• Nous serons présents au salon des petits éditeurs à Grand-Saconnex
    https://www.facebook.com/salonpetitsediteurs

    Venez découvrir le 1er Salon des petits éditeurs au Grand-Saconnex qui accueillera 14 éditeurs romands, 30 auteurs, 10 lectures et 6 débats !

    #édition #Suisse #Genève


  • Nouvelle grève dans les entrepôts allemands d’Amazon
    https://www.actualitte.com/acteurs-numeriques/nouvelle-greve-dans-les-entrepots-allemands-d-amazon-53477.htm

    Le syndicat germanique et la société de Jeff Bezos restent en désaccord quant à la convention collective à appliquer. Selon Verdi, les employés des centres de traitement devraient être soumis au régime de la vente par correspondance. En revanche pour Amazon, ses salariés effectueraient plutôt un travail de logistique, et percevraient des salaires supérieurs à la moyenne du secteur.

    Le syndicat estime quant à lui que la firme américaine cherche à diviser pour mieux régner. Ce qui passerait selon Verdi par une tendance à favoriser les emplois à temps partiel et des négociations discrètes, qu’elles soient individuelles ou par petits groupes de salariés.

    #grève


  • Nouveau numéro de La Brique :
    http://labrique.net/numeros/numero-41-octobre-novembre-2014/article/edito-s-armer-de-papier

    À force de retourner ce papier dans tous les sens, on s’est aussi mis en danger. Après tout, qu’est-ce que la presse, les livres ou l’écriture, sinon le monopole de quelques-un-es ? Le monopole de ces privilégiés qui savent user des mots comme des armes et dont – à sa petite mesure – La Brique fait aussi un peu partie. Pour dire, on a même pensé pondre une enquête... sur vous, lecteurs et lectrices. Est-ce que notre canard ne circulerait pas surtout entre les mêmes petites mains délicates, celles de la classe moyenne intellectuelle ? ’Pas eu le temps de répondre à cette question qui tâche. Mais un jour, il faudra bien...

    #presse


  • Les femmes étaient-elles exploitées par les hommes dans les sociétés sans richesses ?
    http://cdarmangeat.blogspot.fr/2014/10/les-femmes-etaient-elles-exploitees-par.html#more

    Je ne reviendrai pas ici sur l’existence d’une domination des hommes sur les femmes dans ces sociétés, sous des formes et à des degrés divers, qui me semble se situer hors de tout doute raisonnable – je me permets de renvoyer le lecteur sceptique vers les éléments rassemblés dans mes bouquins ou dans plusieurs billets de ce blog. En revanche, j’avais jusque là laissé en friche la question de l’exploitation, c’est-à-dire des éventuelles dimensions économiques de cette domination. Il va de soi que dans les sociétés à richesses (en tout cas, dans nombre d’entre elles), les femmes sont non seulement dominées, mais aussi exploitées : dans l’Afrique lignagère, en Papouasie, l’homme important l’est par son statut, mais aussi par les biens matériels que le travail de ses dépendants (dont, en premier lieu, ses épouses) met à sa disposition. Et le plus souvent, l’existence conjointe de la polygynie et du prix de la fiancée induit une « spirale de la puissance » : plus un homme est riche, plus il peut payer pour accumuler des épouses, et plus il obtient d’épouses, plus il devient riche. La question se pose très différemment dans les sociétés sans richesses, ne serait-ce que parce que cette spirale ne peut pas se mettre en place : on ne peut pas convertir les richesses en épouses – en revanche, rien n’indique a priori s’il est possible de convertir les épouses sinon en richesses, du moins en avantages matériels.

    #genres #anthropologie


  • Enseignement supérieur et classes sociales : production et reproduction
    http://revueperiode.net/enseignement-superieur-et-classes-sociales-production-et-reproduction

    À l’heure des offensives néolibérales contre l’enseignement supérieur, Panagiotis Sotiris revient sur le rôle politique des universités dans la reproduction des rapports de classes. Si la légitimité de la classe dominante est constamment reproduite à travers « l’État intégral », l’université joue un rôle déterminant dans cette reproduction. Loin des approches strictement sociologiques et structuralistes de l’enseignement supérieur, Panagiotis Sotiris montre – à partir d’un dialogue avec Althusser, Poulantzas, l’opéraïsme italien et Gramsci – que l’université est en première et en dernière instance, un appareil d’hégémonie.

