enuncombatdouteux

NI ACTUALITÉS NI COMMENTAIRES, ..... DU COPIER-COLLER ET DES LIENS... Un blog de « curation de contenu » : 82 LIVRES , 171 TEXTES et 34 DOCUMENTAIRES :

  • Centrafrique : Des gilets jaunes réclame la fin du Franc CFA et du système néocolonial de la France
    http://www.24jours.com/des-gilets-jaunes-reclame-la-fin-du-franc-cfa

    À Bangui, capitale de la République centrafricaine, un groupe de plus de 300 hommes vêtus d’un gilet jaune sur des motos sont allé dans la rue en criant pour la fin de la FCFA et du système néocolonial de la France. Cela vient après que le mouvement des gilet jaune en france ont revendiquent dans leur charte la fin du pillage de l’Afrique par la France

    #francafrique #giletsjaune #vive_internet



  • La peste, amenée par les migrations venues d’Asie n’est plus la responsable du déclin néolithique en Europe.

    Les chercheurs [venus de France, de Suède et du Danemark] ont identifié une nouvelle souche de Yersinia pestis, la bactérie à l’origine de la peste, dans l’ADN extrait de restes humains âgés de 5 000 ans. Leurs analyses [publiées le 6 décembre dans la revue Cell] suggèrent que cette souche est la plus proche jamais identifiée de l’origine génétique de la peste. Leurs travaux suggèrent également que la peste aurait pu être répandue parmi les colonies européennes du néolithique par les commerçants, contribuant ainsi au déclin des colonies à l’aube de l’âge du bronze.

    (...)

    Pour mieux comprendre l’histoire évolutive de la peste, Rasmussen et ses collègues ont fouillé dans les données génétiques accessibles au public provenant d’anciens humains, en recherchant des séquences similaires aux souches plus modernes de la peste. Ils ont découvert une souche qu’ils n’avaient jamais vue auparavant dans le matériel génétique d’une femme de 20 ans décédée il y a environ 5 000 ans en Suède. La souche avait les mêmes gènes qui rendent la peste pneumonique mortelle aujourd’hui et des traces de celle-ci ont également été trouvées chez un autre individu sur le même site de sépulture - suggérant que la jeune femme est probablement morte de la maladie.

    De multiples souches de peste à la fin du néolithique.

    Cette souche de la peste est la plus ancienne jamais découverte. Mais ce qui le rend particulièrement intéressant, c’est que, en le comparant à d’autres souches, les chercheurs ont pu déterminer qu’il s’agissait également de la souche la plus basale - c’est-à-dire que c’était la souche la plus proche de l’origine génétique de Y. pestis. Elle a probablement divergé par rapport aux autres souches il y a environ 5 700 ans, tandis que la peste qui était commune à l’âge du bronze et la peste qui est l’ancêtre des souches qui existent aujourd’hui ont divergé il y a 5 300 et 5 100 ans, respectivement. Cela suggère qu’il existait de multiples souches de peste à la fin du néolithique.

    Peste et migrations.

    Rasmussen pense également que cette découverte offre une nouvelle théorie sur la propagation de la peste. On sait que des migrations humaines massives de la steppe eurasienne vers l’Europe ont eu lieu il y a environ 5 000 ans, mais la façon dont ces cultures ont pu remplacer la culture agricole néolithique qui était présente en Europe à l’époque est encore débattue.

    Des chercheurs précédents ont suggéré que les envahisseurs avaient amené la peste avec eux, éliminant les vastes colonies de fermiers de l’âge de pierre à leur arrivée.

    Mais si la souche de peste découverte par les chercheurs suédois était différente du reste de Y. pestis il y a 5 700 ans, cela voudrait dire qu’elle a probablement dû évolué avant le début de ces migrations et vers le moment où les colonies européennes du néolithique commençaient déjà à s’effondrer.

    À l’époque, les méga-colonies de 10 000 à 20 000 habitants se généralisaient en Europe, ce qui rendait possible la spécialisation des emplois, les nouvelles technologies et le commerce. Mais elles peuvent aussi avoir été le terreau de la peste. « Ces méga-colonies étaient les plus grandes colonies d’Europe à l’époque, dix fois plus grandes que tout autre peuplement. Elles étaient composées des personnes, d’animaux et de denrées entreposées, et avaient probablement des installations sanitaires très médiocres. C’est l’exemple de ce dont vous avez besoin développer de nouveaux agents pathogènes », a déclaré Rasmussen.

    « Nous pensons que nos données sont bien ajustées. Si la peste évoluait dans les méga-colonies, alors, lorsque les gens commençaient à en mourir, les colonies auraient été abandonnées et détruites. C’est exactement ce qui a été observé dans ces colonies il y a 5 500 ans. La peste a aussi commencé à migrer le long de toutes les routes commerciales rendues possibles par le transport sur roues, qui s’était rapidement développé dans toute l’Europe au cours de cette période », a-t-il déclaré.
    Finalement, suggère-t-il, la peste serait arrivée par ces interactions commerciales dans le petit village suédois où vivait la femme que son équipe avait étudiée.

    Rasmussen soutient que [l’ADN de la jeune femme] fournit également une preuve supplémentaire de cette théorie : elle n’est pas génétiquement liée aux personnes qui ont envahi l’Europe depuis la steppe eurasienne, ce qui soutient l’idée que cette souche de peste est arrivée avant les migrations de masse. L’archéologie soutient également cette hypothèse, car il n’y avait toujours aucun signe des envahisseurs au moment de sa mort.

    Bien sûr, il existe certaines limitations à ce que les données de cette étude peuvent nous dire. Plus important encore, les chercheurs n’ont pas encore identifié la peste chez les individus des méga-colonies où elle a pu évoluer.

    "Nous n’avons pas vraiment trouvé la preuve, mais c’est en partie parce que nous n’avons pas encore cherché. Et nous aimerions vraiment le faire, car si nous pouvions trouver la peste dans ces colonies, cela soutiendrait fortement cette théorie , "dit Rasmussen.

    La peste n’était pas mortelle auparavant.

    Quoi qu’il en soit, il pense que cette étude est un pas en avant vers la compréhension du fait que la peste - et d’autres agents pathogènes - sont devenus mortels. « Nous pensons souvent que ces super-pathogènes ont toujours existé, mais ce n’est pas le cas », a-t-il déclaré. « La peste a évolué d’un organisme relativement inoffensif. Plus récemment, la même chose s’est produite avec la variole, le paludisme, Ebola et Zika. Ce processus est très dynamique - et il continue de se produire. Je pense qu’il est vraiment intéressant d’essayer de comprendre nous passons de quelque chose d’inoffensif à quelque chose d’extrêmement virulent. »

    #Préhistoire #Néolithique #5000BP #Peste #migration
    #Nicolás_Rascovan, Karl-Göran Sjögren, Kristian Kristiansen, Rasmus Nielsen, Eske Willerslev, Christelle Desnues, Simon Rasmussen.

