Franck

Open time, open mind, open eyes



  • Directive Copyright, ma grille de lecture – Blog Libre
    https://www.blog-libre.org/2018/09/18/directive-copyright-ma-grille-de-lecture

    Dans tous les cas, je suis impatient de voir les effets de cette directive copyright dans les mois à venir. Les choses vont bouger du côté des multinationales du numérique, j’attends leur réplique avec curiosité et ce serait intéressant de voir tous les articles de presse ne plus remonter dans aucun moteur de recherche.

    Mince, maintenant que j’y pense… Ce seront nos billets qui ressortiront en tête de résultats ???

    Ah ah, la renaissance des blogs arrive \o/


  • Sobriété numérique imposée : merci LinkedIn ! – Jean-Marc Jancovici
    https://jancovici.com/publications-et-co/bric-a-brac/sobriete-numerique-imposee-merci-linkedin

    Driver: are you a robot, or a human?
    Cop: I say I am a human, but actually you have no way to check (and some reasons to doubt it because occasionally I omit a word – or add an extra one – in a sentence). But if you ever trespass again a limit that you do not know, I will act as a robot, applying my own (ill-)logic without any feeling.

    Many thanks to Kafka, Orwell, Terry Gilliam and Ubu Roi.


  • Un appel face à la fin du monde
    https://diacritik.com/2018/08/27/un-appel-face-a-la-fin-du-monde

    Les initiatives « locales » et la volonté citoyenne ne suffisent plus. Il est aujourd’hui vital que des décisions politiques drastiques – et contraignantes donc impopulaires – soient prises. Elles ne le seront que sous notre pression. Voilà le paradoxe avec lequel il faut jouer.

    • « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/09/03/le-plus-grand-defi-de-l-histoire-de-l-humanite-l-appel-de-200-personnalites-

      Tribune. Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d’être sérieux.

      Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique.

      Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.

      Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.

      Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux.

      Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront.

      C’est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire.

      De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené.

      Avec une petite interview…
      https://www.youtube.com/watch?v=mFC1yxiOtgg

      #tribune #climat #effondrement

      À force, ça va vraiment finir par être trop tard :/

    • « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète
      Le Monde, le 3 septembre 2018

