François Isabel

Ni dieu, ni maître, nirvana

  • #Suisse - #Vaccination #Covid-19 : Un tiers des effets indésirables jugés graves
    https://www.rts.ch/info/suisse/12567153-pressions-politiques-pour-voir-le-certificat-covid-disparaitre-avant-la

    Un tiers des effets indésirables (34%), liés à la vaccination contre le Covid-19, est jugé grave. Mais pour la majorité des cas, ceux-ci se sont révélés inoffensifs, selon Swissmedic.

    A la mi-octobre, 8757 déclarations d’effets indésirables présumés, pour lesquels un lien temporel avec la vaccination a été constaté, ont été évaluées, a indiqué vendredi Swissmedic dans un communiqué.

    Un peu plus de la moitié des déclarations ont été effectués par des professionnels de la santé et 4206 (48%) provenaient directement de personnes concernées ou de patients.

    Les personnes concernées étaient âgées en moyenne de 53,3 ans, et parmi elles, 14,7% avaient 75 ans ou plus. Dans les cas considérés comme graves, l’âge moyen était de 56,1 ans et dans les déclarations faisant état de décès concomitants à la vaccination, la moyenne s’établissait à 79,8 ans.

    Les déclarations d’effets indésirables que l’institut a reçues et analysées jusqu’à présent ne modifient pas le profil bénéfice-risque positif des vaccins contre le Covid-19 utilisés en Suisse.

    #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique

    • Vaud suggère aux moins de 18 ans de se faire vacciner avec Pfizer
      Le canton de Vaud va recommander de privilégier dès vendredi de vacciner les jeunes de 12 à 18 ans avec Pfizer plutôt que Moderna. C’est pour l’instant le seul canton à proposer cette « priorisation » en Suisse, a indiqué à Keystone-ATS Blaise Genton, chef de la campagne vaudoise de vaccination, confirmant une information du Courrier.

      Cette décision des autorités politiques et sanitaires vaudoises se veut avant tout « un principe de précaution », souligne Blaise Genton. Elle devait être mise en pratique et communiquée aux jeunes dès vendredi après-midi, précise encore le médecin-chef d’Unisanté.

      Risque d’inflammations cardiaques
      https://www.rts.ch/info/suisse/12567153-la-suisse-reste-sous-la-barre-des-1000-contaminations-quotidiennes.html

      Cette recommandation fait suite à des études en Europe et surtout aux Etats-Unis montrant des cas de risques d’inflammations cardiaques, soit myocardites et péricardites. Blaise Genton tient toutefois à souligner que « l’incidence n’est que très légèrement supérieure » pour le vaccin de Moderna par rapport à celui de Pfizer. « La différence est donc très faible et les données des études pas forcément toujours très solides », insiste-t-il.

      « Mais puisque cette alternative Pfizer existe, nous proposons de prioriser ce vaccin pour les jeunes de moins de 18 ans », dit-il. Il reconnaît volontiers que le choix vaudois est en décalage avec la position de l’autorité de surveillance Swissmedic, pour qui il n’est actuellement pas justifié d’adapter l’autorisation du vaccin Moderna.

    • Vaud va aussi désormais systématiquement informer les personnes qui viennent se faire vacciner des éventuels risques de myocardites et péricardites. Le canton va surtout les sensibiliser aux symptômes (douleurs thoraciques, essoufflement ou palpitations) qui nécessitent une consultation médicale. Swissmedic demande d’ailleurs depuis mi-août aux professionnels de la santé de faire passer cette information.

  • En 2017, ce n’est pas la parole des femmes qui s’est libérée, c’est nous qui avons commencé à écouter

    Les victimes d’Harvey Weinstein parlaient depuis des années. Pourquoi n’ont-elles pas été prises au sérieux ?

    https://www.buzzfeed.com/fr/mariekirschen/ce-nest-pas-la-parole-des-femmes-qui-sest-liberee-cest-nous

    « 2017, l’année qui a libéré la parole des femmes », « L’année où la parole des femmes s’est libérée », « Et la parole des femmes se libéra ». L’affaire Weinstein et ses suites, selon l’expression consacrée, ont provoqué un ouragan, à l’échelle mondiale. On sait déjà qu’il y aura un avant et un après Weinstein. Mais « l’année de la libération de la parole », vraiment ? A force de voir l’expression martelée en titre de journaux — y compris sur BuzzFeed – on finirait par croire qu’avant ce fameux article du New York Times révélant les accusations contre le producteur hollywoodien, les femmes préféraient se murer dans le silence.

    Pourtant, les femmes n’ont pas attendu ce mois d’octobre 2017 pour dénoncer les viols, le harcèlement sexuel au travail, ni pour tweeter sur le sujet. En France, on se souvient, entre autres exemples, des grandes mobilisations féministes contre le viol dans les années 1970 et 1980, des mobilisations au moment de l’affaire Dominique Strauss-Kahn puis de l’affaire Denis Baupin. Aux Etats-Unis, le témoignage d’Anita Hill avait secoué la société américaine et mis sur le devant de la scène la question du harcèlement sexuel au travail en 1991… soit il y a bientôt trente ans !
    Nous n’avons pas su écouter

    Plus récemment et sur internet, les hashtags #YesAllWomen, #EverydaySexism, #rapeculture ou encore #StopHDR avaient déjà vu passer leurs lots de tweets décrivant des agressions. Il suffit de jeter un rapide coup d’œil à des Tumblr comme Paye ta shnek, Paye ton taf ou Coupable de mon viol pour voir que la parole des femmes était bien libérée. Quant au désormais célèbre #MeToo, on s’est rapidement souvenu qu’il avait été lancé, non pas par Alyssa Milano cet automne, mais onze ans auparavant, par Tarana Burke, une militante afro-américaine qui travaille sur les violences sexuelles. Alors pourquoi un tel changement de perspective médiatique ? Qu’est-ce qui a fait la différence cette fois-ci ?

    Si #MeToo et #balancetonporc ont eu un tel impact, c’est surtout parce que l’écoute a changé. À plusieurs reprises aux cours de ces derniers mois, j’ai eu l’occasion de discuter avec des militantes féministes qui, bien qu’agréablement surprises par le traitement médiatique actuel, ne pouvaient s’empêcher d’être un peu étonnées : « On nous dit que les femmes "parlent enfin". Mais les femmes ont toujours parlé ».

    C’est nous qui n’avons pas su écouter.

    Cela fait des années que les victimes de Harvey Weinstein parlent : la mannequin italienne Ambra Battilana Gutierrez s’est rendue à la police. L’actrice Rose McGowan, a expliqué qu’elle avait confié au responsable des studios Amazon que Harvey Weinstein l’avait violée. « Je l’ai dit, encore et encore », a-t-elle tweeté. Mira Sorvino en a parlé à ses proches et notamment à son compagnon de l’époque, Quentin Tarantino, qui a continué à travailler avec Harvey Weinstein, et a reconnu de lui-même : « j’en savais assez pour faire plus que ce que j’ai fait ». Dans cette affaire – comme dans de nombreuses autres – si « tout le monde savait », c’est bien que des femmes l’avaient dit.

    Dans l’affaire Charlie Rose, une de ses anciennes assistantes, qui dit avoir été victime de harcèlement sexuel de la part du célèbre journaliste américain, a spécifié qu’elle en avait parlé à la productrice executive, qui lui a répondu « c’est juste Charlie qui fait du Charlie ». Quand le duo de comédienne Min Goodman et Julia Wolov ont raconté autour d’elles que Louis C.K. s’était masturbé devant elles sans leur consentement, le manager de ce dernier leur a fait passer le message d’arrêter.

    On retrouve des situations similaires de notre côté de l’Atlantique. Libération a récemment publié une enquête sur des accusations d’agressions sexuelles à l’encontre de Thierry Marchal-Beck, un ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (qui s’est dit « sidéré » par ces accusations et a prévenu se « réserver le droit d’engager toute procédure »). Le journal évoque des « années d’omerta et de duplicité » au MJS : « Pendant des mois, les alertes vont sonner dans le vide ».

    Une plainte pour agression sexuelle a été déposée (puis classée sans suite pour cause de prescription) contre Éric Monnier, l’ex-ponte de France 2 aujourd’hui à LCI, qui nie les faits qui lui sont reprochés. Plusieurs journalistes ont raconté à BuzzFeed News que « tout le monde était au courant » de son comportement avec les femmes. Autre exemple : Astrid de Villaines, qui a récemment porté plainte contre le journaliste de La Chaîne parlementaire (LCP), Frédéric Haziza, en avait déjà à l’époque discuté avec sa rédaction, qui n’avait pourtant adressé qu’un simple « avertissement » à l’accusé.
    « Pour avoir parlé, j’étais soudainement devenue radioactive »

    Très souvent, les femmes parlent. Elles se confient à leurs proches, à un-e ami-e, à des collègues… Mais, fréquemment, leur parole n’est pas bien accueillie. Comme quand l’actrice Mira Sorvino prévient une employée de Miramax, l’entreprise cofondée par Harvey Weinstein, du comportement de celui-ci. « Sa réaction c’était comme si j’étais soudainement devenue radioactive pour avoir osé en parler, ce qui ne m’a pas vraiment encouragée ».

    Lors du rassemblement MeToo à Paris, le 29 octobre 2017.

    C’est parce que les femmes sont reçues par de l’embarras, de la suspicion, voire une franche hostilité, qu’elles vont arrêter de parler. Les victimes intègrent très rapidement que la société n’a pas envie de les écouter et qu’il sera moins coûteux pour elles, désormais, de se taire.

