gata

garçon blanc hétéro. de nationalité française.

    • Un tel idéalisme (la croyance selon laquelle nos idées s’imposent d’elles-mêmes dans la réalité) est dangereux par l’impuissance pratique et l’aveuglement politique qu’il recèle : contrairement à ce que croit Dion, les récits ne prennent pas le pouvoir seuls, ou parce qu’il serait meilleurs que d’autres. Leur règne s’appuie toujours sur un monopole de la violence physique légitime et des infrastructures matérielles, des intérêts et des rapports de domination, d’exploitation qui sont tout sauf idéels. Si le récit communiste (partagé en Europe jusque dans les années 1980) qui voyait dans l’Armée Rouge le grand vainqueur des armées nazies fut progressivement oublié et supplanté par le récit d’une libération américaine de l’Europe, ce n’est pas, comme le pense l’auteur, parce que le cinéma américain a produit plus de fictions à ce sujet (p. 53), mais d’abord parce que le contre-poids idéologique que représentait le communisme soviétique s’est militairement et politiquement effondré en 1989. Une idéologie ne naît ni ne s’impose jamais seule, disait Marx : il est encore utile de connaître les arguments qui lui permettaient d’en faire un principe général. C’est quand on mène une vie matériellement douce qu’on est porté à penser que tout peut être transformé en douceur, par l’imagination et la « créativité ». Une résistance fondée sur de telles bases recueillera toujours la bénédiction et le soutien médiatique des pouvoirs en place.

      #écologie #politique #débat #Cyril_Dion #radicalisme #colibri

  • On a plus 20 ans et c’est sans doute pour ça que…
    http://www.weck.fr/2018/12/06/on-a-plus-20-ans-et-cest-sans-doute-pour-ca-que

    Choc des générations et des méthodes d’action ou construction d’un nouveau produit publicitaire ? Il bouscule les vieilles associations militantes qui existent depuis plus de 20 ans, il ne s’embarrasse pas de consultation, mais s’entoure de personnes compétentes et dévouées, et, peut-être pour aller plus vite, ne pas perdre de temps face à l’urgence des dramatiques […]

    #Photojournalisme #Maxime_de_Rostolan

  • Elle l’a bien cherché | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/075213-000-A/elle-l-a-bien-cherche

    Entre tribunaux saturés et préjugés tenaces, ce documentaire montre le douloureux parcours de quatre victimes de viol pour se faire entendre. Plus d’un an après #MeToo, une plongée sans fard dans un processus archaïque.

    Souvent rongées par la honte ou la peur de ne pas être prises au sérieux, seules 16 000, sur les 200 000 victimes de viols (ou de tentatives de viols) dénombrées chaque année en France, franchissent la porte d’un commissariat. Elles ne verront pas toutes leur agresseur condamné puisqu’une plainte sur dix seulement aboutit aux assises. Débordés, policiers et magistrats sont contraints de ne garder que les dossiers les plus « solides ». Un témoignage fragile, des circonstances obscures ou une absence de séquelles physiques peuvent conduire au classement sans suite de l’affaire. Victimes de viol, Marie, 20 ans, Manon, 27 ans, Michèle, 56 ans et Muriel, 42 ans, expérimentent ce long combat où, à tout moment, le destin de leur plainte peut basculer.

    Suspicion latente
    Auditions au commissariat, confrontations, suivi à l’hôpital, entretiens avec l’avocat puis procès : Laetitia Ohnona n’omet rien du parcours du combattant qui incombe aux victimes de viol. Il leur faudra répéter inlassablement leur histoire, maîtriser leurs angoisses, subir les questions intimes des policiers et les examens gynécologiques. Au plus près de quatre femmes à différents stades de la procédure, la réalisatrice questionne aussi les représentations pesant sur elles. « Le jury populaire a souvent de nombreux a priori », prévient l’avocate de Muriel, violée à la suite d’une soirée arrosée qui a dérapé. L’alcool, une tenue légère ou un flirt renvoient souvent à une suspicion latente de coresponsabilité. Sans pour autant incriminer une institution judiciaire dépourvue de moyens, ce documentaire lève le voile sur les lacunes du processus et interroge notre conscience de juré potentiel.

    (pas encore vu)

  • Quand les flics demandent à Facebook vos informations, voici ce que Facebook envoie aux flics

    Le Boston Phoenix révèle l’assignation envoyée par la police à Facebook dans une affaire de meurtre. Les renseignements demandés sont exhaustifs : tous les posts, commentaires, notifications, conversations sur des « murs », dans des groupes, toutes les photos (imprimées sur papier), toutes les coordonnées utilisées par la personne (e-mail et téléphones compris), tous les logs, les dates et durées de connexion, la liste des « amis », tous les mails envoyés, reçus, y compris ceux supprimés.

    One of the most fascinating documents we came across was the BPD’s subpoena of Philip Markoff’s Facebook information. It’s interesting for a number of reasons — for one thing, Facebook has been pretty tight-lipped about the subpoena process, even refusing to acknowledge how many subpoenas they’ve served. Social-networking data is a contested part of a complicated legal ecosystem — in some cases, courts have found that such data is protected by the Stored Communications Act.

    In fact, we’d never seen an executed Facebook subpoena before — but here we have one, including the forms that Boston Police filed to obtain the information, and the printed (on paper!) response that Facebook sent back, which includes text printouts of Markoff’s wall posts, photos he uploaded as well as photos he was tagged in, a comprehensive list of friends with their Facebook IDs (which we’ve redacted), and a long table of login and IP data.

  • Des féminicides qui auraient pu être évités | Panoramiques | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/studio/panoramique/enquete-sur-des-feminicides-qui-auraient-pu-etre-evites

    Le 8 octobre 2018, Ludovic comparaît au tribunal de grande instance du Puy-en-Velay. Il lui est proposé une composition pénale – une alternative aux poursuites – dans laquelle il devra verser une amende de 500 euros au Trésor public, accomplir à ses frais un stage de responsabilisation* Ces modules, dits de « responsabilisation pour la prévention et la lutte contre les violences au sein du couple ou sexistes », ont été institués par la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. C’est un complément au suivi individuel mené avec les conseillers d’insertion et de probation (SPIP)., mais aussi reverser 1 429,95 euros à son ex-femme, notamment au titre du préjudice moral et matériel.

    Sylvia meurt en novembre. Et quand Ludovic passe aux aveux un mois plus tard, en décembre 2018, le juge des libertés et de la détention le place sous contrôle judiciaire. « En 44 ans de carrière, je n’avais jamais vu ça. C’est surréaliste de ne pas incarcérer un mari qui a tué sa femme », rapporte Yves Sauvayre, l’avocat des parties civiles.

    « Il n’avait plus rien à perdre et pouvait très bien venir s’en prendre à nous, estime Lucia, l’une des soeurs. J’ai enchaîné des nuits blanches à cauchemarder. » La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Riom a fait appel de cette décision et son placement en détention a finalement été ordonné le 20 décembre, dans l’attente du procès. Contacté, l’avocat de Ludovic n’a pas répondu à nos questions.

  • Patrouiller, dénoncer, détruire : comment le vigilantisme est né à Calais
    http://theconversation.com/patrouiller-denoncer-detruire-comment-le-vigilantisme-est-ne-a-cala

    Les collectifs anti-migrants ont ainsi mené une activité soutenue entre 2013 et 2016, incluant des citoyens a priori sans affiliation politique particulière. Ils sont pourtant discrètement appuyés par des groupuscules d’extrême droite qui oeuvrent plus ou moins dans l’ombre, et grâce aux réseaux sociaux.

    Si ces derniers attirent l’attention médiatique, par exemple le groupe des Identitaires, ils essaiment aussi désormais parmi « Monsieur et Madame Tout Le Monde ».

    [...]

    Ces groupes ne vont pas ainsi seulement manifester, mais aussi agir contre les migrants, en les surveillant, en les signalant en ligne, voire en intervenant directement à leur encontre.

    [...]

    Les militants de Sauvons Calais nient avoir participé à ces actes « individuels commis par des gens perturbés ». Cette version est mise à mal par Alain Fauquet, le maire du village, qui nous affirme lors d’un entretien que les militants de Sauvons Calais ont « remplit des grands sacs de pierres [pris] sur la voie ferrée pour organiser le caillassage » sans nécessairement les jeter eux-mêmes, se contentant de fournir les pierres.

    Ces faits illustrent une violence de groupe organisée, certes minimisée mais aussi une stratégie d’évitement. Les militants agissent en sous main afin de ne pas se voir attribuer la responsabilité des violences et préserver ainsi une forme de « respectabilité ».

    [...]

    Les groupes anti-migrants à Calais sont ainsi représentatifs d’un certain flou entretenu sciemment par certains militants de l’extrême droite, permettant d’impliquer des citoyens « ordinaires » dans des actes de violence collective.

    Ce type de mouvement contre l’immigration n’est pas isolé en Europe, loin de là. En Allemagne, les actes contre les migrants se sont multipliés pour culminer dans des journées de mobilisations et de violences à Chemnitz lors du mois d’août 2018.

    Cette tendance se retrouve aussi en Italie ou les actes de vigilantisme contre les migrants se multiplient depuis l’accession de la Ligue de Matteo Salvini au pouvoir

    De même, en Bulgarie, des milices traquent les migrants à la frontière turque.

    En France, les groupes de « Calaisiens » semblent avoir trouvé une postérité avec les actions du mouvement Génération Identitaire, qui a bloqué la frontière franco-italienne et mène campagne contre les ONG qui soutiennent les migrants en Méditerranée.

  • Le coût des maisons de retraite, un casse-tête pour les familles
    AFP, 26/03/2019
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/le-cout-des-maisons-de-retraite-un-casse-tete-pour-les-familles_2069442.htm

    Paris - Un « parcours du combattant », qui peut mener à des « zizanies » familiales : pour certains proches de personnes âgées, le coût de l’hébergement dans les maisons de retraite relève du casse-tête, surtout lorsque les dispositifs d’aide sociale ne les dispensent pas de mettre la main à la poche.

    « C’est épuisant, sur les plans émotionnel et financier. Ça fait 13 ans que ça dure, et toutes les économies de ma mère y sont passées », témoigne Evelyne Ducrocq, une enseignante de 62 ans.

