• Y a-t-il un « autre » mouvement ouvrier ? (Mattick, 1975)
    https://bataillesocialiste.wordpress.com/2015/06/16/y-a-t-il-un-autre-mouvement-ouvrier-mattick-1975

    La parution récente d’une traduction partielle de l’ouvrage de K. H. Roth, « L’autre mouvement ouvrier », nous offre l’occasion de faire connaître aussi aux lecteurs français le compte-rendu que Paul Mattick fit de ce livre en 1975.

    Les analyses de Roth, comme plus généralement celles du courant dit « opéraïste », entendent se situer du point de vue « d’en-bas », celui des travailleurs les plus exploités et les plus opprimés ; ceux dont la résistance entraine le capital à répondre a la fois par la violence ininterrompue, la répression ordinaire et extraordinaire, et le progrès technologique. Elles se proposent donc de mettre en relief les conduites présentes et passées d’un sujet révolutionnaire méconnu ou dénigré ( "l’ouvrier-masse’’), et de restaurer la signification radicale de ses luttes sauvages, spontanées, autonomes, comme de son hostilité à l’idéologie du travail, productiviste et pro-capitaliste, qui anime les courants dominants du marxisme établi. Perspective qui débouche par conséquent sur une critique également radicale des organisations ouvrières traditionnelles, réformistes ou révolutionnaires, et des séparations dont elles vivent : l’économique et le politique, la conscience et l’action, la théorie et la pratique.

    #théorie #opéraïsme #conseillisme #communisme


  • Precarity Rising
    https://viewpointmag.com/2015/06/15/precarity-rising

    Under these conditions, it is no surprise that many socialists, seeking to defend a more or less classical orientation, have sought to deny that any such radical recomposition of the working class has taken place. Despite a mainstream consensus that employment is becoming more precarious, these socialists defend their views by insisting that there is nothing fundamentally new in the contemporary condition of the working class. If anything, they claim, we are returning to the sort of capitalism that prevailed during the laissez-faire era. Thus, in their view, the old strategies should apply more, not less.

    #précarité


  • Théorie sociale et mondialisation : l’avènement de l’État transnational | Période
    http://revueperiode.net/theorie-sociale-et-mondialisation-lavenement-de-letat-transnational

    Le plus souvent, la #mondialisation est présentée comme un processus qui se joue indépendamment voire contre les nations. Dans cet article classique, William Robinson remet en cause ce diagnostic, qui repose sur une séparation entre l’#État et le #marché ou entre le national et le mondial. Il propose à l’inverse de reconstruire une théorie marxiste du rapport de l’État à la mondialisation capitaliste. Il émet ainsi l’hypothèse de la formation d’un État transnational dans le cadre de la restructuration néolibérale du #capitalisme initiée dans les années 1970. L’État transnational est l’institution d’une nouvelle #classe capitaliste transnationale, qui reconfigure le rapport capital-travail à l’échelle mondiale. Loin de disparaître, les États nationaux se voient intégrés à cet appareil étatique émergent qui dessine l’horizon des luttes émancipatrices contemporaines.


  • La lutte Autonome
    http://vosstanie.blogspot.fr/2015/06/la-lutte-autonome.html

    La force de travail est la seule marchandise dont la valeur s’établit à travers la lutte sociale.

    Alors que l’ouvrièr(e) / le prolétaire cherche à incorporer le maximum de temps de travail dans une marchandise, qu’il vend au capitaliste afin d’en augmenter sa valeur, le capitaliste recherche quant à lui à réduire ce temps au minimum.

    Cette lutte a un caractère très particulier dans le capitalisme. Tout d’abord parce que c’est un facteur déterminant du système, ensuite parce que c’est le processus économique lui-même qui détermine la fixation de la valeur de la force de travail, qui trouve dans le salaire son expression juridique.

    #communisme #autonomie


  • Confessions marxistes
    http://ddt21.noblogs.org/?page_id=441

    Je ne me souviens plus à quel propos ce fut, mais Laura se rappela au cours de l’une de nos conversations sur Marx — sans doute avais-je exprimé le regret que son père eut laissé si peu de documents subjectifs purement personnels — qu’elle avait, avec sa sœur, posé un jour par jeu à leur père une série de questions dont les réponses devaient constituer des sortes de confessions. Elle réussit à retrouver ces confessions, les réponses ayant été ainsi intitulées dans l’original. Et c’est justement ces confessions de Marx par questions et réponses que j’offre aujourd’hui à l’attention du lecteur. Laura Lafargue m’en donna une copie. Les questions et les réponses étaient rédigées en anglais.


