fred1m

citoyen (épicène ?) ou adelphe...

  •  » #Noam_Chomsky : le néolibéralisme détruit notre démocratie
    https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-le-neoliberalisme-detruit-notre-democratie

    #Margaret_Thatcher l’a dit plutôt joliment dans son aphorisme : « il n’y a pas de société, seulement des #individus ».

    En fait, inconsciemment, c’est certain, elle paraphrasait Marx, qui, dans sa condamnation de la répression en France, déclarait : « La #répression transforme la société en sac de pommes de terre, seulement composé d’individus, une masse amorphe qui ne peut agir ensemble ». C’était une condamnation. Pour Thatcher, c’était un idéal – et c’est le #néolibéralisme.


  • MARSEILLE SOCIAL CLUB
    Expulsion des pauvres pour la saison touristique

    http://jefklak.org/?p=4112

    "Derrière l’action d’occupation menée ce vendredi 7 juillet, il y a de nombreuses associations regroupées sous la houlette d’un collectif : Délinquants Solidaires. Parmi elles : Médecins du monde, la Fondation Abbé Pierre, la Cimade, Emmaüs, etc. De grosses structures, qui pèsent dans ce petit monde. Constatant la situation d’urgence sociale à Marseille (entre 12 000 et 15 000 personnes à la rue, système d’hébergement et 115 complètement dépassés, hausse du nombre de migrants mineurs isolés, familles séparées dès lors qu’elles sont prises en charge, etc.), elles ont décidé de passer à l’offensive, ciblant des bâtiments inoccupés pour y loger des familles et mettre les pouvoirs publics devant le fait accompli. Le terme utilisé : « réquisition citoyenne ». Une façon de ne pas se réclamer du « squat », qui se rattache à un univers politique plus radical. Il faut dire que si la méthode d’ouverture est la même, la suite est différente : le but est de négocier un loyer avec la mairie pour entrer dans la légalité.

    « Face à l’urgence et à l’inertie de l’état, on a décidé d’expérimenter de nouvelles formes d’action, fondées sur l’idée de réquisitions négociées », résume Jean-Régis Rooijackers, de Médecins du Monde, très impliqué dans la démarche. « On a écrit un manifeste en ce sens qui a été signé par des fondations, associations et fédérations engagées. C’est une grande avancée : des gens pas forcément radicaux politiquement se positionnent sur de nouveaux types d’actions, se montrent prêts à avancer différemment. Avec cette conviction : c’est l’État qui est délinquant, pas nous. »"


  • Les Makers m’écœurent

    Connaissez-vous le DIY (pour Do it yourself , c’est à dire littéralement « fais-le toi-même ») ? Il désigne une manière de faire, relativement autonome, sans dépendre d’institutions ou de grandes marques.
    Il y a dix ans, on entendait parler du DIY à Grenoble uniquement autour du mouvement punk. Les concerts organisés dans des squats, c’était DIY. Les brochures faites avec une machine à écrire, des ciseaux, de la colle et une photocopieuse, c’était DIY.
    La bouffe à prix libre faite à partir de légumes récupérés sur le marché, c’était DIY.
    Mais depuis les imprimantes 3D et les « fab labs », le DIY s’est institutionnalisé et est maintenant promu par les geeks branchés. Reportage au salon Maker Faire, à Grenoble, où le DIY s’infiltre jusque dans les courses de drones.

    Une gamine s’émerveille et crie « oh ! Un drone ! » comme si elle venait de voir un bébé renard. D’autres enfants pointent l’engin du doigt quand celui-ci, piloté par un type branché (grosses lunettes, barbe, tatouages...), s’en va planer au-dessus du parking de Grand Place.

    La suite sur :
    https://www.lepostillon.org/Les-Makers-m-ecoeurent.html

    #makers #diy #fablabs #coursededrone

    • Intéressant. Pour info, la mode « DIY » existe dans le monde anglophone depuis au moins les années 1960, sinon plus tôt. L’abréviation est pratiquement synonyme du mot français « bricolage ».

    • L’effet pot-pourri de Maker Faire fait que chacun peut s’y retrouver. Il y aura bien dans la masse un stand qui méritera votre intérêt. Sculpter du bois, vendre le Linky ou faire des courses de drones ? Tous makers ! La diversité des pratiques exhibées permet de légitimer celles qui sont nuisibles et tentent de se faire passer pour des créations de passionnés de bricolage. Le plaisir évident de faire soi-même de la petite bidouille réalisée avec ses petites menottes est détourné au profit de technologies et de grosses firmes qui veulent avant tout que « l’autonomie » des bricoleurs passe par leurs services.

      #acceptabilité bien sûr

    • Comme vous l’aurez compris, les makers, ça veut dire les gens qui font. Un peu nous tous en fait, non ? Moi qui fabrique mes propres confitures, aurais-je ma place parmi les 90 stands de makers ? Eh bien oui, à condition que j’utilise un chaudron à commande numérique ou un drone pour décrocher mes cerises perchées trop haut dans l’arbre. C’est là tout l’enjeu du mouvement : promouvoir les nouvelles technologies dans une ambiance très légère et familiale, sans se poser de question sur la finalité de la production. Du moment que c’est DIY et innovant, on prend !

      (...)

      Je passe vite mon chemin devant les dizaines d’imprimantes 3D occupées à fondre du plastique pour fabriquer des petites figurines de Pokemon ou autres chatons. Tout à coup s’ouvre à moi une pièce où l’ambiance est différente, moins frénétique. On y trouve une couturière, des artisans du bois, des autoconstructeurs. Telle une enclave résistante au milieu de la robotisation généralisée, il existe encore quelques makers de tradition, de ceux qui ne cherchent pas la performance ni le gadget high-tech. D’autres cas isolés apparaissent dans les dédales du salon : artistes, brasseurs, radioamateurs, fabricants de petits jouets en bois ou autres loisirs créatifs. On sent la volonté pour certains de se réapproprier des savoir-faire les pieds sur terre plutôt que de nous plonger dans les ondes de la ville intelligente. Le cul entre deux chaises, d’autres hésitent et semblent se poser des questions politiques, comme ce stand de « retrogaming » (jeux vidéos anciens) ou l’on trouve un autocollant « 1984 was not a manual » en référence au best-seller d’Orwell.

      (...)

      Le mouvement maker ne se contente pas de l’autonomie vers laquelle chacun pourrait tendre en répondant à ses besoins basiques (alimentation, logement, habillement...). Ici on produit des robots, du numérique, on fait de la publicité pour des multinationales et des start-ups présentes en masse sur le salon et on compte sur les sympathiques makers pour dorer le blason des technosciences.

      #confusion aussi, dans ce cas.

      Au passage, on notera que rien dans ce qui est décrit n’indique l’existence d’un « mouvement ». Il y a une association de fait entre des bricoleurs et des multinationales dévastatrices, c’est tout.

    • « Confusion » orchestrée de manière très consciente à mon humble avis. C’est un des grands moyens d’acceptabilité que d’entretenir ce genre de confusion et de faire croire que ces techniques complexes (high-tech) ne sont qu’une suite logique d’autres activités passées, dans la continuité, comme si c’était les mêmes finalités, etc.