    #éducation #université


  • A lire : un extrait de « L’Amérique de John Locke » de Matthieu Renault
    http://www.contretemps.eu/lectures/lire-extrait-lam%C3%A9rique-john-locke-matthieu-renault

    De nombreux travaux de recherche ont révélé l’incorporation des «  savoirs européens  » (anthropologie, géographie, histoire, etc.) au sein des projets coloniaux, allant jusqu’à la constitution d’authentiques sciences coloniales, lesquelles ont rendu possible la cartographie des territoires occupés, le gouvernement des populations indigènes, le classement des peuples et le rejet des «  races  » non-européennes dans l’infériorité, etc. Mais rendre compte de la formation d’une géopolitique (coloniale) de la connaissance exige d’aller au-delà de cette seule perspective critique pour interroger les relations de réciprocité qui ont uni, et unissent encore sous bien des aspects, une certaine configuration géopolitique internationale (post)coloniale d’un côté et, de l’autre, la structure intime et les frontières géo-épistémiques de tout un ensemble de savoirs, y compris lorsque ceux-ci paraissent à première vue tout à fait étrangers au problème colonial. Afin de mener cette tâche à bien, il faut en revenir à la construction même de l’ordre européocentrique global, en tant qu’ordre duel, (géo)politique et épistémique, en deçà du colonialisme des xixe et xxe siècles qui a jusqu’à présent retenu l’essentiel de l’attention. C’est cet effort que nous nous proposons d’engager en nous centrant sur un moment clé de cette fondation, la fin du xviie siècle, et sur celui qui en est, nous espérons parvenir à en convaincre le lecteur, l’un des tout principaux artisans, le philosophe anglais John Locke.

    #colonisation #esclavage #philosophie


  • Sur l’archéologie du savoir (à propos de Michel Foucault)
    http://revueperiode.net/sur-larcheologie-du-savoir-a-propos-de-michel-foucault

    Qu’est-ce qui différencie une science d’une idéologie ? Cette question paraît d’un autre âge, relevant d’un scientisme suranné. Pourtant, l’idéologie dominante se nourrit constamment d’« idéologies théoriques », sédimentées à partir de démarches scientifiques ou ayant une prétention scientifique – la psychologie comportementale, l’économie, certaines lectures du darwinisme, etc. Dans ce texte de 1970, Dominique Lecourt rend compte d’un ouvrage de Michel Foucault, « L’Archéologie du savoir ». Il s’en saisit en marxiste et en disciple d’Althusser. Avec Foucault, science et idéologie se pensent dialectiquement. Les « discours théoriques » (ayant une prétention au vrai) d’une époque donnée imposent des règles et des régularités à la production scientifique, délimitant des objets de recherche, des problèmes à résoudre. Une appropriation marxiste de Foucault est dès lors possible, à condition de repérer la limite du philosophe : son incapacité à articuler son histoire des discours avec le reste de la société, l’économie, les idéologies politiques, juridiques et morales.

    #philosophie #histoire


  • Le capitalisme est né du corps des femmes
    http://quebec.huffingtonpost.ca/ianik-marcil/le-capitalisme-est-ne-du-corps-des-femmes_b_5941496.html

    La philosophe marxiste et féministe Silvia Federici, professeure émérite de sciences sociales à l’Université Hofstra remet en question cette vision de la « transition au capitalisme dans un magistral ouvrage, Caliban et la Sorcière, paru il y a dix ans en anglais et traduit dans de nombreuses langues mais qui n’est disponible en français que depuis quelques mois. Peu connue du public francophone S. Federici jouit d’une forte influence et notoriété dans les mouvements féministes et de gauche, notamment aux États-Unis, mais aussi en Afrique où elle a longuement séjourné (au Nigéria).

    #histoire #féminisme


  • Une tempête féministe
    http://www.monde-libertaire.fr/expressions/17281-une-tempete-feministe

    Le titre Caliban et la sorcière est un clin d’œil à la pièce de Shakespeare La Tempête, à laquelle l’auteur fait régulièrement référence. Caliban, personnage monstrueux, esclave du mage Prospero, est le fils de la sorcière Sycorax. Son nom est une anagramme du mot « canibal ». Dans le cadre de la critique de la colonisation, Caliban a été désigné comme symbole de l’indigène opprimé. C’est le cas en particulier dans la pièce Une Tempête d’Aimé Césaire. Pourtant, Caliban est ici vu bien plus qu’un rebelle anticolonial. C’est un symbole du corps prolétaire comme lieu et instrument de résistance à la logique capitaliste. Caliban est donc le symbole des exploités et des opprimés, quand la sorcière est celui des femmes diabolisées, également opprimées et sacrifiées. Le personnage de la sorcière Sycorax, relégué à l’arrière-plan dans La Tempête, est ici au premier plan. La sorcière incarne les figures féminines en résistance que le capitalisme s’ingénie à détruire.

    #histoire #féminisme


  • Grève étudiante et lutte sociale au Québec
    http://www.zones-subversives.com

    Le mouvement s’appuie sur une défense des intérêts matériels. Les étudiants issus des classes populaires et les femmes semblent particulièrement actifs. En revanche, les étudiants des communautés issus de l’immigration participent peu au mouvement et leurs problèmes, comme la discrimination à l’embauche, ne sont pas pris en compte. De nombreux écrits se penchent sur le mouvement. Beaucoup semblent caricaturaux, comme des dénonciations grotesques de la démocratie directe ou du féminisme. Le collectif de Débrayage propose la réflexion la plus stimulante. Il exprime les analyses des anarchistes insurrectionnalistes et des situationnistes. Les actions directes et les émeutes sont valorisées, contre les syndicats et les discours idéologiques.

