• COVID : LA CINQUIÈME VAGUE EST LÀ, LA TROISIÈME DOSE AUSSI
    https://www.youtube.com/watch?v=Qo-zHPPaO94

    La France est entrée dans la cinquième vague de Covid-19. À l’approche de la fin d’année, les signaux sanitaires sont au rouge.

    Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique... les pays d’Europe font aujourd’hui face à une recrudescence des cas de Covid-19. En France la situation est aussi inquiétante. Selon les chiffres de Santé Publique France, plus de 30 000 nouveaux cas quotidiens de Covid-19 ont été enregistrés en France, ces derniers jours. Olivier Véran vient d’annoncer l’ouverture du rappel vaccinal pour tous les adultes, c’est-à-dire la troisième dose de vaccin.

    Si un reconfinement n’est pas à l’ordre du jour, les Français devront justifier de leur rappel vaccinal d’ici le 15 janvier. Le point sur l’épidémie et le vaccin avec l’épidémiologiste Catherine Hill.

    • Et à la fin de cette vidéo, évidemment Youtube et ses algorithmes-super-intelligents me proposent de regarder une vidéo de Raoult, ou bien une vidéo de Bercoff…

      Et si je clique sur les petits flèches pour slider, ça me propose du Martine Wonner, du Christian Perronne sur Radio Courtoisie, du Nicolas Dupont-Aignan… Je sens que je vais être trop bien informé, avec tout ça.

    • Un classique sur yt. par exemple les videos de la Tronche en biais contre l’homéopathie sont souvent accompagnée de pub pour l’homéopathie. Je me félicite de t’avoir permis de remarqué enfin cela.

    • Hypermarchés, la chute de l’empire

      Menacés par les géants du numérique et de nouveaux usages, les acteurs historiques de la grande distribution luttent sans merci pour assurer la pérennité de leur modèle. Une enquête fouillée, menée par le journaliste d’investigation Rémi Delescluse.

      Le modèle de l’hypermarché a-t-il fait son temps ? Ce concept révolutionnaire du « tout sous le même toit », popularisé en 1963 par Carrefour, a conquis le monde entier. Aujourd’hui pourtant, le pionnier français, comme ses concurrents, a un genou à terre. En cause notamment, la crise du gigantisme, associé à une déshumanisation du commerce et à la surconsommation, pointée du doigt à l’heure des grands défis écologiques. Selon les experts, la toute-puissance de certains groupes serait menacée d’ici dix ans. Désormais, tout le secteur cherche à sauver ce qui peut l’être, quitte à verser dans des pratiques à la limite de la légalité. Pour obtenir des prix toujours plus bas, sans lesquels elles seraient désertées, les grandes enseignes mettent les fournisseurs sous pression au cours de renégociations annuelles réputées difficiles : entretiens dans des box minuscules à la température trafiquée, chaises bancales sabotées pour l’inconfort, discriminations sexistes, violence verbale... Comme le formule le directeur d’un grand groupe, dont les propos sont rapportés dans le documentaire, « ce qui est important, c’est de briser les jambes des fournisseurs. Une fois au sol, on commence à négocier ». Sans compter les contrats qui gardent captifs les franchisés ou les nouvelles alliances européennes de centrales d’achats, particulièrement opaques, qui facturent aux fournisseurs des services qualifiés par certains de « fictifs ».

      La loi du plus fort
      La peur de disparaître pousse les grandes enseignes à toujours plus d’agressivité. Dans leur ligne de mire, les plates-formes d’e-commerce, qui pourraient bientôt précipiter leur ruine. Trois ans à peine après avoir racheté pour 13 milliards de dollars Whole Foods, Amazon a déjà lancé sa propre enseigne, Amazon Fresh : des magasins dans lesquels les Caddies connectés améliorent l’expérience de clients fidélisés par abonnement et dont les moindres données sont collectées. Plongeant au cœur des sombres pratiques de la grande distribution, le documentaire de Rémi Delescluse propose un état des lieux mondial du secteur, soumis à la loi du plus fort, et s’interroge sur son futur. Certains prédisent la domination prochaine des nouveaux venus, de l’approvisionnement à la distribution, comme c’est le cas en Chine. En France, Amazon détient déjà 10 % du marché des produits de grande consommation…

      https://www.arte.tv/fr/videos/095178-000-A/hypermarches-la-chute-de-l-empire
      signalé ici aussi:
      https://seenthis.net/messages/933247

    • À Verrières-en-Anjou, juste à la sortie d’Angers, les plateformes logistiques poussent comme des champignons en automne. Et ce n’est pas fini. Après la plateforme géante d’Action et celle d’InVivo (Jardiland, Gamm Vert, Delbard…), à qui le tour ?

      Afin de répondre aux demandes des entreprises, et pas seulement celles de logistique, Angers Loire Métropole a besoin de très grands terrains. Pour créer un nouveau parc d’activités, l’Agglomération a jeté son dévolu sur ceux qui se trouvent au sud de Saint-Sylvain-d’Anjou, dans un triangle dessiné par l’autoroute A 11 et les départementales 323 et 115. Son nom : « Nouvelle Océane ».

      Le périmètre d’étude porte sur 125 ha, mais le chiffre définitif, qui sera connu l’an prochain, devrait passer sous la barre des 100 ha.

      Ça fait encore beaucoup. Plusieurs agriculteurs et habitants qui travaillent et vivent dans ce périmètre sont très directement concernés par la concertation préalable qui a débuté, et au terme de laquelle sera défini le périmètre précis de la zone d’aménagement concerté. Des terres agricoles et des maisons sont en effet condamnées à disparaître.
      Plusieurs projets « sous compromis »

      Une première permanence est prévue le mardi 23 novembre de 15 heures à 18 heures à la mairie de Verrières. Des techniciens d’Alter Public, l’entreprise publique locale chargée de mener à bien le projet, seront présents...
      Près d’Angers. Près de 100 hectares pris à l’agriculture pour accueillir des entreprises

      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/pres-d-angers-pres-de-100-ha-pris-a-l-agriculture-pour-accueillir-des-e #paywall

  • Réunies sur WhatsApp, les mères isolées se la jouent Collective
    https://www.liberation.fr/societe/droits-des-femmes/reunies-sur-whatsapp-les-meres-isolees-se-la-jouent-collective-20211122_G
    https://www.liberation.fr/resizer/ON-zhPVpFT8BlHWO_lMsyLkk4Es=/800x0/filters:format(jpg):quality(70):focal(489x374:499x384)/cloudfront-eu-central-1.images.arcpublishing.com/liberation/GXEJE5MXRFBFRH2G4THLKWVAIQ.jpg
    Alors que la France compte 1,7 million de parents isolés, dont 82% de femmes, un collectif d’entraide face aux galères administratives, aux tâches quotidiennes et à la pauvreté a été lancé par une Montreuilloise, qui réclame notamment un statut propre de maman célibataire.

  • Christophe Masutti, sur le capitalisme de surveillance et le logiciel libre - La Cantine Brestoise
    https://www.lacantine-brest.net/christophe-masutti-sur-le-capitalisme-de-surveillance-et-le-logicie

    Un podcast avec Christophe Masutti

    Christophe Masutti présente son ouvrage Affaires privées. Aux sources du capitalisme de surveillance (C&F éditions, mars 2020) dans lequel il interroge la possibilité d’une économie du numérique qui pourrait préserver la vie privée des individus d’une surveillance constante de la part des États et des entreprises.

    Nous parlons ensuite d’une éducation populaire au numérique portée par l’association Framasoft dont il est un administrateur, mais aussi du logiciel libre et de ses grandes figures (il a publié la biographie française autorisée de Richard Stallman en 2010).

    #Christophe_Masutti #Capitalisme_surveillance

  • le chagrin et la pitié de Marcel Ophuls

    Cinéma et politique @cinemaetpol sur Twitter nous rappelle l’existence de ce film majeur.

    Une chronique sans complaisance d’une ville francaise, Clermont-Ferrand, sous forme de reportage de l’époque de la Seconde Guerre Mondiale et de l’occupation allemande de 1940 à 1945, à travers divers documents et interviews.

    Partie #1
    http://www.dailymotion.com/playlist/xk5ec_givethemenoughdope_le-chagrin-et-la-pitie

    http://www.wsws.org/francais/hiscul/2001/sept01/16aout01_m0phuls.shtml

    https://www.dailymotion.com/video/x619fy

    Partie #2
    http://www.dailymotion.com/playlist/xk5ec_givethemenoughdope_le-chagrin-et-la-pitie

    http://www.wsws.org/francais/hiscul/2001/sept01/16aout01_m0phuls.shtml

    https://www.dailymotion.com/video/x61apq

    #france #collaboration #documentaire #seconde_guerre_mondiale

  • Y’a des fafs qui se croient à l’aise dans la rue- Paris Luttes
    https://paris-luttes.info/y-a-des-fafs-qui-se-croient-a-l-15494

    Ce samedi 20 novembre à Paris, des personnes auto-proclamées « féministes identitaires » ont mené ce qu’elles appellent « une action », à savoir déployer une banderole raciste et brandir des petites pancartes qu’on n’a pas eu le goût de lire. Il semblerait qu’une différence de genre ait organisé l’action. (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Pauvreté : 10 % de la population doit être aidée pour manger, du jamais-vu
    https://www.mediapart.fr/journal/france/181121/selon-le-secours-catholique-10-de-la-population-recu-des-aides-alimentaire

    Dans un rapport publié jeudi, le Secours catholique revient sur la précarité des personnes qu’il accompagne. Avec la crise sanitaire, entre 5 et 7 millions de personnes ont eu besoin en 2020 de recourir à l’aide alimentaire.

    #paywall si qq trouve l’article…

    #pauvreté #alimentation #Secours_catholique

    • le rapport du Secours Catholique

      Notre « État de la pauvreté en France 2021 » | Secours Catholique
      https://www.secours-catholique.org/actualites/etat-de-la-pauvrete-en-france-2021

      Le Secours Catholique-Caritas France publie jeudi 18 novembre son rapport statistique annuel État de la pauvreté en France 2021. Constats et analyses sur la précarité issus de l’observation sur l’ensemble du territoire national de plus de 38 800 situations (sur les 777 000 personnes accueillies en 2020).

      Pour son rapport 2021 qui alerte sur la dégradation du niveau de vie des plus pauvres, l’association a complété son étude d’une enquête approfondie sur la question spécifique de l’aide alimentaire et de l’accès à l’alimentation, à travers une enquête menée auprès de 1 088 ménages qui ont eu recours à l’aide alimentaire d’urgence allouée par le Secours Catholique durant le premier confinement, de mars à mai 2020.

      La crise sanitaire a agi comme comme un puissant révélateur d’une insécurité alimentaire déjà bien ancrée pour des millions de Français. La pandémie de Covid-19 a déstabilisé des situations budgétaires déjà très serrées. Quand les maigres ressources baissent alors que les dépenses augmentent (du fait de la fermeture des cantines scolaires ou de l’augmentation des dépenses d’électricité), les privations deviennent dès lors quotidiennes.

      Le Secours Catholique rappelle que la précarité alimentaire est liée à une unique constante : l’insuffisance et l’instabilité des ressources.

      lien vers le rapport (pdf)
      https://www.secours-catholique.org/sites/scinternet/files/publications/rs21.pdf

    • Pauvreté : 10 % de la population doit être aidée pour manger, du jamais-vu
      18 novembre 2021 Par Faïza Zerouala

      Dans un rapport publié jeudi, le Secours catholique revient sur la précarité des personnes qu’il accompagne. Avec la crise sanitaire, entre 5 et 7 millions de personnes ont eu besoin en 2020 de recourir à l’aide alimentaire.

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      Les files d’attente interminables devant les points de distribution alimentaire resteront comme l’image forte de la crise sanitaire de 2020. C’est pourquoi le Secours catholique a choisi, dans son rapport annuel 2020, baptisé « Faim de dignité » et publié ce jeudi 18 novembre (à lire ici), de mettre en lumière la précarité alimentaire.

      En 2020, le Secours catholique a accompagné 777 000 personnes, ce qui permet de dresser un tableau fin de la pauvreté. Si les différents dispositifs d’aide mis en place par le gouvernement ont limité son explosion, la crise liée au Covid-19 a dégradé les conditions de vie des ménages les plus fragiles. Le niveau de vie médian des personnes aidées par le Secours catholique s’établit ainsi à 537 euros, un chiffre en deçà du seuil de pauvreté fixé en 2018 à 1 063 euros.

      En s’appuyant sur les données de la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), le Secours catholique rappelle ainsi qu’entre 5 et 7 millions de personnes ont eu besoin de recourir à l’aide alimentaire, soit près de 10 % de la population française. Du jamais-vu en période de paix.
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      La crise du Covid a agi comme un accélérateur de la pauvreté Par Faïza Zerouala
      Les barrières d’accès à une alimentation saine quand on est pauvre Par Faïza Zerouala

      28 % des foyers interrogés expliquent avoir perdu des revenus pendant le confinement du printemps. Par exemple, 61 % des foyers affirment que la fermeture des écoles et des cantines scolaires a eu des répercussions sur leur budget. « Voilà le baromètre d’une précarité plus sourde, dont les difficultés alimentaires ne sont que la face la plus visible », peut-on lire dans ce rapport.

