• La vendetta d’Eric Dupond-Moretti contre le Parquet financier
    18 septembre 2020 Par Fabrice Arfi et Michel Deléan | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/180920/la-vendetta-d-eric-dupond-moretti-contre-le-parquet-financier?onglet=full

    Si ce n’est pas un règlement de comptes au milieu d’un océan de conflits d’intérêts, cela y ressemble fort. Le ministre de la justice Éric Dupond-Moretti a annoncé, vendredi 18 septembre, avoir demandé l’ouverture d’une enquête disciplinaire contre trois magistrats du Parquet national financier (PNF), impliqués dans des investigations qui avaient visé en 2014, en marge du scandale Bismuth-Sarkozy, plusieurs avocats parisiens, dont… Éric Dupond-Moretti.
    (...)
    Dans le communiqué de presse envoyé ce 18 septembre par le cabinet du ministre, annonçant l’ouverture d’une enquête administrative contre trois procureurs du PNF nommément cités, dont l’ancienne procureure Éliane Houlette, il est indiqué que cette décision du ministre a été prise après la découverte de « faits […] susceptibles d’être regardés comme des manquements au devoir de diligence, de rigueur professionnelles et de loyauté ».

    De là à imaginer qu’Éric Dupond-Moretti utilise, d’une part, sa fonction au gouvernement pour faire rendre gorge, sur le terrain disciplinaire, à des magistrats anticorruption et, d’autre part, qu’il tente d’affaiblir le PNF dans son ensemble à quelques semaines du procès de son ami Thierry Herzog et de Nicolas Sarkozy, durant lequel l’accusation sera représentée par le PNF, il n’y a qu’un pas. C’est en tout cas ce que de nombreux magistrats ont confié ces dernières heures à Mediapart, sous couvert d’anonymat en raison du devoir de réserve auquel ils sont astreints. (...)

  • Frontières maritimes : Les USA pousseraient à des négociations Israël-Liban
    Par Times of Israel Staff 20 septembre 2020
    https://fr.timesofisrael.com/frontieres-maritimes-les-usa-pousseraient-a-des-negociations-israe

    (...) Axios a expliqué que le secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires du Proche-Orient, David Schenker, s’était entretenu avec les responsables de Jérusalem et de Beyrouth, ces dernières semaines, pour tenter d’obtenir un résultat.

    Les officiels israéliens cités par Axios ont déclaré que l’un des désaccords portait sur les médiateurs susceptibles d’intervenir lors de ces pourparlers, le Liban cherchant à impliquer les Etats-Unis et les Nations unies tandis qu’Israël désire que l’ONU ne tienne aucun rôle actif au cours des futurs entretiens.

    Schenker a expliqué aux journalistes libanais, au début du mois, que des « progrès graduels » étaient réalisés, et il a ultérieurement dit au cours d’une visioconférence qui était organisée par le Brookings Institute que le « point de friction… est absurde ».

    Il n’est pas possible d’affirmer qu’il faisait référence, à ce moment-là, à la question de la médiation, comme Axios a pu le mentionner.

    Schenker a également dit en évoquant les incitations données au Liban que « nous parlons ici d’argent gratuit pour un pays actuellement en proie à une crise financière ».
    David Schenker, secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires du Proche-Orient à Beyrouth, au Liban, le 9 septembre 2019. (Crédit : Hussein Malla/AP)

    Mais un officiel israélien qui s’est entretenu avec le site d’information a confié : « Il y a des progrès. Nous constatons une volonté d’aller de l’avant du côté libanais pour régler ce point. Nous sommes prêts à lancer immédiatement les pourparlers et nous espérons qu’ils aboutiront avant la fin de l’année. » (...)

    #Liban #israelliban

  • La virologie est un sport de combat

    Je suis #Bruno_Canard, directeur de recherche CNRS à l’université d’Aix-Marseille. Mon équipe travaille sur les #virus_à_ARN (#acide_ribonucléique), dont font partie les #coronavirus.

    Mme la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation m’ayant cité, et mentionné mes travaux dans son intervention sur les Matins de France Culture le 22 juin 2020 (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020), il m’a semblé important de préciser les #conditions_de_travail de mon équipe de #recherche sur le #SARS-CoV-2 et sa projection dans la future #Loi_de_Programmation_de_la_Recherche (dite #LPPR), qui est en cours d’examen à l’Assemblée Nationale.
    Cela permet d’illustrer, à partir d’un cas concret, et peut-être de faire comprendre au grand public le #sous-financement récurrent de la #recherche_publique en #France en général dans les 20 dernières années ; la #précarité grandissante des #personnels de ces laboratoires ; le #sous-équipement dramatique en grands #instruments_scientifiques essentiels aux développements de thérapies antivirales ; le faible niveau des #salaires des chercheur·ses, très éloignés de ceux des haut·es fonctionnaires ; et finalement, le peu de #considération dont ils font l’objet par les femmes et les hommes politiques français. Elles et ils prétendent parler au nom de la #science, souvent confondue avec la #technologie, mais sans écouter les scientifiques.

    Chère Mme la Ministre, chère Frédérique, je me permets de vous appeler par votre prénom en souvenir des cafés et bavardages créatifs que nous avons partagés lorsque, en 1992, j’étais fraîchement recruté comme chercheur au #CNRS à Nice dans le laboratoire dirigé par Patrick Gaudray, et vous, doctorante dans le laboratoire de François Cuzin à l’Université de Nice. C’était une époque formidable, j’y ai fait mes plus belles ascensions dans ces extraordinaires Alpes-Maritimes, pendant que la France commençait sa dégringolade dans le classement scientifique, dans une remarquable trajectoire parallèle au nombre de postes statutaires de chercheur·ses et de manière plus générale, à la performance de la recherche française.

    Nous nous retrouvons donc environ 25 ans plus tard.

    Chère Frédérique, vous êtes désormais Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et soutenez que cette loi permettra un réarmement de la #recherche_française inégalé depuis 1945. Je suis un chercheur « de base » et je me suis exprimé à titre personnel, comme la majorité de mes collègues, pour formuler mes craintes d’un #budget concentré sur des projets à court terme, synthétisées dans la tribune « La science ne marche pas dans l’urgence » (https://universiteouverte.org/2020/03/04/coronavirus-la-science-ne-marche-pas-dans-lurgence/;%20Le%20Monde,%2029%20f%C3%A9vrier%202020;%20https:/lejournal.cnrs.fr/articles/la-science-fondamentale-est-notre-meilleure-assurance-contre-les-). Dans un entretien à France Culture en juillet (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020), vous avez déclaré à mon sujet : « Mr Canard a obtenu plusieurs financements sur projets… Je connais par cœur les financements qu’a eu ce laboratoire ».