  • Adorno et la discussion sur le prolétariat comme classe révolutionnaire
    http://dndf.org/?p=14239

    Pour Bonefeld, avec raison d’après moi, la classe n’est pas un concept affirmatif, mais « un concept entièrement négatif. La critique de la société de classe trouve sa résolution positive non pas dans des producteurs de plus-value mieux payés et employés à plein temps. Elle trouve sa résolution positive seulement dans la société sans classes. » De même que le prolétariat ne restaure pas un être de l’espèce qui a été perdu, ou une première nature, il ne crée pas une « république du travail », ni une société basée sur le pouvoir ouvrier, comme dans la vision du marxisme traditionnel, et même dans la gauche communiste historique. La praxis émancipatrice, selon moi, avance à travers l’abolition du travail, qui est la seule manière de renverser les rapports sociaux basés sur la forme-valeur. Cela entraîne une vision d’un métabolisme avec la nature basée sur des modes de poiesis distincts du travail tel qu’il s’est manifesté historiquement.

    On se trouve alors confronté tant théoriquement que pratiquement à la question : comment le prolétariat peut-il sortir de ces formes sociales perverties, ce fétichisme de la marchandise dans lequel il est embourbé, ces rapports sociaux réifiés qui ne sont pas simplement des modes de fausse conscience, des idéologies de la classe dominante, qui lui sont imposées par l’ennemi de classe, mais plutôt des rapports sociaux qui lui apparaissent comme le résultat de lois objectives, a-historiques, économiques et naturelles, et non comme le produit de l’activité du prolétariat lui-même. Cette dernière condition, véritable base du fétichisme de la marchandise et rempart des rapports sociaux capitalistes, doit être affirmée théoriquement pour qu’elle soit attaquée politiquement par les révolutionnaires et par la classe elle-même. Et ici la contribution d’Adorno, particulièrement sa vision de la praxis, me semble mériter toute notre attention.

    #philosophie #communisme #communisation


  • Violences policières : Quand la BAC frappe et dérape
    http://cqfd-journal.org/Violences-policieres-Quand-la-BAC

    Si le couple pense retrouver sans difficulté des personnes qui ont assisté à cette scène, en revanche, pour la suite, le trajet jusqu’au poste, il n’y a aucun témoin. C’est pourtant à ce moment-là que se seraient produits « les faits les plus graves ». Rabha raconte dans une désolation incendiaire  : « Ça criait dans la voiture, ils pétaient tous les plombs. La première chose qu’on me dit c’est “Gauchiste de merde” et même “Putain de merde”. J’étais plaquée sur le sol, la tête écrasée contre une grosse arme, une sorte de mitraillette, et les deux flics étaient installés sur moi. Les genoux du premier m’écrasaient les jambes, et les genoux du second, celui qui portait la veste Lonsdale, m’écrasaient la nuque. Celui-là essayait aussi de me mettre des claques et il me tirait les cheveux au point que, en arrivant au poste, ils sont tombés par grappes. » Entre les claques et les « Crève, crève  ! » qu’aurait lancés l’agent « Lonsdale », Rabha se retient de vomir et encaisse : « J’ai résisté dans la voiture, je me disais  : il ne faut pas que je lâche, sinon je vais laisser mes gosses, et dans ma tête y avait Idriss, surtout Idriss, qui sautait par terre, qui criait, qui pleurait et qui a suivi la voiture quand j’ai été embarquée. Et les insultes continuaient de pleuvoir : “Votre fille c’est de la merde”, “vos enfants, c’est de la merde”, “vous êtes une famille de merde”, “une famille de racaille”, “retourne dans ton pays”, “si tu n’aimes pas la France, t’as qu’à te casser”. »

    #répression #France #Nancy


  • Ventres asservis au capital
    https://www.ababord.org/Ventres-asservis-au-capital

    Qu’il est difficile de parler de la « production d’enfants », en cette ère et cette région du monde où la parentalité baigne dans un luxe romantique inouï ! C’est pourtant ce à quoi s’attelle l’essayiste italienne Silvia Federici dans Caliban et la sorcière. Le fait qu’elle évoque une autre époque facilite peut-être un peu les choses. On n’a pas l’impression qu’elle parle de nous, là, maintenant. Nous poussons de hauts cris devant la politique d’enfant unique de la Chine. Cela nous paraît barbare. Ici, c’est autrement plus civilisé : la mère est « glamourisée », l’enfant esthétisé. Or, n’est-ce pas la même logique qui y préside, mais articulée différemment ? Car entre avortements forcés et avortements interdits – ou difficiles d’accès –, stérilisation forcée et procréation assistée, prenons-en acte : la reproduction est bel et bien gérée, contrôlée, comme dans « contrôle des naissances ».

