• https://lhistgeobox.blogspot.com/2009/04/156-burning-spear-marcus-garvey.html

    Marcus Garvey, le retour en Afrique et le reggae. Article mis à jour. A lire sur l’histgeobox :
    « C’est dans ce contexte explosif que Marcus Garvey développa un message identitaire et s’imposa comme le plus influent des pionniers de la cause noire. Né en Jamaïque en 1887, le jeune homme fonda en 1914 l’Universal Negro Improvement Association (UNIA) dont l’ambition était d’améliorer les conditions de vie des Noirs de son île. Face à l’hostilité des autorités locales, Garvey émigra aux Etats-Unis en 1916 et y fonda une succursale de l’UNIA. Rhéteur de talent, il développa dans ses discours enflammés un message politique identitaire offensif. Son message se démarquait tant des options assimilationnistes d’un Booker T. Washington que de la solidarité interraciale de classe défendue par Du Bois et les socialistes. "Chantre du nationalisme noir, [Garvey] prônait la fierté des origines, la liberté sociale, économique et politique et l’autodétermination pour les Noirs du monde entier. " »

  • Il y a 40 ans sortait « The Burning », premier film produit par Harvey Weinstein, concentré de la culture du viol  Nicolas Dufour

    Première production de Harvey Weinstein avec son frère Bob, le film d’horreur « The Burning » sortait le 8 mai 1981. Slasher dans le sillage de « Halloween », il comprenait aussi des échos de l’idéologie d’assaut sexuel de l’époque

    Elles s’agitent dans la prairie à jouer au baseball en petite tenue. Elles se trémoussent en courant. La caméra serre les jeunes poitrines et fesses. Sur un bord du terrain, les garçons se mettent en appétit en se chambrant sur leurs prochaines audaces, leurs hypothétiques consommations charnelles.

    Après une scène d’ouverture horrifique, ainsi commence The Burning (Carnage), un film de Tony Maylam sorti il y a juste 40 ans, le 8 mai 1981. Il s’agit du premier long métrage produit par Harvey Weinstein, et il est impossible, aujourd’hui, de ne pas le voir en pensant à la tempête #MeToo déclenchée par les révélations sur le producteur, en 2017. Certains amateurs ont (re)découvert le film en 2018, lors d’une soirée spéciale au Festival du film fantastique de Neuchâtel.

    Les Weinstein veulent entrer au cinéma
    A l’orée des années 1980, Harvey Weinstein et son frère Bob cherchent à tout prix à entrer dans le business du cinéma. Enfin, à bas prix surtout : il faut trouver le moyen de produire un film bon marché qui rapporte un maximum d’argent. Ils viennent de créer leur première société, Miramax, et s’intéressent à un genre montant, le slasher, film de tueurs en série en général circonscrits à un lieu ou une ville. En 1978, John Carpenter avait fait peur au monde entier avec Halloween , dont une suite se préparait alors. En 1980, Sean S. Cunningham avait dupliqué l’expérience dans Vendredi 13 , dans lequel Jason Voorhees trucidait des ados dans un camp de vacances. Pour une mise de moins de 600 000 dollars, le long métrage faisait jackpot – à cette heure, il aurait rapporté plus de 58 millions de dollars.

    Pourquoi ne pas retenter le coup ? Les Weinstein se lancent. Harvey se souvient d’une légende urbaine sur un gardien d’un camp de loisir qui aurait agressé des jeunes dans l’Etat de New York. L’histoire est toute trouvée, c’est celle de Cropsy, le concierge à qui des gamins ont mis le feu en voulant lui faire peur, que la médecine a sauvé et qui veut se venger.

    Quelques valeurs sûres
    Malgré tout, les frères se donnent les moyens de leurs ambitions. Quelques jeunes talents – le film révèle notamment Holly Hunter et Jason Alexander – sont dirigés par l’Anglais Tony Maylam, que les Weinstein connaissent pour avoir acheté les droits de films sur Genesis qu’il a réalisés. A la musique, donc aux synthétiseurs, un Anglais aussi : Rick Wakeman, pape du rock progressif passé par Yes. Au montage, Jack Sholder, qui fera l’un des films de la franchise Freddy, Hidden puis Arachnid . Aux effets spéciaux, Tom Savini, déjà une vedette, qui a fait les grimaces et les jets de sang de Zombie de George A. Romero et qui est passé par le tournage de Vendredi 13.

    Le film dépeint de manière bien particulière les relations entre garçons et filles. Réaliste, peut-être, pour les années 1980, mais avec le « bigger than life » cinématographique. Jusqu’à la caricature prémonitoire, s’agissant d’une œuvre « créée par Harvey Weinstein » – le producteur est ainsi crédité au générique.

    A-t-on raison après coup ?
    Bien sûr, il est facile de se donner raison après coup. Mais à voir certaines scènes de The Burning, il est impossible de ne pas penser aux sordides révélations qui tomberont près de quatre décennies plus tard.
    Certes, les filles du Carnage ne sont pas dépeintes comme des sottes. Elles résistent aux jeunes mâles, se rient de leurs maladresses, poussent à l’eau le playboy musclé qui prend d’abordage leur plateforme, sur le lac au bord duquel se trouve le camp. Pourtant, The Burning reflète bien une culture masculine apposée sur ses personnages boutonneux.

    L’obsession de l’assaut sexuel
    Dans la scène du baseball, le dragueur principal, celui qui ose aborder les filles, reluque les fesses de la blonde qu’il convoite en lançant qu’elle lui « appartient de droit divin ». Il rigole, mais est-ce un gag ? Peu après, le maladroit du groupe fait le voyeur dans les douches. Il est enguirlandé par le musclé, celui de la plateforme, pas pour ce qu’il a fait, mais parce qu’il l’a fait en épiant sa présumée copine.

    Plus tard, le musclé, encore lui, n’est pas loin de violer sa soi-disant amie. Dans l’eau, elle se refuse en lui rappelant qu’il « a promis » de se tenir correctement. Mais « elle l’a laissé l’approcher », se défend-t-il, elle « en a envie ». Il la colle, l’enlace avec force. Elle s’en dégage – elle se défile, donc.

