• Un article intéressant sur l’influence non seulement africaine, mais africaine ET musulmane, sur l’origine des musiques africaines-américaines, et en particulier le blues :

    What Islam Gave the Blues
    Sylviane A. Diouf, Renovatio, le 17 juin 2019
    https://renovatio.zaytuna.edu/article/what-islam-gave-the-blues

    The melancholy song may have been the musical recitation of the Qur’an or a Sufi chant: the young man calling on his faith’s oral expression to assuage his despair. On American farms and plantations, Qur’anic recitations and Sufi chants, done solo or in small groups, would have sounded just like songs. And so too would the call to prayer, the adhan. The words of the adhan are the same everywhere, but each call has a distinctive sound, characteristic of each place. It will sound different in, say, Uzbekistan and Senegal. Perhaps the most striking holler in that regard came from Bama, the star singer of Parchman prison. Like the adhan, his “Levee Camp Holler,” recorded by Lomax as late as 1947—a sign of the genre’s longevity—could have floated from a minaret. It is almost an exact match to the call to prayer by a West African muezzin. It features the same ornamented notes, elongated syllables sung with wavy intonations, melismas, and pauses. When both pieces are juxtaposed, it is hard to distinguish when the call to prayer ends and the holler starts. It was most likely these audible expressions of Muslim faith, and not merely what the musicians brought over, that generated the distinctive African American music of the South.

    #Musique #Musique_et_politique #Histoire #Blues #Afrique #Islam #USA

  • En France une certaine opinion qui court semble pouvoir être résumée ainsi : "un pouvoir autoritaire c’est quand même pas mal pour lutter contre le coronavirus”.

    On relaie les "incroyables" constructions express d’hôpitaux, le génie consistant à appeler l’armée pour enfermer une ville, le magnifique emploi des données personnelles pour lutter contre le coronavirus, etc.

    En pratique cependant, la dictature n’est pas plus efficace en matière de santé publique que dans les autres domaines — c’est même bien souvent l’inverse.

    Cette communication de choc permet à la Chine de faire oublier qu’elle n’est quand même pas très haut dans les classements de l’OMS sur la capacité à assurer les soins de santé de base.

    Alors évidemment dans l’urgence on espère que son gouvernement déconnera le moins possible et trouvera un peu d’efficacité, mais de là à encenser la méthode forte…

    (Je n’oublie évidemment pas que d’autres gouvernements moins autoritaires ont eux aussi fait preuve d’inefficacité totale voire criminelle en matière de santé. Mais je préférerais qu’on parle d’efficacité plutôt que d’autoritarisme, et qu’on regarde les faits plutôt que la propagande.)

    Si en France on pouvait changer de disque le plus vite possible ce serait pas mal, avant que ça ne donne des idées à Agnès Buzyn. Si la crise arrive ici, avec des hôpitaux en pleine tourmente sociale, ça sera pas bon. Et non, le LBD n’est pas la meilleure technique de prévention.

    –—

    Coronavirus Live Updates : Wuhan to Round Up the Infected for Mass Quarantine Camps - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/02/06/world/asia/coronavirus-china.html

    Sun Chunlan, a vice premier tasked with leading the central government’s response to the outbreak, said (…)
    “Set up a 24-hour duty system. During these wartime conditions, there must be no deserters

    (…) concerns are growing about whether the centers, which will house thousands of people in large spaces, will be able to provide even basic care to patients and protect against the risk of further infection.

    A lockdown across the city and much of its surrounding province has exacerbated a shortage of medical supplies, testing kits and hospital beds. Many residents, unwell and desperate for care, have been forced to go from hospital to hospital on foot, only to be turned away without being tested for the virus, let alone treated. They have had to resort to quarantines at home, risking the spread of the virus within families and neighborhoods.

    (…) Photographs taken inside the stadium showed narrow rows of simple beds separated only by desks and chairs typically used in classrooms. Some comments on Chinese social media compared the scenes to those from the Spanish flu in 1918.

    According to a widely shared post on Weibo, a popular social media site, “conditions were very poor” at an exhibition center that had been converted into a quarantine facility. There were power failures and electric blankets could not be turned on, the user wrote, citing a relative who had been taken there, saying that people had to “shiver in their sleep.”

    There was also a staff shortage, the post said, where “doctors and nurses were not seen to be taking note of symptoms and distributing medicine,” and oxygen devices were “seriously lacking.”

    Chinese Doctor Who Tried to Warn of Outbreak Is Dead From Coronavirus - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/02/06/world/asia/Li-Wenliang-coronavirus.html

    The New York Times wrote about the doctor on Feb. 1, documenting his efforts to alert colleagues about an alarming cluster of illnesses that resembled (…) SARS (…). The article also reported Dr. Li’s middle-of-the-night summons by unhappy health officials.

    “If the officials had disclosed information about the epidemic earlier,” Dr. Li told The Times. “I think it would have been a lot better. There should be more openness and transparency.”

    #santé_sanitaire ou #santé_sécuritaire

  • Je viens de lire le billet de @vanderling sur l’#Ehpad dans lequel sa mère habite et ça m’a fait penser à ce court texte publié sur le site de l’Atelier de sociologie narrative :
    http://sociologie-narrative.lcsp.univ-paris-diderot.fr/Louise-les-silences-de-la-resistance

    « Comment allez-vous madame ? » Je me sens un peu gauche, cette amorce de communication résonne faussement à mes oreilles. Après tout, je ne sais pas vraiment si Louise a la possibilité de parler, ni si elle a envie de s’exprimer. Louise ne me répond pas tout de suite, et j’ai tout le loisir d’imaginer une flopée d’autres phrases qui auraient peut-être été plus appropriées que celle-ci. « Manger, manger, j’ai pas envie de manger moi. »

    https://seenthis.net/messages/824451

  • Les reines du dimanche.
    Agnès est le prénom de ma mère, elle va sur ses 83 printemps et elle est dans un Ehpad depuis plus de dix ans. Elle a de moins en moins de mémoire, ça a commencé par une forme légère de démence sénile quelques temps avant la mort de mon père, en 2015. Mais elle sourit toujours quand je vais la voir même si elle ne se rappelle plus de m’avoir mis au monde, un jour.
    L’autre dimanche, je l’ai retrouvé dans la salle commune devant la télé. Avec deux autres mémés, en fauteuil roulant elles aussi, dont une en écrasait méchamment. Quand une autre grand-mère (Hélène, 93 ans) rentre dans la salle, avec ses deux cannes, en disant : « Je suis perdue, es-ce-qu’il y a quelqu’un, je suis perdue ». J’ai cru lire dans les yeux de ma mère [ Merde, v’la l’autre ].
    Le dimanche c’est plus calme à l’Ehpad, beaucoup sont à l’extérieur et le service est en sous effectif. J’essaye de rassurer Hélène en lui répondant qu’elle n’est pas perdue. Elle me demande pourquoi on l’a mise là ?
    Ma mère regardait l’immense écran de télévision sans trop rien y comprendre, j’en suis sûr !
    J’en profitais pour commenter les images cathodiques et esquiver la question d’Hélène. Ça parlait d’une autre mémé, the Queen Mother, Élisabeth II. Vous n’êtes plus perdues que je leur annonce, le général de Gaulle est revenu d’Angleterre. Mais il a largué Yvonne, il en a rencontré une plus jeune. Meghane qu’elle s’appelle ! Et je fredonne le p’tit refrain d’une chanson que je chantais, à tue-tête, parfois quand j’étais soûl :
    « Général de Gaulle, tu es notre idooole,
    A toi nos cœurs, nos braaas,
    Général de Gooaaal..!
     »
    La mémé perdue pensait que je me foutais de sa gueule ou que j’étais à demi zinzin.
    Quelqu’un est venue chercher Agnès pour la ramener dans sa chambre. Elle a décroché de l’écran sans trop se rendre compte que j’étais encore là. Hélène n’a pas tarder à la suivre dans le couloir :
    « J e suis perdue, es-ce-qu’il y a quelqu’un, je suis perdue ». J’ai rejoint ma mère dans sa piaule, elle attendait sa soupe, couché dans son lit. En lui disant au revoir, elle me dit : « j’aime bien quand tu me fais des bisous ».
    Comme quoi, tout n’est pas perdu malgré sa mémoire qui flanche.
    #Ehpad #Alzheimer

    https://www.youtube.com/watch?v=8fbzRiYssWk

  • Coup d’État sur la « #loi_haine »

    La #loi « contre la haine » s’est transformée en loi sécuritaire au nom de la lutte « anti-terroriste ». Ce bouleversement a été acté hier à 22h30, par un #amendement (http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2583/AN/161) de dernière minute proposé par le gouvernement et adopté par les députés serviles de l’Assemblée nationale. Ce #coup_de_force du gouvernement, imposé in extremis, est une nouvelle démonstration d’#anti-parlementarisme. L’honneur des députés exige qu’ils rejettent la loi dans son ensemble.

