• Loi anti-terroriste : les députés UMP et PS renforcent un véritable arsenal sécuritaire qui restreint drastiquement nos libertés individuelles et collectives

    Les députés viennent, dans une entente sacrée droite-gauche, d’adopter et au passage de renforcer, à coup de nombreux amendements, le projet de loi anti-terroriste concocté par le Premier Sinistre Manuel Valls et le Sinistre de l’intérieur Bernard Cazeneuve en ce 22 (v’la les bleus) juillet 2014. Le texte sera soumis au vote le 18 septembre aux deux chambres.

    Présenté mensongèrement aux français-e-s comme une amélioration du dispositif déjà existant depuis octobre 2012 et axé, selon les propres mots du gouvernement saucialiste, sur les candidats au Jihad désireux de combattre en Syrie et en Irak, la loi s’attaque tous azimuts aux principes mêmes de liberté individuelle.

    Les élu-e-s UMP et PS, effrayé-e-s par une contestation sociale par trop visible qui risque rapidement de remettre en cause, dans la rue plutôt que dans les urnes, leur incompétence notoire, leur corruption endémique, leur servitude au grand capital, et leur hégémonie à bout de souffle sur la scène politique française, viennent de mettre en place un dispositif sécuritaire liberticide de censure du net accompagné d’une restriction drastique de la vie privée, de la liberté de circulation et d’expression.

    La prévention du terrorisme, grande cause nationale de l’oligarchie cleptocratique capitaliste, soucieuse de préserver le plus longtemps possible ses privilèges sur le dos des masses laborieuses, permet en effet à nos représentant-e-s démo-crasse-ic-ement élu-e-s de mettre un peu tout et n’importe quoi dans un dispositif législatif fourre tout, sous couvert de « trouble à l’ordre public ».

    Dans son préambule, le projet de loi parle de la diffusion de « messages appelant au terrorisme ou le glorifiant. Ces messages participent du conditionnement idéologique et sont de nature à conduire à la commission d’actes de terrorisme. » Difficile de faire plus flou. Quels messages et sur quels sujets ? A l’appréciation de la DGSI ?

    Renforcer les moyens de contrôle des populations...
    Plus loin le texte parle d’acte terroristes commis « au nom d’une idéologie », sans qu’il n’y ait plus aucune référence aux jihadistes… contre la liberté d’expression.

    Ce torchon fasciste se targue de « renforcer les moyens de lutte contre la propagande terroriste, tant sur le plan de la procédure pénale qu’en matière de police administrative » sans bien-sûr vouloir « réprimer des abus de la liberté d’expression, mais de sanctionner des faits qui sont directement à l’origine des actes terroristes et qui participent d’une stratégie médiatique élaborée par des groupes criminels. »

    Nous y sommes, toute diffusion d’une idéologie qui n’a pas les bonnes grâces du pouvoir en place devient de fait un complot ourdi par de dangereux assassins. Fin du préambule. Amen !

    Les articles de loi :
    L’article 1 limite drastiquement la liberté de circulation de toute personne « susceptible de la conduire à porter atteinte à la sécurité publique ». Plus flou comme concept tu meurs. « Le fait de quitter le territoire national ou de tenter de le quitter en violation d’une décision d’interdiction d’en sortir est puni d’une peine de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. » En clair, cela veut dire que le gouvernement s’autorise à dire qui est légitime de quitter le territoire français et qui ne l’est pas. A moins d’être aussi teubé qu’Estrosi n’importe qui est en mesure de comprendre qu’il s’agit d’une atteinte dramatique à la liberté de circulation dans et en dehors de l’espace de Schengen. Voyez plutôt : « Les personnes qui seront sorties du territoire, en dépit d’une interdiction dûment notifiée, pourront faire l’objet d’un mandat d’arrêt européen, qui sera diffusé dans le fichier du Système d’information Schengen et par INTERPOL. »

    L’article 2 limite le droit des étrangers placés sous surveillance de téléphoner à qui illes l’entendent.

    L’article 3 définit les actes de terrorisme à l’aune du matériel appréhendé susceptible de fabriquer des engins incendiaires. Camarades, diluez vos pinceaux dans du lait de chèvre pour éviter d’aller au gnouf et emportez des trousses à outil en pastique !

    L’article 4 s’attache à « lutter contre le développement, sans cesse plus important, de la propagande terroriste qui provoque ou glorifie les actes de terrorisme. » Il s’agit bien sûr de « sanctionner des faits qui sont directement à l’origine des actes terroristes ». La peine comme définie par la loi sur la liberté de la presse de 1881 passe de 5 à 7 années de réclusion. Cette loi scélérate, de plus généralise la comparution immédiate, ce qui permet à la justice de classe d’enfiler les condamnations comme des perles sans laisser le temps à la défense de se préparer.

    Résistance, Sabotage & Terrorisme, bonnet blanc et blanc bonnet
    L’article 5 met en exergue la notion « d’entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ». La consultation de sites internet susceptibles, toujours selon l’appréciation arbitraire de la DGSI, de faire l’apologie du terrorisme devient de fait un délit. La destruction (de quoi, on ne sait pas) par des engins explosifs devient en soit un acte de terrorisme. Si les guignols de la DGSI qui manipulent déjà les instructions de nos camarades arrêté-e-s suite à la manif du 22 février à Nantes (comme l’a montré un article de Médiapart (1) paru le 22 juillet), et qui se trouveraient donc avec cette loi inique en situation de charger le plus possible les dossiers de futures inculpé-e-s en requalifiant les faits reprochés, montés de toutes pièces tant qu’à faire, en actes de terrorisme.

    Nous avons vu les conséquences d’une telle loi pour les activistes de tous poils qui se battent contre ce monde de merde. 4 de nos camarades italiens ont fait les frais de cette politique européenne du "tou-te-s terroristes". La destruction d’un engin de chantier dans le Val de Susa a valu à Chiara, Claudio, Mattia et Niccolo une condamnation à 20 années de réclusion criminelle pour terrorisme.

