• Les luttes pour le salaire ménager : théorie et pratique
    http://www.contretemps.eu/lectures/luttes-salaire-m%C3%A9nager-th%C3%A9orie-pratique

    La possibilité de faire ainsi converger des luttes spécifiques vers une revendication commune est évidemment à mettre en lien avec l’inspiration opéraïste des militantes et théoriciennes telles que Mariarosa Dalla Costa, selon laquelle ces différents lieux de lutte constituent « l’autre usine », l’usine sociale : le travail des « ouvrières du trottoir », des « ouvrières de la maison » – jusqu’ici considéré exclusivement comme porteur d’une valeur d’usage – acquiert ainsi une reconnaissance en tant que travail productif, puisque c’est lui qui produit et reproduit la force de travail. Si ce travail n’a pas été considéré comme tel jusqu’à alors, c’est parce que, considéré comme naturel, allant de soi pour les femmes, comme un « travail d’amour », pour reprendre le titre de l’ouvrage de Giovanna Franca Dalla Costa (Un lavoro d’amore), il n’a jamais été salarié ; ou plutôt, c’est parce qu’il n’a jamais été salarié qu’il n’a pas été considéré comme travail. Il sera ici profitable, afin de mieux saisir les dynamiques de cloisonnement entre le travail à la maison, considéré comme non productif et donc non rémunéré, et le travail à l’extérieur, considéré comme productif et donc rémunéré, de lire ces théories au regard de l’ouvrage Caliban et la sorcière de Silvia Federici, qui offre une description du processus de formation de la figure de la « ménagère » dans la transition du féodalisme au capitalisme. En permettant l’intégration des « sans salaire » à la classe ouvrière, ces théories invitent donc à une meilleure compréhension du fonctionnement de l’exploitation capitaliste, notamment de la manière dont le salaire organise également l’exploitation des non-salarié-e-s.

    #féminisme #livres #édition


  • Déambuler sans repos
    http://dndf.org/?p=14058#more-14058

    De temps en temps, à intervalles plus ou moins irréguliers, surgit une bande de tristes lurons – poussés souvent pas des lectures hâtives, mais aussi par le fait de s’être imprudemment auto-investit du rôle de guide de la révolte prolétarienne (un peu à la manière du mandat divin des souverains de l’ancien régime) s’entraînent à la critique de ce qui leur paraît indubitablement un grand péril contre-révolutionnaire à la solde de la bourgeoisie : la théorie de la communisation. C’est donc au tour de DemeD, publication de l’Instituto Onorato Damen qui dans son n° de Janvier 2015 commet un curieux article : la communisation entre théorie et pratique, idéalisme et évanescence. Nous le publions intégralement sur notre site, non seulement pour partager avec nos lecteurs notre hilarité, mais aussi pour monter quel excellent exemple de décomposition touche le courant qui l’a produit. Nous ne réagirons pas à cet article par une critique, vu le ton et le contenu ce serait lui faire trop d’honneur, mais par quelques réflexions en marge sur le drame trop ignoré par les institutions, la société civile et les média, le futur zombie dans la société contemporaine qui vaut comme réplique à tous les Institut Onorato Damen d’hier, d’aujourd’hui et demain. Des séries télévisées comme Deathset, The Walking Dead ou encore des films comme la Nuit des mort-vivants ont déjà abordé le sujet. Mais le problème des morts-vivants qui errent dans nos cités va encore, une fois de plus, se heurter au mur de l’indifférence. Ceci est encore plus vrai pour les organisations –organisations et regroupements politiques de zombies à prétentions révolutionnaires –qui languissent aux marges de la société . Mais il est temps de soulever la question ! Malgré tout, ils sont (furent) des humains eux aussi !

    #communisme #communisation #théorie #histoire


  • Repenser l’oppression des femmes
    http://revueperiode.net/repenser-loppression-des-femmes

    L’oppression des femmes pourrait n’être ni le résultat du « patriarcat » ni dans l’intérêt fondamental du capitalisme. C’est le présupposé qu’avancent Brenner et Ramas, ainsi que la cible de leur puissante critique, Michèle Barrett. Pour cette dernière, l’oppression des femmes est le produit d’une idéologie bourgeoise, façonnant la subjectivité des classes populaires et favorisant la division salariale entre hommes et femmes. Pour Brenner et Ramas, cette explication ne tient pas la route. Mais il faut faire un détour pour expliquer l’oppression des femmes : comprendre comment la reproduction biologique et le travail industriel ont dégradé le rapport de force entre hommes et femmes au bénéfice des premiers. Le défi théorique de l’oppression des femmes nécessite une réponse dialectique, aux antipodes du (...)

