• Encadré | Chercheur au CNRS, il est mis à pied pour son engagement avec les Gilets jaunes
    https://www.leprogres.fr/actualite/2018/12/29/chercheur-au-cnrs-il-est-mis-a-pied-pour-son-engagement

    Beaucoup le connaissent sous son surnom, « Pirate », sans peut-être même savoir que l’intéressé occupe une fonction d’universitaire dans une autre vie. Sur le rond-point de la rue Necker à Saint-Etienne, Stéphane Mottin s’affaire à la logistique et à la sécurité. Aujourd’hui, il paye un lourd tribut de son engagement auprès d’autres Gilets jaunes.

    Le 17 décembre, il reçoit un courrier du CNRS qui annonce sa mise à pied à titre conservatoire jusqu’au 18 mars. « Un fonctionnaire doit en toutes circonstances faire preuve de dignité, d’impartialité, d’intégrité et de probité », indique la missive. Une décision qu’il a du mal à digérer.

    #cnrs "répression #gj


  • خاص « إيلاف » : النظام السوري يقبل مبادرة عربية للحلّ
    https://elaph.com/Web/News/2018/12/1232407.html

    Elaph ; quotidien saoudien en ligne dans tous les sens du terme, évoque la reprise des relations prochaines entre l’Arabie saoudite et la #syrie. Retour de celle-ci au sein de la Ligue arabe contre - dit l’organe saoudien - une diminution de l’influence iranienne et une vraie « démocratisation » !...


  • Macron et son crépuscule | Juan Branco
    http://branco.blog.lemonde.fr/files/2018/12/Macron-et-son-Crepuscule.pdf

    Le pays entre en des convulsions diverses où la haine et la violence ont pris pied. Cette enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste, écrite en octobre 2018, vient donner raison à ces haines et violences que l’on s’est tant plus à déconsidérer. Impubliable institutionnellement, elle l’est du fait des liens de corruption, de népotisme et d’endogamie que l’on s’apprête à exposer.

    Tous les faits, pourtant, ont été enquêtés et vérifiés au détail près. Ils exposent un scandale démocratique majeur : la captation du pouvoir par une petite minorité, qui s’est ensuite assurée d’en redistribuer l’usufruit auprès des siens, en un détournement qui explique l’explosion de violence à laquelle nous avons assisté. Qui l’explique car le scandale dont il est sujet n’a pas été dit ni révélé, nourrissant à force de compromissions successives une violence qui ne pouvait qu’éclater. En un pays où 90% de la presse est entre les mains de quelques milliardaires, l’exposition de la vérité est affaire complexe, et la capacité à dire et se saisir du réel ne cesse, pour les dirigeants et les « élites » tout autant que pour le « peuple », de se dégrader.

    Un Français sur deux souhaite la démission de Macron. Il faut mesurer la force de ce chiffre : il ne s’agit pas de dire que le Président de la République déplairait à un Français sur deux. Mais qu’un Français sur deux, dont une immense majorité croit et adhère au système politique existant, à peine un an après une élection présidentielle, considère que son résultat devrait être invalidé par le départ de celui qui théoriquement devait les diriger pendant cinq ans.

    Il n’est pas difficile d’en déduire qu’une très ample majorité l’approuverait, si cette chute ou destitution intervenait. Comment l’expliquer, alors que formellement, cet être semble avoir respecté l’ensemble des conditions qui font qu’une élection puisse apparaître démocratique ?

    • Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron. Hier, le beau monde des médias le léchait avec ravissement, et voilà qu’aujourd’hui le peuple demande sa tête au bout d’une pique. Le petit prodige est devenu le grand exécré.

      Rien d’étonnant, les riches l’ont embauché pour ça, il est leur fondé de pouvoir, il est là pour capter toute l’attention et toutes les colères, il est leur paratonnerre, il est leur leurre, en somme. Tandis que la foule hurle « Macron, démission », ceux du CAC 40 sont à la plage. Un excellent placement, ce Macron. De la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune à la « flat tax » sur les revenus des capitaux, de la baisse de l’impôt sur les sociétés à la loi Travail qui facilite les licenciements, il n’a pas volé son titre de président des riches.

      Mais pourquoi lui ? Comment est-il arrivé là ? À quoi ressemblent les crabes du panier néolibéral d’où est sorti ce premier de la classe ? Une caste, un clan, un gang ? Le cercle du pouvoir, opaque par nature, suscite toujours fantasmes et complotisme aigu. Il est très rare qu’une personne du sérail brise l’omerta.

      Juan Branco vient de ce monde-là. Avocat, philosophe, chercheur, diplômé des hautes écoles qui fabriquent les élites de la haute fonction publique, à 30 ans il connaît ce monde de l’intérieur. Sur son blog, il publie « CRÉPUSCULE », une enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste et ses liens de corruption, de népotisme et d’endogamie, « un scandale démocratique majeur : la captation du pouvoir par une petite minorité, qui s’est ensuite assurée d’en redistribuer l’usufruit auprès des siens, en un détournement qui explique l’explosion de violence à laquelle nous avons assisté. [1] »

      Un entretien de Daniel Mermet avec Juan Branco, avocat, auteur de Crépuscule (2018).

