Fonkisifou

Créateur de l’école d’arts martiaux de la boule à facette

  • Mortalité infantile : un rapport d’abord dissimulé dévoile la gravité de la situation en France | Mediapart
    https://www-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/journal/france/070826/mortalite-infantile-un-rapport-d-abord-dissimule-devo
    https://static-mediapart-fr.bnf.idm.oclc.org/etmagine/og/journal/files/2026/08/07/260807-img-mortalite-infantile-un-rapport-d-abord-

    « On a quand même des enfants qui tombent malades constamment. Je me souviens d’un bébé de 8 mois qui est mort d’une insuffisance respiratoire en 2025. Elle était hébergée dans un de ces lieux et tombait malade constamment et allait d’infection en surinfection… », rapporte la sage-femme.

    Le docteur Patrick Daoud est le président du réseau périnatal Naître dans l’Est francilien (Nef) et chef du pôle femme enfant du groupement hospitalier Grand Paris Nord-Est. Il exerce depuis trente ans en Seine-Saint-Denis, l’un des départements les plus pauvres de France et les plus touchés par la mortalité infantile.

    Depuis une dizaine d’années, il constate quotidiennement un accroissement de la grande précarité. Cela se traduit par une hausse du nombre de femmes à la rue, vivant dans des bidonvilles ou dépendantes du 115. Outre les problèmes majeurs de logement, ces dernières rencontrent aussi des difficultés pour se nourrir correctement, ce qui aggrave les facteurs de risque comme l’obésité et le diabète. Certaines présentent aussi plus de risques de complications vasculo-placentaires.

  • July Jobs Report: Women Accounted for 100 Percent of the Labor Force Decline
    https://nwlc.org/press-release/july-jobs-report-women-accounted-for-100-percent-of-the-labor-force-decline

    Women accounted for 100 percent of the decline in the labor force in July, according to a National Women’s Law Center jobs analysis of monthly data from the Bureau of Labor Statistics. That brings the total net number of women who have left the labor force since January this year to 845,000. In comparison, there are 406,000 fewer men in the labor force now than in January.

    A total of 165,000 women, aged 20 and over, left the labor force last month — meaning they are neither working nor looking for work — while men’s labor force participation was unchanged. Overall, the economy lost 23,000 jobs in July. Women accounted for all of these losses, losing 32,000 jobs, while men gained 9,000 jobs. Women make up 50.1% of the workforce.

  • « La loi Ripost poursuit l’objectif d’éradiquer la culture, la façon d’habiter et le mode de vie des “gens du voyage” »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/07/la-loi-ripost-poursuit-l-objectif-d-eradiquer-la-culture-la-facon-d-habiter-

    Adopté le 21 juillet, le texte durcit notamment la répression des « occupations illicites ». Les associations de défense des citoyens itinérants français demandent, dans une tribune au « Monde », que l’Etat leur garantisse une « égalité de droit avec tous les citoyens ».

    La République française repose sur un principe fondateur : nul n’est au-dessus de la loi. Ce principe vaut pour les citoyens comme pour l’Etat, les collectivités territoriales et les pouvoirs publics. Pourtant, ce principe fondamental vient d’être gravement atteint par la #loi_Ripost, adoptée par le Parlement le 21 juillet.

    La loi dite « Besson II » du 5 juillet 2000, dont l’équilibre initial est déjà peu favorable aux #Voyageurs et Voyageuses [pour désigner la communauté des #gens_du _voyage], impose aux collectivités concernées de créer des places désignées – dites « aires d’accueil » – prévues par les schémas départementaux. Pourtant, seuls 12 départements sur 96 respectent pleinement leurs obligations d’accueil, selon un rapport sénatorial de 2024.

    Cela signifie donc que depuis vingt-cinq ans, les collectivités locales, communes, intercommunalités et départements n’ont pas créé les #espaces_d’accueil que la loi leur impose. Elles sont donc responsables du #stationnement_illicite et ne peuvent pas se poser en victimes. Elles peuvent encore moins solliciter l’aggravation de la répression de ce stationnement. La première mesure à mettre en place pour pacifier la situation serait de prévoir une pénalité financière des collectivités qui ne respectent pas la loi. Un tel mécanisme existe en cas d’insuffisance de logements HLM.

    Outre la faillite des collectivités à remplir leurs obligations vis-à-vis de la loi, la loi du 5 juillet 2000 sur « l’accueil et l’habitat des gens du voyage » crée structurellement une pénurie de lieux autorisés. Celle-ci interdit la totalité du territoire à l’habitat mobile des Voyageurs et Voyageuses hormis un nombre limité de lieux désignés, inadaptés à la vie en famille et majoritairement implantés dans des zones impropres à l’habitat.

    https://justpaste.it/57rqa

    edit z’ont qu’à rentrer chez eux et, s’il faut, créer un État.

    #racisme #surenchère_pétainiste #pétainisme #fascisation #la_France_des_propriétaires #habitat

    • Reportage « C’est pas chez vous ici, monsieur » : en Vendée, Gabriel Attal dénonce les occupations illégales des gens du voyage
      https://www.liberation.fr/politique/cest-pas-chez-vous-ici-monsieur-en-vendee-gabriel-attal-denonce-les-occup

      Poursuivant sa tournée d’été, l’ex-Premier ministre a réaffirmé ce mardi 4 août sa volonté de lutter contre les installations illégales d’une partie des membres de la communauté.

      La veille, dans le Figaro, l’ancien Premier ministre estimait nécessaire de devoir « prévenir les installations, faire payer les occupants et non les contribuables, et prononcer des sanctions fermes et exemplaires ». Il y proposait également « la création d’un registre national obligatoire dès 20 caravanes », et la volonté de facturer les emplacements « au minimum au prix d’un camping ». Amoureux des phrases chocs en deux parties, Attal en a trouvé une nouvelle : « Tu dégrades, tu paies. »

      [...]

      Attal propose de « saisir les véhicules » des gens du voyage en cas d’infraction : « C’est ce qui peut faire le plus mal. »

      A sa sortie, il réitère son mécontentement face à l’occupation des terrains privés, affirmant que « 80 % des aires prévues par la loi Besson [de 2000] sont déjà installées ». Pourtant, les derniers chiffres officiels de la Dihal (Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement) affirment que seuls 12 départements sur 95 respectent les prescriptions prévues.

    • Sur ces derniers chiffres, le type (qui #sans_vergogne se vante d’avoir déjà atteint 80% de l’objectif 25 ans après le vote de la loi) n’a pas complètement tort.
      Libé cite bizarrement les données de 2024. Le bilan de la Dihal au 31 décembre 2025 dit

      • 1 088 aires permanentes d’accueil et 26 579 places ont été réalisées et sont effectivement disponibles sur les 1 328 aires et 32 726 places prescrites. Le taux de réalisation des prescriptions en matière d’aires permanentes d’accueil se porte à 81 % du total des prescriptions des schémas départementaux. Seuls 21 départements respectent leurs obligations tant en matière de places que d’équipements.
      • S’agissant des aires de grand passage, sur les 377 aires prescrites, 244 sont disponibles. Au 31 décembre, le taux de réalisation en nombre de places est de 67%, avec 34 816 places disponibles sur les 52 092 prescrites. 36 % des aires de grands passages ouvertes ont fait l’objet d’une dérogation par le préfet à la surface de 4 hectares. Seuls 30 départements sont à jour de leurs obligations à la fois vis-à-vis du nombre d’aires et vis-à-vis du nombre de places prévues par les schémas.

      Mise en œuvre des schémas départementaux d’accueil et d’habitat des gens du voyage - Bilan au 31 décembre 2025
      https://www.info.gouv.fr/upload/media/mixed/0001/16/797c99b440dcd4d7626117be031e7102585e1e6a.pdf

      Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement
      https://www.info.gouv.fr/organisation/delegation-interministerielle-a-l-hebergement-et-a-l-acces-au-logement/renforcer-l-inclusion-des-gens-du-voyage

  • Situation des écoulements des petits cours d’eau | Office français de la biodiversité
    https://ofb.gouv.fr/actualites/situation-des-ecoulements-des-petits-cours-eau

    Au 1er août 2026, 1 373 cours d’eau sont touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs.

