• La Turquie cherche des hydrocarbures dans les eaux grecques, la Grèce demande un sommet d’urgence à l’UE
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/11/la-turquie-cherche-des-hydrocarbures-dans-les-eaux-grecques-la-grece-demande


    L’« Oruç-Reis », escorté par une flottille turque, le 10 août 2020, au large de la Crète.
    AP

    La marine grecque a localisé, mardi, l’Oruç-Reis au sud-est de l’île de Crète : il est escorté par une flottille turque, le tout sous la surveillance de bâtiments de guerre grecs. La Turquie a précisé, mardi, que ce bateau procéderait à ses recherches du 10 au 23 août dans une zone située entre la Crète, dans le sud de la Grèce, et Chypre et au large de la ville turque d’Antalya. Cette zone se situe pour deux tiers en zone maritime grecque, contestée depuis des décennies par Ankara.

    « A partir de fin août, nous allons délivrer des permis pour mener de nouvelles recherches et des forages dans de nouvelles zones (…) dans la partie occidentale de notre plateau continental  », a affirmé par ailleurs le ministre des affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, lors d’une conférence de presse à Ankara. « Nous sommes déterminés à défendre nos intérêts », a-t-il ajouté.

  • The son of Julian Assange’s judge is linked to an ant...
    https://www.dailymaverick.co.za/article/2019-11-15-conflicts-of-interest-judge-in-julian-assange-case-fails

    The son of Lady Emma Arbuthnot, the Westminster chief magistrate overseeing the extradition proceedings of Julian Assange, is the vice-president and cyber-security adviser of a firm heavily invested in a company founded by GCHQ and MI5 which seeks to stop data leaks, it can be revealed.

    Alexander Arbuthnot’s employer, the private equity firm Vitruvian Partners, has a multimillion-pound investment in Darktrace, a cyber-security company which is also staffed by officials recruited directly from the US National Security Agency (NSA) and the Central Intelligence Agency (CIA).

    These intelligence agencies are behind the US government’s prosecution of Julian Assange for publishing secret documents. Darktrace has also had access to two former UK prime ministers and former US President Barack Obama.

    The revelations raise further concerns about potential conflicts of interests and appearance of bias concerning Lady Arbuthnot and the ties of her family members to the UK and US military and intelligence establishments. Lady Arbuthnot’s husband is Lord James Arbuthnot, a former UK defence minister who has extensive links to the UK military community.

    As far as is known, Lady Arbuthnot has failed to disclose any potential conflicts of interest in her role overseeing Assange’s case. However, UK legal guidance states that “any conflict of interest in a litigious situation must be declared.”

  • Explosion de Beyrouth : le nitrate d’ammonium aurait été destiné aux groupes armés syriens – Site de la chaîne AlManar-Liban
    http://french.almanar.com.lb/1839851

    Des zones d’ombres nécessitent une élucidation indispensable dans l’affaire du nitrate d’ammonium qui a causé la plus grande catastrophe au Liban.

    L’une d’entre elles, préliminaire et indispensable, est sans doute liée aux conditions de son arrivée depuis la Géorgie, alors qu’elle était destinée au Mozambique en principe, et aux raisons pour lesquelles elle s’y est bloquée.

    Or une nouvelle version de faits pourrait donner une certaine réponse.Elle est relayée par des observateurs libanais avisés.

    La réelle destination de ce nitrate d’ammonium, produits utilisés comme engrais agricole et hautement explosif à une certaine concentration azotique ne serait pas le Mozambique mais l’opposition syrienne armée, qui était alors en guerre contre le gouvernement syrien.

    Cette version des faits s’est inspirée d’un article, publié par le site d’information SyriaTruth le 25 décembre 2013. C’est-à-dire un mois après que le navire a accosté dans le port de Beyrouth.
    Tout en étant un site opposé au pouvoir syrien, il avait les premières années de la guerre contre la Syrie révélé les réelles tendances et manigances de nombreux groupes de l’opposition syrienne.

    « Syria Truth a appris de sources concordantes à Beyrouth et à Damas qu’un bateau transportant des milliers de tonnes de nitrate d’ammonium hautement concentré est arrivé dans le port de Beyrouth, le mois passé, en faveur des groupes armés à Homs et dans le Qalamoune en vue de l’utiliser pour fabriquer des explosifs », a écrit le site.

    A cette époque, les frontières libanaises servaient de passage d’armes aux milices syriennes qui combattaient le gouvernement. Avec le soutien de protagonistes libanais et des pays du Golfe. Etaient suspectés de contribution à ce trafic le parti du Futur de Saad Hariri, et le Qatar. Le ministre des Affaires étrangères de cet émirat, Hamad Ben Jaber al-Thani, a plus tard révélé , lors de l’éclatement de la discorde avec l’Arabie saoudite, que cette dernière lui avait confié de soutenir les groupes terroristes en Syrie.

    En 2013, la région de Qousseir n’avait pas encore été libérée par le Hezbollah et était entièrement occupée par entre les milices de tous bords dont l’ASL, le front al-Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie.

    Selon Syria truth, les groupuscules armés avaient tenté, auparavant de s’emparer de l’usine d’engrais azotiques de Homs. En vain.

    Le site syrien rend compte d’une directive promulguée par le chef de la sécurité intérieure syrien le général Ali Mamlouk qui a exigé le renforcement de la surveillance sur les passages frontaliers entre le Liban et la Syrie. Sommant d’interdire le passage de nitrate d’ammonium d’une concertation azotique dépassant les 30%, car pouvant servir aux engins explosifs. Les informations du général syrien lui auraient été livrées dans le cadre de la collaboration entre les renseignements syriens et libanais.