    Emergence and Spread of Basal Lineages of Yersinia pestis during the Neolithic Decline. Cell, 2018 ; DOI : 10.1016/j.cell.2018.11.005

    https://www.cell.com/cell/abstract/S0092-8674(18)31464-8


  • " Le Pays où l’on n’arrive jamais " par André Dhôtel
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/12/le-pays-ou-lon-narrive-jamais-par-andre.html

    Les paroles qu’il avait entendues étaient tout à fait contradictoires. Certainement, elles ne pouvaient concerner que cet enfant qu’il avait vu, hagard et magnifique. Comment expliquer qu’il avait quitté son père pour rejoindre sa famille ? Peut-être que sa mère, pour quelque raison, avait dû s’éloigner de la maison ? Mais qu’il prétende en outre chercher son pays, cela n’avait pas de sens. Sur le signe du premier homme, Gaspard alla quérir le café. L’autre demanda un tilleul.
    « C’est bien ce que je ne m’explique pas », disait justement le marchand d’engrais buveur de tilleul. « Comment peut-il chercher un pays ?
    — Des idées d’enfant, dit l’autre.
    — On croit toujours que les enfants n’ont pas d’idées », concluait le premier.

    Hélène expliqua qu’elle avait rencontré beaucoup d’obstacles. Personne ne voulait la croire. Enfin elle parla du livre d’images où il y avait écrit : Maman Jenny au grand pays.
    « Le grand pays ! s’écria maman Jenny. Toi et moi nous savions ce que cela signifiait. »
    Hélène lui avoua qu’elle ne comprenait pas encore quel était le grand pays. Jenny la regarda longuement :
    « Ce n’est pas étonnant que tu aies oublié cela. J’espérais que si tu l’avais oublié tu pourrais songer à moi.
    — J’ai oublié, mais je désirais revoir toujours le grand pays, dit Hélène. Explique-moi. Où est ce pays ? »
    Jenny demeura pensive quelques instants. Elle dit :
    « Je t’expliquerai demain.
    — Pourquoi demain ?
    — Demain, reprit Jenny. Nous avons tant de choses encore à nous dire ce soir.

    « Ce n’est pas tout, car il faut enchaîner avec la vie. Ne m’achetez pas une cravate, mais dix cravates, mais vingt cravates, et vous serez toujours sûrs d’avoir une cravate à votre goût, même si vous avez choisi en dépit du bon sens. Et, surtout, ajoutez à votre collection, pour le prix dérisoire et supplémentaire de soixante-quatorze francs, cette cravate lumineuse, étincelante et phosphorescente qui est la découverte du siècle, et où vous pouvez voir le soleil au milieu de la nuit et les étoiles en plein jour. »
    Mais quelles que soient les aventures nouvelles qui nous attendent en compagnie d’un cheval pie traversé par la foudre, JAMAIS NOUS NE QUITTERONS LE GRAND PAYS.


  • " Téléphonistes " par Henriette Valet ( 1933 )
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/12/telephonistes-par-henriette-valet.html

    La demoiselle du téléphone — Allo Mademoiselle ! Allo Mademoiselle, même si elle a douze enfants ! — pour les gens, c’est une demoiselle aguichante, ou bien un dragon terrifiant ou bien une vieille fille triste et vertueuse. Sa voix la classe dans un des trois types consacrés.

    Pour devenir téléphoniste, il a fallu pendant plusieurs années s’ahurir à l’école laïque et obligatoire. Pendant qu’on entassait dans sa cervelle des choses mortes et menteuses, les vieux parents — presque toujours des prolétaires ou des petits paysans — disaient réjouis : « Enfin ma fille, elle aura une bonne place, une sûre. Ça tombe tous les mois, et puis, y a la retraite ».

    Nous sommes machines parmi les machines, plus encore que ceux des usines peut-être — puisque c’est notre tête, c’est notre cerveau qui devient un lieu de croisement. Nos oreilles sont de simples relais. En sortant, quelle compensation trouvons-nous, qui puisse nous faire aimer notre tâche ? Qu’a-t-on prévu pour effacer le sacrifice de tant d’heures, pour nous délivrer, pour nous rendre à la vie ? Rien.

    Dès la sortie, beaucoup retrouvent les minuscules besognes, le ménage, la lessive, la cuisine, et les enfants qui réclament, les courses dans les magasins, les ravaudages. Les autres plus libres souhaiteraient lire des œuvres qui se rapprochent de leur vie, et pourtant souverainement belles. Elles voudraient des départs, des voyages. Presque toutes sont en proie à l’impossible. Combien parmi nous restent seules !

    Pendant ce temps, les vieux dans les villages se frottent les mains. Oui, la retraite on l’aura. Quand nous serons hors d’usage. Alors, nous aurons le temps de vivre. Avoir le temps de vivre ; mais nous serons près de la mort.


  • " Mes amis " par Emmanuel Bove
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/11/quand-je-meveille-ma-bouche-est-ouverte.html

    – Vous êtes donc marié ?
    – Non, en ménage seulement.
    Ma bonne humeur tomba tout d’un coup. Dix pensées traversèrent mon cerveau en même temps.


    Je me souvins de ma chambre, de Lucie, de ma rue. L’avenir me sembla fait d’une suite de journées monotones. Oui, j’en voulais à Billard qu’il eût une femme. Une amitié solide ne pouvait plus nous unir puisqu’une tierce personne la troublerait. J’étais jaloux. Aussi, pourquoi avais-je suivi cet inconnu ? Il m’avait désorienté. À cause de lui, la solitude me pèserait davantage.

    Toutes ces réflexions ne m’empêchèrent pas de me raccrocher à un dernier espoir. Peut-être sa maîtresse n’était-elle pas belle ! Il aurait suffi qu’elle fût laide pour que je me remisse.

    – Est-elle jolie ? demandai-je en m’efforçant d’avoir l’air distrait.

    Si, réellement, il me trouvait une femme, jeune et belle, qui m’aimât et qui ne fît pas attention à mon linge, pourquoi n’accepterais-je pas ?
    – Mais c’est difficile de trouver une femme jolie.
    – Pas aujourd’hui ; la mienne a quitté ses ardents pour moi. Je suis heureux avec cette jeunesse.

    Je voulais un ami malheureux, un vagabond comme moi, envers qui on n’est tenu à aucune obligation. J’avais cru que Billard était cet ami, pauvre et bon. Je m’étais trompé. À chaque instant, il m’entretenait de sa maîtresse – ce qui me plongeait dans une grande mélancolie.


  • Le secret des sept soeurs

    http://secretdes7soeurs.blogspot.com

    documentaire en quatre épisodes de 50 minutes.

    "L’histoire commence un soir d’août 1928, en Ecosse, au château d’Achnacarry, où sont réunis les hommes forts de l’industrie pétrolière de l’époque. Le Néerlandais Henri Deterding, cofondateur de la Royal Dutch Oil, propose alors aux autres convives « d’exploiter fraternellement et le plus profitablement possible les ressources pétrolières mondiales ». Zones d’exploitation, prix du transport et de vente… tout est débattu et distribué équitablement. Au petit matin, le pacte est scellé et le nouveau cartel, prêt à dominer le marché planétaire. D’autres compagnies vont bientôt rejoindre ce complot de milliardaires. Exxon, Shell, BP, Mobil, Chevron, Gulf et Texaco forment par la suite le groupe connu sous le nom des Sept Sœurs. Etabli dans le plus grand secret, l’accord informel de 1928 qui les lie ne tient aucun cas des pays consommateurs de pétrole, et encore moins des pays producteurs.