    #Uncategorized #Appareils_idéologiques_d'État #Etat #féminisme_marxiste #reproduction_sociale #sexualités


  • 1789-1799 : Révolution bourgeoise et luttes de classes en France
    http://ddt21.noblogs.org/?page_id=350

    La bourgeoisie en proclamant les droits de l’homme, la liberté et de l’égalité ouvre une brèche qui actuellement est loin d’être refermée. L’égalité pour les travailleurs de l’époque signifie surtout l’accès à de meilleures conditions de vie. Cette brèche et le contexte de crise économique vont amener les prolétaires à pousser la Révolution au-delà des objectifs bourgeois. Cette période constitue ainsi une première étape dans l’histoire des luttes du prolétariat en France. Ses luttes autonomes permettent la suppression du féodalisme ; la chute de la monarchie avec la prise des Tuileries le 10 août 1792 ; la mise en place de lois sociales ; l’éviction des députés girondins de la Convention les 31 mai et 2 juin 1793. Une fois que ces bourgeois, qui ne souhaitent faire aucune concession aux travailleurs, sont hors-jeu, ces derniers se retrouvent côte à côte avec les bourgeois montagnards dans le combat révolutionnaire. Mais leurs intérêts sont inconciliables avec ceux des prolétaires. Il est important de montrer que le but des bourgeois montagnards et jacobins est d’encadrer les prolétaires. Ces derniers leur font confiance jusqu’à ce qu’ils découvrent, un peu tard, le caractère bourgeois de leurs « alliés ». L’histoire n’est jamais la même, mais ce scénario s’est rejoué ailleurs et à d’autres époques. Aujourd’hui, une fraction de la petite bourgeoisie, que l’on peut qualifier de jacobine, fait miroiter aux travailleurs, frappés de plein fouet par la restructuration du capital, qu’un monde meilleur est possible en “humanisant” le système économique.

    #histoire #France


  • Marco Libero ! Un prisonnier anarchiste emprisonné en Suisse depuis 1991
    https://www.youtube.com/watch?v=iK1isWg0r3o


    Alors qu’en Suisse, malgré une forte résistance, la construction de centrales nucléaires se poursuit, Marco Camenisch fait partie de ceux qui, au sein du mouvement antinucléaire, refusent de se résigner. En 1980, il est arrêté pour le dynamitage d’un pylône de ligne à haute tension et d’une centrale de transformation électrique. Lors de son procès, il lit une longue déclaration : Paix aux chaumières, guerre aux palais !

    En cavale ou en prison, Marco Camenisch ne cesse de lancer ses mots contre les puissants. Ses textes contribuent au développement et au renforcement de la lutte contre toute forme de domination, d’oppression et d’exploitation, en défense de tous les êtres vivants. La prison devait détruire Marco Camenisch, guerrier captif depuis maintenant vingt ans, mais il mène depuis sa cellule une intense résistance et participe aux luttes des prisonniers. Il ne se laisse ni détruire, ni pacifier. Se résigner, c’est être complice.

    #écologie #anarchisme


  • #Brecht et la politique du #cinéma réflexif
    http://revueperiode.net/brecht-et-la-politique-du-cinema-reflexif

    Le cinéma doit-il bouleverser les formes pour être émancipateur ? C’est la question que posait Dana B. Polan en réaction à une vague de critique cinéma inspirée par le marxisme qui faisait renaître les partis pris modernistes au nom de la subversion radicale. Polan prend pour cible une série d’auteurs canoniques de cette vague de critique radicale en cinéma (Burch, Baudry, Oudart...) et en littérature (Tel Quel) pour en montrer les limites et, en dernière instance, le formalisme. L’auteur s’empare du fait que cet éloge de la subversion formelle se réclame de Brecht pour opposer sa propre lecture du dramaturge communiste. Publiée pour la première fois en 1974, cette polémique nous donne les termes d’une importante discorde autour du cinéma militant et expérimental et fournit quelques éléments pour (...)

    #Uncategorized #culture #esthétique


  • Triste nouvelle, #Abdel-Hafed_Benotman est mort ce 20 février.

    « Une vie contre les barreaux »
    http://www.article11.info/?Abdel-Hafed-Benotman-Une-vie

    Abdel Hafed Benotman était un voyou à l’ancienne, générosité à fleur de peau, grande gueule en embuscade. Un braqueur sans arme qui avait passé 17 ans en prison. Un auteur de romans noirs talentueux. Un sans papiers, aussi, à qui l’on refusait le droit de travailler. Abdel Hafed Benotman est mort. C’est une très triste raison de republier l’entretien qu’il avait accordé en 2008 à A11.