    #Québec #Canada


  • Qu’est ce que c’est… Le travail domestique ?
    http://www.tantquil.net/2014/10/01/quest-ce-que-cest-le-travail-domestique-2

    À priori quand on pense au travail domestique on pense aux tâches qui ont pour but l’entretien de la maison et le soin des personnes qui composent la famille : lessive, ménage, cuisine, gestion des mômes, courses, etc. C’est notamment la définition prise dans les statistiques qui se préoccupent de quantifier les tâches ménagères. Mais le concept de travail domestique tel qu’on l’emploie ici désigne tout autre chose.

    Il ne décrit pas un certain type d’activité dans la maison, mais la forme de l’exploitation des femmes dans la société capitaliste. (On parle des femmes prolétaires.) Le travail domestique est un travail spécifiquement féminin, illimité et non rémunéré.

    #travail


  • Pourquoi je n’aime pas “Land and Freedom” de Ken Loach
    http://ddt21.noblogs.org/articles/pourquoi-je-naime-pas-land-and-freedom-de-ken-loach

    Non pas que le débat politique soit absent du film. Une des scènes les plus longues (12 minutes), et la plus importante pour Ken Loach, il l’a déclaré ensuite, montre, dans un village libéré par la milice, une assemblée discutant de la collectivisation des terres et de la priorité à y accorder ou non. Un Américain soutient la nécessité de tout subordonner à l’effort de guerre et met en garde contre des mesures trop radicales qui effraieraient les pays capitalistes démocratiques prêts à aider la république espagnole. Un Allemand affirme au contraire que guerre et révolution doivent être menées de pair. L’assemblée vote finalement la collectivisation.

    Mais le spectateur d’un film n’est pas dans la situation d’un lecteur comparant des options politiques proposées sur du papier. Il est devant un écran où agissent des personnages dans une succession de scènes dont chacune prend son sens par les précédentes et les suivantes.

    #cinéma #histoire

    • Dans les années 70, des critiques s’en étaient pris à ce qu’ils nommaient la « fiction de gauche », consistant à appliquer les codes de la littérature et du cinéma populaires à un contenu contestataire ou anti-bourgeois. A l’instar des films policiers, un enquêteur découvre la vérité sur un crime, sauf qu’ici le coupable est un coupable politique ou social. Le personnage central, brave homme, issu du peuple, journaliste indépendant, ouvrier, voire policier honnête, agit en justicier contre des militaires fascistes, un violeur raciste, un homme politique « de la majorité » (celle d’alors, gaulliste), des flics brutaux ou un patron exploiteur. Le spectateur découvre avec le héros les turpitudes ou les infamies de la société. Parfois, pas besoin d’enquête ni de héros : le redressage de torts n’a pas lieu dans le récit, ce serait inutile, la morale de l’histoire s’imposant d’elle-même au public. Quelques exemples :

      Z (1969) : dans un pays non précisé mais où tout le monde reconnaît la Grèce, un juge opiniâtre démasque les responsables gouvernementaux et militaires de l’assassinat d’un député de gauche.

      L’Aveu (1970, du même Costa-Gavras), inspiré de faits réels : à Prague, en 1951, un membre du gouvernement est faussement accusé de crimes qu’il doit avouer dans un procès truqué.

      Dupont Lajoie (1974) : un raciste meurtrier d’une femme fait accuser du crime un ouvrier algérien.

      Cadavres exquis (1976) : un commissaire de police intègre découvre les complots des services secrets italiens visant à maintenir la droite au pouvoir.

      Qu’est-ce qu’on y comprend de la dictature des colonels grecs, du stalinisme, du racisme, de la « stratégie de la tension » en Italie… ? Rien d’important, le démontage des causes étant réduit au dévoilement d’une opposition entre les bons et les méchants.

      C’est pas faux, le #manichéisme est un costume qui sied mal aux idées de gauche..


  • Althusser et l’opéraïsme. Notes pour l’étude d’une « rencontre manquée »
    http://revueperiode.net/althusser-et-loperaisme-notes-pour-letude-dune-rencontre-manquee

    L’althussérisme et l’opéraïsme de Tronti représentent deux des tendances les plus marquantes du marxisme des années 1960. Pourtant, malgré certaines similarités, ces deux expériences théoriques se sont mutuellement ignorées, et il aura fallu attendre les élaborations postopéraïstes de Negri pour qu’elles commencent à dialoguer. C’est cependant sur un tout autre terrain que Fabrizio Carlino et Andrea Cavazzini esquissent ici un rapprochement entre Althusser et Tronti : celui du rapport entre la théorie et la pratique, dont la problématisation culmine dans la double thèse du primat des classes sur leur lutte et du caractère intrinsèquement politique de l’économie.