    Les femmes, leur spécificité reproductive, ont été asservies au projet capitaliste des nations et tous les événements et discours qui ont concouru à cet objectif ont eu des effets collatéraux sur la définition de la féminité. C’est là la thèse essentielle de Federici dans son livre Caliban et la sorcière. Si l’histoire des sorcières, de leur chasse et des horreurs qu’on leur faisait subir – on les brûlait réellement, ce n’est pas une métaphore tirée d’un conte pour enfants – est tout de même assez bien connue, la raison qui motivait cette histoire restait sans ancrage.

    #histoire #féminisme

    • #Travail_reproductif et oppression des mères isolées
      (relevé sur twitter)
      https://twitter.com/feeskellepeut/status/641730041051746304

      donc j’ai bien lu « la childfree sera toujours plus opprimée que la mère » et je ne m’en suis toujours pas remise, ne me parlez pas.
      Nous allons étudier ensemble comment l’oppression est une condition MATERIELLE et pas une condition psychiatrique.
      si l’oppression, mon brave twitto, consistait à se faire reprocher par sa maman le dimanche autour d’une dinde cuite de ne pas avoir procréé alors nous serions TOUS opprimés. il se trouve que l’oppression, c’est PAS ça. ça c’est la NEVROSE. ta maladie ton combat ta tare.
      l’oppression c’est MATERIEL. étonnamment l’oppression n’est PAS un ressenti. l’oppression est constituée de FAITS. des faits assez DESAGREABLES, même.
      l’oppression c’est des faits économiques, des faits politiques, des faits sociaux que tu prends dans la gueule. pas des ressentis.des FAITS. demande aux racisés de toutes couleurs ils sauront t’expliquer la différence entre UN FAIT et un RESSENTI de babtou fragile. il en va à peu près de même entre un childfree et UNE DARONNE. le childfree se sent opprimé, pauvre bichon, parce que sa maman lui reproche de ne pas l’avoir faite mamie. PLEURONS. c’est un peu comme le blanc qui se sent opprimé parce qu’il ne sait pas twerker et qu’il n’a absolument pas de fesses. la mère isolée se sent opprimée parce qu’elle n’a pas accès au travail, au logement, et parce que politiquement on lui chie dessus PARTOUT. un peu comme on chie sur l’immigré qui soi disant se gave d’allocs fout rien et coûte un bras. étonnamment c’est les mêmes ressorts tavu. le ou LA childfree ne subit AUCUNE oppression. iel n’est pas gêné dans sa carrière pas pénalisé sur son budget ni empêché de se loger. et à vrai dire je ne vois pas comment 1 femme childfree pourrait ouvrir sa gueule elle ne fait que VIVRE COMME UN MEC DANS UN MONDE POUR MECS. paie ton oppression, connasse, tu IMITES l’oppresseur. ferme la donc. le mépris des vrais pauvres vrais opprimés dans ce pays ne connaît aucune limite.

      je suis mère et ce n’est ni une concession au patriarcat ni une position privilégiée loin s’en faut. la reproduction est UN TRAVAIL. c’est un travail POLITIQUE. de PREMIERE IMPORTANCE. il n’est pas question de « faire des baybays », bande de courges !! il est question de FABRIQUER ET EDUQUER DES HUMAINS, des êtres politiques. c’est une partie du combat tout aussi honorable que les autres. (dis le contraire et je t’envoie te faire enculer par un parpaing). la reproduction c’est un TRAVAIL extrêmement prenant, fatigant, BENEVOLE, primordial et très mal considéré. je ne te permets pas, petite connasse toute fière de NE PAS LE FAIRE, de me chier dessus. OK ? bien. pas ok ? rinatapé.
      je FABRIQUE deux humains POLITIQUES je les éduque je les INSTRUIS je TRAVAILLE à l’avenir de ce monde de merde. je suis déconsidérée pour ça, sous payée pour ça, BANNIE du monde des humains politiques ACTUELS, traitée comme un DECHET.
      je vous demande de vous interroger une bonne fois sur la reproduction humaine son rôle et son action POLITIQUE.
      réveille moi quand tu seras au niveau et apte à piger ce que je fais, ce que ta mère a fait, ce que NOUS, mères, faisons, gratos, pour VOUS.