      Une distribution alimentaire à Paris, le 31 mai 2021. © Fiora Garenzi / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP Une distribution alimentaire à Paris, le 31 mai 2021. © Fiora Garenzi / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
      Le Secours catholique relève aussi que 9 ménages attributaires sur 10 souffrent d’insécurité alimentaire. 27 % de ces ménages rapportent qu’il leur arrive de ne pas s’alimenter pendant une journée entière ou davantage. La population touchée est variée : des familles monoparentales en passant par des retraités, des travailleurs ou des étudiants. Une grande partie d’entre eux indiquent être préoccupés par les conséquences de cette insécurité alimentaire sur leur santé.

      Jean Merckaert, directeur du plaidoyer France au Secours catholique, explique que ce rapport est centré sur la précarité alimentaire parce que l’association a été frappée par la masse de personnes en demande d’aide, beaucoup pour la première fois. « Tout le monde, dans un pays comme le nôtre, s’est habitué à ce que les plus précaires soient nourris comme ça. »

      L’association se félicite d’aider les personnes qui ont pu connaître un basculement ponctuel dans la pauvreté, comme en 2020, mais envisage surtout des solutions structurelles pour lutter contre ces situations délicates. « Pour des personnes en situation de précarité chronique, ce n’est pas notre aide matérielle qui leur permettra de sortir de la pauvreté. Le gouvernement ne fait pas ce distinguo, il a institutionnalisé sous forme de sous-traitance aux associations la protection sociale de l’alimentation », regrette Jean Merckaert.
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      Pour permettre l’accès à une alimentation saine et de qualité, le Secours catholique appelle à des réformes structurelles comme la hausse des minima sociaux, la revalorisation du RSA, la mise en place d’un revenu minimum garanti pour tous les habitants en situation régulière et dès 18 ans, qui serait équivalent à 50 % du niveau de vie médian et accessible de façon le plus automatique possible.

      L’association relève aussi que, parmi son public, un tiers des personnes éligibles au RSA n’en bénéficie pas et un quart de ceux ayant droit à des allocations familiales n’y a pas recours.

      Simone*, 25 ans, étudiante en droit à Lille, est ainsi boursière échelon 7, soit un maximum perçu de 573 euros. Il lui arrive de travailler en parallèle de ses études pour avoir davantage d’argent puisque sa famille ne peut pas l’aider. En ce moment, elle aide une personne dans des démarches administratives.

      La jeune femme « essaie de vivre normalement » mais elle est préoccupée par sa situation financière, « une source d’inquiétude ». En début de mois, elle s’autorise des courses plus onéreuses que d’ordinaire, pour se faire plaisir, mais très vite la réalité se rappelle à elle. « On achète des soupes et des conserves. » Elle s’autorise peu de plaisirs – en dehors d’un abonnement à la salle de sport. Aller boire des verres dans les bars est « hors de prix ». Elle se le permet de temps en temps en début de mois lorsque son compte affiche un solde positif.

      Pour éviter de déprimer, elle explique compter sur l’entraide avec ses amis, eux aussi en difficulté, avec lesquels elle partage des repas, histoire d’égayer le quotidien.

      Avant, j’avais 400 euros de découvert mais là, depuis le 7, je suis à − 1 000 euros. Le mois prochain c’est Noël, je voudrais que mes enfants aient au moins un cadeau chacun.

      Aurore, mère de quatre enfants, bénéficiaire du Secours catholique

      Simone reconnaît qu’elle est précaire mais rechigne à bénéficier de l’aide alimentaire pour la laisser « à ceux qui en ont vraiment besoin », même si elle sait que si elle « n’arrive pas à remonter la pente », elle ira taper à la porte du Secours catholique. L’étudiante se débrouille en faisant ses courses au jour le jour, pour gérer ses dépenses et bénéficier des promotions, notamment pour acheter les produits à la date limite de consommation proche.

      En 2020, alors qu’elle a cumulé quelques dettes de loyer et connu des difficultés pour régler sa facture d’électricité, le Secours catholique l’a aidée à la résorber. Le Crous (œuvres universitaires et scolaires) l’a également aidée avec ses bons alimentaires de 50 euros. Mais elle regrette que cette aide ne soit que « ponctuelle ».

      De son côté, Aurore, 39 ans, mère célibataire de quatre enfants de 6 à 19 ans, a l’habitude de slalomer dans le découvert. Installée en Ariège, elle perçoit le RSA et quelques allocations familiales pour un montant de 1 200 euros par mois. Elle paye, après les aides au logement, 220 euros de loyer.

      Accompagnée par le Secours catholique, pour lequel elle fait quelques heures de bénévolat, elle a quand même des difficultés pour s’en sortir. « Je vis dans le découvert. Avant, j’avais 400 euros de découvert, mais là, depuis le 7, je suis à − 1 000 euros, je ne sais pas comment je vais m’en sortir. Le mois prochain, c’est Noël, je voudrais que mes enfants aient au moins un cadeau chacun », dit la mère de famille.

      N’importe quel imprévu percute son équilibre financier précaire. Les lunettes pour son fils à 400 euros, remboursées à hauteur de 4 euros par la Sécurité sociale, sont payées en quatre fois. Comme les soins vétérinaires pour le chat en deux fois. Aurore échelonne tous les paiements lorsque c’est possible.

      Durant un an, la mère de famille a économisé pour racheter à une amie une voiture à 1 700 euros, indispensable dans la région, réglée en trois fois. L’essence, qui a fortement augmenté, la ruine. Alors elle va s’approvisionner en début de mois, avant d’être dans le rouge, à la frontière espagnole. « Avant tout ça, je fais les courses pour le frais et l’essence. C’est la première fois que je suis autant en galère. Tout a augmenté, et le Covid a tout compliqué. »

      Pour la nourriture et les vêtements pour elle et sa cadette, elle se rend deux fois par mois au Secours catholique, couplé aux Restos du cœur, pour récupérer de la viande, même si les quantités distribuées sont loin d’être suffisantes pour nourrir ses deux adolescents à l’appétit vorace (cinq blancs de poulet, cinq steaks, cinq poissons panés pour quinze jours). Elle a habitué ses enfants à manger de tout pour ne rien gaspiller. Mais elle aimerait pouvoir consommer mieux et des produits de meilleure qualité avec sa famille.

      Simone, l’étudiante en droit, fait tout pour ne pas se laisser gagner par l’angoisse. « J’essaie de ne pas trop penser au côté financier et de m’apitoyer, je me dis que je vais m’en sortir plus tard. » Elle aimerait une augmentation des bourses, car il est difficile de travailler en parallèle de l’université. « Étudier prend du temps et les étudiants seraient plus productifs s’ils n’avaient pas de souci financier. »

      Des bénéficiaires ont le sentiment d’être humiliés en récupérant les rebuts de la grande distribution. Certains ont honte et préfèrent se priver de manger.

      Jean Merckaert, directeur du plaidoyer France au Secours catholique

      Elle-même se prive de tout. Alors que le froid venait d’arriver, Aurore portait encore des claquettes dans l’attente de son argent pour pouvoir s’offrir des chaussures. Voyant cela, sa mère lui a donné des baskets. Elle ne chauffe pas son logement avant que cela soit insupportable et prie les enfants de mettre des doudounes.

      Elle n’achète pas de boissons, jamais de marques et fabrique elle-même sa pâte à tartiner pour que ce soit moins cher. Aurore adore le jambon de pays mais c’est hors de prix, donc elle n’en mange jamais. « Je me débrouille comme je peux pour ne pas les priver, moi je m’en fous de moi. »

      C’est pourquoi Jean Merckaert, directeur du plaidoyer France au Secours catholique, explique qu’il faudrait, pour des raisons de santé et de dignité des bénéficiaires, soutenir l’accès à une alimentation saine et de qualité notamment grâce aux épiceries sociales, les jardins partagés ou des paniers solidaires. « Des bénéficiaires ont le sentiment d’être humiliés en récupérant les rebuts de la grande distribution. Certains ont honte et préfèrent se priver de manger. » L’association entend bien interpeller, sur cette question de l’insécurité alimentaire, les candidats à l’élection présidentielle

  • [VIDEO] Sirli, la France complice de crimes d’Etat en Egypte
    https://disclose.ngo/fr/article/video-sirli-la-france-complice-de-crimes-detat-en-egypte

    Depuis 2016, la direction du renseignement militaire mène une opération secrète dans le désert occidental égyptien, au service de la dictature du maréchal Al-Sissi. Révélations vidéo. Lire l’article

  • À l’air libre (161) Comment répliquer aux destructeurs des services publics
    16 novembre 2021
    https://www.youtube.com/watch?v=xSxmFWmSrL4

    (...) Comment le néolibéralisme s’impose-t-il par le langage ? Nos deux invitées ont publié deux livres qui racontent, en creux, le détricotage systématique du langage pour rendre un point de vue unique – celui du néolibéralisme – incontestable. Sandra Lucbert, qui publie Le Ministère des contes publics, et Julie Gervais, qui co-signe La Valeur du service public, sont nos invitées. (...)

  • Je vois que sur les interwebz, le confinement des personnes non-vaccinées en Autriche fait hurler les anti-tout. Pourtant, dans la logique même des anti-tout, ça se justifie carrément bien…

    Voilà des gens qui, depuis des mois (années désormais) braillent qu’on n’aurait dû confiner, puis vacciner, que les personnes vulnérables, de façon à les protéger tout en laissant le reste de la société la plus libre possible. Hé ben voilà, désormais qu’on sait que les personnes non vaccinées sont 6, 12, 20 fois plus vulnérables au virus que les autres (en termes de contamination, d’hospitalisation, et de décès), leur propre logique implique que ce soient bien elles qu’on protège en les confinant.

    https://www.sound-fishing.net/SF-bruitages/rire-malefique/haharir.mp3

    • Au point où vous en êtes, d’applaudir des deux pieds et des deux mains chaque fois qu’une mesure répressive est prise contre les non vaccinés, sans jamais réfléchir aux possibilités que ça ouvre pour l’avenir... Je vous suggère de demander à votre député de propulser une loi dans laquelle on imposerait le port d’un bracelet électronique aux non-vaccinés, suivi de l’installation d’un détecteur à l’entrée de tous les sites que vous souhaitez leur interdire. Un simple déclenchement d’alarme et hop une brigade de miliciens musclés apparait, embarque le déliquant vaccinal et le conduit.... à l’asile d’aliénés ? Le rêve non ? Pourquoi pas... D’autant qu’après, on pourrait appliquer cette mesure à ceux qui refusent la prise de leur empreinte génétique dans les commissariats.
      En fait, je dis ça - simple mouvement d’humeur - mais j’en suis presque arrivé à me dire : autant que ce soit appliqué en Autriche... On verra quel effet cela aura sur la propagation de la pandémie. A mon avis, actuellement, ce sont principalement les vaccinés qui propagent le virus. Ils ne prennent plus aucune protection et se moquent totalement des autres. Or ils sont porteurs de la maladie et vue l’immunité limitée que leur donne le vaccin, ils sont des candidats tout désignés pour l’attraper à nouveau. Tout cela alors que je constate que moi je ne reste pas dans un local où il y a des gens en nombre, mal ventilé, et que je porte systématiquement un masque FFP2 même sur le marché de mon village pourtant fort bien ventilé (!!!). J’ai arrêté de fréquenter les supermarchés depuis près de trois ans (avant la pandémie) parce que c’est là que j’ai chopé la grippe, la seule fois où je l’ai attrapée depuis que je suis retraité.
      A part ça, je conçois très bien que des gens aient une évaluation différente des risques que moi, qu’ils n’aient guère de méfiance à l’égard de tout ce qui mêle pognon et enjeux de pouvoir, ou que leurs conditions de vie leur impose pratiquement le vaccin pour des raisons économiques et/ou sanitaires. Pour l’heure Macron n’a pas encore eu l’idée de suggérer que le versement des pensions soit lié à la présentation du Pass sanito-sécuritaire (c’est une autre demande que vous pouvez formuler auprès de votre député).
      Je n’ai aucun grief à l’encontre de celles/ceux qui sont vaccinés. Je respecte leur décision. J’aimerais que cela joue dans les deux sens. Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de voter pour Zemmour, Le Pen et je ne suis pas favorable au retour de la monarchie de droit divin. Je suis convaincu que les pyramides ont été construites par des humains qui ont empilé des cailloux et non par des soucoupes volantes. Je suis même convaincu du fait que les vaccinations ont joué un rôle important dans l’éradication des épidémies précédentes.
      La seule chose qu’il y ait de mondial à mes yeux, ce n’est pas un complot, mais un capitalisme prêt à nous presser le citron mental et physique jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de jus.
      Jusqu’à présent, je me considérais plutôt comme rationaliste. J’ai même rédigé une « histoire de l’informatique » il y a quelques décennies qui laissait entendre qu’internet ouvrait des portes passionnantes pour l’avenir.
      Je pensais ne plus intervenir sur ce sujet, car il me semblait que Seenthis avait retrouvé une certaine diversité... Mais là, ARNO, tu mets vraiment la pression.!.!.
      Le jour où je vais quitter Seenthis, j’aurai vraiment des regrets parce que c’est vraiment un outil formidable. Mais là je commence à en avoir vraiment ras le bol d’un monde où il faudra bientôt demander la permission pour aller pisser un coup.