    Alors que la loi exigeait initialement de retirer les #contenus_illicites en 24 heures, elle impose désormais aux #plateformes de retirer en une heure les contenus que la #police lui signalera comme relevant du #terrorisme ou d’#abus_sur_mineurs. La police décidera seule des contenus relevant du terrorisme – sans le contrôle d’un juge. On l’a déjà vu abuser illégalement de ce pouvoir pour qualifier des propos militants de « terroristes » afin de les faire censurer – la justice avait alors attendu plus d’une année pour dénoncer ces abus de la police.

    De plus, alors que la loi ne concernait initialement que les plateformes ayant plusieurs millions de visiteurs par mois (Facebook, Twitter, Youtube…), les nouvelles mesures « anti-terroristes » visent désormais n’importe quelle plateforme, de toute taille. Il pourra s’agir du forum de n’importe quel site de presse, d’une plateforme militante, d’un petit hébergeur associatif ou de tout nœud d’un réseau social décentralisé tel que Mastodon ou PeerTube.

    Le délai d’une heure est matériellement impossible à respecter pour la grande majorité des plateformes Web (typiquement pour les signalements qui leur seraient faits de nuit). Ces plateformes n’auront d’autres choix que de fermer boutique ou de déléguer leur modération aux outils de censure automatisée fournis par Google et Facebook. Dans tous les cas, les grands vainqueurs seront ces deux dernières entreprises, dont la concurrence sera anéantie ou mise sous leur joug.

    Enfin, alors que la loi initiale ne prévoyait que des #sanctions financières, les nouvelles mesures prévoient des sanctions concrètes, drastiques. Si une plateforme ne censure pas un contenu dans l’heure qui suit sa notification par la police, la police pourra exiger que les fournisseurs d’accès à Internet empêchent l’accès à cette plateforme depuis la France.

    Une concentration totale des pouvoirs

    La #concentration_des_pouvoirs dans les mains de la police est totale : c’est à la fois elle qui décide quelles plateformes attaquer, qui qualifie un contenu comme étant illégal et qui met en œuvre sa sanction. L’ensemble du Web français est à sa merci.

    Si la police était mal intentionnée, il lui suffirait de publier anonymement et au milieu de la nuit des messages « terroristes » sur les plateformes de son choix pour les faire censurer (car presque aucune plateforme ne peut avoir des modérateurs réveillés toute la nuit pour répondre dans l’heure à la police). Rien dans la loi n’empêche de tels abus.

    Notons que cette situation n’est pas entièrement nouvelle : c’est la loi anti-terroriste de 2014 qui avait créé ce dispositif de #censure_policière. À l’époque toutefois, le délai pour répondre à la police était de 24 heures. Il passe aujourd’hui à #1_heure, démultipliant les risques d’abus.

    Un coup de force anti-parlementaire

    Le Parlement n’a jamais eu l’occasion de débattre des dangers de ce nouveau délai d’une heure imposé à l’ensemble du Web. Le Parlement n’a même pas eu l’occasion d’en prendre connaissance. Pendant des mois de débats sur la proposition de loi « contre la haine », le Parlement n’a parlé que de sujets bien éloignés du terrorisme. Ce n’est qu’au dernier moment, en séance publique lors de la 2ème lecture à l’Assemblée nationale, et alors que le sujet n’avait pas été abordé en commission des lois, que le gouvernement est parvenu à lui imposer ces changements, par surprise et par ignorance. Il aurait pourtant fallu en débattre pendant des mois, en auditionnant des dizaines d’acteurs, pour prétendre respecter nos principes démocratiques.

    La situation a tout pour rappeler un autre dossier : le règlement européen contre les contenus terroristes, qui prévoit lui aussi un délai de retrait en #une_heure. L’an dernier, la Commission européenne et les États membres avaient exercé une terrible pression sur le Parlement européen pour qu’il adopte en première lecture un texte en urgence avant les élections européennes (voir notre page de campagne : https://www.laquadrature.net/censureterro). Tout avait été fait pour empêcher un véritable débat, mais il avait pu au moins durer quelques semaines – permettant notamment de limiter la censure policière par l’autorisation préalable d’un juge ou d’une autorité indépendante (et la loi française serait ici contraire à la position du Parlement européen).

    Hier, le débat n’a pas même eu lieu.

    Le gouvernement semble s’être lassé de la comédie démocratique. L’avis des parlementaires n’a plus aucune conséquence sur le processus législatif : à quoi bon leur permettre de s’en faire un ? Autant gagner du temps et leur demander de tout signer à la dernière minute et sans leur expliquer.

    Si les députés ont encore un semblant de respect pour leurs fonctions démocratiques, ils doivent s’opposer à cette proposition de loi. Au moins du fait que le gouvernement a entièrement nié et insulté celles-ci hier. Et du fait, aussi, que le gouvernement a manipulé diverses volontés et associations luttant contre la haine afin de dévoyer au final la loi vers ses objectifs purement sécuritaires.

    Formellement, l’Assemblée nationale doit encore décider d’adopter ou non cette proposition de loi dans son ensemble aujourd’hui. Tout député ne qui ne votera pas contre cette loi actera que le gouvernement l’a démis de ses fonctions.

    https://academia.hypotheses.org/8795
    #sécurité #terrorisme #anti-terrorisme #censure #réseaux_sociaux #internet

    ping @isskein @karine4 @reka @simplicissimus @davduf @daphne @marty @mathieup

  • Coup d’État sur la « loi haine » – La Quadrature du Net
    https://www.laquadrature.net/2020/01/22/coup-detat-sur-la-loi-haine

    La loi « contre la haine » s’est transformée en loi sécuritaire au nom de la lutte « anti-terroriste ». Ce bouleversement a été acté hier à 22h30, par un amendement de dernière minute proposé par le gouvernement et adopté par les députés serviles de l’Assemblée nationale. Ce coup de force du gouvernement, imposé in extremis, est une nouvelle démonstration d’anti-parlementarisme. L’honneur des députés exige qu’ils rejettent la loi dans son ensemble.

    Alors que la loi exigeait initialement de retirer les contenus illicites en 24 heures, elle impose désormais aux plateformes de retirer en une heure les contenus que la police lui signalera comme relevant du terrorisme ou d’abus sur mineurs. La police décidera seule des contenus relevant du terrorisme – sans le contrôle d’un juge. On l’a déjà vu abuser illégalement de ce pouvoir pour qualifier des propos militants de « terroristes » afin de les faire censurer – la justice avait alors attendu plus d’une année pour dénoncer ces abus de la police.

    De plus, alors que la loi ne concernait initialement que les plateformes ayant plusieurs millions de visiteurs par mois (Facebook, Twitter, Youtube…), les nouvelles mesures « anti-terroristes » visent désormais n’importe quelle plateforme, de toute taille. Il pourra s’agir du forum de n’importe quel site de presse, d’une plateforme militante, d’un petit hébergeur associatif ou de tout nœud d’un réseau social décentralisé tel que Mastodon ou PeerTube.

    Le délai d’une heure est matériellement impossible à respecter pour la grande majorité des plateformes Web (typiquement pour les signalements qui leur seraient faits de nuit). Ces plateformes n’auront d’autres choix que de fermer boutique ou de déléguer leur modération aux outils de censure automatisée fournis par Google et Facebook. Dans tous les cas, les grands vainqueurs seront ces deux dernières entreprises, dont la concurrence sera anéantie ou mise sous leur joug.