    On pouvait l’entendre sur #Fréquence_Paris_Plurielle, où il participait régulièrement à l’émission anti-carcérale l’Envolée.
    http://lenvolee.net

    Et il y a aussi ce superbe documentaire de #Mehdi_Ahoudig, « Les ventriloques »
    http://www.arteradio.com/son/250609/les_ventriloques

    Une rencontre arrangée entre #Nouara_Naghouche, comédienne à Colmar, et Hafed Benotman, écrivain et ancien braqueur. La comique de cité et le révolté politique échangent sur la question des pères maghrébins. Un drôle de moment fort sur les « ventriloques de leurs pères ».

    http://www.arteradio.com/sons/2ventriloquesdeleurpere_hq_fr.mp3

    Et puis il nous laisse de la lecture
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Abdel_Hafed_Benotman#%C5%92uvre

    #prison #luttes_anticarcérales #luttes_sociales #audio #radio #littérature

    • Hafed s’est fait la belle
      http://cqfd-journal.org/Hafed-s-est-fait-la-belle

      On le croyait increvable, ce formidable compagnon ! Même après trois infarctus, il s’était fait un point d’honneur de ne pas abandonner son hygiène de vie à base de bières d’Abbaye et de cigarettes blondes. À la suite d’une opération à cœur ouvert, un grand cardiologue à la crinière argentée l’avait gourmandé au pied de son lit d’hôpital devant un parterre d’internes : « Quoi, Vous avez fait trois infarctus et vous fumez encore ! Mais, monsieur Benotman, vous êtes le roi des cons ! » Hafed avait tout de suite dégainé une répartie drôle et cinglante, dont il avait le talent : « Un sujet ne doit pas parler ainsi à son roi ! », rabaissant la superbe du mandarin et provoquant l’hilarité des étudiants en blouse blanche. Un credo : toujours faire la nique à la mort et à l’autorité !

    • La chronique du Tocard. Merci Hafed Benotman (et @chirine)
      http://www.lecourrierdelatlas.com/897403032015La-chronique-du-Tocard.-Merci-Hafed-Benotman.html

      En prison, Hafed y a donc laissé ses plumes, celles de l’amour des mots. L’écriture l’a rendu libre. Au-delà de sa prison intérieure, par delà les murs de sa cellule, j’entends encore couler les larmes de ta pluie intérieure, depuis les quelques pieds sous terre qui nous séparent. Mais tu nous as appris à voir La vie devant soi. Éternellement. Alors au lieu de continuer à parler d’Hafed Benotman de ce qu’il a été, de ce qu’il restera, je vous propose de le lire. Voici un extrait issu de son journal quand il était en taule.

      « Non ce n’est pas de la langue de bois. Je ne me risquerais pas à la langue de bois alors que je sais que vous avez les oreilles en taille-crayons ! Ne croyez pas que je commence ici une future carrière de gourou ! Nenni, nenni ! Il me faut juste un ordinateur (nous verrons ensemble le mois prochain pour l’imprimante). Et pourquoi donc ? Pour écrire un épisode de Navarro ? Non ! De Julie Lescaut ? Non ! Pour vous écrire des livres afin de reprendre le flambeau des anciens. Bien-sûr, je ne suis pas Genêt, ni Verlaine, ni Sade, ni… ni, mais… je suis un être humain. N’ai-je pas deux bras, deux jambes, deux yeux, deux narines, deux testicules ? Oui, certains jaloux se disent qu’il a tout en double et c’est souvent le reproche qu’on me fait… mais blague à part, n’a-t-on pas le droit à un nardin’ateur ? Une imprimante ? Un scanner ? Et une petite rente mensuelle pour l’encre et le papier ? Hein ? J’ouis des protestations ? Je conclurais sur les mots de Fernandel qui donna cette réplique dans je ne sais plus quel film où il escroquait autrui : « Enfin pour avoir de l’argent ? Il faut bien le prendre à quelqu’un ! » J’aimerai remercier tous ceux et celles dont le nom commence par A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z, en espérant que je n’oublie personne. Hafed emprisonné, Hafed martyrisé, Hafed assoiffé, mais un jour, Hafed libéré ».

      Et « La chanson d’Hafed »
      http://www.arteradio.com/son/616540/la_chanson_d_hafed
      http://download.arteradio.com/sons/25lachansondhafed_hq_fr.mp3

      Hafed s’est fait la belle le 20 février 2015. Auteur de polars condamné à plusieurs reprises pour braquages de banque, il avait publié une extraordinaire autobiographie « Éboueur pour échafaud » (Rivages). ARTE Radio l’aimait beaucoup. Mehdi Ahoudig, qui a tourné avec lui « Les ventriloques de leurs pères », a retrouvé dans ses rushes une petite chanson sur la coco. Elle est extraite du roman « Marche de nuit sans lune » en cours d’adaptation par Abdellatif Kéchiche.