    Il serait extrêmement naïf de croire que, alors que nous avons grandi dans une société imprégnée par la culture du viol, nous savons bien réagir face à une personne qui nous confie avoir été victime d’une agression sexuelle. Personne ne nous apprend à le faire. Nous avons peut-être les meilleures intentions du monde, mais cela ne suffit pas.

    Il est très fréquent que, même malgré nous, on minimise. Qu’on se dise qu’il n’y a rien à faire – « de toute façon c’est connu qu’il est comme ça ». Qu’on rejette la responsabilité sur la victime – « quelle idée, aussi, d’aller aussi tard chez cet homme vu sa réputation ». Qu’on immisce le doute dans son esprit sur sa légitimité à parler – « franchement le mieux pour toi, c’est encore de passer à autre chose ». D’où l’importance, comme Sandrine Rousseau tentait de l’expliquer sur le plateau d’« On n’est pas couché » seulement six jours avant que l’affaire Weinstein éclate, de former des gens pour savoir « accueillir la parole ».

    Les manquements de la presse

    Dans ce refus d’accorder une écoute attentive aux victimes de violences sexuelles, les journalistes ont leur part de responsabilité. Ces dernières décennies, on ne peut pas vraiment dire que la presse française a brillé par sa volonté de couvrir le sujet des agressions sexistes, hormis les habituels papiers un peu paresseux tous les 25 novembre, lors de la Journée internationale pour l’éradication des violences contre les femmes. Les médias ont longtemps fait la sourde oreille. Ils ont peu enquêté. Et quand ils se sont intéressés au sujet, le résultat a parfois été catastrophique.

    Pour avoir une petite idée de ce que pouvait donner la couverture journalistique du harcèlement sexuel dans le milieu du cinéma il y a une quinzaine d’années, il suffit de regarder le traitement de l’affaire Brisseau. Aux débuts des années 2000, Noémie Kocher et Véronique H., qui ont fait des essais pour le film Choses secrètes, portent plainte pour harcèlement sexuel contre le réalisateur, Jean-Claude Brisseau. Elles sont rejointes dans leur plainte, dans un second temps, par deux autres comédiennes. En 2005, le réalisateur de Noce blanche est condamné pour harcèlement sexuel à l’égard de Noémie Kocher et de Véronique H., les deux autres femmes sont déboutées. L’une d’elles, qui lui reproche notamment de lui avoir mis un doigt dans le vagin, fait appel, et Jean-Claude Brisseau est condamné l’année suivante pour atteinte sexuelle.

    Lors de l’enquête, comme le rappelle L’Obs qui a eu la bonne idée de se repencher récemment sur l’affaire, plusieurs témoignages, comme ceux de Marion Cotillard ou de Hélène de Fougerolles, vont dans le sens des plaignantes. La mère de Vanessa Paradis aussi, qui mentionne « un incident » lors du tournage du film qui a fait connaître sa fille, Noce blanche.

    Pourtant, la presse se fait bien tendre avec Brisseau, et cruelle envers ses accusatrices, qui n’auraient rien compris à l’art délicat du « tournage cinématographique comme sanctuaire artistique ». Les Inrocks tacle « les différentes parties [qui] dissimulaient leur ignorance profonde de ce qu’est le cinéma ». Un journaliste de Libération, Louis Skorecki, se fend d’une tribune intitulée « Brisseau, le faux coupable », et se lamente : « On n’aurait jamais dû juger Brisseau. » À la sortie de son film suivant, le critique Antoine de Baecque s’indigne : « Je ne crois donc pas une seconde à la vérité des accusations dont il a fait l’objet quand je vois Les Anges exterminateurs [...] Il est pour moi, c’est mon intime conviction, aux antipodes d’un harceleur, d’un violeur, d’un homme agressant une femme. [...] Jean-Claude Brisseau a été sauvé et blanchi par son cinéma. »

    « A quelques rares exceptions, la presse a été terrible, commente Noémie Kocher dans "L’Obs". Je n’imaginais pas le tsunami qui en découlerait. Notre parole a été niée, décrédibilisée. C’était violent. Et ce que j’ai vécu, à ce moment-là, ça a été presque pire que le harcèlement en lui-même. Voilà pourquoi je redoute tellement de parler. »

    Un sujet imposé parole après parole, tweet après tweet

    On est très loin des reportages de 2017 sur le cinéma, désormais qualifié de « milieu très exposé au harcèlement sexuel ». Douze ans plus tard, plus de 80 femmes ont accusé le magnat hollywoodien Harvey Weinstein. Il a fallu qu’elles soient aussi nombreuses pour qu’on écoute. Le scoop venait des vénérables New York Times et New Yorker. Bien sûr, si le retentissement médiatique a été si considérable, c’est parce que d’autres affaires ont pavé la voie. DSK, Baupin en France. Le journaliste Bill O’Reilly, l’acteur Bill Cosby et le chanteur R-Kelly aux Etats-Unis.

    Désormais, les médias ont bien intégré que ces affaires font partie de la couverture qu’ils sont tenus d’avoir. Sites, télés, radios n’ont pas hésité à reprendre l’information du New York Times, puis à apporter leur propre grain de sable à la déferlante. L’affaire Weinstein montrait à tous qu’il existait des informations à sortir, des affaires à raconter. Que, pour raconter le monde dans sa globalité, les journalistes devaient se pencher sur la question des violences sexuelles, et qu’il fallait le faire avec autant de sérieux que pour une grande enquête politique ou économique.

    Devant cet intérêt soudain, des victimes qui avaient renoncé à parler ont pris de nouveau la parole. Cette fois, elles ont été entendues. Les réseaux sociaux écoutaient. Les médias écoutaient. Les lecteurs écoutaient. Les journalistes ont enquêté, vérifié, recoupé. Et les articles se sont multipliés.

    Il ne s’agit pas, ici, de nier le choc qu’ont constitué les hastags #metoo et #balancetonporc. En 2017, les femmes ont parlé avec force et chaque témoignage a permis à d’autres victimes de se sentir un peu plus légitimes pour dire « moi aussi ». Ces dernières années, grâce à leurs paroles, ce sont les femmes – et les associations féministes – qui ont imposé, petit à petit, tweet après tweet, ces sujets sur la place publique. Mais les médias ne devraient pas s’exempter d’une autocritique sur leur difficulté à s’emparer de ces questions, alors que le grand continent des violences sexuelles était juste sous leurs yeux. L’affaire Weinstein a fait bouger les lignes du traitement journalistique. Mais ce changement s’inscrira-t-il seulement dans la durée ?
    Des oreilles décidées à ne pas tout entendre

    Il ne faudrait pas idéaliser ce moment et sous-estimer les réticences. Certaines oreilles sont bien décidées à ne pas tout entendre. Comme ces commentateurs qui, plutôt que de parler des violences sexuelles, ont insisté sur la « violence » du terme « balancer ». Comme Raphaël Enthoven qui s’est permis de demander à celles qui tweetaient leurs agressions d’aller plutôt porter plainte – alors que l’on sait que les victime de viol sont souvent mal accueillies dans les commissariats. Ou encore comme ce député La République en marche qui s’est inquiété qu’on finisse par « émasculer tous les hommes ».

    Seulement quatre petits jours jours après le premier tweet sur #balancetonporc, on atteignait déjà le point Godwin en comparant ces victimes qui osaient décrire des délits et des crimes sur les réseaux sociaux aux monstres qui ont dénoncé des juifs pendant la seconde guerre mondiale.

    Jusqu’à cette séquence lunaire où, sur BFM-TV, le 26 novembre, la journaliste Anna Cabana a coupé Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes, pour lui demander, visiblement inquiète : « Mais, aujourd’hui, vous pouvez nous dire : vous aimez les hommes ? » Quand une femme ose prendre la parole contre les violences sexistes, le soupçon de misandrie n’est jamais très loin. Curieuse inversion des rôles. A l’heure où se multiplient les révélations sur des hommes qui font acte de cruauté envers des femmes, on s’étonne pourtant de ne jamais avoir entendu la question inverse posée à ces derniers.

    L’article date de 2018 et ca n’a pas changé, c’est toujours la prétendue « libération de la parole des victimes » et cela permet de maintenir le système en place. Si c’est la première fois que vous en entendez parler alors on ne peu pas vous reprocher de n’avoir rien fait auparavant.

  • INFO FRANCEINFO. Les Parisiens déménagent, la capitale perd 6 000 écoliers en un an
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/deconfinement/info-franceinfo-les-parisiens-demenagent-la-capitale-perd-6-000-ecolier

    Cette année, la ville de Paris compte 6 000 écoliers de moins que l’année scolaire précédente (2019-2020), soit une baisse inédite de 5%, a appris franceinfo auprès du rectorat de Paris mardi 12 octobre 2021. La crise sanitaire est une des causes de cette baisse, avec le départ de nombreuses familles de la capitale. Cette chute de 6 000 élèves dans les écoles publiques du premier degré est beaucoup plus importante que lors de l’année précédente. Au mois de septembre 2020, 3 700 écoliers en moins avaient été décomptés.
    Baisse généralisée dans tous les arrondissements

    En moyenne, depuis dix ans, la ville de Paris perd 2 500 écoliers chaque année. Si 43 classes ont tout de même été ouvertes dans des quartiers de Paris qui restent dynamiques comme les 13 et 17e arrondissements, 63 classes ont fermé au total lors de cette rentrée scolaire à Paris. Tous les arrondissements de la capitale sont concernés, mais les arrondissements les plus touchés par les baisses sont les 9e, 10e et 11e arrondissements. « C’est assez énorme, on a jamais eu autant de pertes d’élèves en un an », témoigne la directrice d’une école du 20e arrondissement de Paris qui compte cette année 115 élèves, contre 140 l’an dernier.