    Enfin, alors que la loi initiale ne prévoyait que des sanctions financières, les nouvelles mesures prévoient des sanctions concrètes, drastiques. Si une plateforme ne censure pas un contenu dans l’heure qui suit sa notification par la police, la police pourra exiger que les fournisseurs d’accès à Internet empêchent l’accès à cette plateforme depuis la France.

    La concentration des pouvoirs dans les mains de la police est totale : c’est à la fois elle qui décide quelles plateformes attaquer, qui qualifie un contenu comme étant illégal et qui met en œuvre sa sanction. L’ensemble du Web français est à sa merci.

    ping @seenthis
    (la suite montre que le gouvernement s’essuie les pieds sur le Parlement…)

  • Ingénieur, pourquoi ? | Racine de moins un
    https://sniadecki.wordpress.com/2020/01/09/rmu-ingenieur

    Les études d’ingénieur, c’est – dit-on – la « voie royale ». Avoir un diplôme d’ingénieur permet de gagner confortablement sa vie, et de faire partie des gagnants. Mais pour certains, un bon salaire ne suffit pas à répondre aux grandes questions existentielles. À quoi servent les ingénieurs aujourd’hui ? À être des bons petits soldats de la fuite en avant technologique ? À remplacer les humains par les robots, à les rendre toujours plus dépendants de la technologie, d’industries toujours plus avides d’énergie et de ressources ? Durée : 53 min. Source : Radio Zinzine

    https://ia801402.us.archive.org/8/items/rmu058ingenieurspourquoi/RMU_058_IngenieursPourquoi.mp3

  • Il y a eu beaucoup de débats « stratégiques » sur le déploiement de la #5G, et notamment sur le rôle du manufacturier chinois #Huawei. Cet excellent article, écrit par un professionnel expérimenté (toutes les anecdotes sont à hurler de vérité, on a tous vu ça sur le terrain, c’est mieux que chez Dilbert), met les pieds dans le plat : les opérateurs de télécommunication (5G, Internet, etc) ont déjà depuis longtemps renoncé à contrôler leur réseau, tout est sous-traité (et pas en Europe…), les techniciens sont mal vus et un opérateur réseau d’aujourd’hui ne fait pas plus de réseau que Nike ne fabrique de chaussures.

    https://berthub.eu/articles/posts/5g-elephant-in-the-room

  • La Malaisie renvoie 150 conteneurs de déchets vers plusieurs pays dont la France - GoodPlanet MAG’
    https://www.goodplanet.info/2020/01/20/la-malaisie-renvoie-150-conteneurs-de-dechets-vers-plusieurs-pays-dont-

    La #Malaisie a renvoyé 150 conteneurs de #déchets_plastiques illégaux vers leurs pays d’origine, dont 43 vers la #France, ont annoncé lundi les autorités en soulignant que le pays d’Asie du Sud-Est ne voulait pas devenir une « #décharge » pour les pays développés.

    #retour_à_l'envoyeur

  • Appel de 223 astronomes (le 20 janv. 2020) à stopper urgemment le lancement des satellites 5G - <meta name="robots" content="index, follow">
    http://stoplinkymtp.over-blog.com/2020/01/appel-de-166-astronomes-le-14-janv.2020-a-stopper-urgemment-

    Ceci est un appel international d’astronomes professionnels ouvert à la souscription pour demander une intervention des institutions et des gouvernements.

    Les observations astronomiques depuis le sol peuvent être gravement endommagées par le déploiement en cours de grandes flottes de satellites en vue de la prochaine génération de télécommunication.

    Depuis des siècles, les observations astronomiques depuis le sol conduisent à des progrès exceptionnels dans notre compréhension scientifique des lois de la nature. Actuellement, les capacités des instruments d’observation astronomiques depuis le sol sont menacées par le déploiement de flottes de satellites.

    Par le biais de cet appel international et suivant les mêmes inquiétudes exprimées par l’Union astronomique internationale, l’AIU [1] ainsi que d’autres institutions, nous lançons une demande solennelle pour une protection accrue et une sauvegarde efficace des observations astronomiques professionnelles depuis le sol, garantissant le droit d’observer un ciel exempt de sources de pollution artificielles inutiles.

    Tous les signataires, astronomes et collaborateurs souhaitent en particulier manifester de façon humaine et personnelle leur inquiétude et leur contrariété liées à la couverture dans le ciel produite par les satellites artificiels, qui représentent une dégradation dramatique du contenu scientifique pour un énorme ensemble d’observations astronomiques.

    La dégradation du ciel n’est pas seulement due à la pollution lumineuse dans le ciel près des villes et des zones les plus peuplées, elle est également due aux flottes de satellites artificiels qui traversent et couturent de stries parallèles brillantes les observations à toutes les latitudes.

    Les astronomes sont extrêmement préoccupés par la possibilité que la Terre soit encerclée par des dizaines de milliers de satellites qui dépasseront largement les quelques 9 000 étoiles visibles à l’œil nu. Ce n’est pas une menace lointaine. Cela se produit déjà. La société privée américaine SpaceX a déjà mis 180 de ces petits satellites, appelés collectivement Starlink, dans le ciel et prévoit de consteller le ciel entier d’environ 42 000 satellites (placés à 3 niveaux différents : 340 km, 550 km et 1150 km). Ainsi, avec d’autres projets spatiaux de télécommunications dans un avenir proche (c-à-d. Le britannique OneWeb, le canadien Telesat, les américains Amazon, Lynk et Facebook, le russe Roscosmos et le chinois Aerospace Science and Industry corp), il pourrait y avoir plus de 50 000 petits satellites encerclant la Terre (à des altitudes différentes) à diverses fins de télécommunication mais surtout pour diffuser Internet.

    Ces nouveaux satellites sont petits, produits en masse et en orbite très près de la Terre dans le but de fournir une connexion Internet rapide avec des signaux à faible latence. Mais cette proximité (~ 340 km) les rend également plus visibles et plus lumineux dans le ciel nocturne (les satellites lancés par SpaceX, 180 à l’heure actuelle, sont plus brillants que 99% de la population d’objets visibles dans l’orbite terrestre).

    Actuellement, le nombre total d’objets en orbite autour de la Terre est inférieur à 20 000 entre vaisseaux spatiaux, étages de fusées, fragments de mission et d’autres débris annexes, de sorte que, avec seulement la flotte nominale Starlink, le nombre total d’objets en orbite triplera (voir schéma).

    À moyen et long terme, cela diminuera considérablement notre vue de l’Univers, créera plus de débris spatiaux et privera l’humanité d’une vue sans tache sur le ciel nocturne. Il a été calculé que la plupart de ces satellites seront visibles à l’œil nu (avec une luminosité comprise entre la 3ème et la 7ème magnitude, atteignant la luminosité des étoiles dans la constellation de la Petite Ourse (il n’y a que 172 étoiles dans le ciel entier dépassant la luminosité attendue des satellites Starlink, en particulier dans la période après le coucher et avant le lever du soleil). Ainsi, avec les satellites 50k, la « normalité » sera un ciel encombré d’objets artificiels (chaque degré carré du ciel aura un satellite s’y déplaçant lentement tout au long d’une nuit d’observation. ).
    […]
    Il convient également de noter que pendant les opérations de service nominales, SpaceX prévoit de supprimer et de remplacer de 2 000 à 8 000 satellites Starlink chaque année, en les faisant se désintégrer dans la basse atmosphère, avec tous les problèmes annexes.