    • Deux choses :

      – les lieux spécialisés style fablab sont effectivement de drôles de fourre-tout mais permettent une chose que je trouve intéressante c’est de mutualiser certaines ressources : la place (l’espace), les machines de découpe par exemple (j’aime bien bricoler des trucs mais ma petite scie ne fait pas toujours le poids), ce qui permet de récupérer du bois (par exemple) sans avoir à en racheter (ce qui est le cas si tu vas au casto/brico du coin) pour faire tes découpes.
      – ce qui a changé dans le bricolage du dimanche, c’est le fait qu’il soit plus facile de bricoler des trucs « techniques », et que tu coup tu as un regain pour l’électronique du dimanche qui a toujours existée, sinon pas de radio alternatives hein, sans des passionnés de soudure politisés,
      – qu’il y a une diffusion de « l’esprit hacker » pour le meilleur et pour le pire, cette idée/envie de reprendre la main sur les objets qu’on nous impose, les faire durer, les transformer. Voir le succès des repair café. Un exemple, contourner les limitations des imprimantes qui sont programmées pour ne durer qu’un certain nombre d’impressions. J’ai participé à des reparis cafés où l’espace le plus actif était celui de la couture : réparations d’habits, de chaussettes, les trucs que l’on faisait autour de moi quand j’étais petite, pour économiser et qu’on ne fait plus car les habits sont tellement pourris et peu chers... (Ré)apprendre à coudre, se vêtir moins mais mieux...etc.
      Ça c’est le versant utile de ce foutoir.

      – de l’autre côté il y a une idéologie technophile, libérale, le maker comme entrepreneur, autonome etc... soit-disant dépolitisé mais en fait tout à fait capitaliste. Les deux co-existent parfois dans le même espace. C’est pourquoi aux fablabs, je préfère les hacklabs...

    • Le DIY à la sauce 2010, c’est aussi une manière de conquérir les esprits entrepreneuriaux, branchés si possible, moutons des temps modernes, avec la barbe et la chemise bûcheron, mais bien en troupeau quand même.
      À ce train, même les activités classés « branchées » d’hier et pourtant si proche du faire soi-même ne trouvent plus preneurs (ou pas assez). J’en veux pour preuve le logiciel libre, pourtant hi-tech (ou plus assez ?) qui manque de doigts mieux répartis.
      Quand on tourne le dos à la cathédrale pour se diriger vers le bazar, si c’est trop chiant, trop long, pas assez loisir, pas assez hype, on abandonne et on s’engouffre chez leroy merlin.
      cf https://atelili.tuxfamily.org/wiki/atelier:16

    • Dans ces espaces, comme dans les AMAP, il y a un intérêt pour l’expérimentation et le débat sur et autour de la consommation, de la production, de la monnaie, du réseau, de l’écologie etc. Ça ne veut pas dire que c’est tout bien propre et super, mais au moins il y a des possibilités. Je n’ai pas tellement vu ces possibilités au supermarché ou chez casto.


  • “Nous, les livreurs à vélo, on sait ce que c’est de ne pas avoir de code du travail” | Rouguyata Sall
    http://www.bondyblog.fr/201707130944/nous-les-livreurs-a-velo-on-sait-ce-que-cest-de-ne-pas-avoir-de-code-du-tr

    Dimanche 9 juillet, alors que certaines rues de Paris étaient inondées, pas de chômage technique pour les livreurs de repas à vélo. Ceux qui roulent pour Deliveroo n’ont toujours pas reçu de prime pluie. Rencontre avec Anthony*, un des fondateurs du Collectif des livreurs autonomes de Paris qui témoigne des conditions de travail. Source : Bondy Blog



  • On a retrouvé l’étude citée par Virginie Despentes sur les filles, les garçons et les yaourts salés - L’Obs
    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170712.OBS2015/on-a-retrouve-l-etude-citee-par-despentes-sur-les-filles-les-ga

    Des petites filles et des petits garçons sont assis à une table et doivent goûter une cuillère d’un immonde yaourt salé puis dire « Trop bon, Yogures Glotone [le nom du faux yaourt] ! »

    La méthode n’a rien de scientifique. Mais l’on voit bien que la réaction des filles est différente de celle des garçons. Ces derniers grimacent, peinent parfois à dire le slogan.

    Les filles grimacent parfois un peu elles aussi, mais reprennent vite leurs esprits et tentent de ne pas laisser transparaître leur dégoût.

    Derrière, les rires sont plutôt gras : il faut dire que l’objet du faux casting n’est pas de montrer que les femmes sont conditionnées à être conciliantes et à ne pas afficher leurs goûts dès l’enfance. Il s’agit d’une émission de divertissement et le but était de montrer que... les femmes mentent depuis l’enfance.

    #stéréoptype de #genre



  • Qu’attendre d’un gouvernement qui vient d’inventer la « dissuasion migratoire » ? | LDH Ligue des droits de l’Homme
    http://www.ldh-france.org/quattendre-dun-gouvernement-vient-dinventer-dissuasion-migratoire

    Le Premier ministre et son ministre de l’Intérieur ont présenté, le mercredi 12 juillet, les grandes lignes de ce que devrait être le prochain projet de loi sur les réfugiés et les migrants. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) considère que, comme on pouvait le craindre après les paroles outrancières de Gérard Collomb sur les associations agissantes à Calais, le gouvernement et le Président n’ont manifestement rien compris à la situation des personnes qui cherchent aide et refuge dans les pays de l’UE.

    On avait cru comprendre après quelques déclarations de campagne, qu’il y aurait un certain rééquilibrage. Las, ce n’était que des éléments de langage, de ces mots lancés dans le vent pour capter les voix. Car d’équilibre entre humanité et fermeté, il n’y aura point ! Accueillir des réfugiés ? Oui, un peu, mais celles et ceux qui le méritent. Accroître le nombre de places d’accueil ? Oui, mais pour mieux garder sous contrôle. Diminuer le temps d’attente du titre de séjour ? Oui, mais pour reconduire plus vite à la frontière. Modifier la convention de Dublin ? Oui, mais pour l’aggraver en fixant définitivement le demandeur au pays de déposition de la demande. Mieux instruire les demandes ? Oui, pour faire le tri entre les réfugiés, réputés légitimes, des migrants dont les motifs ne sont qu’économiques. Promouvoir une politique commune européenne ? Oui, mais si elle ne contrecarre en rien la fermeture du territoire, même si cela revient à abandonner d’autres, telles la Grèce et l’Italie, à leur propre sort.



