• Financement participatif de la tablette tactile libre Diskio Pi
    https://linuxfr.org/news/financement-participatif-de-la-tablette-tactile-libre-diskio-pi

    Diskio Pi, un écran tactile HD (en kit) compatible Raspberry Pi/Odroid en financement participatif.

    Le projet suscite beaucoup d’intérêt et d’articles de presse spécialisée depuis 2017. Un prototype a déjà été financé l’an dernier sur Ulule. Cet article raconte comment l’idée a germé et a grandi, pour arriver au financement participatif d’aujourd’hui.

    lien n°1 : Participez au financement de Diskio Pi sur Kickstarterlien n°2 : Le site de Diskio Pilien n°3 : Le financement passé du prototype sur UluleSommaire

    L’idée

    Le prototypage Le prototype 0.1 Le prototype 0.2 Le prototype 0.3

    Le produit proposé en prévente Pourquoi un kit ? Le montage Ce qui est Open Source, ce qui ne l’est pas Mettre à niveau sa machine

    La partie logicielle Les distributions Liaisons hardware-OS

    Les améliorations plastiques qui seront (...)


  • Pré Carré numéro 12
    https://www.le-terrier.net/concerts/precarre12/index.htm

    Hé bien voilà, c’est déjà le douzième numéro de Pré Carré, notre magazine théorique et critique consacré aux bandes dessinées. Dingue. Quand je pense qu’on se demandait si on atteindrait un jour le troisième !
    La revue vous a habitués aux textes amples, aux feuilletons théoriques, aux développements sans retenue sur tous les sujets qu’elle aborde depuis presque cinq ans.
    Ce douzième numéro est exceptionnellement dédié aux formes courtes, aux écritures brèves, éclats, saillies, fusées, microscopies.
    Il en résulte un numéro nerveux, enlevé, dissonnant, aux sujets hétéroclites et aux angles de vues variés et promeneurs, pour pas moins de 72 livres et sujets abordés.

    Icitte, on voit le truc en train de se faire :

    https://www.youtube.com/watch?v=Fb8Z4hJysv8

    Cette réduction affirmée des textes nous a permis de parler pour une fois de bien plus de livres et de choses passionnantes dans un seul numéro, qui ne suscitaient ou n’exigeaient pas une écriture longue, et surtout de travailler à des formes plus elliptiques ou plus vives, de produire un cadre nouveau pour nous qui devait ouvrir à des formes nouvelles.
    Puisque évidemment plus court ne veut pas dire plus simple, nous avons pu nous attacher à n’écrire que sur un aspect restreint et précis d’un livre choisi, ou bien chercher à tout en dire tout en un minimum de lignes, le but étant de libérer des formes d’écriture qui n’avaient pas eu encore de place dans la revue.
    vous en saurez plus sur tout ça, trouver un extrait de 10 pages en pdf, et vous pourrez commander notre dernier numéro ici :

    https://www.le-terrier.net/concerts/precarre12/index.htm

    Ajoutons ceci, pour les parisiens de seenthis : Pré Carré est présent au salon de la Revue le week end prochain. Halle des Blancs Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple
    Vendredi 9 novembre 20h-22h, Samedi 10 novembre, 10h-20h, Dimanche 11 novembre, 10h-19h30

    #bande_dessinée #critique #revues


  • Et si on s’attachait davantage à la sangsue ?

    https://www.liberation.fr/france/2018/11/04/et-si-on-s-attachait-davantage-a-la-sangsue_1689425

    Aujourd’hui, on en sait davantage sur les véritables propriétés des hirudo. Leur salive contient des composés anti-inflammatoires et un puissant anticoagulant, l’hirudine. Une fois les sangsues retirées, un fin saignement continue pendant plusieurs heures, ce qui a un effet décongestionnant. Tendinites, hématomes ou encore arthrose sont traités par certains naturopathes grâce à ce type de thérapie. Même la médecine conventionnelle s’y est mise : presque tous les CHU mettent les sangsues médicinales à contribution. Utilisées en chirurgie réparatrice depuis une vingtaine d’années, elles permettent de drainer les accumulations de sang et d’accélérer la cicatrisation après des greffes de doigts coupés, de peau ou encore une reconstruction mammaire. Pour s’assurer que les bestioles auront faim, on les fait jeûner pendant trente jours avant. Rien d’insurmontable puisqu’elles sont capables de ne rien manger pendant près d’un an.

    « En France, nous utilisons 20 000 sangsues par an, essentiellement pour l’homme (mais pas pour la femme). Elles sont beaucoup plus populaires en Allemagne, où c’est 600 000. En Suisse, certaines mutuelles remboursent même l’hirudothérapie », souligne Emmanuel Lecoutey, docteur en biologie et hirudothérapeute. Il soigne les humains et les chevaux grâce à ces auxiliaires médicales. « Sur une tendinite, j’appose entre 4 et 6 sangsues pour un être humain, c’est 15 à 20 sur un cheval si le tendon est lésé sur une vingtaine de centimètres », précise celui qui est en train de se constituer son propre élevage de petites bienfaitrices.

    Face à ses patients, il doit défaire les fantasmes : non les sangsues ne vont pas se balader, elles resteront accrochées une vingtaine de minutes, non elles ne s’enfonceront pas sous la peau, non ça n’est pas douloureux. « C’est plutôt une légère gêne. On sent surtout la sangsue dans les premières minutes qui suivent l’apposition, lorsqu’elle incise la peau avec sa mâchoire. Les patients comparent souvent la morsure à une piqûre d’ortie ou à de petites décharges électriques. Une fois qu’elle a injecté sa salive qui contient des composés analgésiques, on ne sent quasiment plus rien », précise-t-il. Et de conclure : « C’est juste un cap psychologique à passer. »


  • Une soirée avec la MAIF : « Intelligence » artificielle, employés robots et philosophie d’accompagnement
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1096

    Jeudi 11 octobre 2018, la MAIF, « assureur militant », nous convie à une « conférence-expérience » sur l’intelligence artificielle, dans une salle de spectacle aux portes de Grenoble. Pour lire le récit de cette soirée, ouvrir le document ci-dessous.

    #Nécrotechnologies

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/soire_e_ia_avec_la_maif.pdf



  • L’affaire Jules Durand
    http://souriez.info/L-affaire-Jules-Durand

    Émission du 19 octobre [REDIFFUSION] // Les Amis d’Orwel rediffusent un entretien diffusé en novembre 2017 dans l’émission « Un peu d’air frais » sur RL, à propos du film « Mémoires d’un condamné », de Sylvestre Meinzer. C’est un film sur l’affaire Jules Durand, un ouvrier du port du Havre victime d’une sale machination de la part de ses patrons. Condamné à mort, puis gracié, il finira par perdre la raison... Dans le Havre d’aujourd’hui, Sylvestre Meinzer rencontre les hommes et les femmes qu’il aurait pu (...)

