• Pétition · Non à la criminalisation des locataires en difficulté et des squatteurs de logement vide
    https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-criminalisation-des-locataires-en-difficult%C3%A9-et-des-squat

    Les députés du groupe Renaissance ont déposé une proposition de loi d’une grande brutalité à l’égard des personnes sans-domicile qui squattent « en état de nécessité » un logement vacant, mais aussi des locataires qui ont une dette de loyer ou qui sont menacés d’expulsion.
    D’une part, elle prévoit de condamner à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende les personnes et familles sans-abri qui occupent un logement vide de tout meuble, pour se protéger de la rue. Elle permet en outre de les expulser sur décision du Préfet, en quelques jours et sans jugement, alors que 3,1 millions de logements sont vacants et qu’aucune action publique n’est mise en œuvre pour en diminuer le nombre…

    D’autre part, le locataire convoqué au tribunal pour une dette de loyer sera sanctionné par la résiliation automatique de son bail et son expulsion prononcée, même s’il réussit à régler sa dette de loyer par la suite.

    Rappelons qu’à l’heure actuelle, pour éviter la résiliation du bail et l’expulsion du locataire, le juge peut lui accorder un échéancier pour rembourser l’impayé de loyer : s’il le respecte, son bail se poursuit et il n’est pas expulsé.

    Enfin, outre une réduction drastique des délais de procédure, la proposition de loi prévoit que si le locataire expulsé ne se met pas de lui-même à la rue, il devient un délinquant : il risque 6 mois de prison et 7 500 € d’amende après interpellation, comparution immédiate et condamnation.

    C’est le choix entre la rue, où l’on meurt à l’âge moyen de 48 ans, ou la prison pour celui où celle qui refusera de quitter son logement afin de protéger sa famille !

    cette PPL est soutenue par Darmanin et Dupont Morreti

    #logement #propriété_privée #rente_foncière #criminalisation #locataires #squatters #expulsion #justice #expulsion_administrative

  • Aux origines de l’effondrement du service public de santé
    https://lvsl.fr/leffondrement-du-service-public-de-sante

    Considéré jusqu’au début des années 2000 comme le meilleur du monde, le service public de santé français avec ses deux piliers, l’hôpital public et les professionnels de santé de premier recours, s’effondre peu à peu. Cet article porte sur l’analyse structurelle de cette destruction progressive et dresse le tableau alarmant de l’évolution de la démographie des soignants. Ce texte est une nouvelle version d’une série de trois articles de Frédérick Stambach et Julien Vernaudon initialement parus sur le site de la revue Respublica.

    Le système de santé français a longtemps fait office d’exemple à l’international, au début des années 2000 il était même considéré comme le meilleur au monde. A la suite d’une destruction incrémentale du fondement même de notre système de santé, quel que soit les majorités gouvernementales, celui-ci est dorénavant à l’agonie. Les déserts médicaux progressent et l’hôpital public est au bord de l’implosion du fait de la diminution du nombre de lits, l’introduction en force du Nouveau management public et la dégradation des conditions de travail entraînant le départ en masse de personnels soignants épuisés et écœurés.

    Nous considérons que le point d’entrée dans le système de santé pour l’immense majorité de la population est l’hôpital public par le biais des urgences et ce que nous nommerons les professionnels de santé de premier recours (PSPR), par définition conventionnés en secteur 1. Ces derniers sont représentés par les médecins généralistes principalement mais il existe également d’autres « portes d’entrée » subtiles et souvent méconnues. C’est le cas notamment des pharmacies d’officine et, dans une moindre mesure, des infirmier(e)s et kinésithérapeutes libéraux. Pour les jeunes enfants, la Protection Maternelle et Infantile (PMI) lorsqu’elle existe encore sur le territoire peut également avoir ce rôle. Les chirurgiens-dentistes et les sage-femmes font également partie des PSPR.

    Mais d’une façon générale et majoritaire, lorsqu’un patient a un problème de santé (en dehors des grosses urgences) il va se rendre chez son médecin généraliste ou chez son pharmacien. C’est uniquement si ces deux voies sont fermées qu’il se rendra aux urgences directement.

    La pénurie médicale et la fermeture progressive des pharmacies d’officine, notamment en milieu rural, entraînent donc une suppression pure et simple de l’accès au système de santé, en particulier pour les classes populaires. Les services d’urgence, en grande souffrance, ne peuvent compenser la pénurie médicale de généralistes sur le territoire.

    La situation est complexe et assez catastrophique par bien des aspects, en particulier parce qu’elle relève de décisions gouvernementales qui, pour des raisons budgétaires mais pas uniquement, ont choisi délibérément de mettre en danger sanitaire la population française dans son ensemble. Cependant, les effets sont encore plus dramatiques pour les plus démunis, témoignant ainsi d’une politique de classe très violente : nous parlons ici de ceux qui ont la possibilité de se soigner ou pas.