    Selon cette directrice, beaucoup de familles sont parties vivre en banlieue ou en région. « Nous, on en profite, ajoute-t-elle. Nous avons des classes avec des petits effectifs, ce sont de très bonnes conditions pour les enseignants et les élèves. » Le nombre moyen d’élèves par classe est de 20,5 à Paris, selon les chiffres du rectorat. Ce qui n’empêche pas la directrice d’être inquiète sur le futur de son école : « Nous allons travailler sur les effectifs de la rentrée scolaire, et il faudra probablement envisager des fermetures de classes ».

  • Extraterrestre : ce mystérieux signal émanant du centre de la Voie Lactée est très intriguant
    https://hitek.fr/actualite/signal-radio-etrange-origine-centre-voie-lactee_31095

    dans une récente étude publiée dans The Astrophysical Journal, une équipe internationale de scientifiques vient de rapporter l’existence de signaux inhabituels détectés au centre de la Voie Lactée. Ces derniers ont d’abord été détectés par les 36 paraboles qui composent le réseau de radiotélescopes australien ASKAP puis par le télescope MeerKAT de l’Observatoire sud-africain, qui a permis de confirmer leur existence. Entre avril 2019 et août 2020, le signal a été reçu 13 fois.

    Baptisé ASKAP J173608.2-321635, il s’agit donc d’un signal radio assez intriguant, car il est variable. En effet, celui-ci émet sans schéma précis à savoir pendant plusieurs semaines avant de s’arrêter et disposant d’une polarisation très élevée. Une caractéristique très étrange car sa lumière oscille dans une seule direction qui tourne avec le temps. Ces ondes radio ne ressemblent à aucun phénomène qui a été observé auparavant. Pour les chercheurs à l’origine de cette découverte, il se pourrait que cet évènement cosmique provienne d’un objet stellaire inconnu.

    De nombreuses hypothèses écartées

    Tentant de comprendre à quoi pourrait correspondre ce signal radio inédit, les spécialistes excluent la piste d’un pulsar, une étoile à neutrons qui tourne très vite sur elle-même, car sa périodicité serait plus régulière. Ils estiment aussi qu’il ne peut pas s’agir d’une supernova ou de sursauts radio rapides bien que ce nouvel objet partage quelques caractéristiques semblables avec ces phénomènes découverts ces dernières années. Cependant, les auteurs de l’étude pensent que ce signal détecté pourrait se rapprocher des signaux Galactic Center Radio Transients, les GCRT, qui eux aussi proviennent du centre de la galaxie, sans pour autant en être sûrs.

    Pour en avoir le cœur net, il ne reste plus qu’aux scientifiques à continuer d’étudier ce nouveau type de signal radio et de poursuivre leur détection afin de les comparer et de tenter de découvrir à quoi ils correspondent.

  • La "coopération", c’est bien ! ...

    « Mieux vaut que tu ne saches pas » : les confortables revenus des dirigeants des coopératives agricoles - Basta !
    https://basta.media/enquete-Salaires-dirigeants-cooperatives-triskalia-coop-de-France-inegalite

    11 500 euros : c’est le revenu moyen mensuel des dix personnes les mieux payées en 2020 au sein d’Eureden, l’une des plus grosses coopératives agricoles de France (20 000 membres), dont le siège social se situe dans le Finistère, en Bretagne. Au sein de Triskalia (qui a fusionné avec d’Aucy en 2020 pour donner Eureden), le top 10 des salaires était encore plus important : 16 382 euros par mois, en moyenne (en 2019), en augmentation de 26 % depuis 2017. « Ces chiffres, certes très élevés, ne sont pas vraiment représentatifs, estime Serge Le Quéau, membre de l’Union syndicale Solidaires Bretagne et engagé aux côtés des salariés du secteur agroalimentaire depuis une quinzaine d’année. En faisant la moyenne, on masque les plus hauts de ces salaires, notamment ceux des DG, sans doute encore plus impressionnants. »

    #agroindustrie #indécence

  • Le public est complice des agissements de R. Kelly | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/172257/musique-r-kelly-public-complice-agressions-sexuelles-viol

    Pendant les trois jours que j’ai passés à regarder Surviving R. Kelly, un documentaire en six épisodes diffusé sur la chaîne Lifetime et portant sur les décennies d’agressions sexuelles infligées par R. Kelly à des jeunes filles et femmes noires avec l’aide à la fois passive et active de larges pans de la société américaine, j’ai eu la chanson de Kelly « Ignition (Remix) » en boucle dans la tête.

    Surviving R. Kelly avance de façon convaincante –prouve, même– que la société a conclu un pacte impardonnable avec Kelly, génie musical capable de masquer son comportement ouvertement diabolique pendant des dizaines d’années parce que les victimes de ses crimes étaient des filles noires.

    Nous avons choisi d’ignorer ses actes, de les minimiser ou de rester délibérément dans l’ignorance afin de pouvoir continuer à profiter de sa musique. Nous avons donné la priorité à notre plaisir, à notre confort, à nos playlists aux dépens de la peine et des souffrances incommensurables, dont certaines sont encore d’actualité, de nombreuses adolescentes naïves et pleines d’espoirs. Nous avons fait un pacte avec le diable pour pas cher –laissez-nous garder cette chanson !– et avons permis que des gamines de 16 ans en payent le prix exorbitant.

    Puissant effet d’accumulation

    Ces filles, aujourd’hui des femmes, sont au cœur de Surviving R. Kelly, exemple extrêmement efficace de journalisme de divertissement –bien qu’il serait peut-être plus exact de le penser en termes de journalisme de divertissement activiste extrêmement efficace.

    Parfaitement accablante et puissamment dérangeante, c’est aussi une série captivante, mélange légèrement nauséeux qui colle tout à fait avec la ligne de Lifetime, une chaîne dont la spécialité a longtemps été de cultiver l’angoisse, le grand frisson et les mises en garde autour des femmes en péril.

    Comme à chaque fois lorsqu’il s’agit de crimes réels, la frontière est mince entre dévoiler la vérité et tomber dans le salace. Si Surviving R. Kelly la franchit de temps en temps –elle se complaît parfois dans la facilité, surtout dans les deux derniers épisodes, où elle semble vouloir créer un scoop plutôt que de l’illustrer–, elle le fait pour élaborer une thèse à charge à la fois répugnante et irréfutable contre Kelly.

    Ce sont de légères variations de la même expérience, qui devient de plus en plus horrible et incontestable à mesure qu’elle est racontée.

    On y voit moult longues interviews de victimes de Kelly, des « survivantes », selon la terminologie de l’émission : des femmes dont la plupart étaient mineures lorsqu’elles l’ont rencontré, qui racontent leurs expériences avec leur agresseur en n’épargnant aucun détail atroce. On voit ainsi se succéder Andrea Lee, l’ex-femme de Kelly ; Lizette Martinez, une lycéenne qu’il a rencontrée dans un centre commercial ; Lisa Van Allen, la plus jeune fille sur le plateau de tournage d’un clip ; Jerhonda Pace, qui a fait sa connaissance à 15 ans, lors de son procès pour pédopornographie.

    Elles et d’autres racontent que leur idole, un homme gentil et charmant, leur a promis de les aider à faire carrière avant de se transformer en monstre. Kelly les isolait, les punissait, exigeait qu’elles demandent l’autorisation de manger et d’aller aux toilettes, leur interdisait de regarder dans les yeux ou de parler à quiconque et les battait, tout en les soumettant à des pratiques sexuelles humiliantes qu’il filmait. Les détails de chacune de leurs histoires sont épouvantables, mais l’effet d’accumulation est puissant : ce sont de légères variations de la même expérience, qui devient de plus en plus horrible et incontestable à mesure qu’elle est racontée.

    Ces interviews sont ponctuées de commentaires de collègues, d’associés, de membres de la famille et du secteur de la musique, de journalistes et de spécialistes du traumatisme, qui produisent un récit collectif chronologique suivant Kelly de son enfance à aujourd’hui. Au cours de cette période, il a professionnalisé son mode opératoire, passant du repérage de jeunes filles devant son ancien lycée à des concerts où il les faisait monter sur scène avec lui, de l’échange de numéros de téléphone à l’emprisonnement de filles dans sa maison.

    Plus qu’une simple rumeur

    Comme tant de monstres dévoilés par #MeToo, pour R. Kelly, « tout le monde savait ». Cette affaire met en lumière à quel point l’expression est un grossier euphémisme. Dire « tout le monde savait » permet de passer très facilement sur le contenu de ce que l’on « savait » : qu’il agressait sexuellement, psychologiquement et physiquement des mineures.

    Cela fait des décennies que Kelly s’en prend à des jeunes filles, et cela fait belle lurette que l’on a dépassé le stade des rumeurs discrètement chuchotées. Certains de ses méfaits ont été extrêmement publics, comme ses relations sexuelles et son mariage avec sa protégée Aaliyah, alors qu’elle n’avait que 15 ans, sans parler de la vidéo où on le voit uriner dans la bouche d’une gamine de 14 ans et qui a longtemps été banalisée culturellement et évoquée comme un objet de rigolade. Et pourtant, cela ne fait que peu de temps que tout cela s’est figé en quelque chose de plus conséquent et accablant qu’une « rumeur ».

    Des dizaines de personnes l’ont aidé et soutenu, parfois sans faire exprès, parfois sciemment.

    Ce que Surviving R. Kelly fait extrêmement bien –et sans agressivité–, c’est démontrer, par le biais d’une lente accumulation plutôt que par des questions piège, tous les compromis, les décisions égoïstes et l’apathie qui ont contribué à protéger R. Kelly et lui ont permis de perpétuer ses crimes.