    #Les_Amis_d'Orwell

    https://memoiresduncondamne.com
    http://amaanda.free.fr/Rfrais2017/M%C3%A9moires-condamn%C3%A9.mp3


  • ENLEVÉS, DÉTENUS CLANDESTINEMENT, TORTURÉS ET PARFOIS ASSASSINÉS PAR L’ARMÉE FRANÇAISE

    Alger 1957 - des Maurice Audin par milliers
    http://1000autres.org/sadeg

    Il y eut alors des Maurice Audin par milliers…
    C’est massivement que des hommes et des femmes ont été enlevés, détenus au secret, torturés, et pour certains l’objet d’exécutions sommaires. La seule victoire des responsables de cette terreur, ces « seigneurs de la guerre aux terrifiants caprices », selon les mots de Jean-Paul Sartre dans L’Express, à la publication de La Question d’Henri Alleg, est l’ignorance par l’opinion française de son bilan humain véritable et des noms mêmes de ceux qui ne sont jamais réapparus. Comme pour toutes les répressions de masse en situation coloniale, le statut politique des Algériens autorisait à la fois le recours à des méthodes universellement réprouvées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et l’absence complète d’attention au nombre et à l’identité des victimes. « Français musulmans » colonisés, sous-citoyens racisés, tout juste sortis officiellement de l’indigénat et dénués d’une existence politique réelle, ils étaient collectivement suspects de complicité avec une « rébellion » qualifiée d’« antifrançaise ». Ils formaient une population dépourvue de recours judiciaire et politique et de moyens d’alerter une opinion française peu disposée à s’inquiéter de leur sort. Quelques cas ont eu un écho. Ceux de Maurice Audin, d’Henri Alleg et de l’avocat algérien Ali Boumendjel, connu de juristes parisiens, torturé et « suicidé » par ses geôliers. Mais pas les autres, restés des invisibles dont le sort n’est jamais devenu une « affaire française ».
    Un vrai républicain, Paul Teitgen, secrétaire général à la préfecture d’Alger, tenta, selon les mots de Pierre Vidal-Naquet, de « comptabiliser les vivants et les morts, ou plutôt les survivants et les disparus ». Mais les « 3 024 disparus » qu’il dénombra dans l’exercice de ses fonctions ne sont qu’un ordre de grandeur plausible, le sort des personnes enlevées par l’armée lui étant largement dissimulé par les militaires.


  • Nestlé se gorge d’eau de Vittel : émotion allemande.... discrétion française Juliette Gramaglia - Arret sur image
    https://www.arretsurimages.net/articles/sources-de-vittel-surexploitees-par-nestle-emotion-allemande-discret

    Pétition et reportages : en Allemagne, on est choqué par la main-mise de Nestlé sur la nappe phréatique de Vittel, dans les Vosges. En France, la prudence médiatique est de mise... Analyse d’une bien curieuse asymétrie.

    Aurait-on manqué le "“Watergate européen”" qui se joue en France ? C’est bien ainsi que titre, en juin 2018 le quotidien allemand “Frankfurter Rundschau http://www.fr.de/wirtschaft/skandal-in-frankreich-nestles-europaeisches-watergate-a-1525866 . Il ne s’agit pas d’un scandale à la Nixon, mais littéralement d’un conflit d’accès à l’eau qui dure à Vittel depuis plusieurs années - dans une quasi-indifférence des médias français.


    VOIR LES ILLUSTRATIONS ET LES VIDEOS SUR LES SITE D’ARRET SUR IMAGE

    Revenons donc de ce côté-ci du Rhin, dans les Vosges, au cœur de la ville qui a donné son nom à l’eau désormais vendue par millions de litres par la multinationale suisse Nestlé. Et penchons-nous sur la bataille qui se joue pour "“mettre un terme à la surexploitation de la nappe des GTI (grès du trias inférieur) dans la région autour de Vittel”", raconte le journaliste Robert Schmidt sur le site de “Mediapart”“ ”en mars dernier. Car c’est de cette nappe que sont tirés les quelques 750 millions de litres d’eau annuels que la filiale Nestlé Waters embouteille sous le nom de Vittel Bonne Source. Des millions de litres qui partent pour l’Europe et plus particulièrement pour l’Allemagne - la marque "Bonne Source" n’est pas vendue en France . 

    La multinationale suisse et une entreprise de fromagerie de la région pompent ainsi à elles deux près de 47% des ressources annuelles de la nappe GTI. Pire, rapporte toujours Robert Schmidt, "“l’ONG Vosges Nature Environnement a calculé que, depuis 1992 ”[date à laquelle Nestlé rachète Vittel]“, Nestlé serait responsable à elle seule de plus de 80 % du déficit de la nappe”". Car cette nappe, qui par une particularité géologique est coupée de ses consœurs, se régénère très lentement, et son niveau diminue régulièrement depuis les années 1970. Le déficit de la nappe (c’est-à-dire la quantité d’eau qui n’a pu se régénérer), s’élevait environ à 800 000 mètres cubes d’eau (soit 800 millions de litres d’eau) selon l’enquête de “Mediapart ”en mars dernier.

    Soupçons de conflit d’intérêts pour nestlé
    Pour faire face à cette baisse alarmante, les acteurs de la politique locale de l’eau se sont mis, il y a plusieurs années, à la recherche d’une solution. Une association locale, la Vigie de l’Eau, et la commission locale de l’eau (CLE) s’attellent à la tâche. C’est là qu’apparaît un soupçon de conflit d’intérêts. L’association est présidée par “"”“un certain Bernard Pruvost, ex-cadre de Nestlé International et… responsable de la stratégie de coopération de la multinationale « pour assurer une gestion durable de l’eau avec l’ensemble des parties prenantes »"”, nous explique Robert Schmidt. Quant à la commission, elle était présidée de 2013 à 2016 par... Claudie Pruvost, l’épouse de Bernard Pruvost. La coïncidence fait bondir plusieurs associations et ONG, dont certaines font également partie de la dite commission. Fin 2016, l’affaire est signalée au parquet d’Épinal et une enquête est ouverte. L’instruction est toujours en cours.

    Voilà pour le conflit d’intérêts. Quant à la solution pour réduire le pompage de la nappe ? Après des mois de rumeurs, un projet a finalement été rendu public début juillet par la CLE, comme le rapporte alors “Reporterre” https://reporterre.net/Nestle-gagne-la-premiere-manche-de-la-privatisation-de-la-nappe-de-Vitte : on va transférer "“un million de mètres cubes d’eau depuis des zones voisines, à travers des canalisations souterraines”". Un projet qui devrait coûter plusieurs dizaines de millions d’euros, et dans lequel Nestlé a assuré qu’il s’engagerait pour qu’il n’y ait "“aucune incidence au niveau du prix de l’eau pour les usagers”". Dit autrement : Nestlé peut continuer à pomper l’eau de la nappe, et les habitants seront approvisionnés en eau par les sources environnantes - qui approvisionnent déjà d’autres populations. C’est peu dire que le projet ne convainc Vosges Nature Environnement (branche vosgienne de France Nature Environnement). L’ONG y voit la négation d’un principe inscrit dans une loi de 2006 selon lequel "“la priorité d’usage doit aller à l’alimentation en eau potable des populations”". Le projet déplaît également au conseil économique et social de la région Grand-Est (Ceser).

    Une médiatisation... en allemagne
    L’histoire a tout d’une affaire à raconter : un conflit d’intérêt, un accaparement privé des ressources publiques... En France, pourtant, elle reste peu médiatisée. Depuis l’article de “Mediapart”, on note deux articles de “Reporterre ”(en mai et en juillet), une dépêche AFP en juillet (reprise par “Le Point”, France 24 ou encore “Capital”), ou encore un reportage du “Parisien”“”, qui ne mentionne pas l’enquête pour soupçons de conflit d’intérêts, mais rappelle les efforts de Nestlé Waters pour limiter ses ponctions dans la nappe.“ ”Enfin, un reportage du JT de 20 heures de France 2, fin avril, qui ne mentionne pas, lui non plus, l’enquête pour conflit d’intérêts.