    • Ah parce qu’Arno ou Seenthis t’interdit d’aller pisser ?…

      « A mon avis, actuellement, ce sont principalement les vaccinés qui propagent le virus. » Ton avis se base sur quoi ? Ton cas est particulier : il est assez clair que toutes les communications des réseaux anti-vaccins (les différents groupes, les associations qui se sont montées, les figures médiatiques, etc) sont majoritaires anti-masques et rassuristes dans le même temps, et donc sont majoritairement des gens qui ont des comportements dangereux du point de vue de la transmission de la pandémie, aussi voire plus que celleux qui se vaccinent.

    • Bonne technique rhétorique. Je ne vais pas m’amuser à sourcer chacune de mes affirmations. Les chiffres balancés par les médias sur la proportion vaccinés-non vaccinés parmi les hospitalisés changent tous les trois jours. Je me base sur la vraie vie : observe les gens installés dans les lieux publics où l’on est sensé pouvoir pénétrer avec un pass. Idem sans pass. Très peu sont masqués même quand c’est nécessaire. Or il parait que 80% de la population est vaccinée. Donc si les irresponsables sont les non vaccinés ils ne devraient représenter que 20 % de la clientèle d’un centre commercial.
      Le vaccin ayant été présenté comme la « clé de la liberté », le « retour au monde d’avant », c’est logique. Quant aux antivax dont tu suis les forums, aux crétins qui brandissent des pancartes sur le complot mondial dans les manifs, c’est dommage qu’on n’ait pas occupé le terrain à leur place. Maintenant c’est trop tard. Jamais vu le « peuple de Gauche » aussi préoccupé de répression que maintenant. On en reparlera au prochain round, mais je parie qu’une bonne partie des dispositifs sécuritaires mis en place en prenant le prétexte du terrorisme, puis de la solidarité antivirale, ne disparaitront jamais... Je ne suis pas catastrophiste et j’espère perdre ce pari pour une fois.
      Avant le déclenchement de cette hystérie collective j’étais plutôt favorable à l’idée de me faire vacciner, quoiqu’avec certaines réserves. Plus le temps passe, plus le vaccin me donne des boutons préventivement. Je fais partie des ânes qu’on fait avancer avec une carotte plutôt qu’avec un bâton.

    • C’est bien joli votre ressenti pseudo-libertaire, mais il faut un peu revenir sur terre. Certes les chiffres sont variables selon les études, les comportements ont aussi un impact, mais ça va toujours dans le même sens ; aux États-Unis ils viennent de sortir ces chiffres, mais on en a de similaires qui viennent de partout :
      https://seenthis.net/messages/934798

      – les gens vaccinés ont environ 6 fois plus de chances d’être contaminés ; et une fois contaminés, d’autres études indiquent qu’ils ont aussi proportionnellement beaucoup moins de risques de contaminer à leur tour ; donc vous faites comme vous voulez, mais les gens non-vaccinés participent infiniment plus à la diffusion d’un virus incapacitant et mortel que les vaccinés ;

      – les gens non vaccinés ont infiniment plus de chances d’occuper longuement (et donc inutilement) un lit de réanimation, provoquant ainsi la saturation du système de santé et retardant des soins nécessaires à d’autres ;

      – les gens vaccinés ont 12 fois moins de risques de mourir du virus que les non-vaccinés. (Ce qui n’est donc par ailleurs pas nul du tout, il n’est donc pas question de « respecter le choix » des gens qui préfèrent la mort des autres au risque minimal de se faire vacciner.)

      En France, on a depuis octobre 2021 l’étude Epi-Phare : les vaccins y sont considérés comme efficaces à plus de 90% sur les formes graves et les risques de décès (c’est-à-dire division du risque par au moins 10 pour les personnes vaccinées) :
      https://seenthis.net/messages/932915

      On a différentes études signalées cet été, donc y compris pour le variant delta, qui indiquent que la protection contre la contamination asymptomatique est extrêmement élevée (proche de 80% pour delta, donc division par 5 du risque d’être contaminé) :
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/07/14/vaccins-covid-19-que-sait-on-des-niveaux-de-protection-j-7-et-j-14_6088240_4

      Donc les foutaises sur la liberté et Macron il est méchant, ça tient tant qu’on ne considère pas qu’il y a une conséquence réellement mortelle au « choix » de ne pas se faire vacciner. Et que ce choix a pour conséquence de tuer des gens. Si ça vous fait chier de l’entendre, continuez à vous enterrer la tête dans le cul, mais ne venez pas couiner que ce sont les autres qui sont méchants.

      Ça fait 4 mois que Claude Guillon a dit les choses à la fois clairement et poliment en termes libertaires :
      https://seenthis.net/messages/923843

      Et non, votre opinion individuelle ne « compte pas ». Non pas parce le gouvernement est autoritaire (il l’est !) et oublie (il s’en moque !) qu’il est censé être à votre service (collectivité), mais parce que la santé publique s’évalue sur les grands nombres, lesquels sont extrêmement peu accueillants pour les particularités individuelles (ils les absorbent).

      Moi je n’ai plus la patience avec votre négationnisme.

    • Le vaccin ayant été présenté comme la « clé de la liberté », le « retour au monde d’avant », c’est logique.

      Exact, il y a une logique mais elle est plutôt à chercher du côté de nos dirigeants soumis au lobbying du monde des affaires, des capitalistes, enfin des élites dominantes détentrices du capital et des outils de production et/ou de financiarisation. Les politiques inféodé·es à leurs doctrines avaient tout intérêt à faire de la vaccination LA solution pour que l’économie de marché continue son bonhomme de chemin « business as usual ».
      Depuis le début, on sait que le vaccin peut protéger des formes graves de la maladie mais qu’il n’empêche pas d’être contaminé et contagieux. Et donc les vaccins ne dispensent pas de respecter les « gestes-barrières ».

      Le pass sanitaire est une véritable faillite morale tout comme l’ont été la stratégie et la communication du gouvernement depuis le début de cette crise.
      Une seule chose est certaine à 100 % : vacciné ou pas vacciné, respirer en présence d’autrui en ne protégeant pas son appendice nasal peut nuire gravement à la santé.

    • @sombre : pas d’accord là-dessus, il faut se mettre à jour : les différents chiffres qui arrivent désormais confirment que la vaccination ne se contente pas de protéger contre les formes graves : les chiffres varient mais ça va à chaque fois dans le même sens, la vaccination est une protection extrêmement efficace contre les formes asymptomatiques (donc contre la « simple » transmission).

      Donc, certes ça n’exonère pas contre les autres gestes barrières, mais tu as déjà divisé de plusieurs facteurs le risque d’être contaminé (et ensuite de transmettre la maladie). C’est un impact absolument énorme. Quand on essayait d’évaluer l’effet des différentes mesures barrière (masque, couvre-feux, confinements…), je pense qu’il n’y a quel le confinement strict qui avait un effet comparable à la vaccination sur la diminution des transmissions (chute du taux de reproduction effectif). Cela a déjà été commenté : certes Blanquer raconte des conneries quand il dit que tu ne peux plus l’avoir une fois vacciné, certes c’est une connerie de supprimer le masque dans les lieux sous passe sanitaire, mais tout de même il y a une très très forte protection du fait de la vaccination contre la simple contamination. (On a tendance à rester sur le fait que le vaccin a été conçu et initialement évalué sur la réduction des formes graves, mais désormais le recul confirme qu’il a aussi une forte incidence sur la « simple » contamination.)

      De ce fait on arrive au passe vaccinal, ou à l’obligation vaccinale (que je préfèrerais, comme Guillon), qui de toute façon devient incontournable. Tu peux trouver que c’est moralement pas terrible, mais en pratique c’est inévitable. À partir du moment où je suis vacciné, je réduis par 5 le risque d’être contaminé, je réduis par 10 de faire une forme grave, et je réduis encore plus le risque d’en mourir. Du coup tu n’as plus de base juridique pour m’interdire les cinémas, les bars et les musées. Je l’ai déjà écrit, mais c’est vraiment inévitable : les bars et restaurants qui ont gueulé contre le passe sanitaire, cet été avec les chiffres de contaminations qu’on s’est pris dans le coin, tout ça aurait été refermé ; et ce sont les bars et restaurants eux-mêmes qui seraient allé devenant le conseil d’État expliquer qu’ils ont un moyen trop kikou pour rester ouvert (c’est-à-dire vérifier que leurs clients sont vaccinés, donc largement protégés et protégeant les autres, donc avec un risque extrêmement réduit), et évidemment qu’ils auraient gagné.

      Et sérieusement, tu me refermes à nouveau mes libertés, celles de mes parents et de mes enfants, alors que statistiquement j’ai réduit énormément le risque d’être contaminé, et massivement le risque de faire une forme grave, et d’autant le risque de contaminer quelqu’un d’autre, au motif que d’autres ont peur de la petite piqûre… là je vais te parler de faillite morale. Je sais pas où tu étais cet été, mais ici c’était la fête du slip complète, en pleine vague du variant delta ; le moins qu’on puisse dire, c’est que la solidarité sanitaire ça a été juste une vue de l’esprit. Macron et son équipe sont pitoyables, je n’ai pas tellement plus de sympathie pour ce que j’ai vu cet été. Si tu veux de la faillite morale, ben voilà. Le passe sanitaire ce mois d’août, au moins il a servi de cache sexe à cette fête du slip des égoïsmes : sans ça, je pense qu’on n’aurait eu aucun autre choix que de tout refermer.

    • Je viens de voir Coquerel (parmi 1000 autres) qui, tout en étant favorable à la vaccination, répète :
      https://www.youtube.com/watch?v=-I9kOLQpovs

      ça indique une chose, c’est que quand vous êtes vacciné, vous pouvez transmettre la maladie – y’a des tas de gens qui ont été vaccinés et qui ont transmis la maladie, et même que vous pouvez la déclarer, enfin, moins gravement, ça c’est important, mais…

      Et voilà : on reste au fait que le vaccin protège contre les formes graves, mais on commence par répéter qu’on peut tout de même transmettre la maladie, en occultant le fait ainsi que le vaccin réduit tout de même de manière importante la transmission du virus. (Le même Coquerel, qui certes ne porte pas de masque dans un studio fermé, n’irait tout de même ouvertement argumenter, après bientôt deux ans de crise sanitaire, que « ah oui mais y’a des tas de gens qui portaient le masque et qui ont transmis la maladie, hein… ».)

      Ce qui, de fait, tue largement l’argumentaire pourtant central que le vaccination est bien un geste altruiste. On ne se vaccine pas seulement pour se protéger soi (contre les formes graves et le décès), on se vaccine aussi parce que réellement le fait d’être vacciné réduit le risque d’attraper et de transmettre la maladie dans des proportions très importantes. On se vaccine aussi pour réduire la diffusion de l’épidémie et protéger les autres.

      Il faut vraiment se mettre à jour, et essayer d’avoir des chiffres un peu stables à ce sujet, parce que c’est un point vraiment important. À partir du moment où la vaccination réduit de manière très importante le risque de transmettre, alors c’est bien une question de santé publique et pas de simples choix individuels.

      Tant que les responsables comme les Insoumis continuent de se contenter de répéter que « ça n’empêche pas de transmettre » et que ça protège uniquement contre les formes graves, on annihile la possibilité de convaincre une bonne partie des gens. Parce que tant que tu restes sur cette idée (fausse) que c’est un geste qui ne te protège que toi, alors oui c’est largement une question de choix individuel.

      Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est difficile de dénoncer (à juste titre par ailleurs) l’autoritarisme des gouvernements si, dans le même temps, tu tiens un discours dépassé qui empêche de convaincre les gens.

    • Bien ! Mais restons tolérants ; chacun sa façon de protéger les autres ! Personnellement étant désormais à la « Retraite » je m’autoconfine régulièrement, je tiens mes distances, je porte le masque sauf quand je marche en montagne pour m’oxygéner, le restaurant c’est en terrasse à la maison. Je ne vais plus au cinéma, ni au musée, ne consomme plus sauf pour m’alimenter. Je n’ai aucun mépris pour les vaccinés qui se retrouvent entrelles, ni pour les braillardes, ni pour les anti-touts. Moi je n’ai plus la patience avec ceux qui acceptent cette société de maltraitance et se soumettent à une société de surveillance généralisée.

