• Les pharmacopées traditionnelles - Ép. 1/4 - De la plante au médicament
    https://www.franceculture.fr/emissions/lsd-la-serie-documentaire/de-la-plante-au-medicament-14-les-pharmacopees-traditionnelles-0

    Depuis une vingtaine d’années, l’ethnopharmacologie s’est développée en étudiant en parallèle la culture des tribus utilisant des plantes, et leur réelle efficacité biologique. Malheureusement certaines tribus autochtones se sont vues dépouillées de leurs plantes sacrées traditionnelles, obligées de payer pour leur propre savoir et ne touchant aucune royalties des brevets déposés, ce qui interroge sur la brevetabilité du vivant.

    De nos jours, la plante apporte encore de nouvelles matières à la thérapeutique dans le domaine de la cancérologie par exemple avec la pervenche de Madagascar et l’If, ou de la maladie d’Alzheimer avec la Galantamine extraite du Perce-Neige… Sans plantes ces principes actifs n’existeraient pas. Mais le temps presse, car ce patrimoine de l’humanité s’appauvrit chaque jour, et sa perte sera irréparable.

    #médecine #médicament #plantes

  • Documentaire : plongée dans l’enfer quotidien des travailleurs du clic
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-instant-m/l-instant-m-17-fevrier-2020

    Une passionnante série documentaire, fondée sur les travaux du sociologue Antonio Casilli, nous plonge dans le quotidien d’un nouveau prolétariat : le prolétariat numérique. On a l’impression que ça marche tout seul, Google, Facebook, Amazon ou Uber. Cette impression n’est pas un hasard, les plateformes font tout pour l’alimenter, pour ne pas montrer les petites mains qui travaillent dans l’ombre. Alors je vous recommande une série documentaire qui prouve avec brio que non, ça ne marche pas tout seul (...)

    #Google #Amazon #Facebook #Uber #algorithme #conditions #GigEconomy #travail (...)

    ##travailleurs

  • Compas : #Cartographie et #Outils_Multisensoriels Pour l’#Accessibilité_Spatiale

    Le projet de recherche Compas, porté par le Laboratoire d’Informatique, de Modélisation et d’Optimisation des Systèmes (Unité Mixte de Recherche CNRS/UCA en informatique) se propose d’explorer les possibilités offertes par les sciences et techniques informatique, afin d’améliorer les outils pour l’accessibilité spatiale des personnes en situation de #déficience_visuelle.

    La #perception et la compréhension de l’#espace par les personnes déficientes visuelles est en effet souvent un défi. Les professionnels tels que les instructeurs de locomotion ou les adaptateurs-transcripteurs jouent un rôle essentiel dans la construction de cette compréhension. De plus en plus d’outils viennent compléter ces pratiques de transmission. On peut par exemple penser aux #GPS_piétons, qui s’améliorent au gré des avancées techniques et des propositions commerciales des grands acteurs du domaine.

    En se plaçant en amont des solutions commerciales émergentes, Compas se propose d’explorer les différents champs des possibles. Depuis 2017, le projet s’est principalement focalisé sur la problématique de l’aide à la conception de #cartes_en_relief. Les prochaines années verront ces premières propositions se consolider, et le champs des techniques s’élargir, avec notamment l’intégration de génération de texte de synthèse pour la description de #carrefours_urbains.


    https://compas.limos.fr
    #mobilité #aveugles

    ping @reka @fil

  • Naachtun - La cité maya oubliée - ARTE - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=QFlnHWJ5nfs

    Pendant deux mille ans, les Maya ont construit des royaumes et développé une civilisation d’une incomparable richesse. Puis ils ont mystérieusement disparu. Leur histoire s’est perdue, recouverte d’un inextricable manteau végétal. Enfouie au plus profond de la forêt vierge, à l’extrême nord du Guatemala, Naachtun, découverte en 1922, n’avait pas été fouillée. Depuis 2011, une équipe internationale de scientifiques menée par les chercheurs du CNRS Philippe Nondédéo et Dominique Michelet – et composée d’archéologues, mais aussi d’un géographe, un archéobotaniste, un épigraphiste, un céramologue, un archéozoologue, un ethnologue – tente de comprendre pourquoi la longévité de cette cité a surpassé celle d’autres royaumes maya. Pourquoi Naachtun a-t-elle survécu près de deux cents ans à l’effondrement, au VIIIe siècle, de ses puissantes voisines ?

  • La sexualité des garçons et des filles dans les années 1968... à travers les paroles des garçons. Partenariat avec le Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle
    #sexualité #genre #années1968 #histoire

    https://sms.hypotheses.org/11494

    Le film présenté ici traite d’une histoire de la sexualité des garçons (et des filles) dans la France des années 1950 et 1960, mais une histoire étudiée uniquement à partir de la parole des garçons. En s’appuyant sur les archives du COPES (Centre d’observation public de l’éducation surveillée), le chercheur Régis Révenin met en évidence une grande liberté sexuelle dont bénéficiaient les garçons, bien avant 1968, liberté dont ne disposaient pas les filles.

    L’histoire est marquée par un grand fossé entre deux éducations, deux socialisations, celle des femmes et des hommes que soulignait déjà Simone de Beauvoir.

    L’historien remet en cause la réelle importance de Mai 68 du point de vue de la libération sexuelle. Il s’appuie sur les archives du COPES pour montrer que cette liberté existait déjà pour les garçons, y compris en matière de pratiques homosexuelles. Lorsqu’elles avaient lieu, ces dernières ne renvoyaient pas forcément à une identité d’homme « gay », n’impliquaient pas automatiquement que le garçon se considère comme un « homosexuel » (...)