    Nous allons revenir brièvement sur l’histoire de l’organisation puis de la désorganisation des médecins généralistes et de l’hôpital public, ensuite nous évalueront la situation actuelle (peu brillante) en termes d’effectifs soignants. Nous proposerons pour terminer une analyse politique et nos propositions pour changer de paradigme.

  • Gunther Anders - De l’entreprise capitaliste a l’entreprise nazie

    Ce texte est un extrait du livre L’Obsolescence de l’homme. Sur l’âme à l’époque de la deuxième révolution industrielle, initialement paru en 1956 (traduction française publiée en 2002 par les éditions de l’Encyclopédie des Nuisances/Ivrea). Gunther Anders y expose en quoi les abominables crimes des nazis ont été rendus possibles et même favorisés par le fonctionnement général du capitalisme (qui, de la même manière, pour la même raison, génère en permanence toutes sortes de désastres sociaux et écologiques). Günther Anders (1902 – 1992) est un penseur, journaliste et essayiste allemand puis autrichien Ancien élève de Husserl et Heidegger et premier époux de Hannah Arendt, il est connu pour être un critique de la technologie important et un auteur pionnier du mouvement antinucléaire. Le principal sujet de ses écrits est la destruction de l’humanité..

    https://s-edition.gitlab.io/infokiosque/page/brochures/gunther-anders---de-lentreprise-capitaliste-a-lentreprise-nazie

  • Une politique transsexuelle à l’encontre de l’identité (brochure)

    • Une politique transsexuelle à l’encontre de l’identité (Marlène Ducasse) • Comment penser la transitude ? Une approche matérialiste (Anastasia) • La socialisation comme théorie du genre incomplète (Soeur Nathalie) • Traître à sa classe (Anastasia).

    https://s-edition.gitlab.io/infokiosque/page/brochures/une-politique-transsexuelle-%C3%A0-lencontre-de-lidentit%C3%A9

  • La construction de l’antisémitisme à gauche s’est faite par l’association du juif et du capitalisme. @LeGrooooove
    https://twitter.com/LeGrooooove/status/1431999801642602498

    Pour rappel, quelques citations

    Toussenel : « La répulsion universelle, écrit-il, que le juif a inspirée si longtemps n’était que la juste punition de son implacable orgueil, et nos mépris les représailles légitimes de la haine qu’il semblait porter au reste de l’humanité »

    Blanqui : « La Bourse est en rut. […], l’agiotage, l’industrialisme, la juiverie sont en liesse. »

    Proudhon : « Juifs. Faire un article contre cette race, qui envenime tout en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. […] Abolir les synagogues, […] Le Juif est l’ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie ou l’exterminer. »

    Jules Guesde : "Les juifs sont une pieuvre, bienheureuses les caricatures."

    « Ils tiennent une grande partie de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus ».

    Bref, la gauche historique en France a aussi défini l’antisémitisme comme critère de l’anticapitalisme et la résurgence d’une part de ce lexique interpelle à juste titre, même si on peut débattre de ce qu’elle est réellement dans l’actualité.

    De fait, @noemie_issan, à qui j’apporte tout mon soutien, peut faire erreur, là n’est pas la question. Son interrogation demeure absolument légitime si l’on situe l’association historique entre l’usurier et le juif.

    Il ne s’agit pas de dire que l’anticapitalisme est gangréné par cette question, mais que cette question a participé aux revendication anticapil[ta]stes, et qu’ainsi, l’héritage d’un vocabulaire n’est pas anodin.

    On peut mille fois affirmer que la phrase de Mélenchon n’est pas préparée [mais ce n’est pas le cas, c’est un discours écrit, ndc] , qu’elle est sans rapport, il n’en demeure pas moins vrai que son vocabulaire s’inscrit dans une tradition d’insinuations, de déclarations, voire de quolibets.

    De même, il n’a jamais été affirmé que Mélenchon était un antisémite sanguin, mais que son propos correspondait à un cadre situé historiquement, perpétuant une tradition de ciblage des juifs.

    De même, les réactions et les procès en appropriation de la douleur, en délit politique et en chantage, montrent que cet antisémitisme, s’il n’était pas dans la bouche de Mélenchon, était au moins dans la tête de certains de ses soutiens.

    Et désolé, mains interroger un discours n’est jamais un tort, et il serait bon de garder vos nerfs intacts et vos hymnes indignés dans vos poches, @noemie_issan est tout à fait prompte à discuter de son analyse, à condition que vos réactions ne l’approuvent pas.

    Pour tout dire, je ne sonde pas les intentions de Mélenchon, je m’en branle. Mais sa complaisance avec Maboula Soumahoro, des associations qui cautionnent Sarsour, me fait penser que l’antisémitisme passe au millième plan de la question antiraciste.