      Juan Branco, Crépuscule, 2018

      https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/Juan-Branco-desosse-Macron


  • Le géant bancaire HSBC se désengage d’un fabricant d’armes israélien suite aux pressions des militants des droits humains
    War on Want, le 27 décembre 2018
    https://www.bdsfrance.org/le-geant-bancaire-hsbc-se-desengage-dun-fabricant-darmes-israelien-suite-

    Plus de 24 000 personnes ont communiqué par mail avec HSBC pour s’inquiéter de ses investissements dans Elbit Systems et d’autres sociétés vendant des armes à l’armée israélienne, et 40 succursales de la HSBC au Royaume-Uni ont été piquetées chaque mois pour la même raison.

    « Toutefois, HSBC continue de traiter avec plus d’une douzaine de sociétés vendant du matériel et des technologies militaires, notamment Caterpillar, dont les bulldozers sont utilisés pour la démolition de maisons et de biens palestiniens, et BAE Systems, dont les armes sont utilisées pour les crimes de guerre par Israël, l’Arabie saoudite et d’autres régimes répressifs. »

    #Palestine #HSBC #BDS #Désinvestissement #Elbit



  • US Syria withdrawal may speed up Arab-Israeli detente, well-connected rabbi says | The Times of Israel
    https://www.timesofisrael.com/us-syria-withdrawal-may-speed-up-arab-israeli-detente-well-connected-

    The rabbi, Marc Schneier of New York, also predicted that Prime Minister Benjamin Netanyahu will travel to Bahrain next month, and that the small Gulf kingdom will soon establish formal ties with Israel.

    (...) Schneier, the founder and head of the Foundation for Ethnic Understanding, has for many years conducted extensive ties with the rulers of many Muslim countries, including nearly all Gulf states.

    Earlier this month, he was named a “special adviser” to the king of Bahrain, Hamad bin Isa Al Khalifa. In this unpaid position, the rabbi was tasked with assisting the King Hamad Global Centre for Peaceful Coexistence based in Manama, and to “help in preserving and growing the country’s Jewish community,” he said.

    (...) “There’s a growing interest on part of Gulf leaders to developing Jewish life,” said Schneier, who established and runs a Jewish community in the Hamptons.

    Earlier this month, The Times of Israel for the first time revealed the existence of a tiny Jewish community in Dubai. Jewish communities exist also in Bahrain and Qatar, according to Schneier.

    “There is a genuine commitment and desire to establish relations with Israel,” he said. “It used to be, ‘Let the Israelis and Palestinians work our their differences and then call us.’ Now it’s, ‘Let the Israelis and Palestinians be in discussion and at the same time we can discuss establishing relations,’” he said.

    “I predict that in 2019 it will happen. You will see one or two Gulf states establishing diplomatic relations with Israel. I think Bahrain will be the first.”

    N’allez surtout pas croire que cet étrange rabbin soit le moins du monde un fonctionnaire israélien officieusement en poste dans ce petit Etat du Golfe...

    #israël #bahreïn #normalisation


  • Kuwait latest country to reopen embassy in Syria
    https://www.almasdarnews.com/article/kuwait-latest-country-to-reopen-embassy-in-syria

    Emirats arabes unis hier, Bahrein et Koweït aujourd’hui. Hier aussi reprise des vols de Syrianair vers la Tunisie. #normalisation accélérée pour la Syrie.

    In the course of 24 hours, two Arab nations have announced their intention to reopen their embassies in Syria after a seven year hiatus.

    According to a government source in Damascus, Kuwait will reopen their embassy in Syria in the next 10-14 days.

    Kuwait’s decision comes shortly after Bahrain announced that they were reopening their embassy in Damascus after closing it more than seven years ago.

    On Thursday afternoon, the United Arab Emirates (UAE) reopened their embassy during a brief ceremony that was held in Damascus.

    • On parle aussi de la Mauritanie :

      الرئيس الموريتاني محمد ولد عبد العزيز سيقوم بزيارة رسمية إلى سوريا
      ٤-٥ يناير القادم حسب مصادر رسمية في نواكشوط

      الخليل ولد اجدود ajouté,
      عضوان الأحمري
      Compte certifié @Adhwan
      عودة العلاقات مع سوريا بشكل طبيعي مسألة وقت. عمر البشير قص الشريط، وستتبعه دول أخرى. تصريح الإمارات قبل قليل عن أن عودة دمشق للجامعة العربية بحاجة توافق عربي مؤشر جديد. كما أن رئيس السودان لم يزر دمشق دون استشارة واستنارة.
      16:15 - 27 déc. 2018 depuis Mauritania


  • https://www.francetvinfo.fr/monde/syrie/syrie-les-emirats-arabes-unis-rouvrent-leur-ambassade-a-damas-fermee-de

    Syrie : les Emirats arabes unis rouvrent leur ambassade à Damas, fermée depuis sept ans

    C’est une victoire diplomatique pour le président syrien Bachar al-Assad, mis au ban par les pays arabes depuis le début du conflit.
    Vue du quartier d\’Abou Roumaneh, à Damas (Syrie), en 2015, où l’ambassade des Emirats arabes unis doit rouvrir, le 27 décembre 2018.

    (Le même jour, Syrianair reprend ses vols pour Tunis, également suspendus depuis 7 ans.)

    Tout ça pour ça... #syrie


  • Egyptian soccer star Salah may quit team if Israeli player joins - Israel News - Jerusalem Post
    https://www.jpost.com/Israel-News/Mohamed-Salah-may-quit-Liverpool-should-Israeli-player-join-575402
    https://images.jpost.com/image/upload/f_auto,fl_lossy/t_Article2016_ControlFaceDetect/417434

    Egyptian super-star Mohamed Salah has allegedly threatened to leave Premier League football club Liverpool if Arab-Israeli soccer player Moanes Dabour joins the team, Israeli media reported.

