• CORONA VIRUS : le gouvernement profite de la pandémie pour déréglementer la téléphonie mobile au risque de l’accroissement des problèmes sanitaires qui y sont liés.
    https://www.robindestoits.org/CORONA-VIRUS-le-gouvernement-profite-de-la-pandemie-pour-dereglemente

    La 6ème ordonnance, n° 2020-320 du 25 mars 2020, a été confirmée au JORF n°0074 du 26 mars 2020 texte n° 45 (Annexe) :

    Selon cette ordonnance, « quatre procédures administratives préalables en vue de l’implantation ou de la modification d’une installation de communications électroniques sont ainsi aménagées :
    – suspension de l’obligation de transmission d’un dossier d’information au maire ou au président
    d’intercommunalité en vue de l’exploitation ou de la modification d’une installation radioélectrique ;
    – possibilité pour l’exploitant d’une station radioélectrique de prendre une décision d’implantation sans accord préalable de l’Agence nationale des fréquences ;
    – réduction du délai d’instruction des demandes de permissions de voirie .. ;
    – dispense d’autorisation d’urbanisme pour les constructions, installations et aménagements nécessaires à la continuité des réseaux et services de communications électroniques ayant un caractère temporaire. »

    Ainsi, profitant de la pandémie liée au corona virus, et selon la classique stratégie du choc, le gouvernement vient de porter un coup fatal à la loi 2015-136 du 9 février 2015, dite loi Abeille, pour permettre aux opérateurs une liberté totale dans l’installation d’antennes relais.

    Il est légitime de penser que cette libéralisation du secteur a pour but de préparer le déploiement de la 5G, avec tout ce que cela comporte, dans le déni habituel des effets sanitaires des champs électromagnétiques. Or, une telle ordonnance prise dans l’urgence du contexte sanitaire actuel était loin de s’imposer.

    #loid'urgence #coronavirus #téléphoniemobile #5G

  • Edouard, on n’est pas dans « 1984 » et tu n’es pas au Ministère de la Vérité, Christian Lehmann
    https://www.liberation.fr/france/2020/03/30/edouard-on-n-est-pas-dans-1984-et-tu-n-es-pas-au-ministere-de-la-verite_1

    Christian Lehmann est écrivain et médecin dans les Yvelines. Pour « Libération », il tient la chronique quotidienne d’une société sous cloche à l’heure du coronavirus.

    Vous êtes confinés. Le temps s’écoule avec une infinie lenteur. Les soignants courent. Ceux qui affrontent la vague, comme ceux qui ont eu la chance de pouvoir se préparer, en structurant une ligne de défense avec les moyens du bord. On est sur le pont tout le temps, même quand on ne voit pas de malades. On s’informe de la progression de l’épidémie, on reçoit les messages des copains en fonction du taux de remplissage des urgences, des lits, des réa. De temps en temps, on est saisi par le tweet ou le message retransmis d’une infirmière de nuit bossant avec 39°C dans un service submergé, dans l’incapacité de s’arrêter parce que les effectifs tombent comme des mouches. On prend le temps de relire, on visualise un moment la situation sur place puis on revient à sa propre organisation locale, on empile d’autres sacs de sable.

    Le Covidrome est prêt, on a reçu les premiers patients, procédé à quelques aménagements. L’hôpital auquel on est adossé n’a pas eu à ouvrir de lits supplémentaires ce week-end, c’est déjà ça. Un industriel local nous a offert de premiers prototypes d’écrans antipostillons sortis de son imprimante 3D. Un collègue m’a demandé si je pouvais lui envoyer les blouses en plastique qu’on m’avait déposées mercredi, pour équiper SOS Médecins et les aides soignantes dans son coin. On se démerde, on s’entraide, les patients, les citoyens, donnent ce qu’ils ont : masques, équipements. Je n’ai toujours rien reçu du gouvernement français à part une boîte de 50 masques chirurgicaux il y a trois semaines, une éternité.

    Pas le temps de compter les conneries tant elles s’accumulent
    Et pendant ce temps, les conseillers de Macron essaient de le faire passer pour un roi thaumaturge, tandis qu’il fait son show sur la résilience en cosplay Clemenceau derrière son masque canard. On n’a pas le temps de compter les conneries tant elles s’accumulent. « Certains de ceux qui ont tenu les bureaux de vote au premier tour des municipales sont en train de mourir », m’écrit une consœur de la région parisienne. Et Edouard Philippe, royal, avec son « Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur la prise de décision s’agissant du confinement ». On ne sait pas où commencer, mon pauvre. Comme on dit chez nous, « il n’y a rien qui va dans ce tweet ». Cette posture de matamore ridicule serait presque touchante. Vous n’avez pas encore compris comment ça va finir vos bravades ? « Qu’ils viennent me chercher ! » et ensuite t’es obligé d’envoyer la troupe sur la populace tous les samedis… Tu n’as pas à laisser dire ou pas. « Ne parlez pas de violences policières. Ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit. » On n’est pas dans 1984 et tu n’es pas au Ministère de la Vérité. Tu es sur le radeau de la Méduse où ça refoule la transpète. Parce que pendant que vous envoyiez les Français voter, nous avons été nombreux, soignants de tous bords, à crier que c’était une folie et qu’il fallait rester chez soi.

    Regarde les hommes tomber, Edouard. Je sais que c’est dur, mais il va falloir t’y habituer. Ça s’appelle être responsable de ses paroles et de ses actes. J’ai lu que vous redoutez de devoir rendre des comptes. Mais enfin, comment te dire : dans quel monde vivez-vous ? Nous, nous rendons des comptes tous les jours. Les travailleurs dans les usines, les artisans, les fonctionnaires, les médecins, tout le monde. Bienvenue dans le monde réel, celui où vos paroles ont des conséquences. Comme quand tu expliques que pour aller chez le médecin, il faut une convocation. Et qu’on voit les patients non Covid, inquiets, déserter les cabinets. Au point que l’Association d’aide aux jeunes diabétiques est obligée de passer des messages expliquant qu’un enfant peut débuter un diabète à n’importe quel moment, même pendant une épidémie. Dingue, non ? De même que les péritonites, étranglements herniaires, infarctus et autres dissections aortiques ne vont pas faire relâche parce qu’il y a Covid.

    Nous, médecins, nous savons tous qu’une épidémie tue aussi des gens qui n’ont pas été infectés, parce qu’ils remettent à trop tard leur accès aux soins. Dis-le, la prochaine fois, Edouard : « Vos médecins ont dans leur majorité pris des mesures d’hygiène et de sécurité. En cas de doute n’hésitez pas à les contacter. »

    Dis-le aux Français, Edouard. Dis-le. Circonstances atténuantes, tout ça, tout ça. Ça peut toujours servir.

  • Je fais un post séparé pour ces infos hallucinantes, ces mesures du gouvernement destinées à favoriser la grande distribution, les supermarchés côtés en bourse, aux dépends des petits commerces et des marchés où les prix sont plus bas et où s’alimentent les plus pauvres, en région et dans les quartiers pauvres des grandes villes, souvent racisé.es...
    https://seenthis.net/messages/834154
    https://seenthis.net/messages/835682

    Confinement : des restrictions d’ouverture pour les commerces du quartier de Château Rouge, à Paris
    BFM, le 23 mars 2020
    https://www.bfmtv.com/societe/confinement-des-restrictions-d-ouverture-pour-les-commerces-du-quartier-de-ch

    Une mesure visant à favoriser le respect des mesures d’hygiène

    « De nombreux commerces alimentaires disposent d’un étal occupant la totalité de l’espace public sur le trottoir », estime le préfet de police Didier Lallement, et « de nombreux clients provenant de différents quartiers de la capitale et de banlieues parisiennes s’y retrouvent dans un espace confiné. Ce qui aboutit au non-respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale ».

    Les horaires d’ouverture de ces commerces seront également restreints de 8h à 10h et de 14h à 16h

    Les marchés sont fermés ? Les paysans inventent des solutions
    Estelle Dautry et Victor Point, Reporterre, le 25 mars 2020
    https://reporterre.net/Les-marches-sont-fermes-Les-paysans-inventent-des-solutions

    Lundi 23 mars, Édouard Philippe, Premier ministre, a annoncé la fermeture des marchés de plein air.