    Et le problème avec la gauche moderne, pour respecter les universitaires, est parfaitement bien décrit ici, par la gauche elle-même, qui s’inquiète pour les juifs :

    INTERSECTIONNALITÉ ET ANTISÉMITISME. UNE NOUVELLE APPROCHE

    http://golema.net/analyses/intersectionnalite-et-antisemitisme-une-nouvelle-approchezz

    Il faut unir la société par la laïcité et le refus absolu de la diabolisation d’une religion, quelle qu’elle soit. Non, l’ennemi ce n’est pas le musulman, c’est le financier !, Mélenchon 28 août 2021, discours de lancement de sa campagne présidentielle.

    #gauche #antisémitisme #républicains #chauvinisme #souverainisme

    • De même, les réactions et les procès en appropriation de la douleur, en délit politique et en chantage, montrent que cet antisémitisme, s’il n’était pas dans la bouche de Mélenchon, était au moins dans la tête de certains de ses soutiens.

      Si je comprend bien le pbl c’est les réactions des soutiens de Méluch qui ne voient pas d’antisémitisme dans cette phrase et le fait qu’il soutienne Maboula Soumahoro et Sarsour. Je vais allé chercher qui c’est je connais pas ces gens qui doivent etre probablement antisémite vu le contexte.

      edit - c’est plutot deux femmes militantes antisionistes mais vu que l’antisionisme est taxé d’antisémitisme par les sionistes et que des antisémites se cachent derrière l’antisionisme ....

    • FINANCIER, IÈRE, adj. et subst.

      I.− Adjectif
      A.− Relatif aux grandes affaires d’argent, à ceux qui s’occupent de grandes affaires d’argent. Scandale financier ; page financière d’un journal ; opérations financières. Le père Goriot (...) allait à la Bourse et (...), suivant une expression assez énergique de la langue financière, carottait sur les rentes (Balzac, Goriot,1835, p. 34).[Les jeunes gens du Sud des États-Unis] s’occupent, en général, de questions financières : cours du coton, valeurs et obligations (Camus, Requiem,1956, 1repart., 2etabl., p. 828) :
      1. Le crédit viticole s’appuyait sur un excellent système financier : il prêtait aux cultivateurs la moitié du prix d’estimation de leurs biens, garantissait le prêt par une hypothèque, et touchait des emprunteurs les intérêts, augmentés d’un acompte d’amortissement. Zola, Curée,1872, p. 417.
      − En partic.
      ♦ Vx. `Écriture financière, écriture en lettres rondes. On dit de même, lettre financière,, `(Ac. 1835, 1878).
      ♦ [En parlant d’un attribut, d’une manifestation de l’esprit hum.] Talents financiers. Mon goût financier Me refit caissier En Bohême (Dumas, Père, Noce et enterrement,1826, I, 5, p. 79).Chargé (...) de représenter la France (...) comme contrôleur de la Dette, en Égypte, où grâce à ses grandes capacités financières il avait rendu d’importants services (Proust, J. filles en fleurs,1918, p. 434).
      B.− Relatif aux ressources en argent
      1. de l’État. En présence des lois financières qui se préparaient, la plus grande partie des gens qui avaient de l’argent le plaçaient à l’étranger (Goncourt, Journal,1895, p. 870).Alexander Sachs (...), spécialiste des crises financières, un homme que les pays d’Europe appelaient en consultation quand il fallait effectuer une dévaluation à chaud (Goldschmidt, Avent. atom.,1962, p. 32) :
      2. ... le pouvoir, loin d’être absolu, était tenu en échec par les parlements dont l’opposition aux réformes financières paralysait le gouvernement... Bainville, Hist. Fr.,t. 1, 1924, p. 291.
      2. d’un particulier. Embarras financiers. Elle [la jeune femme] avait réglé, avec une sûreté d’homme d’affaires, tous les détails financiers du ménage (Maupass., Bel-Ami,1885, p. 214).Ce ton de comptable dont il tentait de mesurer le volume financier de l’un des trente ou quarante hommes les plus riches du monde (Malègue, Augustin, t. 2, 1933, p. 174) :