    According the report, Salah said that he will leave Liverpool should Dabour be signed.

    However, people close to the Egyptian athlete said he needs to be left alone to focus on playing soccer and that he is a professional, and it is not his concern with whom Liverpool is discussing a possible contract.

    In the past Salah, refused to shake hands with Israeli players with the pretext of tying his shoes during a game between Maccabi Tel Aviv and FC Basel, his team at the time.

    Former Defense Minister Avigdor Lieberman tweeted in April, in jest, that he would recruit Salah to the Israeli army after seeing how he led Liverpool to a 5-2 victory over Roma.

    Dans Rai al-yom par exemple (https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%85%d9%82%d8%b1%d8%a8%d9%88%d9%86-%d9%85%d9%86-%d8%a7%d9%84%d9%86%d8%a), on rappelle que le joueur en question est un Palestinien de 48 (et par ailleurs bien musulman !!!)

    En tout état de cause, LA nouvelle de l’année pour une bonne partie de l’opinion arabe #foot


  • ماذا بعد الانسحاب الأميركي من سوريا؟ | الشرق الأوسط
    https://aawsat.com/home/article/1519641/%D8%B1%D9%88%D8%A8%D8%B1%D8%AA-%D9%81%D9%88%D8%B1%D8%AF/%D9%85%D8%A7%D8%B0%D8%A7-%D8%A8%D8%B9%D8%AF-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%86%D8%B3%D

    لطالما انتقدتُ وحشية حكومة الأسد وجرائم الحرب التي ارتكبتها، لكنني حزين للغاية بأن أعترف أنه في نهاية المطاف فإن الحكومة السورية فقط هي القادرة على تحمل مسؤولية اجتثاث من غرب وشرق البلاد على المدى البعيد.
    وأصبح التساؤل الآن ما إذا كانت الحكومة السورية قادرة على النجاح في مواجهة «داعش». وسيكون من الأفضل لو أن حكومة الأسد تعمل مع قوات سوريا الديمقراطية، لكن واشنطن ليست باستطاعتها السيطرة على دمشق. وقد أصدر ترمب القرار بمعاونة الأسد في مواجهة «داعش»، والسعي للتأثير على الأسد من خلال جيرانه الأقرب. ولدى هذه الدول فهم أفضل لسوريا و«داعش» من الأميركيين الذين لا يزال يدور تفكيرهم حول العراق منذ 10 سنوات، وليس سوريا اليوم. وبالتالي نجد أن النتيجة التي خلص إليها ترمب ربما لا تكون بالبساطة التي بدت عليه للوهلة الأولى.

    Intéressantes conclusions car elles viennent du dernier ambasadeur US à Damas. #syrie


  • Israel uses online blackmail to recruit collaborators | The Electronic Intifada
    https://electronicintifada.net/content/israel-uses-online-blackmail-recruit-collaborators/23461

    It was through social media that Ashraf Abu Leila, possibly the most notorious of recently convicted collaborators, is said to have first been recruited by Israeli intelligence. Accused with two other men of the assassination of Mazen al-Fuqaha, a senior Qassam Brigades leader who was killed in March last year, Abu Leila was executed on 25 May 2017 after being found guilty by a revolutionary court.

    Under questioning, Abu Leila is said to have confessed to being recruited through an online messenger app at the beginning of 2004 by a man who claimed to be a member of al-Qaida. And over time, authorities say, Abu Leila proved a deadly assassin.

    A member of Hamas since 2001, Abu Leila reportedly early became close to a Qassam commander, who would unwittingly shield him in the future. During the 2007 fighting in Gaza that led to the ouster of Fatah, Hamas authorities now say he was responsible for the murder of several members of the preventive security forces. He was also accused of another murder, but escaped punishment due to his involvement with Hamas’ military wing.

    He subsequently worked in different ministries until 2013, when he became increasingly radicalized and reportedly got close to Gaza’s Doghmush clan and its Salafi Army of Islam group. Indeed, the assassination of al-Fuqaha was initially thought to have been carried out by Salafis, with whom Hamas has been engaged in conflict on and off for more than a decade.

    Les #réseaux_sociaux comme instrument de recrutement pour des informateurs locaux par les Israéliens. #israël #palestine #tic_arabes


  • Trump on Syria withdrawal: We give Israel billions of dollars, they’ll be okay - U.S. News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/us-news/.premium-trump-on-syria-withdrawal-we-give-israel-billions-of-dollars-they-

    U.S. President Donald Trump said on Wednesday in reply to a question on how the U.S. withdrawal from Syria will impact Israel that “we give Israel $4.5 billion” security every year, and so “Israel will be very good.”

    Speaking to reporters on the way back from a trip to American troops stationed in Iraq, Trump said: “I spoke with Bibi. I told Bibi, you know we give Israel 4.5 billion dollars a year. And they are doing very well at defending themselves.” He added that "I’m the one that moved the embassy to Jerusalem. I was the one who was willing to do that. So that’s the way it is - we are going to take great care of Israel. Israel is going to be good. We give Israel 4.5 billion a year. And we give frankly a lot more than that if you look at the books. They’ve been doing a good job.”

    #israël (protégez-moi de mes amis)


  • #États-Unis : une migrante guatémaltèque de 7 ans meurt en #détention
    https://www.romandie.com/news/tats-Unis-une-migrante-guatemalteque-de-7-ans-meurt-en-detention/979963.rom

    Une migrante guatémaltèque de 7 ans est morte quelques heures après avoir été placée en détention par la police aux frontières américaine dans l’Etat du Nouveau-Mexique, rapporte jeudi le Washington Post.