    Confinement : la préfecture de police restreint les horaires d’ouverture de commerces du quartier de Château Rouge
    France 3 Ile de France, le 26 mars 2020
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/confinement-prefecture-police-restreint-horaires-ouvert

    #favoritisme #discrimination #marchés #supermarchés #racisme #solidarité (manque de) #quartiers_populaires
    #Didier_Lallement #salops #qu'ils_chopent_tous_Ebola

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

    #coronavirus #travail

  • Le général Lizurey, qui a expulsé la Zad, assiste Édouard Philippe dans la lutte contre le Covid-19
    https://reporterre.net/Le-general-Lizurey-qui-a-expulse-la-Zad-assiste-Edouard-Philippe-dans-la

    « Rien de tel qu’un militaire pour remettre un peu d’ordre dans l’organisation du travail gouvernemental », écrit, en introduction, le journal Le Monde. Selon ses informations, le général Richard Lizurey, a été chargé d’évaluer l’organisation interministérielle de la gestion de crise du Covid-19. Il possède depuis une semaine un bureau à Matignon. « Il est très bon en gestion de crise », a assuré un proche d’Édouard Philippe.

    Depuis 2016, cet ancien directeur général de la gendarmerie nationale a été en première ligne dans la répression des mouvements sociaux et écologistes. Cette nomination vient illustrer la place grandissante que prennent les militaires dans « la guerre contre le coronavirus ».

    En 2018, il avait mené l’évacuation de la Zad de Notre-dame-des-Landes. Une opération militaire qui avait blessé plusieurs centaines de personnes. Un homme avait également eu la main arrachée. À l’époque, le général avait affirmé « regretter cet incident qui malheureusement fait partie des choses qui peuvent arriver ».

    Le général Richard Lizurey a aussi affronté la fronde des Gilets jaunes. À la veille de la manifestation du 8 décembre 2018, il expliquait sur C News : « On n’exclut pas les coups de feu. Nous serons sur leur route et nous les empêcherons de passer. »

    Revenant sur la crise des Gilets jaunes en juin 2019, le général expliquait dans Le Figaro avoir dû transformer la gendarmerie « en termes de formation, d’équipement et de limitation de l’usage de la force. (…) Face à un mouvement spontané, dispersé, imprévisible et une violence accrue, il a fallu nous adapter. Cela a été l’occasion de nous interroger sur notre modèle pour être meilleur encore demain au profit de la sécurité ». D’après lui, la polémique sur un usage disproportionné de la force a été « excessive », car, « au total, le discernement a été à la manœuvre », soulignait-il.

    Autre fait d’arme, Richard Lizurey avait aussi promu Alexandre Benalla au grade de lieutenant-colonel dans la réserve. « C’est une décision personnelle et j’assume », avait- il dit devant le Sénat.

    #crise_sanitaire #medecine_de_guerre #Covid-19

  • 25 sources of free public domain books
    https://ebookfriendly.com/free-public-domain-books-sources

    My advice is that if you want to get an ebook version of a classic novel like Pride and Prejudice, you should first check out the sites listed below. Browsing the ebookstore where you have an account is the next step.
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    10. Books Should Be Free http://www.booksshouldbefree.com
    11. The Literature Network http://www.online-literature.com
    12. Bartleby http://www.bartleby.com (read-online, no downloads offered)
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    14. Read Easily http://www.readeasily.com
    15. LibriVox https://librivox.org
    16. Legamus http://legamus.eu (free audio books)
    17. Open Culture http://www.openculture.com
    18. Classic Literature Library http://classic-literature.co.uk
    19. The Online Books Page http://digital.library.upenn.edu/books
    20. Great Books and Classics http://www.grtbooks.com
    21. Classic Reader http://www.classicreader.com
    22. Planet Publish http://www.planetpublish.com
    23. Classical Chinese Literature http://zhongwen.com/gudian.htm
    24. Wolne Lektury 24. Wolne Lektury (pl)
    25. Projekti Lönnrot http://www.lonnrot.net (fi/sk)

    Si vous chechez des textes en allemand il y a trois source principales :

    1. Project Gutenberghttp://www.gutenberg.org (inaccessible depuis l’Allemagne)
    2. Projekt Gutenberg-DE https://www.projekt-gutenberg.org
    Avec le générateur de livres epub https://www.epub2go.eu
    3. Zeno.org http://www.zeno.org

    A travers ce moteur de chercherche on trouve des textes scientifiques et littéraires difficilement accessibles autrement

    Library Genesys http://gen.lib.rus.ec
    à propos https://fr.wikipedia.org/wiki/Library_Genesis

    #littérature #livres

  • L’anarcho-indigénisme
    Entrevues avec Gerald Taiaiake Alfred et Gord Hill

    Benjamin Pillet, Francis Dupuis-Déri,
    Gerald Taiaiake Alfred, Gord Hill

    https://lavoiedujaguar.net/L-anarcho-indigenisme-Entrevues-avec-Gerald-Taiaiake-Alfred-et-Gord-

    Au moins depuis la publication du livre L’Entraide de Pierre Kropotkine, au début du XXe siècle, les anarchistes s’intéressent aux sociétés autochtones qui offrent des exemples de sociétés plus égalitaires et moins autoritaires. En 2005, le Mohawk Gerald Taiaiake Alfred, originaire de Kahnawá:ke, a proposé le terme « anarcho-indigénisme » pour désigner cette dynamique de convergence entre les idées et les pratiques des autochtones traditionalistes et des anarchistes altermondialistes. Nous avons lancé, voilà quelques mois, un projet de livre sur ce thème, dont chaque chapitre sera une entrevue avec un ou une autochtone qui livrera ses réflexions au sujet de la politique, du pouvoir, de l’égalité et de la liberté, en se référant à ses expériences et à celles de sa communauté. Nous vous présentons ici des extraits de deux des entrevues déjà réalisées.

    Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet
    Possibles, Montréal, hiver 2016

    Le livre L’Anarcho-Indigénisme, entretiens réunis et présentés par Francis Dupuis-Déri et Benjamin Pillet, a été publié en 2019 par les éditions Lux dans la collection « Instinct de liberté ».

    #autochtones #Canada #Québec #Mohawks #résistance #anarchisme #Kropotkine #Clastres #Graeber

    • https://www.luxediteur.com/catalogue/lanarcho-indigenisme

      Dès la fin du XIXe siècle, des anarchistes comme les géographes Pierre Kropotkine ou Élisée Reclus se sont intéressés aux peuples autochtones, qu’on a aussi qualifiés de sociétés sans État ». Au début des années 2000, un peu partout sur le continent américain, des Autochtones ont modelé la notion d’« anarcho-indigénisme » pour attirer l’attention des anarchistes sur l’histoire et, surtout, sur l’actualité de leurs luttes.

      Ce livre se veut une invitation à l’écoute, au dialogue et à l’engagement solidaire et complice. Dans leurs entretiens, Roxanne Dunbar-Ortiz, Véronique Hébert, Gord Hill, Freda Huson, J. Kēhaulani Kauanui, Clifton Ariwakehte Nicholas et Toghestiy révèlent ce que pensée et traditions autochtones et anarchisme ont en commun, sans nier les séquelles que le colonialisme a laissées jusque dans ce mouvement pourtant anti-autoritaire. Une vision du monde qui allie anticolonialisme, féminisme, écologie, anticapitalisme et anti-étatisme.

  • Une synthèse : Avant les commissions d’enquête et les procès, examinons dès à présent les responsabilités de l’exécutif dans la désastreuse gestion de la #crise_sanitaire liée au #Covid-19, par @Panda31808732, sur le volatile bleu

    https://threadreaderapp.com/thread/1244349636040671243.html

    Double avertissement :

    a) Ce fil est très long : 241 messages (~25 pages). On essayera de mettre un lien ThreadReaderApp à la fin.
    b) Si vous estimez qu’il est « trop tôt » pour parler de cela ou que c’est « trop polémique », ne le lisez pas.

    En ce qui nous concerne, la grosse ficelle de l’ « #union_sacrée » qui ne vise qu’à mettre un coup de chloroforme sur la critique : non merci.

    Ils disent que nous sommes dans le même bateau ? C’est faux — ou alors, disons qu’il y a une 1ère, une 2ème et une 3ème #classe

    Certains corps sont plus sacrifiables que d’autres. Certains obtenaient "miraculeusement" des tests en l’absence de symptômes graves, d’autres non (y compris des #soignants) ; certains prennent les décisions dans des bureaux, d’autres les subissent sur le terrain.

    Nous ne sommes pas en guerre, nous sommes au milieu d’un désastre sanitaire à cause de l’impréparation totale du gouvernement, de sa sous-réactivité et de ses choix passés. Une grande partie de ce désastre était évitable. On aurait pu et dû faire beaucoup mieux.