    Justifier les « plusieurs financements sur projets » pour mon laboratoire sous-doté

    Je m’étais étonné de recevoir en juin la demande urgente de la part mon employeur (le CNRS), de fournir le montant de tous les contrats dont mon équipe a bénéficié, de l’#Agence_National_de_Recherche (#ANR) en particulier. Malheureusement, force a été de constater que le ministère et ses contrats ANR n’y a pas occupé une place proéminente. Encore moins sur les coronavirus (2 projets ANR coordonnés en 18 ans), sur lesquels aucun soutien financier spécifique n’a été accordé depuis plusieurs années, sauf en 2019 par la #Fondation_de_la_Recherche_Médicale, dont la vision scientifique tient heureusement peu cas des modes. Nous nous échinions, en effet depuis 2003, mes collègues d’équipe et moi, à étudier la réplication des coronavirus et comment ces derniers mutent, ce qui est d’une importance capitale pour la conception de #vaccins ou de #médicaments. Tous les dossiers de projet ANR inlassablement déposés depuis 2015 ont été jugés indignes d’être financés et/ou inintéressants. Cinq fois, pour être précis. Dans la dernière édition (dépôt du projet en octobre 2019 – réponse pas encore arrivée à ce jour, 19 septembre 2020), j’ai failli renoncer à apporter encore des résultats expérimentaux préliminaires, pour ne pas les divulguer gratuitement à mes concurrent·es : l’évaluation des projets ANR se faisant par des expert·es internationaux forcément pris parmi les spécialistes qui connaissent le sujet, donc presque tout le temps, des concurrent·es… J’ai fourni le même dossier, mais amputé de la recherche sur le virus #Ebola. Oui, Ebola produit actuellement une épidémie en République Démocratique du Congo, mais la loi mort-kilomètre nous dit que le sujet est défavorable pour éveiller un quelconque intérêt en ce moment. La recherche sur Ebola n’intéresse que quand le virus sonne à notre porte, comme en 2014.

    Le SARS-CoV-2 aura donc eu un effet magique : ma recherche inintéressante sur la #variabilité_génétique de ce virus a subitement reçu, en juin 2020, les commentaires les plus positifs, dithyrambiques, qu’il m’a été possible de recevoir en 30 ans de carrière1. Ni mon projet ni ma recherche n’ont pourtant changé : seule leur perception a changé dans le contexte COVID19, renforçant cette constatation que j’ai maintes fois faite : la science ne marche pas dans l’#urgence 2 et la virologie, ce n’est pas que les coronavirus.

    Pour les « plusieurs financements sur projets », vous voulez donc probablement parler des deux projets européens dont mon équipe a récemment bénéficié. La France étant une grosse contributrice financière à l’espace européen de la recherche, il me semblait donc presque « patriotique », en quelque sorte, de me lancer corps-et-âme dans la lutte anti-COVID19 en rapatriant des fonds européens pour pouvoir employer des personnes motivées, et continuer à décrypter comment ces fichues bestioles virales arrivent à se reproduire au prix d’un tel bazar dans une cellule, un organisme, une société. Le premier projet européen appelé #SCORE, a été écrit en 10 jours (et nuits) en février 2020 grâce au réseau de collaborateur·trices corona-virologistes que la disette financière des années précédentes n’a pas réussi à effilocher. L’autre appelé #IMI-CARE a été écrit immédiatement après en mars 2020, en 3 semaines au lieu des plutôt 6 mois habituels, avec un consortium international de 36 laboratoires, dont 12 industriels majeurs. Peut-être auriez-vous préféré que je m’abstienne dans cette quête inlassable de financements ? Impossible, car c’est la condition sine qua non pour pouvoir avancer dans nos recherches, répondre à l’urgence de la situation et recruter immédiatement quelques personnes en CDD.

    S’appuyer sur des contractuel·les pour assurer la survie de notre laboratoire

    Je me suis posé la question lorsque j’ai embauché Camille, Adrien, et Pierre : trois jeunes diplômés d’un Master en quête de leur première expérience professionnelle, qui n’ont pas hésité en plein confinement à s’entasser dans une voiture depuis Toulouse pour venir s’installer à Marseille, avec comme horizon un #CDD de 15 mois, un statut inexistant et une paie royale de 1600 euros mensuels. Je ne pense pas qu’elle et ils espèrent quoi que ce soit de la LPPR, qui ne propose aucune amélioration pour les contractuel·les de la recherche. On leur a trouvé un appartement, sinon, iels seraient encore peut être à la rue : avec un CDD, il n’est pas facile de convaincre un·e bailleur·se.

    Je me suis également posé la question quand il a fallu que j’embauche un #lab_manager (en CDD, évidemment) pour que Véronique, Barbara et Cécilia, trois ingénieures de recherche totalement saturées de travail dans l’équipe #COVIDemment désorganisée, soient déchargées des corvées administratives routinières qui les empêchent de faire leur métier, c’est-à-dire de la recherche. La fonction principale de ce lab manager ? Nous aider à gérer les stupides « #feuilles_de_temps-projet » qui compartimentent notre cerveau pour les bureaucrates européens. Car dans un projet européen, le CNRS « loue » contre facture le temps de cerveau disponible de ses chercheur·ses (9h-18h, nous ne réfléchissons que les jours ouvrables) et il nous faut donc déclarer, heure par heure, comment nous nous occupons.

    Je me suis encore posé la question quand les équipes de notre laboratoire, entité conjointe entre le CNRS et l’Université Aix Marseille, ont dû mutualiser leurs ressources pour pouvoir embaucher un autre CDD, technicien·ne qui prépare les réactifs dont nous avons besoin, lance la vaisselle et les autoclaves, et tout cela pour environ 1200 nets par mois. C’est un poste nécessaire au laboratoire, mais que nous devons auto-financer, malgré les 26 % du montant de nos contrats qui partent en frais de gestion et provision pour la maintenance des appareillages du laboratoire.

    Je me suis posé ces questions car ces efforts financiers et ces CDD étaient, il n’y a pas si longtemps, assurés par un soutien de base au laboratoire de la part de nos deux tutelles, le CNRS et l’#université. Et surtout par des postes statutaires, essentiels pour la survie de nos laboratoires, qui ne sont mentionnés dans aucun article de la LPPR et dont le nombre s’est effondré depuis 2008. Vous dites donc sur France Culture que mon « laboratoire (est) financé tous les ans de manière récurrente ». Quel humour par omission ! Vous savez très bien que le #financement_récurrent ne permet pas de financer nos programmes de recherche. Dans tous les laboratoires de sciences expérimentales, les chercheur·ses ponctionnent elleux-mêmes leur projet d’une contribution « volontaire » qu’iels mutualisent pour assurer les carences des employeur·ses publics. Chez nous, on fait la plonge du labo à tour de rôle pour laver nos éprouvettes, et le soutien récurrent constitue moins de 5% du budget de fonctionnement : pas assez pour acheter suffisamment de mouchoirs pour pleurer.

    Votre petite phrase prononcée sur le ton « je dis ça, je dis rien » n’avait donc certainement aucunement l’intention de décrédibiliser votre administré que je suis. La grande majorité de la communauté scientifique vous a exprimé depuis des mois ses craintes envers la LPPR : entre autres, le ras-le-bol des titulaires d’être transformé·es en bureaucrates expert·es dans la gestion du personnel précaire, et la crainte des contractuel·les de le rester « à vie », ou après avoir fait leurs preuves pendant des années d’être considéré·es comme dignes d’être titularisé·es (pour les « professeur·es junior »). Pour mémoire, les quelques 200 premièr·es signataires de la pétition (qui a fait pschitt) de soutien à la LPPR, sont à la retraite et ont bénéficié de ce statut de fonctionnaire pendant toute leur carrière. Il est vrai que la connivence augmentée que vous préconisez dans la LPPR avec le secteur privé n’a pas besoin de s’encombrer de chercheur·ses indépendant·es et libres de penser. Ainsi, il n’y aura plus de scandale type Mediator, SDHI, glyphosate, perturbateurs endocriniens, … puisque personne ne mord la main qui nourrit.