    Pour une couverture plus extensive, c’est de l’autre côté de la frontière qu’il faut aller voir. En Allemagne, où les fameuses bouteilles "Bonne Source" sont distribuées, les mot-clés "Nestlé", "Vittel" et "Skandal" font surgir un plus grand nombre de publications. A commencer par un reportage diffusé dans l’“Envoyé Spécial ”allemand, l’émission “Frontal21 https://www.zdf.de/politik/frontal-21/das-geschaeft-mit-dem-durst-100.html de la chaîne publique ZDF, sur "“le commerce de la soif”". On y retrouve tous les éléments de l’article de “Mediapart”, de l’assèchement de la nappe phréatique à l’enquête en cours pour "prise illégale d’intérêt". Le gros mot des "“intérêts économiques”" de Nestlé est prononcé.

    Accaparement des ressources
    C’est en fait le collaborateur de Mediapart, Robert Schmidt, qui est à l’origine du reportage, en collaboration avec un journaliste de la ZDF, comme il l’explique à “Arrêt sur images”. Il a d’ailleurs également rédigé un article fin mai pour l’hebdomadaire de référence “Die Zeit”“” sur la "“bataille de l’eau”" à Vittel. En Allemagne, le sujet fait des émules : les articles se multiplient. Dans les médias locaux : “Frankfurter Rundschau”, “Stuttgarter Zeitung”, la SWR (radio-télévision du sud-ouest de l’Allemagne). Mais aussi dans des médias d’envergure nationale : “Frankfurter Allgemeine Zeitung”, “Süddeutsche Zeitung”, l’hebdomadaire“ Stern”“”... En août dernier, le “Tagesschau”“”, le JT du groupement audiovisuel public ARD, y consacre à son tour un reportage.

    "“La grosse différence que j’ai constatée, c’est qu’en Allemagne ils font le lien entre la stratégie de Nestlé à Vittel et ce qui se passe partout dans le monde”", pointe Jean-François Fleck, porte-parole de Vosges Nature Environnement, interrogé par ASI“.” Plusieurs enquêtes ont en effet documenté ces dernières années les stratégies d’accaparement des ressources en eau de Nestlé à travers le monde. "“Vittel devient l’illustration en Europe d’une stratégie similaire”", pointe Fleck. On retrouve en effet cette analyse sur le site de la radio-télévision publique SWR, ou celui du quotidien “Frankfurter Allgemeine Zeitung”“” ou de l’hebdomadaire “Stern”.

    En Allemagne, la médiatisation est plus importante... mais pas exempte d’erreurs. Ainsi, le reportage de “Frontal 21” avance une restriction de l’eau à "“six bouteilles”" d’eau pour les habitants. Image illustrée par une file de gens remplissant leurs bouteilles devant une fontaine au-dessus de laquelle trône un panneau : "Maximum 6 bouteilles". 

    Or il s’agit d’une autre source, et l’avertissement est destiné aux touristes ! L’anecdote, pourtant, se retrouve dans plusieurs papiers, contribuant à la dramatisation du sujet. Et si l’hebdomadaire “Stern” nuance l’affirmation de la chaîne ZDF, certains comme le quotidien suisse-allemand “Tages Anzeiger”“” ont repris l’information erronée. 
    des médias français en veilleuse

    Au-delà de cette erreur, comment expliquer que la médiatisation, et l’impact auprès du public - une pétition de l’ONG "Rettet den Regenwald" a recueilli plus de 170 000 signatures - soient plus forts en Allemagne ? " “On est dans un contexte économique difficile”, avance Jean-François Fleck. “Et il y a du chantage à l’emploi de la part de Nestlé, comme d’autres employeurs aussi”“." ”Peut-être aussi que les Allemands sont "“plus sensibles à ces sujets environnementaux”", juge le journaliste Robert Schmidt. Dans cette affaire, la capacité d’indignation et d’analyse globale des médias français semble en veilleuse.

    A Vittel, en tout cas, l’histoire est loin d’être terminée. Une concertation publique doit débuter au cours de l’automne, afin d’entendre l’avis des habitants. Pas sûr que le rapport qui en découlera change quoi que ce soit au projet, qui semble déjà acté. Mais le scandale ne s’éteindra pas, espère-t-on à Vosges Nature Environnement. “"I”“l constitue une atteinte à l’image de marque de Nestlé qui n’est pas supportable pour eux à moyen terme"”, ajoute Fleck.

    #accaparement #nestlé #vittel #eau #pillage #multinationale #Allemagne #France    #privatisation (


  • L’arme invisible de la #Françafrique

    Lorsque ses colonies d’#Afrique ont accédé à l’indépendance, à l’orée des années 1960, la France a réussi un tour de passepasse redoutable. Elle a officiellement reconnu la #souveraineté politique des nouveaux États tout en gardant la mainmise sur leur économie grâce à une arme aussi puissante qu’invisible : leur #système_monétaire.
    Depuis la création en 1945 du franc des colonies françaises d’Afrique (CFA), le sigle a évolué et désigne désormais deux monnaies : celle de la « communauté financière africaine » en Afrique de l’Ouest et celle de la « coopération financière en Afrique centrale ». Mais c’est toujours Paris qui décide de la valeur externe de ces monnaies. Et la #zone_franc, qui assurait le contrôle économique des colonies, garantit encore à l’économie française un avantage comparatif sur le continent africain.
    Les auteurs décortiquent ces mécanismes monétaires et racontent comment les dirigeants français ont combattu tous ceux, experts ou dirigeants africains, qui se sont élevés contre cette #servitude_monétaire. Depuis quelques années, le franc CFA est également devenu l’enjeu de #luttes populaires. Conscients que les questions économiques sont éminemment politiques, les citoyens africains sont de plus en plus nombreux à réclamer leur pleine #souveraineté_monétaire.


    https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_arme_invisible_de_la_Fran__afrique-9782348037399.html
    #finance #économie #franc_CFA #CFA #monnaie #résistance #livre


  • #Carrefour a financé la campagne du président d’#extrême_droite brésilien

    En effet, l’un des actionnaires des plus célèbres supermarchés de France, Carrefour, est l’un des généreux bienfaiteurs du parti de #Bolsonaro, le PSL.


    http://www.wikistrike.com/2018/10/carrefour-a-finance-la-campagne-du-president-d-extreme-droite-bresilien.
    #Brésil #France #financement

    • Mouais, c’est un peu ampoulé comme titre. Ce mec gagne de l’argent entre autre grace à Carrefour (mais pas que), et ensuite il utilise SON argent pour financer l’autre facho. Mais ce n’est pas Carrefour, son conseil d’admin, etc, qui a financé quoi que ce soit de sa campagne, c’est un mec précis avec son argent. Bref, titre un peu putaclic.


  • « Ça commence par moi », quelle blague (par Kevin Amara) – Le Partage
    http://partage-le.com/2018/10/ca-commence-par-moi-quelle-blague-par-kevin-amara

    Empiler les petites actions citoyennes n’est pas une forme de lutte. La lutte implique une opposition physique, un empêchement, une mise hors d’état de nuire de l’adversaire. « Nous ne consommons plus des oranges, mais de la vitalité  ! » écrivait Aldous Huxley dans Retour au meilleur des mondes. Et tous les Julien Vidal du monde de s’écrier à sa suite : « Nous luttons contre les machines du système industriel non pas les armes à la main, mais avec de la bonne volonté et de la bienveillance ». Tout nous démontre que cela ne fonctionne pas. Le film Demain fêtera bientôt ses quatre ans, et rien n’a changé. Rectification : rien n’a changé en mieux. Tout a empiré. Tout empire sans cesse.