    #opéeraïsme #Italie #France


  • “Caliban et la sorcière”, un résumé
    http://corpsetpolitique.noblogs.org/post/2014/08/25/caliban-et-la-sorciere-un-resume

    Ce « new deal » sexuel, comme dit Federici, « faisait partie d’un processus plus vaste qui, en réponse à l’intensification des conflits sociaux, conduisit à une centralisation de l’État, unique agent à même de faire face à la généralisation de la lutte et de préserver le rapport de classe. » En fait, ce processus de renforcement et de centralisation étatiques venait cimenter l’alliance passée entre la noblesse, l’Église et la bourgeoisie urbaine contre les rébellions populaires. Ce fut le début de la formation de l’absolutisme, et aussi l’acceptation, par la bourgeoisie urbaine, de la perte de la souveraineté qu’elle avait conquise au sein des cités, en échange d’une protection contre les menaces plébéiennes.

    #histoire #féminisme


  • A nous le temps des sorcières
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/DESQUESNES/50775

    Une vieille dame, laide et pauvre, affairée devant un chaudron. Personnage aussi fascinant que repoussant, la #sorcière des contes de fées semble avoir toujours existé, au fond de sa forêt, prête à se glisser dans nos imaginaires. Or cette figure a une histoire, faite de #femmes en chair et en os, ostracisées et persécutées entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Et, sans cette #histoire, on ne peut comprendre les origines du #capitalisme. C’est ce que nous dit Silvia Federici, universitaire américaine, marxiste et féministe, dans une analyse menée avec une limpidité réjouissante. Dévoré à l’étranger, Caliban et la Sorcière paraît enfin en français, dix ans après sa première publication en anglais.


    #livre @entremonde


  • Lettre sur l’antisionisme
    http://dndf.org/?p=13757

    Sous les aiguillons de la restructuration générale des rapports de classes à partir des années 1970, dans les dernières 40 années, le capital a fait place nette, et il ne reste pas grand-chose de cette histoire. Dans Seconde après-guerre, le « tiers-mondisme » était légitimé, entre autres choses, dans son rôle de fournisseur de matières premières à bas-coûts du Tiers Monde. Mais à travers les deux « crises pétrolières » de 1973-74 et 1978-80, la restructuration déstabilisa la situation précédente : le pris du brut croît comme jamais dans l’histoire, et en Europe on commence à parler de centrale nucléaire. Dans cette situation, plus fondamentalement, agissent la successive intoxication de la rente pétrolière au Moyen-Orient (qui vient remplumer les caisses du Hamas par l’entremise de l’Arabie Saoudite), la fin du nationalisme arabe et l’ascension de l’islamisme. Parallèlement, même la structure économique et sociale de l’État d’Israël change radicalement. Le sionisme, dans son strict sens, fut la protection et la sauvegarde du « travail juif », soit pour le capital israélien, contre la concurrence internationale, soit pour la classe ouvrière contre les prolétaires palestiniens : ce fut en somme, un « compromis fordiste » post-1945, d’enracinement d’une fraction du capital dans dans un État-nation. Le sionisme impliquait qu’il donne alors à l’État et à la société civile une marque de « gauche ». C’est ce que le Likud a progressivement liquidé, et le réduction radical du rôle du kibbutz le démontre. Pourtant la définition d’Israël comme « État sioniste » résiste, et même dans ce quid pro quo sémantique se manifeste la fragilité de la situation actuelle. Agiter des mots comme « sioniste », « lobby », etc. – consciemment ou pas – sert à chargé l’existence d’Israël d’une aire d’intrigue, de mystère, de conspiration, d’exceptionnalité, dont il n’est pas difficile de saisir le message subliminal : les Israéliens, c’est-à-dire les Juifs, ne sont pas comme les autres. Alors que le seul secret qu’il y a dans toute cette histoire, c’est le secret de Polichinelle du capital : la concurrence, qui oppose entre eux « ceux d’en haut » et aussi « ceux d’en bas ». Quelle différence entre les actions terroristes du futur Mossad dans l’immédiate après-guerre (la bombe à l’ambassade britannique à Rome en 1946, et bien d’autres) et l’action de Septembre Noir à Munich (1972), le piratage du navire Achille Lauro (1985), les attentats sanglants dans les aéroports de Fiumicino et Vienne (1985). Souvent, les États se montrent d’autant plus terroristes qu’ils n’arrrivent pas encore à se constituer comme tels.