    Entre eux, les garçons digressent sur les manières de conquérir les filles, au sens plutôt littéral : les prendre d’assaut, les assiéger, afin d’obtenir l’objet de leurs obsessions.
    Source : https://www.letemps.ch/culture/y-40-ans-sortait-the-burning-premier-film-produit-harvey-weinstein-concentre

    #balancetonporc #culture_du_viol #viol #harcèlement_sexuel #violences_sexuelles #femmes #sexisme #weinstein #harcèlement #féminisme #domination_masculine #harvey_weinstein #cinéma #médias #déni #film #slasher

    • A lire aussi : Harvey Weinstein, vu par ses proies
      https://www.letemps.ch/societe/harvey-weinstein-proies

      Réalisé par Ursula Macfarlane, le documentaire « Untouchable » donne la parole aux femmes victimes du producteur d’Hollywood, dont le procès pour viol et agression sexuelle débutera en septembre à New York.

      https://www.youtube.com/watch?v=b-1fKna9l38

      Un prédateur sexuel assoiffé de pouvoir, aux méthodes de shérif. Untouchable, le documentaire réalisé par la Britannique Ursula Macfarlane, livre un portrait sans concession de Harvey Weinstein. Des témoignages, glaçants, constituent son fil rouge. Des femmes victimes de ses agressions sexuelles se confient, mais également des journalistes, d’anciens collaborateurs et sa secrétaire.

    • Ce qui est parlant aussi c’est le succès de ces films violophiles. Les phallosophe appelent ca « la catharsis », une soit disant purge de l’âme, mais en fait c’est seulement le plaisir sadique des dominants à se donner des idées de sévices à faire subir aux dominées.

  • Sylvia Leigh, la peinture après la fin de la peinture | Annabela Tournon
    https://pantherepremiere.org/texte/la-peinture-apres-la-fin-de-la-peinture

    Il aura fallu attendre la deuxième vague du mouvement féministe dans les années 1960 et 1970 pour qu’un travail de déconstruction du « grand récit » de la peinture et de son histoire soit entrepris, et avec lui, que soient interrogés les soubassements sexistes de la figure de l’artiste, du modèle, du regardeur, du collectionneur, et du monde de l’art en général. Source : Panthère Première

  • Brexit : la France n’exclut pas de couper le courant à l’île de Jersey, selon Attal
    https://www.lefigaro.fr/international/brexit-la-france-n-exclut-pas-de-couper-le-courant-a-jersey-20210509

    Le porte-parole du gouvernement n’exclut pas que la France coupe le courant à Jersey, en réponse aux conditions de pêche imposées aux marins français par les autorités britanniques. « Tout est possible. Des mesures de rétorsion sont possibles », a déclaré Gabriel Attal sur France 3 ce dimanche, précisant que « ce n’est pas la solution que nous envisageons ».

    Le porte-parole du gouvernement a réagi aux propos tenus cette semaine par la ministre de la Mer Annick Girardin qui a menacé implicitement de couper le courant sur l’île anglo-normande si l’accord conclu dans le cadre du Brexit n’était pas respecté.

    C’est juste que couper l’électricité comme « mesure de rétorsion », c’est assez généralement considéré comme un acte de guerre mené contre les populations civiles, régulièrement dénoncé par l’ONU, et c’est donc pas loin d’être un crime de guerre.

    (C’est tout de même pas possible cette bande de tarés finis à la pisse qui nous sert de gouvernement.)

  • « Croire aux fauves » de Nastassja Martin
    https://www.franceculture.fr/emissions/latelier-fiction/croire-aux-fauves-de-nastassja-martin

    « L’ours est parti depuis plusieurs heures maintenant et moi j’attends, j’attends que la brume se dissipe. La steppe est rouge, les mains sont rouges, le visage tuméfié et déchiré ne se ressemble plus. Comme aux temps du mythe, c’est l’indistinction qui règne, je suis cette forme incertaine aux traits disparus sous les brèches ouvertes du visage, recouverte d’humeurs et de sang : c’est une naissance, puisque ce n’est manifestement pas une mort. »

    Le 25 août 1995, un ours attaque Nastassja Martin, une anthropologue française, dans les montagnes du Kamtchatka. L’auteur fait ici le récit à la fois poétique et politique de ce qui lui est arrivé, non seulement de l’attaque par l’ours, mais aussi ce qui l’a conduite à la rencontre des peuples indigènes du Grand Nord, une quête où les rêves rejoignent le réel, où s’esquissent de nouvelles frontières entre les êtres et la nature.
    Adaptation : Béatrice Leca
    Réalisation : Laure Egoroff
    Conseillère littéraire : Céline Geoffroy Texte dit par Constance Dollé
    Avec la voix de : Sonia Masson
    Création sonore et musicale : Floriane Pochon et Anthony Capelli
    Prise de son, montage et mixage : Claire Levasseur, Etienne Colin
    Assistante à la réalisation : Manon Dubus

    Croire aux fauves est publié aux éditions Verticale

  • Comment limiter la transmission aérienne du COVID ? 🦠➡️🪟

    https://www.youtube.com/watch?v=8b3lhDyVqgk

    David Louapre de Science Étonnante a fait un super résumé sur les aérosols et l’aération ! Avec un poil de maths et un exemple d’une salle de classe.

    La transmission du COVID par les aérosols obéit à des principes physiques que l’on peut analyser pour mieux lutter contre ce mode de contamination. [TL ;DW : si le taux de CO2 dépasse 800ppm, ouvrez les fenêtres !]