      Isabelle Adjani, actrice ; Laure Adler, journaliste ; Pedro Almodovar, cinéaste ; Laurie Anderson, artiste ; Charles Aznavour, chanteur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Pierre Arditi, acteur ; Niels Arestrup, acteur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, cinéaste ; Yvan Attal, acteur, cinéaste ; Josiane Balasko, actrice ; Aurélien Barrau, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Xavier Beauvois, cinéaste ; Alain Benoit, physicien (Académie des sciences) ; Jane Birkin, chanteuse, actrice ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Gilles Boeuf, biologiste ; Mathieu Boogaerts, chanteur ; John Boorman, cinéaste ; Romane Bohringer, actrice ; Carole Bouquet, actrice ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Zabou Breitman, actrice, metteuse en scène ; Nicolas Briançon, acteur, metteur en scène ; Irina Brook, metteuse en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, cinéaste ; Florence Burgat, philosophe ; Gabriel Byrne, acteur ; Cali, chanteur ; Sophie Calle, artiste ; Jane Campion, cinéaste ; Isabelle Carré, actrice ; Emmanuel Carrère, écrivain ; Anne Carson, auteure et professeure ; Michel Cassé, astrophysicien ; Laetitia Casta, actrice ; Bernard Castaing, physicien (Académie des sciences) ; Antoine de Caunes, journaliste, cinéaste ; Alain Chamfort, chanteur ; Boris Charmatz, chorégraphe ; Christiane Chauviré, philosophe ; Jeanne Cherhal, chanteuse ; François Civil, acteur ; Hélène Cixous, écrivaine ; Isabel Coixet, cinéaste ; Françoise Combes, astrophysicienne (Collège de France) ; François Cluzet, acteur ; Gregory Colbert, photographe, cinéaste ; Bradley Cooper, acteur ; Brady Corbet, acteur ; Béatrice Copper-Royer, psychologue ; Marion Cotillard, actrice ; Denis Couvet, écologue ; Camille Cottin, actrice ; Clotilde Courau, actrice ; Franck Courchamp, écologue (Académie européenne des sciences) ; Nicole Croisille, chanteuse ; David Cronenberg, cinéaste ; Alfonso Cuaro, cinéaste ; Willem Dafoe, acteur ; Philippe Decouflé, chorégraphe ; Sébastien Delage, musicien ; Vincent Delerm, chanteur ; Alain Delon, acteur ; Catherine Deneuve, actrice ; Claire Denis, cinéaste ; Philippe Descola, anthropologue (Collège de France) ; Alexandre Desplat, compositeur ; Manu Dibango, musicien ; Hervé Dole, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Valérie Dréville, actrice ; Diane Dufresne, chanteuse ; Sandrine Dumas, actrice, metteuse en scène ; Romain Duris, acteur ; Lars Eidinger, acteur ; Marianne Faithfull, chanteuse ; Pierre Fayet, physicien (Académie des sciences) ; Ralph Fiennes, acteur ; Frah (Shaka Ponk), chanteur ; Cécile de France, actrice ; Stéphane Freiss, acteur ; Thierry Frémaux, directeur de festival ; Jean-Michel Frodon, critique, professeur ; Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile ; Pierre-Henri Gouyon, biologiste ; Julien Grain, astrophysicien ; Anouk Grinberg, actrice ; Mikhaïl Gromov, mathématicien (Académie des sciences) ; Sylvie Guillem, danseuse étoile ; Arthur H, chanteur ; Ethan Hawke, acteur ; Christopher Hampton, scénariste ; Nora Hamzawi, actrice ; Ivo Van Hove, metteur en scène ; Isabelle Huppert, actrice ; Agnès Jaoui, actrice, cinéaste ; Michel Jonasz, chanteur ; Camelia Jordana, chanteuse ; Jean Jouzel, climatologue (Académie des sciences) ; Juliette, chanteuse ; Anish Kapoor, sculpteur, peintre ; Mathieu Kassovitz, acteur ; Angélique Kidjo, chanteuse ; Cédric Klapisch, cinéaste ; Thierry Klifa, cinéaste ; Panos H. Koutras, cinéaste ; Lou de Laâge, actrice ; Ludovic Lagarde, metteur en scène ; Laurent Lafitte, acteur ; Laurent Lamarca, chanteur ; Maxence Laperouse, comédien ; Camille Laurens, écrivaine ; Bernard Lavilliers, chanteur ; Sandra Lavorel, écologue (Académie des sciences) ; Jude Law, acteur ; Patrice Leconte, cinéaste ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Gérard Lefort, journaliste ; Nolwenn Leroy, chanteuse ; Peter Lindbergh, photographe ; Louane, chanteuse ; Luce, chanteuse ; Ibrahim Maalouf, musicien ; Vincent Macaigne, metteur en scène, acteur ; Benoît Magimel, acteur ; Yvon Le Maho, écologue (Académie des sciences) ; Andreï Makine, écrivain de l’Académie Française ; Abd al Malik, rappeur ; Sophie Marceau, actrice ; Virginie Maris, philosophe ; André Markowicz, traducteur ; Nicolas Martin, journaliste ; Vincent Message, écrivain ; Wajdi Mouawad, metteur en scène ; Nana Mouskouri, chanteuse ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Arthur Nauzyciel, metteur en scène ; Safy Nebbou, cinéaste ; Pierre Niney, acteur ; Helena Noguerra, chanteuse ; Claude Nuridsany, cinéaste ; Michael Ondaatje, écrivain ; Thomas Ostermeier, metteur en scène ; Clive Owen, acteur ; Corine Pelluchon, philosophe ; Laurent Pelly, metteur en scène ; Raphaël Personnaz, acteur ; Dominique Pitoiset, metteur en scène ; Denis Podalydès, acteur ; Pomme, chanteuse ; Martin Provost, cinéaste ; Olivier Py, metteur en scène ; Susheela Raman, chanteuse ; Charlotte Rampling, actrice ; Raphaël, chanteur ; Régine, chanteuse ; Cécile Renault, astrophysicienne ; Robin Renucci, acteur ; Jean-Michel Ribes, metteur en scène ; Tim Robbins, acteur ; Muriel Robin, actrice ; Isabella Rossellini, actrice ; Brigitte Roüan, actrice, cinéaste ; Carlo Rovelli, physicien (Institut universitaire de France) ; Eric Ruf, directeur de la Comédie-Française ; Céline Sallette, actrice ; Rodrigo Santoro, acteur ; Marjane Satrapi, cinéaste ; Kristin Scott Thomas, actrice ; Albin de la Simone, musicien ; Abderrahmane Sissako, cinéaste ; Marianne Slot, productrice ; Patti Smith, chanteuse, écrivaine ; Sabrina Speich, géoscientifique ; Marion Stalens, réalisatrice ; Kristen Stewart, actrice ; Tom Stoppard, dramaturge ; Peter Suschitzky, chef opérateur ; Malgorzata Szumowska, cinéaste ; Béla Tarr, cinéaste ; Gilles Taurand, scénariste ; Alexandre Tharaud, musicien ; James Thierrée, danseur, chorégraphe ; Mélanie Thierry, actrice ; Danièle Thompson, cinéaste ; Melita Toscan du Plantier, attachée de presse ; Jean-Louis Trintignant, acteur ; John Turturro, acteur ; Hélène Tysman, pianiste ; Pierre Vanhove, physicien ; Karin Viard, actrice ; Polydoros Vogiatzis, acteur ; Rufus Wainwright, chanteur ; Régis Wargnier, cinéaste ; Jacques Weber, acteur ; Wim Wenders, cinéaste ; Sonia Wieder-Atherton, musicienne ; Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; Jia Zhang-ke, cinéaste ; Elsa Zylberstein, actrice