      3. Malheureusement, mes affaires financières étaient alors assez embrouillées. Depuis que je m’étais livré à la muse, mon oncle le bonnetier m’avait fermé sa porte, et il parlait de me déshériter. Reybaud, J. Paturot,1842, p. 8.
      C.− [En parlant d’une pers. phys. ou mor., d’un ensemble de pers.] Qui s’occupe de grandes affaires d’argent. Bourgeoisie, entreprise, société financière. Une oligarchie financière tenant (...) tout l’État dans sa main, l’argent était le roi et le dieu de Carthage (Michelet, Hist. romaine, t. 1, 1831, p. 190) :
      4. ... Paulo Prado, agent financier du gouvernement brésilien depuis que les récoltes du café garantissaient les emprunts d’État de la banque fédérale... Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 346.
      − Qui s’occupe du budget. Directeur administratif et financier. La direction « arbitre », après consultations, pour donner ses instructions aux services de fabrication et aux services financiers (Perroux, Écon. XXes.,1964, p. 554).
      D.− (Sauce, garniture) financière/à la financière. (Sauce, garniture) avec des truffes émincées, des quenelles, des ris d’agneau, des olives, des crètes et des rognons de coq, etc. (d’apr. Ac. Gastr. 1962). Vol-au-vent à la financière (Zola, Nana,1880, p. 1301).Poulet financière (Proust, Guermantes 2,1921, p. 503) :
      5. ... dans toutes les séries d’apprêts (...), il y en a toujours un ou plusieurs qui portent pour qualification : à la financière. Et on sait que ce n’était pas le roi, mais les fermiers généraux qui mangeaient autrefois le premier plat de petits pois (...). Les choses ne se passent pas autrement de nos jours : les tables financières continuent à offrir tout ce que la nature a de plus parfait, les serres de plus précoce, l’art de plus exquis... Brillat-Sav., Physiol. goût,1825, p. 155.
      II.− Substantif
      A.− Masc. Celui qui s’occupe de grandes affaires d’argent. Il est riche comme un financier (Ac.1835, 1878).Voilà M. Grandet, excellent financier, qui comprend l’argent et ses mouvements (Stendhal, L. Leuwen,t. 3, 1836, p. 332).Le financier Laffite, un homme à qui tout avait réussi (Bainville, Hist. Fr.,t. 2, 1924, p. 154) :
      6. Collé avait placé une somme d’argent considérable, à fonds perdus et à dix pour cent, chez un financier qui, à la seconde année, ne lui avait pas encore donné un sou. Chamfort, Caract. et anecd.,1794, p. 129.
      − En partic. [Sous l’Ancien Régime] Celui qui régissait des biens appartenant au roi. Le contrôleur général des finances, M. de Silhouette, après avoir fait rendre gorge aux financiers, se [vit] contraint de quitter sa charge (Guéhenno, Jean-Jacques,1952, p. 61).
      − P. méton. Personnage littéraire, en particulier de théâtre, qui s’occupe de grandes affaires d’argent. Jouer les financiers (Ac.). [Les financiers] sont toujours les mêmes. Aussi, au théâtre, le financier est-il un personnage épais, grossier et fastueux, avare avec les pauvres, prodigue avec les riches (Balzac, Œuvres div.,t. 2, 1831, p. 410).Sauf le financier, plus rien (...) ne subsiste maintenant de l’épopée balzacienne (Léautaud, Essais,1899, p. 47).
      B.− Fém., rare, vieilli. Épouse d’un homme qui s’occupe de grandes affaires d’argent. Ce fut de sa main [de MmeLauwerens] que Renée reçut son premier ennui, le jeune duc de Rozan, que la belle financière plaçait très difficilement (Zola, Curée,1872, p. 424).La financière [Mmedu Moley], aux lundis où l’on ne recevait que des hommes à dentelles (...) est encore séduisante en ce portrait qui n’est plus celui de sa première jeunesse (Goncourt, Mais. artiste,1881, p. 146).
      Prononc. et Orth. : [finɑ ̃sje], fém. [-sjε :ʀ]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Ca 1440 subst. financiere « personne qui possède, propriétaire »