    • https://www.youtube.com/watch?v=qdbEtrlFO1M


      Il dit que l’écart d’éducation et de socialisation est tel entre les femmes et les dominants masculins assez libres finalement d’être homosexuels ou hétéros que ce sont les hommes qui décident du statut sexuel d’une femme. Aucune notion de liberté pour les femmes, puisqu’à partir de la fin des années 60, les « salopes » acquièrent juste le statut de « libérées ».

      J’ajoute que le renversement de culpabilité s’opère dans tous les cas, en 50 une femme victime d’un viol collectif est considérée consentante par ces jeunes hommes, et en 70, si la fille ne consent pas, elle est coupable d’être coincée.

      #prière_d'attendre_300_ans
      5em signalement sur seenthis pour cette recherche

  • L’Agessa a amputé la retraite de dizaines de milliers d’auteurs
    https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/02/15/l-agessa-a-ampute-la-retraite-de-186-000-auteurs_6029652_3246.html


    AUREL

    La publication du rapport Racine a remis un coup de projecteur sur les dysfonctionnements de cet organisme de gestion de la sécurité sociale des #auteurs pendant quarante ans.
    Par Nicole Vulser

    Glaçante surprise. Sophie Chauveau, auteure de plus de vingt-cinq essais, biographies, romans et livres d’art, a pris sa retraite le 1er janvier 2020. Elle s’attendait à une petite #retraite, mais a franchement déchanté en constatant que, faute de validation de ses trimestres, elle ne touche que 320 euros de retraite mensuelle… « J’ai travaillé sans discontinuer, à peu près gagné ma vie, sans jamais un seul jour de maladie ni de chômage », explique-t-elle au Monde. Sophie Chauveau n’a pas versé un centime pour ses vieux jours sans savoir que c’était à elle de cotiser directement à l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs). « Jamais on ne m’a envoyé une lettre pour me demander de payer pour la retraite, dit-elle. Et au moment de la prendre, à l’Agessa, on m’a juste dit que tout est de ma faute et de celle de l’Etat ! » Elle devra donc demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées.

    « On m’a proposé de débourser 200 000 euros pour racheter les trimestres manquants. Je ne les ai pas, explique l’auteure du Journal de grossesse de la Vierge Marie (Télémaque). Pour des raisons similaires, beaucoup d’ami(e)s ont dû quitter Paris, ajoute-t-elle. Faute de mari riche ou de fortune de famille. Et moi, dans dix ans, je ne pourrai même plus vivre », lance-t-elle, agacée que Franck Riester, le ministre de la culture, n’ait jamais répondu à sa lettre ouverte.

    Auteure de soixante ouvrages publiés chez Hachette, Casterman, Pocket…, Sophie Dieuaide s’est aperçue qu’elle n’a pas cotisé pendant six ans. « Pourtant, l’Agessa aurait dû me contacter pour que je sois affiliée, je vendais des livres à plus de 70 000 exemplaires », dit-elle. L’illustrateur Henri Fellner déplore, lui, avoir perdu neuf années de cotisations retraite. L’auteure Yaël Hassan, retraitée depuis un an, ne touche, elle, pas un centime pour ses vingt-trois ans d’écriture. « Il faut que j’écrive jusqu’à ma mort », constate-t-elle. Sa consœur Nelly Blumenthal a vu cinq ans volatilisés pour sa retraite future. « Si j’avais su, j’aurais payé, mais je n’étais pas au courant. C’est une injustice incroyable, une escroquerie », lance-t-elle. Comme elle, le documentariste Nicolas Philibert assure : « Pendant des années, je n’ai pas su qu’il fallait cotiser. »

    Violation du code de la Sécurité sociale
    Les cas sont légion. Ils illustrent les graves dysfonctionnement de l’Agessa pendant quarante ans, qui pourraient pénaliser jusqu’à 186 000 auteurs. Des écrivains, compositeurs, réalisateurs, dramaturges, scénaristes, photographes, traducteurs, illustrateurs, graphistes ou même chorégraphes risquent de se voir amputer d’une partie de leur retraite. Tous étaient « assujettis » – donc n’atteignaient pas le seuil des 8 892 euros requis en 2018 pour faire partie des « affiliés ». Ces derniers, au nombre de 17 000 en 2018, paient d’office leurs cotisations retraite.

    La publication du rapport Racine a remis un coup de projecteur sur cette aberration. « Les artistes-auteurs anciennement assujettis à l’Agessa n’ont jamais été prélevés de cotisations à l’assurance-vieillesse depuis la création de ce régime », explique l’auteur. C’était à eux d’effectuer les démarches – ce qui n’existe dans aucun autre régime en France. Fort peu l’ont fait. En violation du code de la Sécurité sociale, l’Agessa s’exonérait donc de sa mission légale de recensement et d’identification de ces artistes-auteurs et n’a jamais appelé de cotisation vieillesse de base entre 1978 et fin 2018. Depuis le 1er janvier 2019, les assujettis ne sont plus lésés puisque cette cotisation de 6,90 % s’applique automatiquement à tous les revenus d’auteurs.
    Thierry Dumas, directeur de l’Agessa, renvoie la responsabilité de ce fiasco à sa double tutelle (les ministères de la culture et des affaires sociales)
    Thierry Dumas, le directeur de l’Agessa depuis 2004 et également de la Maison des artistes (MDA) depuis 2011 – qui, elle, a effectué normalement son travail de recouvrement –, a été bien obligé de constater dans le « 20 heures » de France 2, jeudi 30 janvier, que « l’Agessa n’a pas fait son travail pendant quarante ans ». En plein débat sur les retraites, il se justifie au Monde : « L’Agessa a été conçue dès le début pour gérer uniquement les auteurs vivant de leur création, donc quelques milliers d’affiliés. Elle s’est trouvée sous-dimensionnée pour identifier une partie des artistes-auteurs et recouvrer la cotisation vieillesse. » Jusqu’en 2007, l’Agessa n’arrivait même pas à savoir combien elle comptait d’assujettis…