    Espérer arriver au niveau de 2ème division en biologie structurale

    Pourtant, cette « abondance » que la LPPR nous promet pourrait trouver une meilleure destination. Je me suis alors rappelé le plan « #France_Cryo-EM », un #Equipex (Equipement d’excellence), qui nécessite 36 millions d’euros pour pouvoir observer le SARS-CoV-2 et ses protéines avec des #cryo-microscopes_électroniques (#Cryo-EM) à haute résolution et concevoir intelligemment les vaccins et #traitements requis. Créé officiellement en 2016, il reste pourtant aux biologistes structuraux Français 16 millions d’euros à trouver pour pouvoir pour amener la France au niveau de 2ème division en #biologie_structurale 3. Ayant déploré l’absence de ce grand équipement, vous m’avez proposé de venir collecter des données sur le microscope de Nice, je ne reviendrai pas sur cette confusion microscopique. Au 23 juillet 2020, des laboratoires Chinois et Allemands ont publié dans les journaux internationaux les plus réputés, Nature, Science, Cell, pas moins de 9 structures de l’ARN polymerase de ce virus, en utilisant une information clé de nos travaux réalisés en 2014. En l’absence de Cryo-EM haute résolution, nous avons regardé passer les balles au-dessus de nos têtes… Ironie du sort et humiliation supplémentaire, ces #revues_scientifiques m’ont souvent sollicité pour évaluer ces publications que j’aurais dû faire. A titre de comparaison, l’Allemagne, notre voisin européen que l’on peut considérer être en première division, avait 25 Cryo-EM en 2018.

    Ces 16 millions manquants pour que les chercheur·ses puissent exercer leur métier dans des conditions décentes sont à mettre en perspective avec le milliard d’euros accordé en moins d’un an au groupe français #Sanofi sur un pari vaccinal, certes en majorité via leurs ami·es du #BARDA américain, qui seront les premièr·es servi·es. Enfin, qui devraient : ce sont les mêmes qui ont donné 43 millions à Sanofi en août 2016 pour un vaccin contre le virus #Zika, mais tous deux ont jeté l’éponge en septembre 2017. Cela ressemble beaucoup à 2003 et l’émergence du SARS pour laquelle Sanofi a été copieusement financée pour un vaccin, lui aussi abandonné.

    Ces 16 millions manquants sont également à mettre en perspective avec le #Crédit_Impôt_Recherche 5, passé de 2,5 milliards en 2008 à 6 milliards aujourd’hui. Avantage fiscal généreux destiné à renforcer l’attractivité de Sanofi, pour prendre un exemple concernant directement la COVID19… Ou bien est-ce plutôt pour éviter que ce groupe continue à réduire ses activités de #R&D en France ? Cette générosité est si bien remerciée qu’elle s’est immédiatement traduite, pour l’instant, par 4 milliards à reverser aux actionnaires en 2020, et par le licenciement de 1 700 personnes dans le monde, dont 1 000 en France. En tant que chercheur rompu à la complexité des demandes de financement ANR, j’ai regardé avec émotion et envie le mini-dossier à rapporter dans le formulaire Cerfa 2069-A-SD pour que cette entreprise s’exonère de 130 millions d’euros annuels…

    Arrêter la sensation de chute libre pour la recherche publique française

    Dans Le Monde du 24 juillet, je lis entre les lignes une synthèse indirecte de cette sensation de chute libre : la France est passée en 20 ans de la 5e à la 8e place des contributeurs aux #publications_scientifiques, ce qui est à mettre en relation avec un financement insuffisant de la recherche équivalent à 2,2 % du PIB (0,8 % recherche publique, 1,4 % privée). Vous visez à porter l’effort de recherche de la nation à 3% du PIB (1% public, 2% privé) d’ici 2030. Je constate que l’effort de financement de la #recherche_privée est donc plus du double de celui de la recherche publique. Il me semble hasardeux de compter sur la recherche privée pour rattraper l’écart de publications, ou bien peut-être faudra-t-il que l’utilisation de l’argent public investi dans cette dernière subisse des évaluations aussi invasives, constantes et publiquement disponibles que celle que nous subissons dans les laboratoires académiques ?

    Finalement, chère Frédérique, depuis une dizaine d’année, trois présidents de la république Nicolas Sarkozy, François Hollande, et Emmanuel Macron n’ont-ils pas eu raison de prendre les chercheur·ses et les universitaires pour des imbéciles ? Pourquoi en serait-il autrement ? Cela fait plusieurs décennies qu’elles et ils sont les seuls haut·es fonctionnaires de catégorie A+ à qui on demande de trouver les moyens financiers de faire leur travail et les derniers en termes de niveau de #rémunération, gagnant en moyenne 3200 euros nets par mois – pour celles et ceux qui ont la « chance » d’être titulaires.

    Je note d’ailleurs que l’oreille d’Angela Merkel, titulaire d’un doctorat en chimie, semble plus réceptive au financement de la science en Allemagne, pays où la crise due au coronavirus semble avoir été mieux gérée que chez nous. Est-ce aussi à mettre en rapport avec la constatation que, par exemple, la ville d’Heidelberg à elle seule a autant de Cryo-EM que la France entière ?

    Peut-être, alors, après avoir travaillé comme des forcené·es pendant cette période difficile avec mes collègues fonctionnaires Etienne, François, Karine, Jean-Claude Nadia, et tou·tes les précaires dont je vous épargnerai la liste7, nous devrions, en prélevant encore sur nos contrats, constituer une cagnotte supplémentaire. Car la LPPR ne prévoit pas grand-chose dans ses premières années tandis qu’elle nous promet « l’abondance » au nom de vos successeur·ses. Mais surtout, nous pourrions ainsi soulager votre budget ministériel, économiser 16 millions d’euros et pouvoir trouver cette goutte d’eau microscopique qui nous permettrait, outre de ne pas se sentir humilié·es face à une concurrence internationale féroce, de travailler à rattraper le temps perdu.

    J’espère avoir correctement éclairé votre petite phrase, dans le respect de votre fonction ministérielle, respect qui finira bien un jour par être réciproque, et que in fine, mes « plusieurs financements sur projets » que vous « connaissez par cœur » continueront à soutenir nos efforts intenses contre le SARS-CoV-2 et le COVID19.

    Références et notes

    1J’ai établi un résumé de ces demandes, à la demande de l’ANR, du CNRS, et de plusieurs journalistes. Pour la dernière demande (la même faite depuis 2016), devenue subitement intéressante après le déclenchement de la pandémie COVID19, voici la première phrase de l’avis général de chacun des trois évaluateurs internationaux :Reviewer n°1 : « The project is a must fund project. The highly multi-disciplinary research project very nicely combines cutting edge techniques ». Reviewer n°2 : « This is an excellent proposal that is recommended to be considered for funding with highest priority ». Reviewer n°3 : « This is a very interesting research proposal. The project is highly relevant for two reasons. First the obvious pandemic outbreak and second the role of epi-transcriptomics and RNA biology in health and disease. »

    2Le Monde, 29 février 2020

    3La France dispose de 3 Cryo-Electro-Microscopes à haute résolution (type Titan Krios) nécessaires pour les études sur les virus et les conceptions de vaccins et médicaments. L’Angleterre et l’Allemagne (que l’on peut considérer être en première division, j’en passe au sujet de la Chine ou des USA) en avaient 22 et 25, en 2018, respectivement. Le plan « France Cryo-EM EquipeX » prévoit d’en acquérir 3 de plus, mais beaucoup de régions (Paris-Sud, Paris-Centre, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Montpellier ont dû abandonner tout projet de ce type de microscope pour se rabattre sur des microscopes moins puissants, et mutualisés pour que l’ensemble des chercheur·ses d’une régions puisse travailler.

    4L’ARN polymérase, moteur de la réplication du SARS-CoV-2, devient active lorsque qu’elle est associée à deux autres protéines virales, ce qui ouvre la voie à son étude structurale et fonctionnelle. Subissi L, et al. Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 Sep 16 ;111(37):E3900-9.