    On écrit aussi ce fil parce que le #gouvernement (a) n’a toujours pas pris certaines mesures nécessaires, (b) semble s’être persuadé qu’il a bien géré cette crise et donc (c) va persister dans l’erreur, tout en reportant avec cynisme la faute sur la population.

    On commencera par présenter rapidement ce qu’est une épidémie à croissance exponentielle.

    On continuera avec un rapide #historique de la crise, en s’appuyant notamment sur ce que disait l’Organisation Mondiale de la Santé et en partant d’un principe simple : ce que l’#OMS sait, le gouvernement le sait aussi (et donc doit pouvoir anticiper et agir en conséquence).

    On abordera ensuite la question des multiples pénuries, qui sont la marque la plus criante de l’incompétence gouvernementale. Enfin, on discutera de la stratégie de l’exécutif et, après avoir passé en revue quelques-unes de ses erreurs grossières, de ses priorités.❞

    Un résumé fourni et documenté sur l’(in)action du gouvernement qui complète fort bien cette chronologie de l’émergence du Covid-19
    https://seenthis.net/messages/834457

    #preuves #crime_d'État

    • C’est intéressant, mais à mon avis il y a une grosse difficulté : ça se base exclusivement sur un choix à charge d’avis d’experts (de l’OMS essentiellement). Pour un premier « acte d’accusation » des politiques, c’est bien, mais il va être nécessaire de retrouver, également, les déclarations et les positions d’autres experts et médecins, notamment ceux qui ont l’oreille du politique. (Dans le tas on pourrait aussi mettre la commentateurs médiatiques en général, puisque malheureusement dans une démocratie, les « influenceurs » fabriquent l’opinion publique, et donc influencent le politique.)

      Sinon il sera facile pour nos politiques, dans le futur procès, de plaider le manque d’information, et surtout les informations contradictoires.

      Parce que des spécialistes qui minorent, ou qui n’ont vraiment pas l’air de beaucoup s’inquiéter, ou au minimum qui à aucun moment ne suggèrent que, si l’épidémie se répand, alors le pays sera dans le dénuement le plus total (pas de masques, pas de tests, ehpad à l’abandon…)… c’est quasiment la seule chose qu’on va trouver en France si on fait des recherches entre le 1er et le 29 février…

      Je pense évidemment à l’éminent marseillais, mais là j’ai par exemple Yazdanpanah le 22 février, on écoute ça et on peine à percevoir le moindre risque que la situation dégénère :
      https://www.youtube.com/watch?v=18pzKtZ6TsE

      Le 28 février : Coronavirus : "Le virus ne va pas forcément disparaître" selon le professeur Eric Caumes
      https://www.francebleu.fr/infos/societe/coronavirus-le-virus-ne-va-pas-forcement-disparaitre-selon-le-professeur-

      « On ne sait pas où on va en fait, il suffit que les températures remontent de 15 degrés d’un seul d’un coup et le virus ne va plus se sentir très bien, on ne sait pas. Je pense que le virus ne va pas forcément disparaître, il va devenir endémique et évoluer à un bas niveau, comme d’autres coronavirus humains qui circulent parmi nous régulièrement. » Le Covid-19 pourrait faire partie de notre quotidien et revenir de façon récurrente, « c’est une possibilité qu’il faut envisager », mais sans inquiétude assure le professeur Eric Caumes.

      Le 14 février, Denis Malvy en est déjà à annoncer à la presse un traitement « prometteur » : Un médicament efficace sur le patient touché par le Covid-19 à Bordeaux
      https://www.courrier-picard.fr/id69006/article/2020-02-14/un-medicament-efficace-sur-le-patient-touche-par-le-covid-19-bordeau

      Le patient de 48 ans infecté par le nouveau coronavirus et sorti du CHU de Bordeaux, jeudi, après 22 jours d’hospitalisation a été traité avec du remdesivir, un antiviral « prometteur », a indiqué vendredi son équipe médicale.

      Le remdesivir, de l’Américain Gilead, « agit directement sur le virus pour empêcher sa multiplication », a expliqué devant la presse le Pr Denis Malvy, responsable de l’unité maladies tropicales et du voyageur du CHU Pellegrin. C’est une « petite molécule capable de gagner l’ensemble des compartiments de l’organisme et dont on sait qu’elle diffuse parfaitement dans les poumons, organe cible de la maladie », a ajouté le médecin précisant que le médicament est administré par voie intraveineuse pendant dix jours et que le patient l’a « parfaitement toléré ».

      Et ça c’est une recherche rapide à l’instant. Je n’ai aucun doute qu’on se prend un peu de temps pour creuser, et on va trouver une pléthore de spécialistes qui minorent « la petite épidémie » que l’« Italie parviendra à maîtriser rapidement », le virus « qui va disparaître si la température augmente », les traitements « prometteurs » sur un unique patient (et je ne parle pas de « Fin de partie ! »), et malheureusement, je ne suis pas certain qu’il sera aussi facile d’incriminer les décideurs politiques.

    • 112. Gouverner, c’est choisir. L’Histoire retiendra que l’on n’a jamais manqué de balles en caoutchouc pour éborgner et terroriser les gens qui manifestaient pour réclamer une vie meilleure, alors qu’on était à poil au niveau des masques face à la pandémie du siècle.

      #LBD

      Puisse la crise du Covid-19 nous rappeler cette leçon historique : lorsqu’il s’agit de faire mourir des gens en masse, le plus prolifique des tueurs en série n’est rien face au bureaucrate autosatisfait. L’arme la plus meurtrière sur Terre reste un stylo tenu par un col blanc.

  • Dans le sud de l’#Italie, une bombe sociale prête à exploser
    https://www.courrierinternational.com/article/coronavirus-dans-le-sud-de-litalie-une-bombe-sociale-prete-ex

    Une scène qui s’est déroulée à Naples, ville où se concentrent énormément de problèmes sociaux, mais qui fait preuve de #solidarité et de créativité même dans ces moments compliqués. C’est en effet ici, que, à en croire La Repubblica, est en train de prendre pied une initiative informelle d’entraide : “Des citoyens achètent des produits qu’ils laissent à la caisse pour remplir les caddies de ceux qui n’ont pas d’argent pour payer.”

    #coronavirus

  • Pour limiter les pandémies, les humains doivent « décoloniser le monde »

    Lorène Lavocat (Reporterre)

    La destruction des écosystèmes est une des causes de la pandémie de Covid-19. Sans changement radical de notre rapport à la planète,
    d’autres drames sanitaires sont à prévoir. Mais, dans la perspective
    de la catastrophe économique à venir, les décideurs sauront-ils
    prendre conscience de ce qu’il se passe en écoutant et respectant les
    citoyens ?

    (…)

    Nous détruisons les milieux naturels à un rythme accéléré : 100
    millions d’hectares de forêt tropicale coupés entre 1980 et 2000 ;
    plus de 85 % des zones humides supprimées depuis le début de l’époque industrielle. Ce faisant, nous mettons en contact des populations humaines, souvent en état de santé précaire, avec de nouveaux agents pathogènes. Les réservoirs de ces pathogènes sont des animaux sauvages habituellement cantonnés aux milieux dans lesquels l’espèce humaine est quasiment absente ou en petites populations isolées. Du fait de la destruction des forêts, les villageois installés en lisière de déboisement chassent et envoient de la viande contaminée vers des grandes villes.

    Avant le Covid-19, d’autres virus et bactéries se sont déjà propagées
    d’animaux sauvages vers les humains : Ebola en Afrique, le Sars de
    Chine, le Nipah de Malaisie, la fièvre de Lassa au Nigeria, Zika… Sans
    compter la multiplication des épizooties, les pandémies animales,
    comme la peste porcine ou la fièvre catarrhale ovine. Cependant, face
    à cette recrudescence des maladies infectieuses, « nos réponses sont
    toujours des réponses contre la nature, contre le vivant, regrette M.
    Morand. Lors de la grippe aviaire en 2005 en Thaïlande, les autorités
    ont ciblé le petit élevage de basse-cour, et poussé pour l’abattage
    massif et l’interdiction des races locales au profit de races
    industrialisées ». Certains chercheurs craignent que les
    chauves-souris et les pangolins, désignés comme hôtes originels du
    coronavirus, ne fassent ainsi les frais de la pandémie. « Les
    chauves-souris ont un rôle essentiel dans les écosystèmes, notamment parce qu’elles participent à la pollinisation, insiste Jean-François Guégan. On tire sur les chauves-souris et les pangolins pour ne pas répondre à la cause réelle qu’est la destruction des habitats par notre système économique. »

    Autrement dit, ne nous trompons pas de responsables. Mais ne nous
    trompons pas non plus de grille de lecture, estime la philosophe
    Virginie Maris : « Il y a d’abord beaucoup d’enseignements à tirer sur
    notre société, l’effondrement de l’État-providence et l’explosion des
    inégalités qui la caractérisent et qui sont mises à nues par cette
    crise sanitaire, souligne-t-elle. Cet épisode contribue aussi à
    déconstruire l’idée que la nature serait foncièrement bonne et que la
    solution à la crise écologique actuelle serait d’“accepter les lois de
    la nature” ou de “nous réconcilier” avec elle. » Pour Mme Maris, « 
    rétablir l’harmonie rompue entre humains et autres qu’humains », est une illusion, un fantasme « qui prend racine dans le mythe du jardin d’Éden et qui se renouvelle sans cesse, avec la figure du bon sauvage et la diversité des formes qu’elle a prise dans l’histoire ».