    "
    réalisation Frédéric Tonolli

    https://www.youtube.com/watch?v=RQ86f7Nsf2w


    il y a 4 pisodes

    #pétrole #documentaire #secret_des_7_sœurs


  • " L’amour « extrait de » Eloge de la fuite " par Henri Laborit
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/11/lamour-extrait-de-eloge-de-la-fuite-par.html

    Avec ce mot on explique tout, on pardonne tout, on valide tout, parce que l’on ne cherche jamais à savoir ce qu’il contient. C’est le mot de passe qui permet d’ouvrir les cœurs, les sexes, les sacristies et les communautés humaines. Il couvre d’un voile prétendument désintéressé, voire transcendant, la recherche de la dominance et le prétendu instinct de propriété. 


    C’est un mot qui ment à longueur de journée et ce mensonge est accepté, la larme à l’œil, sans discussion, par tous les hommes. Il fournit une tunique honorable à l’assassin, à la mère de famille, au prêtre, aux militaires, aux bourreaux, aux inquisiteurs, aux hommes politiques.

    Déçus ? Bien sûr vous l’êtes. Entendre parler de l’Amour comme je viens de le faire a quelque chose de révoltant. Mais cela vous rassure en raison même de la différence. Car vous, vous savez que l’esprit transcende la matière. Vous savez que c’est l’amour particulier, comme l’amour universel, qui transportent l’homme au-dessus de lui-même. L’amour qui lui fait accepter parfois le sacrifice de sa vie. « Parrroles, Parroles, Parroles », chuchote Dalida avec cet accent si profondément humain qu’il touche au plus profond du cœur les foules du monde libre.

    Vous savez, vous, que ce ne sont pas que des mots, que ce qui a fait la gloire des générations qui nous ont précédés, sont des valeurs éternelles, grâce auxquelles nous avons abouti à la civilisation industrielle, aux tortures, aux guerres d’extermination, à la déstructuration de la biosphère, à la robotisation de l’homme et aux grands ensembles.

    Ce ne sont pas les jeunes générations évidemment qui peuvent être rendues responsables d’une telle réussite.

    Au lieu de cela, vous découvrez un homme qui, suivant les critères qui sont les vôtres, vous dit que nous sommes tous pourris, tous vendus, qu’il n’existe à son avis ni amour, ni altruisme, ni liberté, ni responsabilité, ni mérite qui puissent répondre à des critères fixés d’avance, à une échelle de valeurs humainement conçue, que tout cela est une chienlit pour permettre l’établissement des dominances. Que les choses se contentent d’être, sans valeur autre que celle que lui attribue un ensemble social particulier.


  • " Une idée de l’Homme « extrait de » Eloge de la fuite " par Henri Laborit
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/11/une-idee-de-lhomme-extrait-de-eloge-de.html

    Il n’y a que dans les pays où le pouvoir hiérarchique n’est plus lié à la propriété des choses, mais au conformisme idéologique, que les mots reprennent de l’importance et que la culture, qui ne se vend pas, ne peut plus se permettre d’être déviante.

    En pays capitalistes au contraire, le système, cimenté par la puissance adhésive de la marchandise, accepte, pourvu qu’elle se vende, toute idée, même révolutionnaire. Sa vente ne peut que favoriser la cohésion du système et montrer le libéralisme idéologique de la société qui l’autorise.

    L’homme primitif avait la culture du silex taillé qui le reliait obscurément, mais complètement, à l’ensemble du cosmos. L’ouvrier d’aujourd’hui n’a même pas la culture du roulement à billes que son geste automatique façonne par l’intermédiaire d’une machine. Et pour retrouver l’ensemble du cosmos, pour se situer dans la nature, il doit s’approcher des fenêtres étroites que, dans sa prison sociale, l’idéologie dominante, ici ou là, veut bien entrouvrir pour lui faire prendre le frais. Cet air est lui-même empoisonné par les gaz d’échappement de la société industrielle. C’est lui pourtant que l’on appelle la Culture.


  • YouTube laisse libre cours aux théories du complot sur les incendies en Californie
    https://www.courrierinternational.com/article/youtube-laisse-libre-cours-aux-theories-du-complot-sur-les-in

    Des vidéos suggérant que les incendies de Californie ont été délibérément allumés font des millions de vues sur YouTube. Et la plateforme n’a pas pris les mesures adéquates pour limiter leur diffusion, déplorent certains. Nos services Les théories du complot se portent bien, merci. Et sur YouTube en particulier, elles prospèrent. Quiconque commence à taper “California fire” (“incendies en Californie”) dans la barre de recherche du site se voit proposer pour la complétion automatique des termes comme (...)

    #Google #YouTube #manipulation #algorithme


  • Du calme, Monsieur le président, d’après Hergé

    vu à Paris, ligne 3, samedi 24 novembre
    Rhabillage, à l’intérieur, des boîtes lumineuses Métrobus par du papier kraft peint.

    Sujets variés,…

    Pandan-LAGL, la cartouche de sécurité (pour les lapins), d’après Franquin

    L’égalité ne s’accommode pas avec la concurrence, d’après …, Paul Colin ?, Cassandre ?,…

    Poutine torture les anarchistes

    (il y en avait aussi des très générales anti-pub, sur le chlordécone, le glyphosate, et des dessins d’après Cabu, Reiser, etc.)

    https://www.flickr.com/photos/simplicissimusfr/albums/72157673888568467




  • #BienvenueEnFrance.
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2018/11/bienvenueenfrance.htm

    Pure hypothèse. Admettons que concernant l’accueil des étudiants étrangers dans les universités françaises, quelqu’un émette l’idée suivante : multiplier par 16 les frais d’inscription en licence, master et doctorat afin de s’assurer de virer les pauvres au profit des riches et accessoirement de remplacer les noirs par des blancs. 

    Voilà. On trouverait d’abord ça très très con. Ensuite on se dirait « mais quel bel enfoiré ». Et juste après on aurait quand même du mal à évacuer totalement l’hypothèse d’un vieux fond de racisme décomplexé. Et ben figurez-vous que le gouvernement de la start-up nation vient de lancer l’idée. Il vient même carrément d’annoncer la mise en oeuvre du truc pour Septembre 2019.