    Il est question dans l’article du navire Rhosus, impliqué dans le transport du nitrate d’ammonium. Il aurait été acheté par un pays du Golfe en faveur des groupes armés en Syrie, le front al-Nosra ou l’Armée syrienne libre. Il aurait dans un premier moment tenté d’accoster dans le port de Tripoli, au nord du Liban, pour y évacuer sa cargaison mais il semble qu’elle n’a pu le faire pour des raisons inconnues. Le site syrien indique que son évacuation dans le port de Beyrouth aurait été supervisée par le colonel Imad Othmane, qui était alors le chef du département des renseignements, un service de sécurité proche du courant du Futur. Ainsi que par l’ingénieur Hassan Qoraytem, qui était alors le directeur général de l’administration et de l’investissement du port de Beyrouth et de Badri Daher qui était le chef de la direction Manifeste du port.
    Ces deux derniers, Qoraytem et Daher ont été arrêtés cette semaine parmi d’autres suspects.

    Cette version des faits exacerbe les doutes, d’autant que les révélations du capitaine du navire laisse en suspens une question primordiale.

    Interrogé par Cyber Really, Boris Prokochev, rapporte que le navire lui avait été confié en seconde main, après le départ de son premier équipage, pour non-paiement. Selon lui, alors qu’il voulait battre pavillon vers le Mozambique, son propriétaire russe qui détient la nationalité chypriote, un certain Igor Grechushkin lui a, à l’improviste, demandé de se rendre au Liban, au motif de rajouter une cargaison supplémentaire, des équipements en acier pour le chemin de fer au Mozambique, pour soi-disant payer les membres de l’équipage. Sur les côtes libanaises, une fois chargé, le navire s’est mis à couler. Et la cargaison de nitrate a été sauvée et déposée dans le dépôt 12.

    Depuis ni les autorités libanaises concernées ne l’ont déplacée, ni Grechushkin n’a demandé à la récupérer, ni son présumé destinataire au Mozambique ne l’a non plus réclamée. Il va falloir l’identifier. Il s’agirait d’une société de safari qui n’a rien à voir avec les projets agricoles.

    Dans certains médias libanais, on soupçonne déjà que la quantité de nitrate d’ammonium qui a explosé est inférieure aux 2750 tonnes qui étaient déposées initialement. L’enquête n’a fait que commencer. De nombreux acteurs seraient tentés de la dérouter.

    La question de cette étrange cargaison avait déjà été posée par Nidal sur Seenthis juste après l’explosion : https://seenthis.net/messages/870465

    #liban et je propose le tag #pyromanes

  • Saudi Arabia, UAE invited to Lebanon aid conference, Iran not : Diplomatic source
    https://english.alarabiya.net/en/News/middle-east/2020/08/08/Saudi-Arabia-UAE-invited-to-Lebanon-aid-conference-Iran-not-Diplo

    Saudi Arabia, the United Arab Emirates and other GCC countries will participate in the donor conference on aid to Lebanon set to take place on Sunday. China and Russia will also take part, a senior diplomatic source told Al Arabiya English.

    “Iran was not invited,” the diplomat said. Egypt, Kuwait, Qatar, Jordan, Iraq and Arab League representatives will be on the call, which France will host.

    Pas invité par qui ? Par la France ?

  • Una fotografía de Don Juan Carlos llegando a Abu Dabi ratifica la exclusiva de ABC
    https://www.abc.es/espana/casa-real/abci-fotografia-juan-carlos-llegando-dabi-ratifica-exclusiva-abc-202008081142_no

    Non, pas l’Arabie saoudite, encore un peu austère, mais Abu Dhabi aux Emirats arabes unis pour « Don Juan » Carlos, le roi émérite qui a « abandonné » son ancien royaume...

    #espagne #don_juan

  • Larmes de crocodiles - Le Courrier
    https://lecourrier.ch/2020/08/06/larmes-de-crocodiles


    Trouvé sur le fil de Pierre Abi Saab

    La dévastation mardi de plusieurs quartiers de Beyrouth, capitale d’un Liban déjà enfoncé dans la pire crise économique de son histoire récente, provoque un élan de solidarité internationale bienvenu. Qu’elle soit populaire ou officielle, la mobilisation offre un message d’espoir aux Libanais sur lesquels le sort semble s’acharner. C’est déjà beaucoup.

    Pourtant, le numéro du président français, accouru jeudi à Beyrouth, a de quoi soulever le cœur. On ne peut s’empêcher de penser que la juteuse reconstruction de la capitale libanaise et de son port par Vinci, Bouygues, Bolloré et consorts importe plus que tout à Emmanuel Macron. Le VRP autoproclamé de l’industrie française n’a pas attendu que l’onde de choc soit pleinement dissipée pour appeler le Liban à des « réformes », dont celle du secteur électrique. Autrement dit, la privatisation d’Electricité du Liban (EDL), qui est attendue de pied ferme par Paris depuis 2002. Si M. Macron n’a pas osé évoquer l’avenir du port beyrouthin, le principal du Liban, celui-ci figurait dès avant la catastrophe sur la liste des biens publics qui pourraient être vendus pour rembourser la dette du pays.

    Quant aux appels macroniens à transformer le système politique confessionnel du Liban, ils plairont sans doute au mouvement social. Mais au-delà du caractère colonial de l’injonction, on remarquera que la France, alliée historique du camp chrétien et de la puissante famille sunnite Hariri, n’est sans doute pas la plus à même d’impulser ce changement. Pour mémoire, le Liban a subi à la fin du XXe siècle quinze ans d’une guerre civile largement alimentée par des puissances étrangères, dont Paris.