    Lire la suite :

    https://reporterre.net/Pour-limiter-les-pandemies-les-humains-doivent-decoloniser-le-monde

  • Thread by stdebove : À un rythme d’à peu près 2 mutations par mois, le coronavirus continue sa petite évolution tranquillou (rassurez-vous, une très grande parti…
    https://threadreaderapp.com/thread/1244351052448763909.html

    À un rythme d’à peu près 2 mutations par mois, le coronavirus continue sa petite évolution tranquillou (rassurez-vous, une très grande partie de ces mutations n’a aucun effet sur la dangerosité du virus ! Mais elles nous permettent quand même de faire de la science dessus) 1/6
    Par exemple en France, une grosse partie des virus reçus (et séquencés) nous sont arrivés par l’Angleterre. Le reste directement de Chine.

    Nextstrain / ncov
    https://nextstrain.org/ncov?f_country=France

    Latest Nextstrain COVID-19 situation report in English and in other languages. Follow @nextstrain for continual updates to data and analysis.

    This phylogeny shows evolutionary relationships of hCoV-19 (or SARS-CoV-2) viruses from the ongoing novel coronavirus COVID-19 pandemic. This phylogeny shows an initial emergence in Wuhan, China, in Nov-Dec 2019 followed by sustained human-to-human transmission leading to sampled infections. Although the genetic relationships among sampled viruses are quite clear, there is considerable uncertainty surrounding estimates of transmission dates and in reconstruction of geographic spread. Please be aware that specific inferred transmission patterns are only a hypothesis.

    Site numbering and genome structure uses Wuhan-Hu-1/2019 as reference. The phylogeny is rooted relative to early samples from Wuhan. Temporal resolution assumes a nucleotide substitution rate of 8 × 10^-4 subs per site per year. Full details on bioinformatic processing can be found here.

    Phylogenetic context of nCoV in SARS-related betacoronaviruses can be seen here.

    We gratefully acknowledge the authors, originating and submitting laboratories of the genetic sequence and metadata made available through GISAID on which this research is based. A full listing of all originating and submitting laboratories is available below. An attribution table is available by clicking on “Download Data” at the bottom of the page and then clicking on “Strain Metadata” in the resulting dialog box.

  • Cet article de janvier (alors que l’épidémie de COVID-19 n’en était qu’à ses débuts) pointe un risque potentiel de cybersécurité en relation avec la santé pubique : la colecte et la distribution des données ne sont pas sécurisées, et purraient être manipulées par un attaquant, pour qu’on sous-estime la menace ou, au contraire, pour aggraver l’inquiétude :

    https://www.belfercenter.org/publication/weaponizing-digital-health-intelligence

    #COVID_19

  • « C’est la guerre », par Patrick Du Fau De Lamothe (*)

    À David, Vincent, mes « envahisseurs » préférés,

    « Comme la « guerre », selon le mot de notre président, frappait
    Paris, vous avez décidé de déguerpir, la mort dans l’âme, j’en suis
    sûr. À votre place, nous aurions sans doute fait la même chose.
    Certains journalistes, toujours en mal de sensationnel, ont qualifié
    cela d’ « Exode ». Vous avez mariné dans des gares surchargées, voyagé dans des trains bondés, en voiture, électrique pour les plus
    respectueux d’un Nouveau Monde auquel vous tournez déjà le dos.
    Certains d’entre vous ont même terminé leur voyage en bateau comme nos anciens pour gagner l’Angleterre... C’était la guerre alors, la vraie
     !

    Ce ne sont certes pas les meilleures conditions de distanciation
    imposées par la période, mais comme on dit : « À la guerre comme à la guerre ». Tant pis si, en sus de vos bagages, vous portiez en vous,
    comme un passager clandestin, le coronavirus. La seule surcharge, dans le pire des cas, était virale. Ça ne pèse rien, mais ça peut coûter
    cher quand même, jusqu’à la vie... la vôtre, mais peut être celle des
    autres... à commencer par les soignants ! Mais, c’est la guerre
    d’après le président !

    (...)

    Pour nous qui avions la gentillesse, un peu forcée, de vous
    accueillir, vous auriez pu apporter avec vous masques, lits médicaux,
    respirateurs parce qu’ici en moyens hospitaliers c’est pas « fifou »
    selon l’expression d’une très chère ! Oui, il y a davantage de
    magasins de décoration que d’articles médicaux sur la Presqu’île. Nous qui comptions sur votre solidarité ! Bon, vous ne pouviez pas tout prévoir. La prochaine fois peut-être ? Espérons pour elles que vous n’avez pas oublié vos grands mères et belle-mères dans quelques Ehpad ou maisons de retraite. Ce ne serait que des dégâts collatéraux, on ne les comptabilise même pas, paraît-il !

    Au total, cela n’avait rien à voir avec l’ « Exode », le vrai, pas de
    Stuka pour vous bombarder, pas de Messerschmitt pour vous mitrailler ! Ça fait une sacrée différence, vous en conviendrez ! Mais c’est la guerre dit le président !

    (...)

    Lire la suite :

    http://www.eauxglacees.com/C-est-la-guerre-par-Patrick-Du-Fau?var_mode=calcul

  • Le Portugal régularise ses immigrés pour les protéger du coronavirus
    http://www.rfi.fr/fr/europe/20200329-coronavirus-portugal-regularisation-immigres-migrants-protection-etrang

    Alors que le continent européen fait face à l’épidémie de coronavirus, les pouvoirs publics portugais ont annoncé samedi 28 mars la régularisation temporaire des immigrés en attente de titre de séjour à partir du lundi 30 mars. Une mesure exceptionnelle et temporaire pour les protéger du Covid-19.

  • Bilan deuxième semaine “Le lycée virtuel”

    Aux élèves du lycée de (X)

    Les classes virtuelles se poursuivent dans de bonnes conditions (à
    part une classe de seconde dans laquelle j’ interviendrai lundi
    accompagnée du professeur principal). Nous remarquons cependant que quelques élèves ne se connectent pas dans certains cours.

    Vous devez être sérieux et vous contraindre, même si ce n’est pas
    toujours facile, d’assister à tous les cours.

    En ce qui concerne les contrôles (de terminale) et les DST (toute
    classe) trop d’élèves (deux ou trois par classe) souvent les mêmes, ne
    renvoient pas les devoirs. Je vérifie au fur et à mesure et je vous
    adresse pourtant des mails de relance ainsi qu’à vos parents. Je
    rappelle qu’il est impératif que le travail soit effectué pour que
    votre troisième trimestre soit validé. En effet le contrôle continu au
    bac devient aujourd’hui une possibilité.

    Le confinement étant prolongé, à partir des DST de ce matin soit du
    samedi 28 avril, je vous demanderais de les envoyer toujours à (…….) mais aussi au mail du professeur concerné.

    Attention à compter de lundi 30 mars, les devoirs de la première
    semaine soit du lundi 16 mars au vendredi 20 mars 20 ne seront plus acceptés. Pour tous ceux qui auraient du retard sur les devoirs de la deuxième semaine, profitez du week-end pour vous remettre à jour.

    * Le stage en entreprise des 1 STMG a été évidemment annulé comme je vous l’ai confirmé sur teams .Les cours ont donc lieu avec l’emploi du temps des classes virtuelles.

    Prenez soin de vous et de vos familles en respectant les consignes
    sanitaires, gardez un rythme de travail ce qui vous permettra de mieux supporter ces moments difficiles.