    Le premier ministre et la ministre de l’enseignement supérieur sélectif et de la recherche du profit, ont annoncé que les étudiants étrangers (hors Union européenne), qui pouvaient jusqu’à présent venir faire leurs études en France au même tarif que les Français, vont dès la rentrée prochaine payer beaucoup plus cher au nom d’une « stratégie d’attractivité » (sic) déclinée comme suit :

    « opérer une forme de révolution pour que notre attractivité ne soit plus tant fondée sur la quasi-gratuité que sur un vrai choix, un vrai désir, celui de l’excellence. »

    Bah oui comment peut-on être contre l’attractivité et contre l’excellence ? Et quand je dis beaucoup plus cher, c’est vraiment beaucoup plus cher :

    « Alors qu’une licence coûte aujourd’hui 170 euros par an, un master 243 euros et un doctorat 380 euros, ils paieront respectivement 2 770 euros pour la première et 3 770 euros pour les deux autres. »

    Ainsi donc Edouard Philippe et Frédérique Vidal ont décidé d’associer à leur plan de communication le hashtag #BienvenueEnFrance.

    Oui je sais. C’est dingue. Ils sont dingues.

    https://www.change.org/p/edouard-philippe-non-à-l-augmentation-des-frais-d-inscription-pour-les-étudi


  • " Nocturne indien " par Antonio Tabucchi
    https://enuncombatdouteux.blogspot.com/2018/11/nocturne-indien-par-antonio-tabucchi.html

    « Comment s’appelait-il ? »
    « Il s’appelait Xavier », répondis-je.
    « Comme le missionnaire ? » demanda-t-il. Et il ajouta ensuite : « Il n’est pas anglais, n’est-ce pas ? »
    « Non », répondis-je, « il est portugais, mais il n’est pas venu en tant que missionnaire, c’est un Portugais qui s’est perdu en Inde. »


    Le médecin hocha la tête en signe d’approbation. Il avait une demi-perruque brillante qui changeait de place chaque fois qu’il remuait la tête, comme une calotte de caoutchouc. « En Inde beaucoup de gens se perdent », dit-il, « c’est un pays qui est fait exprès pour cela. » Je dis : « En effet. » Et je le regardai, et lui aussi il me regarda d’un air absent, comme si sa présence était due au hasard, comme si tout était dû au hasard, parce qu’il devait en être ainsi.(...)

    Je me levai et il me précéda dans le long couloir jusqu’à la porte d’entrée. Je m’arrêtai un instant dans le hall et nous nous serrâmes la main. Tout en sortant, je le remerciai brièvement. Il sourit et ne répondit pas. Et puis, avant de fermer la porte, il me dit : « La science aveugle laboure des terres stériles, la foi folle vit le rêve de son culte, un dieu nouveau n’est qu’un mot, ne crois pas, ne cherche pas : tout est occulte. »

    Je descendis les marches et fis quelques pas dans l’allée de gravier. Puis je compris brusquement, et me retournai rapidement : c’étaient les vers d’un poème de Pessoa, mais il les avait dits en anglais, c’est pourquoi je ne les avais pas reconnus tout de suite. Le poème s’intitulait Noël. Mais la porte était déjà fermée et le serviteur, au bout de l’allée, m’attendait pour fermer le portail.


  • Le « barattage » de l’Orient et de l’Occident
    https://metaxu.org/2018/11/26/le-barattage-de-lorient-et-de-loccident

    Dans l’Inde de la fin du 19ème siècle, des intellectuels indiens voulurent comprendre la culture de l’Angleterre, le pays qui les avait colonisés. D.K. Gokhale apprit par cœur le Paradise Lost de Milton, les discours d’Edmund Burke et de John Bright, le Rokeby de Walter Scott.

    Il fut surpris de la vacuité spirituelle de ces textes, venus de la puissance occupante.

    Gokhale, fatigué de tant de superficialité, décida de retourner à ses racines védiques. S’efforçant de montrer au monde ce dont l’Inde était porteuse, il traduisit en anglais la Taittirīya-Upaniṣad avec le célèbre commentaire de Śaṃkara.

    Résumons. Pour les uns, la « Parole » est Silence, ou bien Souffle ou encore Sacrifice. Pour d’autres, la « Parole » est Loi, ou Verbe même, ou encore ‘Descente’.

    Comment expliquer de telles variations ? Génie propre des peuples ? Circonstances historiques et culturelles ? Hasards des temps ?

    Un jour peut-être, dans un monde où la culture sera devenue véritablement mondiale, et où l’esprit aura atteint une très grande conscience, dans la majorité des humains, la « parole » se présentera sous d’autres formes encore, sous d’autres visages.



  • Libération.fr – 220 femmes : tuées par leur conjoint, ignorées par la société
    https://www.liberation.fr/apps/2017/06/220-femmes-tuees-conjoints-ignorees-societe

    Ils sont les grands oubliés des violences conjugales, mais y sont directement confrontés. Ces trois dernières années, d’après les calculs de Libération, 51 enfants mineurs (et huit enfants majeurs) étaient présents lors du meurtre de leur mère par celui qui était, le plus souvent, leur père. Onze d’entre eux ont perdu la vie en même temps que leur mère. La délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur confirme cette exposition des plus jeunes à la violence conjugale : d’après ses chiffres, en 2015, 36 enfants ont été tués en France dans le cadre des violences dans le couple, dont 11 enfants tués par leur père en même temps que leur mère. 68 enfants, souvent en bas âge, étaient présents au domicile au moment des faits, dont 13 témoins directs du meurtre. Dans d’autres cas, c’est l’enfant qui retrouve le corps inanimé ou agonisant de sa mère, par exemple en rentrant de l’école. Il peut aussi assister au suicide de son père, ainsi qu’à l’intervention des secours et de la police et à l’arrestation de son père. Autant de scènes traumatisantes pour les enfants à l’issue desquelles ils deviennent orphelins d’un parent, voire des deux, et voient leur structure familiale définitivement explosée. Les professionnels sont unanimes : la présence des enfants n’est pas un frein pour l’auteur. L’enfant est même souvent l’élément déclencheur de la violence, explique Karen Sadlier, docteure en psychologie clinique qui a notamment écrit l’Enfant face à la violence dans le couple (Dunod) : « Les trois quarts des passages à l’acte violents dans le couple sont liés à la question de l’éducation des enfants : savoir quand il doit prendre son bain, s’il a fait ses devoirs, s’il a fini son assiette… » énumère-t-elle, tandis que l’enfant, de son côté, peut être pris dans un « conflit de loyauté », se sentant partagé entre ses deux parents.

    • « Je l’aimais tant, que pour la garder, je l’ai tuée ». Un peu comme dans la chanson Requiem pour un fou de Johnny Hallyday, la presse a souvent tendance à avoir recours au champ lexical de la folie quand elle traite d’un homicide conjugal. Ces actes de violence apparaissent souvent présentés comme incompréhensibles, insensés, et dû, forcément, au « coup de folie » (L’indépendant, 20 août 2014) d’un homme « rongé par la jalousie » (Le Progrès, 13 janvier 2016). L’« impensable folie d’un père », titre ainsi le Parisien après le meurtre d’une femme et de ses trois enfants en 2014 dans le Nord, La personnalité jalouse du meurtrier - voire de la victime - est souvent mise en avant, les médias évoquant de manière fréquente un « meurtre sur fond de jalousie », ou une « femme tuée par jalousie ». Si l’on en croit la presse, l’excès d’amour tue. A la lecture de ce genre d’articles, le lecteur n’a pas le sentiment d’être face à un récit décrivant un phénomène de société, mais à un fait divers isolé. On donne l’impression que rien de tout cela n’était prévisible ou évitable.