    Détails et compléments dans le billet de blog qui accompagne la vidéo : https://scienceetonnante.com/2021/04/30/covid-aerosols

    Bazant, M. Z., & Bush, J. W. (2021). A guideline to limit indoor airborne transmission of COVID-19. Proceedings of the National Academy of Sciences, 118(17).
    https://doi.org/10.1073/pnas.2018995118

    Le site du projet CO2 :
    https://projetco2.fr

    Le site du collectif « Nous aérons » :
    http://nousaerons.fr

    Listes non-exhaustives de spécialistes à suivre pour des infos régulières fiables sur le COVID :
    https://twitter.com/devisridhar
    https://twitter.com/FLAHAULT
    https://twitter.com/SciTania
    https://twitter.com/T_Fiolet

    #covid #aérosol #co2 #sciences_etonnante

  • Your Car Is Spying on You. A CBP Contract Shows the Risks.
    https://theintercept.com/2021/05/03/car-surveillance-berla-msab-cbp

    A “vehicle forensics kit” can reveal where you’ve driven, what doors you opened, and who your friends are. U.S. Customs and Border Protection purchased technology that vacuums up reams of personal information stored inside cars, according to a federal contract reviewed by The Intercept, illustrating the serious risks in connecting your vehicle and your smartphone. The contract, shared with The Intercept by Latinx advocacy organization Mijente, shows that CBP paid Swedish data extraction firm (...)

    #CBP #smartphone #voiture #migration #frontières #surveillance #écoutes

  • Invitation à la seconde édition du camp d’été : Crise & Critique du capitalisme-patriarcat (du 19 au 25 août en Ariège)
    http://www.palim-psao.fr/2021/05/invitation-a-un-2eme-camp-d-ete-crise-critique-du-capitalisme-patriarcat-

    Gros programme !

    Le programme se compose de différents moments. Ce sont 5 journées composées généralement de trois temps de discussion, accompagnées en soirée pour celles et ceux qui le souhaitent d’une causerie, d’un moment musical ou d’une performance théâtrale. La matinée du lundi 23 août comprendra également une promenade/pique-nique au château cathare de Roquefixade près de Montferrier ou pour les personnes qui le souhaitent d’une visite à la grotte de Niaux (en fonction de son ouverture du fait de la situation sanitaire).

    Nous proposons également pour celles et ceux qui veulent découvrir la critique de la valeur-dissociation, plusieurs ateliers d’initiation et formation en fin d’après-midi ainsi qu’un atelier présentant plusieurs entrées d’un lexique des termes les plus utilisés. Pendant la durée de la rencontre, nous accueillerons également une exposition de différentes gravures sur bois de Olivier Deprez, dont certaines figurent comme couvertures de plusieurs ouvrages des Editions Crise & Critique.

    Atelier 1 Initiation & formation : Autour d’un lexique de la critique de la valeur-dissociation

    Atelier 2 Initiation & formation : Quelques bonnes raisons pour se libérer du travail. Pourquoi et comment critiquer le travail ?

    Atelier 3 Initiation & formation : Quelle critique anticapitaliste de l’antisémitisme moderne et du conspirationnisme ?

    Atelier 4 Initiation & formation : Le patriarcat producteur de marchandises. Comprendre les articulations de la théorie de Roswitha Scholz sur la critique de la valeur-dissociation.

    Atelier 5 Initiation & formation : Boite à outils autour de la crise du capitalisme. Autour de la théorie de la crise comme limite interne absolue.

    Exposition permanente : gravures de Olivier Deprez

    Jeudi 19 août

    Arrivée possible à partir de la matinée

    – 15h – Discussion libre pour les premiers arrivants

    Arrivée des bus à Lavellanet en fin d’après-midi

    – 18h 30 – AG de présentation de l’organisation collective en autogestion et de la constitution des équipes de préparation des repas, de la plonge et du nettoiement.

    Vendredi 20 août

    Matinée :

    – Le débat sur la « fin du travail » au prisme de la critique catégorielle du travail (Ivan Recio)

    Après-midi :

    – Psychanalyse et critique de la valeur (Frank)

    Fin après-midi

    – Atelier 1 Initiation & formation : Autour d’un lexique de la critique de la valeur-dissociation (collectif)

    – Débriefing de la journée
    – Présentation de l’exposition de gravures, de la revue HOLZ et du journal HOLZ avec Olivier Deprez (artiste-graveur).

    Soirée-causerie :

    – Critères de dépassement du capitalisme. Quelle relation théorie et pratique ? Que doit-on faire ? Que peut-on faire ? Quelles tâches pour le courant de la critique de la valeur-dissociation ? (groupe de préparation)

    JOURNEE : CAPITALISME, PERIPHERIES ET RACISME
    Samedi 21 août

    Matinée

    – La critique de la valeur-dissociation et la condition périphérique (Fred Lyra)

    Après-midi

    – Sur les différents concepts de racisme. « La double nature du racisme » : autour d’un texte de Justin Monday paru dans Exit ! (Johannes Vogele)

    Fin après-midi (ateliers en parallèle)

    – Atelier 2 Initiation & formation : Quelques bonnes raisons pour se libérer du travail. Pourquoi et comment critiquer le travail ?
    – Atelier 3 Initiation & formation : Quelle critique anticapitaliste de l’antisémitisme moderne et du conspirationnisme ?

    – Debriefing de la journée

    Soirée-Piano-Voix :

    – Piano-voix, Le handicap dans la modernité capitaliste (Benoît Bohy-Bunel et Roxane Borgna)

    JOURNEE : CRITIQUE DE LA VALEUR-DISSOCIATION ET DU SYSTEME TECHNICIEN : QUELLES ARTICULATIONS ?
    Dimanche 22 août

    Matinée

    – Technique et capitalisme. Une présentation critique des thèses de Jacques Ellul et de notes autour du courant anti-industriel (Clément Homs).

    Après-midi

    – Travail mort, travail vivant : le mur énergétique du capital (Sandrine Aumercier)

    Fin après-midi

    – Autour d’une approche anticapitaliste de la « Procréation médicalement assistée » (Sandrine Aumercier et Anselm Jappe)
    – Debriefing de la journée

    Soirée-causerie

    Lundi 23 août

    Matinée :

    – Balade/pique-nique au château cathare de Roquefixade

    (pour les personnes qui le souhaitent en un deuxième groupe, à voir si il y a la possibilité d’une visite de la grotte de Niaux à 35 km)

    Après-midi

    – Sur le statut du « matérialisme historique » et du poids du matériel et du symbolique, de Marx et Kautsky jusqu’à Bataille et Baudrillard (Anselm Jappe)

    Fin après-midi (ateliers en parallèle)

    – Atelier 4 Initiation & formation : Le patriarcat producteur de marchandises. Comprendre les articulations de la théorie de Roswitha Scholz sur la critique de la valeur-dissociation.
    – Atelier 5 Initiation & formation : Comprendre la crise du capitalisme. Autour de la théorie de la crise comme limite interne absolue.