      Une question me taraude : faut-il faire sa 3e dose après avoir eu le covid, après ses deux premières doses ? La HAS a t’elle la réponse ?

    • Non c’est pas « chacun sa façon » : certes il peut bien sûr y avoir plusieurs façons, pas qu’une seule MAIS : certaines façons fonctionnent, sont prouvées comme fonctionnant et réduisant drastiquement la propagation donc protégeant l’ensemble des gens, et d’autres façons ne fonctionnent pas et donc n’ont aucune raison de rentrer dans un « chacun sa façon ».

      Là il se trouve que ta description c’est que tu t’auto-confines drastiquement en ayant plus d’activité sociale ou culturelle à l’extérieur (en ville, en milieu fermé, etc). Ce qui est justement l’objet du post de départ : confiner les non-vaccinées puisque ce sont elleux les plus dangereux à la fois pour la contamination des autres et pour leur propre santé donc pour le risque de bloquer des lits d’hopitaux impunément alors qu’illes auraient pu l’éviter (et donc empêchant d’autres gens d’y avoir accès).

    • Une question me taraude : faut-il faire sa 3e dose après avoir eu le covid, après ses deux premières doses ? La HAS a t’elle la réponse ?

      La réponse (si j’en crois ce que j’ai lu) est non. Le fait d’avoir contracté la maladie te confère (normalement) une immunité renouvelée. Quant à la HAS, il vaut mieux prendre ce qu’elle affirme un jour pour son contraire à une date ultérieure.

    • Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est difficile de dénoncer (à juste titre par ailleurs) l’autoritarisme des gouvernements si, dans le même temps, tu tiens un discours dépassé qui empêche de convaincre les gens.

      Il n’est pas dépassé. Les clusters de vaccinés existent. La vaccination réduit la propagation fortement. Mais les clusters de vaccinés existent.

      Quant à convaincre dans un contexte où aucun niveau de l’appareil d’état ni des corps intermédiaires ne tient de discours tout court... franchement. C’est un petit peu trop rapidement faire comme s’il allait pouvoir être possible de sortir de ce bordel rien qu’en discutant.

      J’avoue ne pas tout à fait comprendre ton envie de simplification. Le sujet est complexe. Et à le simplifier à l’excès, tu te retrouves comme chez moi, où les vaccinés se refont la bise, se serrent la paluche, font des repas au resto confiné, et des réunions où les fenêtres et les portes sont fermées. Tiens, dans la grosse boiboite à côté, ils vont faire un team building sur deux jours en montagne dans un gite à 5 par chambre. La vaccination n’y pourra rien, le cluster pourra arriver et les contaminations avoir lieu ; ou pas, ce qui si ça n’arrive pas, permettra de dire tout et son contraire, c’est la difficulté de la construction des raisonnements en contexte de probabilités faibles.

      Ceci dit, ça n’arrête pas autour de nous, les bronchites chez les enfants et les adultes. Tous négatifs au test. Mais tous avec un virus qu’on ne sait pas d’où il sort, mais qu’on est tous certains que ce n’est pas le Covid, puisque le test le dit.

      Le virus est toujours présent. Il continue de s’améliorer, du fait qu’on continue à mener une politique de laisser-circuler. La seule politique de santé publique viable est celle du zéro-covid assumé. Toute autre ne fait que tortiller du croupion autour de simplifications fumeuses, de part et d’autre. Ceux qui veulent faire comme si le vaccin suffisait, ceux qui veulent faire comme si le virus n’existait pas, ceux qui pensent que c’est terminé, ceux qui pensent que pondre de nouvelles lois suffira, etc. Cacophonie débilitante qui arrange ceux qui ont les moyens de supporter cette anarchie.

    • Grizzly, je ne dis pas du tout que le vaccin suffit : je dis qu’il faut prendre en compte le fait qu’il réduit les risques de contamination, et que donc il participe directement d’une logique altruiste. Je dis ça explicitement en réponse à la prétention selon laquelle la vaccination devrait être un choix personnel.

      Si la vaccination effectivement ne réduisait pas la transmission, et se contentait de protéger la personne vaccinée, et elle seule, contre les formes graves, alors on peut comprendre que c’est un choix personnel. (Pour revenir à l’argument du geste altruiste, on doit rappeler que saturer le système de santé et occuper tous les lits de réanimation alors qu’on a désormais un vaccin, c’est bien un problème qui n’est pas un choix purement personnel. Mais c’est moins immédiat que de rappeler que ça limite fortement les risques de transmettre le virus.)

      L’argument du choix personnel, qui n’a pas de conséquences, « parce que de toute façon ça n’empêche pas d’être contaminé et de transmettre », c’est vraiment un point central dans la motivation des non-vaccinés. Il ne s’agit de pas de simplifier (façon Blanquer, comme je l’ai écrit ci-dessus), mais bien d’expliquer que la vaccination est un geste très efficace dans une politique de réduction des risques. Non, ça n’empêche pas totalement d’être contaminé et de transmettre, et donc non, ça ne doit pas éliminer les autres gestes barrières (évidemment merci le gouvernement pour cette bonne connerie), mais oui c’est un élément vraiment vital pour se protéger les uns les autres. Pas juste soi-même contre les formes graves.

      J’ai plusieurs connaissances qui m’ont explicitement dit qu’ils s’étaient fait vacciner parce qu’ils avaient été obligés, mais à chaque fois ils ont bien insisté sur le fait que ça les faisait chier parce que « de toute façon ça n’empêchait pas de l’attraper et de le transmettre » (exactement les mêmes mots, tout le temps, que Coquerel). Et très clairement : l’argument selon lequel certes ça n’empêche pas totalement, mais ça réduit considérablement le risque de l’attraper et de le transmettre, ça c’est un argument qui porte énormément (parce que l’obligation au motif que ça protège les autres, c’est tout à fait accepté).

      Le problème c’est que ça n’est raconté que par les approximations de Blanquer, et que la plupart des gens (ici Coquerel, mais vraiment c’est en permanence) font comme si ce n’était pas du tout le cas.

      Et je suis désolé, mais c’est le fait de se contenter de dire « le vaccin n’empêche pas la transmission du virus », sans tout de suite souligner que, tout de même, il réduit considérablement cette transmission, qui est une simplification. C’est l’exemple que je donne : Coquerel ne s’amuserait pas à balancer « ah oui mais le masque, ça n’empêche pas la transmission, il y a des gens masqués qui ont contaminé leurs proches » sans illico rappeler que tout de même, le port du masque est un geste qui protège largement soit-même et les autres, de manière imparfaite mais indispensable (rappel : à une époque on discutait pour savoir si le masque protégeait le porteur, ou s’il protégeait les autres – et sérieusement c’est bien le fait que c’est un geste altruiste aussi qui permet de justifier les obligations de le porter dans les lieux clos).

      J’ai pas l’air comme ça, mais je suis aussi pour qu’on discute et qu’on convainc. Ce qui n’empêche que je suis aussi pour l’obligation vaccinale. De la même façon que je suis pour le port de la ceinture de sécurité obligatoire, mais que dans le même temps on explique pourquoi la ceinture c’est nécessaire et que ça protège, même s’il y a des gens qui meurent alors qu’ils avaient bien mis leur ceinture…

    • Perso, je suis vacciné deux doses Pfizer depuis le 11/06 et j’envisage de me faire faire une troisième dose dès que ce sera possible. Pourquoi ? Parce que les articles que je grappille ici et là me convainquent que c’est nécessaire pour :
      a) sauver sa peau
      b) bénéficier du passe sanitaire ne serait-ce que pour aller dans un établissement de santé (pas seulement le restau ou le cinoche)
      c) éviter de me faire écouvillonner les fosses nasales pour bénéficier d’un pass très temporaire et aussi (depuis peu) payant.
      Quant à éviter de contaminer mon entourage, malheureusement @arno, toi qui nous dis que les vaccinés sont moins contagieux, j’ai lu exactement le contraire il y a une semaine ou deux. Donc pour l’aspect « vie sociale » je conserve les « gestes barrières ».

      Maintenant, je me dis qu’il y a sûrement un tas de gens qui n’ont pas le temps de s’informer disons « de façon éclairée » en portant un regard critique sur les communications officielles parce qu’ils consacrent la majeure partie de leur temps à leur travail, leur famille, leurs amis. Et quand ils ont un petit moment pour se détendre, ils n’ont pas envie de se prendre le chou à ce sujet. C’est dommage mais là aussi, c’était prévisible vu la « cacophonie ambiante ». Pour ces derniers, je ne parle pas bien sûr de ceux qui affûtent leurs frustrations aux discours haineux et aux théories fantasmagoriques. Je préfère penser à toutes celles et tous ceux qui sont rincé·es par leur labeur quotidien et qui n’ont pas envie d’en remettre une couche pendant la pause.

      Je préfère orienter ma colère vers les politicards tendance « illibérales ». C’est parmi cette coterie qu’on trouve les vraies ordures qui n’ont rien mais alors vraiment rien à foutre du bien-être de leurs congénères.
      Et je préfère être indulgent envers toutes celles et tous ceux qui n’ont pas les moyens de supporter cette « anarchie » (j’emploierais plutôt le terme anomie, mais merci @biggrizzly pour ton intervention). Et donc, faillite morale quand même et , de surcroît, du sommet de la pyramide, phénomène qui se propage encore plus sûrement qu’un virus et contre lequelle aucun vaccin n’a encore été trouvé.

    • Petite illustration (qui vaut ce qu’elle vaut) sur la logistique de la lutte contre la #pandémie : https://pbs.twimg.com/media/FEnvXJ1WYAc1tMG?format=jpg&name=medium

      Image extraite de https://twitter.com/MaladeMedecin/status/1461826324679602184

      Ça fait tout de même beaucoup de tranches de fromage pour arriver à #zéro_covid et vu notre organisation sociale, il reste encore beaucoup de #trous_dans_la-raquette : transports en commun, salles de classes, lieux de travail, festivités, spectacles, etc. Mais surtout, c’est l’hiver qui arrive et nous passons beaucoup de temps à l’intérieur.

    • Oui, @sombre, @marielle : c’est exactement à cela que je pense. Et dans cette logique, on est bien d’accord qu’il serait totalement débile de répéter « oui mais le masque il n’empêche pas de transmettre le virus », sans jamais préciser que « mais tout de même il a une très bonne efficacité pour réduire les risques », et donc on arrête d’imposer le masque dans les lieux clos et les transports, au motif justement que « il y a des gens qui ont contaminé alors qu’ils portaient leur masque » donc il ne sert à rien (c’est-à-dire le sophisme qu’on nous sert en permanence sur le vaccin).

  • Florence Cestac, une vie en bande dessinée – série de podcasts à écouter – France Culture
    https://www.franceculture.fr/emissions/serie/florence-cestac-une-vie-en-bande-dessinee

    Florence Cestac est l’une des pionnières françaises du 9ème art. Enfant du baby-boom, elle commence à dessiner très jeune avant d’être admise aux Beaux-Arts de Rouen puis aux Arts Déco de Paris. Autrice au style immédiatement reconnaissable, référencée humour, #Florence_Cestac est un cas à part dans l’univers très masculin de la #bande_dessinée où elle a quasiment tout expérimenté : éditrice, attachée de presse, maquettiste, traductrice, nounou d’auteurs, elle fut aussi l’une des collaboratrices régulières de l’Écho des Savanes, Charlie Mensuel ou Pilote...

  • Le paradoxe de Simpson illustré par des données de vaccination contre le Covid-19
    https://theconversation.com/le-paradoxe-de-simpson-illustre-par-des-donnees-de-vaccination-cont

    Dans ces rapports, qui donnent les statuts de vaccinations des personnes hospitalisées du variant Delta du Covid entre juin et septembre 2021 (les données, les références complètes et les calculs sont donnés dans cet annexe), on observe que :

    – parmi les moins de 50 ans, le taux de mortalité est environ 1,8 fois plus élevé chez les non-vaccinés que chez les vaccinés (ou partiellement vaccinés) ;

    – parmi les plus de 50 ans, le taux de mortalité est environ 6,3 fois plus élevé chez les non-vaccinés que chez les vaccinés (ou partiellement vaccinés) ;

    – par contre, dans la population prise dans son ensemble, le taux de mortalité est environ 1,3 fois moins élevé chez les non-vaccinés que chez les vaccinés (ou partiellement vaccinés).


    • Rassembler les différentes classes d’âge introduit ce que l’on appelle un « biais de sélection » : la population vaccinée est biaisée du côté de la population fragile (plus âgée) tandis que la population non vaccinée est biaisée du côté de la population moins fragile (plus jeune). Par conséquent, comparer le taux de mortalité chez les vaccinés et chez les non-vaccinés revient de facto à comparer une population plutôt âgée et une population plutôt jeune. L’affirmation que le taux de mortalité dans la population est plus élevé chez les vaccinés est donc foncièrement faussée par la grande variabilité du taux de vaccination pour les différentes tranches d’âge.