    Sa mère Gisèle, 87 ans, atteinte d’Alzheimer et aujourd’hui complètement dépendante, vit depuis 2006 dans un Ehpad du Pas-de-Calais, qui lui facture 1.900 euros mensuels. « Et encore, on est dans la fourchette basse des prix », soupire Evelyne. Mais l’octogénaire ne touche que 1.200 euros de retraite, si bien que, depuis 13 ans, ses deux filles ont dû se débrouiller pour payer la différence.

    « On a d’abord utilisé les économies de notre mère, puis on a mis sa maison en location, mais on a dû faire des travaux, et on a eu des locataires indélicats », raconte la sexagénaire. « Aujourd’hui c’est moi qui puise dans mon épargne, j’y laisse un tiers de mon revenu. L’an prochain, je serai moi-même à la retraite. Je ne sais plus quoi faire ! ».

    D’après une étude de la Mutualité française publiée en octobre, l’hébergement en maison de retraite coûte en moyenne 2.000 euros par mois aux plus dépendants, alors que les retraités touchent en moyenne 1.500 euros de pension. Dans la majorité des cas, le reste à charge est donc supérieur aux ressources du résident.

    Pour payer la différence, les familles peuvent demander une « aide sociale à l’hébergement » (ASH). Mais le conseil départemental, avant de fixer sa participation, impose aux « obligés alimentaires », c’est-à-dire aux enfants et petits-enfants, de contribuer en fonction de leurs ressources.

    – « Bouclier dépendance » -

    Frédéric, un Strasbourgeois de 57 ans, a ainsi déposé une demande d’aide pour pouvoir payer les 600 euros par mois qui manquent à sa mère Solange, 88 ans, pour régler sa maison de retraite.

    Au final, « le département serait prêt à verser seulement une centaine d’euros par mois. Tout le reste serait à ma charge. Mes frères et soeurs, eux, n’auraient rien à régler ! ». Mécontent de cette répartition, Frédéric a saisi un juge aux affaires familiales, qui ne se prononcera pas avant de longs mois.

    Le fait que les départements sollicitent ainsi les descendants - et qu’ils puissent se rembourser sur le patrimoine de la personne âgée, après son décès -, explique en grande partie le faible recours à ce dispositif. Seuls 20% des pensionnaires d’Ehpad bénéficient de l’ASH, alors que les trois quarts ont des ressources insuffisantes pour payer leur hébergement.

    « Les gens ne veulent pas être une charge » pour leurs héritiers, et sont réticents à ce que les économies de toute une vie soient ponctionnées après leur mort, souligne le sociologue Serge Guérin, spécialiste du vieillissement.

    Les seniors rechignent également à « créer la zizanie entre leurs enfants », décrit Jean-Pierre Hardy, enseignant à Sciences Po et expert de ces thématiques, qui dénonce un système « digne du XIXe siècle ». « Certains vont en justice car ils refusent de payer pour un parent avec qui les relations sont rompues depuis des années », observe-t-il.

    Une réforme de l’ASH pourrait être l’un des volets de la future loi sur la dépendance attendue avant la fin de l’année.

    Un des groupes de travail chargés par le gouvernement de plancher sur ce dossier suggère d’harmoniser au niveau national le barème des efforts demandés aux enfants, et de ne plus solliciter les petits enfants. Il propose également de transformer en crédit d’impôt l’avantage fiscal accordé aux proches pour leur contribution aux frais de séjour - ceci afin d’en faire profiter aussi les moins aisés.

    Enfin, les experts proposent de créer un « bouclier dépendance » : selon ce schéma, au bout d’un certain nombre d’années en établissement, la solidarité nationale prendrait le relais des familles.

    #ash #maison_de_retraite

    • Indre-et-Loire : financer la maison de retraite, le casse-tête des familles
      13/04/2019
      https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/indre-et-loire-financer-la-maison-de-retraite-le-casse-tete-des

      Face au coût de l’hébergement en Ehpad, les solidarités familiales tentent de faire front. Avec bienveillance, angoisse, et culpabilité. Témoignages.

      On va tous être solidaires. Mais ça va être compliqué car aucun de nous ne roule sur l’or ! Comme la vingtaine de Tourangeaux ayant répondu à notre appel à témoignages sur le financement de l’hébergement en maison de retraite, Alizée et sa famille ont été secouées par l’entrée en Ehpad* d’un proche. Pour elles, c’était le grand-père en décembre dernier. « On se pose surtout beaucoup de questions sur le lieu, sa propreté, l’accompagnement… », précise en préambule la petite-fille. L’inquiétude n’est pas que financière. » Mais elle l’est aussi. Source de nuits blanches à envisager tous les scénarios. 1.000 € de pension de retraite pour le grand-père, 600 € pour la grand-mère qui vit toujours dans sa maison. Un hébergement en Ehpad de 1.900 € par mois, des aides dont les montants restent vagues : « 149 € d’APL, pour l’Apa on attend toujours »… Les enfants se font peu d’illusions, les 10.000 € mis de côté par leurs aînés vont fondre rapidement. Et tous devront participer, même les petits-enfants.
      “ Avec le préavis, on a payé 4.700 € pour un mois ! ” Une échéance à laquelle se prépare également Jeannine d’Azay-le-Rideau. Qui comme la plupart de nos « témoins » ressent le besoin de justifier ce choix d’hébergement en Ehpad, détaillant la perte d’autonomie de sa maman de 92 ans. Soustractions des aides départementales faites, il lui manque 500 € par mois pour honorer la facture mensuelle de 2.200 €, pour l’hébergement et la prise en charge de sa dépendance. « Alors qu’elle a plutôt une bonne retraite (1.400 €), elle n’y arrive pas et doit puiser dans ses modestes économies » raconte sa fille. Les quatre enfants vont prendre le relais, rognant sur leurs retraites respectives. « Heureusement on est soudées, souligne Jeannine. On va y arriver, mais à 72 ans, c’est beaucoup de tracas à gérer. D’autant que je ne peux m’empêcher de penser à ma propre prise en charge dans quelques années. » Elle s’apprête à vendre deux derniers hectares de terres agricoles. Si besoin, elle cédera encore la maison parentale. Des démarches qui l’épuisent. « Surtout que, même si la maison de retraite me semble plutôt bien, avec une ambiance familiale, je ne sens pas ma mère heureuse, je culpabilise… Personne ne va bien dans cette histoire ! »
      Jeannine alerte encore sur les mauvaises surprises des premiers mois. « Ma mère était tombée. Après une hospitalisation, on a dû trouver, en urgence, une maison pour l’accueillir. Une résidence avait une place, mais à un prix impossible pour nous (3.000 €). On savait que ce serait temporaire. Mais quand on a trouvé une seconde maison plus adaptée aux revenus de ma maman, mais dans laquelle il fallait l’installer tout de suite de peur de perdre la place, on s’est retrouvées coincées. On nous a réclamé un mois de préavis dans la première maison. On avait rédigé et fourni ce préavis à la direction dès le début mais on l’avait annulé quelques jours avant l’échéance n’ayant pas trouvé d’autre solution. Au final, on a dû verser 4.700 € à cette première maison, pour à peine un mois, et 2.000 dans la seconde… » Des dépenses qu’elle trouve scandaleuses. « Comment peuvent-ils profiter ainsi de notre détresse ? »
      Pour Catherine, l’histoire s’est répétée avec ses beaux-parents, puis sa maman. « Chaque fois, on s’est heurté aux mêmes difficultés financières. » Durant de longues années, le couple s’est serré la ceinture. « Mes sœurs n’étant pas solvables, on a tout payé. » De ces périodes, elle garde le souvenir « d’une grande fatigue morale et physique ».
      Des mois éprouvants aussi pour Roger, 74 ans, fils unique, quand, il y a trois et demi, il a dû déménager et vendre la maison de sa maman de 93 ans. « Avec 800 € de pension de réversion, il lui manque 1.000 € par mois, précise-t-il. Pour l’instant, elle mange l’argent de la maison. » Elle pourra tenir ainsi encore trois ans. Lui, se bat pour obtenir l’aide sur la complémentaire santé : « Je ne comprends pas qu’il faille refaire un dossier tous les ans ! » Mais la situation ne l’empêche plus de dormir. « Autour de moi, je ne vois que des septuagénaires avec de telles préoccupations. On soutient nos parents, nos enfants, nos petits-enfants. Et on finit par s’interroger sur notre propre avenir ! »
      * Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (#Ehpad).

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      repères
      Quelles aides ? Sous quelles conditions ?

      L’Indre-et-Loire compte 57 Ehpads (publics, privés associatifs et privés commerciaux) pratiquant des coûts d’hébergement de 1.800 à 3.000 € environ. Cinq aides publiques peuvent alléger le coût de l’hébergement.
      > L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) : elle finance en partie le tarif dépendance, selon le revenu. En Indre-et-Loire, pour l’hébergement en établissements, elle représente près de 21M€ de dotations, versées en 2018 par le Département, à 4.930 résidents. A cette somme s’ajoutent les aides versées à 620 Tourangeaux résidant hors département, pour une enveloppe globale de 3M€.
      > L’aide sociale à l’hébergement (ASH). Si les ressources du résident et de ses enfants ne suffisent pas, le Département prend le relais. Particularité en Indre-et-Loire : les revenus des petits-enfants ne sont pas pris en compte. En 2018, 1.003 personnes ont bénéficié de cette aide en Touraine, pour un montant global de 13,5 millions d’euros. S’y ajoute une enveloppe de 1,4M€ versée à 99 Tourangeaux domiciliés hors département. L’État peut se rembourser sur la succession, si le patrimoine du résident dépasse 30.000 €.
      > La complémentaire santé gratuite. Les personnes âgées ayant moins de 735 € de revenus peuvent en bénéficier. Pour les autres, une aide au financement d’une mutuelle existe.
      > Un abattement sur l’impôt. La réduction d’impôt est plafonnée à 2.500 € annuels.
      > L’aide personnalisée au logement (APL) : dans les établissements sous contrat, elle est versée sous condition de ressources par la Caisse d’allocations familiales.

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      à chaud
      “ Sans économie et sans bien ”

      La maman de Danielle séjourne dans un Ehpad à 2.000 € par mois, « parmi les moins chers de la région », précise sa fille qui a mené sa petite enquête. « Elle perçoit 1.100 € de pension. Elle n’a aucun bien immobilier, et, en trois ans, elle a épuisé le peu d’économies de sa vie. » Sa fille unique est à la retraite, avec une « modeste pension » non imposable. « Après beaucoup de recherches, j’ai déposé un dossier [pour une demande d’aide sociale ; NDLR] au CCAS de la mairie de Joué. Il a été accepté au bout de deux mois. » Aujourd’hui, Danielle verse chaque mois, 90 % des revenus de sa mère au Trésor public, et garde les 10 % restant comme argent de poche, comme le stipule la réglementation. Lui reste à payer une partie de la mutuelle, les frais d’habillement, produits de toilette… Danielle complète avec ses propres ressources.