    Bon week-end,

    (La directrice)

    • Parfois, c’est aussi : Le ras-le-bol des parents face au travail exigé par certaines écoles : « Stop ! Nous ne parvenons pas à suivre ! » RTBF - Sofia Cotsoglou
      https://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/detail_le-ras-le-bol-des-parents-face-au-travail-exige-par-certaines-ecoles-sto

      Faire quinze pages d’exercices en mathématiques, résumer un texte de vingt pages sur la préhistoire en néerlandais, suivre une leçon de latin par PowerPoint et composer un morceau de musique avec un gobelet en plastique. Voilà une partie du programme aujourd’hui pour Vittorio, élève en deuxième secondaire. Pour sa maman Valérie, qui est pourtant institutrice, « c’est du délire ». "Malgré mon aide, il y passe quand même toute la journée. Ce n’est pas tenable !"

      Sur les réseaux sociaux, les témoignages d’indignation se multiplient. « J’ai déjà imprimé 241 feuilles d’exercices pour Zoé. A ce rythme-là, c’est pas le papier toilette qui va s’arracher dans les supermarchés mais le papier tout court ! » "Brahim est en troisième primaire et il doit bosser quatre heures par jour. Ça crée beaucoup de stress et de tensions." « Si les piscines étaient fermées vous n’envisageriez pas l’urgence d’apprendre à nager avec des exercices de natation en ligne. »

      Quand j’ai vu le premier mail de l’institutrice avec la liste de travail demandé, j’ai d’abord cru que c’était une blague", ironise Theo. « Mon fils est en première primaire, pas en dernière année à l’unif’ ! ». D’autant qu’à côté du suivi scolaire, cet employé administratif doit aussi télétravailler. Et il ne peut pas compter sur l’aide de son épouse mobilisée sur le front de la crise sanitaire. « Heureusement, après les interpellations de plusieurs parents, la maîtresse a considérablement réduit le catalogue. »

      Télétravail et enseignement à distance, une équation impossible. Même pour les pros de l’organisation. A moins d’avoir quatre bras et deux cerveaux. « Sans oublier qu’il faut aussi gérer les repas, le ménage, les courses et des enfants débordants d’énergie », précise encore Theo.
      Autre souci rencontré par de nombreuses familles : le manque d’équipement informatique. « On fait comment quand on n’a qu’un seul ordinateur portable, qu’on doit l’utiliser pour travailler et que l’enfant en a besoin pour faire ses exercices ? », s’interroge Kevin. Sans oublier que certaines familles n’ont pas de connexion internet.
      Au-delà du temps et du matériel qu’elle nécessite, l’école à domicile pose aussi d’autres questions. Même s’il peut enseigner quantité d’apprentissages à sa progéniture, un parent n’est pas un enseignant. Il n’a ni la formation, ni les outils, ni le cadre, ni la légitimité.

      « Certaines écoles sont dans une course au travail », s’insurge Joëlle Lacroix, secrétaire générale de la FAPEO, Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel. Conséquence : les inégalités sociales se creusent encore plus. Pour atteindre les objectifs fixés par l’école, les parents qui ont les moyens financiers paient des profs particuliers à distance. « Le pire, c’est que ce sont les enfants qui en ont le moins besoin qui travaillent le plus », s’inquiète la secrétaire générale de la FAPEO.

      Certains parents réclament encore plus de travail
      Il n’y a pas que les écoles qui sont en cause. Certains parents aussi sont pointés du doigt. « J’ai des appels de parents hyper anxieux qui s’inquiètent car leur enfant ne reçoit pas assez de travail », confie Frédérique Biesemans, responsable pédagogique du service enseignement à Anderlecht.  "Ils craignent que leur enfant régresse. J’ai beau leur expliquer qu’il y a plein de formes d’apprentissages : bricolage, cuisine, jeux de société,... mais certains ne veulent rien entendre", dit-elle.

      « J’ai mis le groupe WhatsApp de la classe de ma fille en sourdine », explique Sabrina. « Certains parents complètement déconnectés de la réalité demandaient du travail supplémentaire pour leurs enfants alors que moi, avec trois mioches à gérer, je n’ai même pas le temps d’ouvrir le mail que l’instit’ envoie le matin. » . . . . .

  • Autour des avions et de la #diffusion du #coronavirus, dans la conférence de #Sansonetti :


    –-> plutôt que la théorie du #climat (là où il fait chaud, pas de virus), c’est celle des connexions par #avion qui serait à privilégier pour la #propagation du #virus...

    La conférence :
    https://seenthis.net/messages/834008

    #géographie #ressources_pédagogiques #coronavirus
    Et comme dit ma collègue Sarah Mekdjian :

    j’ajoute à mon TD sur le #déterminisme_climatique

    #déterminisme_géographique #avions #transports #températures #Afrique #Asie #Europe #transport_aérien

    #Philippe_Sansonetti

    • Reçu d’une amie à qui j’ai envoyé le commentaire ci-dessus

      Avevo visto la cartina in gennaio : une crisi annunciata.

      Pensa te che Zurigo in febbraio ha chiuso i voli diretti con la Cina, Ginevra no (3 voli /settimana con Pechino). All’atterraggio ricevevano un foglio dell’ufsp con scritto: in CH non é obbligatorio portare la mascherina (gettatela uscendo dall’aereo). Poi nessun controllo (febbre, quarantena... niente ).

      Morale ? Confronta il numero di casi à GVA e ZH !

      La politica ginevrina Del non chiudere l’aeroporto a Ginevra é stata spiegata pubblicamente dal medico cantonale il 25 febbraio all’unige (conferenza disponibile su mediaserver dell’uni).

      Remarque : la conferenza era sul mezzo giorno e gli esperti facevano « blagues » perché « je vous rappelle qu’au jour d’aujourd’hui il n’y a aucun cas en Suisse »..... un’ ora dopo la stampa annunciava il primo caso in Ticino. Tu vuoi farmi credere che il medico cantonale non lo sapevo ????

      #Suisse #Zurich #aéroports #Genève

  • Florian Zores sur Touiteur :
    https://twitter.com/FZores/status/1243459929618423808

    Un peu d’histoire de la médecine (on va parler de cardiologique évidement) #fil

    Au tournant des années 1980, la communauté cardiologique s’est rendue compte qu’après un infarctus, les patients qui faisaient des extrasystoles ventriculaires avaient plus de risque de mourir

    Qu’est-ce qu’une extrasystole ventriculaire (ESV) : c’est une anomalie du rythme cardiaque pouvant entrainer des troubles du rythme graves voire mortels.
    https://t.co/P1qo3Ffa40?amp=1

    Et les ESV sont notamment favorisées par l’ischémie myocardique, c’est à dire le défaut d’apport en oxygène au muscle cardiaque en raison d’une maladie des artères nourrissant le coeur (les artères coronaires)

    Donc le tableau était cohérent :
    infarctus -> ischémie
    ischémie -> ESV
    ESV -> décès

    donc
    ESV après infarctus -> décès

    C’est ce que montraient plusieurs études observationnelles
    https://pbs.twimg.com/media/EUGjIuZWkAArsRj?format=png&name=medium

    les références :
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM197710062971404
    https://www.ahajournals.org/doi/pdf/10.1161/01.CIR.69.2.250

    Je rappelle qu’une étude observationnelle permet de suggérer une corrélation, pas une causalité
    En d’autres termes, on savait que l’augmentation du nombre et de la complexité des ESV était ASSOCIÉE à une augmentation de la mortalité, mais pas qu’elle CAUSAIT le décès

    Pour savoir s’il y a causalité, il faut voir si en supprimant la cause (les ESV) on diminue la fréquence de la conséquence (les décès).
    On fait pour cela un essai randomisé contre un traitement de référence, ou contre rien s’il n’y a pas de traitement de référence

    Donc on a fait l’étude CAST.
    https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM199103213241201

    On a pris 1400 patients.

    La moitié a reçu un traitement antiarythmique dont on sait qu’il diminue le nombre des ESV.
    La moitié a reçu un placébo.

    Il n’y a pas de problème éthique : on ne sait pas si le traitement fonctionne, et au moment de l’étude il n’y a pas de traitement de référence des ESV post-infarctus

    (Personne n’a hurlé au fait qu’il y avait une perte de chance pour les patients sous placebo)

    Surtout que ...

    Les résultats de l’étude ont totalement bouleversé le monde médical et cardiologique

    car...

    ce sont les patients sous traitement anti-arythmique qui meurent le plus !
    Et en plus ils meurent plus... par trouble du rythme
    https://pbs.twimg.com/media/EUGlN6RXQAY3Hbt?format=png&name=large
    https://pbs.twimg.com/media/EUGl9MGXkAEstiY?format=png&name=medium

    On venait donc de démontrer que le médicament censé sauver les patients en diminuant les troubles du rythme, tuait les patients en provoquant des troubles du rythme.