    #Israël #Palestine


  • « Carsi est contre tout, même contre lui-même ! »
    http://cqfd-journal.org/Carsi-est-contre-tout-meme-contre

    Fers de lance de l’occupation du parc Gezi, les Carsi, supporters du club de foot de Besiktas issu du quartier éponyme, ont rejoint les jeunes protestataires dans le mouvement initié en mai 2013 contre le Premier ministre islamo-conservateur Erdogan. « En Turquie, les clubs de supporters de foot sont les rares groupes sociaux qui savent affronter la police, analyse Tan Morgül, animateur d’une émission sur le football alternatif pour une radio stambouliote. Durant Gezi, les Carsi sont venus organiser la défense de l’occupation du parc. Ils ont été en première ligne face aux forces de l’ordre et une vingtaine d’entre eux ont été arrêtés en juin dernier. Deux procès, dont un où les Carsi sont accusés d’être un gang criminel, sont actuellement en cours. » Le soutien des Carsi à la protestation de Gezi a attiré les autres groupes de supporters, notamment ceux des clubs du Galatasaray et du Fenerbahçe – pourtant frères ennemis –, les deux équipes phares d’Istanbul. Et frères ennemis est un faible mot… « On a créé le groupe en 1982, quand on avait à peine 15 ans. On était une bande de 7 ou 8 copains. Des gars du Fenerbahçe sont venus dans notre quartier accrocher un drapeau de leur équipe pour nous provoquer et on leur a fait vite comprendre qu’ils devaient s’arracher, raconte, l’air roublard, Nizam, un des fondateurs du Carsi. À la même époque, lors de matchs contre le Fenerbahçe, on avait besoin de se défendre physiquement face à leurs supporters qui voulaient nous tabasser et nous empêcher d’entrer au stade pour soutenir notre équipe. On s’est alors tout simplement appelés les Carsi [marché central, bazar en turc], parce qu’on venait du bazar de Besiktas. »

    #Istanbul #Turquie


  • Un texte inédit de Louis Althusser – Conférence sur la dictature du prolétariat à Barcelone
    http://revueperiode.net/un-texte-inedit-de-louis-althusser-conference-sur-la-dictature-du-prol

    Karl Marx a démontré, je dis bien démontré, au sens le plus fort qui existe au monde d’une démonstration scientifique, que ce qu’on appelle économie politique, et ce qui existe sous ce nom dans les sociétés impérialistes et malheureusement aussi en Union soviétique et dans les pays socialistes, n’est pas une science, mais une formation théorique de l’idéologie bourgeoise, donc une formation théorique produite par la lutte de classe idéologique bourgeoise contre le prolétariat, une formation théorique de l’idéologie bourgeoise ayant naturellement, si nous sommes matérialistes, des conséquences pratiques dans la lutte des classes bourgeoise contre le prolétariat ; mieux, une formation théorique de l’idéologie bourgeoise produite pour produire ces effets de lutte de classe contre la lutte de classe du prolétariat.

    #histoire #théorie #programmatisme


  • Au sujet de « Caliban et la sorcière »
    http://dndf.org/?p=13748

    Dès que nous avons commencé à parler, à l’intérieur du collectif Senonevero, de la traduction et de la publication du livre de Federici (Caliban et la sorcière), j’ai été favorable à sa publication. J’y voyais (et j’y vois toujours) une importante contribution historique et théorique à l’analyse de la construction du groupe femmes dans le mode de production capitaliste à partir de sa définition socialement construite comme « reproductrice » sur la base de la population et de la force de travail comme principale force productive. Une production théorique du groupe femmes qui, contrairement à un « constructivisme » qui souvent contourne la chose, ne recule pas devant le fait que les femmes « font des enfants », ce qui n’a rien d’essentialiste ou de naturel et que le travail de Federici confirme.

    #histoire

    • Les quelques remarques que j’ai pu faire alors ne remettaient pas en cause la problématique de l’ouvrage, ni son importance ni la nécessité de le publier. D’une part, je notais que l’Angleterre, pays phare des enclosures, n’avait pas été le lieu de la chasse aux sorcières la plus massive et la plus féroce, celle-ci se concentrant plutôt le long de l’arc Rhin-Danube où l’aube capitaliste fut plus tardive ; d’autre part, cette chasse aux sorcières fut avant tout l’affaire interne des communautés villageoises faisant appel aux autorités religieuses et étatiques, là où ces dernières étaient efficientes (cf. la somme de Guy Bechtel, La sorcière et l’Occident, Ed. Plon, 1997 – absente de la bibliographie de Federici). Tout cela n’altérait pas la problématique générale et sa fécondité.

      Ce qui m’avait échappé, ce que je n’avais pas pressenti, malgré la préface de l’auteure, c’est la lecture qui serait faite de l’ouvrage. Le peu d’écho, pour l’instant, en France, de l’inepte idéologie des Commons, m’avait fait négliger ce qui était pourtant clair dans la préface. Or, il me semble, à la lecture de la page que le Monde des Livres (11 juillet 2014) consacre en Une au livre et le long entretien avec Federici en page deux, que cette idéologie est donnée par Virginie Despentes, Beatriz Preciado et Federici elle-même comme la grille de lecture adéquate de l’ouvrage qui en serait un jalon, et même une réflexion fondatrice (il faut remarquer que le compte rendu de Naïké Desquesnes dans le Monde diplomatique de septembre 2014 échappe à cette lecture). Sous peine de me sentir rouler dans la farine, il me parait nécessaire de rejeter cette lecture, quelle que soit l’opinion de l’auteure elle-même.