    Tout le pouvoir à la DGSI
    L’article 6 permet à la DGSI (police politique, ex DCRI) de faire ce qu’elle veut avec qui elle le veut en s’immiscent dans la vie privée des gens. La loi lui donne carte blanche pour « procéder à des surveillances, des infiltrations, des écoutes téléphoniques lors de l’enquête de flagrance ou de l’enquête préliminaire, des sonorisations et des captations de données informatiques. » Les barbouzes de Levalois-Perret peuvent à loisir saisir un juge des référés afin de bloquer tout contenu sur internet qui porte atteinte à l’ordre public. L’extension de la garde à vue peut être portée au delà de 48 heures. Les moyens d’investigation se voient renforcés.

    L’article 7 étend les prérogatives de la juridiction parisienne aux autres juridictions en matière de non-respect des dispositions assignées aux personnes condamnées (évasion, violation de sortie du territoire, etc).

    L’article 8 « modifie les dispositions permettant la mise en œuvre du gel des avoirs dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme ».

    L’article 9 oblige les fournisseurs d’accès à internet de bloquer tout site au contenu faisant l’apologie du terrorisme. Une fois bloqué le site sera soumis au contrôle d’un magistrat judiciaire.

    Le siphonage des disques durs c’est maintenant avec les saucialistes.

    Avec l’article 10 vos photos intimes, vos fichiers privés, stockés sur PC, smartphone où tablette n’auront plus de secrets pour la DGSI qui peut à loisir siphoner votre disque dur en quelques instants afin de le stocker sur les ordinateurs de la Police Nazionale où de la Gemmerderie.

    L’article 11 porte sur la mise en clair des données chiffrées où codées.

    L’article 12 s’en prend « aux systèmes de traitement automatisé de données, en prévoyant pour ces infractions une circonstance aggravante de bande organisée ».

    L’article 13 permet à la police d’utiliser des pseudonymes, profils Facebook pipos, forums, etc, pour démasquer de futurs terroristes en herbe.

    Les articles restants (14 à 19) ainsi que le projet de loi dans son ensemble sont consultables sur le site terroriste de l’État tricolore : http://www.assemblee-nationale.fr/14/projets/pl2110.asp

    La démocratie à l’agonie
    Ne nous y trompons pas, il s’agit avec ce projet de loi ultra-sécuritaire, d’une remise en cause généralisée de la liberté d’expression, de la liberté de la vie privée et de la liberté de circulation jamais vue dans ce pays.

    Les députés en bons larbins zélés des grandes entreprises et du CAC40, ne servent que leurs propres intérêts et ceux du capital. Avec ce projet illes se protègent de toute remise en cause par les populations de leurs privilèges afin de perpétuer leur système mortifère de domination esclavagiste.

    Les terroristes ce sont eux, l’État saucialiste et l’UMP !

    No pasaran ! Résistance & Sabotage ! A sarà düra !

    @Vinci #Prendszaddanstagueule

    Zadist

    Note : (1) http://www.mediapart.fr/journal/france/220714/manifestation-du-22-fevrier-nantes-les-dossiers-trous-de-la-justice

    http://zad.nadir.org/spip.php?article2571

    #ZAD #NDDL #Loi_anti-terroriste

  • Comment le gouvernement US sous-évalue délibérément l’inflation et donne à voir une b(i)ai(s)se trompeuse du chomage (Avec commentaire de Bruno Bertez) | Le blog A Lupus un regard hagard sur Lécocomics et ses finances
    http://leblogalupus.com/2014/07/13/comment-le-gouvernement-us-sous-evalue-deliberement-linflation-et-donn

    Comment le gouvernement US sous-évalue délibérément l’inflation et donne à voir une b(i)ai(s)se trompeuse du chomage (Avec commentaire de Bruno Bertez)

    L’inflation a récemment montré son vilain visage, et même l’IPC officiel commence à suivre son exemple. Le principal composant de l’IPC, le logement, qui représente environ 30% de l’indice, a été révisé en 1983 aux Etats-Unis pour sous-représenter délibérément la hausse de prix réelle. La logique en était simple : permettre au gouvernement d’économiser des milliards chaque année pour chaque forme de paiement indexée à l’IPC. Le composant logement ne s’intéresse même pas aux loyers actuels – qui ne cessent plus de grimper.

    Puisque la hausse des loyers est sous-représentée par l’IPC, nous ne verrons pas officiellement venir l’inflation – et la Fed, qui s’appuie sur l’indice encore plus irréaliste que sont les dépenses de consommation des ménages, « ne la verra pas venir du tout », comme l’a expliqué Lee Adler, du journal The Wall Street Examiner. Ayant travaillé dix ans durant sur le secteur de l’immobilier, il s’est penché sur le composant logement de l’IPC. Sa vidéo ci-dessous est à ne pas rater – assurez-vous de l’avoir en plein écran au moment où il présente ses graphiques. De quoi augmenter fortement votre pression artérielle......

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    Comment le gouvernement US sous-évalue délibérément l’inflation et donne à voir une b(i)ai(s)se trompeuse du chômage

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    #États-Unis
    #économie
    #finance
    #Inflation
    #chômage

  • Israel does not want peace

    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-peace-conference/1.601112

    Israel does not want peace. There is nothing I have ever written that I would be happier to be proved wrong about. But the evidence is piling up. In fact, it can be said that Israel has never wanted peace – a just peace, that is, one based on a just compromise for both sides. It’s true that the routine greeting in Hebrew is Shalom (peace) – shalom when one leaves and shalom when one arrives. And, at the drop of a hat, almost every Israeli will say he wants peace, of course he does. But he’s not referring to the kind of peace that will bring about the justice without which there is no peace and there will be no peace. Israelis want peace, not justice, certainly not anything based on universal values. Thus, “Peace, peace, when there is no peace.” Not only is there no peace: In recent years, Israel has moved away from even the aspiration to make peace. It has despaired utterly of it. Peace has disappeared from the Israeli agenda, its place taken by the collective anxieties that are systematically implanted, and by personal, private matters that now take precedence over all else.