    M. Dumas affirme avoir demandé en vain le financement d’importants investissements informatiques. Un courrier a été envoyé à partir de 2011 aux assujettis qui auraient pu s’affilier, dit-il. S’il admet que « l’Agessa aurait dû appeler les cotisations », il renvoie la responsabilité de ce fiasco à sa double tutelle (les ministères de la culture et des affaires sociales). Il assure que bon nombre d’auteurs préféraient ne pas cotiser parce qu’ils occupaient un autre emploi – d’enseignant, journaliste ou autre – et n’avaient pas envie de payer deux fois. Il fait valoir par ailleurs que « la situation était dénoncée depuis des années par le conseil d’administration », mais qu’il devait aussi faire face à « des impossibilités juridiques et structurelles pour collecter les cotisations vieillesse ».

    Rapports virulents
    L’alerte avait pourtant été donnée à plusieurs reprises, avec la publication de rapports virulents, en 2005 puis en 2013. La possibilité de payer a posteriori des cotisations n’a été mise en place qu’en 2016. « Seules 200 personnes l’ont demandé », dit M. Dumas. L’étude des dossiers prend plusieurs années et les prix de rachats s’avèrent souvent prohibitifs. Le « dispositif très favorable » vanté par le cabinet de Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des retraites, ne convainc pas.
    Les droits d’auteur constituent une bonne aubaine pour les employeurs, qui ne paient que 1,1 % de cotisations patronales
    Selon le Comité pluridisciplinaire des artistes-auteurs (CAAP), « l’Agessa marche sur la tête depuis sa création. Elle a été fondée par le Syndicat national de l’édition (SNE), l’Union des producteurs de cinéma (UPC) et trois organismes de gestion collective : la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) et la Société des gens de lettres (SGDL). Le pouvoir a donc été octroyé non pas aux auteurs, mais bien à ceux qui diffusent leurs œuvres ». D’ailleurs, les droits d’auteur constituent une aubaine pour les employeurs, qui ne paient que 1,1 % de cotisations patronales.
    Aujourd’hui, les langues se délient. Pour Katerine Louineau, qui a dénoncé la première les pratiques illégales de l’Agessa à l’Assemblée nationale dès 2012, « le directeur de l’Agessa porte évidemment une très lourde responsabilité ». A ses yeux, détaille-t-elle dans le magazine professionnel ActuaLitté du 10 février, « certains membres du conseil d’administration préconisaient des entorses à la loi. Enfin, les ministères de tutelle ont sciemment fermé les yeux ». Dix-huit organisations professionnelles d’auteurs, artistes et photographes ont réclamé, mardi 11 février, aux deux ministres de tutelle de l’Agessa, Agnès Buzyn, ministre de la santé, et Franck Riester, ministre de la culture, « une solution d’urgence » pour régler « ce passif » qui lèse des milliers d’auteurs.
    En plus de ce tollé, Thierry Dumas doit faire face à une autre difficulté depuis le 1er janvier : le chaotique transfert du régime social des artistes et auteurs à l’Urssaf.

    Les dysfonctionnements de l’Agessa
    Des comptes non certifiés
    Quand, pour la première fois en 2012, l’Agessa a fait appel à un commissaire aux comptes, Tuillet Audit, celui-ci a refusé de les certifier puisque les cotisations vieillesse des assujettis n’étaient pas appelées. Malgré cette même réserve, qui a perduré avec les années, les comptes ont ensuite été certifiés.
    Un conseil d’administration inexistant depuis 2014 
    Faute de l’élection d’un nouveau conseil d’administration, le ministère des affaires sociales a nommé, par un arrêté du 29 décembre 2014, un administrateur provisoire – Bernard Billon – à la tête de l’Agessa et de la Maison des artistes (MDA). Depuis le 29 mars 2018, Anne-Marie Le Guével lui a succédé.

    • Oui… j’étais à Paris au début du mois pour la question des formations des artistes auteurs (on cotise 1,1% depuis 2014, donc, on a des droits ouverts) et j’ai pu voir que Katerine Louineau est aussi redoutable qu’elle en a l’air. D’ailleurs, il semble qu’à la SACD, ils ont une poupée vaudoue à son effigie…

      En tout cas, les sociétés de diffuseurs sont à la manœuvre pour préserver leur main-mise sur le gâteau de notre travail.

      Pour en revenir à l’AGESSA, cela fait bien depuis une dizaine d’années que le CAAP, à travers Katerine, exhorte l’AGESSA à respecter la loi et qu’ils font la sourde oreille… parce que ça ne s’arrête pas aux retraites.

      Les auteurs au réel étaient prélevés de force du précompte… sur leur CA et non pas sur leur bénéfices + 15%, comme la loi l’exige. Grosse différence… très difficile à faire valoir et récupérer. Du coup, j’ai sous-facturé mes travaux en écriture pour rester à la MDA et ne pas basculer à l’AGESSA.

  • Invisibles saison 1 - épisode 1 en streaming sur France tv slash
    https://www.france.tv/slash/invisibles/saison-1/1274809-roulez-jeunesse.html

    Coursiers à vélo, en scooter ou en voiture pour une plateforme de livraison de repas à domicile. Par beau temps, par pluie ou par neige...De l’autre côté de nos smartphones, ces travailleurs du clic attendent une commande qui ne viendra peut-être jamais. En attendant, ils roulent à faire progresser l’algorithme de la firme « partenaire » sans être rémunérés.