    • En moyenne, le reste à charge - somme que doit verser une personne dépendante ou son entourage pour une place en Ehpad - est de près de 2000 euros. « Un montant supérieur au niveau de pension de retraite moyenne, soit 1 800 euros », confirme Roméo Fontaine*, qui souligne : « Le différentiel est d’autant plus grand que la population des Ehpad est très féminine. Or les #femmes ont les niveaux de retraites les plus faibles ».

      * "économiste spécialisé dans les questions liées au vieillissement et chercheur à l’Institut National d’Études Démographiques" et "Collaborateur scientifique au Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Âge (HCFEA), depuis 2017." (https://sites.google.com/view/romeo-fontaine)

      Grand âge et dépendance : les enjeux du financement
      https://www.ouest-france.fr/bretagne/grand-age-et-dependance-les-enjeux-du-financement-6295019
      (! publireportage ? Ouest-France Communication pour Mutualité Française Bretagne)

      Sur le nouveau rapport de cet HCFEA, « Grand âge et autonomie », sorti fin mars 2019, cf. https://seenthis.net/messages/765263#message776372

  • Guéret : l’agent de la Carsat, relaxé dans l’affaire des injures racistes
    https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/gueret-l-agent-de-la-carsat-relaxe-dans-l-affaire-des-injures-racistes-15

    Guéret : l’agent de la Carsat, relaxé dans l’affaire des injures racistes

    jeudi 18 avril 2019 à 23:10 Par Camille André, France Bleu Creuse et France Bleu

    L’agent de la Carsat de Guéret qui était poursuivi pour injures racistes a été relaxé. La décision est tombée mardi 16 avril. En août 2018, il avait proféré des insultes sur la messagerie vocale d’une jeune femme, alors qu’il pensait avoir raccroché.
    Fatiha Martin avait porté plainte pour diffamation

    Cette histoire a fait beaucoup de bruit. L’été dernier, un agent de la caisse de retraite Carsat de Guéret a laissé des injures racistes sur le répondeur d’une assurée. L’homme pensait avoir raccroché le combiné et il s’adressait à ses collègues. Il traitait notamment la famille de la jeune femme de « cassos » et de « Daesh Creusois ».

    Fatiha Martin, la jeune victime de 28 ans a porté plainte pour diffamation. L’audience s’est tenue en mars à Guéret, mais la décision n’a été rendue que mardi 16 avril : l’agent a été relaxé.
    Incompréhension pour la jeune femme

    « Je suis vraiment déçue », nous a confié Fatiha Martin, qui ne comprend pas cette décision du tribunal. « je suis très très énervée contre la justice, parce que si ce monsieur de la Carsat, qui est payé par l’Etat, peut tenir ce genre des propos comme ça, ou on va ? ». Pour Fatiha Martin, cela signifie que « la justice française autorise ce genre de propos ».

    Pour le moment la jeune femme n’a pas pu avoir une discussion avec son avocat pour comprendre les motivations des juges qui ont décidé cette relaxe. Elle hésite encore à faire appel.

    A l’époque des faits, la Carsat de Guéret avait présenté ses excuses à la famille, et condamné les propos de l’agent. Depuis, elle l’a licencié.

    Aucune recension ici ?
    #racisme

  • Des anges gardiens de l’Est au service d’une Europe vieillissante
    (anges gardiennes, non, plutôt ?)
    https://www.nouvelobs.com/societe/20190421.AFP5077/des-anges-gardiens-de-l-est-au-service-d-une-europe-vieillissante.html
    https://information.tv5monde.com/info/des-anges-gardiens-de-l-est-au-service-d-une-europe-vieillissa (avec des photos)

    Dans les cas les plus graves, le mal-être des auxiliaires de vie peut tourner à la dépression. En Roumanie, le phénomène est connu sous le nom de « syndrome italien ». Le terme désigne les troubles psychiatriques dont souffrent certaines soignantes ayant travaillé des années à l’étranger, souvent en Italie, laissant leur propre famille derrière elles.

    Durant la seule année dernière, plus de 150 femmes souffrant de ce syndrome ont été admises dans une unité spécialisée de l’hôpital psychiatrique de Iasi, dans le nord de la Roumanie.

    Parmi les anciennes patientes de l’unité, une quinquagénaire ayant travaillé en Italie de 2002 à 2014, décrit la montée d’une angoisse « profonde et sombre » au fil des ans : « C’est avantageux d’un point de vue de financier mais après la tête ne fonctionne plus correctement », confie cette mère de deux enfants sous couvert d’anonymat.

    « J’ai travaillé la plupart du temps auprès de malades d’Alzheimer, coincée entre quatre murs (...) Je leur ai sacrifié mes plus belles années ».

    also in english (article plus long, il semble)

    Care workers cross Europe’s east-west divide
    https://news.yahoo.com/care-workers-cross-europes-east-west-divide-024600024.html
    [AFP]
    Julia ZAPPEI with Ionut IORDACHESCU in Bucharest, AFP•April 21, 2019

    Women from Slovakia and Romania form the backbone of Austria’s domestic care sector (AFP Photo/JOE KLAMAR)

    Leoben (Austria) (AFP) - Every two weeks, Alena Konecna packs her bags to leave her own mother and daughter at home in Slovakia and travel some 400 kilometres (250 miles) across the border into Austria to take care of someone else’s mother.

    As citizens across the continent prepare to vote in May’s European Parliament elections, 40-year-old Konecna is an example of those who regularly take advantage of one of the EU’s most important pillars: the free movement of labour.

    She’s one of more than 65,000 people — mostly women from Slovakia and Romania — who form the backbone of Austria’s domestic care sector.

    For two weeks at a time, Konecna stays with the 89-year-old bedridden woman to cook and care for her.

    “Without care workers from abroad, the 24-hour care system would break down... No one (in Austria) wants to do it,” says Klaus Katzianka, who runs the agency that found Konecna her current job and who himself needs round-the-clock care due to a disability.

    But the arrangement may be coming under strain.

    – Demographic time bomb -

    Austria — along with other countries such as Germany, Greece and Italy — looked to poorer neighbouring states after the fall of communism to meet the need for carers generated by an ageing population and changing family structures.

    But it is “problematic to build a system on this,” says Kai Leichsenring, executive director of the European Centre for Social Welfare Policy and Research.

    As eastern European nations become richer and their own populations age, workers there may increasingly choose to stay put, he warns.

    Western European nations would then have to look further afield — to Ukraine or China, for example — to meet the ever-growing demand.

    In Konecna’s case, she started to work as a caregiver more than two years ago in the town of Leoben, nestled amid mountains in the Austrian countryside, which reminds her of her home in Banska Bystrica in Slovakia.

    Previously the single mother worked in a factory in the car industry.

    Fed up with the long shifts and inspired by her mother’s erstwhile career as a nurse, in 2015 she took a three-month course in first aid and care skills, including some practical experience in nursing homes.

    She also took a one-month German course, allowing her to watch TV with her employer and read newspapers to her.

    Care workers can earn roughly double as much in Austria than in Slovakia, although Konecna says it’s hard to leave behind her daughter, now 19.

    “My daughter was often sick when I was away. And I have missed things like my daughter’s birthday,” she says, adding she would prefer working in Slovakia if wages were better there.

    – ’Italy syndrome’ -

    Besides being separated from their families, there are other problems in how the sector works across Europe.

    A study by the Johannes Gutenberg University in Mainz found inadequate training, extreme working hours and salaries below the legal minimum wage.

    Up to 300,000 caregivers are estimated to work in private homes in Germany, mostly illegally. They previously hailed mostly from Poland but now increasingly come from poorer EU states such as Romania and Slovakia.

    Konecna was put off going to Germany by the more gruelling cycle which is common there, with workers staying three months at a time.

    For many of those from poorer EU member states working in the West, workplace conditions can leave lasting effects.

    In Romania, more than 150 women were hospitalised at Socola Psychiatric Hospital in the country’s northeast last year alone, their mental health having suffered after caring for the elderly abroad — what has become known as the “Italy syndrome”.

    “I had the misfortune to work all the time for elderly people suffering from Alzheimer’s so I spent most of my time between four walls, under constant pressure,” says one former hospital patient, a 58-year-old mother of two who worked in Italy from 2002 until 2014.

    “I devoted the most beautiful years of my life to elderly Italians.”

    – ’Big minus’ -

    Added to the stress of such jobs, there are signs that EU migrant workers like Konecna may come under fire from their host governments.

    Last year in Austria for example, the right-wing government decided to cut the amount of child benefit paid to foreigners who work in Austria but whose children live abroad in lower income countries.

    With a monthly salary of about 1,200 euros ($1,400), Konecna says the changes have meant an effective pay cut of 80 euros, a “big minus” for her.

    Katzianka, who fears difficulties to find carers from Slovakia now, has hired a lawyer for Konecna to contest the change.

    Romania has also protested to the European Commission over the change, saying it violates EU principles of equal treatment.

  • Thématique "Devenir #homme" dans Sur les docks (France Culture) cette semaine

    1. « Junior, tu seras un homme mon fils »
    http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-devenir-homme-14-%C2%AB-junior-tu-seras-un-homm

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10177-25.03.2013-ITEMA_20462995-0.mp3

    J’ai eu envie d’interroger la transmission de la #virilité. Est-ce que l’injonction Tu seras un homme, mon fils, a encore un sens aujourd’hui ? Que veulent transmettre les pères à leurs fils ? Comment les guident-ils dans leur devenir masculin ? Sont-ils préoccupés à l’idée d’avoir un fils ? Jouent-ils un rôle déterminant dans l’apprentissage du monde viril ? Quelle masculinité ont-ils à cœur d’incarner ? Comment parlent-ils de #sexe, des #femmes, du travail, de la vie, à leurs fils ?