    Situation des écoulements des petits cours d’eau
    Une forte dégradation pour toutes les régions

    Une forte dégradation pour toutes les régions
    À la fin du mois de juillet 2026, la situation s’est fortement dégradée. Au total, 1 373 cours d’eau sont touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs, soit 554 de plus que le mois précédent. Toutes les régions sont concernées, avec des dégradations très marquées le long d’un axe allant de la Vendée à la région Grand Est, qui s’étendent désormais à la partie centrale du sud de la France. Les départements les plus touchés sont notamment la Creuse, la Vendée, la Loire-Atlantique, l’Aveyron, la Côte-d’Or, la Nièvre, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.

    Un situation critique
    Les observations réalisées fin juillet confirment une situation exceptionnelle. Avec 43 % de ruptures d’écoulement et d’assecs, le réseau ONDE enregistre la situation la plus critique jamais observée à cette période. Elle dépasse celle de la sécheresse de 2022, avec 112 cours d’eau supplémentaires asséchés ou sans écoulement, et est plus de deux fois plus dégradée que celle observée l’année passée à la même période.
    Au-delà de la disponibilité de la ressource en eau, les ruptures d’écoulement et les assecs affectent directement le fonctionnement des milieux aquatiques et la biodiversité qui en dépend.

  • La conférence de Santa Marta et le début de la fin des énergies fossiles | Indraneel Dharwadkar
    https://www.ritimo.org/La-conference-qui-a-mis-le-doigt-sur-le-probleme-Santa-Marta-et-le-debut-de-

    La mission de la conférence de Santa Marta consiste à réorienter le cadre de la diplomatie climatique mondiale : non plus débattre de la nécessité de sortir des énergies fossiles, mais engager une discussion concrète, financée et centrée sur l’équité quant à la manière d’y parvenir. Source : Ritimo

  • La sécheresse prive la Hongrie d’électricité, le ministre de l’Énergie redécouvre les jeux de société
    https://reporterre.net/Secheresse-l-arret-d-une-centrale-nucleaire-force-la-Hongrie-a-la-sobrie

    L’ironie climatique est brutale. La canicule qui sévit — plus de 41 à 42 °C par endroits — fait grimper le recours à la climatisation, tandis que la sécheresse étrille la principale source d’électricité censée l’alimenter. Les panneaux solaires (8 gigawatts de puissance installée fournissent un tiers de l’électricité du pays) soulagent le réseau électrique le jour, puis s’effacent quand les habitants rentrent chez eux le soir. Entre 17 et 22 heures, la production solaire chute quand la consommation, elle, monte.

    Le gouvernement a donc appelé chacun à reporter ses machines à laver, lave-vaisselle, recharge des voitures électriques et climatisation lorsque cela est supportable. Les administrations sont passées au télétravail, les éclairages décoratifs ont été éteints et les trains de marchandises mis à l’arrêt. Même la présidente de la République par intérim, Ágnes Forsthoffer, a mis la main à l’interrupteur : fermeture des volets et extinction de l’illumination nocturne au palais.

    Sur ses réseaux sociaux, István Kapitány, le ministre de l’Énergie — ancien haut dirigeant de Shell, plus habitué aux stations-service qu’aux veillées à la bougie — a relayé des témoignages de familles qui ont ressorti les jeux de société plutôt que d’allumer leur poste de télévision. Ironique comme un ancien dirigeant pétrolier se retrouve ainsi à organiser, sous la contrainte d’un Danube exsangue, la première grande expérience hongroise de sobriété électrique. En temps normal, le faible prix de l’électricité — 10 centimes par KWh, contre 22 centimes en France — n’incite pas aux économies.

  • Réarmement démographique : La ministre de la Santé enterre un rapport sur la #mortalité_infantile | Le Canard enchaîné
    https://www.lecanardenchaine.fr/sante/54583-la-ministre-de-la-sante-enterre-un-rapport-sur-la-mortalite-i

    Stéphanie Rist refuse de publier un rapport qui analyse les causes de la mort de milliers de nourrissons chaque année en France. A raison : ce document pourrait bien plomber l’optimisme du plan de lutte contre l’infertilité lancé par Emmanuel Macron.

    Redresser la courbe de la natalité  : c’était l’une des priorités du second quinquennat d’Emmanuel Macron. En février, un plan de lutte contre l’infertilité a été lancé, assorti de 16 mesures, dont l’une (le nouveau congé de naissance) est applicable depuis le 1er juillet. Encore faudrait-il que les promoteurs de ce «  réarmement démographique  » ne cachent pas les réalités du «  désarmement infantile  »  !

    Car le constat est désolant  : selon les chiffres publiés le 7 juillet par l’Institut national de la statistique, le taux de mortalité infantile a ­grimpé à 4,1 pour 1 000 naissances en 2024. Ainsi, sur un total de 661 822 naissances, 2 709 enfants sont morts avant leur premier anniversaire. Cette dégradation, due principalement à des décès de bébés au cours de leurs 27 premiers jours, fait rétrograder la France à la 23e place des 27 pays de l’Union européenne.

    edit @allanbarte.bsky.social

    • Un rapport interroge les causes de la forte mortalité infantile en France et balaie la problématique des petites maternités
      https://www.liberation.fr/societe/sante/un-rapport-interroge-les-causes-de-la-forte-mortalite-infantile-en-france

      Le document a dormi dans les tiroirs de l’exécutif pendant huit mois, puis a été publié discrètement le 4 août après un article du « Canard Enchaîné » révélant son existence. Il dresse quelques pistes, et ne juge pas pertinent de poursuivre la politique de fermeture des petites structures, suivie depuis plusieurs décennies.

      [...]
      La cause n’est pas unique, rappellent les trois auteurs, parmi lesquels l’ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle. Plusieurs facteurs jouent, sans savoir à quel point : l’âge de plus en plus tardif des grossesses, qui augmente le risque de complication, la hausse des grossesses multiples, souvent plus complexes… Et surtout les inégalités sociales et territoriales, dont le rôle est plus ou moins documenté. Le rapport rappelle que les régions d’outre-mer, généralement plus défavorisées, enregistrent les chiffres les plus préoccupants. La situation s’est aussi dégradée en Ile-de-France.

      Qu’en est-il du rôle de la fermeture des petites maternités, trajectoire entamée sujet bien souvent débattu ? Nombre d’élus locaux refusent d’arrêter les accouchements dans celles qui ne prennent en charge que quelques centaines de naissances par an, mesure qu’ils présentent comme cause d’une dégradation des soins. Tandis que les sociétés de médecins estiment que ces établissements, par manque d’activité, ne sont pas suffisamment sécuritaires pour les femmes enceintes et leurs bébés.

      L’#Igas ne suit aucun de ces arguments. La politique, suivie depuis des décennies, consistant à fermer les plus petites structures au profit de plus grands pôles « n’explique pas à elle seule cette dégradation ». Dans le même temps, « il ne semble pas qu’un modèle type d’organisation territoriale optimale des maternités puisse être mis en avant de façon convaincante ». Car des pays observent de meilleures performances tant en ayant, pour certains comme la Suède, concentré les naissances dans des grandes maternités que, pour d’autres comme l’Italie, en conservant de petits établissements. « Dès lors, proposer, en 2026 […] la seule hausse du seuil minimal d’activité des maternités », c’est-à-dire le nombre de naissances au-dessous duquel un établissement doit arrêter les accouchements, « constituerait une réponse mécanique, datée » à ce problème global de santé publique, estiment les auteurs du document.

      « L’essentiel de la réduction des risques de mortalité infantile se joue » d’abord lors de la grossesse, « dans la capacité à prévenir, détecter puis prendre en charge les situations à risque » et après l’accouchement, dans celle « à prendre en charge les jeunes enfants dont l’état le requiert dans les services de néonatalogie ».

      https://justpaste.it/aji6m

      #maternités #fermetures_de_maternités #soins_périnataux #sages-femmes

    • « Personne n’a soutenu que la taille d’une maternité détermine mécaniquement la mortalité infantile »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/07/personne-n-a-soutenu-que-la-taille-d-une-maternite-determine-mecaniquement-l

      Trois gynécologues-obstétriciens dénoncent, dans une tribune au « Monde », la manière dont l’inspection générale des affaires sociales a négligé le rôle de la fermeture des petites maternités dans la hausse de la mortalité infantile en France.

      Un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur la mortalité infantile a été rendu public le 5 août, six mois après sa rédaction. Ce calendrier en dit plus sur sa nature que ses 300 pages. La France compte 4,1 décès pour 1 000 naissances vivantes. Elle est passée du troisième rang européen au vingt-troisième en moins de vingt-cinq ans. Si elle atteignait la moyenne européenne, 529 enfants ne seraient pas morts en 2025 ; 1 057 enfants ne l’auraient pas été non plus si elle avait atteint le niveau de l’Italie ou du Portugal. Ces chiffres figurent dans le rapport de l’IGAS.