  • Journée d’étude “Retours à Marx. Usages et lectures de la critique de l’économie politique dans les années 1960-1970″, 4 mars 2015, Paris Ouest
    http://sophiapol.hypotheses.org/17064

    Ce projet de journée d’étude part d’un double constat : 1) dans les années 1960-1970, on assiste en Europe à différents « retours à Marx » se développant soit dans une perspective exégétique (la Neue Marx Lektüre autour d’étudiants d’Adorno comme Backhaus, Reichelt en RFA ou Althusser et ses collaborateurs en France) soit dans une perspective qu’on dira « actualisante » au sens où elle aborde les catégories de la critique marxienne de l’économie politique comme des outils permettant de penser et d’agir directement dans le présent historique (c’est éminemment le cas des lecture politiques du Capital et des Grundrisse proposées par l’opéraïsme). 2) Malgré certains points communs (l’insistance sur l’originalité de la critique de l’économie politique de maturité par rapport à l’économie politique classique et aux textes marxiens dits de jeunesse, la mise en avant des problèmes méthodologiques et épistémologiques de la critique de l’économie politique et la tentative de politiser ces derniers), il est frappant de constater que ces différentes lectures se sont très largement ignorées les unes des autres.

    #philosophie #histoire


  • Philosophie et révolution. Althusser sans le théoricisme : entretien avec G. M. Goshgarian
    http://revueperiode.net/philosophie-et-revolution-althusser-sans-le-theoricisme-entretien-avec

    Beaucoup n’ont retenu d’Althusser que deux images d’Épinal : celle d’un penseur abstrait attaché à une « Science » détachée des luttes de classes ou celle du « dernier Althusser » postmoderne voire mysticiste. Ce sont là des lecteurs pressés, comme nous le montre ici G. M. Goshgarian, spécialiste international de l’œuvre d’Althusser. Pour Goshgarian, les textes et leur chronologie y révèlent une constante : la centralité de la dictature du prolétariat. Ainsi, il faut relire tout ce corpus à l’aune des anni mirabiles de 1976-1978, celles où Althusser donne cohérence à une « nouvelle pratique de la philosophie » qui démasque les philosophies traditionnelles – philosophies d’État – et repense le marxisme comme « science de cette rencontre toujours aléatoire qu’est la lutte des classes ». Véritable tour d’horizon de la production althussérienne, cet entretien invite en outre à lire Être marxiste en philosophie, ouvrage inédit et majeur à paraître le 18 mars 2015.

    #philosophie #histoire


  • Tendance Karl. Autour d’une tentative romanesque de Marx
    http://revueperiode.net/tendance-karl-autour-dune-tentative-romanesque-de-marx

    Karl Marx a tenté, dans sa jeunesse, d’écrire un roman, intitulé Scorpion et Félix. Il est notoire que les tentatives littéraires de Marx étaient plutôt médiocres, mais ce morceau de roman est révélateur d’une tendance rarement évoquée chez l’auteur du Capital. De sa jeunesse à sa maturité, Marx a été fasciné par la référentialité littéraire, dont il a abreuvé ses œuvres théoriques. Proche du poète et chroniqueur de la gauche hégélienne Heinrich Heine, et bien qu’admirateur de Balzac, Marx est à mille lieues de cette passion exclusive pour le « réalisme » romanesque qu’on a voulu lui prêter. Dans cette introduction à Scorpion et Félix (inédit jusqu’en 1929), Gabriele Pedullà nous fait découvrir un Marx « qui – disons-le clairement – parmi les communistes [des années 1930] n’aurait pu plaire qu’à André Breton et aux surréalistes. »

    #littérature #philosophie


  • Comment La Poste a choisi de favoriser Amazon contre les libraires
    https://www.actualitte.com/economie/comment-la-poste-a-choisi-de-favoriser-amazon-contre-les-libraires-55245

    « Nous avons un problème qui mesure trois centimètres », expliquait, jovial, un éditeur parisien récemment. Et pour cause : depuis le 1er janvier, une maison d’édition ne peut plus passer par le tarif lettre si l’objet envoyé mesure plus de 3 cm d’épaisseur. « La Poste nous a expliqué que désormais, c’est du Colissimo obligatoire – et donc le tarif qui va avec. »

    Mais en quoi cela peut-il bien ennuyer un éditeur  ? « Les services de presse que nous pouvions réaliser auparavant avec des frais qui étaient ceux du courrier format lettre vont devoir être complètement révisés. Et financièrement, 200 livres envoyés vont coûter jusqu’à deux fois plus cher. » Quid  ? Si fait, confirmation nous en est donnée au bureau de Poste proche de la rédaction.