    5Cette mesure fiscale (art. L244 Quater B du CGI) permet de financer des activités de Recherche et Développement (R&D), sous forme de remboursement ou de réduction d’impôt sur les sociétés. Malgré la possibilité évidente d’évasion fiscale, elle n’a jamais été évaluée de manière transparente.

    6La demande de CIR se fait par le formulaire cerfa 2069-A-SD disponible ici On notera : 1) la simplicité de la description demandée du programme de R&D, à comparer avec l’extrême détail qui est demandé aux chercheur·ses pour leur demande de projet ANR ; 2) l’absence du descriptif du processus de revue ou d’évaluation de ces demandes. Je me porte candidat avec enthousiasme pour évaluer ces dossiers de demande CIR dans le domaine des virus émergents ; 3) l’absence de données publiques sur le taux de réussite de ces demandes.

    7L’ensemble de l’équipe et de ses membres est consultable là.

    Remerciements : Je remercie Thomas Boulin, Samuel Hayat et Sophie Pochic pour la relecture critique et les suggestions.

    https://universiteouverte.org/2020/09/19/la-virologie-est-un-sport-de-combat

    #Frédérique_Vidal #MESRI

  • ‘Hackers’ chinos robaron información de la vacuna española para la covid | Sociedad | EL PAÍS
    https://elpais.com/sociedad/2020-09-17/hackers-chinos-robaron-informacion-de-la-vacuna-espanola-para-la-covid.html

    Hackers chinos han sustraído información a centros españoles que trabajan en la investigación de una vacuna para la covid-19, según fuentes conocedoras de estos ciberataques. Los asaltos a los sistemas informáticos se han repetido en varios países que compiten en la carrera por obtener un remedio frente a la pandemia, según reveló este jueves la directora del Centro Nacional de Inteligencia (CNI), Paz Esteban, quien añadió que sus respectivos servicios secretos intercambian información para evitarlos, aunque no ofreció detalles.

    Durante un seminario organizado por la Asociación de Periodistas Europeos (APE), la directora del servicio español alertó del crecimiento “cualitativo y cuantitativo” de los ciberataques durante el confinamiento, ante la extensión del “área de exposición” a esta amenaza que ha supuesto la ampliación del teletrabajo. Y subrayó los ciberataques a “sectores sensibles como el sanitario y el farmacéutico”, así como “una campaña, especialmente virulenta, no solo en España, contra laboratorios que trabajan en la búsqueda de una vacuna para la covid-19”.

    La mayoría de estos cibertaques, según las fuentes consultadas, proceden de China y Rusia. En muchos casos se trata de entidades estatales, pero también hay universidades y organizaciones criminales que comercian con la información sustraída. En España se sabe que el ciberataque procedía de China. Las fuentes consultadas no han revelado la importancia ni el carácter de la información sustraída.

    En julio pasado, un tribunal federal de Spokane, en el estado de Washington, acusó a dos ciudadanos chinos residentes en Cantón (China), Li Xiaoyu y Dong Jiazhi, de piratear durante más de una década los sistemas de cientos de empresas de alta tecnología, Gobiernos, ONG y activistas proderechos humanos en EE UU, Australia, Bélgica, Alemania, Japón, Lituania, Holanda, Corea del Sur, Suecia, el Reino Unido y España. En los últimos meses, según la acusación, “investigaron vulnerabilidades en las redes informáticas de las empresas que desarrollan vacunas covid-19, tecnología de prueba y tratamientos” para la enfermedad. Los hackers trabajaban a veces en su propio beneficio, pero también colaboraban con el MSS, el Ministerio de la Seguridad del Estado chino.

    #covid #cyberguerre

  • La nouvelle #définition du « #terrorisme » de la #Suisse crée un dangereux précédent dans le monde, ont prévenu des experts de l’ONU en matière de droits de l’homme

    Le projet de #loi_antiterroriste de la Suisse contrevient aux #normes_internationales en matière de droits de l’homme en élargissant la définition du terrorisme et pourrait créer un dangereux précédent pour la #répression de la #dissidence_politique dans le monde, ont averti aujourd’hui les experts* de l’ONU en matière de droits de l’homme.

    Ils ont exprimé leur regret quant au refus des autorités suisses de modifier les sections controversées du projet de loi, actuellement devant le Parlement, mais ont plaidé pour un changement de dernière minute.

    « Aucune de nos recommandations n’a été mise en œuvre », ont-ils dit, faisant référence à une lettre officielle de 16 pages adressée au gouvernement, envoyée à la fin du mois de mai. « Aucune réponse satisfaisante n’a été donnée à nos principales préoccupations concernant l’incompatibilité du projet de loi avec les droits de l’homme et les meilleures pratiques internationales en matière de lutte contre le terrorisme. »

    Les experts ont été particulièrement préoccupés par le fait que, selon le projet de loi, la nouvelle définition de l’« #activité_terroriste » n’exige plus du tout la perspective d’un #crime. Au contraire, la définition pourrait même inclure des actes licites visant à influencer ou à modifier l’ordre étatique, tels que les activités légitimes des #journalistes, de la société civile et des #militants politiques.

    Selon les normes internationales, y compris le Conseil de sécurité des Nations Unies, le terrorisme comprend toujours l’intimidation ou la coercition d’une population ou d’un gouvernement par la menace ou la perpétration d’actes de violences causant la mort, des blessures graves ou la prise d’otages.

    « L’élargissement de la définition du terrorisme à toute campagne non violente impliquant la propagation de la peur va bien au-delà de l’actuel droit national suisse et contrevient aux normes internationales », ont-ils déclaré. « Cette définition excessivement large crée un dangereux précédent et risque de servir de modèle aux gouvernements autoritaires qui cherchent à réprimer la dissidence politique, notamment par la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

    Les experts ont également mis en garde contre certains articles du projet de loi qui donneraient à la #police_fédérale un pouvoir étendu pour désigner des « #terroristes_potentiels » et décider de #mesures_préventives à leur encontre sans #contrôle_judiciaire significatif.

    « Tout en reconnaissant les graves risques sécuritaires posés par le terrorisme, nous regrettons vivement que les autorités suisses aient décliné l’opportunité de bénéficier de notre assistance technique et de notre expertise sur la manière de combiner des mesures préventives efficaces et le respect des droits de l’homme », ont dit les experts.

    Les experts ont appelé les parlementaires à garder à l’esprit l’engagement traditionnellement fort de la Suisse en faveur des droits humains et à rejeter une loi qui « est appelée à devenir une tache sérieuse dans l’héritage par ailleurs fort de la Suisse en matière de droits de l’homme ».

    Les experts se sont en outre déclarés préoccupés par les modifications complémentaires proposées du #code_pénal envisageant l’incrimination du soutien aux organisations terroristes, qui, selon eux, risquait de mettre en danger la longue et remarquable tradition humanitaire de la Suisse. Ils ont donc exhorté le Conseil national à valider une récente proposition du Conseil des Etats d’exempter expressément l’action humanitaire impartiale de la criminalisation.