      Article du journal Le Parisien daté du 23 octobre 2015.

      Les paroles de la police ou des avocats alimentent aussi cette idée, et sont ensuite retranscrites telles quelles dans les pages du journal. « Rien ne laissait présager que cela pouvait arriver », commente ainsi un commissaire dans L’Indépendant en 2016. « On n’est pas dans le cadre de violences conjugales » affirme même le gradé à propos de l’affaire (une femme tuée par son mari). « La jalousie à l’origine du drame », peut-on lire là encore dans le titre. Les proches, eux, voient souvent dans le geste fatal du conjoint violent un acte romantique, une preuve ultime d’amour. « J’ai l’impression qu’il a voulu protéger sa famille », justifie par exemple la sœur d’un auteur. L’homme, âgé de 26 ans, a égorgé sa femme et ses deux enfants de 10 mois et 6 ans. « Quand un homme a un chagrin d’amour, il est capable de tout », défend un voisin dans une autre affaire, survenue en Guadeloupe en 2015. Souvent, les membres de la famille ou les amis justifient l’acte par l’impossibilité supposée pour l’auteur de vivre sans sa compagne, et d’accepter la rupture. « Il ne se voyait pas vivre sans elle, c’était un couple très uni », commente un proche après le meurtre d’une femme puis le suicide de son mari à Pornichet. « Il ne pouvait tout simplement pas imaginer vivre sans elle », lit-on à la fin d’un papier de l’Est Républicain, dans lequel un proche réagit au meurtre d’une quinquagénaire par son compagnon, qui s’est ensuite suicidé. Là encore, l’homme « n’aurait pas supporté l’idée de la voir partir ».
      Insister sur la personnalité du suspect, un « homme bien »

      Le geste semble d’autant plus incompréhensible que l’auteur est souvent présenté comme un homme bien sous tous rapports, qui n’avait rien à se reprocher, et qui formait avec sa compagne un « couple sans histoire ». Les commentaires sont souvent élogieux : « c’est un garçon serviable, le locataire modèle », vante le voisin d’un homme accusé d’avoir poignardé à mort sa compagne à Auch en 2016. A propos d’un homme ayant tué son épouse et sa fille avec son fusil de chasse avant de se suicider la même année, dans la Vienne cette fois, la Nouvelle république décrit un « ex-gardien de château sans histoire, ancien combattant plusieurs fois décoré, chasseur émérite ».

      Les antécédents judiciaires de l’auteur sont également souvent occultés ou minimisés. « Il était quasiment inconnu de la justice » détaille ainsi la Voix du Nord à propos d’un infirmier qui a tué trois personnes dont son ex lors d’un réveillon près d’Arras, avant de préciser que le casier judiciaire de l’auteur portait « une seule mention pour violence conjugale dans le cadre d’un divorce en 2013 ». « Il était le premier à rendre service. Il était très correct et cordial », affirme le voisin d’un sexagénaire qui a tué son ex-compagne avant de se suicider dans l’Orne en 2016. L’homme avait pourtant déjà été placé en garde à vue pour menace de mort envers la victime. Les articles, souvent rédigés dans l’urgence après les faits, ne sont pas forcément fidèles à la personnalité de l’auteur, aucune enquête n’ayant encore eu lieu. En août 2014, un retraité tue son épouse à coup de hache près de Rennes, après 56 ans de vie commune. Ouest France décrit alors l’auteur comme « un homme rigoureux et travailleur, avec qui tout le monde avait des relations courtoises ». Lors de son procès, l’homme est pourtant dépeint comme « un tyran domestique », à la « détermination monstrueuse ».

      Plus la victime est d’un milieu social favorisé, plus l’on parle d’un notable, plus la presse se montre prudente et a tendance à dresser un portrait flatteur du meurtrier présumé, quitte à occulter totalement sa victime. Le Parisien relaie ainsi le témoignage d’un maire, incrédule après le meurtre d’une épouse par son mari qui s’est ensuite suicidé, un « drame » d’autant plus incompréhensible que le couple habitait un « beau pavillon avec de belles tourelles ».

      Un fait divers survenu en 2015 à Paris est particulièrement éloquent. Le meurtrier, Charles Lüthi, était secrétaire général de l’Automobile Club de France, un club très sélect - et interdit aux femmes. Lui et son épouse Marie-France vivaient dans le cossu XVIe arrondissement. Le dimanche 7 juin, on retrouve le corps de Marie-France Lüthi, le corps criblé de coups de couteau, dans l’appartement familial, ainsi que celui de son époux, défenestré du huitième étage de leur appartement - un témoin racontera très rapidement qu’il a vu l’homme sauter. Dans les principaux articles de presse sur le sujet, on assiste à un effacement de la victime, au profit du meurtrier. On remarque aussi une curieuse formulation dans l’AFP, reprise par plusieurs médias : « Le secrétaire général de l’Automobile club de France défenestré, sa femme poignardée ». Ce titre laisse entendre que nous serions face à un double meurtre commis par une tierce personne, alors même que l’enquête s’est très vite orientée sur l’hypothèse du meurtre de l’épouse par son mari, suivie de son suicide. Plusieurs articles gomment aussi la personne de Marie-France Lüthi pour se concentrer uniquement sur la mort du prestigieux époux, comme le prouve ce délicat communiqué de l’Automobile Club de France, qui ferait presque croire à un accident arrivé au seul époux : « Le président Robert Panhard, tous les membres et le personnel de l’Automobile Club de France, très peinés d’apprendre le grand malheur qui vient d’affecter la famille Lüthi, tiennent à saluer la mémoire de Charles Lüthi, secrétaire général de l’ACF, qui vient de décéder à son domicile dans des circonstances personnelles tragiques. » Le JDD rapporte de son côté les propos d’un ami du meurtrier, abasourdi, et en fait le titre même de l’article : « Je n’arrive pas à imaginer Charly un couteau à la main ».

      Article du journal Le Figaro daté 7 juin 2016.

      On ne saura pas grand chose non plus de Christelle Delval, épouse de Frédéric Delval, figure locale d’Anglet, au Pays basque. Son époux est accusé de l’avoir tué, elle et leurs deux filles, en juin 2016, avant de se suicider. Sud Ouest rend hommage dans plusieurs articles à un « homme complexe et torturé », « qui pouvait se montrer attachant avec un désir quasi obsessionnel de justice ».