      #statistique #biais #paradoxe

    • sur la thématique « corrélation n’est pas raison » :

      Neurons in the mouse brain correlate with cryptocurrency price: a cautionary tale

      [...]

      This work serves as an example for how mislead scientists can be if proper statistical tests are not applied in order to avoid “nonsense correlations” with neuronal data, and it aims to increase awareness about this problem in the neuroscience community.

      This rigorous and yet entertaining work can now be added to the collection of cautionary tales that include a dead salmon understanding human emotions [3] and rat cortical neurons predicting stock market prices [4]. At the very least, it can be a piece of advice for Elon Musk to wait for more evidence before merging two of his new recent interests.

      https://neuro.peercommunityin.org/articles/rec?id=69

  • Georges Balkanski : « L’œuvre constructive de la Révolution Espagnole »
    https://www.partage-noir.fr/georges-balkanski-l-oeuvre-constructive-de-la-revolution

    Cet article a été publié en 1987 dans le numéro 1 de la revue Itinéraire - Une vie, une pensée : « Durruti, de la révolte à la révolution ». #Partages_noirs

    / Révolution espagnole (1936-1939), #CNT

    #Révolution_espagnole_1936-1939_

  • People & Baby : Solidarité avec nos camarades contre les patrons et la justice bourgeoise.- Alternative Libertaire
    https://www.unioncommunistelibertaire.org/?People-Baby-Solidarite-avec-nos-camarades-contre-les-pat

    En 2006 la Ville de Paris décidait, dans le cadre de la libéralisation des marchés publics, de sous-traiter au privé cinq établissements d’accueil du jeune enfant à la société People & Baby. La halte-garderie Giono dans le 13e arrondissement, alors sous régime associatif, passait ainsi dans les mains (...) @Mediarezo Actualité / #Mediarezo

  • Voici ce qu’il se passe réellement avant et pendant une émission de “débat” - FRUSTRATION
    https://www.frustrationmagazine.fr/emission-debat-coulisses

    Pourquoi de telles énormités sociales dans l’organisation d’une émission de débats ou d’idées ? D’abord parce que plus personne ou presque ne réfléchit à ce que cela signifie d’organiser des débats télévisés sur des sujets de société. On enseigne aux étudiants en école de journalisme de rechercher des gens qui ont une “hauteur de vue”, sous-entendu bac+5, sous-entendu bien nés et qui ne subiront pas ce qu’ils prônent. On ne va quand même pas faire venir un smicard pour parler du niveau des salaires ? Non mais sans blague.

  • Comment l’#algorithme de #Facebook échappe au contrôle de ses créateurs

    #Facebook_Files | Dans des documents internes de l’entreprise, ses ingénieurs avouent leur incompréhension face à un code informatique aux effets imprévus, qui fait du réseau social une machine complexe, difficile à maîtriser.

    C’est peut-être le principal sentiment qui émerge à la lecture des « Facebook Files ». Parmi ces milliers de pages de documents internes à Facebook, récupérés par #Frances_Haugen, une ancienne employée, et transmis par une source parlementaire américaine à plusieurs médias, dont Le Monde, de nombreux passages semblent indiquer que Facebook ne comprend plus, ou mal, ce que font ses propres algorithmes. Et que son réseau social est devenu une machine difficile à contrôler.

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/10/26/comment-l-algorithme-de-facebook-echappe-au-controle-de-ses-createurs_609988

    #paywall

  • [Audio] Témoignage de Fédérica Montsény, une militante libertaire de la Révolution espagnole
    https://www.partage-noir.fr/audio-temoignage-de-federica-montseny-une-militante-libertaire

    « Militante réputée du mouvement libertaire espagnol, #Fédérica_Montsény (12/02/1905 Madrid-14/01/1994 Toulouse) joua dans "l’histoire officielle" un rôle de premier plan. (...) Poussées par les circonstances, les structures nationales de la #CNT et de la FAI commirent une erreur tragique que Fédérica Montsény, avec trois autres compagnons, acceptèrent d’incarner en prenant chacun un ministère dans le gouvernement de la république espagnole. Fédérica Montseny eu le courage de reconnaître cette erreur. Elle continua le combat au sein de la CNT et de la FAI jusqu’à son dernier souffle, restant toute sa longue vie cette femme pétrie des idées de liberté, de solidarité et de justice sociale à travers qui vibrait l’idéal libertaire. » CNT-AIT #Partages_noirs

    / Fédérica Montsény, Révolution espagnole (1936-1939), (...)

    #Révolution_espagnole_1936-1939_

  • Un journalisme naufragé | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/fabfaber/blog/280121/un-journalisme-naufrage

    Ce mercredi 27 janvier, Aude Lancelin recevait sur sa web-TV, dans une émission intitulée « Pourquoi censurer la parole sur le Covid ? », le Dr #Louis_Fouché, médecin webo-médiatique (Youtube, FranceSoir, CNews, SudRadio, RT...) pro-hydroxychloroquine et résistant auto-proclamé au « déferlement totalitaire » du Gouvernement.

     Quasi-monologue de 2h30, cet entretien illustre le naufrage navrant de ce journalisme sans rigueur que l’on retrouve à tous les niveaux de la sphère médiatique. De BFMTV...à QG donc, la même incompétence, la même paresse intellectuelle conduisent au même résultat : un degré zéro de l’analyse (scientifique, sociale, politique...) qui se dissimule mal derrière une « liberté de parole » idéalisée, et le plus souvent exploitée dans le seul espoir d’augmenter son audience.

     Avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois avoir l’honnêteté de dire ceci : j’ai toujours trouvé Aude Lancelin piètre intervieweuse. Ses questions imprécises ou balbutiantes (souvent interminables) et ses relances pataudes se contentent le plus souvent de laisser ses interlocuteurs (l’intellectuel est essentiellement masculin chez Aude Lancelin...) dérouler tranquillement leurs argumentaires.
    Reconnaissons-lui néanmoins le « talent » de choisir des invités qui, pour la majorité d’entre eux, maîtrisent les sujets sur lesquels ils sont invités à débattre. Ce qui distingue très nettement QG de BFMTV, quand même...
    En revanche, avec un personnage comme Louis Fouché, la carence journalistique de Aude Lancelin va se révéler plus que problématique...

     Reconnaissons-le, Louis Fouché est un orateur habile. Il a le verbiage facile et ses logorrhées laissent peu de place à l’interruption. Surtout, sachant dans quel « écosystème » médiatique il se trouve, il s’applique à distiller consciencieusement le lexique idoine. Et tout y passe : « néolibéralisme », « démocratie », « résistance citoyenne », « déferlement totalitaire », « activisme », « environnement », « ZAD », « éco-lieux », « monnaie libre », « dette », « partage du pouvoir », « RIC », « citoyens constituants », « municipalisme libertaire », « transhumanisme technolibéral géré par des mondialistes », « contrat social »... Il coche scrupuleusement toutes les cases. Evidemment, rien n’est jamais défini, ni explicité, mais cela permet de mettre en confiance son auditoire, qu’il suppose sensible à ce lexique « de gauche ». Et en effet, A.Lancelin sera, tout au long de l’émission, dans un état d’apathie cognitive totale, et il suffit à L.Fouché de citer A.Damasio, pour qu’un petit rictus de satisfaction apparaisse sur le visage de la journaliste, signe que l’anesthésie opère : après tout, s’il cite Socrate, A.Damasio ou H.Arendt, il ne peut pas être bien mauvais, le bougre...

     C’est dans la seconde partie que l’invité va laisser remonter à la surface la nature de l’idéologie décousue, confuse et pour le moins inquiétante qui est la sienne. Il faut dire qu’il est assuré de l’absolue magnanimité d’A.Lancelin à son égard qui déclare (à 1h30min37) "vos prises de paroles (sont) audacieuses et courageuses !" (même l’intéressé semble gêné par tant de flagornerie) et pousuit "D.Raoult est un « infectiologue extrêmement connu (sic), le Dr Perrone est un chef de service qui est très populaire (re-sic). L’un est sous le coup d’une enquête, l’autre a été démis de ses fonctions : il y a une intimidation énorme contre le corps médical qui se rebelle et qui est comme vous hétérodoxe. »
    Lorsque l’on connait les manquements patents à la déontologie scientifique dont ont fait preuve l’un et l’autre, on est sidéré par cette indulgence et ce manque total de recul journalistique !

    #Reinfo_covid

    • le post mediapart du FabFaber conclu avec ça :

      Le macronisme, et le capitalisme dont il [Fouché ?] est l’un des serviles portiers, peuvent être sereins avec des « adversaires » de cet acabit.

      (je zappe les 3 dernières phrases de sa conclusion)

      alors je dis pas que j’ai tout vu ni tout compris du phénomène Fouché, mais là, je vois pas bien sur quoi il se base pour écrire un truc pareil ; on a pas dû voir les même vidéos, ou alors les bandes son étaient différentes. De ce que j’ai entendu dans les vidéos de Fouché que j’ai vues, le mec est clairement, explicitement, anti-Macron et anti-capitaliste ; le traiter de servile portier me semble tout simplement contraire aux faits et un brin ridicule ; à mon avis, le FabFaber donne dans la crypto-parano exacerbée.

    • ah oui, #merci :-) @simplicissimus ; je rajoute un ? dans mon texte :-p

      ceci-dit, le FabFaber fait quand même un procès à charge du méchant Fouché ; du bashing légèrement biaisé à mon avis ; de ce que je vois, Fouché est le porte parole du collectif reinfocovid, il fait son job de porter la parole de ce groupe ; de ce que j’ai vu, eux se bougent, se sont regroupés, et se tapent la vraie vie de l’opposition concrète au macronisme ; c’est pas comme écrire un post dans son petit blog de médiapart dans son coin.

    • et sinon, pour finir le trollage anti-anti-raoult-fouché-et-leurs-amis, je suis tombé sur cette vidéo de mi-octobre publiée par l’IHU (dont je ne savais pas qu’ils avaient monté et publicisé un conseil scientifique alternatif) :

      https://www.youtube.com/watch?v=bBvcf89ngkg

      Bien évidemment, si on sait lire entre les lignes, ce Mr Laurent Mucchielli est clairement un dangereux manipulateur à la solde de l’IHU, y a qu’a voir comme il sait parler et comme il défend l’indéfendable dans une « démonstration » objectivement pseudo-scientifique de sociologue « de gauche » aux amitiés douteuses :-P

    • C’est juste un confusionniste complotiste qui sait employer un vocabulaire « de gauche » ou « critique » pour séduire et brouiller les cartes, comme le firent Doriot, Soral et Dieudonné avant lui. Il suffit d’entendre en fin d’entretien comment il justifie sa tolérance pour les fascistes au sein de leur reopen (un nom qui signe excellemment la démarche) pour en avoir la confirmation.

      Pour ce qui est de l’état du journalisme, Lancelin fournit un indice de plus du degré de complaisance qui prévaut. Toute la presse vient à la suite de l’Agence Falsification Permanente de reprendre sans guillemets l’expression « pro-migrant » à propos du politicien tué par le néo nazi allemand qui vient d’être jugé.

      #complotisme.

    • Muchielli ? ! Il a publié sur son blog chez mediapart un article de Touboul pronant une "remise en cause"
      https://blogs.mediapart.fr/laurent-mucchielli/blog/230121/crise-du-coronavirus-l-urgence-d-une-remise-en-cause,

      Déni : " agent infectieux, certes contagieux (...) dont la létalité n’excède pas celle de la grippe" Laquelle de grippe ? celle de 1918 - 1920 ? ! ? Ça nous laisse de la marge du coup. Et ça ne nous dit rien d’autre que "tout le pouvoir au virus !

      Fatalisme : « La maitrise de l’échange, il faut le reconnaitre , appartient bel et bien au coronavirus qui nous impose son tempo et peut seul décider la fin de partie".

      Face à un phénomène d’une telle ampleur, le toubib bardé de titres (beaucoup d’autorité pour stimuler la soumission) plaide pour la "liberté de prescrire" comme les patrons plaident pour la liberté d’entreprendre, et ne prend même pas la peine d’éviter des mensonges plus gros que le Medef avant de nous enjoindre de manière répétée à "respecter les méthodes traditionnelles" (l’enterrement des victimes ?) face à un virus qui comme aucun avant lui s’est diffusé à l’échelle mondiale très rapidement.

      La technique est toujours la même, dire que l’on combat la doxa et entrelarder un baratin délétère de quelques évidences partagées.

      " La vie doit reprendre ses droits dans notre pays, toute latitude étant restituée à l’activité socio-économique" . C’est un point de vue "de gauche" ou c’est macrono compatible ?
      C’est un discours libéral qui nous est adressé, c’est la défense d’une politique qui a pour nom économie et qui est la politique du capital.