    • En macro-économie la #loi_de_Goodhart indique que «  lorsqu’une mesure devient un objectif, elle cesse d’être une bonne mesure.  » Est-il besoin de développer ?

      J’oublie toujours le nom de cette loi… Sans doute, parce que c’est, pour moi, une évidence. Sa reformulation dans l’intertitre qui suit a plus de chance de me rester en mémoire…

      Dans chaque « métrique » il y a des coups de trique.

      #KPI ;-)

    • Et c’est enfin car derrière ce score de «  fiabilité  » ne cherche même plus à se cacher l’idée aussi folle qu’inquiétante d’une rationalisation automatisée ou automatisable d’un rapport individuel à l’information absout de tout rapport collectif à une quelconque forme de vérité(s) objectivable(s). Le solutionnisme technologique est intrinsèquement lié à une forme de relativisme moral individualiste.


  • Edouard Philippe annonce les grandes lignes de son projet de loi de finances 2019
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/08/26/edouard-philippe-annonce-les-grandes-lignes-de-son-projet-de-loi-de-finance-

    Pour lui, « c’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire », et la part croissante des dépenses de santé destinées à couvrir les arrêts maladie « veut dire qu’on a moins d’argent pour le financement des hôpitaux ou de nouveaux traitements ». « Tous les acteurs du système doivent se mettre autour de la table pour trouver les moyens de contenir cette progression », exhorte-t-il. « Donc il ne s’agit pas de renvoyer vers tel ou tel le coût de ces indemnisations – les entreprises pas plus que d’autres. C’est ensemble qu’il faut résoudre le problème. Mais je veux dire à tous que cela ne peut pas durer. »

    Sans se poser la question de la cause des arrêts maladie (et encore moins de leur progression). Cautère / jambe de bois as usual !