  • La danse de la pluie. Un bilan provisoire de l’ « eurocrise » à l’aide des données officielles
    http://www.palim-psao.fr/article-la-danse-de-la-pluie-un-bilan-provisoire-de-l-eurocrise-a-l-aide-

    Plus faramineux encore que le taux de chômage global apparaît celui des 15-24 ans (colonne de droite). Ici, pour des raisons de méthodologie, nous n’avons pas de chiffre correspondant à l’ensemble de la zone euro, car la participation des jeunes au marché du travail varie fortement d’un pays à l’autre et rend les chiffres difficilement comparables. Dans seulement sept des dix-huit pays nous trouvons un taux de chômage des jeunes inférieur à 20% ; dans six pays, plus d’un tiers des jeunes sont sans emploi, et ils sont plus de la moitié en Grèce et en Espagne.

    Comme le signale Eurostat dans son communiqué du 15 avril, le taux de chômage ne varie pas seulement d’un pays à l’autre ; on relève aussi des écarts considérables à l’intérieur même de chaque pays. Si en Espagne par exemple le taux moyen est de 26,4%, il est en dessous des 20% dans le nord-est du pays mais s’élève à 35% dans le sud, où le taux de chômage des jeunes culmine à 72,7%. On observe la même chose, mutatis mutandis, dans les autres pays de la zone euro. Il se répète ici au plan régional ce que l’on savait déjà de la planète dans son ensemble : si le capitalisme fonctionne encore tant bien que mal dans une poignée de centres, certaines régions périphériques en revanche ont désormais à tel point « décroché » de la locomotive du développement qu’il devient difficile d’imaginer seulement comment rétablir le contact.

    #crise #critique_de_la_valeur


  • Rencontre avec Silvia Federici– en discussion avec Morgane Merteuil (STRASS)
    https://www.youtube.com/watch?v=yM_UnO_1Rzo

    Le 8 juin 2014, Penser l’émancipation (Paris) organisait, en partenariat avec la revue Actuel Marx, les Éditions Entremonde et la librairie Envie de lire, une rencontre avec Silvia Federici, en discussion avec Morgane Merteuil, à l’occasion de la parution de « Caliban et la sorcière ».
    Silvia Federici poursuit une recherche intellectuelle et militante retraçant les racines du patriarcat dans l’histoire longue des expropriations, dépossessions des communs, enclosures. De la chasse aux sorcières aux plans d’ajustement structurels, Federici propose une relecture féministe de l’histoire du capitalisme.
    À la suite de son intervention, elle engage ici une discussion autour du travail reproductif avec Morgane Merteuil, porte-parole et secrétaire générale du STRASS (Syndicat des travailleurs et travailleuses du sexe).
    http://penserlemancipation.net

    #féminisme


  • « Le genre crée le sexe »... Vraiment ?
    http://cdarmangeat.blogspot.fr/2014/09/le-genre-cree-le-sexe-vraiment.html#more

    En suivant la logique de P. Touraille, ce serait aussi un acte de croyance que de parler de feuillus et d’épineux, puisqu’il n’existerait, en réalité, que des arbres munis de feuilles et d’autres d’épines. Ce serait un acte de croyance de parler de vertébrés et d’invertébrés puisque dans la réalité, il n’existe que des êtres vivants pourvus ou dépourvus de vertèbres. En matière sociale, c’est la même chose : on ne saurait sans faire acte d’idéologie parler de plombiers et d’universitaires, puisque dans la réalité, il n’existe que des individus dont certains ont comme activité de réparer les fuites et d’autres d’expliquer la réalité (ou de l’obscurcir, selon les cas). Quant au premier chapitre du Manifeste communiste, intitulé « bourgeois et prolétaires », il accomplit incontestablement un acte de croyance, puisque comme on le sait, il n’existe en réalité nuls bourgeois et prolétaires, mais simplement des êtres humains dont certains qui se font exploiter et d’autres qui vivent de cette exploitation.

    #genre #féminisme

    • Oui belle définition ici

      Le programme féministe consiste à militer pour la fin de cette assignation ; ce qu’on désigne habituellement par la formule consacrée, mais impropre, d’égalité des sexes et qu’il serait plus exact d’appeler disparition des genres.

      @rastapopoulos : je me sens sur la même ligne que l’auteur (cf nos débats sur la controversée Nancy Huston) et je crois qu’il explique parfaitement mon point de vue ici, car je suis mal à l’aise avec ce que j’observe dans bcp de travaux de féministes radicales, à savoir ce qui me semble être une réécriture de l’histoire de l’humanité et une négation de notre héritage « biologique » :

      Arrive alors une certaine critique féministe dite radicale, qui explique que cette manière de voir les choses fait encore beaucoup trop de concessions à l’idéologie dominante, en admettant comme naturel ce qui ne l’est pas. Loin d’être une donnée de la biologie, le sexe lui-même serait socialement construit. C’est parce que la société hiérarchise les genres qu’elle classifierait les individus en sexes, une classification qui n’aurait donc aucune réalité propre, indépendante de l’esprit humain – et, plus précisément, des valeurs sociales.