    Si les grandes et moyennes puissances voulaient réellement aider le Liban, elles laisseraient ces questions politiques aux Nations Unies et se mobiliseraient, par exemple, contre les sanctions économiques illégales imposées par Washington. Surtout, si leurs intentions étaient réellement altruistes, elles commenceraient par accueillir sur leur sol une partie des 1 à 1,5 million d’exilés syriens réfugiés dans ce pays de 5,5 millions d’habitants…

    A défaut, elles devraient avoir la décence de ne pas faire le déplacement de Beyrouth pour exhiber des larmes de crocodile.

    #liban

  • Cette année, Marwan Kheireddine, patron de la banque libanaise AM Bank, s’est offert un petit pied à terre à New York, pour 10 millions de dollars. Pendant ce temps, ses clients libanais…

    Jennifer Lawrence Sells Manhattan Penthouse at a Massive Loss – DIRT
    https://www.dirt.com/entertainers/actors/jennifer-lawrence-house-new-york-city-1203331550

    According to tax records filed in late July, she’s now resold the place for a breathtaking $9.9 million to Lebanese banker Marwan Kheireddine.

  • Secretary Pompeo on Twitter :
    https://twitter.com/secpompeo/status/1291918311681404929

    The United States has already pledged more than $17 million in disaster aid for Lebanon. We remain ready to assist the people of Lebanon as they recover from the horrible August 4th explosion. We keep everyone affected in this tragedy in our thoughts and prayers.

    17 millions, c’est ce que les États-Unis donnent à Israël toutes les 40 heures.

    Les USA octroient 38 milliards d’aide militaire à Israël
    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/09/14/97002-20160914FILWWW00378-les-usa-octroient-38-milliards-d-aide-militaire-a

    Les Etats-Unis ont octroyé mercredi 38 milliards de dollars d’aide militaire à Israël sur dix ans, une enveloppe record malgré les fortes tensions entre les alliés à propos de l’Iran et du processus de paix avec les Palestiniens.

  • How Could the Beirut Explosion Happen? Experts Explain - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/how-could-the-beirut-explosion-happen-experts-explain

    One thing we’ve been trying to be very careful about is not hypothesizing too early in the process. We don’t have a ton of information [for Beirut], but we’ve seen the videos of the explosion. Seeing the shock wave—it’s very rare to see that. What we’re talking about is that really thin, spherical white shape moving away from the explosion . What you’re actually seeing is water vapor condensing out of the air, because of really low pressure right behind the high-pressure shock wave. And then you can see it disappears right away, because it’s evaporating once the pressure equalizes. You can see the actual shock wave, so you know that it detonated—and only certain things can get you to a detonation.

    What do you mean by detonation?
    OGLE: A shock wave travels faster than the speed of sound, and that’s the hallmark of a detonation. There are two kinds of decomposition reactions that you can find in ammonium nitrate when it’s starting to build up enough pressure to cause damage. The first is called a deflagration. It’s a wave—literally a chemical reaction wave—that is traveling through the material slower than the speed of sound. As it continues to travel, it accelerates. And if it gets to the point where it hits the speed of sound, that’s what we call a detonation. A detonation yields far more damaging mechanisms against things such as structures and buildings.

    What else can you learn from the video footage from Beirut?
    SMYTH: A lot of the times when we’re analyzing video, we’re looking for the sequence and timing of events. When we’re investigating an explosion, there’s usually both explosion damage and fire damage. It’s always one of our goals to figure out: Was it fire, then explosion or explosion, then fire? The video we see that shows a fire before the explosion is really useful.
    OGLE: There’s a very distinctive reddish-brown cloud that’s rising up, following the explosion. It’s not the same thing as performing a chemical analysis, but [the cloud] is very distinctive and would be consistent with the decomposition products of ammonium nitrate—the primary one being nitrogen oxide. I think, at least visually, there’s a potential confirmation there that ammonium nitrate [is] participating in the overall reaction.

    What can cause ammonium nitrate to explode?
    OGLE: It’s stable under normal conditions, but you can do things to it that will cause it to misbehave. The main trigger is an external heat source. Depending on how you want to count it, there have been probably somewhere between 20 and 30 major catastrophic explosions with ammonium nitrate since it came on the scene as a commercial product in the 1920s. And fire is a frequent trigger. It’s the heat of the fire that warms up the ammonium nitrate that can become a problem. If it is heated by a large heat source like a fire, the ammonium nitrate will begin to decompose—and that decomposition can be mild and harmless, or it can be catastrophic.

    The difference between the two is whether or not the ammonium nitrate is pushed together in a stockpile. Think of it like a bonfire with a bunch of logs. When you build up that bonfire, those logs are trapping the heat, which accelerates the burning and makes the big fire. Whereas if you spread them out, the heat escapes to the atmosphere harmlessly. The same thing is true with the ammonium nitrate if it’s loaded up in, for example, what they call supersacks (these flexible containers that can [often] hold about one [metric] ton each). If you pile them up with no airflow in between, then any heat that gets generated during a decomposition is trapped and can’t get out. That heat raises the temperature and accelerates the decomposition, and there’s nothing to stop it.

    With the stockpile of ammonium nitrate in Beirut, what precautions should have been taken?
    OGLE: In the U.S., we turn to [a nonprofit] organization called the National Fire Protection Association to give us guidance on how to safely handle things like hazardous materials. If you exceed a threshold quantity of material—one half of a [metric] ton [of ammonium nitrate]—then you need to take a much more sophisticated approach to how you store and handle the material to keep it safe. If you have 2,750 [metric] tons, first and foremost, the thing you need to do is move that material far away from the population. It represents a significant hazard.