  • Financer le logiciel libre – Blog Libre
    https://www.blog-libre.org/2018/08/20/financer-le-logiciel-libre

    Firefox arrive grosso modo à tenir techniquement face à Chrome mais il faut payer des développeurs pour ça. Chez Mozilla 225 millions de dollars par an pour le développement des logiciels, je vais être sympa on va arrondir à 100 millions. Comment on fait pour trouver cette somme ?

    On fait pas. On ne sait pas faire. Personnellement ça ne me gêne pas de reconnaître un fail, ce qui me gêne c’est de le cacher sous le tapis comme si il n’y avait pas de problème. À la place on va souligner les manquements de Mozilla à la vie privée, à ses promesses, ses erreurs techniques. Si Mozilla avait 300 millions de dons par an, son fonctionnement serait certainement différent.


    • Passionnant, #merci !

      Géolinguistique.
      La Chine est depuis cette année la première puissance économique de la planète, passant devant les Etats-Unis. Elle est également, le fait est connu au moins depuis Jacques Dutronc, la première puissance démographique de la planète. Et donc également, grâce au mandarin, la première puissance linguistique de la planète en nombre de locuteurs natifs.

      D’une certaine manière, Google est également la première puissance linguistique de la planète. Le « volume » du matériau linguistique capté, collecté, traité et analysé chaque jour par le moteur de recherche depuis désormais 20 ans est sans aucun équivalent tant dans l’aspect quantitatif (volumétrie pure des données linguistiques) que dans l’aspect « qualitatif » renvoyant au nombre de langues analysées et au niveau de service proposé pour chacune (de la traduction à la volée en passant par la consultation de textes rares et l’ensemble des services « vocaux » nécessitant une compréhension minimale de la langue concernée).

      C’est donc un affrontement de nature géo-linguistique qui fait tout l’intérêt des rapports entre Google et la Chine, entre la libellule et la muraille.

      Et ce que définit la langue est d’abord un rapport au territoire. Un passe-muraille.

    • Dystopy, is what we need my friend.
      […]
      Il me semble que nous sommes aujourd’hui à la phase d’après. Celle où les gens ont cliqué sur suffisamment de publicités et ont, ce faisant, accepté suffisamment de technologies de traçage actif ou passif pour que les conditions d’existence d’une forme de pouvoir autoritaire soient réunies et surtout pour qu’elle soient en passe d’être acceptées comme naturelles ou, pire, comme légitimes.

      La question essentielle se déplace donc : il ne s’agit plus de savoir si nous acceptons ou si nous refusons ce traçage publicitaire (débat permis et en partie résolu par le RGPD) ; il s’agit de savoir si nous acceptons ou si nous refusons cette forme de néo-fascisme documentaire propre au totalitarisme littéral des plateformes et le cadre économico-politique qui est sa condition d’existence première.

    • rien que les intertitres…

      Géolocaliser et punir.
      […]
      Police partout, politique nulle part.
      […]
      Ce qui me semble le plus frappant dans cette histoire, finalement, c’est l’absence totale de réflexion et de prise de position politique (autre que celle visible de quelques dîners mondains ou celle, invisible, de formes aussi classiques que perverses de lobbying). Croire que les états n’ont pas à se mêler de la stratégie d’entreprises comme Google, Facebook ou Amazon au motif que nous ne serions, justement, pas en Chine ou dans un pays communiste est aujourd’hui le triple aveu d’un dépassement, d’une impuissance et d’une incapacité à penser ce qui se joue réellement à l’échelle politique.

      Et en même temps ... imaginer que des états, que nos états actuels, gouvernés par des bouffons narcissiques de la finance ou par des clowns égocentriques ivres de leur nationalisme, imaginer que ces états puissent aujourd’hui se mêler du projet politique de ces mêmes firmes n’apparaît pas davantage comme une solution souhaitable.