      https://www.cnrtl.fr/definition/financier

    • Pour la phrase sur Jesus c’est une phrase antisémite ? Je découvre que des tas de ref antisémite m’échappent totalement. La misogynie je la détecte facilement mais pas l’antisémitisme lorsqu’il est insidieux. Je comprend cette phrase comme des accusations imaginaires contre les juifs puisque jesus a pas été crucifié et le déicide dont on accuse les juifs est une accusation mensongère pour les persécuté. Mais je comprend probablement mal ayant un a priori favorable sur Méluch ca me fait chier de découvrir ca.

    • Aujourd’hui, on peut être d’extrême droite et avoir de bonnes relations avec Israël, et porter les insignes nazis, et être antisémite, tout en étant soutenu par l’UE. Dans les faits, tu peux être antisémite, tant que tu es sioniste, ça ne justifie pas qu’on fasse l’exégèse de tout ce que tu peux déblatérer quotidiennement. Un exemple sympa, Darmanin et son livre où il fait part de son antisémitisme et dont tout le monde se contrefout...
      Sérieusement, vous pensez vraiment que Mélenchon est le prochain Hitler ? Il a écrit l’équivalent de Mon combat ? Ou c’est juste qu’on aimerait bien qu’il finisse comme Corbin ?

    • @biggrizzly C’est vrai que l’antisémitisme de droit est pas beaucoup dénoncé tant que ca reste sioniste et qu’on cherche des poux à Mélenchon probablement à cause de ses soutiens pro-pal. C’est aussi qu’on est plus sévère avec son propre camps à gauche et je sais plus qui parlait de recherche de pureté. Je croi pas que Mélenchon soit antisémite je croi qu’il cherche plutot à ménagé la chèvre et le chou et faire la quadrature du cercle. C’est aussi le piège de la fausse laicité qu’on nous inflige depuis 20-30 ans pour discriminer les français·es racisé·es et accablé les immigré·es de tous les maux. Les affiches de Blanquer surf sur ce même racisme en parlant de laïcité et en montrant des gosses qui portent des prénoms à consonnance africaine. « L’ennemi c’est pas le musulman, c’est le financier » dans ce contexte de confusion ca renvoie à beaucoup trop de significations parasites pour qu’on y trouve pas midi à sa porte.

    • @unagi j’avoue avoir du mal à y croire mais cela fait de moi aussi une raciste par antisémitisme car les choses sont clairement limpides.
      Mais je croi que tu es toi aussi antisémite avec ton « ni raciste, ni antisémite » puisque sur un autre poste @val_k partage ceci :

      Si dans ton esprit, la catégorie des « racisé-e-s » n’inclut pas les Jui-f-ve-s ou si tu prétends que « les Jui-f-ve-s ne sont pas racisé-e-s », tu n’es pas au clair sur l’antisémitisme.

      https://seenthis.net/messages/927911

    • @mad_meg si ça peut te rassurer dis-toi que LFI est encore plus perdue : rembarrer voire agresser les personnes concernées choquées par l’évocation d’un trope antisémite dans un contexte qui s’y prête, plutôt que de simplement reconnaître ce qu’elles disent et essayer d’en tenir compte comme tu le fais.

    • Merci @zorba d’essayer de me rassurée mais j’ai commencé aussi par me moquer des arguments des personnes concernées et je ne suis pas dans une complète reconnaissance de leurs arguments, d’où les réactions exaspérées de @unagi qui sont toute à fait compréhensibles.

  • « Le banquier nous a déroulé le tapis rouge et nous avons enchaîné les achats » : dans les grandes villes, le phénomène des « serial » propriétaires

    Un million de ménages, soit 3,5 % des foyers français, détiennent chacun au moins cinq logements. Le phénomène est prégnant dans le cœur de Paris et celui des grandes villes comme Lyon ou Marseille, et concerne aussi bien des héritiers que des investisseurs.

    Son portefeuille d’appartements atteint désormais la trentaine de biens. Marcel Crasnier, 75 ans, fiscaliste de profession, a commencé à accumuler patiemment les mètres carrés à partir de 1992, à Angers et dans les communes alentour, pour les louer.

    Ses biens, il les administre en direct, y consacrant deux jours par semaine : « Je ne sais pas gérer l’épargne liquide, alors j’ai combiné mes connaissances en fiscalité, finance et immobilier, acheté des immeubles anciens que je rénove et mets en location vide de longue durée, à des loyers sociaux ou intermédiaires, par exemple de 400 à 450 euros par mois pour un deux-pièces. Je bénéficie ainsi des avantages fiscaux, avec des locataires stables et très peu d’impayés. » M. Crasnier dit tirer de ce patrimoine un revenu annuel d’environ 55 000 euros « mais, pendant quinze ans, j’ai surtout remboursé la banque », précise-t-il.

    Avisé, il établit sa stratégie d’investissements et de travaux à cinq ans, prévoyant autant que possible rentrées et sorties, logeant son patrimoine dans des sociétés civiles immobilières (SCI) et exploitant les possibilités de donation à ses enfants pour éviter de franchir le seuil de l’impôt sur la fortune immobilière, fixé à 1,3 million d’euros en patrimoine net, c’est-à-dire crédits déduits. « Mais, malgré mes prévisions, je n’y ai pas échappé certaines années, rattrapé par la flambée des prix de l’immobilier, particulièrement vive à Angers », avoue-t-il.

    Familles de commerçants

    C’est une réalité souvent méconnue : en France, les bailleurs privés multipropriétaires pèsent lourd. La publication par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), le 25 novembre 2021, dans son portrait social annuel, d’un chapitre consacré à ces multipropriétaires a surpris le monde de l’immobilier. Les statisticiens y révèlent que 1 million de ménages, soit 3,5 % des foyers français, détiennent chacun au moins cinq logements, et que cette minorité cumule donc à elle seule la moitié des appartements mis en location par des particuliers (hors bailleurs sociaux et institutionnels) sur tout le territoire.

    Le rêve de devenir rentier avant ses 40 ans, de s’affranchir du salariat et d’accéder à la « liberté financière » est de plus en plus partagé
    « Cette concentration, jusqu’ici jamais repérée, de la propriété locative ressort de l’exploitation fine des données du cadastre, qui recense non seulement les propriétaires de biens en direct, mais permet aussi d’identifier les porteurs de parts de sociétés civiles immobilières, comme c’est le cas de 31 % des multipropriétaires de plus de cinq logements et de 66 % de plus de vingt logements », détaille Sébastien Roux, qui a supervisé l’étude.