    Seules quelques personnes interviewées sont directement complices des agissements du chanteur : un assistant qui accompagnait Kelly dans les centres commerciaux pour trouver des filles, un employé de maison anonyme et le grand frère de l’artiste, qui est le seul à se demander ouvertement pourquoi le comportement de Kelly pose un problème. Mais des dizaines de personnes, sans parler des organisations et des acteurs de divers secteurs commerciaux, l’ont aidé et soutenu, parfois sans faire exprès, parfois sciemment.

    Lorsque l’on regarde Surviving R. Kelly, on voit des producteurs qui savaient que Kelly faisait quelque chose de répugnant mais qui ne sont pas intervenus, et des employés qui ont fait ce qu’on leur demandait parce qu’ils étaient payés pour ça. Surtout, on voit des familles qui ont laissé leurs filles « travailler » avec R. Kelly parce qu’elles estimaient que c’était bénéfique pour leur carrière, et qui ont préféré penser –marchant ainsi dans les traces de l’industrie du disque, d’autres célébrités et même de l’Église noire et des autorités– qu’il n’était pas si méchant que ça. Ce que l’on ne voit pas, en revanche, ce sont beaucoup des célébrités qui ont récemment travaillé avec R. Kelly et qui regrettent peut-être déjà ne pas avoir participé.

    Souvenirs souillés

    Lorsqu’il était gênant de regarder la vérité en face et de faire ce qui est juste, les gens ont choisi de fermer les yeux et de continuer à écouter ses chansons –comme je l’ai fait moi pendant de nombreuses années.

    J’imagine que continuer à écouter ses chansons va devenir difficile pour une grande partie des personnes ayant visionné Surviving R. Kelly, si ce n’était pas déjà le cas. Mais cela ne deviendra pas impossible pour autant : après la diffusion du documentaire, l’écoute des chansons de Kelly a augmenté de 16% sur Spotify.

    Je me plais à imaginer que celles et ceux qui l’ont écouté essayaient de faire comme moi, lorsque je n’arrivais pas à me retirer « Ignition (Remix) » de la tête, et voulaient associer la chanson aux histoires abominables que je venais d’entendre.

    Mais comme le soulignent les spécialistes apparaissant dans le documentaire, pour beaucoup, la musique de R. Kelly évoque des évènements positifs de leur propre vie –diplômes, fêtes, anniversaires. Et ces personnes n’ont sans doute aucune envie que ses actes ne viennent souiller leurs souvenirs. Pourtant, regarder Surviving R. Kelly les souillera. Il suffit de se repasser le documentaire mentalement, en boucle, jusqu’à la nausée.

    • Reconnu coupable de « trafic sexuel », R. Kelly voit ses ventes d’albums augmenter de 517% | Slate.fr
      http://www.slate.fr/story/217332/r-kelly-reconnu-coupable-trafic-sexuel-ventes-dalbums-augmenter-517-pourcents

      Le 27 septembre R. Kelly a été reconnu coupable de kidnapping, exploitation sexuelle d’enfants et racket. Mais cela n’a pas freiné les ventes d’albums du chanteur, bien au contraire. Une semaine après la décision de justice, la demande pour la musique de R. Kelly a augmenté de 517%, faisant grimper en flèche les revenus du rappeur. Dans le même temps, les flux audio sur les plateformes de streaming ont atteint +22%, tandis que les flux vidéo ont pris +23%.

      Ce n’est pas la première fois que les revenus de R. Kelly augmentent du fait de la médiatisation des accusations de trafic sexuel dont il a été reconnu coupable. En 2019, lorsque le documentaire Surviving R.Kelly a été diffusé, les ventes de sa musique ont doublé. Des faits surprenants, alors que le documentaire présente des femmes victimes de viols et séquestrées dans la secte sexuelle tenue par le rappeur.

      La même année, une interview de R. Kelly, accusé à l’époque de séquestration et d’agressions sexuelles, alimente également la demande musicale pendant plusieurs semaines. Pourtant lors de l’émission, il semble montrer la face cachée de sa personnalité : devant la journaliste Gayle King, co-animatrice de CBS This Morning, il s’emporte de manière violente, se lève de sa chaise et lance son poing en l’air.
      Faire disparaître son contenu des plateformes ?

      La question est posée ici ou là : les plateformes de streaming doivent-elles supprimer la musique et les vidéos de R. Kelly, qui risque une longue peine de prison ? Depuis 2017, le hashtag #MuteRKelly circule sur les réseaux sociaux, ce qui a fait réagir certains diffuseurs. Des titres célèbres comme « I believe I can fly » et « The world’s greatest » ne sont plus diffusés à la radio ni dans certaines publicités, rapporte Quartz.

      Après la diffusion du documentaire Surviving R. Kelly, le label Sony a décidé de lâcher le chanteur. Les organisateurs des tournées musicales ont suivi le pas. Mais les plateformes comme Spotify et Apple Music traînent dans leurs décisions. Les contenus de R. Kelly ont été supprimés des listes de lecture, mais toute sa discographie est disponible. C’est également le cas chez Amazon. YouTube, qui a supprimé les chaînes officielles RKellyTV et RKellyVevo, ne supprimera pas ses chansons sur YouTube Music.

      Comme c’est très souvent le cas dans la procédure pénale aux États-Unis, la condamnation de R. Kelly ne sera rendue officiellement que plus tard, le 4 mai 2022. Actuellement en détention provisoire, le chanteur risque la prison à vie.

  • Les Rolling Stones décident de ne plus jouer la chanson « Brown Sugar », accusée de racisme
    https://www.nouvelobs.com/musique/20211014.OBS49844/les-rolling-stones-decident-de-ne-plus-jouer-la-chanson-brown-sugar-accus

    Les Rolling Stones ont supprimé pour leur tournée américaine leur tube légendaire « Brown Sugar », dont les paroles évoquent l’esclavage, mais qui sont depuis longtemps taxées de racisme.

    « Vous l’avez remarqué hein ? », a répondu, un brin énigmatique, Keith Richards, le guitariste du groupe britannique, dans un récent article du « Los Angeles Times », où on lui demande pourquoi le morceau ne figure plus sur la liste des chansons jouées lors de leur tournée qui a démarré le 26 septembre, un mois après la mort de leur batteur Charlie Watts.

    « J’essaie de comprendre avec les autres où est le problème. Personne ne comprend que c’est une chanson sur les horreurs de l’esclavage ? Mais ils veulent l’enterrer. Pour le moment, je ne veux pas de conflit avec toute cette m… », a ajouté Keith Richards, cité par le quotidien californien.

    Pour autant, le guitariste de 77 ans ajoute : « J’espère que nous pourrons ressusciter le bébé un jour ». Et le chanteur Mick Jagger d’ajouter : "« Nous avons joué “Brown Sugar” tous les soirs depuis 1970, alors parfois on se dit “nous allons l’enlever pour l’instant et voir ce que ça donne” […]. Nous pourrions le remettre »."

    « Je me serais probablement censuré »

    Sorti en 1971, « Brown Sugar », l’un des morceaux les plus connus des « Stones », parle d’esclavage, de sexe et de drogue, à travers des images de femmes fouettées et d’hommes qui en profitent pour satisfaire leurs fantasmes.

    Ces dernières années, les critiques se sont fait de plus en plus entendre contre la chanson, jugée « raciste ». En 2015, « Brown Sugar » fut qualifiée de « grossière, sexiste et d’une stupéfiante violence pour les femmes noires », dans un article du « New York Magazine ».

    En 1995, dans une interview au magazine Rolling Stone, Mick Jagger avait concédé qu’il n’aurait « jamais écrit cette chanson aujourd’hui » : « Je me serais probablement censuré […] Dieu sait de quoi je parle dans cette chanson. C’est un tel bazar. Tous les sujets les plus obscènes réunis d’un seul coup »

  • « Quand les fils ont appris la préparation du film… » : le réalisateur du documentaire choc sur Claude François raconte les pressions de la famille du chanteur
    https://www.programme-tv.net/news/societe/285058-quand-les-fils-ont-appris-la-preparation-du-film-le-realisateur

    François Pomès, le réalisateur du documentaire La Face cachée de Claude François, diffusé ce lundi 11 octobre sur RMC Story, confie avoir subi des pressions de la part des fils du chanteur.

    La colère du clan François… Ce lundi 11 octobre, RMC Story frappait fort en diffusant La Face cachée de Claude François. Un documentaire choc, mettant en lumière les nombreuses relations qu’aurait eues le chanteur star avec des fans mineures. Une enquête qui paraissait quelques années après un premier documentaire, à l’époque diffusé sur Paris Première, et révélait l’existence d’une femme, Julie, fille cachée et fruit des amours du chanteur et d’une jeune fille prénommée Fabienne, qui n’avait pas alors 14 ans. François Pomès, qui a réalisé le film de 2021, se confie sur les pressions qu’il a subies lorsque les descendants de la star de la chanson, ont découvert le sujet de son travail.
    « On ne veut pas mettre de l’huile sur le feu »

    Interrogé dans Soir Mag, le réalisateur, qui explique être entré en contact avec Julie, la fille cachée de Claude François, assure d’abord : « On ne s’attendait pas à des histoires plus complexes, à savoir qu’il avait des rapports intimes avec nombre d’adolescentes qui le suivaient. On savait que c’était un coureur, mais pas à ce point. Le système était bien organisé permettant aux fans d’aller le voir en privé, pour des rapports sexuels. » François Pomès rappelle qu’il ne comptait pas « rejuger des faits datant des années 70 », dans son documentaire, justifiant que « la morale ne réprimait pas à ses comportements à l’époque » et précisant sa démarche : « On ne veut pas mettre de l’huile sur le feu, on a tout vérifié, on voulait un docu purement factuel. On a interrogé les fans, des proches collaborateurs ». Mais les proches de Claude François n’étaient pas pour autant ravis qu’une telle enquête voit le jour.
    « Des pressions se sont exercées, via le clan François »

    François Pomès raconte alors au magazine belge : « Très vite, quand les deux fils ont appris qu’on le préparait, ils se sont servis du canal le plus efficace du moment, les réseaux sociaux, pour dénoncer notre enquête, en demandant aux fans de nous lyncher publiquement, en divulguant nos coordonnées, pour que personne ne parle ni ne participe. Cette omerta nous a motivés en tant que journalistes. Certaines vérités sont gênantes à entendre », confie-t-il, dévoilant plus précisément les embûches qu’il a fallu surmonter pour réaliser le documentaire : « On a craint deux choses : un référé, et des retraits de témoins. Des pressions se sont exercées, via le clan François. À quelques jours de la diffusion, on le craignait. On ne veut pas de mauvais buzz. Ce film est une réflexion sur Claude François et les autres et sur les années 70 », a-t-il conclu.