  • Bref retour d’expérience des grévistes d’OpenEdition sur le blocage des serveurs de la plateforme.

    https://blogs.mediapart.fr/les-invisibles-de-lusr-2004/blog/100120/pourquoi-ouvrir-un-blog-sur-mediapart

    Nous avions collectivement prévu de le publier sur le blog d’OpenEdition, des billets de ce type ayant déjà été publiés sur ce support lors de mobilisations passées (voir « Le Cleo prend position et se projette dans l’avenir » et « Précaires inside. Le Cléo, labo en lutte ! » - on appréciera dans ce dernier billet la redéfinition du mot « lutte » qui prend corps, alors, dans la continuation du cours normal des choses).
    Néanmoins, les représentants de nos institutions tutelles ont interdit de communiquer sur cette action via les canaux de communication officiels d’OpenEdition et ont refusé de prendre connaissance du contenu déjà rédigé du billet de blog prévu. Cette interdiction explique en partie l’ouverture d’un blog sur Mediapart.

    https://blogs.mediapart.fr/les-invisibles-de-lusr-2004/blog/100120/une-nouvelle-place-de-greve-retour-sur-un-blocage-numerique

    Après notre action de blocage, sur une liste de discussion d’utilisateurs, les plateformes d’OpenEdition ont été comparées aux lignes automatiques du métro parisien qui circulaient les jours de grève malgré les conducteurs grévistes. Cette négation du travail humain derrière l’apparente automatisation du métro est un des symptômes de ce mythe du numérique.

    Voir https://seenthis.net/messages/816208

    #Grève_Numérique

  • Boeing’s 737 Max Software Outsourced to $9-an-Hour Engineers - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/articles/2019-06-28/boeing-s-737-max-software-outsourced-to-9-an-hour-engineers


    The cockpit of a grounded 737 Max 8 aircraft.
    Photographer: Dimas Ardian/Bloomberg

    • Planemaker and suppliers used lower-paid temporary workers
    • Engineers feared the practice meant code wasn’t done right

    It remains the mystery at the heart of Boeing Co.’s 737 Max crisis: how a company renowned for meticulous design made seemingly basic software mistakes leading to a pair of deadly crashes. Longtime Boeing engineers say the effort was complicated by a push to outsource work to lower-paid contractors.

    The Max software — plagued by issues that could keep the planes grounded months longer after U.S. regulators this week revealed a new flaw — was developed at a time Boeing was laying off experienced engineers and pressing suppliers to cut costs.

    Increasingly, the iconic American planemaker and its subcontractors have relied on temporary workers making as little as $9 an hour to develop and test software, often from countries lacking a deep background in aerospace — notably India.

    In offices across from Seattle’s Boeing Field, recent college graduates employed by the Indian software developer HCL Technologies Ltd. occupied several rows of desks, said Mark Rabin, a former Boeing software engineer who worked in a flight-test group that supported the Max.
    […]
    In one post, an HCL employee summarized his duties with a reference to the now-infamous model, which started flight tests in January 2016: “Provided quick workaround to resolve production issue which resulted in not delaying flight test of 737-Max (delay in each flight test will cost very big amount for Boeing).

  • « GraphQL: The Documentary (Official Release) » by HoneyPot, 24.06.2019 (video, 28mn.)
    https://www.youtube.com/watch?v=783ccP__No8


    #graphql #video #documentary

    « Starring Lee Byron, Dan Schafer and Nick Schrock (co-creators of GraphQL) and other big names from the #GraphQL community, “GraphQL: The Documentary” explores the story of why and how GraphQL came to be and the impact it’s having on big #tech companies worldwide, including Facebook, Twitter, Airbnb and Github.[…] »

  • #Stefan_Zweig : « Avant 1914, la terre appartenait à tous ses habitants » | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/olivier-beuvelet/blog/181216/stefan-zweig-avant-1914-la-terre-appartenait-tous-ses-habitants

    « Et de fait, rien ne rend peut-être plus palpable l’énorme régression dans laquelle est entrée l’humanité depuis la première guerre mondiale que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et à leurs libertés. Avant 1914, la terre appartenait à tous ses habitants. Chacun allait où il voulait et y restait aussi longtemps qu’il voulait. Il n’y avait pas de permissions, pas d’autorisations, et cela m’amuse toujours de voir l’étonnement des jeunes lorsque je leur raconte qu’avant 1914, je voyageais en Inde et en Amérique sans avoir de passeport et même n’en avais jamais vu aucun. On montait dans le train et on en descendait sans rien demander, sans qu’on vous demandât rien, on n’avait pas à remplir un seul de ces centaines de papiers qu’on réclame aujourd’hui. Il n’y avait ni permis, ni visas, ni tracasseries ; ces mêmes frontières qui, avec leurs douaniers, leur police, leurs postes de gendarmerie, sont aujourd’hui transformées en réseau de barbelés en raison de la méfiance pathologique de tous envers tous, n’étaient rien d’autre que des lignes symboliques qu’on traversait avec autant d’insouciance que le méridien de Greenwich. C’est seulement après la guerre que le monde se vit bouleversé par le national-socialisme, et le premier phénomène qu’engendra cette épidémie spirituelle de notre siècle fut la xénophobie : la haine ou du moins la peur de l’autre. On se défendait partout contre l’étranger, partout on l’excluait. Toutes les humiliations qu’autrefois on avait inventées exclusivement contre les criminels, on les infligeait maintenant à tous les voyageurs avant et pendant le voyage. Il fallait se faire photographier de droite et de gauche, de profil et de face, les cheveux coupés assez court pour que l’oreille fût visible, il fallait donner ses empreintes digitales, d’abord le pouce seul, puis les dix doigts, il fallait en plus présenter des certificats : de santé, de vaccination, de police, de bonne vie et mœurs, des recommandations, il fallait pouvoir présenter des invitations et des adresses de parents, il fallait fournir des garanties morales et financières, remplir des formulaires et les signer en trois, quatre exemplaires, et s’il manquait ne fût-ce qu’une feuille de ce tas de paperasses, on était perdu. »

    • Stefan Zweig: Die Welt von Gestern - Die Agonie des Friedens
      https://gutenberg.spiegel.de/buch/die-welt-von-gestern-6858/18

      » The sun of Rome is set. Our day is gone.
      Clouds, dews and dangers come; our deeds are done.
      «
      Shakespeare, ›Julius Cäsar‹

      In der Tat: nichts vielleicht macht den ungeheuren Rückfall sinnlicher, in den die Welt seit dem ersten Weltkrieg geraten ist, als die Einschränkung der persönlichen Bewegungsfreiheit des Menschen und die Verminderung seiner Freiheitsrechte. Vor 1914 hatte die Erde allen Menschen gehört. Jeder ging, wohin er wollte und blieb, solange er wollte. Es gab keine Erlaubnisse, keine Verstattungen, und ich ergötze mich immer wieder neu an dem Staunen junger Menschen, sobald ich ihnen erzähle, daß ich vor 1914 nach Indien und Amerika reiste, ohne einen Paß zu besitzen oder überhaupt je gesehen zu haben. Man stieg ein und stieg aus, ohne zu fragen und gefragt zu werden, man hatte nicht ein einziges von den hundert Papieren auszufüllen, die heute abgefordert werden. Es gab keine Permits, keine Visen, keine Belästigungen; dieselben Grenzen, die heute von Zollbeamten, Polizei, Gendarmerieposten dank des pathologischen Mißtrauens aller gegen alle in einen Drahtverhau verwandelt sind, bedeuteten nichts als symbolische Linien, die man ebenso sorglos überschritt wie den Meridian in Green wich. Erst nach dem Kriege begann die Weltverstörung durch den Nationalsozialismus, und als erstes sichtbares Phänomen zeitigte diese geistige Epidemie unseres Jahrhunderts die Xenophobie: den Fremdenhaß oder zumindest die Fremdenangst. Überall verteidigte man sich gegen den Ausländer, überall schaltete man ihn aus. All die Erniedrigungen, die man früher ausschließlich für Verbrecher erfunden hatte, wurden jetzt vor und während einer Reise jedem Reisenden auferlegt. Man mußte sich photographieren lassen von rechts und links, im Profil und en face, das Haar so kurz geschnitten, daß man das Ohr sehen konnte, man mußte Fingerabdrücke geben, erst nur den Daumen, dann alle zehn Finger, mußte überdies Zeugnisse, Gesundheitszeugnisse, Impfzeugnisse, polizeiliche Führungszeugnisse, Empfehlungen vorweisen, mußte Einladungen präsentieren können und Adressen von Verwandten, mußte moralische und finanzielle Garantien beibringen, Formulare ausfüllen und unterschreiben in dreifacher, vierfacher Ausfertigung, und wenn nur eines aus diesem Schock Blätter fehlte, war man verloren.