    – Débriefing de la journée

    Soirée - Lecture/mise en situation théâtrale

    – Critique radicale du travail (avec Antoine Wellens, Primesautier Théâtre)

    Mardi 24 août

    Matinée (groupes en parallèle) :

    – Autour des divergences entre Exit ! et Krisis. Discussion autour de textes de Lohoff, Czorny, Meyer (groupe de préparation). Axes de réflexion :
    Une scission longuement préparée
    Les divergences sur le travail abstrait entre Postone et Kurz
    Divergences sur la théorie et l’analyse de la crise
    Savoir et forme-marchandise
    Les différentes usages et divergences autour du concept de dissociation

    – Arts et théorie critique. Les indigènes de l’abstraction (Olivier Deprez)

    Après-midi :

    – L’anti-naturalisme face à la différence sexuelle : trois perspectives matérialistes dans le champ du féminisme (Clotilde Nouët)

    Fin après-midi

    – Approche matérialiste de la critique de la raison pure chez Kant (Benoît Bohy-Bunel).
    – Debriefing de la journée

    Soirée-causerie libre

    Mercredi 25 août

    Matinée :

    – Assemblée générale de l’association Crise & Critique. Avec les adhérents de l’association.

    Après-midi :

    – Rangement, nettoyage et départs.

    Départ : 17h.

  • Parution du livre des 14 ans de La Brique
    https://labrique.net/index.php/20-divers/1192-parution-du-livre-des-14-ans-de-la-brique

    Retrouvez notre bouquindans les librairies de Lille et au Café Citoyen

    14 ans de critique sociale On avait prévu de faire un bouquin pour fêter les dix ans de La Brique. L’autogestion et l’horizontalité prenant un certain temps, ce bouquin sort donc en réalité pour fêter nos 14 ans d’existence. Il a fallu réunir le plus de monde possible autour de ce projet, faire appel aux ancien.nes, motiver les nouveaux.elles et puis surtout mettre tout le monde d’accord. On a épluché l’intégralité de la soixantaine de numéros pour en extraire la quintessence et la substantifique moelle journalistique et artistique de notre beau canard. En plus d’articles emblématiques et des illustrations magnifiques ressortis des archives, on a résumé et réactualisé ce que distille La Brique depuis sa création : ses analyses, ces (...)

    #En_vedette #Divers

  • Barbara Stiegler : « La crise due au coronavirus reflète la vision néolibérale de la santé publique »

    Dans un entretien au « Monde », la philosophe explique que la colère citoyenne face à l’impréparation des gouvernements doit déboucher sur un sursaut politique et une véritable « démocratie sanitaire ».

    Propos recueillis par Nicolas Truong
    Publié le 09 avril 2020 à 05h51 - Mis à jour le 09 avril 2020 à 18h13

    Professeur de philosophie politique à l’université Bordeaux-Montaigne et responsable du master « soin, éthique et santé », Barbara Stiegler est l’auteure d’Il faut s’adapter. Sur un nouvel impératif politique (Gallimard, 336 p., 22 euros) et de Du cap aux grèves. Récit d’une mobilisation. 17 novembre 2018-5 mars 2020 (Editions Verdier, 139 p., 7 euros, à paraître).

    Comment expliquer l’impréparation, notamment française, face à cette pandémie mondiale ?

    L’impréparation est en effet générale, mais les motifs divergent selon la culture politique de chaque pays. Aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, les choix qui ont été faits au départ allaient dans le sens du laisser-faire et s’inscrivaient dans une vision utilitariste assumée. Pour le bien commun, il valait mieux que certaines vies de moindre valeur soient sacrifiées.

    En France, où un tel discours aurait eu du mal à passer, la réduction continue du nombre de lits et de soignants et la pénurie de masques, d’équipements de protection et bientôt de médicaments conduit également à trier les patients, mais sans le dire publiquement.
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    Cette situation reflète plutôt la vision néolibérale de la santé publique et son imaginaire. Dans sa conception du sens de l’histoire, nous irions en effet vers un monde immatériel de flux et de compétences, censé être en avance sur le monde d’avant, qui lui serait fait de stocks et de vulnérabilités, c’est-à-dire au fond de matière et de souffrance.

    Nos économies développées seraient fondées sur « l’innovation » et sur « l’économie de la connaissance », ce serait là d’ailleurs le nouveau sens de la santé, et elles devraient déléguer aux continents du Sud, à l’Afrique et à l’Asie principalement, la fabrication industrielle des biens matériels. Avec une telle conception fantasmatique du sens de l’histoire, nos gouvernants ne pouvaient que renvoyer l’épidémie infectieuse et l’industrie manufacturière à un monde sous-développé et à des temps anciens que nous, Occidentaux, aurions dépassés. L’idée fut au fond qu’un tel virus était, comme les stocks de masques, trop archaïque pour concerner nos sociétés, trop performantes pour y être exposées.

    « L’idée de la médecine dite “proactive” est d’augmenter les performances des individus et leur capacité à s’adapter, y compris à un environnement dégradé »

    L’origine supposée de la pandémie a d’ailleurs pu contribuer à redoubler ce mécanisme de déni. Car quel rapport nos vies aseptisées et nos systèmes de santé ultramodernes pouvaient-ils bien avoir avec ce sombre mélange de saleté, d’élevage domestique confiné et de faune sauvage malade qu’évoquent les marchés d’animaux asiatiques ?

    Tournant le dos à ces images déplaisantes de chauve-souris et de volailles infectées, pourtant emblématiques de notre économie mondialisée qui entasse les vivants dans des environnements industriels de plus en plus dégradés, le néolibéralisme préfère tourner ses regards vers l’avenir radieux promis par l’innovation biomédicale et continuer d’occulter les facteurs sociaux et environnementaux de toutes les pathologies, tant infectieuses que chroniques.