      Tout ce que défend l’article c’est le laisser-faire. "Protéger les plus vulnérables en attendant", c’est ce qu’ils font déjà d’eux mêmes, et ce n’est pas ça qui les empêchera d’être contaminés car ils ne vivent pas en vase clos, qu’ils sont eux aussi des animaux sociaux.

      "L’individu retrouvant quant à lui dans son quotidien les ingrédients qui le motivent et le structurent. En somme une existence libre, sans peur et ouverte sur l’avenir." Qu’est-ce qu’un tel propos peut bien signifier d’autre qu’une réconciliation avec le capitalisme, son individu, sa société de concurrence ? Qu’il faut comme Raoult être climatosceptique ? propager le déni des effets radicalement destructeurs du capitalocène ? Qu’il faut être courageux façon viril Rambo et assaillants du Capitole, peu importe les faiblards pas assez doués pour le survivalisme ?

    • Et pourtant quand Aude Lancelin intransigeante qualifiait le Blog La Sociale , de « lieu de fermentation fascisante désormais bien répertorié » (suite aux propos de Denis Collin) et ensuite en y associant Jacques Cotta lui refuse l’animation d’une émission au Média sur « l’Italie, la péninsule des paradoxes »
      Il finira par donner sa démission...
      http://la-sociale.viabloga.com/news/les-raisons-de-mon-depart-du-media

      Aude Lancelin m’indique que « le Média ne sera jamais le lieu pour amorcer l’union du souverainisme de gauche et du populisme de droite ». Elle fait donc siens les éléments de langage commun à la presse main-stream, à la macronie, et à la plupart des représentants de la « gauche ». Voilà qui m’interpelle directement. Si cela n’était dérisoire, je me contenterais de demander si je me retrouve ipso facto rangé parmi « les souverainistes de gauche » ou parmi les « populistes de droite ». En réalité, l’important est ailleurs. Il m’est juste indiqué par cette simple formulation qu’un sujet où pourraient être tenus des propos qui par hypothèse ne rentreraient pas dans les normes de la nouvelle responsable du média, qui ne colleraient pas à sa vision idéologique, à ses positions, indépendamment de l’intérêt et de l’importance journalistique, n’a pas à être abordé. Le Média passe ainsi « d’organe de presse » rigoureux qui demande l’analyse et les échanges de points de vue, parfois contradictoires, à un simple lieu de propagande. Mais pour qui et au compte de qui ?

      Etrange de devoir rappeler ici qu’une pratique rigoureuse de notre profession, notamment au sein d’un média qui a affirmé l’ambition de donner une information différente, qui en a fait son identité, qui s’en est revendiqué, nécessite de ne pas se limiter à traiter ce qui nous est confortable et rassurant, mais de partir des faits, de la vie, de la réalité pour l’exposer, tenter de lui donner sens, permettre de l’appréhender, de comprendre. Un projet de presse sérieux nécessite la pluralité, l’opposition, la diversité, l’ouverture, la synthèse. Telle était du moins l’ambition du magazine DLGL dans ses tentatives répétées de quitter l’entre-soi, d’accueillir des points de vue différents, sans langue de bois ni complaisance.

      https://blogs.mediapart.fr/lancetre/blog/131018/jacques-cotta-quitte-le-media-il-devient-un-simple-lieu-de-propagand

      Encore un journaliste, et non des moindres, qui quitte le Média. Jacques Cotta s’en explique. Il met en cause, principalement, l’autoritarisme, le refus de tout dialogue, de l’actuelle direction, qui a prétendu lui interdire, sans même en discuter avec lui, de réaliser un reportage sur l’Italie. Des méthodes effarantes...

    • @olaf tu n’étais peut-être pas encore là au premier confinement, mais nous avons ici plein de ressources et commentaires sur la non-science de Mucchielli (et le fait qu’il commente en dehors de son champ de compétence) et sur ses liens d’amitié avec la famille Raoult (le fils Raoult fait partie de son labo, c’est pas juste quelqu’un qui donne un avis externe quoi, sisi la famille).

      À commencer donc par celui-là, de la toujours rigoureuse Odile Fillod :
      https://seenthis.net/messages/850833
      ou plus récemment :
      https://seenthis.net/messages/886430

      https://seenthis.net/tag/laurent_mucchielli

      quand à tout ce qui commence par « reinfo » c’est suspect de base… non pas qu’il ne faille pas écouter (et vérifier ensuite), mais c’est forcément suspect de base, c’est littéralement le terme majeur de toute la complosphère depuis des années (et sans faire de godwin hein, pas forcément les complotistes de droite, le mot « reinfo » est employé par toute la mouvance complotiste, de l’extrême droite ou pas).

    • #Reinfo_covid : proposition thérapeutique pour soigner la Covid-19 en phase précoce (santé libre), sur touiteur

      Loin des injonctions de l’État, la Coordination Santé Libre (réunissant des milliers de médecins sans conflits d’intérêts) a mis au point un PROTOCOLE DE SOINS CONTRE LA COVID 19 EN PHASE PRÉCOCE...Femme travaillant dans le secteur de la santéHomme travaillant dans le secteur de la santé

      Nathan Peiffer-Smadja sur touiteur

      https://twitter.com/nathanpsmad/status/1356710128964300805

      L’anticoagulation curative peut entraîner des hémorragies sévères et est probablement inutile

      L’oxygène à domicile n’est pas recommandé à la phase d’aggravation de la maladie, il est nécessaire de consulter et d’être orienté vers un service d’hospitalisation.

      Je ne parle même pas des vitaminothérapies, zinc ou autres thérapies bidons.

      (...) c’est vraiment surfer sur la détresse des gens en leur donnant de faux espoirs, en refoulant leur camelote ET, et c’est de loin le pire, en les mettant en DANGER.

      Post vérité partout, #santé_publique nulle part du gouvernement à France soir en passant par Santé libre et ce Fouché de Reinfo covid ?

    • Lettre à propos de ReinfoCovid
      https://mars-infos.org/lettre-a-propos-de-reinfocovid-5764

      Le 29 avril 2021 Louis fouché prend la parole à Nîmes lors d’un rassemblement anti-masque comptant plusieurs centaine de personnes. Au milieu de son discours au style évangélique bien particulier qui distingue ceux qui sont éveillés de ceux qui ne le sont pas il lance un clin d’oeil appuyé à la tribune fasciste des généraux paru 8 jours avant dans Valeurs Actuelles et qui, au moment où il parle, fait le buzz médiatique : « On peut jouer à plein de jeux différents. Je vous invite à ouvrir plein de possible dans les jeux. Le jeu de rejoindre les collectifs. Le jeu de rassembler les collectifs. Le jeu de les aider à reprendre le pouvoir. Le jeu de changer de système monétaire et de créer des monnaies locales. Le jeu de vous remettre en amitié avec les policiers et policières municipaux, les CRS. Et il y en a plein là, peut être même parmi nous. Je vous l’ai déjà dit mais dans le collectif il y a des généraux, des amiraux. Il y a des gens qui sont dans l’armée. »
      Il finira son intervention en demandant au public d’ovationner la police.

    • Des Nouvelles Des Conspis : Faut il séparer le Fouché du facho ?
      https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=219969706598797&id=100057573060908

      Louis Fouché® et Hayssam Hoballah™ sont a l’initiative d’un appel à la constitution de listes électorales en vue des prochaines élections départementales et régionales. C’est au travers du collectif Réinfo Covid qu’ils ont mis en place des outils informatifs (sous forme de fiches pratiques), organisationnels (forum, messagerie), ainsi qu’une charte commune et des visuels de propagande électorale.
      Hayssam Hoballah, à la tête du collectif Réinfo Libertés, est directement en charge du développement de ces outils. Réinfo Libertés c’est un des multiples "comités" qui a essaimé à partir de la structure mère Réinfo Covid.
      Hoballah, de ses dires ex trader à Wall Street devenu "coach bien-être santé holistique", est aussi un militant d’extrême droite, proche du Comité National de Transition, un groupuscule faf qui promeut des thèses conspis antisémites et appelle de ses vœux un coup d’état militaire. Ce mouvement fondé par le naturopathe Éric Fiorile, gravite idéologiquement entre les thèses antisémites de Soral, l’intégrisme religieux de Pierre "affreux jojo" Jovanovic, la mouvance identitaire, le New age, le souverainisme et bien sûr la nébuleuse "médecine alternative" (vitrine et porte d’entrée de la fachosphère conspi).
      Hoballah organise régulièrement des vidéoconférences avec des invités aussi prestigieux chez les fafs que :
      – Étienne Chouard,
      – Rémy Daillet-Wiedemann (Président de l’association "L’école à la maison", proche de la Dissidence, Qanon notoire et grand promoteur de la théorie des réseaux juifs satanistes pédophiles, il est depuis peu recherché par Interpol dans l’affaire de l’enlèvement de la petite Mia...),
      – Carlo Alberto Brusa (l’avocat du réalisateur intégriste catho du film « Hold-Up » et escroc notoire),
      – Chloé Frammery (l’Info En Question, chaîne qui invite des négationnistes et délire autour des dimensions parallèles et du transit d’une partie "consciente" de l’humanité vers ces dîtes dimensions),
      – Valérie Bugault (ex candidate UPR Asselineau, encore une proche de La Dissidence, elle promeut une société organisée en trois ordres corporatistes : société civile /patronat/ spirituel),
      – Farida Belghoul, Fabrice Di Vizio, Abdel Zahiri...
      Que du beau linge chez Hayssam : la fine fleur émergente de l’ultra droite. Les membres influents de Réinfo covid sont avant tout des militants de groupuscules réactionnaires ou ultra religieux. On peut donner l’exemple de Alexandra Henrion Caude, militante anti-avortement proche de Civitas, qui participe aux rassemblements de Philippot et à la Manif Pour Tous.
      Et Loulou dans tout ça ? Un gentil toubib post baba alternatif ?
      Lors de la vidéo de présentation des outils de coordination pour la constitution de listes électorales, Fouché et Hoballah ont pu deviser tranquillement "organisation et programme" entre deux partages d’écran du site identitaire Français De Souche et de la Lettre ouverte aux généraux (un monument de racisme et d’appel à la guerre civile) parue dans Valeurs Actuelles.
      Jamais de rififi chez Loulou.
      Fouché de son côté c’est un politicard malin, il sait que pour plaire aux masses il faut avant tout ne pas déplaire. Alors il prend toujours bien garde d’avoir des paroles fédératrices vides de sens afin de ne pas polariser sur des questions pratiques ou politique. Il peut donc déblatérer d’amour universel en laissant passer du FDS ou un appel à buter du "rebeu de quartier" #amour #bienveillance. Alors on peut lire l’article que Mars actu lui a consacré ou l’article de tiko skep paru sur le blog Fact and Furious, mais rien n’y fait, il a beau discuter avec le dernier des négationnistes où le pire des fachos, Louis, tel un Pierre Rabhi (qu’il admire ça alors quelle surprise) reste toujours au-dessus de la mêlée et ne s’occupe pas du vulgus séculier. Pourtant le petit Loulou il a ses préférences bien marquées : dans son combat politique il ne côtoie exclusivement que du catho intégriste, du conspi antisémite et du faf. Le coeur de Fouché Louis à ses raisons que la raison de Louis Fouché n’ignore pas.
      #Bouddha #Jésus Christ #Jean Moulin #Louis Fouché
      De simple caution médicale de la sphère conspi et porte flingue de Raoult, Louis Fouché est devenu en quelques mois, la figure tutélaire d’un réseau constitué de micro cellules activistes autonomes. Monument de sagesse pour ses adeptes, il entretient cette posture avec beaucoup d’énergie ainsi que l’argent des donateurs de Réinfo Covid. À ce propos, il faut absolument visionner le documentaire panégyrique "Après la pluie" réalisé par son asso Reinfo covid : on est jamais si bien servi que par soi-même.
      Les liens étroits et directs qu’entretiennent les membres fondateurs ou influents de Réinfo Covid avec les différentes mouvances d’ultra droite sont publics. Le fond idéologique réactionnaire est basé sur un discours naturalisant / essentialiste, la promotion du spencerisme (darwinisme social) et des théories conspis qui tirent leur jus de l’antisémitisme. Leur objectif affiché : fonder une société basée sur une fourre-tout idéologico-spirituel "les lois universelles du vivant" dont Fouché et sa bande de potes sont bien entendu les détenteurs.
      RÉINFO COVID est un mouvement politique réactionnaire constitué d’une nébuleuse de fafs, d’intégristes religieux et d’escrocs New age, qui ont fait cause commune à des fins politiciennes ou de bizness. Autrement dit : Mettez dans une poubelle Raël et Pétain, ajoutez quelques gouttes d’huiles essentielles de carotte bio, secouez vigoureusement et, miracle de l’Immaculée conception, sortez en un Louis Fouché tout chaud.

  • A l’occasion de la Semaine internationale contre la brutalité policière, j’ai concocté deux playlists de plus de 190 chansons, de 1930 à aujourd’hui, consacrées aux flics, keufs, condés, poulets, cognes, porcs, cafards et argousins, dont près de 120 en anglais, près de 60 en français, et d’autres en espagnol, portugais, dioula, polonais, arabe, italien...

