : Orient XXI

  • La cueillette des plantes sauvages, un monde très lucratif en manque de régulation
    https://reporterre.net/La-cueillette-des-plantes-sauvages-un-monde-tres-lucratif-en-manque-de-r

    « On constate des #pillages de ces #plantes, mais aussi d’autres comme l’ail des ours ou le thé d’Aubrac », dit Alexandre Dufour, cueilleur adhérent à l’Association française des professionnels de la #cueillette de #plantes_sauvages (AFC) et à la coopérative Sicarappam. Des abus qui, selon lui, seraient principalement le fait d’une main-d’œuvre « non formée à la cueillette, parfois saisonnière, étrangère et sous-payée, qui fait du volume ». Constat équivalent du côté du Parc national des Cévennes. Malgré des règles strictes encadrant depuis 2017 la cueillette de cinquante-six espèces en zone cœur (au centre du parc), Frantz Hopkins, chargé de mission à la flore au parc, observe ponctuellement une « cueillette opportuniste dans un monde devenu très concurrentiel ».

  • Journal breton - saison 1
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/journal-breton?utm

    Le journal Breton d’ #Inès_Léraud est une série en deux saisons, un journal un peu intime, une enquête qui nous plonge dans l’univers de l’agroalimentaire breton, au milieu des algues vertes, des poulaillers et des abattoirs dans une région qui est la première région agroalimentaire de France. En #Bretagne, 1 salarié sur 3 travaille dans l’agroalimentaire.

    Installée au cœur de la Bretagne pour plusieurs mois, Inès voit de ses propres yeux les effets sur l’écologie, les animaux et le vivant du système agroalimentaire Breton.

  • Interview de @latelierpaysan par @le_postillon et publication d’un livre : L’Atelier Paysan, Reprendre la terre aux machines, 2021
    https://sniadecki.wordpress.com/2021/06/29/latelier-paysan-livre

    Loin de se limiter aux seules métropoles, le déferlement high-tech s’abat aussi sur les campagnes et les activités agricoles, transformant peu à peu les anciens paysans en simples opérateurs de machines. Pour contrer ce mouvement de fond, une coopérative d’autoconstruction de machines agricoles s’est monté il y a une dizaine d’années en Isère. L’Atelier paysan – c’est son nom – aujourd’hui installé à Renage, à trente kilomètres de Grenoble, connaît un petit succès et une croissance importante ces dernières années. Discussion avec deux de ses membres autour de la philosophie, des questionnements et des limites de cette structure

    Le temps joue pour nous : les AMAP, la Bio et les circuits courts apparaissent de plus en plus dans les médias comme dans nos assiettes – l’opinion publique est acquise. Si chaque consommateur change ses habitudes alimentaires, si chaque agriculteur se forme à l’agroécologie, alors la victoire est au bout de la fourchette.

    Ceci est une fable.

    L’appel à la responsabilité individuelle, ce « chacun doit faire sa part », ne mettra jamais fin au modèle alimentaire industriel et marchand. Celui-ci est une machine à produire artificiellement au moindre coût, une machine à confisquer les savoirs et savoir-faire, à enrichir les industries technologiques, à déshumaniser.

    Il est temps d’échapper à notre enfermement dans les niches d’un marché alimentaire réservé aux classes aisées et de reprendre entièrement la terre aux machines. Ce manifeste propose de sérieuses pistes de rupture.

    L’Atelier Paysan accompagne la conception et le colportage des technologies paysannes. Les auteurs, paysans, syndicalistes et militants, sociétaires de la coopérative, font le constat que les alternatives paysannes, aussi incroyablement riches soient-elles, s’avèrent totalement inoffensives face au complexe agro-industriel, plus prédateur que jamais.

    https://www.seuil.com/ouvrage/reprendre-la-terre-aux-machines-l-atelier-paysan/9782021478174

    #interview #l'atelier_paysan #agriculture #autonomie #low-tech #politique #capitalisme #alimentation #paysannerie #auto-construction

  • La douce France de Rachid - La France en Vrai - Auvergne-Rhône-Alpes - Replay france 3 Rhône-Alpes | France tv
    https://www.france.tv/france-3/auvergne-rhone-alpes/la-france-en-vrai-rhone-alpes/2577993-emission-du-mercredi-23-juin-2021.html

    Le voyage d’un jeune immigré maghrébin des années 70, promis à une vie d’ouvrier mais qui a construit une existence d’artiste majeur, mondialement reconnu, Rachid Taha.
    Avec lui, on va ainsi voyager un peu partout, dans Lyon, la ville qui l’a vu se construire avec le groupe « Carte de séjour », mais aussi à Paris, à Londres et ailleurs.