    « La protection des droits humains et les mesures efficaces de lutte contre le terrorisme ne sont pas des objectifs antagoniques, mais devraient être considérés comme des intérêts complémentaires et se renforçant mutuellement dans toute société démocratique », ont-ils conclu.

    https://www.ohchr.org/FR/HRBodies/HRC/Pages/NewsDetail.aspx?NewsID=26224&LangID=F
    #droits_humains

    ping @cede

  • How South Africa’s Blue Notes Helped Invent European Free Jazz | Bandcamp Daily
    https://daily.bandcamp.com/lists/blue-notes-south-african-jazz-guide

    In July of 1964, the members of the Cape Town-based band Blue Notes boarded a plane, headed for a gig at the world famous Antibes Jazz Festival in Juan-les-Pins, France. They were all leaving South Africa for the first time; most of them would never return. At the time, critics and audiences considered them the best jazz band in the country, but because the sextet was multi-racial they were hounded by the Apartheid state which made it illegal for its members to gather—much less perform—as a group. With passports secured, the escape to Antibes wasn’t just a career opportunity, it was an asylum from the institutionalized, racist nightmare of their homeland. For the history of improvised music, and for free jazz which came to embody the sound of global Black liberation, it also became much more. The legend that the Blue Notes would forge in Europe over the next quarter century—both as an ensemble and as individual players—constitutes one of the most under-appreciated legacies in jazz.

    https://daily.bandcamp.com/scene-report/south-african-jazz-list
    https://www.bloomsbury.com/us/soweto-blues-9780826416629
    #south_african_jazz #musique_et_politique

  • « Libé » : Dov Alfon, nouveau directeur de la rédaction - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/09/16/libe-dov-alfon-nouveau-directeur-de-la-redaction_1799710

    Par une majorité de 90,8 %, les journalistes de Libération ont approuvé mercredi la proposition de Denis Olivennes, cogérant du journal, de nommer Dov Alfon directeur de la rédaction. Il succède ainsi à Laurent Joffrin et devient directeur de la publication et cogérant du journal. La nouvelle direction tient à saluer le travail de Laurent Joffrin, qui dirigeait le journal depuis 2014.

    Né en 1961, Dov Alfon, journaliste reconnu et couronné par de nombreuses récompenses, a travaillé au sein du grand quotidien progressiste israélien Haaretz. Il a notamment dirigé et rénové en profondeur son supplément du week-end, avant de diriger le journal entre 2008 et 2011, conduisant avec succès sa révolution numérique et mettant l’accent sur le journalisme d’investigation, de reportage et d’opinion

    #libé : ça promet !

  • Pas de nouveau gouvernement au #Liban après l’expiration du délai annoncé par Paris
    https://www.france24.com/fr/20200916-pas-de-nouveau-gouvernement-au-liban-apr%C3%A8s-l-expiration-du-d

    Selon des médiaux locaux, la formation du cabinet buterait sur l’attribution du portefeuille des Finances, le tandem chiite composé du Hezbollah et de son allié le parti Amal réclamant « une personnalité chiite » pour ce poste-clé qui lui est attribué depuis 2014 et un droit de regard sur la nomination des ministres issus de leur communauté.

    De son côté, le Premier ministre sunnite serait toutefois déterminé, selon plusieurs sources locales, à remettre en cause le partage historique des portefeuilles ministériels sur une base confessionnelle, alors que le Hezbollah, Amal et le Courant patriotique libre (CPL), la formation du président Aoun, détiennent la majorité au Parlement.

    Ce qu’il m’a été dit et qui n’est pas dit par France 24 (ni tout autre organe de presse occidental), c’est :

    « ...lorsque le conseil des ministres prend une décision budgétaire 3 personnes signent le décret en dehors du ministre de tutelle :
    Le président (chretien)
    Le premier ministre (sunnite)
    Le ministre des finances
    Si l’un refuse de signer le décret ne passe pas. »

    • Pourquoi les chiites tiennent tant au ministère des Finances - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1232831/pourquoi-les-chiites-tiennent-tant-au-ministere-des-finances.html

      L’insistance du tandem chiite (Hezbollah et Amal) à obtenir le ministère des Finances au sein du prochain gouvernement n’est guère liée à un contexte politique particulier et encore moins à un caprice saisonnier. Il s’agit d’une demande constante qui trouve ses racines dans la frustration historique que ressent une grande partie de la communauté chiite par rapport au rôle qui lui est dévolu dans le cadre des institutions, notamment pour ce qui est des mécanismes du pouvoir exécutif.

      Le contexte actuel entourant le processus de formation du gouvernement – l’initiative française et la nouvelle tournure prise par la politique de sanctions américaines – a certes des incidences sur la marche de ce processus, mais il ne commande pas pour autant l’attitude générale des deux formations chiites au sujet de la forme des gouvernements au Liban, et en particulier sur la question de l’attribution du ministère des Finances.

      Si on appliquait la Constitution et les règles coutumières de manière rigoureuse – ce qui n’est plus le cas depuis des lustres –, on constaterait que la formation du gouvernement, son investiture par le Parlement à travers le vote de confiance, ses prises de décision et sa chute sont des étapes qui échappent intégralement au contrôle des chiites alors que le contraire est vrai pour ce qui est des chrétiens et des sunnites.

      Certes, le pouvoir du président maronite est somme toute devenu marginal, depuis l’adoption de la Constitution issue de l’accord de Taëf (1989), dans le processus de désignation du Premier ministre, le chef de l’État étant censé mener à cette fin des consultations contraignantes auprès des groupes parlementaires, de sorte que le Premier ministre est, au final, désigné par voie de cooptation par les groupes en question. Mais le président se rattrape dans le processus de formation du gouvernement puisque la Constitution l’autorise à refuser son aval aux moutures que lui présente le Premier ministre désigné, ce dernier étant alors appelé à revoir sa copie.

      [...]

      Mais pourquoi spécifiquement le ministère des Finances ? Simplement parce qu’il incarne cette fameuse « quatrième signature ». On sait que les décrets doivent être contresignés par le président de la République, le chef du gouvernement et le ou les ministre(s) concerné(s). Or les Finances est le ministère le plus concerné par la plupart des décrets, dans la mesure où il existe souvent un volet financier dans les actes gouvernementaux.

  • En Espagne, 655 rues rendent hommage au franquisme

    Alors que le gouvernement espagnol a publié mardi un projet de loi sur la mémoire du franquisme, Mediapart s’est penché sur le répertoire des rues d’Espagne : 68 d’entre elles portent encore le nom de Franco, et plusieurs centaines rendent hommage à la dictature.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/150920/en-espagne-655-rues-rendent-hommage-au-franquisme#xtor=CS7-1047
    #toponymie #toponymie_politique #Espagne #noms_de_rue #Franco #Franquisme #hommage #mémoire

    • Je confirme que la Palestine est un Etat arabe occupé dont la libération est un devoir et, sachant que l’entité sioniste est une entité occupante et raciste spoliant notre mosquée Al-Aqsa et la terre de Palestine, la normalisation est une trahison.

  • خمس دول عربية تتصدّر قائمة أكثر دول العالم اسخداماً لـVPN - رصيف 22
    https://raseef22.net/article/1079689-%D8%AE%D9%85%D8%B3-%D8%AF%D9%88%D9%84-%D8%B9%D8%B1%D8%A8%D9%8A%D8%

    Cinq pays arabes (Emirats, Qatar, Oman, Arabie saoudite, Koweït) en tête des Etats dans le monde où les internautes utilisent le plus un VPN pour protéger leurs navigations sur internet.

    #tic_arabes #internet #VPN

  • Pascal Bouchard : Blanquer, l’Attila des écoles
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/09/14092020Article637356654652757181.aspx

    « Il est celui derrière qui l’herbe ne repoussera que par touffes éparses tandis que la facture sera salée. Seule une personnalité hors du commun pouvait à ce point bouleverser l’institution ». Journaliste éducation depuis 1998, Pascal Bouchard publie un livre qui, malgré le titre, n’est pas un pamphlet mais une analyse des idées pédagogiques de JM Blanquer et de son entourage, principalement le conseil scientifique. Sa thèse c’est que JM Blanquer a vraiment une pensée sur l’éducation et qu’il utilise des scientifiques pour les mettre en application. Cela nous vaut de très belles pages sur le conseil scientifique, ses conceptions pédagogiques et celles du ministre. On appréciera le décryptage argumenté d’un très bon connaisseur sur la lecture vue par JM Blanquer ou encore la démonstration de l’extraordinaire aptitude au mensonge du ministre. Mais du coup, la politique ministérielle est dépolitisée et désocialisée. C’est dommage si l’on pense que JM Blanquer est surtout porteur d’un projet politique.