  • Les trois petits pays constituant l’ancienne Indochine française, (Viêt Nam, Laos et Cambodge) virent se déverser sur eux 6 fois le tonnage de bombes utilisé durant toute la seconde guerre mondiale, le Viêt Nam recevant à lui seul 3,5 fois ce tonnage. Parallèlement des agents chimiques y furent épandus entre 1961 et 1971 ( dates officielles de l’opération Ranch Hand "ouvrier agricole" ) mais dans la réalité, ils furent utilisés jusqu’en 1974 par l’armée U.S. Ces agents chimiques (herbicides et défoliants) étaient utilisés à des dosages qui en firent la pire des armes de destruction massive chimique.
    André Bouny ( Le Sarkophage )
    #Viêt_Nam #agent_orange #Mosanto #écocide #guerre_chimique #USA
    https://www.agent-orange-vietnam.org/documents/le-livre-agent-orange-apocalypse-viet-nam


    • La super idée qui va (peut-être) changer ma vie ! Sans application, sans recours à l’ordi, le top… Merci Sandburg, mille fois !
      Euh sinon, il y des gens qui arrivent à écouter la meuf du dessus là, sans avoir envie de cliquer à vidéo suivante directement ?
      Pour parler poliment, son habitus de classe (cf Bourdieu) m’agresse terriblement et met à mal mes velléités de non violence.

    • elle est drôle solange, mais c’est pas hyper clair le principe là... ça va mieux en anglais... Je suis phobique des agendas et foutre incapable de penser à plus de quelques jours d’avance et là, tout à coup, en pleine lumière, s’ouvre un genre de #thérapie

    • En fait le bullet journal s’inscrit dans un espèce de mouvement général qui vise à individualiser le fait que beaucoup d’indépendants et autres multitâches sont débordés par les conditions actuelles du travail, qui nécessitent qu’on soit partout en même temps, qu’on gère sa promotion, son travail en cours, tout en faisant du réseau pour trouver du travail ensuite - et que ce mode de travail/vie donne l’impression à la fois qu’on arrête jamais et qu’il faut absolument être efficace, structuré pour winner. Bref, c’est un peu un truc soi-disant super auquel on ne me reprendra pas comme dirait David Foster Wallace. De ma propre tentative, je n’ai gardé que l’idée d’avoir un index par carnet, pour retrouver mes notes au fur et à mesure que les carnets sont noircis. Et qu’à chaque jour suffit sa peine et on verra bien...

    • @supergeante je pense que tu as carrément raison. Je me suis aperçue suite à cet article en regardant sur le web que c’est hyper à la mode. En fait je ne suis pas trop dans ce cas de figure parce que je ne suis pas débordée par le travail (c’est le moins qu’on puisse dire). Mais on voit les 2 tendances quand on fouille : ceux qui en font un support artistique et ceux qui disent « non ! ça sert pas à ça, le but c’est d’être plus PRO-DUC-TIF ! » J’ai toujours adoré les carnets et les listes et ça fait un moment que je m’en suis éloignée. Ce qui m’intéresse le plus dans ce truc c’est surtout de me sevrer un peu de l’ordi parce que j’ai beaucoup de mal à le faire, vraiment. Mais c’est clair que ça participe d’un mouvement de fond et d’un certain constat sur le travail aujourd’hui : en gros soyons nos propres managers organisés ET impitoyables !
      Ça permet aussi de manière annexe, de relancer le secteur de la papeterie ;-)

    • Oui, je comprends. Il y a aussi une part de ce « mouvement » qui est de dire que tout doit être optimisé, rationalisé, organisé, mesurable, sous contrôle et efficace, que ce soit le temps de repos, ou à jouer avec les gosses, au sommeil etc. Bref. Pour ce qui est du sevrage de l’ordinateur, je réserve pour ma part des heures sans, des heures où je ne réponds pas aux mails, et des jours off etc... en fonction de mes besoins et ressentis.

    • Je le pratique de la même manière que toi @supergeante pour moi c’est une double page d’agenda de temps en temps et l’indexation avec des onglets.
      Le système des trackeurs est à mon avis super stressant et culpabilisant.

      Par rapport à Solange je reconnais que son style peut être agaçant mais il y a bien des gens qui aiment la bossa nova alors elle fait rien de mal à être molle et la vidéo me semble pértinante sur ce sujet. Quant il y a le choix je préfère le français, même si c’est simple pour toi @sandburg en anglais, pour moi ca l’est pas. Je l’aime bien Solange même si je regarde pas ses vidéos et que je peu pas supporter longtemps à cause de son indolence. Je l’aime bien parcequ’elle est féministe et le fait ouvertement. Je la trouve courageuse et bienveillante. Je trouve qu’elle sert beaucoup de déversoir à la misogynie et en particulier des machos de gauche qui peuvent se défouler à bon compte sur une femmes au prétexte qu’elle est bourgeoise. Ici elle à eu la gentillesse de proposé une VF pour que je puisse m’auto-ogranisé dans mon carnet et j’en avais bien besoin. Peut être que d’autres que moi préfèrent une VF, ou aiment bien l’indolence de Solange et serons contents d’avoir les infos sous cette forme.

      J’en profite pour signalé ce texte de Delphy qui explique le problème de cette « figure de la Bourgeoise dans l’imaginaire masculin » et comment cette figure est un obstacle à l’organisation et à l’émancipation des femmes de gauche.

      C’est la partie 3 et 4 du texte « nos amis et nous » bonne lecture :

      Quand la haine des femmes se déguise en amour des prolétaires
      http://lmsi.net/Quand-la-haine-des-femmes-se

      La haine de soi comme fondement du gauchisme féminin
      http://lmsi.net/Nos-amis-et-nous-Quatrieme-partie

      edit - un gros avantage de ce système c’est le coté anti NSA.

    • Yes, je ne savais pas que je faisais parti d’un mouvement (ou d’une mode ?) mais là, c’est pas trop Solange qui me parle, mais ce que vous dites toutes et tous, là, ça me parle ! Puisque je ne travaille que sur des carnets à écriture manuelle au crayon noir depuis 30 ans... pour les listes, les idées, la mémoire, etc..

      Quand à Solange, je crois me souvenir qu’elle a fait des trucs pas trop cool lors de son dernier ouvrage en ne respectant pas trop les femmes qui lui avait confié des trucs un peu intimes, mais je me souviens plus très bien.

    • Bon moi l’ordi je suis plutôt dépendante donc tout ce qui peut m’en éloigner je prends et si je ne me contrains pas je n’arrive pas à couper. Heureusement que je n’ai pas de smartphone sinon je serais totalement foutue…
      Pour Solange effectivement elle n’avait pas demandé d’autorisations avant de publier les interviews qui avaient été faites de certaines femmes qui parlaient de leur viol. Mais surtout, une fois fait et les femmes s’étant exprimées, elle n’a pas été capable de s’excuser publiquement ce qui dénote un manque total de considération pour elles et un manque de bienveillance.
      Son indolence ce n’est pas le problème principal c’est l’air qu’elle se donne, le ton, c’est une mollesse choisie, une mollesse de classe en quelque sorte. Elle tape des poses comme on disait avant ! Dans le quartier on lui dirait :"arrête de faire ta meuf !" aujourd’hui.
      Et faire des vidéos c’est son taf donc elle le fait pas par gentillesse même si elle est peut-être effectivement « gentille » mais on s’en tape. C’est ce qu’elle représente qui m’agresse et c’est justement accentué par sa « gentillesse » comme tu la nommes. Moi j’ai pas la haine des femmes et l’amour des prolétaires, je suis femme et prolétaire et cette meuf me dérange beaucoup. Mais bon je suis pas obligée de l’écouter et c’est pas non plus l’incarnation du grand capital.
      Quant aux versions françaises, il y en a des biens plus claires et moins « indolentes » :
      https://www.youtube.com/watch?v=Mf69MnOui8Y


      https://www.youtube.com/watch?v=kLVOvWnlUhM

      https://www.youtube.com/watch?v=zH6AVzHyE0s

    • Vous avez raison j’avais oublié cette histoire de témoignages et je croyait qu’elle s’était excusé dans une vidéo. Merci pour les autres ressources en français @ninachani . Le texte de Delphy est du coup pas piétinant mais ca reste un bon texte quant même.