    #Carte_de_séjour #Rachid_Taha #jeunes_Arabes_de_Lyon_et_sa_banlieue #marche_pour_l'égalité #documentaire #vidéo #rock

  • Les éditions Gallimard rachètent les Éditions de Minuit
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/06/23/les-editions-gallimard-rachetent-les-editions-de-minuit_6085411_3246.html
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2021/06/24/en-rejoignant-gallimard-les-editions-de-minuit-choisissent-d-unir-deux-des-p

    Le rachat se traduit par l’arrivée de Thomas Simonnet, directeur de collection chez Gallimard, comme directeur éditorial de Minuit.

    Minuit, c’est fini donc. « Être édité aux Éditions de Minuit fait qu’un livre n’est pas tout à fait le même que s’il était paru chez Grasset ou au Seuil », disait Lindon. Il aurait pu rajouter Gallimard, ça n’aurait rien changé.

    #Éditions_de_Minuit #Minuit_dans_le_siècle

  • Vers la fin du Capitalocène ?
    https://laviedesidees.fr/Le-pillage-de-la-nature.html

    À propos de : Jason W. Moore, Le #capitalisme dans la toile de la vie. Écologie et accumulation du capital, L’Asymétrie. L’appropriation, l’exploitation et l’asservissement de la #nature, selon un courant qui entend renouveler le #marxisme à la lumière de l’écologie, mènent le capitalisme à ses limites structurelles. Mais cette #crise enveloppe-t-elle les conditions de son dépassement ?

    #Économie #environnement #écologie #exploitation
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210623_moore.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210623_moore.pdf

    • Moore s’y propose de « porter les perspectives essentielles du marxisme et de l’historiographie environnementale vers une nouvelle synthèse » (p. 29). Il s’agit pour lui de transformer le marxisme de l’intérieur à partir d’une nouvelle ontologie qui donne toute sa place à la nature dans l’histoire des sociétés humaines. Son ambition est de comprendre le rôle constitutif du pillage de la nature dans le développement du capitalisme et dans la mise au jour de ses limites structurelles.

      Par-delà le dualisme Nature/Société

      Le point de départ du Capitalisme dans la toile de la vie est de prendre acte des insuffisances de la pensée contemporaine pour penser le lien entre le capitalisme et la crise écologique. Selon Jason W. Moore, mêmes les auteurs marxistes qui ont tenté de prendre en compte la question écologique ne sont pas parvenus à dépasser le dualisme traditionnel de la Nature et de la Société, lequel empêche toute réflexion véritable sur l’intrication du monde social et du monde naturel que la situation présente nous oblige à affronter. Moore nomme « dualisme cartésien » (p. 39) cette dissociation ontologique entre la Nature d’un côté et la Société de l’autre, qui ne parvient à penser au mieux que des interactions entre deux substances distinctes. J. W. Moore estime que la crise écologique contemporaine prouve l’unité de l’histoire sociale et de l’histoire de la nature, et impose par conséquent de se défaire de toute conceptualité qui fait de la nature un objet séparé et distinct sur lequel on agit.

      Le concept d’oikeios est au centre de cette ontologie renouvelée. Il renvoie au caractère essentiellement relationnel des sociétés humaines, qui n’ont pas d’existence indépendamment de leur « unité dialectique » (p. 19) avec la nature. Le concepts d’oikeios pose « l’unité des humains avec le reste de la nature » (p. 30) et interdit pour cette raison les thèses qui font de la nature un élément extérieur et anhistorique par rapport à l’histoire humaine. Les sociétés sont alors comprises comme « des configurations spécifiques de l’humanité-dans-la-nature » (p. 19) et l’enjeu du livre de Moore est de saisir la spécificité du capitalisme parmi ces configurations. Cela permet notamment de comprendre la « double intériorité » (p. 32) du capitalisme et de la nature : le fait que le capitalisme ne fonctionne qu’en s’appropriant et en intégrant la nature, et le fait aussi que la nature ne cesse d’intérioriser les effets du capitalisme. Cette perspective est précisément celle de la « toile de la vie », qui donne son titre à l’ouvrage et qui indique le dépassement du dualisme substantialiste au profit de configurations « socio-écologiques » qui varient selon les époques et les contextes.