    Ce qui favorise le décès ce ne sont pas les ESV, mais ce qui cause les ESV.
    En d’autre terme, les ESV ne sont qu’un marqueur du risque de décès.
    Ce le traitement de ce qui cause les ESV qui permettra de baisser la mortalité.
    Mais c’est une autre histoire

    Voilà pourquoi
    > On ne fait pas de médecine sur des « il semble » et sur des études observationnelles qui donnent des corrélations
    > il faut rechercher la preuve de l’efficacité et la confirmation du lien de causalité par un essai randomisé

    et surtout, le groupe placébo n’est pas forcement celui qui n’a pas de chance au tirage. Tant qu’un essai n’a pas été fait, on ne peut être sûr que le médicament ne soit pas plus dangereux que rien

    #fin

  • Didier Sicard : « Il est urgent d’enquêter sur l’origine animale de l’épidémie de Covid-19 »
    https://www.franceculture.fr/sciences/didier-sicard-il-est-urgent-denqueter-sur-lorigine-animale-de-lepidemi

    D’un côté, déforestation massive et trafic d’animaux sauvages. De l’autre, désintérêt et financement anémique des recherches sur les virus hébergés par ces mêmes animaux… Tableau flippant d’un cocktail explosif par un spécialiste des maladies infectieuses
    #coronavirus

  • Quand le confinement accroît les inégalités de genre – Université Ouverte
    https://universiteouverte.org/2020/03/28/quand-le-confinement-accroit-les-inegalites-de-genre

    « Les gens qui s’extasient sur le fait que Shakespeare, Newton et Proust ont réalisé leurs plus beaux travaux quand ils étaient en confinement omettent une chose : « aucun d’entre eux ne s’occupait d’enfants ». »
    (Helen Lewis, The Atlantic, « The Coronavirus Is a Disaster for Feminism » , citée par Rebecca Amsellem, Les Glorieuses, 25-03-2020.)

    https://www.theatlantic.com/international/archive/2020/03/feminism-womens-rights-coronavirus-covid19/608302

    Les enseignantes-chercheuses doivent mettre en ligne des cours, les animer par visioconférence, corriger leurs copies, suivre les stages et « en même temps » s’occuper des tâches ménagères et de leurs enfants en mettant en place l’école à la maison.
    Les femmes de l’ESR : empilement des tâches en temps de confinement ?

    Comme le souligne Emilie Biland-Curinier, en tant qu’enseignantes-chercheuses titulaires, nous avons le privilège de pouvoir travailler à distance et de ne pas risquer nos vies, et/ou celles des autres, en allant travailler et en devant faire garder nos enfants. Ce privilège ne nous exempte pourtant pas des difficultés que connaissent de nombreuses salariées ayant « la chance » de travailler à distance et de s’occuper de leurs enfants, comme elles ne sont pas non plus épargnées par l’inégale répartition des tâches domestiques. Car bien sûr, les chercheurs et enseignants-chercheurs sont eux-aussi parfois des pères et ont cette double charge difficile à assumer. Mais l’inégale répartition du temps destiné aux tâches ménagères en période « normale » (2h pour les hommes, 3h36 pour les femmes) et aux soins des enfants (18 min pour les hommes, 36 min pour les femmes c’est-à-dire le double) est loin de se résorber en période de confinement. Et dans une période où la charge familiale consiste aussi à prendre soin des aîné·es (faire les courses, prendre des nouvelles, organiser des rendez-vous téléphoniques) ou des plus fragiles (la petite sœur anxieuse ou la copine médecin que l’on décide de soulager), les femmes sont doublement mise à contribution tant on sait que ce sont elles qui s’occupent de ces tâches d’accompagnement des relations sociales dans le couple, y compris lorsqu’il s’agit de la belle-famille.

  • Pour renflouer les #banques et grandes entreprises : utilisons leurs #dividendes

    Ce qu’il faut à la #santé_publique, ce ne sont pas des #philanthropes qui un jour se réveillent en se disant qu’il y a le feu et qu’il serait peut-être bon de prêter main forte pour aider à éteindre l’incendie (mettre quelques usines textiles au service de la fabrication de masques et de blouses, par exemple), mais ce sont des individus et des entreprises qui arrêtent d’attiser le feu, en permanence, tout le temps.

    Bonne nouvelle : les dividendes 2019 promis par les entreprises européennes à leurs actionnaires, 340 milliards dont 60 milliards par les entreprises du CAC 40, n’ont – à quelques exceptions près – pas encore été payées. La saison des Assemblées Générales, qui statuent sur le paiement de ces dividendes, va commencer. Il y a donc beaucoup d’argent dans les caisses des banques et autres multinationales qu’il serait fort utile de ne pas transférer aux actionnaires à un moment où ces entreprises affrontent la crise et sollicitent le soutien généreux de la puissance publique.
    Annuler les dividendes pour limiter les inégalités

    En Allemagne et en Suède, l’idée fait son chemin. La France a aussi prudemment ouvert la porte. Même la BCE suggère que les banques ne paient pas de dividendes cette année ou les reportent au mois d’octobre. Alors forcément, ce n’est qu’un début, et il va falloir appuyer encore un peu : même si plusieurs entreprises ont déjà annoncé qu’elles ne paieraient pas les actionnaires cette année, d’autres (et parmi elles des géants bancaires) n’ont pas du tout l’intention d’abandonner « leurs traditions ».
    Pourtant, annuler les dividendes qu’attendent les actionnaires, c’est imposer à ces multinationales de payer elles-mêmes les coûts de leur réduction d’activité, et ouvrir la possibilité de reprendre le dessus sur ce pouvoir financier qui nous échappe.

    Tout au long de l’année 2019, et bien avant déjà, les personnels des hôpitaux publics et les soignant.e.s en général, en Belgique, en France et ailleurs, ont crié leur détresse et leur manque de moyens sur tous les tons. C’était bien avant le début de la pandémie. Depuis, c’est pire, sauf que les moyens financiers n’arrivent pas. En Belgique, les hôpitaux publics en étaient rendus à la mi-mars à faire des appels aux dons de la population faute de moyens fournis par l’État. Et en France, en ce 27 mars, le CNRS lançait lui aussi un appel aux dons pour financer la recherche sur le COVID-19.

    2019 aura aussi été une année exceptionnelle pour les marchés financiers. Les cours de bourse ont atteint des sommets jamais égalés, et les entreprises cotées ont répondu aux rêves de leurs actionnaires : les dividendes promis ont eux aussi battu des records. Mais avec l’arrivée de la pandémie, l’euphorie a tourné à la crise d’angoisse et les valeurs boursières ont connu quelques chutes. Heureusement pour elles, les États et les banques centrales de par le monde se sont précipités pour rattraper le coup et ont injecté des centaines de milliards dans les marchés. On dirait que ça va beaucoup mieux depuis – ce n’est pas forcément une bonne nouvelle.

    Cette différence de traitement n’a pas fini d’indigner et de sidérer – encore plus quand on pense à celles et ceux qui sont en première ligne et qui ne voient pas les moyens arriver, cette différence dans les réponses apportées et dans les priorités, cette façon de gérer une « crise financière » alors que nous sommes en pleine crise sanitaire.

    Une générosité subventionnée

    Est-ce pour s’éviter un courroux populaire trop violent, pour se racheter une conscience, ou juste par bêtise que certaines banques et multinationales prennent les centaines de milliards des sauvetages d’une main et font grande publicité de leurs soi-disant largesses d’une autre ?

    En France, en pleine crise sanitaire, une multinationale du luxe a ainsi produit des flacons de gel hydroalcoolique et les distribue gratuitement aux hôpitaux, pendant qu’une autre produit des masques et des blouses dans ses usines de confection et en fait don aux hôpitaux français et italiens. A Genève, des banques privées financent un mois de repas au personnel soignant des hôpitaux genevois. En Belgique, une plateforme de vente en ligne livre des masques.

    Si toutes ces initiatives semblent louables, ces entreprises s’achètent en fait un crédit d’image immense à peu de frais. Car que valent ces ‘gestes’ au regard des profits qu’elles génèrent et qui se comptent annuellement en milliards ?

    Des profits allégrement distribués à leurs dirigeants et à leurs actionnaires (en moyenne les entreprises du CAC 40 distribuent près de 2/3 de leurs profits à leurs actionnaires), des profits gonflés par des pratiques d’évasion fiscale de haute voltige dont elles se sont faites les championnes, gonflés par des délocalisations et des conditions de travail désastreuses à l’autre bout du monde, par une publicité qu’on nous assène jusqu’à l’abrutissement, un mépris de l’impact environnemental désastreux de leurs activités – et j’en passe. Alors espérons que personne n’est dupe de leurs soi-disant largesses.
    Mais comment s’y prendre ? Comment imposer à ces multinationales et leur propriétaires multi-millionnaires et multi-milliardaires une contribution qui soit à la hauteur de la situation dans laquelle nous nous trouvons ?