    • Ce qui me semble bon à prendre, en plus de l’index effectivement, c’est le mélange du carnet de notes + journal + agenda + listes à post it + whatever, le tout dans un seul endroit, une manière d’unifier son petit chaos personnel et, effectivement, de gratter, à peu de frais, un peu de sentiment de maîtrise (bien illusoire puisqu’évidemment l’enregistrement d’un bordel est voué à devenir bordélique). Aussi, écrire les choses à la main, voire les recopier, pour moi, c’est extrêmement rassurant (mais j’aime dessiner et j’ai une tendance graphomane). Je n’ai jamais, mais alors jamais réussi à tenir un agenda (tout simplement parce que je n’ai jamais, mais alors jamais 100 000 rendez-vous dans la semaine (dieu me préserve) mais j’ai vraiment un problème à prévoir des choses, même un problème à savoir quel jour on est, le combien, tout ça (et j’oublie régulièrement mon âge et le numéro de l’année en cours (bon, en vrai, moi, je m’en fous de savoir tout ça, mais parfois c’est chiant pour mes proches, de ne pas être foutu de prévoir un truc (bref, inch’allah, je vais enfin devenir normal grâce au boulette journal)))).

    • lol je viens de retomber sur cette conversation, et j’ai quasi éclaté de rire en lisant « il y a bien des gens qui aiment la bossa nova alors elle fait rien de mal à être molle », je tenais à le dire

      et je vois à la fin que c’est même des tags maintenant, il faudrait vraiment trouver des occasions de les réutiliser :D


  • De l’erreur de calcul à l’erreur judiciaire
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/de-lerreur-de-calcul-a-lerreur-judiciaire

    Derrière l’objectivité des chiffres avancés dans certaines affaires judiciaires se dissimule parfois une utilisation mal maîtrisée ou dévoyée des mathématiques. La mathématicienne Leila Schneps décortique ce phénomène redoutable lors d’un entretien paru dans le dernier numéro de la revue « Carnets de science ».


  • Royaume-Uni : grâce à l’austérité, l’espérance de vie a cessé d’augmenter.
    Ca va faire plaisir aux fonds de pension.

    Rise in life expectancy has stalled since 2010, research shows | Society | The Guardian
    https://www.theguardian.com/society/2017/jul/18/rise-in-life-expectancy-has-stalled-since-2010-research-shows

    A century-long rise in life expectancy has stalled since 2010 when austerity brought about deep cuts in NHS and social care spending, according to research by a former government adviser on the links between poverty and ill-health.

    Life expectancy at birth had been going up so fast that women were gaining an extra year of life every five years and men an additional 12 months every three-and-a-half years.

    But those trends have almost halved since ministers made a “political decision” in 2010 to reduce the amount of money it put into the public sector, said Sir Michael Marmot.

    #Royaume_Uni #UK #sociologie #vieillesse #old_age #espérance_de_vie #life_expectancy



  • Humain, robotique, animal : que devient l’auteur ? | Calimaq
    https://scinfolex.com/2017/07/17/humain-robotique-animal-que-devient-lauteur

    Ces dernières semaines, une succession de décisions de justice ont été rendues, suscitant de nombreux débats, qui interrogent profondément la définition de ce qu’est un auteur. Ces discussions ont porté sur des objets a priori disparates : une photographie de Jimi Hendrix, des transcriptions de manuscrits médiévaux, un selfie pris par un singe et des créations produites par des algorithmes. Bien que cette liste puisse ressembler à un improbable inventaire à la Prévert, ces éléments ont pour point commun la manière dont ils questionnent le concept central d’originalité et à travers lui, la définition juridique de l’auteur. Source : :: S.I.Lex (...)

    • oui c’est passionnant et très bien expliqué.
      On est pas sorti des ortis quant on voie le type de décisions qui sont prises actuellement. Je pense que le pire c’est ces droits pour « personnes morales » (les entreprises) qui sont tellement puissantes qu’elles aplatissent toute personne (et êtres vivants non-humains avec) qui passe sur leur chemin de marcheurs.

    • Tous ces débats révèlent au fond la vérité mise à nu du droit d’auteur : pour que des droits puissent être cédés ou transférés à des tiers, il faut d’abord construire juridiquement un « point d’imputation » que l’on appellera par convention « auteur ». Une fois des droits disposés sur ce point, il devient possible d’en organiser la transition vers d’autres acteurs économiques.

      #marchandisation


  • Les corbeaux sont si malins qu’ils sabotent les expériences des chercheurs - Motherboard
    https://motherboard.vice.com/fr/article/d385zm/les-corbeaux-sont-si-malins-quils-sabotent-les-experiences-des-che

    Ce dernier m’a raconté une chose étonnante : au cours des expériences, un corbeau a compris prématurément le fonctionnement du système caillou/boite et a entrepris d’enseigner la méthode à ses congénères, avant d’inventer par lui-même une nouvelle façon d’obtenir la récompense. Au lieu de laisser tomber le caillou pour libérer la nourriture, la petite créature diabolique a déposé une couche de brindilles dans le tube et poussé un bâton à travers ladite couche afin d’enclencher le mécanisme.

    L’oiseau a dû être retiré de l’expérience avant qu’il apprenne aux autres corbeaux comment pirater le système des chercheurs.

    #éthologie #intelligence #animaux


  • Qui est responsable du sous-développement de l’Afrique : les femmes africaines ou le #G20 ? par Nicolas Sersiron et Anouk Renaud | Politis
    http://www.politis.fr/articles/2017/07/qui-est-responsable-du-sous-developpement-de-lafrique-les-femmes-africaines-

    Les causes du « sous-développement » africain ne sont apparemment pas enseignées à l’ENA, pas plus que celles des « sans-dents » de son prédécesseur. Confondre les symptômes d’une maladie, ou d’un grave problème comme la surpopulation, avec ses causes, est symptomatique de ces décideurs néolibéraux qui préfèrent faire porter la responsabilité des inégalités et des injustices sur les victimes plutôt que sur les responsables. Mais pour cela il faut ranger l’histoire dans un tiroir inatteignable de sa mémoire.