  • BAC de Marseille : encore une mort « accidentelle »
    http://cqfd-journal.org/BAC-de-Marseille-encore-une-mort

    Que s’est-il passé précisément ce 1er avril 2014 à Font-Vert ? Deux policiers de la Brigade anti-criminalité entrent dans la cité en se faisant passer pour des clients à la recherche de shit. Ils se dirigent vers le point de vente, un bâtiment à l’intérieur duquel se trouve Morad, un des vendeurs ce jour-là. L’un des policiers reconnaît Morad et vice-versa. Démasqué, l’agent décide de le courser pour récupérer la sacoche qu’il portait en bandoulière. Quant à Morad, pris en flagrant délit et décidé à ne pas se laisser attraper, il court se réfugier dans un appartement du deuxième étage. Le policier continue sa poursuite jusqu’au balcon, contrairement à ce qu’il déclarera dans sa première déposition à l’Inspection générale de la police où il affirme ne pas être entré dans l’appartement, avant de se raviser le lendemain et d’avouer qu’il a même tenté de le « retenir » par le poignet droit. À terre, après sa chute, Morad est pris de convulsions. Le deuxième agent prétend l’avoir mis en position latérale de sécurité, ce que contestent des témoins affirmant qu’il l’a secoué violemment dans le seul but de lui retirer la sacoche. Les secours ont d’ailleurs été prévenus par un habitant, car les policiers, préoccupés avant tout par leur propre sécurité, choisissent d’appeler des renforts et forment un cordon dans les minutes qui suivent.

    #France #Marseille #répression


  • Ricardo Flores Magón - La servitude volontaire
    http://www.non-fides.fr/?La-servitude-volontaire

    Juan et Pedro arrivèrent à l’âge où il est nécessaire de travailler pour vivre. Tous deux fils de travailleurs, ils n’eurent pas l’opportunité d’acquérir une instruction leur permettant d’échapper à la chaîne du salariat. Mais Juan était courageux. Il avait lu dans les journaux comment des hommes issus d’un milieu modeste étaient arrivés, à force de travail et d’épargne, à devenir les rois de la finance et à dominer les marchés et même les nations. Il avait lu mille anecdotes sur les Vanderbilt, les Rockfeller, les Rotschild, les Carnegie. Ces derniers, selon la presse et même selon les livres scolaires grâce auxquels on abrutit la jeunesse actuelle, étaient à la tête de la finance mondiale pour une seule raison : leur acharnement au travail et leur dévotion pour l’épargne (vil mensonge !).

    Juan se livra au travail avec une ardeur sans pareille. Il travailla pendant un an et se retrouva aussi pauvre qu’au premier jour. Au bout d’une autre année, il en était toujours au même point. Il s’acharna au travail sans désespérer. Cinq ans passèrent, au bout desquels — au prix de nombreux sacrifices — il put économiser un peu d’argent. Pour y parvenir, il dut réduire ses dépenses alimentaires au strict minimum, ce qui affaiblit ses forces. Il se vêtit de guenilles : la chaleur et le froid le tourmentèrent, épuisant son organisme. Il vécut dans de misérables taudis, dont l’insalubrité l’affaiblit encore plus.

    #anarchisme #Mexique

    • En voilà un qui a dû savoir travailler et épargner, pensa Juan, pour avoir pu ainsi sortir de la misère, pour arriver à cette hauteur et gagner autant de distinction !

      Ah ! Pauvre Juan ! Il n’avait pas pu oublier les histoires imbéciles des grands vampires de l’humanité. Il n’avait pas pu oublier ce qu’il avait lu dans les livres d’école où l’on abrutit volontairement le peuple !

      Pedro n’avait pas travaillé. Homme sans scrupules et doté d’une grande malice, il avait compris que ce qu’on appelle honneur n’est pas source de richesses. Par conséquent, il s’évertua à tromper ses semblables. Dès qu’il put réunir quelques fonds, il installa des ateliers et loua de la main d’œuvre à bas prix, de sorte qu’il commença à s’enrichir. Il agrandit ses affaires, loua de plus en plus de bras, au point de devenir millionnaire et grand seigneur, grâce aux innombrables Juan qui prenaient au pied de la lettre les conseils de la bourgeoisie.