    La fillette, qui avait illégalement franchi la frontière en compagnie de son père et d’une douzaine d’autres personnes, est morte de « déshydratation et d’un état de choc », écrit le quotidien, citant le service américain des douanes et de la protection des frontières.

    Elle n’avait « pas bu d’eau ni mangé pendant plusieurs jours ». Prise de convulsions huit heures après avoir été placée en détention, elle a été transportée par hélicoptère à l’hôpital, où elle s’est éteinte, raconte le Washington Post.

    (©AFP / (14 décembre 2018 13h29)

    « #nos_valeurs »


  • Chronique du cinéma palestinien : la renaissance d’un cinéma sans État
    Lou Mamalet, Middle East Eye, le 3 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/chronique-du-cin-ma-palestinien-la-renaissance-d-un-cin-ma-sans-tat-5

    Quand il s’agit de définir les contours du cinéma palestinien, la réponse n’est jamais évidente. Il est en effet complexe de délimiter les frontières d’un art sans État. Le cinéma palestinien est un territoire fragmenté qui s’ancre dans différents espaces temporels et géographiques, conséquence d’un passé intrinsèquement lié à l’exil et à la dispersion.

    Malgré les difficultés économiques de cette industrie en quête permanente de financement, elle continue de porter à l’écran ceux que l’on a essayé de rendre invisibles, notamment à travers une nouvelle vague de jeunes réalisateurs, tels Rakan Mayasi ou Muayad Alayan , qui se sont fait remarquer lors de festivals de films internationaux.

    Début du XIX e siècle : premiers pas du cinéma palestinien

    Les prémices du cinéma palestinien remontent au début du XX e siècle, à l’occasion d’une visite du roi d’Arabie saoudite Ibn Saoud en Palestine en 1935. Accompagné par le mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, son périple est immortalisé par Ibrahim Hassan Sirhan, réalisateur palestinien autodidacte, qui filme l’événement avec un appareil de fortune acheté à Tel Aviv.

    Sirhan s’associe plus tard à Jamal al-Asphar, un autre réalisateur palestinien, avec qui il filme The Realized Dreams (« les rêves réalisés »), un documentaire de 45 minutes sur les orphelins palestiniens.

    Considérés comme les pères fondateurs du cinéma palestinien, Sirhan et Asphar sont les premiers autochtones à faire des films en Palestine ; les premières images du pays avaient jusqu’alors été tournées par les frères Lumières ou d’autres sociétés européennes empreintes d’une forte dimension orientaliste, se contentant de dépeindre des sujets folkloriques et traditionnels.

    Dix ans plus tard, Ibrahim Hassan Sirhan ouvre le premier studio de production cinématographique en Palestine avec Ahmad al-Kalini, un compatriote ayant étudié le cinéma au Caire. Le duo produira plusieurs longs métrages, dont aucune trace ne demeure de nos jours, comme la majeure partie des réalisations de cette époque.

    La déclaration Balfour en 1917 et la création de l’État d’Israël trente ans plus tard dessinent cependant un autre destin pour le cinéma palestinien. En 1948, plus de 700 000 Palestiniens sont forcés à l’exil lors de la Nakba (« catastrophe »), assénant un coup dur à la production cinématographique palestinienne. Le peuple est traumatisé et doit faire face à une nouvelle situation, ne laissant derrière lui presqu’aucun document. C’est le commencement d’une longue période de silence cinématographique de plus de deux décennies.

    Fin des années 1960, début des années 1970 : le cinéma de la révolution

    Ce mutisme prend fin en 1968, après la défaite arabe de la guerre des Six Jours (la Naksa) et ses conséquences politiques : l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza.

    Cette tragédie renforce le statut de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et d’autres institutions palestiniennes, qui sont alors perçues comme les derniers symboles d’espoir et de résistance arabe. Sous leurs auspices, un nouveau cinéma militant apparaît afin de documenter la lutte palestinienne et la vie des réfugiés dans les camps.

    Certains réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger rejoignent ainsi les rangs de l’OLP à Amman, puis à Beyrouth. Parmi eux, Sulafa Jadallah Mirsal, une jeune photographe palestinienne qui a étudié au Caire. Dans sa cuisine, elle monte une unité photographique avec des équipements basiques et se focalise sur les photographies des martyrs de guerre.

    En 1968, son travail est transféré à Amman où se situe le siège du Fatah, principal parti de l’OLP dirigé par Yasser Arafat, et pour la première fois, un département de photographie est créé.

    Elle est très rapidement rejointe par deux réalisateurs palestiniens : Mustafa Abu Ali , qui a par ailleurs travaillé avec Jean-Luc Godard sur son film Ici et ailleurs (1974), et Hani Jawharieh, avec qui elle mettra en place la première Unité du film palestinien (PFU).

    Ils sortent en 1969 No to a Peace Solution (« Non à une solution de paix »), un film de vingt minutes qui documente les manifestations de civils contre la solution de paix proposée par le secrétaire d’État américain de l’époque William Rogers.

    Suite au conflit entre l’OLP et le roi Hussein de Jordanie qui débouche, en 1970, sur les événements de Septembre noir , l’organisation de Yasser Arafat doit quitter la Jordanie et se relocalise au Liban. Durant cette période, plus de 60 documentaires sont tournés malgré les difficultés économiques et le début de la guerre civile libanaise, comme With our Souls and our Blood (« avec nos âmes et notre sang »), qui narre les massacres de septembre 1970.