    Oublier le pillage des ressources naturelles de ce continent par l’Europe depuis le milieu du XIXe siècle à travers la violente colonisation d’hier, le dramatique #néocolonialisme d’aujourd’hui à travers les assassinats, la corruption, l’extractivisme, l’ingérence politique françafricaine et la dette illégitime. Oublier aussi la tragédie lointaine, de l’extraction de la force de travail durant les trois siècles précédents de ces dizaines de millions de jeunes africains, esclaves exportés dans des conditions pires que le bétail. Cette pensée tellement primaire de Macron sur les femmes africaines révèle un mépris raciste et sexiste, émanant du président français à savoir un homme, un blanc et un chef d’état


  • Le nombre des travailleurs pauvres en Europe a doublé en dix ans
    http://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/tpau-j13.shtml

    De plus en plus de personnes ayant un emploi en Europe sont acculées à la #pauvreté. C’est ce que montre une nouvelle étude de la Fondation Hans Böckler rendue publique jeudi dernier. L’étude, intitulée « Politique d’activation et travailleurs pauvres » (Aktivierungspolitik und Erwerbsarmut,) indique qu’une proportion croissante de la population européenne vit dans la pauvreté alors même qu’elle travaille.

    Les chercheurs de l’Institut de recherches économiques et sociales (WSI) de la Fondation Böckler ont étudié les effets des mesures relatives au marché du travail et à la politique sociale introduites entre 2004 et 2014 dans 18 pays de l’UE. Toutes ces mesures visaient à contraindre les chômeurs à occuper un #emploi à bas revenu.

    Selon cette étude, une moyenne d’environ dix pour cent de la main-d’œuvre âgée de 18 à 64 ans dans les pays étudiés étaient des « travailleurs pauvres ». Ce qui signifie qu’ils gagnent 60 pour cent de moins que le salaire médian de leur pays. La proportion de travailleurs pauvres est la plus élevée en Roumanie avec 18,6 pour cent, suivie de la Grèce, avec 13,4 pour cent et de l’Espagne, avec 13,2 pour cent. Et, selon un rapport de l’Observatoire des #inégalités : « La France compte entre 5 et 8,8 millions de pauvres selon la définition adoptée. Entre 2004 et 2014, le nombre de personnes concernées a augmenté d’un million, principalement sous l’effet de la progression du chômage. Un changement majeur dans notre histoire sociale. »


  • Invitation des Zapatistes du Chiapas, Mexique, à l’édition Cybernétique du festival pARTage « contre le Capital et ses murs : tous les arts ! »

    Dans un communiqué publié il y a une semaine, l’EZLN se demande :

    "Un autre #internet, c’est-à-dire un autre réseau, est-il possible ? Peut-on y lutter ? Ou cet espace sans géographie précise est-il déjà occupé, monopolisé, coopté, bouclé, neutralisé, ? Ne peut-il pas y avoir là de résistance et de rébellion ? Peut-on faire de l’Art sur la toile ? Cet Art, comment est-il ? Peut-il se rebeller ? L’Art sur la toile peut-il résister à la tyrannie des codes, des passwords, du spam en tant que moteur de recherche par défaut, des j’aime-j’aime pas associés aux actualités sur les réseaux sociaux où les millions de likes donnent l’avantage à l’ignorance et la stupidité ? L’Art sur, par et pour la toile banalise-t-il et minimise-t-il la lutte, ou au contraire lui donne-t-il plus de puissance et lui permet-il de grandir, ou « rien à voir, mon cher, c’est de l’art, pas une cellule militante » ? L’Art sur la toile peut-il faire ses griffes sur les murs du Capital et le blesser d’une brèche, ou approfondir celles qui existent déjà et y persévérer ? L’Art peut-il sur, par et pour la toile, résister non seulement à la logique du Capital, mais aussi à la logique de l’Art « connu », de « l’art réel » ? Le virtuel est-il aussi virtuel dans ses créations ? Le bit est-il la matière première de sa création ? Est-il créé par un être individuel ? Où se trouve le vaniteux tribunal qui, sur la Toile, dicte ce qui est Art et ce qui ne l’est pas ? Le Capital range-t-il l’Art sur, par et pour la toile dans la catégorie du cyberterrorisme, de la cyberdélinquence ? La Toile est-elle un espace de domination, de domestication, d’hégémonie et d’homogénéité ? Ou est-ce un espace en conflit, enlutte ? Peut-on parler d’un matérialisme digital ?"

    "Vous qui créez sur internet, voyez-vous la tempête ? La subissez-vous ? Y résistez-vous ? Vous rebellez-vous ?"

    Pour cela les compañer@s invitent les personnes, collectifs, organisations, groupes réels ou virtuels qui travaillent depuis des zones autonomes en ligne qui utilisent des plateformes coopératives, à construire nos réponses ou à les déconstruire.

    Ainsi, ils proposent de présenter nos espaces, pour raconter, montrer, faire partager, une invitation à construire quelque chose collectivement et d’envoyez notre link pour construire ensemble la salle d’exposition en ligne de ce pARTage digital.

    Les comp@s proposent aussi un hébergement.

    La page où seront notés les links pour participer et qui sera fonctionnelle du 1er au 12 Août 2017 est : http://comparte.digital
    Vous pouvez envoyer vos travaux ici : compas@comparte.digital

    Si vous avez besoin d’aide pour la traduction en espagnol avant l’envoi, n’hésitez pas à nous contacter !!

    Lire le communiqué complet (fr) :
    https://espoirchiapas.blogspot.mx/2017/07/un-autre-internet-est-il-possible-lezln.html

    Saludos !

    Espoir Chiapas - Esperanza Chiapas

    (le communiqué est sur google-blogspot… nul n’est parfait)


  • L’obligation vaccinale est une fausse bonne idée
    http://www.atoute.org/n/article356.html


    Défendre le droit à une information décente et critiquer l’infantilisation totalitaire de la population est une chose, préconiser de laisser revenir des maladies et des enfants crever pour servir de leçon en est une autre.
    Un bon diagnostic et une mauvaise prophylaxie.

    Il ne s’agit pas d’accélérer une stratégie incontestable face à un problème de santé publique majeur : les décès liés aux maladies concernées par l’extension vaccinale sont peu nombreux (ou leur nombre est tout simplement inconnu faute d’un recueil fiable). La motivation est ailleurs : l’obligation est destinée à contrer un défiance croissante des français vis-à-vis de la #vaccination. Cette défiance s’appuie sur deux piliers : la circulation d’une information antivaccinale irrationnelle mais convaincante pour un public non scientifique, et surtout le dogmatisme et les mensonges « pour la bonne cause » de ce qu’il n’est pas exagéré d’appeler « l’Église de Vaccinologie » qui assimile toute critique, même fondée et constructive, à une dangereuse hérésie.

    Le problème, c’est que les français ont constaté d’eux-mêmes pendant la pandémie grippale 2009/2010 la fuite en avant des autorités sanitaires face au peu de succès de leur vaccin, acheté à grand frais à des industriels proches du pouvoir. Les ligues antivaccinales n’auraient jamais osé rêver d’un tel fiasco pour alimenter leurs thèses complotistes.



  • Bonjour !

    Fraîchement inscrit sur le site, je n’en connais pas encore les us et coutumes et n’en maîtrise donc pas les usages. J’ose croire cependant qu’une rapide #présentation ne sera pas malvenue :-)

    Encouragé par @monolecte à m’inscrire (depuis #Mastodon), je suis impressionné − et quelque peu intimidé − par la richesse du contenu que l’on trouve ici, et par l’efficacité de ce qui semble être une gigantesque entreprise de veille collective !