    #algorithme #smartphone #conditions #GigEconomy #nourriture #travail #travailleurs #FoodTech

  • Invisibles saison 1 - épisode 2 en streaming sur France tv slash
    https://www.france.tv/slash/invisibles/saison-1/1274813-micro-travailler-plus-pour-micro-gagner-moins.html

    Les algorithmes répondent à nos envies, à nos désirs. Les moteurs de recherche nous comprennent mieux que quiconque et d’un seul clic, nous donnent satisfaction. Pourtant, aucune machine n’est encore capable d’apprendre seule et de raisonner comme un être humain. Et si de vraies personnes étaient employées à jouer les robots en attendant que ceux-ci existent réellement ?

    #algorithme #GigEconomy #marketing #profiling #travailleurs

  • Invisibles saison 1 - épisode 3 en streaming sur France tv slash
    https://www.france.tv/slash/invisibles/saison-1/1274811-traumas-sans-moderation.html

    Déchaînement de haine et de violence, actes terroristes, décapitations, harcèlements et agressions sexuelles en tout genre...Une infime partie des contenus chargés par les réseaux sociaux nous font voir le pire.Heureusement, des filtres automatiques et autres systèmes de modération ont été mis en place pour préserver nos yeux de ces quelques esprits malades. Automatiques, vrai-ment (...)

    #algorithme #modération #censure #haine #SocialNetwork

  • Invisibles saison 1 - épisode 4 en streaming sur France tv slash
    https://www.france.tv/slash/invisibles/saison-1/1274819-au-dela-du-clic.html

    Au-delà de ces histoires singulières, des systèmes émergent et se dessinent. Le sociologue Antonio Casilli nous raconte ce que ces destins particuliers nous disent du monde moderne et de ses conditions de travail en apparence novatrices. Et dans le prolongement de sa pensée, certains témoignent de l’intérieur. D’autres nous font connaître leurs solutions et les alternatives qu’ils mettent en (...)

    #algorithme #conditions #travail #travailleurs #GigEconomy

    • Je complète : j’ai posté ça hier juste avant d’éteindre les lumières et de dormir, et j’ai posté vite fait sans commentaire pour pas le perdre.

      C’est donc Alexandria Ocasio-Cortez, faisant le speech de présentation avant l’arrivée sur scène du candidat Bernie Sanders, la veille du caucus du New Hampshire.

      Je note, d’abord parce que j’ai été assez sidéré par l’énergie qu’elle dégage. J’ai déjà vu des images de ses interventions, notamment, en commission ; impressionnante, très claire, et ayant visiblement bossé ses dossiers. En revanche, je ne savais pas qu’elle tenait une scène d’une telle manière.

      Je note aussi, parce qu’il me semble qu’elle a un façon de discourir très « contemporaine », avec une gestuelle à mi-chemin entre le hip-hop et le gospel, et une façon de scander des textes rythmés façon slam.

      Je note aussi qu’elle commence son énumération des choses bien qu’aurait faites Sanders par la Palestine, provoquant les applaudissements de la salle (certes Sanders est sans doute surfait sur la Palestine, mais cette scène d’enthousaisme de ses supporters est notable, et je note qu’elle ne prononce que Palestine, et pas Israël).

  • How the CIA used Crypto AG encryption devices to spy on countries for decades - Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/world/national-security/cia-crypto-encryption-machines-espionage

    For decades, the CIA read the encrypted communications of allies and adversaries. For more than half a century, governments all over the world trusted a single company to keep the communications of their spies, soldiers and diplomats secret. The company, Crypto AG, got its first break with a contract to build code-making machines for U.S. troops during World War II. Flush with cash, it became a dominant maker of encryption devices for decades, navigating waves of technology from (...)

    #CIA #cryptage #écoutes #surveillance #Crypto

  • Clair, précis, cinglant

    La fake news de Madame Salamé
    http://www.regards.fr/economie/article/la-fake-news-de-madame-salame

    Ce qui est terrible quand on profère un mensonge en direct à la radio, c’est qu’il révèle aussi votre méthode de travail : cliquer sur le premier lien Google et lire la première phrase. Bernard Marx rétablit les faits.

    [...]

    En clair, le taux de pauvreté officiel aux États-Unis n’est pas calculé de la même manière qu’en France. Il est évalué là-bas sur la base d’un montant absolu de revenus, alors qu’en France il est évalué sur la base d’un pourcentage du revenu médian. 50 ou 60%.

    [...]

    si l’on veut comparer les taux de pauvreté aux États-Unis et en France, il faut les calculer de la même manière. Il n’y a pas à chercher très loin. Il suffit de taper « #taux_de_pauvreté par pays ». Le premier lien qui s’affiche est celui de l’OCDE. On tombe sur une page qui donne le taux de pauvreté calculé avec un seuil de 50% du revenu médian. Pour la ligne France cela donne 8,3% (en 2016) et pour la ligne États-Unis 17,8% (en 2017).

    [...]

    Si l’on prend le seuil de 60% du revenu médian, le taux de pauvreté aux USA est de près d’un quart (24,2%), soit 10 points de plus qu’en France selon l’Observatoire des Inégalités.

    #France_Inter #Économie #Comparaisons_Internationales #Inégalités #Journalisme #Fakenews #Léa_Salamé #Arrogance

  • Zineb Redouane : une femme à sa fenêtre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/zineb-redouane-une-femme-a-sa-fenetre-0

    Le 1er décembre 2018, des rassemblements ont lieu à Marseille pour réclamer des logements dignes. Un tir de grenade lacrymogène lancé en pleine manifestation touche Zineb Redouane, qui fermait la fenêtre de son appartement au quatrième étage de son immeuble. L’octogénaire décède le lendemain.