    When investigating an explosion, what other clues do you look for?
    SMYTH: The presence of a crater is another indication of the size of the explosion and what could potentially be involved. And the radii of damage: How far do you have minor structural damage? Broken windows? Major structural damage? Looking at how far away things are damaged can help you estimate how much power or energy or force was released. Those types of information can be used to back out what specifically happened. If you’re looking at a smaller explosion within a building, you can look for directional indications: where this wall was blown out toward the north and this wall was blown out toward the east. You can also look at fragments, missiles or shrapnel that were thrown during the explosion to both estimate how much force you’d need to move that fragment, as well as where they are coming from. Oftentimes we’re looking for fragments of certain pieces of equipment to put them back together like a puzzle: you might be able to look at those pieces and understand why they fragmented the way they did. Time lines are really important to our work. Understanding how long something was exposed to a fire, when someone was last in the room [and] noted that everything was normal, when people first see smoke—that type of [establishment of] a time line can be really helpful to help us [set bounds on] what’s going on, as well as potentially eliminate different hypotheses.

    OGLE: You’re searching for little nuggets of gold through a bunch of other kinds of fluff. But that requires interviews and searching through documents. One of the things, for example, that there’s been some talk about in the news media is whether or not there were any fireworks stored either nearby or, potentially, in the same warehouse [as the ammonium nitrate in Beirut]. Given the devastation that you’re looking at, it would be probably difficult to find physical evidence of that. You’re going to have to rely on people, and maybe documents, that will help you establish whether or not some materials were being stored in adjacent warehouses or in the same one.

    #Beyrouth #nitrate_d’ammonium #Liban

  • Amal Saad sur Twitter : “I have never felt as alienated in my own country as I do today. So many Lebanese expressing regret that the explosion didn’t occur in Shia areas—a view which isn’t just the product of anti-Hizbullah sentiment, but the dehumanizing view of the Shia as a sect that’s used to dying https://t.co/KIR8lUUMeK” / Twitter
    https://twitter.com/amalsaad_lb/status/1291798355820130306

    Pays de merde #Liban

  • Liberté pour Mahmoud Nawajaa, coordinateur de la campagne BDS en Palestine
    Solidaires, le 6 août 2020

    L’État israélien vient d’arrêter en pleine nuit, les yeux bandés, avec des dizaines de militaires et sans aucun motif d’inculpation, le coordinateur actuel de la campagne BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) en Palestine, Mahmoud Nawajaa, 34 ans. Loin d’arrêter le boycott, ce type d’action ne fera que le renforcer...

    La campagne BDS exhorte les individus, associations, syndicats, partis etc. à faire pression sur leurs chancelleries pour qu’elles obtiennent la libération de ce militant pacifiste.

    L’Union syndicale Solidaires a envoyé le courrier suivant au Ministre des affaires étrangères :

    #Palestine #BDS #Mahmoud_Nawajaa #prison #injustice #criminalisation_des_militants #Solidaires #syndicat #France #Affaires_étrangères

  • Dupond-Moretti au pied du mur de la justice
    Pierre Barbancey - Humanité - Lundi, 3 Août, 2020
    https://www.humanite.fr/dupond-moretti-au-pied-du-mur-de-la-justice-692091

    (...)Les deux éditorialistes n’avaient visiblement pas tort lorsque l’on voit l’acharnement des autorités françaises à maintenir Georges Ibrahim Abdallah en prison alors que, à l’issue de sa peine de sûreté, il est libérable depuis 1999. Même l’avis émis en novembre 2012 par le tribunal d’application des peines, peu réputé pour son indulgence, n’a pas permis d’obtenir du gouvernement français un avis d’expulsion et ce malgré l’accord du Liban, patrie de Georges Ibrahim Abdallah.

    Il ne s’agit pas (plus) aujourd’hui d’épiloguer sur le dossier lui-même. Il s’agit simplement de savoir si la France va continuer à subir les pressions états-uniennes et israéliennes ou si, au contraire, elle est prête à faire acte d’indépendance en décidant, comme il le lui est permis, de libérer enfin Georges Ibrahim Abdallah.

    Le nouveau ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, jusque-là avocat, s’est toujours prononcé pour une justice libre. Il a l’occasion de montrer qu’il ne s’agissait pas que de paroles. Des parlementaires de tous bords, y compris de LaREM, le parti d’Emmanuel Macron, se sont exprimés dans ce sens. Le ministre a été saisi par le comité de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, le 12 juillet dernier.

    « Nous devons, messieurs, dire que les peines ne seront pas perpétuelles », avait lancé, en 1791, Pierre-Louis Prieur, député du tiers état à l’Assemblée constituante, lorsque la prison à vie a été retirée du Code pénal pour la première fois. Georges Ibrahim Abdallah est aujourd’hui âgé de 69 ans. Il n’a pas été condamné à la perpétuité avec une peine de sûreté illimitée mais de quinze ans. Devra-t-il finir ses jours derrière les barreaux d’une prison dans le pays de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ?

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    Pierre Abi-Saab
    @PierreABISAAB
    6 août 2020
    https://twitter.com/PierreABISAAB/status/1291366505117089792

    يحدث هذه الأيام أشياء غريبة. بينما قوادي الرجل الأبيض وسماسرته استعادوا موال التدويل ولجنة التحقيق الدولية... مجموعة شباب وصبايا مسلّحة بمكانس التضامن والواجب الوطني تمشي في #الجمّيزة المنكوبة خلف موكب من السيارات المصفحة، وتهتف الحرية لجورج عبدالله

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1291355418942373888/pu/vid/1280x720/QOp5bFyfnej1tLVP.mp4?tag=10

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    Free Georges Abdallah
    @FreeGIAbdallah
    https://twitter.com/FreeGIAbdallah/status/1291366160718532610

    Lors de la visite de Macron à Beyrouth au Liban, plusieurs personnes interpellent le président de la République française sur le maintien en prison de Georges Abdallah, communiste libanais emprisonné en France depuis 1984 et libérable depuis 1999. Cet acharnement doit cesser !

    https://video.twimg.com/ext_tw_video/1291366004614930432/pu/vid/476x270/7y77gCs0zSsQDucc.mp4?tag=10

  • Lara Bitar est une des très très rares voix libanaises qui ne soient pas animées par la haine sectaire :

    Lara Bitar sur Twitter :

    "Walid Jumblatt said, "no trust this “ruling #mafia” can conduct the #Beirut_Explosion investigation.