    La liste anglophone :
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLkeA_mTMOkTv5JpavYacWeRrMnkVNvg2s

    La liste francophone (+ espagnol, portugais, dioula, polonais, arabe, italien...) :
    https://www.youtube.com/playlist?list=PLkeA_mTMOkTvxc0FygHdo4FmcR3zB-0CV

    La liste complète des chansons est ici :
    http://entrelesoreilles.blogspot.ca/2017/03/elo269-semaine-internationale-contre-la.html

    Au delà des chansons, il convient de consulter les #statistiques sur les assassinats policiers, principalement en France mais aussi dans d’autres pays :
    https://seenthis.net/messages/601177

    #Musique #Musique_et_politique #brutalité_policière #violence_policière #violences_policières #assassinats_policiers #compilation #playlist

  • Mohamad Amer Meziane : « Il n’y a pas de réchauffement climatique sans violence raciale » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/171021/mohamad-amer-meziane-il-n-y-pas-de-rechauffement-climatique-sans-violence-

    Pas encore lu

    Dans une enquête historique, le philosophe explore les liens entre la sécularisation – la séparation du religieux et du politique en Europe –, la colonisation et le dérèglement climatique. Il décrit comment, au XIXe siècle, la racialisation de l’islam a conduit à l’extractivisme fossile dans les pays du Sud, et au réchauffement planétaire.

    • la racialisation de l’islam a conduit à l’extractivisme fossile

      Mmh ça m’intéresse de connaitre l’argumentation, parce que beaucoup pourrait penser que c’est plutôt le besoin de croissance du capitalisme et donc d’extraire toujours plus de ressources, qui a impliqué une augmentation de la racialisation pour les besoins de justification « morale » du colonialisme (alors que c’était surtout pour aller récup des ressources gratos).

    • Mohamad Amer Meziane est agrégé et docteur en philosophie. Actuellement, il est chargé de recherche et enseignant à l’université Columbia de New York. Il est par ailleurs membre du comité de rédaction de la revue Multitudes.

      En mai 2021, il a publié aux éditions La Découverte Des empires sous la terre – Histoire écologique et raciale de la sécularisation. Dans cet ouvrage, Mohamad Amer Meziane remonte aux racines de la sécularisation, qui a conduit à la séparation du politique et du religieux au sein des sociétés occidentales dès le début du XIXe siècle. Cette proclamation d’un monde émancipé de Dieu a mené à la racialisation de l’islam, ouvrant la voie à la colonisation et à l’exploitation fossile des sous-sols des continents africain et asiatique.

      Il démontre ainsi que les prétentions à la fois coloniales et impériales de l’Europe sont étroitement liées au dérèglement climatique. Et en quoi crise climatique et racisme sont indissociables.
      Lire aussi

      Chlordécone : un cas de « violence écologique » aux Antilles Par La rédaction de Mediapart

      L’un des points de départ de votre enquête est la sécularisation de l’Europe au début du XIXe siècle, c’est-à-dire ce processus qui a consisté à vouloir séparer le religieux du politique et qui a été propice à l’émergence de l’État moderne...

      Mohamad Amer Meziane : Oui, mais précisément il n’y a jamais eu de séparation de la politique et de la religion. La sécularisation n’est pas la séparation progressive de la religion et de la politique, c’est une nouvelle manière de politiser la religion et de la racialiser. Le point de départ réel du livre est la critique du partage qui oppose un « Occident » qui se serait sécularisé et un « islam » qui aurait échoué et dont on suppose qu’il confondrait politique et religion.

      Un récit de la sécularisation de l’Europe est toujours présupposé lorsqu’on affirme que l’islam n’a pas encore séparé la politique de la religion, alors que l’Occident y serait parvenu. C’est ce récit que le livre remet en cause.

      Partir de la sécularisation était donc une façon de ne pas répondre aux vaines polémiques droitières autour de l’islam et de la laïcité en prétendant que l’islam serait compatible ou incompatible avec la modernité et qu’il serait soit capable soit incapable de se séculariser, mais plutôt de poser d’autres questions : avant de l’ordonner aux musulmans et musulmanes, êtes-vous certains d’avoir vous-mêmes séparé la politique et la religion ? N’êtes-vous pas précisément en train de contredire cette même séparation que vous posez comme un principe lorsque vous ne cessez de les assigner à leur religion supposée au nom d’une définition contestable de la laïcité ?

      On affirme d’une part qu’il faut séparer la religion et la politique et, de l’autre, pour s’en assurer, on surveille les musulmans et les musulmanes, qu’on soupçonne de ne pas respecter cette même séparation. La séparation est donc un mythe car la mettre en œuvre, c’est d’emblée la contredire. Dès lors, si elle n’est pas une séparation ou un déclin de la religion, quelle est cette sécularisation que l’on oppose au « monde musulman » comme son grand autre et que l’on considère comme le modèle qu’il devrait suivre pour se moderniser ?

      © La Découverte © La Découverte

      Ce basculement vers la sécularisation est intimement lié à l’industrialisme, ce que vous montrez en étudiant notamment le saint-simonisme. Cet influent mouvement industriel français assène alors que la vraie religion, ce n’est pas aller à l’Église mais « agir en industriel »...

      Oui, la sécularisation est une dimension fondamentale de l’industrialisation à partir de la fin du XVIIIe siècle. C’est presque une banalité de le dire mais il reste à savoir en quoi et comment elle l’est, et surtout à voir que le colonialisme se situe au cœur de cette histoire. Quant à l’industrialisme saint-simonien, il est lié à ce que je nomme la sécularisation impériale, principalement parce qu’il est l’héritier de Napoléon.

      L’ouvrage part de l’Expédition d’Égypte pour montrer qu’il est impossible de séparer ce que Napoléon a fait en France de ce qu’il a fait en Afrique du Nord. Il le dit lui-même lorsqu’il affirme : « Je me suis fait catholique en France comme je me suis fait musulman en Afrique. » Les saint-simoniens sont les continuateurs de Napoléon dès lors qu’ils se rendent en Égypte, vers 1833, alors qu’ils sont persona non grata en France. En effet, le saint-simonisme se constitue dans les années 1820 pour diffuser et appliquer la philosophie du comte de Saint-Simon (1760-1825). Le saint-simonisme est une doctrine socialiste qui prône l’émancipation des ouvriers et qui influence également nombre d’ingénieurs puisque c’est aussi depuis l’École polytechnique qu’elle rayonne.

      Lorsque le mouvement saint-simonien est interdit à partir de 1831 par les autorités françaises, les plus fidèles d’entre eux décident d’aller réaliser en Afrique du Nord ce qu’ils ne peuvent réaliser en Europe. De mouvement social, il devient alors une doctrine coloniale.

      C’est en vertu de la sécularisation que la colonisation et l’exploitation du globe se voient investies d’une autorité divine [...].

      Mohamad Amer Meziane

      Le saint-simonisme est souvent cité, et à juste titre, par des chercheurs travaillant sur l’Anthropocène. Mais on laisse souvent de côté quelque chose d’absolument central : ce mouvement s’est très sérieusement organisé à la manière d’une Église. L’un de ses mots d’ordre est tout de même : « L’industrie est le culte ». Cela signifie que pratiquer la bonne religion, ce n’est pas se rendre à l’Église, c’est travailler et agir en industriel, c’est exploiter le globe et ses ressources.

      L’ingénieur, et tout acteur industriel, est donc investi d’un statut religieux parce qu’il entend littéralement faire ce que le prêtre ne parvient pas à réaliser sur Terre. C’est donc en vertu de la sécularisation que la colonisation et l’exploitation du globe se voient investies d’une autorité divine et absolue qui relève d’un fanatisme inscrit au cœur de notre modernité.

      En effet, la sécularisation s’énonce d’abord en définissant ce qu’est la religion et en s’en attribuant ses prérogatives. Ce qui montre qu’il n’y a pas d’industrialisme purement laïque. Et cette dimension religieuse de la modernité vient de cette tendance à absolutiser le pouvoir, à vouloir se faire divin et éternel sur Terre. Ce qui est une folie furieuse inscrite dans les entrailles de ce système.

      « Réaliser l’œuvre de Dieu » se traduit alors par l’exploitation de la nature et l’extractivisme des ressources fossiles mais aussi par la colonisation de ce qu’on appelle aujourd’hui les pays du Sud…

      C’est toute la nouveauté du saint-simonisme. Il affirme que Dieu est la nature et que la création doit être continuée ici-bas. Selon lui, la transformation de la nature continue la création divine. L’industrialisation est voulue par Dieu, tout simplement parce que Dieu ne renvoie plus à une entité transcendante.

      On voit bien que le racisme, le sexisme et l’extractivisme constituent au fond la même chose.

      Mohamad Amer Meziane

      À mon sens, c’est la source de ce qu’on appelle vulgairement le fanatisme et que je nomme l’impérialité : cette tendance impossible à vouloir se faire le représentant de Dieu sur Terre que les grands mouvements modernes d’émancipation supposément laïques n’ont cessé de reproduire. Chez les saint-simoniens, réaliser les promesses de la religion sur Terre, c’est en vérité unifier le monde non seulement par l’industrie mais aussi par les moyens de communication, au premier rang desquels se trouvent évidemment les chemins de fer.

      Ce qui signifie que la colonisation du Sud par le Nord s’inscrit pour eux dans un projet de globalisation qui est la réalisation de ce que le christianisme n’a jamais su réaliser : l’unification du genre humain, et sa rédemption par la charité réelle. C’est le sens de ce très vieux thème impérial et colonial qui se situe au cœur de l’orientalisme : réaliser l’union de l’Orient et de l’Occident. Dans leur idéologie, cette union est raciale et sexuelle. Il s’agit d’unir la femme et l’homme, ce qui correspond à l’Orient et l’Occident, et à la nature et l’homme.

      On voit bien que le racisme, le sexisme et l’extractivisme constituent au fond la même chose. L’écoféminisme, en ce sens, frappe là où il faut frapper mais sans toujours comprendre les liens entre extractivisme et orientalisme et leur persistance dans l’islamophobie et le racisme aujourd’hui. On pourra objecter que ce ne sont là que des discours. Précisément, il n’en est rien. Ce discours a été porté par un nombre incalculable d’acteurs de l’industrialisation, et pas seulement en France. Le Canal de Suez, par exemple, a été construit pour matérialiser et réaliser cette union justement. Selon moi, ce que l’on nomme la Françafrique est directement tributaire du projet colonial des saint-simoniens. Et il ne faut pas non plus oublier le système bancaire : le Crédit lyonnais, par exemple, est né du saint-simonisme. Il y a donc une part de l’histoire du capitalisme comme du colonialisme qui hérite directement du socialisme dit utopique et de la « gauche ».

      Vous parlez beaucoup du cas particulier de l’Algérie – sujette à l’extractivisme gazo-pétrolier ou encore aux essais nucléaires français –, où les saint-simoniens vont un temps se réfugier…

      Je parle de l’Algérie parce que ce qui m’intéresse est de comprendre ce qu’a été l’indigénat de manière critique. Ce mot renvoie au statut racial attribué aux sujets colonisés, français non citoyens, par le droit colonial. Si l’on part de l’Algérie, la race se déploie d’abord et avant tout comme une racialisation de la religion des indigènes et, à tout le moins après 1870, de l’islam. Cette racialisation de l’islam est liée à une codification du droit musulman sur le modèle du Code civil napoléonien.

      Ce double processus est un effet de sécularisation parce que les empires se gardent de convertir massivement les populations colonisées au christianisme mais codifient au contraire les règles qui régissent la vie des « indigènes » pour les appliquer aux populations via l’État colonial. L’Empire français a donc appliqué la charia dans ses colonies, tout en transformant les musulmans en indigènes.

      À bien des égards, le saint-simonisme se situe aux origines de cette institution mais aussi, plus largement, de l’idéologie coloniale française qui se développe au XIXe siècle. Il développe une théorie qui anticipe celle de l’apartheid en Afrique du Sud et le système de gouvernement des chefferies en Afrique subsaharienne que Faidherbe reprend de ce qu’il a vu en Algérie : une séparation des races et un gouvernement indirect de ce qu’on appelle alors les « tribus » – une théorie mise en pratique sous le nom d’« association ».

      Des techniciens français de la Compagnie de recherche et d’exploitation pétrolière au Sahara (CREPS) jouent au volley-ball sur la base pétrolière d’Edjeleh Maison-Rouge, dans le désert algérien. Mars 1957. © AFP Des techniciens français de la Compagnie de recherche et d’exploitation pétrolière au Sahara (CREPS) jouent au volley-ball sur la base pétrolière d’Edjeleh Maison-Rouge, dans le désert algérien. Mars 1957. © AFP

      Ma thèse est que, malgré leur échec, les saint-simoniens ont joué un rôle clef dans l’institution de l’indigénat durant les années 1860 avant que la colonisation de peuplement ne domine le territoire nord de l’Algérie. Reste à savoir si l’on peut appréhender l’extractivisme gazo-pétrolier après 1962 comme une sorte de réalisation différée et néocoloniale du projet saint-simonien ; c’est une hypothèse que j’émets dans le droit fil du livre et qui fait l’objet de mes projets de recherche actuels.