      Ce mécanisme n’est pas nouveau. Déjà, en 1980, dans le cas de Louis Althusser, dont il fut question plus haut, la personnalité publique du philosophe, figure intellectuelle marquante des Trente Glorieuses, semblait compter davantage dans le récit du meurtre que celle de la victime. Dans le premier numéro de la revue Perspectives critiques, un autre philosophe, André Comte-Sponville, assumait ainsi son absence d’empathie pour Hélène Rytmann, l’épouse de Louis Althusser : « L’annonce du meurtre, le 16 novembre 1980, nous bouleversa tous, élèves et amis, même si notre compassion, il faut le dire, allait davantage à lui qu’à son épouse. C’était injuste et compréhensible. Il était notre maître ; nous ne la connaissions presque pas. Puis mourir est le lot commun. La folie, non. L’homicide, non. L’enfermement, non. »

      Dans un texte publié sur le site Les mots sont importants, le professeur de science politique François Dupuis-Déri écrit : « Althusser a donc été l’objet de bien des théorisations quant à son profil et ses motivations psychologiques, y compris par des personnes qui ne l’ont jamais rencontré et qui n’ont jamais pu consulter son dossier médical ». Et d’expliquer qu’un processus « similaire » a été à l’œuvre dans le cas du terroriste qui a tué 14 femmes à l’École polytechnique de Montréal en 1989. Un massacre à l’évidence antiféministe (le meurtrier l’a dit à plusieurs reprises pendant la prise d’otages, et on a retrouvé sur lui une liste de femmes à abattre). Cependant, la grille de lecture de cet attentat, que ce soit par la presse ou par les autorités locales (la Ville de Montréal, par exemple) fut d’abord psychologique. Pour la sociologue Mélissa Blais, « les comparaisons des différents crimes commis spécifiquement contre les femmes et les analyses cherchant à trouver des explications dans les rapports sociaux sont mises de côté ou se trouvent submergées par les commentaires […] dans le domaine de la psychologie ».
      Minorer les faits ou mal les qualifier

      Un « couple retrouvé mort », « un couple tué par balles », « deux morts par balles » : à la lecture de ces titres, rien n’indique que l’on a affaire à un homicide conjugal - formulation quasiment absente des médias - suivi d’un suicide de l’auteur. Comme pour le cas du couple Lüthi évoqué plus haut, ce type de titres, qui laissent penser qu’il s’agit d’un double meurtre, commis par un tiers, est fréquent. Il faut parfois lire plusieurs lignes pour comprendre qu’une femme a en fait été tuée par son compagnon, qui s’est ensuite donné la mort. Certaines militantes féministes épinglent régulièrement sur les réseaux sociaux les médias qui, avec ces titres trompeurs, qui participent à « minimiser les violences patriarcales ». Les homicides conjugaux ne sont pas les seuls concernés : la presse a tendance à minorer toutes les formes de violences faites aux femmes, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles, souvent en les qualifiant de manière erronée. Ce qui relève de la tentative d’agression sexuelle doublée de coups et blessures deviendra par exemple de la séduction dans les colonnes du journal Paris Normandie, qui titrait encore récemment le récit d’une audience d’un « l’apprenti séducteur condamné ».

      Autre exemple, également relevé par le Tumblr Les mots tuent (« compilation d’articles pour dénoncer le traitement journalistique des violences faites aux femmes »), un article du Berry Républicain consacré à « Pascal de Vierzon ». « Que voulez-vous, c’est l’amour vache », commente le journaliste, qui s’amuse : « On picole, on rigole chez Pascal… Enfin, on rigole… Faut pas trop le chatouiller non plus, le Vierzonnais. Il a des fusils non déclarés plein les pognes, des cartouches en haut de l’armoire et le poignet souple pour la détente. Toutefois, il ne chasse ni le garenne, ni la poule d’eau. Mais, avec sa poulette régulière, il n’est pas très tendre. »

      Alors qu’elles ne reposent sur aucun fondement juridique, les expressions « drame conjugal », « drame de la séparation », ou « crime passionnel » reviennent également régulièrement sous la plume des journalistes. Nous avons recensé plus d’une cinquantaine d’utilisation du mot « drame » - le plus souvent « drame passionnel » ou « drame conjugal » - sur les 220 cas traités par la presse entre 2014 et 2016. « Ces affaires [...] suscitent le sentiment que la mort violente est un des risques naturels, objectifs, d’une rupture d’initiative féminine, et que personne n’y peut rien », écrivait Libération en 2004 lors d’un recensement du nombre de femmes tuées par leur conjoint.
      Culpabiliser la victime

      « Il aurait fallu qu’elle parte. Qu’elle quitte ce foyer où la violence écrasait tous les mots. Elle en avait eu l’occasion l’année dernière quand son concubin a été incarcéré pour avoir exercé sur elle des violences conjugales mais elle ne l’a pas fait. C’était à l’été 2013 : Carole Stepien avait été sérieusement blessée par son concubin, elle avait dû être hospitalisée pendant plusieurs jours... mais n’avait pas porté plainte. Comme deux ans auparavant, en mars 2011, Jean-Noël Hannebicque avait été rattrapé par la justice et condamné. On avait alors entrevu une porte de sortie pour sa concubine mais elle l’a toujours ignorée ». Ainsi, un article de La Voix du Nord relatant l’histoire de Carole Stepien, 47 ans, assassinée en 2015 près de Douai par son conjoint, insiste lourdement sur le fait que si la victime était partie, on n’en serait pas là. Alors même que la question de l’emprise psychologique se pose dans de nombreux cas, alors même que les choses ne sont pas si simples, alors même que le plus important n’est pas qu’une femme aurait dû ou non quitter le foyer conjugal afin de ne pas mourir, mais sans doute qu’elle ne soit pas tuée en premier lieu.

      « Mais bon sang, pourquoi n’est-elle pas partie ? », semble se dire le rédacteur de l’article. Culpabiliser la victime, même après sa mort : le procédé n’est pas rare. Lorsque ce n’est pas la coupable léthargie de la victime qui est évoquée, on s’interroge : après tout, si elle avait répondu favorablement aux avances du meurtrier, si elle n’avait pas voulu le quitter, peut-être tout cela ne serait-il pas arrivé. « Amoureux éconduit, il écrase son ex-copine », ont ainsi titré plusieurs médias dont le Figaro après le meurtre d’une jeune fille de 17 ans à Marseille en 2014, renversée volontairement en voiture par son ex-petit ami. Elle l’avait quitté quelques jours plus tôt. Si elle ne l’avait pas « éconduit », que se serait-il passé ? Et quel sens revêt le mot « éconduire », sachant que dans la bouche de certains rédacteurs d’articles de faits divers, il correspond à « repousser une tentative de viol ou d’agression sexuelle » ? « Le criminel est excusé en raison du caractère imprévisible de son acte, mais, de plus, la contribution de la victime à la genèse du crime est fréquemment invoquée », écrit Marie-France Hirigoyen dans Femmes sous emprise.

      La femme, pourtant victime, est aussi tenue, après sa mort, pour responsable du sort de son conjoint violent. « Une femme décédée. Un homme derrière les barreaux. Une véritable catastrophe humaine », s’émeut ainsi dans la République du Centre le maire d’une commune du Loiret théâtre d’un homicide conjugal. Dans Midi Libre, un avocat insiste sur la souffrance de son client, accusé d’avoir tué sa petite amie de 20 ans à Nîmes, en 2016 : « Il craignait qu’elle le trompe et avait une véritable passion pour cette jeune fille. Aujourd’hui, il y a deux familles brisées », déplore l’avocat, avant de décrire le suspect comme « totalement anéanti ».
      Former les journalistes dans les écoles et les rédactions

      Comment les médias sont-ils sensibilisés à ces questions ? En 2014, le collectif de femmes journalistes Prenons la une* publiait une tribune intitulée « Le crime passionnel n’existe pas », rappelant que l’Espagne a adopté dès 2001 une charte de bonnes pratiques médiatiques pour évoquer les violences faites aux femmes. Si les écoles de journalisme ont également un rôle à jouer, elles sont rares à intégrer la question des violences faites aux femmes, par exemple lors de leurs sessions sur le journalisme judiciaire. Et de manière générale, les violences de genre ou les inégalités femmes-hommes sont assez peu abordées.