    2. « Masculinités homosexuelles »
    http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-devenir-homme-24-%C2%AB-masculinites-homosexuel

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10177-26.03.2013-ITEMA_20463377-0.mp3

    A travers ces témoignages se posent les questions suivantes : qu’est-ce que la masculinité ? Est-ce une construction sociale ou culturelle ? Peut-on être féminin et #homosexuel ? Quel est le poids de la famille ? Y a-t-il des codes de la culture « gay » derrière lesquels se protéger ? Que sont les performances de masculinité ? Le coming out est-il significatif dans l’acceptation de sa masculinité ? La masculinité englobe-t-elle une façon d’être et de penser ?

    3. « Masculin féministe : des hommes pour l’égalité » / @syntone
    http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-devenir-homme-34-%C2%AB-masculin-feministe-des-

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10177-27.03.2013-ITEMA_20463748-0.mp3

    Nous allons à la rencontre d’hommes qui ne se reconnaissent pas dans le modèle de #domination_masculine, des messieurs tout-le-monde ou des militants pour l’égalité. Tous ces hommes font le constat que leurs choix de vie sont en contradiction avec la société et que le projet d’égalité femmes-hommes les rend plus libres.

    Qui sont-ils ? Quelle a été leur prise de conscience et leur cheminement ? Comment se posent à eux les enjeux de l’identité, de la parentalité, du pouvoir masculin en société, au travail et dans la religion ? Si souvent ces hommes s’accordent sur une réserve à garder – celle de ne pas prendre le pouvoir dans la lutte des femmes – ils croient en leur capacité d’influer positivement sur les comportements masculins.

    4. « La maison des hommes »
    http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-devenir-homme-44-%C2%AB-la-maison-des-hommes-%C

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10177-28.03.2013-ITEMA_20464149-0.mp3

    A Arras, le Home des Rosati accueille des hommes, tous ont levé la main sur leur femme : ils sont médecin, policier, au chômage ou à la retraite. Pendant quelques mois ou quelques semaines, ils sont interdits de tout contact avec leur compagne et doivent vivre avec d’autres hommes violents.

    122 femmes mortes des suites de #violences_conjugales en 2011. Tel est le chiffre avancé par le dernier rapport de l’Observatoire national de la délinquance. C’est la justice qui décide de les éloigner du domicile conjugal soit dans le cadre d’un classement sous condition, soit par un placement sous contrôle judiciaire en attendant leur jugement. Pour éviter de nouvelles violences, plusieurs associations les prennent en charge : certaines les hébergent, d’autres organisent des groupes de parole.

    #genre #radio #audio #documentaires_radiophoniques

  • Replay Infrarouge - La maison des hommes violents - France 2
    https://www.france.tv/france-2/infrarouge/949563-la-maison-des-hommes-violents.html

    diffusé le mar. 16.04.19 à 23h18
    disponible jusqu’au 24.04.19
    documentaires société - 65 min - 2017

    À Arras, dans le Pas-de-Calais, existe une structure unique en France dans l’accompagnement des auteurs de violences conjugales. Créé en 2008 à l’initiative de la Communauté urbaine et du parquet d’Arras, le Home des Rosati héberge en permanence huit hommes pour des séjours de trois semaines à plusieurs mois. L’équipe d’encadrement y pratique un travail thérapeutique intense et préventif. Qui sont ces hommes violents ? Quelle prise en charge sociale et psychologique leur propose-t-on ? Le primat de l’éducatif sur le répressif mérite-t-il d’être développé en France ? C’est à ces questions, au cœur du débat actuel sur les violences conjugales, que ce film répond à travers le suivi, au jour le jour, de six hommes à la maison des Rosati, de leur arrivée jusqu’à leur départ. Le documentaire « La Maison des hommes violents » sera suivi d’un débat présenté par Marie Drucker, en présence de : - Benoît Durieux, directeur du pôle hébergement,insertion,responsabilisation de l’Association SOLFA - Luc Frémiot, magistrat honoraire, ancien procureur de la République de Douai

    réalisé par : Marie-Christine Gambart

    (il existe aussi au moins une émission radio sur cette expérience #rosati, diffusée en mars 2013 sur france culture : cf. l’épisode 4, relevé par @intempestive https://seenthis.net/messages/125967)

  • Faire valoir vos droits
    Quelles que soient les circonstances de l’agression,
    vous n’en êtes pas responsable.
    Rien ne justifie un viol ou une autre agression sexuelle.
    Il n’avait pas le droit, c’est la loi.
    https://cfcv.asso.fr/ce-que-dit-la-loi

    Un livret juridique à télécharger
    Ce livret vous informe sur ce que dit la loi, les droits des victimes de viols et d’agressions sexuelles et le déroulé des procédures. (édition 2018)

    https://cfcv.asso.fr/wp-content/uploads/2018/02/Livret-juridique-2018.pdf

    #cfcv #viol #agresssion_sexuelle

  • « Cette génération de jeunes ressent la finitude du monde » (Cécile Van de Velde, Le Monde, 19.04.19)
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/04/19/cette-generation-de-jeunes-ressent-la-finitude-du-monde_5452464_4401467.html

    Nés au tournant des années 2000, ces jeunes ont connu la jonction des #crises économiques et environnementales, et portent un rapport au temps particulier : ils ressentent fortement la #finitude du monde. Ils ont grandi dans une forme d’#incertitude radicale. J’ai pu voir monter et se diffuser, au fil de mes recherches sur la #colère_sociale, ce sentiment d’#urgence vis-à-vis des questions écologiques. En 2012, la colère des jeunes diplômés était principalement structurée par les thématiques sociales et économiques. Aujourd’hui, le malaise est plus existentiel, plus global. Il porte davantage sur la question de la marche du monde et de l’humanité menacée.
    Cela va de pair avec un rapport plus concret et radical au politique : ces jeunes générations ont davantage confiance en leurs capacités de changement social que leurs aînés, notamment parce qu’ils ne considèrent pas n’avoir plus rien à attendre.
    […]
    C’est un point intéressant : on n’y retrouve pas, ou peu, de jeunes issus de territoires périphériques ou de jeunes issus des milieux plus populaires. C’est une colère des « #inclus », ce qui ne veut pas dire pour autant que les autres ne sont pas sensibles à ces questionnements, mais leur colère se structure davantage sur l’injustice sociale.
    […]
    On y retrouve, comme dans toutes les colères sociales et politiques d’aujourd’hui, les mêmes ferments. A savoir un sentiment d’#impuissance, avec cette impression de ne pas pouvoir avoir suffisamment de prise sur son destin, qu’il soit individuel ou collectif. Et un sentiment de #mépris ressenti face à l’action ou l’inaction politique.

  • Lutter ensemble - Radio Zinzine
    http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=4055

    Lutter ensemble (60 mn) le 18 février 2019
    A l’occasion du passage par chez nous de l’autrice de Lutter ensemble, pour de nouvelles complicités politiques paru le 7 novembre 2018 aux éditions Cambourakis, nous évoquons avec #Juliette_Rousseau les thématiques développées dans son livre.

    De la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle, Juliette Rousseau part à la rencontre de collectifs féministes, antiracistes, LGBT, de justice climatique, etc., qui interrogent les différents rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale, à l’œuvre dans la société mais aussi dans les espaces militants.
    À partir de nombreux entretiens, ce livre invite à explorer les nouvelles formes d’organisation et de solidarité politique qui se nouent entre les personnes concernées par une même oppression et leurs allié·es ou complices.

    http://www.zinzine.domainepublic.net/emissions/SPX/2019/SPX20190223-LutterEnsemble.mp3


    –-
    La p’tite Blan
    Du Poil sous les bras - Juliette Rousseau
    (24 février 2019 - 55min)

    A propos des luttes collectives…
    Où l’on apprend que pour lutter ensemble, il va falloir se pencher sérieusement sur les oppressions qui traversent nos luttes, et c’est pas gagné !
    Autour du livre Lutter ensemble - pour de nouvelles complicités politiques (Editions Cambourakis)

    https://soundcloud.com/user-288683429/dpslb-juliette-rousseau

    (en haut à droite de l’image, on peut aussi cliquer sur le pictogramme pour télécharger l’émission, et ça donne https://api.soundcloud.com/tracks/580560123/download?client_id=Iy5e1Ri4GTNgrafaXe4mLpmJLXbXEfBR)

    Elle fait une tournée et sera présente « le 27 et 28/04, puis de nouveau le 1/05 à Arras entre autres pour le Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale »

    Samedi 27 avril
    18h30 Grand Place, grand chapiteau – Rencontre avec Juliette Rousseau, le collectif comm’un (Notre-Dame-des-Landes), Thomas Azuelos
    https://www.coleresdupresent.com/agenda/ensembles-pour-le-vivant

    1er mai
    14h15-15h30 Chapiteau des débats 1
    Tisser nos luttes Les 27 et 28 avril, le Forum social régional d’Arras a réuni de nombreux militants qui oeuvrent chaque jour à la fabrication d’un autre possible. Avec Catherine Zambon, et Juliette Rousseau et des actrice·eur·s de ces deux journées, nous reviendrons sur ce que signifierait convergence, et ce que suppose Lutter ensemble. Un débat animé par Jean-Baptiste Jobard (CAC).
    https://www.coleresdupresent.com/les-debats

    (Tiré de https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10216209030112750
    via le compte facebook de Juliette Rousseau
    https://www.facebook.com/jmhrousseau)

    #audio #luttes #militer

    • Bientôt sur le site de http://www.loldf.org
      émission diffusée le 17 avril :
      « #CeSoir On reçoit Juliette Rousseau pour son livre Lutter ensemble @ECambourakis. Au programme : nommer les oppressions, #NDDL, @LesDegommeuses, @AssoLallab, et bcp d’autres collectifs et luttes ! »
      https://twitter.com/lesoreillesfpp/status/1118546701885878273

      Ajout :

      Cette semaine, on a reçu en plateau Juliette Rousseau à l’occasion de la sortie de son livre « Lutter ensemble » publié aux Éditions Cambourakis. De la ZAD à la Palestine, de la marche pour le climat de New York aux camps de réfugié·es de La Chapelle, elle est partie à la rencontre de collectifs féministes, antiracistes, LGBT, de justice climatique, etc., qui interrogent les différents rapports de domination liés à la classe, au genre, à la race ou encore à la condition physique et mentale, à l’œuvre dans la société mais aussi dans les espaces militants. À partir de nombreux entretiens, son livre invite à explorer les nouvelles formes d’organisation et de solidarité politique qui se nouent entre les personnes concernées par une même oppression et leurs allié·es ou complices.

      http://www.loldf.org/spip.php?article704
      http://www.loldf.org/archives/19.04.17.lutter.ensemble.juliette.rousseau.mp3

  • Gisti+-+Fonctionnement+du+site
    https://www.gisti.org/spip.php?article4

    Si+vous+découvrez+le+site,+cette+page+est+faite+pour+vous.+Vous+trouverez+ci-dessous+la+présentation+des+éléments+actifs+de+la+page.+Barre+de+navigation+

    Pour+vous+rendre+dans+une+rubrique,+cliquez+sur+l’icône+correspondante.+Pour+plus+d’information+sur+le+classement+des+pages,+vous+pouvez+également+consulter+le+plan+du+site.++++Le+site+web+Un+mot+pour+vous+confirmer+que+vous+êtes+sur+le+site+du+GISTI.++Le+Gisti ?+Tout+ce+qui+dresse+l’autoportrait+de+l’association,+de+son+travail,+et+un+guide (...)