    Ayant un passé de chercheur en #sociologie de la #santé (thèse sur la #transplantation, post-doc sur le #cancer), je travaille aujourd’hui dans une de ces agences de soutien à la #recherche et me situe à l’interface entre les sphères académiques, associatives, de finance publique et, de manière moins marquée, industrielle. Je n’ai donc pas quitté le champ des #SHS et de la santé, qui constitue d’ailleurs mes domaines d’intérêt principaux.

    Par ailleurs intéressé par l’#informatique au sens large, #linux en particulier, et un tout petit peu #python que je bidouille.

    Ah, et oui : j’ai deux chats. La femelle paie les vacances du véto, et l’autre m’empêche de dormir.

    À plus tard !


  • Salut, solidarité avec @mad_meg et mes excuses pour ma relative absence ces jours-ci. Je vais essayer d’expliquer la question du pouvoir de censure sur #seenthis.

    Seenthis (le logiciel et le site) a été conçu par @arno, qui l’hébergeait sur une petite dedibox. Suite à un crash majeur, j’ai proposé de me charger de l’hébergement. J’ai aussi fait un peu de développement sur l’outil, en particulier sur les aspects « moteur de recherche » et « performance » — les aspects « sociaux » sont restés en gros tels quels, je n’étais d’ailleurs pas tout à fait d’accord avec @arno sur ce qu’on voulait de ce point de vue.

    (Dans mon esprit il faudrait des petites instances seenthis où on connaisse les gens, et qui s’interfaceraient entre elles si on veut communiquer avec d’autres — comme l’email ou comme Mastodon. Mais c’est dur à faire et seenthis n’a pas à l’heure actuelle cette capacité.)

    Je n’ai jamais aimé l’idée d’héberger les contenus de n’importe qui, à cause du pouvoir et de la responsabilité que cela me donnait de devoir censurer ou assumer la maintien de tel ou tel message, compte, accès, etc. Les deux faces de la médaille me déplaisent : je suis contre la censure privée (donc pas content d’avoir ce pouvoir), mais évidemment je n’ai pas non plus envie que des gens se servent des ressources que je mets à leur disposition pour en attaquer d’autres, etc.

    Donc dès le départ j’avais conçu cet hébergement comme une aide temporaire à seenthis, avec l’idée de rendre ça à terme plus collectif. Comme il n’y avait pas beaucoup de problèmes, ça a duré deux ou trois ans, pendant lesquels le site s’est bien développé en termes d’utilisateurices et de contenus, et une communauté de plus en plus « magique ». Durant cette période, vu la situation sur l’hébergement, j’ai dégagé sans état d’âme un ou deux trolls bien méchants (notamment @vilistia qui avait envoyé des accusations de pédophilie contre un personnage public), et les spammeurs bien entendu.

    Depuis quelques temps on essaie de passer à une gestion collective du site, avec la question technique et financière de l’hébergement, et celle politique et légale de la modération/censure. Sur la question technique, on a bien avancé avec l’aide de Gilles pendant un an ou plus, puis plus récemment l’aide de BigGrizzly, et on est plusieurs à assumer l’hébergement et le développement, de façon relativement ouverte qui se déroule dans trois lieux : seenthis.net, une mailing-liste seenthis at rezo.net, et les pages github. Sur la question financière, on n’a pas encore beaucoup avancé, la discussion est lente mais constructive.

    Où en sommes-nous sur la question de la modération ? On a semble-t-il des points de vue divergents, tiraillés, entre suppression ou suspension du compte, laisser faire avec le système de blocage, ajouter des fonctionnalités de « signalement », etc.

    Ce que je souhaiterais c’est qu’on avance sur la question de façon concrète. Le faire demandera du temps. Surtout que pour l’instant on a l’air bien divisé·es sur l’approche à adopter.

    Cependant il me semble que ce n’est pas en pleine crise et sous la pression d’un harceleur en crise qu’on va décider des bons principes. Et comme le @dude ne se calme pas, je ne crois pas que ce soit une bonne idée de laisser pourrir tant qu’on en discute.

    Il faut décider quelque chose ici et maintenant, donc je vais (une dernière fois) user/abuser de mon pouvoir et supprimer ce compte, et par la suite tâcher d’interdire à @dude de revenir. Mais je ne veux plus qu’une personne (moi ou un autre) ait ce pouvoir et puisse l’exercer de façon arbitraire, sans que des règles plus claires et plus démocratiques aient été fixées.

    • Merci @fil pour ton soutiens, pour tout ce que tu fait pour Seenthis et pour le bannissement du troll qui me harcelait. Désolé que tu ai du en venir à ces extrémités et que tu ai encore seul la charge de cet acte. Je suis d’accord avec le fait de discuter de ces problèmes de modération au calme. Merci

    • https://seenthis.net/fran%C3%A7ais/mentions/article/recommandations

      — on s’emporte, on s’emporte, et on dit des choses qu’on finit par regretter... si vous êtes énervé, respirez un bon coup, et faites attention à ne pas tomber dans la diffamation ou l’insulte, qui pourraient vous être reprochées par des tiers.

      Est-ce la seule recommandation ? Est-ce qu’elle ne devrait pas être plus étoffée, plus précise, faire l’objet d’une manière de charte à laquelle on pourrait renvoyer des personnes ne la respectant pas et cela de façon graduelle ?

    • Ouaip, vraiment #super_merci #seenthis et @fil et cætera, bref tout le monde. Je trouve ça super impressionnant la sagesse collective qui apparait et au final, c’était peut-être une bonne chose que tu sois pas trop là, Fil, et que tu sois aussi corriace @mad_meg
      Comme je veux pas réagir trop à chaud, je m’en vais lire des textes sur la prise de décision collective, le #consensus, les outils de facilitation, tout ça tout ça ... Là je commence par ça : http://www.le-commun.fr/index.php?page=micropolitiques-des-groupes ... d’ailleurs est-ce qu’il existe un fil-ressource, heu, un #tag précis sur ce genre de textes ?

    • On a déjà 3 lieux de discussion… ça fait peut-être un de trop, il ne me semble pas urgent d’en ajouter un quatrième :)

    • J’ai eu à gérer un troll, il s’inscrivait à nouveau dès que je le virais. Puis il changeait d’adresse mail, et d’adresse IP. Et il persévérait. Le système d’ostracisme de SeenThis est vraiment pratique, étonnamment. Il n’empêche pas les inscriptions multiples, mais il rend en un clic un troll muet et aveugle pour ceux qui ne veulent pas le voir. Ce qui parfois est préférable que de le rendre furieux en le virant.

      J’ai tjs maintenu la position que la plateforme devait être neutre, et que la loi française devait être appliquée en dernier ressort, et sous le contrôle d’un juge. C’est sans doute extrémiste, mais c’est mieux que de devoir s’assurer que les éventuelles procédures démocratiques d’un éventuel règlement intérieur ne seront pas détournées par des trolls vicieux capables de semer la zizanie entre des gens qui par ailleurs s’entendent parfaitement.

    • Du coup solidarité aussi avec toi @fil

      Et je voudrais juste rappeler au passage et pour alimenter la réflexion que quel que soit qui décide de quoi et comment, au final ce sera sur le responsable légal du site que ça retombera en cas d’embrouille sévère.