      [...]

      Pour bien saisir la thèse de Moore, il convient de comprendre qu’il étend ici à la nature dans son intégralité les analyses du travail domestique et du travail reproductif des « chercheuses féministes » (p. 320). De même que les féministes ont montré que le capitalisme reposait sur le travail gratuit des femmes au foyer, qui reproduisent gratuitement la force de travail au quotidien et d’un point de vue générationnel, de même Le capitalisme dans la toile de la vie souhaite mettre en évidence le fait que l’accumulation de la valeur dans les sociétés capitalistes n’est possible que grâce à l’appropriation quasi gratuite de la nature bon marché.

      #Jason_W._Moore #capitalocène #mise_au_travail #nature

  • Dérèglement climatique : l’humanité à l’aube de retombées cataclysmiques, alerte le GIEC
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/23/dereglement-climatique-l-humanite-a-l-aube-de-retombees-cataclysmiques-alert

    Pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces... La vie sur Terre telle que nous la connaissons sera inéluctablement transformée par le dérèglement climatique quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans, voire plus tôt, alerte un projet de rapport des experts climat de l’ONU obtenu par l’Agence France-Presse.

    Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité qui en dépend vont s’accélérer, assurent des centaines de scientifiques rattachés au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), et devenir douloureusement palpables bien avant 2050.

    #climat #dérèglement_climatique

  • Esquisse d’une doctrine de politique communiste

    Préface de Junius Frey pour le livre de Yuk Hui,
    « La question de la technique en Chine »
    Divergences, 2021.

    Si la course économique et technologique actuelle va droit dans le mur, alors il faut admettre que faire un pas en arrière pourrait signifier prendre plusieurs coups d’avance. Déserter le jeu toujours-déjà condamné des puissances pourrait inaugurer une nouvelle partie

    https://communaux.cc/contributions/esquisse-dune-doctrine-de-politique-communiste

    • Le contexte

      Posons, pour commencer, le décor. Le décor historique, sinon historial. La Chine, donc, s’est réveillée. Et comme prévu, le monde tremble. La cellule prospective de la Deutsche Bank, avisant ses traders de clients, anticipe pour les décennies à venir une « guerre froide entre les États-Unis et la Chine » au terme de laquelle « vont émerger deux blocs à demi gelés » séparés par un « Tech Wall » (The age of disorder, septembre 2020). Le monde se partagerait ainsi : d’un côté le cadre hérité de la globalisation, sous hégémonie américaine à tous points de vue, tant monétaire que militaire, technologique que culturel, de l’autre les « nouvelles routes de la soie » — la « belt and road initiative » — qui va de la mise au pas définitive du Xinjiang au rachat du Pirée ou de fleurons de la technologie allemande, de la diplomatie du masque en Algérie à l’établissement d’une base militaire chinoise à Djibouti, du soutien aux régimes menacés par la rue (Syrie, Thaïlande ou Birmanie) à une politique d’influence omnilatérale ne boudant ni l’Amérique du Sud ni l’Afrique ou le Moyen Orient. Entre les deux, des stratégies de containment et de provocation, de débauchage et de pressions de toutes natures, mille micro-batailles sans apparence et une fixation progressive des allégeances pays par pays, parti par parti, entreprise par entreprise. Deng Xiaoping recommandait de « cacher son éclat et attendre son heure ». L’heure est manifestement venue ; elle est même largement dépassée. En témoigne suffisamment le degré d’explicitation intellectuelle de la proposition géopolitique chinoise. Jiang Shigong, interprète officiel de la « pensée
      Xi Jinping », commentateur et apôtre de l’œuvre de Carl Schmitt en Chine, théoricien de l’annexion de Hong Kong, ne se contente pas de poser que « l’ordre mondial a toujours fonctionné d’après une logique d’empire » malgré la parenthèse de l’ordre westphalien ou d’interpréter l’Histoire comme histoire de la lutte entre empires maritimes et empires continentaux. Il constate surtout que le modèle du présent « empire mondial 1.0 » — que la dénomination est cruelle ! — formé par la civilisation chrétienne occidentale et accompli par les États-Unis se trouve face à trois problèmes insolubles : « l’accroissement sans fin des inégalités dues à l’économie libérale ; la faillite des États, le déclin politique et la gouvernance inefficace causée par le libéralisme politique ; et la décadence et le nihilisme créés par le libéralisme culturel ». Il conclut ainsi son Empire et ordre mondial (2020) : « Nous vivons un âge de chaos, de conflit, de changement massif où l’empire mondial 1.0 est sur le déclin et va vers l’effondrement, alors que nous ne parvenons pas encore à imaginer l’empire mondial 2.0 [...] La civilisation qui sera apte à procurer de véritables solutions aux trois grands problèmes auxquels fait face l’empire mondial 1.0 fournira aussi le programme de l’empire mondial 2.0. En tant que grande puissance qui doit regarder au-delà de ses propres frontières, la Chine doit réfléchir à son propre futur, car l’important de sa mission n’est pas seulement de faire revivre sa culture traditionnelle. La Chine doit aussi absorber patiemment les capacités et les réalisations de l’humanité tout entière, et en particulier celles employées par la civilisation occidentale pour construire l’empire mondial. C’est seulement sur cette base que nous pouvons envisager la reconstruction de la civilisation chinoise et la reconstruction de l’ordre mondial comme un tout se renforçant mutuellement ». Voilà qui a le mérite d’être dit sans trop de détours.