    W. Jumblatt is a main pillar of this mafia.

    An insult to all those who were killed by this ruling class.

    Only we can get justice for those who perished." / Twitter
    https://twitter.com/LaraJBitar/status/1291317906396020737

    #chutzpah

  • A la Résidence des Pins, Macron rencontre les chefs de partis et la société civile - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1228502/a-la-residence-des-pins-macron-rencontre-les-chefs-de-partis-et-la-so

    A la Résidence des Pins, M. Macron doit dans un premier temps rencontrer les chefs des Forces libanaises, Samir Geagea, du Courant du futur, Saad Hariri, du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, des Marada, Sleiman Frangié, du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt et Taymour Joumblatt, des Kataëb, Samy Gemayel, ainsi que le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, et un représentant du mouvement Amal, Ibrahim Azar.

    Le président français devrait ensuite échanger avec des représentants de la société civile, des académiciens et responsables de médias : Nayla de Freige, PDG de L’Orient-Le Jour, Nayla Tuéni, PDG d’an-Nahar, Sibylle Rizk, membre de l’ONG Kulluna Irada, Karim Bitar, responsable du département de Sciences politiques de l’Université Saint-Joseph, Lamia Moubayed, directrice de l’Institut des Finances, Melhem Khalaf, bâtonnier de Beyrouth, Rania Stephan, libraire, Salim Daccache, recteur de l’Université Saint-Joseph, Omar Abi Azar, fondateur de la troupe de théâtre Zoukak, Pierre Issa, président du Bloc national, Henry Chaoul, conseiller financier, Maya Chams Ibrahimchah, fondatrice de l’association Beit el-Baraka, Hind Darwish, éditrice, Dominique Eddé, écrivaine, Dr Fadi Haddad, Dr Jean Abi Younes et Dr Abir Khaddage, médecins à l’Hôtel Dieu de France

    Sans nul doute des gens très bien... Mais pour le « nouveau Liban », il va falloir attendre...

    • Angry Arab est plus direct !

      هذه الطاولة التي جمعهم ماكرون عليها مهينة للبنان ومهينة لضحايا الانفجار. وكل من شارك فيها—من جنبلاط إلى محمد رعد—شارك في إهانة الشعب اللبناني.

      Cette table ronde [allusion à la rencontre avec les chefs de parti] avec Macron est une insulte au Liban et à la mémoire des victimes de l’explosion. Ceux qui y ont participé, de Jumblat à Raad [Hezbollah] participent de cette insulte au peuple lianais.

      https://twitter.com/asadabukhalil/status/1291403754734940160

  • La mairie de Tel Aviv illuminée aux couleurs du drapeau libanais - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1228366/la-mairie-de-tel-aviv-illuminee-aux-couleurs-du-drapeau-libanais.html

    La mairie de Tel Aviv illuminée aux couleurs du drapeau libanais
    Une initiative qui ne fait pas l’unanimité.

    Et durant l’été 82, quand vos jets pilonnaient la ville, c’était quoi le drapeau ? Et les bombardements de 2006, avec plus de 1000 morts dont 1/3 d’enfants, vous aviez mis un drapeau ?

    ignoble #Chutzpah

    • IDF Commander: We Fired More Than a Million Cluster Bombs in Lebanon
      Meron Rappaport | Published on 11.09.2006
      https://www.haaretz.com/1.4865651

      IDF commander: We fired more than a million cluster bombs in Lebanon
      Phosphorous and cluster bombs heavily used; unexploded munitions litter wide area of Lebanon.

      “What we did was insane and monstrous, we covered entire towns in cluster bombs,” the head of an IDF rocket unit in Lebanon said regarding the use of cluster bombs and phosphorous shells during the war.

      Quoting his battalion commander, the rocket unit head stated that the IDF fired around 1,800 cluster bombs, containing over 1.2 million cluster bomblets.

      In addition, soldiers in IDF artillery units testified that the army used phosphorous shells during the war, widely forbidden by international law. According to their claims, the vast majority of said explosive ordinance was fired in the final 10 days of the war.

      The rocket unit commander stated that Multiple Launch Rocket System (MLRS) platforms were heavily used in spite of the fact that they were known to be highly inaccurate.

      MLRS is a track or tire carried mobile rocket launching platform, capable of firing a very high volume of mostly unguided munitions. The basic rocket fired by the platform is unguided and imprecise, with a range of about 32 kilometers. The rockets are designed to burst into sub-munitions at a planned altitude in order to blanket enemy army and personnel on the ground with smaller explosive rounds.

      The use of such weaponry is controversial mainly due to its inaccuracy and ability to wreak great havoc against indeterminate targets over large areas of territory, with a margin of error of as much as 1,200 meters from the intended target to the area hit.

      The cluster rounds which don’t detonate on impact, believed by the United Nations to be around 40% of those fired by the IDF in Lebanon, remain on the ground as unexploded munitions, effectively littering the landscape with thousands of land mines which will continue to claim victims long after the war has ended.

      Because of their high level of failure to detonate, it is believed that there are around 500,000 unexploded munitions on the ground in Lebanon. To date 12 Lebanese civilians have been killed by these mines since the end of the war.

      According to the commander, in order to compensate for the inaccuracy of the rockets and the inability to strike individual targets precisely, units would “flood” the battlefield with munitions, accounting for the littered and explosive landscape of post-war Lebanon.