      (L’anticiper supposerait d’assigner cette responsabilité à une personne morale… une asso par exemple… hum…)

      (Ha oui, et je rajouterai suite à @biggrizzly que la modération individuelle a ses limites, impossible de laisser quelqu’un délirer même tout seul dans son coin sans risquer de finir par nuire à quelqu’un en particulier ou au service entier.)

    • @fil
      1) Je suis assez d’avis que 3 lieux me paraissent trop.
      2) Quand je parlais de signalement ce n’était PAS pour parler d’une fonctionnalité dans le site (comme le plugin de @kent1). C’était pour dire qu’il devrait y avoir un lien (et non pas un bouton) « Signaler un problème », qui amènerait soit directement vers l’un des lieux si c’est assez clair, soit (je trouve ça peut-être mieux) vers une page article interne, qui va expliquer aux gens où et comment illes peuvent signaler des soucis quand il y en a, et cela suivant le type de problèmes (bugs techniques, spam, troll, etc). Actuellement, on peut considérer que personne ne sait comment on doit faire et où exactement, puisque rien n’est expliqué nulle part (seulement quelques happy fews qui ont suivi et ont compris).

      Et cette page permanente peut déjà être faite avant même qu’on ait simplifier le nombre des lieux de discussion, et être mise à jour au fil des changements.

    • Merci @fil pour tout ce que tu fais.

      Je comprends très bien que tu ne veuilles pas tout ça sur tes seules épaules. En passant, tu mentionnes le coté financier : on peut participer ? S’il y avait une cagnotte, un Patreon, ou un truc du genre j’y mettrais.

      Sur la question de la censure, tu parles de règles plus claires et plus démocratiques. Je pense qu’il faut séparer les deux.

      Premièrement, les règles claires. Il existe bon nombre de CoC. Pourrait-il suffire d’en choisir un ? (S’il faut le traduire de l’anglais, je peux aider.) Pour le code http://contributor-covenant.org est relativement populaire (je ne suis pas expert, je ne sais pas si ça peut s’appliquer directement).

      Pour le coté démocratique, au risque d’aller à contre-courant je pense que s’il y a des règles claires et une communauté relativement petite et généralement très sympathique (de ce que j’en ai vu !), il n’y a pas besoin de processus décisionnel lourd. La démocratie de proximité ça peut être aussi simple qu’un petit « conseil » constitué de quelques uns de confiance (avec des remplacements occasionnels quand un-e en a marre). C’est plus simple et moins lourd (et souvent plus juste) qu’un système de vote. La politisation n’a pas toujours que du bon :)

    • to all. La discussion de soutien à @mad_meg a eu aussi lieu sur la liste. J’ai essayé de lire, je voulais commenter, mais suivre jusqu’au bout c’était aussi saoulant qu’un discours présidentiel, je ne voyais pas quoi dire et faire d’autre que de voter pour la fermeture du compte, compte-tenu de la violence et la binarité des propos.

      Je trouve l’idée de la page signaler un problème de @rastapopoulos intéressante, mais ça ne règle pas le problème de la prise de décision.

      Pour ce qui est d’attendre qu’on en arrive à une procédure judiciaire, comme le suggérait @biggrizzly, je suis vraiment contre, car cela représente beaucoup d’énergie et d’argent — pour des résultats aléatoires.

    • Oui tout à fait @supergeante, ça ne résout rien du côté des mainteneureuses. Mais ça clarifie les choses pour les utilisateurices qui seraient victimes d’un problème, et qui actuellement ne savent pas où se tourner à part les quelques potes proches qui gravitent autour du noyau.

      Ensuite pour la partie « qu’est-ce qu’il se passe derrière » pour l’instant ça reste autoritaire avec telle ou telle personne qui font et on réfléchit à comment améliorer ce côté de l’histoire, mais au moins la partie côté public pour les gens serait à peu près réglée. C’est déjà ça. :)

    • @b_b mais pour le public, il y a quelques points à décider/définir quand même : concrètement on leur conseille d’aller où en priorité, de faire quoi ? Si les personnes peuvent, en priorité s’inscrire sur Github et créer des tickets ? Et si elles ne peuvent pas ou trop compliqué, utiliser des tags dédiés auxquels doivent être abonnés les admins (seenthis_bug, seenthis_troll, seenthis_spam, …) et c’est les contributeurices qui créeront le ticket pour s’en rappeler ?

      La partie décision/démocratie n’est pas encore calée, mais comme on le voit, la partie côté utilisateurices n’est pas calée non plus. Ma proposition de page « Signaler un problème » est à mon avis à faire mais… il faut justement décider quoi y mettre et qu’est-ce qu’on conseille de plus simple aux gens.

      Pour l’instant on peut leur expliquer les trois lieux existants
      – le github et synthétiquement en français comment ajouter un ticket
      – la liste email (mais je ne me rappelle même plus si on peut s’y inscrire soi-même ou pas ?)
      – invoquer @seenthis et des tags dédiés ici-même

    • Le problème du signalement sur GitHub est qu’il utilise une autre identité. Si je me sers de SeenThis pour préparer (pseudonymement) le Grand Soir, je n’ai peut-être pas envie qu’on puisse relier cette activité à mon GitHub que j’utilise pour le boulot. Évidemment, je peux créer un second compte là-bas, mais un des principes du signalement est qu’il devrait être simple pour la victime.

      Comme modèle de signalement (actif, non pas juste un lien vers des instructions), une bonne référence est la façon dont c’est fait dans Discourse. En tant qu’un des admins de Specifiction, pui WICG j’avais trouvé ça simple et souple (et orienté vers une résolution pacifique). Mais évidemment, je ne sais pas s’il y a la même chose pour SPIP ou si ça demanderait du dév.


  • Comment des journalistes inventent la popularité de Macron :

    Comme une pique adressée aux gens qui, comme nous, dénoncent la dérive autoritariste et ultra libérale du gouvernement, Geoffroy Clavel, chef du service politique du Huffington Post (journal en ligne partenaire du Monde), dévoile la Vérité : « Aux yeux de l’opinion en revanche, Emmanuel Macron et Edouard Philippe se portent comme un charme ». Nous autres critiques de Macron aurions perdu l’accord du peuple, tellement favorable au président qu’on peut parler « d’état de grâce relatif », selon Clavel http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/05/forte-progression-de-la-popularite-de-macron-et-philippe-jusqu_a_2301

    Pour affirmer cela, le journaliste s’appuie sur le « baromètre » politique réalisé en partenariat avec l’institut YouGouv (Dont nous racontions dans une précédente chronique les pratiques pour entretenir un panel de sondés multi-tâches, prompt à parler en même temps de leur choix d’opérateur internet et de leurs préférences politiques :
    http://www.frustrationlarevue.fr/linterdiction-sondages-finir-politique-paris-hippiques

    On apprend ainsi que le président de la République a atteint 43% d’opinion favorable, ce qui justifierait le titre placé en Une du magazine en ligne. Sauf que si on compare cette « popularité » avec celle des deux précédents présidents, Sarkozy et Hollande, on réalise alors que le « Huff Post » prend ses rêves pour des réalités. Il y a cinq ans, le même Geoffrey Clavel nous apprenait que Hollande était approuvé par 63% des sondés, un taux comparable à celui Sarkozy cinq ans auparavant, approuvé par 67% d’entre eux.