    • Téléchargez Die Welt von Gestern von Stefan Zweig | Projekt Gutenberg
      https://gutenberg.spiegel.de/buch/die-welt-von-gestern-6858/1

      A télécharger au format EPUB
      http://www.epub2go.eu/index.php?formID=nix&HandlerName=CCGB2EPub&action=download&FN=6858_Stefan_Zw

      Gutenberg ePub Generator von Furtmeier.IT - Generator
      http://www.epub2go.eu

      Full text of "STEFAN ZWEIG. DIE WELT VON GESTERN. ERINNERUNGEN EINES EUROPAERS. THE WORLD OF YESTERDAY.
      https://archive.org/stream/StefanZweigDieWeltVonGestern/Stefan%20Zweig%20-%20Die%20Welt%20von%20gestern_djvu.txt

  • Centre du Mané. Finies les classes de mer, place à l’hôtellerie de luxe - Quiberon - LeTelegramme.fr (26/09/19)
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/quiberon/centre-du-mane-finies-les-classes-de-mer-place-a-l-hotellerie-de-luxe-2

    C’est donc confirmé : c’est bien tout le quartier du port Haliguen qui va changer. Ainsi le centre du Mané, vaste bâtisse de 130 places qui surplombe le port, va changer de propriétaire. Auparavant géré par les Pep 56 (Pupilles de l’enseignement public du Morbihan), il accueillait notamment des classes de mer. Un grand groupe hôtelier vient de le racheter et va le réaménager afin de proposer, dans quelques mois, une hôtellerie haut de gamme.

  • In Chongqing, the world’s most surveilled city, residents are happy to trade privacy for security | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/tech/policy/article/3031390/chongqing-worlds-most-surveilled-city-these-residents-are-happy-trade

    As of 2019 #Chongqing had about 2.58 million #surveillance cameras covering 15.35 million people, meaning about 168 cameras per 1,000 people and even higher than the number in Beijing, according to an analysis published in August by Comparitech, a website providing research on tech services.

    #Chine

  • Extinct Rebels : Dernière occupation avant la fin du Monde ... vraiment ?
    Critiques et questionnements.

    Contexte : Appel début septembre du mouvement #Extinction_Rebellion : « Le 5 octobre, nous entrons en résistance contre un système sexiste, raciste, autoritaire, qui organise la destruction systématique du monde vivant. »
    Texte complet : https://extinctionrebellion.fr/evenements/2019/09/07/derniere-occupation-avant-la-fin-du-monde.html
    Pendant un mois, succession de relais via médias libres (Paris-luttes, Lundi matin, Acta...), réseaux sociaux et déclarations d’alliés déclarés : des Gilets Jaunes et du Comité Adama

    Article très complet sur le déroulé de la journée, live, avec appel initial et critiques / limites pressenties sur @paris / Paris-Luttes : https://paris-luttes.info/maison-du-peuple-derniere-12667

    Autre suivi très très complet de Alexandre-Reza Kokabi et NnoMan pour Reporterre : L’action d’Extinction Rebellion a eu lieu à Paris, au centre commercial Italie 2 : https://reporterre.net/L-action-d-Extinction-Rebellion-a-eu-lieu-a-Paris-au-centre-commercial-I
    D’autres, très rares, journalistes professionnels comme Taha Bouhafs pour Là-bas si j’y suis étaient présent-e-s, ainsi que le crew désormais habituel de « journalistes indépendants mais qui assument leur subjectivité » engagée et, bien sûr, des médias libres, des auto-médias, etc. Tout ce petit monde est à retrouver sur la liste de suivi twitter que j’avais mise en place :

    « Dernière occupation avant la fin du monde » :
    Appel d’@XtinctionRebel &+ à occuper une #MaisonDuPeuple : #Italie2 #Paris

    Suivi hors réseaux marchands par @Paris_luttes : https://paris-luttes.info/maison-du-peuple-derniere-12667

    Liste Tw de suivi automedias, medias libres & journalistes indés https://twitter.com/search?q=list%3A%40valkphotos%2Fxtinction-italie2%20since%3A2019-10-04%20un (ce lien est paramétré sur le temps de l’occupation et un peu plus)

    https://twitter.com/ValKphotos/status/1180410998504742912

    L’occupation, qui a commencé dans la liesse d’une possible convergence, a assez rapidement été « gérée » par la norme de celleux qui se réclament de la non-violence, faisant sans doute disparaître au fur et a mesure la pluralité nécessaire pour tenir un tel espace. Pour autant elle ne s’est pas déroulée uniquement dans la non-violence puisque, après les JT, alors qu’allaient commencer les soirées, un assaut a été lancé par la Brigade d’Interventions, avec utilisation de gaz lacrymo en milieu clos, ce qui est formellement interdit, ainsi que deux tentatives d’ouverture de grilles à d’autres endroits (dont l’un où des « pacifistes » faisaient face en mode « cœurs avec les doigts »...)
    Étrangement, alors qu’ils avaient tout le matériel nécessaire, les gendarmes puis la BAC se sont repliés et sont partis.
    La communication continuait à évoquer les AG de la nuit, le besoin de monde pour tenir et faire le relai dimanche... mais tout aussi étrangement tout le monde est parti à 4h30 après une dernière AG où il aurait été constaté le manque de monde et voté le choix de quitter les lieux et les vigiles ont pu tout fermer derrière eux.
    Point.

    La manière dont s’est terminée l’occupation a questionné beaucoup de monde. Pour ma part, m’étant mise en mode « alerte », quand je me suis auto-réveillée de ma deuxième phase de 2h de sommeil à 6h du mat’ et que j’ai découvert la fin de l’occupation, j’avoue m’être sentie flouée. J’ai fais un fil de tweets un peu vénères dans la foulée, que je recopie ici aussi pour les libérer du support marchand :

    Occupation de #Italie2 terminée. Apparemment la dernière AG aurait constaté qu’il n’y avait pas assez de monde pour tenir un siège... Hum. Ça ressemble bcp à une décision prise bien avant par l’orga #ExtinctionRebellion et qui aurait servi de négociation

    https://twitter.com/ValKphotos/status/1180696909910032384

    Pour expliquer vite fait ce qui me pose problème : ce n’est pas qu’une occupation s’arrête à 4h30, c’est la sensation, qui sera difficilement dissipable, qu’il y a eut des négociations pour que celle-ci ait lieu avec comme deal de partir sans trop dégâts d’un côté ou de l’autre

    Ça peut paraître idéal et ça semble l’être pour certain-e-s qui viennent m’insulter (paye ta non-violence !) mais le hic c’est que toutes les personnes qui ont participé ont désormais une épée de Damoclès au dessus de la tête et comme je le demandais hier, quelle sera la suite ?

    Le centre commercial portera forcément plainte et chaque magasin qui a été « abîmé » pourra en faire autant et de toute façon il y a déjà enquête, recoupement de toutes les images (pas merci celleux qui font pas gaffe) qui servira à faire tomber du monde ou dealer des infos...

    Évidemment s’il y a eut négociation, il y a des personnes/groupes qui risquent moins que d’autres, ce qui biaise immédiatement le rapport d’équité souhaitable dès la base. Et le mépris affiché par certain-e-s pour un pseudo prétexte de « non-violence » ne laisse rien augurer de bon

    J’veux dire :

    - quid de la rébellion si la fin est déjà négociée ?

    - quid de la non-violence si on t’impose de venir à visage découvert pour ensuite te laisser te démerder dans les #violencesjudiciaires vu que tu as osé, OMG, taguer un mur ou défendre une entrée menacée de céder ?

    Autre aspect : en faisant « convergence » avec des #GiletsJaunes ou des victimes / groupes en lutte contre les #ViolencesPolicieres (càd la violence étatique autorisée) c’est aussi toute une Histoire qui est convoquée et à laquelle #ExtinctionRebellion & cie doivent RESPECT.