    Quelle vision de la médecine porte l’idéologie néolibérale ? Et dans quelle mesure reprend-elle celle de Walter Lippmann [écrivain et polémiste américain (1889-1974)], qui, d’après vous, théorisait déjà, dans les années 1930, une conception néolibérale de la santé ?

    L’idée véhiculée depuis des années est au fond que notre système sanitaire doit en finir avec la vieille médecine clinique, fondée sur la souffrance et la plainte du patient, de même qu’il serait censé en avoir fini avec les grandes épidémies infectieuses, supposant l’assistance à des populations vulnérables. C’est le sens de la médecine dite « proactive », portée par les promesses du virage numérique et des données massives (big data) en santé.

    A notre vieille médecine jugée « réactive », la vision proactive oppose des processus d’optimisation continue, où ce sont les patients eux-mêmes qui sont censés gérer de manière optimale leurs propres comportements face aux risques.

    Comme chez Walter Lippmann, l’idée est d’augmenter les performances des individus et leur capacité à s’adapter, y compris à un environnement dégradé. Cette vision, que l’on retrouve dans le champ de la maladie chronique avec la « médecine des 4 P » (« personnalisée », « prédictive », « préventive », « participative »), sous-tend une nouvelle conception de la santé publique, qui passe exclusivement par la responsabilité individuelle et qui refuse d’assumer une vision collective des déterminants sociaux de santé, toujours soupçonnée de déboucher sur une action sociale trop collectiviste.

    « Les néolibéraux considèrent que ceux qu’ils appellent les “dirigeants” sont par principe en avance sur la population. Or, la situation actuelle tend à démontrer l’inverse »

    C’est l’accumulation de tous ces dualismes imaginaires qui a créé la cécité de nos gouvernants face à la crise et qui a produit la situation actuelle : un très long retard au démarrage pour prendre des mesures collectives de santé publique, doublé d’une spectaculaire pénurie organisée au nom de la santé elle-même, alors même que des alertes sur les maladies émergentes se multipliaient dans la littérature scientifique depuis des années et que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) lançait des recommandations très claires dès la fin du mois de janvier.

    Ce retard de compréhension, voire ce déni, d’une grande partie des élites politiques ne vient-il pas démentir les positions de Walter Lippmann, et ne donne-t-il pas raison à son contradicteur, John Dewey [philosophe pragmatiste américain 1859-1952], qui soutient que les publics sont par principe en avance sur leurs représentants ?

    Absolument. Comme la crise climatique et comme d’autres grandes crises sanitaires, ce virus révèle le retard des gouvernants et de leurs stéréotypes sur les citoyens, ou plus exactement sur ceux que John Dewey nomme les « publics », c’est-à-dire les groupes de citoyens qui sont en première ligne face à un problème.

    Avec Walter Lippmann, les néolibéraux considèrent que ceux qu’ils appellent les « dirigeants » (leaders) sont par principe en avance sur la population. Parce qu’ils sont beaucoup plus mobiles, ils auraient une vue plus adaptée à la mobilité du réel, tandis que les masses inertes seraient par nature enfermées dans ce qu’il appelle des « stéréotypes », c’est-à-dire des représentations figées du réel.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : entre volte-face du gouvernement sur les masques et prolifération des « fake news », la parole politique mise à mal

    Or, la situation actuelle tend à démontrer l’inverse. Si les « élites » mondialisées sont aveugles et dans le déni, c’est du fait même de leur mobilité, car cette dernière les attache à des manières de vivre qui se révèlent de plus en plus archaïques et inadaptées à la crise écologique, tandis que les populations s’inquiètent de manière bien plus lucide et commencent à douter.

    Dans ce conflit des représentations, les stéréotypes des dirigeants ont un énorme pouvoir de contamination, tout aussi viral que les fameuses « fake news » des réseaux sociaux.

    Aviez-vous pris vous-même la mesure de l’ampleur de l’épidémie ? Etiez-vous plutôt du côté des stéréotypes des gouvernants ou de la lucidité de ces publics ?

    Je n’ai rien compris à ce qui se passait. Débordée par d’autres fronts ouverts par la mobilisation sociale, j’ai plus ou moins fait confiance au gouvernement dans sa gestion du virus et j’ai adhéré par inertie aux stéréotypes et aux « fake news » diffusés par le discours dominant : « C’est une petite grippe », « Il ne faut rien changer à nos habitudes de sortie » (le président Emmanuel Macron, le 6 mars), « La Chine et l’Italie surréagissent ».

    « “Restez chez vous, mais allez voter…” La multiplication de ces signaux contradictoires produit un effet permanent de “double contrainte” qui est intenable »

    C’est seulement le soir de la fermeture brutale de tous les cafés et tous les restaurants par le premier ministre, Edouard Philippe, que j’ai commencé à comprendre qu’on nous cachait quelque chose. Une injonction contradictoire apparaissait au grand jour, qui reprenait exactement la même structure que l’élément déclencheur de la crise des « gilets jaunes » avec la taxe carbone. « Soyez mobiles, mais ne prenez pas votre voiture » (novembre 2018) devenait « Restez chez vous, mais allez voter » (mars 2020), contradiction qui n’a pas cessé d’être relayée ensuite par des énoncés du type : « Restez chez vous, mais allez travailler ».

    Au lieu de passer leur temps à dénoncer les réseaux sociaux et accréditer l’idée que le pouvoir serait par principe du côté du savoir, les experts et les gouvernants seraient bien inspirés de reconnaître leur retard sur les événements.

    Quels sont les effets psychiques, sociaux et politiques de ces injonctions contradictoires ? Et quels effets produisent-ils sur notre démocratie ?

    La multiplication de ces signaux contradictoires autour du thème de l’ouverture et de la clôture, de la stase et du flux, produit un effet permanent de « double contrainte » (double bind), qui est intenable pour ceux auxquels elle s’adresse et qui sape complètement l’autorité des gouvernants. Son origine est toujours la même. Elle vient de la crise écologique et sanitaire qui fracasse le cap, et avec lui le discours de ses capitaines, de l’intérieur. Et elle est aussi ce qui produit leur retard et leur stérétotypie par rapport aux « publics » au sens de John Dewey.