  • Fascism is Not an Idea to Be Debated, It’s a Set of Actions to Fight | Literary Hub
    https://lithub.com/fascism-is-not-an-idea-to-be-debated-its-a-set-of-actions-to-fight

    “I still feel guilty and ashamed of my cowardice and naïve belief that if we only kept talking something might bring him back.”

    In a kind of epiphany, I understood that the letter was written in a language I no longer recognized, not least because he was using a dialect and diction far closer to Gorski vijenac than to our past movie arguments. We were now so far apart that whatever I might say could never reach him, let alone convert him back into what I’d thought was the true and original version of my friend. I never responded to his letter, nor would I ever see him again, but he wrote a letter to my parents (who had been friends with his). There, he drew a little map representing the siege Gorazde, a town 60 miles from Sarajevo where he was deployed, proudly explaining to them that the Serbs did not care about the town as much as they wanted to capture the nearby ammo factory. My mother, who’d implored me not to end my friendship with Zoka for “politics,” wept over the letter, because the Zoka she knew was absent from it. I read it too. It was written not only by a stranger, but by an enemy.

    My relationship with the war has always been marked by an intense sense that I failed to see what was coming, even though everything I needed to know was there, before my very eyes. While Zoka took active part in enacting the ideas I’d argued against, my agency did not go beyond putting light pressure on his fascist views by way of screaming. I have felt guilty, in other words, for doing little, for extending my dialogue with him (and a few other Serb nationalist friends) for far too long, even while his positions—all of them easy to trace back to base Serbian propaganda—were being actualized in a criminal and bloody operation. I was blinded, I suppose, by our friendship which had ended, I know now, well before our dialogue did. For all that, I still feel guilty and ashamed of my cowardice and naïve belief that if we only kept talking something might bring him back. I retroactively recognized that his hate and racism were always present and that there was no purpose or benefit to our continued conversation. I had long been screaming into a human void.


  • Il y a 4 000 ans, les femmes assyriennes à l’égal des hommes ? | National Geographic
    http://www.nationalgeographic.fr/histoire/2015/08/il-y-4-000-ans-les-femmes-assyriennes-legal-des-hommes


    Une égalité toute relative quand même, les uns étant plus égaux que les autres

    “Les #femmes assyriennes étaient très influentes dans la vie quotidienne, souligne la chercheuse. Elles avaient beaucoup plus de droits que les femmes babyloniennes, par exemple, qui vivaient à la même époque dans le sud de la Mésopotamie.” Parmi ces droits, la femme pouvait marier sa fille sans l’accord de son mari. Elle pouvait demander le divorce en échange d’une peine pécuniaire identique à celle de son époux. Les contrats de mariage prévoyaient la séparation des capitaux, une clause qui conférait l’autonomie financière à l’épouse.

    “Les femmes étaient aussi les gardiennes de la religion et des principes moraux, poursuit Cécile Michel. Nous avons retrouvé beaucoup de lettres de remontrances d’épouses, de sœurs ou de mères qui illustrent des situation parfois très cocasses. D’autres choisissaient de ne pas se marier pour se consacrer aux Dieux. Ces femmes étaient complètement autonomes et géraient leurs affaires comme des hommes.”

    En revanche, les femmes étaient absentes sur le plan politique. La Cité-Etat d’Assour était dirigée par un roi et une assemblée exclusivement masculine.


  • #Emma_Gibson : À propos de ma compassion

    Quelqu’un vient de décider de me rayer de ses amies à cause de mon point de vue sur les enjeux transgenres (et du fait de l’avoir exprimé). Ça va  ; j’ai déjà vécu des ruptures dans le cadre de ce débat. Et j’en vivrai encore… Mais un point m’a frappé. Cette personne m’a dit : «  La compassion est un trait de caractère admirable. Réfléchis-y, s’il te plaît.  »

    Et j’aimerais répondre à cette phrase, pour quiconque m’imagine comme une sorte de monstre. Mes propos ne sont pas destinés à cette personne (dont je me suis, de toute façon, désabonnée ici), mais à quiconque souhaite porter un jugement sur ma «  compassion  » ou sa prétendue absence. Et, oui, partagez ceci si vous voulez, mes sœurs. C’est public. Et j’en ai tellement ras le bol de cette accusation.

    Ma compassion va aux femmes qui fuient des agressions conjugales et sont forcées de partager un refuge avec un transgenre comme Daniel Muscato ou tout autre homme parce qu’il se déclare «  femme  ».

    Ma compassion va aux femmes qui se cachent actuellement dans des maisons d’hébergement, terrifiées à l’idée que leur ex-partenaire violent peut entrer à tout moment dans cet espace, sous prétexte qu’il s’identifie comme femme.

    Ma compassion va aux mères qui ont porté et ont donné naissance à leurs enfants et qui doivent maintenant céder la place à un mari exubérant de sa «  transition  » à l’occasion de la fête des Mères.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://madamnomad.com/2018/06/08/compassion

    #trans #compassion #refuge #sport #emploi

    • C’est un tableau vraiment apocalyptique de tendances déjà observables en France. Mais à ce point, sérieux ? Je suis d’accord avec beaucoup de points du texte mais j’ai aussi des réserves.

      On n’est pas une femme quand on dit qu’on est une femme.
      Oui, d’autant que l’idée que cette identité est un choix individuel nous empêche d’avoir des lieux sûrs, qui nous permettent de nous exprimer librement, de ne pas être menacée ou agressée comme trop souvent en mixité.
      Sauf qu’on n’est pas non plus une femme parce qu’on a une vulve. Être femme, c’est une assignation sociale. Si des personnes nées avec un pénis passent assez pour des femmes pour la vivre, je veux bien les reconnaître comme des sœurs.

      Les trans sont malades.
      Franchement... C’est super important, que des voix s’élèvent pour rappeler que le comportement des gens qui ne correspondent pas aux stéréotypes sexistes doit nous faire combattre ces stéréotypes, pas décider qu’elles sont trans et les aiguiller vers une transition. Qu’on peut être butch ou efféminé sans être trans, parce que les cases de genre sont bien trop étroites.
      Mais dire que les trans sont malades, c’est insultant et ça ruine le dialogue, alors même que les trans se font marcher sur la gueule par des « non-binaires », nouvelle aristocratie de genre déjà au-delà de cette vieillerie qu’est le genre (loin de nous les inégalités et les violences de genre, on a trouvé de quoi dépasser tout ça en un clic).

      Bref, j’ai bien peur que des propos comme ça, malgré leur nécessité grandissante, s’enferment dans une bulle essentialiste. Je n’ai déjà pas réussi à lire le texte correctement : de quoi parle-t-on quand on dit « trans » ? Je ne comprends même pas toujours le genre des personnes dont il est question.

    • La formulation est vraiment nulle oui pour instaurer un dialogue, mais j’ai quand même compris ce passage comme le fait que la société genrée crée chez certaines personnes un mal-être insupportable (= une maladie donc) qui les pousse à se mutiler des membres, à avaler des produits chimiques possiblement dangereux à long terme, etc, car illes ne supportent plus leur propre corps, par rapport à ce que la société attend d’elleux. Techniquement ça ressemble donc bien à une maladie psychologique sociale (comme beaucoup de problèmes psychologiques d’ailleurs).