  • Toujours en test sur le #navigateur Vivaldi qui vient de sortir sa version 1.4 avec une fonction amusante en plus.
    Maintenant on peut #programmer un ou plusieurs changement de #thème, ce qui est vachement cool, parce que ça fait de mon navigateur une sorte de réveil.
    Changement de thème pour ne pas oublier d’aller chercher la gosse ou pour ne pas exploser l’heure du coucher.

    Ça me rappelle un site qui ne tournait que la nuit, un truc à @lazuly, non ?

  • Get misunderstood | That Abstract Press
    http://that.abstract.press.free.fr/?p=219

    -Personne ne sait ce qui se passe aujourd’hui parce que personne ne veut qu’il se passe quelque chose, en réalité on ne sait jamais ce qu’il se passe on sait seulement ce que l’on veut qu’il se passe, et c’est comme ça que les choses arrivent.

    En 17 Lénine et ses camarades ne disaient pas : Nous allons faire la révolution parce que nous voulons la révolution. Ils disaient « Toutes les conditions de la révolutions sont réunies, la révolution est inéluctable ! ». Ils ont fait la révolution qui n’aurait jamais eu lieu, s’il ne l’avait pas faite et qu’il n’aurait pas faite s’ils n’avaient pas pensé qu’elle était inéluctable uniquement parce qu’ils le voulaient.

    À chaque fois que quelque chose a bougé dans ce monde ça a toujours été pour le pire ! Voilà pourquoi personne ne bouge, personne n’ose provoquer l’avenir ! Faudrait être fou pour provoquer l’avenir !!! Faudrait être fou pour risquer de provoquer un nouveau 19 un nouveau 14 ou un nouveau 37.

    – Alors , il ne se passera jamais plus rien ?
    – Si parce qu’il y aura toujours des fous et des cons pour les suivre, et des sages pour ne rien faire…

    Via @fipradio. (Ceci est un texte issu du film « Liberté, la nuit » de Philippe Garrel. Il est dit par Jean-Pierre Léaud au générique de début. Les Troublemakers ont samplé ces paroles dans l’intro de leur morceau « Get Misunderstood ». C’est là que je les ai découvertes).

  • VIH, sexparties et pupilles dilatées : pour le communisme, éhontément https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/100317/vih-sexparties-et-pupilles-dilatees-pour-le-communisme-ehontement

    Interview de Tadzio Müller par Carl Melchers, publiée le 5 janvier 2017 sur Jungle World sous le titre Die Linke muss geil sein http://jungle-world.com/artikel/2017/01/55499.html

    Tadzio Müller, responsable de la justice climatique et de l’énergie à la Fondation Rosa Luxembourg à Berlin, est impliqué de longue date dans le mouvement pour la justice climatique.

    Traduit de l’anglais par Isabelle Saint-Saëns (@isskein).

    Tadzio Müller : En devenant cadre politique à plein temps, j’ai totalement marginalisé une part très importante de moi-même, je l’ai reniée. J’étais persuadé que c’était la seule façon de fonctionner pour un activiste, au point de ne pas tenir compte de moi-même – ou du moins de certains aspects de moi-même – ce qui a généré d’absurdes pathologies. J’ai complètement séparé de mon activité politique mon côté cuir-queer-sexuel-lubrique, et je me suis senti complètement marginalisé dans une gauche radicale pour laquelle, sans trop d’exagération, les corps n’existent tout simplement pas.

    Pouvez-vous en dire plus ?

    Dans la gauche allemande nous avons tendance à nous méfier du corps, vu la façon dont les Nazis l’ont sollicité et mobilisé. À gauche, nombreux sont ceux dont le schéma conceptuel est influencé, consciemment ou inconsciemment, par l’École de Francfort. Ils en viennent à penser que l’émancipation doit venir de la tête, de la rationalité. Il en résulte que le champ politique des corps et des affects – sur lequel il y a une sorte de tabou dans la gauche allemande, qui le considère souvent comme un frein à l’émancipation – est abandonné à « l’autre bord ».

    Mais une part importante de la gauche allemande n’est-elle pas justement obnubilée par les émotions, les identités et la création des « espaces safe » ?

    Il est vrai que certains débats dans les universités sur les « espaces safe » et les terminologies politiquement acceptables ont pu involontairement créer des incompréhensions, voire provoquer des sentiments d’exclusion, au point de sembler parfois prêter le flanc à des accusations de sectarisme. La gauche ne devrait pas faire peur. La gauche doit être cool ! Nos pratiques politiques doivent absolument accorder une place beaucoup plus centrale à la question des corps et des affects. Si je me bats contre le changement climatique ce n’est pas seulement parce que c’est pour moi la plus importante question de justice à laquelle nous ayons jamais été confrontés ; c’est aussi parce que je veux contribuer à élaborer une façon de faire de la politique où quand on se bat pour une cause juste on se marre et c’est sexy. Bien sûr il faut continuer à ancrer notre pensée politique dans la raison, le débat sur le changement climatique se fonde nécessairement sur l’affirmation de vérités factuelles, de manière on ne peut plus classique.

    Qu’entendez-vous par « #affects » ?

    Il y a un excès de rationalisme dans la gauche allemande. L’idée de honte est, pour moi, centrale dans ce débat – comme l’a bien montré Didier Eribon dans Retour à Reims. La honte est un de ces mots dont la gauche allemande ne sait pas vraiment quoi faire.

    Quel rôle la #honte joue-t-elle dans votre vie ?

    Un rôle important, malheureusement, car il y a toujours quelque chose dont j’ai honte. J’ai honte d’avoir baisé avec des mecs en cachette de ma copine pendant sept ans et demi. J’ai honte d’avoir parfois des marques dans le dos, après un week-end où je me suis fait fouetter ; et ces jours-là, j’évite de faire du sport. Ou j’ai honte de m’écrouler pendant une réunion le lundi parce que j’ai passé tout le week-end à gober sans dormir. Et, il n’y a pas si longtemps, j’avais honte d’être séropositif. Quand je mesure à quel point la honte structure mes actes… et quelle incroyable sensation provoque l’énergie libérée, quand on arrive enfin à s’en débarrasser…

    #militer #émotions #rationalité #politique

  • Les femmes dans l’économie (4/4) : L’économie du patriarcat
    https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/entendez-vous-leco-du-jeudi-07-mars-2019

    Le patriarcat est avant tout un système économique, qui repose sur l’exploitation des femmes dans le cadre de la famille. Comment l’analyse de cette …

    • feat. #Christine_Delphy ! (seule invitée)

      http://rf.proxycast.org/1544556949100568576/10081-07.03.2019-ITEMA_22001685-0.mp3

      Le patriarcat est avant tout un système économique, qui repose sur l’exploitation des femmes dans le cadre de la famille. Comment l’analyse de cette exploitation domestique permet-elle de comprendre, et de combattre, la persistance plus générale des inégalités entre les femmes et les hommes ?

      [...] Nous en arrivons aujourd’hui à une réflexion sur l’économie du patriarcat.

      Dans quelle mesure la famille est-elle un lieu d’exploitation économique des femmes ? Comment la réflexion sur le genre peut-elle nous aider à comprendre la persistance de ces inégalités ? Et quelle tournure le combat féministe prend-t-il aujourd’hui ?

      "Au lieu de se concentrer sur des éléments idéologiques ou religieux, ou sur des éléments soi-disant physiques, sur des différences « naturelles » entre les hommes et les femmes, d’autres, et moi-même, avons entrepris de chercher les causes des inégalités domestiques dans l’économie." (Christine Delphy)

      Archives

      • Le témoignage de Jacqueline, aide à domicile à Choisy-Le-Roi, extrait de l’émission Les Pieds sur terre diffusée sur France Culture le 11 avril 2011
      • L’historienne Michelle Perrot dans l’émission La Grande Traversée, diffusée le 22 août 2016 sur France Culture
      • La sociologue Christine Castelain-Meunier dans l’émission La Grande Table, diffusée sur France Culture le 27 décembre 2013
      • Extrait du documentaire de Paule Zajdermann Judith Butler, philosophe en tout genre, réalisé en 2006
      • Le politologue Francis Dupuis-Déri au micro de Judith Bernard pour le site Hors-Série, le 18 mars 2017

      #patriarcat #femmes #féminisme

  • Lettre des femmes du monde aux Femmes Zapatistes

    À nos compañeras zapatistas
    Aux femmes du monde qui luttent
    Aux grand-mères, mères, sœurs, jeunes et filles
    À celles qui ont le cœur de femme ...

    https://espoirchiapas.blogspot.com/2019/02/lettre-des-femmes-du-monde-aux-femmes.html

    Nous qui signons ces mots, nous sommes des femmes du Mexique et du monde, convoquées par les femmes zapatistes le 8 mars 2018 à la « Première Rencontre Internationale, Politique, Artistique, Sportive et Culturelle des Femmes qui Luttent ».

    Nous gardons à l’esprit que, pour chacune d’entre nous, nous sommes engagées à lutter, chacune depuis nos lieux d’origine ou depuis les lieux qui nous embrassent, avec nos différentes cultures et métiers « pour que plus jamais une femme dans le monde, quelle que soit sa couleur, sa taille, son origine, ne se sente seule ou aie peur ». Nous nous sommes engagées avec la lumière que vous nous avez partagé pendant la rencontre, avec la lumière que vous représentez pour nous. Nous continuons à prendre soin de cette lumière afin d’être, marcher et lutter ensemble.