    L’emprise des multipropriétaires se révèle massive dans les centres-villes : 58 % du parc locatif privé parisien leur appartient, plus encore dans les arrondissements centraux. Même phénomène à Lyon, où elle atteint 50 % des logements, et plus de 60 % dans les quartiers centraux de la presqu’île, des pentes de la Croix-Rousse ou de Fourvière. A Marseille, leur part s’élève à 56 % des logements privés loués, à Lille, à 62 % et à Toulouse, à 51 %. Ces multipropriétaires appartiennent aux catégories « aisées » et « plutôt aisées » (les 40 % les plus riches) et sont, en général, plutôt âgés (70 % ont plus de 50 ans).

    Parmi les multipropriétaires, il y a de nombreux héritiers. François Thouard, administrateur de biens, connaît bien ces familles de commerçants, par exemple exploitants de brasseries, et d’indépendants qui ont, parfois depuis plus d’un siècle, hérité et accumulé de beaux patrimoines à Paris. « Jusque dans les années 1960, posséder des appartements était peu rentable, car les loyers étaient bloqués par la loi de 1948, se souvient-il. Mais cela n’a pas empêché certaines familles de faire construire parfois plusieurs beaux immeubles bourgeois côte à côte. Dans le 12e arrondissement, j’en ai compté jusqu’à seize, une rue entière bâtie au début du XXe siècle par le même architecte, mais il y en a aussi rue du Faubourg-Saint-Honoré… Ces propriétaires étaient peu soucieux de rentabilité mais soigneux envers leur patrimoine et prévenants pour leurs occupants. “Il faut que mes locataires soient comme des coqs en pâte”, m’enjoignait l’un d’eux, qui a gardé cet esprit. »

    « Préparer notre retraite »

    Le phénomène des multipropriétaires concerne aussi de nouveaux arrivants. « Depuis dix ans, beaucoup de jeunes investisseurs s’intéressent à l’immobilier, commencent par acheter un appartement à crédit, et, quand ils voient que ça marche, se prennent au jeu et enchaînent les opérations », observe Manuel Ravier, fondateur de la société Investissement locatif, qui propose de telles opérations clés en main. Le mouvement s’accélère depuis 2017 et les réseaux sociaux bruissent de ces fortunes vite faites, parfois surfaites, étalées et vantées par des influenceurs qui se targuent d’avoir réussi et de pouvoir prodiguer des conseils… payants. Ils surfent sur le rêve, de plus en plus partagé, de devenir rentier avant ses 40 ans, de s’affranchir du salariat et d’accéder à ce qu’ils appellent la « liberté financière », comme si vivre d’un travail était une idée dépassée…

    Marguerite et Hassan (les prénoms ont été changés), 34 et 33 ans, ingénieurs en informatique en activité, ont, dès leur sortie d’école, en 2012, décidé de devenir propriétaires et acquis un deux-pièces de 35 mètres carrés, dans le 15e arrondissement de Paris. « Très vite, nous nous sommes sentis à l’étroit et avons voulu plus grand, raconte Hassan. En constatant la faible rentabilité locative des grands appartements, on a trouvé plus intéressant de devenir nous-mêmes locataires, mettre notre deux-pièces en location et acheter un studio en plus, dans le 17e arrondissement. Le banquier nous a d’ailleurs déroulé le tapis rouge et nous avons, depuis, enchaîné les achats. »
    Le couple est aujourd’hui propriétaire de huit appartements dans Paris et d’un immeuble de rapport de huit appartements en Seine-et-Marne, de petites surfaces plus rentables que les grandes, toutes louées meublées avec des baux classiques d’un an. Hassan évalue ce patrimoine à 2,5 millions d’euros, face à une dette bancaire de 1,9 million d’euros, que les loyers remboursent. « Je ne veux pas devenir rentier, précise-t-il, mais ce patrimoine nous permet des choix professionnels plus libres et, surtout, de préparer notre retraite, depuis que j’ai compris qu’elle ne dépasserait pas la moitié de ce que nous gagnons aujourd’hui », conclut-il.

    « Je me suis piqué au jeu »

    Les règles fiscales assujettissent les revenus fonciers au barème de l’impôt ordinaire, sauf lorsque des intérêts d’emprunt et des travaux les grignotent et créent donc un déficit… lui-même partiellement répercutable sur les autres revenus, jusqu’à 10 700 euros l’an. Un tel dispositif encourage à se relancer sans arrêt dans de nouvelles opérations, où l’investisseur fait donc en sorte que ses frais soient remboursés par le fisc.

    « Trop de gens ont peur d’utiliser le levier du crédit pour investir », observe Bertrand (qui souhaite conserver l’anonymat), fils de notaire, investisseur depuis l’âge de 18 ans, aujourd’hui vendeur d’espace publicitaire sur le Web et déjà détenteur, avec son associé au sein d’une SCI, de 35 appartements, pour l’essentiel à Lille, Tourcoing (Nord), Melun et Brest (Finistère), dans des quartiers où l’immobilier est abordable et d’une bonne rentabilité, jusqu’à 8 %. « Pour moi qui suis indépendant, sans chômage ni retraite, c’est une sécurité. J’aime le contact avec les locataires, leur livrer de beaux appartements, et j’ai pris goût à ces affaires, je me suis piqué au jeu, il y a un côté grisant », reconnaît-il.