  • For Israel’s existence, peace with the Palestinians is the only way - Haaretz Editorial | Jul. 8, 2014 |
    http://www.haaretz.com/opinion/1.603620

    In the past, the longing for peace united Israeli society, which sought to end the conflict with the Palestinians and the Arab world. But in recent years, and especially since the second intifada, it seems as if Israel has given up on the peace option. The debate instead focuses on ways to manage the conflict, so the price is apparently tolerable to the public and the leaders won’t be forced to make hard decisions.

    Under the guise of the status quo, the settlement enterprise has expanded and the discriminatory regime of one law for Jews and another for Arabs has become entrenched in the West Bank. Israel has made great efforts to push Palestinians into enclaves (known as Areas A and B in the Oslo Accords) in order to make room for more settlers and the possible annexation of open areas. The occupation has spread to Israel within the Green Line in the form of attempts to crush the democratic regime, suppress the Arab community’s political expression and restrain human-rights activists.

    Haaretz has sponsored the Israel Conference on Peace, which opens Tuesday in Tel Aviv, to reinstate peace in the public debate as the essential choice for the country’s future. Only a peace agreement with the Palestinians, and in its wake with Arab countries as well, will ensure Israel’s existence in the region as a state with recognized borders and preserve its democratic character with a Jewish majority. There is no other way to achieve the goals of Zionism than the way of dialogue, agreements and compromise with our neighbors.

    The freeze in the diplomatic process has led to another round of violence and to growing fears of a third intifada. The events of the past few weeks have revived fears on both sides. The incitement by right-wing politicians, who always propose more and more force, threatens to drown Israelis and Palestinians in rivers of blood.

    The only answer to these hate-filled statements is to refuse to give up, to proudly raise the banner of peace and to show that it is both necessary and possible. Precisely at this difficult time the debate must focus on the reasons peace has tarried and how it can be achieved.

    In articles contributed to Haaretz in honor of the conference, Palestinian President Mahmoud Abbas and Saudi Prince Turki Al Faisal show that Israel has a partner for a peace agreement based on the Arab League’s peace initiative and dividing the land into two states – Israel and Palestine. Prime Minister Benjamin Netanyahu and his colleagues must step up to the challenge and show that such an agreement also has an Israeli partner.

  • Selon Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis : près de 50% des #terres arables de la #RDC sont bradées
    http://farmlandgrab.org/post/view/23693-selon-al-gore-ancien-vice-president-des-etats-unis-pres-de-50-de

    Après le secteur des mines, qui a subi une véritable razzia, c’est le tour de terres arables de la RDC de faire l’objet d’une ruée à l’échelle internationale. Dans son livre intitulé « Le futur », Al Gore, ancien vice-président des Etats-Unis, note que 48,8% des 120 millions d’hectares des terres arables que compte le Congo-Kinshasa sont déjà cédées aux étrangers. Un véritable bradage qui se fait malheureusement, dénonce l’ex numéro 2 sous Bill Clinton, au détriment du peuple congolais. Une redéfinition s’impose.

    #agrobusiness #agro-industrie #prédateurs

    • Dans cette nouvelle chasse aux terres arables de l’Afrique, la RDC n’est pas à l’abri. Selon Al Gore, qui se réfère à une analyse de Rights and Resources Initiative, une Ong internationale basée à Washington, « la République démocratique du Congo a signé des accords avec des propriétaires étrangers pour céder 48,8% de ses terres cultivables ». Plus explicite, l’ancien vice-président des Etats-Unis affirme que « la Chine a obtenu un agrément avec la République démocratique du Congo sur l’exploitation de l’huile de palme pour des biocarburants sur une étendue de 2,8 millions d’hectares ». « Quant à la part exacte des achats massifs destinés au biofuel, note Al Gore, les experts sont partagés. La Banque mondiale a calculé que, en 2009, 21% y étaient destinés, alors que l’International Land Coalition estime qu’ils représentent 44% ».

    • dans la mesure où les femmes ne sont pas des personnes mais des biens appartenant aux hommes au même titre que les terres, je ne trouve pas cela si obscure. C’est la base du patriarcat.

      Les femmes accomplissent 66% du travail mondial, produisent 50% de la nourriture, mais ne perçoivent que 10% des revenus et détiennent 1% de la propriété.

      Source : UNICEF - 2007

      voire aussi en France la loi salique qui interdisait aux femmes et aux filles d’hériter ou cette conférence de C.Delphy qui évoque en passant l’absence de statu civile des femmes pour cause de « Debilitas Sexus »
      http://www.youtube.com/watch?v=QKboHv8V2ig

      #femme-objet

  • Après Eurosatory (2) - Les armes ne sont jamais neutres, par Philippe Leymarie (Les blogs du Diplo)
    http://blog.mondediplo.net/2014-07-04-Les-armes-ne-sont-jamais-neutres

    Les armes, on le sait, ne sont pas des marchandises comme les autres. A quelques exceptions près – comme le fameux et quasi-universel fusil d’assaut de feu M. Kalachnikov – elles sont produites et diffusées sur une base nationale, sur décision politique, et sur financement d’un Etat, quitte ensuite à essayer d’en amortir les coûts de développement grâce à des ventes à l’export. Un commerce donc, mais soumis à de lourdes contingences politiques et réglementaires, qui sont parfois détournées. Exemples…

    (1) http://seenthis.net/messages/271210
    (3) http://seenthis.net/messages/275432

  • « Le viol avec extrême violence : une arme de destruction massive »

    http://quebec.huffingtonpost.ca/guybernard-cadiere/viol-extreme-violence-arme-destruction-massive_b_5539021.html

    Le Kivu dans l’est de la République Démocratique du Congo est l’une des plus grande réserve de minerais précieux du monde, comprenant notamment l’or, le diamant et le coltan nécessaire à nos portables.