    En Chine, en Italie et en France, ce furent en effet les publics concernés, ceux qui étaient réellement en lutte contre le virus, qui ont été à chaque fois en avance sur la situation et qui ont dû se révolter contre les pouvoirs en place. Or, ce retard a été sans cesse dénié et dissimulé par les dirigeants.

    « Il faut exiger, dès maintenant, que les choix de santé publique deviennent une affaire collective et non la chose réservée des experts et des dirigeants »

    Dans notre pays, ce fut et c’est encore la fonction du discours dominant sur l’indiscipline et l’irresponsabilité des Français. Ce discours a aussi pour fonction de nous culpabiliser. En surinvestissant le registre moral, il s’agit de produire une complète dépolitisation des questions, qui passe par l’héroïsation des soignants, l’activation de la fibre morale de tous les citoyens et la stigmatisation des mauvais Français.

    En mettant en scène notre ignorance, il permet enfin de donner les pleins pouvoirs aux dirigeants. Dans un monde complexe, mouvant et incertain, les masses doivent laisser la décision aux experts et dans une situation de crise, la démocratie doit faire place à l’union sacrée derrière son chef de guerre.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : « Il est temps de rebâtir un contrat social et fiscal plus juste »

    Sauf que derrière la mise en scène d’un pays en ordre de bataille, la défiance est toujours là et la colère grandit. Cette colère n’ira dans le bon sens qu’à condition de devenir politique. Pour cela, il faut exiger dès maintenant une véritable démocratie sanitaire. Que les choix de santé publique deviennent, comme les choix économiques et sociaux, une affaire collective et non la chose réservée des experts et des dirigeants.

    Puisque nous entrons dans un temps de crises majeures, le prétexte de la pandémie n’est pas audible, à moins qu’on choisisse clairement d’en finir avec la démocratie et de préférer un gouvernement autoritaire (la Chine) ou par le big data (la Corée du Sud). Cette tentation existe dans les discours dominants, mais je crois qu’il faut systématiquement la combattre.

    Le pouvoir dit « Restez chez vous », mais également que « tout continue ». En quoi s’agit-il d’une illusion ?

    Cette illusion est le moteur des « grands plans de continuité d’activité » (business continuity plan), qui fleurissent dans toutes nos organisations. Ces plans jouent évidemment sur le bon sens. Ne faut-il pas continuer à soutenir la vie, à s’occuper de nos élèves, de nos étudiants, de nos enfants, à assurer le maintien des fonctions vitales du pays ?

    Mais derrière ces assertions de bon sens, c’est tout autre chose qui se joue. En imposant à tous l’économie du numérique, qui livre toute une population, y compris les plus jeunes (une injonction contradictoire de plus !), au pouvoir des écrans, nos responsables ne font en réalité qu’une chose : poursuivre à toute force la pression du surmenage, de l’évaluation et de la compétition mondialisée qui minent nos sociétés.

    L’idée est de ne surtout pas affronter les discontinuités inouïes du réel et de les recouvrir par une continuité factice, en jouant sur des ressorts psychologiques bien connus : la peur du vide, l’évitement du deuil et la terreur devant l’inédit.

    Cette situation illustre parfaitement ce que j’étudie depuis plusieurs années. Le néolibéralisme n’est pas seulement dans les grandes entreprises, sur les places financières et sur les marchés. Il est d’abord en nous, et dans nos minuscules manières de vivre qu’il a progressivement transformées et dont il s’agit aujourd’hui que nous reprenions collectivement le contrôle.

    #pandemie #john_dewey #néolibéralisme #democratie_sanitaire

  • Considérations sur la victoire (1/4) : les temporalités de la lutte
    https://topophile.net/savoir/considerations-sur-la-victoire-1-4-les-temporalites-de-la-lutte

    De feuilles volantes en mains amies, ce texte est parvenu à nos yeux. Lutte majeure du XXIe siècle, symbole de la bataille contre les grands projets inutiles et imposés, héraut du combat face à l’urgence écologique, la ZAD se livre ici à une introspection publique, une autocritique salutaire. Les voies de la victoire commandent de... Voir l’article

  • Une momie égyptienne enceinte a été découverte, une première | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/une-momie-egyptienne-enceinte-a-ete-decouverte-une-premiere_fr_608bb4

    Des archéologues polonais pensaient scanner la momie d’un ancien prêtre égyptien. Mais quand les images de la radiographie de l’abdomen arrivent, elles révèlent un résultat inattendu : aux rayons X apparaissent des petits os appartenant à un fœtus.

    Des chercheurs de l’Université de Varsovie ont déclaré jeudi 29 avril avoir découvert une momie égyptienne enceinte, le premier cas du genre au monde, en effectuant des radios sur les restes vieux de 2000 ans, conservés au Musée national de Varsovie.

    “Mon mari Stanislaw, égyptologue, et moi-même, en examinant des images radiographiques, avons remarqué dans le ventre de la femme décédée quelque chose de familier pour les parents de trois enfants - un petit pied !”, a indiqué aux journalistes Marzena Ozarek-Szilke, anthropologue et archéologue à l’Université de Varsovie.

    Une analyse plus approfondie a révélé la présence d’un fœtus entier. Selon les scientifiques travaillant sur un projet autour de la momie de Varsovie, la femme avait entre 20 et 30 ans et était enceinte de 26 à 30 semaines au moment de sa mort.

    “Nous ne savons pas pourquoi le fœtus n’a pas été sorti du ventre de la défunte lors de la momification”, a reconnu M. Wojciech Ejsmond de l’Académie polonaise des Sciences, qui participe à ce même projet.

    “Cette momie est vraiment unique. Nous n’avons pas été en mesure de trouver des cas similaires. Cela signifie que notre momie est la seule reconnue au monde avec un fœtus”, a-t-il déclaré. Mme Ozarek-Szilke a émis l’hypothèse qu’il y avait peut-être eu un effort pour “camoufler la grossesse... ou, peut-être, cela avait une certaine signification liée aux croyances et à la renaissance dans l’au-delà”.
    Nouvelles possibilités de recherche sur la grossesse dans les temps anciens

    Sur la base d’une analyse des hiéroglyphes sur le sarcophage, la momie était considérée au départ comme celle d’un prêtre ayant vécu entre le premier siècle avant JC et le premier siècle après JC. Les scientifiques estiment désormais qu’elle pourrait être encore plus ancienne et tentent de connaître les causes possibles de décès.