    La moindre des choses serait donc de faire cesser le confusionnisme qui règne sur les notions de violence / non-violence et du pacifisme plutôt que de s’en réclamer en surfant dessus juste pour de la #ComPom. Une fois encore je renvoie au texte de Juliette : https://archive.org/details/20170419_La_Non-Violence

    Vu que les mainstream vont communiquer sur un #Italie2 « dévasté » (forcément, on connait la chanson à #Nantes) je pense vraiment pas que l’opération de #ComPol soit une réussite et, malgré ses efforts, #ExtinctionRebellion ne répond pas à @wretchedotearth : https://archive.org/details/LettreExtinctionRebellion

    (Je précise que tout ça est une série de questionnements auxquels il me semble important de réfléchir individuellement pour continuer à agir et lutter en les posant au préalable, je n’affirme pas que c’est ce qui s’est passé, même si le dernier G7 a fini de me désillusionner)

    Lire aussi, absolument, le récit de deux personnes présentes, sur Paris-Luttes : Quelques questions avant la fin du monde qui pointe de nombreux dys-fonctionnements et explique comment s’est décidé la fin de l’occupation :

    « Lors de l’AG de 2h30, qui dure jusqu’à 3h40, la discussion ne tourne plus qu’autour de la question des flics qui seraient dans les sous-sols et du départ le plus vite possible. Cela aboutit à la sortie de tous les occupants en abandonnant beaucoup de matos derrière… »

    https://paris-luttes.info/quelques-questions-avant-la-fin-du-12692

    Depuis, en plus des critiques sur la façon dont s’est déroulée l’occupation, d’autres pointent l’absence quasi absolue de relai dans les médias mainstream. Je reviendrai sur ce point soit plus tard dans la soirée/nuit, soit demain en faisant un autre topo à part, car vraiment, ça mérite d’être développé. Pour l’heure, tandis qu’Extinction Rebellion lance une nouvelle occupation avec des gilets bien oranges hein pour qu’il n’y ait pas confusion ou amalgame : eux c’est des gentils privilég... heu : pacifistes, faut pas les frapper mais les médiatiser pour que le Patron... heu : Macron puisse accéder à leur demande de greenwasher le capitalisme... heu : si si, c’est bien ça...
    – Je vais rejoindre un hommage à un jeune migrant, Oumar, décédé jeudi dans un gymnase saturé de détresses. Son frère, ses proches, ne peuvent le laisser partir sans un dernier hommage. C’est aujourd’hui à #Nantes : 18h au Gymnase et/ou 19h à la Préfecture : https://44.demosphere.net/rv/4121 Cagnotte de soutien : https://www.leetchi.com/c/soutien-a-la-famille-de-o
    – A Villiers-le-Bel une marche a lieu pour exiger, encore une fois, JUSTICE ET VERITE, pour le jeune Ibrahima décédé hier soir et immédiatement au cœur d’une bataille de 2 récits contradictoires, Prefecture & Police vs témoins et habitant-e-s et, heureusement désormais, mouvements autonomes de défense des familles et proches de victimes de la « violence légale »

  • YouTube : comment sont fabriquées les vidéos buzz de l’INA
    https://www.ladn.eu/media-mutants/case-study-media/youtube-commen-fabriquees-videos-buzz-ina

    Entre la réaction décalée à l’actu et le doudou mémoriel, l’Institut audiovisuel français a trouvé la stratégie parfaite pour faire grossir le rang de ses fans.

    « Les archives de la télé, c’est un monde fascinant. C’est une résonance entre un programme et une époque dans laquelle il s’inscrit. Leur publication a toujours vocation à produire cette espèce de décalage », explique Antoine Bayet, responsable du Département des Éditions Numériques de l’INA (l’Institut National de l’Audiovisuel).
    Un rapport décalé avec l’actualité

    Des enfants des années 60 qui imaginent les années 2000, un clip de Michel Sardou ou encore Maïté qui assomme une anguille en direct... les vidéos de l’INA font partie du paysage web depuis leur arrivée sur YouTube en 2012. Ce contenu kitsch et ludique alimente une quarantaine de chaînes différentes, et a tendance à raviver le côté nostalgique des internautes. C’était le bon temps !

    Mais loin de se contenter de poster des vidéos à haute teneur en vintage, l’INA a développé une nouvelle stratégie. En plus de ces vidéos « longue traîne » et non contextualisées qui assurent 50% du trafic, l’INA s’est transformé en média journalistique à part entière et produit des vidéos en rapport avec l’actualité.

    Patrick Balkany est condamné à de la prison ferme ? Les journalistes de l’INA postent une ancienne interview de l’homme politique relativisant ses délits chez Thierry Ardisson. La Fashion Week arrive à Paris ? Les équipes déterrent une vidéo sur les « somptueuses fourrures » totalement à rebours des messages diffusés aujourd’hui par les créateurs. En bref, on colle à l’actualité, pour encore plus d’interactions avec l’audience. Quitte à faire dans le franchement glaçant.

    Le dernier « succès » de l’INA fait suite à la tenue du Grenelle sur les violences conjugales. L’Institut en a profité pour ressortir un « micro-trottoir dans lequel des hommes justifiaient le fait de battre leur femme, indique Antoine Bayet. Elle a cumulé près de 3 millions de vues sur Facebook et plus de 500 000 vues sur YouTube. »

    Cette différenciation permet de poursuivre des objectifs multiples. Sur Facebook, les équipes s’assurent que les vidéos soient le plus partagées possible. Sur YouTube, les abonnés génèrent quant à eux des revenus publicitaires réguliers qui permettent notamment de rembourser les ayants droit. « On ne peut pas donner de chiffres, mais globalement, la redevance télé ne représente que 60% de notre financement alors que les radios de service public sont financées à hauteur de 90%. » D’après Social Blade, les trois meilleures chaînes – INA chansons, INA Société et INA Talk-Shows – rapportent entre 10 000 et 150 000 euros par an en moyenne.

    #Vidéo #INA #YouTube #Archives

  • Facebook anéantit l’audience d’une partie de la gauche radicale
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290819/facebook-aneantit-l-audience-d-une-partie-de-la-gauche-radicale

    Confrontée à une soudaine chute du nombre de vues de leurs publications, plusieurs pages Facebook de collectifs de la gauche radicale cherchent à comprendre ce qui leur est arrivé. Censure politique, économique, algorithmes ? Leurs questions, et celles de Mediapart, restent sans réponse.

    #INTERNET #Facebook,_gauche_radicale,_Censure,_algorithmes

    • La même chose est arrivé à la page de Nantes Révoltée qui a communiqué sur twitter ce soir :

      Comme d’autres pages militantes, nous vous annonçons ce soir que Nantes Révoltée vient d’être totalement déréférencée de facebook. 99% de chute d’audience d’un coup.
      On vous invite donc à suivre notre site internet, en attendant qu’on trouve une solution.
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1167175023699877891
      Quelques stats. Depuis ce soir, on passe donc de, entre 30 et 300 000 personnes touchées par article à ... 52 personnes touchées pour notre dernière publication. Audience quasiment divisée par 1000.
      https://twitter.com/Nantes_Revoltee/status/1167181464338911232

      bon, ce qui est ballot c’est de ne pas avoir mis l’adresse du blog https://www.nantes-revoltee.com dans le message et que la bio du compte renvoie vers la page facebook. Mais au moins, depuis plusieurs moins, Nantes Revoltée utilisait enfin son blog de manière de plus en plus active hors facebook pour renvoyer vers ses articles...