      Bien évidemment, quiconque s’est un peu renseigné auprès de camarades chinois sur la réalité de la Chine contemporaine sait que la mise en scène d’un État pyramidal parfaitement unifié autour d’un Parti étendant ses tentacules de la cellule de quartier jusqu’à son organe consultatif suprême, où un contrôle absolu des communications et un système technologique de surveillance généralisée alliés à une répression impitoyable auraient fini par abolir jusqu’à l’idée même de dissidence n’est qu’un article de propagande. Le succès de ce cliché tient seulement à ce qu’il met opportunément d’accord l’État chinois avec ses détracteurs « libéraux », tous deux ayant intérêt à exagérer son degré de perfection — qui en vue de dissuader toute rébellion chez ses citoyens, qui en vue d’en susciter une défiance horrifiée. La réalité du pouvoir chinois est bien plus fragmentée, bien plus bricolée, bien plus défaillante que cela. Le rapport entre verticalité bureaucratique et horizontalité « sociale », entre centralité et localité, bien plus opaque, informel, archaïque qu’affiché. La technologie dysfonctionne comme partout ailleurs, et les habitants du pays, même pris dans un processus de modernisation aussi grisant qu’absurde, aussi puissant qu’anomique, même engagés dans une mobilisation
      totale qui a les moyens de ses ambitions, ne sont pas plus dupes que le premier Européen venu des manœuvres du pouvoir, de la dévastation environnementale et de la rapacité capitaliste. Rien n’est plus précaire que le « mandat du Ciel ». Aussi, rien ne se défend plus férocement.