    #violences_policières #mensonges #impunité

  • Retour sur la carrière de Jean Rouch, le célèbre cinéaste-ethnologue. Quel est son héritage ? #ethnologie #film #cinéma

    https://sms.hypotheses.org/23060

    Chercheur en ethnologie au CNRS et au Musée de l’Homme, Jean Rouch (1917-2004) a toujours été attiré par l’Afrique… et le cinéma. Il a, au cours de sa longue carrière d’ethnologue et de cinéaste, multiplié et encouragé les études de terrain dans plusieurs pays de ce continent. Il y a aussi réalisé en Afrique des dizaines de films, formant au passage plusieurs chercheurs et/ou cinéastes sur le terrain, puis à l’Université ParisX-Nanterre où il a créé en 1981 le premier Diplôme d’études approfondies (DEA, aujourd’hui M2 Recherche).

    Il a été un des pionniers et promoteurs du cinéma ethnographique (il a notamment participé, avec Marcel Griaule, Claude Lévi-Strauss et Denis Langlois à la création du Comité du film ethnographique), puis – avec le sociologue Edgar Morin – du cinéma-vérité dont il tourna en 1961 Chronique d’un été, considéré comme le film-manifeste du mouvement (...)

  • Pour entendre d’autres voix que celles de RFI ou de France 24 parler de la sécurité >Sahel Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), a ouvert une chaîne youtube avec un canal « SIPRI Reflection » dont la dernière thématique traitée s’intitule "Comprendre la perception régionale de la sécurité dans le Sahel. Ce canal contient une vidéo introductive de 7 minutes plus 8 capsules (à ce jour) de 2 à 3 minutes, toutes en français (sous titres anglais), donnant la paroles à des acteurs sahéliens.
    https://youtu.be/Pn5YRA8v6Kw


    #Afrique #Sahel #Sécurité #Solutions_locales

  • Matthieu Amiech, Comme le nez au milieu de la figure, 2019
    https://sniadecki.wordpress.com/2020/02/09/amiech-sud-ouest

    Comment en est-on arrivé là ? Comment une ville longtemps caractérisée par son faible dynamisme industriel est-elle ainsi parvenue à la pointe de l’hypermodernité et du capitalisme français ? L’aménagement volontariste du territoire par un Etat central soucieux de compenser des déséquilibres économiques structurels a joué un rôle important. Mais il faut souligner que l’effort de décentralisation a fonctionné à ce point parce qu’il a porté sur des domaines liés à l’armement, au(x) militaire(s), à la guerre. C’est le secret de famille de Toulouse – secret de polichinelle, mais la discrétion à ce sujet a des effets : la prospérité et le dynamisme de la ville et de l’ensemble de la région reposent sur un véritable complexe militaro-industriel, dont je vais brièvement ici retracer la formation.

    Je vais m’appuyer largement, pour cela, sur l’ouvrage (dont les auteurs ont préféré garder l’anonymat) Toulouse nécropole, publié en 2014 et qui a un peu circulé depuis. Ensuite, j’ébaucherai une cartographie du complexe techno-militaro-industriel toulousain à partir de recherches plus personnelles.

    #Toulouse #critique_techno #complexe_militaro-industriel #Matthieu_Amiech #armement #aéronautique #capitalisme

  • Témoignage Twitter sur les #boys_club à l’école des Gobelins, par Kelsi Phụng.

    #Racisme #Queerphobies #Gaslighting #Cinéma_d'Animation

    Storytime.

    J’ai besoin de parler des dynamiques qui m’ont traumatisé-e pendant 4 ans d’études au sein des Gobelins, dans une classe remplie de personnes cis blanches avec lesquelles je n’avais aucunement ma place.

    J’ai besoin d’en parler parce que j’ai la nausée rien qu’à l’idée de croiser une personne qui m’a traumatisé-e au sein de ma promotion et qui vient de mettre les pieds pour la semaine dans la petite ville dans laquelle je réside actuellement. Une parmi tant d’autres, dans une classe remplie de personnes cis blanches qui m’ont enfoncé-e pendant 4 ans dans une dépression dont je ne suis pas sorti-e. Des dynamiques qui m’ont tellement bouffé-e de l’intérieur que je n’ai jamais eu le courage d’en extérioriser les ressorts.

    Quand je suis arrivé-e aux Gobelins, j’avais beaucoup d’espoir et d’ambition. Je pensais pouvoir échanger avec des personnes talentueuses et ouvertes d’esprit, dans un milieu qu’on considère comme artistique alors qu’il se rapproche plus, en réalité, d’une industrie compétitive, individualiste et écrasante des plus faibles. Les plus faibles, c’est les personnes qui n’arrivent pas à s’intégrer à la majorité active : les boys clubs.

    Les boys clubs sont d’une efficacité remarquable : ils ont le temps de balancer des blagues misogynes, racistes et homophobes et de bosser selon ce qu’on exige d’eux. Les plus faibles, les minorités, reçoivent, que ça leur soit adressé ou non, les propos qui les dénigrent de plein fouet. C’est la charge mentale des minorités. Et laissez-moi vous dire que je me la suis farcie à chaque minute passée dans ma classe.

    Quand j’ai eu le malheur (oui, le malheur) de rapporter l’impact de ces dynamiques aux personnes en charge de la coordination de nos classes, on m’a demandé de : faire des efforts. De leur faire confiance. D’accepter de RIRE avec eux.

    J’ai commencé cette école en 2014. Je n’avais pas Twitter. Je n’avais pas de référent-e queer racisé-e engagé-e. Pas d’exemples. Je ne savais pas quelle était ma légitimité à l’ouvrir. Je ne connaissais pas le fabuleux travail de @Napilicaio.