      Lorsque je faisais partie de l’équipe de gestion de la page de soutien à la zad NDDL, nous avions déjà remarqué des soucis, mais c’était surtout dû au fait que nous ne correspondions pas aux attentes commerciales de facebook, avec beaucoup de publications automatisées depuis les blogs de la lutte et des liens qui incitaient donc à sortir de facebook. Il y a eut quelques cas pendant lesquels on a soupçonné une censure, mais extrêmement rares et improuvables. Je me permets de "libérer" l’article complet de médiapart :

      Facebook anéantit l’audience d’une partie de la gauche radicale
      Par Géraldine Delacroix

      Confrontée à une soudaine chute du nombre de vues de leurs publications, plusieurs pages Facebook de collectifs de la gauche radicale cherchent à comprendre ce qui leur est arrivé. Censure politique, économique, algorithmes ? Leurs questions, et celles de Mediapart, restent sans réponse. Ils s’appellent Lille insurgée, Bretagne noire, Collectif Auto Média énervé, Cerveaux non disponibles, Groupe Lyon Antifa…

      Plusieurs collectifs qui administrent des pages Facebook font état depuis quelques jours de la chute libre du nombre de vues sur leurs publications, alors qu’elles touchaient jusque-là des milliers de lecteurs, souvent des dizaines de milliers, parfois des centaines.
      Pour ces groupes qui partagent des informations sur les mouvements sociaux et se présentent comme très à gauche, le soupçon est fort d’une censure politique, pour les uns avant le G7, pour les autres après qu’ils ont partagé, en début de semaine, un article d’Indymedia Nantes. Le site affirme qu’une militante bien connue des mouvements de « gilets jaunes », notamment à Toulouse, et des organisations présentes au contre-sommet de Biarritz serait en réalité une policière infiltrée.

      Cerveaux non disponibles
      Paul* est fondateur et administrateur des Cerveaux non disponibles, « collectif qui a pour ambition de relayer des contenus (articles, vidéo, photos) alternatifs mais aussi d’en produire ». Après une époque où la page Facebook du collectif se contentait de partager ses lectures, les choses ont changé avec le mouvement des gilets jaunes : « On a rapidement pris position, écrit des textes, on est globalement marqués à gauche, gauche radicale, on a appelé à rejoindre les gilets jaunes… On est sortis du cadre, on a écrit nous-mêmes. Aujourd’hui, on est entre un média et un relais d’infos. »
      La chute du nombre de vues des publications de la page Cerveaux non disponibles.
      Quand un utilisateur ou une utilisatrice se connecte sur son compte Facebook, il ou elle voit apparaître dans son « fil d’actualités » une sélection algorithmique des
      publications de ses ami·e·s, des groupes auxquels il ou elle appartient, des pages qu’il ou elle suit. Depuis le mercredi 22 août, explique Paul, « [la]page [des Cerveaux non disponibles] a perdu la quasi-totalité de son audience : 200 personnes touchées par post, alors qu’on est habituellement sur une moyenne de 20 000 par post (avec des pics à 300 000) ». « Ce n’est jamais arrivé », ajoute-t-il.
      Dans un billet de blog publié dès le 23 août sur Mediapart, Zazaz, lectrice habituelle de la page, témoigne de la disparition des Cerveaux non disponibles : « Ça faisait plusieurs jours que je ressentais un vide, quelque chose me manquait, mais je n’arrivais pas à déterminer vraiment de quoi il s’agissait. Ce matin, j’ai compris, la disponibilité de mon cerveau à une autre information était censurée. » L’administrateur envisage une explication possible : « Il y a 10 jours, quelqu’un a fait une réclamation sur une vidéo pour atteinte au droit d’auteur. »
      « Forcément, on se demande ce qui se passe. Est_ce que d’autres ont ce même problème ou est-ce que c’est seulement des pages militantes ? Le silence de Facebook alimente les questions, c’est hyper opaque et très difficile, s’interroge Paul. On peut aussi se dire que ç’a été discuté en interne puisqu’on sait qu’ils discutent avec le gouvernement. Il suffit d’un employé de Facebook qui a eu des consignes orales… »

      L’administrateur de la page a bien tenté de contacter Facebook et posé cette question : « Depuis quelques jours, et surtout hier, nous avons constaté une très forte baisse de la visibilité de nos posts (près de 95 % de moins qu’en moyenne !). Pourriez-vous nous expliquer les raisons de ce changement brutal ? Et nous dire comment y remédier ? Notre média étant particulièrement axé sur le traitement de l’actualité médiatique, il est très problématique pour nous de ne pas pouvoir toucher notre public au moment d’un événement aussi important que le sommet du G7.
      Merci d’avance pour votre compréhension et votre retour. »
      Réponse : « Votre avis sera utilisé pour améliorer Facebook. Merci d’avoir pris le temps de nous envoyer votre signalement. »« Une réponse automatisée », « qui n’est même pas adaptée… », souligne Paul. « L’idée d’être moins dépendant de Facebook » avait déjà conduit le groupe à créer son propre site : « Pour nos textes importants et nos vidéos : on n’a pas envie de tout perdre si la page est supprimée. »
      Jeudi 29 août, alors que Mediapart avait contacté Facebook la veille pour obtenir des explications, la page commençait à reprendre des couleurs, et des abonnés témoignaient de ce que ses publications étaient réapparues dans leur fil. Faut-il y voir un lien de cause à effet ? « Cela semble revenir depuis ce matin. Pas autant qu’avant le 22 août, mais largement mieux que depuis une semaine. Sans raison ni explication », nous dit un membre du collectif.

      Collectif Auto Média énervé
      Basé à Toulouse et « fondé en 2016 pendant la loi travail », le Collectif Auto Média énervé s’appelait il y a encore deux semaines le Collectif Auto Média étudiant. C’est mardi 27 août que ses difficultés ont commencé, « une forme de censure », regrette Léon*, un des animateurs du groupe. « On a publié l’article sur l’indic à Toulouse et au contre-sommet, suite à ça on a été de suite déréférencés de Facebook…, nous explique-t-il. D’un coup, on n’apparaît plus sur le fil d’actu des personnes, même moi je ne vois plus les posts qu’on fait… »
      Confronté à la disparition de ses lecteurs pour la première fois, le collectif a tenté de contacter Facebook, puis « supprimé le post qui pouvait poser problème » : « Si jamais ça pouvait résoudre le problème… On s’est dit que c’est peut-être des algorithmes… »
      Jeudi 29, Léon a trouvé un message de Facebook daté du 27 et titré : « Your page has a breach » (« Votre page est en infraction »), dans lequel le réseau social explique qu’un contenu a été supprimé car il allait à l’encontre des « standards de la communauté », mais sans préciser de quel contenu il s’agit. Le collectif n’avait pas eu de problème pendant le G7 : « On a vachement produit sur le G7 en photos ; on a écrit des petits articles, qui ont fait plusieurs centaines à plusieurs milliers de vues. Le dernier truc, c’est quatre personnes ! Les stats ont été constantes jusqu’au G7, puis en hausse parce qu’on a couvert le G7, puis c’est redescendu après et aujourd’hui on n’a plus rien… »
      « On reste radicaux », admet Léon, mais le groupe se veut sérieux et prudent : « On partage de l’info, on recoupe, on vérifie, on floute les visages, que ce soit ceux des flics ou des manifestants ; on fait attention, on travaille avec des avocats. »

      Lille insurgée
      Léon ne voit plus les publications de Lille insurgée. Car le groupe lillois rencontre les mêmes difficultés : « Avant, on faisait plusieurs dizaines de milliers de personnes (28 000 vues, 68 000 vues) et là, on passe à 400 vues depuis les 22-23 août », témoigne un membre du collectif, Camille*. La rencontre Macron-Poutine, « c’est la dernière publication qui fait pas mal de vues ».
      La chute du nombre de vues des messages de la page Lille insurgée. Fataliste, le collectif a « juste interrogé le compte Twitter de Facebook. On sait pas trop quoi faire, on sait pas trop comment faire pour les contacter, je vois pas l’intérêt ».
      En l’absence de justification, d’éléments de compréhension, les hypothèses fleurissent : « Une possibilité, c’est que Facebook ait envie de nous inciter à faire de la pub. Donc ils nous coupent notre audience pour qu’on prenne de la pub. » Mais « si c’est une censure délibérée, il y a un lien avec le G7, forcément ».
      Sur Twitter, le Groupe Antifa Lyon relaie les Lillois et fait le même constat :
      Bretagne noire, habitué à ce genre de traitement, a invité dès le 25 août à se rendre sur sa deuxième page :
      « [INFO] Vous l’avez peut-être remarqués, cette page-ci est une nouvelle fois censurée, nous vous invitons donc à rejoindre notre 2nde page
      Merci à vous tous pour vos messages de soutien. »
      Contacté par Mediapart mercredi après-midi, Facebook nous a fait savoir le lendemain en début de soirée ne pas être en mesure de donner une réponse précise dans ce délai, et réserver les explications circonstanciées aux administrateurs des pages concernées.