    #livres #édition


  • Wildcat : "Points de transition* : thèses politiques sur le « nouveau prolétariat » et la re-concentration" (2013)

    En réalité, la plupart de ces « nouveaux pauvres » travaillent. Lors du Forum économique mondial de Davos en janvier 2005, Gerhard Schroeder a placé les lois Hartz dans le bon contexte : « Nous avons créé le meilleur secteur de bas salaires en Europe » (4). Ce secteur s’est massivement élargi, englobant à la fois les emplois précaires (actuellement, les agences d’intérim emploient environ un million de personnes) ; le travail de jour ; « les auto-entrepreneurs » ; les petits patrons ; les travailleurs qui ne font pas officiellement partie de l’emploi salarié, par exemple les programmes de travail obligatoire (les emplois à un euro, le bénévolat, etc.) ; et le travail dans les structures pénitentiaires. Ce « secteur à bas salaires » inclut d’importants contingents d’ouvriers d’industrie non qualifiés, qui subissent des horaires de travail flexibles et longs et parmi lesquels les travailleurs migrants sont sur-représentés. En dehors de l’augmentation des exportations, ces emplois – « simples », manuels, répétitifs et mal payés – sont les seuls qui connaissent un « boom » en Allemagne. Et ces emplois fournissent un avantage décisif à l’industrie d’exportation allemande : l’écart de salaires entre les travailleurs permanents qualifiés et les intérimaires y est le plus élevé au sein de l’Union européenne.

    #travail


  • 4e séance GRM 8e année - Liège
    http://grm.hypotheses.org/1391

    La question intellectuelle au 20ème siècle (1)
    La question intellectuelle en horizon communiste : intellectuels d’État et groupes intellectuels.

    Lieu : Liège, ULg – Espace du département de philosophie (Place du XX Août, Bât. A1, 3ème étage)

    10h30-18h00

    Interventions :

    Gabor Tverdota, Mannheim : État et Planification ou Konràd et Szelényi : intellectuels, technocrates et État.

    Andrea Cavazzini, La fonction intellectuelle dans la structure sociale du socialisme réel : Rita di Leo et Rudolf Bahro.

    Caroline Glorie, Walter Benjamin et le surréalisme. Une organisation du pessimisme : l’illumination surréaliste du point de vue d’un observateur allemand.

    Sophie Wustefed, Lefort et Castoriadis : penser et agir après Socialisme ou Barbarie.

    #histoire #philosophie


  • #technique et capitalisme : entretien avec Andrew Feenberg
    http://revueperiode.net/technique-et-capitalisme-entretien-avec-andrew-feenberg

    La critique de la technique oppose souvent une technophilie béate et apolitique à une technophobie tendanciellement réactionnaire. Dans cet entretien, Andrew Feenberg propose de dépasser cette alternative inopérante. S’appuyant sur la « philosophie de la #praxis » élaborée par Lukács, #Marcuse et #Adorno à la suite de Marx, il replace la « question de la technique » dans son contexte social et historique : c’est seulement du point de vue des luttes (luttes contre l’accès inégalitaire au savoir technique, contre ses effets néfastes sur la société ou pour un usage libre et collectif de ses possibilités), que peut s’élaborer une connaissance adéquate des systèmes (...)

    #Uncategorized #école_de_Francfort #Lukacs #raison #réification #technologie


  • La politique de #Straub-Huillet
    http://revueperiode.net/la-politique-de-straub-huillet

    Cinéastes, communistes révolutionnaires, Jean-Marie Straub et Danièle #Huillet (décédée en 2006) combinent les paradoxes. Encensés par une critique exigeante, leurs films restent les moutons noirs d’un #cinéma dit d’« auteur » et sont boudés par les circuits de distribution ; inscrit dans un héritage marxiste, leur travail a été plus volontiers discutée par Deleuze que par le « marxisme français ». Ces paradoxes sont le fruit d’un cinéma sans compromis, d’un militantisme explicite mais très loin des canons du « cinéma politique ». La politique de Straub-Huillet se joue dans une approche du cinéma, du travail sur les textes et les images, dans le refus de toute forme de « neutralité » artistique vis-à-vis du monde. Daniel Fairfax propose ici une introduction à leur œuvre, pour découvrir et redécouvrir un projet (...)

    #Uncategorized #esthétique


  • L’Espagne et la Théorie de la communisation : Passé et Présent
    http://dndf.org/?p=14018

    Étant donné que la vague espagnole de grèves de la fin de la décennie des années 1960 et du début des années 1970 fut contemporaine du cycle de luttes à l’origine de la théorie de la communisation, il est logique de penser qu’il y eût, au moins à un certain niveau, un contact entre les révolutionnaires espagnols du moment et les pionniers de la théorie de la communisation. Les interlocuteurs hispaniques de ce dialogue ne furent autres que les membres du Movimiento Ibérico de Liberación, groupe « d’agitation armée » connu surtout à cause de l’exécution par l’État Espagnol de Salvador Puig Antich en 1974. Pourtant, l’histoire et les activités du MIL sont dignes d’intérêt en elles-mêmes car elles sont l’expression des faiblesses et des contradictions plus générales du mouvement ouvrier autonome espagnol des années 1970 qui était en train de rompre avec les organisations de la gauche espagnole.