    • “Our findings suggest that censorship in China is effective not only because the regime makes it difficult to access sensitive information, but also because it fosters an environment in which citizens do not demand such information in the first place,” the scholars wrote."

      Latour, un peu plus loin, très bonne citation :

      Des questions liées : subsistance, visualisation, protection et défense. Mais supposez que vous n’ayez aucune idée précise de ce qui vous permet de subsister, ou une idée tellement abstraite que vous restiez suspendu en l’air, pratiquement hors sol, quand je vous pose la question : « Qui êtes-vous, que voulez-vous, où habitez-vous ? » Eh bien, je prétends que n’ayant pas de monde concret à décrire, vous êtes devenus incapables de définir vos « intérêts » et qu’ainsi, vous ne pourrez plus articuler aucune position politique vaguement défendable. Je prétends que la situation actuelle de retour général à l’Etat-nation derrière des murs vient directement de cette totale impossibilité de préciser quels intérêts on défend. Comment avoir des intérêts si vous ne pouvez pas décrire votre monde ?


  • Un baiser dans la nuit – le roncier
    http://le.roncier.net/post/2018/08/02/un-baiser-dans-la-nuit

    J’espère que le petit couple continuera à s’embrasser, partout, la nuit, le jour, dans les parcs. J’espère que d’autres pédés s’arrêteront s’ils ont de nouveau des problèmes. Je ne veux pas qu’ils aient peur de s’embrasser, ou de se toucher, comme moi j’ai, encore aujourd’hui. J’ai intégré ce danger, je tiens peu la main de mon amoureux dans la rue, et quand je le fais, c’est toujours extrêmement conscient, ce qui gâche un peu la délicatesse du geste. On ne s’embrasse dans le métro que si on peut se permettre de perdre du temps en cas de situation qui dégénère. Nous sommes dans une prison hétérosexiste, et le plus tordu, c’est que nous en sommes bien souvent les gardiens, par peur de se voir remettre dans le droit chemin à coup de poings. J’espère que eux, ils ont sentis qu’ils n’étaient pas tous seuls, en tout cas, et qu’ils n’avaient rien fait de mal. J’étais avec eux et ça m’a fait du bien, à moi.


  • Benalla et l’arc d’extrême droite, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 23 juillet 2018)
    https://blog.mondediplo.net/benalla-et-l-arc-d-extreme-droite

    En lieu et place de « ça n’est pas ça la police » et « il a ruiné notre image », le lecteur attentif aura évidemment rectifié de lui-même pour entendre « la police, c’est tout à fait ça (si ça n’est pas bien pire) » et « il a mis en pleine lumière ce que nous sommes ».


  • Glyphosate : de Rugy sabote son Assemblée | François Ruffin
    https://francoisruffin.fr/glyphosate

    Alors que répondre ? La vérité. Je vais parler pour moi, à la première personne : je suis un bleu à l’Assemblée, et ils m’ont blousé. Ils ont réussi, sur le glyphosate, un tour de force. Dans cette guérilla parlementaire, ils ont oeuvré pour bafouer la démocratie.
    Qui ça, « ils » ? C’est le président de Rugy, en première ligne.

    Chambre d’enregistrement


  • affordance.info : Le code, la loi, la start-up nation et le business-model de mes burnes.
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2018/05/code-loi-start-up-nation-business-model-burnes.html
    http://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef0223c84f17dc200c-600wi

    Il y a des journées fatigantes. De celles où tu te demandes si la totalité de la start-up nation n’a pas monté une coalition du nimp afin d’éprouver les limites de ta patience. Hier était l’une de ces journées.

    Il faudrait citer tout l’article, donc juste le début et allez lire le reste ;-)

    J’suis d’accord avec tout.