    La momie n’a pas été ouverte mais une radio a montré que la femme avait de longs cheveux bouclés descendant jusqu’aux épaules. La découverte a été annoncée dans le dernier numéro du Journal of Archaeological Science, une revue à comité de lecture.

    “C’est le premier cas connu d’un corps embaumé d’une femme enceinte... Cela ouvre de nouvelles possibilités de recherche sur la grossesse dans les temps anciens et les pratiques liées à la maternité”, indique l’article.

    La momie a été amenée en Pologne au XIXe siècle et fait partie de la collection d’antiquités de l’Université de Varsovie. Elle est conservée au Musée national depuis 1917, et exposée avec le sarcophage.

  • L’inclusivité en point de mire

    Nous l’avions promis, le voici, notre nouveau dossier sur l’écriture inclusive. Depuis début mars, celle-ci infuse nos pages, titillant nos réflexes acquis et ceux de nos lecteurs ou lectrices. Plusieurs ont applaudi des deux mains ou désapprouvé avec virulence : découvrez quelques-unes de leurs réactions en page 2, où nous évoquons aussi nos propres expériences.

    Le #langage_inclusif est encore en création, même s’il y a vingt ans déjà que la Confédération l’a intégré, comme bien d’autres lieux publics tel Le Poche, à Genève, qui parle au #féminin_générique (pp. 23 et 24). En 2013 déjà, à l’occasion du 8 mars, votre journal changeait de sexe et devenait La Courrier. Que l’#inclusivité passe désormais dans le langage courant véhiculé par Le Courrier ou par la RTS (p. 3) s’accompagne forcément d’#inconfort. Mais aussi de #stimulations et de #bienfaits : nous interroger plus précisément sur l’outil que nous manions et sur sa capacité à désigner la #mixité du monde enrichira notre regard. Et donc nos pages.

    Dans celles-ci, des spécialistes jugent différemment les outils de l’inclusivité et l’impact du langage sur nos #représentations, notamment celles des enfants (pp. 4 et 5). Quel que soit notre point de vue, on aurait tort de voir dans ces #transformations_linguistiques une querelle des Anciens et des Modernes : la spécialiste de la Renaissance Eliane Viennot rappelle que le français a longtemps été plus inclusif qu’il ne l’est aujourd’hui. Et des politiciennes disent combien l’inclusivité est une aide pour obtenir davantage de #justice (p. 2).

    On aurait tort aussi d’y voir un projet élitiste : la volonté de changement n’est pas d’abord venue des universités ni du pouvoir, mais de la rue. De femmes – et d’hommes – pour qui une langue plus #inclusive est une évidence. Et il faut rappeler que le #langage_épicène ne remplace pas les autres combats pour l’égalité, mais les accompagne. Au final, note Eliane Viennot, « nous sommes toutes et tous responsables de ce que nous disons et écrivons ». Et « si nous voulons une société plus juste, il faut progresser sur ce terrain-là aussi ». Bonne lecture, toustes !

    https://lecourrier.ch/2021/04/29/linclusivite-en-point-de-mire

    Le dossier complet (#paywall) :


    https://lecourrier.ch/dossier/ecriture-inclusive

    #journalisme #presse #Suisse #Le_Courrier #écriture_inclusive

  • La France a procédé ce matin, conformément à une demande récurrente de l’Italie, jamais suivie d’effet depuis trente ans, à l’arrestation de plusieurs anciens membres des Brigades rouges, réfugiés en France depuis les années 80 (la "doctrine Mitterrand...). La majorité d’entre eux sont aujourd’hui âgés de 70 à 80 ans...

  • Surveillance « par algorithme » : quelles seront les conséquences d’une investigation par l’URL ? Dans quelle mesure une URL peut-elle donner des renseignements pertinents ? Quelles menaces feront courir ces nouvelles dispositions de la « loi anti-terroriste »

    « Que faisons-nous ? Nous appliquons à internet, ce que nous appliquons aujourd’hui aux téléphones » .
    Invité de France Inter, ce mercredi, le ministre de l’Intérieur s’est efforcé de synthétiser la partie la plus technique du nouveau projet de loi antiterroriste : la technique de l’algorithme. Un sujet au combien sensible en matière de libertés publiques : outil de détection de signaux faibles ou outil de surveillance de masse ?

    https://www.publicsenat.fr/article/politique/lutte-antiterroriste-qu-est-ce-que-la-surveillance-par-algorithme-188855

    #surveillance_de_masse #libertés_individuelles (menaces sur) #police

  • Les femmes de la préhistoire n’étaient pas celles que vous croyez… - EVE
    https://www.eveprogramme.com/48479/les-femmes-de-la-prehistoire-netaient-pas-celles-que-vous-croyez

    Une récente étude de l’Université de Californie-Davis, reposant sur l’analyse de 27 sépultures remontant à 9000 ans suggère que 30% à 50% des chasseurs de l’ère néolithique étaient des femmes. L’équipe d’archéologues pilotée par l’anthropologue Randall Haas fonde cette hypothèse sur la quantité d’armes destinées à la chasse ou à la guerre (lances, couteaux, pierres taillées destinées à l’éviscération d’animaux) précieusement conservées dans des étuis en cuir personnalisés avec lesquels les corps de ces femmes ont été enterrées.

  • Émission #audio : Le verger au complet, Épisode 4, Abolition du système carcéral – Entrevue avec Helen Hudson
     » Montréal Counter-information
    https://mtlcontreinfo.org/le-verger-au-complet-episode-4-abolition-du-systeme-carceral-entrevue

    Comme on l’a mentionné dans le dernier épisode, les prisons n’ont pas toujours existées. Leur apparition s’inscrit dans un processus de gestion des corps et des vies humaines qui accompagne la naissance du capitalisme. Les prisons comme telles font bien-sûr partie d’un plus grand système carcéral, très développé dans notre société, qui ne sert pas seulement à punir une personne qui a commis un geste considéré illégal, mais permet aussi à l’État d’exercer un contrôle social. Les répercussions de ce système sont néfastes pour les personnes emprisonnées et leur communauté aussi bien que pour le reste d’entre-nous qui vivons en connaissant les conséquences de ce qu’il représente.