    On assiste alors à l’accélération d’une prise de conscience de l’importance du cinéma et des images comme outil politique dans la promotion des idéaux révolutionnaires de la cause palestinienne.

    En 1974, est ainsi produit par Mustafa Abu Ali They Do Not Exist (« ils n’existent pas »), un documentaire dépeignant la vie des Palestiniens dans un camp de réfugiés du Sud-Liban et dont le titre est inspiré des déclarations négationnistes de Golda Meir (Première ministre israélienne de l’époque) au sujet des Palestiniens.

    Comme l’explique à Middle East Eye Hanna Atallah, réalisateur palestinien et directeur de FilmLab Palestine , une association qui supporte l’industrie cinématographique palestinienne, « Il s’agissait de construire un récit-réponse à celui des Israéliens, de trouver une alternative au discours selon lequel la Palestine était une terre sans habitants uniquement peuplée de bédouins. Les Israéliens ont vite compris qu’écrire l’histoire était un instrument politique, chose que les Palestiniens n’avaient pas réalisée jusqu’alors ».

    Un outil politique qui nécessite de centraliser les œuvres réalisées, ce à quoi s’attèle Mustafa Abu Ali en créant l’Archive du film palestinien en vue de réunir les efforts des réalisateurs palestiniens du monde entier et de préserver l’identité palestinienne en donnant une certaine reconnaissance à son cinéma.

    Cette archive contient une vaste quantité de documents sur le siège de Beyrouth, les batailles des fédayins, mais aussi des interviews de politiciens et d’intellectuels. Malheureusement, elle disparaîtra lors de l’invasion du Liban par Israël en 1982.

    Des efforts seront toutefois déployés par plusieurs réalisateurs – comme Monica Maurer, cinéaste allemande ayant autrefois opéré au sein de l’Unité du film palestinien de l’OLP, et l’artiste palestinienne Emily Jacir – afin de restaurer et digitaliser les rushes de cette période, à l’instar de ceux de Tel al-Zaatar , un film sur le siège du camp de réfugiés palestiniens du même nom à Beyrouth par les milices chrétiennes, initialement filmé par le cinéaste libanais Jean Khalil Chamoun et le Palestinien Mustafa Abu Ali.

    Une période également documentée dans Off Frame a.k.a. Revolution Until Victory (2016) de Mohanad Yaqubi, cinéaste palestinien et fondateur de Idiom , une société de production basée à Ramallah. Après un long travail de recherche dans le monde entier, Yaqubi est parvenu à exhumer des images d’archives inédites montrant le travail de cinéastes militants durant les années 60-70, un résultat qui réfléchit aussi sur la lutte palestinienne dans sa représentation d’elle-même et la réappropriation de son récit à travers l’établissement de l’Unité du film palestinien.

    1980-1990 : cinéma indépendant et réalisme social

    Les années 1980-1990 sont particulièrement difficiles pour les Palestiniens. Face à la persistance de l’occupation israélienne et à l’échec des tentatives de paix, les nouvelles générations commencent à perdre espoir en l’avenir. La crise économique, le chômage et l’augmentation des colonies dans les territoires occupés sont autant de facteurs qui précipitent l’éclatement de la première Intifada , le 9 décembre 1987.

    Un tournant politique qui marque aussi l’avènement d’une nouvelle génération de réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger. D’un cinéma de la révolution, principalement militant et documentaire, on passe alors au récit de la vie sous occupation et de la résistance.

    Parmi eux, Michel Khleifi , qui revient dans sa ville natale de Nazareth, en Galilée, après avoir passé dix ans en Belgique. Il produit son premier long métrage, Fertile Memory (mémoire fertile), en 1980, une fiction empruntant au documentaire qui raconte l’histoire de deux femmes palestiniennes dont l’une est forcée de travailler dans une entreprise de textile israélienne après avoir vu sa terre expropriée par Israël.

    Cette nouvelle vague est également représentée par les œuvres de Mai Masri , une réalisatrice palestinienne qui a grandi à Beyrouth et étudié à San Francisco. Dans Wild Flowers : Women of South Lebanon (1987), réalisé avec Jean Khalil Chamoun, elle filme la vie de femmes libanaises résistant durant l’occupation militaire israélienne du Sud Liban.

    Après les accords d’Oslo en 1993, on assiste à une certaine désillusion de la société palestinienne, qui se ressent à l’écran. Le cinéma s’éloigne de l’esprit révolutionnaire des années 1970 et de la nostalgie des années 1980 pour migrer vers un réalisme social traitant des problèmes que rencontrent les Palestiniens dans leur vie quotidienne.

    Comme le souligne Hanna Atallah, « Il n’est plus question de la vision romanesque et fantasmée de la Palestine perdue, avec ses champs d’orangers et d’oliviers. On parle du quotidien, des check-points et du mur ».

    Une situation tragique souvent tournée au ridicule par les réalisateurs, à l’instar d’Elia Suleiman, qui se met toujours en scène dans ses films comme observateur passif du délitement de l’identité palestinienne.

    Avec Chronique d’une disparition (1996), il dresse un portrait caustique de la réalité palestinienne sous occupation, entre anecdotes personnelles et discours politique sur Israël. Dans Intervention divine (2002), il raconte les déboires d’un couple de Palestiniens qui, pour se voir, l’un vivant à Jérusalem-Est et l’autre à Ramallah, doit se donner rendez-vous dans un terrain vague proche du check-point.