      Mais ce qui nous importe à nous et qui constitue la nouveauté des quarante dernières années, c’est plutôt qu’au terme d’une confrontation dialectique de la pensée traditionnelle chinoise avec la pensée « occidentale » une génération de penseurs chinois a fini par nourrir un projet impérial pour le monde qui outrepasse largement le « socialisme à caractéristique chinoise » ou la « fusion du marxisme avec la culture chinoise traditionnelle » chers à Jiang Shigong. Tianxia — « Tout sous le même ciel » — est le nom de code commun pour ce projet. Le Tianxia est devenu une telle banalité que le Conseil d’information d’État peut proclamer tranquillement, dans un récent document, « l’initiative chinoise de développement de la coopération internationale trouve son origine dans la philosophie chinoise de la Grande Harmonie de “Tout Sous le Ciel [...] avec comme valeur traditionnelle que « tout ce qui est sous le ciel est une grande famille et partage le même destin” ». En 2017, la dernière section du rapport du XIXe congrès du Parti communiste chinois commençait déjà par : « quand la Voie prévaut, le monde est partagé par tous » — « un idéal ultime qui encourage l’entièreté du Parti et le peuple de toute la nation », selon le commentaire légèrement enthousiaste de Jiang Shigong. Le Tianxia a ainsi une version martiale, schmittienne, et une autre plus mielleuse, plus consensuelle, quasi-sociale-démocrate — celle de Zhao Tingyang, par exemple. Et ces deux formulations s’opposent à peu près autant que les deux mâchoires d’une tenaille. Le mérite de Zhao Tingyang est, en l’assaisonnant suavement, de développer la proposition impériale jusqu’au bout. S’opposant à une histoire mondiale centrée sur celle du colonisateur européen, il avance le modèle du Tianxia élaboré par l’antique et mythique dynastie des Zhou comme idéal régulateur pour le monde contemporain. « Le concept de Tianxia a pour perspective l’avènement d’un système mondial dont le sujet politique serait le monde lui-même, un ordre de coexistence dont l’unité politique serait le monde dans sa totalité. [...] Prendre le monde comme échelle de mesure pour l’interpréter comme un existant politique global, n’est autre que le principe selon lequel « il n’y a rien au-delà de Tianxia » [...] Le système Tianxia n’est qu’inclusif et non exclusif. Il supprime l’idée même d’étranger et d’ennemi [...] Tout pays ou zone qui n’a pas encore adhéré à l’ordre de coexistence propre au système Tianxia sera invité à le faire [...] Tianxia, c’est un monde qui fusionne le monde naturel, psycho-social et politique. [...] Le système d’[inféodation] dans le Tianxia de la dynastie des Zhou a instauré un « réseau terrestre » qui reliait le territoire du monde en un système réticulé avec une structure hiérarchisée [...] Aussi, même si la hiérarchie contrevient aux valeurs d’égalité, elle reste tout de même nécessaire au bon fonctionnement des sociétés. Le
      système des valeurs a ses raisons, la réalité a les siennes. Concrètement, en tant que « réseau terrestre », le système Tianxia des Zhou possédait un royaume suzerain qui supervisait le monde [...] L’État suzerain assurait la responsabilité du maintien de l’ordre public de l’ensemble du système [...] La Chine est un pays qui possède en lui-même une structure de type Tianxia, soit l’idée du Tianxia réalisée dans un seul pays [...] La globalisation créée par le développement à l’extrême de la modernité a en effet aspiré tous les hommes dans un jeu omniprésent et inextricable [...] c’est un monde qui a échoué. La globalisation est apparemment le fossoyeur engendré par la modernité elle-même [...] c’est un désastre certes, mais c’est aussi une opportunité pour créer de nouvelles règles du jeu. [...] D’ailleurs, Dieu n’a pas dit que le Messie est la démocratie. [...] les histoires de prophètes appartiennent aux prophètes et les histoires de la démocratie à la démocratie [...] la vraie histoire du monde n’a pas encore commencé [...] Ce qui connaîtra une fin, c’est l’ère moderne, non pas l’histoire. »

      La question n’est pas de savoir quand le sceptre du monde passera effectivement entre les mains de la Chine. Ce qui importe, c’est de bien voir que la gouvernementalité chinoise sert d’ores et déjà de modèle aux formes occidentales d’exercice de la puissance. Elle a déjà gagné. (...)

      #Chine #technnique #Yuk_Hui #cosmotechnique #Empire #gouvernementalité

    • « De nombreuses incertitudes subsistent quant à l’évolution de la crise sanitaire et ses conséquences économiques sur la situation de celles des entreprises qui recourent largement aux contrats courts pour répondre à des besoins temporaires », a justifié mardi dans un communiqué le Conseil d’Etat. « Or ces nouvelles règles de calcul des allocations chômage pénaliseront de manière significative les salariés de ces secteurs, qui subissent plus qu’ils ne choisissent l’alternance entre périodes de travail et périodes d’inactivité », ajoute-t-il.

      Les recours « au fond » jugés d’ici à quelques mois

      « En revanche, la juge ne remet pas en cause le principe de la réforme elle-même », précise le communiqué de la plus haute juridiction de l’ordre administratif. « Après cette ordonnance rendue en urgence, les recours “au fond” des syndicats contre le décret réformant l’assurance-chômage seront jugés par le Conseil d’Etat d’ici quelques mois », peut-on encore lire.