    Pour en apprendre plus, nous vous présentons une entrevue avec Helen Hudson.

    Depuis une vingtaine d’années, Helen Hudson milite en solidarité avec des prisonnières et prisonniers. Elle habite sur le territoire Kanien’kehá:ka non-cédé, aussi connu sous le nom de Montréal, mais travaille principalement avec des prisonniers politiques aux États-Unis. Elle s’identifie comme une femme noire, queer et anarchiste.

  • The Man Who Put His Head Inside A Particle Accelerator While It Was Switched On | IFLScience
    https://www.iflscience.com/health-and-medicine/the-man-who-put-his-head-inside-a-particle-accelerator-while-it-was-swit

    On July 13, 1978, particle physicist Anatoli Bugorski was working his job at the U-70 synchrotron, the largest particle accelerator in the Soviet Union. The 36-year-old was inspecting a piece of equipment that had malfunctioned when the accident happened. Unbeknownst to him, several safety mechanisms had also failed, meaning that when he leaned over to get a good look at his task, a proton beam shot through the back of his head at close to the speed of light.

    Or at least, closer to the speed of light than you’d like a proton beam to be traveling at when it shoots clean through your face.

    At first, he felt no pain. He knew what had happened, as he had seen a light “brighter than a thousand Suns," as well as the gravity of the situation. At this point, he didn’t tell a soul, and merely completed his day’s work before heading home and waited for the inevitable to happen.

    Absorbing 5 grays (500 rads) of radiation would usually lead to death. Though he didn’t yet know it, he had been hit with between 2,000-3,000 grays (200,000-300,000 rads). In the night, his face began to swell beyond recognition, prompting him to visit the doctors the following morning. From there, he was taken to a clinic in Moscow, though largely so that his death could be observed rather than for any expectation that his life could be saved.

    The next few days saw his skin peel off around the entry and exit wounds, showing a clean path burned right through his skin, skull, and brain.

    Remarkably, he did not die. The brain tissue continued to burn away over the ensuing years, and his face became paralyzed on the left side, where his hearing was also lost. Weirder still, as he aged the right side of his head showed signs of aging, while the left side did not.

    Over the next few decades, he experienced seizures but remained functional, continued his work as a physicist, and completed a PhD. As far as people who have put their heads into a particle accelerator go (and to be fair, that’s a demographic of one) he was pretty lucky. The narrow focus of the beam, though it caused massive damage, likely kept the damage limited to an area of brain that he could live without.

    For the decade after his accident, he was unable to tell anyone about it, given the notorious secrecy of the Soviet Union. He survived well beyond the end of the USSR, however. In fact, the man who put his head in a particle accelerator and lived to tell the tale remains alive to this day.

  • When Chauvet Cave artists created their artwork, the Pont d’Arc was already there
    https://phys.org/news/2021-04-chauvet-cave-artists-artwork-pont.html

    Scientists from the CNRS, Université Savoie Mont Blanc, and the Muséum National d’Histoire Naturelle now know the answer. By studying the landform of the area and making novel use of applied mathematics to date sand transported by the Ardèche River, they determined that the Pont d’Arc was formed about 124,000 years ago.

    This study, published in Scientific Reports, reports that these past communities were therefore familiar with the same landmarks we know today: the gorge entrance, a natural archway, and a ledge leading directly to the cave entrance, which was then wide open.

  • « L’invasion zapatiste » commence !

    Jérôme Baschet

    https://lavoiedujaguar.net/L-invasion-zapatiste-commence

    Cela avait été annoncé il y a six mois ; maintenant, nous y sommes.
    Le voyage zapatiste vers l’Europe a commencé.
    La « conquête inversée » a bel et bien débuté.

    Lorsque, le 5 octobre 2020, les zapatistes ont publié leur communiqué « Une montagne en haute mer », la surprise fut considérable, à l’annonce d’une tournée de l’EZLN (Ejército Zapatista de Liberación Nacional) sur les cinq continents, en commençant par l’Europe. Il faut dire que, si les zapatistes n’ont pas été avares d’initiatives tant au Chiapas qu’à l’échelle du Mexique (avec par exemple la Marche de la couleur de la terre, il y a tout juste vingt ans), c’est presque la première fois (à une petite exception près en 1997) qu’ils sortent des frontières de leur pays.

    Puis, le 1er janvier dernier, ils ont écrit et cosigné avec des centaines de personnes, collectifs et organisations une « Déclaration pour la vie » exposant les raisons de ce voyage : contribuer à l’effort pour que les luttes contre le capitalisme — qui sont indissociablement des luttes pour la vie — se rencontrent dans la pleine conscience de leurs différences et loin de toute volonté d’homogénéisation ou d’hégémonie.

    Au cours de ces six derniers mois, un ample processus d’organisation s’est mis en place à l’échelle européenne, mais aussi dans chaque pays ou « géographie », selon la terminologie zapatiste. Une coordination francophone a ainsi vu le jour, puis, en son sein, huit coordinations régionales fédérant collectifs et initiatives locales. Dans le même temps, l’EZLN a confirmé que se préparait une ample délégation composée de plus d’une centaine de ses membres, aux trois quarts des femmes, et qu’elle serait en outre accompagnée par des membres du Congrès national indien (...)

    #Mexique #zapatistes #Jérôme_Baschet #Europe #Gilets_jaunes #ZAD #planète_blessée

  • Des politiques israéliennes abusives constituent des crimes d’apartheid et de persécution | Human Rights Watch
    https://www.hrw.org/fr/news/2021/04/27/des-politiques-israeliennes-abusives-constituent-des-crimes-dapartheid-et-de

    Des politiques israéliennes abusives constituent des crimes d’apartheid et de persécution

    Ces crimes contre l’humanité devraient déclencher des actions pour mettre fin à la répression envers les Palestiniens

    https://www.hrw.org/report/2021/04/27/threshold-crossed/israeli-authorities-and-crimes-apartheid-and-persecution