  • Quatre mythes sur la « classe des indépendants »
    http://www.contretemps.eu/socio-flashs/quatre-mythes-sur-%C2%AB-classe-ind%C3%A9pendants-%C2%BB

    Initialement paru dans le magazine Jacobin, cet article de Sarah Grey brise les mythes d’une certaine sociologie des travailleurs indépendants, selon laquelle ces derniers seraient à mi-chemin entre un vaste « précariat » et la petite-bourgeoisie. À partir de son expérience d’éditrice freelance, de la situation et des luttes des travailleurs indépendants aux États-Unis, elle établit que la plupart des travailleurs freelance sont bien des prolétaires. Source : Contretemps

    • Mais si un des critères qui définit une #classe est la conscience de classe, il devient alors de plus en plus clair que les travailleurs à bas salaires luttent pour 15 dollars, et que les étudiants commencent à refuser le fardeau de leur dette, que les #indépendants ne peuvent plus être exclus parce qu’ils s’aligneraint nécessairement, sur un plan idéologique, sur la petite-bourgeoisie. Les indépendants viennent de plus en plus de la classe ouvrière, travaillent pour des bas #salaires, et partagent les intérêts premiers – et la #précarité – de la classe ouvrière.


  • Les éditions Entremonde seront présentes au Petit salon du livre politique
    http://lelieudit.com/Le-petit-salon-du-livre-politique-8e-edition

    Ce salon réunit une vingtaine d’éditeurs qui tous, quelle que soit leur taille, consacrent une partie importante de leur catalogue à « la politique », c’est-à-dire à la critique de l’ordre existant et aux moyens d’en sortir.
    Histoire, sociologie, philosophie, ethnographie, la plupart des disciplines qu’on regroupe sous le nom bizarre de « sciences humaines » y sont représentées. Peu d’ouvrages académiques, davantage de livres subversifs (pour éviter de les appeler « militants » ou « engagés ».)
    Il y aura au Lieu-Dit comme chaque année, des débats, des rencontres, et surtout une atmosphère amicale qui fait de ce salon un événement qui ne ressemble à rien de ce que ce mot recouvre, en général.

    #livres #édition #Paris


  • Trapped at a Party Where No One Likes You
    https://cominsitu.wordpress.com/2015/05/21/trapped-at-a-party-where-no-one-likes-you

    These conditions outline the phenomenal contours of the present crisis of capital accumulation, which is at the same time a crisis of the reproduction of the capital-labor relation. Since the economic restructuring of the 1970s, deregulation has expanded the flexibility of labor markets and fundamentally reoriented the conditions of the class relation. While unemployment remained relatively abated during the postwar period – alongside the assurances of the welfare state – developments in capital accumulation since then have witnessed an unprecedented ascendance, in terms of duration and concentration, of both unemployment and underemployment. Since the early 1970s and through the dismantling of the Keynesian wage-productivity deal of the postwar period, the capitalist mode of production has been stumbling to combat the anguish of diminishing returns. Its recourse of economic restructuring consisted in the expansion of finance capital and increasing the rate of exploitation in an attempt to stabilize and defer its own inherent propensity to undermine the process of self-valorization. The 21st century thereby opened with a reign of labor-power devaluation that has only intensified its duress, which, alongside fiscal and sovereign debt crises expressed in austerity, continues to wield unrelenting immiseration.

    #théorie


  • Librairie : les tarifs postaux, frein au développement de la vente en ligne
    https://www.actualitte.com/les-maisons/librairie-les-tarifs-postaux-frein-au-developpement-de-la-vente-en-ligne

    Jusqu’à lors, les maisons profitaient d’une tolérance de la part de La Poste, et faisaient parvenir les ouvrages à la presse en appliquant le tarif Lettre. « Les libraires étaient déjà passés au tarif Colisimo, désormais en vigueur quand on doit envoyer des livres, bien avant les changements tarifaires opérés en janvier », nous précise Guillaume Husson, délégué général du SLF.

    Des tarifs, comme nous avions pu l’observer, qui passent du simple au double, selon le tarif Lettre ou Colisimo. Le changement ne concerne cependant pas tous les livres, systématiquement : juste les plis dont l’épaisseur dépasse 3 cm. Dès lors, un ouvrage grand format traditionnel devra se voir appliquer un prix plus élevé.

    Le SNE est entré en négociations avec La Poste, mais a besoin de déterminer ce que peut représenter le volume de livres expédiés tant par voie postale, et qu’avec d’autres moyens de transport, pour disposer d’éléments à mettre dans la balance. On le comprend : si les ouvrages expédiés en service de presse, ainsi que ceux envoyés aux particuliers, dans le cas de vente à distance ne représentent qu’une part minoritaire, La Poste aura moins de problèmes à accepter une tarification réduite.