    Loin d’être une manne pour ses habitants, c’est une malédiction qui attire toutes les convoitises. Multinationales, pouvoirs occidentaux, voisins africains, élites locales, tous ont intérêt à ce que le Kivu reste un désordre, sans foi ni loi, où l’on peut piller loin des yeux du monde.

    Depuis quinze ans, des bandes armées ravagent les villages du Kivu. Ils utilisent le viol avec extrême violence comme arme de destruction massive pour terroriser la population et la réduire en esclavage. Le viol ne coute pas cher et est extrêmement efficace. Aux villageois du Kivu, on ne peut rien voler, ils ne possèdent pratiquement aucun effet personnel. On peut détruire les maisons, ils en reconstruiront d’autres. On peut les assassiner, ils serreront les rangs et resteront solidaires. En revanche, la société congolaise place la fertilité au-dessus de toutes les autres valeurs : avoir des enfants, c’est la seule vraie richesse au Congo. On se marie jeune et l’on ne tarde pas à fonder une famille.

    Le viol et la mutilation de la femme devant son mari touche le point faible des Congolais. La femme perd sa capacité à porter des enfants. Elle sera rejetée par son mari. Si celui-ci la soutient, ce sont les autres hommes qui feront pression sur lui : ils le mépriseront, car sa compagne « est devenue la femme de l’ennemi ». Dans la société traditionnelle des villages du Kivu, en perdant sa fertilité, la femme perd tout. L’homme aussi est déshonoré, car il n’a pas pu protéger sa femme. Tout le tissu social est ainsi désintégré.

    Une fois leurs crimes commis, les bandes armées ont le champ libre. Dans le village persécuté, la population est asservie, les maris honteux rejoignent la mine contrôlée par les violeurs eux-mêmes. Les bourgs voisins terrorisés se soumettent spontanément pour éviter de subir le même sort, les enfants orphelins sont réduits en esclavage. Ce que le meurtre et les flammes ne pouvaient donner au pillard, le viol et la mutilation le leur offre : un peuple déshonoré, désespéré qui courbe l’échine et obéit.

    Le Dr Mukwege, gynécologue, a fondé un hôpital au sud du Kivu. Cet hôpital nommé Panzi était destiné à être une maternité. Cependant, en 1999, il opère sa première victime de viol et de mutilation. Très vite il saisit l’ampleur du phénomène et Panzi se transforme en centre spécialisé dans l’accueil de victimes de viol. Depuis, il a soigné plus de quarante mille victimes

  • France warns citizens: Don’t invest in Israeli settlements, Golan Heights
    Haaretz By Barak Ravid | Jun. 25, 2014
    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.601148

    The French government issued a warning to its citizens not to engage in financial activity or investments in the Israeli settlements in the West Bank, East Jerusalem or the Golan Heights. The French Foreign Ministry wrote in its warning that the settlements are illegal according to international law, and so doing business with them involves legal risks.

    A French diplomat said that the warning is part of a joint act by the five largest countries in the European Union — Germany, the United Kingdom, France, Italy and Spain. The United Kingdom and Germany issued such warnings several months ago, and now, in light of the failure of the talks between Israel and the Palestinians and the European protests over the recent wave of construction in the settlements, three more countries joined them. Italy and Spain are expected to publish similar warnings over the next several days.

    The warning was published on the French Foreign Ministry’s website as part of a broader document of recommendations for French people traveling to Israel. “Due to the fact that the settlements are illegal in international law, the performance of financial activity in the settlements such as money transfers, investments, acquisition of property, provision of supplies or the performance of any other economic activities that benefit the settlements involves risks,” the statement read in French.

    The announcement states that the settlements had been built on occupied land and that the international community did not recognize them as part of Israel. “This could lead to a high likelihood of land disputes or disagreements regarding water, quarries or other natural resources,” the statement read. “This involves risk to the image of those who carry out such economic activity... We call upon citizens or businesspeople who are considering becoming involved in economic activity in the settlements to seek appropriate legal advice before going ahead.”

    • La France met en garde ses citoyens de faire des affaires dans les implantations
      http://fr.timesofisrael.com/la-france-met-en-garde-ses-citoyens-de-faire-des-affaires-dans-les

      Le ministre des Affaires étrangères français déclare que l’activité économique dans ces territoires est « un risque juridique »
      (...)

      L’ambassade de France en Israël a déclaré dans un échange de mails avec le Times of Israel que « la position de la France et de l’UE sur les colonies est bien connue. Les recommandations concernant les activités dans les colonies qui ont été publiées dans la fiche conseils aux voyageurs du MAE [ministère des Affaires étrangères] sont purement techniques. Elles se contentent de souligner les risques juridiques concernant les investissements dans les colonies. Elles font suite aux recommandations agréées par les Etats membres de l’UE et déjà publiées par nos partenaires britanniques et allemands. Il n’y a aucune signification politique dans le choix du moment de leur publication. Il ne s’agit en aucune manière de sanctions. La France reste opposée à toute politique de boycott d’Israël. »

      Avec l’avertissement français, Jérusalem craint un éboulement d’avertissements similaires provenant d’autres pays de l’UE.

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      Activités dans les colonies
      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/israel-territoires-palestiniens-12265
      (cliquer sur infos utiles)

      Activités dans les colonies
      La Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, Gaza et les hauteurs du Golan sont des territoires occupés par Israël depuis 1967. Les colonies sont illégales en vertu du droit international.