    #Espagne #France #communisme #communisation


  • Kurdistan ?
    http://ddt21.noblogs.org/?p=323

    C’est le discours d’une révolution démocratique. Dans la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 aussi, le droit de « résistance à l’oppression » explicitement prévu allait de pair avec celui de propriété. La liberté était complète mais définie et limitée par la Loi. Au Rojava, de même, la « propriété privée » est un droit dans le cadre de la loi. Bien qu’optant pour le qualificatif de « région autonome », le Contrat social prévoit une administration, une police, des prisons, des impôts (donc un pouvoir central récoltant de l’argent).

    Mais nous sommes début 21e siècle : la référence à « Dieu tout puissant » côtoie « le développement durable », la quasi parité (40 % de femmes), et « l’égalité des sexes » (quoique liée à la « famille »).

    Ajoutons la séparation des pouvoirs, celle de l’église et de l’Etat, une magistrature indépendante, un système économique devant assurer « le bien-être général » et garantissant les droits des travailleurs (dont le droit de grève), la limitation du nombre de mandats politiques, etc. : un programme de gauche républicaine.

    Si certaines personnes en Europe et aux Etats-Unis voient dans de tels objectifs une annonce de révolution sociale, faute en est sans doute au « relativisme culturel ». A Paris, ce programme ne provoquerait que moqueries dans le milieu radical, mais « là-bas, c’est déjà pas mal… ».

    #Kurdistan


  • A propos de Charlie (suite)
    http://dndf.org/?p=13998

    Considérer le cours des choses sur cette base ne pourrait que nous conforter dans un normativisme bien tranquille : la situation est telle, mais nous savons que ce n’est qu’un « désaccord », une « disharmonie » momentanée, cela parce que l’avenir nous appartient …, mais, surtout, parce que, dès maintenant, ce qui se passe, c’est-à-dire ce que fait le prolétariat, ne correspond pas à l’être que nous (la théorie) nous connaissons, en quelque sorte ce n’est pas « rationnel » et donc à peine « réel » (on retrouve ici ce qui m’insupporte dans les déclarations « radicales » à la suite de la manif du 11 janvier). Cela ne signifie pas que l’on ne peut rien dire de la fin de la lutte des classes et du communisme, mais que ce que l’on peut en dire n’est radicalement pas quelque chose de normatif car c’est quelque chose qui se produit dans les limites même de la lutte de classe, c’est-à-dire plus précisément maintenant dans le fait de lutter en tant que classe comme la limite nécessaire même de la lutte de classe. Et ce n’est que de là, qu’au présent, que nous pouvons parler de la révolution comme #communisation.

    #communisme


  • Salaire, gentil miroir…
    http://revueperiode.net/salaire-gentil-miroir

    Le Capital est en effet un rapport apparemment spéculaire dans lequel des individus censément définis comme pairs se font face comme à leur propre image et entretiennent des rapports de familiarité et de confiance. Je suis M, tu es M. L’échange marchand a la pureté théorique du reflet d’un miroir non déformant. D’où l’importance du terme gleich dans l’analyse de l’échange. Ce terme veut dire à la fois égal (quantité) et identique (qualité, mon semblable mon frère, hypocrite vendeur…). C’est tout simple, comme une image dans un miroir, l’affaire est claire : personne en théorie ne vole personne, c’est comme si on troquait du même contre du même (simplement ça ne servirait à rien). Marx se tient le dos au public. A sa droite A, vendeur de toile, à sa gauche B, vendeur de bibles. Entre A et B, premier temps de la démonstration, le cadre du miroir est vide. A tend sa toile à B par le cadre, B tend ses bibles : échange — chacun range son achat dans un même cabas.

    #philosophie


  • CYCLE LA LUTTE DES CLASSES PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (AU REMOULEUR)
    http://vosstanie.blogspot.fr/2015/01/cycle-la-lutte-des-classes-pendant-la.html

    Les deux présentations sur la lutte des classes pendant la Révolution française ont pour objectif de montrer comment les travailleurs urbains et ruraux ont mené des luttes autonomes pour un monde meilleur, dépassant ainsi le contenu bourgeois de la Révolution et forgeant des expériences pour les combats à venir. Cette approche entend rappeler que la lutte des classes n’est pas un concept forgé de toute pièce. Aujourd’hui, face aux ravages du capitalisme dont les origines remontent à la fin du XVIIIe siècle, les prolétaires d’ici et d’ailleurs ne peuvent rien attendre d’un réformisme qui n’en finit pas de nous resservir les mêmes recettes miracles pour « humaniser » ce système.