    Des difficultés de l’occupation aussi décrites par Rashid Masharawi. Qu’il s’agisse de Couvre-feu , description de celui imposé à son village de la bande de Gaza pendant 40 jours en 1993 (film qui lui fait gagner le prix UNESCO au festival de Cannes 1993), de L’Attente , qui suit Ahmad, un réalisateur faisant passer des auditions dans différents camps de réfugiés du Proche-Orient afin de constituer la troupe du futur théâtre palestinien (2006), ou de L’Anniversaire de Leïla (2008), qui raconte les obstacles d’un juge forcé de devenir chauffeur de taxi, le réalisateur évoque la douleur d’un peuple qui doit subir un état d’apartheid.

    Des années 2000 à nos jours : nouvelle vague et changement de récit

    Depuis les années 2000, si la politique reste en toile de fond des films palestiniens, elle n’est plus nécessairement au cœur du sujet, faisant place à des fictions au ton décalé et aux intrigues inattendues.

    De nouveaux thèmes sont abordés par de jeunes réalisateurs qui explorent la complexité de la réalité palestinienne, tels les écarts de perception entre les Palestiniens restés sur place et ceux revenus après avoir commencé une nouvelle vie à l’étranger ou encore les différences intergénérationnelles.

    C’est le cas de Wajib – L’invitation au mariage d’Annemarie Jacir (2017) , un long métrage qui illustre avec humour et tendresse la situation palestinienne à travers le regard de deux générations. Alors que le fils reproche au père d’inviter un ami juif, qu’il suspecte de travailler pour les services de renseignement israéliens, au mariage de sa sœur, le père en veut à son fils d’être en couple avec la fille d’un membre de l’OLP à qui il reproche de ne pas se soucier du sort des Palestiniens.

    Autre exemple, Love, Theft and Other Entanglements (« Amours, larcins et autres complications », 2015) des frères Muayad et Rami Musa Alayan, une fable absurde aux allures de western qui met en scène les aventures au milieu des milices palestiniennes et des services d’intelligence israéliens d’un petit magouilleur palestinien qui espère pouvoir se payer un visa de sortie du pays en volant une voiture appartenant à un Israélien et qui se retrouve enfermé dans le coffre de la voiture volée avec le soldat israélien qu’il a kidnappé.

    Des œuvres qui n’hésitent donc pas à utiliser l’humour et le symbolisme pour dénoncer le quotidien tragique des Palestiniens sous occupation, à l’instar de The Wanted 18 (« les dix-huit fugitives »), film d’animation intégrant des images d’archives qui raconte l’histoire vraie de Palestiniens du village de Beit Sahour, en Cisjordanie, tentant de maintenir clandestinement une industrie de vaches laitières pendant la première Intifada. Réalisé par Amer Shomali et Paul Cowan, le film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film d’Abou Dabi.

    Les courts-métrages ne font pas exception à la règle. En témoigne Farawaleh (« fraises »), la dernière création de la jeune réalisatrice palestinienne Aida Kaadan, lauréate du festival Palest’In & Out 2018, qui décrit l’épopée de Samir, responsable d’un magasin de chaussures à Ramallah qui n’a jamais vu la mer et qui décide, pour accomplir son rêve, de traverser la frontière israélienne parmi des ouvriers du bâtiment palestiniens.

    Un autre court-métrage, réalisé par le cinéaste Rakan Mayasi, raconte pour sa part l’histoire d’un couple palestinien qui, pour faire un enfant, décide de sortir clandestinement du sperme de la prison israélienne où l’époux purge sa peine. Bonboné (« bonbon ») a cumulé les prix de festivals (notamment meilleur scénario au Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger , meilleur film au Twin Cities Arab Film Festival ).

    Bien que jamais très loin, la politique est devenue le personnage secondaire de ces nouvelles fictions qui font la part belle aux Palestiniens et à leur histoire, laquelle n’est plus cantonnée à une simple quête identitaire. The Reports on Sarah and Saleem , de Muayad Alayan, présenté au Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe en juillet dernier, retrace ainsi une histoire d’adultère banale entre une juive israélienne et un livreur palestinien, qui se transforme en affaire politique.

    Un changement de paradigme dans les intrigues regretté par certains, qui y voient une perte des valeurs propres à la cause palestinienne, comme l’explique à MEE Mohanad Yaqubi.

    « Le cinéma palestinien doit rester militant et engagé dans son essence. Avant, les réalisateurs parlaient un langage commun : celui du droit au retour. Aujourd’hui, l’identité palestinienne est dissoute et perd en force, alors que faire partie du peuple palestinien, c’est appartenir à une lutte pour l’auto-indépendance, que le cinéma doit soutenir », estime-t-il.

    Une mission pour l’avenir de cette industrie qui a su se renouveler sur la forme et sur le fond, malgré une situation politique stagnante....

    #Palestine #Cinéma



  • Donald Trump annonce l’intention de l’Arabie saoudite d’aider à reconstruire la Syrie - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/international/201812241039426344-syrie-reconstruction-arabie-saoudite-trump

    Donald Trump a déclaré sur Twitter que les autorités saoudiennes avaient accepté d’octroyer des ressources pour participer à la reconstruction de la Syrie et s’en est félicité.
    « L’Arabie saoudite a accepté d’allouer les fonds nécessaires pour aider à reconstruire la Syrie, à la place des États-Unis. Vous voyez ? N’est-il pas agréable de savoir que des pays immensément riches aident à la reconstruction de leurs voisins plutôt qu’un grand pays, les États-Unis, situé à 5.000 milles [de la Syrie, ndlr]. Merci à l’Arabie saoudite ! ».