    Aujourd’hui, nous nous manifestons donc pour vous dire que nous n’allons pas permettre que les mauvais gouvernements vous dépouillent de vos territoires qui vous offrent des racines, qui font battre votre cœur et donnent la direction à ce que vous êtes, à ce dont vous rêvez. Et nous nous battrons, de toutes les manières possibles, pour que les pratiques de résistance des peuples ne soient pas utilisées pour folkloriser les cultures ancestrales ou justifier les mégaprojets de mort imposés par le système capitaliste patriarcal.

    Étant donné la situation de guerre que nous continuons à vivre comme femmes, nous réaffirmons notre accord de « rester en vie, et que pour nous, vivre c’est lutter, chacune en accord avec sa manière, son lieu et son temps ».

    Maintenant c’est le moment de dire aux mauvais gouvernements d’hier, d’aujourd’hui et des différents lieux du monde que : nous répudions, depuis les multiples géographies auxquelles nous appartenons, les pratiques d’octroi et d’extraction de notre Terre Mère. Le fracking, les gazoducs, les oléoducs, les hydroélectriques, les monocultures agroindustriels et l’infrastructure du développement touristique ne bénéficient qu’aux grands projets entrepreneuriaux au détriment de la destruction des populations indigènes et non-indigènes. Face aux intérêts de ceux qui veulent gagner de plus en plus d’argent, nous allons lutter pour le Vie des personnes et des êtres vivants qui habitent nos territoires.

    Nous les femmes connaissons la valeur de la vie, et donc nous construisons les conditions pour assurer la vie. Nous déclarons que oui, nous pouvons le faire, nous les femmes, avec notre cœur collectif. Vous n’êtes pas seules compañeras zapatistas, amies et sœurs, et vos enfants, familles et peuples ne le sont pas non plus !

    Lettre accompagnée de 853 signatures collectives ou individuelles de femmes qui luttent partout dans le monde (dont la mienne, bien sûr)

    Lire aussi :
    Communiqué des femmes zapatistes aux femmes qui luttent
    (qui annonce qu’il n’y aura, hélas, pas de seconde rencontre internationale des femmes qui luttent) : https://espoirchiapas.blogspot.com/2019/02/face-au-nouveau-mauvais-gouvernement.html
    Paroles des femmes zapatistes lors de la 1ère rencontre des femmes qui luttent
    https://espoirchiapas.blogspot.com/2018/04/paroles-des-femmes-zapatistes-lors-de.html
    Parole des femmes Zapatistes lors de la cloture de la première rencontre des femmes qui luttent
    https://espoirchiapas.blogspot.com/2018/04/parole-des-femmes-zapatistes-lors-de-la.html

    #feminisme #zapatisme #ezln #sexta #chiapas #mexique

  • Quelle crise de la masculinité ?
    En accès libre
    #Francis_Dupuis-Déri
    https://www.hors-serie.net/En-acces-libre/2018-09-08/Quelle-crise-de-la-masculinite--id325
    En accès libre , émission publiée le 08/09/2018
    Durée de l’émission : 83 minutes

    Entretien visible en ligne ou à télécharger :
    – en vidéo :
    http://v42.hors-serie.net/telecharger/DLTDupuisD2.mp4


    – en #audio :
    https://www.hors-serie.net/medias/mp3/288783675.mp3

    (En suivant le tag, y’a deux entretiens récents écrits
    https://seenthis.net/messages/757145
    https://seenthis.net/messages/749037
    et audio
    https://seenthis.net/messages/751544)

    Le jeudi 7 février (hier), les Éditions du remue-ménage annoncent :

    Aujourd’hui paraissent en Europe francophone (France, Belgique, Suisse) LA CRISE DE LA MASCULINITÉ de Francis Dupuis-Déri et LES FILLES EN SÉRIE de @MartineDelvaux Grâce à Hobo Diffusion (Makassar), la présence outre-mer de notre maison d’édition féministe ne fera que croître.

    https://twitter.com/remue_menage/status/1093642964621033472

    Pour info, Dupuis-Déri sera en France en février :
    – Paris, librairie Violette and co, le jeudi 21, 19h
    http://www.violetteandco.com/librairie/spip.php?article1181
    – Rennes, librairie La Nuit des temps, mercredi 27, 19h
    "Si vous souhaitez réserver une place assise, vous pouvez nous envoyer un mail à librairielanuitdestemps/at/gmail.com ou nous appeler au 02 99 53 37 95 . Si toutes les places assises sont réservées, pas de panique, vous pouvez tout de même assister à la rencontre debout ou assis.e par terre.
    https://www.facebook.com/events/247047939553888
    – Ailleurs ?

    En attendant, Slate publie des extraits du bouquin :
    http://www.slate.fr/story/173145/crise-masculinite-mythe

    #fan-club

    • Présentation de l’entretien sur Hors-série :

      La Une de l’Obs cet été a tiré la sonnette d’alarme : « Etre un homme après #MeToo » serait une affaire compliquée - laissant les mecs, comme sur la photo qui illustrait cette couverture, hagards, démunis et esseulés. Que l’on ne s’inquiète pas trop, cependant : depuis l’Antiquité romaine, chaque fois que la moindre revendication féministe se fait entendre, l’alerte est sonnée et les masculinistes sont sur le pont, annonçant que la masculinité est en crise et la société en péril. Bien sûr, à l’époque de Caton l’Ancien ça ne s’appelle pas comme ça : « féminisme » et « masculinisme » ne sont pas encore des notions en vigueur, mais ça n’empêche pas le-dit Caton de penser le phénomène en une vision tout à fait analogue à celle d’un Eric Zemmour : « Les femmes, écrit-il en 195 avant J.C., sont devenues si puissantes que notre indépendance est compromise à l’intérieur même de nos foyers, qu’elle est ridiculisée et foulée aux pieds en public ».

      C’est le livre de Francis Dupuis-Déri qui nous l’apprend, en nous offrant une très précieuse mise en perspective historique : la prétendue « crise de la masculinité » est vieille comme le patriarcat, et son expression connaît des périodes de recrudescence à travers les siècles, non pas lorsque les rapports de sexe tendent vers des formes d’égalité (par exemple au Haut Moyen-Âge en Europe) mais lorsqu’au contraire la domination masculine a repris des formes si radicales et si spectaculaires que les protestations des femmes se font plus vives - suscitant, à chaque fois, ce qu’on pourrait appeler une « Réaction masculiniste ». Laquelle en général ne se contente pas de s’inquiéter qu’il ne soit plus possible d’être « un homme, un vrai » : c’est une rhétorique qui associe toujours la différenciation des sexes à leur hiérarchisation tacite (le masculin se caractérisant par des propriétés qui le vouent à une suprématie « naturelle ») et cette hiérarchisation à la bonne santé de la société. Dès le XVIIIème siècle, le masculinisme est un nationalisme, assignant les femmes aux seules tâches reproductives afin de soutenir une démographie assez tonique pour assurer la suprématie nationale sur les nations rivales. Et si par malheur les nations connaissent des crises économiques ou des défaites militaires, c’est bien sûr à cause des femmes, ou de la « féminisation de la société ».

      Il faut le lire pour le croire, et le livre du politiste québecois est une hallucinante somme de citations, dont la lecture est aussi cocasse que terrifiante : il s’est vraiment trouvé, à toutes les époques à peu près, des masculinistes pour expliquer les malheurs du monde par les trop voraces conquêtes des femmes. Le génocide au Rwanda, les attentats du 11 septembre 2001, l’échec scolaire des garçons, le taux de suicide des hommes, ne cherchez plus : c’est à cause de l’émancipation des femmes et de la féminisation de la société.

      On le comprend peu à peu, la soi disant « crise de la masculinité » a bon dos : c’est une arme de dépolitisation massive, qui permet de produire des pseudo-analyses du monde parfaitement aveugles aux rapports de violence et d’exploitation réels, et niant que la domination masculine est encore, factuellement, partout en vigueur. C’est aussi, tout bêtement, l’expression d’un anti-féminisme assez bas du front, qui s’invite ici et là - par exemple aux prochaines Universités d’été du féminisme, où s’exprimeront Raphaël Enthoven et Elizabeth Levy - en se faisant passer pour un art de la nuance ou un éloge de la différence dont il ne faut pas être dupe. Pour la paix des hommes et des femmes, pour leur émancipation respective et mutuelle, le masculinisme est le problème - ce n’est jamais la solution.

      NB : Le livre de Francis Dupuis-Déri, « La crise de la masculinité, autopsie d’un mythe tenace », sorti au Québec (Ed. Remue Ménage), ne sera disponible dans les librairies françaises qu’à partir de janvier 2019.

  • « Les salariés à temps partiel ne tireront que peu, voire pas, d’avantage de la réforme de la prime d’activité », François Bourguignon, Paul Champsaur, ex-présidents du groupe d’experts sur le smic, et Gilbert Cette, le président actuel,
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/01/16/les-salaries-a-temps-partiel-ne-tireront-que-peu-voire-pas-d-avantage-de-la-

    Tribune. Le gouvernement a souhaité répondre à la demande de hausse du pouvoir d’achat exprimée ces dernières semaines par le mouvement des « gilets jaunes » en préférant la défiscalisation des heures supplémentaires et le relèvement de la #prime_d’activité à une hausse du smic.

    Le groupe d’experts sur le smic a souligné à plusieurs reprises que le salaire minimum n’était pas, en effet, un instrument efficace pour soutenir le pouvoir d’achat des personnes à bas revenus salariaux.
    D’une part, ses effets sur l’emploi risquent d’être contre-productifs.
    D’autre part, c’est un instrument mal ciblé pour lutter contre la pauvreté des travailleurs et, a fortiori, des personnes sans emploi. Une rémunération au smic ou à un taux proche ne signifie pas nécessairement que la famille concernée soit au-dessous du seuil de pauvreté. Il n’est pas rare en effet qu’un autre membre bénéficie d’un revenu supérieur, qui permet à la famille de dépasser ce seuil.

    Par ailleurs, divers transferts sociaux (prime d’activité, aides au logement, certaines aides locales) sont sous conditions de ressources ou diminuent avec la hausse du revenu d’activité : les effets d’une hausse du smic sur le revenu des ménages éligibles à ces transferts sont donc considérablement réduits.
    Ainsi, les simulations publiées dans les rapports du groupe d’experts ont montré qu’une hausse de 1 % du smic augmentait le revenu disponible moyen des 30 % des ménages les moins aisés de moins de 0,15 %, tandis qu’une hausse de la prime d’activité conduisant au même revenu agrégé de l’ensemble des ménages l’augmentait d’environ 0,4 %, la différence reposant essentiellement sur un meilleur ciblage de la prime d’activité vers le bas de la distribution.