      Boite noire
      Cet article a été mis à jour après sa parution avec la réponse de Facebook.
      Nos interlocuteurs ont été joints par mail et téléphone mercredi 28 et jeudi 29 août.
      * Certains prénoms ont été modifiés.

    • Ce n’est pas tout à fait pareil : #Google a exclu de la liste des sites web qu’elle consultait pour faire sa revue de presse les sites qu’elle considérait comme non-fiable, dont des sites d’extrême gauche. C’est scandaleux, mais c’est « officiel ». #Facebook a modifié son algorithme secret qui fait que des pages disparaissent sans aucune justification...

    • Je ne suis pas étonnée et je n’ai toujours pas compris comment on peut se revendiquer de gauche et utiliser facebook. C’est confondre la maison des associations avec la place beauvau. Et je désespère de voir encore des groupes organiser des actions sur Gmail ou ne pas retirer leur batterie de téléphone lors des réunions.

      #boycott_facebook

    • Article, même on peut dire communiqué, de Nantes Révoltée sur le sujet : https://www.nantes-revoltee.com/facebook-censure-t-il-les-medias-independants

      Nantes Révoltée n’est pas seule : il semble que cette invisibilisation touche d’autres pages facebook de médias indépendants : Lille Insurgée, ou Cerveaux non Disponibles, entre autres. C’est une censure qui ne dit pas son nom, une manœuvre ambivalente et sournoise. La page n’est pas supprimée, il ne s’agit donc pas d’une véritable censure. Elle est « déréférencée » : elle n’apparaît plus sur les comptes de ses abonnés. C’est comme couper l’électricité d’un concert mais dire au chanteur qu’il peut continuer sans micro : il ne sera plus entendu que par le premier rang. Le concert ne sera pas pour autant interdit. La sournoiserie est la marque du régime en place.

    • analyse de Benjamin Bayart sur la question :

      Un certain nombre de pages militantes, ancrées très à gauche, ont perdu quasiment tout leur lectorat (chute de 99,9% dans au moins un cas) autour de la période du G7. (L’article de Mediapart est intéressant à lire). Analysons un peu...
      La baisse d’audience (les messages postés sur les pages en question ne sont plus affichés, ou quasiment plus) est un fait.
      On peut décider d’y voir des choses, des explications, des interprétations.
      Le plus évident est de se dire « Ah les salauds, c’est la censure ». Soit à supposer que le Gouvernement a demandé à Facebook de couper. Soit à supposer que Facebook a décidé tout seul de couper. Cette une analyse possible, mais elle est tout sauf certaine, et hasardeuse à prouver.
      En effet, l’autre piste est que ce soit (plus ou moins) automatique : l’audience des pages très à gauches monte en flèche autour du G7, or au-delà d’une certaine audience Facebook coupe/ralenti et demande des sous pour diffuser (faut bien vivre...)
      Mais ce qui m’intéresse là-dedans, c’est le rôle de l’intermédiaire technique. Vis-à-vis des pages en question, et vis-à-vis des lecteurs. Donc, on découpe ça en deux temps.
      Du point de vue des gens qui font la page Facebook en question, on peut les considérer comme un média, un journal militant. Facebook est alors leur diffuseur. Je ne suis pas certain du tout que le contrat de service, même implicite, soit clair.
      Genre un contrat qui dit « jusqu’à XXX objets affichés chez vos lecteurs, c’est gratuit, au-delà il faut payer X euros pour Y affichages ». Ce serait un contrat de diffusion, clair, piloté, affiché. Où du coup Facebook aurait tout intérêt à être clair.
      Or les animateurs de ces pages se posent la question de « pourquoi ça coupe ? ». Ça montre bien que le contrat n’est pas clair, ou n’est pas clairement compris. On est dans une relation malsaine de dépendance, mal affichée, donc impossible à traiter sereinement.
      Prenons maintenant le point de vue des lecteurs. Ce sont des particuliers, des quidams, qui ont cliqué sur « je souhaite recevoir ce que diffuse cette page pour me tenir informé ». Le contrat qui les lie à Facebook est encore plus flou que celui entre Facebook et la page.
      Ce contrat implicite dit « En échange de ta vie privée, et du droit de te manipuler en permanence pour le plaisir de mes clients publicitaires, je te donne accès aux contenus que les autres publient et que tu as envie de voir ».
      Or ce contrat tacite est rompu : les lecteurs ont souhaité recevoir ces flux d’information, et ne les reçoivent plus, sans la moindre petite explication. Juste, curieusement, le silence. Mais du silence pas trop visible, rien qui dise « On a coupé tel fil ».
      Si on suppose que c’est une censure « politique » (qu’elle soit gouvernementale, ou d’entreprise), on a atteint un sommet, cette censure est le fait d’une décision silencieuse, non affichée, donc impossible à contester. L’exact contraire de la notion d’état de droit.
      C’est ce qui me fait douter que ce soit une censure politique. Qu’une trace, n’importe laquelle, sorte dans la presse, et ça va être la java des tribunaux pour les fonctionnaires impliqués.
      Une censure de l’entreprise ? Moui. Techniquement possible
      Si c’est une coupure technique, genre un quota de diffusion et Facebook veut des sous, c’est épouvantablement malsain, parce que ce n’est pas assumé, pas affiché, pas négocié. C’est le contraire d’un contrat, en fait.
      Un contrat, c’est un truc théoriquement négocié, entre deux parties qui peuvent en choisir les termes, et accepter ces termes librement. Bon, de nos jours un contrat c’est un truc que t’impose un fournisseur avec qui tu ne peux pas discuter.
      Essayez de discuter les termes de votre contrat d’abonnement à EDF, par exemple.
      Mais... ce contrat est connu, affiché, assumé. Revendiqué, même.
      Quand une entreprise normale fait une offre gratuite jusqu’à XX, puis payante au delà, elle est ravie de vous envoyer une facture en PDF tous les mois disant « c’est gratos, t’as vu, ch’uis gentil ». Et donc, par là, affiche les limites et le fait honnêtement.
      Comme je suis plutôt gentil, je suppose que ce n’est pas une censure gouvernementale (ce serait trop grave), ni d’entreprise (quel serait leur intérêt ?), mais bien la relation pourrie d’une entreprise sans morale avec le monde qui l’entoure.
      C’est pas que ce soit nouveau.
      Mais c’est intéressant quand ça se voit bien.
      Ils vous méprisent. Vous lecteurs, qui êtes leur marchandise. Vous auteurs, qui attirez les lecteurs. Ils vous méprisent. Et vous maltraitent. Et cependant vous restez... piégés.
      Triste monde.
      On a proposé au Gouvernement une porte de sortie de ce monopole piégeux et malsain : l’interopérabilité.
      La réponse du ministre : il craint que ce ne soit trop agressif pour le modèle économique des grands groupes américains concernés.
      Voilà.

      https://twitter.com/bayartb/status/1167478087031906306
      cc @stephane @hlc

    • https://www.businessinsider.fr/facebook-est-aussi-nefaste-pour-vous-que-fumer-selon-experts-tech

      « Ça crée une dépendance, ce n’est pas bon pour vous, il y a des gens qui essaient de vous faire utiliser ce réseau, même si vous ne comprenez pas ce qui se passe », avait-il déclaré (Marc Benioff ).

      Depuis, Facebook a continué à être utilisé comme un outil d’ingérence démocratique et a été au centre de scandales mondiaux liés aux données, notamment la fuite de Cambridge Analytica. Et les personnes à qui Benioff donne du mérite pour l’avoir aidé à se faire entendre sont plus convaincus que jamais que Facebook est aussi néfaste pour la démocratie que fumer l’est pour la santé, et que des mesures s’imposent.

      #The_Great_Hack