      #chômage #droitauchômage

  • À propos du Bac de philosophie

    https://lundi.am/Sommes-nous-responsables-de-l-avenir-4162

    Lu quelque part, un collègue de philo, écrit :

    « Santorin : île volcanique partiellement détruite vers - 1600 au terme d’une éruption spectaculaire. L’île s’effondre presque sur elle-même ; s’ensuit un tsunami qui semble avoir contribué au déclin de la civilisation minoenne.

    Santorin : logiciel de correction en ligne conçu et administré par l’Education Nationale de la République française. Vers 2021, des crétins diplômés et technophiles décident de généraliser la dématérialisation de la correction des copies du baccalauréat. Mais les copies sont si immatérielles qu’elles n’apparaissent simplement pas. Les correcteurs, qui auparavant perdaient du temps à corriger des copies en perdent à présent à attendre docilement leurs copies immatérielles.

    3500 ans après, Santorin s’effondre à nouveau sur elle-même. Déclin de la civilisation européenne. »

    Ce à quoi j’ajouterai : LOGICIELS, ALGORITHMES, DATAS, ZOOM, PRONOTE, PARCOURSUP, CYCLADES, SANTORIN, ENT (espace numérique de travail), et autres horreurs numériques : HORS DE NOS VIES !

    https://reporterre.net/La-numerisation-des-copies-du-Bac-est-une-evolution-dangereuse-et-impose

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/06/22/bac-de-philosophie-la-colere-des-enseignants-face-a-une-numerisation-absurde

    #numérisation #informatisation

    • Après cet aperçu, bien incomplet, concernant la forme, passons au contenu.

      Un des quatre sujets du bac philo (série générale) proposé au candidat est le suivant : Sommes-nous responsables de l’avenir ? De ce que j’ai lu pour le moment, les candidats transforment immédiatement le sujet initial en celui-ci : suis-je responsable de mon avenir ? et le traitent grosso modo ainsi : Première partie - non je ne suis pas responsable de mon avenir parce que y a le destin. Si Dieu a décidé que je serai riche, je le serai et pareil pour le bac, mon destin sera de l’avoir ou pas et les voies du seigneur sont impénétrables. Notons au passage que l’avenir est d’abord et avant tout compris, par nombre de candidats, comme un avenir financier, cette question d’avoir prise sur l’avenir en termes de réussite, pécuniaire particulièrement, est en effet récurrente dans les copies ; Deuxième partie - Si on veut on peut, soit : on obtient ce que l’on mérite selon son investissement personnel ! La société me donne les moyens, via Parcoursup notamment, plateforme qui recueille les vœux post bac des élèves de terminales, de décider de mon avenir dont je suis notoirement responsable, hum... Lorsqu’on sait que ce dispositif a pour fonction principale de gérer des flux et de faire rentrer, s’il le faut, avec grande brutalité, sans considération des desiderata des candidats, des sujets-objets dans des cases et sachant de plus que les élèves de Seine-Saint-Denis particulièrement sont les plus mal servis par cet algorithme, on se demande comment le futur bachelier ayant choisi cet exemple pour illustrer son propos peut être à ce point devenu amnésique le jour du bac... Terreur de la page blanche très certainement et volonté, délibérée ou non, de croire, un moment encore, au bien fondé de cette outrancière sélection algorithmique ou de tenter de faire bonne figure auprès du correcteur, dans l’espoir de décrocher le sésame qui, en effet, le fera entrer, que cela corresponde ou non à ses souhaits, dans une place à défaut de le laisser sans affectation, ce qui dévaluerait, à coup sûr, aux yeux de l’opinion, cette infernale machine à sélectionner qu’est Parcoursup.