      Je voudrais préciser que ces hypothèses ont pour fonction d’analyser les conditions géopolitiques du bouleversement climatique en montrant qu’on ne peut réellement parler du climat sans parler d’islam et inversement. Les recherches savantes les plus récentes montrent que l’islamisme investit l’État moderne et qu’il est tributaire des processus coloniaux de codification du droit islamique.

      Aussi, la diffusion du wahhabisme a pour condition matérielle le développement d’une économie fossile mondialisée. D’où mon désaccord avec ceux qui pensent que, pour critiquer ces mouvements, il faudrait critiquer l’islam et les religions en général ; discours qui les mène paradoxalement à tenir des positions réactionnaires dans le contexte actuel.

      Étrangement, dès qu’il s’agit d’islam, ils cessent d’être matérialistes et dés-historicisent ce qu’ils nomment confusément « la religion ». Il faut ajouter que les formes inspirées du wahhabisme sont des produits d’un État-fossile subalterne qui est l’Arabie saoudite. Les mouvements islamiques ultraconservateurs tout comme l’islamophobie qui leur répond sont deux faces idéologiques de l’économie fossile mondialisée.

      Et faire cette double critique est l’une des seules manières de résister à l’islamophobie en maintenant une position critique face à l’islamisme ; ce qui permettrait de dissoudre cette accusation dangereuse d’« islamo-gauchisme » qui pèse sur la pratique du savoir et l’université en déployant un réel discours critique contre les idéologues de l’heure.

      Vous écrivez dans votre livre que la sécularisation, la proclamation d’un monde sans Dieu, est le fruit d’une « impérialité », une prétention impériale qui hante alors, tel un mort-vivant, les États modernes européens depuis l’échec de la réunification de l’Empire chrétien par Charles Quint au XVIe siècle...

      L’invention de ce concept résulte d’un dialogue constant avec les études postcoloniales et décoloniales. En même temps, il constitue une critique de l’argument qui voudrait que la colonisation soit un phénomène universel qui aurait existé avant le XVe siècle.

      Il s’agit pour moi de repenser le colonialisme dans un cadre plus vaste. Je ne dis pas que l’Occident est un empire ni qu’il serait une réalité homogène qui aurait engendré la sécularisation. Je dis que l’impérialité occidentale est la prétention de se faire empereur et donc représentant de Dieu sur Terre en se posant comme le successeur de Rome.

      Les empires non européens n’ont pas conduit au réchauffement climatique avant que l’Europe n’emploie le charbon comme combustible fossile.

      Mohamad Amer Meziane

      De ce point de vue, l’impérialité n’est pas l’empire et il y a une impérialité commune à l’Église, l’empire et aux monarchies. Ce que l’on nomme la modernité est donc l’effet d’un processus singulier : la fragmentation d’une tradition impériale qui ne peut plus exister à travers un empire unique. Cette fragmentation se lit dans le fait que les États qui colonisent revendiquent d’être empereurs en leur royaume. La colonisation dissémine l’impérialité euro-chrétienne aux quatre coins de la planète. On parle parfois de la « conquête arabe » mais on devrait voir que les empires musulmans n’étaient pas coloniaux.

      La seule impérialité qui soit coloniale est l’impérialité née en Occident et c’est elle qui a conduit à la naissance du capitalisme et de la race. Jusqu’à preuve du contraire, les empires non européens – qui ne sont pas à proprement parler coloniaux au sens moderne du terme – n’ont pas conduit au réchauffement climatique avant que l’Europe n’emploie le charbon comme combustible fossile.

      Pourquoi parler de l’impérialité comme d’un mort-vivant ? Parce que l’empire, comme forme politique, est mort en Occident depuis le XVe siècle mais qu’il vit en se disséminant à travers le colonialisme. Il n’y a donc pas d’empire mais bien une impérialité fragmentée par le colonialisme.

      Vous insistez sur le fait que la violence d’État a joué un rôle dans la naissance du capitalisme fossile – via le charbon en Grande-Bretagne dans un premier temps –, mais aussi que cette violence d’État a engendré dans un même mouvement le racisme et le réchauffement climatique.

      Ma thèse est la suivante : ce que Marx nomme l’accumulation initiale du capital est structurée par la sécularisation impériale. Cette dimension de l’accumulation n’a à mon sens pas été vue par la plupart des marxistes. Marx a énoncé une théorie de la sécularisation mais il ne l’a jamais connectée à son analyse du capital. Pour cela, il aurait dû se débarrasser du concept bourgeois et abstrait de la religion. Or Marx a montré que la violence d’État est au cœur de ce qui fait naître le capital.

      Ce qui relie esclavage et climat est la violence d’État.

      Mohamad Amer Meziane

      J’insiste donc sur le fait que ce qui relie esclavage et climat est la violence d’État. Le Zetkin Collective [un groupe composé de chercheurs, d’activistes et d’étudiants qui se penchent sur l’écologie politique de l’extrême droite – ndlr] a raison de dire que quelque chose a lieu, à partir du XIXe siècle, lorsque la blanchité est associée à la maîtrise de la vapeur et au pouvoir qu’elle est censée représenter.

      Par conséquent, on voit bien que le racisme anti-Noirs n’est plus biblique ou fondé sur le mythe de Cham mais qu’il se constitue en une violente machine de déshumanisation des femmes et hommes noirs qui est soutenue de manière abjecte par le darwinisme et l’évolutionnisme. Ainsi, le devenir fossile du suprématisme blanc coïncide avec la sécularisation du racisme, avec son éloignement du dispositif de la conversion missionnaire et de la théologie coloniale.

      Vous démontrez également, qu’au-delà de sa dimension raciale, la sécularisation a aussi une dimension écologique et augure du dérèglement climatique. Dans votre ouvrage, vous allez jusqu’à parler de « Sécularocène » pour démontrer que crise climatique et colonialisme sont étroitement imbriqués, que la sécularisation a donné naissance à un nouvel ordre climatique.

      Si la sécularisation définit la modernité et que la modernité est en fait l’Anthropocène, alors pourquoi la sécularisation ne serait-elle pas l’Anthropocène ? Le Sécularocène est la formulation de cette question. La plupart des autres concepts, Anthropocène ou Capitalocène, supposent l’existence d’un agent responsable du réchauffement climatique. Je pense qu’il faut plutôt y voir une série de processus enchevêtrés. La notion de Sécularocène a aussi pour avantage de ne pas tout expliquer par le colonialisme sans mettre le colonialisme de côté ou à la marge, deux écueils classiques et symétriques. Elle donne un nom à une perspective nouvelle.

      La relecture écologique des événements qui ouvrent le livre, tels que l’Expédition d’Égypte ou la fondation du Premier Empire, me conduit à insister sur les conditions géopolitiques de la crise climatique.

      La question principale est : quel est le rôle que jouent la rivalité entre Empire britannique et Empire français et l’équilibre des puissances, au fond la dialectique de la guerre et la paix, dans le basculement fossile qui s’opère entre 1820 et 1830 et qui se traduit par l’emploi du charbon comme combustible ?

      Mohamad Amer Meziane. © DR Mohamad Amer Meziane. © DR

      À mon sens, la sécularisation structure la géopolitique de ce basculement. La thèse énoncée alors est que la souveraineté est désormais une réalité souterraine et pas seulement territoriale. C’est le sens du titre un peu énigmatique de ce livre, de ces empires qui existent sous la terre et sous nos pieds.

      Mais cette souveraineté étant d’emblée internationale, le concept d’impérialité permet de rendre raison des conditions géopolitiques du réchauffement climatique en insistant sur l’importance de l’équilibre diplomatique des puissances dans ce processus. D’où l’idée selon laquelle les rivalités interimpériales ont participé à bouleverser le climat. Encore une fois, si l’on ignore par exemple le rôle d’un acteur aussi important que l’Empire ottoman dans cette histoire, la sécularisation semble n’avoir rien à faire dans ce processus. C’est pourquoi j’ajoute qu’une conception « désenchantée » du monde souterrain a dû se déployer afin que les sous-sols puissent être conçus comme appropriables et exploitables.

      D’après vous, ce n’est pas seulement vers le capital qu’il faut se tourner pour mieux appréhender le dérèglement climatique, mais aussi vers l’histoire de la violence raciale...

      Quand on parle des rapports entre race et climat, il faut toujours se demander : de quelle violence raciale parle-t-on ? J’insiste sur deux choses dans le livre. D’une part, sur le fait qu’il existe des formes de racisme qui ne passent pas pour du racisme parce qu’elles racialisent l’appartenance religieuse supposée. D’autre part, et c’est peut-être déconcertant, mon travail consiste à montrer comment la racialisation de l’islam – dont la colonisation de l’Algérie est le paradigme – se situe au cœur du bouleversement climatique.

      Une alliance entre écologistes et antiracistes serait potentiellement révolutionnaire.

      Mohamad Amer Meziane

      En se focalisant seulement sur le capital, on oublie l’État et le colonialisme, ou en tout cas on les marginalise. C’est ce qui, peut-être, empêche nombre d’écologistes de réellement s’opposer à l’extrême droite qui – faut-il le rappeler ? – est violemment islamophobe partout en Occident et surtout en Europe. Dire que l’on justifierait l’islamisme ou le terrorisme en disant cela, comme l’insinue cette notion d’« islamo-gauchisme », est vraiment la meilleure manière de faire taire la pensée critique au nom d’une conception hautement contestable de la liberté d’expression.
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      Le déni du réchauffement climatique par l’extrême droite émane du reste de ceux qui théorisent de manière pathologique le « grand remplacement ». Je ne sais pas si l’on se rend bien compte à quel point cette idée est dangereuse : quand vous dites qu’une minorité colonise un territoire, vous supposez que l’opprimer relève de la légitime défense. Si les écologistes pensent la même chose de l’islam que la droite sans se l’avouer à eux-mêmes, je ne vois pas exactement comment ils peuvent réussir là où la gauche traditionnelle a échoué : à critiquer la dimension sécuritaire et identitaire du discours de droite mais aussi son opposition à l’immigration venue principalement d’Afrique.

      Une alliance entre écologistes et antiracistes – ou mieux écologistes et activistes non européens – serait potentiellement révolutionnaire si elle parvenait à devenir un mouvement réellement planétaire, c’est-à-dire terrestre et « global ». Nous en sommes loin. Sans cela, le Nord « développé » donnera des leçons de non-extractivisme au Sud qui s’industrialise en lui sommant de se maintenir en position subalterne pour polluer moins, ce qui est absurde et malhonnête.

      Pour l’instant, les alliances écologistes se font entre Europe et Amérique parce que le langage de la critique de l’extractivisme tend à revenir à des formes de sacralisation de la nature, en supposant que la nature ait été désacralisée par la modernité, ce qui reste à démontrer. Il n’y a pas de capitalisme ni de réchauffement climatique sans violence raciale, sans islamophobie. Et si l’on mesurait la crédibilité des projets écologistes sur cette base, cela changerait très certainement le visage de l’écologie. La question climatique est aussi systémique que l’est celle du racisme. C’est pourquoi j’ai choisi de parler de racisme et d’écologie. Dans le réel, ces deux « questions » sont inséparables.

    • Bon bé j’ai lu cette interview et plusieurs autres, et autant on comprend ce qu’il affirme (sa thèse), mais je n’arrive toujours pas à comprendre les preuves, ou l’argumentation, de ce qu’il affirme.

      Il ne s’agit pas simplement « d’idées », quand on parle de tout ça, c’est de l’Histoire, et comme tout autre science ça se base sur des preuves (faits historiques, archéologiques, traces écrites, etc). Donc je le redis : pour l’instant j’ai plutôt lu des choses qui disaient que le capitalisme est structurellement un système croissant à l’infini, et que donc une fois la machinerie lancée, il se met à manger toutes les autres formes de vie (paysanneries, artisanats, etc) internes aux territoires où il a démarré (Angleterre, France, etc) mais aussi à s’étendre à l’extérieur, esclavage de masse, puis colonisation et utilisation des ressources (humaines, sous sols…) de ces colonies. Et que donc la racialisation (le fait de construire l’Autre comme une race différente) est une justification de la part de la société capitaliste (et non pas de l’Occident, c’est plus précis « la société capitaliste »), et en premier lieu une auto-justification, pour sa propre population, de pourquoi on a le droit de faire ça aux autres.

      Alors faut peut-être lire son livre entier pour comprendre, et je lis peut-être trop rapidement, mais je trouve ça embêtant que dans ces interviews il n’y ait pas au moins un début d’argument de pourquoi ça serait dans l’autre sens ("la racialisation a conduit à l’extractivisme").