  • Facebook cherche par tous les moyens à récupérer l’argent perdu durant la panne
    https://www.clubic.com/internet/facebook/actualite-387889-facebook-cherche-par-tous-les-moyens-a-recuperer-l-argent-p

    Facebook et divers autres réseaux de la firme ont connu une sacrée panne la semaine dernière. Un évènement impromptu qui a déjà fortement impacté l’activité d’utilisateurs du quotidien, pour un usage personnel, mais aussi de professionnels, notamment ceux ayant passé des contrats publicitaires avec la firme de Mark Zuckerberg. Non contents d’avoir (déjà) été lésés de manière involontaire par Facebook, puisque leurs publicités n’ont pas pu être diffusées durant les longues heures de disparition des réseaux de Facebook, les publicitaires voient également leurs publications accélérées, pour certains d’entre eux, par la firme.

    L’objectif de Facebook ? Récupérer environ 60 millions de dollars, soit la somme estimée perdue durant le bug de ses services. « Certains annonceurs peuvent voir une livraison accélérée à mesure que nos services se remettent de la panne », une phrase a priori inoffensive qui fait partie du message d’excuse publié par Facebook le 4 octobre dernier. Si la firme assure que les pubs qui auraient dû être publiées durant le crash ne seront pas facturées, elle a, cependant, bel et bien accéléré la diffusion de contenus publicitaires depuis une semaine.
    Trop de pub tue la pub

    En publiant plus rapidement les publicités, notamment les jours qui ont suivi la panne, Facebook a cherché à encaisser les revenus des contrats passés plus rapidement que si les délais de publications initiaux avaient été respectés. Selon Indie Hackers, les conséquences ne se sont pas fait attendre pour les publicitaires en question. En plus de voir leurs stratégies de publication et, plus largement, de présence sur les réseaux sociaux de Facebook ruinées, ce sont également les taux de conversion qui se sont effondrés.

    Notion clef en marketing, « le taux de conversion mesure le rapport entre les individus ayant réalisé l’action finalement recherchée dans le cadre de la campagne marketing et le nombre total d’individus touchés par la campagne ». Celui-ci aurait tout bonnement chuté de 50 % pour certaines firmes, parfois même davantage, en conséquence de cette recrudescence d’affichages publicitaires par Facebook. Déjà impactés par la panne initiale, certains publicitaires subissent donc de plein fouet les conséquences du bug sur leurs objectifs initiaux, au moins à court terme.

  • PICASSO = GROSSE MERDE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=gsuLpUTs50c

    Vous n’avez jamais compris ce que représentait Picasso dans ses œuvres ? Voici.

    Le podcast absolument brillant qui m’a servi de source pour cet épisode et à écouter absolument pour comprendre les mécanismes à l’œuvre dans la fabrication des génies et de leur impunité, by Julie Beauzac :
    https://www.venuslepodcast.com/episod...
    et par ici son insta : https://www.instagram.com/venuslepodc...

    Un immense merci à Rono d’avoir accepté de prêter sa voix pour l’incarnation d’un mec aussi pourri :
    https://instagram.com/rono.jpg

    Cet épisode bénéficie du soutien du CNC : ISAN 0000-0005-F301-0004-U-0000-0000-L

    Texte, voix, montage : Manon Bril

    Storyboard et réalisation : Leamlu
    https://www.instagram.com/leamlu

    Animation : Anne Masse
    https://www.instagram.com/flyingsuper...

    Character design : Marie Ecarlat https://www.instagram.com/marieecarlat

    Rig 2D : Béatrice Bonneau

    Mixage et sound Design : Lionel Metge
    https://www.instagram.com/blackmonkmu...

    Musique : OTAAM
    https://www.instagram.com/otaambeatma...

    On se retrouve sur les réseaux :
    instagram : https://www.instagram.com/manonbrilcuah
    tiktok : https://www.tiktok.com/@manonbrilcuah
    twitter : https://twitter.com/BrilManon
    facebook : https://www.facebook.com/cestuneautre...

    Et pour soutenir l’émission :
    utip : https://www.utip.io/cestuneautrehistoire
    Ou cliquez sur le bouton « rejoindre », pour accéder aux badges, emojis, et comme les tipeurs, aux épisodes animés en avant-première !

    Pas vraiment de jeu des commentaires pour cette fois, on va très peu s’amuser avec ce sujet mais n’hésitez pas à me communiquer vos émotions à ce propos, et surtout partagez pour faire savoir qui est vraiment cet artiste (une grosse merde, vous avez remarqué ?)

  • « Un désastre annoncé » : un rapport dénonce le développement de l’élevage industriel de pieuvres
    https://www.franceinter.fr/environnement/un-desastre-annonce-un-rapport-denonce-le-developpement-de-l-elevage-ind

    Ces bêtes sont de plus en plus consommées dans le monde. À l’occasion de la journée mondiale de la pieuvre ce 8 octobre, l’association CIWF dénonce les premiers élevages créés en Europe et souhaite leur arrêt.

    En Europe, 130 000 tonnes de pieuvres sauvages sont consommées chaque année. L’Italie est le plus gros consommateur, la France est septième. Mais la demande augmente de plus en plus, notamment aux États-Unis et au Japon. Alors, aux quatre coins du globe, des projets d’élevage de pieuvres sont en cours de développement, comme en Espagne, au Mexique et au Japon. De quoi inquiéter l’association CIWF, dédiée au bien-être des animaux d’élevage terrestres et marins. Elle publie un rapport ce 8 octobre.

    Une vie en cage inadaptée

    La pieuvre est un animal que l’on connaît peu. Et ce n’est pas le magnifique documentaire oscarisé « La sagesse de la pieuvre » qui nous dira le contraire. « Ce sont des animaux sensibles et incroyablement intelligents » raconte à France Inter Léopoldine Charbonneaux, directrice de CIWF France.

    L’espèce de pieuvre la plus élevée en Europe est l’octopus vulgaris. Le rapport précise que « des chercheurs, principalement en Espagne, ont travaillé au développement de cages dans l’océan et dans des bassins ». Les pieuvres ne peuvent pas supporter les conditions d’élevage, pour plusieurs raisons d’après le rapport de CIWF. « Ces animaux sont solitaires par nature » rappelle Léopoldine Charbonneaux, « ils sont très curieux, très intelligents, et ils ont une volonté d’explorer, une curiosité naturelle qui leur fait manipuler et contrôler leur environnement. »

    Elle constate que les taux de mortalité sont d’ailleurs très forts. « D’importants problèmes d’élevage de cette espèce ont été signalés, comme le cannibalisme et la dépendance à la nourriture d’espèce vivantes » révèle le rapport. Il déplore également la difficile reproduction des pieuvres dans des milieux fermés. « Les pieuvres ont des besoins complexes qu’on ne connaît pas forcément assez bien. »
    Un vide juridique

    « Ils se sentent facilement agressés par leurs congénères et peuvent très facilement se blesser sur les parois des cages ou des bassins » remarque la directrice de CIWF France. L’association souhaite interpeller les pouvoirs publics avec ce rapport. Léopoldine Charbonneaux rappelle qu’il n’y a aucune législation qui encadre et protège ces invertébrés. Autre semonce donnée à l’élevage des poulpes : le manque de connaissance sur leur système nerveux. « Il est très développé » affirme-t-elle, « avec un cerveau central et ensuite plusieurs cerveaux. On ne sait pas comment les abattre sans souffrance. »

    Le rapport pointe également l’alimentation des pieuvres en captivité. Les poulpes sont carnivores. Des huiles, des farines de poissons peuvent être utilisés. Mais CIWF rappelle que « l’élevage intensif est responsable de la majeure partie de la surpêche dans nos océans menacés. Environ 20 à 25 % des poissons sauvages pêchés sont utilisés pour produire de la farine et de l’huile de poisson qui composent l’alimentation des poissons carnivores en élevage. »
    Des populations en baisse

    Selon le rapport, le nombre de pieuvres capturées a augmenté au milieu des années 90, pour atteindre un sommet en 2014. Cette année-là, près de cinq millions de tonnes de pieuvres ont été pêchées, c’est huit fois plus qu’en 1950. Si l’élevage de pieuvres se développe, c’est lié à la demande, toujours plus forte. Les prix augmentent et les industriels comprennent l’intérêt économique des élevages.

    Les principaux pays impliqués dans la pêche au poulpe sont la Chine, le Maroc, Mauritanie, Japon et l’Union Européenne, et représentent 76% des captures. Si l’Italie est le plus gros consommateur de poulpe avec 60 000 tonnes chaque année, le plus gros exportateur est l’Espagne.