  • Non négociable | nota-bene.org
    https://nota-bene.org/Non-negociable

    L’individualisme forcené, le gain facile, le chacun-pour-soi, enfants du capitalisme décomplexé des années 80, sont passés par-là. La question est celle de la société qu’on veut bâtir, et elle est d’importance.

    Je crois qu’on nous a confisqué ce débat, pour notre plus grand bien, évidemment !



  • Supprimer les services politiques, et 4 autres idées pour changer le journalisme | Dans mon labo
    https://dansmonlabo.com/2018/05/06/supprimer-les-services-politiques-et-4-autres-idees-pour-changer-le-jou

    A titre personnel, je suis abonné (et même petit actionnaire) des Jours, mais je ne vois aucune raison d’interrompre mon prélèvement si ce site décide de mettre ses contenus en libre accès.

    Idem !


  • Un splendide isolement - La Vie des idées
    http://www.laviedesidees.fr/Un-splendide-isolement.html

    Reste à s’interroger sur les raisons pour lesquelles le maintien de l’ordre à la française se trouve rangé sur le bas-côté de la circulation européenne des idées et des doctrines policières. Il y a d’abord la certitude, largement entretenue par policiers et gendarmes, que le maintien de l’ordre « à la française » est d’excellence et qu’il est prisé dans le monde entier [12]. Cela fut peut-être vrai par le passé, mais ce n’est plus le cas. S’il en fallait donner un indicateur, il suffirait de montrer à quel point dans de nombreux pays les forces de police se tournent désormais vers d’autres modèles mais aussi d’autres équipements que ce que la France a à offrir, avec les effets économiques que l’on imagine aisément.


  • Arnaqueur senior — David Larlet
    https://larlet.fr/david/stream/2018/04/11

    La qualité devrait être ajustable en fonction du contexte. On ne code pas de la même manière un prototype avec une espérance de vie de trois mois et un produit qui est là pour durer. On ne se met pas les mêmes contraintes sur une application critique et sur un outil de commodité. On n’a pas les mêmes besoins de résilience en fonction du public visé, avoir une approche dogmatique est potentiellement néfaste au produit.


  • Miximum — Qualité vs. productivité
    https://www.miximum.fr/blog/qualite-productivite

    Si je fais le point, je trouve que mon travail d’aujourd’hui est vraiment beaucoup plus robuste qu’il y a dix ans. Le code sans bug n’existe pas, mais je suis beaucoup moins souvent confronté à des comportements indésirables ou inattendus qu’auparavant. Étonnamment, une fois le code écrit, je ne refactorise plus tant que ça (en tout cas, moins qu’à une époque).

    En contrepartie, je suis effaré par mon manque de productivité. Quand je travaille pour des clients, je m’étonne parfois de ne pas être pris pour un arnaqueur, tant il m’arrive de passer une journée à corriger un seul bug, à réaliser une seule petite fonctionnalité.

    Je suis bien convaincu que cette façon de faire a une certaine valeur, mais j’ai l’impression d’être allé trop loin. Le déséquilibre qualité / productivité est trop important (le terme qualité étant à comprendre comme un terme technique, je ne m’envoie pas des fleurs).



  • Les enfants assassinés - Carnets Web de La Grange
    http://www.la-grange.net/2018/03/04/enfance-livres

    Quelle misère, quelle tristesse ! Après une heure où je regardais chaque livre pour pouvoir lui en donner quelques-uns à mon retour au Japon, j’étais triste. Triste de l’idiotie des parents en face du bouillonnement des envies de découvertes et d’explorations des enfants.

    That’s it ! Quand je mesure le temps que j’ai passé dans les bouquins petit, et encore aujourd’hui…



  • Nolan : „Being an open-source maintainer is really hard. A…” - Toot Café
    https://toot.cafe/@nolan/99383693187266672

    Being an open-source maintainer is really hard. A lot of people tend to act very entitled towards you, as if you “owe” them your time or your attention.