    #histoire #France


  • Théâtre : Le complot jusqu’à l’abîme
    http://cqfd-journal.org/Theatre-Le-complot-jusqu-a-l-abime

    Sauf qu’ici, pas du tout ! Non, d’abord il s’agit d’une usine ultra-moderne. Des ordinateurs, une organisation du travail moderne… Le capitalisme de pointe, tu vois. Et justement, les personnages de la pièce ne ressemblent pas du tout à ceux de Germinal ou à un Jean-Pierre Levaray. Là aussi, il s’agit des ouvriers « modernes » et laisse moi te dire… ça fait peur. Tu parlais de solidarité ? Eh bien pas du tout  ! Dans cette pièce-là, les ouvriers se sont lancés dans une guerre de tous contre tous. Brisés, on va dire, par les conditions de travail, les 3x8, l’isolement, les restructurations, le chômage « record dans cette ville » etc. En vrai, les neuf personnages sont du début à la fin en train de se battre, de se disputer, de se martyriser. Et les patrons ? Les actionnaires ? On ne les voit pas du tout. A part une sorte de contremaître et Douglas, l’ouvrier qui a épousé la cause du capitalisme en achetant des actions, en défendant bec et ongles les choix des chefs.

    #théâtre #travail #complot


  • La politique du style : entretien avec Daniel Hartley
    http://revueperiode.net/la-politique-du-style-entretien-avec-daniel-hartley

    Sans doute devrais-je commencer par exposer rapidement le cadre systématique de la théorie du style que j’ai élaboré, car cela est décisif pour répondre à cette question. Premièrement, je soutiens que ma théorie du style représente un élément fondationnel de ce qui pourrait devenir un jour une « poétique marxiste » plus générale. Par conséquent, je ne considère certainement pas ma théorie du style comme étant en soi une théorie littéraire auto-suffisante. C’est plutôt le premier volet de ce qui devrait devenir un série de « réétalonnages » fondamentaux des concepts littéraires et esthétiques classiques (par ex. genre, personnage, intrigue, forme, etc.) dans le cadre d’un projet de recherche historico-matérialiste global – ce à quoi Bakhtine et Medvedev appelaient déjà en 1928. Deuxièmement, je l’appelle « poétique » parce que la poïésis, comme l’ont souligné les meilleurs commentateurs de l’ouvrage éponyme d’Aristote, doit être comprise comme étant une opération dynamique. Autrement dit, une composition littéraire est un acte « poïétique » productif et transformateur dont la stylisation est l’élément essentiellement verbal. Je préfère en effet la notion de « stylisation » à celle de « style ». D’une part, parce qu’elle met en valeur cette dynamique, cet aspect processuel et, d’autre part, parce qu’elle nous permet de voir que la composition littéraire combine et sculpte une multiplicité de styles parlés et écrits préexistants. Parler du style d’un écrivain au singulier, c’est donc, en réalité, se référer à un ensemble artistiquement organisé de sous-styles ; le « style » en tant que tel n’est jamais réductible à l’un de ces sous-styles. C’était l’une des grandes intuitions de Bakhtine.‬

    #littérature


  • Soirée de soutien aux médias libres
    http://paris-luttes.info/soiree-de-soutien-aux-medias-2429

    Les deux émissions de radio Au fond près du radiateur et l’Actu des luttes, le site coopératif Paris Luttes ainsi que le sound system Dub on top organisent une soirée de soutien aux médias libres, samedi 24 janvier.

    Côté Paris Luttes, l’argent récolté servira à améliorer encore le site, à le faire connaitre via affiches et stickers, et à booster notre matos informatique (serveur en particulier). C’est grâce à vous, nos complices et camarades, que Paris-luttes.info vit.

    Le programme des concerts :

    – Stepper Allianz (Paris)
    – Gamma Sound (Bruxelles)
    – King Hi-Fi* (Lyon)

    Ouverture à 18h

    L’entrée, le bar et la restauration sont à prix libres.

    Venez nombreux !


  • « On nous cache tout ! »
    http://cqfd-journal.org/On-nous-cache-tout

    Ils sont partout !… dans les transports en commun, au bureau, au fond de la salle de classe du lycée, dans les manifestations, et surtout, la majeure partie du temps, rivés derrière leur écran d’ordinateur. « Ils », ce sont les conspis. En apparence, rien ne les distingue foncièrement du reste de la population. « On nous cache tout » est le refrain entêtant, accompagné d’une abondance de liens, qu’ils font circuler exponentiellement sur Internet, distillant de « petites idéologies malodorantes qui rivalisent aujourd’hui pour le contrôle de notre âme (Orwell) ». Pour les plus malins, les théories du complot sont même devenues de lucratifs fonds de commerce. (...) Source : (...)