    Au regard de l’histoire récente, Macron est donc le plus impopulaire, et ce, alors même que sa communication propagandesque est très maîtrisée (Macron dans un sous-marin, Macron joue au tennis, Macron est le roi Soleil, etc.) et qu’une bonne partie de nos journaux ne disent que du bien de lui.

    De plus, le fameux baromètre https://d25d2506sfb94s.cloudfront.net/cumulus_uploads/document/udey4f3ogh/Results%20for%20Huffington%20Post%20(Barom%C3%A8tre)%2008 donne d’autres informations que Clavel s’est bien gardé de mentionner : Page 7, on apprend par exemple que les sondés ne sont que 26% a estimer que le président a une « bonne gestion de l’économie », tandis que 38% la juge mauvaise. Page 9, on apprend que seuls 31% des sondés sont d’accord avec l’affirmation « La société que prône le gouvernement est globalement celle dans laquelle je souhaite vivre », contre ... 51% en désaccord. Il est où l’état de grâce ?

    Dans ce « baromètre », dont l’appellation évoque l’objectivité de la science et la fiabilité d’un outil de mesure, les questions sont d’ailleurs tournées de façon bien étranges : Page 13, on trouve ce genre d’affirmation à infirmer ou confirmer : « Le gouvernement a de bonnes intentions, même si je ne suis pas toujours d’accord avec ses positions » ou encore « Le gouvernement va de l’avant, et propose des mesures modernes » : Mais qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire « moderne » ou « aller de l’avant » ?!

    Il semble bien que le « baromètre » utilisé par le Huff Post et son chef du service politique soit un outil pipé, dont l’interprétation semble pouvoir se faire uniquement en fonction des désirs du journaliste.

    Mais pourquoi ne les exprime-t-il pas clairement, plutôt que de se planquer derrière ces sondages bidons ? Accessoire indispensable au journalisme contemporain, les « baromètres » et autres « indicateurs objectifs » du genre ne sont qu’un avatar de plus de journaux d’opinion qui prétendent à l’objectivité et à la neutralité pour mieux emporter notre consentement.

    Frustration, critique sociale indépendante
    #journalisme


  • Mathilde Larrère, historienne, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté
    https://www.franceinter.fr/emissions/les-savantes/les-savantes-01-juillet-2017


    Louise Michel en uniforme de la Garde Nationale après la bataille de 1871 © Getty / Ullstein Bild

    Une femme qui pense le monde d’aujourd’hui et qui a peut-être même l’intention de le changer : l’historienne Mathilde Larrère, spécialistes des révolutions et de la citoyenneté.

    "Dis moi qui tu cites et je te dirai qui tu es"

    Maître de Conférence à Sciences Po et à l’Université de Paris-Est ; chroniqueuse de l’émission Arrêt sur Image. Ses threads sur Twitter sont suivis par 24700 personnes. https://twitter.com/larreremathilde?lang=fr
    Une histoire joyeuse, accessible, politique, voire féministe...

    On l’appelle "la snipeuse" sur Twitter depuis ce jour où elle interpella Manuel Valls en le traitant de crétin. Celui qui était alors Premier Ministre s’était ce jour-là illustré en invectivant les femmes musulmanes portant le voile par ces mots “Marianne, le symbole de la République ! Elle a le sein nu parce qu’elle nourrit le peuple ! Elle n’est pas voilée, parce qu’elle est libre ! C’est ça la République !” Mathilde Larrère rappela, pas à pas, l’histoire de la représentation de Marianne en 23 tweets....

    Ça sert à quoi l’histoire ? Et bien, à ça, un peu. A éclairer le présent. A empêcher l’instrumentalisation de certains symboles. Et à bien plus encore...

    La programmation musicale :

    Beth Ditto, "Fire"
    Tracy Chapman, "Talkin’ bout a Revolution"
    Fishbach, "Feu"

    #historicisation #radio #histoire #femmes


  • Distance spatiale et distance de classe - Métropolitiques
    http://www.metropolitiques.eu/Distance-spatiale-et-distance-de.html


    Un article très important sur un changement profond du monde du #travail qui se traduit bien sûr par des #inégalités plus marquées, des #mobilités sociales fortement réduite et des #antagonismes de #classes grandissants.

    La mobilité géographique contre la promotion locale

    Le système de promotion interne à l’œuvre à la SNCF, comme dans la plupart des entreprises industrielles publiques, a longtemps favorisé une stabilisation du personnel ainsi qu’une forte composition familiale. Les enfants de salariés, qu’ils soient ouvriers ou cadres, pouvaient être privilégiés lors des embauches. Mais ce système qui rendait possible la constitution d’un corps de cadres réalisant l’essentiel de leur carrière sur le site est remis en cause par le tournant néolibéral qui touche le transport ferroviaire, comme les autres secteurs publics. À partir des années 1990-2000, les réformes dites de « modernisation » et l’application de méthodes de management importées du privé mettent à mal la reproduction du groupe des agents d’encadrement, qui se singularisaient par des origines populaires, un ancrage local et une maîtrise technique partagée avec les ouvriers. À cet égard, la remise en cause des savoir-faire et la démonétisation des ressources liées à l’autochtonie (Retière 2003) ne concernent pas seulement les classes populaires ; elle touche aussi les cadres.

    Depuis les années 2000, les responsables ne font en général que passer à la tête des établissements de la SNCF. Ils doivent faire preuve de mobilité, qui ne favorise pas leur insertion locale et leur attachement aux salariés. Selon un processus général à toute l’industrie, l’encadrement patronal des ateliers ferroviaires est de moins en moins constitué de cadres « maison ». Certaines formes de promotion interne ont disparu avec l’allongement des études et la multiplication d’agents recrutés grâce à leurs diplômes et non sur examen ou concours, notamment des ingénieurs des grandes écoles (Andolfatto, Dressen et Finez 2012 ; Boussard 2011). Une fraction importante des dirigeants de la SNCF ne sont plus cheminots et viennent du secteur privé (Valéo, Thompson, Renault, etc.).

    Rarement d’origine populaire, les nouveaux responsables de l’atelier où a été mené l’enquête de terrain viennent désormais de l’extérieur, pour des missions de courte durée, et ne s’installent pas sur place. Ils résident dans l’agglomération régionale, située à 70 kilomètres du bourg, voire dans des grandes villes plus éloignées encore [1]. Contrairement à leurs prédécesseurs, ces cadres managers ne s’investissent plus dans la vie locale, ils ne font pas leurs courses dans le bourg et ne jouent pas dans le club de foot. Leurs enfants ne fréquentent pas les enfants d’ouvriers dans l’école communale. Leur distance aux classes populaires locales est indissociablement sociale et spatiale. Elle est entretenue par une organisation du travail qui les incite à une mobilité incessante et à la dépersonnalisation de leur relation avec les salariés d’exécution.