      Le rapport de l’Académie nationale de médecine de 2023 [Yves Ville, l’un des signataires de cette tribune, est l’auteur principal du rapport 23-05 sur la planification de la politique de périnatalité en France] proposait deux volets indissociables : regrouper les maternités réalisant moins de 1 000 accouchements par an avec les structures de niveau supérieur, et transformer les sites libérés en centres de prise en charge dirigés par des sages-femmes, équipés de télémédecine, de dossiers partagés et de protocoles d’escalade vers l’obstétricien de référence. L’IGAS réduit cette proposition à une « fermeture sèche » des petites maternités. Elle extrait de notre rapport uniquement la partie sur la concentration, ignorant le réseau de proximité et la complémentarité ville-hôpital. Elle oppose à un prétendu projet de désert sanitaire sa propre proposition de centres périnataux de proximité, sans aucune recommandation opérationnelle.

      L’IGAS affirme que les restructurations de maternités n’ont pas d’effet démontrable sur la mortalité. Elle reconnaît pourtant elle-même que cette démonstration est « méthodologiquement inaccessible ». Elle omet de neutraliser les facteurs de confusion – précarité, âge maternel, obésité –, qu’elle identifie par ailleurs comme déterminants. Elle ignore que les maternités de haut niveau accueillent les grossesses les plus complexes, ce qui gonfle mécaniquement leurs taux bruts et masque leur effet propre.

      #paywall

    • Tiens c’est marrant je me souviens d’Emmanuel Todd qui disait il y a un certain nombre d’années que l’indicateur principal qui lui avait permis de « prédire » la chute de l’URSS était l’augmentation notable de la mortalité infantile.

  • La crise climatique est une question de nourriture plus que de température
    https://contre-attaque.net/2026/08/05/la-crise-climatique-est-une-question-de-nourriture-plus-que-de-tempe

    Prenons un produit de consommation courante, utilisé au quotidien par la plupart des gens : l’huile d’olive. Cet été des oliveraies ont brûlé en Grèce, en Italie et au Portugal. D’autres sont indirectement affectées par les émanations de fumée et par la sécheresse, provoquant une baisse de la production. Le bouleversement climatique favorise également la prolifération de parasites et de maladies. Résultat : le prix de l’huile d’olive, qui a déjà explosé ces dernières années, risque de monter massivement dans les mois à venir. Sarah Vachon, fondatrice du Citizens of Soil olive oil group, explique : « À moins que les conditions climatiques ne reviennent bientôt à la normale, il faut s’attendre à une augmentation du prix de l’huile d’olive dès cet automne ». Et le « retour à la normale » n’est pas prévu.

    L’huile d’olive n’est qu’un exemple. Les élevages ont été durement touchés par la chaleur, et le secteur de la volaille a perdu entre 2,5 et 3 millions de têtes rien que lors de la première vague de chaleur dans l’ouest. Une hécatombe qui se répercutera sur les prix. Un produit aussi banal que la salade aussi devient une denrée rare. Le Parisien explique que les producteurs ont subi des pertes massives, un maraîcher du Finistère dit n’avoir pu récolter une seule salade depuis plusieurs semaines, faute d’irrigation. Un autre cultivateur explique sur TF1 avoir perdu la moitié de sa production. Chez Carrefour, le prix d’une salade fraîche a augmenté de 50%.

    Dans un bulletin du 10 juillet, le syndicat de producteurs Légumes de France, lié à la FNSEA, estimait qu’entre 25 et 30% du potentiel de récolte serait perdu. Cette chute de la production atteint 30% des récoltes de fraises, 20 à 30% des carottes, y compris pour les productions d’automne car les semis ont brûlé, 50% des poireaux de printemps, 20 à 30% en navets, 30 à 40% des pois et haricots. Et ce n’est qu’un bilan provisoire, ce bulletin date d’il y a un mois, et il n’a toujours quasiment pas plu une goutte sur la majorité des terres cultivables françaises. D’autres légumes de base, comme les oignons, sont aussi concernés. Les vignes sont aussi touchées, ce qui se répercutera sur le prix du vin dès cet automne.

  • J’essaye d’anticiper sur le feuilleton estival.
    1/ Juin. La canicule, c’est à cause qu’on n’a pas de clim.
    2/ Juillet. Les incendies, c’est à cause des salauds qui mettent le feu.
    3/ Août. Les coupures d’eau potable, c’est à cause que les éco-terroristes sont contre les méga-bassines.
    4/ Septembre. Les glissements de terrain/inondations, c’est horrible de voir toutes ces voitures sous l’eau.

  • Y’a qu’abracadabra
    https://tagrawlaineqqiqi.wordpress.com/2026/08/03/ya-quabracadrabra

    Quoi que la présence d’une sécheresse sans précédent n’a sans doute échappé à personne, ses conséquences directes ne me semblent pas être vraiment mesurées par tout le monde comme il le faudrait, en particulier pour la plus fondamentale des questions : que va-t-on manger dans les mois qui viennent ? Je lis, j’entends « y’a qu’à […]

    #Agriculture #chroniques_agricoles #Insomnie #Ruralité #vaches #campagne
    https://0.gravatar.com/avatar/cd5bf583a4f6b14e8793f123f6473b33bb560651f18847079e51b3bcad719755?s=96&d=

  • More women die in heatwaves, but biology ’isn’t main cause’
    https://www.dw.com/en/more-women-die-in-heatwaves-but-biology-isnt-main-cause/a-78187451

    Across the board, he says, women spend 30% to 50% more of their working time above heat-stress thresholds than men. In construction, when comparing men and women doing the same job, the figure rises to around 50%.

    The reasons, he says, are structural. Women often wear more clothing for the same job. Men are more confident asking for breaks. And where men’s work is visibly strenuous, it’s recognized as a heat risk and rewarded with rest. But women’s work is steadier, less obviously punishing, and gets no such relief.

    Parsons compares it to the difference between a plane crash and asbestos exposure: One is a sudden, visible catastrophe, the other a slow, constant harm that’s easy to miss. “Male heat stress tends to be this taller risk, where you get relatively visible moments of physical distress that can be managed,” he says. “Female heat stress is constantly there, but much less visible, because it doesn’t have those same obvious peaks in the working day.”

  • La plus grande victoire de la mafia est d’avoir cessé de ressembler à la mafia
    https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/02/la-plus-grande-victoire-de-la-mafia-est-davoir-cesse-de-ressembler-

    Presque aucun autre pays européen ne connaît le délit d’association de type mafieux. On juge les délits individuels – le trafic, le meurtre, le blanchiment d’argent –, mais pas l’organisation en tant que telle, ni la méthode, ni la force d’intimidation que représente le lien d’appartenance. Et presque partout, l’attaque contre le patrimoine fait défaut : mesures de prévention, confiscation élargie, administration judiciaire des entreprises. Le reste de l’Europe arrête des personnes ; l’Italie a compris qu’il fallait leur retirer leur argent, car un parrain en prison dont le patrimoine reste intact continue de diriger.

    Y a-t-il à ce niveau un décalage entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud ?

    L’Europe du Nord a longtemps entretenu un malentendu : celui selon lequel la mafia serait un problème folklorique du Sud, fait de casquettes et de fusils. Pendant qu’on pensait cela, la cocaïne est entrée par Rotterdam et Anvers, la ‘ndrangheta a investi dans toute l’Allemagne (Duisbourg 2007 n’a rien enseigné) et à Marseille, la DZ Mafia a mis en place un système de violence que la France peine même à nommer. Ce n’est pas que les mafias soient arrivées en Europe : c’est que l’Europe ne disposait pas des catégories pour les percevoir.

    Car le véritable phénomène est tout autre : ce ne sont pas seulement les mafias qui se sont capitalisées, c’est le capitalisme qui s’est mafiosisé. Les organisations criminelles ne sont plus le corps étranger qui s’attaque à l’économie légale. Elles sont le fournisseur de liquidités le plus fiable du marché : elles ne demandent pas de garanties, paient en espèces, et en cas de crise, elles arrivent avant les banques. Et l’économie légale a cessé de se demander d’où vient cet argent.

    Tant que l’Europe traitera la mafia comme une question d’ordre public et non de marché, de marchés publics, de logistique portuaire, de fonds publics, elle restera structurellement sans défense, et continuera à demander conseil à l’Italie sur les morts sans en copier les lois.