    #livres #édition


  • Combler le fossé conceptuel : une réponse aux « Remarques sur le genre » de Cinzia Arruzza
    http://dndf.org/?p=14212

    Ce rejet du genre et de la race hors du cadre de la logique interne du capital n’est pas particulier à Arruzza. C’est une pratique courante au sein du féminisme marxiste, ainsi que dans d’autres courants qui tentent de faire valoir l’importance d’axes de violence, d’oppression ou d’exploitation au-delà de la classe (par exemple, la race, la sexualité, le genre) dans le mode de production capitaliste. La possibilité que le genre et la race soient en quelque sorte inhérents à la logique interne du capital n’est pas rejetée parce que les tentatives de le prouver ont échoué , elle est rejetée à priori, avant toute tentative. Les hypothèses qui placent le genre ou la race à l’intérieur de la structure logique essentielle du capital sont si rares ou impopulaires que les critiques marxistes comme Arruzza ne sentent même pas la nécessité d’argumenter contre cette possibilité. Il est tenu pour acquis que ces relations ne figurent pas dans la logique interne du Capital , dans la structure abstraite du cœur du capitalisme.

    #théorie #communisme #communisation


  • Interfoto s’expose
    http://renverse.ch/Geneve-Interfoto-s-expose-142

    L’agence Interfoto, créée en 1976 par un groupe de photographes non-professionnels proches des organisations de gauche, expose ses clichés au Centre de la #photographie de #Genève. Petit récit subjectif d’une visite impromptue de cette exposition.

    Un lundi après-midi, sous un soleil qui tape, j’erre entre les galeries d’art vides de la Jonction. Des branchouillards fument devant des graffitis sur toile pendant que des étudiants fument devant leur école de commerce. Le prochain bus qui peut m’extraire de cet enfer propre-sur-lui ne passe que dans 15 minutes ; je décide de marcher un peu. Mes pieds me mènent devant le MAMCO où des gens s’affairent à démonter les restes de la bétaillère festive du week-end. Et là, en lettres grasses et majuscules, je lis « Exposition INTERFOTO ». Attiré, je me faufile dans cet espace sans âme, et entame la visite, seul.


  • Les éditions Entremonde seront présentes au Salon du livre anarchiste à Berne
    http://buechermesse.ch/?lang=fr

    Le salon du livre anarchiste

    Cette année, le salon se tient à Berne autour du week-end de l’ascension, du 15 au 17 mai. La frontière linguistique s’éloigne quelque peu, mais le salon reste trilingue (allemand, français et italien). Des stands de livres de quelque 20 exposants vous y attendent, de même que des exposés avec débats, des lectures, des concerts, un bistrot sympa et des projections au cinéma de la Reitschule.

    #livres #édition #Berne #Suisse


  • Johnnie B. Smith
    http://www.foxylounge.com/Johnnie-B-Smith

    Un des derniers enregistrements de chants de travail de prisonniers noirs américains refait surface grâce au label #Dust-to-Digital. En 1933, Alan Lomax et son fils John, ont été les premiers a enregistrer ces chants de travail, en allant à la rencontre des prisonniers dans les équipes de constructions des routes ou les groupes de travailleurs agricoles. Les pénitenciers du sud des États-Unis recréaient alors la brutalité des plantations esclavagistes. Sous la surveillance d’hommes blancs armés, des (...)

    / #blues, #musiques, #soul, #work_chants, #spirituals, #USA, #Southern_Comfort, Subcultures & ways of life, #folk, (...)


  • Radical America (1967-1987) : redécouvrir une tradition révolutionnaire. Entretien avec #Paul_Buhle
    http://revueperiode.net/radical-america-1967-1987-redecouvrir-une-tradition-revolutionnaire-en

    Radical America a pris naissance en 1967 à l’initiative de Paul Buhle. Cette revue d’histoire radicale a mené des enquêtes approfondies et novatrices sur les luttes sociales de l’époque (des luttes de libération noires aux mouvements féministes), fait retour sur l’histoire sociale et politique américaine et a fait connaître aux États-Unis des courants politiques émergents comme l’autonomie ouvrière italienne. Cet entretien avec Paul Buhle est l’occasion de revenir sur cette expérience importante de la #nouvelle_gauche_étudiante des années 1960-1970, sur la conjoncture historique qui l’a vue naître, et sur ce que pourrait signifier un usage radical et révolutionnaire de l’histoire des luttes sociales. Radical America ou l’idée d’un « passé à réactiver », comme pour mieux insister sur les temporalités (...)