    It’s totally illogical: you put something out there for free, and now because of that, folks feel like they deserve more of it! And yet this is often the prevailing mood in OSS communities.

    At the same time, you may start to believe this logic yourself, leading to “open-source guilt.” This often ends in burnout.

    So true! (tellement vrai)


  • http://www.assemblee-nationale.fr/presidence/Rapport-MO-09-01-18.pdf

    Extrait :

    Recommandation n°1 :

    Les disparités et les insuffisances constatées dans la formation de certaines unités intervenant dans les
    opérations de maintien de l’ordre nécessitent de renforcer la formation initiale et continue pour l’ensemble des unités chargées du maintien de l’ordre et d’en garantir l’effectivité.

    Recommandation n°2 :

    Au regard des réclamations liées à l’usage du LBD 40x46 dans le cadre du maintien de l’ordre, de sa
    dangerosité et des risques disproportionnés qu’il fait courir dans le contexte des manifestations, le
    Défenseur des droits recommande d’interdire l’usage des lanceurs de balle de défense dans le cadre
    d’opérations de maintien de l’ordre, quelle que soit l’unité susceptible d’intervenir.

    Recommandation n°3 :

    Le recours aux armes de force intermédiaire dans les opérations de maintien de l’ordre soulève des
    problématiques récurrentes liées à la gravité des blessures qu’elles occasionnent et au manque de
    transparence dans leurs conditions d’utilisation. Le Défenseur des droits recommande qu’une étude sur
    l’usage des armes de force intermédiaire, autres que les lanceurs de balles de défense, dans la gestion
    de l’ordre public, soit réalisée sous son égide.

    Recommandation n°4 :

    Le Défenseur des droits recommande que la mise en œuvre des contrôles d’identité dans le cadre des
    manifestations soit réalisée dans le respect des libertés individuelles et dans des conditions conformes
    aux règles déontologiques. Les contrôles doivent être strictement encadrés et justifiés par des motifs
    précis et explicités aux personnes contrôlées. En outre, un dispositif permettant la traçabilité des
    contrôles d’identité doit être élaboré.
    Le Défenseur des droits recommande, par ailleurs, qu’il soit mis fin à la pratique des contrôles d’identité
    délocalisés qui ne reposent sur aucune base légale.

    Recommandation n°5 :

    Le cadre juridique du recours aux fouilles et filtrages à l’occasion des opérations de maintien de l’ordre
    doit être clarifié en distinguant les mesures prises à des fins judiciaires de celles prises à des fins
    administratives.

    Recommandation n°6 :

    Le Défenseur des droits recommande que la technique de l’encagement, mesure privative de liberté ne
    reposant sur aucune base légale, soit strictement définie par un cadre légal dans la mesure où le recours
    à cette technique apparaitrait indispensable face à certains types de manifestants.

    Recommandation n°7 :

    Le Défenseur des droits préconise de recentrer le maintien de l’ordre sur la mission de police
    administrative de prévention et d’encadrement de l’exercice du droit de manifester dans une approche
    d’apaisement et de protection des libertés individuelles.
    Dans la perspective de ces nouvelles orientations, le Défenseur des droits poursuivra avec l’Institut
    National des Hautes Etudes de la Sécurité et la Justice (INHESJ) une recherche sur la stratégie de
    « désescalade » mise en œuvre dans certains pays européens et susceptible de contribuer à une
    amélioration des relations police-population.

    Recommandation n°8 :

    Le Défenseur des droits préconise de revoir les modalités d’information sur l’engagement de la force
    dans les opérations de maintien de l’ordre et, en particulier, de moderniser le régime des sommations.
    Plus généralement, il recommande de renforcer la communication et le dialogue dans la gestion de
    l’ordre public, avant et pendant le déroulement des manifestations, afin notamment de rendre plus
    compréhensible l’action des forces de sécurité et de favoriser la concertation.

    Si seulement c’était suivi d’effet !