  • Incendies, canicules, inondations : “Le plus terrifiant, c’est l’absence de colère”
    https://www.courrierinternational.com/article/opinion-incendies-canicules-inondations-le-plus-terrifiant-c-

    “Imaginez que les services de renseignement découvrent que des terroristes préparent un attentat contre votre ville, et qu’ils expliquent, en temps et en heure, aux autorités ce qu’il faut faire pour éviter qu’il y ait des morts et des blessés, mais que les autorités ne fassent rien.”

    “C’est à peu près ce qui est en train de se produire à l’échelle mondiale”, écrit le quotidien belge De Morgen dans un éditorial particulièrement incisif.
    “Il y a trente-six ans, les scientifiques alertaient déjà quant aux destructions mortelles qui nous parviennent désormais en rafales sous la forme de flashs infos : ‘des dizaines de milliers de personnes évacuées’, ‘des milliers de morts en raison de la canicule’, ‘fumée dangereuse à cause des feux de forêt’, ‘champs asséchés et récoltes détruites’.” Leurs avertissements n’auront servi à rien.

    https://justpaste.it/ajh6q

    #réchauffement_climatique #crimes_contre_l'humanité (mais pas que) #écocide #effondrement l’authentique #écoterrorisme

  • Idées | Ce que les manifestations des « cafards » en Inde révèlent sur l’autoritarisme numérique | Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/997991/ce-manifestations-cafards-inde-revelent-autoritarisme-numerique

    Les événements de ces dernières semaines révèlent une évolution qui dépasse les revendications étudiantes : l’émergence d’un mode de gestion de la contestation où la violence policière, la surveillance assistée par l’intelligence artificielle (IA) et les instruments numériques de contrôle se renforcent mutuellement.

    (…)

    Dans les jours qui ont suivi, la police de Delhi a déployé autour du site de protestation une infrastructure de surveillance dont la sophistication aurait semblé exceptionnelle il y a encore une décennie. Tours de surveillance, reconnaissance faciale assistée par l’IA, caméras à 360 degrés, caméras-piétons, unités mobiles et même lunettes intelligentes Meta ont créé un environnement dans lequel presque chaque déplacement des manifestants pouvait être enregistré, analysé et archivé. Après les affrontements, la police a indiqué que ces images seraient recoupées avec des bases de données criminelles afin d’identifier les personnes soupçonnées d’y avoir participé.

    #IA #totalitarisme

  • Immigration : l’Insee rétablit la vérité sur les flux migratoires et bat en brèche l’#intox de la « submersion migratoire »

    L’Institut national de la statistique a publié, jeudi 4 juin 2026, sa dernière étude sur les immigrés en France. Une parution d’utilité publique, face aux flux continus de désinformations sur le sujet.

    L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a levé le voile, jeudi 4 juin, sur sa dernière radiographie de l’immigration en France. À l’heure où des milliardaires comme Elon Musk relaient complaisamment sur leur réseau le fantasme xénophobe d’un « quadruplement » de la population étrangère en Europe, ces nouvelles données sonnent comme un rappel à l’ordre.

    En 2025, selon l’Insee, la France compte 8 millions d’immigrés, soit 11,6 % de sa population totale. Parmi ces 8 millions d’immigrés, un tiers, soit 2,6 millions, a déjà acquis la nationalité française et n’est donc plus comptabilisé comme étranger. Une précision importante à rappeler car souvent, l’extrême droite aime jeter le flou en semant la #confusion dans le #vocabulaire. Lorsque l’Insee emploie le terme « immigré », elle évoque une personne née étrangère à l’étranger, tandis que le terme « étranger » définit simplement le fait de ne pas posséder la #nationalité française.

    La « subversion migratoire » battue en brèche

    L’augmentation de la part d’immigrés dans la population est réelle depuis 1999, mais demeure très progressive. Surtout, loin des vagues de la « submersion migratoire » fantasmée, les flux sont en décélération. En 2024, 313 000 immigrés sont arrivés en France, un chiffre en net recul par rapport aux 347 000 entrées enregistrées en 2023.

    Les flux retrouvent ainsi leur niveau d’avant la crise sanitaire de 2020, absorbant le pic exceptionnel de 2022 – lié à l’accueil des réfugiés qui fuyaient la guerre en Ukraine. L’Insee précise par ailleurs que cette baisse de 10 % des arrivées en un an concerne des personnes originaires de toutes les régions du monde, qu’il s’agisse de l’Afrique, de l’Asie… ou de l’Europe.

    Balayant d’un revers de main les clichés, l’étude révèle la #surqualification de ces femmes, hommes et enfants qui rejoignent notre territoire. Plus de la moitié, 51 %, des immigrés de plus de 25 ans arrivés en 2024 sont diplômés de l’enseignement supérieur.

    Ce chiffre grimpe même à 54 % pour les personnes originaires du Maghreb. Ces personnes s’intègrent, en outre, presque immédiatement dans la vie sociale et économique. 55 % des nouveaux arrivants de plus de 15 ans sont en emploi ou en études dès le début de l’année 2025, indique le rapport de l’Insee.

    Le visage de cette immigration est aussi profondément féminin. Les #femmes représentent aujourd’hui 52 % des immigrés vivant en France et 53 % des arrivées enregistrées en 2024. Par ailleurs, 58 % des immigrés entrés en 2024 vivent en famille et près d’un quart des arrivants (22 %) sont des enfants qui, souvent, cherchent à rejoindre un parent déjà installé à l’issue de son parcours d’exil.

    Face au #vieillissement de la nation, l’Insee confirme que depuis 2022, l’immigration maintient le pays à flot sur le plan démographique, en compensant l’effondrement du #solde_naturel. Entre le 1er janvier 2022 et le 1er janvier 2023, la population résidant en France a crû de 322 000 personnes.

    Sur ce total, le #solde_migratoire a pesé pour 271 000 individus, sauvant littéralement un solde naturel (51 000 personnes) plombé par la hausse des décès. En somme, ces travailleuses et travailleurs, loin d’être la menace brandie sur les plateaux des chaînes Bolloré et dans les trends de la fachosphère, sont aujourd’hui les piliers stabilisateurs de notre société.

    https://www.humanite.fr/politique/immigration/immigration-linsee-retablit-la-verite-sur-les-flux-migratoires-et-bat-en-br
    #INSEE #France #migrations #statistiques #chiffres #fact-checking #désinformation #préjugés #idées-reçues #démographie #afflux #invasion
    ping @reka @karine4

    • L’essentiel sur... les immigrés et les étrangers

      1. Combien y a-t-il d’immigrés ou d’étrangers en France ?

      En 2025, 8,0 millions d’ immigrés vivent en France, soit 11,6 % de la population totale. 2,6 millions d’immigrés, soit 33 % d’entre eux, ont acquis la nationalité française.

      La population étrangère vivant en France s’élève à 6,3 millions de personnes, soit 9,1 % de la population totale. Elle se compose de 5,3 millions d’immigrés n’ayant pas acquis la nationalité française et de 1,0 million de personnes nées en France de nationalité étrangère.

      1,7 million de personnes sont nées de nationalité française à l’étranger. Avec les personnes immigrées (8,0 millions), au total 9,6 millions de personnes vivant en France sont nées à l’étranger, soit 14,0 % de la population.

      2. Comment évolue la population étrangère et immigrée en France ?

      En effectif et en pourcentage de la population totale, la population immigrée en France est plus élevée en 2025 qu’en 1946, 1975 ou 2010. L’évolution de la part des immigrés dans la population totale vivant en France n’est pas régulière. Après une diminution entre 1931 (6,6 %) et 1946 (5,0 %), elle a augmenté jusqu’en 1975 (7,4 %). Elle s’est ensuite stabilisée jusqu’à la fin des années 1990, notamment à la suite des chocs pétroliers et du ralentissement de l’immigration de travail. Depuis le début des années 2000, le nombre d’immigrés croît à nouveau plus rapidement que la population totale, du fait de l’augmentation de la population immigrée et de la baisse de la fécondité : la part d’immigrés passe ainsi de 7,3 % en 1999 à 11,6 % en 2025.

      La population étrangère vivant en France représente 9,1 % de la population totale en 2025, contre 6,5 % en 1975 et 4,4 % en 1946.