      En conséquence, il existe des risques liés aux activités économiques et financières dans les colonies israéliennes. Les transactions financières, les investissements, les achats, les approvisionnements ainsi que d’autres activités économiques dans les colonies ou bénéficiant aux colonies, entraînent des risques juridiques et économiques liés au fait que les colonies israéliennes, selon le droit international, sont construites sur des terres occupées et ne sont pas reconnues comme faisant partie du territoire d’Israël. Ceci est susceptible d’entraîner des litiges liés à la terre, à l’eau, aux ressources minérales et autres ressources naturelles, qui pourraient faire l’objet d’un achat ou d’investissement, comme des risques réputationnels.

      Les citoyens et entreprises qui envisagent des activités économiques ou financières dans les colonies sont appelés à solliciter un avis juridique approprié avant de procéder à ces activités.

  • There Is No al-Sham

    http://www.foreignpolicy.com/articles/2014/06/17/there_is_no_al_sham_iraq_isis_syria_levant_maps

    Over the past few years, as Syria has dissolved into warring fiefdoms and Iraq has struggled to emerge from its disastrous civil war, American commentators have listed the many failings of the Sykes-Picot Agreement, upon which the Middle East’s state system was based. The 1916 arrangement divided the Ottoman Empire’s dominions in the Arab world into British and French “zones of influence,” laying the foundation for the region’s modern borders. The intense criticism of Sykes-Picot has provoked a backlash of sorts, as some analysts have suggested that piling blame on the agreement has distracted from what has really ailed the Middle East in the post-colonial period.

    #irak #syrie #isis#eiil

  • Piketty, Marx and the roots of inequality, by Benjamin Selwyn
    http://mondediplo.com/blogs/piketty-marx-and-the-roots-of-inequality

    Thomas Piketty’s Capital in the 21st Century has ignited a huge debate over the relationship between capitalism and inequality. His core thesis, which has put the fox amongst the neoliberal chickens, shows that the rate of return to capital (through interest and rent) exceeds the growth of real wages, and that this in turn generates rising inequality. It is not hard work, as continually emphasised by neoliberals, but the possession of wealth that is the basis of enrichment. Capitalism is shown to be profoundly antithetical to a meritocratic society.

    • http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/05/23/pourquoi-moi-20-ans-etudiante-en-economie-je-ne-veux-pas-d-une-europe-libera

      Au contraire, en exacerbant les problèmes sociaux et les conflits, elles diminuent la productivité marginale des facteurs. Elles aggravent notamment les inégalités pesant sur les minorités, comme les Roms ou les homosexuels. Enfin, elles laissent gouverner les fameux « 1% » les plus riches à la tête des grandes firmes multinationales, qui constituent le groupe d’électeurs le plus puissant ; aussi les partis politiques négligent-ils l’intérêt des 99% restants, comme l’avaient prévu les théoriciens du Public Choice tels que Buchanan. Cette faiblesse de l’exécutif, outre le fait d’attiser la colère des électeurs, engendre une panne du consensus et du réformisme que confirme par exemple l’échec de l’écotaxe. Une sortie de la gouvernance actionnariale actuelle est indispensable pour soigner simultanément démocratie et économie, mais elle est d’autant plus difficile que le système a été perverti.

  • A propos des essaims de drones autonomes…

    Intéressé par l’article de @larotative sur le festival alternatif survolé par un drone,
    http://seenthis.net/messages/257818
    je découvre dans la bio du fournisseur du festival, DroneContrast, que son principal technicien a bossé sur un projet d’"essaim de drones autonomes".
    http://www.dronecontrast.com/equipe.html
    En cherchant un peu, je m’aperçois que le ministère de la Défense a lancé en juin 2011 – peu avant le projet de fin d’étude du jeune ingénieur, d’ailleurs – le projet SUSIE, permettant à un opérateur unique de gérer ce type très particulier d’escadrille.
    http://www.defense.gouv.fr/actualites/economie-et-technologie/projet-susie-escadrille-de-drones-a-l-horizon
    http://www.dailymotion.com/video/xjfmut_recherche-exploratoire-susie-supervision-de-systemes-d-intellige

    On connaît le rôle et l’utilité des drones et autres engins autonomes sur les théâtres d’opération, et les enjeux qu’ils représentent pour l’avenir de la Défense. Mais si ces robots sont déjà au cœur des stratégies militaires, leur utilisation, très complexe, mobilise beaucoup de personnel. Aussi, la DGA a décidé de valider et soutenir le projet de recherche visant à explorer la façon dont un opérateur humain peut agir sur tout un groupe de systèmes autonomes

    Développé par la DGA en coopération avec Deev-Interaction, issue d’un incubateur breton, le projet a reçu le prix de l’innovation de l’Otan en 2012 : http://deev-interaction.com/2012/05/14/project-susie-wins-innovation-prize

    Mais la start-up ne compte pas s’arrêter à ces glorieux honneurs, et avec ses partenaires universitaires, toujours parrainés par la DGA, travaille à la suite du projet SUSIE. Voilà donc DAISIE, pour Design d’Applications Innovantes pour Systèmes d’Intelligence par Essaim http://www.agence-nationale-recherche.fr/projet-anr/?tx_lwmsuivibilan_pi2%5BCODE%5D=ANR-13-ASMA-0004

    Le projet DAISIE travaillera notamment sur l’implémentation concrète et la démonstration de mécanismes de communication locale au sein d’essaims de microdrones permettant d’effectuer différentes types de mission

    La page de l’incubateur Recherche Télécom Bretagne est instructive sur ces nouvelles évolutions de la robotique militaire :
    http://recherche.telecom-bretagne.eu/daisie/index.php?lang=fr_FR

    A propos des enjeux notamment :

    – un coût limité du fait de la simplicité de chaque engin ;
    – une présence constante et étendue sur zone pour des missions de recherche, détection, surveillance, etc. ;
    – une grande robustesse du système face aux aléas, dérives, pertes et ajouts d’engins ;
    – un caractère imprévisible du système par un observateur extérieur.