      When his reserve duty came to a close, the commander in question sent a letter to Defense Minister Amir Peretz outlining the use of cluster munitions, a letter which has remained unanswered.

      ’Excessive injury and unnecessary suffering’

      It has come to light that IDF soldiers fired phosphorous rounds in order to cause fires in Lebanon. An artillery commander has admitted to seeing trucks loaded with phosphorous rounds on their way to artillery crews in the north of Israel.

      A direct hit from a phosphorous shell typically causes severe burns and a slow, painful death.

      International law forbids the use of weapons that cause “excessive injury and unnecessary suffering”, and many experts are of the opinion that phosphorous rounds fall directly in that category.

      The International Red Cross has determined that international law forbids the use of phosphorous and other types of flammable rounds against personnel, both civilian and military.

      IDF: No violation of international law In response, the IDF Spokesman’s Office stated that "International law does not include a sweeping prohibition of the use of cluster bombs. The convention on conventional weaponry does not declare a prohibition on [phosphorous weapons], rather, on principles regulating the use of such weapons.

      "For understandable operational reasons, the IDF does not respond to [accounts of] details of weaponry in its possession.

      “The IDF makes use only of methods and weaponry which are permissible under international law. Artillery fire in general, including MLRS fire, were used in response solely to firing on the state of Israel.”

      The Defense Minister’s office said it had not received messages regarding cluster bomb fire.

  • C’est bien il y en a qui sont contents:
    تويتر \ 🇱🇧 Lebanese News and Updates على تويتر: “Israel’s Moshe Feiglin:” I feel happy about what happened in Beirut, this is a gift by God to the Israelis on the event of the Jewish holiday of love that started yesterday and ends today" https://t.co/bEwYvn4jOb"
    https://twitter.com/UpdatesLebanese/status/1290955460900720640

    Israel’s Moshe Feiglin: “I feel happy about what happened in Beirut, this is a gift by God to the Israelis on the event of the Jewish holiday of love that started yesterday and ends today”

  • Très très très étonnant : Richard Silverstein prétend avoir une source selon laquelle Israël a provoqué l’explosion du stock de nitrate d’ammonium en faisant exploser un stock d’armes du Hezbollah.

    À cet stade, évidemment, beaucoup beaucoup de pincettes. Mais le blog Tikun Olam n’est généralement pas considéré comme fantaisiste.

    BREAKING : Israel Bombed Beirut
    https://www.richardsilverstein.com/2020/08/04/breaking-israel-bombed-beirut

    A confidential highly-informed Israeli source has told me that Israel caused the massive explosion at the Beirut port earlier today which killed over 100 and injured thousands. The bombing also virtually leveled the port itself and caused massive damage throughout the city.

    Israel targeted a Hezbollah weapons depot at the port and planned to destroy it with an explosive device. Tragically, Israeli intelligence did not perform due diligence on their target. Thus they did not know (or if they did know, they didn’t care) that there were 2,700 tons of ammonium nitrate stored in a next door warehouse. The explosion at the arms depot ignited the next door warehouse, causing the catastrophe that resulted.

    À propos de Richard Silverstein :
    https://en.wikipedia.org/wiki/Tikun_Olam_(blog)

  • Álvaro Uribe: de qué se acusa al expresidente y por qué su arresto domiciliario es histórico en Colombia
    https://www.elnacional.com/bbc-news-mundo/alvaro-uribe-de-que-se-acusa-al-expresidente-y-por-que-su-arresto-domici

    La Corte Suprema de Justicia ordenó este martes el arresto domiciliario del expresidente Álvaro Uribe. El caso investiga una supuesta manipulación de testigos. Estos son los detalles
    […]
    Uribe es investigado por decenas de delitos, la mayoría de los cuales tienen que ver con el surgimiento de grupos antisubversivos en los años 90 y violación de derechos humanos.

    Pero el caso que lo priva de la libertad ahora arrancó con una paradoja.

    El caso que él inició
    Todo empezó en septiembre de 2014, cuando, durante un debate en el Congreso, el senador Iván Cepeda, del partido de izquierda Polo Democrático Alternativo, acusó a Uribe de tener nexos con grupos paramilitares y narcotraficantes.

    Para apoyar su acusaciones presentó varios testimonios de antiguos paramilitares.

    Concretamente, señalaba a Álvaro Uribe de haber fundado, junto a su hermano Santiago, el Bloque Metro, una rama de las Autodefensas Unidas de Colombia (AUC), el grupo armado que enfrentó a las guerrillas durante décadas de manera sanguinaria y que dejó miles de civiles muertos.

    Santiago Uribe Vélez, hermano menor del expresidente, se encuentra arrestado y en medio de un juicio por la creación de otro grupo paramilitar llamado los Doce Apóstoles.

    En respuesta al debate en el Senado, el exmandatario demandó ante la Corte Suprema de Justicia a Cepeda, al que acusó de buscar en las prisiones colombianas a antiguos paramilitares con el objetivo de que sirvieran como falsos testigos en su contra.

    La Corte Suprema investigó el caso durante varios años, en los que declararon tanto Uribe como Cepeda, así como todos los testigos implicados. En 2018, la Corte desechó las acusaciones contra Cepeda y, sorpresivamente, abrió una investigación formal contra Uribe por manipulación de testigos, lo que conllevaba los delitos de soborno y fraude procesal.

    Convictos y contradictorios
    El caso cuenta con 42 testigos, muchos de ellos exparamilitares que se encuentran en prisión. Uno de los principales es Juan Guillermo Monsalve, antiguo miembro del Bloque Metro de las AUC, quien cumple una condena de 40 años en una cárcel de Bogotá.