    Bonus variable
    En revanche, ces mesures négligent les personnes et familles dont les revenus d’activité viennent d’un emploi salarié à #temps_partiel, souvent contraint, qui, par définition, ne font pas d’heures supplémentaires et qui sont peu, voire pas concernées par le relèvement de la prime d’activité.
    En effet, le relèvement annoncé de la prime d’activité, pour parvenir à une hausse de 100 euros du pouvoir d’achat au niveau du smic (une fois prise en compte la hausse réglementaire du smic au 1er janvier), ne concerne que la partie « bonification » de cette prime. Car la prime d’activité est constituée de deux parties distinctes.

    D’une part un montant forfaitaire : le montant de base est égal au RSA socle, soit 550 euros par mois pour un célibataire et plus selon la composition familiale, mais il est diminué de 38 % des revenus d’activité du ménage. Il s’amenuise donc au fur et à mesure de la hausse de ces revenus, jusqu’à disparaître lorsque le revenu atteint, pour une personne seule à temps plein, 1,2 smic.
    D’autre part, la prime d’activité comprend un bonus mensuel variable, destiné à inciter les salariés à travailler à plein-temps. Dans le barème de 2018, il est en effet versé à partir de 0,5 smic, atteint un maximum de 70 euros à 0,8 smic, puis diminue progressivement à partir de 1,2 smic pour disparaître à 1,3 smic.
    La nouvelle bonification est toujours nulle au-dessous de 0,5 smic, mais elle augmente fortement à partir de 0,8 smic. Le bonus atteint 90 euros au niveau du smic, puis reste constant avant de s’annuler progressivement entre 1,3 et 1,5 smic – il est encore de 45 euros à 1,4 smic. Les autres paramètres de calcul de la prime d’activité restent inchangés.

    Temps partiel contraint
    En conséquence, la hausse de pouvoir d’achat sera nulle pour les personnes qui ne travaillent qu’à mi-temps ou moins, et minime juste au-dessus. Les salariés à temps partiel réduit ne tireront donc que peu, voire pas, d’avantage de la réforme de la prime d’activité. Or, cette population est loin d’être négligeable : la proportion de l’emploi salarié travaillant à mi-temps ou moins pour qui la réforme n’apportera rien est de 11 % pour les femmes et de 4 % pour les hommes. Rappelons en outre que près de 45 % du temps partiel est contraint, et que ce chiffre est beaucoup plus élevé dans certains métiers – les caissières de supermarché par exemple.

    Il aurait été possible de jouer sur les autres paramètres de la prime d’activité pour atteindre l’objectif d’une hausse du pouvoir d’achat de 100 euros au niveau du smic, tout en améliorant celui des travailleurs à temps partiel. On aurait pu aussi simplifier l’ensemble du dispositif de la prime d’activité, dont la complexité et l’opacité contribuent sans doute à un taux encore élevé – environ 30 % – de non-recours.
    Souhaitons que ces limitations de la prime d’activité et plus généralement la complexité du système redistributif français figurent en bonne place parmi les questions à aborder dans le grand débat qui s’engage. Souhaitons aussi que, dans ce grand débat, ne soit pas oublié le fait que la France est l’un des rares pays développés à souffrir encore de chômage massif et que la priorité y reste la création d’emplois, la baisse du #chômage et celle de la #précarité.

    • Une lecture de la revalorisation du « bonus individuel » de la prime d’activité proposée par Ankhôlie @reventoline sur l’oiseau bleu
      https://twitter.com/reventoline/status/1090073920852684800

      C’est aujourd’hui que les bénéficiaires à temps partiel de la prime d’activité découvrent avec amertume - surtout ceux entre 0,5 et 0,6 smic - le montant pathétique de leur "gain"... bien loin des 90€ réservés à celles et ceux gagnant au moins 1203,60€ soit 1 smic net (ou +).

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      @loic_jeune En réponse à @le_pape_alain @stephaneeti @MalikAcher_RTFr : Et pourquoi j’ai 2,40€ de prime d’activité en plus maintenant ? C’est vrai, avec 695€ net de salaire je fais partie des privilégiés
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      Oui c’est normal (enfin façon de parler, c’est injuste mais normal en regard du mode de calcul :) La "hausse" de la prime passant par la revalorisation du #bonus_individuel qui en est une composante, et celui-ci croissant proportionnellement aux revenus plus on se rapproche du niveau de revenu plancher = 591,77€ ou le bonus=0, plus le gain est faible et inversement plus on va vers 1 #smic net, plus le Graal des 90 euros est proche. A 615 euros de revenus, le gain est de moins d’un euro. ?

      Je dois retourner travailler là mais fav si tu veux que je te prédise ce soir la hausse pour chaque tranche de revenu entre 0,5 et 1 smic. Je suis un simulateur de gain vivant :) (et je te révèle mon secret aussi :)

      Le montant du gain pour les temps partiel, donc. Eh bien c’est assez simple, la "hausse de prime" se résumant en fait comme je vous le disais à un gain de bonus individuel, le gain est égal à la différence entre le montant (variable en fonction des revenus) du nouveau bonus « augmenté » de 2019 et celui de l’ancien bonus en 2018 (pour une personne hein, s’il s’agit d’un couple les montants s’additionnent, le bonus étant individuel, et le gain peut aller jusqu’à 180 euros par foyer).

      180 euros si les deux gagnent au moins un smic et jusqu’à 2,4 smic pour un couple avec 2 enfants. A côté de ça le gain d’une mère isolée à mi-temps payée au smic est de : nada.

      J’avais fait un thread expliquant la raison pr laquelle AUCUN temps partiel ne toucherait la hausse de 90€ : à cause du choix du Gouvernement de passer par une revalorisation du montant max. de la bonification individuelle et d’élever le niveau de revenu à partir duquel on l’atteint de 0,8 smic à 1 smic dc (ce qui permet à la fois de réduire la hausse entre 0,5 et 0,8 smic et d’exclure au passage les tps partiels entre 0,8 et 1 smic du gain maximal qu’ils atteignaient en 2018 et dc de limiter les frais, mon 1er tir était le bon)

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      https://twitter.com/reventoline/status/1083840877527748608

      Je viens de comparer les décrets du Gouvernement sur la revalorisation de 20 euros de la prime d’activité en octobre (Décret n° 2018-836 du 3 octobre 2018) et celui de la revalorisation exceptionnelle de 90 euros pour le 1er février (Décret n° 2018-1197 du 21 décembre 2018)...

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      Ça a pu paraître technique à certains mais au-delà du fait que tout (s’)est (et était) vérifié, les choix techniques c’est politique vous savez :)

      Mais qu’est-ce au juste que cette "bonification individuelle" ? (Petite présentation avant l’estimation des gains :) Créée au départ avec un objectif unique d’incitation à l’emploi, mais fonctionnant davantage jusqu’à présent comme compensation de la décrue de la prime d’activité avec les revenus (le bonus individuel commence et croît en effet au moment où la prime décroît), la bonification est établie individuellement pour chaque travailleur(se) membre du foyer en fonction de ses revenus professionnels (plus ils sont hauts, plus elle est élevée) et est calculée selon des règles énoncées à l’article D. 843-2 du code de la sécurité sociale, modifié par le décret n°2018-1197 du 21 décembre 2018 dit de « revalorisation exceptionnelle de la prime d’activité » (en fait du bonus individuel) https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=E5DDAD269F25C078B37CFA0E4FD390A0.tpl

      Depuis le Décret du 21 décembre (prise d’effet en janvier 2019), le montant maximal de la bonification s’élève donc à 29,101 % du montant forfaitaire applicable à un foyer composé d’une seule personne (contre 12,782% du montant de ce forfait de base auparavant), soit à désormais 160,49€ contre 70,49€ avant la réforme, ce qui correspond bien une hausse de 90 euros… mais du montant maximal du bonus par rapport à 2018 et non du montant forfaitaire de la prime, montant maximum que seules les personnes d’un niveau de rémunération désormais égal ou supérieur à un smic (au lieu de 0,8 smic avant la réforme) peuvent percevoir, les autres percevant un bonus proportionnel à leur revenu dans le rapport de ce nouveau montant maximum : leur bonus augmente donc aussi p/r à celui de 2018, mais pas de 90 euros.

      Composante du calcul de la prime (rappel de sa formule de calcul : montant forfaitaire éventuellement majoré selon la composition du foyer + 61% des revenus pro + BONUS INDIVIDUEL – total des ressources du foyer dont revenus pro), cette bonification modulable est donc octroyée à chaque membre du foyer bénéficiaire dont les revenus professionnels sont supérieurs à 59 fois le smic horaire soit 591,77€ (et donc nulle pour les niveaux de revenu inférieurs ou égaux à ce seuil), et croît à partir de ce seuil de façon proportionnelle avec les revenus jusqu’à un certain plafond (désormais élevé au niveau d’un smic, donc) où elle atteint alors son maximum sans plus augmenter pr les revenus situés au-dessus.
      Comme son nom l’indique, la bonification individuelle majore la prime à titre INDIVIDUEL et non pas familial comme c’est le cas du montant forfaitaire (majoré de son côté en fonction de la composition du foyer), et la part des foyers comportant au moins une personne éligible à une bonification individuelle est de 87,4% selon la Cnaf.

      La bonification concerne donc 2,4 millions de foyers sur les 2,8 millions actuellement bénéficiaires de la prime d’activité, et dc au minimum 2,4 millions de personnes sur les 2,66 millions d’adultes au total responsables du dossier (sans compter les conjoints éligibles au bonus) à quoi il faut ajouter 100% des 1,2 millions des nouveaux foyers éligibles à la prime d’activité (chiffres du Gouvernement), puisque précisément (c’est le but) ils entrent ds le dispositif grâce à leur bonification maximale dont l’augmentation les rend mécaniquement éligibles.

      Ce qui nous fait 2,4 + 1,2 = 3,6 millions de foyers au total comportant AU MOINS une personne percevant un bonus individuel, dont 1/3 dc de foyers du haut ++ du panier, privilégiés par le Gouvernement ds l’arbitrage entre incitation et soutien aux plus modestes des "bonifiés".