    • Ton éclairage me parle. Merci :-)

      Je dois gérer ces jours-ci un cas de harcèlement. Un manager qui se fait harceler par un membre de son équipe. Le manager ne peut plus mener une réunion technique : la réunion vire au n’importe quoi, le collaborateur glousse et ne fait aucune intervention technique. Par ailleurs, le manager ne peut plus s’adresser à une autre personne dans le bureau où le harceleur se trouve : le harceleur s’en mêle systématiquement et bruyamment, et toujours sur un mode revendicatif.

      Quand on s’attache à l’étiquette, on se dit que ça n’est pas possible. Un manager, c’est fait pour harceler. Et un collaborateur, c’est fait pour être harcelé.

      Comment reconnaître et traiter les comportements toxiques quand on ne se concentre que sur certaines « étiquettes » (on n’a jamais qu’une seule étiquette) des uns et des autres ?

      Ne me posant pas toutes ces questions de genre, j’avoue être désarmé pour suivre ces débats, le vocabulaire, et toutes ces considérations. J’ai lu le texte comme un appel à se poser la question de qui est la victime (quand il y en a une). Et la victime, ce n’est pas forcément le-la trans. Mais comme tu le dis à ton tour, ce n’est pas forcément la femme, non plus. Et si des groupes souhaitent une non-mixité stricte, je ne vois pas non plus ce qu’il y a à redire... on a l’impression d’en revenir aux débats où les masculinistes et les racistes trouvent à redire sur les réunions non-mixtes.

      Bref...

    • J’ai été traumatisée par une intrusion masculine, sous prétexte de transidentité, dans un espace féministe non-mixte auquel je contribuais. Le type arrive, visiblement c’est un gars (barbu et sapé comme mon père) mais il dit « Je suis une femme » et la porte s’ouvre. Gros débats dans l’asso entre « être femme, c’est avoir une vulve » (caricature du refus de la position suivante) et « chacun.e décide de son identité ». J’arrive à faire entendre qu’être femme, c’est être perçue comme une femme et avoir subi (tôt ou tard, d’après moi) cette éducation à se taire et être gentille qui caractérise les personnes perçues comme femmes. Visiblement, ce n’est pas l’expérience du barbu mais la complaisance est absolue face aux « preuves », à l’entendre, de sa féminité : une lèvre maquillée sous la moustache, une paire de collants (il fait 20° dehors, à quoi bon ?). Autre argument : Machine ne veut pas aller au centre LGBT (parce qu’il y a des personnes différentes ?) mais chez nous, gentilles meufs pour la plupart cis, jeunes et majoritairement hétéros ? Elle a besoin de temps et de modèles pour accomplir sa transition. Cette personne (interdiction de dire « il ») est acceptée et se dit « content d’être là ». Je fulmine en entendant ça en AG : on accepte une meuf pas même fichue de se genrer au féminin ! Les autres meufs tirent la gueule, elles ont une peur panique de se faire taxer de transphobe comme elles m’ont fait subir. Je quitte pour tout jamais ce lieu.

      Ça ne m’empêche pas d’avoir des nouvelles de la transition un peu lente (dit-on pour l’excuser) de notre nouvelle sœur. Elle se fait virer pour avoir dragué une femme... pas n’importe ou, dans un centre d’accueil de femmes victimes de violences (les animatrices du lieu sont queer, ni TERF ni fermées à l’accueil de femmes trans). Donc oui, je prends au sérieux la menace sur l’intégrité des femmes et déjà sur leur sentiment de sécurité, à accueillir des personnes qui ont une verge et souhaitent la fourguer à des femmes.

      Autres regards : une copine M to X (non-binaire) lui a proposé à plusieurs reprises de l’accompagner pour des achats vestimentaires, sachant que quand elle-même a commencé à se saper pas comme un gars elle a vécu des trucs déplaisants et qu’il faut s’aider les unes les autres. Machine ne lui dit jamais non mais louvoie et reste en mec jusqu’à aujourd’hui (trois ans après). Une copine cis me raconte son écoute complaisante de Machine, qui demande beaucoup d’attention et raconte ses histoires sans soin pour le consentement des autres (je défends : cette personne est psychiatrisée, c’est un classique du comportement de personnes sommées de raconter leur vie à n’importe qui - mais je rappelle le droit des femmes de l’asso à ne pas entendre des récits de viol qu’on leur imposerait). Elle a fini par comprendre que Machine essaie de fourguer sa bite partout mais a une épouse à la maison, plus âgée que ses proies, et qui lui sert de bonne-cuisinière-femme de ménage.

      Non seulement Machine nous balade avec un récit de transition mais en plus se comporte, chez nous et ailleurs, comme un gros macho de merde, prédateur de chatte, d’oreille, de services domestiques, etc. Un bon gros stéréotype de gars qui a bénéficié d’une complaisance absolue à l’auto-définition pour passer outre la définition du lieu par certaines des femmes qui l’animent.

    • J’ai lu les autres textes récents sur les trans et j’ai les mêmes réserves : un transfemme plutôt qu’une femme trans, c’est le refus absolu et insultant de considérer qu’on puisse être autre chose que son corps et son assignation de naissance. Cette stratégie nous empêche de faire la différence entre des femmes trans qui ont des parcours de meufs très proches des nôtres et tous les trips que se payent des gars/non-binaires à nos dépens. Ça le gêne beaucoup parce que je partage vos inquiétudes mais que je ne peux pas faire alliance avec vous (ni avec les copines complaisantes à l’auto-identification).

      Ici une chouette intervention féministe et empathique pour les meufs cis d’une femme trans. Je note l’empathie parce que j’ai lu trop de femmes trans en manquer, comme si elles ne savaient pas, pour le sexisme et la violence que subissent les femmes.

      https://www.youtube.com/watch?v=lrYx7HaUlMY

      Je me demande si on ne pourrait pas envisager, devant cette lutte qui s’annonce pour exister, de ne pas blâmer les femmes trans, qui vivent et comprennent ce qu’on vit, mais l’idée débile de l’auto-définition, individualiste, toxique, anti-politique.

    • @aude_v Si je peux me permettre, il faut surtout lire celui-ci https://www.cairn.info/revue-critique-2011-1-p-87.htm je crois. Et celui proposé par @mad_meg en complément.
      Je le mets ici https://lstu.fr/rjJxZ6ha puisqu’il y a un mur...
      Et le propos de #Priscille_Touraille c’est de dire : rendons l’analyse féministe plus solide sur le plan théorique en prenant vraiment en compte ce que la biologie nous dit de l’humanité. Et donc elle critique, en amie, d’un côté le postmodernisme de #Judith_Butler et, de l’autre, le matérialisme de #Christine_Delphy en montrant leurs limites quand il s’agit de la chose biologique. Sa thèse (à Touraille) sur la différence de stature entre hommes et femmes explique qu’il existe un faisceau de preuves montrant que cette différence proviendrait des régimes de genre patriarcaux de nos sociétés passées qui auraient produit cette évolution (via l’alimentation).
      Perso, depuis que j’ai lu Touraille, je n’ai jamais rien croisé d’aussi pertinent pour bien comprendre ce qu’on entend par « genre » (et tout ce que ça entraîne politiquement itou). J’ai vraiment hâte de lire ses prochains travaux.