      Ensuite dans ce texte, moi ce qui me gêne c’est justement le fait d’invoquer le « bon sens » à tout bout de champs (cf http://seenthis.net/messages/289812)... Même si je me sens en phase avec son angle d’approche, le recours au concept de bon sens est un raccourci idéologique, un sophisme, qu’un débat rigoureux devrait proscrire..

    • Le mec qui s’autorise à définir LE féminisme ou LE programme féministe comme la disparition des genres, et qui appuie ses élucubrations sur le bon sens, en fait il ne sait juste pas lire et ce n’est pas moi qui vais perdre mon temps à lui apprendre.

    • On sait aussi que chez un même individu, tous les marquages du sexe peuvent ne pas être cohérents ; cela complexifie, mais n’abolit en rien, l’existence de deux types fondamentaux d’organes reproducteurs

      Pour que telle ou telle espèce (un grand nombre dont homo sapiens) se reproduise (sans manipulation bizarre dans des laboratoires), il faut obligatoirement un organe sexuel (donc un individu) produisant des gamètes mâles et un autre organe (d’un autre individu) produisant des gamètes femelles. Le fait qu’il y ait de rares exceptions ne change pas ce principe de base.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Gam%C3%A8te

      Chez de nombreuses espèces, en revanche, il existe deux types de gamètes qui sont différenciables par la taille et éventuellement par l’apparence : la fécondation est alors dite anisogame. Les petits gamètes, ou microgamètes, définissent l’individu qui les produit comme étant de sexe mâle, les gros gamètes, ou macrogamètes, de sexe femelle.

      C’est la définition biologique du sexe (= c’est la définition du sexe tout court, puisque ce qui est non-biologique c’est justement le genre et non pas le sexe).

      Enfin pour moi, c’est comme ça que j’avais compris en quoi consistait le genre par rapport au sexe. Mais du coup ça ne serait pas ça ?

      Ok, mais dans ce cas @touti, je veux bien quand même des pistes pour comprendre pourquoi ce que je pensais être le genre par rapport au sexe, n’est finalement pas ça. Perso je suis réellement embrouillé par rapport à ce que je pensais avoir compris. :(

    • @monolecte : justement je ne suis pas d’accord avec l’idée que tout ce qui est biologique est indépassable. Au contraire, l’humain a toujours cherché a s’opposer à la nature, et parfois c’est tant mieux car je ne crois pas que la nature nous ait « programmés » pour être bons et vivre heureux, mais juste pour survivre, parfois aux dépens de nos congénères.

      Et puis la biologie ne peut pas inviter à penser binaire, bien au contraire, c’est un formidable domaine pour comprendre et accepter la diversité.
      (cf http://seenthis.net/messages/149689)

      Je n’ai jamais vu en quoi la biologie pouvait de manière incontestable servir à justifier une quelconque hiérarchisation entre êtres humains. Je me bats contre l’idée qu’un argument « biologique » serait supérieur à un argument moral. C’est aux humains à définir comment ils veulent exister et coexister socialement, la morale sert à cela, aucun alibi biologique ne peut servir à autoriser à faire des uns des prédateurs et d’autres des proies..

    • @rastapopoulos Je n’ai pas les compétences pour ce que tu me demandes.
      Je pense seulement qu’il est fondamental de bousculer nos concepts et la culture de la domination masculine et non de faire un cours de biologie sexuelle.

    • Deux emissions de radio sur le livre de Anne Fausto-Sterling, Biologiste américaine, Historienne des sciences et militiante féministe, Professeure de Biologie et d’études de genre à l’Université Brown (Providence - Rhode Island), intervient à propos de son dernier essai :
      - « Corps en tous genres : la dualité des sexes à l’épreuve de la science » (La découverte, octobre 2012) -

      http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-la-science-du-corps-en-question-2

      http://www.franceculture.fr/emission-la-suite-dans-les-idees-sexe-et-genre-une-dualite-avec-anne-f

    • Souvent, la nette impression domine que prenant systématiquement le genre comme cible, ses détracteurs se cantonnent au plus bas niveau, se promettant les délices d’une apocalypse humaine « Ça va être l’abolition des sexes, sûr qu’on va se faire castrer, d’Adam ou de Eve, comment reconnaitra-t-on la salope qui a foutu le bordel ?, pas touche à mes préjugés, les filles en roses et vive les ignares… » Pourquoi ce besoin à devenir si cons pour tenter de rabaisser cette recherche (au milieu d’autres recherches féministes) à leur petite inquiétude morale de reproduction alors qu’on commence à peine à percevoir le système de construction des individus, de leur sexe, les liaisons et les fondements des dominances, source d’un début de déconstruction de celles-ci, de l’acceptation de l’autre et du refus des inégalités. Quel intérêt véhicule ce discours emprunt de mépris

      Si vraiment c’est le genre qui crée le sexe, cela veut dire au moins 1) que l’abolition des genres entraînera aussi celle des sexes 2) que dans le monde animal, les sexes n’existent pas

      avec le reste du même avenant alors qu’heureusement un autre discours se forge.