    #éducation #enseignement #service_public (casse du) #Blanquer #incompétence #mensonge_d'état

  • Mendoza, Argentine : la grand-mère est hospitalisée lundi 7 septembre, jeudi 10 septembre, décédée du coronavirus elle est enterrée ; samedi 12, elle demande des nouvelles de ses enfants.

    À ce jour, on ne sait pas qui a été mis en terre…

    Abuela : la enterraron y después se enteraron que estaba viva en la clínica
    https://www.elnacional.com/mundo/coronavirus-enterraron-a-su-abuela-y-despues-se-enteraron-que-estaba-viv

    La dramática historia fue revelada por Shirley Hernández, la nieta de la protagonista, en las redes sociales, donde pidió compartir lo que sucedió para que no vuelva a ocurrir.

    La joven contó que su abuela María Dora Garro llegó a la Clínica Santa María a comienzos de mes por un fuerte dolor de espalda, pero volvió a su casa por recomendación médica. Luego, el 7 de septiembre, sintió un fuerte dolor en el pecho por lo que regresó al centro médico, donde quedó internada, con un principio de neumonía.

    Desde ese día no pudimos volver a verla. El jueves 10 a la 1:30 recibimos el llamado con la noticia de que mi abuela había fallecido y en su acta de defunción dictaba ‘fallecida por covid-19’, entre otras. Con todo el dolor del alma, ese mismo día a las 3:30 la enterramos, sufriendo el trauma y el dolor de esa situación”, contó la joven.

    Sin embargo, este sábado a las 15 recibieron un llamado que hizo despertar la esperanza en medio del dolor y la confusión. Les comunicaron que la mujer estaba viva y que pedía ver a sus hijos.

    Por tal motivo, y con extrema urgencia, se dirigió mi tío a la clínica a reconocer si verdaderamente mi abuela estaba viva. Efectivamente, y a Dios gracias, mi abuela vive. ¿Cómo puede ser que esto suceda en una clínica? ¿Cómo puede ser que jueguen así con los sentimientos de una familia? ¿Esto es realmente una clínica seríi?”, preguntó Hernández.

  • Le mollah Nasreddine, preuve qu’un islam satirique a existé
    https://www.lemonde.fr/le-monde-des-religions/article/2020/09/13/un-islam-satirique-a-existe-a-la-rencontre-du-mollah-nasreddine_6051973_6038

    « preuve qu’un islam satirique a existé » : imbéciles ! « Charles de Foucauld : preuve qu’une chrétienté charitable a existé » : ça vous parlerait comme titre ? Bande de nazes !

    #islam #racisme_ordinaire

  • Hamada Tamimi a été traîné d’une prison israélienne à une autre et a été libéré quatre jours après, sans avoir été interrogé
    Amira Hass - Haaretz - Traduit de l’anglais par Yves Jardin, membre du GT de l’AFPS sur les prisonniers
    https://www.france-palestine.org/Hamada-Tamimi-a-ete-traine-d-une-prison-israelienne-a-une-autre-et

    Les soldats israéliens ont fait une descente chez Hamada Tamimi, ont confisqué des téléphones et une caméra, ont battu les membres de sa famille et l’ont emmené. L’armée a déclaré que son arrestation était due à des considérations opérationnelles.

    Des soldats des forces de défense d’Israël ont arrêté Hamada (Mohammed) Tamimi au petit matin du dimanche 23 août, chez lui dans le village de Nabi Saleh en Cisjordanie. Il a été libéré dans la soirée du mercredi 26 août : personne ne l’a interrogé, personne ne lui a dit pourquoi il avait été arrêté, personne ne s’est excusé pour la fausse arrestation.

    « Tout d’un coup le gardien est venu dans la cellule et m’a dit de m’habiller parce qu’on me libérait », rappelle Tamimi, âgé de 21 ans. « Je venais de laver la seule chemise que j’avais, et elle était encore humide quand je l’ai mise. Je ne pouvais pas le croire ». Il souriait alors qu’il nous racontait ceci ; ses yeux souriaient aussi. Mais ce furent quatre jours de torture émotionnelle et physique pour lui et pour sa famille – le genre de routine dont tant de Palestiniens font l’expérience, qui n’est pas racontée ni rapportée.

    « S’ils font un film sur chaque famille de notre village, on va fermer Bollywood », déclare Manal, sa mère, en décrivant la routine.

    Un ami de la famille m’a appelée au soir du lundi 24 août, en m’expliquant que près de deux jours s’étaient écoulés depuis l’arrestation de Tamimi, sans que sa famille sache où il était. Peut-être qu’une question adressée aux autorités concernées accélèrerait les choses ? Le mardi matin les services de sécurité du Shin Bet ont déclaré à Haaretz : il n’est pas avec nous, il est détenu par la police.

    Manal et son mari, Bilal, ont acquis une grande expérience des arrestations : des leurs et de celles de leurs enfants et de leurs parents. Après tout, c’est une partie du prix à payer pour la lutte populaire (qui a été gelée pour l’instant) contre la prise de contrôle des terres et de la source naturelle des villages de Nabi Saleh et Deir Nizam par les colons de la colonie voisine de Halamish.

    Mais les Tamimi ne se souviennent pas d’un tel retard pour être informé du lieu de détention. Ils étaient particulièrement inquiets parce que, le 31 janvier, Hamada avait été blessé par un tir des FDI. La balle est restée incrustée près de son bras gauche, près de l’aorte. Il est dangereux de l’extraire, ont dit les médecins.

    « S’ils le frappent, la balle est susceptible de bouger », a dit Manal. « Et récemment il a aussi éprouvé de la douleur ». Un morceau d’une autre balle, tirée par un soldat des FDI, s’est incrustée en janvier 2015 dans la cuisse gauche de son fils et y est restée. (...)

    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-a-treat-for-israeli-soldiers-raiding-a-palestinian-home-at-3-a-m-1

  • Direct éco | Drôme : Amazon va agrandir son site de Montélimar
    https://www.ledauphine.com/economie/2020/09/09/l-essentiel-de-l-actualite-economique-du-jeudi-10-septembre-2020-en-iser

    Drôme : Amazon va agrandir son site de Montélimar

    Un permis de construire pour un bâtiment de 2 000 m² a été accordé par la municipalité de Montélimar au groupe américain Amazon. Il s’agit d’une extension du site actuel qui doit permettre de créer « salles de pause et bureaux pour améliorer le bien-être des salariés », indique la firme. Installée dans la Drôme depuis 10 ans, Amazon disposera de locaux de 38 000 m2, une fois l’extension réalisée.

    Si c’est pour le « bien-être des employés » !

    #amazon #gafas

  • La Ligue arabe refuse de condamner l’accord entre Israël et les Emirats - Challenges
    https://www.challenges.fr/monde/la-ligue-arabe-refuse-de-condamner-l-accord-entre-israel-et-les-emirats_7

    L’Autorité palestinienne n’est pas parvenue à convaincre les Etats membres de la Ligue arabe de condamner l’accord de normalisation des relations entre Israël et les Emirats arabes unis conclu le 13 août sous la houlette des Etats-Unis.