    • Nos sociétés surdifférencient les corps comme s’il leur fallait masquer l’arbitraire d’une entreprise de discrimination sociale basée sur la fonction de reproduction et les parties génitales. L’ objectif n’est, évidemment, jamais atteint et les caractères du corps, dans la réalité, ne sont jamais tous genrés, de la même manière que les corps ne sont pas sexués en toutes leurs parties.

      Celui ci est plus lisible en effet, #merci @gaddis.

    • Éclairant ! Mais je ne comprends toujours pas cette histoire de sélection. Tu choisis un mec grand poilu parce que d’après les clichés de genre il est plus désirable mais tu as des filles : pourquoi est ce que tu devrais leur transmettre ta petite taille et ton menton glabre de meuf désirable, pourquoi ce ne serait pas la pilosité et la taille du bonhomme ? On n’est pas à Hollywood ou les filles sont incarnées par la même actrice que leur mère, les parents mélangent leur gène et tel trait perçu comme masculin du père peut se retrouver chez la fille, non ?

    • Un début de réponse se trouve dans son article sur la pilosité, justement :

      Même si le dimorphisme de crinière bien connu chez les lions ( Panthera Leo ) laisse a priori penser qu’un tel phénomène est habituel, une différenciation sexuée de la distribution pileuse n’est pas si fréquente chez les mammifères. Pour qu’elle apparaisse – en tant que caractéristique statistiquement significative –, il faut la réunion de deux conditions. En premier lieu : que des variations génétiques ayant la propriété de ne s’exprimer que chez les mâles ou les femelles se manifestent . En deuxième lieu : qu’elles soient sélectionnées. Et – élément décisif – de telles variations ne peuvent apparaître que si les pressions de sélection s’exercent différemment sur les mâles et les femelles. [...]

      Il a fallu – dans les populations où l’on imagine que des hommes aux phénotypes pileux sont apparus – que leurs descendants aient plus d’enfants que les glabres, et que les pressions se maintiennent dans le même sens. De quelle manière cela a-t-il pu se faire ? Des idéologies différenciatrices, d’un côté du féminin imberbe, de l’autre du masculin poilu, sont tout à fait à même de sélectionner les variations pour créer un dimorphisme. [...]

      La corrélation génétique paraissant relativement importante sur ce type de caractère, il est biologiquement impossible d’avoir à la fois des hommes « normalement » poilus et des femmes répondant à des critères drastiques de glabreté, d’où « la peine infinie » – selon l’expression de Darwin – que certaines femmes dans les pays occidentaux et proches-orientaux se donnent pour éradiquer leurs poils. [...]

      La question reste à creuser : dans les populations où le poil est érigé en marqueur biologique de la différenciation sexuelle, on observe un dimorphisme sexuel de la distribution pileuse, tandis que là où la glabreté semble être un critère d’« humanité » partagé au même titre par les hommes et par les femmes, aucun dimorphisme ne semble se manifester.

      L’article ici : https://lstu.fr/KBxC8YJH
      « Des poils et des hommes. Entre réalités biologiques et imaginaires de genre eurocentrés », Cahiers d’anthropologie sociale n° 6 « Poils et sang » : 27-42 (2010).

      J’imagine qu’on peut trouver plus de précisions sur les variations génétiques ayant la propriété de ne s’exprimer que chez les mâles ou les femelles dans des ouvrages de vulgarisation sur les mécanismes de l’évolution... (ça devient vite très compliqué pour les non scientifiques, dont je suis :)).

    • Oui mais beaucoup de caractères s’expriment indifféremment chez les enfants mâles et femelles j’imagine... Moi j’ai beaucoup de traits de mon père (couleur des cheveux, des yeux, rousseur de la peau et même type de pilosité - en moins fort).


  • Un livre :
    #Priscille_Touraille, "Hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse. Les régimes de genre comme force sélective de l’évolution biologique". Paris, Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, 2008, 441 p.

    Et un article sur le sujet :
    Irene Barbiera, « Priscille Touraille, Hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse. Les régimes de genre comme force sélective de l’évolution biologique », Clio. Femmes, Genre, Histoire 37 (2013)
    http://clio.revues.org/11364

    Précédents posts sur le sujet :
    https://seenthis.net/messages/371071
    https://seenthis.net/messages/372186

    #Préhistoire #Femmes #Petites #Taille #Evolution #dimorphisme_sexuel #alimentation #stature


  • Dans les premiers temps de l’humanité, les hommes et les femmes étaient égaux (les inégalités sont une invention tardive) | Le Partage
    http://partage-le.com/2015/05/dans-les-premiers-temps-de-lhumanite-les-hommes-et-les-femmes-etaient-eg

    Une étude montre que les tribus de chasseurs-cueilleurs modernes fonctionnent sur des bases égalitaires, indiquant que l’inégalité ést une aberration qui vit le jour avec l’avènement de l’agriculture.

    Nos ancêtres préhistoriques sont souvent présentés comme des sauvages armés de lances, mais les premières sociétés humaines ont probablement été fondées sur des principes égalitaires éclairés, selon des chercheurs.

    Une étude montre que chez les tribus de chasseurs-cueilleurs contemporains, femmes et hommes ont tendance à avoir une influence égale sur l’endroit où vit leur groupe, et avec qui ils vivent. Ces découvertes remettent en question l’idée selon laquelle l’égalité sexuelle est une invention récente, et suggèrent qu’il s’agissait de la norme pour les humains pendant la majeure partie de notre histoire évolutionnaire.

    #selon_une_étude_récente #inégalités #histoire


  • Une recherche prouve que le sud-est asiatique a connu une explosion démographique il y a 4000 ans.

    Ce n’est pas nouveau mais la méthode, elle, l’est.

    (...) [Les chercheurs] ont été en mesure de prouver une croissance rapide et significative de la population thaïlandaise, chinoise et vietnamienne au néolithique, puis une deuxième augmentation ultérieure de l’âge du fer.
    (...) Nous avons assisté à une énorme croissance démographique associée à la transition agricole", a déclaré Clare McFadden (Australian Nantional University).

    Jusqu’à il y a environ 4000 ans, vous avez des populations de type chasseurs-cueilleurs, puis vous avez l’introduction et l’intensification de l’agriculture. (...) La transition agricole a été largement étudiée dans le monde entier et nous constatons systématiquement une croissance démographique importante.
    La raison pour laquelle ces changements de population n’ont jamais été quantifiés, c’est que les outils utilisés pour mesurer les populations préhistoriques ont tous été conçus pour l’Europe et les Amériques où les conditions archéologiques sont différentes de l’Asie.

    Clare McFadden a expliqué que la différence réside dans la représentation des enfants dans la population.

    Pour les restes osseux en Europe et en Amérique, nous constatons souvent l’absence complète de nourrissons et d’enfants, ils sont très mal représentés", a-t-elle déclaré.
    La préservation n’est pas bonne - les petits os ne se conservent pas bien. On pense aussi que les enfants sont souvent enterrés dans un cimetière différent de celui des adultes.
    Ainsi, la méthode utilisée par les chercheurs pour mesurer les populations a exclu les enfants car ils n’avaient pas une représentation précise.

    Mme McFadden a expliqué que sa nouvelle méthode de détermination du taux d’augmentation naturelle de la population prend en compte la proportion de nourrissons et d’enfants par rapport à la population totale. De cette manière, les chercheurs ont pu aligner les chiffres de la croissance démographique sur ceux d’autres preuves archéologiques dans la région, ce qui suggère une augmentation rapide.