    Autrement dit, exit les drones Reaper de 20 mètres de large, place à un nouveau monde de petits drones.

    À l’heure actuelle un grand nombre d’opérateurs humains est nécessaire pour superviser la mission d’un seul drone (au moins un pour la plateforme et un autre pour la charge de mission), même si l’on ne tient pas compte du personnel nécessaire au lancement, à l’entretien, etc. Les futurs systèmes prévoient l’utilisation de plusieurs engins coopérant pour accomplir leur mission, et le ratio actuel entre le nombre d’opérateurs et le nombre d’engins ne sera plus viable. Il est donc nécessaire d’abandonner les modes actuels de contrôle (proches de la téléopération) pour donner plus d’autonomie à ces systèmes, et donc de partager l’autorité de décision sur certains éléments de la mission.

    Rendre les drones autonomes est une problématique qui peut être abordée selon deux approches. La première, la plus classique, consiste à planifier des parcours entre les lieux à surveiller puis de laisser les drones suivre les trajectoires pré-calculées. La seconde, au contraire, repose sur une auto-organisation des drones, qui fait émerger des parcours de surveillance en fonction de leurs interactions avec l’environnement.

    Pour ne rien gâcher, le projet s’intéresse également aux véhicules terrestres autonomes, objet de prédilection de l’#Otan pour les opérations de surveillance #Frontex.

    Si on revient à notre petite start-up tourangelle encouragée par la radio alternative locale, il est intéressant de voir qu’elle a bien avancé dans la conception d’un drone autonome de taille limitée (tout juste inférieure à 4 kg), homologué pour le vol en agglomération. http://www.dronecontrast.com/y6.html

    En tout état de cause, la distinction « petit robot civil » aux applications sympas vs « gros robot militaire » n’a jamais été aussi dépassée. Heureusement qu’Internet Actu est là pour nous rappeler le « potentiel ludique » de ces innovations pour nous remonter le moral.
    http://seenthis.net/messages/246566

  • One in four people ’hold anti-Semitic views’, survey claims - World - News - The Independent

    Research by the Anti-Defamation League claimed almost half of respondents did not know abut the Holocaust

    Thursday 15 May 2014

    One in four people around the world hold anti-Semitic views, research commissioned by the Anti-Defamation League has claimed, representing 1.09 billion people worldwide.

    http://www.independent.co.uk/news/world/one-in-four-people-hold-antisemitic-views-survey-claims-9370763.html

    #holocauste #sondage

  • Centre d’actualités de l’ONU - Centrafrique : des milliers de civils déplacés par de nouveaux combats, selon le HCR

    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=32598

    16 mai 2014 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré vendredi qu’il avait observé de nouveaux déplacements de populations en République centrafricaine suite à une nouvelle intensification des combats dans la région du centre-nord.

    « Déjà, le 2 mai, plus de 23.000 personnes étaient déplacées dans la zone de Kaga Bandoro, soit près du double par rapport au mois dernier. Du fait des nouveaux combats la semaine dernière, davantage de civils ont dû fuir. A présent, les agences humanitaires ne peuvent pas accéder sur place pour vérifier les chiffres exacts », a dit un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’une conférence de presse à Genève.

    La plupart des déplacés sont des chrétiens, pour la plupart des femmes et des enfants. De nombreux hommes se cachent, car ils craignent des attaques menées par des groupes armés. Treize décès ont été signalés le 9 mai durant les combats.

    #centrafrique

  • The Conflict at the Heart of Open Source | Dr Dobb’s
    http://www.drdobbs.com/open-source/the-conflict-at-the-heart-of-open-source/240168123

    Je sais qu’il est préférable de sélectionner dans un texte... mais cet article est si remarquablement constrit pour être court et percutant que je le livre en entier aux seenthisiens.
    L’auteur est le rédac chef de Dr Dobb, la plus ancienne revue californienne des hackers, avant même que le terme n’existe ;-)
    Une lecture indispensable, qui remet réellement en perspective les débats internes aux tenants du logiciel libre.
    Marcel Mauss le disait déjà il y a plus de cinquante ans : « le don de l’un ne doit pas devenir le capital de l’autre ».
    C’est la véritable solution pour faire société.

    A project’s choice of a license will have significant effects on its ability to sustain itself.

    Despite the rivers of ink that have flowed regarding the recent Heartbleed vulnerability, I believe the developer community has not addressed the right problem. Developers have fixated on a debate about one of open-source’s most touted advantages: With many eyes looking at the code, is open source able to correct bugs faster than closed-source projects?

    But this discussion misses the central issue, which in my view is not technical, but monetary. The OpenSSL team, whose project was the home for the Heartbleed vulnerability, discussed with remarkable candor how much the lack of funding from the product’s users has limited their development work and, by extension, their ability to find and remediate such defects. It turns out that major users of OpenSSL, such as Cisco and Google, among others, had incorporated the software into the important products, but sent little or no funds to the developers.

    Faced with this embarrassing revelation, the companies quickly got together, pooled some money, and assembled a committee that agreed to dispense funds to worthy projects, starting with OpenSSL. This is a hurried patch — one that will temporarily relieve the problem, but not address its root cause.

    The root cause is a fundamental conflict at the heart of open source: the opposing forces of building community vs. deriving a sustainable level of revenue from an open-source project.

    The tension between these forces is most acutely felt when choosing a license for the project. Projects that have a greater interest in fostering use of the software or projects that don’t care about much about monetization choose the “business-friendly” licenses (such as the Apache Software License, MIT, BSD), which impose nothing but the most minor responsibilities on the user or, more correctly, the licensee.