    Lors d’une visioconférence des ministres des Affaires étrangères de l’organisation, les représentants palestiniens se sont pourtant montrés moins fermes dans leur rejet de l’accord, qui doit être signé la semaine prochaine à la Maison Blanche.

    « Les discussions sur ce point ont été intenses. Elles ont été exhaustives et ont pris du temps, mais elles n’ont finalement pas abouti à un accord sur le projet de communiqué proposé par la partie palestinienne », a déclaré Hossam Zaki, secrétaire général adjoint de la Ligue, lors d’une conférence de presse.

    Ramallah redoute que l’accord du 13 août ne remette en question la position des Etats membres de la Ligue, qui ont fait du retrait israélien des territoires occupés et de la création d’un Etat palestinien les conditions de la normalisation de leurs relations avec Israël.

    Sans évoquer l’accord, le prince Fayçal ben Farhan, ministre saoudien des Affaires étrangères, réaffirme dans un communiqué le soutien de Ryad à la création de cet Etat dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale.

    #israël

  • Les mesures contre Khalil et Fenianos, des messages de haute tension - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1232098/les-mesures-contre-khalil-et-fenianos-des-messages-de-haute-tension.h

    Scarlett Haddad explique que lorsque les médias disent « chiites » dans cette affaire, il faut comprendre Amal et non pas Hezbollah (en tout cas pas directement). Article pour « libanologues »...

    C’est dans ce sens que les sanctions annoncées hier ont constitué une véritable surprise. Les milieux proches d’Amal établissent justement un lien entre cette décision du Trésor américain et les négociations sur le tracé des frontières, dans le sens d’exercer des pressions sur le président de la Chambre, en charge de ce dossier, afin d’accélérer l’aboutissement d’un accord qui permettrait aux Israéliens d’exploiter les ressources pétrolières et gazières dans la zone conflictuelle en toute sérénité.

    D’autres milieux politiques estiment que la décision américaine est destinée à compliquer les négociations pour la formation du gouvernement et représente ainsi un coup porté à l’initiative française notamment au niveau du calendrier-programme annoncé par le président Macron. Mais, pour certains, au contraire, les sanctions seraient peut-être destinées à pousser les chiites à renoncer au portefeuille des Finances.

    Quelle que soit l’interprétation faite de la portée de la décision américaine, celle-ci a mélangé les cartes internes libanaises. À ce sujet, les condamnations hier sont restées plutôt timides, exception faite de celles du mouvement Amal et du mufti jaafarite..

    #liban

  • Je découvre l’existence du FC Ménilmontant 1871, équipe de foot communarde, anti-fasciste, antisexiste, antiraciste, pro-palestinienne, contre la gentrification et les violences policières !
    https://www.facebook.com/MenilFC

    Extrême droite, banderole et sanctions : les malheurs du club antifasciste Ménilmontant FC
    Christophe-Cécil Garnier, Street Press, le 30 janvier 2020
    https://www.streetpress.com/sujet/1580390788-extreme-droite-banderole-sanctions-malheurs-club-antifascist

    les joueurs arborent un maillot aux couleurs de la Palestine. La tunique est vendue au grand public et une partie de l’argent récolté sert à construire une bibliothèque itinérante dans un camp de réfugiés palestiniens

    Vous pouvez acheter ce maillot aux couleurs de la Palestine ici :
    https://www.helloasso.com/associations/menilmontant-football-club-1871/paiements/maillot-mfc-1871-palestine

    #sport #sport_et_politique #foot #football #France #Paris #Ménilmontant #Palestine

    Skalpel, Titi Banlieusard, Djamhellvice et Degy le Resk.P - Section Daron
    https://www.youtube.com/watch?v=t9iwTjc3XXk

    #Musique #Musique_et_politique #rap #hymne

  • Netanyahou a approuvé en privé le plan étasunien de vente d’armes aux EAU, disent de hauts responsables
    Mark Mazzetti, Edward Wong et Michael LaForgia, The New-York Times, le 3 septembre 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/09/09/netanyahou-a-approuve-en-prive-le-plan-etasunien-de-vente-darme

    #israel #USA #Émirats_arabes_unis #armes #F35

    Un article qui n’est pas tendre avec les administrations israéliennes, américaines et émiraties, et qui émane encore une fois du New-York Times dont la ligne pro-israélienne ne cesse de connaître des accrocs...

    A rajouter à ma recension sur l’évolution du #New-York_Times vis à vis de la Palestine :
    https://seenthis.net/messages/793061

  • Il y a un siècle... la musique au Grand Liban - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1232056/il-y-a-un-siecle-la-musique-au-grand-liban.html

    Nidaa Abou Mrad trouve qu’il est plus que normal qu’un pays pluriculturel comme le Liban puisse être à l’écoute des œuvres des grands maîtres de la musique d’art européenne, aux côtés de la « très grande » musique d’art du Levant. Cependant, le problème réside dans le fait que « certains aient voulu que la musique d’art européenne harmonique tonale devienne la seule musique digne de ce nom au Liban et que les compositeurs libanais de musique dite savante s’évertuent (au nom d’un certain darwinisme musical) à réaliser des créolisations musicales appliquant à des mélodies de facture autochtone monodique modale la grammaire harmonique tonale classique européenne ». Et ce n’est pas tout, il considère que c’est bien cette démarche qui a facilité l’émergence, après la Seconde Guerre mondiale, d’une musique libanaise de variété qui ne se souciait plus ni de grammaire musicale ni d’authenticité esthétique, qu’elle soit levantine ou européenne, mais seulement de « plaire à un peuple progressivement déculturé, dans un État phagocyté par les aspirations néophéniciennes au gain facile jusqu’à parvenir à l’effondrement du Grand Liban en 2020 ».

    Court extrait d’un article en tous points passionnant qui me réconcilie (provisoirement !) avec L’Orient-Le Jour !

    #musique #nahda #liban

  • Seine-Saint-Denis : Quatre mille écoliers absents, classes fermées… Des parents d’élèves dénoncent une « rentrée chaotique » (20 minutes)
    https://www.20minutes.fr/paris/2855947-20200907-seine-saint-denis-quatre-mille-ecoliers-absents-classes-f

    Près de 4.000 élèves – dont 500 pour la ville de Saint-Denis – sur plus de 200.000 enfants, n’ont pas retrouvé le chemin de l’école en Seine-Saint-Denis.
    Vingt et une classes ont été fermées par les autorités académiques du département.
    « Nous sommes consternés. C’est une rentrée chaotique », déplore Alixe Rivière, coprésidente de la fédération de parents d’élèves FCPE 93 sollicité par 20 Minutes.

    Source FCPE : https://www.fcpe-ucl-montreuil.fr/4021-disparitions-suspectes-dans-les-ecoles-de-seine-saint-denis

    Si l’information est vérifiée, on ne peut qu’être frappé par le manque de suivi de cette disparition à la rentrée de 2% des élèves.
    – Où sont-ils ? Des décrocheurs du confinement ayant basculés dans la déscolarisation après 2 mois de vacances ? Des enfants de familles refusant les conditions de scolarisation prévues par le(s) protocole(s) ? parce que trop contraignant ? parce que pas assez rassurant ? Des élèves passés dans le privé ? avec quelles motivations ?
    – Observe-t-on un phénomène similaire ailleurs ? avec une corrélation avec un profil sociologique de famille ?