      Entre le milieu des années 1940 et le milieu des années 1970, les flux d’immigration étaient majoritairement masculins, comblant les besoins de main-d’oeuvre nés de la reconstruction d’après-guerre, puis de la période des Trente Glorieuses. En 1974, dans un contexte économique dégradé, l’immigration de travail a été ralentie. Depuis cette date, la part des femmes parmi les flux d’immigration a crû que leurs arrivées soient dues au regroupement familial ou à d’autres motifs (suivre des études, trouver un emploi, etc...). En 2025, 52 % des immigrés vivant en France sont des femmes, contre 44 % en 1975 et 45 % en 1946.

      3. Où sont nés les immigrés vivant en France ?

      En 2025, près de la moitié des immigrés vivant en France sont nés en Afrique (49,2 %) et près du tiers en Europe (30,3 %). Les pays de naissance les plus fréquents des immigrés sont l’Algérie (12,6 %), le Maroc (11,7 %), le Portugal (7,2 %), la Tunisie (4,9 %), l’Italie (3,5 %), la Turquie (3,5 %) et l’Espagne (3,0 %). Près de la moitié des immigrés sont originaires d’un de ces sept pays (46,3 %).

      4. Où sont nés les immigrés arrivés en France en 2024 ?

      En 2024, 313 000 immigrés sont entrés en France, contre 347 000 en 2023. 45,9 % des immigrés arrivés en France en 2024 sont nés en Afrique, 26,6 % en Europe. Les pays de naissance les plus fréquents pour les immigrés entrés en France en 2024 sont l’Algérie (7,9 %), le Maroc (7,4 %) et la Tunisie (4,8 %). Les pays et continents d’origine les plus représentés parmi les immigrés vivant en France (stock) et arrivés récemment (flux) sont les mêmes, mais ils représentent une plus faible proportion du flux que du stock : les pays d’origine des immigrés tendent donc à se diversifier.

      Depuis 2006, les sorties d’immigrés sont relativement modestes au regard de leurs entrées. En moyenne entre 2006 et 2021, trois immigrés entrent sur le territoire tandis qu’un en sort, par exemple à la fin d’une expérience scolaire ou professionnelle en France, ou encore au moment de la retraite.

      https://www.insee.fr/fr/statistiques/3633212

  • Crash climatique : record absolu du trafic d’avions
    https://contre-attaque.net/2026/07/27/crash-climatique-record-absolu-du-trafic-davions

    (...)

    Alors que l’Europe brûle et que des records de température sont relevés dans tout l’hémisphère Nord, l’aviation bat de nouveaux records. Le 23 juillet 2026 a été le jour avec le plus de voyages aériens commerciaux de tous les temps. Selon les données du service Flight Radar, 153.359 vols ont été comptabilisés dans le monde sur la même journée. Les images radar montrent un véritable essaim d’avions parcourant frénétiquement le monde, particulièrement l’Europe. Actuellement, un avion décolle quelque part sur la planète toutes les 0,27 secondes.

    (...)

  • Aujourd’hui est le jour de la disparition de seenthis.net des indexes des moteurs de recherche, pas vrai ?

    Bing
    https://www.bing.com
    site:seenthis.net -> rien

    Startpage
    https://www.startpage.com/sp/search
    site:seenthis.net -> rien
    seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net

    Ecosia
    https://www.ecosia.org
    host:seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net
    site:seenthis.net -> rien

    Qwant
    https://www.qwant.com
    pareil

    Lilo
    https://www.lilo.org
    Recherche de : seenthis.net -> O.K. pertinent
    Loin d’être complet, je ne sais pas, si Lilo archive les pages seenthis.
    Le recherche pour « seenthis.net #Attualità » de donne aucun résultat et je ne trouve pas de documentation de la syntaxe de Lilo.

    Google
    https://www.google.com/search?q=host%3Aseenthis.net+Taxinotruf
    site:seenthis.net -> rien
    site:seenthis.net Taxinotruf -> pareil sauf que Google me pose des questions sur l’endroit où je me trouve etc. ...

    Duckduckgo
    https://duckduckgo.com
    site:seenthis.net -> rien
    seenthis.net -> n’importe quoi sauf du comtenu de seenthis.net

    Duck.AI
    https://duckduckgo.com/#chat

    Question :

    Est-ce que duckduckgo connaît le site web https://seenthis.net ?

    Réponse GPT 5.4. :

    Oui, DuckDuckGo (et donc l’interface Duck.ai) peut connaître et référencer des pages de seenthis.net via son moteur de recherche, comme pour beaucoup d’autres sites.

    Question :

    Alors montre moi le lien vers un billet seenthis avec l’expression Taxinotruf

    Réponse GPT 5.4 nano :

    Je n’ai pas trouvé de billet seenthis.net qui contienne l’expression “Taxinotruf”. Si tu veux, je peux réessayer avec une variante (maj/min, “Taxino truf”, ou juste une partie du mot).

    Recherche dans seenthis :
    https://seenthis.net/recherche?recherche=Taxinotruf
    Résultats
    https://seenthis.net/messages/1156583 (c’est précis, il y 6 mois))
    https://seenthis.net/messages/799490 (c’est précis. 31/08/2019)

    Je n’ai pas testé davantage et il est possible que cette situation dure déjà depuis un certain temps.

    J’ai testé avec d’autres domains tld et j’obtiens des résultats pertinents. Conclusion : les moteurs n’indexent plus seenthis.net.

    Je crois que depuis l’installation d’Anubis qu’il y a un problème d’archivage de seenthis.net par archive.org ...

    Recherche dans archive.org
    https://web.archive.org
    https://web.archive.org/web/20260000000000*/https://seenthis.net
    Ca y est mais ce n’est pas complet. Il faudrait compléter les archives suivant cette page d’explications :
    https://help.archive.org/help/uploading-a-basic-guide

    Sur la page https://web.archive.org on peut simplement indiquer l’URL à archiver. J’ai l’impression qu’Anubis crée un problème ici car archive.org produit un message avertissant l’utilisateur d’un délai inattendu. En chechant pour la page à archiver on obtient un message qui indique que la page n’a pas été archivée.

    Cette page est assez compréhensible :
    https://help.archive.org/help/using-the-wayback-machine

    L’archive internet étant sous pression cette page ne correspond plus exactement à l’interface il faudrait se référer à ce guide ou creuser davantage :
    https://archive.org/developers/internetarchive

    Conclusion : Le projet de seenthis.net est plus important que jamais car il faut recommencer à construire ses propres archives et indexes après la disparition d’un nombre important de fonctions des moteurs de recherche. Ce processus a commencé avec le « personnalisation » des résultats de Google et prend des formes hallucinantes depuis le rempacement des méthodes de recherche avancée par l’IA industrielle. Cette IA est utile entre autres pour les condensés de pages web, mais les monopoles de l’internet rendent de plus en plus difficile d’identifier des sources précises et de raconter les histoires sur base de résultats des recherches dans l’internet.

    Pour rendre plus utile et efficace #seenthis.net il faudrait revoir qui peut l’indexer et ouvrir un peu les portes pour archive.org et les autres #white_hat de l’internet.

    #seenthis #archives #moteur_de_recherche #IA #Anubis

  • À l’opposé du fascisme
    https://www.inventif.fr/bpl

    Je n’ai jamais su comment agir politiquement. Ni quoi faire, ni avec qui. C’est un problème banal : quand on veut tout changer, par où commencer ? Quel moyen d’action choisir, qui serait utile tout en respectant les contraintes personnelles du moment ?

    Je comprends l’intérêt de signer des pétitions, d’écrire des tribunes, ou de se présenter à des élections. Je suis même parfois content que d’autres personnes s’y collent, mais à force de ne voir aucun résultat depuis 20 ans, j’ai du mal à y croire, à m’impliquer. Limiter les dégâts, faire acte de présence, ça ne me suffit plus. J’ai longtemps observé des collectifs, des partis, des syndicats, en espérant trouver un groupe à rejoindre. Aucun ne m’a convaincu. Pour certains, le problème, c’était la ligne politique, pour d’autres les actions ou la stratégie. Parfois, l’ambiance apparente ne donnait pas envie d’y aller.

    Heureusement, il y a eu des mouvements sociaux. Se mobiliser pour un objectif clair, être dans une foule qui avance ensemble, discuter et chanter avec des inconnus, y croire le temps de la manif : mon engagement politique, ça a surtout été ça. Je me suis senti à ma place parmi les Gilets Jaunes, pendant un temps. Mais la dernière fois que j’ai participé à un mouvement social qui s’est terminé par une victoire, c’était en 2006, contre le CPE[1]. Ça fait du bien de se rappeler qu’on n’est pas seul.e, d’être des milliers ensemble dans la rue, mais ces derniers temps on n’a pas obtenu beaucoup de résultats. Et la question demeure : que faire entre deux crises sociales ?