    En Asie du Sud-Est et dans le Pacifique, nous avons en fait une assez bonne conservation des os des enfants", a-t-elle déclaré.
    La preuve squelettique était là, nous voyions des populations avec un nombre énorme de nourrissons et d’enfants par rapport aux populations adultes, ce qui suggère que la population était en augmentation à cette époque. Mais les outils existants ne détectaient pas cette croissance.

    Les tendances que le nouvel outil a trouvées s’alignent parfaitement avec ce que les chercheurs s’attendent à voir en réponse à l’agriculture.

    Research proves South East Asian population boom 4,000 years ago
    https://anu.prezly.com/research-proves-south-east-asian-population-boom-4000-years-ago
    #Clare_McFadden #ANU #Préhistoire #Néolithique #agriculture #population #demographie #Sud-est_asiatique #Asie
    https://cdn.uc.assets.prezly.com/a2bb2923-7b54-42b7-b84a-a48a4a4c9efb/-/quality/best

    • Ce que je comprends de la méthode exposée dans l’entretien me laisse plutôt dubitatif. Si je reprends les éléments du raisonnement :

      Ms McFadden said the difference comes down to how children are represented in population numbers.

      For skeletal remains in Europe and America we often see the complete absence of infants and children, they are very poorly represented,” she said.

      The preservation isn’t good – small bones don’t preserve well. Children are also thought to often be buried in a different cemetery to adults.

      So the method researchers used to measure populations excluded children because they didn’t have accurate representation.
      […]
      The skeletal evidence was there, we were seeing populations with huge numbers of infants and children compared to the adult populations, which suggests it was a growing population at that time."

      Si on trouve une énorme quantité d’ossements de bébés et d’enfants, … ça fait autant d’individus qui n’auront pas l’occasion de se reproduire ! Et donc, autant en moins pour une éventuelle croissance démographique.

      Il me semble que pour pouvoir déduire de la présence (et de la proportion) d’ossements de jeunes dans les cimetières, il faut non seulement être certain de l’inexistence de biais de sélection (mêmes pratiques funéraires et même taux global de conservation des ossements en fonction de l’âge, biais dont l’existence est, effectivement, parfaitement avérée en Europe), mais il me semble nécessaire de faire des hypothèses (fortes, mais par construction fragiles…) sur les tables de mortalité et la structure par âge de ces populations.

      Malheureusement, le résumé de l’article original, seul accessible, ne donne aucune indication en ce sens.
      (je dirais même que l’invocation de LOESS m’indiffère prodigieusement, pour dire le moins…)

      Detection of temporospatially localized growth in ancient Southeast Asia using human skeletal remains - ScienceDirect
      https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0305440318302231

      Abstract
      Measures of population growth can provide significant insights into the health, adaptivity and resilience of ancient communities, particularly the way in which human populations respond to major changes, such as the transition to agriculture. To date, paleodemographic tools have facilitated the evaluation of long term, regional population growth, while identification of intraregional variability and short-term growth has been more challenging. This study reports on the application of a new method for estimating the rate of natural population increase (RNPI) from skeletal remains. We have applied the method to ancient Southeast Asian samples and, based on the LOESS fitting procedure, our preliminary results indicate a trend of temporal homogeneity and spatial heterogeneity. This trend is validated against the existing archaeological narrative for the region and, we argue, may indicate intraregional variability in population responses to major technological, economic and sociocultural events, consistent with the variable response observed at the regional level. Due to the critical importance of temporospatial specificity to a vast array of paleodemographic research questions, we have evaluated the precision, assumptions and limitations of this method in the context of other existing paleodemographic methods. Our RNPI measure, in isolation or in combination with existing methods, provides a promising tool that can be used to develop a deeper and more localized understanding of the conditions impacting on population dynamics and, conversely, community responses to change.

    • Tout à fait d’accord avec toi. L’essentiel est dans la RNPI. Ceci dit, on peut, peut-être, considéré qu’avec une mortalité stable, l’augmentation du nombre d’individu trouvé, montre une augmentation de la population.

      Ms McFadden said her new method for determining the rate of natural population increase takes into account the proportion of infants and children compared to the total population.

      Donc, plus on trouve d’enfants (contrairement aux situations européenne et américaine), mieux on peut quantifier l’augmentation de la population.

      Enfin,

      The trends the new tool found aligned perfectly with what researchers expect to see in response to agriculture.


  • L’hypothèse des routes maritimes pour la colonisation de l’Europe.

    Article déjà vu ici parmi d’autres propos des gènes : https://seenthis.net/messages/702895

    Les populations néolithiques, qui ont colonisé l’Europe il y a environ 9 000 ans, ont probablement migré du Proche-Orient vers l’Anatolie et de là vers l’Europe centrale via la Thrace et les Balkans. Un itinéraire alternatif aurait été île en île à travers la côte sud de l’Europe. Pour tester cette hypothèse, nous avons analysé les polymorphismes de l’ADN du génome sur les populations riveraines de la côte méditerranéenne, d’Anatolie et d’Europe continentale. Nous observons une structure frappante corrélant les gènes avec la géographie autour de la mer Méditerranée avec des clines caractéristiques du flux de gènes d’est en ouest. En utilisant l’analyse des réseaux de population, nous avons également constaté que le flux de gènes d’Anatolie en Europe provenait du Dodécanèse, de la Crète et de la côte méridionale, ce qui est compatible avec l’hypothèse selon laquelle une route côtière maritime était principalement utilisée pour la migration d’agriculteurs néolithiques en Europe.

    Le génotypage des populations existantes et anciennes a été utilisé pour répondre à la question des origines de la population européenne. Le génome des Européens d’aujourd’hui reflète la fusion des colons paléolithiques qui ont colonisé l’Europe 35 000 à 40 000 ans avant l’ère actuelle (BPE) et du peuple néolithique qui a commencé à coloniser l’Europe environ 9 000 ans. La contribution du néolithique au pool génétique d’Européens modernes a été estimée à l’aide d’études sur les populations européennes existantes, en utilisant l’ADN mitochondrial, l’ADN du chromosome Y ou les polymorphismes de l’ADN nucléaire. Des études sur l’ADN mitochondrial estiment que la contribution du néolithique aux lignées maternelles des Européens modernes oscille entre 10 et 20%. Une étude d’environ 22% a été suggérée par une étude des polymorphismes du chromosome Y, qui a également révélé que la contribution du néolithique était plus prononcée le long de la côte méditerranéenne. Les contributions néolithiques de 50 à 70% ont été estimées avec d’autres méthodologies, y compris des marqueurs d’ADN hautement polymorphes. Les caractéristiques clinales de la diversité génétique des polymorphismes autosomiques ou du chromosome Y en Europe suggèrent que les migrants néolithiques sont originaires du Proche-Orient . Il a été proposé que ces migrants du Proche-Orient apportent en Europe leurs nouvelles technologies agricoles et peut-être la langue indo-européenne. Comment ces peuples néolithiques ont-ils atteint l’Europe du Proche-Orient ?