    #éducation #élèves #rentrée_scolaire

    • Nan mais sérieusement :

      En réalité, seuls 170 écoliers n’ont pas repris les cours dans le département, assure désormais le rectorat. « Il y a toujours un écart entre le chiffre prévisionnel et les effectifs réels le jour de la rentrée », rappelle l’académie, qui a désormais consolidé ses chiffres mais avait bien confirmé celui de 4.000 début septembre. Et de préciser : « Il y a eu une erreur dans le recueil des données prévisionnelles qui sont élaborées par l’Education nationale en collaboration avec les villes. Le confinement a sans doute complexifié le recueil de ces données ».

      #il_y_a_toujours_un_écart #complexifié_le_recueil_des_données

      Maintenant il serait intéressant de savoir à quel point cet « écart » a servi à justifier les discours officiels sur les élèves « décrocheurs » à cause du confinement, et sur le besoin de rouvrir les classes « quoi qu’il en coûte » (ces « 4000 » écoliers absents déplaçant la justification de l’ouverture des classes vers sur la santé mentales et la scolarisation des enfants, plutôt que de se focaliser sur besoin économique de faire garder les enfants pour que les parents puissent aller travailler).

    • Le chiffre ministériel des élèves décrocheurs a été de 4%. Il ne sort de nulle part et je n’ai vu aucun journaliste le remettre en cause.
      Illustration avec ma classe en éducation prioritaire, pendant le confinement :
      – j’ai perdu tout contact avec la famille/l’élève : 10%
      – j’ai maintenu un contact avec la famille sans pouvoir mettre en place des temps de travail : 30%
      – j’ai maintenu un contact avec la famille et les temps de travail mis en place n’étaient ni significatifs ni utiles : 30%
      – j’ai pu travailler régulièrement avec les élèves et/ou leur famille les ont suivi sérieusement sur la base de documents distribués et outils mis en place ou de leur propre initiative : 30%.
      Comme même ces derniers élèves ont fini par régresser vers le milieu du confinement, je considère d’un point de vue pédagogique (en terme de résultats) que 100% des élèves de ma classe étaient décrocheurs.
      Si on essaye d’être plus nuancé et de compter en terme de moyens et non de résultats, d’accompagnement et non d’apprentissage, disons alors que 70% de mes élèves étaient décrocheurs.
      Lorsque la hiérarchie m’a appelé pour connaître le nombre de décrocheurs, le critère était « avez-vous eu un contact même ponctuel avec la famille ? », le chiffre remonté pour ma classe était donc 10%.

      J’en déduis que le nombre d’élève décrocheurs a été très très sous-évalué parce qu’il fallait annoncer que tout allait bien dans la logique du « on est prêt ».
      D’un point de vue scolaire le distanciel a été massivement un échec (pour de multiples raisons qui demanderaient à être pensées et analysées), donc oui du strict point de vue de la scolarité et des inégalités le retour en présentiel était nécessaire.
      Mais la logique du ministère est autre : on rouvre pour renvoyer les familles au travail sans se donner les moyens d’un présentiel par temps de COVID (pas plus qu’on s’est donné les moyens d’un distanciel d’ailleurs).
      Le Ministère n’a pas besoin d’écarts pour justifier ceci ou cela, il s’adapte au discours gouvernemental quitte avec être en contradiction avec les chiffres (truqués ou pas) et quitte à être en contradiction avec lui-même.
      Exemple : qu’est devenue l’expérimentation des 2S2C qui a mobilisé les équipes après le confinement ? Quid de la promesse du dédoublement des classes si la circulation du virus redevenait importante ? (poke @caro)

    • Nous, on est l’ultraminorité des planqués  : on a vu la nature du non-protocole sanitaire de rentrée et on a juste dit «  non, on n’y va pas  ». On pensait que la situation sanitaire allait se dégrader à partir de la rentrée (on n’a pas été déçu) et que les décideurs finiraient par arrêter leur conneries et revenir à des mesures compatibles avec la santé de la population en général et des otages de l’EN en particulier  : là, je dois avouer que j’ai pêché par optimisme débridé et foi en la rationalité humaine.
      La politique de santé publique actuelle est criminelle et c’est encore plus vrai pour ce qui se passe dans les établissements scolaires.

      Il semblerait que le sport qui est en train de devenir à la mode à l’hosto, c’est intuber des profs.

      Je suis juste furieuse.

  • « Oui, il faut s’attendre à davantage de sanctions » contre des officiels libanais, assure Schenker - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1231956/-oui-il-faut-sattendre-a-davantage-de-sanctions-contre-des-officiels-

    L’Orient-Le Jour, toujours aussi zélé, oublie de mentionner que les sanctions US contre ces deux ministres sont aussi (surtout ?) un mauvais coup vis-à-vis des efforts diplomatiques français au #Liban...

    Pourquoi Youssef Fenianos, un ancien ministre des Travaux publics et des Transports, membre du courant des Marada, et Ali Hassan Khalil, bras droit du président de la Chambre Nabih Berry et ancien ministre (Amal) des Finances ? Techniquement, « le classement prend du temps parce qu’il suppose un travail long et fourni effectué par des avocats et des agences spécialisées, qui lui confère sa crédibilité », a expliqué M. Schenker qui a ajouté : « Oui, il faut s’attendre à davantage de sanctions » contre des officiels libanais, sans vouloir en dire davantage.

    Politiquement, le timing de la démarche américaine sonne comme un avertissement aux différents acteurs de la majorité parlementaire constituée autour du Hezbollah. Le choix de personnalités proches de leaders influents, réputés pour leurs liens avec la formation chiite, n’est sûrement pas fortuit. Il devrait rendre pratiquement impossible aujourd’hui pour la majorité de se prêter de nouveau au jeu lamentable de la formation d’un gouvernement prétendument indépendant mais dont la composition répond au seul critère de partage des parts entre ses composantes qui continuent de faire la sourde oreille à tous les appels au changement et qui tiennent les rênes d’un pays à l’agonie. À moins que cette majorité n’opte pour une confrontation, auquel cas le prix serait « la disparition d’un Liban » affaibli, isolé et en faillite, pour reprendre les termes employés par le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian, à la veille de la deuxième visite du président Emmanuel Macron, le 1er septembre à Beyrouth.

  • « سكة حديد » تصل المتوسط عبر « الضفة والأردن » بالخليج والعراق...مشاورات « فنية » بغطاء سياسي تنفض الغبار عن « أهم مشاريع » التطبيع المتسارع....الامارات متحمسة للتمويل والسعودية « في المسار » والكاظمي على نفس الخط - رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%b3%d9%83%d8%a9-%d8%ad%d8%af%d9%8a%d8%af-%d8%aa%d8%b5%d9%84-%d8%a7%d9%

    Le projet d’une connexion ferroviaire entre la Palestine (comprendre Israël) et la Péninsule arabe fait beaucoup saliver, en particulier aux Emirats arabes unis.

    لكن الجديد في المسالة هو اصرار دول خليجية من بينها الامارات على ان تعبر سكة الحديد التطبيعية الضخمة عبر الاردن الى السعودية ثم لبقية دول الخليج .
    ومن المرجح ان ينتهي الحماس الاماراتي لهذا المشروع الاقليمي الضخم بتوفير التغطية المالية اللازمة للربط داخل الاراضي السعودية وهو مشروع يبدو ان رئيس الوزراء العراقي الحالي مصطفى الكاظمي قد ناقشه مع السعوديين ايضا .
    وتقول اوراق المشروع الاولية بانه سيوفر فرصة انتاج وعمل لأكثر من 1000 مقاول فرعي وقد ينتهي بتوفير خمسين الف فرصة عمل خصوصا اذا ربط بسكة فرعية للنقل والشحن ولنقل الركاب مع مشروع مدينة نيوم السعودية الضخمة على سواحل البحر الاحمر .

    #orient-express