    J’ai donc ravalé ce que je croyais (littéralement) être ma “fierté”. Je devais leur accorder leur chance. Alors j’ai rassemblé mon courage malgré ma fatigue. Je leur ai proposé d’aller voir ensemble des films qui pouvaient peut être les aider à ouvrir leur regard sur nos vies. Et j’ai cru que ça allait marcher. Mais leur retour sur un biopic qui mettait en scène un protagoniste homosexuel m’a glacé-e. Ils l’ont résumé à un film “avec des bites qui claquent” tout du long, pas à même d’être critiqué selon son histoire.
    Là, j’ai compris que je mettais les pieds en enfer. Les semaines s’enchaînent. Je débarque dans la classe et j’en entends un gueuler une trentaine de fois par jour “Faggot !”. C’est sa nouvelle expression préférée.

    A longueur de journée, ils dénigrent les femmes, les homosexuel-les, les personnes racisées. Ils se cherchent “une meuf”. Quelle qu’elle soit. Ils veulent pécho. Il paraît qu’en section photo, “elles sont grave bonnes”. “Sauf elle, pourquoi elle a atterri là, elle”. Leur fond d’écran : des femmes hypersexualisées, en maillot de bain. J’essaie de les sensibiliser, puisqu’il paraît que c’est mon rôle : essayer de m’intégrer, ouvrir le dialogue. Je leur parle d’homophobie, je leur parle de slutshaming, je leur parle d’hypersexualisation.

    Je les vois déshumaniser une de mes camarades. Elle se fait convoquer. On lui demande pourquoi elle porte des vêtements “trop courts”. Elle se défend. Mais on doit s’intégrer, après tout, ils ont l’air de bien rigoler.
    Dans l’œil de l’équipe pédagogique, c’est ceux qu’on entend le plus fort, qui réussissent le mieux les exercices, qui savent rigoler, venir en cours à l’heure et avec le sourire, à qui on doit l’ambiance merveilleuse qu’ils semblent propager.

    Je me dis que j’ai un problème. Que ça doit pas être si grave de les entendre dire que “c’est trop gay”, ils doivent pas en connaître beaucoup des gays. Alors en soirée, j’essaie de jouer leur jeu, je raconte mes aventures, comme eux viennent de le faire.
    On me dit “Ew, commence pas à raconter ça”. Je me tais. Un autre soir, il y en a un qui demande des conseils par rapport à son couple à notre table. Ah, pardon ! Je dois la fermer, je suis pédé-e, j’ai failli oublier !

    Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs qui se considéraient #féministes. Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs blanches hétérosexuelles qui se considéraient féministes. Alors je leur dis que c’est homophobe. Je leur dis que je n’en peux plus de ces piques à longueur de journée. Alors elles demandent au boys club “Mais ça va, non, c’était pas méchant ?” et le boys club leur répond “Mais clair, faut pas abuser”.

    Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs blanches hétérosexuelles féministes. Heureusement parce que sinon, je n’aurais pas compris qu’il fallait que je pardonne les “bêtises” qu’exprime le boys club chaque jour : c’est de l’ignorance, il paraît !
    Alors j’accepte ce postulat. De l’ignorance ? Mais les ressources et les mots que je leur apporte sur un plateau, est-ce que ça les laisse toujours dans l’ignorance ? Après tout, il y a des luttes plus importantes, alors je me laisse m’effacer.
    Alors on parle. On parle d’écologie, avec mes amies blanches hétérosexuelles féministes. Alors on parle. Alors on parle et puis un jour je découvre des personnes queer racisées sur les réseaux.

    Alors on parle et pendant qu’on parle je découvre grâce aux réseaux que je suis non-binaire. Alors on parle et pendant qu’on parle je découvre grâce aux réseaux que j’ai le droit de ne pas me laisser marcher sur les pieds.
    Alors on parle et pendant qu’on parle je leur demande si on ne pourrait pas se passer de la projection d’un film qui a remplacé volontairement ses protagonistes asiatiques par des personnes blanches.
    Alors on me dit d’arrêter de parler, que je vais peut-être trop loin. Alors plus tard on parle d’autre chose mais j’en reparle, de mon intérêt pour mon histoire, de mon intérêt pour comprendre les rouages de la #colonisation qu’a vécue ma famille.

    Alors on parle et un jour avec une de mes amies blanches hétérosexuelles féministes, on regarde un documentaire sur le génocide des Khmers Rouges et à son issue, elle me dit que ce visionnage lui a donné envie de manger thaï.

    Alors j’ai envie de craquer, j’ai envie de pleurer. Mais je me dis qu’elle ne prendra pas bien ma colère ou les pleurs que je n’arrive plus depuis longtemps à faire sortir de mon corps. Alors je prends un temps et je lui explique qu’elle ne peut pas dire ça.
    Je lui explique que ça n’a rien à voir et que la comparaison est déplacée. Je lui explique que ça me blesse mais tout ce qu’elle entend, c’est que j’implique qu’elle est raciste.

    Alors toute une nuit, alors qu’on doit travailler jour et nuit sur nos films de fin d’études respectifs, elle m’explique à quel point c’est violent que je lui exprime mon indignation. Elle m’explique sa peine et le lendemain, elle me dit qu’elle n’en a pas fermé l’œil.
    (Elle, c’est la personne que je redoute de croiser dans la ville où je réside actuellement. Elle, c’est une militante écologiste médiatisée dont je ne prendrai même pas la peine d’écrire le nom)
    Alors dans ma classe on en parle à voix basse pendant que j’essaie de rattraper mon retard et de ravaler, encore une fois, mon intégrité.