      C’est - je le répète - un choix politique très clair du côté du renforcement du versant incitatif de la prime et un "soutien" (quasi symbolique pr certains) du pouvoir d’achat des classes moyennes au lieu des petits temps partiels au smic, considérés sûrement comme déjà bien assez aidés par la prime (dégressive avec les revenus, contrairement au bonus individuel), et pourtant de l’avis de certains rapports qui mettent en garde contre le risque de délaisser la lutte contre la pauvreté pas assez redistributive relativement au RSA activité qu’elle remplace.

      L’idée, c’est de calmer les classes moyennes qui n’ont pas droit aux aides sociales et se considèrent lésées par rapport aux plus pauvres alors qu’elles bossent (bien plus) dur. Bien au delà des stricts smicards, on privilégie ceux qui ont le moins besoin et exclut ceux qui ont le plus besoin de la revalorisation de la prestation et à qui elle aurait été vraiment salutaire, dans un but d’incitation au travail et dans le cas des couples, à la « biactivité ». C’était d’ailleurs dans le programme En Marche, si on s’en souvient : « Nous augmenterons encore plus le pouvoir d’achat de tous ceux qui travaillent davantage » par une « revalorisation des dispositifs d’incitation au travail tels que la prime d’activité ».

      Bon, les chiffres (j’ai creusé le sujet et vous ai même concocté des graphiques et tableaux, s’il vous plaît :). La bonification individuelle étant une fonction croissante sur l’intervalle de 591,77 à 1203,60 euros nets avec un bonus augmentant proportionnellement aux revenus de 0 à désormais 160,49 euros (nouveau montant maximum du bonus), le gain de toutes celles et ceux en-dessous de 591,77 euros est donc de 0 (on ne le répètera jamais assez, y’a pas je ne m’y fais pas).

      En dessous ou au niveau de 591,77 euros donc (c’est le seuil) : pas de bonification.
      Pour 602 euros net de revenus soit 0,5 smic en 2019, c’est moins d’1 euro de « gain ». Si vous êtes à 0,6 smic (720 euros environ), comptez la miette de 8 à 9 euros de hausse de bonus.

      A 0,7 smic (840€ net environ), vous devriez percevoir autour de 17 euros, et 26 euros si vous êtes à 0,8 smic. Pour celles et ceux qui gagnent dans les 1080 euros nets (0,9 smic), la miette tombée de la Macron-croquette de 90€ devrait être un peu plus grosse : autour de 58€.

      Et à partir de 1203,60 euros de revenus (très précisément, oui, car c’est le niveau de revenu où est attribué le bonus maximum fixé par décret) et jusqu’aux anciens plafonds (au-delà, c’est plus compliqué), le gain est maximal, soit de 90 euros,
      Cela pour une personne.

    • La prime d’activité va être versée à plus d’un million de nouveaux bénéficiaires
      https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/prime-dactivite-plus-dun-million-de-nouveaux-beneficiaires_3219119.html

      Les conditions d’accès à la prime d’activité ont été élargies en décembre pour répondre à la colère de « gilets jaunes ».

      La prime d’activité a vu son montant augmenté et ses conditions de ressources élargies pour bénéficier jusqu’à 5 millions d’allocataires.
      La prime d’activité, dont les conditions d’accès ont été élargies pour répondre à la colère des « gilets jaunes », est versée à 1,1 million d’allocataires supplémentaires par rapport à l’an dernier, a indiqué mardi 5 mars le gouvernement. "C’est un succès remarquable. On se rapproche de la barre des 5 millions de bénéficiaires" , a indiqué Christelle Dubos, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé.

      Le montant de la prime d’activité, allouée aux salariés autour du smic, a aussi été augmenté au 1er janvier de 90 euros maximum – avec effet réel sur le versement du 5 février. Pour une personne célibataire sans enfant rémunérée au smic (1 204 euros), la prime d’activité s’élève maintenant à 241 euros par mois.

      Les oppositions nous accusent de ne distribuer que des miettes. Mais 241 euros [soit 90 euros de plus qu’avant], pour un smicard, ce ne sont pas des miettes, c’est un joli coup de pouce. Christelle Dubos à l’AFP

      Avec cette prime bonifiée, le gouvernement entend honorer la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter de 100 euros les personnes ayant des revenus au niveau du smic.

      Des bénéficiaires qui ne demandaient pas la prime

      Les allocataires déjà enregistrés dans les fichiers des caisses d’allocations familiales ont bénéficié automatiquement de cette hausse. Sur les 1,1 million de nouveaux inscrits dans le dispositif, quelque 55% étaient des ménages qui remplissaient déjà les conditions pour en bénéficier l’an dernier – avant l’élargissement des critères – mais qui ne la demandaient pas , a précisé la secrétaire d’Etat. La ministre des Solidarités Agnès Buzyn et sa secrétaire d’Etat se sont félicitées dans un communiqué « que les Français se soient largement saisis » de cette prestation.

      On se souviendra que sous Jospin en 1998, la création d’un « fonds d’urgence sociale » en réponse aux mobilisations de chômeurs et précaires avait fait apparaître 30% de #demandeurs_de_revenu totalement inconnus de l’ensemble des services sociaux.

    • Quand a été créée la « prime pour l’emploi », ancêtre de la « prime d’activité » ? J’avais souvenir que c’était une réponse à la « prime de Noël » des chômeurs marseillais en 97-98...

    • La prime pour l’emploi a été crée en 2001 sous ce même Jospin qui disait « préférer une société de travail à l’assistance » (à rebours de la tradition révolutionnaire, cf. les traces laissées dans l’actuel préambule de la Constitution française ou l’assistance est une dette sacrée de la société vis-à-vis de ses membres).
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Prime_pour_l%27emploi
      C’était effectivement après que un peu partout des chômeurs s’essaient à vider en fin d’année des reliquats de caisse Assedic en fin d’année (prime de fin d’année ou prime de Noël, selon les obédience), et après la mobilisation massive qui avait eu pour point de départ la suppression du « fonds social des assedic ».
      Théoriquement elle s’appuie sur un principe avec lequel on en a pas finit (cf. RSA, PA) la Less eligibility , voir
      Less eligibility et activation
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3738

      Le less eligibility (L.E.) est la logique qui régule l’attractivité de l’assistance par rapport au travail. Cette logique s’exprime sous forme d’un principe qui peut s’écrire ainsi : « que l’homme secouru par la nation, et qui est à sa charge, doit cependant se trouver dans une situation moins bonne que s’il n’avoit pas besoin de secours, et qu’il put exister par ses propres ressources (…) le besoin qui naît du manque de travail dans un homme qui n’en a pas cherché, dans celui qui n’a pas pensé à s’en procurer, pénible sans doute pour un cœur humain et compatissant, est, dans un Etat où il y a une grande masse de travail en activité, une punition utile et d’un exemple salutaire. ». Ce principe d’action répond au risque d’une trop grande attractivité de l’assistance par rapport au travail.

      #assitance #less_eligibility #travail #travaillisme (au sens actuel...) #activation_des_dépenses_passives

    • Donc, le post fb de la cip-idf n’était pas complètement délirant (je l’ai retrouvé)

      Cip- Idf
      10 décembre 2018 ·

      Rectifier les « fake news » présidentielles : il n’y aura pas d’augmentation du SMIC, il y aura accélération sur l’augmentation de la prime d’activité qui était déjà prévue ("Contacté par franceinfo, l’Elysée a confirmé que ces 100 euros d’augmentation comprenaient les hausses déjà prévues de la prime d’activité : 30 euros en avril 2019, 20 euros en octobre 2020 et 20 euros en octobre 2021.")
      La prime d’activité est financée non par les patrons, mais par l’impôt (donc, par les contribuables eux-mêmes), elle est sous condition de ressources (avec un conjoint au salaire correct, vous n’y avez pas droit - si, jeune, vous dépendez des impôts de vos parents, vous n’y avez pas droit), il faut la demander (tous les 3 mois à la CAF : 30% des gens qui y auraient droit ne la demandent pas), les étrangers doivent prouver 5 ans de résidence pour y accéder, et bien sûr elle n’est pas comptabilisée ni pour la retraite ni pour l’assurance chômage. Le bonus qu’elle constitue est ciblé sur le temps plein : le bonus individuel est nul à 0,5 smic, progressif entre 0,5 et 1 smic puis fortement régressif entre 1 et 1,2 smic. En l’état un.e salarié.e à mi-temps au Smic n’y gagnera rien...

      La « prime d’activité » est l’héritière de la « prime pour l’emploi », réponse au mouvement de chômeurs de la fin des années 90, qui exigeait la revalorisation des minima sociaux. Son principe est de diviser pour mieux régner et de monter les pauvres les uns contre les autres : petit bonus pour les pauvres « méritants » (qui acceptent n’importe quel boulot sous-payé, pourvu qu’ils travaillent) pour faire honte aux « mauvais » pauvres (les chômeurs qui réclament de quoi vivre dignement). Le but de la manœuvre est de créer une part la plus importante possible de « travailleurs pauvres », pour faire baisser les salaires de toutes et tous.

      L’autre aspect de l’allocution présidentielle était de dresser les pauvres français contre les pauvres immigrés en réouvrant le débat sur « l’identité nationale » - faire monter l’extrême-droite et diviser les pauvres entre eux est la meilleure chance de survie pour un président des riches. Quand le pays entier débat des questions sociales, rien de tel que de relancer la rengaine sarkozyste de « l’identité nationale » pour détourner le regard de la suppression de l’ISF, du CICE, de la casse des services publics, etc.

      Bref, une parfaite cohérence et une belle continuité.

      #BLOCAGESPARTOUT

  • (A Bruxelles pour 5 euros)
    20e Séminaire International d’Études Féministes 2018-2019
    « Violences et oppression des femmes : stratégies des institutions et revendications féministes »
    http://www.universitedesfemmes.be/events-universite-des-femmes/a-ne-pas-manquer/214-module-10-violences-et-oppression-des-femmes-role-de-l-etat-

    Module 10 : jeudi 31 janvier 2019 14h :
    Allers féministes et retours sexistes : le traitement judiciaire
    Retour sexiste : dépolitiser le privé
    – Le corps des femmes dans le patriarcat post-moderne, Patrizia ROMITO, professeure Université de Trieste

    – Autour du livre « Intouchables ? People, justice et impunité », Lise BOUVET, politiste et philosophe

    Dans le cadre des activités d’éducation permanente soutenues par la Fédération Wallonie-Bruxelles.

    #Patrizia_Romito