    Monsalve fue uno de los testigos que utilizó el senador Cepeda para sustentar sus acusaciones contra Uribe.

    Testificó que en una hacienda de propiedad de la familia del expresidente en Antioquia se planificaron unas matanzas que luego fueron ejecutadas por estos grupos al margen de la ley.

    Sin embargo, Monsalve posteriormente escribió una carta en la que se retractaba de estas afirmaciones, aunque después dijo que su cambio de postura fue adoptado “bajo presión”.

    Y aquí entra otro de los personajes claves del caso: Diego Cadena, uno de los abogados de Uribe. Tanto Monsalve como otros testigos aseguran que Cadena los presionó o pagó para modificar sus testimonios.

    De hecho, Monsalve asegura tener una grabación del momento en que el abogado de Uribe lo presionó.

    Varios testigos han asegurado haber recibido dinero por parte de Cadena. El abogado ha reconocido haber entregado pequeñas ayudas en dinero a algunos de los presos como “ayuda humanitaria”.

    Escuchas telefónicas
    Una crítica del uribismo reside en que parte de las evidencias admitidas por la Corte como prueba son varias horas de grabaciones hechas por las autoridades de conversaciones telefónicas del expresidente Uribe de forma “accidental” durante el curso de otra investigación.

    Según la versión oficial, mientras el Cuerpo Técnico de Investigación (la policía judicial) trabajaba en un caso sobre un excongresista interceptaron varios teléfonos y solamente después de llevar un mes grabando se dieron cuenta de que una de esas líneas pertenecía a Uribe.

    Los intentos de la defensa por lograr que esas grabaciones no fueran incorporadas al proceso han sido infructuosos.

    Uribe ha dicho en diferentes ocasiones que el proceso en su contra tiene motivaciones políticas y numerosas irregularidades.

    Además, ha cuestionado que la Corte Suprema no haya aceptado la declaración libre y voluntaria que sobre el caso él ofreció hacer.

    Una figura polémica, pero histórica

    En la actualidad existen casi 60 investigaciones abiertas en Colombia contra Uribe, que van desde homicidio hasta compra de votos. Catorce se encuentran en la Corte Suprema y otros 45 en la Comisión de Investigación y Acusación de la Cámara de Representantes.

    • Colombie : l’ancien président Alvaro Uribe assigné à résidence
      https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/05/colombie-l-ancien-president-alvaro-uribe-assigne-a-residence_6048159_3210.ht

      Président à poigne de 2002 à 2010, sénateur depuis 2014, détracteur infatigable de l’accord de paix signé avec les FARC, il est la cible d’une enquête pour subornation de témoins.

      Dix ans, presque jour pour jour, après avoir quitté le pouvoir, l’ancien président colombien Alvaro Uribe a été assigné à résidence par la Cour suprême, dans le cadre d’une enquête pour subornation de témoins. L’annonce a fait l’effet d’une bombe politique. Président à poigne de 2002 à 2010, sénateur depuis 2014, détracteur infatigable de l’accord de paix signé avec la guérilla en 2016, Alvaro Uribe est aussi le parrain politique de l’actuel chef de l’Etat, Ivan Duque, et le leader incontesté de la droite dure. La décision a été prise à l’unanimité des cinq magistrats de la salle d’instruction de la chambre pénale de la Cour suprême, mardi 4 août. C’est la première fois qu’un ancien président colombien est placé en détention provisoire.

      C’est l’intéressé lui-même qui a annoncé la nouvelle au pays. « Etre privé de ma liberté m’attriste profondément pour mon épouse, pour ma famille et pour les Colombiens qui croient encore que j’ai fait quelque chose de bien pour la patrie », a écrit M. Uribe sur son compte Twitter, mardi, en début d’après-midi. Les réactions n’ont pas tardé et les réseaux sociaux se sont immédiatement enflammés. Alvaro Uribe continue de diviser le pays. A Bogota et à Medellin, les autorités municipales ont rappelé que, pour cause de pandémie de Covid-19, toutes les manifestations étaient interdites.

      La droite « uribiste » dénonce la politisation de la justice et la persécution dont serait victime son leader. Elle semble oublier que M. Uribe a été mis en examen dans le cadre d’un procès dont il est lui-même à l’origine. En 2014, en effet, M. Uribe portait plainte contre un de ses adversaires, le sénateur de gauche Ivan Cepeda, en affirmant que celui-ci s’était rendu en prison pour convaincre des paramilitaires de témoigner contre lui et le faire condamner pour complicité passée avec les sanglantes milices antiguérilla. Au terme de l’enquête, la cour décrétait un non-lieu et, coup de théâtre, ouvrait une enquête contre Alvaro Uribe, accusé à son tour de manipulation de témoins et obstruction à la justice.

  • Tobias Schneider sur touiteur :
    https://twitter.com/tobiaschneider/status/1290716494528155648

    Local wheat production only covers about 10% of Lebanese consumption. The remainder is imported - principally from Russia. Almost all imported grain (80%+) enters trough that single terminal at the heart of the explosion. Utter disaster. The gov will have to move quick.

    Lebanon was already experiencing rising food insecurity due to currency collapse which sent food prices thru the roof (60-80% in places). Now this new bottleneck...

  • Pourquoi a-t-on saisi et stocké près de 3000 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port de Beyrouth en 2013 ? Quelle était la destination de ce produit ?

    C’est la petite musique qui va se faire beaucoup entendre dans les prochains jours : très certainement pour alimenter les gentils « rebelles » syriens.

    Article de 2015 par exemple sur ce traffic : Fertilizer, Also Suited for Bombs, Flows to ISIS Territory From Turkey
    https://www.nytimes.com/2015/05/05/world/europe/fertilizer-also-suited-for-bombs-flows-to-isis-territory-from-turkey.html

    The laborers work all day, piling bags of fertilizer onto carts and wheeling them through the crossing that connects this southern border town to Syria.