    « Les restrictions bancaires en vigueur depuis le 1er janvier 2022, qui plafonnent le taux d’endettement des emprunteurs à 35 % de leurs revenus, risque tout de même de freiner l’appétit d’immobilier », prévoit M. Ravier.

    La logique d’accumulation par des multipropriétaires bailleurs crée une rude concurrence pour les acheteurs de leur propre logement et contribue sans doute au ralentissement de l’accession à la propriété. La part des propriétaires de leur résidence principale est, depuis 2010, bloquée à 58 %.

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/04/11/logement-les-multiproprietaires-poids-lourds-du-parc-locatif-prive_6121558_3

    #bourgeoisie #logement #propriété #rente_foncière #Paris

  • Rise Up 1 Faire Bloc. Quelles alliances pour nous aujourd’hui ? - Enquête Critique
    https://enquetecritique.org/projets/auto-defense-auto-education-auto-organisation/article/rise-up-1-faire-bloc-quelles-alliances-pour-nous-aujourd-hui

    Histoire de garder un peu le « moral », si on peut dire, que la lutte continue…

    Rencontres organisées à Nantes le 2 avril 2022 aux ateliers de Bitche par l’Action Antifasciste Nantes

    avec :
    – NARGESSE BIBIMOUNE, membre de l’Action Antifasciste Paris Banlieue et de la Coordination Féministe Antifasciste
    – FRANCOISE VERGES , autrice, militante anti-impérialiste et féministe antiraciste
    – L’OFFENSIVE, nouvelle confédération lilloise regroupant des personnes, des groupes militants, des médias indépendants, des coopératives et des lieux autogérés pour mettre en oeuvre l’écologie sociale
    – LES SOULEVEMENTS DE LA TERRE, Réseau de luttes sociales entre des habitant-es en lutte, paysan-nes et jeunes révolté-es.

    https://www.youtube.com/watch?v=9VHUUGYRlyw

    #lutte #alliance #antifa #gauche #soulèvement_de_la_terre #féminisme #anti-impérialisme #écologie #politique

  • Flagrant déni : les rouages de l’impunité policière
    https://www.flagrant-deni.fr

    Flagrant déni dévoile les rouages de l’impunité, dénonce les dominations policières, soutient les plaintes et les plaignant·es. Flagrant déni est un média indépendant qui publie des infos subjectives mais surtout vérifiées, et un collectif qui propose une aide juridique et un soutien aux victimes de la police. Flagrant déni est une association loi 1901, indépendante des pouvoirs publics. Flagrant déni est une émanation du Comité de liaison contre les violences policières de Lyon, né pendant les manifestations de Gilets jaunes en 2019. Source : Relevé sur le Net...

  • La Fin de la mégamachine. Sur les traces d’une civilisation en voie d’#effondrement

    Énorme succès à l’étranger, ce livre haletant nous offre enfin la clé de compréhension des #désastres climatiques, écologiques, pandémiques et économiques contemporains. Accuser Sapiens, un humain indifférencié et fautif depuis toujours, est une imposture. Notre histoire est sociale : c’est celle des structures de #domination nées il y a cinq mille ans, et renforcées depuis cinq siècles de #capitalisme, qui ont constitué un engrenage destructeur de la Terre et de l’avenir de l’humanité, une #mégamachine.
    Mais ces forces peuvent aussi être déjouées et la mégamachine ébranlée. Alors que les #alternatives ne manquent pas, quel déclic nous faut-il pour changer de cap et abandonner une voie manifestement suicidaire ? La réponse est dans ce récit. Car seul celui qui connaît sa propre histoire peut être capable de l’infléchir.

    https://www.seuil.com/ouvrage/la-fin-de-la-megamachine-fabian-scheidler/9782021445602
    #livre #collapsologie #dominations

  • Tout ce qui bouge n’est pas jaune – A propos du « convoi des libertés »
    https://paris-luttes.info/tout-ce-qui-bouge-n-est-pas-jaune-15732

    "Faire du convoi de la liberté une "rupture" ou un "surgissement inédit" pour mieux le rapprocher des gilets jaunes permet d’occulter ces filiations, et avec elles l’ensemble des ambiguïtés des mobilisations contre le pass sanitaire.