    • Alors qu’on sait bien que c’est une très mauvaise idée :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Niourk

      Lorsqu’il les retrouve enfin, les membres de la tribu, emmenés par Thôz leur chef, subissent les attaques de poulpes géants radioactifs. Après leur difficile victoire, les membres de la tribu survivent en mangeant les tentacules des cadavres caoutchouteux qui jonchent la plage. Accompagné d’un ours qu’il a réussi à apprivoiser en chemin, l’enfant noir sauve, grâce à son arme, les siens d’une nouvelle attaque, mange la cervelle des poulpes, et guide la tribu vers le nord, à la recherche de la ville de Niourk.

    • @fsoulabaille je pense que tu peux retirer ce bloc de ton extrait ;)

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  • Conséquence des mesures sanitaires, les généralistes allemands signalent une hausse des maladies infectieuses chez les enfants
    https://www.letemps.ch/sciences/consequence-mesures-sanitaires-generalistes-allemands-signalent-une-hausse-m

    En Allemagne, l’association des médecins de famille met en garde contre les effets collatéraux des mesures de protection, notamment sur les enfants. Leurs systèmes immunitaires ne seraient pas suffisamment entraînés pour lutter contre les virus saisonniers

    L’association allemande des médecins généralistes s’inquiète d’une hausse des maladies infectieuses. Les mesures sanitaires mises en place depuis la propagation du nouveau coronavirus ont permis d’amoindrir les conséquences des épidémies saisonnières. Seulement, elles ont aussi entraîné un affaiblissement des systèmes immunitaires.
    . . . . .
    La suite payante, mais le titre suffit.

    #crise_sanitaire #covid-19 #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccination #santé_publique

    • Rhume, angine, gastro... pourquoi tout le monde (ou presque) est malade en ce moment - ladepeche.fr
      https://www.ladepeche.fr/2021/10/10/rhume-angine-gastro-pourquoi-tout-le-monde-ou-presque-est-malade-en-ce-mom

      Les virus de l’hiver ont fait un retour en force depuis quelques semaines. Rhumes, angines ou gastro sévissent et personne, ou presque, n’y échappe. Après deux ans d’hyper-protection contre le Covid-19, l’immunité de la population générale pourrait avoir baissé.

      Nez qui coule, éternuements, mal à la gorge, quintes de toux, et fatigue générale. Si vous avez la chance d’y avoir échappé, vous connaissez probablement un membre de votre famille, de vos amis ou de votre entourage professionnel qui a contracté un des virus traditionnels de l’hiver. L’organisation de la surveillance coordonnée des urgences confirme, dans une publication du 7 octobre, que les infections respiratoires sont en hausse depuis presque un mois. « L’hypothèse d’une épidémie en 2021-2022 doit être considérée », affirme de son côté le Conseil scientifique.

      L’an dernier, de nombreux Français y avaient échappé. Dans une période comprise entre la rentrée et le second confinement, le port du masque, la désinfection des mains et le respect de la distanciation sociale étaient encore la règle. Et tous ces gestes étaient fortement respectés. Ce qui n’est plus forcément le cas de tous cet automne.
      Éviter la bise et le serrage des mains

      « Il est tout à fait possible que l’immunité de la population générale ait diminué », explique l’épidémiologiste Sibylle Bernard-Stoecklin dans une vidéo mise en ligne par Santé publique France. « Du fait de cette baisse de l’immunité collective vis-à-vis du virus », il est possible que « les épidémies de cette année soient de plus grande intensité ».

      Comme le rappelle l’épidémiologiste Jonathan Roux au Figaro, « la bise et le serrage des mains favorisent grandement la propagation des virus ». Nous voilà prévenus.

      La Dr Fabienne Kochert, présidente de l’association française de pédiatrie ambulatoire", va plus loin. « Il faut garder en tête les mesures barrières de base comme une hygiène rigoureuse des mains. C’est typique avec la gastro : c’est une maladie des mains sales ». Les spécialistes des enfants ont déjà observé une hausse des pathologies ORL et respiratoires chez les enfants. Le nombre de bronchiolites du nourrisson a augmenté de 23 % en France entre le 27 septembre et le 3 octobre, selon le réseau Sentinelles.
      La grippe attendue en novembre/décembre

      Au-delà de ces infections bénignes - mais gênantes - se profile l’arrivée prochaine de la grippe. Les premiers malades sont touchés en général en novembre ou décembre. Peu de Français et de Français avaient été touchés l’an dernier en raison là encore des gestes barrières et du second confinement, beaucoup moins strict toutefois que le premier.

      Les personnes fragiles et les personnes âgées pourront se faire vacciner en même temps pour la grippe et avec la troisième dose de vaccin contre le Covid-19, six mois après la seconde injection. La campagne officielle de vaccination contre la grippe débutera le 26 octobre.

      Pour passer l’hiver sans trop d’encombre, il est donc primordial de continuer à respecter les gestes barrières, de se laver régulièrement les mains et d’éviter de faire la bise ou de se serrer les mains.

  • Pendant 38 ans, son médecin lui a fait croire qu’elle était malade
    https://fr.news.yahoo.com/pendant-38-ans-medecin-lui-fait-croire-quelle-etait-malade-085357728.

    A Manosque, en 1984, une jeune femme apprend à tort qu’elle souffre d’une malformation cardiaque. Lorsque le médecin part en retraite des années après, elle découvre que son cœur est sain.

    À 17 ans, elle souffrait de palpitations. Elle se rend, seule, sans ses parents, chez un spécialiste. “Il me met du gel entre les seins pour pouvoir faire l’échographie. Il prend à la fin un papier et me caresse longuement la poitrine pour m’essuyer. C’était à mes yeux un geste anodin”, raconte-t-elle à La Provence.

    Puis l’impensable tombe, le docteur lui dit qu’elle souffre d’une cardiomyopathie, une maladie qui touche le muscle cardiaque et réduit l’irrigation du sang. “Je devais prendre un traitement à vie. J’étais jeune et condamné à mort”, se souvient-elle
    "Des jours de mensonges et de douleur"

    Marie doit lui rendre visite une fois par mois. “À chaque fois il me posait des questions sur mes pratiques sexuelles.” Lorsqu’il apprend qu’elle est enceinte, il se met en colère et lui conseille fortement d’avorter pour éviter de se mettre en danger. Il était trop tard pour suivre ses conseils mais une fois l’accouchement réalisé, il se rend dans sa chambre et lui dit que son fils est lui aussi malade. À tort bien sûr mais Marie n’a “jamais voulu avoir d’autres enfants. Cette expérience a été traumatisante”, selon elle.

    Lorsqu’il part à la retraite, son successeur réalise tous les examens et conclut que le cœur de Marie va très bien et qu’il n’a jamais été malade. Un choc pour Marie qui ne se remet pas d’avoir été flouée aussi longtemps, “la moitié des jours que j’ai passé sur cette terre auront été des jours de mensonges et de douleur”. Elle a décidé en juillet dernier de porter plainte pour agression sexuelle.

  • Eure. Une ancienne Vernonnaise devient la seule experte du peintre Eugène Delacroix dans le monde | Le Démocrate Vernonnais
    https://actu.fr/normandie/vernon_27681/eure-une-ancienne-vernonnaise-devient-la-seule-experte-du-peintre-eugene-delacr

    Eure. Une ancienne Vernonnaise devient la seule experte du peintre Eugène Delacroix dans le monde

    Ancienne élève du lycée Georges-Dumézil de Vernon (Eure), Virginie Cauchi, vivant aujourd’hui dans la Drôme, est la seule experte du peintre Eugène Delacroix au monde.

    En 2019, une Vernonnaise apparaît dans les colonnes du New York Times. Virginie Cauchi, ancienne élève du lycée Georges-Dumézil, est appelée pour authentifier une œuvre du peintre Eugène Delacroix, achetée par le musée des Beaux-Arts de Houston : Femmes d’Alger dans leur appartement.

    En 20 ans de recherche consacrés à ce peintre, Virginie Cauchi est devenue la seule experte d’Eugène Delacroix dans le monde. Autrement dit, une référence dans le milieu.

    « Les experts, peut les compter sur les doigts d’une main. En règle générale, il existe des comités ou des groupes d’historiens de l’art mais les experts sont rares. »
    Virginie Cauchi
    Experte du peintre Eugène Delacroix

    Aujourd’hui Virginie Cauchi vit dans la Drôme mais revient souvent à Vernon pour voir sa famille. Cet automne, elle publiera son livre, les résultats de sa thèse, intitulé Delacroix et la critique.
    Un professeur passionnant

    Cette consécration, elle la doit à sa professeur d’art, Josette Silly, au lycée Georges Dumézil. Elle a « su allumer quelque chose » dans le cœur de son élève.

    « J’adorais ce professeur. C’était un professeur passionnant, qui vivait son cours. D’ailleurs, je l’ai recontactée lorsque j’ai authentifié le tableau de Delacroix. Tout ce que j’ai fait, c’est grâce à elle. »
    Virginie Cauchi

    Trente ans en arrière, tout est parti d’un simple travail pour le lycée. En septembre 1995, le professeur demande à ses élèves de préparer un exposé sur une œuvre d’art.

    « Quelques jours plus tard, je tombe sur la Une du magazine Beaux-arts et je suis frappée par l’œuvre de Delacroix : La Mort de Sardanapale. Je me suis prise de passion pour ce peintre qui allait me suivre tout au long de ma carrière. »
    Virginie Cauchi

    « Elle a vu que j’étais faite pour ça »

    Et les « cours passionnants » de son professeur, qui connaissait bien son sujet, ont d’autant plus encouragé l’adolescente. « Elle m’a suivie tout au long du lycée. Elle a vu que j’étais faite pour ça. Après mon bac, elle me voyait faire de longues études, entrer dans des écoles prestigieuses, voire même à l’école Boulle », se souvient Virginie.