    • Intéressant témoignage, juste je sais pas pourquoi il s’évertue à parler (en titre et plein de fois dans le corps) d’autonomie alimentaire aussi bien pour la recup que pour les cantines solidaires : c’est indispensable dans ce monde horrible de gâchis, mais ça reste du parasitage-nettoyage des restes du capitalisme industriel, tout comme les vautours, les insectes sont indispensables pour finir les restes qui pourrissent. Donc pas du tout de l’autonomie alimentaire.

  • Un copain pompier-volontaire m’écrit :, par Joséphine Ka
    https://www.facebook.com/josephine.kalache/posts/pfbid0389PHxhHrbHsthKU7jM6Vc9FaV2Jm1sGHpiBhPkBV7p3B1QUKh3kuhcYCCKvvscuxl

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    « Toi qui t’intéresse à la situation du service public de la sécurité civile, une info qui démontre l’inadéquation entre les moyens disponibles et l’amplitude de la crise en cours. Ci dessous un mail de notre Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) :

    /// A la demande du Centre Opérationnel de Zone,
    Nous recherchons des personnels non formés feu de foret afin d’armer un engin-pompe [un fourgon d’incendie] et de renforcer le département de la Gironde pour une durée indéterminée. Les candidatures doivent être transmises par l’intermédiaire de vos chefs de centre respectifs au service opération, avant ce jour à 11 h, dernier délai.
    Le CTA/CODIS [Centre de Traitement de l’Alerte/Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours]. ///

    C’est extrêmement choquant de mobiliser des non-spécialistes sur une mission feu de foret, c’est pas du tout la culture pompier, la sécurité civile est complètement à l’os. Les feux de foret, c’est pas une spécialisation pour rien, il y a toute une science des établissements, des protections, des mesures d’urgence, les engins sont spécifiques etc... le cursus de spécialisation va d’ailleurs du niveau FDF1 (équipier) au FDF4 (anticipation tactique et stratégique) et juste le FDF1 nécessite une petite semaine de formation. C’est vraiment envoyer des pioupiou au casse pipe, alors que Nunez affirmait encore hier, à l’occasion d’un hommage aux deux pompiers morts cette semaine, qu’il n’y a pas de problème de moyens.
    Pour les collègues partis en Gironde, il seront nourris-logés, le déplacement se fait habituellement en colonne de camions-citerne pas du tout adaptés, 90 max sur l’autoroute avec un bruit étourdissant, parce que les SDIS n’ont pas les moyens de mettre les fourgons sur des poids lourds et de faire descendre les agents en van. La rémunération est conforme au barème des SDIS, pas grand chose, 8,71 euros de l’heure pour les sapeurs, c’est du black légal, pas de cotisations, ça n’ouvre aucun droit à la protection sociale hors un tout petit avantage sur la retraite ».
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    Un autre pompier, pro cette fois, dans un autre département complète le propos : "les pros sont contraints de poser des vacances ou des repos pour partir dans le sud ! Et pendant que certains partent dans le sud il faut continuer à assurer les missions ici ! Entre les forêts à surveiller et les secteurs des copains partis à couvrir. On est à bout. Sous payés à risquer notre peau et notre santé. J’en peux plus. J’essaye de trouver un autre emploi après 22 ans de service !"
    De son côté, un syndicat de pompiers dans le 63 (voir tract en commentaire) est scandalisé par les pressions que son SDIS fait peser sur les employeurs privés afin que les patrons accordent des congés à des pompiers volontaires, "libérant" ainsi ces derniers pour qu’ils puissent rejoindre les incendies dans le sud.
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    Pour mettre en perspective ces messages et la colère des pompiers, souvenez-vous que Garbiel Attal, l’enfant-chéri du macronisme et candidat à la prochaine présidentielle, a nié cette semaine via un chargé de comm’ avoir annulé en 2024 des achats de canadairs lors qu’il était Premier ministre, mentant sans vergogne comme la presse l’a établi (https://www.franceinfo.fr/.../vrai-ou-faux-le...). Détail tragi-cocasse, le ministre du budget qui a enregistré et signé ce choix à l’époque est Thomas Cazenave, devenu il y a quelques mois... maire de Bordeaux.

    Souvenez-vous également des manifestations de pompiers qui protestaient contre le manque de moyens et les sous-effectifs (2019, 2020, 2023, 2024, 2026), parfois durement réprimés comme le hollando-macronisme sait si bien faire (https://www.lemonde.fr/.../la-strategie-de-maintien-de-l...).
    Tout ceci sans même parler des dommages majeurs des incendies de cette saison sur la végétation, la faune, les habitations et les 200 000 personnes évacuées de chez elles ces dernières semaines. Et quid du fait, comme me le signale un autre pompier, que tous ces volontaires partis en Gironde vont accentuer encore les effets des sous-effectifs pour les feux urbains et le secours partout ailleurs en France ?
    Et la seule réponse des irresponsables qui, par dogmatisme budgétaire libéral, continuent depuis 25 ans de ne rien faire pour notre environnement et nos services publics de secours et d’incendie, ce sont des hommages, une émotion feinte sur le registre de la solidarité nationale et une héroïsation des « soldats du feu », repris en boucle par les médias des milliardaires, les mêmes qui militent pour conserver les privilèges fiscaux de quelques uns au prix d’un assèchement de nos biens communs. Du reste, le RN et l’UDR se sont systématiquement opposé aux dispositions qui auraient permis d’augmenter les moyens des SDIS, les lepénistes s’alignant sur les intérêts des assureurs privés. Cela ne les empêché pas de se poser en représentants des pompiers.

    Plus cynique encore, parmi ces irresponsables, il y en a qui nous infligent leur candidature à la prochaine élection présidentielle : Hollande, Cazeneuve, Philippe, Attal et Retailleau. Lunaire.

    Et l’Etat, pendant ce temps-là, publie juste un mini guide pour gérer son éco-anxiété (https://www.facebook.com/photo?fbid=1520245870135945&set=pcb.1520249770135555)

    • Une autre lettre ouverte aux administrateurs de la catastrophe en cours :