    #Uncategorized #autonomie #enquête_ouvrière


  • Contre le racisme et l’égalité abstraite des hommes
    http://dndf.org/?p=14203

    Le racisme ne découle pas d’un manque d’information ou de la diffusion de fausses informations. Il joue cependant un rôle crucial dans l’imposition des contraintes et des normes du procès de production capitaliste et de la société bourgeoise. Dans le capitalisme, une discipline (du travail) sévère est imposée à l’individu, et il doit l’intégrer pour arriver à réussir face à la concurrence omniprésente. Chacun de ceux qui vivent dans ce si triste pays et doivent s’imposer les contraintes du quotidien le sait bien, et il ne s’agit pas seulement des contraintes du monde du travail. Dans la concurrence quotidienne, chacun doit s’affronter à l’autre et se défendre en permanence contre les autres dans une compétition pour satisfaire aux besoins de valorisation du capital. Les envies qui vont à son encontre sont inacceptables et souvent attribuées à des collectifs imaginaires. On connaît bien tout ce discours : ce sont les « parasites sociaux » « paresseux » et « criminels ». Peu importe, dans la logique de cette pensée social-chauvine, que tel ou tel groupe soit concrètement visé. Les individus qui, pour quelque raison que ce soit, ne peuvent pas correspondre aux impératifs de valorisation du capital sont disqualifiés par la pensée raciste. En outre, surtout en temps de crise, il y a une grande peur de la relégation sociale omniprésente dans le combat de tous les jours et, comme d’habitude, ce sont ceux qui sont un peu plus bas dans l’échelle sociale qui sont visés par les attaques toujours plus violentes. On ne peut pas vraiment nier non plus que cette peur a un fondement matériel : dans les crises, que le capitalisme produit en permanence de façon inéluctable, beaucoup d’individus ne se préoccupent guère que du soin de leur propre existence. Ceux qui sont menacés de déclassement social guettent avec peur et dédain ceux que la société a placé aux échelons plus bas que le leur ; ceux à qui est échu un sort encore pire dans la ségrégation sociale et dont la situation pourrait représenter leur propre avenir.

    #racisme #antiracisme


  • Thomas Perrodin, la beauté du geste
    http://www.lecourrier.ch/129769/thomas_perrodin_la_beaute_du_geste

    Il s’avoue discret, communique peu sur son travail : « Je n’ai pas facebook, juste un blog. » Son empreinte graphique est néanmoins omniprésente, sur les flyers et programmes de l’organisateur de concerts Kalvingrad et du cinéma Spoutnik, à l’Usine, ceux de l’Ecurie des Cropettes, et sur les affiches tour à tour abstraites et trash, monumentales et racées, qui annoncent les concerts de la Cave12. Entièrement réalisées à la main, du dessin au tirage en sérigraphie, elles sont limitées à une trentaine d’exemplaires. Cet artisanat imprègne chaque centimètre de l’espace que Thomas Perrodin partage, au deuxième étage de l’Usine, avec l’atelier Crache Papier et son camarade Yannis La Macchia, auteur et éditeur de BD, cofondateur du collectif Hécatombe, ­actif dans la microédition – la production de livres et objets graphiques hybrides, souvent uniques. La microédition a sa vitrine, le Monstre Festival, qui occupe une fois l’an tout le bâtiment et plusieurs lieux associés. L’idée a germé dans cet atelier, au milieu des tables à dessin, racles d’impression, pots de peinture et solvants, et même un Kärcher dont Thomas Perrodin ­utilise la pression du jet d’eau pour réaliser ses œuvres les moins cadrées.

    #graphisme #Genève


  • A bas le nationalisme ! Assez de pogroms, massacres et déportations !
    http://www.non-fides.fr/?A-bas-le-nationalisme-Assez-de

    A Arcachon, quatre cents travailleurs allemands et mille juifs français font grève pour une meilleure alimentation. Dix Allemands et vingt-cinq Juifs ont été fusillés mais la grève continue. Les Allemands partagent la nourriture avec les Juifs car les SS ont interdit la distribution de vivres aux Juifs. Les ouvriers français et étrangers s’entendent dans la lutte contre les gendarmeries française et allemande.
    Des ouvriers allemands désertent, la résistance passive s’étend dans le pays. Tous les mois, des milliers et des milliers d’hommes sont fusillés. Dans le monde entier, il y a beaucoup de grèves et de luttes. La guerre impérialiste se transforme en guerre civile contre les bourreaux capitalistes.