    Projects that look for revenue to sustain themselves often choose the so-called “copyleft” licenses, (GPL, AGPL, etc.), which require that the licensees open their source code under a similar license. The revenue benefit for the project comes from the ability to offer alternative licensing terms to licensees that prefer not to disclose their source code. This arrangement is referred to as commercial multi-licensing. It’s a model that works well. MySQL, Qt, and BerkeleyDB are among many examples of such projects that drove their parent companies to be successful businesses.

    There is unfortunately no license to straddle the business-friendly vs. copyleft divide. As a result, projects that need a revenue stream to sustain them but opt for a business-friendly license to develop a community face significant difficulties. This was the case with OpenSSL. The team chose an Apache/BSD-style license. This successfully built community but, it turns out, communities simply do not pay for their tools. Even well-heeled users, such as Cisco and Google, don’t pay. In the OSS community, this is viewed as no accident, but a matter of policy.

    For example, I recently attended Black Duck’s Open Source Think Tank, where OSS cognoscenti gather once a year to discuss the business of open source. Among the many discussions was one regarding Google’s steadfast refusal to pay for OSS software it uses. Several participants reiterated their experience in this regard, all of which were consistent. While the search giant open sources some of its tools and garners considerable marketing value from sending summer interns to high-visibility projects, the company won’t do the one thing projects most need: support them monetarily. It’s policy.

    It seems that the projects caught in the community vs. revenue bind could find alternate source of funding: paid support, consulting, etc. If you look at the OpenSSL blog post I linked to earlier, though, you’ll see the project did all these things and still garnered only insignificant revenue. The service/support model, which appears to be so widespread, is in fact a meager revenue stream. (To wit, VCs long ago stopped funding start-ups based on this model, although the occasional exception occurs.)

    Unless there is some seismic shift due to Heartbleed, the problem is going to get worse. There is now a distinct strain in the OSS market that advocates loudly for non-viral licenses. The growing view is, amazingly, that the viral licenses are somehow less in the spirit of open source ("not 100% open source"). This is a rather imaginative perspective, as copyleft licenses (a much better term than “viral”) were purposely designed to increase the amount of free, open-source software.

    My concern is that if this view becomes widespread and copyleft licenses are heavily disfavored, the fundamental nature of open source will change. Small teams of innovators, à la OpenSSL, will no longer be able to create value and be sustained by skill and innovation. And so, one of the most important feeder streams to the open-source ecosystem will disappear — a victim of corporate users’ unreasonable refusal to help pay to support projects from which they derive substantial revenue.

    — Andrew Binstock
    Editor in Chief
    alb@drdobbs.com
    Twitter: platypusguy
    Google+

    Update: This article originally stated that OpenSSL used the Apache license. In fact, they used an Apache-style license of their own.

  • « Le #capitalisme est entré dans des logiques d’extraction et de destruction » - LeMonde.fr
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/85112339626

    La sociologue Saskia Sassen, qui publie Expulsions, explique dans une interview au Monde que la mondialisation est entrée dans une phase d’expulsion :

    Ces deux dernières décennies, un nombre croissant de gens, d’entreprises et de lieux physiques ont été comme « expulsés » de l’ordre économique et social. Des chômeurs sont rayés des listes de demandeurs d’emploi. Certains travailleurs pauvres ne bénéficient plus d’aucune protection sociale. Neuf millions de ménages américains ont perdu leur foyer après la crise des subprimes. Dans les grandes métropoles du monde entier, les classes moyennes sont peu à peu chassées des centres-villes, désormais hors de prix. La population carcérale américaine a augmenté de 600 % ces quarante dernières années. La fracturation hydraulique des sols pour extraire le gaz de schiste (...)

    #exclusion

  • NOREF - Why is it so hard to get women to the peace table? And why is that not even the right question?

    http://peacebuilding.no/Events/Why-is-it-so-hard-to-get-women-to-the-peace-table-And-why-is-that-not-

    Why is it so hard to get women to the peace table? And why is that not even the right question?

    A breakfast seminar with Dr. Carol Cohn
    11 April 2014, 08.30-10.00
    Fafo Auditorium, Borggt., 2B, Oslo

    Peace processes have gained increasing attention and criticism for excluding women, youth, civil society and various other grassroots actors, leaders and perspectives. Many transnational civil society actors and advocates for women’s and human rights have lobbied with limited degrees of success for women’s inclusion at the peace table. However, even getting to the peace table is no guarantee that key issues will be put on the agenda, into the agreement, or even implemented or funded following an agreement. This seminar with Dr Carol Cohn will attempt to shed light on the complex gendered institutional and political realities in which peace processes are themselves grounded and situated, and will problematise advocacy efforts to include women in these processes.

  • Google ou la route de la servitude
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/03/google-ou-la-route-de-la-servitude_4395186_3234.html

    Le verrouillage est total, enjambant sans difficulté les institutions et les régulations. Les entreprises doivent se soumettre et verser leur redevance, ou accepter de voir leur marché se réduire ; les consommateurs doivent passer par les services du géant californien en échange de toutes leurs données personnelles, ces dernières renforçant une puissance de ciblage publicitaire ensuite revendue aux entreprises.

    En investissant massivement dans les outils liés à la localisation, en développant les outils mobiles de demain (Google glass par exemple) ou en équipant les voitures avec son logiciel d’exploitation Android, Google cherche à préempter dès maintenant toutes les interfaces connectées que nous utiliserons pour nous repérer et agir dans le monde physique.

    • On lit dans l’extrait de l’article :
      « [...] les consommateurs doivent passer par les services du géant californien en échange de toutes leurs données personnelles [...] »

      Je suppose que par ici, on connait et on fréquente StartPage
      https://startpage.com/fra ?
      réputé respecter le con sommateur.

      Oui, bon, il suffit de leur faire confiance quand ils s’affirment respectueux, d’autant que Gogol bouge par en-dessous. Mais jusqu’ici, pas de retour négatif.