    The Syrian town next door is firmly controlled by the extremists of the Islamic State, as is clear from the black flag flying over downtown. And while the fertilizer, ammonium nitrate, is widely used for agriculture, it has also been used by terrorists around the world — including the Islamic State — to build powerful explosives.

    Few here think the fertilizer is meant to help Syrian farmers.

    “It is not for farming. It is for bombs,” said Mehmet Ayhan, an opposition politician from Akcakale who is running for Parliament.

  • Émoi en Espagne après la mort par déshydratation d’un immigré dans une plantation
    https://www.lefigaro.fr/conjoncture/emoi-en-espagne-apres-la-mort-par-deshydratation-d-un-immigre-dans-une-plan

    Émoi en Espagne après la mort par déshydratation d’un immigré dans une plantation

    L’homme de 42 ans, sans papiers, était originaire du Nicaragua. Maltraité, il est décédé sous le coup de la chaleur et n’a été que très tardivement emmené aux urgences, relate le quotidien El Pais.

    En Espagne, les conditions de travail des migrants sont pointées du doigt après la mort d’un migrant, victime de déshydratation. L’homme de 42 ans, venu du Nicaragua, a été transporté dans une camionnette et déposé inconscient devant un centre de santé.

    C’est dans le sud de l’Espagne, à Murcie, que Eleazar Benjamín Blandón Herrera travaillait. Sans papiers, il avait vu ses démarches pour devenir demandeurs d’asile et pouvoir être employé légalement, bloquées par l’épidémie de coronavirus. Ce père de quatre enfants et dont la femme était enceinte de cinq mois, était venu en Espagne dans l’espoir d’y trouver une meilleure vie pour lui et sa famille. Dans les plantations, il a découvert l’envers du décor. Conditions de travail inhumaines, humiliations à répétition, maigre rémunération... « Ils me traitent d’âne, ils me crient dessus, ils me disent que je suis lent. Ils jettent la poudre sur votre visage lorsque vous êtes accroupi. Je n’ai pas l’habitude d’être traité comme ça », s’était-il confié en pleurant auprès de sa sœur. Au quotidien El Pais qui relate cette histoire, elle raconte les circonstances de la mort de son frère.

    Déposé devant un centre de santé

    Ce jour-là, il fait 44 degrés. Eleazar Benjamín Blandón travaille depuis 5 heures du matin, sans eau pour se rafraîchir. Il commence à se sentir mal puis s’évanouit, selon le récit fait par les autres travailleurs. Mais les secours ne sont pas prévenus et il faut attendre que la camionnette qui les a amenés à la plantation revienne. Or même quand elle arrive, les migrants sont sommés de finir leur journée de travail avant que le Nicaraguayen puisse enfin être pris en charge. Aucune ambulance n’est appelée. Il sera finalement déposé, inconscient, devant un centre de santé à Murcie, précise encore ses proches cités par El Pais.

    Une enquête a été ouverte par la justice espagnole qui tente de remonter la chaîne de tous les protagonistes impliqués dans cette affaire. Un homme, un Équatorien de 50 ans, a pour l’instant été interpellé mais il n’aurait été que l’entremetteur entre Eleazar Benjamín Blandón et la plantation. Trois ans plus tôt, le père du quadragénaire est mort dans des circonstances similaires, alors qu’il travaillait dans la construction au Texas.

    #migrants #esclavage

  • Juan Carlos, ancien monarque espagnol soupçonné de corruption, s’exile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/08/03/juan-carlos-ancien-monarque-espagnol-soupconne-de-corruption-s-exile_6048057

    Soupçonné de corruption et sous le coup d’une enquête de la Cour suprême, l’ex-roi d’Espagne Juan Carlos a annoncé sa décision de quitter le pays dans une lettre adressée à son fils, le souverain Felipe VI, rendue publique par la maison royale lundi 3 août. Aucune précision n’a été faite concernant le pays où il s’installera.

    « Guidé à présent par la conviction de rendre le meilleur service aux Espagnols, à leurs institutions, et à toi en tant que roi, je t’informe de ma décision réfléchie de m’exiler, en cette période, en dehors de l’Espagne », a écrit l’ancien souverain, estimant devoir prendre cette décision sur fond de « répercussions publiques de certains épisodes de [sa] vie privée passée ». Il s’assure ainsi de ne pas rendre la tâche plus difficile à son fils, ajoute-il. Dans un communiqué de la maison royale, son fils fait savoir qu’il accepte sa décision et l’en remercie.

    Il ne s’agit cependant pas d’une tentative d’échapper à la justice de son pays, a fait savoir l’avocat de l’ancien monarque, Javier Sánchez-Junco Mans, précisant que Juan Carlos « a l’intention de se rendre disponible pour coopérer à l’enquête ».

    L’Arabie_saoudite peut-être ?

    Début juin, la Cour suprême espagnole avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur une possible commission versée à Juan Carlos à l’occasion du contrat de construction d’un « train du désert » entre Médine et La Mecque. Un marché attribué par l’Arabie saoudite à un consortium espagnol pour 7 milliards d’euros, en 2011. Le dossier avait été ouvert en septembre 2018 à la suite de la publication dans la presse d’enregistrements où l’ancienne maîtresse de Juan Carlos, Corinna zu Sayn-Wittgenstein, parlait de cette commission. Par ailleurs, début mars, le quotidien suisse La Tribune de Genève a affirmé que Juan Carlos avait reçu, en 2008, 100 millions de dollars du roi saoudien Abdallah (2005-2015), sur un compte en Suisse d’une fondation panaméenne.