      Qui aurait pu prédire ? Nous tous, Monsieur le Président.
      Lettre ouverte depuis une petite commune d’une France qui brûle, s’assèche et suffoque
      Monsieur le Président de la République,
      La France brûle.
      À l’heure où j’écris ces lignes, le ciel de Gironde n’est plus vraiment un ciel, mais une voûte de fumée dont l’odeur âcre est parvenue jusqu’ici, à Sancoins. Des femmes et des hommes quittent leur maison avec quelques vêtements, leurs papiers, un animal serré contre eux et cette question terrible : que restera-t-il lorsque nous reviendrons ? Derrière eux, il y a les jardins où grandissaient les enfants, les tables autour desquelles les familles se retrouvaient, les arbres plantés par ceux qui ne sont plus là, les photographies enfermées dans les meubles, tous ces souvenirs que l’on croyait à l’abri parce qu’on les avait confiés à des murs.
      Il y a aussi cette vie minuscule et innombrable qui ne sera jamais évacuée : les chevreuils pris au piège, les oiseaux asphyxiés dans leur nid, les insectes consumés par milliards, les arbres centenaires transformés en torches. Tout un peuple sans voix meurt dans le vacarme des flammes, sans sirène, sans plan d’évacuation, sans communiqué officiel.
      Pendant ce temps, les pompiers avancent dans ce que les autres fuient. Ils entrent là où la chaleur repousse les corps, là où l’air devient irrespirable, là où la forêt elle-même semble vouloir dévorer ceux qui tentent de la sauver. Ils portent sur leurs épaules une République qui les acclame dans l’urgence, mais laisse leurs effectifs et leurs moyens sous une tension permanente lorsque les caméras sont reparties et que la fumée a quitté les écrans.
      Au 26 juillet, près de 98 000 hectares avaient déjà brûlé en France depuis le début de l’année. Notre pays vient de traverser une vague de chaleur de seize jours, après un mois de juin déjà historique, tandis qu’une quatrième vague de chaleur menace. Un quart de nos petits cours d’eau sont à sec et la Loire atteint des niveaux exceptionnellement bas pour un mois de juillet.
      Ce sont les premières pages du monde dans lequel nous sommes entrés.
      Et pourtant, Monsieur le Président, vous aviez demandé : « Qui aurait pu prédire ? »
      Nous tous.
      Les scientifiques, le GIEC et les associations l’avaient prédit. Les agriculteurs qui regardent leurs terres se fissurer l’avaient prédit. Les pompiers qui voyaient la saison des feux s’allonger l’avaient prédit. Les élus locaux qui comptaient les restrictions d’eau, les maisons fissurées et les arbres mourant sur pied l’avaient prédit. Les enfants eux-mêmes l’avaient compris. Tout le monde savait, Monsieur le Président. Tout le monde, sauf peut-être ceux dont la fonction était précisément de savoir, de prévoir et d’agir. Cette phrase, prononcée le 31 décembre 2022 après les incendies qui avaient déjà ravagé la Gironde, restera comme l’une de celles qui condensent une époque : celle d’un pouvoir qui transforme les conséquences annoncées en surprises, les renoncements en exercices de communication.
      Depuis, le feu a poursuivi son œuvre et l’État, lui, délivre des conseils.
      Il nous explique désormais comment « gérer l’éco-anxiété ». Il nous invite à mettre des mots sur nos émotions, à prendre du recul, à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous. Ces recommandations peuvent être utiles lorsqu’elles viennent d’un médecin ou d’un psychologue. Elles deviennent indécentes lorsqu’elles tiennent lieu de réponse politique à un désastre que le pouvoir refuse d’affronter à sa mesure. Faudrait-il respirer profondément pendant que le pays suffoque, méditer pendant que la forêt brûle, apprendre à mieux supporter la catastrophe plutôt qu’exiger de ceux qui gouvernent qu’ils empêchent qu’elle devienne notre ordinaire ?
      Vous nous demandez de distinguer ce qui dépend de nous de ce qui ne dépend pas de nous. Très bien.
      Il dépend de nous de nous entraider, de veiller sur nos voisins et de transformer nos habitudes lorsque nous en avons les moyens. Mais il dépend de vous de donner aux communes les moyens d’agir, de protéger les travailleurs, de financer des refuges climatiques, de soutenir le monde agricole et de préparer les services publics.
      Il dépend surtout de vous de cesser de financer le monde qui nous détruit.
      Voilà ce qui dépend de vous.
      Je vous écris depuis Sancoins, une petite commune rurale du Cher, au cœur de cette France que l’on célèbre dans les discours avant de l’abandonner dans les budgets. Ici, comme dans des milliers de communes, nos écoles ont été construites pour le climat d’hier. Leurs murs retiennent la chaleur, leurs cours minérales deviennent des plaques brûlantes et leurs salles de classe se transforment en étuves. On demande pourtant à des enfants d’écouter, d’apprendre et de se concentrer tandis que leur organisme lutte simplement pour maintenir sa température. Alors on ferme les volets, on déplace les tables, on cherche un ventilateur et l’on demande aux familles de fournir une gourde.
      On appelle cela un protocole. J’appelle cela l’organisation méthodique de notre impuissance.
      Dans nos petites communes, il n’existe souvent aucun refuge climatique. Nous n’avons pas toujours de salle convenablement isolée et rafraîchie où accueillir les personnes fragiles, ni de transport pour aller les chercher. Nous manquons d’agents pour appeler chaque habitant isolé, de médecins disponibles pour répondre aux inquiétudes et parfois même de cafés, de commerces ou de lieux publics où rompre la solitude. Alors les anciens restent chez eux. Ils ferment les fenêtres, tirent les rideaux et attendent que la nuit apporte un peu d’air, que leur corps tienne, que l’épisode passe. Ils attendent parfois seuls parce que leurs enfants vivent loin, parce que les voisins travaillent, parce que le service public s’est retiré kilomètre après kilomètre.
      Nous devons créer des refuges climatiques accessibles dans chaque bassin de vie : des lieux publics isolés, végétalisés, rafraîchis et ouverts lors des épisodes extrêmes. Après l’école, la mairie et l’hôpital, le refuge climatique doit devenir l’une des maisons de la République.
      Après avoir menacé les corps, la chaleur frappe celles et ceux dont le travail dépend directement de la terre, de l’eau et des saisons. Dans nos territoires, le changement climatique n’est pas une abstraction. Le maraîcher voit ses légumes brûler avant la récolte, l’horticulteur regarde mourir dans des serres devenues invivables des mois de travail, tandis que l’éleveur cherche de l’eau pour ses bêtes et du fourrage pour l’hiver. Le paysan voit le sol se durcir, les rendements tomber et les charges augmenter, mais les banques continuent de réclamer leur dû comme si le ciel n’avait pas changé. Le petit commerçant subit les rues désertées par la chaleur, les factures d’électricité et les chaînes du froid poussées à leur limite. Pour eux, le dérèglement climatique n’est pas une inquiétude théorique mais une récolte perdue aujourd’hui, une facture à payer lundi, une entreprise qui peut fermer demain.
      Je vous demande donc que les communes répondant aux critères obtiennent sans délai la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les dommages qui en relèvent, notamment les mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols. Pour toutes les pertes que ce régime laisse sans réponse, un mécanisme exceptionnel de solidarité nationale doit être créé. Les dispositifs agricoles doivent être déclenchés avant l’effondrement définitif des exploitations et un fonds spécifique doit soutenir les maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes, éleveurs, artisans et petits commerçants abandonnés dans les angles morts des assurances. Les compagnies d’assurances, qui connaissent parfaitement l’aggravation des risques climatiques et augmentent déjà leurs tarifs en conséquence, doivent elles aussi contribuer davantage à la solidarité nationale.
      Les profits peuvent être privés. La catastrophe, elle, ne saurait être éternellement publique.
      Cette catastrophe est également devenue une crise financière pour les collectivités. Le Fonds vert, doté de 2,5 milliards d’euros d’autorisations d’engagement en 2024, a vu son enveloppe initiale ramenée à 837 millions d’euros en 2026, avant même le surgel de crédits supplémentaires. Vous avez amputé l’un des principaux outils d’adaptation des collectivités au moment même où les incendies, la chaleur et la sécheresse démontrent son caractère vital.
      C’est une dette envoyée aux générations suivantes.
      Je vous demande donc un grand plan national d’adaptation des communes rurales, inscrit dans la loi et assorti d’engagements budgétaires pluriannuels. Il devra financer la rénovation thermique des écoles, des crèches, des établissements de santé et des bâtiments publics, la création de refuges climatiques, la végétalisation des centres-bourgs, la protection des captages et des réseaux d’eau, le soutien aux exploitations agricoles ainsi que le renforcement de la Sécurité civile et des services départementaux d’incendie et de secours. Ce plan devra être accessible aux petites communes sans qu’elles aient à employer un cabinet privé pour comprendre comment obtenir l’aide de l’État. Il devra enfin être financé par celles et ceux qui ont le plus contribué à la catastrophe et qui disposent des moyens d’y répondre : les grandes fortunes, les multinationales fossiles, les secteurs les plus polluants et les acteurs financiers qui ont prospéré en finançant l’ancien monde.
      La crise climatique n’est pas seulement écologique : elle est sociale.
      Les plus riches isolent leur maison, installent une climatisation, remplissent une piscine ou rejoignent une résidence secondaire. Les plus pauvres habitent sous les toits, vivent dans des logements mal isolés, travaillent dehors, prennent des transports surchauffés et comptent chaque litre d’eau comme chaque kilowattheure.
      Les uns achètent de la fraîcheur. Les autres subissent la chaleur.
      Nous ne sommes pas égaux devant la catastrophe et nous ne portons pas la même responsabilité dans ce qui nous arrive. L’ouvrier qui parcourt vingt kilomètres pour rejoindre son usine parce que la gare a fermé ne porte pas la même responsabilité que le milliardaire qui traverse le ciel en jet privé. La retraitée qui peine à chauffer sa maison ne porte pas la même responsabilité que l’entreprise fossile qui a organisé le doute climatique pendant des décennies.
      Demander à tous les mêmes sacrifices dans une société aussi inégale est une nouvelle injustice.
      Monsieur le Président, je ne vous écris pas pour ajouter une indignation à la longue liste des indignations françaises. Je vous écris parce qu’un élu local a le devoir de dire ce qu’il voit. Je vois des communes auxquelles on demande chaque jour de tenir avec moins. Je vois des habitants qui comprennent parfaitement que quelque chose s’effondre et auxquels votre gouvernement répond qu’ils doivent apprendre à gérer leur anxiété. Le peuple français n’est pas malade d’avoir peur. Il a peur parce que le danger est réel. Son inquiétude n’est pas une pathologie à traiter, mais une lucidité à entendre.
      La véritable maladie est politique : elle consiste à continuer de gouverner comme si la catastrophe pouvait attendre le prochain quinquennat ou la prochaine conférence internationale.
      Nous ne vous demandons plus de nous rassurer. Nous vous demandons d’agir. Nous ne vous demandons plus de promettre que l’écologie sera la priorité de demain. Nous vous demandons de financer aujourd’hui les services publics qui nous permettront de traverser ce qui vient. Nous ne vous demandons pas de nous apprendre à vivre avec la peur. Nous vous demandons de combattre ce qui la provoque.
      Qui aurait pu prédire ?
      Ne répondez plus que personne ne savait. Nous savions. Vous saviez.
      Désormais, l’Histoire jugera ce que vous aurez fait.
      Mansour Thiam
      Conseiller municipal de Sancoins (département du Cher)

      https://www.facebook.com/mansourlthiam/posts/pfbid0yhaYzBqv8EB7qDfU1pS2F2Qpw7Wrq35bgwzMxPqXx5Wt9xpLFVMdPZXFkyGpd1n6l