    • Alors que la firme a fait en janvier 2014 l’acquisition de Deep Mind, une société dont le but est de créer une intelligence artificielle supérieure à l’homme, il est devient réellement urgent d’engager une réflexion collective sur les conditions de défense de notre liberté contre cette tyrannie qui vient.

      L’axe Franco-allemand qui se renforce actuellement autour d’un Internet responsable et créateur de dynamisme entrepreneurial devrait en toute logique trouver là un de ses thèmes de travail fécond pour une Europe conquérante.

      Les deux paragraphes finaux, enchaînés comme cela l’un à l’autre (me) sont incompréhensibles.

  • Macédoine : toujours plus de réfugiés syriens - Le Courrier des Balkans

    http://balkans.courriers.info/article24139.html

    via @cdb_77 en direct des Balkans...

    Le nombre de réfugiés syriens transitant par la Macédoine ne cesse de croître, et les flux migratoires se modifient. Auparavant, les migrants traversaient le pays depuis la Grèce, en route vers la Serbie. Aujourd’hui, de plus en plus de mouvements ont été observés sur la frontière bulgare. Des centaines de réfugiés ont ainsi tenté d’entrer sur le territoire macédonien pour poursuivre ensuite leur périple vers les pays de l’UE.

    #réfugiés #migrations #asile #balkans #syrie #macédoine

  • La #Fondation_Gates ou la charité (mal) ordonnée | CNCD-11.11.11
    http://www.cncd.be/La-Fondation-Gates-ou-la-charite

    La Fondation investit les deux tiers de ses dons, soit 2 milliards de dollars, dans le seul secteur de la santé, en concentrant son action sur quelques programmes. Elle coordonne par ailleurs ses investissements avec d’autres donateurs privés, ce qui la rend totalement incontournable auprès de ses bénéficiaires. Après 14 ans à peine d’existence, cette institution est en train de « transformer radicalement le paysage de la santé publique mondiale », analyse Michelle Bertho-Huidal, chercheuse à l’Université de Berkeley en Californie et auteur de Charity business (éd. Vendémiaire/Broché), un essai consacré aux fondations. [1]

    Quelles sont ces transformations ? L’influence grandissante du secteur privé dans la prise de décisions politiques, tout d’abord. Au Botswana, par exemple, pays d’Afrique australe particulièrement touché par le sida, la Fondation Gates s’est pratiquement substituée au ministère de la Santé en montant, avec la Fondation Merck, un laboratoire pharmaceutique, le projet Achap (African Comprehensive HIV/AIDS Partnerships).

    Avec ses tests de dépistage gratuits et ses distributions de médicaments, Achap est un succès. En 2009, la moitié de la population du Botswana a bénéficié d’un test et 87 % des séropositifs dépistés ont été soignés. Mais le coût du projet est particulièrement élevé. Malgré les dons des deux fondations, le ministère de la Santé publique botswanaise débourse encore 1 000 dollars par an pour chaque patient, ce qui représente quasi la totalité de son budget. Le Botswana n’a donc pas de politique publique de santé autre que le projet Achap, dont le centre de décision se trouve à Seattle au siège de la… Bill & Melinda Gates Foundation.

    En outre, le projet ne prévoit aucune action de prévention du sida, la seule manière véritable d’enrayer la pandémie. Pour Michelle Bertho-Huidal, « la Fondation à fait reculer la mortalité, mais pas la maladie ». Ni même sa dépendance aux médicaments.

    Mais est-ce vraiment étonnant ? La Fondation Gates détient des actions dans les neuf plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde et recrute parmi elles certains de ses cadres. Ainsi le directeur de la branche Santé publique de la Fondation vient de Novartis (Suisse) et son prédécesseur du géant britannique GlaxoSmithKline.

    #philantropie #santé #big_pharma

    • je suis tout à fait pour la critique des programmes, des logiques d’entreprise, du recrutement, des liens financiers, de l’hégémonie etc de la fondation #Gates, mais je ne peux pas lire sans sauter au plafond une phrase comme :

      Mais quel est l’intérêt de sauver un adolescent de la tuberculose s’il doit mourir plus tard d’un banal accident de la route, qui reste la première cause de décès des jeunes dans le Sud ?

    • Oui, remarque grossière limite insultante qui voulait très très maladroitement, souligner le manque de « finalité sociale » du programme …
      Dans le contexte :

      L’effet de la concentration des actions pose aussi d’autres questions. La Fondation Gates se focalise sur trois maladies : le sida, le paludisme et la tuberculose, à l’exclusion des autres pathologies et/ou problèmes sociaux. Mais quel est l’intérêt de…

      #charity_business #cynisme

    • Voir http://seenthis.net/messages/242488 pour un beau reportage de terrain sur la lutte contre le #paludisme ; l’ACT, seul traitement qui marche bien actuellement (et peut-être plus pour très longtemps) n’est pas du tout de la high-tech. Ses inventeurs ne vivent pas dans des jets privés et des conférences dans des hôtels de luxe, mais continuent à soigner dans des campagnes perdues aux confins de pays en guerre.

    • La technicité n’est qu’un des multiples facteurs de prix : par exemple, les multithérapies contre le VIH sont assez sophistiquées sur le plan technologique, et pourtant très peu chères ; cela, grâce au combat pour les génériques, qui permettent des négociations d’achats massifs via des mécanismes comme le Fonds mondial. Par ailleurs je ne crois pas qu’il y ait une course à la high-tech pour le seul plaisir du « high », mais aussi parce qu’on ne sait pas bien faire autrement.

  • Pays qui reconnaissent la Palestine vs. pays qui reconnaissent le Kosovo. En Europe, l’Islande, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Bulgarie et (si ma vue ne me trompe pas) l’Albanie reconnaissent les deux. L’Espagne et le Mexique, entre autres, ne reconnaissent personne...

    #Kosovo #Palestine #souveraineté #diplomatie #reconnaissance