      Merci @mad_meg de tes liens, ça permet de rappeler que le genre n’existe pas, qu’il est seulement un concept qui permet d’appréhender les influences culturelles, sociales qui façonnent une personne, mais aussi son sexe.

      http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-1ere-partie-la-science-du-corps-en-question-2

      La biologiste qui nous parle ici du partage entre nature et culture met en évidence leur imbrication, sans que l’un prédomine sur l’autre : la société construit non seulement les discours sur le corps, mais aussi le corps lui-même.

      (…)

      Il y a un double mouvement : on peut lire le genre dans le corps, et en même temps le corps ne dit pas la vérité. Elle -Anne Fausto-Sterling - passe du sexe au genre sans cesse pour avancer, tout en repérant le rapport entre le savant et le politique.

    • Ben oui @odilon, c’est justement la définition qu’en donne l’auteur de l’article cité, et celle que j’avais en tête.

      @touti, l’auteur dont on parle ici n’est pas du tout un détracteur du genre, au contraire, il en donne une définition qui correspond bien aux études féministes faite à ce sujet (il s’agit de tout ce qui est construit socialement) et il est d’accord avec ça d’après ce que j’ai lu. Là il « pinaille » sur la logique de la phrase « c’est le genre qui crée le sexe ». Phrase que j’avoue ne pas encore saisir, même si je ne doute pas qu’il doit bien y avoir une explication logique (que je tente de comprendre, en ce qui me concerne).

      @aude_v, ta citation qui suit « il y a une réponse assez claire », là je crois que j’arrive à comprendre un peu (par contre je n’ai pas pigé d’où vient cette citation).
      Quant au lien que tu mets sur l’article réglementariste publié dans la revue Période, j’ai un doute en lisant ton commentaire : as-tu bien vu que c’était un texte de Morgane Merteuil (pas d’un universitaire mâle donc) ? Il semblerait que ça réponde ou fasse écho aux articles du Diplo du même mois.


  • Le travail du sexe contre le travail
    http://revueperiode.net/le-travail-du-sexe-contre-le-travail

    Pour certains et certaines, reconnaître le travail sexuel comme un travail est une démarche libérale, homogène à la marchandisation des corps. À l’encontre de cette idée fausse, Morgane Merteuil propose d’examiner le travail sexuel comme une dimension du travail de reproduction de la force de travail, et reconstitue les liens qui unissent la production capitaliste, l’exploitation du travail salarié et l’oppression des femmes. Elle démontre que la lutte des travailleuses du sexe est un puissant levier pour remettre en cause le travail dans son ensemble, et que la répression du travail du sexe n’est rien d’autre qu’un instrument de la domination de classe, de la division internationale (raciste) du travail et du stigmate de pute qui nourrit le patriarcat.

    #travail #féminisme


  • A nous le temps des sorcières
    http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/DESQUESNES/50775

    Une vieille dame, laide et pauvre, affairée devant un chaudron. Personnage aussi fascinant que repoussant, la sorcière des contes de fées semble avoir toujours existé, au fond de sa forêt, prête à se glisser dans nos imaginaires. Or cette figure a une histoire, faite de femmes en chair et en os, ostracisées et persécutées entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Et, sans cette histoire, on ne peut comprendre les origines du capitalisme. C’est ce que nous dit Silvia Federici, universitaire américaine, marxiste et féministe, dans une analyse menée avec une limpidité réjouissante. Dévoré à l’étranger, Caliban et la Sorcière paraît enfin en français, dix ans après sa première publication en anglais.

    #livre #édition #histoire #féminisme


  • Rouge commando
    http://cqfd-journal.org/Rouge-commando

    L’insomniaque éditeur vient de publier Quatre cents contre un, Un hors-la-loi brésilien raconte la véritable histoire du Comando Vermelho, un livre « qui parle du Brésil et du ballon, de cages et de gardiens : de ce Mundial 2014 ? Non !, précise l’éditeur. Il ne s’agit pas ici d’un jeu mais d’une guerre, tout aussi mondiale, où les défenseurs d’un monde, celui du fric et des puissants, cherchent à mettre en cage ceux qui y résistent, surtout quand ils s’organisent en équipes d’attaquants ».

    Il s’agit du récit de vie de William da Silva Lima, l’un des derniers survivants du Comando vermelho (« Commando rouge »), cette équipe, formée dans les favelas de Rio de Janeiro, dont l’ennemi était l’injustice sociale, et qui deviendra le premier gang des favelas. Depuis les années 1960, William a payé de près de quarante années de prison la lutte incessante qu’il a livrée contre le système. Aujourd’hui âgé de 72 ans, assigné à résidence à Rio avec bracelet électronique, William poursuit son combat pour être enfin réellement libre.

    #Brésil #livre #édition