    Alors dans ma classe il se dit que je m’exprime trop fort sur le racisme, alors dans ma classe il se dit que je sous-entends que le racisme les concerne. Alors dans ma classe il se dit que je devrais. Peut-être. Me taire, encore.
    Généreuse, mon amie blanche hétérosexuelle féministe, m’exprime en aparté ce qu’il se dit de moi. Généreuse, elle me fait réviser la communication non-violente et me propose de parler de racisme avec humour. Avec même, si cela s’exprime à l’écrit, des émoticones.

    Je suis à bout. Je suis au bout de mes quatre ans dans cette école.

    J’entends les meufs blanches hétérosexuelles féministes se targuer d’avoir fait évoluer la mentalité du boys club. J’entends le boys club, quand elles ne sont plus là, noter qui est la + “bonne”, la + “salope”, la + “dégueue”.

    Fin 2018. L’école est finie. Je les ai laissé-e-s de côté, je suis parti-e de Paris parce que je n’avais pas les moyens d’y rester. Je peine à commencer mon activité en indépendant-e. J’ai envie de pleurer tout le temps.
    Je repense à ces années passées à m’écraser. Je repense à ces amies blanches hétérosexuelles féministes qui n’ont pas hésité à me gaslighter à la minute où j’ai osé me défendre face à leur racisme ou à leur transphobie.
    Je repense au boys club qui m’aura fait me sentir comme la pire des merdes pendant ces 4 ans. Qui m’aura fait me sentir comme risible, ridicule, trop sensible puis trop véner-e. Qui m’aura fait me taire et me dégoûter de moi-même.
    Je repense à l’équipe pédagogique qui n’aura jamais cherché à comprendre tout ce que je devais affronter pour venir à l’école. La charge de leurs remarques, la charge de les voir rire autour de ce qui construit une part importante de mon identité.

    Je repense au fait d’avoir dû me découvrir dans ce contexte scolaire, de m’être mis-e en danger chaque jour sans que cela ne soit jamais considéré ni remis en question.

    Les mois passent et au début de 2019, je retombe sur le groupe Facebook de ma classe à la suite d’une annonce d’offre d’emploi. Je vois que leurs soirées se déroulent maintenant au Comptoir Général. Je leur exprime mon dégoût. L’un d’entre elleux juge bon d’assumer et de faire des blagues sur la colonisation, la fabrication de son smartphone par mes comparses asiatiques, l’esclavage, même. Personne ne le remet à sa place. A la même période, je remarque l’enchaînement de mèmes qu’iels s’amusent à poster sur le groupe. Il y en a un qui compare l’un des mecs de ma classe à un vétéran de la Guerre du Vietnam. Jungle, paysage apocalyptique, bombardements.

    Je déroule le fil. Je vois un GIF supposé humoristique qui fait défiler des photographies d’enfants vietnamiens calcinés par le napalm. Je vois les likes. Les likes du boys club. Les likes des meufs blanches hétérosexuelles féministes. Je. Vomis.
    Je leur écris un message d’adieu, leur expliquant l’inacceptable de la situation présente et passée. Iels réagissent par l’ironie, le mépris ou la morale inversée. “J’ai fait un test ADN, j’ai 0,5% de sang asiat, tu peux rien me dire”. “Tu me traites pas de blanc, sale raciste”.

    Je mets du temps à me remettre de l’impact qu’a eu cette classe et cette école sur moi-même. J’ai mis du temps à me reconstruire, à me retrouver pour pouvoir avoir assez de confiance en moi pour ne plus me laisser marcher sur les pieds.

    Aujourd’hui, je cherche à créer des histoires pour lutter contre notre invisibilisation en tant que minorités et pour mettre en lumière les ravages que cause l’hégémonie cis hétérosexuelle blanche tout au long de notre vie.
    Je cherche aussi à montrer l’importance du collectif, l’entraide et notre besoin immense de repères et de solidarités non-mixtes.

    Aujourd’hui malheureusement, ces personnes qui m’ont marqué-e à vif ont les jobs les plus gratifiants de notre industrie, les mieux payés et les plus reconnus.
    Aujourd’hui, je ne peux plus mettre le pied dans un open space sans redouter de retomber face à ces dynamiques. Je travaille tant bien que mal en freelance en attendant de pouvoir développer mes projets plus conséquents en CHOISISSANT mes équipes.
    Et je vous jure que je ferai tout pour qu’elles soient constituées de mes adelphes queer et racisé-e-s les plus resplendissant-e-s et que notre identité pourra briller comme jamais.

  • Inouye Solar Telescope takes most detailed images of the sun to date
    https://www.dezeen.com/2020/01/31/inouye-solar-telescope-nsf-sun

    The first images taken by the National Science Foundation’s (NSF) latest solar telescope show the cell-like structures “the size of Texas” that cover the sun’s surface.

    The snapshots show a pattern of “turbulent boiling plasma” that covers the whole of the sun’s surface.

    According to the NFA, each of the cell-like structures depicted are approximately the size of Texas, and are a sign of “violent” motions that transport heat from the inside of the sun to its surface.

  • Les naufragés
    Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux aux visages ravagés ? Ce sont les clochards. Fous d’exclusion. Fous de pauvreté. Fous d’alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes.

    https://vimeo.com/274507176

    https://www.comedieodeon.com/productions/les-naufrages
    Patrick Declerck a suivi les clochards de Paris pendant quinze ans. Incognito, en immersion complète, il partage leurs nuits… Un patient l’obsède encore : Raymond qui était devenu son ami. Raymond qui s’est laissé mourir devant le centre d’accueil, une nuit d’hiver et dont le corps a disparu. Après sa mort, Patrick va mener l’enquête, essayer de comprendre. Et chercher sa dépouille.