    Le couloir du Levant, qui s’étendait du croissant fertile aux parties sud-est du bassin anatolien central, avait pour principal centre géographique la transition du mode de vie néolithique à la recherche de nourriture. Les agriculteurs du néolithique auraient pu emprunter trois voies de migration vers l’Europe. L’une d’elles était par voie terrestre jusqu’en Anatolie du nord-est et de là, à travers la Bosphore et les Dardanelles, jusqu’à la Thrace et aux Balkans. Un deuxième itinéraire était un itinéraire maritime allant de la côte anatolienne égéenne aux îles de la Méditerranée et à la côte de l’Europe méridionale. La troisième partait de la côte du Levant jusqu’aux îles de la mer Égée et à la Grèce. La navigation à travers la Méditerranée a été active pendant le Néolithique ancien et le Paléolithique supérieur (16e – 18e), comme en témoignent la découverte d’obsidienne de l’île de Milos dans des sites paléolithiques de la partie continentale grecque et la colonisation précoce de la Sardaigne. Corse et Chypre (23 ans). Si les paysans du néolithique qui ont colonisé l’Europe ont emprunté une voie maritime, ils se sont d’abord dirigés vers l’île du Dodécanèse et de la Crète. Le Dodécanèse est très proche de la côte égéenne de l’Anatolie, tandis que les îles du Dodécanèse situées à l’extrême ouest sont très proches de la Crète. La Crète abrite l’une des plus anciennes colonies néolithiques d’Europe sur le site de Knossos, établie entre 8 500 et 9 000 BPE, et les habitants de l’île ont mis en place la première civilisation européenne avancée commençant à environ 5 000 BPE.

    Pour obtenir des informations sur la question des migrations vers l’Europe, nous avons analysé les polymorphismes de nucléotide simple (SNP) autosomiques d’un génome entier à partir d’un ensemble de données de 32 populations. Cet ensemble de données comprend des échantillons de population des îles de Crète et du Dodécanèse, un de Cappadoce en Anatolie centrale, trois sous-populations de différentes régions de la Grèce continentale, 14 autres populations d’Europe méridionale et septentrionale, cinq populations du Proche-Orient et sept de l’Afrique du Nord. . En plus des méthodes établies d’analyse génétique, nous utilisons une approche de réseau de génétique de population qui permet de définir les voies du flux de gènes entre populations. Nos données sont compatibles avec l’hypothèse qu’une route maritime reliant l’Anatolie et l’Europe du Sud à travers le Dodécanèse et la Crète était la principale route utilisée par les migrants du néolithique pour atteindre l’Europe.

    https://doi.org/10.1073/pnas.1320811111
    #Préhistoire #Néolithique #peuplement #Europe #9000BP
    #Peristera_Paschou #Université_de_Thrace

    Maritime route of colonization of Europe | PNAS
    http://www.pnas.org/content/111/25/9211


  • Saudi Arabia is a model country. So is Israel, naturally - Opinion - Israel News | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-saudi-arabia-is-a-model-country-so-is-israel-naturaly-1.6613356

    Why is Saudi Arabia singled out for harassment, a country that is itself fighting terror, is a partner to the battle against Iran and creates thousands of jobs in the West?

    Et 2 « #villas_dans_la_jungle » (et non ce n’est pas un article satirique)

    #sans_vergogne


  • Pendant ce temps, dans les lycées français...


    Il s’agit du livre de Français pour les classes de secondes de chez Magnard, programme 2011, en usage aujourd’hui.
    Donc du XVIIe au XXe siècle en France (pardon Shakespeare), la littérature a été l’œuvre des mâles... Parmi la centaine d’extraits cités dans le corps du livre, cinq sont tirés d’œuvres de femmes. Et dire que Simone trouvait les femmes écrivassières (cf. Le deuxième sexe)
    Ich weiß nicht, was soll es bedeuten, daß ich so traurig bin...
    (Je ne sais pas pourquoi je suis si triste...)
    #neiges_d'antan #invisibilisation_des_femmes


  • 14-Year Oil Spill Shows No Signs of Slowing

    A massive oil spill off the coast of #Louisiana has been growing steadily for 14 years, as the company is suing the government to end its responsibility to the cleanup of the site.

    Since Hurricane Ivan bowled over an oil rig belonging to #Taylor_Energy in 2004, the site has been spewing between 300 to 700 barrels of oil a day into the Gulf of Mexico.

    It could continue leaking oil into the ocean through this century, and the spill is on track to become one of the worst in U.S. history.


    https://www.wnycstudios.org/story/14-year-oil-spill-shows-no-signs-slowing
    #pollution #pétrole #Golfe_du_Mexique #marée_noire #USA #Etats-Unis


  • Obsolescence programmée : à quand le tournant historique ?
    https://mrmondialisation.org/obsolescence-programmee-a-quand-le-tournant-historique

    Propulsée dans le débat public ces dernières années, la problématique liée à l’obsolescence programmée n’en finit pas de faire parler d’elle tant elle met en cause le cœur même des économies basées sur la croissance et la consommation. Réalisé en 2009 par Cosima Dannoritzer et diffusé par Arte, le documentaire « Prêt à jeter » raconte comment la vente de produits à durée de vie limitée est devenue une stratégie à part entière parmi les industriels. Bientôt 10 ans plus tard, ce reportage édifiant n’a pas pris une (...)

    #Apple #Samsung #smartphone #iPhone #obsolescence


  • Aux États-Unis, la haine raciste et antisémite alimentée par les thèses du « post-nazisme »
    https://theconversation.com/aux-etats-unis-la-haine-raciste-et-antisemite-alimentee-par-les-the

    ces thèses sont anciennes. On les retrouve dès le début du XXe siècle chez des théoriciens racistes, toujours publiés et traduits par l’extrême droite, comme Madison Grant, avec un ouvrage comme Le Déclin de la grande race (1916) ou Lothrop Stoddard avec Le Flot montant des peuples de couleur (1920), ainsi que dans les lois raciales étatsuniennes, telles les lois « Jim Crow », dans la défense des populations WASP (White Anglo-Saxon Protestants), ou, enfin dans les positions du second Ku Klux Klan (1915-1944), ouvertement fascisant, dont aurait fait partie le père de Donald Trump.

    Les nazis s’en inspirèrent pour l’élaboration et la promulgation de leurs propres lois raciales. Déjà, à l’époque, l’antisémitisme était présent dans ces discours, les Juifs étant vus comme les amis des Noirs. Les thèses du « grand remplacement » ne datent donc pas d’aujourd’hui – au sens propre comme au figuré.
    Une vieille tradition remise au goût du jour à l’Université

    Ces exemples anciens sont loin d’être anecdotiques, car ces auteurs sont de nouveau mis en avant par une jeune génération de théoriciens racistes, certains d’entre eux étant même des universitaires. Il existe, en effet, un fort courant raciste et antisémite aux États-Unis depuis la fin du XIXe siècle, présent au sein de l’Université.

    Parmi les pionniers de l’après-Seconde Guerre mondiale, on peut citer des universitaires comme Raymond Cattell, Arthur Jensen, Donald Swan, Wesley George ou Roger Pearson, fondateur de la Northern League qui fut un repaire d’anciens nazis dans les années 1950 et 1960.

    Ces personnes offrent l’avantage aux militants actuels de pouvoir citer des théoriciens racistes particulièrement radicaux, mais qui échappent à la sphère du nazisme ou du néonazisme. Surtout, ils offrent une caution universitaire aux discours promouvant l’inégalité raciale. Ces auteurs faisaient de la préservation de l’identité blanche des États-Unis leur cheval de bataille.

    Ils sont toujours présents dans l’Université américaine aujourd’hui, avec par exemple le psychologue évolutionniste racialiste et antisémite Kevin MacDonald, ou le pédagogue Robert S. Griffin, promoteur d’un nationalisme blanc – il est d’ailleurs l’auteur d’un ouvrage intitulé Vivre en tant que blanc, traduit en français. Tout est dans le titre.