    Il faut rappeler que de nombreuses analyses ont montré que ces mobilisations n’étaient pas spontanées. On trouve à la manœuvre des climato-sceptiques recyclés dans le covido-négationnisme, des réseaux complotistes ou d’extrême-droite. Dire que ces collectifs sont à la manœuvre n’implique pas que l’ensemble des participant-e-s à ces mobilisations étaient d’extrême-droite ou conspirationnistes. Nous ne disons pas non plus qu’il n’existait pas dans ces manifs des postures individuelles opposées au pass sanitaire tout en étant favorable à des mesures de protection face au virus. Cela signifie cependant que les mobilisations n’ont pas été noyautées par l’extrême-droite, mais bien d’avantage impulsées par elle. Si noyautage il y a eu, cela a été du fait de forces militantes de gauche. Et, pour notre part, nous considérons que ces tentatives de noyautage ont été un échec. La raison principale en est que l’horizon esquissé par ces mobilisations ne saurait être compatible avec ce qu’il nous faut appeler, faute de mieux, des valeurs (ou affinités) émancipatrices."

    #convoi #tracerdeslignes #antifascisme #toutsequibouge...

  • Alain de Benoist, du néofascisme à l’extrême droite « respectable » | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-du-crieur-2017-1-page-128.htm

    Renoncer à unir les « comploteurs » et les « nostalgiques » est le fondement de la stratégie culturelle d’A. de Benoist. Tout comme la Nouvelle Gauche des années 1960 cherche à s’affranchir du poids mort que constituent à ses yeux les traditions communistes et sociale-démocrates, la Nouvelle Droite ne veut plus avoir à répondre de l’impuissance politique des extrêmes droites de l’époque. Cette stratégie, A. de Benoist lui donne un nom : « métapolitique », un terme aujourd’hui en vogue dans les milieux dits de la « Dissidence », organisés autour d’Alain Soral et Dieudonné. L’idée est simple : toute politique reposant sur une culture, quiconque est hégémonique dans la culture définit le spectre des politiques possibles. D’où l’idée qu’il faut agir sur ce qui se trouve en deçà (meta) de la politique, à savoir le langage et les catégories de la pensée. La métapolitique est une stratégie mise en œuvre par le plus faible contre le plus fort. Plutôt que de la combattre frontalement, le faible cherche à introduire patiemment ses catégories de pensée dans la culture dominante. Le résultat, nous l’avons sous les yeux aujourd’hui.La Nouvelle Droite se forme dans un contexte historique, les années 1960 et 1970, où les idées de gauche saturent l’espace public. D’où l’omniprésence des références à des penseurs révolutionnaires dans les écrits d’A. de Benoist, par l’entremise desquelles il cherche à convaincre son camp de l’importance de la reconquête intellectuelle. L’un des mythes savamment entretenus le concernant, énoncé par exemple dans ses Mémoires [10]
    [10]A. de Benoist, Mémoire vive, entretiens avec François Bousquet,…
    , est qu’il posséderait la plus grande bibliothèque privée de France. « Deux cent mille livres, ils sont dans une maison de campagne », m’assure-t-il lorsque je lui demande comment tous ces livres tiennent dans l’appartement dans lequel il me reçoit. La métapolitique absorbe l’air du temps. Elle se branche sur les débats dominants de l’époque de sorte à accéder au mainstream, et y faire passer en contrebande ses idées. Dans les années 1960, le mainstream intellectuel, c’est la gauche. L’appétence d’A. de Benoist pour la pensée de gauche persiste à ce jour « Je trouve qu’à la fois il y a un déclin de la gauche absolument terrible et, en même temps, c’est quand même la gauche qui a depuis quinze ou vingt ans écrit les choses les plus intéressantes. » Pendant notre entretien, il cite, pêle-mêle, Ernesto Laclau, Karl Marx, Toni Negri, Moishe Postone, ou encore Cornelius Castoriadis.L’ethno-différentialisme affirme que chaque peuple a un « droit à la différence », c’est-à-dire le droit de vivre comme il l’entend. Ce droit, il l’exerce chez lui, raison pour laquelle ce droit s’accompagne d’une hostilité de principe aux migrations. L’ethno-différentialisme est la version de droite du « multiculturalisme ». Le racisme biologique étant devenu intenable avec l’émergence de la « norme antiraciste » déjà évoquée, il s’est transformé en différentialisme culturel. Les « Européens » ont bien sûr eux aussi leur « droit à la différence ». Dans un texte paru en 1974 dans Éléments, intitulé Contre tous les racismes, A. de Benoist déclare : « Si l’on est contre la colonisation, alors il faut être pour la décolonisation réciproque, c’est-à-dire contre toutes les formes de colonisation : stratégique, économique, culturelle, artistique, etc. On a le droit d’être pour le Black Power, mais à la condition d’être, en même temps, pour le White Power, le Yellow Power et le Red Power [16]

    . » L’ethno-différentialisme, c’est la « décolonisation réciproque », autrement dit chacun chez soi. L’idée que les Blancs sont victimes de racisme, et doivent à ce titre être défendus, a fait son chemin depuis. En témoigne l’usage fait par la droite et l’extrême droite du thème du « racisme antiblanc » au cours de la dernière décennie.