    Un groupe d’intellectuel.le.s a récemment proposé une réponse : la mise en place en France d’un fonds de solidarité auquel pourraient notamment contribuer les plus riches. Ils et elles soulignent l’évidence des urgences :

    « un besoin d’argent immense et immédiat pour parer au plus pressé, limiter la casse, porter secours aux plus démunis, et bien sûr protéger ceux qui sont en première ligne. » Et d’ajouter : « Pensons aux dizaines de millions de migrants parqués dans des camps partout dans le monde, menacés d’une mort silencieuse (…) »

    Ils et elles rappellent aussi l’incroyable niveau des inégalités et combien elles se sont creusées ces dernières années : records de richesses, records de misère. Mais l’intérêt de cette carte blanche s’arrête là. Car pourquoi en appeler à la générosité des plus riches qui pourraient « pour commencer », nourrir un fond de solidarité d’un milliard d’euros ?

    Pourquoi seulement un milliard ? Ce n’est presque rien au regard de l’enjeu et des montagnes d’argent que ces gens dissimulent dans les paradis fiscaux.

    Pourquoi ajouter que donner serait dans leur intérêt, car « contribuer au redressement de notre pays, réduire les situations dramatiques, est un gage pour eux à long terme de conserver, sinon de retrouver leurs richesses. » Pourquoi faire des ronds de jambe à ces gens et vouloir les convaincre qu’ils ont tout à gagner à se montrer généreux et que cela ne changera rien à leur fortune, au contraire ?

    Ce sont justement ces richesses accumulées et concentrées qui créent la misère dans laquelle nous nous enfonçons, et les auteur.e.s de cette tribune sont bien au courant de tout cela. Ces fortunes accumulées grâce à un patrimoine que loyers et autres dividendes ne finissent pas de faire grossir, grâce à un système financier particulièrement efficace pour les servir, grâce aussi à une pratique systématique de l’évasion fiscale (ou de « l’optimisation fiscale » pour les âmes sensibles, mais cela revient au même), ces fortunes cherchent en permanence des débouchés, cherchent de la rentabilité partout où ils le peuvent pour leurs capitaux, quitte à détruire.

    Alors cette philanthropie est peut-être alimentée par des motivations sincères, mais elle n’est ni juste, ni à la hauteur de la situation. Elle est d’ailleurs généralement soutenue par des déductions fiscales qui diminuent les entrées fiscales et donc les budgets publics. Par ailleurs, les choix des philanthropes restent guidés par des désirs individuels qui ne coïncident pas nécessairement avec l’intérêt collectif : comment ces millionnaires et milliardaires, du fait de leurs conditions matérielles d’existence hyper privilégiées, pourraient-ils comprendre et donc résoudre des problèmes sociétaux qui ne les affectent pas ?

    Ce qu’il faut à la santé publique, ce ne sont pas des philanthropes qui un jour se réveillent en se disant qu’il y a le feu et qu’il serait peut-être bon de prêter main forte pour aider à éteindre l’incendie (mettre quelques usines textiles au service de la fabrication de masques et de blouses, par exemple), mais ce sont des individus et des entreprises qui arrêtent d’attiser le feu, en permanence, tout le temps : évasion fiscale alors que les impôts servent à financer les services publics, pression politique pour payer toujours moins de cotisations sociales et ainsi vider les caisses de la sécurité sociale qui servent pourtant à financer la santé publique et les revenus de remplacement, pression pour que les services publics soient privatisés et deviennent des opportunités d’investissement pour eux – et ce ne sont que trois illustrations des pratiques de ces pompiers pyromanes.

    Mais alors quelles seraient les autres voies si l’on ne se suffit pas des miettes de générosité que pourraient nous octroyer ceux qui en ont les moyens ? Leur imposer de payer, c’est bien, mais « ils ne seront pas d’accord » ! Certes, on ne peut attendre d’eux qu’ils « rendent les clés gentiment ». Cela dit, on peut probablement compter sur l’absurdité et l’injustice évidente de la situation actuelle, et sur l’impossibilité de maintenir les choses telles qu’elles sont, pour organiser une pression populaire et politique.

    Annuler les dividendes pour ne pas subventionner les grandes entreprises et banques

    Les dividendes qui seraient payés cette année sont en fait une ponction (significative) sur les profits générés en 2019. Ces dividendes sont normalement transférés aux propriétaires du capital de l’entreprise, les actionnaires. L’idée serait d’annuler purement et simplement cette ponction, et de maintenir ces montants importants dans les entreprises, puisqu’on en a bien besoin : pour payer les salaires pendant les arrêts d’activité, pour payer les cotisations sociales nécessaires au financement de la sécurité sociale et donc de l’appareil de santé, pour annuler les créances qui pèsent sur des individus et des petites entreprises en grandes difficultés du fait de l’arrêt d’activité, et accessoirement pour payer leur impôts.

    Cette idée a été portée par de nombreuses personnes ces derniers jours. En France, des syndicats et associations ont fait avancer la possibilité de refuser l’accès aux plans de sauvetage de l’État (45 milliards d’aides de trésorerie et prise en charge du chômage partiel + 300 milliards de garanties sur les crédits bancaires) aux entreprises qui paieraient des dividendes (60 milliards annoncés par les entreprises du CAC 40).

    Pour l’instant, le gouvernement français reste encore frileux et la prise en charge du chômage partiel n’est pas (encore) conditionnée au non-versement. Le gouvernement en appelle à « la modération des entreprises ».

    A l’échelle européenne, la Banque Centrale Européenne a, dans un communiqué daté du 27 mars, demandé aux banques de ne pas payer de dividendes avant le mois d’octobre. Un simple report donc, et qui plus est pas obligatoire – même le lobby des banques, la Fédération bancaire européenne, a soutenu l’idée.

    Si l’on continue sur l’exemple des banques, on peut dire que l’idée a aussi été portée par une nécessité : les (grandes) banques sont dans une situation d’extrême fragilité, puisqu’elles sont très mal capitalisées et qu’elles se sont très bien défendues contre tout effort de réglementation conséquent après la crise de 2008. Elles « subissent » le double impact des baisses des cours de bourse, et des risques de non-remboursement des crédits en cours pour cause d’arrêts d’activités.

    Les banques sont par ailleurs si centrales dans le fonctionnement de l’économie d’aujourd’hui (basée sur le crédit bancaire) qu’elles se positionnent comme les acteurs centraux d’une possible relance d’après confinement. Les banques centrales et les gouvernements n’ont donc eu de cesse d’additionner les mesures de sauvetage à leur égard : « assouplissement » dans l’urgence d’une série de réglementations, garanties publiques sur les nouveaux crédits bancaires pour s’assurer qu’elles ne laissent pas tomber les entreprises en arrêt ou réduction d’activité, liquidité sans limite offerte par la BCE…
    Une suite de cadeaux publics qui évitent la faillite à ce maillon faible (et néanmoins prédateur) du système.

    Alors ne pas payer de dividendes, c’est juste une mesure de prévention de plus, ce pourquoi elle est soutenue par les institutions de contrôle et les associations du secteur lui-même.

    Malgré tout cela, des géants bancaires européens comme BNP Paribas ou la Société Générale n’envisagent absolument pas d’annuler ni même de reporter le paiement des dividendes à leurs actionnaires (pourquoi espérer mieux quand on fait appel à la « bonne volonté » de ces gens-là, cela dit…). Sachant que le secteur bancaire est au bord de la faillite et qu’il ne survit que grâce aux perfusions permanentes des institutions publiques et des banques centrales, on peut clairement parler d’ingratitude à ce stade.

    Il n’y a pas que les banques. Le confinement fait risquer la faillite à tous les petits commerces (restos, cafés, librairies, papeteries, pépinières, merceries, habillement…) à qui on promet des échelonnements de paiement, des revenus de remplacement et garanties public.

    Par contre, les grandes chaînes de supermarchés comme Carrefour ou Delhaize, ou les Amazon, débarrassés de la concurrence des petits, les géants pharmaceutiques comme Bayer, Sanofi, Roche et les autres, toutes ces multinationales profitent massivement de la crise. Et on va les laisser tranquillement se nourrir sur le travail de leurs employé.e.s souvent trop mal payé.e.s, sur les sauvetages publics, sur la faillite des indépendant.e.s et des PME, sur notre confinement, sur l’appauvrissement de ceux et celles qui étaient déjà en grandes difficultés ?