      Dans les Côtes-d’Armor, l’IUT de Lannion est l’une des rares écoles de journalisme françaises à évoquer le traitement des inégalités femmes-hommes dans ses cours. Sandy Montanola, responsable pédagogique du DUT journalisme, fait en sorte que les étudiants réalisent des dossiers sur une thématique différente chaque année. « Cette année, ils ont travaillé sur "la violence gynécologique". Nous insistons sur le fait que les mots sont porteurs de sens et surtout symbolisent les luttes discursives portées par des acteurs ou des mouvements sociaux. Ainsi, certains termes permettent d’invisibiliser des acteurs, de rejeter la faute sur d’autres etc. Notre objectif est d’amener les étudiants à comprendre le mécanisme pour ensuite être en mesure de l’appliquer sur l’ensemble des thèmes. » Elle poursuit : « Les étudiants ont des cours sur les stéréotypes et des interventions de chercheurs sur le thème des assignations (de genre, classe, âge) et sur les mouvements sociaux (histoire du féminisme, des sexualités, des luttes, les violences symboliques). En licence professionnelle, nous leur demandons d’identifier leurs représentations sociales pour anticiper par exemple, l’effet dominant/dominé dans les interviews, mais également le choix du sexe des interviewés, les désignations... ». Il y a quelques années, le collectif Prenons la Une avait proposé à la Conférence nationale des écoles de journalisme (qui regroupe 14 écoles) afin de leur proposer des interventions sur ce thème - sans succès.

      –--------

      « Mais bon sang, pourquoi n’est-elle pas partie ? »
      quant elles partent le juge donne la garde partagé des enfants à leurs tortionnaires parcequ’il ne faut pas séparé les enfants de leur tortionnaire. Les impôts l’obligent à être en contacte avec leur tortionnaire car c’est lui qui reçoit et détiens les avis d’imposition sans lequel aucune démarche administrative n’est possible. Enfin la plus part des femmes assassinée par leur conjoint, l’on été parce qu’elles essayait de partir.

    • @mad_meg, il me semble que « l’abandon de domicile » est toujours puni par la loi. J’ai une amie qui en a fait les frais il y a 25 ans, le père lui tapait dessus et la violait, coquard sur l’œil elle part se réfugier chez des potes et dépose une main courante, mais ça ne suffit pas car le père a obtenu la garde de l’enfant devant le juge (ça a été super dur pour elle de se défendre car elle parlait mal le français).
      Elle m’a raconté cette histoire longtemps après, en pleurant, le père était mon frère.


  • « J’ai craqué, j’ai repris la voiture » : des usagers du #train racontent ce qui les a contraints à renoncer
    https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/j-ai-craque-j-ai-repris-la-voiture-des-usagers-du-train-racontent-ce-qu

    Jusqu’à la mi-mars, chaque matin, Isabelle prenait sa voiture pendant huit minutes, se garait sur le parking de la petite gare de Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente), s’engouffrait dans un TER puis montait dans un bus pour, enfin, atteindre son lieu de travail, à Angoulême. Au total, 50 minutes de trajet, contre 25 en voiture. « Ce n’était pas gênant, car je commence le travail à 9 heures », relate cette secrétaire administrative de 52 ans, qui énumère les avantages du train. « C’est pratique, on consomme moins, c’est plus confortable. Avec une amie, on le prenait ensemble. »

    Mais le train, pour Isabelle, c’était avant. Avant que la ligne TER Angoulême-Limoges ne soit suspendue pour « un problème de géométrie des voies ». Finalement, les travaux prévus n’ont jamais été réalisés et la ligne reste fermée. « On nous a dit que la ligne était pourrie, trop dangereuse pour les usagers », commente Isabelle, qui renvoie aux articles de La Charente libre. Le Monde aussi en a parlé. La SNCF a mis en place des bus de remplacement pour pallier ce manque. « Mais ils sont complets car il n’y en a pas assez », affirme Isabelle, qui explique qu’une quarantaine de personnes prenaient ce TER chaque jour.

    #transport #mobilité

    • LE cas particulier où la voiture est plus rapide que le TER aux heures de pointe… ça doit pas être légion.
      Mais c’est vrai qu’il y a une gestion des lignes TER autour d’un principe loin=rapide, proche=lent qui rend ce mode de transport parfois paradoxal. Alors qu’une approche « sacrifice réparti » pourrait mieux équilibrer cette différence et arrêter les transports grande distance de certains travailleurs quotidien (mon coté écolo m’assure que c’est con de travailler loin de chez soi… ou inversement, de ne pas déménager plus près de son travail… quitte à se séparer de son conjoint ou à abandonner ses enfants à la DDASS (est-ce une blague ?)).
      Plus intelligemment, "revenir" à la voiture augmente la dette du TER (dans un modèle dette-capital complet), ça se paiera un jour.

    • Le hic, c’est que souvent, on ne prend pas que le TER, on a aussi les trajets Domicile - Gare - Travail.
      En habitant Périgueux et allant travailler à Sarlat en train+vélo, je mets 2h15 minimum de chez moi au lycée, pendant que mes collègues dans le même cas mettent deux fois moins de temps. (précision : il y a une correspondance)
      J’avoue ne pas avoir encore envisagé d’abandonner ma famille. Par contre, il est assez clair que la SNCF a, ici aussi, envisagé d’abandonner ses lignes TER « de campagne ».


    • Un envoyé spécial en direct des Champs Elysées pour BFM TV :

      ...des drapeaux de Che Guevara parmi les activistes des gilets jaunes. Nous voyons bien qu’il n’y a pas que des casseurs de droite dans cette manifestation...



  • Loin des camisoles pub-liminales, petit patchwork d’affichisme mural | Yves Pagès
    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=7575

    Aujourd’hui, en rase-campagne, en zone d’activité périphérique ou en hyper-centre-ville, la pub tient partout le haut de l’affiche, avec ses encarts XXL en surplomb et autres réclames vitrifiées sur les trottoirs (qui, à Paris intra-muros, ont connu un chouette passage à vide au printemps dernier). On est cernés par les Beaux-Arts de la propagande : natures mortes marchandes, mots d’ordre citoyens et signes de piste culturels. Sitôt qu’on sort de chez soi, à pieds, en vélo, en bus, en métro ou sur quatre roues à réservoir pétrolivore ou à batterie au lithium, on entre dans leur ligne de mire, rétines ciblées en plein dans le mille. Et à force de se faire obstruer chaque perspective du paysage urbain ou de la ligne de l’horizon champêtre, entre racolage promotionnel et caméras de bienveillance, ça prend (...)


  • NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― Monsieur De Jonckheere ?

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Oui

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― Nicolas Machin de la banque, votre conseillère m’a demandé de vous signaler l’arrivée d’un tout nouveau produit que nous mettons sur le marché et qui pourrait intéresser votre fils Émile, votre fils s’appelle bien Émile ?

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas intéressé

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― Mais attendez Monsieur De Jonckheere, je ne vous ai même pas dit quels étaient les avantages de ce produit

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas intéressé

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― C’est un tout nouveau produit pour les jeunes majeurs et comme nos fichiers montrent que votre fils Émile vient d’avoir 18 ans...

    PHILIPPE DE JONCKHEERE (ingénieur informaticien, prestataire à la banque en question, un hasard)

    ― Nicolas Machin, vous avez mon dossier sous les yeux ?

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― Oui Monsieur De Jonckheere

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Vous avez donc accès aux données qui sont habituellement celles qui s’affichent à l’écran quand j’ai rendez-vous avec Madame Chose, ma conseillère ?

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE (se rembrunissant)

    ― Oui, oui et donc, comme Émile vient d’avoir dix-huit ans...

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Monsieur Machin, lisez pour moi à haute voix les informations relatives à Émile

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE, hésitant

    ―Euh…

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Je ne vous entends pas

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE (récitant)

    ― Émile est un jeune garçon autiste

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Et qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans cette phrase ? Le mot autiste vous donne de la difficulté ? Il s’agit pourtant d’un handicap mental, hélas assez courant

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― Oui mais justement…

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Il n’y a pas de justement, continuez de lire

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE (reprenant, d’assez mauvais gré sa récitation)

    ― Monsieur De Jonckheere reprendra rendez-vous quand une décision de justice pour la protection des intérêts de son fils aura été rendue

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Vous comprenez ce que cela veut dire Monsieur Machin ?

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE (hésitant)

    ― Euh…

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Cela veut dire que quand je vous dis que je ne suis pas intéressé, cela veut dire que je ne suis pas intéressé et que ce n’est pas la peine d’insister, et même que c’est un peu blessant

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE (soudain courroucé)

    ― Mais faut pas me parler comme ça.

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Je vous ai dit que je n’étais pas intéressé, vous avez insisté, cela finit par me blesser pour des raisons que vous êtes plus ou moins en train de comprendre par vous même

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― Je ne pouvais pas savoir

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― C’est inscrit sur votre écran n’est-ce pas ? Ce sont des données personnelles que vous avez le droit d’interpréter intelligemment, ce dont vous ne semblez pas capable

    NICOLAS MACHIN DE LA BANQUE

    ― Monsieur De Jonckheere, je ne vous permets pas

    PHILIPPE DE JONCKHEERE

    ― Nicolas Machin, je m’en moque un peu, il y a deux mois, mes parents m’ont fait un chèque d’un peu plus de 4000 euros pour m’aider à faire face à des dépenses pour réparer mon toit ― vous notez dans mes données personnelles que je suis âgé de 53 ans, mes parents sont encore contraints de m’aider financièrement pour une nécessité absolue, quelles sont les chances pour que je sois par ailleurs intéressé par quelque produit financier que ce soit) et deux jours plus tard un de vos collègues m’appelait pour me dire qu’en vertu de je ne sais quelle nouvelle gouvernance vous deviez vous assurer de la légitimité des rentrées d’argent inhabituelles (ce qui n’étaient quand même pas très malin de la part de votre collègue le nom de l’émetteur sur le chèque en question étant le même que celui du dépositaire), j’avais même demandé si vous appeliez celles et ceux de vos clients dont les noms figurent par ailleurs dans les Panama Papers ? Donc un coup vous savez exploiter des données et une autre fois non. Nous ne sommes pas des machines. Votre procédure vous indique que vous devez m’appeler, vous m’appeler sans réfléchir, vous agissez comme un robot, je vous parle comme à un robot. Donc maintenant vous allez additionner deux et deux et ne plus jamais m’appeler, sinon je change de banque. Ce que j’aurais déjà dû faire et j’espère que vous allez passer une (très) mauvaise journée.

    Philippe De Jonckheere raccroche. Rideau.

    #pendant_qu’il_est_trop_tard


  • Alexandre Astier, compositeur, comédien, réalisateur et scénariste.
    https://www.francemusique.fr/emissions/musique-emoi/alexandre-astier-compositeur-humoriste-comedien-realisateur-et-scenari

    Astier sur France Musique pour parler donc avant tout de musique, et notamment évidemment de Bach. Et d’improvisation, d’écriture…

    http://rf.proxycast.org/1504062025964199936/16307-18.11.2018-ITEMA_21895853-0.mp3

    Jean-Sébastien Bach
    Cantate BWV 147 « Jesu bleibet meine Freude » (Choral)
    Consentus Musicus de Vienne
    Choeur de Garçons de Tolz
    Direction : Nikolaus Harnoncourt

    Jean-Sébastien Bach
    Concerto pour 2 violons et orchestre en ré mineur BWV.1043 (Vivace)
    Felix Ayo et Roberto Michelucci, violons.
    I Musici

    Jean-Sébastien Bach
    Variations Goldberg BWV.988 (Variation n°15)
    Ekaterina Derzhavina, piano

    Jean-Sébastien Bach / Alexandre Astier
    Extrait du spectacle d’Alexandre Astier « Que ma joie demeure »
    Unter deimem Schirmen (sous la protection de votre bouclier)

    Maurice Ravel
    Concerto pour piano en sol Majeur (Adagio assai)
    Martha Argerich, piano
    Orchestre Philharmonique de Berlin
    Direction : Claudio Abbado

    Miles Davis
    You’re under arrest
    Bob Berg : saxophone
    Robert Irving III : claviers
    JOHN Scofield : guitare
    Darryl Jones, basse
    Vincent Wilburn Jr. Steve : batterie
    Steve Thornton : percussions

    Charlie Parker
    Donna Lee
    Don Alias, congas
    Jaco Pastorius, basse

    Erik et Ulf Wakenius
    Birdland
    Erik et Ulf Wakenius, guitares

    Ludwig van Beethoven
    Symphonie n°8 en fa Majeur op.93 (Allegro vivace)
    Orchestre Révolutionnaire et Romantique
    Direction : John Eliot Gardiner

    Alexandre Astier
    Extrait de la B.O.F. « David et Madame Hansen »
    Camerata du Rhône
    Direction : Alexandre Astier

    Richard Robbins
    Extrait de la B.O.F. " Chambre avec vue "
    Orchestre Philharmonique de Londres
    Direction : John Pritchard

    Jean-Sébastien Bach
    Prélude en ut Majeur BWV. 846 (extrait du Clavier bien tempéré)
    Scott Ross, clavecin

    Jon Lennon / Paul Mac Cartney
    Blackbird
    Bobby Mc Ferrin, chant

    #Alexandre_Astier #musique #classique #Jean-Sébastien_Bach #radio #audio #France_Musique