    • #complotisme #conspirationnisme

      Dossier intéressant de @cqfd, notamment ces deux brèves, in. http://cqfd-journal.org/Conspirationnisme-en-breves

      « La faute aux banquiers juifs »

      Cela fait un moment déjà que les disciples d’étienne Chouard ou de Soral et Dieudonné parviennent à s’infiltrer dans les milieux d’extrême gauche (le dernier cas en date étant celui du festival Alternatiba-Lille). Au-delà de l’habileté particulière de ces gens-là, comment expliquer un phénomène désormais récurrent ? La réponse réside peut-être dans le concept d’anticapitalisme tronqué, développé depuis le milieu des années 1980 par les théoriciens de la « critique de la valeur ». Sous ce nom sont regroupés des auteurs tels que Moishe Postone, Robert Kurz ou Anselm Jappe, qui, rejetant le marxisme traditionnel, proposent une nouvelle lecture de Marx en vue de relancer la critique du capitalisme. L’anticapitalisme tronqué, selon eux, c’est l’attitude qui consiste à concentrer les attaques sur la finance, les banques, les spéculateurs, censés « vampiriser » le peuple, la classe ouvrière, les travailleurs, etc. – un penchant qui est effectivement très répandu à l’extrême gauche. Le problème est qu’en attribuant les problèmes sociaux à des catégories particulières de population, cette extrême gauche se place d’emblée sur le terrain du conspirationnisme, qui cherche toujours à « personnifier » la domination, et elle échoue à remettre en question les structures du capitalisme. La critique de ce dernier doit donc se porter à un niveau systémique, celui des logiques sociales et des rapports sociaux dominants, plutôt que de cibler des acteurs spécifiques.

      Mais cet anticapitalisme défectueux est aussi défini comme tronqué dans la mesure où il oppose au « capital fictif », mobile et volatil, les richesses « concrètes » produites dans les usines qu’il s’agirait simplement de redistribuer entre tous. Ce faisant, le travail et la production industrielle apparaissent comme un processus créateur, séparable des rapports sociaux capitalistes, tandis que le capital est identifié au seul capital financier. Outre l’aveuglement qu’elle implique sur une organisation du travail, des technologies et une manière de produire qui sont intrinsèquement liées au capitalisme, cette approche recèle un danger politique immédiat : celui de peindre le capital sous la forme d’une puissance parasitaire, dont la force réside dans son caractère fuyant et sa capacité à se jouer des frontières nationales… Soit autant de caractéristiques qui ont été attribuées au peuple juif par les mouvements antisémites du XIXe et du XXe siècle  ! Résultat  : dans ce type d’analyses, explique Postone, il n’y a rien d’étonnant à ce que « l’insaisissable domination mondiale, abstraite, du capital [soit] comprise comme l’insaisissable domination mondiale, abstraite, des Juifs ». En rester à un anticapitalisme tronqué, c’est donc rendre possible des rapprochements objectifs – et peut-être même subjectifs – avec l’extrême droite conspirationniste et antisémite, tout en se privant d’une compréhension globale du capitalisme comme phénomène social multidimensionnel. — Patrick Marcolini

      Et

      Strategia della tensione

      S’il est un pays où politique rime avec complot, c’est bien l’Italie de la période incandescente des années de plomb. Au pays des Ides de Mars, des Borgia, de Machiavel et de la Loge P2, la conspiration s’insinua dans tous les coins. Le bilan de ces années établit que l’ultra-droite a été responsable de plus des trois quarts des actes de violence politique des années 1970. Elle aura provoqué de véritables meurtres de masse – de l’attentat de la piazza Fontana à Milan en 1969 à celui de la gare de Bologne en 1980 – dans une volonté de précipiter l’instauration d’un régime néo-fasciste et avec la bénédiction d’officines des services secrets et de l’Otan à travers les réseaux Gladio. Pourtant, c’est le souvenir de la violence révolutionnaire qui traumatise encore la péninsule, toujours paralysée à l’idée d’une amnistie. Après l’assassinat d’Aldo Moro, les Brigades rouges vont subir une répression féroce mais aussi un puissant discrédit populaire, dès lors qu’elles voulurent rivaliser avec l’état en lui contestant le monopole de la terreur. — Mathieu Léonard


  • Pour une nouvelle historiographie marxiste. Entretien avec Jairus Banaji
    http://revueperiode.net/pour-une-nouvelle-historiographie-marxiste-entretien-avec-jairus-banaj

    Nombre de gardiens du temple du « matérialisme historique » considèrent que l’histoire humaine se résume à une succession d’étapes bien démarquées : esclavage, féodalisme, capitalisme. Pour ce marxisme canonisé, le capitalisme s’identifierait en outre au salariat – à une forme de travail « libre » – et exclurait les formes « archaïques » que sont l’esclavage ou le salariat bridé. Le travail de Jairus Banaji s’inscrit en faux contre ces lectures dogmatiques. Pour Banaji, les modes de production ne sont pas des mondes clos : le salariat a existé dans l’antiquité, et l’esclavage de plantation a permis l’essor du capitalisme. Une historiographie marxiste doit donner sa part à la richesse empirique des sociétés humaines et fournir des conceptualisations complexes sur les transitions historiques. Une telle démarche implique de repenser le travail d’hier à aujourd’hui, à envisager la pluralité irréductible des formes de travail qui constituent le prolétariat global. Jairus Banaji revient avec nous sur son cheminement intellectuel, de son histoire magistrale de l’antiquité tardive à ses textes d’intervention sur le fascisme en Inde.

    #histoire #philosophie