    Depuis près de dix ans, Emmanuel Meirieu porte des romans à la scène, et toujours sous la forme de témoignages. Face au public, au micro et seuls en scène, des êtres viennent se raconter, brisés, viscéralement humains.
    #théâtre #Patrick_Declerck #les_clochard.e.s

  • Pour en finir avec le dialogue social | l’Égrégore
    http://www.lechatnoir51.fr/2020/02/20200203-pour-en-finir-avec-le-dialogue-social.html

    On a pu affirmer que ces dernières semaines avaient pu voir la réhabilitation des syndicats comme acteurs centraux de la conflictualité sociale. Au contraire d’aucuns on voulu voir à travers l’échec de la CGT à déclencher LA grève générale les derniers feux d’un mouvement ouvrier moribond. Comment donc comprendre le mouvement social en cours ? Rien de mieux pour y voir plus que de mobiliser l’histoire du temps long du syndicalisme, c’est ce que nous ferons ce soir en diffusant un entretien de Stéphane Sirot, historien et sociologue de la grève et du syndicalisme. Durée : 1h. Source : Radio Primitive

    https://audio.radioprimitive.fr/egregore/20200203-En-finir-avec-le-dialogue-social.mp3

  • Par crainte pour ses données, le CERN abandonne Facebook - Le Temps
    https://www.letemps.ch/economie/crainte-donnees-cern-abandonne-facebook

    Client de la première heure du service de communication interne Workplace du réseau social, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire refuse désormais que l’entreprise américaine puisse accéder à ses données. Le contrat est rompu publiquement, une pratique rare dans le milieu Entre le CERN, berceau du web, et Facebook, c’est l’heure du divorce. Et la rupture s’effectue sur fond de défiance. L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a annoncé qu’elle cessait d’utiliser, en (...)

    #Facebook #domination #CloudComputing #FacebookWorkplace

    • La masturbation constituerait alors un moyen d’émancipation des femmes face au tout médical et à l’accouchement standardisé, leur permettant de reprendre le contrôle de leur corps et de la venue au monde de leur enfant.

    • Je comprends pas le besoin de lier ça a des trucs mystiques et/ou essentialistes « énergie féminine de la terre et du ciel », « puissance féminine », etc.

      Concrètement elles ont vécu le fait de récupérer l’autonomie sur leur corps, d’être enfin un peu plus maitresse de leur corps et donc de leur vie, sans ingérence extérieure. Point. C’est une magnifique chose en soi !

      Quelque soit son sexe, quelque soit les caractéristiques de son corps. Suivant le corps qu’on a et les événements qu’on vit, les manières d’être autonome sont différentes, et là pour elles, en tant que femmes pendant un accouchement, c’est le fait de stimuler des zones érogènes, le clitoris.

      #femmes #accouchement #accouchement_physiologique #naissance #douleur #péridurale #masturbation #clitoris #autonomie

    • Je ne connaissais pas cette pratique, perso j’ai vécu l’expérience de l’enfantement (à la maison) comme un retour profond sur moi même. Je ne suis pas mystique mais il y a effectivement quelque chose de la transcendance, l’idée violente de mort que l’on peut éprouver aussi quand on jouit, bien au-delà d’un simple processus physiologique que certains hommes voudraient imposer. J’ai aussi des copines qui ont joui en accouchant (à la maison parce qu’à l’hôpital ou dans une maternité classique je suppose que ce n’est pas possible de se détendre assez), sur le nombre de femmes qui enfantent ça doit être un nombre réduit, mais ça arrive bien.
      (l’article note une étude qui évoque un orgasme entre 0,3% et 0,7% des naissances étudiées)
      Et pour les règles, se masturber ou faire l’amour semble fonctionner pour réduire les douleurs.
      Un jour, les femmes vivront peut être la libération sexuelle, la vraie, celle qui appartient à chacune d’elle, dans la connaissance et la reconnaissance des sensations de leur corps, sans jugement moral. Et pas la libération phallique des années 70 qui a occulté les femmes et a consisté à les insulter quand elles refusaient d’être violées.

      L’objectif de ce livre ( Naissance orgasmique, guide pour vivre une naissance sûre et satisfaisante. https://www.lalibrairie.com/livres/naissance-orgasmique--vivre-une-naissance-sure-et-satisfaisante_0-56782) est simple : « Nous avions toutes deux l’ambition de remettre la puissance et la beauté de la naissance entre les mains des femmes et de celleux qui les soutenaient. »

      #jouir ##enfantement

    • woo, en france

      En moyenne, en 2016, 82% des femmes se sont vues poser une péridurale pendant leur accouchement …

      Les femmes n’ont pas fini de souffrir.
      #sexisme_médical
      Dire qu’il y a des opérations de cancer du sein qui se font sous hypnose… (pas dans une secte hein, à Curie)
      Dire encore, que les avortements pouvaient se faire sans douleur et sans anesthésie (méthode #Karman)
      C’est juste terrible d’imposer ces schémas de pensée qui ne font jamais que citer advitam la bible, combien de temps encore pour reprendre nos corps ?

    • A regarder de plus près les années 70, tu te rends compte du continuum du pouvoir terrifiant que les hommes se sont arrogés sur les femmes, en les critiquant sur le biais sexuel, sur la maternité, sur les soins d’élevage des enfants.
      Et surtout en utilisant de pseudos arguments scientifiques en psychanalyse ou en sexologie.

      Recenser les accusations et les reproches faits aux femmes qui avaient pour but de restreindre leurs libertés et le champ de leurs savoirs serait intéressant.
      Et montrer comment ces répercussions persistent aujourd’hui et sont de l’ordre d’une acceptation culturelle des violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
      #1979