    Et si on arrêtait de s’excuser de leur demander pardon ? Récupérons ce qui est nécessaire à faire face à la situation et osons enfin un ton offensif. Pour commencer, imposons cette interdiction de paiement des dividendes. La fatigue à laquelle ce modèle économique nous mène est extrême. Fatigue des corps, fatigue des écosystèmes, fatigue du vivant. Ça craque de partout. Ça craquait déjà depuis longtemps, et le virus est arrivé, sur nos épuisements, sur tout ce qui a été abîmé, cassé, détruit. Il serait confortable de se dire que ça y est, ce système destructeur
    touche à sa fin, qu’il va s’écrouler de lui-même tant les injustices
    qu’il dévoile, et qui sont plus criantes encore par temps de pandémie,
    sont insupportables. On ne supportera pas de continuer comme avant.
    Pourtant il nous faudra être déterminé.e.s si nous voulons voir un
    changement advenir, parce que ceux qui œuvrent au maintien du système font tout pour éviter qu’il ne s’écroule. Leur plan de bataille se
    déploie déjà, qui prépare une nouvelle étape dans la crispation des
    pouvoirs : au nom de la lutte contre le virus et au nom de la relance
    économique, des droits sociaux de base sont attaqués, tous azimuts, des droits politiques et des libertés fondamentales aussi. Alors cette
    histoire de dividendes est importante, mais ce n’est qu’un début.

    https://lareleveetlapeste.fr/pour-renflouer-les-banques-et-grandes-entreprises-utilisons-leurs-
    #économie #coronavirus #philanthrocapitalisme

  • Lessons from Italy’s Response to #Coronavirus
    https://hbr.org/2020/03/lessons-from-italys-response-to-coronavirus

    Les auteurs expliquent pourquoi la Lombardie (35.000 cas de #COVID-19 avec 5.000 décès pour 10 millions d’habitants) et la Vénétie (7.000 cas, 287 décès pour une population de 5 millions), de niveau socio-économique comparable, ont eu des résultats très différents (chiffres jusqu’au 26/3) ;

    ... it’s becoming increasingly apparent that different public health choices made early in the cycle of the pandemic also had an impact.

    Specifically, while Lombardy and Veneto applied similar approaches to social distancing and retail closures, Veneto took a much more proactive tack towards the containment of the virus. Veneto’s strategy was multi-pronged:

    – Extensive testing of symptomatic and asymptomatic cases early on.
    – Proactive tracing of potential positives. If someone tested positive, everyone in that patient’s home as well as their neighbors were tested. If testing kits were unavailable, they were self-quarantined.
    – A strong emphasis on home diagnosis and care. Whenever possible, samples were collected directly from a patient’s home and then processed in regional and local university labs.
    – Specific efforts to monitor and protect health care and other essential workers. They included medical professionals, those in contact with at-risk populations (e.g., caregivers in nursing homes), and workers exposed to the public (e.g., supermarket cashiers, pharmacists, and protective services staff).

    Following the guidance from public health authorities in the central government, Lombardy opted instead for a more conservative approach to testing. On a per capita basis, it has so far conducted half of the tests conducted in Veneto and had a much stronger focus only on symptomatic cases — and has so far made limited investments in proactive tracing, home care and monitoring, and protection of health care workers.

    #Italie

  • Social distancing, Luca Paltrinieri
    http://sens-public.org/article1508.html?lang=fr

    Résumé : Lors de l’explosion de la pandémie de coronavirus le premier impératif diffusé à la population a été de recalculer les distances de chacun avec chacun. Bien sur, cette mesure de précaution est censée freiner la propagation du virus, mais que nous dit-elle de l’art politique de la modernité ? Cet article soutien que le geste politique le plus élémentaire est encore et toujours le calcul de la « bonne distance » entre les humains, et entre les humains et les non-humains. Si depuis Hobbes jusqu’aux néoliberaux ce calcul doit permettre le bon fonctionnement de la triade croissance-circulation-patriarcat (c’est-à-dire rien d’autre que la loi du Capital), il est peut-être temps de s’approprier de la question de la distance pour penser l’après-virus. Histoire de quitter le monde du Capital sans aucune nostalgie.

  • Les États-Unis mettent à prix la tête de Nicolás Maduro, accusé formellement de narcoterrorisme.
    15 millions de dollars pour toute information permettant d’arrêter le président.
    EE UU pone precio a la cabeza de Maduro : ¿y ahora qué pasa en Venezuela ?
    https://www.elnacional.com/mundo/ee-uu-pone-precio-a-la-cabeza-de-maduro-y-ahora-que-pasa-en-venezuela

    Fracturar el entorno de Maduro ha sido el mayor objetivo de Juan Guaidó desde que juró como presidente encargado de Venezuela en enero de 2019 y consiguió el reconocimiento de medio centenar de países encabezados por Estados Unidos. Pero no ha tenido éxito

    Estados Unidos ofreció 15 millones de dólares de recompensa por Nicolás Maduro luego de acusarlo de narcoterrorismo, aumentando así la presión sobre el presidente de Venezuela, pero especialistas no vislumbran que ello abra salidas a la interminable crisis del país.

    La AFP explora posibles escenarios después de la acusación, que ocurre cuando la pandemia del coronavirus paraliza la colapsada economía venezolana.

    ¿Fractura o cohesión chavista?
    Las millonarias recompensas ofrecidas el jueves por el Departamento de Justicia por información que permita detener a Maduro y otros altos jerarcas venezolanos como Diosdado Cabello, intentan fracturar la estructura de mando chavista, coinciden expertos.

    «Es una partida de billar. Se pone la bola en juego, choca con otras bolas y estas bolas chocan con otras, generando reacciones», comenta el politólogo Luis Salamanca.

    La acusación de narcotráfico, agrega, pone a rodar una bola en los círculos de poder que podría derivar en tensiones internas.

    Fracturar el entorno de Maduro ha sido el mayor objetivo de Juan Guaidó desde que juró como presidente encargado de Venezuela en enero de 2019 y consiguió el reconocimiento de medio centenar de países encabezados por Estados Unidos. Pero no ha tenido éxito.

  • Deux maires présents aux municipales meurent du coronavirus | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/deux-maires-presents-aux-municipales-meurent-du-coronavirus_fr_5e7e87

    Jacques Lajeanne, maire d’une commune de 130 habitants située non loin du Morvan, est décédé du coronavirus à 82 ans dans la nuit de mercredi à jeudi à l’hôpital de Dijon, a annoncé ce vendredi 27 mars son premier adjoint.

    Nous sommes très, très inquiets”, a déclaré l’élu de Beurey-Bauguay en Côte d’Or, qui craint maintenant pour son village. Le maire était tombé malade du coronavirus “une semaine après” avoir assisté aux opérations de vote du premier tour des municipales.

    Ca lui a pris dimanche dernier. La semaine d’avant, il était avec nous, confiné dans la même salle de vote pour le premier tour des municipales”, a-t-il ajouté. “On était tous ensemble, avec les assesseurs”, dit-il. “C’est la première personne à mourir du virus ici”, poursuit celui qui succède dorénavant au maire décédé. “Jusqu’à présent, on ne voyait ça qu’à la télé...

    Quand c’était encore permis, le maire allait “souvent” rendre visite à l’hôpital à sa femme, elle-même atteinte du virus et dans un état “grave”, selon le premier adjoint.

    “Sous le choc”
    Dans le Bas-Rhin, le maire du village de Saint-Nabor, François Lantz, 74 ans, est décédé lui aussi ce vendredi à l’hôpital, après avoir contracté le Covid-19, selon les Dernières Nouvelles d’Alsace.

    La préfète du Grand Est et du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, a dit sur Twitter “s’associe(r) à la douleur et à la peine de la famille de François Lantz, maire de Saint-Nabor, décédé ce vendredi du coronavirus”.

    Maire depuis 2008 de cette commune de 500 habitants, François Lantz ne s’était pas représenté aux élections municipales, mais était présent au bureau de vote dimanche 15 mars, tout comme son premier adjoint et un autre adjoint.

    On a tous les trois ressenti des symptômes le lundi après les élections. On était déjà contaminé avant je pense”, a affirmé aux DNA le premier adjoint Régis Muller, “sous le choc”.

    Ailleurs en France, un adjoint au maire est récemment décédé des suites du coronavirus tandis que plusieurs assesseurs ont été testés positifs, à l’issue du premier tour des municipales, le 15 mars, suscitant parfois colère et indignation contre la décision de maintenir l’élection en dépit de l’épidémie.