    #syrie


  • The fragility of Syrian refugee women in Turkey

    #Violence, #exploitation, #marginalisation: these are the challenges of a difficult everyday life for many Syrian refugee women in Turkey.

    Rima, whose name has been changed for security reasons, is a young Syrian woman. Until five years ago, she was living in Syria with her family. One day, a bomb dropped on their house, killing her husband and three brothers. After this unexpected tragedy, Rima, mother of three, left her hometown for Turkey. In November 2013, she started a new life with her kids in a refugee camp in the Turkish border town of Sanliurfa, one of the oldest Syrian refugee camps in Turkey.

    This was the beginning of new traumas. She accompanied her brother’s pregnant wife to the state hospital in Viransehir, a district of Urfa. There she was raped by a security guard and an interpreter. The attackers blackmailed her with videos and photographs. Rima was terrified, so she kept silent. In the following days the rape went on, and the number of attackers raised to seven. As a result of gang-rape, Rima was hospitalised for losing significant amounts of blood and taken to the intensive care unit. Luckily, she recovered. Now there is an ongoing investigation by Viransehir’s Public Prosecutor’s Office. Rima was brave enough to go to the Turkish police later. But not every Syrian refugee woman is.

    Endemic violence

    The June 2018 report “Needs Assessment of Syrian Women and Girls Under Temporary Protection Status in Turkey” by United Nations (UN) Women Turkey emphasises that Syrian refugee women are poorly informed about their rights to protection and the legal support services available to them. The same report shows that 73% of Syrian women are unaware of where to seek assistance related to violence or harassment.

    According to official statistics, by December 2018 more than 3,6 million registered Syrian refugees are living in Turkey. 45,7% of them are female and half of this female population is under the age of 18. Refugee girls and women, who are more vulnerable to exploitation, are subjected to all forms of violence in their daily lives. On the other hand, services for Syrian refugees in Turkey are largely gender-blind, leaving many problems unsolved.

    “I can’t recall a single Syrian refugee woman I have met who didn’t report violence. Marital rape is also very common, but many Syrian women don’t even define these experiences as abuse. They don’t even know that marital rape is a crime that will be punished”, says lawyer Gokce Yazar, a member of the Sanliurfa Bar Association Refugee Rights Commission.

    Polygamous marriages

    Volunteers in Turkey observe that child marriages and polygamous marriages are two major problems for Syrian refugee girls and women. Gokce Yazar, as one of the lawyers training Syrian women about divorce, continues: “How can women initiate divorce in a polygamous marriage? They can’t”.

    Polygamous marriages, outlawed in Turkey – unlike Syria, are not only present among the Syrian community in Turkey. It is not a secret that Turkish men, mostly in rural areas, are also illegally “marrying” Syrian women as their second or third wives.

    There are even websites promoting Syrian women for Turkish men. One of these websites, called “Syrian Women”, features several sexist stereotypes such as “What Syrian women want”. One of the sections on this so-called “marriage website” reads as follows:

    “There are many Syrian refugees in Turkey. In every city you can bump into a Syrian. Syrian women are fragile just like our women. Since Syrian women do not set a condition for legal marriage, you can live with them without marrying them".
    Forced into prostitution

    In addition to marriage cases, forced prostitution is another fundamental problem. Some Syrian women often become sex workers after escaping domestic violence. Some of them are forced into sex work by their partners. Others are exploited by gangs of human traffickers on the way.

    “In Viransehir, Syrian women are forced into prostitution just to get some milk or diaper for their babies”, says lawyer Yazar, adding that the Sanliurfa Bar Association is still receiving such complaints.


    https://www.balcanicaucaso.org/eng/Areas/Turkey/The-fragility-of-Syrian-refugee-women-in-Turkey-191805
    #réfugiés_syriennes #réfugiés_syriens #femmes #turquie #mariage_forcé #prostitution #asile #migrations


  • كَلِمَة لا بُد أن تُقال في حَقِّ الأمير الراحل طلال بن عبد العزيز الذي طَالب بمَلكيّة دُستوريّة.. وحُقوق كامِلَة للمَرأة.. وعارَض القَواعِد الأمريكيّة واسْتَحقَّ لقب « الأمير الأحمَر ».. وهذا ما قالَه في آخِر مُكالَمة هاتفيّة معه - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%83%d9%8e%d9%84%d9%90%d9%85%d9%8e%d8%a9-%d9%84%d8%a7-%d8%a8%d9%8f%d8%a

    Pour une fois qu’elle aurait pu dire du bien d’un prince saoudien sans trop rougir, les médias français sont totalement silencieux sur la mort de Talal Bin Abdelaziz. Abdel Bari Atouane rappelle qu’il prônait une monarchie constitutionnelle et des droits réels pour les femmes, en plus d’appeler à la fin du colonialisme et aux réformes. On a les amis qu’on mérite du côté des médias et des diplomates français.

    #arabie_saoudite


  • Casbah d’Alger : lettre ouverte à Jean Nouvel | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/casbah-dalger-lettre-ouverte-jean-nouvel-665443

    Cher Jean Nouvel,

    Le 6 mars 1999, il y a bientôt vingt ans, vous titriez “Boulogne assassine Billancourt” dans les colonnes du Monde ; un texte courageux s’indignant avec force de la destruction programmée (et désormais réalisée) du patrimoine historique ouvrier que représentait “le paquebot” de l’Île Seguin dans la proche banlieue de Paris.