      Sommes-nous responsables de l’avenir ? Quid de la marche du monde ? De l’aspect collectif de la question posée, de sa dimension historique : ’sommes-nous’ ? Rien de cet aspect n’est considéré dans les copies pour l’instant lues. Mais après tout, c’est tellement la merde, en effet et partout, qu’on ne saurait en vouloir aux élèves d’entendre ainsi le sujet, soit d’un point de vue strictement individualiste, en considération, seulement, d’individus atomisés, sachant que les idéaux communs pour un monde meilleur font si cruellement défaut. Ce ’nous’ n’est-il pas aussi, possiblement, un ILS, sont-ils responsables de l’avenir délétère et exécrable en marche, qui se construit sous nos yeux ? ILS, soit ceux qui nous gouvernent et ceux qui détiennent tous les leviers du capital et ne sont-ils pas d’ailleurs responsables tout court, sans nous ? Oui eux, pas nous !

  • Antimatrix
    Entretien avec #Alessi_dell’Umbria

    https://lundi.am/Antimatrix

    Après une histoire populaire de Marseille, un livre sur la Tarentelle dans le sud de l’Italie ou encore des travaux sur les luttes au Mexique, Alessi dell’Umbria vient de sortir un livre plus théorique, Antimatrix, aux éditions La Tempête. « Car les concepts ne sont pas des reflets, ce sont des armes. » Dans cet entretien, il revient sur les principaux thèmes du livre : l’antiplatonisme, la disparition du récit, les récentes évolutions du capitalisme et les luttes qui lui font face, la place de l’argent et l’aménagement du territoire, en particulier dans les villes.

    https://editionslatempete.com/antimatrix

    • Un certain nombre de paléontologues affirment que ces cavernes où l’on a retrouvé des peintures et gravures pariétales accueillaient des rituels chamaniques –qui impliquaient inévitablement des initiations. C’est quand même révélateur que ce lieu, qui a donc eu une grande importance pour l’humanité durant tant de temps, devienne chez le fondateur de la métaphysique occidentale le symbole de l’obscurité et de l’ignorance. Je n’ai pas pu m’empêcher de le relever, d’autant que c’est quand même le texte le plus célèbre de Platon…

      #Platon #philosophie #Occident #rationalisme

  • Coup de Jarnac sur le plateau de Millevaches
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/coup-de-jarnac-sur-le-plateau-de-millevaches

    Le 15 juin, six personnes ont été arrêtées simultanément dans plusieurs villages du Limousin, avec le renfort de la sous-direction anti-terroriste. Le parquet de Limoges affirme dans un communiqué que six interpellations ont eu lieu contre « plusieurs individus appartenant à l’ultragauche ». Les enquêtes portent sur la destruction de véhicules d’Enedis en février 2020, et l’incendie d’un émetteur TNT en janvier 2021. Une information judiciaire a été ouverte. Témoignages de soutiens à Gentioux (Creuse).

    C’est ce qu’on appelle un coup de filet spectaculaire. Six personnes ont été arrêtées simultanément dans plusieurs villages du Limousin, le 15 juin à l’aube. À Gentioux (Creuse), dans le hameau du Mont, vers six heures du matin, les voitures de police ont débarqué en nombre pour arrêter une habitante. Il s’agit de la directrice de l’école du village. Selon les soutiens qui sont arrivés sur place dans la matinée, alors que l’opération était encore en cours, des écussons de la SDAT (sous-direction anti-terroriste) ont été repérés sur les uniformes des forces de l’ordre, dont plusieurs membres étaient « armés et cagoulés ».

    Edit, sans #paywall cette fois

    Incendies de l’antenne des Cars et de véhicules d’Enedis à Limoges : une directrice d’école parmi les suspects interpellés
    https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/incendies-de-l-antenne-des-cars-et-de-vehicules-d-enedis-a-limoges-une-d

    Six arrestations dans l’enquête sur l’incendie de l’émetteur TDF des Cars en Haute-Vienn
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/six-arrestations-dans-l-enquete-sur-l-incendie-de-l-emetteur-tele-des-car

    Dans ces deux affaires, des inscriptions avaient été retrouvées sur place. Aux Cars, les enquêteurs avaient découvert un tag avec écrit : "Ni 5G Ni T.V. la voix du vent et les chants d’oiseaux." . Sur les locaux d’Enedis, les forces de l’ordre avaient vu marqué sur le mur d’un bâtiment : "Ni Linky, ni nucléaire, on veut une retraite dorée"

    L’anti-terro fantasme (encore) le plateau
    https://labogue.info/spip.php?article1039

    #antiterrorisme