    #histoire


  • Revenu garanti, salaire social… un tour d’horizon critique
    http://www.tantquil.net/2015/05/05/revenu-garanti-salaire-social-un-tour-dhorizon-critique

    Une des premières manifestations du revenu garanti vient d’économistes entre le keynésianisme et le libéralisme. Parmi eux on peut citer Tobin, l’inventeur (libéral) de la taxe qui porte son nom. Celui ci avait notamment persuadé le candidat démocrate aux élections présidentielle américaine de 1972 Mac Govern d’inclure le revenu garanti à son programme. Raté, ce fut l’une des plus cuisantes défaites des démocrates, face au républicain Nixon.

    En résumé (avec plus ou moins d’emballage) ce type de revenu est un parachute minimum qui permet d’avoir de quoi survivre très chichement. En échange, plus question de sécu, de retraites, etc : prend l’oseille et tire toi !

    Si on met de côté les tenants libéraux d’un revenu minimal de base, en réalité une arme pour démanteler les couvertures sociales actuelles et faire pression sur les salaires, on peut énumérer trois différentes propositions de salaires garantis.

    #économie #communisme


  • D’une mutation anthropologique
    http://acontretemps.org/spip.php?article565

    Sur les luttes sociales de la fin de l’époque médiévale, les processus d’expropriation qui se développent en Europe à la fin du XVe siècle, la « lutte contre le corps rebelle » et la « grande chasse aux sorcières », les réflexions de Silvia Federici entrent souvent en écho avec les travaux de certains théoriciens classiques de l’École de Francfort, mais aussi avec les théoriciens de la critique de la valeur (Krisis, Anselm Jappe, Gérard Briche, etc.). L’historienne s’efforce de démontrer comment, à partir du XVIe siècle et tout au long du XVIIe, se mettent en place, au nom de la rationalité et du principe de rendement, des politiques étatiques qui bénéficieront, au XIXe siècle, des conditions historiques de leur triomphe avec, notamment, la constitution du mythe de l’État-Nation fonctionnant comme instrumentalisation de l’histoire (le roman national) et de la géographie (le mythe des frontières naturelles). Cette forme d’expression d’une rationalité exclusive et hégémonique – culte du progrès, de l’efficience et de la performance – représente une forme de paradigme que l’on peut tout aussi bien décliner pour comprendre notre époque. Dans la continuité de Marx, Silvia Federici se concentre sur la période anglaise des « enclosures », période durant laquelle les grands propriétaires fonciers clôturent les terres qui appartenaient à la communauté paysanne afin de rentabiliser l’élevage des moutons. Avec les « enclosures » s’amorce, à la fin du XVe siècle, en Angleterre, un mouvement de privatisation des terres qui se développera aux XVIe et XVIIe siècles. Le développement du salariat – et surtout la primauté accordée à la valeur d’échange sur la valeur d’usage, qui induit une relation au travail marquant la fin du monde médiéval – annonce le début d’une ère nouvelle. Cette mutation économique, sociale et idéologique, insiste l’historienne, va aussi transformer, pour les besoins de la rationalisation capitaliste de la production, le corps en « machine-travail » : il sera dès lors « travaillé » par une logique propre au processus de création de la valeur. De plus en plus subordonné « à un procès de travail reposant sur des formes uniformes et prévisibles », le corps « pourra donc devenir un outil s’ouvrant aux infinies possibilités des manipulations uniformes et prévisibles ». Cette mutation va de pair avec la création d’un État dont Hobbes fut, avec son Léviathan, le théoricien.

    #histoire #anthropologie


  • Lire : Silvia Federici, « Caliban et la Sorcière »
    http://www.alternativelibertaire.org/?Lire-Silvia-Federici-Caliban-et-la

    Les éditions Entremonde et Senonevero ont publié, en avril 2014, la traduction de l’ouvrage de Silvia Federici, Caliban et la Sorcière, sous-titré Les femmes, les corps et l’accumulation primitive et paru en 2004 dans sa version anglaise.

    L’objectif de l’auteure est d’envisager la transition entre le féodalisme et le capitalisme (de la fin du XVe siècle à la fin du XVIIIe siècle) par le biais de l’histoire des femmes. Elle y développe la thèse selon laquelle l’oppression des femmes a joué un rôle dans l’émergence du capitalisme et dans l’accumulation primitive du capital, au même titre que le mouvement des enclosures, la colonisation du Nouveau Monde et la révolution industrielle. En gros, elle ne propose rien de moins que d’ajouter un chapitre au Capital !

    #histoire #féminisme