    Nous débutons cette lettre ouverte en mentionnant ce texte car c’est à la personne qui a écrit celui-ci que nous souhaitons nous adresser. Ce lundi 17 décembre, nous sommes beaucoup à avoir été choqué·e·s en apprenant qu’une convention tripartite avait été signée entre la Wilaya d’Alger, la région Île-de-France et vos ateliers afin de, nous dit-on, “revitaliser” la Casbah d’Alger — étymologiquement, “revitaliser” implique redonner de la vie, ce qui nous permet de nous demander si la vie, pourtant vibrante, qui caractérise aujourd’hui les rues sinueuses de ce quartier n’est pas digne d’être considérée comme telle.

    La Casbah d’Alger, pour nous, bien avant d’appartenir à l’humanité — celle dont on nous dit qu’elle possède un patrimoine mondial — appartient d’abord à ses habitant.e.s, qu’iels possèdent un titre de propriété ou non, ensuite aux Algérien·ne·s dont la lutte révolutionnaire contre le colonialisme français a régulièrement pris appui sur sa capitale et en particulier, sa Casbah, et enfin aux militant·e·s anti-coloniaux·ales de l’Afrique, du Sud Global, mais aussi du Nord, tant la Casbah par son urbanisme et son architecture incarne un symbole puissant des luttes de ceux et celles qui ne peuvent mettre à profit que leur passion et leur environnement face aux forces asymétriques que leur opposent les armées et polices coloniales.

    La Casbah, les français l’ont déjà partiellement détruite trois fois. Suivant l’invasion de la Régence d’Alger en 1830, les officiers coloniaux avaient déjà bien compris le danger potentiel de son urbanisme insurrectionnel ; ils ont ainsi ordonné la destruction de toute la partie basse de la ville, privant ainsi la Casbah de son accès à la mer. Plus tard, les autorités coloniales y construiront des immeubles haussmanniens, reprenant les tactiques urbanistes contre-insurrectionnelles déjà appliquées à Paris et Marseille. A la fin des années 1930, lorsque les autorités coloniales ont fait “la guerre aux taudis” et ont ainsi détruit le quartier de la Marine. Entre 1956 et 1957, c’est toujours au sein de la Casbah que la fameuse “bataille d’Alger” trouve son paroxysme. Dans la nuit du 10 août 1956, des terroristes français y placent une bombe rue de Thèbes qui détruit plusieurs immeubles et tue 80 habitant·e·s. Le 8 octobre 1957, ce sont les parachutistes français qui, après avoir étouffé ce quartier de la ville pendant un an, dynamitent la maison où se sont réfugié·e·s les dernier·e·s survivant·e·s du FLN à Alger : Hassiba Ben Bouali, Mahmoud Bouhamidi, Ali Ammar dit Ali la Pointe et Petit Omar. Comme vous l’avez peut-être vue durant votre courte visite, cette maison a été laissée telle quelle ces six dernières décennies afin d’en faire un mémorial, un mémorial sans architecte.

    Toute modification de la Casbah qui ne viendrait pas directement de ses habitant·e·s doit ainsi faire preuve d’une connaissance et d’un respect sans faille de son passé et de son présent, bien au delà des instructions que la Wilaya d’Alger puisse elle-même fournir ou comprendre. Des projets qui n’auraient pas à coeur de servir en premier lieu ses habitant·e·s ainsi que le legs historique, politique et culturel de cette ville dans la ville, et qui leur préféreraient des ambitions touristiques ou financières ne sont pas dignes de ce lieu de vie et d’histoire. L’annonce de projets culturels notamment, alors que de nombreuses habitations ne sont pas étanches et que l’évacuation d’eau du quartier constitue aujourd’hui l’un des problèmes majeurs du quartier, nous semble par exemple particulièrement problématique et là encore, déconnectée des préoccupations quotidiennes des habitant·e·s. De même, le déblocage d’un budget stupéfiant pour financer cette étude ne peut que contraster avec le peu de moyens criant que le tissu associatif de la Casbah affronte au jour le jour dans ses initiatives.

    #algérie #jean_nouvel #architecture


  • Quand des motards se transforment en #voltigeurs...

    Au sujet de « LA VIDÉO » du flic visant la foule des Gilets Jaunes avec son flingue hier, 22 décembre 2018 à Paris, et de l’absence, quasi partout, du contexte initial quand les policiers balancent des grenades offensives sur des manifestant-e-s ne présentant pas de danger pour eux à ce moment là : il y a en fait plusieurs vidéastes et plusieurs vidéos différentes (et une heure d’écart entre l’heure indiquée par le serveur de Twitter et la France...)

    Ci-dessous, les différentes vidéos, et pour bien voir, le timing exact où on voit le flingue (afin de distinguer les différences d’angles entre les vidéos)

    Première(s) vidéo(s) consécutive(s) à l’action, sans doute dans un quasi direct :

    premier angle 22/12 à 16h29 donc 17h29 via Clément Lanot / @ClementLanot

    URGENT - PARIS #22decembre - Les motards de la police attaqués par un groupe d’individus. Une moto a du être abandonnée pour exfiltrer les forces. Un policier a sorti son arme de service. #GiletsJaunes
    https://twitter.com/ClementLanot/status/1076515134699462656

    Il est très proche des policiers et cette vidéo commence immédiatement sur le flingue pointé, il n’y a donc pas