  • Le parasol et l’incendie. – affordance.info
    https://affordance.framasoft.org/2026/07/le-parasol-et-lincendie

    Cette photo déjà faite oeuvre a donné et donnera lieu à pléthore d’analyses et de commentaires. Dans sa première circulation virale, le premier et presque seul récit de sa glose sociale qui se détache immédiatement est celui de l’écho au célèbre mème « This is Fine » dont André Gunthert racontait déjà la trajectoire d’image sociale en 2021.

  • B’Tselem בצלם بتسيلم sur X :
    https://x.com/btselem/status/2080649685778227703

    Appel urgent à la #communauté_internationale pour prendre des mesures immédiates afin d’arrêter la violence d’Israël et de prévenir les pogroms par les milices de colons et l’armée israélienne à travers la Cisjordanie.

    Ces derniers jours, la violence des milices de colons, facilitée et soutenue par l’armée israélienne, s’est intensifiée à travers la #Cisjordanie, incluant l’incendie et la destruction de biens palestiniens, ainsi que l’expulsion forcée de familles et de communautés. Ces attaques ont été accueillies par le silence et l’inaction de la majeure partie de la communauté internationale, permettant à la violence de se poursuivre et de s’aggraver.

    L’événement d’aujourd’hui dans le village de Tell (zone B), lorsque la « tournée » des colons dans le village s’est terminée par la mort d’au moins 4 Palestiniens et 1 colon, ainsi que plusieurs blessés, conduit à une escalade de la violence dans la région, avec des colons, des ministres et des membres de la #Knesset appelant à de nouvelles attaques de vengeance qui ont déjà commencé à travers la Cisjordanie.

    L’expérience montre que ces événements peuvent rapidement dégénérer en #pogroms de masse lorsque le silence s’installe.

    Nous appelons la communauté internationale à agir maintenant. Une pression immédiate doit être exercée sur Israël pour arrêter les attaques supplémentaires, prévenir les pogroms et d’autres tueries, et assurer la protection des #Palestiniens, conformément aux obligations d’Israël en vertu du #droit_international.

    Adalah ; Akevot ; Bimkom ; Breaking the Silence ; B’Tselem ; Emek Shaveh ; Gisha ; HaMoked ; Haqel ; Human Rights Defenders Fund ; Ir Amim ; Leap ; MachsomWatch ; Parents Against Child Detention ; Peace Now ; Physicians for Human Rights Israel ; Rabbis for Human Rights ; UCPIP ; Yesh Din ; Zazim

  • Numérique  : l’ère du soin • Lab
    https://lab.noesya.coop/publications/2026-05-27-numerique-lere-du-soin

    Pour comprendre la situation, il est nécessaire d’envisager l’IAg davantage comme un discours dans un champ politique que comme un artefact dans un champ technique. C’est une stratégie délibérée d’acteurs économiques américains pour maintenir et augmenter leur domination, dans une logique d’activité répondant à une fin  : toujours plus. Le monde social, pris dans cette nouvelle forme de technocratie63, se soumet aux impératifs techniques des Bigs Techs et est contraint d’abandonner tout projet d’émancipation. En ce sens, il s’agit d’un prolongement de l’extractivisme, du productivisme, du colonialisme, de l’impérialisme et du néolibéralisme64. Le récit téléologique65 d’une IA générale « péril existentiel », incarnée par Terminator ou Matrix, contribue à sortir la question du débat démocratique  : on ne discute pas l’apocalypse, on la craint. Cela fait le jeu d’une course à la domination technologique en réalité absurde, qui précipite le dépassement des limites planétaires et le délitement social. Il faudrait ralentir, on accélère.

    Cette gigantesque opération d’automatisation risque fort d’aboutir à l’implosion du secteur dit quaternaire66, qui regroupe l’informatique, l’innovation, le numérique, la communication, et d’une partie du tertiaire comprenant notamment l’administration, le droit, l’ingénierie… En prenant un peu de recul, on peut schématiser comme cela  : le primat de l’activité économique a justifié la dévalorisation et la dégradation des activités agricoles au profit de l’industrie, avec la révolution industrielle (primaire vers secondaire), puis celle de l’industrie aux services avec l’automatisation (secondaire vers tertiaire), puis des services vers le numérique avec l’informatisation (tertiaire vers quaternaire). La particularité de l’IAg est qu’elle fait disparaître le quaternaire sans ouvrir de quinternaire. La fin des cols blancs, et après, rien.

  • La théorie de l’évolution est mal comprise : est-ce un problème de langue, de vocabulaire ou de psychologie ?
    https://theconversation.com/la-theorie-de-levolution-est-mal-comprise-est-ce-un-probleme-de-lan

    Je me suis rendue compte qu’effectivement, les processus adaptatif sont mal compris : un organisme individuel ne va pas s’adapter à un changement de son milieu et transmettre son « adaptation à sa descendance.
    C’est carrément l’inverse : quand un changement du milieu intervient, il y a des individus qui sont porteurs d’anomalies génétiques qui s’expriment dans leur phénotype et vont leur permettre de continuer vaguement à vivre et surtout à se reproduire (et donc à transmettre l’anomalie qui permet de survivre) et d’autres qui ne sont pas équipés d’origine pour cette nouvelle donne et vont claquer sans se reproduire.

    C’est ça, la sélection naturelle et le processus adaptatif : ça se fait à travers des moissons générationnelles et ça accompagne un changement qui s’étale bien au-delà des durées de vie individuelles. Pour les individus, c’est pile ou face, ça passe ou ça casse.

    Ce processus est inopérant sur des changements brutaux et courts : si on atteint les limites de l’espèce dans une génération, l’espèce disparait.

    C’est pour ça qu’ils me fatiguent les chantres de l’adaptation au changement climatique : on est très loin d’un changement plurigénérationnel, ça se fait en très peu d’années.

    Et surtout, on est presque tout de suite aux portes des limites supérieures de la vie carbonée en générale, des organismes à protéines en particulier.
    Le seuil, c’est 40°C en température interne. Là, t’as en gros 2 heures pour trouver un moyen de baisser ta tempé, après tu es très littéralement cuit.
    Il y a 0 processus adaptatif, 0 négociation ou échappatoire.

    Le degré d’après n’est pas un conquête des meilleurs, des plus forts et des plus compétitifs : c’est Mars.
    Un monde stérile, mise à part quelques bactéries qui aiment le super chaud.

    Quant au verbe « s’adapter », avec son pronom réfléchi, il évoque une action volontaire, une capacité à modifier consciemment son comportement face aux circonstances. Pourtant, le discours de la biologie évolutive exclut toute intentionnalité. En effet, le vivant n’a pas décidé d’être ce qu’il est, et encore moins dans une optique d’adaptation. Dans une même population, les individus montrant certaines caractéristiques avantageuses dans un écosystème donné laisseront davantage de descendants. D’un point de vue évolutif, le vivant ne s’adapte pas : il est adapté.Ces glissements de sens ne relèvent pas d’un simple malentendu lexical. Ils révèlent une manière spontanée de penser le vivant. Comme le montre la psychologie cognitive, nous sommes enclins à attribuer des intentions à des phénomènes naturels qui n’en possèdent aucune. Nous voyons des projets là où n’opèrent que des mécanismes physiques. Nous prêtons des stratégies à ce qui résulte de processus aveugles. Nous avons des intuitions et nous les prêtons aux choses.