    À l’époque, la jeune femme ne se sentait pas prête, ni assez mature, pour entamer des études en autonomie. D’autant plus qu’elle n’avait aucun contact pour entrer dans ce cercle fermé qu’est le monde de l’art. « Ça m’a fait mal au cœur de ne pas être à la hauteur des attentes de mon professeur », avoue Virginie qui finit par suivre un BTS tourisme qui ne lui convient pas du tout.
    Elle authentifie des œuvres d’art

    À 24 ans, sa passion la rappelle à l’ordre : « Je me suis rendu compte que j’étais vraiment faite pour ça. Je me suis inscrite en licence d’histoire de l’art, j’ai suivi des cours par correspondance », explique-t-elle.

    Virginie mène tout de front : vie professionnelle, sa vie de famille et sa passion. « J’ai continué en master et à côté, je faisais un boulot alimentaire », raconte Virginie.

    « Je ne pensais pas atteindre ce niveau »

    Elle se lance ensuite dans un doctorat à la Sorbonne où elle est entourée par des pointures de Delacroix. Elle se fait « son pedigree » et devient l’experte de Delacroix, un peu malgré elle. « Ce n’était pas mon ambition. Je ne me suis jamais dit que j’allais atteindre ce niveau », avoue-t-elle.

    Aujourd’hui, elle est sollicitée par des amateurs d’art, des musées pour des authentifications et autres. Elle intervient également dans un documentaire qui a été diffusé sur Arte dimanche 3 octobre : Peintres romantiques et rêves de liberté.
    Son livre Delacroix et la critique sera disponible dans toutes les librairies samedi 23 octobre 2021.

  • « Lolita », méprise sur un fantasme - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/100842-000-A/lolita-meprise-sur-un-fantasme
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/100842-000-A/1920x1080?ts=1633447408&type=TEXT&watermark=true

    Comment l’enfant abusée du chef-d’œuvre au noir de Nabokov s’est-elle transformée en icône érotique dans l’imaginaire collectif ? Généalogie d’un contresens nourri de scandale et de gloire, au plus près du roman et de son histoire.

    Par son succès phénoménal, le roman le plus connu de Nabokov a fait du surnom de son héroïne un nom commun et a popularisé le mot « nymphette ». Dans l’imaginaire collectif, ces deux termes désignent une jeune aguicheuse, sexuellement précoce, qui se plaît à susciter les désirs masculins. Pourquoi la tragédie de Dolores Haze, alias Lolita, orpheline de 12 ans violée par son beau-père, que nous ne percevons qu’à travers le fantasme criminel de ce dernier, reste-t-elle caricaturée depuis si longtemps ? Écrit à la première personne du singulier, le roman se présente comme la confession fiévreuse et sans remords de cet homme de 37 ans, esthète déraciné obsédé par la fille de sa logeuse, qu’il enlèvera pour la tenir en sa possession au fil d’une longue fuite à travers les États-Unis des années 1940. Pour rendre justice au « livre le plus incompris de l’histoire de la littérature », que certains considèrent aussi comme une apologie de la pédophilie, Olivia Mokiejewski revient aux sources. Elle déroule la genèse et le destin extraordinaire de l’œuvre, victime d’une succession de malentendus, notamment après son adaptation infidèle au cinéma par Stanley Kubrick en 1962, sept ans après sa publication. En parallèle, le film fait vivre le texte pour évoquer la « vraie » Lolita, enfant abusée dont la souffrance et l’absolue solitude hantent le récit en filigrane.

    • C’est pas « une succession de malentendus » Nabokov à choisi une maison d’édition porno et accepté les adaptations ciné qui ne permettent aucunement de conservé son narrateur non fiable. Si Lolita est accusé d’etre plus responsable du viol subit que son violeur c’est parceque les gens pensent ainsi et agissent de même, ils ont besoin de garder leur self-estime lorsqu’ils violent leurs filles à domicile. Les gens aiment les violes et les violeurs, et ils détestent les violé·es (surtout les violées au féminin). Victime est une injure, agresseur ne l’est pas.

  • La Terre s’assombrit à cause du changement climatique : qu’est-ce que cela implique ?
    https://www.numerama.com/sciences/744470-la-terre-sassombrit-a-cause-du-changement-climatique-quest-ce-que-c

    ’albédo de la Terre a baissé, ce qui signifie que la planète réfléchit moins de lumière et conserve donc davantage de chaleur. Cette baisse est liée au changement climatique et s’inscrit dans une boucle de rétroaction positive à l’effet pernicieux.

    L’albédo est un paramètre climatique déterminant : cela correspond au pouvoir réfléchissant d’une surface. Plus une surface possède un albédo élevé, plus elle brille et reflète la lumière du soleil. Cela signifie qu’un albédo élevé augmente la brillance de la surface, mais évite aussi son réchauffement, en faisant « rebondir » la lumière. C’est pour cette raison que la perte de banquise est inquiétante. Elle constitue une boucle de rétroaction positive dont l’impact est pour le moins alarmant : moins il y a de surface blanche réfléchissante due aux glaces, plus le réchauffement s’accroît et risque de faire fondre les glaces, et ainsi de suite.

    #albédo #reflexivité #réchauffement_climatique

  • Ces 2000 ans d’histoire qui ont fait que nous avons mis si longtemps à comprendre que le #Covid se transmettait par voie aérienne | Atlantico.fr
    https://www.atlantico.fr/article/decryptage/ces-2000-ans-d-histoire-qui-ont-fait-que-nous-avons-mis-si-longtemps-a-com

    La publication revient sur différents exemples d’études de transmission erronées ou pas au cours du temps. Il est important de comprendre que les capacités d’analyses, de recherche de #virus dans l’air par exemple, sont plutôt récentes, et que les conclusions sur les modes de transmission sont donc également définies par les approches techniques que l’on a pu mettre en place à un instant t. Dans le cas de la tuberculose à Taiwan, les publications de référence avaient bien montré qu’une bonne aération permettait de complètement éliminer le risque. Lors de l’épidémie du MERS/SARS-CoV-1 avaient aussi été mis en évidence un lien de transmission aérienne. Il est fort possible que les erreurs passées sur l’#aérosolisation aient fait que les autorités n’ont pas sérieusement considéré cette voie pour le Covid. A partir du moment où cette hypothèse n’est pas testée dans un cas antérieur, il est fort probable qu’elle ne soit pas considérée non plus dans les cas suivants.

    Un autre point important souligné par cet excellent papier est que présenter le Covid comme ayant une transmission interhumaine permettait d’en appeler à la responsabilité individuelle mais cela repoussait la mise en place des bonnes solutions. l’État aurait dû investir dans la qualité de l’air comme il le fait aussi pour la qualité de l’eau et de la nourriture. Cela voudrait dire investir dans le renouvellement de l’air des espaces clos : aération purification etc et il faudra sans doute du temps pour que cela soit fait. En attendant, on a dépensé beaucoup d’argent (parfois inutilement : cf les plexiglas, les gants) sur la prévention de modes de transmission mineurs.

  • Tesla condamné à payer 137 millions de dollars à un ancien employé victime de racisme au sein de l’une de ses usines
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/10/06/tesla-condamne-a-payer-137-millions-de-dollars-a-un-ex-employe-victime-de-ra

    C’est un jugement qui pourrait faire date. Un jury californien a condamné, lundi 4 octobre, l’entreprise automobile Tesla à payer à un ancien employé noir près de 137 millions de dollars (environ 118 millions d’euros) de dommages et intérêts, pour avoir fermé les yeux sur le racisme que subissait l’homme dans une usine du groupe.

    Engagé via une agence de recrutement, Owen Diaz a travaillé comme opérateur de monte-charge entre juin 2015 et juillet 2016 dans l’usine du constructeur de véhicules électriques de Fremont, en Californie, où il a essuyé des insultes racistes et un environnement de travail hostile, selon des documents judiciaires.

    Durant le procès, M. Diaz a expliqué que les Afro-Américains de l’usine, où son fils travaillait aussi, étaient régulièrement victimes de surnoms racistes et de dénigrement. Selon son témoignage, les employés avaient dessiné des croix gammées, ainsi que des graffitis et des dessins racistes autour de l’usine. M. Diaz a affirmé que, malgré des plaintes à la hiérarchie, Tesla n’a pas réagi pour mettre fin au racisme habituel.
    « Une façade »

    « L’image progressiste de Tesla était une façade cachant le traitement rétrograde et dévalorisant de ses employés afro-américains », selon la plainte.

    Le jury du tribunal fédéral de San Francisco a octroyé à M. Diaz 6,9 millions de dollars (environ 6 millions d’euros) de dommages et intérêts pour « détresse émotionnelle », et 130 millions de dollars (112,5 millions d’euros) à titre de punition, a déclaré son avocat, Larry Organ, au Washington Post. « Ils ont décidé d’un montant qui pourrait servir de sonnette d’alarme pour les firmes américaines », a-t-il déclaré, mardi, à l’Agence France-Presse. « Ne vous comportez pas de façon raciste et ne laissez pas le racisme perdurer », a ajouté l’avocat.

    « Je savais qu’Owen disait la vérité, je devais juste le prouver à huit personnes inconnues », a-t-il raconté, en référence au jury. « Les gens normaux voient clair à travers les conneries qu’affichent les boîtes américaines. »

    Du côté de Tesla, la vice-présidente chargée des ressources humaines, Valerie Capers Workman, a reconnu une partie des faits dans un communiqué publié dans la foulée du verdict : « Même si nous croyons fermement que les faits ne justifient pas cette décision du jury de San Francisco, nous reconnaissons qu’en 2015 et 2016 nous n’étions pas parfaits. » Elle mentionne qu’à l’usine de Fremont, d’autres employés ont témoigné qu’ils avaient « entendu régulièrement des insultes racistes », dont le mot nigger (« nègre »). Selon elle, ces salariés ont dit que « la plupart du temps, ils pensaient que ce langage était utilisé de façon “amicale” et en général par des collègues afro-américains ». Elle a expliqué que Tesla avait réagi aux plaintes d’Owen Diaz en congédiant deux contractuels.
    « Ils inventent des excuses »

    « Notre ligne d’attaque était que Tesla n’assume pas ses responsabilités », a détaillé Larry Organ. « Ils font la même chose maintenant : ils inventent des excuses », a-t-il accusé.

    Valerie Capers Workman a aussi souligné que Tesla avait fait des changements depuis la période où Owen Diaz travaillait dans l’usine, en constituant une équipe de ressources humaines qui enquête sur les plaintes des employés. « Nous ne sommes toujours pas parfaits, mais nous avons parcouru beaucoup de chemin en cinq ans », a-t-elle ajouté.

    En mai, après un arbitrage, Tesla avait été obligé de débourser plus d’un million de dollars (870 000 euros) pour des allégations similaires d’un autre ancien ouvrier de l’usine de Fremont. Cet employé avait accusé ses collègues de lui avoir fait subir des insultes racistes, et ses superviseurs d’avoir ignoré ses plaintes.

  • DIRECT L’effondrement aujourd’hui - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=ubtF0fs4rlE

    Cette conférence abordera les différentes visions de l’effondrement de nos jours. Que recouvre le terme effondrement aujourd’hui ? Alice canabate, qui vient de remettre un rapport d’exploration sur les « récits de l’effondrement » au ministère de la transition écologique nous fera profiter de son expertise et tentera de répondre à vos questions.

    Avec Alice Canabate, sociologue à l’université Paris-Descartes, vice-présidente de la Fondation de l’Écologie Politique .

    Crédits : EPPDCSI-2021

  • Parthénogenèse : elle a fait un bébé toute seule ! | Interview - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=lXYTiHRjAqg

    L’équipe de l’aquarium Acquario di Cala Gonone, en Sardaigne, a annoncé avoir assisté à une naissance « miraculeuse ». Une femelle, qui vivait seule avec une autre femelle dans son bassin depuis des années, a mis au monde un bébé requin émissole. « Miraculeuse » cette naissance, vraiment ? Ou le résultat de la parthénogenèse, ce mécanisme de naissance virginale que l’on peut observer chez de nombreuses espèces animales ?

    Explications avec Tanja Schwander, biologiste et professeure associée au département de l’écologie et l’évolution de l’université de Lausanne.

    Réalisation : Marie Briere de la Hosseraye
    Production : Universcience 2021

  • Des micropuces volantes pour surveiller de grands espaces ? | Actu de science - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=oamqkYYoKzc

    C’est en s’inspirant de la nature, de la dispersion des graines et du pollen éparpillé par le vent, que des chercheurs ont pu mettre au monde la plus petite machine volante, « le microflier ». Ce circuit électronique compact est équipé d’ailes lui permettant de flotter au loin dans l’air suffisamment longtemps, pour récolter un nombre important de données. L’équipe de chercheurs de l’Université de Northwestern réfléchit aussi à la possibilité de rendre ces drones miniatures biodégradables. Ce dispositif pourra être utilisé aussi bien pour analyser la qualité de l’air que pour surveiller des populations, comme nous l’explique John Rogers, un des auteurs de l’étude.

    Réalisation : Marie Briere de la Hosseraye
    Production : Universcience 2021

  • Chine : les coupures de courant étranglent l’atelier du monde fashionnetwork
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Chine-les-coupures-de-courant-etranglent-l-atelier-du-monde,13397

    Usines au ralenti, ouvriers qui « ne peuvent plus assurer une production normale », machines à l’arrêt : dans les usines du sud de la Chine, les coupures de courant menacent la croissance et affectent les chaînes d’approvisionnement.
Les suspensions d’approvisionnement en électricité ont déjà frappé ces derniers mois quelque 20 provinces à des degrés divers.


    L’entrée d’un site industriel à Houjie, dans la province du Guangdong, une zone touchée par les coupures d’électricité, le 30 septembre 2021 - AFP

    Les raisons ? Elles sont multiples mais principalement liées à la forte dépendance du géant asiatique au charbon, lequel assure 60% de sa production électrique. Le prix de ce charbon atteint aujourd’hui des niveaux record. Les autorités effectuent également des rationnements préventifs afin d’atteindre les objectifs environnementaux en matière de limitation des émissions polluantes. Principale victime jusqu’à présent : l’industrie. Dans la province du Guangdong (sud), parfois surnommée « l’atelier du monde » en raison de ses milliers d’usines de produits électroniques ou de textile, les coupures sont durement ressenties.

    Des machines sont mises à l’arrêt et des ouvriers doivent réduire leur heures de travail ou travailler uniquement la nuit — lorsque les restrictions sont plus souples.
     "On demande à nos sous-traitants d’avoir recours au travail de nuit ou de faire tourner leurs groupes électrogènes pour assurer la production", déclare à l’AFP Sherman Chan, directeur général adjoint d’Express Luck, un fabricant de téléviseurs basé à Shenzhen. « Mais étant donné qu’ils doivent investir des capitaux supplémentaires, nos coûts augmentent aussi. »

    Moins 40%
    Ces frais en hausse mettent à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement, déjà sous pression avec des carnets de commande qui débordent en raison de la reprise économique en Occident. Résultat : du géant des snacks Toly Bread, jusqu’aux fournisseurs du constructeur automobile Tesla, nombre d’entreprises ont déjà annoncé des retards de production.

A Dongguan, tentaculaire ville-usine où travaillent des millions d’ouvriers, beaucoup d’employés ont dû revoir leur emploi du temps. « Hier, on a dû travailler la nuit. Et c’est pareil aujourd’hui », déplore M. Cui, manutentionnaire dans une usine de chaussures contrainte de limiter sa production. « Bien sûr qu’on n’est pas contents. Mais on s’adapte aux horaires », explique-t-il, tout en refusant de révéler son nom complet.

Dans une usine de tuyaux, Mme Xu, une employée, estime que les pannes de courant ont fait chuter la production d’environ 40% en septembre, notamment car les machines ont besoin de plusieurs heures après l’allumage avant d’être opérationnelles.
"On ne peut plus assurer une production normale", déclare-t-elle à l’AFP. Les autorités tentent de désamorcer le mécontentement populaire.

Le fournisseur public d’électricité s’est engagé mardi à garantir l’approvisionnement des zones d’habitation, une mission qualifiée de « tâche politique prioritaire ».

    Spectacle annulé 
Les autorités de Pékin ont elles présenté des coupures d’électricité dans certains petits quartiers résidentiels de la capitale comme de la « maintenance ». Et à Shanghai, la mairie a annulé le traditionnel grand spectacle son et lumière prévu jeudi soir à la veille de la fête nationale, officiellement pour des raisons de « sécurité ».

Ces coupures arrivent alors que la demande énergétique de la Chine, où l’économie a largement repris depuis le printemps 2020, dépasse désormais les niveaux pré-pandémie. Les restrictions imposées par Pékin sur les importations de charbon australien, sur fond de brouille diplomatique avec Canberra, n’aident pas.

"Les principaux coupables, c’est la pénurie mondiale d’énergie et le contrôle des prix de l’électricité par l’Etat en Chine", estime dans une note Julian Evans-Pritchard, analyste du cabinet Capital Economics. « Les prix du charbon et du gaz naturel se sont envolés partout en raison des conditions météorologiques et des ruptures dans la chaîne d’approvisionnement », souligne-t-il.

La Chine contrôle les prix de l’électricité pour les usagers, afin qu’ils ne soient pas trop élevés. La hausse du coût du charbon se répercute donc principalement sur les opérateurs des centrales électriques. Les coupures ont atteint un niveau tel qu’elles menacent désormais la croissance du pays.

Plusieurs banques internationales comme Goldman Sachs ou Nomura ont ainsi abaissé cette semaine leurs prévisions de croissance annuelle du PIB chinois.

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  • Isolement et solitude : plus d’un demi-million de personnes âgées en situation de mort sociale – Libération
    https://www.liberation.fr/societe/sante/isolement-et-solitude-plus-dun-demi-million-de-personnes-agees-en-situati

    Un an et demi de pandémie, mais aussi de solitude. Pour de nombreuses personnes âgées, les confinements à répétition et la distanciation sociale provoquée par le Covid-19 ont été synonymes d’isolement. C’est ce que pointe, entre autres, le dernier baromètre sur la solitude et l’isolement des personnes âgées de plus de 60 ans en France. Réalisé par l’association les Petits Frères des pauvres, il met en lumière des chiffres alarmants. En 2021, un demi-million de plus de 60 ans sont en situation de mort sociale. Autrement dit sans ou quasiment sans contact avec un cercle de sociabilité.

    En 2017, l’association avait déjà réalisé une première mesure de l’isolement. A l’époque, 300 000 personnes avaient été estimées en situation de mort sociale, et 900 000 étaient considérées comme isolées des cercles familiaux et amicaux. Dans les deux cas, les chiffres sont montés en flèche, passant respectivement à 530 000 et 2 millions cette année. Parmi les personnes âgées interrogées dans le cadre de l’enquête, 53% identifient la crise sanitaire comme l’élément déclencheur de leur sentiment de solitude. « On a protégé les personnes âgées en les isolant, pour les maintenir en vie. Mais ce qui me paraît important, c’est de les maintenir dans la vie », estime Yann Lasnier, délégué général des Petits Frères des pauvres.
    Les « jeunes » âgés plus touchés

    Maintenir « dan…
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